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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Politique
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1996-04-16, Collections de BAnQ.

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[" B Montréal, mardi 16 avril \u2022 1996 La Presse i ANNONCES L'EXPRESS POLITIQUE Expectative au PQ ¦ De nombreux militants pé-quistes sollicités lors du blitz de financement de leur parti, en fin de semaine, ont remis leur contribution à plus tard, le temps que le gouvernement fasse son lit sur la question de la langue, a soutenu hier le président de Montréal-Cenue, Bruno Viens.« Des gens m'ont demandé d'appeler à la permanence, d'autres m'ont écrit, ce n'est pas marginal », de dire M.Viens, l'un des artisans de la fronde péquiste en faveur de l'application du programme du Parti québécois, qui prévoit le retour à l'unilinguis-me français dans l'affichage.Même la plate-forme sur laquelle s'était fait élire le PQ en 1994 prônait une vaste enquête sur la langue et disait que la loi 101 avait perdu de son impact à la suite des jugements des tribunaux et des changements apportés par le gouvernement Bouras-sa \u2014 l'adoption de la loi 86.Denis Lessard Brassard et la loi 101 ¦ Fermement opposé il y a quelques semaines à des « adoucissements » aux dispositions de la Charte de la langue française, le ministre des Transports, Jacques Brassard, approuve les mesures proposées dans le dossier linguistique par sa collègue Louise Beaudoin.« J'ai dit : Si on amendait la loi 101, ce ne pourrait être que pour la renforcer.Or le gouvernement propose justement de ne pas toucher à la loi 101 », dira M.Brassard.Les seuls changements « sont d'ordre réglementaire » observe-t-il.L'élargissement des dispositions sur la langue d'enseignement pour les enfants des ressortissants étrangers \u2014 la limite de cinq ans pour un séjour temporaire disparaîtra totalement \u2014 peut « être perçue comme un adoucissement », reconnaît M.Brassard.Toutefois, ce changement ne requiert pas d'amendement législatif, seuls des changements réglementaires sont nécessaires, souligne-t-il.Selon lui, si on considère l'ensemble des 40 mesures proposées, « c'est évident que l'ensemble des mesure va dans le sens du renforcement de l'application de la loi 101 ».Denis Lessard Médicaments ¦ C'est aujourd'hui que les mieux nantis et les contribuables de la classe moyenne connaîtront les différentes options qui pourraient permettre à l'État de les mettre à contribution afin d'instaurer un régime d'assurance-médicaments dit universel et mixte.Le rapport du Groupe de travail présidé par le père de l'assurance-maladie du Québec, Claude Castonguay, qui sera rendu public ce matin, proposera plusieurs options au gouvernement, incluant une formule de gestion, mixte qui permettrait de laisser 'l'administration du programme au secteur privé qui dessert, toutes compagnies d'assurances confondues, pas moins de 4,2 millions de clients salariés au Québec.Presse Canadienne Chasse aux phoques ¦ Le ministère fédéral des Pêches avoue avoir commis une erreur en fermant trop tôt la chasse aux phoques dans l'Atlantique et a annoncé hier qu'il la rouvrira d'ici quelques jours afin de permettre aux pêcheurs de capturer 60 000 phoques a capuchon de plus.Lomé Humphries, le directeur général du ministère pour Terre-Neuve, a déclaré qu'après avoir examiné de nouveau leo chiffres, on avait décidé qu'une >réouverture de la chasse autour de Terre-Neuve et dans le golfe du Saint-Laurent était justifiée.La semaine dernière, le ministère avait étonné bien des pêcheurs en décrétant la fin de la chasse aux phoques après environ un mois parce qu'il croyait qu'on avait déjà capturé les 250 000 phoques prévus.La saison étai; censée durer jusqu'à la fin avril.Presse Canadienne Autres informations page B ÎO Somalie: la commission perd patience et ajourne l'enquête HUGUETTE YOUNG de la Presse Canadienne, OTTAWA Nouveau rebondissement hier relativement à l'affaire so-malienne.Insatisfaite de la collaboration du ministère de la Défense nationale au sujet des documents manquants relatifs au scandale somalien, la commission d'enquête sur la Somalie a décidé d'ajourner ses travaux, probablement jusqu'à la semaine prochaine.« Frustrés » de quémander des documents qui n'arrivent pas ou qui arrivent à la dernière minute, les avocats de la commission ont donné un ultime avertissement à l'équipe de liaison de l'enquête sur la Somalie.Ce groupe au quartier général de la Défense à Ottawa sert d'intermédiaire entre la commission et le ministère.La frustration a atteint son point culminant la semaine dernière lorsque les appels de la commission au groupe de liaison sont restés sans réponse.« On ne retournait pas nos appels, a indiqué Me Simon Noël, l'un des avocats de la commission.Ce qu'on nous disait, c'était qu'on était très occupé.» La commission a demandé à l'office de liaison de lui remettre tous les documents manquants au plus tard jeudi midi, après quoi elle décidera si elle a toutes les informa- tions pertinentes en main pour procéder.Cette histoire traîne depuis un an, s'est plaint le président de la commission d'enquête, le juge Gilles Létourneau.À la reprise des travaux parlementaires, le Parti réformiste n'a pas raté l'occasion d'exiger la démission du chef de l'état-major de la défense, Jean Boyle, et celle du ministre de la Défense, David Col-lenette.M.Collenette a refusé de démettre de ses fonctions le général Boyle, qu'il avait lui-même nommé.Le premier ministre Jean Chrétien en a fait autant pour le ministre Collenette.Ce qui préoccupe les avocats de la commission au plus haut point, ce sont trois notes de service qui seraient « déterminantes » pour la défense du général Boyle, notamment.Il sera le dernier à comparaître pour expliquer pourquoi des documents disparaissent ou sont PHOTO RÉUTER Les avocats de la commisson sur la Somalie, Mes Barbara Mclsaac et Simon Noël.incomplets.Ces notes de service, qui ont été remises à la commission vendredi après-midi par les procureurs de l'équipe de liaison et qui n'étaient pas en la possession de Boyle, touchent la direction des Affaires publiques de la Défense.Le général Boyle a pu en prendre connaissance au cours d'une rencontre entre les avocats de la commission.PHOTOPC Cinq nouveaux députés Cinq nouveaux députés libéraux et un bloquiste, élus le 25 mars dernier, ont prêté serment et fait leur entrée hier aux Communes.Il s'agit de Stéphane Tremblay ( Bloc ), accompagné sur la photo par son chef, Michel Gauthier; do même que de Stéphane Dion, Pierre Pettigrew, Lawrence O'Brien, Gerry Byrne et Jloy Cullen.Les libéraux fédéraux du Québec « ont plié, cédé, reculé», selon Brassard DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Faire passer le Québec de « société distincte » à « foyer principal de la langue française » ne contribuera pas à attirer le premier ministre Lucien Bouchard à une table fédérale provinciale pour discuter de constitution, prévenait hier le ministre québécois Jacques Brassard.