Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (4)

Références

La presse, 1996-07-07, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Le plus grand qUotiaim JrànMis d'Anicriquc Personnalité de la semaine Robert Charlebois page A8 ÉDITION DU Montréal, dimanche 7 juillet 1996 112* année No 253 46 pages, 4 cahiers TAXES EN SUS ouvert le dimanche LA MODE MAIL CHAMPLAIN e BROSSARO REGION EST DE QUÉBEC 65 C ILES-DE-LA-MADELEINE 1 $ Le Roy Patterson Quartet gagne le prj&du Maurier 0t Le photographe des Kennedy a la passion du jazz page b page S3 pluies victime RAYMOND GERVAIS Les pluies diluviennes qui se sont abattues jeudi sur le nord de l'État de New York et sur la région de Hunting-don, au sud-ouest de Montréal, ont fait une deuxième victime vendredi soir, sur la petite rivière des Outardes, à Ormstown.Cette fois, c'est un garçon de 17 ans, Jamie Irving, de Vemon Bridge, dans l'île-du-Prince- Edouard, qui a perdu la vie lorsque le canot dans lequel il se trouvait avec deux camarades a chaviré dans la petite rivière, gonflée par les pluies.Jeudi, c'est un homme de 84 ans, Gordon Hills, un résidant de Verdun qui passait Tété dans un petit chalet à Hinchinbrook, qui a été emporté par les eaux lorsque la route sur laquelle il se trouvait s'est effondrée sous ses pieds.Sa voisine, Mme Lee Coppick, et Mme Rolly Brannan qui circulaient en automobile sur la route 202 jeudi après-midi lors du violent orage Ont tenté de secourir le pauvre homme, mais ce dernier a été emporté avant qu'elles puissent le rejoindre.Les deux femmes ont d'ailleurs manqué de subir le même sort et Mme Coppick n'a eu que le temps de démarrer avant de voir la route disparaître derrière elle.L'adolescent participait à un échange agricole dans la région d'Ormstown dans le cadre du projet Québec Young Farmers du Club 4 H du Canada.L'accident s'est produit vers les 20 h 20 vendredi, non loin de la ferme des C amer on, où habitait le jeune visiteur.Selon ce que les survivants ont raconté à la police, les trois jeunes garçons avaient pris place à bord d'un canot en soirée vendredi pour une courte excursion sur la rivière.Les jeunes auraient cependant été surpris par la force du courant et la frêle embarcation a été poussée dans des rapides et des remous.Le canot a chaviré et les trois jeunes se Voir LES PLUIES ett A2 PHOTO UJC-SHON P\u20acRR£AULT.La Assise sur ce qui reste de la route 202 à Hinchinbrook, Mme Lee Coppick était encore toute bouleversée hier après-midi après avoir vu disparaître à cet endroit précis jeudi, son voisin Gordon Hills, 84 ans, qui a été emporté par une crue subite de la petite rivière.John et Pat Langille tentaient tant bien que mal de la consoler.L'industrie de la mode et le look junMe RICHARD HÉTU collaboration spéciale Si vous passez devant un étalage de revues ces jours-ci, jetez un coup d'oeil à la couverture du numéro de juillet du magazine Allure.Vous verrez pourquoi une importante critique de mode vient d'accuser l'industrie de servir de « pusher » à celles qui semblent être les héroïnomanes les mieux habillées de l'histoire.Sur fond champêtre, Kate Moss, un des mannequins préférés du designer Calvin Klein, apparaît, le corps rachitique serré dans un pantalon noir et un pull-over fuchsia à manches courtes d'où sortent deux bras grêles.Ses cheveux blond filasse sont d'une propreté douteuse.Et son regard bleu semble être vague, comme perdu dans la brume.La Presse new york Quelle coïncidence extraordinaire! Sur la même couverture.Allure annonce un reportage sur la consommation de l'héroïne chez les mannequins, « le secret le plus mal gardé de l'industrie de la mode », selon le magazine.Le nom de Moss n'appa-rail jamais dans l'article en question.Mais ceux qui lisent les pages de potins n'ont pas besoin de dessin pour comprendre pourquoi la photo du top modèle a été publiée en couverture.Comme l'illustre le magazine en racontant l'histoire de Zoe Fleischauer, une ex-junkie de 21 ans, la consommation de l'héroïne chez les mannequins est un drame en soi.Dès son pre- mier soir à New York, la jeune fille de l'Arkan-sas a sniffé ses premières lignes, offertes par un mannequin qui habitait l'hôtel où l'avait logée son agence.C'était le début d'une descente de trois ans dans la drogue, ponctuée de séances de photos pour les plus grands magazines de mode, dont Marie Claire et Mademoiselle, de défilés pour Gucci et Betsey Johnson, de rendez-vous ratés, de plongeons vertigineux dans le noir.« Plusieurs personnes que je fréquentais n'ont pas réalisé que je prenais de la drogue parce qu'elles étaient elles-mêmes trop fuckées pour s'en apercevoir », a confié Fleischauer au journaliste Eric Konisberg.Mais le drame ne s'arrête pas là.