La presse, 11 novembre 1995, Cahier A
[" AILES LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQUE GREICHE & SCAFF OPTOMÉTRISTES 336-4444 MONTREAL.SAMED111 NOVEMBRE 1995 112e ANNEE No 23 234 PAGES.13 CAHIERS lies-dela-Madeleine 2.50 $ Floride 2.25 $ US 2$ Taxes en sus Météo ^ Nuageux avec une possibilité d'a verses max 141 min 6 page G12 Belle bohémienne page D1 Cinéma Jim Carrey : Vappel du succès page Cl À la découverte de l'Equateur page H1 Index Annonces classées - Immobilier E1 a E6 - matchandises E6.E7 emplois E7àE12 automobile E12.C8.C9 - propositions d'affaires F2 Arts et spectacles cahiers C et D - horaires-spectacles D15 .'- téléhoraires D2 télévision D3 Avis B11 et F11 Bridge \u2014 Échecs \u2014 Timbres J6 Carrières-professions cahiers I et J Décès G9.G10 Économie F1 à F9 Éditorial C2 Encans G9, C11.F11 Êtes-vous observateur?E1 Feuilleton J5 Habitat cahier K Horoscope J5 Jardiner K6 Le monde B11.B12etF10 Les petits compagnons J6 Loteries G12 Maisons d'enseignement B9à B11 Mots croisés Mot mystère E5et J5 E12 Opinions B3 Politique A22 à A29 Restaurants D18 vacances/voyage Vins cahier H D19 Sports G1 àG7 ?Reiean Tremblay \u2014- G2 SAMEDI - 6 21924 45678 2 Marcel Masse nommé à Paris // remplacerait Claude Roquet à la Délégation du Québec DENIS LESSARD du bureau de La Pressa Marcel Masse FHOTO PC QUEBEC Ll'ancien ministre conservateur Marcel Masse est en lice pour le poste de délégué général du Québec à Paris.Le nom de M.Masse a déjà été soumis à l'attention du conseil des ministres la semaine dernière, et à moins d'un changement de dernière minute, cette nomination devrait être entérinée mercredi à la prochaine réunion du conseil des ministres en présence de M.Parizeau \u2014 qui était absent du conseil, la semaine dernière.Selon des sources fiables, le nom de M.Masse avait été propose mercredi dernier.Sa nomination dans les jours qui viennent est « probable », disait-on.rappelant qu'il restait à obtenir l'aval formel du premier ministre Parizeau.Ce dernier déteste lire ses décisions à l'avance dans les journaux \u2014 l'annonce dans La Presse de la nomination de Louise Beaudoin à la Culture avait retardé d'un mois cette nomination l'été dernier.joint hier soir, chez lui, à Saint-Donat, M.Masse s'est refusé à tout commentaire.« C'est au conseil des ministres à annoncer sa décision.s'il y en a une », a-t-il dit.M.Masse avait temporairement démissionné de son poste comme président du Conseil de la langue pour faire campagne en faveur du OUI au référendum.Il était convenu qu'il retournerait à son poste une fois la campagne terminée \u2014 durant sa tournée pour le OUI, il téléphonait même périodiquement au Conseil pour s'enquérir du cheminement des dossiers, a-t-on appris.Son nom figurait sur la liste faite par la vice-pre-sidente du PQ, Monique Simard, de ceux qui avaient donné « temps, énergie et intelligence » à la campagne du OUI, et qui par conséquent étaient en droit d'attendre une nomination.Dans l'entourage du premier ministre, on expliquait alors que M.Masse s'attendait à VOIR MAS5EENA2 La relance de l'économie redevient la priorité du gouvernement péquiste MARIO FONTAINE ttawa peut bien créer tous les comités constitutionnels qu'il lui plaît, aucune entente ne sera possible tant que les Québécois ne seront pas reconnus comme peuple a part entière.Et comme ce n'est pas demain la veille, le gouvernement péquiste va commencer par s'atteler a la relance de l'économie et à l'assainissement des finances publiques.Ce plan d'action, c'est le vice-premier ministre Bernard Landry qui le formule.Dans une entrevue à La Presse, M.Landry a en outre établi les grands paramètres de l'action gouvernementale d'ici à la fin théorique du mandat péquiste, en 1998 : La première étape, c'est de trouver un nouveau leader au PQ, conséquemment un nouveau premier ministre pour le Québec.Puis, poursuite de la restructuration du système de santé et de la sécurité sociale et assainissement des finances publiques, mais sans hausse du fardeau