« On n'a pas de mandat pour renouveler le fédéralisme ; si en plus la base de discussion c'est celle du \"foyer francophone\", on peut dire qu'on ne sera pas très enclins à discuter », d'expliquer M.Brassard en réaction aux proposition du PLC à Saint-Hyacinthe.Pour lui l'expression « foyer » pour décrire le Québec est « un terme réducteur, archaïque et vieillot ».De son côté le vice-premier ministre, Bernard Landry, a soutenu que la récente position du PLC constituait « un recul désolant et lamentable », un repli aussi « spectaculaire qu'insignifiant dans sa facture ».Le PLC a liquidé la société distincte «< en même temps que le lait cru », de lancer M.Landry.Pour M.Brassard, nier la société distincte et décrire le Québec comme le « foyer » de la francophonie «< c'est le triomphe de la vision canadienne pour qui le concept de société distincte a toujours été inacceptable ».En entérinant cette idée, les libéraux fédéraux du Québec « ont plié, cédé, reculé.C'est en dessous de Meech, en dessous de tout.C'est le refus borné de reconnaître quelque chose de très simple, que le Québec est un peuple », de soutenir M.Brassard, lors d'un appel conférence de son bureau d'Alma.Il ne veut pas présumer toutefois de la participation de Lucien Bouchard à une éventuelle conférence fédérale provinciale prévue pour la fin juin.Les échanges sont restés au niveau des fonctionnaires.« Pour r M.Bouchard, il importe, avant de donner une réponse, de connaître en détail l'ordre du jour, les questions traitées », d'expliquer le ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes qui n'exclut pas une participation de M* Bouchard aux séances économiques d'une telle conférence.Aux rencontres qui portent sur la création d'emploi, les finances publiques, « on a toujours été présents », dira M.Brassard.Selon lui, l'idée de « société distincte » avait des chances d'avoir une portée juridique, bien que réduite; il en va tout autrement du concept de « foyer ».Ce vocable décrit une réalité, mais ne constitue pas un levier pour mettre en place des conditions qui pourraient être différentes de celles du reste du pays.« On peut dire que le Lac Saint-Jean est le foyer de la tarte au bleuet.juridiquement parlant, cela ne signifie absolument rien, c'est un terme descriptif », a-t-il expliqué.i.- vendredi.« Vendredi après-midi, on nous a montré environ huit pages qui peuvent être déterminantes pour le témoignage de trois témoins à venir, » a signalé Me Noël.Depuis la fouille massive ordonnée par le général Boyle la semaine dernière, des documents ont miraculeusement fait surface.À l'exception de mai 1993, la balance des registres des activités quotidiennes du deuxième commando, celui responsable pour les atrocités en Somalie, ont été retrouvés dimanche à Petawawa dans un « classeur qui n'avait pas été rouvert depuis le démembrement du régiment aéroporté », a témoigné hier le responsable de l'Équipe de liaison, le colonel Jean Leclerc.Jeudi, la commission a reçu « 6 boites sans index.» Le registre des activités quotidiennes du premier commando en Somalie était trop endommagé par l'eau à Mogadishu et quelqu'un l'a détruit, a-t-on appris hier.Pour ce qui est du troisième commando» les entrées manquent pour les mois de janvier à avril 1993, mois critiques où des civils somaliens sont morts dans des circonstances encore douteuses.Un comité d'experts se penchera sur le lait cru CILLES GAUTHIER du bureau de La Presse, OTTAWA Le ministre fédéral de la Santé, David Dingwall, nommera un comité consultatif composé d'experts qui se penchera sur les études gouvernementales ayant mené au projet de règlement rendant obligatoire la pasteurisation du fromage.Son ministère refuse entre-temps de rendre ces études publiques.« Demandez-les en recourant à la Loi d'accès à l'information », répondait hier Jean-Pierre Hanchay, chef du Service d'inspection des aliments de Santé Canada à Lon-gueuil.La responsable du dossier au Bloc québécois, la députée de Drummond Pauline Picard, déplore par ailleurs que le ministère refuse non seulement de lui remettre ces études mais aussi de répondre à ses questions sur le « lait cru ».M.Hanchay explique par ailleurs que la décision de rendre la pasteurisation, ou son équivalent, obligatoire dans l'industrie froma-gère remonte à 1992, mais que le projet de règlement n'a pu être présenté avant le 30 mars 1996 parce qu'il y avait d'autres priorités.Il rappelle que la décision a été prise à la suite des travaux d'un comité mixte ( gouvernement-industrie ) dont faisaient entre autres partie le Conseil de l'industrie laitière du Québec et la Fédération des producteurs de lait du Québec.Personne n'a protesté à l'époque, poursuit-il, mais l'industrie des fo-mages à pâtes molles faits de lait cru s'est développée au cours des quatre années d'attente.Elle fait maintenant, ajoute M.Hanchay, ses représentations, qui seront prises en considération comme toutes les autres que recevra le ministère au cours de la période habituelle de consultation de 75 jours qui suit la publication du projet de règlement.M.Hanchay explique que le dernier cas majeur d'intoxication au Canada remonte à 1984, alors que 1800 personnes avaient été malades à cause de la bactérie appelée saimonelle.Il ajoute qu'une autre bactérie ( listéria ) présente dans le formage avait, en 1985, affecté 142 personnes et fait 48 morts en Californie, puis, en 1987, touché 122 personnes et causé 31 décès en Suisse.Vingt autres cas, poursuit-il, ont été signalés en France l'an passé, touchant notamment onze femmes enceintes dont deux ont accouché d'enfants mort-nés, quatre de prématurés et deux ont eu des avorte-ments spontanés.Le ministre Dingwall a affirmé que la santé publique était sa seule préoccupation et que le comité d'experts s'assurera que la décision finale reposera sur des données scientifiques.4 -1- LA ^KLbbb, MONTREAL, MAKD1 16 AVK1L 1996 Editorial Presse Paul Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Une