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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Livres
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1996-03-17, Collections de BAnQ.

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[" Monique Proulx Montréal vivant, Montréal vivable! page B3 arts et spectacles a 4 i Tranquillement antisémite et plutôt d'extrême droite, le bédéiste le plus célèbre au monde fut sauvé s e Pierre Assouline LOUIS-BERNARD ROBITAILLE collaboration spéciale, PARIS « Le créateur de Tint in, Georges Rémi, alias Hergé, ne fut jamais ni fasciste ni nazi.» tient à nous préciser Pierre Assouline en entrevue.« Seulement un petit-bourgeois belge de son époque et de son milieu, catholique et d'extrême droite.» Ouf ! comme dirait le reporter adolescent en pantalon golf : on l'a échappé belle ! L'inventeur du héros de BD le plus célèbre du XXe siècle \u2014 avec Mickey et sans doute Astérix \u2014 n'était pas un authentique sympathisant de Hitler et de Mussolini.Tout au plus la quasi-totalité de ses amis personnels des années 1930 étaient-ils d'extrême droite, tout comme le journal \u2014Le petit vingtième\u2014 où il commença sa carrière en 1929.Jamais il n'applaudit à l'occupation allemande de la Belgique : il se contenta de la subir en collaborant en toute sérénité au quotidien le plus pro-allemand de Bruxelles, Le Soir « volé ».Et s'il connut des dirigeants et écrivains du mouvement fasciste belge Rex, il n'en fit jamais partie.« Le père de Tintin, résume Assouline, était d'extrême droite.mais ne faisait pas de politique.» Celui qui a déjà livré des sommes biographiques sur, entre autres, Georges Simenon et Gaston Gallimard, signe cette cette fois une biographie d'Hergé, Georges Remi, décédé en 1983.Le livre de 463 pages, sobrement intitulé Hergé, sera disponible dans les librairies québécoises le lundi, 25 mars.S'il n'y a pas dichotomie totale entre Hergé et Tintin, le créateur et sa « Hergé avait tout pour être un classique »v estime Pierre Assouline.créature ne se confondent pas non plus.Hergé, s'il resta toute sa vie un « dessinateur pour enfants », par définition apolitique, resta également toute sa vie.fidèle à l'antisémitisme tranquille de sa jeunesse.Et sa correspondance privée en garde des traces jusque dans les années 1950 et 1960.Mais, plus encore que son père, Tintin, si l'on excepte ses tout débuts et quelques dérapages isolés, se garda lui aussi d'en faire.Ce qui explique à la fois son immense succès international, et le fait que l'enfant ait totalement échappé à l'opprobre qui toucha le père à la Libération.« Très tôt, nous dit Pierre Assouline, Hergé s'est employé à gommer ce qu'il y avait de trop actuel, de daté, de situé dans les aventures de Tintin.La preuve : seules les premières se déroulent dans des pays réels \u2014 URSS, Congo, USA, Egypte, Chine\u2014 tandis que pour les autres, on trouve des pays imaginaires.Rien n'est plus éloigné de Tintin que les débats politiques : même sa nationalité belge disparaît définitivement au troisième album, et les valeurs qui sont exaltées sont celles de l'amitié, de la solidarité.C'est cette neutralité du dessinateur qui donne finalement à son héros cette parfaite universalité, et explique en grande partie son formidable succès.De même, bien entendu, que l'extraordinaire pureté et simplicité du dessin.Hergé avait tout pour être un classique, h Bien sûr, on aura constaté que Tintin n'est pas un dépravé sexuel, et qu'il n'a pratiquement que des qualités \u2014 « D'ailleurs, ajoute son biographe, il est tellement lisse et passe-partout que les autres personnages sont souvent plus intéressants ».Est-ce la marque de cet ultraconservatisme catho ?Voir HERGÉ en H 2 de l'opprobre par Tintin lui-même %» - *\u2022 4 .\u2022 : j ¦ w » Graphisme André Rivest ¦ i W a i 1\t> 28- 29o 30\tMl\t1RS LE drEvIKUM «= \u2014 ^ BILLETS AU SPECTRUM (INFO: 861 5851 ) ET A TOUS LES COMPTOIRS ADMISSION _RÉS|RVAT!0NS: 790-1245 EXT.DE MpNTRÉAL 1-800-361-4595\t\t\t B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 17 MARS 1996 Livres Afrique : des mots et des civilisations JOHANNELAUZON collaboration spéciale Bana-bana, pili-pili, foula-foula.Autant de sons qui colorent la langue française dans les contrées lointaines de l'Afrique.De Ouagadougou à Bangui, le français se réinvente.Le vendeur ambulant devient un bana-bana, une sauce pimentée du pili-pili et une four-gonnette, un foula-foula.Ce sont ces mots de la savane et de la forêt que l'on découvre dans le nouveau Dictionnaire universel, lancé en ce mois de l'histoire des Noirs par les éditions Hachette et l'AUPELF-UREF (Agence francophone pour l'enseignement supérieur et la recherche ).Incontestablement universel, l'ouvrage accorde à l'Afrique la place qui lui revient et que depuis toujours les dictionnaires négligent.Après tout la deuxième capi-rale francophone, après Paris, est Kinshasa : la mégapole zaïroise compte en effet quatre millions d'habitants qui, pour la plupart, parlent un français impeccable.Le dictionnaire présente 6000 DICTIONNAIRE UNIVERSEL définitions africaines.« Clignotant » est « cl igno-teur » dans certains pays africains ( comme en Belgique ) ; « participer à une compéti-tion » est aussi « com-pétir ».Pourquoi pas ?On a bien le droit de « magasiner» au Québec.Il répertorie aussi 13 000 noms de personnalités qui ont marqué notre temps.Et plusieurs Africains, bien que moins connus par les Occidentaux, y figurent en bonne position : feu Cheikh Anta Diop, écrivain et physicien sénégalais, feu Amadou Hampâté Bâ, ethnologue et poète malien.Manu Dibango, musicien camerounais.L'outil de référence est complété 4k If 'M AFRIQU£,NOIRE HISTOIRE et Civilisations ililx M IOKOLO Tom«l par 53 dossiers sur les États d'Afrique et de l'Océan indien.Ces résumés offrent un excellent tour d'horizon du continent : ses peuples, leur histoire et leur culture.Berceau de l'humanité L'Afrique est le berceau de l'humanité.On l'a déjà dit.Mais entre l'apparition du genre humain et la colonisation européenne de l'Afrique noire, nous savons bien peu de choses.L'historien Eli-kia M'Bokolo de l'École des Hautes Études en Sciences Sociales ( Paris ) a fait un travail de moine pour retracer de grands pans des civilisations africaines, de l'origine de l'humanité jusqu'au XVIIIe siècle.Étoffé par une importante bibliographie, le premier tome d'Afrique mire : histoire et àvilisatians présente un continent ouvert sur le monde, en contact avec les sociétés méditerranéennes dès le premier millénaire av.J.-C.L'ouvrage expose les enjeux de la traite négrière, amorcée par les Arabes bien avant l'arrivée des Européens.D'où une présence africaine jusqu'en Asie.« Si l'esclavage a été le lot de toutes les sociétés hu- maines à un moment ou à un autre de leur histoire, aucun continent n'a connu, sur un temps si long (VlIe-XIXe siècle), une saignée aussi continue et aussi systématique que le continent africain », écrit l'auteur zaïrois.Plusieurs historiens, relaîe-t-ii, affirment que l'Afrique paie encore la note : la traite aurait retardé son développement économique et déstructuré son tissu social.Notre propre histoire est ainsi abordée par la bande.Les Amériques ne se sont-elles pas construites, en bonne partie, grâce à cette main-d'oeuvre servile arrachée à sa terre ancestraie ?Dix millions d'Africains se sont retrouvés dans les colonies du Nouveau Monder et plus de cinq millions sont morts au cours des inhumaines traversées de l'Atlantique.DICTIONNAIRE UNIVERSEL.Hachette-AUPELFIUREF, Vanves, 1995.1503 pages.AFRIQUE NOIRE : HISTOIRE ET CIVILISATIONS.TOME l ( JUSQU'AU XVIIIe siècle), Elikia M'Bokolo.Haner-AUPELF/UREF, Paris.1995.496 pages.Livres à surprises SONIA SARFAT1 collaboration spéciale Attention, coup de foudre en perspective : habituellement, l'enfant qui entre en contact avec un des boîtiers de la série « Secrets », de Gallimard, en redemande.L'éditeur a d'ailleurs prévu le coup : douze titres ont été publiés ; il en prévoit une centaine, répartis en six séries ( sciences, histoire, arts, nature, ciel et jeux ).Ces coffrets uniques en leur genre s'ouvrent sur un monde de connaissances et de bien grands plaisirs.Le savoir est livré dans un fascicule de 32 pages, tout en couleurs et imprimé sur papier glacé, qui traite d'illusions d'optique, d'étoiles, de boussole, de tissage, etc.Le plaisir, lui, est niché au creux du boîtier.Ici, on recrée le vertige des illusions d'optique grâce à une toupie et à quelques disques.Là, on bâtit un planétarium miniature.Ailleurs, on fabrique une boussole, on tisse, etc.Parmi les plus fascinants.Secrets des illusions d'optique.Où des paysages se transforment en visages, des îles en chiens endormis.Quant aux contours du quart supérieur droit de la feuille d'érable du drapeau canadien, elle révèle.le profil de deux hommes en colère ! SECRETS.des planètes, des traces, des étoiles, de l'arbre, de la boussole, du moteur électrique, du tissage, du charpentier, du cinéma, des temples, des illusions d'optique, des anamorphoses.Gallimard Jeunesse, Paris, 1995.16,95 $ chacun (à partir de 7 ans).i i II econd t i [.] Le Second Violon* c'est de la sacrée belle ouvrage [.] ^ Réginald Martel Tir idfo , La Presse m É I) I T I O \\ S QUÉBEC,/ ANfl-Riyi 1 afb^l Hergé selon Pierre Assouline Hergé / Suite de la page B l « Un peu, mais pas seulement.La BD de ces années, et jusque vers 1960, était soumise à une vraie censure morale : on avait intterdit Boule et Bill parce que l'un des héros n'allait pas à l'école ! » Le côté édifiant de Tin-tin reste donc tout à fait dans les normes de l'époque, et les bandes dessinées pour enfants publiées jusque dans les journaux communistes mettaient en scène des héros bien sages et positifs.Si Tin-tin ne boit pas ni ne va au bordel, ne connaît d'autre femme dans sa vie que la Castaflore, cela ne tient pas à l'influence scoute et catholique sur Hergé : c'était grosso modo la mentalité de l'époque.En fait, s'il y a une oeuvre politique de Hergé, c'est au tout début de sa carrière : le fameux Tintin au pays des soviets, dont la publication commence en janvier 1929, dans le supplément jeunesse de ce journal d'extrême droite dirigé par un certain abbé Wallez ( condamné à la prison à la Libération ).Puisant dans des reportages de l'époque, dont ceux du journaliste Albert Londres, Hergé, sans faire dans le détail, décrit le régime comme dictatorial, brutal, menteur, exploiteur et producteur de misère ! Un tableau peu subtil mais qui, finalement, n'était pas si loin de la réalité que tout le monde reconnaît aujourd'hui.Et si Georges Remi, par la suite, refusera longtemps sa réédition en album, ce n'est pas par crainte d'être accusé d'anticommunisme, mais parce qu'il le trouve plutôt mauvais : trop « politique » pour des jeunes, faible pour le scénario et surtout le dessin.Le suivant, Tintin au Congo ( qui sera en fait le premier « vrai » de la série ), contient effectivement, comme on l'a beaucoup dit par la suite, des expressions et propos colonialistes et racistes mais qui, il faut l'avouer, étaient monnaie courante en 1930 en Europe, y compris dans des milieux éclairés.Il n'y avait pas là de quoi vraiment fouetter un chat.Quelles que soient les allégeances de Hergé, Tintin a peu à voir avec l'orthodoxie d'extrême-droite de l'époque.Il est soit neutre, soit insaisissable.Dans ses aventures en Amérique, il est certes dans la ligne quand il dénonce le « capitalisme », mais en même temps il défend les Indiens.Dans Le Lotus bleu, il prend le parti des Chinois contre les Japonais.