La presse, 23 janvier 1996, Cahier A
[" I C \\vv\\ u \\i InfoBref Bell Le téléphone le plus lu.U quotidien le plus écouté! 875-Bell Fi LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE GUESS JEANS 1-800-661-GUESS ¦ \u2022 MONTRÉAL.MARDI 23 JANVIER 1996\t112e ANNÉE No 92\t60 PAGES.4 CAHIERS\tlles-de-la-Madelelne 1 $ rr\\r Floride 1.60$ us OU*' Taxes en sus HHHHHHHHIHBHBHHHHHHHHIHillH\t\t\t Météo Nuageux, possibilité de faible neige max I /min-3 pageS 16 Soorts pageS3 Actualités La situation s'améliore à Châteauguay pageA4 Spectacles Céline Dion reçue Chevalier des arts et des lettres pageB4 Index Annonces classées\t - immobilier\tC14.C15 - marchandises\tC15 - emplois\tC15 - automobile\tC16.C18 - propositions d'affaires\tC18 Arts et spectacles\tB4 à B8 - horaires-spectacles\tB5 - tôlé-horalres\tB5 Bandes dessinées\tC15 Bridas\tC18 Décès\tC17 Économie\tC1 àC12 Éditorial B2\t Êtes-vous observateur?\tC14 Horoscope\tC16 Le monde\tA15.A16 Loteries\tA2.A8 Mots croisés\tC15 Mot mystère\tC16 Opinions\tB3 Politique\tA17.B1 Tabloïd sports\t » Rêjean Tremblay\tS5 Convaincre et intimider Le plan d'Ottawa pour sauver le pays prend forme CHANT AL HÉBERT du bureau de La Presse OTTAWA Le gouvernement Chrétien accouchera dans quelques semaines d'un plan d'action en matière d'unité nationale qui privilégiera aussi bien le bâton que la carotte pour tenter d'éviter qu'une majorité de Québécois ne verse dans le camp de la souveraineté à l'occasion du prochain référendum.Le bâton consistera à examiner les aspects légaux de la démarche souverainiste et d'un éventuel départ du Québec de la fédération.La carotte consistera en un projet de réaménagement du fédéralisme, à commencer par un partage différent des pouvoirs entre les paliers de gouvernement pour rendre son fonctionnement plus flexible et donner plus d'autonomie aux provinces qui en désirent.Ce réaménagement privilégierait des arrangements administratifs plutôt que la réforme constitutionnelle jugée peu prometteuse par le gouvernement Chrétien.La forme définitive que prendront certaines de ces démarches, soit une commission inspirée du modèle Bélanger-Campeau, un comité d'émtnents Canadiens, des négociations fédérale-provinciales ou encore un mélange des trois, n'est pas complètement arrêtée.Ce qui l'est, c'est que tous ces efforts seront assortis d'un fort enrobage publicitai- re.Sondages à l'appui, les stratèges fédéraux sont convaincus que leur gouvernement est méconnu au Québec.Pour y vendre les bienfaits du fédéralisme, ils envisagent une campagne de publicité permanente.A cet égard, la publication d'encarts sur la péréquation dans les journaux du Québec en décembre, et la distribution à domicile ces jours-ci d'un dépliant vantant les efforts postréférendaires fédéraux ne seraient qu'un début.Au cours des derniers jours, après qu'eurent fusé de toutes parts des plaintes dénonçant l'inertie d'Ottawa depuis le référendum, deux des ministres-clés dans ce dossier VOIR CONVAINCRE EN A2 Ottawa refuse son appui au Cosmodôme ANDRÉ CÉDILOT Le gouvernement fédéral a peut-être enfoncé le dernier clou dans le cercueil du Cosmodôme en refusant de remettre à la Ville de Laval la subvention de quatre millions prévue dans le plan de sauvetage de ce joyau du maire Gilles Vaillancourt.En termes polis, a appris La Presse, le ministre des Finances Paul Martin, responsable du développement régional, a expliqué au maire Vaillancourt qu'il n'avait pas d'autres fonds à consacrer à ce centre récréo-touristi-que, lequel ne correspond plus aux priorités du ministère.Depuis quelques mois, on le sait, le Bureau fédéral de développement régional ( Québec ) oriente son action vers les petites et moyennes entreprises québécoises, en mettant l'accent sur celles qui visent les marchés extérieurs.Lors de la construction du Cosmodôme en 1993, le gouvernement fédéral avait contribué un prêt sans intérêt de 5,1 millions à la corporation Camp spatial Canada, créée par la Ville de Laval.Dans le plan de sauvetage qu'elle a préparé en catastrophe au début décembre, Laval souhaitait que le gouvernement fédéral efface ce prêt, en plus d'injecter quatre autres millions dans le Cosmodôme.Elle demandait également quatre millions au gouvernement provincial.Même s'il a maintes fois répété qu'il n'investirait pas de nouveaux fonds dans le Cosmodôme à moins qu'Ottawa fasse de même, le ministre des affaires municipales du Québec, Guy Chevrette, a laissé entendre, hier, qu'il laissera au Conseil du trésor le soin de trancher cette délicate question.« On a soumis un mémoire au Conseil du trésor, et on ne saura pas avant mercredi la décision qui sera rendue », a déclaré l'attachée de presse du ministre, Shirley Bishop, en refusant de dévoiler ce que M.Chevrette a soumis aux dix-neuf membres qui contrôlent les dépenses du gouvernement.Ce n'est un secret pour personne, a toutefois rappelé la porte-parole du ministre Chevrette, que le Conseil du Trésor, aux prises avec des contraintes finan- VOIR COSMODÔME EN A2 PERDUS DANS UNE MER DE JOUETS ! PHOTO PIERRE McCANN.La Presse Antoine Cezero et sa femme Linda.soulagés après une nuit d'angoisse, ont retrouvé leurs deux petits diables.Anthony et Jérémie.Leur aventure d'une nuit dans un magasin de jouets à grande surface restera longtemps dans la mémoire familiale.Les deux petits diables ont donné de grands frissons à leurs parents JEAN-PAUL SOULIÉ Tout a commencé sur le tas de neige où deux petits garçons glissaient, dimanche en fin d'après-midi.Le billet