caricature du Québec contemporain 14 n abandonnant tout projet de réforme constitutionnelle et en laissant l'aile québécoise de son parti sabrer la société distincte au profit d'un concept fumeux, «< la reconnaissance que le Québec est le foyer principal de , ., la langue, de la culture et de la tradition juridique française en Amérique du Nord », le gouvernement Chrétien n'a pas seulement sombré dans le ridicule.Ces reculs, au terme de mois d'hésitations, de maladresses et de virages, ne consacrent pas seulement le désarroi du gouvernement libéral et une tendance à l'improvisation qui ne peut plus s'expliquer par l'effet-surprise du résultat référendaire.Us trahissent une absence de vision et de leadership qui, pour l'instant, constitue la principale menace à la résolution de la crise ouverte par le référendum.Alain Dubuc * ¦ Ce recul du gouvernement libéral était toutefois prévisible.En faisant des promesses sur la société distincte, aux derniers jours de, la campagne référendaire, le premier ministre Chrétien s'était piégé.Il amorçait une dynamique qui risquait fort de.récréer les conditions qui ont mené aux échecs de Meech et de Charlottetown, en réveillant les démons anglo-canadiens sans pour autant satisfaire les Québécois, qui s'attendent à des changements autrement plus substantiels que cette reconnaissance symbolique.M.Chrétien devait se sortir de cette impasse.Il l'a fait en fin de semaine, mais d'une façon qui a très certainement aggravé une situation qu'il aurait dû trouver préoccupante.D'abord en justifiant sa décision par l'absence d'enthousiasme des premiers ministres provinciaux, M.Chrétien cautionne une attitude qui, dans certaines provinces, trahit une profonde intolérance face au fait québécois.Ensuite, M.Chrétien ne s'est pas contenté de remet-tre les réflexions constitutionnelles aux calendes grecques.Il a encouragé l'aile québécoise du parti qu'il dirige à abandonner le concept de société distincte, un geste aussi surprenant que suicidaire.On ne comprend en effet pas au nom de quelle logique il fallait se lancer dans ces discussions sémantiques si on n'avait pas l'intention de toucher à la Constitution.Nous ne gaspillerons pas notre temps à faire l'analyse de ce nouveau concept.Le terme de société distincte était déjà une version adoucie à l'extrême de la réalité que les Québécois voulaient voir reconnue dans la Constitution.Pour ne pas effaroucher le Canada anglais, le gouvernement Bourassa avait gommé les termes de peuple et de nation qui décrivent de façon beaucoup plus précise une spécificité qui dépasse largement la langue et la culture.\u2022 Cette nouvelle édulcoration mène à une caricature de ce qu'est le Québec contemporain.Le « foyer principal » propose une vision statique et passéiste, qui nous envoie des images d'ancêtres en ceinture fléchée se berçant devant un âtre où crépite la flamme de la langue française.Ii est troublant de penser que cette idée pathétique n'est pas venue de militants de l'Alberta profonde, bien intentionnés mais maladroits, mais de libéraux du Québec, qui ont manifesté là une hallucinante incompréhension face à la société qu'ils doivent refléter.z z :\\ Mais ce glissement annonce\\m autre échec, encore plus cuisant.S'il ne touche pas à la Constitution, M.Chrétien propose une autre démarche de renouveau, où il privilégie la voie administrative et un nouveau partage des responsabilités.Cette avenue peut être prometteuse.Mais hélas, le premier ministre s'engage dans cette nouvelle aventure avec le même talent et la même détermination qu'il a déployés dans le dossier de la société distincte.Changeant d'allégorie, pour passer de l'être à l'atelier mécanique, Jean Chrétien voit le renouveau du Canada comme la réparation d'une voiture, des changements étape par étape, un par un, dont la somme donnera le fédéralisme renouvelé.Cette approche minimaliste, où pointe l'absence de vision et de volonté politique, ne correspond évidemment pas au changement que souhaitent une majorité de Québécois.Et pourtant, les forces internes du Québec, marquées par la lutte contre le déficit et par le désir d'un renouvellement du fédéralisme, ne suggèrent pas in.climat propice à la souveraineté.Le seul facteur qui peut renverser cette tendance, c'est un blocage du Canada face au changement qui permettrait de convaincre les Québécois qu'ils ne trouveront jamais la place qu'ils recherchent au sein de la Confédération.Et c'est cet argument, celui de l'impasse, que le premier ministre Chrétien est en train de fournir.\u2022V Agnès Gruda Sang : quoi encore ?éjà submergée par une kyrielle de procédures visant à l'empêcher d'aller au bout de ses conclusions, la Commission d'enquête sur le sang contaminé vient de se faire envoyer un autre bâton dans les roues.Le gouvernement du Québec tente de l'invalider sous prétexte que la santé relève d'une compétence provinciale.«¦ iiiiiMBiiMiiiiB.¦! Voilà qui ajoute une note paradoxale à l'imbroglio dans lequel se débat la commission Krever.Le gouvernement fédéral, qui a institué cette enquête, et qui avec une brochette d'autres personnes et organismes a tenté de la bâillonner au début de janvier, risque maintenant de devoir voler à son secours contre les prétentions de Québec.Et ce n'est pas tout.La Cour fédérale vient d'être saisie d'une autre requête, déposée cette fois par l'ex-di-rectrice du Comité canadien du sang.Celle-ci cherche à bloquer les travaux du commissaire fédéral de l'information, qui tente de percer le mystère de quelques documents disparus.Mais qui pataugerait lui aussi dans un champ de compétences qui n'est pas le sien.Autrement dit, tout le monde s'est trompé de département dans ce joyeux bordel.Le juge Krever a outrepassé son mandat.De toute façon, il n'aurait jamais dû en avoir, parce que les affaires provinciales ne le regardent pas.Si l'on suit la logique qui préside à cet enchevêtrement de requêtes, personne n'est vraiment habilité à révéler par quel malheureux concours de circonstances quelque 1 500 personnes ont contracté le sida au tournant des années 80.' Et il a fallu attendre deux bonnes années, et une quinzaine de millions de dollars, avant que cette impossibilité ne nous saute aux yeux.Un instant.Des documents disparaissent et personne n'a le droit d'enquêter là-dessus ?Et la Croix-Rouge, alors ?Ne relève-t-elle pas d'Ottawa ?A-t-on donc perdu de vue le but de l'enquête ?Qui était, faut-il le rappeler, de démêler les circonstances de la contamination, et non d'engraisser des avocats et des constitutionnalistes.Avant que d'autres acteurs touchés par les investigations du juge Krever ne nous inventent de nouvelles en-tourloupettes, qu'on nous dise donc la vérité.Ni les provinces, ni Ottawa, ni la Croix-Rouge ne désirent que toute Ki vérité soit révélée sur cette histoire.Et tout le reste n'est que littérature.