À la toute veille de la Guerre, dans Le Sceptre d'Ottokar.il renvoie dos a dos communistes et nazis.Ni Tintin ni Hergé n'aiment les dictatures.La seule tache indélébile reste L'étoile mystérieuse, pu-bliéen 1942 dans «< Le Soir » collabo et antisémite, et où Tintin a pour adversaire un odieux capitaliste new-yorkais à gros nez et gros cigare, répondant au nom de Blu-menstein 1 Lequel Blu-menstein, après 1950, sera rebaptisé d'un nom neutre, tandis que.son nez sera fortement aryanisé par Hergé lui-même ! Hergé ne faisait pas de politique, étant lui-même un innocent dessinateur pour la jeunesse.Il reste que l'Occupation fut, comme le dit Assouline lui-même, la période la plus heureuse et la plus faste de sa vie.Lui-même ne songea pas une seconde à interrompre sa carrière et trouva normal de collaborer \u2014 en se disant que l'Occupa- tion ne serait pas étemelle.Aussi fut-il presque étonné de se trouver inquiété à la Libération \u2014 légèrement : une nuit en prison, quatre interrogatoires, puis un non-lieu.En bon chrétien, il resta scrupuleuseent fidèle à de nombreux amis qui, eux, se retrouvèrent en prison et os-tradsés.Il ne renia strictement rien de ce qu'il avait dit ou fait \u2014 car il ne voyait même pas ce qu'il avait fait de répréhensible ! Simplement cet « acharnement » le brisa pendant plusieurs années, et il ne sortit de la dépression que vers 1950.Pour se tourner de plus en plus nettement vers des royaumes imaginaires, qu'on retrouve dans Tintin au Tibet ou Les Bijoux de la Costa-fiore.Dans ce dernier album ( le 21e sur une série de 23 ), Hergé se livrait à une fantaisie presque surréaliste qui fascina les « tintinolâtres », mais aussi critiques officiels et philosophes.Dans Tintin au Tibet, l'auteur expédiait son héros vers la pureté inaccessible des neiges, comme s'il rêvait lui-même de se purifier à jamais des imperfections de ce monde mesquin.Un monde certes bien trivial, mais où Georges Remi avait tenu le rôle, pas follement exaltant, du petit Blanc conservateur, fidèle à sa parole de scout, mais qui n'a rien compris aux horreurs de son époque, et refuse jusqu'à la fin de les voir en face.Tintin, lui se porte bien, avec des dizaines de millions d'exemplaires vendus dans le monde.Hergé, avec Gosciny et Simenon, est l'auteur francophone le plus traduit dans le monde, bien avant Balzac ou Dumas.Un pur classique.HERGÉ.Pierre Assouline, Pion.Paris.1996,463 pages.Cinq questions à Ann Charney Trois ex-felquistrs, un mafloso WarrioTs et un cinéaste composent les HEROS INCONFORTABLES de votre livre.Qu'ont-ils en commun ?Ce sont des personnes marginalisées par des situations extrêmes dans lesquelles elles se trouvent Des situations sans issue, cernées par le désespoir et la colère qui les amènent à accomplir des actes violents.Vos héros ont-Us accepté de se livrer spontanément ou avez-vous dû utiliser I* Interview-bistouri ?Ni l'un ni l'autre.C'est la curiosité, la patience et la compréhension qui ont créé l'atmosphère dans laquelle leurs histoires se sont dévoilées.Les personnes que vous avez interviewées ont-elles lu ce que vous avez écrit sur elles ?Oui.toutes, sauf celles qui sont mortes.À qui s'adresse votre livre ?À tous ceux qui s'intéressent au paysage socio-politique du Québec et à la complexité de la nature humaine.Comment avez-voos réussi à faire dire à Paul Rose, Pierre Val lien* (et à d'autres) ce qu'Us n'ont jamais dit nulle part ailleurs ?En les écoutant attentivement, en évitant tout jugement moral en m'identifîant à eux et en tentant de ressentir ce qu'ils ressentaient.Ann Charney est lauréate de plusieurs prix en tant que journaliste et nouvelliste.Son livre Dobryd.salué unanimement par la critique, a connu un succès international.HÉROS INCONFORTABLES (192 pages) FONDATION QUÉBÉCOISE DU CANCER at1f,rwé0i ta ni TèU 117-11M LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 17 MARS 1996 B 3 Livres Proulx: sa façon de voir a changé, comme la ville elle-même ENTREVUE Réginald Martel ui n'aime pas assez châtierait trop ?Écoutons les propos de beaucoup de Montréalais : la ville est malade, elle va mou- \u2022 rir, elle est morte.De- puis quelque temps, le discours sur notre ville est le plus souvent décourageant, débilitant.J'écoute Monique Proulx, qui me parle de ses nouvelles, les Aurores montréales, et j'entends plutôt : Montréal vivant ! Montréal vivable ! Les choses se présentent ainsi.Si le recueil de Mme Proulx parle de ce qui lui importe \u2014 comme à tout écrivain \u2014, la condition humaine, la présence soutenue de Montréal n'y est pas un simple décor.\u2022 Dès son arrivée ici, en 1984, l'écrivain a commencé la réel action de son livre, pour essayer d'apprivoiser les lieux.La façon de voir a changé sans cesse, comme la ville elle-même, sans doute, mais une première image persiste : « Montréal n'est pas hostile, mais inesthétique.» Quand on vient de la bonne vieille ville de Québec, on comprend ! Montréal a-t-il un sexe ?« Ville féminine, dit Mme Proulx.Mais pas à la façon d'une jolie femme.Je vois en elle une mère de famille en gestation, de milieu modeste, honnête et tenace.» Montréal a-t-il un âge ?« / y a cinq ans, Montréal ne bougeait pas beaucoup.Maintenant, les masques tom- bent.On le regarde moins comme l'abri de nos névroses que comme le lieu d'un enjeu.Et Montréal est plus aimé.\u2014 Parce qu'il est malade ?\u2014 Peut-être, mais surtout parce que s'il doit y avoir une viabilité nord-américaine du français, en dehors de l'aire folklorique, c'est ici que ça se passe.\u2014 Parce que c'est ici un lieu de tension ?\u2014 Et le lieu des formes d'expression les plus diverses.» Diverses, en effet ! Il y a cette astuce, qui n'échappera à personne.Plusieurs nouvelles sont dédiées à des écrivains, des vrais, qui se nomment Micone, Foglia, Chen ou Laferrière.« C'est ma façon de leur dire merci de s'être intégrés ; de saluer d'autres façons de dire, qui sont pour nous une saine émulation.« Ces temps-ci, nous devons, les premiers, tendre la main aux Autres.Nous sommes prêts pour la réconciliation.Il faut faire savoir à ceux qui sont venus d'ailleurs qu'ils ont ici leur place et qu 'on va recevoir ce qu 'ils sont à offrir.» La grande ville, c'est pourtant, c'est aussi la solitude.La tienne, Monique, la mienne et celle des autres.« Mais la solitude n'est pas né-cessairemetxt triste.Elle a aussi à voir avec l'autonomie, qui compte dam la grandeur de l'être humain.«Je crois qu'on fomente soi-même son sort.C'est comme le désespoir, qui peut être l'horreur et la névrose carabinée, mais qui peut être aussi l'occasion d'une création de soi.» Ces états, ces situations, on les trouve à peu près tous dans ces Aurores montréales, au moment qui con- PHOTO LUC SIMON PERREAU.T LtPnssê Monique Proulx dans la ville qu'elle aime.choses importantes.Si la vie elle-même ne dure pas, pourquoi l'amour durerait-il ?Ça ne veut pas dire qu'on doive re-' commencer toujours.\u2014 Tu as un mot terrible, sur le passage de la passion, de la fulgurance, à la ressemblance.\u2014 77 y a aussi un certain bonheur à finir par se ressembler, mais c'est bien loin de cette fabuleuse collision entre des continents qui s'ignorent encore.» La rencontre des paumés, des mendiants désormais visibles partout, c'est autre chose.Les Aurores montréales nous donnent à voir des ouvertures, spontanées, prometteuses.« On n 'a pas le luxe de penser, sous prétexte que la société serait complètement déboussolée, que la solidarité ne nous concerne pas.» Et les autres, anglophones et al-lophones, dont certains menacent de morceler le Québec ?L'autofla-gellation qui a suivi certaine déclaration de Jacques Parizeau a mis l'écrivain en colère.Des universitaires ont même eu un projet de pé-, tition.Ayant retrouvé son calme, Monique Proulx note qu'à vouloir être trop parfaits, nous n'arriverons à rien.» vient le mieux.Les astuces de composition ne sautent pas aux yeux du premier venu, bien sûr, et Monique Proulx me met gentiment sur la piste.Le recueil est fait de cinq parties.Rupture avec la famille ; apprivoisement des lieux ; fusion amoureuse ; découverte de l'Autre \u2014 l'an- glophone, par exemple, et enfin, entrée dans l'antichambre de la mort.Rupture avec la famille, apprivoisement des lieux : nécessités, conditions de naissance.Et l'amour ?Chez Mme Proulx, il ne rime pas du tout avec toujours.«Je crois à /'impermanence des «Nous sommes terriblement impatients, nous voulons maîtriser tout de suite ce qui peut prendre beaucoup de temps.Montréal vit une adolescence douloureuse, mais je suis optimiste : la fin \u2014 et le commencement \u2014 sauront bien venir.» LES AURORES MONTRÉALES, Monique Proubc.Boréal, Montréal, 1996,248 pages.ut * On en veut plus ! ALEKSI K.LEPAGE collaboration spéciale A vec Frissons d'humour, Caroline M cto l.i reprend là où elle nous avait laissés dans son premier album Cent dangers, et poursuit sa série de mini-aventures domestiques, ses petites histoires cocasses où les personnages subissent diverses emmerdes de la vie quotidienne.Exemple : perdre ses clés dans la neige ou faire des niaiseries devant des gens que l'on veut impressionner.Les vingt pages de bédés inédites en album ( mais déjà paru dans le défunt Titanic ), sont suivies d'une réédition de Ma Météor bleue, album pour lequel Merola a remporté le Prix Onésime ( prix de la bédé made in Québec ) en 1990.Il n'y a donc pas grand-chose de neuf dans Frissons d'humour.S'adressant surtout aux jeunes ados.Ma Météor bleue nous replonge dans les années cinquante alors que Nico, tout fier de sa nouvelle voiture, réalise qu'elle est.han- tée ( comme dans Christine, le roman de Stephen King, mais avec les meurtres sanglants en moins, bien sûr ).En somme.Frissons d'humour est une petite bédé gentille, charmante et pour toute la famille.Dommage seulement que Caroline Merola ne puisse se consacrer davantage à la bande dessinée, car son style clair et original est vraiment unique.À quand un vrai nouvel album ?FRISSONS D'AMOUR, Caroline Merola.Éditions Kami-Case, Montréal, 1996, 48 pages.PHOTO JEAN GOUPIL LiPmsse Robert Lalonde : un univers très riche Lalonde lyrique, passionné RÉGINALD MARTEL obertLalonde préfère appeler histoires ses nouvelles et ses contes.Le mot n'importe guère, pour qui est assuré de renouer, dans Où vont les sizerins flammés en été ?avec l'univers très riche que le romancier a intégré à quelques-uns des romans les plus importants publiés par des Québécois depuis quinze ans.- Dans la forme courte, l'écrivain est bien le même, quant à l'inspiration et quant à l'écriture, il est recon-\u2022naissabie donc, mais on me permettra de regretter quelque peu le souffle lent, long et puissant qui traversait par exemple le Petit Aigle à tête blanche ( Seuil, 1994 ) ou le Fou du père ( Boréal, 1988 ).Robert Lalonde est avant tout un écrivain lyrique, je veux dire passionné ; je le retrouve un tantinet coincé, Contraint, dans chacune des dix nouvelles de son nouveau recueil.Cela donne le sentiment curieux, et frustrant un peu, de voir avorter chaque fois une belle grande histoire toute pleine et toute ronde, poussée à la limite extrême du sens et porteuse de sa critique interne.Nous voici de toute manière emportés dans la nature, là où on peut encore la reconnaître comme telle, où flore et faune sont les êtres premiers, porteurs de troubles mystères qui sont capables d'infléchir, comme par quelque magie secrète, le destin des humains qui s'y aventurent.La nature, c'est aussi la campagne, ou ce qui d'elle a pu résister aux assauts d'une modernité qui parfois dévaste jusqu'aux paysages qu'on aurait souhaités éternels.La nature humaine n'est pas en reste, car M.Lalonde, qui y connaît quelque chose, a le don d'imaginer des événements qui se trament sourdement au plus secret des êtres, là où rien n'est transparent ; c'est une catastrophe souvent, affaire de vie ou de mort, d'amour ou de déréliction, et soudain rien ni personne n'est plus pareil, car la nature a su déchirer les oripeaux de Ja culture, ce masque fragile tissé de mots.\u2022 On reconnaitra dans quelques p.iges de ces nouvelles, mais différentes bien sûr, : po< lie chantante d'un Alain Fournie! ou la peinture odorante d'un Henri Bosco.Notre romancier n'a pas a rougir d'une aussi prestigieuse compagnie.OÙ VONT LES SIZERINS FLAMMÉS EN ÉTÉ ?, Robert Lalonde.Boréal.Montréal 1996, 168 pages.VOUS INVITE A DES RENCONTRES PARTICULIERES AVEC.le monde des livres.Je monde du cinéma.le monde des arts.Je monde des enfants.Je monde des idées.le monde de la musique À chacun son Renaud-Bray! 5252, chemin de la Côte-des-Neiges « 342-1815 4301, rue Saint-Denis » 499-3686 \u2022 5117, avenue du Parc « 276-7681 1474, rue Peel » 287-1011 \u2022 359, rue Sainte-Catherine Ouest » 289-8681 6925, boulevard Taschereau (Brossard) « 443-8380 et Renaud-Bray Jeunesse maintenant situé au 5219, chemin de la Côte-des-Neiges » 342-3420 LES ÉVÉNEMENTS\t\tRENAUD-BRAY Lectures FKAHCÎNE D'AMOUR «Presque rien» et MUSIQUEPBOULX «Les aurores montréales» (Éotans du ta) le dimanche 17 mars à 14h au SII7,awnue du foc.