La presse, 21 janvier 1996, B. Livres
[" - W\" CAHIER Montréal, dimanche 21 janvier 1996 ivres Opinions Arts et spectacles SVEN BIRKERTS Le sort du livre dans le cyberespace page B3 g?w #» Graphisme et illustration: André Rrvest i f \u2022 ¦ Les critiques littéraires: des écrivains frustrés, des aiguilleurs inspirés ou des parasites essentiels?nACMMY HALLEY collaboration spéciale lie n'entend-on pas sur le monde distingué des critiques, dont la mission est J \u2022-: - i-I - - \u2022 '- » y> a\\J\\H V.CIWI IK9 IIVIC9, UC servir de guide au lecteur pour l'aider à séparer le bon grain de l'ivraie ?Il existe, il est vrai, une mythologie entourant ce qui demeure plus une fonction qu'un métier.Dès qu'il s'agit d'épin-gler la profession, les lieux communs pleuvent comme des évidences, chacun y allant de sa généralité et de son cliché dont certains ont la vie dure : les critiques seraient, si l'on en croit certains auteurs en colère, des artistes frustrés et vengeurs, ils formeraient une coterie du bon goût qui accorderait ses lauriers de manière superficielle, partiale et parfois mercantile au détriment de la vraie littérature ou de géniaux écrivains mort-nés parce qu'oubliés des gazettes a ia mode.D'autres préfèrent penser que la critique a moins de pouvoir qu'elle ne le prétend.Pourtant tous les professionnels du livre semblent d'accord pour dire que le rôle du critique est essentiel pour la sltffiii \u2022\u2022»>-> LLARI> DES ORMEAUX.Iran la porte.Editions L'Interligne.Ottawa, $C+ c-hanuïmc-: !> > I B6 LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 21 JANVIER 1996 Livres L'aventure du psychiatre Roger Lemieux le grand voyage au bout de l'amour JEAN-PIERRE BONHOMME ¦ La psychiatrie \u2014 la médecine psychiatrique \u2014 est souvent perçue comme une activité mystérieuse exercée par des gourous pas très catholiques.Le psychiatre Roger Lemieux, pour les bien-pensants, justement, porte plus que tout autre ce lourd voile du médecin des âmes par trop indiscret, par trop manipulateur.Le Dr Lemieux, maintenant à la retraite, rappelons-le tout de suite, a été radié à vie de sa profession.Il ne s'était pas défendu d'avoir eu des rapports sexuels avec une de ses patientes ; la profession ne pardonne pas cela.Le mur émotif entre le « patient » et le médecin-traitant doit être étanche.Bon, c'est la règle ! Mais peut-il y avoir des exceptions ?Un médecin-psychiatre peut-il, un bon jour, après quatre ou cinq ans de traitement intime, et sans porter atteinte u la morale, vivre avec le ou la malade auquel il a redonné son équilibre mental ; l'épouser même ?Le médecin de l'âme, pour être efficace, en d'autres termes, doit-il se borner a donner froidement des pilules, à doser la chimie ou doit-il s'engager sentimentalement ?Pour le Dr Roger Lemieux, en tout cas, il n'y a pas de doute.« On ne peut pas traiter un malade pendant cinq ans, dit-il au cours d'une entrevue, sans développer un sentiment d'amour pour cette personne.» Au fond des choses, c'est de cet « amour-là », profond, consenti, assumé dont le septuagénaire Roger Lemieux parle dans le livre qu'il vient de publier aux Editions Noir sur Blanc : Accueillir la folie.L'ouvrage n'intéressera pas que « les professionnels de la santé » comme on dit.U fait un survol personnel de toute l'aventure psychiatrique québécoise : celle qui a bouleversé les institutions après qu'un ex-malade, dans les années 60, eut lancé son cri : Les Fous crient au secours.On enfermait jusque-là, à tout jamais, la victime d'une psychose, le schizophrène, dont la crise dérangeait trop l'entourage : le mystère de la folie faisait alors trop peur.