fiscal des Québécois .Enfin, ramener le déficit a près de zéro sans toutefois recourir aux coupes sombres des Ralph Klein et Mike Harris, respectivement premiers ministres de l'Alberta et de l'Ontario.En un sens, le ministre Landry \u2014 candidat probable à la succession de Jacques Parizeau si Lucien Bouchard refuse de prendre le relais \u2014 convient que l'heure est aux affaires.Bien sûr, ce n'est pas une raison pour abandonner l'objectif ultime de la souveraineté, surtout quand on est si près du but.Mais la population a parlé, elle a voté NON.Donc retour a l'ordre du jour habituel et pas question de contester le verdict populaire, quoiqu'en disent certaines vedettes péquistes.Même si c'est par une mince majorité que les Québécois ont VOIR RELANCE EN A2 ¦ Autres informations en page A22 Bernard Landry TQS ne fermera pas et n'est pas à vendre, selon Claire Samson LOUISE COUSINEAU La vice-présidente executive de Télévision Quatre Saisons Claire Samson a déclaré hier que TQS ne fermera pas et demeurera la propriété de CFCF.Madame Samson, habituellement volubile, n'a toutefois pas voulu apporter une précision à cette déclaration.Le monde de la télé chez nous est en pleine effervescence depuis jeudi, alors qu'on a découvert, via des transactions à la Bourse de Montréal, que Vidéotron, propriétaire de Téle-Metro-pole et du réseau TVA, et CFCF, propriétaire de Télévision Quatre Saisons, sont en pourparlers.Vidéotron vendrait le réseau TVA à CFCF.Ce dernier vendrait CF Cable à Vidéotron.La transaction n'est pas encore faite, mais ça discute ferme entre les deux empires.La déclaration de Mme Samson signifie que la famille Pou-liot, principal actionnaire de l'empire CFCF, entend garder TQS, TVA et CFCF.Cette dernière est la vache à lait de l'empire, étant la station la plus écoutée par les Montréalais de langue anglaise.Et comme on peut supposer \u2014 mais personne ne le confirme \u2014 que les grands de ce monde consultent le CRTC avant de s'embarquer dans une grosse négociation, on peut aussi supposer que le CRTC ne s'opposera pas au monopole des réseaux privés par M.Pouliot, ni à celui du câble par la famille Chagnon, propriétaire majoritaire de Videotron.À la belle époque où l'argent coulait à flots chez nous, les monopoles répugnaient au CRTC.Mais aujourd'hui, les temps ont bien changé.Ce sont les gros qui sont appelés à survivre, pas les petits.Le câble a besoin d'être puissant pour résister à l'arrivée des satellites et de la VOIR TOS EN A2 LA RÉCONCILIATION *1 ¦ \u2022 PHOTO LUC SIMON PERRAULT.L3 Presse La rivalité qui a opposé les voisins Annette Ciroux et Ciles Houle, de Châteauguay.pendant la dernière campagne référendaire s'est déjà évanouie.Contrairement au référendum de 1980.il semble que cette année les Québécois se soient remis plus rapidement de leurs émotions.Des lendemains moins déchirants qu'en 1980 GILLES PAQUIN Annette Giroux était dans le camp du OUI, son voisin Giles Houle dans celui du NON.Lorsqu'elle s'est mise a afficher ses couleurs au début d'octobre, Giles a décidé d'en faire autant.et même plus.Une joyeuse rivalité qui s'est prolongée jusqu'à la fin de la campagne référendaire.La photo des deux compères discutant devant leurs maisons décorées de Châteauguay a fait la une de La Presse et a ete reprise par de nombreux médias.Sans le vouloir, Annette Giroux et Giles Houle sont devenus les symboles d'une campagne tout à fait différente de celle de 1980.Une campagne sereine qui ne semble pas avoir provoqué les mêmes déchirements que la précédente au sein des familles, des groupes d'amis ou des compagnons de travail.Les rares grands coups de gueule ont surtout été le fait des politiciens ou de leurs acolytes.C'est du moins l'avis de la plupart des personnes interrogées par La Presse cette semaine lorsqu'elles ont été invitées à commenter le déroulement et le lendemain de la campagne.