\tL'Heure du conte pour les tDut-petto de 3 ans et pas AVEC ANIQUE POITRAS le samedi 23 mars à 14h30 au Renaud-Bray jeunesse 5219, di CôKfcfeges / 342-3420\tEntretien animé par Joël Des Rosiers AVEC 8TAHLKY PÉAN AUTEUR DE ZOMBI ELUES (la Courte Édde) le mardi 26 mars à 18h au 359, rue Ste-Catheme Ouest B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 17 MARS 1996 Livres Paul Michaud, éditeur au temps de l'Index VIE DES LIVRES Pierre Vennat STEPHANE POTVIN collaboration spéciale es années 1960 et 1970 fascinent.Elles évoquent une période où de nombreuses victoires ont été remportées, au nom de la liberté et de Tégalité.Toutefois, les luttes les plus difficiles de la Révolution tranquille furent menées au cours des années 1940 et 1950.Que l'histoire attribue la paternité de cette révolution à Jean Lesage démontre bien cette mystification.C'est ce que soutient l'éditeur Paul Michaud dans son autobiographie.Au Temps de l'Index ( chez Libre Expression ) : « Quand Jean Lesage est arrivé au pouvoir, le père Lévesque avait sensibilisé nombre d'étudiants à l'action syndicale et à la démocratisation de la société québécoise.En 1960, Lesage s'adressait à une armée d'éru-dits.» Georges-Henri Lévesque, fondateur de la faculté des sciences sociales de l'Université Laval ( en 1938 ), « restera donc le véritable père de la Révolution tranquille ».Cette affirmation émane d'un des témoins privilégiés de la lutte menée au temps de l'Index.Non seulement Michaud a-t-il connu le père Lévesque, mais aussi a-t-il édité les premiers écrivains contestant l'autorité de l'Église catholique.Que ce soit Yves Thé-riault, Gratien Gélinas, Roger Le-melin, Marie-Claire Biais, Anne Hébert, la liste est prestigieuse.D'abord propriétaire de la première librairie profane à Québec, il dut mener sa propre lutte.Les premiers acheteurs ne se précipitant pas à sa porte, il mit ses livres dans le magasin à grande surface Kresge \u2014 ce que ne facilita pas la condamnation par l'Église du roman Au Pied de la pente douce de Lemelin.Car l'Église d'alors, qui avait mis à Le libraire et éditeur Paul Michaud l'Index Balzac, Hugo et Flaubert, ne tolérait rien : « On savait par expérience qu'il leur ( les auteurs ) était interdit de seulement entrouvrir une porte de chambre à coucher, à moins que ce soit pour glo-iifier une naissance.Un enfant se devait de naître sans avoir été conçu.» Bref, pour survivre, Michaud multiplia ses activités.Il mit ses livres dans une chaîne de tabagies ( Jos Cité ), ces endroits publics cette fois trop petits pour que l'Église ne s'y attarde.Afin d'éduquer graduellement ses lecteurs, il créa le Cercle du Livre à Succès et devint éditeur.Au fond, cette difficulté de changer les choses relevait d'un processus beaucoup plus intangible.Ayant vécu la Dépression, la génération de Michaud ne rêvait pas.Comme il l'explique en entrevue à La Presse, « il est extrêmement difficile de voir grand quand tout est petit autour de soi.En fait, ce n'est qu'après nous en être sortis que nous avons réalisé qu'il faisait bien noir dans notre temps ».Les héros méconnus Récit d'une lutte mais aussi récit de rencontres.Au Temps de l'Index nous permet d'apprécier davantage certains héros méconnus de notre histoire, tels Ludus Laliberté ( premier libraire de la ville de Granby ) ainsi que les pères Desmarais et Le-gault.Michaud nous guide aussi dans les coulisses du monde de l'édition.Nous y découvrons son engagement dès les premiers salons du livre en plus d'une série d'anecdotes croustillantes.Ainsi, Hervé Bazin ( dont il a édité La Clope ) lui avait conseillé de ne pas éditer Une Saison dans la vie d'Emmanuel de Marie-Claire Biais \u2014ce livre allait remporter ultérieurement le prix Médi-cis.Nous apprenons aussi que le succès A'Agaguk fut retardé par le comportement dragueur de Thé-riault qui s'aliénait les employées de Grasset qui l'éditait.Cette autobiographie comporte certaines longueurs, qui brisent le rythme de la lecture.Mais dans l'ensemble, elle arrive à point : alors que les intellectuels prophétisent la mort imminente du livre, Michaud a le mérite de nous remémorer une époque où il n'existait pas de véritable tradition de lecture au Québec Elle retrace l'histoire d'un de nos précurseurs, à qui l'on doit la popularité actuelle du livre chez nous.Michaud déclare en entrevue : « Ma plus belle récompense, la cerise sur le sundae, c'est lorsqu'une dame faisant son épicerie s'arrête devant le kiosque Arlequin et glisse un roman dans sa commande.» A U TEMPS DE L INDEX : MÉMOIRES D'UN ÉDITEUR 1946-1961 Paul Michaud, Libre Expression, Montréal, 1996, 284 pages.La tyrannie des « gènes sociaux » MARK) ROY Les superorganismes que sont les tribus ou les sociétés animales et humaines sont programmés, comme les individus, pour fonctionner uniquement en vue de leur propre reproduction et de leur propre croissance.Ce processus est stimulé et réglé par des mêmes \u2014intraduisible\u2014, sorte d'équivalent, de nature immatérielle et à contenu social, des gènes.Ces mêmes, comme les gènes, sont amoraux : ils justifient indifféremment le recours au bien et au mal.Ainsi, chez les animaux comme chez les hommes, les sociétés en période de croissance sèment-elles leurs mêmes en utilisant au besoin une forte quantité de violence, programmée dans la partie animale du cerveau des êtres vivants.Les sociétés en déclin se replient sur elles-mêmes, refusent l'affrontement extérieur \u2014qu'il soit carrément guerrier ou, de façon plus sophistiquée, industriel, commercial, éco- nomique ou culturel \u2014 et adoptent une attitude de nature suicidaire en refusant le progrès et en se créant des ennemis intérieurs.Construction intellectuelle extrêmement ambitieuse et dérangeante, Tlte Lucifer Principle, d'Howard Bloom, entend \u2014et, peut-on estimer, parvient à \u2014 jeter un regard neuf sur l'histoire.Bloom est un scientifique de New York qui a effectué des recherches en médecine et en psychologie ; il a publié notamment dans Omni, le Village Voice et Indépendant Scholar.Selon lui, la société américaine de cette fin de siècle présente ainsi tous les signes d'un déclin galopant : la mouvance conservatrice \u2014 repli sur l'identité et les valeurs du passé, crainte de l'engagement extérieur, fermeture des frontières, identification d'ennemis intérieurs : big business, culture populaire, etc.\u2014, admirablement représentée par ce que l'on pourrait appeler le courant Buchanan, y est vigoureuse.Mêmes causes, mêmes effets, démontre Bloom : on peut observer ces symptômes autant chez les nations conquérantes puis déchues de jadis \u2014 les empires égyptien, phénicien, romain, chinois, britannique \u2014 que chez les animaux vivant sous une hiérarchie sociale forte.Car les nations sont en général soudées autour de mêmes communs, c'est-à-dire de l'idée qu'elles se font de la société et de la vie, bien qu'il existe des mêmes d'autres natures : le christianisme, l'islamisme et le marxisme en sont \u2014Bloom estime d'ailleurs que l'islamisme est actuellement la force montante à l'échelle planétaire, gorgée de « testosterone sociale », jouissant en outre d'un solide ancrage dans le passé.« Le même de l'Islam ne travaille pas à faire naître un petit embryon fragile.Il s'affaire à éveiller un géant endormi », écrit-il.La priorité de becquée L'auteur examine dans le détail les luttes que se sont livrées les mêmes au fil des siècles notamment à partir d'une expression repiquée des travaux d'un naturaliste norvégien portant sur le comportement social des.poules : le pecking order \u2014 que l'on peut imparfaitement traduire par priorité de becquée ( ! ).Selon Bloom, le désir d'ascension dans cette hiérarchie alimentaire, le succès ou l'échec rencontré dans cette quête concurrentielle visant à s'assurer les plus grandes chances de survie et de procréation, expliquent les comportements \u2014 notamment violents \u2014' à la fois des individus et des sociétés.Comme d'autres avant lui, Bloom constate que la violence a diminué au fil des siècles.Cela laisse entrevoir que l'homme puisse un jour échapper à la tyrannie de ses « gènes sociaux ».Il lui faudra alors se rappeler que cette paix aura été « le résultat des guerres menées dans le passé par des super-bêtes, le résultat des atrocités qui ont accompagné l'édification des empires d'Alexandre, de César, de la Chine ancienne, le résultat du sang versé lors de la consolidation des états modernes de l'Europe, de l'Amérique et de la Russie ».THE LUCIFER PRINCIPLE - A SOENT1-FIC EXPEDITION INTO THE FORCES OFHISTORY, Howard Bloom.The Atlantic Monthly Press, New York, 1995,466 pages.Dons de livres Sur les ondes de stations radiophoni-ques, on a déjà invité les visiteurs du Salon du livre de Montréal à faire don de livres afin -de constituer une bibliothèque pour les résidants d'un foyer d'accueil.Selon Normand Ber-nier, directeur général du Centre régional de services aux bibliothèques publiques de l'Estrie, une telle initiative, si bien intentionnée soit-elle, colporte des idées « aberrantes » et nuit énormément à l'image des bibliothèques publiques en perpétuant l'idée qu'elles ne devraient être constituées que de dons hétéroclites et désuets.« L'expérience m'a permis de voir toutes les horreurs et cochonneries qu'on y dépose.Ou-vre-t-on un hôpital en demandant au grand public de faire le ménage de leur pharmacie et d'apporter les pilules dont ils ne se servent plus pour qu'on puisse les administrer aux patients », s'est exclamé M.Bernier dans une communication à La Presse.Normand Bernier précise qu'il n'en a pas contre le don de livres, mais plutôt contre le fait que les gens envoyaient souvent des ouvrages sans valeur, malpropres, plus souvent qu'autrement des « torchons », comme si les bibliothèques étaient des centres de recyclage.Manuscrits non publiés Grand nombre d'auteurs non publiés croient à l'injustice.D'autres refoulent leur indignation ou leur humiliation et rangent leur manuscrit dans un tiroir, quelques autres le retravaillent inlassablement en espérant qu'un jour, on voudra bien le publier.Depuis l'an dernier, l'Association des auteurs amateurs, né à Hull, vise à regrouper et aider les auteurs qui n'ont pas réussi à se faire publier bien que, affir-me-t-on, « leurs créations littéraires soient de bonne qualité ».L'association a décidé de regrouper les oeuvres de ces auteurs dans un catalogue annuel qui sera expédié à toutes les maisons d'édition et troupes de théâtre de langue française du pays.« Cette façon de faire, explique l'association, éviterait bien des frustrations aux auteurs dans l'expectative et désengorgerait les antichambres des éditeurs bourrées de manuscrits non sollicités.» Parallèlement, l'Association des auteurs amateurs ( C.P.79 024, Place Cartier, Hull, Qc.J8Y 6V2 ) a conclu une entente avec le Fonds de conservation de manuscrits de la Bibliothèque de Saint-Malo et de Clifton-Est, en Estrie, qui conserve et relie les manuscrits non publiés.Si l'auteur le désire, la bibliothèque demande à des gens de la région \u2014 « des gens ordinaires, susceptibles d'avoir les mêmes goûts littéraires que le lecteur moyen » \u2014 d'y jeter un regard critique.On peut joindre l'Association des auteurs amateurs ( 819 )-568-0403 et la Bibliothèque de Saint-Malo et Clifton-Est au ( 819 )-658-2124.EN QUELQUES MOTS imiii nu imi-:io\\ L'UTOPIE l>KI \\ < n\\|\\lt VU \\TH»\\ R0CHC3IÉ DROGUE LA GUERRE CHIMÉRIQUE \u2022 7 f jàcçfues Saïomé Hlit»*.