( La carrière de Lemieux \u2014 il a été médecin-traitant, professeur d'université, conférencier, directeur de sanatorium \u2014 est un long combat pour faire valoir la nécessité de guérir la psychose, ( c'est à dire, grosso modo, la perte de contact avec la réalité ), par la relation d'âme à âme.En d'autres termes, dit-il, le psychiatre doit nécessairement être un « psychothérapeute », pas un « bio-psychiatre », le « bio » étant entendu comme un dispensateur de pilules.L'ouvrage n'est pas qu'émouvant à cause de ce long combat de l'auteur ; il parle de l'esprit du Québec.Et un citoyen averti en vaut deux : le Québec a « abandonné la piste humaniste ( de traitement ), celle de l'explication freudienne lumineuse des mécanismes psychologiques, pour un usage inquiétant de drogues qui n'ont qu'un effet ponctuel et qui sont souvent toxiques ».Le Québec bascule donc dans la mécanique biologique ; il s'éloigne de l'engagement personnel, celui de l'amour ; à bon entendeur salut ! Lemieux ne rejette pas, aujourd'hui encore, la possibilité pour un médecin comme lui, dans l'aboutissement d'un traitement, d'aller au terme sexuel de l'engagement amoureux ; si tant est qu'il n'y ait pas là de manipulation.U se sépare ainsi de la plupart de ses collègues pour qui la distance sexuelle doit être maintenue à tout prix.S'il ne s'explique pas de sa condamnation dans son ouvrage, c'est «c pour ne pas avoir l'air de publier par dépit ».Et il signale que la plaignante s'est manifestée vingt ans après les actes.La corporation des médecins, enfin, a eu beau jeu de procéder à une radiation radicale « puisque je venais de prendre ma retraite ».Quoi qu'il en soit de cette affaire, la lecture de l'ouvrage de Lemieux s'impose si l'on considère que bien des malades se plaignent de n'avoir d'audience, chez le psychiatre, que pendant de courtes minutes.Au terme de sa vie, l'auteur est persuadé, quant à lui, « que la psychose n'est jamais si profonde, si inaccessible qu'on ne puisse rejoindre ce qui, dans l'autre, est un noyau sain, prêt à se manifester dans une atmosphère adéquate, prêt à grandir pour reconstituer l'individu ».L'espoir en somme.Cet ouvrage de Lemieux pourrait utilement être lu en regard d'un autre, rédigé lui aussi tout récemment, sur la vie du psychiatre Julien Bigras.Ce collectif, préparé avec passion et imagination par le psychiatre Pierre Migneault, va, lui aussi, au fond des choses québécoises.ACCUEILLIR LA FOLIE.Roçcr R.Lemieux.Noir sur blanc, Pied mont, I995, 333 pages.Le docteur Roger R.Lemieux Selon Josselin, Simone Signoret souffrait de ne pas faire partie de la « famille » littéraire.Une chose ou deux sur Signoret DOMINIQUE PAU PARDI M collaboration spéciale ¦ Jean-François (osselin, écrivain et critique littéraire au Nouvel Observateur, a fait la connaissance de Simone Signoret sur le plateau de la défunte émission Apostrophes, animée par Bernard Pivot.Il était venu y présenter son livre, Quand j'étais star, qui raconte les fantasmes d'un adolescent cinéphile amoureux de Lauren Bacall, Line Renaud et compagnie.Simone venait de publier son autobiographie, La Nostalgie n'est plus ce qu'elle était.Ils ont sympathisé.Par la suite, fidèle mais non intime, l'auteur-ami-groupie a régulièrement rendu visite à l'actrice à son domicile de la place Dauphine ou à sa maison d'Autheuil en Normandie.Il est difficile de saisir quel était l'état exact de leur relation.Mais une chose est certaine : Josselin aimait et admirait Simone.Dix ans plus tard, soit le 30 septembre 1985, l'éblouissante vedette atteinte de cécité quittait les biens matériels de cette terre.Ce livre n'est pas une autre biographie sur Simone Signoret : l'auteur confirme qu'il existe de très bons ouvrages sur le sujet.Son court texte ne fait qu'évoquer certains souvenirs partagés avec l'actrice au fil de leurs conversations « seul à seule ».Comme dans tout bavardage, il y est question de la pluie et du beau temps, de détails sans importance \u2014 Simone avait un bel appétit ; elle n'écoutait pas la météo télévisée, etc.