Également réparties entre les camps souverainiste et fé- VOIR LENDEMAINS EN A2 L'Occident condamne le régime militaire nigérian pour la pendaison de huit Ogonis d'après AFP.AP et PC Ken Saro-Wiwa PHOTO REUTER EAGOS Les grandes puissances occidentales, le Commonwealth.l'ONU et les organisations de défense des droits de l'Homme ont condamné rapidement et cnergiquement hier l'exécution par pendaison par le régime militaire nigérian de l'opposant et écrivain Ken Saro-Wiwa et de ses huit compagnons du Mouvement pour la survie du peuple ogoni ( MOSOP ).Aussi bien Washington que Londres et Bonn ont décide de rappeler sans délai leur ambassadeur en poste au Nigeria.Le président sud-africain Nelson Mandela a lance un appel pour l'expulsion du Nigeria du Commonwealth, dont les 52 pays membres réunis en sommet a Auckland ( Nouvelle-Zélande ) étudieront aujourd'hui l'imposition d'éventuelles sanctions.Pour sa part, le Canada a « condamné dans les termes les plus forts cette mascarade de jus tice » qui révèle « un total mépris pour l'institution du Com- monwealth)», a indiqué à Auckland Christine Stewart, secrétaire d'Etat pour l'Afrique et l'Amérique du Sud.Le Canada et le Commonwealth ne laisseront pas passer sans répliquer une telle provocation de la part des autorites nigérianes, a-t-elle ajouté.Sans donner plus de détails, Mme Stewart a indiqué que le premier ministre lean Chrétien préconisera auprès de ses collègues l'application de sanctions sans pour autant rompre le dialogue avec le Nigeria.M.Chré- tien s'oppose à des sanctions unilatérales, estimant qu'elle ne fonctionnent pas.Le Canada importe, rappelle-t-on.quelque 600 millions $ de pétrole du Nigeria par an.Lu faisant exécuter hier l'écrivain Ken Saro-Wiwa et huit autres opposants ogonis.le chef de l'État nigérian, le gênerai Sa ni Abacha.a lancé à la communauté internationale un défi qui devrait être lourd de conséquences pour son pays.Alors que l'en- VOIR PENDAISON EN A2 V OR JAUNE OR BLANC TOUT DIAMANTS A A m m m I \"\"~ Vi OR JAUNE TOUT DIAMANTS MATEÀl» 1> 2020, de la Montagne i Demain dans Presse LA PRESSE.MONTRÉAL.SAMED111 NOVEMBRE 1995 Santé Des technologies juste pour voir ¦ Fini le temps où les aveugles dépendaient entièrement de leur entourage pour pallier leur handicap.Grâce à des technologies mises au point ces dernières années, ils peuvent lire des textes imprimés, consulter leur agenda électronique, faire la révision de leurs textes sur ordinateur et bientôt peut-être, s'orienter seuls dans l'espace.L'autonomie, c'est pour eux aussi.Et si toutes ces technologies ne sont pas encore au point, certaines font déjà partie du quotidien de plusieurs non-voyants et sont même indispensables à leur travail, comme nous le dit notre collaboratrice Diane Lamarche, dans le cahier « Santé » de demain Précision ¦ Dans l'article de vendredi en page Cl sur les fonds transférés à l'extérieur du Québec, une erreur s'est glissée dans l'exemple donné.Le consommateur réalise un gain s'il change des dollars canadiens achetés 74,74 cents américains il y a quinze jours et vendus aujourd'hui à 73,95 cents.Compte tenu des frais d'administration, il faudrait voir un dollar canadien à 73 cents pour effectuer une transaction profitable.Toutes nos excuses.¦ il p InfoBrefmi m Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour.Pour faire connaître votre opinion, composez le 875-2355; au son de la voix, faites le 220.L'intrus chez les Chrétien : faut-il blâmer les policiers de faction ce soir-là ou les officiers supérieurs chargés de mettre sur pied un programme de surveillance adéquat?Allez-vous être touché par la fermeture des hôpitaux annoncée hier par le ministre de la Santé Jean Rochon?