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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Économie
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1995-10-23, Collections de BAnQ.

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[" CAHIER La Presse Montréal, lundi 23 octobre 1995 \u2022 conomie Monde Spectacles La Chambre de commerce du Québec crée sa propre inforoute Un système ouvert à toutes les entreprises qui voudront l'utiliser en toute sécurité Ml VILLE TREMBLAY envoyé spécial de La PresM?QUEBEC La Chambre de commerce du Québec a créé une inforoute privée pour permettre aux 54 000 entreprises membres d'effectuer en toute sûreté des transactions commerciales électroniques.« Ce sera un système ouvert à toutes les entreprises qui vondront l'utiliser» a déclaré le nouveau président du conseil de la Chambre, l'avocat Raynold Lan-glois, du cabinet Langlois Robert.Le congrès de la Chambre, qui a rassemblé 350 participants ce week-end, avait pour thème : « L'autoroute de l'information, une nouvelle associée ».Baptisée COMBEC, cette nouvelle inforoute permettra à ses utilisateurs d'accéder au grand réseau internet, mais l'inverse ne sera pas possible.Internet ne garantit pas encore la confidentialité et la sûreté des paiements, quoique des consortiums bancaires et informatiques américains y travaillent activement.L'infrastrucuture de COMBEC a été développée par Bell Canada.La Banque Nationale est le deuxième partenaire majeur du projet.D'autres pourront se joindre au groupe, y compris des institutions financières rivales, car le réseau est doté d'une architecture ouverte.Le président de la Chambre, M.Michel Audet, se félicite de la rapidité avec laquelle son organisme s'est engagé dans ce projet.Concurrence La Chambre a embraye au début de Tété et le réseau sera déployé de manière progressive à compter de janvier prochain.Le plan d'affaires est en préparation et la Chambre ne sait pas encore ou se situe le seuil de rentabilité du projet.M.Langlois est très frustré de la concurrence technologique entre les reseaux Sirius et UBI au Québec, une situation qui lui rappelle la battaille entre les standards Beta et VHS.« On veut une seule porte d'accès ! », a-t-il déclaré devant ses membres.Sirius est développé par les compagnies de téléphone, dont Bell Canada, tandis qu'UBI est la création Videotron et de quelques partenaires, dont la Banque Nationale.Présentée comme « l'inforoute du commerce au Québec », COMBEC facilitera les transactions par l'échange électronique des données, des formulaires, des catalogues, des outils de facturation et des des de chiffrement.Une code de conduite développé par la Chambre viendra réglementer les pratiques d'affaires sur ce réseau.COMBEC offrira en outre un service de courrier électronique, des capacités d'emmagasinage d'informations.Il sera également possible d'accéder à certaines banques de données, comme par exemple « Info entrepreneurs », de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, qui répertorie les programmes d'aide à l'entreprise offerts par les gouvernements.Messagerie rose Avec le temps, des services spécialisés seront ajoutés pour différents secteurs industriels.Les promoteurs souhaitent notamment implanter un logiciel facilitant les rencontres entre entreprises partageant des affinités.Un nouveau genre de messagerie rose, quoi ! COMBEC a été vendu aux chambres locales comme un outil pour recruter des membres et se financer.Les conditions financières sont a déterminer, mais il semble que les frais d'abonnements aux services génériques seront de l'ordre de 30 $ par mois.Certains services spécialises seront facturés a l'usage.Selon M.Langlois, les technologie^ de l'information réduisent les distances et donnent aux entreprises des régions une nouvelle chance de se développer, en autant qu'elles mobilisent des res sources humaines compétentes.Les entreprises qui n'ont pas ces re^ sources doivent profiter des programmes gouvernementaux de formation de la main-d'oeuvre.Les inforoutes vont créer des milliers d'emplois, pense-t-il.CETTE SEMAINE ¦ Les marchés seront nerveux pour ne pas dire agités au cours des cinq der-nières séances qui précèdent le référendum québécois.Présentement les traders provoquent délibérément de l'activité spéculative sur le dollar et sur les titres obligataires à la faveur des résultats des sondages qui montrent que les camps du OUI et du NON seraient coude à coude.LUNDI ¦ Le Congrès du Syndicat canadien de la Fonction publique, qui s'est ouvert hier à Montréal constitue le plus important regroupement de travailleurs au Canada.Il y sera nécessaire-ment question des compressions budgétaires des gouvernements et des administrations municipales ainsi que de la sécurité d'emploi.Une stratégie de riposte pourrait aussi être élaborée.MARDI ¦ La Banque du Canada ajuste son taux d'escompte.La semaine dernière, il avait été fixé à 6,67 p.cent, en hausse de quatre points centésimaux.Claude Garcia, l'homme qui s'est excusé de vouloir « écraser » les forces du camp du OUI est en déjeuner-causerie.MERCREDI ¦ Banquiers et administrateurs de fiducie sont réunis en congrès pendant deux jours dans la Ville Reine.À l'heure où la loi des banques est sujette à réexamen par le Parlement, ils se pencheront sur l'avenir de leur industrie.¦ Statistique Canada publie les chiffres pour le mois d'août sur les opérations internationales du Canada en valeurs mobilières.On y décellera sans doute des indices sur le comportement des détenteurs de titres canadiens à l'approche du référendum._IEUD1_ ¦ Reprise à Montréal des travaux de la Commission d'enquête sur la politique d'achat par Hydro-Québec d'électricité auprès des producteurs privés.RUDV LE COURS AMD et IMexGEN fusionnent Agence Franc-Presse SUNNYVAif ( Californie > eux fabricants californiens de puces électroniques, Advanced Micro Devices ( AMD ) et NexGen, ont annoncé leur intention de fusionner afin de tenter de ravir à Intel la place de numéro un mondial des microprocesseurs.L'accord annoncé en fin de semaine par les deux compagnies comprendra un échange d'actions, dont la valeur n'a pas été révélée.Les actionnaires de NexGen recevront huit actions de AMD pour dix actions de NexGen.« L'union de NexGen avec AMD nous catapultera dans la course à la première place au sein du marché des microprocesseurs compatibles Microsoft Windows de cinquième, sixième et nouvelles générations», a déclaré le président de AMD chair-man, W.J.Sanders.« Une position de leader dans ce marche est importante dans le cadre de la stratégie de AMD visant à avoir une croissance plus rapide que celle de l'industrie des semiconducteurs», a-t-il .«joute DOSSIER LE DIFFICILE FINANCEMENT DES INSTITUTIONS DE BRETTON WOODS Banque Mondiale : un bilan en demi-teinte GÉRALD NIGAUD Le Figaro ien que les prêts de la Banque Mondiale aient globalement augmenté lors de l'exercice 1995, ceux accordés aux pays les plus pauvres ont diminué.Globalement, l'exercice 1995 (juillet 1994- juin 1995) se caractérise par une forte progression ( 41,5 % ) des décaissements bruts de la Banque Mondiale ( Bird et IDA1 \u2014 à 22,5 milliards de dollars, contre 15,9 milliars en 1994, selon le rapport de l'institution internationale publie récemment Ce chiffre qui représente, selon un responsable de la Banque, « quelque 10% des investissements totaux dans les pays en développement », masque toutefois de larges disparités, tant en fonction de la richesse des pays que des régions.Ainsi, les prêts de la Bird ont continué d'augmenter à 16,9 milliards de dollars, contre 14,2 lors de l'exercice précédent, tandis que ceux de l'IDA, qui concerne les pays les plus pauvres, ont diminué à 5,7 milliards de dollars contre 6,6 milliards lors de l'exercice précédent.Par ailleurs, géographiquement, les prêts à l'Afrique ont diminué, d'environ 500 millions de dollars, pour revenir à 1134 millions, parce que, estime-t-on à la Banque, «< les réformes ont progressé moins vite que prévu ».Même chose en ce qui concerne l'Asie du Sud-Est et les pays du Pacifique.Amélioration des résultats En revanche, les engagements de la Banque Mondiale : les prêts aux plus pauvres Années fiscales 1986-1995 (en millions de dollars) 12 000 10 000 8 000 6 000 4 m 2 000 ! BIRD (1) TOTAL IDA (1) ; i 1990 1991 1992 1993 1994 (11 Les pays les plus pauvres sont ceux dont le revenu par tète est inférieur ou égal a 695 dofiars de 1993 1995 Source Banque Mondiale Banque ont progressé en Amérique latine ( notammnent au Mexique, en Argentine et au Brésil ), en Europe de l'Est et en Asie centrale ( Russie.Ukraine ), et enfin en Asie du Sud ( Inde, Indonésie, Pakistan, Thaïlande ), sans parler de la Chine, plus gros emprunteur de l'exercice 95 avec quasiment 3 milliards de dollars ( 2,9995 milliards exactement ).Six pays \u2014 Chine.Mexique, Inde, Russie, Argentine et Indonésie \u2014 ont absorbé «rlograpn* Là Presse plus de la moitié des prêts ( 53 % ).Sur le plan financier, la Banque connaît une amélioration de ses résultats, la Bird dégageant un revenu net de 1,35 milliard de dollars, contre 1,05 lors de l'exercice précédent.Mais dans le même temps, le nombre des projets « à problèmes » a augmenté, pour atteindre 1762 opérations, soit 15,2 % du total, contre 13,9 % l'an dernier.Cela même si dés 1992, un rapport ( le rapport Wapenhans ) avait mis en lumière la forte croissance des projets non rentables financés par la Banque.La Banque en a d'ailleurs tenu compte puisqu'en juillet dernier, le nouveau président, lames Wolfensohn, a annulé la prise de participation, et donc l'ensemble du projet, qui portait sur la construction d'un barrage au Népal, pour cause de non-rentabilité évidente.Mais dans le même temps, la BM insiste sur son rôle d'« organisme global », qui permet de « polléniser les expériences d'une région du monde à l'autre ».La Banque Mondiale veut montrer qu'elle ne prête pas seulement de l'argent, mais apporte également une aide active dans des domaines aussi variés que, par exemple, la création de cadres juridiques ou la privatisation du secteur public ; ainsi, en Russie, quelque 15 000 entreprises ont été privatisées grâce en partie à la Banque, « représentant 15 millions d'ouvriers et au profit de 40 millions d'actionnaires ».Autre domaine, considéré également comme une priorité par la Banque, la valorisation des ressourceshumaines, qui «garantit le développement du futur ».L'institution estime être le premier bailleur de fonds dans ce secteur, qui aurait bénéficié de quelque 17 % desprèts, soit 3,9 milliards de dollars, tandis que les populations locales auraient été intégrées à 86 des 242 projets financés par la Banque et que les organisations non gouvernementales ont été impliquées dans 41 % d'entre eux.