\u2014 ou de choses à peine nommées \u2014 on apprend que Léon la soignait.Dans ce fatras de commentaires percent parfois certains secrets connus seulement des membres du cercle des intimes : Simone souffrait de ne pas faire partie de la « famille » littéraire, par exemple.Certains chapitres sont, quant à eux, des hommages vibrants à la gloire de Simone, tour à tour militante, écri- vaine, actrice, reine de beauté, amie généreuse.Ses rôles, ses luttes politiques, son premier mari, Yves Allé-gret, et sa fille, Catherine, sont à peine mentionnés.Sa relation amoureuse avec Yves Montand est décrite brièvement.Ces quelques lignes laconiques feront frémir certaines lectrices : « Elle était devenue aussi, et Dieu sait avec quel amour ! la femme d'un Méditerranéen.Donc, par voie de conséquence, une Méditerranéenne acceptant, mieux, réclamant le droit à l'obéissance, son obéissance, une soumission absolue à son homme.» Elle était comme cela, « la Signoret », entière et passionnée.Ce petit livre inclassable n'est pas indispensable mais il apporte un point de vue inusité sur cette femme restée mystérieuse pour le commun des mortels.Les nostalgiques qui se passionnent pour la vedette y trouveront de nouvelles croûtes à se mettre sous la dent.Et j'allais oublier : au passage, ils apprendront une chose ou deux sur losselin lui-même.Une situation classique pour un ouvrage écrit par un admirateur.SIMONE : DEUX OU TROIS CHOSES QUE JE SAIS D'ELLE.Jean-François Josselin.Grasset, Paris, 1995.138 pages.La vie des livres Sus au jury du prix Cliché PIERRE VENNAT ¦ La décision du jury du prix Cliché de ne pas accorder de prix pour 1995 ne fait pas l'affaire de tout le monde.L'écrivaine Huguette O'Neil, pour sa part, membre du conseil d'administration du Salon du livre de j'Estrie et militante de l'Association des auteurs des Cantons de l'Est, y voit une preuve d'élitisme d'auteurs à la «tête enflée» et pédants qui constituaient le jury.Elle écrit : «Soixante-dix auteurs et au-teures d'autant de manuscrits n'avaient pas le pas littéraire, seules les quatre étoiles du jury l'avaient.Pensez-y, 70 pas bons, c'est beaucoup ! Ces quatre auteurs à la tête enflée remplis d'eux-mêmes ont estimé qu'ils étaient les meilleurs et qu'il ne saurait y en avoir d'autres, ne serait-ce qu'un ou une seule, dignes d'être à la hauteur de leurs attentes.« l'ignore le nom de ces pédants.(.) U faut de toute urgence que le monde de l'édition québécoise s'interroge sur la dichotomie suivante : pourquoi les prix littéraires bien cotés par l'institution sont-ils généralement ignorés du public, comme par exemple Anne Élaine Cliché et La Pisseuse, alors que les livres aimés du public sont généralement rejetés par l'institution ?L'institution élitiste et conformiste est à la recherche du parfait modèle de l'écrivain français, alors que le public se plaît à lire des bouquins en français québécois bien ancrés dans leur culture.Les Francine Ouel-lette et Ariette Cousture en sont des exemples.« Cette réalité comptable nous amène une fois de plus à faire le constat que nous sommes une société distincte non seulement du Canada anglais mais également de la France, ce que l'institution, dans ses rêves de grandeur, n'a pas encore réalisé.Les éditeurs doivent l'aider à revenir sur terre au plus vite.» lanou Saint-Denis Bruno Roy, le président de l'Union des écrivaines et écrivains québécois et poète à ses heures, sera l'invité de lanou Saint-Denis, mercredi soir, à sa soirée « Place aux poètes ».lanou Saint-Denis continue en effet d'animer, tous les mercredis soir à 20 h 30, des soirées de poésie au Café Chaos, rue Saint-Denis.Mercredi le 31 janvier, elle recevra Cybèle Crette, Laurent Cauchon, Sophie Crépeau et Guillaume Tremblay.S'amuser à écrire U est possible d'oublier qu'il est difficile d'écrire.