À en croire la critique de mode du New York Times, Amy Voir L'INDUSTRIE ett A2 Un autre succès! DANIEL LEMAY \u2022 La 17e édition du Festival international de jazz de Montréal nous aura donné l'occasion de parler en masse de la pluie et du ' beau temps.Du bon temps aussi qui, malgré l'incertitude de la température \u2014 et des météorologues \u2014, a roulé dans la rue et les salles du Festival depuis le jeudi 27 juin.Après cette première journée où il a été plus question de « maudit argent » que de musique, le Festival a vite atteint son rythme de croisière, avec sa quarantaine de spectacles quotidiens de jazz et de genres « hy-brides »\u2022 Le Festival international de jazz de Montréal est bien nommé, le programme en salles le prouve.Côté jazz dans la rue, le magnifique Hommage à Louis Arms-trong, mardi soir sur la grande scène du Maurier, aura satisfait les plus ardents défenseurs de l'idiome.Quant au reste, force est de constater que, plus que jamais, il y en avait pour tout le monde, du flamenco jazz de Jesse Cook ( Spectrum en haut ) au Chamber Blues de Corky Siegel ( séduisant hier à Maisonneuve ) en passant par la magistrale performance du comédien et danseur à claquettes Gregory Hines, reparti à New York avec 3000 amis de plus.Tout ça, sans beaucoup d'accrocs techniques ou logistiques.Pas étonnant que ce méga-party de onze jours soit de plus en plus considéré comme la plus grande manisfestation du genre au monde.Et le déficit de 270 000$?« Petit déficit », a lancé Serge Menant ministre responsable de la Métropole, au cocktail d'ouverture.Le FUM veut accédé aux programmes de subventions dits industriels ( par opposition à culturels ) et réclame une partie des retombées touristiques des festivals ( 140 millions d'activité, 54 millions de recettes fiscales ).Les convictions, l'habileté politique et la pugnacité des dirigeants du FUM ont mis la machine concertante en marche.La position est simple: être contre le Festival de jazz, c'est être contre la vertu.Entretemps, * le festival de 1996 s'ajoutera aux succès passés.Quand la direct ion du FUM rencontrera la presse pour livrer Voir UN AUTRE en A2 INDEX Annonce» classées \u2022index immobilier C4àC6 -marchandises emplois automobile \u2022 affaires A5 - Tele-horaire jî9 Geniee on herbe g Motmytlèft C4 Arts et spectacles Bandes dessinées C5 Horoscope B5àB11 Bridge C6 - Clne-horalre B10 C6 - Franctne Grimaldi B8 C7aC9 \u2022 Les uns et les autres B8 Décès_C9 Étes-vous observateur?C4 C8 Le monde Livres Loteries Mots croises C8 C6 C8 Santé caWerC A7 TaWoïd Sports cahier B - Philippe Cardin S5 A2etA4 Tètes d'affiche A6 PROMENADES FLEURIES MÉTÉO Le Domaine Joly de Lotbinière page C10 Ennuagement graduel Max.24, min.16 Cahier Sports, page 16 /y La Presse Le quotidien des festivals _ /s if À ne pas manquer dans nos pages le Festival Juste pour rire du jeudi 18 s au dimanche 28 juillet t .¦«» Mia T 6469 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 7 JUILLET 1996 Suites de la page une Les pluies torrentielles font une autre victime Un avion de Delta PLUIES / Suite de la page A î sont retrouvés à l'eau.Deux d'en-tre-eux ont réussi à regagner la rive à la nage, mais Jamie a eu moins de chance et a été emporté par le fort courant.Ses deux compagnons, Ashley Canieron, 16 ans, chez qui demeurait la victime, et Judy Daniel L'Ecuyer, 19 ans, ont raconté aux policiers avoir entendu crier le jeune lrving et l'avoir suivi le long de la rivière durant quelques instants, puis l'avoir perdu de vue* Mme Sylvie M ah aman, coordo-natrice provinciale du programme Québec Young Farmer des Clubs 4 H pour le Québec, a indiqué hier que le Jeune lrving était à Orms-town pour une période de deux semaines.Quatre adolescents venant de l'Ontario, de la Colombie-Britannique, de la Nouvelle-Ecosse et de la Saskatchewan se trouvent présentement dans d'autres fermes du Québec dans le cadre du même programme.En retour, cinq jeunes Québécois sont hébergés sur des fermes dans d'autres provinces.Visiblement affectée par la disparition de l'adolescent, Mme Ma-hamah a indiqué qu'elle avait la pénible tâche d'expliquer aux parents ce qui s'était passé.Aucun des passagers du canot ne portait de veste de flottaison et aucune veste de ce type ne se trouvait à bord de l'embarcation.Hier, les pompiers d'Ormstown et des policiers de la section nautique de la Sûreté du Québec ont effectué des recherches dans la rivière des Outardes et sur ses berges dans l'espoir de retrouver le jeune homme, mais sans succès.Les agents ont même eu recours à l'hélicoptère de la SQ qui n'a toutefois été que de peu d'utilité.Selon des résidants, le niveau de la rivière est présentement comparable à celui des crues printanières du mois d'avril et le niveau serait de dnq à sept pieds plus élevé que la normale