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 37 % Non: 63% 1?» ' ' / 15 19 715 615 $ Merci! Centraide du Grand Montréal 493.rue Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H3A1B6 tel : (514) 288-1261 La valeur de votre don Mis sur pied et administré par des ex-patients psychiatriques, le Projet P.A.L.offre à ses 300 membres toute une gamme de services pour les aider à devenir autonomes, de l'éducation à la recherche d'un logement.LE DON DE CHANGER LES CHOSES Suite de la Une MASSE_ Marcel Masse nommé a Paris revenir au Conseil de la langue, mais aussi à obtenir « en plus » de siéger au sein de certains conseils d'administration prestigieux en remerciement du coup de pouce donné pendant la campagne référendaire.Marcel Masse a toujours été très proche du ministre québécois des Affaires internationales Bernard Landry \u2014 les deux hommes qui viennent tous deux des environs de loliette sont amis depuis des années \u2014 c'est à l'instigation de Bernard Landry, dit-on, qu'il avait décidé de sauter dans la campagne du OUI.M.Masse est aussi très copain avec Louise Beaudoin, la titulaire de la Culture \u2014 toute jeune diplômée de Laval, elle avait trouvé son premier emploi dans le monde politique au cabinet de Marcel Masse, alors ministre de l'Union nationale.Avec l'arrivée du PQ au pouvoir, l'automne dernier, M.Masse avait exprimé un intérêt pour Hydro-Québec international, mais ce désir n'avait pas trouvé écho auprès du président d'Hy-dro, un proche conseiller de Jacques Parizeau, Me Yvon Marti-neau.La libération de Paris À Paris, le poste de délégué général est occupé par Claude Roquet, un fonctionnaire de carrière nommé par le gouvernement libéral.Avantageusement connu au PQ, M.Roquet avait vu l'intérim que lui avait confié le gouvernement Bourassa immédiatement transformé en nomination en bonne et due forme avec l'arrivée du gouvernement Parizeau.Toutefois, M.Roquet, qui est admissible à la retraite, souhaite rentrer au pays depuis longtemps.11 avait accepté de demeurer en poste jusqu'au référendum, mais la même semaine il a rappelé ses intentions a hi mémoire de ses patrons.M.Roquet compte rentrer d'ici la fin de l'année, a-t-on indiqué.Les nominations de délégué sont normalement faites pour trois ans.Le départ de Marcel Masse à Paris riverait aussi le clou aux espoirs de certains députés bloquistes qui voyaient déjà l'ancien ministre de Brian Mulroney succéder à Lucien Bouchard.Douce ironie, M.Masse retrouvera dans la Ville lumière son ancien collègue, Benoit Bouchard, l'ambassadeur du Canada.Entre l'échec du lac Meech et le naufrage de l'entente de Charlottetown, les deux conservateurs avaient souvent ensemble broyé du noir et supputé sur leurs démissions respectives du gouvernement fédéral.Les deux hommes étaient restés à bord ; M.Bouchard avait été nommé à Paris par Brian Mulroney ; Marcel Masse était en piste pour le poste de l'UNESCO \u2014 à Paris lui aussi \u2014 que lui avait promis Brian Mulroney, mais arrivée en poste Kim Campbell ne procéda jamais à cette nomination.Une fin de carrière dans le monde diplomatique tombe sous le sens pour Marcel Masse, qui fit son entrée à l'Assemblée nationale à 30 ans, en 1966 ( M.Masse aura 60 ans en mai prochain ).Il avait dès lors.été nommé ministre d'État à l'Éducation et s'était retrouvé au coeur des premières revendications du Québec sur la scène internationale.Par la suite, toujours sous l'Union nationale, il était passé au ministère des Affaires intergouvernementales puis à celui des Ressources naturelles, en 1971.Après plusieurs années chez Lavalin, il revient en politique avec Brian Muroney ; élu dans Frontenac en 1984, il sera ministre des Communications, de l'Énergie puis de la Défense nationale.Il ne s'était pas représenté aux élections de I993.J RELANCE La relance de l'économie redevient la priorité du gouvernement péqulste opté pour le maintien du lien fédéral le 30 octobre, M.Landry refuse de mettre en doute la validité de l'exercice.11 rejette de même l'hypothèse d'une élection référendaire.Un deuxième référendum rapproché, même s'il faut pour cela amender la Loi sur la consultation populaire?Bernard Landry n'écarte pas cette dernière hypothèse, qui le laisse cependant très froid.Le mot d'ordre est plutôt lu suivant : « Tout ce qui peut être fait pour améliorer le sort des Ouébécois dans le modèle présent le sera ».assure le vice-premier ministre, qui est également ministre des Affaires internationales, responsable