de deux dollars, ils l'ont vu en même temps, Anthony Cezero, huit ans, et son petit frère Jé- rémie, six ans.Lequel des deux a pensé le premier à aller dépenser cet argent trouvé dans l'immense magasin de jouets du centre commercial voisin, ils l'ont oublié.Normal.Entre dimanche soir et lundi matin, il s'est passé bien des choses.Marcher de chez eux jusqu'au magasin, c'est l'affaire d'un quart d'heure, même avec des petites jambes de huit et six ans.Pendant ce temps là, papa et maman, concierges de leur immeuble, règlent le problème du réfrigrateur d'une locataire qu'il faut remplacer.Quand les parents jettent un VOIR JOUETS EN A2 ¦ La Presse poursuit aujourd'hui la publication de sa série d'articles sur les salles d'urgence des hôpitaux de la région de Montréal.Aujourd'hui, VUrgence de l'hôpital Sacré-Coeur.Pas de panique CLAUDE MASSON ¦ Une femme accou-» che de son cinquième enfant à la maison.Dès sa naissance, le bébé est considéré comme clinique-ment mort tandis que l'état de santé de la mère soulève les pires inquiétudes.In extremis, les ambulanciers d'Urgences Santé réussissent à réanimer le bébé.Vite à l'urgence ! À l'hôpital Sacré-Coeur, l'équipe médicale est conscrite.Les premiers soins réussissent.Mère et enfant sont sauvés.Presque un miracle ! « De tels événements dramatiques \u2014 et ils sont nombreux \u2014 ne sont pas connus.Mais, pour les médecins, infirmières et préposés, c'est la satisfaction pour les rares cas qui tournent mal », de dire le docteur François Collette, coordonnateur médical à l'urgence de Sacré-Coeur.Quinze heures, ce même vendredi après-midi.À quelques minutes d'intervalle, alors que c'était le calme plat, sept ambulances se retrouvent dans le couloir qui leur est réservé.Y prennent place deux cardiaques, deux pulmonaires chroniques, un cancéreux, un épileptique et un patient qui arrive de Mont-Laurier après avoir inhalé du monoxyde de carbone.11 n'y a pas de panique.Tous les cas sont examinés, observés, traités avec un calme étonnant.Dix-sept heures 30.Trois ambulances arrivent en même temps.Trois travailleurs ont inhalé du monoxyde de carbone dans une entreprise.Après vérification, on conclut qu'il s'agit de cas sans gravité.Dix-huit heures 30.Branle-bas de combat.Une femme, accidentée de la route et apparemment gravement blessée, est transportée dans la salle de traumatologie, une spécialité à Sacré-Coeur.Y a-t-il des fractures ?La colonne vertébrale est-elle brisée ?Y a-t-il danger que l'aorte éclate ?Médecins, infirmières, aides-infirmiers \u2014 une équipe médicale de neuf personnes \u2014 se retrouvent au même endroit sans qu'aucun appel général n'ait été lancé.Par réflexe.Par devoir.Par professionnalisme.C'est tout ça.et beaucoup plus l'urgence d'un centre hospitalier._i ¦ Autres informations en page A5 6 21924 98765 1 Le CN ferma ses ateliers de Lachlne et Moncton Montréal perd 240 emplois dans l'opération alors que Toronto va en gagner 146 M1VILLE TREMBLAY Le CN ferme ses ateliers d'entretien de locomotives à Lachine et à Moncton, et concentre ces activités à Toronto.Lachine perd 230 emplois, Moncton, 123.Ces ateliers sont distincts de ceux exploités par la filiale AMF, à Pointe-Saint-Charles, dont l'avenir est également en péril.Le CN justifie la décision de fermer les ateliers situés à sa gare de triage Tasche-reau, à Lachine, par les économies annuelles de 25 millions de dollars qui découleront de la rationalisation de l'entretien des locomotives diesel.Le porte-parole du CN, M.Alain Berge-ron, explique que les pertes d'emploi s'inscrivent dans le plan de réduction de l'effectif de 1000 postes par an, pendant quatre ans, annoncé au moment de la privatisation de la société de la Couronne, l'automne dernier.Le maire de Montréal, M.Pierre Bour-que, s'est déclaré « pas mal secoué » par la nouvelle qu'il n'avait pas vu venir malgré de récentes discussions avec le président du CN, M.Paul Tellier.En ce moment, le maire travaille avec d'autres élus au sauvetage d'AMF, qui emploie 1300 personnes.Le CN souhaite renouveler la convention collective, puis vendre l'entreprise au géant franco-anglais GEC Alshtom.Si un nouveau contrat de travail n'est pas signé d'ici le 31 décembre, AMF sera fermée, menace le CN.M.Bourque dit qu'il a rencontré la direction de l'entreprise, les députés du Parti québécois et qu'il s'entretiendra ce matin avec les représentants syndicaux.« l'ai bon espoir que ça va marcher », a-t-il déclaré.Selon le CN, la filiale AMF n'est aucunement touchée par la fermeture des ateliers de la gare de triage Taschereau.Taschereau est spécialisée dans l'entretien de routine, tandis qu'AMF remet à neuf des locomotives.Taschereau s'occupe uniquement des locomotives du CN, tandis qu'AMF est tournée vers une clientèle extérieure au CN.M.Tellier, a déclaré dans un communiqué de presse que « cette mesure est devenue nécessaire du fait de l'évolution de la technologie, des changements dans les flux commerciaux continentaux et, dans l'Est canadien, des modifications dans les parts de marché résultant de la concurrence du camionna- ge.» En ce moment, le CN compte cinq grands ateliers d'entretien des locomotives, dont trois dans l'Est du Canada : Toronto, Montréal et Moncton.Ceux-ci sont exploités à 45 % de leur capacité.A Toronto, le nombre d'employés préposés à l'entretien augmentera de 146, pour atteindre 333.On a retenu la Ville-Reine pour consolider les activités d'entretien parce que l'équipement y est plus moderne et que la gare de triage