« C'est même permis quand on joue à écrire dans le cadre des ateliers Aimer pouvoir écrire.» Ces ateliers, animés par Da-nielle Lafrance, débutent mardi matin au Centre Com'Femme de Brossard et jusqu'au 26 mars.On en donnera également les mercredis après-midi ou les jeudis soir au Centre culturel (acques-Ferron aux Ateliers culturels de Longueuil.Pour en savoir plus long : Da-nielle Lafrance : o46-2593 ; Ateliers culturels de Longueuil : 646-8610 ; Com'Femme de Brossard : 676-7719.En quelques mots ; imiifcfMMMMtblc Si'ii.iî À la défense du Sénat ¦ Normand Grimard, vous connaissez ?II s'agit d'un avocat de 70 ans, né à Rigaud et qui a professe pendant quarante ans a Rouyn-Noranda.Puis, un jour, Brian Mulroney l'a nommé sénateur.En vertu de la loi, il le sera jusqu'à l'âge de 75 ans s il le désire.Mais connait-on bien cette institution si souvent décriée.Normand Grimard préfend que non et se porte à sa défense dans un essai qu'il a prépare pour Vents d'Ouest, la maison d'édition de l'Ou-i.touais.MICHEL GUÉNAIRE Un monde sans élites estât Élites et société ¦ Critiquer les élites est à la mode.Voici que Michel Gue-naire, universitaire et spécialiste de droit public, vient de lancer chez Grasset un plaidoyer en leur faveur.« Un monde sans élites, écrit-il, n'est pas seulement un monde privé d'action, c'est un monde où il n'y a plus de vie de société.» Selon lui.les élites ont un effet d'entraînement et apportent un modèle de relation de société, car c'est par elles que nait un esprit de société.» ALAIN PEYREFITTE LA SOCIÉTÉ DE CONFIA NO.A Peyrefitte et le progrès ¦ Membre de l'Académie française et de l'Académie des Sciences morales et politiques, Alain Peyrefitte, auteur de multiples ouvrages, est surtout connu pour son célèbre essai Le Mal français.Cette fois-ci, aux éditions Odile lacob, il développe la théorie suivante : si les mentalités et les comportements constituaient le principal facteur du développement ou du sous-développement des nations ?Les Anglos de Québec ¦ Peut-être ne l*a-t-on pas vraiment remarqué, mais la plus ancienne cathédrale anglicane en dehors des îles britanniques est à Québec.La cathédrale anglicane, comme on l'appelle , avait été intentionnellement conçue, en 1800, dans l'objectif d'étayer l'installation de la Couronne britannique en Amérique du Nord.Un ouvrage abondamment illustré, de Luc Noppen et Lucie K.Morisset, La Présence anglicane à Québec, (Septentrion), se veut un élément important de l'histoire architecturale de la Vieille capitale.Folch-Ribas en poche ¦ Notre collègue Jacques Folch-Ribas, membre de l'Académie des lettres du Québec, a maintenant l'honneur d'être publié en format poche dans la collection Bibliothèque québécoise, avec la publication d'Une Aurore boréale, un roman publié à l'origine chez Robert Laffont, à Paris, en 1974, et qui, au dire de lacques Godbout qui en signe le texte de présentation, ne demande pas une explication, mais une « prédisposition à la poésie ».Des hmnF pour la refèy Préparer la relève ¦ Finie l'époque où l'on « apprenait en atelier et où la formation professionnelle favorisait les rapports humains.Et pourtant, le besoin de mentor, de tuteur apparait, en cette fin de millénaire, comme étant tenace et vigoureux.Le mal-être des hommes, la détresse des femmes, le suicide des jeunes sont autant d'indices qui le prouvent.Renée Houde.profes-seure au département des Communications à l'Université du Québec à Montréal s'est penchée sur cette problématique dans un essai publie au Méridien. LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 21 JANVIER 1996 B7 LIVRES arts et Spectacles La littérature pour elle-même RÉGINAID MARTEL ¦ Plus littéraire et moins politique, la revue Écrits du Canada français n'a jamais eu la visibilité et l'influence dont ont bénéficié Liberté ou Parti pris, avant que la première se laisse aller au ronron fatigué qui la caractérise actuellement et que la deuxième, mission accomplie, disparaisse.Reprise par l'Académie des lettres du Québec, la revue fondée en 1954 est depuis quelque temps dirigée et administrée par des membres de cette compagnie.Jean-Guy Pilon la dirige, Louise Maheux-Forcier en est la secrétaire de rédaction.Les membres des conseils d'administration et de rédaction reflètent le rajeunissement relatif de l'Académie des lettres du Québec, puisqu'on y trouve quelques quinquagénaires.La revue s'appelle maintenant les écrits.Oui, en minuscules, même si cette mode est passée.Peu importe, car une