( 1 ) Bird : Banque internationale pour la reconstruction et le développement .luA : Agence internationale pour le développement Un groupe, mais quatre institutions La Banque mondiale fut créée a Bretton Woods en 1944.Elle se compose de deux organismes, la Banque internationale de reconstruction et de développement ( Bird ), qui a vu le jour en 1945, et l'Association internationale de développement ( IDA ), lancée en 1960.La Bird appartient à 178 États, tous membres du Fonds monétaire international ( FMI ), qui ont souscrit son capital, en fonction de leur quote-part au FMI.De par ses statuts, « la Bird ne prête que si l'emprunteur est solvable » et ne contribue qu'aux projets dont la rentabilité est jugée « fortement positive (.) Elle a pour politique de ne jamais rééchelonner ses créances (.) Son revenu net a toujours été positif depuis 1948».La Bird se procure la majeure partie de ses ressources par des emprunts à moyen et long termes sur les marchés financiers.À la fin des années 50, il est apparu que les pays en développement les plus pauvres ne pouvaient emprunter à ces conditions draconiennes.C'est pour eux que fut créée l'IDA.Sont considères les plus pauvres les pays dont le produit national brut par habitant ne dépasse pas 696 dollars par an ( dollars de 1993 ).Us sont 60 dans ce cas.L'argent manque L'IDA ne prête qu'aux Etats.Ses crédits, remboursables sur 35 à 40 ans, ne portent pas intérêt, mais une commission de service de 0.5 % l'an.Eile est essentiellement financée par les plus riches de ses 158 membres ainsi que par certains pays en développement.Ce système repose donc sur la volonté politique des Etats qui, en période de crise, ont tendance à resserrer les cordons de la bourse, comme le prouve la difficulté à reconstituer les ressoruces pour IDA-II ( 1997-1999 ).Quatre reunions y ont déjà été consacrées pendant l'exercice 1995 ( juillet 94-juin 95 ).Des subventions importantes Subventions ans entreprises d'Etat en pourcentage des dépenses de I administration centrait de santé \u2022 ne M 4M see Mi tWMlit ÎMMtt Setétai Maroc _ sans parvenir, de l'aveu même de la Banque, à définir « un niveau de ressources adéquat ».luridiquement et financièrement distinctes, la Bird et l'IDA partagent le même personnel.Tel n'est pas le cas de deux autres institutions : \u2022 la Société financière internationale ( SFI, 156 membres ), créée en 1956 pour aider le secteur privé des pays en développement Contrairement à la plupart des institutions multilatérales, elle ne peut accepter de garanties publiques pour ses investissements.Elle participe aux projets par des prises de participations et l'octroi de prêts aux conditions du marche et assure la totalité des risques de ses engagements aux côtés de ses partenaires financiers.Elle cherche également à réaliser des bénéfices \u2022 l'Agence multilatérale de garantie des investissements ; inaugurée en 1988.l'Amgi compte aujourd'hui 128 membres.Son rôle est de garantir les investissements privés dans les pays en développement contre les risques non commerciaux Pour les consommateurs, rien n'est jamais gratuit Presse Canadienne QUÉBEC ien n'est jamais gratuit.À chaque mois, en examinant le relevé des transactions dans son livret bancaire, le consommateur peut remarquer des frais de service.Dans certains cas, il pourrait être porté à croire que son institution aime mieux le voir exécuter ses demandes devant une machine au lieu du comptoir puisque les frais sont souvent moins élevés, voire inexistants, lorsque la transaction se fait au guichet automatique.Il est difficile de comparer l'ensemble, des frais d'une insti- tution à l'autre.Le magasinage peut représenter plusieurs heures et le consommateur doit effectuer de nombreux calculs avant de faire un choix qui ne tiendrait compte que des frais Dans certains cas.chaque dépôt direct de la paye du client élimine le coût d'une transaction, retrait, virement ou chèque.Dans d'autres cas, si le solde du compte est de plus de 1000$.il y aura un certain nombre de transactions sans frais, et parfois toutes les transactions seront gratuites Dans ce cas cependant, si une seule fofa dans le mois le solde est inférieur à 1000$, toutes les transactions seront facturées Parmi les constatations, le paiement des factures des services publics est plus avantageux au guichet automatique où ce type de transaction est sans frais pour la plupart des banques et caisses populaires.Moins de frais Mieux encore, dans la majorité des cas, le paiement direct occasionne moins de frais que le retrait au guichet.Ainsi, pour taire îles économies sur les frais de service, un consommateur pourrait payer sa facture d épicerie avec sa carte de débit et reclamer plus que le montant de la facture au lieu de retourner faire un retrait au guichet Une seule transaction, et moins coûteuse, au lieu de deux.Par ailleurs, certaines institutions offrent des comptes à frais fixes qui varient entre 5 S et 20 $ par mois.Ainsi, que le nombre de transactions s'élève à 100 ou à deux, le total des frais sera le même sauf dans les cas ou les frais fixes couvrent un nombre déterminé de transactions.L'automatisation Les services automatises peuvent présenter des avantages à cause de leur grande accessibilité \u2014 quasiment 24 heures sur 24 Sauf que l'accueil et le sourire d'une caissière sont parfois plus rassurants qu'un message du genre : « Une composante du guichet est défectueuse, veuille/ vous adresser à votre institution ».L'autre élément désolant de l'automatisation, parfois exagérée, se trouve au bout de la ligne lorsqu'il faut être un virtuose du clavier téléphonique pour obtenir le moindre renseignement, effectuer le paiement de la carte de crédit ou certains m rements de fonds.Si cette technologie est utile, ce n'est vrai-ment pas un service personnalise.C'est un peu comme si le client dérangeait chaque fois qu'il se présente au comptoir de la banque ou de la caisse B 2 LA PRESSE.MONTRÉAL.LUNDI 23 OCTOBRE 1»5 ÉDITORIAL Paul Desmarais Roger D.Landry président du conseil président d'administration et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef ALENA : le problème est américain Le secrétaire d'État américain, warren Chrlstopher, a dit que l'organisation qui succéderait à la fédération canadienne actuelle ne devrait pas tenir pour acquis les liens qui existent présentement entre le Canada et les États-unis.En clair, cela veut dire qu'il serait peut-être nécessaire de renégocier l'Accord de libre-échange nord-américain.SI M.Chrlstopher n'en a pas dit davantage, ce n'est pas uniquement par délicatesse diplomatique, mais parce qu'il n'en sait pas plus long lui-môme.La récente mésaventure du Chili donne une Indication du traitement qui pourrait attendre Ottawa et Québec si chacun voulait séparément affirmer les liens de libre-échange, dont Ils Jouissent actuellement ensemble.Le Chili a fait acte de candidature et semblait assuré de devenir rapidement le premier membre sud-américain de rALENA.A la suite d'un profond désaccord avec la Chambre des représentants, le président Bill Clinton a perdu l'autorisation nécessaire pour négocier un accord avec le Chili.Cela s'est passé comme suit.Le pouvoir de négocier des accords commerciaux appartient au Congrès et non au président, comme c'est le cas pour les autres traités Internationaux.Pour des raisons pratiques, le président est autorisé à négocier par le Congrès, qui se contente d'accepter ou de rejeter l'accord en bloc.Dans le cas du Chili, le président Clinton voulait pouvoir né- gocier des normes sur la protection de l'environnement et sur le droit du travail.Avant la ratification de l'ALENA avec le Mexique, le président avait déjà fait rouvrir les négociations pour obtenir des garanties dans ces deux domaines.Il s'agissait d'une promesse électorale qu'il devait tenir et tout le monde, v compris le Canada, s'y était pilé de bonne grâce.Mais depuis lors, le congrès a basculé massivement dans le camp républicain et il n'a pas l'Intention de céder au président des pouvoirs qui dépassent les besoins de négocier un accord strictement commercial.Le Congrès américain a toujours été très à cheval sur les principes, surtout lorsqu'il fait face au président Les relations entre le président et le Congrès sont compliquées par le fait que chacun ne sait pas très bien sur quel pied danser.M.Clinton est favorable au libre-échange, en principe, mais il est à la tète d'un parti qui s'y est souvent opposé à cause de l'appui électoral des grands syndicats.Quant aux républicains.Ils ont généralement été favorables au libre-échange, dans la foulée des présidents Reagan et Bush.Mais la nouvelle majorité au Congrès en est moins sûre.Une partie de son succès électoral est dû à des milieux qui ne sont pas ouverts sur le monde, alors que les agriculteurs, qui ont toujours été ouverts, se laissent Influencer par les pratiques protectionnistes des 15 dernières années.La ligne de démarcation entre protectionnistes et libre-échangistes américains est ainsi devenue floue et le débat nébuleux.Et rapproche de la campagne électorale n'améliore pas les choses.Dans ces circonstances, il était probablement sage de remettre à 1997 toute décision au sujet du Chili et de l'élargissement de l'ALENA.Mais II ne serait pas aussi simple d'Ignorer les cas du Canada et du Québec, si le référendum modifiait sensiblement leurs rapports commerciaux.Le problème serait trop gros et son contexte émotif conviendrait bien à la foire d'empoigne électorale de l'année prochaine.Même dans le meilleur des cas.il n'est jamais facile de négocier avec les États-Unis.Ottawa s'est opposé farouchement à ce que les États-Unis rouvrent l'ALENA et le renégocient pour admettre le Chili.Pour Washington, n'Importe quel prétexte est bon pour exiger du Canada des concessions concernant la culture, les tribunaux bilatéraux et l'agriculture québécoise.Et la liste pourrait s'allonger de façon Inquiétante en période électorale.Le gouvernement américain saurait qu'un Canada divisé est mal placé pour défendre l'ALENA contre ses demandes et ses prétentions.Cependant, Il y a une limite à ces prétentions, parce que les États-Unis ont besoin de nous.Le Canada