«»*¦ rmn«* VI.1i.imi \\ll»in Mi.I.H Changements dans l'éducation ¦ Le premier lieu de la communication en dehors de la famille est l'école.Or les professeurs sont débordés, les problèmes s'accumulent.On accuse l'enseignement, peu adapté à des temps nouveaux.Mais qui nous parle du désert des relations humaines ?Dans un petit livre, illustré de dessins drôles de Françoise Malnuit, paru chez Albin Michel, le psychosociologue Jacques Salomé propose des solutions qui passent par un changement concret dans l'éducation, à base d'enseignement de relations humaines.PKKn \\ \\w QU'EST-CE QUE LE VIRTUEL ?Voir clair dans le virtuel ¦ Le monde actuel est en pleine évolution.Quoique l'interconnexion des ordinateurs de la planète ( le cyberespace ) y joue un rôle crucial, il s'agit d'une vague de fond qui déborde amplement l'informatisation.Pierre Lévy, philosophe et professeur à l'Université de Paris-VIII, publie, à La Découverte, un ouvrage fondé sur une rigoureuse prise en compte des plus récents faits techniques, économiques et culturels, pour nous aider à y voir clair à la veille du troisième (millénaire.EN DIFFICULTE m Quibtct*0r m et I »« I WÊUÊÊÊÊ Les enfants placés en institution ¦ L'actualité a beaucoup parlé ces derniers temps des a orphelins de Duplessis ».Mais qu'en est-il de la question des « enfants placés » en institution au Québec au cours des années 40 et 50.Marie-Paule Malouin, membre du comité de rédaction de la revue Relations, titulaire d'un doctorat en sociologie et d'une maîtrise en histoire, a dirigé une recherche sur le sujet que Bellarmin publie, dans le but ni d'accuser ni de défendre, mais d'aider à comprendre.La nouvelle utopie : la communication ¦ Les grandes idéologies \u2014 le socialisme et le libéralisme \u2014 étant en crise, le monde s'est donné une nouvelle utopie : la communication.Bref, si celle-ci prend autant de place dans nos sociétés modernes, affirme Philippe Breton dans un ouvrage paru à La Découverte, ce n'est pas à cause de la prolifération des téléviseurs, du téléphone cellulaire ou de l'internet, mais bien parce que le monde rêve d'une société rendue « transparente » par la communication.Savoir-faire amoureux ¦ La très célèbre Marie Papillon revient avec un petit traité du savoir-faire amoureux qui facilitera la transition des simples fréquentations à une relation plus sérieuse et vraiment passionnée, annonce l'éditeur.Recommandations et trucs pour vivre un match amoureux parfait.L'auteure a déjà livré Fantaisies amoureuses et 1001 stratégies amoureuses.Roch Côté édité en France ¦ Le plus récent pamphlet du journaliste Roch Côté nous revient sous les couleurs d'une maison d'édition française.Les Belles Lettres.Dans Drogue, la guerre chimérique.Côté défend, on le sait, la libéralisation des drogues.La guerre contre la drogue ayant été un échec à tous les niveaux, sans compter son rôle dans la mise en place d'une machine répressive, l'auteur conseille plutôt de compter sur ces valeurs que sont la maîtrise de soi et là liberté. TOUT EN LISANT LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 17 MARS 1996 B 5 Livres l'honnête homme des Lumières ?Jacques Folch-Ribas collaboration spéciale m Robert Laffont est un ami.C'est aussi mon éditeur.C'est dire que je ne lui dois rien.N'allez pas penser à je ne sais quelle reconnaissance d'auteur ( c'est plutôt l'inverse qui se produit, en général ) si je vous parle du livre qu'il vient de publier.Vous feriez fausse route.Ce livre, je le crois intéressant, et même passionnant, voilà tout.Car je partage avec Laffont ce goût de la « différence intime », celle qui nous dis- tingue tous, un par un, des autres, et dont il parle si bien : « Je me rappelle avoir choqué Charlie Chaplin, écrit-il, dont j'allais publier les mémoires, en lui avouant qu'en lisant son manuscrit, j'avais de loin préféré tout ce qui dans cette moisson de souvenirs lui était intimement personnel : son enfance, sa formation, la source de son talent et de ses créations, plutôt que les portraits de tous ceux qu'il avait rencontrés et dont il parlait avec une certaine fierté.» Laffont, de son côté, a déjà écrit un livre de souvenirs, il y a très longtemps, pour raconter sa vie d'éditeur.C'était dans une collection qu'il avait fondée, intitulée « Un homme et son métier ».On l'y voyait vivre au jour le jour ce métier d'éditeur dont chacun parle tant sans en savoir une miette, en imaginant mille embrouilles, toujours moins compliquées que la réalité, et en oubliant la responsabilité des Puissances de l'Argent \u2014 celles dont nous parla un soir un de nos premiers ministres.Ce qui ressortait de notre lecture, à l'époque, c'est le sentiment que l'auteur avait une grande honnêteté intellectuelle et qu'il l'avait payée très cher, mais pas toujours ( il y a parfois une justice ?C'est étonnant ).Au point de nous dire : cet homme est un naïf \u2014ce qui me semble un grand compliment.Et puis, les histoires de l'édition parisienne, londonienne, romaine et new-yorkaise ( Laffont a joué dans ces pays-là ) nous avaient emballé.Un métier, c'est toujours l'enthousiasme, à voir comme à faire.Cette fois encore, nous allons trouver l'homme de métier.Mais pas uniquement.Le gaillard a vieilli.Il a près de quatre-vingts ans.Il songe à l'emblème qu'il avait choisi pour sa maison d'édition, un joli dauphin fendant les flots : il fait sauter ce dauphin, et intitule joliment le livre : Léger Étonttement devant le saut.Nous allons retrouver là, dans ces pages, cette naïveté dont je parlais, ce même refus des compromissions, le tout en teintes douces, sans trop appuyer \u2014 mortels, glissez \u2014 qui ont toujours fait le charme de Robert Laffont.C'est pourtant un homme de passions.Au pluriel.Redoutable séducteur de dames, il parle d'ailleurs de ses « monogamies successives » avec cet humour dont le li- vre est constellé.Passionné de livres, au point d'éditer durant la guerre où il fallait chercher et trouver l'encre, le papier, les autorisations.et même la ficelle pour attacher les paquets.Passionné de livres au point de s'éprendre de certains auteurs et de leurs croisades plus ou moins ésotériques, d'y croire très fort, de se battre et souvent de gagner.Passionné de livres, enfin, au point de s'engager dans des éditions très coûteuses dont avaient peur ses confrères mais qui lui semblaient, à lui, indispensables.Un coeur énorme, une bonté, une tendresse incroyables, tel est le Robert Laffont que je connais.Il faudrait voir, en lisant ce livre, si je n'ai pas exagéré par amitié ce que j'ai tant de fois ressenti.À chacune de ses visites au Québec.Car c'est un amoureux de ce pays et de ses gens.À un certain moment, on le voyait arriver chaque année, et je me demandais bêtement pourquoi.Il m'a très vite montré : il trouve au Québec cette sincérité, cette vérité, cette tendresse des gens et des cho- ses, cette éternité de la nature aussi, dont il semble privé à Paris \u2014la paix, la sainte paix.La pêche, qu'il pratique aussi, c'est un prétexte, tous les pêcheurs savent ça.Cet homme cherche le sens de la vie, cç qui n'est pas nouveau, mais il le cherche de la bonne manière : par la connaissance des autres, qui est sa révélation.Même si l'on ne partage pas certaines de ses croyances, on sera saisi par une sorte de respect pour sa qualité, qui fait de lui dans le monde des éditeurs, des journalistes ei des banquiers l'« honnête homme » du siècle des Lumières, égaré parmi les loups.Si bien que son livre est à la fois, et avec le même bonheur, une biographie en éclairs photographiques, un traité de savoir-vivre bourré d'anecdotes, un hymne à la passion des livres et une sorte d'essai sur le bonheur terrestre.LÉGER ÉTONNEMENT A VANT LE SAUT, Robert Laffont.Éditions Robert Laffont.Paris, 1996,234 pages.» \u2022 ********* I ¦Après k succès de i û uXob-ographie.voici sur ' film le portrait d'une femme exceptionnelle» - LA GRANDE LIBRAIRIE DU NORD DE MONTRÉAL minfÊÊKÊà ' I ¦ r Il I : \\ A .*\u2022 ¦ r ».~ \u2022¦ Vf* \u2022 \u2022 .e \u2022» -\u2022 ri .% jéfir Librairie ©arntau r \u2022 1691, rue Fleury est Montréal H2C 1T1 \u2022 Tél.: (514) 384-9920 \u2022 Fax: (514) 384-4377 Heures d'ouverture: 9h à 21h30 tous les jours de la semaine « Internationale, CD Rom, jeux t Lo9'ques \"E livres» papeterie.ROSE TREMAINl Lettre à S il* u r B é n é d i c r c 32.95» 25,95s i i flLJ ; Il DON DU KOI \u2022ai tOYAOMI 1NTIIDIT tr mm H 95' 27,95 Fv/ A\\toi 1 LETTRE À SOEUR BÉNÉDICTE De Fdllois z Il I I»,.'«f DU et \"«as* ! MAIGRIR I tmjmkym I 1 % 4 J \" i ï i $ m u 12 !J U 15 16 I?[fi 15 a» n » u » * g ft U ti » « Bl 3 24.95' 19.95' COMMENT CONTROLER SA PENSEE Québécor Les yeux de l'intérieur 16.95' 13,95* i MON BÉBÉ » i i i MAGIQUES AU£G0fdES POUR GUER» ET GRAND» JCL I LES YEUX DE L'INTÉRIEUR L'Art de s'apprivoiser MON BÉBÉ.JE L'ATTENDS.JE L'ÉLÈVE Sélection du Reader's Digest MAIGRIR AU JOUR LE JOUR Québécor VÉGÉTARISME BT NON-VIOLENCE 12.95$ 9.95$ 12.95' 9,95s Lm grande libraire du Nord de Montréal 1691.rue Fleury est Montréal.Québec H2C 1T1 Tél.: (514) 384-9920 Fax.(514) 384-4377 Plaça Versailles 7275.rue Sherbrooke est Montréal.Québec H1N 1E9 Tel (514)351-0350 Fax: (514) 351-0351 Place Montréal-Trust 1500.avenue McGill Collège Montréal.Québec H3A 3J5 Tel (514) 286-0805 Fax (514) 286-0832 Galeries d'Anjou 7999, boul.Les Galeries d'Anjou Montréal, Québec H1M 1W6 Tel (514) 353-2353 Fax (514) 353-4768 Complexe Desjardins Montréal.Québec H5B 1B5 Tel : (514) 288 4844 Fax: (514) 288 7781 Promenades Saint-Bruno 243.boul Les Promenades Saint-Bruno.Québec H7V 5K3 Tel (514) 653-0546 FAX (514) 653 7319 Promenades de Sorel 450.boul Poliquin Sorel.Québec J3P 7R5 Tél.(514) 746 8771 Fax: (514) 746-5778 Centre Ouvemay 3100, boul de la Concorde Laval.Québec H7E 288 Tél.: (514)661 6000 Fax: (514)661-3250 Carrefour du Nord 900.boul Grignon Saint-Jérôme.Québec J7Y 3S7 Tel (514) 432-9100 Fax (514) 432-6776 Promenades de l'Outaouals 1100.boul.Maloney ouest Gatmeau.Québec JRT 6G3 Tel (819)243 9700 Fax (819) 243 6132 JE MANGE LES DESSERTS DE LA NATURE L'art de s'apprivoiser .!w«a)m p>^ e expipue Queis sont les changements vécus à la mh camèfe, tant physiques, psychcèogiques qu'orgamsatKxioete (stress, bumout akxotsme.antxapation cte la retraite.-) et oftre des soiutwns à ces procéèmes.120 p., 16,95$ t Nouvelles histoires à fairc ?rougir nouvelles erotiques Guy Sara-kan ÉDITEUR 2350137 310 NOUVELLES HISTOIRES A FAIRE ROUGIR Nouvelles erotiques Marie Gray GUY SAINT-JEAN ÉDITEUR Sept noaveies erotiques, pousanl dans lequotkten, entorviantdéiaeusement rhymne à l'amour.Sept histoires au coeur Ai pta, comme autant de tantasmes dévoiles, qui charmeront par leur humour sensuel et leur terri esse 192 p.16,95$ W7M LA CLAIRIÈRE AUX SECRETS Myriam de Mauinay JCL Péripéties entrantes de sinpidèet tfnrccence (fuie petite fle de 10 ans élevée par sa grand^nèœ et à qui le destin a accorde des dons de voyance et de pœmonibon hors de Toninare.Rédt ai^ote)graph«|Lje qui nous aide à retrouver notre propre enfance et à redécouvrir notre jartn secret 280 pages-19,95$ MADAME PETIT-PÉPIN Monique Sauriol ÉDITIONS DE M0RTAGNE Une htstore de femme dans TaLtversJlé, Vefonxjue n'est pas femme, mère, épouse et de surcroît amante à se lasser dépérir.Be se livre à corps perdu à sa passa) de-vorante sans mesurer l'ampleur de la déconfiture qui l'attend et sa vie tunuRueuse devient le cadre «f un suspense époustoulant Débordant d'humour, rfamour et de tendresse, ce roman dans lequel toutes tes femmes se reconnaîtront traite comme amas auparavant delobsessonde la nourriture et du terronsme de la mneeur.A tire pour riœ, mas aussi pou réléchir.C.G.JUNG.DE L'HELVÉTISME h LUNIVERSALISME Gérard Tougas XYZ ÉDITEUR L'auteur de rHctore de btteraîure quéfaéooce.parue auxP.Uf.se penche su une afe Wratamarçnale et nous Ivre uneéUksurJungetlalQérttjre Mflp Un fcretfure rare erufton.206 pages-24^5$ nette, Stella et Graziella « endoctrinent » leurs filles pour leur faire partager leur vision de la vie.Avec constance et détermination, les mères forment le caractère de leurs bébés pour assurer leur bonheur, les prémunir contre les blessures qu'elles ont elles-mêmes connues et les inclure dans une culture familiale valorisée.« Dans la construction de la féminité qu'elles leur transmettent, elles cherchent à aguerrir leurs petites filles dès le berceau, soucieuses de les immuniser contre les maux liés à leur condition de femme dans cette incessante lutte entre les sexes », précise le psychanalyste.À leur insu, les mères sont gardiennes de la tradition.Chaque génération reprend le fil des valeurs tissées avant elle et les remet au goût du jour.Dans le cas de Stella et de la petite Sabrina, par exemple, le docteur Cramer a retracé une éthique d'indépendance et de vo- lonté transmise de mère en fille sur ; cinq générations.Ce système éducatif complexe est l'enjeu de l'accord ou de la discorde parents-enfants, souligne le -psychiatre.À travers les trois étu- .des de cas, il montre comment les .bébés s'accommodent des messages de leurs mères, s'y adaptent ou s'y opposent.Les projections des parents sur l'enfant ne sont pas seules à déterminer sa destinée, insiste-t-il.Plusieurs autres éléments entrent en ligne de compte dans la formation du caractère.Mais comme l'influence de la pression éducative des parents se perçoit particulièrement bien lors des thérapies parents-bébés, il a choisi de se pencher sur la question.Ce faisant, il contribue à la connaissance d'une culture et de sa transmission.SECRETS DE FEMMES DE MÈRE À FILLE, Bertrand Cramer.Québec-Livres, Montréal, 1996.250 pages.Des livres pour la guerre Agence France-Presse GROZNY, Russie Depuis les Émirats Arabes Unis, des centaines de Corans arrivent dans la Tchétchénie en guerre, sous forme d'aide humanitaire pour la petite république musulmane du Caucase russe.Dans l'aéroport de Makhatchkala, capitale de la république voisine du Daguestan, les paquets contenant les Corans et d'autres livres de prières musulmans s'entassent.Les livres passeront la frontière, 150 kilomètres plus loin, pour la Tchétchénie, explique le responsable de l'opération, Mansour Maciej Ja-chimczyk.