sert de plaque tournante pour le trafic sur les axes nord-sud et est-ouest.Le CN précise que le trafic ferroviaire est particulièrement dense dans la région de Toronto et que ses activités de transport intermodal y sont concentrées.Les nouvelles locomotives ont besoin VOIR CN EN A2 rWR LK PUISI* Df VOUChk Montréal ?Fort lauderdale à partir dt 195$™ Départs de Janvier iêmtMfmm m 6ê royal Montréal ?Orlando à partir é§ 359$ Départs de Janvier 0EVOYAGES LA PRESSE.MONTRÉAL.MARDI 23 JANVIER 1996 4 \"Si « ' t t- \u2014 - i t *1 Mode Retour vers le futur ¦ Si l'on se fie aux designers phares, la mode du printemps prochain se conjuguera au futur antérieur.C'est que le courant avant-gardiste actuel se projette non pas dans le XXI* siècle mais dépoussière les années i960 ! Il y a trois décennies, les stylistes imaginaient la femme de l'an 2000 les cheveux rasés, dans une combinaison de cosmonaute ou une mini-robe en PVC.Quand on regarde Eve Salvail, ce mannequin québécois au crâne rasé ayant récemment défilé sur les passerelles de Chanel et de Calvin Klein, on se dit qu'ils n'avaient pas si tort.À lire demain dans le cahier Mode.Collectes de sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants : ?à Montréal : Centre des donneurs de sang.Centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est (métro Préfontaine ), de 9 h à 20 h ; ?à Montréal : Université McGill ( Génie ), Ëdifice McConnell, 3480.rue Université, ( métro McGill ), de 10 h à 17 h 30.Objectif : 150 donneurs : ?à Montréal : 29* Collecte de sang, Paroisse St-Jean-de-Matha, parrainée par la Caisse populaire St-Jean-de-Matha de Montréal, Église St-Jean-de-Matha , sous-sol, 6821, rue d'Aragon ( angle Allard ), de 12 h 30 à 20 h 30.Objectif : 300 donneurs ; ?à Longueuil : le Collège Charles-Lemoyne, Le pavillon L'Envol, cafétéria, 2301, boul.Fernand-Lafontaine, des 14 h 30 à 20 h.Objectif : 100 donneurs.tCl lu Mi InfoBref Bell Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour.Pour faire connaître votre opinion, composez le 875-2355; au son de la voix, faites le 220.Partagez-vous l'optimisme exprimé par le G7, réuni le week-end dernier à Paris, quant à une éventuelle reprise économique?«Le Grand Secret», écrit par Claude Gubler, le médecin personnel de François Mitterrand pendant 13 ans, devrait-il être interdit en France?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 35% Non: 65% L» Presse La quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres à quatre chiffres 415 3011 ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnement» est ouvert du lundi au vendredi de 7 h à 17 h 30 RÉDACTION 285-7070 PROMOTION 285-7100 COMPTABILITÉ Grandes annonces 285-6892 Annonces classées 285-6900 ¦i i ANNONCES CLASSÉES lundi au vendredi deShttà 17hM Décès, remerciements GRANDES ANNONCES Detatfuvrts Netienet, Tété* Vacances, Voyages Carrières et professions, nominations -1 285-7111 , 285-6816 ¦ 285-6931 I 285-7306 285-7265 | Changement de venue dans le procès: de l'agent Marc Saint-Germain de la SQr Le policier a été Impliqué dans un accident d'auto qui a fait 4 morts :|* l*resse Canadienne I LA PRESSE est publiée par LA PPÉSSÉ LTÉE 7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y1K9 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits ae reproduction des informations particulières a LA PRESSE sont également réservés.« Envois de pubkaoon canadienne \u2014 Contrat de venta numéro 0531650 » Port do retour garanti.(USPS003692) Champiain N.Y.12918-1518.RENSEIGNEMENTS 285-7272 TROIS-RlViÈHES ¦ Le procès du policier Marc Saint-Germain, un agent de la Sûreté du Québec impliqué dans un accident de la route qui a fait quatre morts, le 27 octobre 1994, à Trois-Riviè-res-Ouest, aura lieu à Québec.Le juge André Trottier, de la Cour supérieure, a ainsi donné suite à une requête en changement de venue présentée par l'avocat du prévenu.Me Eric Downs.Cet accident avait entraîné la mort de i i |_c, CODE DU JOUR 04-2 I I -1 I I MARDI I 23 JANVIER 1996 I LES ANNONCES CLASSÉES i 285-7111 quatre autres policiers qui prenaient place à bord du véhicule que conduisait l'agent Saint-Germain.Ces policiers revenaient d'une soirée marquant la fin d'un stage de perfectionnement à l'Institut de police de Nicolet.Me Downs avait soumis que le battage médiatique dont avait fait l'objet son client dans la région de Trois-Rivières nuisait considérablement aux chances de son client d'obtenir un procès juste et équitable.Le juge Trudel a estimé que la composition d'un jury impartial aurait tout de même pu être faite dans le district judiciaire de Trois-Rivières.Cependant, pour éviter tout préjudice au prévenu, il a choisi de déplacer le procès à Québec.Ainsi, l'affaire demeure dans la juridiction d'appel du district judiciaire de Trois-Rivières.La date du procès de Marc Saint-Germain devrait être fixée lors de l'ouverture dû terme des assises d'hiver, lundi prochain, au palais de justice de Québec.On pense que ce procès pourrait débuter à la mi-mars, pour une durée pouvant aller jusqu'à huit semai- nes.PHOTO AP Jupiter révèle ' \u2022 .4 La sonde larguée par Gatf/ée-et qui a plongé dans ^atmosphère de Jupiter a çf£-;, couvert que celle-ci ffâgt plus venteuse et plus sèche que les savants le pen-salent, avec moins d'hélium et moins d'électricité.découvertes, dévoilées hier par les chercheurs du centre de la NASA après un retard d'un mois, à cause de l'impasse budgétaire à Washington, devraient remettre en question la nature de la planète et la façon dont