est le principal partenaire commercial des USA et.au moment où on veut créer une zone économique englobant les deux Amériques.Il serait mal vu de pousser jusque dans ses derniers retranchements le seul autre pays industrialisé de la zone.Les Yankees qui briment leurs voisins est une image encore trop vivante pour l'Amérique latine.Mais s'il y a une limite que les États-unis ne peuvent pas dépasser, cette limite est déjà trop pour nous.Frédéric WACNIÈRE Le tourbillon des Trois-Corges arallèlement aux turbulences politiques auxquelles \\mJ elle a donné lieu, la récente visite à Montréal du pre-¦ mier ministre chinois U Peng aura aussi permis de donner discrètement le coup d'envol de la course aux contrats pour la construction du plus gros barrage au monde : celui des Trois-Corges.une compagnie montréalaise, Agra-Mo-nenco, a déjà signé une lettre d'entente de 35 millions pour l'informatisation de la méga-centrale hydro-électrique sur le fleuve Yangtse.SNC-Lavalin et Hydro-Québec international seraient intéressées elles-aussl à participer à ce projet de vingt milliards.Plusieurs autres firmes canadiennes se pressent aux portes du super-barrage.Cet enthousiasme pour un chantier aussi colossal est compréhensible.Le Canada, qui a financé l'étude de faisabilité du projet dans les années 80.cherche à cueillir les fruits de sa contribution.Mais, avant de sabler le Champagne.Il convient de rappeler que le harnachement du Yangtse.dont la Chine rêve depuis le début du siècle, suscite une virulente controverse.Celle-ci a depuis longtemps pris une envergure Internationale, au point que la Banque Mondiale refuse de participer au projet.Il y a un mois, la Maison Blanche a demandé à la Export-import Bank américaine de ne pas financer de contrats aux Trois-Gorges.En 1988, le Tribunal international de l'Eau recommandait que le projet soit stoppé au moins jusqu'à ce que la population touchée soit correctement informée.Plusieurs Investisseurs privés ont choisi de se tenir loin du barrage.Ces résistances sont fondées sur des motifs écologiques, techniques, politiques et humanitaires.Voici les plus importants.?La passe des Trois-Corges.qui constitue l'un des attraits géographiques les plus spectaculaires en Chine, avec son étroit canyon et ses flots bouillonnants, n'est pas tout à fait la Baie de James.Elle se situe au coeur d'une région habitée, en plein centre du pays.La construction du barrage forcerait l'évacuation de près d'un million et demi de personnes.Treize villes seraient englouties, dont une de 300 000 habitants.Des centaines de villages seraient rayés de la carte.?Le barrage serait construit au-dessus d'une zone sisml-que active et les experts craignent que le seul poids de l'eau au-dessus dune couche terrestre fragile ne provoque des tremblements de terre.?on craint que les fortes pluies qui s'abattent régulièrement sur la région n'entraînent une rupture du barrage.Cette peur est d'autant plus vive qu'elle se fonde sur un précédent il y a vingt ans, dans la province chinoise de Hu-nan, des barrages avaient cédé créant des Inondations tragiques, dans lesquelles entre 80U000 et 2000000 personnes ont perdu la vie.?Les eaux du Yangtse charrient une forte concentration de sédiments.Les opposants croient que cela créerait une menace supplémentaire pour les populations en amont du barrage, ils estiment que la ville de Chongqing, une agglomération de 15 millions d'habitants, serait menacée d'inondations, si jamais les accumulations de sédiments devaient causer des reflux.?La construction de la centrale menace aussi quelques espèces animales, dont l'esturgeon chinois.Mais ce dont II est question ici.d'abord et avant tout, c'est de vies humaines.Au lieu de rassurer et d'informer la population, le gouvernement chinois a choisi de museler les critiques et de leur mener une lutte sans merci.Un livre signé par huit hydrologistes chinois a été frappé d'interdiction, en 1992.La même année.179 jeunes opposés au projet ont été arrêtés.On n'en a pas eu de nouvelles depuis.La construction d'un barrage sur le Yangtse ne comporte pas que des aspects négatifs.Le projet permettrait de combler le déficit énergétique de la Chine, où 180 millions de personnes vivent toujours sans électricité.Et de domestiquer un fleuve qui a la fâcheuse tendance à sortir de son lit.Les crues récurrentes tuent elles aussi : des milliers de personnes ont été emportées par ses flots au cours des dernières années.Ces avantages compensent-Ils tous les inconvénients ?Le projet tel qu'il est conçu réduit-il tous les risques potentiels ?Des barrages plus modestes et moins menaçants ne permettraient-Ils pas d'atteindre les mêmes objectifs ?Le gouvernement chinois refuse de répondre à ces questions et fait taire toutes les voix qui les posent.Devant cette attitude, le doute est légitime.En 1992, Ottawa avait décidé de se retirer du projet, il y est revenu deux ans et une élection plus tard.Seule la Colombie-Britannique continue de résister, en Interdisant à ses agences publiques de participer à la construction du méga-barrage.Avant de sauter dans la marmite aux contrats, le Canada entier devrait refaire son examen de conscience.En se demandant par exemple s'il est acceptable de tirer profit d'une entreprise menée de force par un gouvernement ty-rannique, qui réprime sauvagement tous ceux qui osent exprimer publiquement leurs inquiétudes.Au-delà de tout le reste, c'est aussi une question de morale AgnèsCRUDA OROCTS RÉSERVÉS La boîte aux lettres Des citoyens de deuxième zone ?M.Jacques Léonard, ministre des Transports ¦ l'ai appris par les journaux que les maires et préfets de 1 agglomération de Montréal représentant 133 municipalités avaient adopté une solution de rechange pour gérer le transport régional, laquelle propose, entre autres, de pénaliser les usagers du transport en commun de l'est et de l'ouest de l'Ile de Montréal.Ces usagers devraient débourser mensuellement le prix d'une carte régionale, soit 72 $ plutôt que le prix de la carte CAM de 48$.c'est-à-dire H/2 fois le coût payé par les autres usagers de l'île de Montréal.Cette solution est tout à fait injuste et inéquitable, particulièrement pour les gens de l'est de Montréal.Pourquoi ?1.Depuis toujours, les usagers de l'Est défraient par leurs taxes les coûts de la STCUM et de la CUM, ce qui n'est pas le cas de ceux des villes en dehors de nie de Montréal.2.Même si ces usagers de l'Est paient les mêmes taxes que les gens du reste de l'île, ils ne profitent d'aucun service rapide comme le métro ou le train de banlieue, dont jouissent par ailleurs les villes de l'Ouest.3.Une hausse des coûts diminuerait encore plus l'achalandage du transport en commun, qui baisse d'année en année.4.L'étalement urbain que vous avez combattu depuis toujours risquerait d'augmenter si les gens de l'Est payaient le même taux que les gens de Laval ou de Longueuil.Un autre incitatif pour sortir de 111e .3.Mais la principale raison gui démontre l'injustice de cet -1- te « solution » concerne les gens de Rivière-des-Prairies et de Pointe-aux-Trembles.Aux dernières nouvelles, ces gens sont toujours des Montréalais.Avec une telle hausse, ils seraient encore des citoyens de deuxième zone.Us ont dû se battre durant des années pour obtenir l'équité en matière de téléphonie.Devront-ils mener une autre bataille pour mainte-nir l'équité en matière de transport en commun avec leurs concitoyens des autres quartiers de Montréal ?le trouve regrettable, M.le Ministre, que nos élus municipaux n'aient pas jugé bon d'accepter votre proposition de gérer le transport régional grâce à une taxe sur les espaces de stationnement hors rue, spécialement les espaces tarifés.Cette solution répond parfaitement aux objectifs de diminuer le nombre d'automobiles dans le centre-ville et d'augmenter l'achalandage du transport en commun.le considère que la future Agence métropolitaine de transport ne doit pas se faire sur le dos des usagers de l'est de la CUM qui ont, depuis toujours, été laissés pour compte.Et si l'on doit absolument hausser le coût de la carte CAM, qu'on le fasse pour toute l'île de Montréal et non seulement pour ses extrémités.Jacqueline BORDELEAU Montréal Jeunes médecins : des débutants ¦ Qu'ils le reconnaissent ou non, les jeunes médecins demeurent des débutants dans leur profession.Des débutants instruits et endettés par le coût de longues études, mais des débutants quand même.Les \u20ac p'tits nouveaux » récla- ->- ment d'entrée, la parité salariale avec les « grands ».Preuve que l'éducation et l'instruction n'empêchent pas la bêtise.Même avec des pairs, la hiérarchie existe.Cette réalité ne s'apprend pas dans les livres.Le gros bon sens et l'humilité en sont les maîtres.Qu'en est-il de la fonction première d'un médecin, c'est-à-dire celle de SOIGNER?C'est à cette parité que les « p'tits nouveaux » devraient aspirer.Et non à la vaniteuse idée que l'égalité en tout existe déjà entre eux et leurs \u20ac grands pairs ».Micheline MERCILLE La Prairie Engins de malheur ¦ Les pays qui ont participé à la réunion des Nations unies pour l'élimination des mines terrestres imposent aux populations innocentes de vivre dans la peur.Comme on ne doit pas exiger des autres ce qu'on n'est pas prêt à exiger de soi-même, il faudrait aussi poser des mines terreau es dans l'environnement des chefs d'État, des généraux d'armée et surtout de toutes les personnes qui travaillent dans les usines où l'on fabrique ces engins de malheur.