« Ce n'est pas de la propagande religieuse, pas plus que la Bible n'en est.Les hommes ne se nourrissent pas que de pain », explique M.Jachimczyk, dont l'élégance détonne dans cet aéroport boueux.Outre ce prosélytisme religieux, Mansoor Jaquimczyk effectue également, pour le compte de deux organisations humanitaires d'Abu Dhabi ( Émirats Arabes Unis ), une mission d'information sur l'aide à apporter aux dizaines de milliers de réfugiés tchétchènes qui s'entassent dans les républiques voisines du Daguestan et d'Ingouchie.Il est également animateur de la radio pro-indépendantiste tchétchène à Cracovie ( Pologne ).LES BEST SELLERS Éditions québécoises Fiction (romans)\t\t\t t fmwM oepxemoni\tFrançois Gravel\tQuébec/Aménque\t(4) 2 Zombl Blues\tStanley Pean\tLa Courte Echeiie\t(4) 3 Presque rien\tFranàne D'Amour\tBoréal\t0) Essab\t\t\t 1 Le tour de ma vie en 80 ans\tMarguerite Lescop\tLescop\t00) 2 Le paye en otage\tMivilte Tremblay\tQuébec'Aménque\t(D 3 Chroniques de mauvaise humeur Benoît Aubin\t\tBoréaJ\t(2) Éditions étrangères\t\t\t Rction (romans)\t\t\t 1 L'Ile du four d'avant\tUmberto Eco\tGrasset\t(2) 2 Tattos\tAnne Rica\tLattont\t(2) 3 Le monda de Sophie\tJostein Gaarder\tSeuil\t(29) Essais\t\t\t 1 La roula du futur\tB4I Gates\tLaffont\t(13) 2 Le plus grand salaud d'Amérique Anthony Summers\t\tSeuil\t(20) 3 Albert Camus\tOHv>er Toôd\tGaftmard\t0) Livres pratiques\t\t\t 1 Guide du vin 1996\tMichel Pnaneut\ti ** *- l nomme\t(16) 2 Las métiers de la formation professionneae au secondaire\tEn collabora t>on\tMa Camère\t(3) 3 État du monda 1996\tEn collaboration\tBoréaJ/Découverte\t(16) Les listes nous sont fournies par les librairies survantes Archambautt Bertrand, Chtmplgny La Fureteur (St-Lamberi), Gameau, Guérin.Hermès, René Martin (Jobette).Monet, La Parchemin.Les Bouquinistes (Crvcoutrmt).Maison de la Presse Internationale, Payent (Sherbrooke), Guy Poirier (Trcxs-Rrvoèfes).Raffm, Renaud-Bray, Sons et Lettrée, Librairie SmJrh. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 17 MARS 1996 Livres Jacques Lacoursière, un grand reporter du passé GÉRALD LEBLANC Si le journaliste est historien du présent, Jacques Lacoursière est reporter du passé.Depuis plus de trente ans, l'autre petit gars de Shawinigan signe des grands reportages sur les filles du roi, la déportation des Acadiens, les patriotes de Saint-Denis, le passage de Lord Durham et autres personnages enfouis dans la nuit des temps.Il écrit comme un journaliste, condamné à captiver son lecteur, et son « beat », comme on dit dans le métier, c'est l'histoire du Québec, « d'Éric le Rouge à Lucien Premier », comme il aime lui-même délimiter son champ d'action.Cet homme qui gagne sa vie en racontant au peuple l'histoire du peuple \u2014 il anime une populaire émission dominicale à la radio de la SRC à Québec\u2014, n'est pas un historien patenté, même s'il préside le groupe de travail sur l'enseignement de l'histoire.C'est en littérature et en pédagogie qu'il fit ses études.Mais c'est comme reporter du passé qu'il embarqua dans l'aventure du Boréal Express de Denis Vaugeois.Un vrai journal, avec des manchettes et des annonces, publié de 1963 à 1973, annonçant le voyage de Cartier en 1534 et.l'union des Canadas en 1840.Lacoursière reprit du service en publiant avec Marie-Hélène Bizier, pendant 144 semaines, de 1979 à 1982, la série Nos Racines, vendue dans les tabagies et supermarchés.Jamais deux sans trois : le vulgarisateur a remanié et remballé ses grands reportages pour une série JACQUES LAC0Ufr5K*\u20ac .de quatre livres \u2014 Histoire populaire du Québec \u2014 dont le second volume, qui vient de paraître, couvre la période 1791-1841.Vulgarisateur h Faire connaître et faire aimer l'histoire » dit Lacoursière de sa vie, en ajoutant : « Un peuple sans histoire c'est comme un arbre sans racines, ça tient pas debout ! » Les deux premiers tomes sont fidèles à l'épithète populaire \u2014 signalée en bleu dans le titre.Pas de grandes synthèses et peu de considérations socio-politiques sur la marche du monde, mais des histoires sur la vie du moment, telle que racontée par les témoins oculaires.Une démarche analytique qui déroute les habitués des grandes synthèses historiques, un récit agréable à suivre et nourrissant pour qui veut tirer ses propres conclusions.( Les amateurs d'évaluation et même de procès du passé seront mieux servis par Cardin et Couture, qui viennent de pu-blier, aux Presses de l'université Laval, Histoire du Canada - Espace et Différences.) Nationaliste sans être séparatiste \u2014« Je suis pour un Québec le plus fort possible », explique l'auteur\u2014 le récit est-il fiable, objectif, comme aiment dire les critiques de la presse ?« L'objectivité n'existe pas, mais mon récit est impartial, laisse parler les témoins d'époque, qui peuvent eux aussi avoir menti.Après Nos Racines, un lecteur avait compris pourquoi il était fier d'être '\\v.i adieu, tandis qu'un autre avait réalisé pourquoi il haïssait les Anglais.À chacun son interprétation ! » Durham et l'Acadie Jacques Lacoursière adopte une démarche analytique qui peut en dérouter certains.Deux événements m'intéressaient particulièrement : le passage de Lord Durham et la déportation des Acadiens.J'y ai trouvé un bon récit de ce que m'avait appris l'histoire traditionnelle.Durham, un libéral envoyé au Canada pour calmer les esprits après la rébellion des Patriotes, commence par régler le sort des prisonniers, en exilant les plus dangereux aux Bermudes.Désavoué pour avoir expulsé les Patriotes dans un territoire étranger, le « Kissinger » de l'époque, comme se plaît à le qualifier Lacoursière, retourne à Londres et rédige son fameux rapport prônant l'assimilation comme seul remède à long terme.Quant aux Acadiens, pris entre l'arbre et l'écorce, entre les cousins français de Nouvelle-France et les maîtres anglais de Nouvelle-Ecosse, ils essaient de jouer la carte de la neutralité jusqu'à ce qu'on les déporte pour faire place aux vrais colons britanniques.Petit détail, c'est le notaire René LeBlanc, mon ancêtre, qui traduit l'édit d'expulsion de Lawrence pour les Acadiens rassemblés dans l'église de Grand-Pré ! Lacoursière déterre même les ancêtres de la partition d'un Québec séparé.« La Chambre est amenée à réagir à diverses pétitions demandant, en quelque sorte, le démembrement du Bas-Canada.Des habitants de Restigouche-Gaspé demandent le rattachement à la colonie du Nouveau-Brunswick.Le projet du rattachement de Montréal au Haut-Canada refait surface.Les mécontents des Eastern Townships demandent leur annexion aux États-Unis », lit-on à la page 280 du deuxième tome.\u2022 Tout ça, non pas après le référendum du 30 octobre 1996, mais en janvier 1833.« Nihil novi sub sole ! » comme on peut le lire dans dans la bonne vieille bible.HISTOIRE POPULAIRE DU QUÉBEC TOME 2 : DE 1791 À 1841, Jacques Lacoursière.Éditions du Septentrion, Sillery, 1996,447pages.Regard sur le Québec sous influence celte CLAUDE MARCIL collaboration spéciale Celtic Héritage, comme son nom l'indique, s'intéresse aux Celtes.Les descendants des Écossais, Irlandais, Gallois, Bretons, trouveront dans ce bimestriel une foule d'informations sur la culture et l'histoire celtique aussi bien dans leur pays d'origine qu'ici en Amérique.Le Québec aussi a subi l'influence celte.Des Écossais comme McGill ou MacTavish, furent les barons de la fourrure et des chemins de fer et créèrent les premières grandes industries au Québec.Au siècle dernier, des dizaines de milliers d'Irlandais émigrèrent au Québec chassés par la famine.Mais c'est en Nouvelle-Ecosse, particulièrement au Cap Breton que les Écossais s'établirent en grand nom- bre, à la suite du mouvement des ettclosures, qui consistait à chasser les paysans écossais de leurs terres pour que les moutons puissent brouter en paix.Entre autres, la revue insiste beaucoup sur la musique celtique et tient une chronique sur la vie des communautés celtes en dehors de l'Amérique.On y trouve de tout : nouvelles archéologiques, touristiques, culturelles.La publicité, une fois n'est pas coutume, vaut le détour : tartans, kilts, cornemuses, cassette vidéo \u2014Nova Scotia International Tattoo ou Heart of the Gael sur la culture celte au Cap Breton \u2014, cassettes audio de Figgy Duff, Dave Maclsaac, Jackie Dunn, etc.CELTIC HERITAGE.Bimestriel.P.O.Box 8805.Station A, Halifax, Nouvellc-Écosse B3K 5M4.Tel : 902-835 6244.Fax : 902-835-0080.Internet : http II fox.nstn.ca/celticl.Le dessin d'humour, une sorte d'espéranto ALEKSI K.LEPAGE collaboration spéciale vu Vous avez déjà quelques-uns de ses petits dessins dans le journal que vous lisez actuellement et il vient tout juste de publier ses « greatest hits » dans l'album Toute vérité est bonne à rire aux éditions Les 400 coups.Polonais d'origine, André Pijet est l'un de ces caricaturistes « internationaux » pour qui le dessin d'humour est une sorte d'Espéranto, une langue universelle qui peut être comprise aussi bien par le Serbo-Croate que par l'Australien.Établi au Québec depuis quelques années seulement, Pijet excelle lorsqu'il touche à des thèmes universels ( la guerre, l'écologie, les relations hommes-femmes, le sport.) mais, et c'est tout à fait compréhensible, il n'a pas le même pif quand il s'agit de politique locale.Avec le temps, s'il demeure parmi nous, il saura sûrement rendre avec plus de finesse tout le ridicule de nos débats nationaux.L'album démontre que Pijet, en plus de faire preuve de beaucoup de sensibilité et d'un grand sens de l'observation, est étonnamment polyvalent.Il n'a pas un style particulier, il en a plusieurs et certains de ses dessins devraient être imprimés sur des T-Shirts, ce qui en dit long sur son talent ! TOUTE VÉRITÉ EST BONNE À RIRE, André Pijet.Éditions Les 400 coups, collection Images, 1996.95 pages.Sacks troque sa blouse blanche contre des vêtements d'explorateur CAR0LE-AN0RÉE LANIEl collaboration spéciale Le célèbre neurologue et auteur Oliver Sacks est de retour.Après l'incroyable succès de L'Homme qui prenait sa femme pour un chapeau, après L'Éveil qui a inspiré le film du même nom, Sacks propose sept autres histoires paradoxales dans son cinquième essai.Un Anthropologue sur Mars.Le neuro-anthropologue le plus connu dans le monde voit dans les désordres neurologiques et les maladies un rôle paradoxal.Pour lui, ces « handicaps » peuvent aussi être source de création.On ne peut pas dire que ce soit là une opinion communément admise ! L'enthousiaste médecin a bâti ce livre avec la générosité d'un humaniste.Il a troqué sa blouse blanche, vieille de 25 ans, contre des vêtements d'explorateur pour traverser le monde et se retrouver dans celui, plus bizarre, de ses sept patients.