elle s'est formée.La-sonde libérée par Galilée vers Jupiter, en décembre,] a permis de recueillir des Informations pendant 57 minutes.La plupart des scientifiques croient que le système solaire s'est développé à partir d'un nuage de poussière et de gaz mais les découvertes de la sonde, devraient les amener àûrà* considérer leurs positions, selon la NASA.Suite de la Une \u2014 ~ \u2022 » ~« CONVAINCRE Convaincre et Intimider ont commencé à diffuser des bribes d'informations sur les intentions de leur gouvernement.Hier le ministre de la Justice Allan Rock a profité de l'étude en comité au Sénat du projet de loi CM 10 sur l'instauration de vetos régionaux sur la réforme constitutionnelle pour faire abondamment état de l'aboutissement prochain des réflexions du gouvernement sur le dossier postréférendaire.Au long de sa comparution, M.Rock a insisté à plusieurs reprises sur le fait que les quelques gestes d'Ottawa depuis le 30 octobre ne sont que les premiers éléments d'une stratégie plus globale dont la production est imminente.« Ne nous jugez pas seulement là-dessus a, a-t-il soutenu devant les sénateurs au sujet du bill sur les vetos et de la motion adoptée en décembre par le Parlement pour reconnaître le caractère distinct du Québec.« Les Canadiens veulent du leadership pour garder leur pays uni et nous allons leur en donner a, a-t-il affirmé lors du point de presse qui a suivi sa présentation.Sans donner de détails, le ministre a indiqué que le gouvernement fédéral entend notamment se pencher sur la légalité de la démarche souverainiste.« Tout gouvernement responsable, dans le cadre d'une stratégie globale pour l'avenir, doit forcément traiter les questions juridiques qui sont soulevées », a-t-il affirmé.M.Rock n'a pas voulu expliquer hier jusqu'où son gouverne-ment voulait pousser son examen de cette question.Mais à en juger par les quelques interventions du premier ministre à ce sujet depuis le 30 octobre, Ottawa entend, au minimum, indiquer à quelles conditions il con-sidérera que le résultat référendaire comme légitime.Le gouvernement fédéral pourrait également explorer ou encourager les Canadiens à explorer, à l'instar du parti Réformiste, les termes scion lesquels le reste du Canada accepterait de négocier le départ du Québec de la fédération.Jeudi soir, au cours d'une séance privée avec le Conseil pour l'unité canadienne, le ministre aux Affaires intergouver- nementales Marcel Massé a également assuré ses interlocuteurs que les quelques gestes d'Ottawa depuis le référendum ne sont qu'un début.Selon des participants, il a identifié le dossier d'un partage différent des pouvoirs au Canada comme un front important de l'action postréférendaire fédérale.Pour l'heure, le plan fédéral ne comporte pas de grandes ma noeuvres constitutionnelles.Au contraire, hier, devant le.Sénat, le ministre Rock a fait des détours pour dégonfler d'avance les attentes quant au rendez-vous constitutionnel obttgf^'du printemps de 1997.Il a invite ses interlocuteurs à voffelte échéance comme un jaldtaTcYrtn-me tant d'autres sur la voie de la reforme constitutionnelle p'liflôt que comme un point tournant.J COSMODÔME Ottawa refusa son appui au Cosmodo- cières sans précédent, manifeste peu d'enthousiasme envers le Cosmodôme, dans lequel il a déjà engagé 3,4 millions il y a à peine un an.loint par / a Presse, le maire Gilles Vaillancourt a indiqué.hier, par la voix d'un porte-parole, qu'il n'avait aucun commentaire à formuler, n'ayant pas encore reçu la décision du ministre Paul Martin.À moins d'un revirement de dernière minute, Laval se retrouve seule pour mettre sur la table les 13 millions de dollars nécessaires pour assurer la survie du Cosmodôme, construit au coût de 34 millions.Le centre a fait l'objet de controverses avant même son ouverture en 1994.Bien qu'il ait accueilli 170 000 visiteurs et quelque 15 000 participants à son centre d'entraînement, le Cosmodôme \u2014 formé du camp spatial et du Musée des sciences de l'espace \u2014 a toujours perdu beaucoup d'argent.En décembre dernier, dans un geste de dernier recours, la Ville a mis sur pied un comité exécutif de cinq membres pour appuyer le conseil d'administration du Cosmodôme.Un des nou- veaux sièges est occupé par M Alain Contant, l'un des principaux organisateurs politiques du maire Vaillancourt.Le groupe a vite réagi en congédiant les deux principaux dirigeants du Cosmodôme, Mme |o-celyne Pelchat et M.Gilles Martin, ainsi que neuf des 38 employés.Ces coupes devaient permettre d'économiser quelque 300 000 dollars et empêcher^-à très court terme, la faillite du Cosmodôme.Z- JOUETS Perdus dans une mer tfe Jouets coup d'oeil dehors, vers le tas de neige, à 16 heures 20, Anthony et férémie ne sont plus là.Une demi-heure plus tard, après avoir fait le tour de l'immeuble, ia police est alertée.Les deux garçons ne sont pas loin.Mais dans les allées du Toys-R-Us où ils sont entrés sans se cacher mais sans se faire re- CN Le CN ferme ses ateliers de uenlne et Moncton d'un entretien moins fréquent : elles font deux fois plus de kilométrage avant de subir un bris majeur.M.Bergeron a explique que certains employés de Montréal pourraient être mutés à Toronto, s'ils le désirent.Autrement, des préretraites et des indemnités de départ seront offertes selon les dispositions prévues à la convention collective.Le CN conservera 25 employés a Taschercau pour assurer des services de ravitaillement.L'effectif total du CN à Montréal s'établira à 4200 employés.Le CN prendra des charges spéciales pour refléter les coûts de cette restructuration.Elles seront précisées au moment de l'annonce des résultats financiers trimestriels.