Ça les ferait peut-être réfléchir et essayer un peu plus fort de s'entendre pour leur élimination.Serge GRENIER mba : catalogues en langue anglaise seulement M.Pierre Tliéberge.Musée des Beaux-Arts ¦ Le bon Dieu n'est peut-être pas le seul responsable de vos -1- mésaventures et de vos échecs f À la suite de mon expérience personnelle, lors de la rétrospective de Jean-Paul Riopelle, je peux sans doute expliquer une certaine frustration ressentie par plusieurs Québécois.Or, ceci pourrait peut-être expliquer cela ! Après avoir visité cette superbe exposition, je me suis rendue, avec plusieurs autres visiteurs, à la librairie pour me procurer le catalogue de l'exposition.Nous ne voyions que de nombreuses piles de catalogues de langue anglaise.Nous demandons alors la version française, mais on nous répond qu'il n'y en a plus et que la version française est épuisée depuis plus d'un mois ( je vous ferai remarquer que l'exposition devait se prolonger encore plus d'un mois ).La jeune employée nous dit que beaucoup de visiteurs sont choqués et que plusieurs se sont plaints à la direction, mais sans succès.Elle nous informe que la direction du Musée n'a pas l'intention de faire réimprimer la version française et qu'on suggère plutôt aux employés de mousser la vente de la version anglaise dse catalogues.Heureusement que nous sommes au Québec et que Riopelle est un peintre québécois, francophone et bien de chez nous ! Depuis ce jour, je n'ai pas remis les pieds au MBA et je préfère attendre un passage à Paris ou à New York, villes où les catalogues peuvent se trouver dans toutes les langues, y compris en français t En terminant, je dois vous dire que je trouve indécente votre idée d'une loterie pour votre musée, qui ne respecte même pas la langue de la majorité, avant de penser à l'intérêt d'en créer une pour maintenir l'universalité des soins médicaux pour tous les Québécois.Nicole BOLIS Montréal, lundi 23 octobre 1995 B3 L'EXPRESS INTERNATIONAL ALLEMAGNE Sociaux-démocrates défaits ¦ Le Parti social-démocrate ( SPD ) en pleine crise d'identité a subi une cuisante défaite hier aux élections régionales de Berlin, où il s'est effondré à son plus bas niveau de l'après-guerre, alors que les Verts et les communistes ont fortement progressé.Selon les estimations des télévisions une heure après la clôture des bureaux de vote, le SPD, avec environ 23,5 p.cent des suffrages, perd sept points par rapport à son résultat déjà catastrophique du scrutin régional de 1990 ( 30,4 ).L'Union chrétienne-démocrate du chancelier Helmut Kohi, qui dirigeait le gouvernement sortant, arrive largement en tête avec 37 à 37,5 p.cent des voix* mais perd plus de trois points par rapport au dernier scrutin.Les Verts à Berlin-ouest surtout, et le PDS dans l'est de la capitale, ont enregistré une poussée de quatre à cinq points.d'après AFP SUISSE Percée socialiste ¦ LLa gauche socialiste a réalisé une forte percée et la droite populiste et anti-européenne a progressé aux législatives d'hier, accentuant les divergences au sein de la coalition au pouvoir, selon les projections de la radio-télévision nationale.Les écologistes et les petits partis extrémistes de droite ont perdu des voix, apparemment au profit des deux grandes formations vainqueurs, selon des projections sur 21 des 23 cantons.Les quatre grands partis au pouvoir depuis 1959, trois partis de droite, dont les populistes, et le Parti socialiste, conservent la grande majorité des sièges, selon les projections.Les femmes, un tiers environ des 2800 candidats, ont aussi réalisé un bon score, selon la télévision.La participation a été plus faible encore qu'aux dernières élections, plafonnant autour de 40 p.cent contre 46 en 1991.Quelque 4,5 millions d'inscrits étaient appelés à renouveler pour quatre ans leurs 200 députés au Conseil national et 39 des 46 sièges du Conseil des États, la Chambre haute représentant les 23 cantons.d'après AFP COMORES Djohar veut rentrer ¦ LLe président élu Mohamed Said Djohar a annoncé hier à la Réunion, département français de l'océan Indien, où les soldats français l'avaient transporté après l'avoir « libéré » lors de la tentative de putsch du mercenaire Bob Denard, qu'il rentrerait demain dans son pays après avoir « remercié » la France et appelé les Comoriens à la réconciliation.Dans un communiqué, Djohar a rassuré ses compatriotes qu'il revient « sans aucun esprit d'exclusion ».Il a ainsi précisé que la mesure d'amnistie des putschistes décidée lors de l'intervention française « ne sera pas remise en cause ».Dans une interview récemment à Rfi9 Djohar avait rappelé qu'il était toujours « constitutionnellement le président » des Comores.Lors du putsch, le premier ministre Caabi el Yachourtu, réfugié à l'ambassade de France, s'était déclaré chef de l'Eut.d'après AFP et La Presse SRI LANKA 200 morts en 24 heures ¦ LPrès de 200 personnes ont été tuées dans l'est et le nord du Sri Lanka en 24 heures, a affirmé hier un porte-parole militaire.Selon Sarath Munasinghe, 197 personnes ont été tuées samedi, dont 14 soldats et 106 rebelles dans la péninsule de (affna, et 73 villageois égorgés dans leur sommeil dans l'est de l'île.Quatre autres personnes ont été tuées samedi à Colombo : deux civils pris dans un échange de coups de feu et deux Tamouls lynchés à mort par la foule.Munasinghe a affirmé que la prise de la ville de (affna, place-forte de la guérilla séparatiste des Tigres de libération de l'Eelam tamoul ( LTTE ), par l'armée, est imminente.« Nous avons lancé la plus importante offensive à )affna.Le LTTE ne peut pas arrêter notre avancée en tuant des civils désarmés », a-t-il déclaré aux journalistes.d'après AFP PALESTINE Israël menace ¦ Llsrael a averti hier qu'il pourrait reconsidérer son retrait de six villes palestiniennes prévu d'ici la fin de l'année, en cas d'attaques meurtrières contre des Israéliens.Plusieurs ministres ont lancé cette mise en garde après la réunion hebdomadaire du cabinet, où de hauts responsables de l'armée ont présenté leurs plans pour le redéploiement convenu avec l'OLP.Le retrait de la première ville, lénine, commencera mercredi et durera trois v mai nés.D'ici fin décembre, cinq autres villes doivent être évacuées : Tulkarem, Naplouse, Kalkiliya, Ramallah et Bethléem, selon le calendrier établi avec l'OLP., d'après AFP Annulation surprise de la rencontre Chirac-Zéroual M AFFet Reuur NEW YORK La rencontre controversée entre les présidents français Jacques Chirac et algérien Liamine Zérouai, qui devait avoir lieu à New-York, a été annulée hier à toute la dernière minute, en raison de désaccords sur ses modalités.La France et l'Algérie se sont aussitôt mutuellement rejeté la responsabilité de l'annulation de la rencontre, où l'opposition algérienne, tant laïque qu'islamiste, voyait la « preuve » du soutien de Paris à la « junte » d'Alger.Autre conflit algéro-français : le comité de campagne du chef du Rassemblement pour la culture et la démocratie ( RCD ), Said Sadi, critiquait hier le ministère français des Affaires étrangères pour avoir rendu publique une rencontre entre Sadi et l'ambassadeur de France à Alger.Le quai d'Orsay avait annoncé samedi que l'ambassadeur avait reçu « cette semaine » les trois autres candidats, Sald Sadi, Noureddine Boukrouh, chef du Parti du renouveau algérien ( PRA ), et le cheikh Mahfoud Nahnah, chef du Mouvement de la société islamique ( MSI-Hamas ).À Alger, quadrillée par des militaires, le général Zéroual donnait le coup d'envoi de la campagne présidentielle dont il est le grand favori en prônant un « ordre national nouveau » avec tous ceux qui « dénoncent la violence et acceptent d'adhérer aux règles de la démocratie ».Le quotidien El-Watan notait hier que la campagne débute dans un climat sécuritaire « toujours pesant », dans un commentaire titré « Un saut dans l'inconnu », et Le Matin évoquait la « campagne de la peur ».Outre l'annulation de la rencontre Chirac-Zéroual, ce début de campagne était marqué dans l'ouest de l'Algérie par un attentat à la voiture piégée qui a fait au moins huit tués et 82 blessés.À Alger, une explosion a été entendue hier matin à Baraki, dans la banlieue est, mais aucune précision n'a pu être obtenue.Depuis le début du mois, les forces de sécurité ont annoncé la mort de 179 « terroristes ».Selon les militants des droits de l'homme, la guerre civile a fait 50 000 morts depuis l'annulation des législatives par l'armée en janvier 1993.Chirac et Zéroual, présents aux cérémonies du 50c anniversaire de l'ONU, ont eu en fait un bref entretien de 10 à 15 minutes, mais elle n'a pas porté « sur le fond » des relations franco-algériennes, et elle s'est déroulée en présence du secrétaire général de l'ONU, Boutros Boutros-Ghali, a indiqué Chirac au cours d'un point de presse.Selon le pi évident français, le gênerai Zéroual souhaitait entourer la rencontre d'«une publicité médiatique.sous l'oeil des caméras et des photographes ».« Je n'ai pas cru devoir répondre a cette exigence », a dit Chirac, car «je concevais cela comme un entretien de travail avec le chef de l'État actuel et que, la campagne électorale ayant commencé, je ne voulais pas qu'il y ait d'ambiguïté avec le candidat ».Alger justifiait pour sa part l'annulation surprise de la rencontre Zeroual-CHirac en accusant Paris d'avoir, dans des déclarations officielles, porté « atteinte à la dignité et a la souveraineté du peuple algérien ».Le régime a mis en cause une série de déclarations « officielles et officieuses » de la France sur l'Algérie, et contesté le fait que la rencontre ait été demandée par le président Zéroual.Cela a créé « une situation dans laquelle la rencontre entre les chefs d'État algérien et français qui a été envisagée a perdu sa raison d'être », a indiqué le porte-parole de la présidence, cité par l'agence officielle Aps.Le porte-parole a indiqué que Zéroual avait décidé « d'annuler » la rencontre, et non pas de la reporter comme l'affirme Chirac.Dans les rues d'Alger, rien n'indique que le pays est entré en campagne, près de quatre ans après l'annulation par l'armée du premier tour des législatives, remporté par le Front islamique du salut ( FIS-dissous ) suivi du Front de libération natiinale ( FLN ) et du Front des forces socialistes ( FFS ) PHOTO »EUTE* Élections violentes en Côte d'ivoire La participation devrait être faible au scrutin présidentiel hier en Côte d'ivoire, marqué par des Incidents qui ont fait au moins deux morts et dont le vainqueur sans surprise sera le président sortant Henri Ko-nan Bédlé, accompagné de son épouse, Henriette, sur la photo.L'opposition avait exhorté ses militants à empêcher le bon déroulement de l'élection et plusieurs affrontements ont opposé des opposants aux forces de l'ordre et aux partisans du chef de l'État et du Parti démocratique de Côte d'ivoire (PDCi au pouvoir depuis l'Indépendance).Deux personnes ont été tuées à Mbengue, proche de la frontière du Burkina Faso.L'opposition a Indiqué qu'une autre personne a été tuée à Soukala, dans le nord.La parti-clpatlon a semblé très faible : à 16 h, moins de 30 p.cent des Inscrits avalent voté dans les faubourgs populaires d'Abidjan, la capitale.PHOTO REUTEff Clinton.Eltsine et Chirac Bosnie: Chirac et Eltsine contre Clinton é'aprètAFFtAF VEH > 0MK La Maison blanche a accueilli frai chement hier les propos du président français Jacques Chirac sur la création d'une « zone russe » en cas d'accord de paix en Bosnie.Anthony Lake, conseiller de la Maison blanche pour la Sécurité nationale, a aussi averti que le problème de la participation russe à une force multinationale pour la Bosnie ne serait pas résolu à l'occasion du sommet américano-russe aujourd'hui entre les présidents Bill Clinton et Boris Eltsine.