« un peu à la manière d'un naturaliste en train d'examiner des formes rares de vie ou d'un anthropologue de terrain, mais, surtout, comme un médecin appelé à visiter ici et là les frontières lointaines de l'humaine expérience au rythme de ses visites à domiciles ».Un peu, aussi, comme son propre père qui, à plus de 80 ans, insiste encore pour se déplacer chez ses malades.Un Anthropologue sur Mars révèle la merveilleuse force créatrice de sept êtres humains, leur admirable faculté d'adaptation à leur vie.Au-delà même de notre compréhension.Il montre aussi la très grande fragilité du cerveau humain, sa complexité et sa part de mystère.Depuis des siècles, des hommes de science tentent de percer les mêmes mystères.Pourquoi un homme quasiment aveugle depuis sa prime enfance et qui recouvre la vue à la suite d'une opération chirurgicale n'arrive pas à s'adapter à la vie de voyant ?Pourquoi son cerveau ne parvient-il pas à décoder ce que ses yeux peuvent maintenant voir ?Pourquoi les secousses musculaires, les gestes étranges, les jurons, les blasphèmes involontaires et même les aboiements de chien d'un médecin atteint du syndrome de La Tourette s'arrêtent-ils lors d'une opération chirurgicale qui exige toute sa concentration ?Jamais, au cours de cette lecture passionnante ( quoiqu'il y ait des longueurs ) nous n'aurons l'impression d'une promenade savante au zoo.Les êtres humains sont des patients qui ont partagé beaucoup avec le bon vieux docteur Sacks \u2014 ils ne sont ni des bêtes de cirque, ni des femmes à barbe, mais sept personnes dont la maladie a forgé l'identité, s'est fondue en elles pour ne former qu'un.Les textes ne font pas que se succéder \u2014 reproches que l'on avait fait aux essais précédents de Sacks \u2014, ils ne sont pas que des études de cas, mais plutôt des rencontres avec des individus, des êtres humains devenus chers à l'auteur.Comme ce peintre qui ne voit plus les couleurs depuis un accident de voiture.Ou cet autre artiste dont la mémoire ne lui permet que de peindre le village de son enfance.UN ANTHROPOLOGUE SUR MARS.SEPT HISTOIRES PARADOXALES Oliver Sacks.Le Seuil, Paris.1996.432 pages.UN ANTHROPOLOGUE SUR MARS \u2022à TU 1 1 SlUu B8 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 17 MARS 1996 Arts et spectacle vieux lion change main 5 'il n 'est plus ce qu 'il était, le studio plus que septuagénaire pourrait encore une fois décrocher un Oscar avec Leaving Las Vegas MARIE-THÉRÈSE DELBOULBES de l'Agence France-Presse, PARIS Le lion débonnaire et chenu de la MGM, l'emblème de l'un des huit grands studios de l'histoire de Hollywood, rugit depuis plus de 70 ans sur les écrans du monde entier.Fleuron du showbiz d'avant guerre, reine de la comédie, la Me-tro-Goldwyn-Mayer, qui fait depuis quelques années partie des actifs de la banque publique française Crédit Lyonnais, va changer une fois de plus de propriétaire, l'État français ayant donné son feu vert à sa revente.La MGM est née en 1924 de la réunion d'un trio : Marcus Loew, propriétaire de la Métro Pictures Corporation, Randolph Hearst, le magnat de la presse, et le producteur indépendant Louis B.Mayer qui présida aux destinées du studio jusqu'en 1951.Sous la devise « Ars gratia artis » ( l'art pour l'art ), la MGM illustre l'âge d'or des studios et du star Sys- tem dans les années trente avec à son apogée toute une « écurie » d'acteurs et de cinéastes prestigieux : Greta Garbo, Clark Gable, James Stewart, Joan Crawford mais aussi Buster Keaton et Laurel et Hardy.Louis B.Mayer, Russe né à Minsk, attire alors de nombreux artistes étrangers tels Eric Von Stroheim, Ernst Lubitsch, Fritz Lang, George Cukor.Autant en emporte le vent La MGM, qui possède les plus grands studios à Burbank avec 4000 employés, produit plus de 40 longs métrages par an : élégance, évasion, romanesque mais aussi respect des prudes valeurs tradi- tionnelles de la famille et de la classe moyenne caractérisent les lilms de Léo, le lion.Après la guerre, la société a du mal à s'adapter aux nouvelles réalités du marché international.Elle prend pourtant sous contrat de jeunes recrues comme Judy Garland, Glenn Ford, Elizabeth Taylor mais elle perd du terrain et après le départ de Louis B.Mayer, les patrons se succèdent à la tête du studio.Avec l'arrivée de l'homme d'affaires Kirk Kerkorian, la MGM commence à partir en lambeaux, le secteur de la distribution est liquidé en 1973, une partie du prestigieux catalogue de 3500 titres est repris par Ted Turner, avant les derniers avatars liés à l'arrivée de Giancarlo Paretti puis du Crédit Lyonnais.Le studio, qui peut se flatter d'avoir produit des classiques comme Ben Hur, Autant en emporte le vettt, Un Américain à Paris, Chantons sous la pluie ou Le Magicien d'Oz, a connu des hauts et des bas ces dernières années au box-office avec quelques flops désastreux mais aussi des succès populaires comme Thelma et Louise, Stargate, Goldeti Eye, Get Shorty, le dernier film avec John Travolta, ou Leaving Las Vegas, qui pourrait valoir un Oscar à Nicolas Cage.EXECUTIVE DECISION Beaucoup PHOTO LUC SIMON PERRAULT.Li Pressé Le chiffre d'affaires de Marcel Desrochers, parti de rien en 1992, devrait atteindre les 4 millions cette année.Pliables comme des nappes, ses écrans lui coûtent près de dix fois moins que ses concurrents en frais de livraison.Métier: fabricant écrans de cinéma À 63 ans, Marcel Desrochers est l'unique fabricant d'écrans de cinéma au Québec et au Canada; il vend au Mexique, aux États-Unis, au Brésil, en Argentine, en Colombie, en Uruguay, en Chine, au Japon et à Singapour.SUZANNE C0LPR0N n 1992, Marcel Desrochers reçoit un coup de fil du gérant de la compagnie de services du Cinéma 5, rue Sherbrooke, dans l'ouest de Montréal.\u2014 Marcel, peux-tu me dépanner ?Mon écran est brisé et mon fournisseur est en faillite.\u2014 Pas de problème ! J'ai 50 mètres de PVC blanc et perforé pour le cinéma.Marcel Desrochers fait souder la toile à haute fréquence et va la livrer le jour même.Le lendemain, le gérant rappelle.\u2014 Marcel, peux-tu me donner des échantillons de ta toile ?Je m'en vais à Toronto.Le lendemain, il rappelle encore.\u2014 Peux-tu me livrer trois autres écrans ?Dans les mois qui ont suivi, Marcel Desrochers a vendu 160 écrans de cinéma.Cette branche de son entreprise, inexistante à l'époque, est aujourd'hui la plus prospère.Après avoir passé 25 ans dans les sous-sols de la Place des Arts à confectionner des décors d'opéra, de théâtre et des rideaux de salles de spectacle, il est, à 63 ans, l'unique fabricant d'écrans de cinéma au Québec et au Canada.II.vend au Mexique, aux États-Unis, au Brésil, en Argentine, en Colombie, en Uruguay, en Chine, au Japon et à Singapour.Il faut dire qu'on assiste, au Québec, et ailleurs dans le monde, à un véritable boum des salles de cinéma.L'an dernier, M.Desrochers a livré 100 salles au Québec seulement, dont 80 à Montréal.Il prévoit en faire autant cette année et en livrer plus de 1000 à travers le monde.Son chiffre d'affaires, qui était de 3 millions l'an dernier, devrait grimper à 4 millions, cette année.Ils sont fabriqués en usine à Sainte-Emilie de l'Énergie, à 110 kilomètres de Montréal.pour réduire les risques d'espionnage! tué de l'autre côté de la métropolitaine, en comptera 16 nouvelles sous peu.Le projet du Carré St-De-nis comprend 18 salles.Et Marcel Desrochers parle d'une cinquantaine de Le Centre Rock-land prévoit construire 18 nouvelles salles ; le Marché Central, si- nouvelles salles indépendantes à la grandeur du Québec.À la différence des compagnies concurrentes, situées en Angleterre et aux États-Unis, les écrans de M.Desrochers ont la particularité de se plier comme des nappes.Conséquence : les frais de livraison sont beaucoup moins élevés ; 65 $ au lieu de 600 $ pour une toile roulée sur elle-même.Elles sont fabriquées en usine dans le village de Sainte-Emilie de l'Énergie, à 110 kilomètres de Montréal, non loin de Joliette, pour réduire les risques d'espionnage.On sait que depuis trois ans, la fréquentation des salles augmente en moyenne d'un million d'entrées par année.Mais ce boum va-t-il durer encore longtemps ?S'il faut en croire une étude menée par la compagnie américaine, Irwin Seating, qui fabrique des sièges de salles de spectacle et de salles de cinéma, la réponse est oui.Oui, pour encore au moins 10 ans.Et il n'y a pas seulement les écrans des salles de cinéma proprement dites.Les écoles, les centres de congrès, les hôtels, les salles de simulation ont aussi besoin d'écrans .de pour rien MARC-ANDRÉ LUSSIER collaboration spéciale Qu'attend-on véritablement d'un film d'action ?Qu'il nous cloue à notre siège en nous racontant une histoire qui, bien qu'exceptionnelle, conserve un minimum de crédibilité avec des personnages qui agissent en conséquence.Tout en sachant pertinemment bien que tout ça est arrangé avec « le gars des vues », on s'attend tout de même à être étonné, qu'il y ait de l'invention, de l'intelligence et parfois même \u2014 pourquoi pas ?\u2014 de l'émotion.Rien de tout ça dans Executive Décision .Un gros 747 est piraté en plein vol par des membres de l'une des plus féroces organisations terroristes de la planète.Les 400 passagers \u2014pour la plupart américains bien sûr \u2014 pourraient être relâchés en échange de la libération du leader de cette organisation emprisonné actuellement en Angleterre.Selon David Grant ( Kurt Russell ), un expert dans le domaine, le drame qui se joue dans l'avion pourrait avoir des conséquences irréparables.Convaincu de l'existence à bord d'une bombe assez forte pour rayer de la carte toute la côte Est américai -ne ( pourquoi faire simple ?), il obtient l'envoi d'un commando d'élite ( mené par Steven Seagal et duquel il fera partie ) spécialisé dans la lutte anti-terroriste qui prend alors place à bord d'un nouvel appareil indétectable ayant la propriété de pouvoir se juxtaposer sous un autre appareil pour y effectuer des transferts.C'est ainsi que le commando se retrouvera à bord du 747.Executive Décision est un gros machin produit par Joël Silver ( la série des Lethal Weapon ), l'un des spécialistes du genre qui a cependant connu récemment des échecs successifs avec Assassim et Fair Game, et réalisé par Stuart Baird, un monteur qui signe ici sa première mise en scène.Si les scènes d'action sont parfois enlevantes et relativement bien tournées, le scénario des frères Jim et John Thomas ( Predator ) tombe souvent dans le ridicule.On en revient pas encore, entre autres exemples, que les terroristes arabes qui s'obstinent sur leur démarche s'engueulent entre eux en anglais de sorte que le soi-disant commando d'élite puisse ainsi intercepter toutes leurs conversations ! On pouffe de rire aussi lors de la grande scène du « désamorçage » de la bombe dont la conclusion atteint des sommets d'invraisemblance.On hurle à l'écoute de certains dialogues qui sont d'une navrante pauvreté et on cherche carrément la sortie lors de l'interminable scène finale.Russell s'en tire tant bien que mal, Seagal nous fait le grand plaisir de disparaître très tôt et Halle Berry ( l'hôtesse de l'air plus futée que tout le monde ) en est réduite à jouer les utilités.Beaucoup de bruit pour rien.EXECUTIVE DECISION, de Stuart Baird, au Loew'S l.Carrefour Angrignon9et 10.Famous-Players Greenfield Park l et 2.Dorval I.Cinémas Laval 2.Boucherxille 1.Châteauguay 1.Plaza Côte des Neiges 5, Décatie l et Lacordaire 1 et J.Kurt Russell LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 17 MARS 1996 B 9 Les uns et les autres I a carrière de Hugh Grant est décidément une bombe à retardement.Révélé tardivement, à 33 ans, par '-Quatre mariages et un enter-Tentent le nouveau prince charmant du cinéma a $£ravi quatre par quatre, 4es marches de la gloire, la belle Elizabeth Hurley au bras.Jusqu'à ce qu'il trébuche sur Hollywood Boulevard avec une prostituée.Mais c'est du passé.Le magazine Studio a fait le point avec le prince ^charmant.Typiquement british \u2014 Le succès a-t-il beaucoup changé votre vie?\u2014 Complètement ! Avant, j'étais un vrai raté ! Je passais mon temps à regarder la télévision et à jouer au cricket.Aujourd'hui, je travaille de sept heures du matin à dix heures du soir.Et, le pire, c'est que je n'ai jamais aimé beaucoup travailler.^ Rires ) \u2014 Qu'est-ce qui vous a semblé le plus ridicule dans les rôles que Ton a pu vous proposer ces derniers temps ?\u2014 Une fois, j'ai lu un scénario où le rôle principal était celui d'une femme juge au Moyen Âge.Les gens m'ont dit : « On peut t'arranger, pas de problèmes! ».On m'a aussi proposé le rôle d'un bonhomme de neige, et j'ai trouvé ça.bizarre ! \u2014 Vous avez créé votre propre société de production à Londres.Quel genre de films êtes-vous prêt I AH m f / Hugh Grant à produire ?\u2014 Je recherche, avant tout, de bons scénarios.Généralement, c'est à la télévision qu'on peut les trouver.Il faut donc les en faire partir et les payer mieux.Je les recherche aussi au théâtre ou dans le cercle des romanciers.\u2014 Quels rôles avez-vous toujours rêvé déjouer ?\u2014 Je ne fonctionne pas comme ça.Ce qui me plaît, encore une fois, c'est un bon scénario, original et drôle si possible.C'est très difficile à trouver ! Je n'ai pas de modèle non plus, ou alors ce ne serait pas un acteur, mais un footballeur.\u2014 Vous devez bien avoir des films fétiches ?\u2014 Oui, beaucoup.Mais je crois que mon film préféré reste L'héroïque parade de Carol Reed avec David Ni-ven.\u2014 Vous n'aimeriez pas passer vous-même à la mise en scène ?\u2014 J'adorerais.Je pense que je pourrais faire un travail honnête mais je suis un perfectionniste.Alors n'étant pas un génie comme Kieslowski, je préfère ne pas m'y coller.\u2014 Vous n'en avez pas marre parfois de votre image typiquement british?\u2014 Cette appellation a quelque chose de très ironique.Mais j'aime cette british touch, parce que c'est la mienne et que je peux en être fier.Et c'est comme cela que j'ai commencé à devenir un comédien, en voulant imiter les gens que je connaissais.m.