«Bad cop, bad cop» e président Clinton a nommé Mickey Kantor pour remplacer le secrétaire au Commerce, Ron Brown.C'est un choix logique, puisqu'il a participé à l'élaboration de la politique commerciale américaine en tant que représentant au Commerce pendant trois ans et, tout comme M.Brown, il est un conseiller uès proche du président.\u2014iijuiwiw On les appelait parfois « good cop, bad cop », car la spécialité de M.Brown était de visiter des marchés potentiels à la tête de délégations de gens d'affaires américains, alors que M.Kantor utilisait ses talents d'avocat pour défendre les intérêts commerciaux des États-Unis dans les organisations internationales.Ses vis-à-vis canadiens le connaissent comme un adversaire formidable.À six mois des élections, c'est probablement trop demander que M.Kantor devienne soudain accommo-danu .aux côtes de son successeur comme représentant au Commerce.En fait, on a tout lieu de craindre que le nouveau tandem ait vite la réputation de « bad cop, bad cop », car le président Clinton ne peut pas ignorer les protectionnistes.11 y en a longtemps eu dans son propre parti, et maintenant on en trouve de plus en plus parmi les républicains.Bob Dole, l'adversaire de M.Clinton, propose même une révision unilatérale de tout décision arbitrale contraire aux intérêts américains, prise dans le cadre du GATT ou de l'ALENA.Le Canada est un des principaux pays visés par la politique de M.Kantor et par les idées de M.Dole.Ottawa ne devra pas montrer la moindre faiblesse devant les tentatives d'intimidation américaines.Le Canada a toujours été bien servi par le respect des; normes internationales, cela pourrait aussi être le cas pour lès États-Unis, s'ils s'intéressaient moins aux voles détournée! ^ - J Frédéric Wagnière \u2022 .\u2022 .er de la Twatffiou >ou*.\\p\\que vmsc&tŒ.tu amé^qoe M WOtlOS.ÔK) VOIT \\ OÙ QUOKi S'EW .i 4 \u2022 »»;«« i « ê r LA BOÎTE AUX LETTRES y Montréal, ville bien entretenue ?¦ Depuis plusieurs années, j'ai l'impression que je ne suis plus à Montréal, mais bien ailleurs dans une autre ville, où les déchets traînen» et font parti de la culture locale sans que quelqu'un s'en préoccupe.Cette impression est véridique.Elle est certainement causée par la saleté qui règne à Montréal et qui commence à prendre l'aspect d'un fléau, une sorte d'épidémie, qui s'empare de la ville à une vitesse effrayante.J'ai visité et aimé beaucoup de villes en Afrique et ên Asie, mais à Montréal, je ne suis pas du tout heureuse de me sentir, dans certaines rues, comme dans des pays en voie de développement.Valentina MIHAîLA Montréal Lecture du réel et éducation ¦ J'écoutais le dimanche 28 mars une émission spéciale de Radio-Canada sur l'éducation, intitulée Fini la récréation, où il était question d'un nouveau guide pédagogique destiné aux maîtres pour rehausser chez l'élève la compréhension de la pensée des auteurs par l'analyse de la structure de leurs textes.Cette idée m'a plu puisqu'elle rejoint, à mon avis, le principe que l'on devrait toujours considérer comme premier en éducation : accroître la capacité de l'élève à interpréter le réel correcte-menu Ce n'est pas tout de bourrer les crânes de connaissances, d'apprendre des savoir-faire, encore faut-il que les individus deviennent capables d'interpréter le monde qui les entoure.Ce n'est pas par hasard qu'il y a autant de suicides chez les jeunes, de violence, de criminalité et de décrochage scolaire, sans parler de la prolifération des sectes dont ils sont le plus souvent les victimes.C'est parce qu'Us se sentent aliénés, voire étrangers dans ce monde qu'ils ne connaissent pas.On a longtemps oublié en éducation que le besoin de voir la réalité chez la personne était èfssi fondamental et de même na- ture que sa soif de spiritualité.En plus de vouloir saisir les relations entre les objets, la pensée humaine recherche naturellement à donner un sens à l'univers qui l'entoure, si elle n'est pas entravée par les contraintes extérieures.Et, chose curieuse, a toujours existé à travers l'histoire de l'humanité, une volonté politique ou religieuse de réprimer ou manipuler ce besoin, et cela dans tous les régimes politiques.Comme si la conscience était le fruit défendu des sociétés.Félicitons les auteurs de ce document éducatif qui facilitera chez les générations futures une meilleure lecture de la réalité et, en conséquence, une société plus juste.Jean ROUSSEAU consultant en psychologie Merci ! ¦ Je voudrais remercier les personnes qui m'ont aidée lorsque j'ai subi une blessure à la tête après avoir perdu conscience.Cet événement est arrivé le 25 mars dernier dans l'entrée principale du Centre d'emploi Canada, situé sur le boulevard de Maisonneuve, à Montréal.Merci à tous ceux qui ont pris soin de moi à un moment où j'étais effrayée et confuse.Merci aussi au personnel de la salle d'urgence de l'hôpital Saint-Luc pour les soins attentifs qu'ils m'ont prodiguées.Karen MUSGROVE Montréal Pension alimentaire ! ¦ À la suite de l'article paru le 9 avril, nous aimerions réfléchir avec vous aux propos de Me Lahaie.Tout d'abord pourquoi un tel débat ?Serait-ce qu'il y a encore trop d'hommes qui ne paient pas leur pension ?Qui subit les conséquences de ces manquements ?Majoritairement les femmes chefs de famille monoparentale et leurs enfants, et aussi les grands-mères, les femmes vivant plus longtemps que les hommes.Dans les deux situations, la pauvreté fait des ravages.De plus une telle obligation pour les grands-parents pourrait causer du tort aux liens familiaux.Par exemple, il pourrait y avoir des pressions pour qu'une jeune fille n'ait pas d'enfants, ce qui serait un obstacle de plus au libre-choix.