« Diviser les choses n'est probablement pas, pour des raisons pratiques, une approche utile », a commenté Lake.interrogé sur les déclarations de Chirac, la veille, concernant le rôle que pourrait jouer la Russie dans le cadre de cette force de paix « Il faut qu'il y ait entre l'OTAN et les autorités russes un accord sur les modalités de commandement pour ce qui sera, je pense, je l'espère, la zone russe » en Bosnie, avait dit Chirac à l'issue d'une visite de travail à Paris de Boris Eltsine.La Maison blanche, à en juger les propos de Lake, voit dans une telle solution la porte ouverte à un système de double chaîne de commandement qu'elle refuse totalement « Nos vues restent fermement qu'il doit s'agir d'une opération de l'OTAN, que les États-Unis ne participeront qu'a une opération de l'OTAN et qu'il doit y avoir des lignes de commandement claires », a déclare Lake avant d'être interroge sur les propos de Chirac.Boris Eltsine indiquait pour sa part hier qu'il « compte sur la compréhension » de Bill Clinton lors du sommet d'aujourd'hui pour qu'il accepte l'idée d'un commandement séparé pour la future force de paix multinationale en Bosnie.Son porte-parole, Serguei Medvedev, a déclare au cours d'une conférence de presse que le sommet de Hyde Park, dans l'État de New York.« est significatif car il va déterminer l'avenir des relations russo-américaines » après les récentes « divergences ».« Beaucoup dépendra de la position de M.Clinton ».a déclaré Medvedev.laissant entendre qu'Eltsine resterait sur sa position a propos de la Bosnie, dossier prioritaire du sommet selon lui.Moscou insiste sur une répartition par secteur de la future force de paix multinationale en Bosnie.?REPÈRES ?Burundi Melchior qui ?JOONEED KHAN ¦ « Melchior Ndadaye, héros de la démocratie », proclamait le t-shirt fièrement portés par les uns et prestement acheté par les autres, samedi au Centre Saint-Pierre, où la petite communauté burundai-se de Montréal commémorait le deuxième anniversaire de l'assassinat du premier président démocratiquement élu ( et aussi le premier issu de la majorité hutue ) de leur pays natal.Melchior qui ?Aucune photo de lui n'existe dans les archives de La Presse.L'anonymat, voire l'invisibilité, dans lesquels s'est engloutie la mémoire du chef du Frode-bu ( Front démocratique du Burundi ), assassiné avec plusieurs ministres par des militaires putschistes issus de la minorité tutsie quatre mois après sa victoire électorale de juin 1993, est tout à fait symptomatique de l'état de l'Afrique dans les médias et l'opinion mondiale.Symptomatique donc de la place de l'Afrique dans les priorités des grandes puissances \u2014 vrais patrons de l'ONU qui célèbre ces jours-ci en grande pompe ses 50 ans : elles ont refusé l'envoi de Casques bleus, parlé de « putsch avorté », laissé les nouveaux élus du Frodebu seuls face aux putschistes, maîtres de l'ancien régime minoritaire tutsi ( Armée, police, appareil d'État, affaires, vie urbaine ).Si bien que le Burundi est complètement paralysé.Putsch avorté ?Putsch permanent plutôt.Le Frodebu a beau accepter le partage du pouvoir, chercher l'accomo-dement avec l'ex-parti unique Uprona, celui-ci exige toujours davantage : le Burundi n'a plus le choix qu'entre l'abdication de sa démocratie chèrement acquise, et la guerre civile pour la défendre, avec les risques de dérapage à la rwandaise que cela comporte.C'est pourtant sur fond de guerre civile au Rwanda \u2014 provoquée en octobre 1990 par l'invasion armée mM- d'exilés tutsis à partir de l'Ouganda \u2014 que se déroulèrent le scrutin et le putsch burundais.Cyprien Ntaryami-ra, le successeur de Ndadaye, fut tué avec son homologue rwandais luvénal Habyarima-na dans l'avion de ce dernier abattu en avril 1994 sur Kigali.Passé inaperçu comme une étoile filante en plein jour, lui aussi a sombré dans l'oubli, remplacé par Sylvestre Ntibantunganya, nouvel otage de l'armée tutsie.Entre-temps, aucune enquête sur le putsch de 1993 et le meurtre de Ndadaye, ni d'ailleurs sur le double assassinat de Ntaryamira et Ha-byarimana en 1994.Mais la « communauté internationale » clame haut et fort son soutien au FPR pro-tutsi qui a pris le pouvoir par les armes au terme de quatre années de guerre au Rwanda et sa volonté de pourchasser et de juger les auteurs du « génocide » dans ce pays.Alors que se programme un possible « génocide » burundais.Pour exorciser cette terri- ble menace, une centaine de Burundais, hommes, femmes et enfants, et des amis africains, s'étaient donc réunis samedi dans le cadre d'une activité qui a débuté avec une messe à la mémoire de Ndadaye ponctuée de prières pour la paix et le développement du Burundi et de la région des Grands lacs, qui s'est poursuivie avec des témoignages et propositions de sortie de crise, avant de clore dans la fête familiale.Patrice Ndeta a ainsi raconte sa rencontre avec Ndadaye dans les années 1970 au Rwanda où ils étaient exiles et étudiants.C'est là qu'il articula ses idées politiques, rejetant l'iniquité du pouvoir minoritaire burundais « Quand il résolut de rentrer au Burundi en 1983, je l'accompagnai.A la frontière, les autorites ont voulu le refouler, et il m h dit : les choses ne seront pas faciles dans ce pays.Il avait raison ».« Moi je l'ai rencontre en I987 à Gitega.dans un bureau ou il m'impressionna par sa confiance et sa dignité a défendre ses droits face aux fonctionnaires qui nous méprisaient.Melchior Ndadaye était tout ce que j'avais voulu être ».a dit Fabien Cisha-hayo.« Ensuite, en 1992, au plus fort de la diabolisation du Frodebu par le régime, il m'étonna pas sa générosité, recherchant toujours l'unité nationale et la représentativité du pouvoir ».Un étudiant de l'UQAM étant intervenu pour souligner l'héritage de Ndadaye touchant la protection dei minorités, Melance Cahungu.du Frodebu-Canada, a conclu que « la dernière chance » de sauver le Burundi était la création d'une sorte de « Groupe de contact » pour ce pays composé entre autres des États-Unis, de la France, de la Belgique, du Canada, de l'Allemagne, de l'ONU et de l'OUA.qui obligerait les parties a négocier selon un calendrier précis.«On saura alors qui veut la paix et qui refuse ; actuellement, ceux qui font obstacles à la paix se cachent dans l'ombre ». L'EXPRESS POLITIQUE VOTE PAR ANTICIPATION ¦ Le directeur général des élections, Pierre F.Côté, s'attend à une participation record au référendum du 30 octobre et au vote par anticipation, qui commençait hier pour se terminer aujourd'hui.M.Côté précise que plus de 5 millions d'électeurs se sont inscrits sur la liste électorale, en raison notamment de l'enjeu mais également parce que cette liste servira de base à la liste électorale permanente et qu'il n'y aura plus d'autres recensements.Pour le vote par anticipation, plus de 20 000 bureaux de scrutin seront ouverts encore aujourd'hui de 14 h à 2 Ih.Toute personne qui veut voter par anticipation doit déclarer sous serment qu'elle est handicapée, qu'elle est membre du personnel électoral ou qu'il lui sera impossible de voter le 30 octobre.Aux élections de 1994, 230 000 personnes avaient voté par anticipation.AU TOUR DE LA CHAMBRE DE COMMERCE ¦ La Chambre de commerce du Québec interviendra demain dans le débat référendaires pour demander aux deux camps de préciser ce qui adviendra au lendemain d'un OUI ou d'un NON.« Nous, les gens d'affaires, avons un rôle important à jouer pour préparer l'a près référendum, quelle que soit l'issue du vote de la semaine prochaine », a déclaré hier le nouveau président du conseil de la Chambre, l'avocat Raynold Langlois, à l'occasion du congrès annuel de l'organisme.La Chambre provinciale tient à conserver sa neutralité, car aucune option ne fait l'unanimité dans ses rangs.Mais ses membres voudraient pouvoir mieux apprécier les risques économiques posés par le choix référendaire.M.Langlois souhaite que la volonté démocratique s'exerce de manière éclairée.Mi ville Tremblay LA CHALOUPE ET LE PAQUEBOT» ¦ Le ministre canadien des Affaires étrangères, André Ouellet, laisse entendre que le Québec serait trop petit pour percer sur les marchés mondiaux et assurer sa prospérité économique.Invité du comité du NON dans la circonscription de Vanier, M.Ouellet a comparé hier le Canada à un « beau et gros paquebot » qui permet au Québec d'affronter une époque marquée par l'ouverture des marchés.« La vague est forte, les courants sont difficiles.Nous savons qu'il y a beaucoup de Québécois aux commandes.Il y a un Québécois comme premier ministre, Jean Chrétien, un autre comme ministre des Finances, Paul Martin », a-t-il lancé devant 300 partisans.« Nos trois 'séparatwits' ( Lucien Bouchard, Jacques Parizeau et Mario Dumont ) nous demandent de débarquer du paquebot et d'embarquer dans une petite chaloupe.On ne sait même pas qui mène les rameurs.Ne nous trompons pas.C'est l'union qui fait la force.Notre économie repose sur la possibilité de faire des affaires ailleurs », a-t-il déclaré.D'après PC MANIF CONTRE DES MÉDIAS ¦ Une trentaine de personnes ont manifesté, hier vers 18 h 30, à l'intérieur de la Maison de Radio-Canada, boulevard René Lévesque, à Montréal, pour protester contre « le traitement de l'information par La Presse et Radio-Canada ».Militants souverainistes affichés, les manifestants ont pénétré dans l'édifice peu avant que ne débute la soirée du Gala Excellence La Presse, diffusée depuis les studios de Radio-Canada.Us étaient munis de pancartes « Je pense, donc c'est OUI », « L'indépendance, ça presse », et « Radio-Canada censure ».