de la Francophonie, responsable du secrétariat à la leunesse et responsable du secrétariat à l'Action humanitaire internationale.Pour l'heure, il tarde au numéro deux du régime que se dissipe l'embrouillamini autour des communautés culturelles.Un dossier qui l'a éclaboussé personnellement, et dont il souhaite voir sauter les tabous pour que s'entame une réflexion plus large autour du vote des néo-Québécois.Personne n'est à blâmer pour la défaite du OUI, soutient M.Landry, contredisant ainsi lac-ques Parizeau qui a jeté l'anathè-me sur les puissances d'argent et le vote ethnique en guise d'explication.Ce qui n'exclut pas la discussion autour du fait que des communautés entières votent à près de 100% pour la même option, fait valoir Bernard Landry.Il faut cesser de présenter ce sujet de discussion comme tabou, selon lui.Les Républicains s'interrogent régulièrement sur le vote des Noirs américains, massivement acquis aux Démocrates.Et personne ne les traite de racistes pour cela, illustre-t-il.L'autre souhait de M.Landry concerne plus spécifiquement l'économie et l'emploi.Tout en rappelant qu'il revient à la ministre des Finances d'en décider, le vice-premier ministre estime que la ponction fiscale globale des contribuables est à sa limite supérieure.À défaut de lever de nouveaux impôts, il faudra élaborer des stratégies souples, légères, intelligentes, mieux cibler les interventions.« Nous allons gérer vigoureu- sement les affaires du Québec, donner aux Québécois un bon gouvernement dans le cadre qui nous est imparti », poursuit M.Landry en parlant de rigueur, de dialogue et d'équité.La réconciliation avec le milieu des affaires, farouchement opposé au projet souverainiste durant la campagne référendaire, est par ailleurs pour ainsi dire complétée, pense le ministre.La solution globale à la question du Québec, tant économique que politique?Maastricht, répond Bernard Landry.Maastricht, c'est ce traité qui unit politiquement et économiquement 15 pays européens tout en permettant à chaque participant de conserver une partie de sa souveraineté.« Si on nous offre Maastricht, il n'y a plus de problème canadien demain matin », conclut Bernard Landry.J LENDEMAINS Des lendemains moins déchirants qu'en 1980 déraliste, ces personnes avaient pourtant adopté des positions assez tranchantes dans leurs lettres à l'intention de l'opinion du lecteur.Après avoir entretenu un débat animé tout au long de la campagne, les deux voisins de Châteauguay ont pour leur part entrepris leur réconciliation le soir même du scrutin.« l'ai dit à Annette qu'elle n'avait pas perdu et que je n'avais pas gagné.Avec une marge de moins de l% entre le OUI et le NON il n'y a pas vraiment de vainqueur », dit Giles Houle.Selon lui, le Canada a simplement obtenu un sursis.Il lui faut maintenant travailler rapi- dement pour démontrer qu'on peut améliorer les choses sans rupture.Dépité le soir du référendum.Houle se console en soulignant que les esprits sont ouverts.Pour Mme Giroux, le maintien des bonnes relations avec son voisin prouve qu'on peut s'entendre même quand on diverge d'opinion politique.Il reste à voir si on pourra en faire autant avec les autres provinces, dit-elle.« Us sont venus nous dire qu'ils nous aimaient avant le référendum, mais avec tout ce qu'on entend maintenant de la part des politiciens du Canada anglais, je doute que ça marche », ajoute Mme Giroux.La suite des choses Les partisans des deux camps s'entendent pour dire que la campagne s'est déroulée de ma- nière « très civilisée », note l'avocat Robert La Haye, un autre lecteur.Us tirent souvent les mêmes conclusions du résultat.Constat qu'il explique par la maturité acquise au fil d'un parcours parsemé de secousses politiques.Depuis le choc de 1976 et le référendum de 1980, il y a eu l'échec de l'accord du lac Meech, le cafouillage de Charlottetown et son rejet populaire, l'arrivée du Bloc à Ottawa et le retour au pouvoir du Parti québécois.Même si elle est résolument fédéraliste, Christine Marion, une citoyenne de la banlieue de Québec, se réjouit de la courte victoire du NON.Elle souhaite que cela déclenche une réforme en profondeur du régime fédéral.