À la limite, il pourrait y avoir des divorces de famille, .parents-enfants, pour éviter cette, pension « saute-génération ».Les droits des un( e )s doivent-ils s'exercer au détriment de ceux des autres ?En terminant, une petite note historien-législative.La clause nonobstant a déjà été utilisée, contrairemenfà ce que laisse entendre Me Lahaie, pour discriminer les jeunes de moins de 30 ans vis-à-vis de l'aide sociale.C'est encore d'actualité.Jean-Claude LAPORTE Bureau de consultation-jeunesse Films français demandés ¦ Cette lettre fait suite à l'article paru dans La Presse du 27 mars courant qui faisait mention du projet de France Film.Je croyais rêver : 20 salles de plus à Montréal.Je suis ce que l'on peut considérer comme une cinéphile ( ma passion m'amène au cinéma au moins trois fois par mois ) et je me souviens de deux incidents où parce que, arrivée un peu juste, je me suis vu refuser l'entrée faute de places.A-t-on vraiment besoin de plus de salles de projection alors qu'eues sont déjà à moitié vides.Je crois que le projet devrait plutôt porter sur le choix de films français ( de France ), qui, lui, laisse beaucoup à désirer.On a toutes les versions françaises des films américains, mais plusieurs films de France n'arrivent jamais jusqu'à nous, pour des raisons de promotion et de rentabilité, me suis-je fait dire à Odéon et Fa-mous Players.Si on a des problèmes financiers au départ, comment justifie-ton l'ajout de 20 salles.Évidemment, le Parisien, Berri et Desjardins en seront les victimes : on vide des salles pour en remplir d'autres.Drôle de raisonnement.Louise HAMEL F Beaconsficld LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 16 AVRIL 1996 Opinions Fermer des prisons au Québec ?Le courage remarquable du ministre de la Sécurité publique ANDRÉ NORMANDEAU L'auteur est criminologue et professeur à l'école de criminologie du Centre international de criminologie de l'université de Montréal et directeur du Groupe de recherche sur la police québécoise ( GRPQ ) L'ex-ministre de la Sécurité publique du Québec, Mc Serge Ménard, affirmait Tan dernier, dans un discours fort important sur la philosophie pénale du gouvernement du Québec, que « la meilleure façon de protéger la société c'est de réinsérer socialement ses membres contrevenants.Mais le contexte budgétaire nous commande de le faire autrement, de façon imaginative, avec moins de ressources.L'époque où l'on affirmait péremptoirement que la justice n'a pas de prix est chose du passé.Oui, la justice a un prix ! « ( Congrès de la Société de criminologie du Québec, 7 avril 1995 ).Un an après, nous y voilà.Le centra de détention de JoHette, l'un des cinq ou six susceptibles d'être fermés au Québec.C'est le nouveau ministre, Robert Perreault, qui est responsable de « la job de bras« .Il vient d'annoncer ses couleurs ( 2 avril 1996 ) : 1.Il ferme 5 ( peut-être 6 ?) prisons.2.Il réduit le nombre de places en prison de près de 10 % : de 3500 à 3200.3.Il économisera ainsi 16 millions par année.4.Il en réinvestit 2,5 pour soutenir le réseau des ressources communautaires et les solutions de rechange à l'emprisonnement, dont 1,5 vraiment « neuf ».Au-delà de cette décision ad hoc, le ministre, en conférence de presse, a déposé publiquement deux documents fort importants : A.« Vers un recours modéré aux mesures pénales et correctionnelles » ( 16 pages ).B.« La réforme du système correctionnel québécois / Plan d'action » ( 18 pages ).Le premier de ces documents est signé personnellement par le nouveau ministre qui y développe pour la première fois sa pensée.Ce document de politiques pénales est un document relativement unique en Amérique du Nord et même, par comparaison, avec l'Europe, parce qu'il prend clairement position, de façon modérée et réaliste, en faveur des solutions de rechange à l'emprisonnement, en faveur des « punitions communautaires« , plutôt que des punitions de type carcéral.Réalise-t-on que la Californie a une clientèle en prison aussi importante que sa clientèle dans les écoles et que son budget « correctionnel » ( prison et probation ) dépassera en 1996-97 son budget de l'éducation ?Le Québec a choisi de fermer quelques prisons plutôt que quelques écoles.Chapeau ! À la lumière de cette décision et du document personnel du Ministre, deux ou trois observations me semblent appropriées : A.Le ministre Perreault prend un risque politique majeur.En effet, compte tenu du conservatisme nord-américain réaffirmé récemment en matière de sécurité publique, l'opinion publique sera tout probablement réticente à la décision principale : « Fermer 5 ou 6 prisons.» Pourquoi ?Parce que pour le citoyen ordinaire, une prison est une prison.Et dans une prison, l'on y enferme des criminels « dangereux ».Le prisonnier, selon l'image populaire, est surtout un meurtrier, un violeur ou un voleur à main armée.Fermer 5 ou 6 prisons, c'est donc libérer des criminels « violents ».Le ministre devra donc prendre le chemin de l'éducation du public pour expliquer à monsieur ou madame-tout-le-mon-de que : 1.Il y a 23 « prisons » ( provincia- les ) pour les sentences de moins de 2 ans et 12 « pénitenciers » fédéraux sur le territoire du Québec pour les sentences de 2 ans et plus.2.Que les « prisons du Québec » hébergent ainsi surtout les « petits criminels » qui n'ont pas commis de délits violents et, à l'occasion, plusieurs détenus qui n'ont tout simplement pas payé leurs amendes.Le séjour moyen du détenu est de 30 à 45 jours.3.Que lui, Robert Perreault, ministre de la Sécurité publique du Québec, n'est responsable que des « prisons » et qu'il ne met pas en danger la sécurité du public en fermant 5 ou 6 prisons ; d'autant plus qu'il souhaite que les personnes, dorénavant non emprisonnées, soient néanmoins contrôlées et soutenues, s'il y a lieu, par des « punition communautaires », de type travaux communautaires, par exemple.Le risque politique est définitivement présent.Le public com-prendra-t-il ces nuances ?Je le crois, d'autant plus que les sondages nous indiquent que les Québécois sont plus tolérants dans l'ensemble en matière pénale que la plupart des citoyens du Canada ou des États-Unis.Toutefois, il faudra veiller au grain.Rien n'est acquis à ce chapitre.B.Par ailleurs, le ministre Perreault est fidèle à la philosophie pénale relativement progressiste du Québec depuis quelques années.Cette philosophie s'inspire du « modèle européen « plutôt qu'américain, ce qui exclue le virage punitif de nos voisins du sud mais également de l'Ouest canadien.J'appuie vivement ce choix courageux par les temps qui courent puisque, comme le signalait déjà l'ex-ministre Serge Ménard en 1995 et plusieurs crimi-nologues : \u2014 Les sociétés européennes, avec une criminalité comparable, ne sont pas moins sûres que la nôtre.Les villes européennes, dans l'ensemble, sont aussi sécuritaires, certains diraient même davantage, que Montréal ou Toronto.\u2014 Le recours au système pénal pour régler les conflits est moins largement répandu en Europe qu'ici.