« On demande un traitement équitable de l'information, a déclaré M.François Saint-Louis.Il n'y a qu'un seul point de vue souverainiste dans La Presse, celui de Foglia.C'est antidémocratique.» « Il y a du cynisme à La Presse et à Radio-Canada où on manipule l'information, a dit le cinéaste René Boulanger.On se sent trahi comme lecteur de La Presse car c'est aussi notre journal.» La Presse tentant d'expliquer qu'il ne fallait pas confondre le traitement de l'information par l'équipe éditoriale avec celui que font les journalistes non éditorialistes, M.Boulanger a dit que « La Presse a droit à un éditorialiste souverainiste » pour que soient exprimés « les deux côtés de la médaille ».Eric Clément ROCHELEAU VICTIME D'UN INCENDIAIRE ¦ Une main criminelle serait à l'origine d'un incendie qui a causé d'importants dommages a l'immeuble abritant les locaux du député fédéral de Trois Rivières, Yves Rocheleau, représentant du Bloc québécois, dans la nuit de .miedi à hier.Les malfaiteurs auraient fracasse une fenêtre du premier étage, à l'arriére de l'immeuble situé au 983, rue llart.pour y répandre de l'essence à lvinteneur.Ils auraient pris la fuite immédiatement après avoir mis le feu à l'aide d'un briquet, que les enquêteurs ont d'ailleurs retrouve sur place.Le feu ne s'est toutefois pas propagé à l'ensemble de l'immeuble.Les dommages sont donc principalement D'après PC ALENA : Chrétien relève les difficultés du Chili « Rien n'est acquis », dit-il en donnant à ses propos la couleur d'un message au Québec MARIE TISON de la Presse Canaiennc SEW YORK Les mésaventures du Chili montrent à quel point il est difficile d'accé-der à l'Accord de libre-échange nord-américain.C'est ce qu'a déclaré hier le premier ministre canadien |ean Chrétien, à l'issue d'une rencontre avec le président chilien Eduardo Frei Ruiz-Tagle, en marge des cérémonies marquant le 50 anniversaire de l'Organisation des Nations unies.Le président américain Bill Clinton a dû constater cette semaine qu'il ne pourrait probablement pas obtenir du Congrès une procédure de négociation accélérée, appelée « fast track », qui aurait pu permettre une accession rapide du Chili à l'entente nord-américaine.Le comité de la Chambre des représentants sur les voies et moyens avait approuvé un projet de loi prévoyant une telle procédure, mais cette législation n'a pas survécu à une conférence entre des représentants de la chambre et du Sénat.Comme 1996 sera une année de campagne électorale présidentielle et PHOTO AFP Jean Chrétien a prononcé, hier, une allocution à la tribune de l'ONU.législative aux États-Unis, il serait peu probable que le Congrès approuve une procédure de négociation accélérée avant 1997, ont indiqué des hauts fonctionnaires du gouvernement canadien hier.M.Chrétien a déclaré que si le président Frei était déçu, le Canada l'était aussi.« Nous avions convenu, le Canada, le Mexique et les Etats-Unis, de poursuivre des négociations qui devaient se terminer à la fin de l'année, a-t-il rappelé aux journalistes.Soudainement, nous ne savons pas à quel moment ça va se terminer.« Ce qui prouve que ce n'est pas facile d'entrer dans l'ALENA », a-t-il poursuivi.L'accession d'un Québec souverain à l'accord nord-américain est une des questions qui caractérisent le débat référendaire actuel.Le gouvernement pé-quiste espère une accession automatique, sinon rapide, alors que plusieurs experts américains estiment que les négociations seront longues et ardues.Au cours d'une séance d'information destinée aux journalistes, les hauts fonctionnaires canadiens ont affirmé que chaque fois que l'on voulait rouvrir l'entente de libre-échange pour laisser entrer un nouveau partenaire, les intérêts sectoriels américains sautaient sur l'occasion pour faire avancer wm.PHOTO CP Jeu poli tique Manifestement plus enclin aux Jeux qu'aux discours politiques, le Jeune Zachary Lukas, 18 mois, n'a pas hésité à lancer son oreiller à DanleUohnson hier, au cours d'une assemblée du NON.Johnson demande de détromper ceux qui croient qu'on renouvellera le fédéralisme leur cause.Dans le cas du Chili, par exemple, les producteurs de vin de Californie cherchent à obtenir des mesures de protection particulière.Les fonctionnaires, qui n'ont pas voulu être identifiés, ont déclaré que pour cette raison, l'administration américaine ne voulait pas entreprendre de négocations détaillées avec le Chili sans procédure de négociation accélérée.En vertu de cette procédure, dès qu'un projet d'accord est déposé au Congrès, il ne peut être amendé.Sans cette protection, un accord soigneusement négocié par l'administration pourrait se faire défigurer par des amendements téléguidés par des groupes d'intérêts.L'accession du Mexique s'était faite grâce à une telle procédure.Un fonctionnaire canadien a rappelé que l'économie chilienne était en pleine expansion, que les trois pays membres de l'ALENA étaient d'accord pour l'inclure, mais que malgré tout cela, l'accession du Chili était loin d'être chose faite.« Même dans le meilleur des mondes, rien n'est acquis », a-t-il déclaré, sans nommer le Québec, mais avec un sourire en coin.Dumont questionne Daniel Johnson sur l'après-OUl PHILIPPE CANTIN QUÉBEC Les leaders du OUI, Lucien Bouchard en tête, évoquent désormais avec insistance les lendemains d'une victoire souverainiste.Hier, Mario Dumont est embarqué à son tour dans la danse, posant des questions pointues à propos de Daniel lohnson, à qui il reproche ses déclarations sur une éventuelle fuite des capitaux dans un Québec souverain.« On se demande si M.lohnson joue à |ojo Savard en faisant des prédictions, ou s'il est en train d'encourager l'affaiblissement du Québec.Comment agira-t-il au lendemain d'un OUI ?Il doit se positionner rapidement et nous le dire.« Travaillera-t-il pour que le Québec ne paie pas davantage que sa juste part du déficit ?Travaillera-t-il pour rassurer les inves-tisseurs et expliquer à tout le monde que le Québec est un endroit où on continuera de faire du commerce ?Collaborera-t-il à donner au reste du monde des explications correctes sur ce qu'est le Québec, ou PAUL ROY dominai -in4 ,i la fumée et «à l'eau.aniel lohnson a demandé hier à lacques Parizeau et Lucien Bouchard de «détromper les Québécois qui s'apprêtent à voter OUI pour renouveler le fédéralisme canadien ».« Comment peut-on se satisfaire, en démocratie, lorsqu'on est le chef du OUI, comme lacques Parizeau, de savoir que 30 % des appuis qu'il va recevoir sont en train de lui être donnés dans la confusion la plus complète sur les enjeux ?» a demandé le chef du NON hier soir, au cours de l'émission L'heure du choix de Radio-Canada.À défaut de face-à-face, les chefs des deux camps ont été interviewés « dos à dos » \u2014 l'expression est de M.lohnson \u2014, hier soir, à L'heure du choix.Apres M.lohnson, donc, ce fut au tour du premier ministre lacques Parizeau de répondre aux questions de Bernard Deromc.Refusant, à une semaine de l'échéan- ce, de faire le post-mortem de la campagne du NON, qui s'est déjà mieux portée qu'au cours des derniers jours, M.lohnson, l'air agacé, a répété à plusieurs reprises que l'enjeu du référendum c'était de se séparer du Canada.« Que les chefs du OUI soient plus clair, a-t-ii demandé, et que M.Bouchard nous dise enfin, comme négociateur, il va négocier quoi exactement ?Le renouvellement du fédéralisme canadien ?Non, il a dit non, M.Parizeau n'est pas intéressé.» Au journaliste lean-François Lépine, qui lui demandait s'il souhaite des changements constitutionnels, le chef du NON a repondu : « On n'est pas dans le milieu d'une ronde constitutionnelle, on est en train de voter si on démolit le Canada ! » Si le OUI l'emporte le 30, que fera Daniel lohnson le 31 octobre?« le Miis chef de l'opposition, a-t-il laisse tomber, alors le lendemain, je ne serai pM un des 90 000 Québécois qui ri^ quent de perdre leur emploi ! » Interrogé sur la confusion évoquée par le camp du NON, M.Parizeau a pour sa part affirmé que les 30% d'électeurs qui, selon les sondages, croient qu'un OUI équivaut à un mandat pour aller négocier un renouvellement du Canada, vont de toute façon voter majoritairement NON.«On vit dans un pays libre, a-t-il ajouté lorsque relancé par l'interviewer, tout le monde peut interpréter comme il l'entend la question.Mais la question est claire, la question porte sur la souveraineté du Québec.» M.Parizeau a par ailleurs écarté toute possibilité que le reste du Canada refuse de négocier avec le Québec après un OUI majoritaire.« On sait bien qu'ils vont négocier, à quel rythme, de qu'elle façon ( .) Moi j'ai tout espoir que ça va bien se dérouler.» Si c'est NON.lacques Parizeau ira-t-il négocier?«Si c'est NON, il n'y a rien a négocier, on nous l'a dit.» El la peur ?lui a demandé l'intcrvie-ijver.«La peur?La peur.Pourquoi j'aurais peur ?» t Mario Dumont sera-t-il un agitateur pour essayer de l'affaiblir?Deviendra-t-il un allié du Québec ou des autres provinces ?l'aimerais le savoir dès maintenant, ça pourrait aider les gens à savoir à qui faire confiance durant la campagne référendaire.S'il se retourne contre le Québec le lendemain d'un OUI, faut le savoir.» M.Dumont a émis ces commentaires lors d'un point de presse, à la suite d'une rencontre avec des religieuses de la congrégation Saint-François d'Assise, à Charlesbourg.Debout entre un Christ en croix, une statuette de la Vierge Marie et le drapeau du Québec, il leur a livré un message à forte dose pédagogique, aidé en cela par plusieurs tableaux décrivant la souveraineté.M.Dumont a répété un de ses thèmes favoris, à l'effet que le sens d'un OUI n'était pas la victoire de la « séparation », mais plutôt d'un « nouveau partenariat » assorti d'une «souveraineté sans frontières ».Ces définitions laissent entrevoir des discussions intéressantes à l'intérieur de la coalition souverainiste si le OUI l'emporte.Deux religieuses ont pris la parole pour soutenir l'option de M.Dumont.Il a signifié son accord quand l'une d'elles a soupçonné Pierre Elliot Trudeau de tirer des ficelles dans le camp du NON.Plus tard, M.Dumont a expliqué : « La philosophie de M.Trudeau, sa volonté d'égalisation des provinces, est perceptible dans le débat.Le ministre André Ouellet nous renvoie à l'époque pré-Duplessis en questionnant le fait que le Québec ait son propre rapport d'impôts.On n'a jamais aussi durement parlé d'égalisation des provinces depuis des décennies.» Plus tard en journée, lors d'un grand rassemblement souverainiste tenu à Québec, M.Dumont a précédé Lucien Bouchard et lacques Parizeau à la tribune.Il s'en est de nouveau pris au chef du camp du NON en affirmant : « M.lohnson, vous auriez plus de chances de nous convaincre que Po-peye n'aime pas les épinards, que |ean Chrétien souhaite vraiment la société distincte pour le Québec.Pour lui, ce concept se résume à : \"Tout le monde knows that l'm French when I speak English\".Ça enlevé de la valeur à l'expression.» j£ RÉFÉRÉ LA PRESSE.MONTRÉAL, LUNDI 23 OCTOBRE 1995 B 5 RÉFÉRENDUM 95\t \t\\campagne « Faites attention, on ne peut rien relâcher » À une semaine du vote, Parizeau met ses troupes en garde contre une confiance excessive UN OUI RELIGIEUX.