à cette époque de l'année.Les recherches doivent reprendre ce matin avec les plongeurs de la SQ si le débit de la rivière diminue.Les policiers croient que l'adolescent auraient pu être pris dans un remous et attiré au fond.Les policiers de la section nautique ont découvert deux fosses, dont l'une profonde de quelque 24 pieds non loin de l'endroit où le jeune homme a été vu pour la dernière fois.L'autre hypothèse serait que le jeune Jamie aurait été projeté contre un des nombreux arbres immergés et seraient demeuré prisonnier de ses branches, le fort courant l'empêchant de remonter à la surface.Hier, l'eau de la petite rivière était complètement opaque.Un autre succès explose UN AUTRE / Suite de la page A1 son bilan préliminaire cet après-midi, le président Alain Simard annoncera que la 17e édition a fait aux alentours de 1,2 million d'entrées.Il s'agit d'un léger recul par rapport à l'année-record de 1995 alors que le Festival avait accueilli un million et demi de visiteurs, un beau chiffre rond qui se place bien dans la conversation avec les représentants des organismes subventionnâmes ou des commanditaires* Au chapitre de la commandite, peu de changements sont à prévoir, à court terme.«< À cet égard, nous brillons par notre stabilité », souligne Jacques-André Dupont, vice-président marketing du Festival.Il aurait pu ajouter Habilité: le FUM livre la marchandise, c'est connu.Les « couleurs » sont là où elles doivent être, voyantes \u2014 parce que ces choses-là se calculent en termes de visibilité\u2014mais pas tant qu'elles agressent le festivalier moyen.En salles, le FUM s'en est toujours rigoureusement tenu à sa politique: aucune publicité sur la scène.à part la bouteille d'eau Naya et le verre de plastique aux couleurs de la Labatt Bleue.Le contrat liant le FUM à du Maurier, le commanditaire principal appelé « présentateur » dans le jargon marketing, se termine l'an prochain; celui avec Labatt, le « co-présentateur », a encore deux ans à courir.Les deux commandites sont de l'ordre du million de dollars, celle de du Maurier étant légèrement supérieure.Un tabac Luc Gameau est coordonnateur des événements pour du Maurier au Québec et, à ce titre, il a remis hier le Prix de jazz du Maurier au Roy Patterson Quartet de Toronto.À La Presse, M.Gameau se déclarera ensuite « très satisfait » de ses relations avec le FUM.qui n'en sont pas moins l'objet d'une révision annuelle.« Chaque année, nous confions à une firme indépendante de recherche en marketing l'évaluation de notre visibilité au Festival.On étudie le profil de la clientèle en termes de sexe, d'âge et de provenance.Pour nous, il est imponant de rejoindre des Canadiens, du Maurier faisant ses affaires exclusivement au Canada ».Ainsi, le programme les arts du Maurier consacre « plusieurs millions » par année à l'appui du « talent canadien »; dans le jazz, la compagnie de tabac commandite des festivals à Halifax, Toronto, Winnipeg, Edmonton, Vancouver et Montréal, d'où M.Garneau aimerait voir « s'étendre » le concept du Prix de jazz.« Tout ce que nous cherchons, finalement, ce sont des moyens de communiquer la qualité », dira Luc Garneau qui, au cours de l'entrevue, n'a jamais prononcé les mots tabac, cigarette ou fumeur.Et qui ne se prononce pas non plus sur les mesures réglementaires ou législatives qui pourraient éventuellement empêcher du Maurier de conjuguer sa qualité à celle du Festival de jazz de Montréal.En avant, la musique ! Pour Carlo Pagnotta, fondateur du festival de jazz d'Umbria en Italie, la qualité du nôtre \u2014 outre la convivialité des Montréalais\u2014réside dans son indéfectible volonté de mettre « la musique en avant ».« Malgré l'ampleur de la manifestation, disait-il la semaine dernière, la priorité reste toujours à la musique.» L'Umbria Jazz \u2014 15 jours en décembre, sept autres en janvier \u2014 a vu son financement public passer de 100 à 30 % au cours des dernières années; pour le FUM, il est de l'ordre de 10 %.Bien que la position d'Umbria nous apparaisse assez confortable, M.Pagnotta soutient qu'« à Montréal, tout le monde semble s'intéresser à la culture: les compagnies, les politiciens ».Et d'ajouter: « Les nôtres sont tellement idiots! Comment dit-on en italien: on pourrait vous en présenter une couple » À la création: pour son Umbria Jazz, M.Pagnotta veut amener le Tristan Iseut des Ballets Jazz de Montréal ( de la chorégraphe française Myriam Naisy, créé samedi dernier au Théâtre Maisonneuve) et le compositeur de la musique, le saxophoniste Charles Papasoff.Communiquer la qualité! avant le décollage Associated Press PENSACOLA Le moteur d'un avion de ligne de la compagnie aérienne Delta Airlines a explosé peu avant le décollage de l'appareil hier sur l'aéroport