\u2014 Les mesures sentencielles lourdes, telle l'incarcération, sont moins répandues et la panoplie des mesures de rechange à l'incarcération est de qualité ; autrement dit, pour employer une expression répandue chez les criminologues, le champ du contrôle social est moins large ; les Américains emprisonnent 5 fois plus de leurs citoyens ( par 100 000 ) que les Canadiens et les Québécois ; en retour, les Européens emprisonnent deux fois moins que nous au Québec.\u2014 La réinsertion sociale est facilitée par un recours plus direct aux ressources de la communauté utili- sées par tous les citoyens.\u2014 Dans l'ensemble, les pays européens de l'Ouest gèrent leur criminalité en y investissant moins de ressources, et ce, tout en maintenant une approche davantage intégrée reliant les causes, les effets et les conséquences.Le modèle pénal européen, ce n'est pas le Pérou ! Ce n'est pas le paradis ! Mais c'est drôlement plus intéressant que le modèle américain, au niveau non seulement des coûts économiques, mais également des coûts humains, des coûts sociaux.Je suis fier, à titre de criminologie québécois, que le Québec, par la voix de son ministre de la Sécurité publique, ait choisi définitivement le modèle européen pour l'an 2000 ! C.Un point spécifique, toutefois, me semble « contestable » dans la décision du ministre Robert Perreault.En effet, malgré ses « bonnes intentions », il a décidé de ne verser que 1,5 million additionnel pour soutenir le réseau des ressources communautaires privées qui sont responsables de certains programmes en matière d'alternatives à l'emprisonnement : travaux communautaires, travaux compensatoires ( non-paiement d'amende ), centres résidentiels communautaires.Ce montant, selon un estimé que nous avons fait, en collaboration avec le réseau communautaire, devrait être de l'ordre de 5 à 6 millions plutôt que 1,5.Certes, nous sommes des citoyens et des « payeurs de taxes« et nous appuyons à ce titre le souhait du Gouvernement et des ministres de réduire la « fameuse dette publique ».Mais il y a réduction et réduction ! Le ministre réalise sûrement qu'il ne faut pas rééditer l'erreur du tournant des années « 80 où nous avons remis « à la rue » des centaines de citoyens qui étaient à ce moment-là « institutionnalisés » pour des problèmes de santé mentale.Or, les ressources communautaires pour soutenir ces gens à l'extérieur des murs des hôpitaux dits psychiatriques n'ont jamais été suffisantes ni en nombre ni en qualité.Le résultat : retour à la case départ, réinstitutionnaiisa-tion de ces personnes quelques années après, à la suite de plusieurs années de souffrance additionnelle pour ces citoyens et leurs proches.Monsieur le ministre Robert Perreault : il ne faut pas répéter cette erreur au chapitre des prisons.Fermer certaines prisons, soit ! Abandonner dans la rue, sans soutien adéquat, sans i:Je convenable, sans contrôle approprié, quelques centaines de personnes condamnées, ce n'est pas la solution.Il faut que l'encadrement des « punitions communautaires » soit, selon mon leitmotiv préféré, « sérieux et rigoureux ».Pour l'être, pour être «< crédible », les « sanctions intermédiaires », selon l'expression cri- minologique, entre la prison et la liberté, doivent être de « grande qualité », ce qui signifie : \u2014 que le bénévolat doit être encouragé, certes, mais qu'il n'est pas suffisant et, surtout, qu'il doit être convenablement encadré ( formation et suivi ) ; \u2014 que les salaires du personnel doivent être probablement ( et malheureusement ! ) plus modestes que dans le secteur public ( pour un travail souvent semblable ), mais qu'ils doivent être justes et raisonnables, accompagnés d'un certain plan de carrière pour inciter les intervenants communautaires expérimentés à « tenir le fort »; \u2014 qu'en retour, des normes professionnelles de qualité soient de mise pour assurer ce contrôle pénal communautaire et la relation d'aide requise ; il faut appeler un chat un chat : une sanction communautaire est une punition, comme la prison, mais hors les murs : plus humaine, plus à même de favoriser une vraie réinsertion sociale.Qu'on le veuille ou non, il y a donc une partie coer-citive, un contrôle social, un contrôle pénal.Il doit être « bien fait », autant pour assurer la « protection de la société » que la « réinsertion sociale » du délinquant.Le ministre a décidé d'injecter 1,5 million pour le réseau communautaire aux 8 millions déjà accordés sur une base annuelle.Ce n'est « pas assez sérieux » pour faire le travail de façon rigoureuse.Nous suggérons vivement au ministre Perreault de réévaluer cette décision et d'injecter plutôt 5 à 6 millions d'argent « neuf »! Une prise de position remarquable ! Il est de bon ton et de coutume pour un universitaire de critiquer assez sévèrement les politiques et les pratiques gouvernementales.Souvent, la critique est fort utile pour faire avancer les choses.Toutefois, il arrive qu'une politique ou une pratique est véritablement valable et pertinente.Or, l'idéologie professionnelle des universitaires ne permet pas toujours de le reconnaître.Il est malheureux qu'il en soit ainsi, car une attitude constamment et férocement négative, si elle n'est pas vraiment méritée, démobilise les acteurs du changement.Dans ce contexte, même s'il ne s'agit pas d'un « langage politiquement correct » ou d'une reconnaissance « universitairement convenable », j'affirme ce qui suit : à la lumière de la prise de position du ministre Robert Perreault, dans son document de politique d'avril 1996, Vers un recours modéré aux mesures pénales et correctionnelles, je considère que la philosophie pénale du ministre et du ministère est tout simplement remarquable.Sur le fond, je ne connais pas de document récent signé par un ministre et un ministère de la Sécurité y[U-blique, au Canada, aux États-Unis et dans l'ensemble des pays européens, qui soit aussi progressiste, en s'inspirant des politiques et des pratiques pénales les plus créatrices et les plus innovatrices des derniers 25 ans, depuis les premiers travaux de la Commission de réforme du droit du Canada au début des années 1970 jusqu'aux travaux de la Commission canadienne sur la détermination de la peine ( Commission Archambault, 1987 ) et ceux des universitaires québécois, canadiens, américains et européens les plus avancés.Le ministre Robert Perreault ~a h osé » prendre le virage d'une politique pénale résolument tournée vers