>.\u2022 : \u2022 \u2022 i ¦ s Les reines de Hollywood Lorsque les reines de l'écran se réunissaient, dans les folles années de Hollywood, elles n'avaient aucun mal à se divertir même sans présences masculines, car la plupart d'entre elles étaient homosexuelles.C'est du moins ce qu'affirme l'écrivain Axel Madsen dans un nouveau livre dont le titre ronflant est The Sewing Circle : Hollywood's Greatest Secret.Female Stars Who Loved Other Women.Madsen y donne une longue liste d'actrices ultracélèbres qui, selon lui, étaient lesbiennes, notamment Greta Garbo, Judy Gar-land, Joan Crawford, Agnes Moo-rehead, Marlene Dietrich, pour n'en citer que quelques-unes.Il souligne aussi que beaucoup d'entre elles, y compris Barbara Stanvvyck et Joan Crawford, même ZOOM Michelle Pfeiffer j j Choisir un rôle est une M « horreur ! Surtout si je viens A A de remporter un succès.C'est ainsi que j'ai refusé Le silence des agneaux et quelques autres.Il y a eu aussi le cas de Nuits blanches à Seattle : quand j'ai lu le scénario, je n'arrivais pas à me voir là-dedans.J'ai énormément de mal à apprécier une comédie par écrit.Et puis, je suis allée voir le film et j'ai adoré.Si j'avais pu, je me serais botté les fesses ! En même temps, je me dis que je ne peux pas tout accepter.Et j'en reviens à ce que je dis toujours : il y a des choix à faire.Certains, hélas, sont douloureux.Première » si elles préféraient les femmes, accordaient également leurs faveurs aux hommes le cas échéant.Il explique enfin que pour éviter que les actrices homosexuelles ne soient huées du public si leur penchant venait à être connu, les studios les forçaient souvent à sauver les apparences en consentant à un mariage sans amour.LES MOTS Mettre les chaussettes à la fenêtre ¦ Ne pas avoir eu d'orgasme, ne pas avoir été satisfaite par son partenaire.« Ce n'est pas tout de tirer sa crampette et de prendre son fade, il faut faire reluire convenablement la môme : il serait désastreux de la voir mettre ses chaussettes à la fenêtre ou, si vous voulez, qu'elle ait plus ressenti de déception qu'éprouvé de plaisir.» Deveaux \u2014 La Langue verte et les Propos de l'affranchi POP-CORN t ¦ Les produits de beauté sont sans doute une bénédiction pour toutes les femmes, mais rien ne vaudra jamais un homme atteint de myopie.Yoko Ono LES STARS Retour de flamme pour Kevin Costneifj Kevin Costner ¦ La façon qu'a Kevin Costner d'attirer l'attention des femmes risque de lui jouer un mauvais tour.Alors qu'il participait à un tournoi de golf, à Palm Springs, son regard tomba sur une ravissante femme qui se trouvait dans la foule.Mais au lieu de s'approcher d'elle et de se présenter, il pensa qu'il manifesterait tout aussi clairement son intérêt en lui lançant une balle de golf ; malheureusement, la balle frappa la spectatrice au bras et celle-ci, furieuse, la renvoya derechef à l'acteur en le visant en plein front.Costner n'évita le projectile qu'en se jetant à plat ventre sur le terrain, et lorsqu'il se releva, l'objet de sa flamme avait disparu.¦ Richard Pryor s'est présenté à une réception donnée à Los Angeles par la revue Détails dans une chaise roulante poussée par son ex-femme, Jennifer Lee.En dépit de la sclérose en plaques qui le tue lentement, le comédien demeure actif : il vient de tourner un nouveau film de David Lynch, Lost Highway, avec Patricia Ar-quette, et écrit actuellement la suite de son roman Pryor Convictions, dont le réalisateur Martin Scorsese a décidé de tirer un film.¦ Burt Reynolds se rend régulièrement chez un voisin qui possède, dans les collines de Hollywood, une maison munie d'untélescope avec lequel Burt aime épier les demeures avoisi-nantes.C'est ainsi que récemment, il surprit plusieurs jeunes femmes légèrement vêtues.Il envoya séance tenante à la maison en question sa photo, accompagnée d'une invitation aux naïades à télé- Burt Reynolds phoner au numéro inscrit au dos de la photo en suggérant qu'elles demandent à parler à M.Bentley.Sans doute Burt ne veut-il pas que son amie, Pam Seals, découvre à quel point Burt est un voisin serviable.¦ Cher vient de se voir offrir un million de CBS pour tourner une version télévisée du film The Rose Tattoo.Elle s'est déclarée enthousiasmée à l'idée de jouer le rôle rendu célèbre au grand écran par Anna Magnani, et a proposé Ray Liottas ou Antonio Banderas comme covedette.Tout allait à merveille, jusqu'à ce que les agents de l'actrice exigent 250 000 dollars de plus que la somme offerte.CBS a refusé, mais les négociations se poursuivent.¦ Chris Isaak et son groupe venaient de s'enregistrer au MGM Grand Hôtel de Las Vegas, lorsque le chanteur pop avisa un individu qui venait de gifler une Barbra Streisand Brooke Sheilds femme, durant une dispute.Il Intervint immédiatement et, après avoir évité un coup de poing du forcené, il l'envoya au tapis d'une droite fulgurante.L'issue du combat n'a rien de surprenant Chris Isaak est un ancien boxeur.¦ Barbra Streisand a si peur d'être victime d'un attentat qu'elle refuse de pénétrer dans un cinéma ou dans un studio avant que des chiens dénicheurs n'aient flairé l'endroit pour l'assurer qu'aucune bombe n'y a été dissimulée.La chanteuse craint que des terroristes ou des fous ne placent un explosif sous son siège dans le simple but de pouvoir se vanter d'avoir zigouillé une superstar ! ¦ Brooke Shields a refusé de tourner un message publicitaire vantant un nouvel appareil de culture physique de NordicTrack parce qu'on ne lui offrait que 350 000 dollars, une vétille pour la fiancée d'un homme que la revue Forbes a récemment Couché sur la liste des sportifs les plus riches d'Amérique.Le tennisman André Agassi a en effet amassé plus de 16 millions en 1995, et Brooke a bien l'intention de s'approprier sa juste part de ce butin.i ¦ Incapable de surmonter sa peiir de voler, Tori Spelling s'est finalement adressée à un hypnotiseur pour tenter de se défaire de cette très sérieuse phobie.La ved£tfe de Beverly Hills 90210 craint fôjft que sa carrière ne s'écrase bientôt si elle s'obstine à refuser de touf-ner des films dont l'action se déroule loin de Los Angeles.¦ Pendant plus de 25 ans.Root fut le coiffeur et fidèle ami de Lan a Turner.Dans un livre qu'il a intitulé The Private Diary of My Life With Lana, Root donne aujourd'hui un aperçu de ce qu'était réellement la femme qui se cachait derrière l'actrice.Dans le Hollywood de l'âge d'or, le public s'attendait à ce que Lana soit absolument sans reproche, et pour le satisfaire, les studios s'efforçaient constamment de vanter ses vertus.Mais en réalité, affirme Root.Lana Turner fumait sans arrêt, buvait du matin au soir, jurait comme 231 troupier et couchait avec n'importe qui.SOURCES : AP, Star, Enquirer, Ofobe Lana Turner pois Patrice Francine Grimaldi collaboration spéciale Joyeuse fête de la Saint-Patrick ! C'est un voeu qui s'adresse à toute la population car, depuis 172 ans, le défilé traditionnel de la fête nationale de l'Irlande pousse toute la population à se masser dans la rue pour voir défiler les fanfares et les chars allégoriques.Il y aura 12 chars, aujourd'hui, sur le parcours.Départ du cortège vert à 13 h de la rue Atwater, et défilé sur Sainte-Catherine jusqu'à la rue Bleury.Ceux qui rentreront à la maison plutôt qu'au pub pourraient penser à commencer leur jardinage, car comme le dit l'adage : « Sème tes pois à la Saint-Patrice et tes tomates à la Saint-Joseph » ( le 19 mars ).Savoureuse minceur ¦ Parlant de pois et de tomates, en voyant la page couverture du nouveau livre de recettes de notre merveilleuse cordon bleu Rollande Desbois, Cuisine Saveur, j'ai cru quelle était devenue végétarienne ! Elle annonce ses couleurs par une pleine page de fruits et légumes frais.Une gastronome comme Rollande ne renoncerait jamais au foie gras ! Incrédule, je me suis dit : « Il s'agit probablement de Cuisine Saveur à la californienne ».Allons-y voir.Ouf ! Cest la cuisine allégée, tirée des recettes qu'elle propose aux curistes du centre de thalassothérapie Aqua-Mer, à Car-leton, en Gaspésie, dans la baie des Chaleurs, chaque été depuis 10 ans.S'il y a même du vermouth dans sa recette de morue à la provençale, si elle n'exclut pas le vin blanc des moules à la marinière, et propose une goulash hongroise allégée mais bien relevée, il n'y a effectivement ni foie gras, ni crème à 35 % dans sa « cuisine saveur » \u2014 mais beaucoup de saveur.Saveurs que j'ai retrouvées jeudi dernier, au buffet du bar l'Apéro de l'hôtel Westin Mont-Royal.Demain midi, et jusquà vendredi, le chef Zitouni y interprète dans le cadre du Mois de la Nutrition ( avec un petit penchant pour le citronné, dirais-je.) les recettes les plus savoureuses de Mme Desbois.Retombées de la Bourse Françoise Kayler ¦ Je ne le lui ai jamais avoué, mais l'un de mes ( nombreux ) fantasmes est de goûter à la cuisine-maison de notre critique gastronomique Françoise Kayler.Cest une femme si humble et si douce que j'admire et dont je respecte la rigueur et l'honnêteté, un « phare » dans sa profession.Toutefois, j'ai toujours été curieuse de connaître la « saveur » des plaisirs de sa table.A-t-elle seulement le temps de cuisiner?Est-elle bonne cuisinière ?Elle nous a rappelé un fait méconnu qui m'a frappée, mercredi midi, lors du lancement du 4e gala Profession : Cuisinier ( qui aura lieu le 28 septembre prochain ), et je cite : « Aux yeux de la loi, le cuisinier c'est un domestique.» Depuis près de 35 ans, Françoise Kayler défend l'« art » culinaire et la « profession » de cuisinier, et maintenant une bourse à son nom apporte un soutien à la formation et à l'éducation ! La Bourse Françoise Kayler, eh oui.une bourse de 5000 S, attribuée avec la complicité des chefs ie profession, aidera à défrayer les coûts de participation des équipes senior et junior du Québec aux prochaines Olympiades culinaires de Berlin, et permettra à la jeune M y ria m Pelletier, « Apprentie-cuisinier de l'année 1996 », d'aller défendre son titre national au concours canadien, et d'aller renforcer l'équipe junior du Québec à Berlin ! La fête aux marmitons ¦ Une partie de la Bourse Françoise Kayler va aussi à la Journée des Marmitons, organisée par le Club Les Toques Blanches, chapitre de Québec, et à qui seront remis 300 exemplaires du livre La Cuisine des petits chefs de Philippe Molle.Sympa ! La Journée des Marmitons aura lieu dans le cadre du Mois de la Nutrition, ce mercredi 20 mars.Les élèves de 5e et 6* des écoles Laurier, Notre-Dame-de-Fatima et No-tre-Dame-des-Neiges auront l'agréable surprise de voir leurs professeurs remplacés par des chefs pâtissiers et chocolatiers ! À la fin de leur séance, ils sauront reconnaître le goût du vrai chocolat, du vrai pain ou des légumes frais.L'ex-madame Rambo dans les Laurentîdes ¦ Nouvelles fraîches : la sexubé-rante et athlétique Brigitte Niel-sen ( ex-madame Silvester Stallo-ne ) séjourne depuis une semaine au Chantecler, dans les Laurenti-des ! Après Terminal Force, Rocky IV, quelques Beverly Hill Ceps et une vie privée mouvementée, voici que la belle danoise veut changer son image et fait ses débuts dans la comédie ! Une première comédie, et une vraie farce, paraît-il, sur le sport d'hiver le plus populaire, après le ski, et le plus haï ( des skieurs ) : la planche à neige.17 Le film s'intitule pour le moment Snowboard Academy .Je me suis tout de suite demandée s'il y aurait* un rapprochement à faire avec le film québécois Après-ski, de Roger Cardinal.Eh bien non.Il n'y a pas de scènes osées, pas même de nudité ! L'action se passe dans une station de ski, dirigée par un couple en chamaille : Brigitte Nielsen et le comique Joe Flaherty ( SCTV, Happy Gilmore).Ils ont engagé un rela-tionniste-animateur : Jim Varney ( The Beverly Hillbillies ) pour égayer l'atmosphère pendant qu'ils se querellent.L'hôtel est envahie par une bande de cinglés de la planche à neige qui s'amusent à faire du grabuge et à multiplier les intrigues.Il y a des numéros d'humour en rafale, des sketches qui se veulent hilarants et des cascades Impressionnantes.ff' \\ Il s'agit d'un film américain réalisé par John Shepphird, coproduit ici avec Claudio Castravelli, de Taurus 7 Film Corp., et qui seru distribué au Canada par Allegro.Le tournage se poursuit au Chantecler jusqu'au 3 avril.Sur ce, bon dimanche. B 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 17 MARS 1996 Festival international du film sur l'art BAUHAUD .THE FACE OF THE 20TH CEN-TURY - VIRTUALLY LAS VEGAS- Centra canadien d'architecture: 