de Pensacola en Floride.L'accident a fait deux morts et au moins cinq blessés.Le vol 1288 devait rallier Atlanta avec 142 passagers et cinq membres d'équipage à bord, a précisé Kathleen Bergen, porte-parole de l'Administration de l'aviation civile < FAA ).L'appareil, un McDonnell-Douglas 88, était sur la piste d'envol vers 14 h 15 lorsque des passagers ont remarqué de la fumée sortant du moteur gauche, a-t-elle ajouté.Le moteur a ensuite explosé et des débris ont percé le fuselage, provoquant vraisemblablement la mort d'un homme et d'une femme, a expliqué Bill Berry, porte-parole de Delta.L'avion a ensuite dérapé sur le tarmac, avant de s'immobiliser, a précisé le directeur de l'aéroport Frank Miller.Trente passagers ont été évacués via les toboggans de secours, tandis que les autres ont emprunté les passerelles.Depuis 1985, la compagnie Delta a enregistré trois catastrophes meurtrières: un Lockheed L-1011 s'était écrasé le 2 août 1985 à Dallas (137 morts ); un Boeing 727 s'était écrasé le 31 août 1988 au décollage à Dallas ( 14 morts ) et un DC-9 s'était écrasé à Dayton ( Ohio ) le 8 avril 1990 ( un mort ).L'industrie de la mode et le look junkie L'INDUSTRIE / Suite de la page A1 Spindler, l'industrie de la mode ne ferme pas seulement les yeux sur la consommation de drogue des mannequins, elle s'en inspire pour créer ce que la journaliste a appelé, dans un article publié en mai dernier, le « heroin addict look », le look junkie.«t Si vous feuilletez les magazines de mode, vous n'aurez pas de mal à trouver des images de jeunes femmes amaigries, usées, hagardes, écrit Spindler.Depuis la publicité de Matsuda dans laquelle il ne manque au mannequin que des traces de piqûres sur les bras jusqu'à l'utilisation de Chloe Sevigny du film Kids par Miu-Miu, le message esthétique est le même.» Spindler n'est pas la première à remarquer la popularité du look junkie dans les médias.En mars 1994, le magazine Vogue publiait déjà un article sur le phénomène.Intitulé Sous influence, le reportage analysait les vidéos hallucinés du réseau MTV et l'avalanche de clichés inutilisables réalisés par des photographes de mode sur la brèche et montrant des mannequins au teint blafard.« Qui endosse cette image chic de la drogue, et pourquoi?» demandait l'auteur de l'article, en offrant comme réponse: presque tout le monde.Selon Spindler, « la genèse du look actuel est due principalement aux stylistes et photographes britanniques comme Corrine Day, David Sims et Craig McDean.McDean a servi de photographe pour le dernier catalogue de Jill Sander, dans lequel le mannequin Guinevere van Seenus a les cheveux en bataille, la peau halitueu-se, les yeux cerclés de rouge et, dans une photo, la manche gauche de son pull-over relevée jusqu'au coude.» On est loin de l'image présentée par les top modèles qui ont dominé l'industrie de la mode au cours des dernières années, les Cindy Craw-ford, Naomi Campbell, Claudia Schiffer et Christy Turlington.Le rêve d'une beauté idéale, sculpturale, qu'elles incarnaient, semble en passe d'être éclipsé par la séduc- tion, non pas de la laideur, mais des bas-fonds où les junkies aboutissent.La séduction des bas-fonds?Un anthropologue culturel disposerait d'une matière abondante pour justifier une telle thèse.Car l'industrie de la mode n'est pas la seule à idéaliser le look et le mode de vie associés aux drogues dures.Sur Broadway, la comédie musicale de l'heure, Rent.s'inspire de l'opéra La Bohème de Puccini, pour raconter l'histoire d'un groupe de jeunes artistes du quartier East Village, à New York, parmi lesquels se trouvent une héroïnomane hyper-sexy et un ex-junkie tout aussi séduisant, tous deux séropositifs de surcroît.Le magazine Vogue a publié un reportage photographique attrayant sur le look des personnages de l'opéra-rock et le magasin Bloomingdale's a sorti une ligne de vêtements inspirée de leurs costumes.Au cinéma, un important battage publicitaire précède l'arrivée sur les écrans du film Trainspotting, qui relate les tribulations d'un groupe d'héroïnomanes écossais.Distribué aux États-Unis par le studio Mira- max, à qui l'on doit Pulp Fiction, un autre film où l'héroïne fait l'objet d'un clin d'oeil amusé, Trahtspotting a déjà connu un succès considérable en Grande-Bretagne.Et le look des acteurs ne devrait pas manquer de fournir des idées neuves aux stylistes de mode.Le phénomène est déroutant, mais peut-être pas tout à fait incompréhensible.À une époque où tout est programmé d'avance, le junkie, tel que représenté dans la mode, au théâtre ou au cinéma, est l'un des derniers rebelles, sinon le dernier.Son refus global ne débouche sur rien, mais il nous procure un frisson.C'est comme si, à travers lui, nous vivions une expérience enfin authentique.Pendant ce temps, quand tombe le jour, à l'angle de la 1ère Avenue et de la 12e Rue, dans le quartier East Village, de vrais héroïnomanes attendent impatiemment l'arrivée de leur dealer.