¦ Bien que la très grande majorité des membres des communautés religieuses semblent avoir fait un voeu de silence lorsqu'il est question de politique, des religieuses et des religieux travaillant surtout auprès des personnes démunies ont décidé d'afficher ouvertement leur option en faveur de la souveraineté du Québec.Le Regroupement des religieuses et des religieux pour le OUI compterait à ce jour 350 adhérents.Ces personnes, selon le Comité du OUI, considèrent que leur engagement en faveur du OUI s'inscrit dans la ligne de leur solidarité avec les personnes les plus pauvres de la société.Des religieuses et des religieux oeuvrant dans les milieux populaires auraient en effet eu beaucoup de difficulté à déceler un minimum de solidarité sociale dans les discours de bien des gens d'affaires et des fédéralistes.MUSIQUEPLUS REMET CA ¦ Forte du succès incommensurable remporté au cours de la campagne électorale de l'an dernier avec la visite dans ses studios de lacques Parizeau, Daniel lohnson et Mario Dumont, la station de télévision MusiquePlus a jugé qu'elle devait absolument remettre ça : la série Politiquement Direct est ressortie des tiroirs à l'occasion de la campagne référendaire.Cette fois, les personnages invités sont Lucien Bouchard, représentant l'option du OUI, et Daniel lohnson, pour le NON.Une émission est également consacrée au « peut-être », ou au NOUI.pour les voteurs qui ne savent toujours pas où jeter de la tête.Si plusieurs téléspectateurs risquent de regretter l'extraordinaire Miss Kitchenette, il paraît qu'ils ne perdront rien au change avec une Miss Québec, un Monsieur Canada et Lady Réality.UNE ÉMISSION FRANCHEMENT ÉTUDIANTE ¦ C'est une « sortant de l'ordinaire » que CISM 89,3 FM promet d'offrir à son auditoire le soir du dépouillement du scrutin référendaire.La station de radio étudiante de l'Université de Montréal, comptant sur une équipe de 25 journalistes, se dit en mesure de présenter une couverture complète de la soirée référendaire.« L'émission aura un caractère franchement étudiant et se distinguera par sa couverture, ses capsules et ses débats », note un de ses coordonnateurs, Pascal Chind.Nicolas Girard, des jeunes pour le OUI, et Daniel Leduc, représentant du NON, seront sur place pour interpréter les résultats du scrutin tandis que des professeurs et des étudiants les analyseront à mesure qu'ils seront dévoilés.UN MAIRE DÉVOILE SON OPTION.¦ Le maire de Granby, Michel Duchesneau, avait décidé de ne pas prendre position publiquement dans la présente campagne référendaire.Mais voilà que, après avoir expliqué ce fait au représentant d'un journal local, des citoyens ont compris.qu'il avait opté pour le NON.M.Duchesneau s'est donc cru obligé de remettre les pendules à l'heure.C'est ce qui explique qu'on a vu Monsieur le maire ces derniers jours sur une tribune en compagnie du vice-premier ministre Bernard Landry et qu'on Ta même entendu faire une longue profession de foi en faveur du OUI.Le maire Duchesneau a appuyé son OUI sur des considérations financières et budgétaires.Il a comparé le Canada à un bateau dont la coque est percée d'une immense brèche et il a fait ce récit image : « Alors, moi, je vous dis ceci : 'Le Titanic gîte dangeureusement.Le temps est venu.Dans l'ordre et le calme, évacuons ce luxueux paquebot troué et montons sur le navire amiral québécois.Il est plus petit, certes, mais c'est justement là son principal avantage.' » ÉTRANGES FLUCTUATIONS ¦ Des choses incompréhensibles \u2014 du moins à première vue \u2014 se passent en effet dans cette belle circonscription de Bertrand, où la candidate péquiste Monique Simard a subi la défaite aux élections de l'an dernier par un peu moins de 150 voix aux mains du candidat libéral Robert Thérien.Dans une des 22 municipalités de la circonscription.Ville d'Estérel, 87 électeurs s'étaient inscrits pour voter au référendum de 1992.Aux élections de septembre 1994, on y a vu apparaître sur la liste électorale 214 électeurs.Et cette année, pour le référendum, la liste ne comprend plus que 114 électeurs.On a constaté des variations semblables, bien que moins marquées, dans une autre municipalité de la circonscription, Ivry : 231 électeurs, 312, puis 246.Des taux de natalité incroyables vers la fin des années 70, ou encore des déménagements en masse, ou \u2014 ce qui serait bien triste, entre nous \u2014 des décès à la douzaine expliqueraient-ils ces étranges fluctuations ?LES CHEFS ¦ Daniel lohnson fait campagne aujourd'hui dans l'Outaouais.Il participera à un grand rassemblement du NON ce soir à Hull en compagnie de lean Charest et du ministre fédéral i Marcel Massé.La ministre fédérale Lucienne Robillard visite la Gaspésie et Charlevoix.lacques Parizeau dirige la caravane du OUI dans la région de Montréal tandis que Lucien Bouchard est à Québec et que Mario Dumont est dans la Mauricie et dans les Bois-1 raiyrs.IULES BËLIVEAU E CANTIN QUÉBEC ¦ À une semaine du référendum, au moment où la tension atteint un sommet dans les deux camps, la coalition souverainiste s'est offert un chaud rassemblement, hier, au Pavillon de la jeunesse, à Québec.Agitant des fleur-delysés dans tous les sens et brandissant à bout de bras des pancartes du OUI, près de 5000 personnes ont entendu les discours de lacques Parizeau, Lucien Bouchard et Mario Dumont.Fidèle à son habitude, M.Bouchard a provoqué les réactions les plus enthousiastes, avec une autre de ces envolées passionnées, et non dénuée d'humour, dont il a le secret.Et si le premier ministre Parizeau a plus modestement soulevé leur ardeur, c'est tout de même lui qui a livré à cette assemblée partisane le plus important message de la journée.« Faites attention, on ne peut rien relâcher, leur a-t-il dit.Le grand danger, c'est que dans l'enthousiasme des grands rassemblements comme celui d'aujourd'hui, on se dise : \"C'a y est, ça marche bien, ça roule, vous allez voir.\" Les référendums, c'est comme les élections : ça se gagne vote par vote.|e demande à chacun d'entre vous de choisir, parmi les gens que vous connaissez bien et avec lesquels vous avez un rapport de confiance, une personne indécise, une seule, pas cinq, et de l'amener à voter OUI d'ici le 30 octobre.» Pour les dirigeants souverainistes, les mots de M.Parizeau vont bien au-delà des clichés électoraux.Les sondages internes démontrent que les électeurs deviennent peu à peu imperméables aux arguments servis par les ténors de chacun des camps, explique ton, dans l'entourage du premier ministre.Et même si les derniers sondages accordent une légère avance au OUI, on sait que la partie sera rude pour arracher une majorité.À sept jours de l'échéance, rien n'est joué.En revanche, les stratèges du OUI sont convaincus comme jamais que la victoire est à leur portée.Pour faire pencher la balance, ils accéléreront l'Opération Convaincre, ou des partisans signent une déclaration dans laquelle ils s'engagent « avec enthousiasme » à convaincre un indécis.Au cours de la semaine, ces dizaines de milliers de signataires, qui ont aussi fourni leurs adresse et numéro de téléphone, recevront un appel pour vérifier la progression de leur mandat.L'objectif du camp du OUI est d'arriver au 30 octobre avec la certitude que 1,4 million de Québécois, nommément identifiés grâce au pointage réalisé dans les 125 comtés du Québec, appuieront la souveraineté.On soutient qu'un vote sûr équivaut dans les faits à tout près d'un vote et demi le jour du scrutin.Si le taux de participation avoisine les 85 p.cent, l'objectif de 1,4 million, pas encore atteint, suffirait pour consacrer leur victoire.Même s'ils étaient heureux de l'enthousiasme manifesté au Pavillon de la Jeunesse, les dirigeants souverainistes reconnaissent les limites de ces assemblées à grand déploiement.Elles fournissent des images stimulantes pour les nouvelles télévisées, mais ne convainquent pas nécessairement les indécis.Et ce sont eux qui tiennent entre leurs mains le résultat du référendum.Compte tenu du taux d'abstention, 1 p.cent du vote exprimé correspond à environ 40 000 voix.L'écart entre les deux options demeurant étroit, un nombre relativement petit de Québécois fera sans doute la différence le 30 octobre.Voilà pourquoi le camp du OUI mise tant sur l'Opération Convaincre.« On commence a arriver au bout de l'ère des discours, a ajouté M.Parizeau.Les gens commencent à être pas mal tannés.Moi, je suis tanné du son de ma propre voix.Ce qui aura de l'effet d'ici la fin, c'est votre travail.Vous avez littéralement le pays du Québec entre les mains pour les huit ou neuf prochains jours.Le pays est à vous.» Dans son allocution, M.Parizeau a aussi raconté son désarroi en voyant 40 pays d'Amérique réunis autour du président américain Bill Clinton, il y a photo Christian cuay.13 Presse Dans un bureau de scrutin du boulevard De Maisonneuve.à Westmount, cette dame âgée a eu besoin du secours d'un agent de sécurité après avoir éprouvé une falb'°sse à la suite dune trop longue attente.« Deux heures et quart pour voter » Le vote par anticipation accuse parfois des retards inquiétants MARIE-CLAUDE LORTIE ¦ Si la première journée de vote par anticipation s'est généralement bien déroulée, elle n'a tout de même pas été parfaite.À Westmount par exemple, on ne peut pas dire que ça s'est passé comme sur des roulettes.« Pourquoi est-ce que c'est si mal organisé, soudainement, alors qu'on n'a jamais eu de problème auparavant ?C'est quand même surprenant », disait René Le Gère hier après-midi, furieux d'avoir attendu plus d'une heure, en vain, au bureau de vote par anticipation de Westmount, situé à l'angle du boulevard De Maisonneuve et de l'ave-, nue Victoria.« Moi je suis sûr qu'ils essaient délibérément de décourager les gens de voter parce qu'ils savent que Westmount vote NON », a lancé un autre électeur, qui a fait demi-tour après avoir attendu une heure et demie.« C'est une hypothèse qui n'est pas vérifiable, mais il y a un problème, c'est évident », a ajouté M.Le Clère.Quand La Presse s'est rendue sur les lieux, vers 16 h, après avoir reçu plusieurs appels d'électeurs outrés, la queue pour voter s'étendait jusqu'au trottoir.À l'intérieur de l'immeuble, plus d'une centaine de personnes, âgées pour la plupart, attendaient entassées.Plusieurs personnes repartaient sans avoir voté.L'attente était trop longue.« On m'a dit que j'en avais encore pour deux heures.Ça fait une heure que j'attends, je m'en vais, je reviendrai », a lancé une dame.