le changement, vers l'avejiir, tournant le dos résolument au virage punitif néo-conservateur au sud et a l'ouest du Québec.C'est! un courage que très peu d'élus poétiques manifestent de ce tempfc-d.Le nouveau premier ministre du Québec, Lucien Bouchard, le répète sans cesse depuis quelques mois ^ « Il faut oser.» Son ministre de la Sécurité publique a bien compris le message.Le nouveau messager a de bien bonnes idées au chapitre pénal et correctionnel ! Même si nous jugeons assez sévèrement le choix du ministre et du gouvernement de ne pas avoir suffisamment dégages*! une marge de manoeuvre financière appropriée pour soutenir davantage le réseau des ressources communautaires, et que nous espérons que la situation sera « revue et corrigée » le plus tôt possible, nous sommes heureux du courage politique de M.Robert Perreault en matière pénologique et criminologi-que.Le Québec est vraiment différent ! Nos amis Américains, qu'il ne faut surtout pas imiter dans le domaine pénal et correctionnel, ont quand même une expression fort pertinente pour décrire l'innovation et la créativité au chapitre des solutions de rechange à l'emprisonnement : «< Smart sentencing.» Qu'il nous soit permis, « sans condescendance et sans flatterie, sans flagornerie », d'affirmer avec conviction que la philosophie pénale du gouvernement du Québec, par la voix de son ex-ministre M* Serge Ménard et du nouveau ministre Robert Perreault, est une philosophie vraiment exceptionnelle, que nous saluons vivement et que nous reprenons à notre compte.C'est une philosophie pénale québécoise vraiment « intelligente » ( smart ! ).Il ne faut pas s'arrêter en chemin.Il ne faut pas que le ministre Perreault s'en contente.Même si c'est un peu un cliché, mais avons-nous maintenant le choix : il faut passer de la parole aux actes ?« Oser« en paroles, c'est déjà bien ! « Oser« par des actions concrètes et pragmatiques, c'est encore mieux ! m La loi 101, chantier de l'avenir d'un peuple GUY B0UTMILLIER porte-parole du Mouvement Québec français.Lettre adressée à la ministre Louise Beaudoin.Le MOUVEMENT QUÉBEC FRANÇAIS, composé de dix grands organismes, souhaitait vous rencontrer.Madame, car le respect dû à la Charte de la langue française appelle d'abord le respect de la personne chargée de son application.Cette rencontre, survenue après votre conférence de presse du 3 avril, nous l'avons placée sous l'éclairage des deux idées maîtresses \u2014 l'inquiétude et l'espoir \u2014qui ressortent du Rapport du comité interministériel que vous avez rendu public le 22 mars dernier En effet, l'avenir du français à Montréal \u2014 donc au Québec \u2014reste à assurer : c'est bien ce que dit ce Rapport, qui n'exclut ni « la plus grande bilinguisation institutionnelle », ni même à terme « l'angli-cisation » de Montréal.Cette perspective interdit tout propos lénifiant et toute attitude attentiste.Mais le même Rapport dit aussi que l'avenir peut encore ne pas nous échapper, et trace la voie à suivre : proclamer solennellement « le caractère français » et « la viabilité en français » de Montréal, et affirmer la volonté « gouvernementale et constitutionnelle de prendre les moyens qui s'imposent ».Nous avons trouvé important de vous entendre parler de la qualité et de la richesse de notre langue : le jour où nous nous convaincrions que nous ne parlons plus qu'un parler local aux moyens d'expression limités marquerait bien, en effet, le début de la fin pour nous.Nous ne souhaitions pas examiner au détail le « bouquet » du 3 avril, sauf à souligner trois points : 1.La « c La use visite », celle des séjours temporaires, ne nous a jamais plu.L'étendre aujourd'hui, comme vous Je proposez, portera à tous \u2014 et Notamment à l'immigration asiatique\u2014 un message exactement contraire aux propos tenus par le premier ministre au Centaur sur « le français langue officielle et commune du Québec et de sa métropole », ainsi qu'à la déclaration sur Montréal qu'appelle de ses voeux le Rapport.Cette exception devrait disparaître du domaine public pour être prise en charge par ceux qui prétendent en bénéficier.2.Les commissions scolaires linguistiques nous conviennent.Mais cette réforme doit passer par la révision de l'article 93 de la constitution de 1867.Aussi bien la combattrions\u2014nous si vous deviez tenter de la réaliser par la voie oblique, peureuse et débilitante des enclaves confessionnelles proposées par M.Claude Ryan et la loi 107.3.Sur l'affichage, nous avons noté que, selon M.Camille Laurin qui vous accompagnait, vous n'ignorez pas qu'il y a à Montréal 42 % de délinquants, et que le temps vous paraissait venu de quitter le régime de la délation pour celui, plus civil et plus efficace, du simple procès-verbal au contrevenant.Surtout, èis n'oublions pas que vous avez attribué à notre statut de province du Canada les limites imposées à votre actuelle marge de manoeuvre \u2014 ce qui augure bien du jour où nous aurons changé de statut.Un train de quarante mesures, ce n'est pas rien, et il y a là des choses intéressantes.Ainsi l'idée de langue commune est-elle belle et bonne \u2014 à condition qu'elle ne devienne pas l'occasion d'une fuite en avant par rapport à l'objectif de langue officielle, que notre statut de province canadienne nous interdit de réaliser pleinement Mais ces mesures ne suffisent pas.Il faudra apporter à la loi 101 des renforcements immédiats, comme vous en conveniez vous-même lors de notre rencontre.Mais ce qu'il faudra par-dessus tout \u2014et que nous n'avons pas encore senti \u2014, c'est une « volonté gouvernementale et constitutionnelle », un grand souffle de vie.