À la longue, leurs visages deviennent familiers.Et leurs regards vides nous hantent jusque dans le sommeil.C'est le look junkie.C'est l'image d'une dérive humaine qui crève le coeur.La Presse Renseignements : 285-7272 Abonnement : 285-6911 Lundi au vendredi de 7 h à 17 h 30 Samedi et dimanche de 7 h à midi Rédaction : 285-7070 Promotion : 285-7100 Annonces classées : 285-7111 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Décès, remerciements : 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 « Grandes Annonces Détaillants : 285-6931 National, TéléPIus : 285-7306 Carrières et professions, Nominations : 285-7320 Comptabilité Grandes annnonces : 285-6892 Annonces classées : 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7,rue Saint-Jacques, Montréal H2Y1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.^Envois de publication canadienne -Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.Code du jour 27-7 Dimanche, 7 juillet 1996 LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 351 à quatre chiffres : 6639 6/49: 71321 22 3338 Compl.30 avecextra: 171685 INSOLITE Pantalons VS jupes ¦ Une commission de Hong Kong a dû promettre de réformer un futur code vestimentaire qui aurait permis d'interdire aux femmes le port du pantalon sur les lieux de travail.sous le prétexte que les hommes n'ont pas le droit de travailler en jupes.« Le code devrait être plus général en ce qui concerne la liste des facteurs à prendre en considération », a concédé hier la présidente de la Commission sur l'égalité des chances, Fanny Cheung, au quotidien South China Morning Post.Elle a précisé que ce code, révélé vendredi, avait été élaboré par des consultants et ne reflétait pas forcément l'opinion de la commission.DEMAIN DANS LA PRESSE La tradition servie à la moderne ¦ La Jeep YJ cède sa place au modèle TJ, nettement plus sophistiqué sur le plan technique.Au premier coup d'oeil, seuls les initiés seront en mesure de les différencier, constate notre collaborateur Denis Duquet.On a conservé la silhouette caractéristique des Jeeps des années 40 et l'impact visuel de la TJ s'articule autour de la grille de calandre classique et de phares circulaires.Malgré tout, cette Jeep n'a pas l'air d'une relique d'une autre époque.La nouvelle venue propose une approche beaucoup plus raffinée, tant sur le plan mécanique qu'esthétique.A lire demain dans le cahier Auto.QUESTION DU JOUR InfoBref Bell Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour.Pour faire connaître votre opinion, composez le 875-2355; au son de la voix, faites le 220.Êtes-vous alarmé par la hausse du taux de chômage et le nombre élevé de perte d'emplois?Le juge Jean Bienvenue devrait-il démission-ner sur-le-champ?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 82 % Non : 18 % Les Bouquinistes du Saint-Laurent & RARLEC COMNIIICJUIONS présente À Montréal, sur les quais du Vieux-Port du 5 au 21 juillet inclus, de llh à 23h Exposition et vente en plein-air de livres anciens, neufs ou d'occasion, gravures, reliures, à tous les prix, pour tous les goûts.Projections en plein air de films de Marcel Pagnol | ^ I m% Prrssr L£ VIEUX-POKT 40.MONTRÉAL ét* fi 0065385000014 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 7 JUILLET 1996 ?A3 Montréal métro L'EXPRESS DU MATIN « Finger ».bang ! ¦ Quatre personnes se trouvant dans une camionnette hier en fin de journée, ont appris à leurs dépens qu'il était dangereux de montrer un « finger » à un autre automobiliste.Trois coups de feu ont en effet été tirés dans leur direction par un homme armé d'un pistolet semi-automatique de petit calibre, après que l'un des occupants de la camionnette eut fait un signe du majeur au chauffeur d'une Honda de couleur blanche, qui venait de lui couper la voie.Un seul des trois projectiles a atteint la portière arrière de la camionnette et personne n'a été blessée.L'incident s'est produit à l'intersection de la rue René-Descar-tes et de la 6* Avenue à Rivière-des-Prairies.Morte noyée ¦ Une femme de 32 ans, Linda Lanoie, de Drummondville, est morte noyée hier matin à la suite d'un accident maritime qui s'est produit dans le Richelieu, au pied du barrage de Saint-Ours.L'accident est survenu lors d'un tournoi de pêche auquel la victime participait avec son mari.La femme et son mari étaient dans une chaloupe d'aluminium de 16 pieds.Arrivés près du barrage, l'homme aurait coupé le moteur principal pour actionner un moteur électrique qui se trouvait à l'avant de l'embarcation.Comme le courant créé par le barrage était très fort, l'embarcation a