14 h.OUTSIDE IN - CHRISTO AND JEANNE-CLAUDE Mutée d'art contemporain: 14 h.THE GROUP OF SEVEN: ART FOR A NATION -ANNIGONI: PORTRAIT OF AN ARTIST Wméa daa Beaux-Arts: 14 h.KENNETH ANGERS HOLLYWOOD BABYLON -ROBERT MAPPLETHORPE Cinéma ONF: 14 h.LES MURS ONT DES YEUX/THE WALLS HAVE EYES - A FRONTAL VIEW: SIUA RANTANEN -JOE Goethe-Institut: 14 h 30.QUENTIN TARANTINO HOLLYWOODS WON-DER - TRIBUTE TO TOM JOBIM Cinéma Parallèle: 14 h 30.LA MAISON DE FER - ALVAR AALTO TECHNOLOGY AND NATURE Centre canadien d'architecture: 16 h.BAUHAUS TEXAS: DONALD JUDO.UN ARTISTE AMÉRICAIN - AU DIABLE LES OISEAUX: REGARDER AVEC ELLSWORTH KELLY Musée d'art contemporain: 16 h.FOOT NOTES.THE CLASSICS OF BALLET - LA SYLPHIDE - FRACTALES - LE CASTRAT FARI-NELLI: NOSTALGIE D'UNE VOIX PERDUE Musée des Beaux-Arts: 16 h.ILL BE YOUR MIRROR - DADDY AND THE MUSCLE ACADEMY ; FOM OF FINLAND Cinéma ONF: 16 h.LOVE SONNETS - O.FORTUNA - THE MYSTE-RY OF CARL ORFF Spectacles Goethe-Institut: 16 h 30.THE BODY ELECTRIC - ORSON WELLES.L'HOMME-ORCHESTRE Cinéma Parallèle: 16 h 30.THE SOUND HUNTER: MAREK WILCZYNSKI -FILM MUSIC - MUSIC FOR THE MOVES: THE HOLLYWOOD SOUND Centre canadien d'architecture: 18 h.JOSEPH BEUYS - LOUISE BOURGEOIS Musée d'art contemporain: 18 h.HIDDEN TREASURES REVEALED - MAYA LIN: A STRONG CLEAR VISION Musée des Beaux-Arts: 18 h.PETIT GARÇON DE GRANIT/BOY OF GRANITE - UBU - L'ATELIER D'ÉCRITURE DE JUDE STEFAN - LE MYSTÈRE GIONO Cinéma ont: 18 h.DEUX MÉDITATIONS/TWO MEDITATIONS -JUKKA-PEKKA SARASTE - WRESTLING WITH THE GIANTS - L'ALBUM SOUVENIR D'ELISA- BETH SCHWARZHOPF Goethe-Institut: 18 h 30.ACHILLES - INTIMACIES Cinéma Parallèle: 18 h 30.ROY LICHTENSTEIN: THE ART OF THE GRA-PHIC IMAGE - MIND TRAP Centre canadien d'architecture: 20 h.LE SCULPTEUR - UMBRELLAS Musée des Beaux-Arts: 20 MARC CHAGALL - LEE MILLER OU LA TRAVERSÉE DU MIROIR Cinéma ONF: 20 h.THE MOON RISES - TAKUMI Goethe-Institut: 20 h 30.Salles de répertoire AMERICAN PRESIDENT (THE) Cinéma du Parc (1): 19 h.¦ les zones interdites 18 Marie Plourde vous entraine dans les recoins secrets du Centre Molson 19 Drôle de vidéo 20 ¦ai : Un monsieur distingué avec Eddie Murphy en primeur au Cinéma Néon Dimanche show soir Une semaine au Club Med.Participez au concours crest votre fête ! pendant la soirée.TVA VÎT AVEC VOUS ANNE FRANK REMEMBERED Cinéma du Parc (2): 14 h.16 h 30.19 h.21 h 30 ASCENSEUR POUR L'ÉCHAFAUD Cinéma Impénal: 17 h.CARL, SYMPHONIE.Cinéma Impérial: 19 h.CLOCHE POUR URSLI (UNE) Cinéma ONF: 13 h.GOODFELLAS Cinéma du Parc (1): 21 h 30.GREAT DAY IN HARLEM (A) Cinéma du Parc (3): 17 h.21 h 30.IMAX - LES AILES DU COURAGE - AFRI-CA: LE SERENGETI Vieux-Port de Montréal: 12 h 15.14 h 15.16 h 15.21 h: 10 h 15.19 h (version anglaise).On peut vénfier les horaires des représentations en téléphonant à 496-IMAX.MADNESS OF KING GEORGE (THE) Cinéma du Parc (1): 16 h 30.MÈRE ASSASSINÉE (LA) Cinéma Impérial: 21 h.OPÉRATION BOULE DE NEIGE - VINCENT ET MOI Cinéma ONF: 11 h.RÈGLE DU JEU (LA) Conservatoire d'art cinématographique: 21 h.SWAMP WATER Conservatoire d'art cinématographique: 19 h.WAITING TO EXHALE Cinéma du Parc(1): 14 h.WILD BILL Cinéma du Parc (3): 14 h 15.19 h 15 Danse ESPACE TANGENTE (840, Chômer) Sandra Botnen.Lina Malenfant.Lynn Snelling.Felice Woltzan.Malcolm Goldstein.René Lussier et Jean René: 14 h.- Suzanne Miller et Allan Pai-vio.Série Sa Geste: 19 h 30 Musique CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Michel Bellavance.flûtiste, et Marc Bourdeau.pianiste.Gaubert, Dutiileux.Messiaen.Varèse: 15 h 30.PLACE DES ARTS (Piano Nobile) Choeur de clannettes de l'Université de Montréal Sons et brioches: 11 h.ÉGLISE SAINT-LÉON (Westmount) Hélène Dugal.organiste.Frescobaldi.Gabneli.Merula.Bach.Brahms.Mendelssohn.Alain: 15 h.HÔTEL DE VILLE (Lachine) David Jalbert et Angela Song.pianistes: 15 h.ÉGLISE SAINT-JEAN-BAPTISTE Choeur et Orchestre de l'école de Musique de l'Université Laval.Dir.Chantai Masson-Bourque Laurent Martin, organiste.Requiem et oeuvres pour orgue (Ropartz): 16 h 30.ÉGLISE SAINT-VIATEUR (Outremont» Les Petits Violons.Dir.Jean Cousmeau.Leclair Kodaly.Rossini.Kreisler 16 h 30 FESTIVAL DE MUSIQUE VIENNOISE DES LAURENTIDES Centre culturel et Communautaire (Samte-There-se) Ensemble Johann Schrammel et quatuor Vocal: 11 h.Théâtre THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Place des Arts) Messe solennelle pour une pleine lune d'été, de Michel Tremblay.Mise en scène de André Brassard Du mar.au ven.20 h: sam.16 h.20 h 30 THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, St-De nia) Tchékhov.Tchékhova.de François Nocher et Francine Berge Trad.de Anna Christophorott Mise en scène de Yves Desgagnés Du mar au ven .20 h: sam.16 h.21 h; dîm.15 h THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (3900.St-De nie) Les Divines, de Denise Boucher Mise en scène de Gisèle Sallin: 20 h NCT \u2022 SALLE FRED-BARRY (4353, Ste-Ca-therme e.) Comme chez le?Grecs, de Steven Berkotf Mise en scène de Bernard Lavoie.Du mer.au sam .20 h 30.THÉÂTRE ESPACE LA VEILLÉE (1371.On tario e.) La Faim, de Knut Hamsun.Mise en scène de Teo Spychalski.Du mar.au sam.20 h; dim.16 h ESPACE GO (4890, St-Laurent) Le Cygne.d'Elisabeth Egloft.Du mar.au sam .20 h CCSE MAISONNEUVE (4375, Ontario e.) Fleurs d'acier, de Robert Harling.Trad.et adapt de François Tassé.Mise en scène de France Pa-quin.assistée de Martine Allard: 19 h 30.ESPACE LIBRE (1945.Fullum) Adieu Ararat.Présentation de Omnibus: 18 h.LE CENTAUR (433.St-Françoia-Xavieri 77»© Visitor, de Enc-Emmanuel Schmitt.Avec Jean LeClerc.Gary Reineke.Lise Roy et Martin Neufeld: 14 h.Enfants MAISON THÉÂTRE (255, Ontario e.) Le Rossignol et l'Empereur de Chine, de Gérard Bibeau 10 h 30.15 h.THÉÂTRE BISCUIT (165, Place d'YouviHe) Un vrai petit bonhomme de chemin.Mise en scène de Benoit Dubois.Sam., dim.15 h.Voir SPECTACLES m BU VOTRE SOIREE DE TELEVISION par Daniel Lemay D-SOUS LA 16:00 0 GD I COUVERTURE Entrevue avec Yves Beauchemin, l'auteur de Le second violon.18:30 (D-SPÉCIALE Avant d'y aller en personne, profitons de cette visite libre au Centre Molson.inauguré hier par le Canadien.20:00 0 CS tB-LA LEÇON DE PIANO Film australien, réalisé par Jane Campion.dans lequel vous ne verrez aucun kangourou, juste une des plus belles histoires ïamais racontées au cinéma.Un must.23:00 EU -RÉJANNE PADOVANI Rlm de Denys Arcand (1973) avec trois comédiens aujourd'hui décédés: Jean Lajeunesse.Luce Guilbeautt et Pierre Thériault.23:25 O Œ) CD-LE CHARME DISCRET DE LA BOURGEOISIE À quand le prochain dîner chez les Durant?Y vas Beauchemin CANAUX 2 (D 18 h 00 18 h 30 | 19 h 00 19 h 30 | 20 h 00 20 h 30 | 21 h 00 21 h 30 | 22 h 00 .j 22 h 30 23 h 00 23 h 30 | CANAUX .e ai o\t \tm \t >i-Meiaei\u2022 344 1001 ¦Mtâl UP CLOSE ANO PERSONAL (v O.angtttse) a Sam Dm.Mar et Mer 140-430-700-9» Van.Lun et Jeu 700-9» OMOKEN AMNOW « v o.angi»eai 116 ans) \u2022 Sam Dm.Mar Mer : 1 25 \u2022 3 45 \u2022 7 15-9 35 Ven Lun.Jeu.7:15-935__ DERNIERE MANCHE (LA) » 'ranca.set (13 ans) \u2022 Sam Dm .Mer Me» 126-400 \u2022700 9 30 Ver Lun.jeu /00-9.vî _ ASTERIX ET LES INDIENS v française) (G)\u2022 Sam.Dm.Mar Mer iiO-3'O-5 10 710.910 Ven Lun je«j 7 10-9.10 lf LUCV FEU (v o anotaisa) iGl \u2022 7 10-9 M _ Dm (va angMtseï (16 ans) a Mar et Met 1:35-4:10-7:10 \u2022 Lun et Jeu.7 10-925 Sam 925 homcwahoSOUN0 2 vo angiarae)(G) a Sam.Dm.Mer et Mer i»-330-5»-730-940 Ven.Lun et Jeu.7 M-9 40_ MUMMLE in THE OMOMX (v o angiarse) |i3ans.t Sam Dm Mar.etMar : 1 »\u2022 3X-530-735-935 Ven.Lun et Jeu 735-935 _ CONFESSIONNAL (LS)lvO St angUtl) (13 ans.' 9»__ A1TERIX ET LES INOtENS v fn>nça««r) (G) Sam Dm.MaretMer 100-300-500 \u2022 700 ven un et Jeu 300 $ 00 7 00 _ J'AIME J AIME PAS (v o trança.sej |G) Sam.Dm Mar at Mer.: i 10-3 10$ 10-7 10» 10 Van LunetJeu 3 10-$ 10-7 10-9 10__ IDvo enaarseiiGi* Sam Dm Mar et Mer 1 10-3 10-5 10-7 10-9 10 Ven Un et Jeu 3 '0- 5 10 7 10 TH1MGS TO OO IN DES VER (vo arvye«sej Sam Dm 105 3M- 7 00-920 Sem 700-920 Couche tant vwi Sam 11 35___ IE LUCV FEU .v o angujiseï iG) \u2022 905 Couche trd Ven Sam tiOO_ DOWN PERISCOPE |v o anglaisa) \u2022 Sam Dm 1 05 3 05 - 5 05 - 7O$ Sem 705 __ OEAD MAN WALRINO lv o engM«ae) 113 ans.\u2022 9'5 Couche tard ven Sam 11 40_ HAPPT CILMORE lv o arguas*> (G) ?Sam Dm 1 15-31$-$1S-71$ Sem 7 15 rtBBfBNFBMBrBI i iUM I \u2014^ ÎSS-SSSI NAPPY CILMORE iv française) i G) ?Sam Dm 1 15 3 1$-$ 1$-7 1$ Sem 7'5 CoucheUrd Ven Sem li_2$_ DERNIERE MARCHE (LA) (v franc»**) (I3ansi* Sam Dm 1 05 - 3 30 7 10- 9 35 Sem 7 10-9 35 Coucnetard Ven Sem 1150_ MARY REIU.Y « fnjncatStl \u2022 Sam Dm 1245 250-455\u2022 9 15 Sam 915_ COMPLOT OAM0 LA VILLE ! v (G)t 705 9 15 Couchatard ven Sam il» BROREN ARROW (v fnjnçam) (lf ans) \u2022 .$10-71$.I Sam Dm 1O0-3O5-Sam 715-920 Couche tard Ven.Sam \" X 920 (LA) v trançarsei(i6anai* 7X-9X Couchetanj Van,Sam.1140 ASTERIX ET LES INDIENS (v françarsailGi \u2022 Sam.0m 100-245- IX-6i$ Sem 61$ ZIZANIE DANS LE BRONX lv Irgnçates) (I3anst* Sam Dm 110-310-SlO* 7 45-9 X Sem 7 45 9 X Couchatard Ven Sem 1115 MMAIM iv françarse.iG) \u2022 Sam Dm Mar Mer 1 x-4 10 Van^ Lun Jeu Aucune rapreeeniaRon IOivo angurseiiG' \u2022 Sam Dm Mar Mer 1O0-3O5-5 10-720 \u20229X Ven.Lun Jeu 7 20 - 9 X__ HELLRAISER 4: BLOODLINE (v o angiarse) ('8 an si \u2022 Sam.Dm.Mer.6Mf.:1 15-31$ $15-725-92$ Van, Lun Jeu 725-9 25 ZIZANIE DANS LE BRONX (v française.(I3ens)* Sam Dm Mar Mer.100-3X-$00 720-920 Ven.Lun.Jeu 720-920 MRO*EN ARROW [v.carxa.se' 116 ans.\u2022 705 920 _ _ HAPPY CILMORE v o angtarae.:Gi \u2022 Sam Dm.Mar Mer 105.305.505 Ven Lun Jeu Aucune represer'ahon RUMBLE IN THE BRONX ,v 0 J'-oia-sèl (13ans)* Sam Dm Ma' Mer ' 6$-3 10- 510-715-9:15 Ven Lun Jeu 7 15-915 DOWN PERISCOPE iva angfc Sam Dm Mar.Mer '05-305' \u2022905 Ven Lun.jeu 7 05-9OÎ HAPPY CILMORE iv irançasa IBM Dm Mar Mer 120-3» \u20229 20 Ven.Lun >u '20«9 2( CABOOSE vo fra'>ca*sc>|i6ansi* Sam Dm.Mer Mer 1 15-3'5 5 15-7 15 \u2022 9 1$ Ven.Lun.Jeu 7 15-915 LAVAL 200D èv (tetrt ?000 \u2022 3195 eant.Mei Sl-Met.- 349 FUME HAPPY CILMORE (v française) (G) « Sam Dm 2 10-4 10-7.10-9 10 Sam 7 10-9J10_____ ZIZAHIE DANS le BRONX (v franc»») (13ans) Sam.Dm,2.1$-4X-7 1$-920 Sem 715-920 LAVAL (Carrefour) & 2330.booi.It Carreleat \u2022 633-3634 DEAO MAN WALRINO .v 0 angtstse (I3ans) Sam.Dm.Mer Mer ' 20 350-7X-9X Ven Lun.jeu 7X-9X _ CABOOSE ivo frencarsei(i6ans)« Sam Dm Mer .Met.1 10-320-520\u2022 7 X \u2022 9 X Ven Lun.Jeu 7 X \u2022 9 X BONHEUR EST DANS LE PRÉ (LE) (vo française)iG>\u2022 Sam Dm,.Mar.Mer.200 420-705-925 Ven.Lun.jeu 7 05 925 \t \u2022505 1_\t\u2022705 9 1\t 5?:\t\u20227» DOWN PERISCOPE r.o anqujtse; Sam Dm.Mer Mer 11$.3 15-5 l$-7 15 \u2022 9J5 Ven.Un.jeu 7 15-9 15 NEILLV A M.ARNAUD U 0 Irarçaise) ,Gl Sam Gim Mer Mer 1 4s-4:l$-710-9X Ven.Lun Jeu 7 10-«x BROREN ARROW (v 0 angu>ssi, > ans ?Sam Dm Mar Mer 1 x-4O5-720-940 Ven Lun Jeu 7 x-9.40 LAVAL (Galeries) IS4S boJ (orWuer-666-9333 BROREN ARROW (v.françarse) (16 ens) a Sam.Dm.Mar.Mer 1X-4O0-7 10-925 Watt.Lun.Jeu 7 10-925 _ HAPPY CILMORE .0 anç use.G - a Sem .Dm.Mer.Mer 110 310-510 Ven.Lun.jeu Aucune reprasentation IF LUCV FELL (v 0 angtaisehG) \u2022 7 10 9 10 BROREN ARROW ivo angiarse)(16ans) ?Sam Dm 1 M-305-5 10-7 1$.925 Sem 7 15-92$ Couchatard Ven.Sem.11 X _ EXECUTIVE DECISION .v O angMnw) Sam Dm lO-3X-64$-9 1$ Sem 6 45-9 15 Couchatard Ven Sam 11 45_ EO(vo anglaise) * Sam Dm Mir Mm 1 45 3X- $X 710-910 Ven Lun jmj 7iO-9iO HAPPY CILMORE v 0 anglaise.'G.\u2022 Sam Dm.Mar Mm 1 X-j.O 515-710 Ven Lun.jeu 7 10 _ m LUCV FEU (vo angMrsai(G) e 91$ DïMI MOOR[ ALEC BA10WIN 1' LA JUREE version françaiiC de TMI AJROR .161 .COLUMBIA k PtCTURfS J.CONSUt 11 s 1 ru ciiniM .\u2022; r/c/MWS cini /'/ / x oiyfdN t r t j\\MCius PL AYrns Source: LE Palmarès (PC) \\ e soi r en rdppe MusiquePluS a croqué Sting dans la Grosse Pomm 60 minutes exclusives en compagnie du troubadour britannique à l'occasion de la sortie_de son nouvel album, Mercury Falling.©réation on musique 74435468 B 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 17 MARS 1996 Wr -y, tçmps,1 y\u2014f mauvais \\a Près® à r 1 45-4 20-7 30-040 SEVEN (1t*r 1 304 1O720-9 55 HCAT(le>r 1 10-4 40-8 10 UP CLOSE A PERSONAL (Gr 1 50-4 25-7 05-9 45 EXECUTIVE DECISION (SAC) * 1 05-4 05-0 45-9 25 HOMEWARD BOUND II (Gr 12 45-2 50-5 00-7 20-9 15 INTIME A PERSONNEL (Gr 1 15-3 55-7 00-9 30 BIRDCAGE (G)* 1 00-3 30-0 50-9 40 MUPPET TREASURE ISLAND (G)* 12 40-2 45-4 50 LEAVING LAS VEGAS (STP.) (16*r 7 15-9 50 LES APPRENTIS (Gr 1 10-3 35-0 55-9 20 HISTOIRE DE JOUETS (G)*
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