^ marquer, leur billet de deux dollars à la main, au milieu des montagnes de jouets, des tonnes de boites colorées, il leur arrive une affaire.« On a eu peur, dira Anthony, on a eu très peur ! La lumière s'est éteinte.Pas complètement, mais presque.» La lumière s'est éteinte parce que le personnel avait terminé sa journée.Le gérant venait de fermer les portes du magasin.Tout au fond, invisibles de la porte, Anthony et lerémie étaient pris au piège.Ils ont bien essayé de se servir d'un des téléphones.Rien à faire.Ils ne savaient pas qu'il fallait faire le 9 pour avoir une li-gne extérieure.Alors a commencé une longue nuit d'errance entre les étagères.Ils ont joué au policier et au bandit, avec des menottes et des pistolets.Au ballon.Ils ont tripoté des centaines de jouets.Us ont aussi découvert des grandes caisses pleines de barres de chocolats et de smarties.De quoi tenir le coup longtemps, mais quand même.Tous les jouets du monde, ça ne remplace pas son lit.La petite soeur Sabrina, qui n'a que deux ans et qui ne participe évidemment pas à des expéditions aussi lointaines, l'avait, elle, son lit a la maison.À force de visiter tous les rayons, les deux gamins avaient pourtant vu une petite maison de plastique, jaune et bleue, somptueuse cabane de quatre pieds de haut, luste ce qu'il fallait pour créer un pe^i d'intimi- té.C'est là que les deux frères ont dormi un peu.« Pas beaucoup ! » note (érémie.Une nuit de recherches intenses Pendant ce temps-là.une vaste opération de recherche des deux disparus était en cours : 150 bénévoles ont fouillé toute la nuit les immeubles de la rue Orléans, dans le secteur DuBar-ry.La police locale était sur les dents.II y avait aussi un hélicoptère de la Sûreté du Québec, équipé d'un détecteur d'infrarouges.Les champs ont été arpentes, le centre commercial.Linda.la maman, avait dans la tête la réputation de la rue Orléans, il y a quelques années, avant que les immeubles changent de propriétaire.« On nous a dit que c'était un quartier difficile.Il avait des histoires de drogue.» Hier, elle a découvert ses voisins.« Une dame que je connaissais à peine, Ginette Bergeron, est venue passer la nuit avec moi.» À la police de Gati-neau, le sergent Richard Long-pré ne s'étonne pas.« Nous avons frappé aux portes des 25 ou 30 blocs de la rue.Tout le monde est devenu bénévole.Il y a eu aussi Parents-Secours, des équipes de radio amateur.» Hier matin, quand il est arrivé au magasin Toys-R-Us, le gérant Michel Legault avait entendu tout ça à la radio.Et il avait lu le journal Le Droit qui donnait le signalement.Deux garçons de 1.25 r.i de haut, manteaux d'hiver noirs, tuque fluo.Dès l'ouverture de la porte, le système d'alarme repond, et il va le fur-mer, dans le bureau.AnthonVfct lérémie sont découverts.et sauves.Il les reconnaît tout de suite, et note leur «accent français » : celui de leur père Antoine.S; « l'ai fait le 911.Dans les trois minutes qui ont suivi, la police éiaii ià.Le* deux enfants avaient l'air plus fatigués qu'autre chose.|e ne les ai vus que cinq minutes en tout.» Chez les Cezero, hier, des bénévoles, des voisins, des journalistes se bousculaient.Les deux héros reprenaient possession de leur territoire.Une boite contenant les bonbons du dernier Halloween, un album de photos.«Tiens, regarde, ici.c'est rmjn grand-père Toino, explique lire-mie.Il est en France.» « OuIt et il est mort ! précise le plus vieux.Tiens ! Regarde là, c'est sa tombe ! » Sur la télé, une photo dès grand-parents lointains.Farceur, Toino plisse fortement un oeil.Pour la photo des retrouvantes avec papa et maman, les d#u\\ petits diables reprendront fins se consulter ce clin d'oeil familial.Et Antoine, le papa, regardera ses deux gars avec un sourire.«Dire que jaimerajs tellement ça.moi.aller passe»Ha nuit dans des grands magaejns pour y faire le ménage ! » PKte que le métier de conciergejjça donne un logement, mais paCde salaire.Et un job à lentrejjen dans le centre commercial ff°' che, ce serait extraorà ina7re\"Les fistons ont bien trouvé le chemin.J 0065385000014 i LA PRESSE.MONTREAL.MARDI 23 JANVIER 1996 AS La Fraternité des policiers accepte enfin de collaborer à la police de quartier « ê < f « ¦ La Fraternité des policiers a finalement décidé de collaborer avec le Service de police de la Communauté urbaine de Montréal ( SPCUM ) à la mise en place de la police de quartier.Au cours d'une rencontre tenue la semaine dernière, a déclaré hier à La Presse le directeur du SPCUM, le président de la fraternité a reconnu que le moment est venu pour le syndicat « d'embarquer derrière ça ».loint au téléphone, le président de la fraternité, Yves Prud'homme, a confirmé avoir rencontré Jacques Duchesneau la_sjtnaine dernière.«Essentiellement, a précisé M.Prud'homme hier, j'ai dit la semaine dernière au directeur du SPCUM que la page est maintenant tournée.En conséquence, nous avons donc décidé de travailler avec eux au Comité d'implantation de la police de quartier.» Ceïà dit, le président de la puissante Fraternité des policiers de la CUM n'en pense pas moins encore que les élus sont allés trop vite en affai- « Je suis encore convaincu aujourd'hui que nous ne connaissons toujours pas tous les impacts de cette réforme majeure de notre service de police sur la population, sur les budgets et sur le travail des policiers.Nous en convenons, c'est une approche révolutionnaire, mais il y a encore trop d'interrogations sans réponse.» Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, M.Prud'homme a ajouté que la fraternité va maintenant tenter de construire un partenariat durable avec Jacques Duchesneau la direction du service de police « dans l'intérêt des policiers et des policières ».Parce que, admet-il en substance, on ne peut pas être contre la vertu et la tarte aux pommes.M.Prud'homme ne comprend par ailleurs toujours pas comment des élus de la CUM ou des membres de la direction du service de police ont pu penser et continuent de croire que la fraternité était contre la police de quartier.« Dès le départ, nous avons adhéré à certains des principes de la réforme et nous avons aussi dit à l'époque qu'il était trop tôt pour dire oui à ça parce qu'on n'avait pas en main toutes les données du problème.La décision a été prise à l'unanimité par les élus de la CUM le 29 novembre dernier et on va collaborer.Mais on regrette qu'ils n'aient retenu aucune des nos suggestions .» La police de quartier, c'est pour l'essentiel l'abolition des 23 postes de police actuels et l'implantation de 49 mini- postes de quartier répartis dans nie de Montréal.C'est aussi la création de quatre centres opérationnels avec cellules et escouades spécialisées.Vingt-trois des 49 mini-postes de quartier ouvriront leurs portes le 1er janvier prochain dans les secteurs ouest et sud de l'Ile.Quant aux 26 autres, dans les secteurs nord et est, ils n'ouvriront que le 1er janvier 1998.Les deux premiers centres opérationnels ne le seront que dans la deuxième moitié de 1997 et les deux autres vers le milieu de 1998.Le but de l'opération ?Rapprocher la police de la population.Entre-temps, confiait Yves Prud'homme hier, la fraternité a comme premier objectif la négociation d'une nouvelle convention collective de travail dans les plus brefs délais.Au mieux, au moins avant la mise en place de la première phase du plan Duchesneau, en janvier prochain.Les pompiers de Lachine déposent une pétition de 13 000 signatures ¦ Le Syndicat des pompiers de La-'.chine a déposé hier une pétition de plus de 13 000 noms, demandant au conseil municipal de renoncer à la : réduction des effectifs de ce service.Il protestait ainsi contre la décision de la Ville de ramener de 40 à 30 le nombre de pompiers afin de comprimer les dépenses de 450 000 $ par année.Les dix pompiers licenciés au début de janvier deviendraient cols bleus et pompiers volontaires.Le président du syndicat, Michel Gauthier, croit que cette pétition représente 70 % de la population de Lachine.Il espère qu'elle forcera le conseil à reculer pour tenir compte de l'opinion de ces gens.En attendant, le syndicat a soumis le cas des dix pompiers à l'arbitrage, estimant que leur renvoi viole la \u2022 convention collective.Il soutient également que la Ville met ainsi la sécurité de la population en péril.Le président du comité des finances au conseil, Yves Lemire, affirme que l'abolition de ces 10 postes est parfaitement légale et que la Ville a le droit de former une brigade de volontaires pour compenser ces départs.«Des pompiers provenant de diffé- rentes municipalités du Québec ont .témoigné de leur solidarité avec leurs collègues de Lachine au cours de la réunion du conseil pour ensuite manifester devant l'hôtel de ville.« \u2022 I I V l'ornière.B Au moins 17 conducteurs qui circulaient hier en direction sud sur le boulevard Industriel, à Laval, ont dû -faire appel à la police après que leur véhicule fut « tombé » dans une ornière, sous le viaduc de l'autoroute 440.En l'espace de quelques minutes,, hier matin, sept véhicules ont eu au moins un pneu crevé ainsi que des dommages à la jante ou à la direction.On a procédé aux réparations hier après-midi.PHOTO PIERRE LALUMIÊRE, 14 Presse Quelques heures après ce qui semble un suicide, la dépouille de la victime était toujours sur les lieux du drame.Un homme brûlé vif à l'île-Bizard MARC THIBODEAU ¦ Un homme de 38 ans a été brûlé vif hier, vers 16 h 30, dans un stationnement peu achalandé du Parc régional de l'ile-Bizard, au cours d'un incident que la police de la Communauté urbaine de Montréal, malgré toutes les indications en ce sens, refusait toujours en soirée de qualifier de suicide.Cari Décarie, un employé du parc, passait près du stationnement en moto-neige lorsqu'il a aperçu la victime, transformée en véritable « torche humaine », tituber à quelques pas de son véhicule, également dévoré par les flammes.« )e lui ai crié à plusieurs reprises de se rouler dans la neige, mais il n'a pas réagi.Il s'est finalement affaissé à l'ar- rière du véhicule, qui continuait à brûler », a indiqué M.Décarie.Bernard Wilson, un autre employé du parc qui habite non loin du stationnement, a été alerté par une explosion.« Lorsque je suis arrivé sur place, il était déjà couché sur le sol, immobile et calciné.Son corps était tout noir », a-t-il raconté.Les ambulanciers d'Urgences Santé n'ont pu sauver l'homme, dont la dépouille reposait toujours quelques heures après à l'arrière du véhicule, tandis que les policiers s'affairaient à reconstituer les circonstances du drame.Les enquêteurs de la section des homicides ont brièvement été appelés sur les lieux, avant que la police n'apprenne, en interrogeant la famille de la victime, identifiée grâce à la plaque d'im- matriculation du véhicule, que cette dernière était « dépressive et présentait des tendances suicidaires ».Le lieutenant lean-Pierre Synnett, du poste 12, a précisé à ce titre qu'il s'agissait « à 95 % sûr » d'un suicide.