À quoi servirait-il en effet de rebâtir la loi 101 à la périphérie, si devait faire défaut au centre un coeur capable de redonner vie à ce grand corps?Les bons ouvriers ne manquent pas, mais où est le grand architecte qui fer^scomprendre à fous le sens de ce que nous entendons faire, et sans lequel nous nous enliserons dans le ronron bureaucratique ?Permettez-nous de vous le dire, car vous appartenez à la formation qui est la seule à avoir jamais osé donner au Québec cette grande loi qu'est la Charte de 1977 : à observer votre parti depuis quelques années, à se rappeller cette grande promesse non tenue d'abroger la loi 86, à constater les silences de votre avant-projet de décembre 1994 sur la souveraineté, nous avons parfois l'impression que la question linguistique vous dérange \u2022 Certes, nous comprenons la difficulté dans laquelle se trouve le Québec ( et où le maintient le résultat du 30 octobre ), et nous aussi entendons le discours sirupeux \u2014 et culpabilisant\u2014 dans lequel certains voudraient nous envelopper.Mais sachez.Madame, que.le jour où vous ferez de la langue française et de la loi 101 le grand chantier de notre avenir de peuple parmi les peuples, vous pourrez compter sur notre soutien le plus crjjier.I LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 16 AVRIL 1996 Politique L'idée de privatiser le Régime de pensions du Canada provoque de vives réactions PHOTO REJTER Un visiteur de Chine Le président du Congrès national du peuple chinois, Qiao Shi, serre la main du premier ministre du Canada, Jean Chrétien.Les deux hommes ont eu une rencontre hier, à Ottawa.Qiao Shi effectue une visite de neuf jours au tCanada.SUZANNE DANSER EAU de la Presse Canadienne TORONTO Même .si le gouvernement fédéral ne l'envisage pas officiellement, l'idée de privatiser le Régime de pensions du Canada a été abordée dès l'ouverture des audiences pancanadiennes sur le projet de réforme du RPC, hier à Toronto.Proposée par un comptable to-rontois, M.John Andrachuk, l'idée a fait bondir le Syndicat des métallurgistes unis d'Amérique.« On a besoin du RPC plus que jamais », s'est exclamé Michel Ar-senault, l'adjoint au directeur des métallos.* De plus en plus de gens sont sans emploi.Ils travaillent à temps partiel, n'ont pas de sécurité d'emploi.Les employeurs, de leur côté, font tout pour ne pas avoir à payer des régimes de retraite », a-t-il expliqué.Selon lui, « la privatisation du régime ferait l'affaire des banques, des compagnies d'assurance, des compagnies de placement, qui y trouveraient une nouvelle clientèle ».Mais pas des « Canadiens vulnérables ».L'Association canadienne des retraités a elle aussi catégoriquement rejeté la privatisation : « L'exemple du Chili nous démontre que cela n'est pas viable », a tranché la représentante de l'association, Mme Lilianne Morganthau.Pour les invalides, la privatisation serait un désastre, a poursuivi Harry Beatty, du conseil des Canadiens invalides, car elle se traduirait soit par l'exclusion de plusieurs bénéficiaires, soit par une augmentation exponentielle de leurs coûts de cotisations.Pas de consensus Mais si la majorité des intervenants ont plaidé hier pour que le régime public actuel soit maintenu en vie, de fortes dissensions sont apparues quant aux moyens à prendre pour y parvenir.Selon Ottawa, le RPC doit être réformé car il n'y a plus suffisamment de fonds pour la génération qui va suivre celle de l'après-guerre.Si rien n'est fait maintenant, prévient-on, les taux de cotisations devront presque tripler d'ici 2030.Ottawa veut donc consulter le public au sujet de trois options : augmenter les cotisations ; améliorer le rendement des placements; réduire l'accessibilité au régime.Hier, les milieux d'affaires \u2014 dont le Board of Trade of Métro Toronto \u2014 ont fait savoir que des hausses qui dépasseraient 10 pour cent du revenu assurable étaient inacceptables.Le pourcentage actuel est de 5,6 pour cent.Mais d'autres groupes, comme le Congrès du Travail du Canada, l'Association des retraités et une citoyenne membre d'un comité de consultation sur le RPC, Mme Mo-nica Townson, ont fait valoir que cet ordre de contribution était inférieur à celui de bien des pays de l'OCDE, dont la Grande-Bretagne, où les gens contribuent plus de 18 pour cent de leur salaire assurable et les États-Unis, où le taux est de 12,4 pour cent.Les métallos ont pour leur part proposé de lever le plafond de 35 000 $ de revenu assurable pour trouver plus d'argent.D'autre part, plusieurs intervenants ont rejeté l'idée de repousser l'âge de la retraite.« Cela serait à contre-courant de la tendance actuelle, où de plus en plus de gens prennent leur retraite avant l'âge de 65 ans », a déclaré Bea Davis, de la Coalition ontarienne des personnes âgées.Et plusieurs groupes se sont en* tendus pour dire fermement à Ottawa que le régime actuel devrait être amélioré et non diminué.Les audiences se poursuivent aujourd'hui à Hamiiton.Elles dureront deux mois et auront lieu dans 18 villes canadiennes.Au Québec, la commission est attendue en mai.Le Québec a mis en place son propre régime, le RRQ ( Régime des rentes du Québec) mais il s'harmonise avec ceiui d'Ottawa.La formule des audiences est assez originale: plutôt que de voir défiler l'un après l'autres les différents groupes, on les réunit autour d'une table ronde.Cette formule suscite un meilleur débat et permet de dégager plus facilement un consensus, croit le président de la commission, le député David Walker.Un agent double du gouvernement impliqué dans la morts de deux Montagnais ?\u2022ïfi Presse Canadienne Un agent double de l'ancien ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche pourrait avoir été impliqué dans la mort suspecte de deux jeunes Montagnais, survenue en 1977, sur la Côte-Nord, rapportait hier soir la Société Radio-Canada.Les auteurs d'un reportage diffusé dans le cadre de l'émission Enjeux appuient cette hypothèse sur les témoignages de trois citoyens de la Beauce qui ont révélé avoir reçu les confidences de l'homme en question.Selon Enjeux, cet agent double travaillait sous une fausse identité et avait reçu le mandat d'infiltrer des réseaux de braconnage.Achille Voilant et Moïse Régis sont morts dans la nuit du 8 au 9 juin 1977 sur la rivière Moisie.À l'époque, l'enquête du coroner avait conclu à une mort accidentelle par noyade.Selon les témoignages recueillis par Enjeux, l'homme aurait déclaré qu'il avait déjà tué deux Indiens sur une rivière au nord de Sept-îles au cours d'un violent échange de coups qui aurait éclaté au moment où il tentait d'intercepter leur embarcation.Annonces classées TRANSPORT ET VEHICULES AUTOMOBILES 4HHBHâv 550 SUBARU justy 90 Gl 88 000 km TWND6R84RO ?U lX.tout équipe.AUTOS Aui $ Cftr.8S4 ^5?4 42 000 km Lasaie cyd 363 gj A v 5950 S SjfrU TOYOTA Corda 91.4 portes, man.A V 5950 $ 583-l8t5T262*225 REMAU0 5 86 106 000km.frems es emfcfa»age neufs »ado bonne canfru-.f35Q $ 334 9818 RENAULT S.1985 HP 000 km.500S r.eg 75U722 paçet RIMAR VOLKSWAGEN wlW ontm.OmrtO, CvUrJOtMO Jetta CL.OU GIS 94-95-M MAZDA 89 323 aut.A1 GOLF 91.ckeset.ton.Al GOLF 92 2 portes fort A-1 GOLF 92 aut tôt A-1 JETTA 92 (3).man.aut.bas km PASSAT 95 flômo.man.tort.A-1 $500 Bool2 Mrto£*ftn E* A VENDRE SUBARU Justy GL \"89 aut ewer> -_ bonne* a «y.2950 S 425-5705 TOYOTA achat 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