telle revue n'a que faire des modes.On se contente d'y présenter des textes divers, poésie ou prose, selon les critères de la seule qualité littéraire, ce qui est déjà bien assez.D'un numéro à l'autre, on ne sait pas à quoi s'attendre \u2014 ni de qui.Le dernier réunit des textes qui, pour la plupart, valent d'être lus.Il s'ouvre sur une suite poétique de Roland Giguère, « A la faveur de la nuit », qui suscitera je pense chez bien des lecteurs un mouvement semblable au mien : tenter de transcrire en images cette poésie de lumière et de ténèbres contrastées, pour reconstituer en quelque sorte les synthèses, mots et dessins, que cet immense artiste a réalisées depuis quelques décennies.Tout n'appelle pas l'image, même chez un Sergio Kokis qui est, lui aussi, écrivain et peintre.Le romancier le plus célébré de ces dernières années nous offre un chapitre d'une oeuvre à paraître, Masques à la dérive.Texte d'ironie plus que d'humour, mais d'humeur certainement, où on voit un poète, qui n'en demande pas tant, dont l'oeuvre est soumise au délire d'interprétation de quelques savants qui, évidemment, la réduiront à ce qu'ils veulent, hors de sa gratuité fondatrice.Un beau texte de Robert Bail-lie qui raconte \u2014 sur le ton intimiste qui lui va si bien, et dans une langue et un langage dont on peut mesurer l'approfondissement d'une oeuvre à l'autre \u2014 la façon dont la vie réelle s'insinue dans la fiction pour y trouver la résolution d'indélicatesses, voulues ou non, que la mémoire refuse d'assumer ou d'effacer seule.Plaisir de retrouver aussi dans ce numéro de décembre 1995 le récit d'un écrivain et surtout d'un styliste exceptionnel, Wil-frid Lemoine, ou la nouvelle d'un auteur moins connu, Anne Camus, ou enfin le choix, par Jean Marcel, de notes écrites « sans but précis » depuis les années soixante, qui ont le mérite ou l'excuse de la spontanéité, dont certaines peuvent amuser un peu et d'autres, donner à réfléchir.Ainsi : « Çe qu'a à nous dire le silence, nous n'aurons Jamais assez d'oreilles pour l'entendre.» Comment pourrait-on définir les écrits ?«< La littérature pour elle-même », peut-être, ou mieux : « La littérature qui refuse de dire son dernier mot » ?LES ÉCRITS, numéro 85, décembre 1995, 124 pages.Kokis : un chapitre d'une oeuvre à venir.Petits monstres ! SONIA SARFATI collaboration spéciale ¦ Elle : « Tu ne regrettes pas les week-ends magiques d'avant l'arrivée de Justine ?» Lui : « Depuis quand est-ce magique d'aller manger une pizza et voir un film ?» Elle : « Depuis qu'on ne le fait plus.» Ajoutez aux dialogues un homme et une femme.Lui, pas rasé depuis trois jours.Elle, échevelée.Entre eux, un bébé rond et joufflu.Ce sont les héros de Devine qui n'a pas fait de sieste ?, le premier tome de « Baby Blues » \u2014 une nouvelle série de bande dessinée humoristique ( ô combien ! ) créée par Rick Kirkman et Jerry Scott.Une série qui donnera la chair de poule aux futurs parents, déclenchera des éclairs Les best-sellers de compréhension chez les nouveaux parents et fera mourir de rire ceux qui sont déjà passés par là.Et qui ont survécu ! Mais rira bien qui rira le dernier : ces « bienheureux » sont peut-être aujourd'hui aux prises avec une petite peste, dans le style de celle que le bédéiste Alph a imaginée pour sa série « Prop et Emmanuelle » \u2014 dont le premier volume s'intitule L'univers mérite une bonne leçon ! Cette leçon, c'est la chère Emmanuelle q«i va la lui donner, bien souvent aux dépens de son copain Prop.BABY BLUES / DEVINE QUI N'A PAS FAIT DE SIESTE ?.Rick Kirkman et |cr-ry Scott.Editions Hors Collection, 1995, 64 pages.PROP ET EMMANUELLE / L'UNIVERS MERITE UNE BONNE LEÇON !, Alph.Casterman, 1995, 48 pages ( a partir de 10 ans ).Editions québécoises Fiction (romans) 1 Le roman de Julie Papineau Micheline Lachance Québec Amérique (9) 2 La nuit des princes charmants Michel Tremblay\tLeméac-Actes Sud (17)\t 1 CaU(> » t -ir>n Pi -»,r«-i Qll.
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