« On ne peut cependant l'affirmer hors de tout doute.Nous serons fixés définitivement à ce sujet demain ( aujourd'hui ) à l'issue de l'autopsie », a noté le policier, avant de préciser que le travail des spécialistes de la section des incendies criminels devrait permettre de reconstituer le déroulement du drame.Plusieurs questions demeuraient sans réponse, hier, puisque les pompiers venus éteindre le véhicule n'ont retrouvé sur les lieux, au dire de M.Synnett, aucune trace d'accélérant ou de bidon d'essence.\t \t 1\t L'EXPRESS DU MATIN MANIF À D0RVAL ¦ Quelque 180 employés congédiés du Holiday Inn Crowne Plaza Centre-Ville de Montréal sont allés manifester hier à l'aéroport de Dorval, où ils ont distribué des tracts invitant les visiteurs à boycotter l'hôtel situé au 420, rue Sherbrooke Ouest.Parallèlement à cette action d'information, le piquetage se poursuivait devant l'hôtel.Les employés de cet établissement hôtelier ont été congédiés il y a maintenant plus de deux ans, à la suite d'une faillite jugée nébuleuse.MICHEL DUKN El U BOTTÉ ¦ L'ex-avocat Michel Dunn, de Jon-quière, jouit d'une liberté semi-conditionnelle depuis la semaine dernière.En octobre 1981, Michel Dunn avait été reconnu coupable du meurtre de son associé, Serge McNichol, assassiné le 4 septembre 1978 sur une plage de Saint-Gédéon, au Lac-Saint-Jean.Dunn avait été condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant 20 ans, mais son comportement jugé exemplaire lui permet maintenant de séjourner dans une maison de transition de Laval.U pourrait reprendre sa liberté complète dès cet été.JURY COMPLET ¦ Le ministère public a complété hier la sélection du jury pour entendre le procès pour meurtre de Ty-rone Turpin, au palais de justice de Longueuil.Le jeune homme de 22 ans est inculpé du meurtre prémé- Tyrone Turpin dite de la petite Jessica Lemire-Ga-gnon, âgée de 21 mois, retrouvée étranglée le 7 mars 1995 dans un sac à déchets, à l'arrière du domicile de ses parents, sur le chemin Chambly, à Saint-Hubert.L'ouverture du procès, présidé par la juge Nicole Duval-Hesler, de la Cour supérieure, a aussitôt été marquée par l'exclusion des jurés : la poursuite, représentée par Me Jacques Pothier, et l'avocat de la défense, Marc La belle, avaient des arguments de droit à faire valoir.DEUXIÈME ATTENTAT ¦ Pour la deuxième fois en moins de trois mois, le disco-bar Le Fuzzy, à Brossard, a été la cible d'un attentat.L'incident s'est produit dans la nuit d'hier.Un engin explosif de fabrication encore indéterminée a fait éclater les vitres et a endommagé le porche de l'établissement.Un interlocuteur anonyme a donné l'alerte à la police de Brossard, vers 3 h 30.Au début de novembre, ùn incendie d'origine douteuse avait endommagé le toit du Fuzzy.INCENDIE A JONQUIÈRE ¦ Deux commerces situés dans tin édifice du boulevard Saint-François, à (onquière, ont été ravagés par les flammes hier après-midi.Les dommages pourraient atteindre le million et l'édifice pourrait être une perte totale.Selon le capitaine des pompiers, Réal Lessard, c'est la présence de quatre contenants de gaz propane, qui servaient au chauffage du bâtiment, ainsi que les nombreux combustibles, qui ont compliqué la tâche de la vingtaine de pompiers dépêchés sur les lieux.t « ! t '.i ftr.«r -y 27$ S m * thpyi * i$0 S mm $m nw n*mo* rm conta i\\\\ ses filles devraient être portées aujourd'hui.El-Tomi aurait expliqué à la police que ses problèmes financiers et la rupture avec sa femme étaient à l'origine de son geste.Sa comparution devrait se faire à l'hôpital.La semaine dernière, il avait participé à une manifestation de l'Association des locataires de HLM de Longueuil en compagnie de sa plus jeune fille.Plusieurs se souviennent l'avoir vu braver le froid pour manifester devant l'hôtel de ville contre l'Office municipal d'habitation.Par ailleurs, selon les autorités des hôpitaux Sainte-Justine et Charles-Lemoyne, l'état de santé des deux survivantes de la tuerie, Batoul, 9 ans, et Houidad, 14 ans, est grave mais stable.La première souffrirait de lésions cérébrales.Quant au rapport d'autopsie de la mère et des trois enfants assassinés, il n'a pas encore été dévoilé.Des élèves sous le choc Dans les écoles de Longueuil que fréquentaient les enfants de la famille El-Tomi, les élèves et les professeurs étaient bouleversés.À la polyvalente Jacques-Rousseau où est inscrite Houida, une collecte a été organisée pour venir en aide aux membres survivants.Le directeur, Serge Lefebvre.a toutefois précisé qu'il s'agissait « d'un drame prive qui ne doit pas prendre trop d'ampleur.Cela regarde l'école uniquement dans la mesure où nous pouvons fournir une aide psychologique aux élèves qui en auraient besoin.Nous encourageons évidemment les manifestations de sympathie et de solidarité.» Au Centre éducatif 16-18 ans pour décrocheurs où allait Sa-brin, 18 ans, la directrice, Mme Ghislaine Lafond, n'avait que des éloges à faire à l'endroit de la jeune fille.« Elle était estimée et se consacrait entièrement à ses études.On sentait qu'elle voulait réussir.lamais elle ne s'est plainte de problèmes familiaux.» Dans cette école de 500 élèves, l'émotion était encore plus forte.Les professeurs ont rencontré les élèves en petits groupes pour réfléchir et se serrer les coudes.