été attirée par l'arrière et a chaviré, projetant ses deux occupants à l'eau.Les deux pécheurs n'ont pas eu le temps de revêtir les gilets de flottaison qu'ils avaient dans l'embarcation.Meurtre ¦ Un homme de 27 ans, Léo Cari, du Cap-de-la-Madeleine, qui avait fait irruption en début de soirée vendredi à l'intérieur du bar Le Carrefour à Saint-Georges de Champlain, en Mau-ricie, et ouvert le feu sur l'ami de son ex-concubine, le tuant sur le coup, a été arrêté hier matin par deux patrouilleurs de la Sûreté du Québec, alors qu'il déambulait en compagnie de la jeune femme en bordure de la route.Le drame s'était produit peu après 18 h vendredi, lorsque l'homme s'est d'abord présenté une première fois au bar.Constatant que son ex-petite amie y était en compagnie d'un autre homme.Cari est retourné chez lui où il s'est emparé d'un fusil de calibre .12.Il est ensuite revenu au bar en question et a ouvert le feu sur un dénommé Pierre Moreau, 32 ans, de Saint-Séverin.Cari a alors enlevé son ex-amie et pris la fuite avec elle à bord d'une camionnette, non sans l'avoir molestée auparavant.C'est par hasard que, finalement.Cari a été intercepté vers les 6 h hier matin sur la route 153.Prise d'otage ¦ Un homme de 28 ans, armé d'un revolver de calibre 357, a pris en otage hier une serveuse du bar-motel Oscar, boulevard Taschereau, à Lemoyne, sur la Rive-Sud de Montréal.Vers 16 h 45, l'homme, qui est un habitué du bar, a soudain voulu s'en prendre à la serveuse en pointant son arme sur la tempe de celle-ci.Il a alors menacé de la tuer elle et son futur époux, qui se trouvait sur les lieux.Quelques clients du bar ont réussi à sortir.Au moment où la police de Saint-Hubert est intervenue, l'homme tentait de s'échapper.Il a fini par se rendre sans tirer un seul coup de feu.Il sera accusé lundi au palais de justice de Longueuil de séquestration et de menace de mort.Le sergent détective Alain Moreau, qui mène l'enquête, était incapable hier soir d'expliquer les motifs qui ont poussé le suspect à agir ainsi.Trois arrestations ¦ Trois individus soupçonnés de trois vols à main armées commis dans la région de Forestville leu cours de l'été 1989 ont été ar-trëtés par la police jeudi.Les trois i suspects ont été identifés comme I étant Simon Gagnon, 30 ans, de Jchicoutimi, Robby Tremblay, 28 \u2022 ans, et Gérald Savard, 36 ans, de |Forestville.Les suspects auraient (perpétré un vol à la Caisse populaire Sdinte-3hérèse-de-Co-Hombier.James Gabriel et Joe Norton élus à la tête de leur conseil de bande r % ' 4 RAYMOND GER VAIS Les Mohawks de Kanesatake ont opté pour le changement, hier, en élisant James Gabriel à la tête de leur conseil de bande, tandis qu'à Kahnawake le chef Joe Norton a été facilement réélu avec une très forte majorité sur son rival Frank Mel Jacobs.Gabriel, âgé de 30 ans seulement, l'a emporté par une majorité de plus de 50 % des voix sur ses deux rivaux, Clarence Simon et Crawford Gabriel.Celui qui a joué un rôle clé dans le départ de Jerry Peltierm, et qui a assuré l'intérim depuis, a récolté 241 voix, tandis que son plus proche rival, Clarence Simon, a recueilli 105 voix.Crawford Gabriel a dû se contenter quant à lui de 98 voix.Sept bulletins seulement ont été rejetés.Comme lors de chacune des élections au conseil de bande, le taux de participation a été très faible, seulement 451 électeurs sur les 1450 qui avaient le droit de vote, se sont présentés aux urnes.En élisant James Gabriel, les Mohawks de Kanesatake ont répondu de façon positive à l'appel de leur nouveau chef, qui a fait campagne pour la création d'un véritable corps de police au sein de la communauté autochtone afin de lutter contre le commerce de la drogue et pour protéger adéquatement V I I Joe Norton ses résidants.Le nouveau chef désire notamment redonner espoir aux jeunes de sa communauté et relancer l'économie.Né à Kanesatake, Gabriel a été élevé sur la ferme de ses parents et est devenu éleveur de chevaux.Tout au long de la campagne électorale, James Gabriel a misé sur l'aspect sécurité de la communauté, en demandant il y a quelques semaines, la création d'une force de police autochtone.-;\u2014*\u2014 PHOTO BERNARD BRAULT.UPmm Pow-wow à Kahnawake Le vieux village indien de Kahnawake, qui était fermé depuis la crise amérindienne de 1990, est rouvert depuis trois semaines aux visiteurs étrangers qui souhaitent connaître davantage la culture mohawk.Tous les week-ends, jusqu'à la fin de l'été, un groupe d'artistes mohawks présentera des spectacles de danse et de chants traditionnels, vêtu dans des costumes particulièrement colorés.