La presse, 9 mai 1996, C. Monde
[" Montréal, jeudi 9 mai \u2022 1996 Monde La Presse ANNONCES CLASSÉES / DÉCÈS L'EXPRESS INTERNATIONAL ABOU MARZOUK Extradition autorisée ¦ Un juge fédéral de New York a autorisé hier l'extradition vers Israël d'un dirigeant du mouvement islamiste palestinien Hamas, Moussa Abou Marzouk, détenu depuis juillet 1995 aux États-Unis et inculpé par Israël pour sa participation à dix attentats meurtriers.La défense a aussitôt indiqué qu'elle irait en appel.À Gaza, un dirigeant du mouvement palestinien a jugé « criminelle » la décision du juge.d'après AFP PAKISTAN Spirale terroriste ¦ Le Pakistan, qui a souvent été accusé d'être un sanctuaire de réseaux terroristes, est à son tour frappé par une vague d'attentats, officiellement imputés à l'Inde, dont le dernier en date, hier, a fait huit morts et une quarantaine de blessés.Une bombe, placée sous le siège d'un autobus, a explosé à Sheikhupura, à 25 km de Lahore, capitale de la populeuse province du Punjab.L'attentat s'est produit selon un scénario identique à celui qui avait fait une cinquantaine de morts, le 28 avril, dans la même la région de Lahore et également dans un autobus : puissante explosion, boule de feu, scènes de panique, corps déchiquetés.d'après AFP ANGOLA Amnistie approuvée ¦ Le parlement angolais a approuvé hier la loi d'amnistie pardonnant tous les crimes militaires et les délits contre la sécurité de l'État pendant la période allant du 31 mai 1991 au 8 mai 1996.La loi vise tous ceux, civils et militaires, qui avaient pris les armes contre le régime de Luanda, et en particulier l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola ( UNITA-ex rébellion armée ) de Jonas Sa-vimbi.La période couverte par l'amnistie commence à la signature des accords de paix de Bi-cesse ( Portugal ) qui avaient été rompus par la reprise de la guerre civile après les élections de la fin 1992 dont les résultats avaient été rejetés par 1TJNITA.Le mouvement de Jonas Savim-bi avait fait de l'approbation de la loi d'amnistie une condition de l'accélération du processus de paix en Angola.d'après AFP ESTONIE Loi discriminatoire ¦ Le président estonien Lennart Meri a rejeté un projet de loi sur les élections locales jugé discriminatoire à rencontre de la minorité russophone d'Estonie, selon un communiqué publié hier par la présidence.La loi prévoyait que les candidats aux élections municipales ou régionales devaient obligatoirement parler estonien, et prévoyait des examens pour ceux des candidats n'étant pas diplômés d'une école où les cours ont lieu en estonien.d'après AFP DASSAULT-BELGIQUE Mandat d'arrêt ¦ Un mandat d'arrêt international a été lancé par la justice belge contre Serge Dassault, patron de la firme aéronautique française Dassault, dans le cadre d'un scandale politico-financier en Belgique, a annoncé ce matin la radio publique belge Ri BP.Le mandat a été délivré à Liège par la juge d'instruction Véronique Ancia, dans le cadre de l'enquête sur le versement par la firme en 1989 d'une importante commission à propos d'un contrat d'équipement et de modernisation d'avions américains F-16 de l'armée belge.d'après AFP Autres informations page D 14 Ces jeunes Sud-Africains ont célébré hier l'adoption, au Cap, d'une nouvelle Constitution qui élimine l'apartheid.PHOTO REUTCT apartheid vécu La nouvelle Constitution sud-africaine le condamne - d'après AFP et Reuter LE CAP La nouvelle Constitution sud-africaine a été adoptée hier au Cap dans un vote historique qui renvoie aux oubliettes les lois héritées de l'apartheid et marque l'avènement légal de la démocratie.en prison sous l'apartheid avant d'être porté au pouvoir par les premières élections multiraciales de 1994.Seule ombre aux réjouissances, le Parti national de Frederik de Klerk ( NP, au pouvoir avant 1994 ) a immédiatement fait savoir que les insuffisances du texte l'amenaient à envisager son retrait du gouvernement de coalition.Le vote de la nouvelle Constitution marque « la renaissance de l'Afrique du Sud« : « C'est notre privilège (.) de vivre au moment où notre pays sort de la nuit la plus noire à la rencontre de l'aube de la liberté », a affirmé le président Nelson Mandela, le grand architecte de la Nation arc-en-ciel.