« On n'a pas encore décidé comment nous allons manifester notre peine et notre encouragement, a ajouté Mme Lafond.Mais on ne peut rester indifférents.» À l'école primaire Saint-Lambert où étaient inscrites les deux plus jeunes enfants de la famille El-Tomi, les professeurs étaient soulagés parce que les élèves étaient en congé pédagogique, hier.Cela leur a donné plus de temps pour se préparer à répondre aux questions des jeunes.Le directeur de la commission scolaire South Shore, M.David Daoust, a expliqué que des élèves s'étaient même rendus à l'hôpital pour visiter l'une des filles gravement blessée.» 1 Si les meubles Grance vous font rêuT.SOLDE ANNUKL Grange 2155, rue Crescent Montréal Tél.: 843-7686 Téléc.: 843-4616 du 20 janvier au 3 février Les certificats HEC «/s .J'investis dans ma carrière maintenant lltffff Certificats offerts : Commerce de détail et distribution Commerce international Comptabilité professionnelle Gestion comptable des organisations Gestion d'entreprise Gestion des opérations et de la production Gestion financière Gestion du marketing Gestion des ressources humaines Informatique pour gestionnaire Supervision de personnel Admission Trimestre d'été 1996 Date limite: V février.30 crédits.Temps partiel.École des Hautes Études Commerciales (514) 340-6151 ¦ îf II U 0 # \u2022 \u2022 | n r I \u2022 \u2022I fnKÏGu L'esprit d'entreprise 1% f J 0 ê LA PRESSE.MONTRÉAL.MARDI 23 JANVIER 1996 \u2022 A 7 L'affaire Danielle André : suspension des procédures contre quatre policiers de Laval jean-paul charbonneau H Le ministère de la Justice a dé-orété une suspension des procédures contre quatre policiers de Laval accusés d'avoir entravé le cours d'une enquête entreprise par leurs collègues à la suite du meurtre de Danielle André.La décision a été annoncée hier matin par le procureur de .la Couronne, Me Pierre Gibeau, au moment où devait débuter leur enquête préliminaire devant te juge Valmont Beaulieu, de la Cour du Québec.Me Gibeau a *fe.£T*liqué qu'il lui manquait énormément d'informations pour pouvoir procéder adéquatement et qu'il voulait que l'enquête policière soit reprise.yJNÇy pouvant rien, puisque la décision provient du ministère de la Justice, le juge a ajourné la -Tseajice.L'enquête préliminaire (Ue£ quatre policiers devait durer toute la semaine et le juge Beau-Ji£u avait été libéré de Saint-Jé- rôme spécialement pour venir l'entendre.La salle assignée à cette enquête va demeurer fermée jusqu'à vendredi puisqu'au-cune autre affaire n'y a été assignée.La famille André qui a dépensé argent et énergie afin que ces quatre policiers soient accusés, s'est dite satisfaite de la décision.De son côté, Me Gabriel La-pointe, qui représente deux des prévenus, les lieutenants-détectives Richard Millette et Serge Morin, souriait à sa sortie de la salle d'audience.Pour lui, la continuation de l'enquête que veut avoir Me Gibeau n'apportera rien de neuf, car il s'agit seulement de oui-dire, ce qui n'est pas admis devant le tribunal.Les deux autres prévenus sont les directeurs Gérard Dance et Marc Bourdon.MM.Dance et Millette sont maintenant à la retraite.Pour sa part, Serge Morin est en attente de procès à Juliet- te pour une histoire de stupéfiant et il est suspendu sans solde de ses fonctions.Si au plus tard le 22 janvier 1997, Me Gibeau n'a pas réussi à obtenir plus de renseignements pour poursuivre à sa satisfaction les quatre prévenus devant les tribunaux, un abandon de procédures sera ordonné.Dans les couloir du palais de justice de Laval on disait hier que déjà des enquêteurs de la section du crime organisé de la Sûreté du Québec avaient été mandatés la semaine dernière pour reprendre l'enquête et rencontrer la famille André pour en savoir plus long.À 15 h hier, un porte-parole de la SQ a déclaré que la direction des enquêtes criminelles n'avait reçu aucune demande écrite de Me Gibeau.Pour Jean Seguin, mari d'Hélène André ( soeur de la victime ), il s'agit d'une victoire.« Me Gibeau nous a expliqué la situation et nous sommes d'avis que c'est pour le mieux car nous allons pouvoir témoigner nous-même et aider à étoffer le dossier.D'autres noms de policiers vont sortir », a ajouté M.Seguin.Danielle André a été assassinée en janvier 1991.Dès les semaines suivantes, la famille a allégué que des policiers de Laval auraient pu empêcher ce meurtre.Il ne l'auraient pas fait pour protéger un délateur, Maurice Richard.D'importantes sommes d'argent ont été investies par Hélène André et ses proches.Me Louis Pasquin a présenté une requête au nom de la famille pour l'audition d'une plainte privée qui a été entendue par le juge François Beaudoin.Il en est venu à la conclusion que ces policiers devaient être accusés d'entrave.Lors de sa décision, rendue au tout début d'avril dernier, il avait recommandé que le dossier soit remis à la SQ pour étudier la possibilité de porter d'autres accusations.FONDS DE RETRAITE ÉQUILIBRÉ INVESNAT t> /Ml Premier procès en contestation d'élection à Montréal : une conseillère du parti de Bourque est sur la sellette CLAUDE-V.MARSOLAIS ¦ Le candidat du Parti des Montréalais dans le district Octave-Crémazie lors des élections municipales du 6 novembre 1994, Yves Montplaisir, a révélé hier ên Cour supérieure qu'il avait engagé un huissier pour compter '1^5 affiches apposées sur les poteaux et les balcons par son adversaire de Vision Montréal, An-j*£e>*Samson, dont le siège est '-cohlesté par le Rassemblement citoyens de Montréal.«-Le RCM soutient que la con-l&Sîllère Samson a dépensé pour JjBPlcctton jusqu'à 25 % de plus ;ari
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