« Nous voulons que Kahnawake s'ouvre davantage aux gens de l'extérieur, et nous voulons que les gens de l'extérieur, qu'ils soient Québécois ou touristes venus d'ailleurs, reviennent nous voir », a expliqué hier -John McComber, organisateur de l'événement et maître danseur.Sur la photo, on le voit danser le « pow-wow », la fête qui réunit tous les peuples amérindiens.James Gabriel Son principal opposant Clarence Simon, 47 ans, avait déjà été grand chef en 1989 et avait talonné de près Peltier lors des dernières élections.Quant à Crawford Gabriel, un vieux routier de la politique locale, il avait peu de chances de se faire élire, étant associé à l'ancienne administration.À Kahnawake, ce ne fut pas une grandre surprise, lorsqu'on a annoncé que Joe Norton, venait d'être réélu.Il a recueilli 867 voix contre 194 pour Jacobs.Si les 1455 résidants de Kanesatake ne devaient élire qu'un nouveau chef, les 4300 Mohawks de Kahnawake, eux, étaient appelés aux urnes pour élire un nouveau conseil de bande au grand complet.Fait à noter, les Mohawks de cette communauté semblent satisfaits de leur conseil de bande, puisque huit des 11 membres du conseil ont également été réélus.Trois nouveaux venus, des jeunes Mohawks siégeront dorénavant au sein du conseil.Tout au cours des campagnes électorales, ce sont les questions de sécurité et de forces policières tfrnlllion de dollars.U liquidation comprend des tapis Importés d'Afghanistan, de Chine, de l'Inde, de l'Iran, do Pakistan et de la Turquie, plus des cargaisons commandées mais non livrées.Ventes finales \u2022 Livraison si nécessaire avec frais Modes de paiement : comptant, par carte Visa, MasterCard ou American Express, ou par chèque.6681, avenue du Parc, Montréal (angle rue Saint-Zotique, entre rues Beaubien et Beaumont) Du lundi au Jeudi, de 10 h à 18 h Le vendredi, de 10 h A tl b Le Hn.et le dim.de 10 h A 17 h 271-7750 Taxes incluses Tout le mois de juillet A.FORGET MEUBLES TRADITIONNELS 3505, Saint -Martin Ouest, Laval, 514.687.1812 AMEUBLEMENT 410, boul.Taschereau, La Prairie, 514.659.9628 \u2022 ¦ LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 7 JUILLET 1996 ce française: le bateau ivre A 5 Louis-Bernard Robitaille collaboration spéciale m La semaine dernière, c'était Jean Tibéri, maire de Paris et vieux fidèle du président de la République, qui tenait la vedette : perquisition rocambolesque à son domicile le 27, puis « classement sans suite » le 29 de l'embarrassante affaire de l'appartement de son fils.Un feuilleton qui n'est pas du tout terminé et qui, à terme, menace le Rassemblement pour la République ( RPR ), le parti de Jacques Chirac.En commençant par Je « système Chirac » à la mairie de Paris, qui concerne directement le premier ministre Juppé, le ministre de la justice Jacques Toubon, et finalement, le président lui-même ! ( Changement de décor cette semaine : jeudi soir, c'est un certain Loïk Le Floch-Prigent qui se re- trouve devant la juge d'instruction Eva Joly, mis en examen pour « abus de biens sociaux » pour ses activités en 1990 à la tête du groupe pétrolier Elf-Aquitaine, et aussitôt mis en détention préventive à la prison de la Santé.Petit détail : ce monsieur est le PDG des chemins de fer français (la SNCF), qui compte quelque 180 000 salariés.Il a même été nommé en catastrophe en décembre dernier suite aux grèves interminables qui avaient presque fait tomber le gouvernement.Le nouveau-venu, classé « à gauche », était un sauveur, et son incarcération remet le processus de pacification en cause à la SNCF.Un « tremblement de terre », titre le « Figaro » en première page.Le nouveau pouvoir des « petits juges », appuyés sur les médias, est une réalité de plus en plus actuelle en France.Et l'abus de la détention préventive dès la mise en examen est une fois de plus mis en lumière.) Cela fait six ou sept ans qu'il y a des « affaires » ( politico-financières ) en série en France : elles ont commencé sous les socialistes.Mais il y a, de temps à autre, des phases d'accélération soudaine où l'administration de la justice se met à ressembler à un bateau ivre.Nous y revoilà.Le préambule de cette affaire se situe au début de 1994: par des « fuites » diverses et bizarres, mais que certains font remonter à l'en- tourage d'Edouard Balladur, le premier ministre qui vise la présidence de la République, la justice commence à s'intéresser à l'office des HLM de Paris \u2014en fait une importante « pompe à finances » du RPR.Visés : Chirac et les chira-quiens qui gravitent autour de la mairie de Paris.Une fois lancée, cette instruction aura quelques dérapages non-souhaités, d'ailleurs, en direction du département voisin des Hauts-de-Seine, fief de Charles Pasqua et des « balladuriens ».Cette machine de guerre antichi-raquienne, en tout cas, produira quelques résultats intéressants : la mise en examen ( temporaire ) de l'ancien chef de cabinet de Chirac, à propos d'une mallette contenant un million ( 250 000 $ ) en liquide.La révélation du fait que M.Chirac lui-même loue un « appartement » avec jardin de 500 m*.de l'office HLM de Paris.Après l'élection présidentielle, il y aura l'affaire des « appartements Juppé » : le premier ministre, hier encore chargé des finances de la mairie de Paris, s'était attribué un « HLM » ( de luxe ) et avait fait de même pour trois membres de sa famille.