« Que plus jamais les lois ne séparent notre peuple et ne légalisent la répression et l'oppression h, a dit avec force celui qui est resté 27 ans Avec sa nouvelle Constitution, le pays qui a subi pendant quatre décennies un des régimes les plus répressifs, devient une démocratie parlementaire dotée d'un cadre légal parmi les plus libéraux au monde.Ainsi, la Charte des droits de l'homme interdit toutes discriminations fondées sur « la race, le sexe, les orientation sexuelles, le statut marital, le fait d'être enceinte, l'origine sociale et ethnique, la couleur de la peau, l'âge, la capacité physique, la conscience, la croyance, la religion, la culture, le langage et la naissance ».La peine de mort est exclue, le droit à l'avortement reconnu.Le pays se dote de 11 langues officielles, d'un Parlement à deux chambres et de moult institutions chargées d'assurer les libertés garanties par la nouvelle loi suprême.Le texte adopté, les députés et les sénateurs se sont levés pour chanter et danser dans les travées du Parlement, avant que ne commencent les célébrations officielles devant une foule joyeuse accourue pour fêter la mort officielle de l'arsenal législatif qui fonda le régime raciste de l'apartheid.Après deux ans de négociations ardues, l'Assemblée constituante a réuni la majorité aux deux tiers requise, avec 421 des 490 voix pour, deux contre et dix abstentions.Ont voté pour le Congrès national africain ( ANC ), le NP, le Congrès panafricain ( PAC, extrême gauche noire ) et le Parti démocratique ( DP, libéral ).Les conservateurs du Front de la liberté ( FF ), se sont abstenus, dans un vote politique qui entérine à la fois leur contribution au processus constitutionnel et leur insatisfaction face aux concessions accordées à la communauté blanche afrikaner.Le minuscule parti chrétien ACDP ( extrême droite noire ) a voté contre, estimant que -!Ia Constitution « contredisait la loi de Dieu ».3 Le parti zoulou Inkhata ( IFP, nationaliste ), qui boycotte les travaux de la Constituante depuis février 1995, a refusé de participeriui vote du texte qu'il juge trop centralisateur.La fête a également été assombrie par les menaces voilées du NP sur son possible retrait de gouvernement de coalition nationale.Le parti du vice-président De Klerk a accepté de voter le texte après avoir obtenu en dernière minute des garanties sur la protection de la propriété privée et sur le droit des écoles à enseigner en afrikaans.L'ANC a cependant refusé de reconnaître le droit de lock-out demandé par les industriels en contrepartie du droit de grève.Le parti du Congrès reconnaît sa défaite «m* ' .\u2022 v- d'après AFP NEW DELHI Le parti du Congrès au pouvoir en Inde a reconnu hier sa défaite aux élections législatives, alors que les premiers résultats connus lui prédisaient la perte de nombreux sièges.« Nous sommes en train de perdre.Il n'y a pas de doute là-dessus », a déclaré dans la nuit Pranab Mukherjee, ministre des Affaires étrangères et président du comité de campagne du parti du Congrès, à la télévision d'État.Plusieurs hommes politiques ont de leur côté commencé à se placer pour participer à un gouvernement de coalition et pour barrer la route du pouvoir aux nationalistes hindous du Bharatiya Janata Party ( BJP ), qui pourraient devenir la principale formation au parlement.La défaite du parti du Congrès se précisait ce matin avec la perte de pratiquement la moitié des sièges qu'il avait gagnés en 1991, selon des résultats provisoires portant sur plus de la moitié des circonscriptions.Selon ces résultats partiels diffusés par la télévision, concernant 291 sièges sur un total de 545, le parti au pouvoir n'était en tête que dans 89 circonscriptions.Le principal parti d'opposition, le parti nationaliste hindou Bharatiya Janata Party ( BJP, parti du peuple indien ) était en tête dans 72 circonscriptions, et le parti centriste Janata Dal ( parti du peuple ) dans 21.De petits partis et des candidats indépendants sans affiliation politique menaient dans les 109 circonscriptions restantes, selon ces résultats provisoires.Selon des analystes, le Congrès devrait remporter entre 130 et 145 sièges, tandis que le BJP devrait s'adjuger entre 160 et 170 sièges.Une alliance de centre gauche formée autour du Janata Dal est créditée de 110 à 130 sièges par ces prédictions.« Le Congrès est en train de perdre près de la moitié des sièges qu'il avait eus en 1991 », avait déclaré dans la soirée Prannoy Roy, le spécialiste électoral de la télévision nationale.Les nationalistes hindous du BJP se sont pour leur part dits prêts à diriger le pays et à former « le prç-mier gouvernement de coalition honnête » en Inde.Pour autant, les chances du BJP de gouverner paraissent limitées.Même s'ils arrivent en tête, les nationalistes hindous seront encore loin de la majorité absolue de 273 sièges selon les projections.En outre, le Congrès et une alliance de centre gauche paraissent déterminés à l'empêcher d'arriver au pouvoir à cause de son idéologie nationaliste pro-hindoue parfois agressive.I M.L'ancien premier ministre V.P.Singh, dirigeant de l'alliance de centre gauche ( NF-LF ), a déclaré que « tous les autres partis s'uniraient contre le BJP dans l'hypothèse d'un Parlement sans majorité absolue ».REPÈRES / Inde Les électeurs triomphent J00NEED KHAN Aucune majorité ne se dégageait hier soir au terme de la première journée de dépouillement des 360 millions des suffrages ( 60 % de participation ) déposés aux 11
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