« Il n'y a ni vainqueur ni vaincu.Les gens du NON sont soulagés et ceux du OUI peuvent se dire qu'ils ont fait une belle remontée », dit Mme Marion.En cas du victoire massive du NON, le Canada anglais aurait été porté à s'asseoir sur ses lauriers, mais il ne peut le faire maintenant, croit-elle.Le Que-bec doit pour sa part étudier sérieusement les propositions qui lui parviendront.Il y avait moins d'émotions qu'en 1980 et le débat parmi la population était plus rationnel cette fois-ci.mais les gens ont voté en plus grand nombre témoignant ainsi de leur intérêt, soutient M.La Haye.« La balle est maintenant dans le camp des fédéralistes, à eux de jouer ».ajoute M.La Haye.Loin d'être découragé par la défaite, il estime que le Québec est en aujourd'hui en meilleure position face au Canada anglais.Il doute néanmoins qu'un déblocage se produise et s'attend à la tenue éventuelle d'un autre référendum.J TQS TQS ne fermera pas et n'est pas a vendre, selon Claire Samson téléphonie.Et la télévision francophone, qui risque d'être noyée par l'arrivée des 300 canaux de satellite \u2014 qui seront tous anglais \u2014 devra s'organiser autrement.Déjà, c'est une industrie qui plafonne.Depuis l'arrivée de TQS, le Québec est la province canadienne où les publicités télé sont les moins chères.La décision de garder Quatre Saisons ouverte signifie qu'elle deviendrait une station complémentaire à Télé-Métropole.On n'offrirait plus de talk shows à la même heure, ni de combats de séries dramatiques.On peut imaginer que l'empire CFCF promettra au CRTC de ne pas fusionner ses salles de nouvelles, non plus que les con- seils d'administration des deux chaînes.Reste qu'aucune entente n'est encore conclue entre les deux réseaux.Qui auraient sans doute préféré infiniment continuer de discuter en secret, plutôt que de risquer de faire des vagues qui pourraient faire baisser leurs actions en bourse.3 La quotidienne\tà trois chiffres\t837 Tirage d'hier\tà quatre chiffres\t5220 [T.ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 h a 17 h 30 REDACTION I PROMOTION I COMPTABILITÉ j Grandes annonces 6onces classées j 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSEES lundi au vendredi de 8 h 30 a 17 h 30 Décès, remerciements GRANDES ANNONCES Détaillants National, Tele ?Vacances, Voyage» Carrières et professions, nominations 285-71171 285-6816 I 285-7202 I 285-7306 ; 285-7265 285 i LA PRESSE est publiée par LA PRESSE.LTEE.7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y1K9.Seule [ I la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des t services de la Presse Associée et de Reuter Tous droits de reproduction des informations particulières a LA PRESSE sont également réserves « Envois de publication canadienne \u2014 Contrat de vente numéro 0531650 » Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.RENSEIGNEMENTS 285-7272 i r- I I 00456 -i CODE DU JOUR 45-6 SAMEDI 11 NOVEMBRE 1995 I PENDAISON L'Occident condamne le régime militaire nigérian pour la pendaison de huit Ogonls semble de la communauté internationale pressait Lagos de faire preuve de clémence, ces exécutions ont eu lieu au moment même où s'ouvrait à Auckland le sommet du Commonwealth, dont le Nigeria est 1 un des membres importants et qui s'apprêtait justement à évoquer cette question.Passant outre aux pressions internationales, le régime a voulu empêcher à tout prix les revendications politiques du mouvement ogoni de s'étendre à d'autres régions du Nigeria, et éviter également un crise avec l'aile la plus dure du régime, estiment les observateurs.Les Ogonis sont la première des 250 minorités du pays à avoir déclenché une véritable lutte politique pour l'obtention d'une autonomie politique et d'une part équitable des richesses pétrolières extraites de leur sous-sol.Le Nigeria, 5
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