«< Délit d'ingérence ?» Le tout nouveau premier ministre allait-il bêtement tomber sur cette affaire finalement mineure?Dieu merci, la plainte déposée par une association de locataires est in extremis « classée » par le procureur de Paris, Bruno Cotte.Avec cette nuance : elle est classée « sous condition », M.Juppé est montré du doigt, et se trouve forcé de déménager.L'enquête sur les HLM continue, notamment sous la direction du juge Halphen.Entre-temps, le ministre de la Justice Jacques Toubon, a opportunément muté le procureur Bruno Cotte, et l'a remplacé par un certain Gabriel Bestard, qui manifestera davantage de zèle dans le « classement ».Mars 96 : la même association de locataires dénonce cette fois l'attribution d'un « HLM » ( avec grande terrasse en plein Quartier latin ) au fils du nouveau maire de Paris, Jean Tibéri.On apprendra \u2014 sous réserve de preuves détaillées \u2014que ce faux HLM a été l'objet de quelque 300 000 $ de travaux par l'office municipal, le tout pour l'aménager au goût du fiston Tibéri.Saisi de la plainte, le nouveau procureur Bestard tranche le 26 avril : « classée sans suite ».Mais, mystérieusement, un ancien directeur adjoint de l'OPAC ( l'office en question ) va expliquer au juge Halphen comment ont été exécutés ces luxueux travaux, sous la direction de Mme Tibéri.Le juge Halphen demande le droit de joindre cette affaire à son dossier : refus de la hiérarchie, qui la renvoie.sur Paris, c'est-à-dire le procureur Bestard.Saisi le 26 juin, M.Bestard met trois jours à « classer » de nouveau.Point final ?Pas du tout : le rodéo judiciaire continue.Le 27 juin, le juge Halphen, dessaisi de cette affaire, fonce sur Paris, en l'occurrence le domicile personnel du maire de Paris.Il a donné rendez-vous à des policiers, mais sans leur dire où ils allaient perquisitionner.Informés au bas de l'immeuble de M.Tibéri, ils téléphonent à leurs supérieurs depuis un portable.Réponse immédiate authentifiée par le directeur central de la Police judiciaire, Olivier Foll, nommé en décembre 95.par un autre fidèle chiraquien, Jean-Louis Debré : « Refusez d'accompagner le juge ».Des policiers refusant d'obéir aux ordres d'un juge dans l'exercice normal de ses fonctions : on n'avait jamais vu ça ! ( Et d'ailleurs, le susdit Olivier Foll avait déjà prévu de tout prendre sur lui et de présenter sa démission : on la refusera.) Suite du feuilleton.Quelques heures après la fin de la perquisition, le journal « Le Monde », qui fonctionne désormais beaucoup aux « révélations », est informé du résultat de la perquisition ( rigoureusement couvert par le « secret de l'instruction » ) et en fait sa manchette du lendemain : ôti a trouvé chez M.Tibéri quelques papiers « intéressants » ( sur d'autres affaires ), mais aussi « un pistolet et 20 000 francs en liquide » ( ! ).Cette violation du secret de l'instruction ne peut venir que de l'entourage du juge Halphen.c «.\u2022 propositions d'affaires o Vavis 710 ****** A *»l*Hftl** OCCASIONS D'AFFAMES $$$TASir $$$ Vous cherchez un commerce rentable et aana eucun raque» Nos concetsnrts (Jt datrOufnces à ceJè WàdtÊÊm voue ge/ent» sent 100% de profit sur votre «weaaeeement On vous donne même votre nventere de ce» pour récupérer en 1 en le totekté de votre eweia*sèment Les emplaoemant* sont «dus Soyez un GAGNANT et devenez votre propre PATRON 15 900$ 633-2208 MOTEL i le cempegne.9 urnes, prend logement 6 p#x dWe.rédurt à 136 000 S.514 7521002.so* 514-8664594 Leneu- 950 AVIS DE DISSOLUTION, CHANGWBiTS DE NOM 714 FRANCHISES opwrruNfTi oi pramcmsu Le plus grande oraeniieioii en TCLICOilMUNlCATON eu Cenede oeuvrent dans les CCLLULAMf, TEICA* VWTlilfUHt, *Tt**etT et » VK» SATELLITE* njchercftt des francfsaéejes) à travers te QUEBEC iniieeseseiiiuiii nrteJ requa 35 000 I Msct potentiel de revenu si4> m PRENEZ AVIS que Deorse Autyv en sa queue de mère domcAee au 3310 Somerset.V«e S'Laurent Oc.H4K 1R6 présentera au dvecteur o> l'état ovri i^>e demande pour changer le nom de Mené Hélène Aima Carc*ne Aubn 0een> cnes en cetui de Ment Hetene Aima Ceroane Au t*n Desroches Denise Autw Montrée!.24 ftjn 1996 SITES INTERNET \u2022 Tous les samedis Faites connaître l'adresse de v&tre site Internet dans les propositions d'affaires la section Econom»e\" It/ubrlqué'Véo) \u20224
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.