« J'ose espérer qu'ils ne font pas exprès », a ajouté Victoria Alward.À un certain point, la cohue était telle que les organisateurs ont perdu le contrôle et ont été obligés d'appeler la police pour remettre un peu d'ordre.Les électeurs qui avaient eu la patience d'attendre rassortaient pour la plupart fâchés.« le n'ai jamais vu une chose pareille.Moi ça m'a pris deux heures et quart pour pouvoir voter et une fois arrivé au bureau de vote, je pensais que ça allait se passer rapidement.Mais non.Une des personnes a trouvé mon nom en dix secondes sur la liste mais les trois autres ont pris dix minutes.C'était évident qu'elles faisaient exprès », lance Israël.« C'est bizarre.On n'a jamais vu ça avant.Ce n'est quand même pas la première fois qu'ils organisent des élections », ajoute Lana, sa femme.À Longueuil aussi, l'attente était très longue et plusieurs personnes sont reparties sans avoir voté.« l'ai dû attendre plus d'une heure.Les handicapés étaient obligés de faire la queue avec tout le monde.Il n'y avait qu'une seule porte pour entrer et sortir, pas beaucoup d'espace.C'était le désordre », explique une électrice, qui a vu plusieurs personnes se décourager et faire demi-tour.Selon Bernard Renald, porte-parole du bureau du Directeur général des élections, la première journée de vote par anticipation ne s'est pas déroulée plus mal qu'à l'habitude.Selon lui, il est normal que durant la première journée se posent quelques problèmes d'organisation.C'esi toujours très achalandé au tout début, remarque-t-il et la machine doit se roder.Dans le comté de Sainte-Marie-Saint-Iacques, dans l'Est, tout allait bien.Quand La Presse s'est rendue rue Amherst, aucun problème n'était à signaler et au cégep du Vieux-Montréal, tout se déroulait assez bien aussi.« Mais il y a toujours des petits problèmes à régler », a expliqué une des organisatrices.Durant le passage de La Presse au cégep du Vieux-Montréal, par exemple, le cas à régler concernait une très vieille dame grecque, à qui un scrutateur \u2014 celui du camp du OUI \u2014 avait dit qu'elle ne pouvait voter.Sa soeur est intervenue, expliquant « on ne veut pas faire de trouble, on veut simplement voter ».Le problème était que la vieille dame, ne parlant ni anglais ni français, avait dit non tout de suite aux scrutateurs quand ils lui ont demandé s'il lui était impossible de voter le 30 octobre, condition essentielle au vote par anticipation.La vieille dame n'avait rien compris.Après de longues discussions et l'intervention d'une conseillère juridique, tout s'est finalement réglé et la vieille dame grecque a pu voter.Quelqu'un l'a accompagnée jusqu'à l'isoloir et lui a expliqué, en grec, où se trouvaient le OUI et le NON sur le bulletin de vote.Quand elle est ressortie de la salle, après avoir mis son X.elle s'est mise à pleurer.Gare au chant des sirènes du OUI, dit Charest Presse Canadiene ¦ À une semaine de l'échéance référendaire et entouré de députés et de sénateurs, le chef conservateur lean Charest a mis en garde, hier, quelque 400 Québécois d'origine arménienne et 800 de la communauté arabe contre le chant des sirènes des tenants du camp du OUI.« Au cours des prochains jours, ils vont monter le volume de leur dis cours pour mieux cacher la réalité », a lance M.Charest en comparant les té-fors du camp souverainiste à des vendeurs d'automobiles.« Ils refuseront de dire combien coûte le véhicule, de préciser la force du moteur et la durée de la garantie.On vous dira que vous n'avez qu'à signer et qu'on verra après « Si vous voulez essayer le véhicule, dès que vous mettrez la clef dans le démarreur et partirez le moteur, vous ne pourrez plus changer d'idée», a averti M Charest, en insjs Jean Charest tant sur le caractère irréversible du vote du 30 octobre prochain.M.Charest s'attend à ce que les tenants du OUI « montent le volume et fassent des discours plus longs, plus grands et plus forts ».Il a invité ses auditeurs à rester collés à la réalite pour ne pas mettre en péril leurs caisses de retraite, leurs pensions, leurs économies et pour éviter de voir grimper les taux hypothécaires.Il a en outre soutenu qu'en cas de victoire du OUI, la liberté pour le* Québécois de circuler et de travailler à leur guise au Canada sera entravée quelques mois, a Miami, afin de discuter de libre-échange.« Il y en avait de pas gros, comme le Honduras et le Costa-Rica.Et nous, on n'était pas la.Alors qu'on est très important là-dedans : le commerce du Québec avec les États-Unis est égal a leur commerce avec le Brésil, le Chili et l'Argentine ensemble.On n'est pas un mené dans cet océan.Mais le Que-bec n'y était pas, parce qu'il est une province.Il fallait encore que quelqu'un parle pour nous.C'est comme si on était sans voix.Mais nous sommes un peuple, même si la constitution de 1982 le nie.Le 30 octobre, nous allons enfin être le peuple fondateur, le peuple fondateur du Québec.» De son côté, Lucien Bouchard a tonné à boulets rouges sur le premier ministre Jean Chrétien et réservé quelques flèches a Daniel lohnson, même s'il l'a de nouveau invité à rejoindre « le grand camp du Québec » après un OUI.Évoquant les éventuelles négociations avec le reste du Canada.M.Bouchard, négociateur en chef désigné, a déclaré : « Dorénavant, c'est tout le peuple du Québec qui ira à Ottawa.Avec la confiance de M.Parizeau et de son gouvernement, je m'asseoirai pour négocier rempli de fierté, avec la pleine conscience de mes faibles moyens, mais tellement compensés par la force d'un peuple.» Ces mots lui ont valu une longue ovation.Claude Péloquin a honte des « Bébéquois » MICHÈLE OUIMET ¦ Le poète Claude Peloquin a honte.Honte des « Bébéquois » et de leurs « hésitations douillettes », honte de la « mollesse générale de mon peuple », honte des « Québécois installés dans la ouate », honte « de vos mots prudents du genre souveraineté ».Claude Péloquin, ce poète iconoclaste qui a écrit Lindberg pour Robert Charlebois et qui a lancé sa phrase célèbre Vous êtes pas écœurés de mourir bande de caves, se lance dans la bataille référendaire.Il a écrit un pamphlet de 24 pages en faveur de l'indépendance afin de convaincre les indécis.En 1980, Péloquin s'est tu Aujourd'hui, il parle parce que « ceux qui devraient s'impliquer ne s'impliquent pas ».« Où sont mes chums ?demande t-il.Que font les Robert Charlebois, Yvon Deschamps et Jean-Guy Mo-reau ?C'est main-tenant qu'on a besoin d'eux.» Son pamphlet est virulent.II parle d'un « Canada moisi », du Québec qui n'est plus qu'un « grand dortoir camouflé par les comiques et les imitateurs », d'un peuple pris dans Claude Péloquin « la vase de son passé, à genoux, envahi, écrasé » et du NON qui est un « furoncle dans la bouche des gens ».« Vous avez tué Nelligan et mon ami Claude Gauvreau mais vous ne m'aurez pas ! écrit-il.Le Québec est devenu une tragédie au niveau création ! l'ai été boycotte \u2014 jalousé a outrance et assommé ! C'est assez ! Il n'y a plus de folie créatrice ici ! ( .) |e ne me suiciderai pas ni ne deviendrai malade mental pour avoir votre respect ! » Claude Péloquin n'a jamais mâche ses mots.La cinquantaine bien enrobée, habillé en jeans et bottes de cowboy, portant des grosses bagues et une chaîne en or au cou, il jette l'anathème avec la plus grande facilité.« Le Canada, tranche-t-il.c'est terminé.La Colombie-Britannique va se séparer avant nous si on n'arrête pas de niaiser.» Il n'aime pas la question référendaire, « trop longue et pas claire ».11 déteste le mot souveraineté qui est « un mot poli et prudent qui me pue au nez ».Il admire Lucien Bouchard et apprécie lacques Parizeau même s'il représente « la vieille garde ».« C'est un vrai Québécois, precise-t-il.That's ff.» Son pamphlet a des accents xénophobes.Même s'il affirme que ses meilleurs amis sont Espagnols.Allemands.Italiens ou Français, son chauvinisme transpire.«Ottawa, ecrit-il.est en voie de tuer tout espoir de voir un Québec maître de ses destinées en nous envahissant de milliers de gens venih de partout avec leurs coutumes, leu?langue et leur besoin de travaille! qui.ne nous illusionnons ptis, seront helas pour la plupart contre la >ep« ration.» Peloquin est un zelote encom brant.Les médias le fuient, le comi te du OUI aussi II le sait mais il hausse les épaules, vaguement ulcc re.Il n'arrive pas a faire passer son message.« le ne vais tout de même pas louer un avion et dropper mon texte au-dessus de Montréal, dit-il Même un poète n'a pas le droit n«l il* la raihviiha KlanMiqiia W V IINr IINI I I Pourquoi confier à un autre ce que voue auriez bien plu» de plaisir a faire vous-même ?o autant que la 130 possède un interleur plue spacieux que la Rolls-Royce SHver Spur III et que son moteur V6 en aluminium, développant pas moins de 190 chevaux, rivalise eteement avec un V8 de la même catégorie.Quant au système de freinage ABS, aux deux coussins gonflabiés, ô la télécommande de verrouillage des portée et au système Bose de 200 watts avec un lecteur de disques, lecteur de cassettes et six haut-parieurs.Us vous sont tout bonnement ofterts en équipement standard.Bref, vous y trouverez tout ca qui fait le charme d'une berline de luxé pour seulement 30 8O0 $.Pour en faire l'essai, visitez votre concessionnaire tnfiniti et découvrez pourquoi vous aurez entant de plaisir À posséder qu'a conduire une I30.Tout bien considéra, les kilomètres do votre chauffeur sont bel et bien comptés l I N F I N I T I SPÉCIAUX D'OCTOBRE 1995 BMW 525ia 1995 BMW 318ia4 Démo, blanche, cuir noir balance garantie du manufacturier 8 200 km Stock: #15711 Démo, blanche, cuirette noire, accoudoir central, groupe #l, balance garantie du manufacturier, 9 600 km.Stock: #15424 1991 BMW 750II 2/1992 BMW 735 il Noir jais, cuir noir 95 000 km garantie Canbec Argent et noir jais ces 2 voitures sont couvertes par la garantie Canbec Faites vite! 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5 00 7 05 - 9 00 Sem 7 05 9 00 Couche tard Ven .Sam il PLACE LASALLE 12 bMOeaaaéetaiaorW 849-film HUSSARD SUR LE TOIT (LE) (v.o français) (13 ans)* Sam .Dim Mar Me* 110-355 6 45-9:30 Ven.Lun.Jeu 6 45 - 9 30 NOW ANO THEN (vo .tnql.-Sam Dim .Mar.Mer 1 15 3 45 Jeu 7 io Van., Lun SOUVENIRS D ETE (v Sam.Dim .Mar .Mer 7 20- 7 10 9:26 9:25_ \u2022r.moH \u201e\u2022) * 1 30 3 50 - 7 9 35 Ven., Lun., Jeu SEVEN (v o anglaise) (13 ans) » Sam .Dim .Mar.Mef 1 30 - 4:24) Ven , Lun., Jeu 705\u2022 9 40 24)-9 36 7 05 9 40 SEPT (v française» ( 13 ans» \u2022 Sain Dim .Mar Mer 1 20 4 19 Ven.Lun, Jeu 7 00-935 7 00 9 35 NEVER TALK TO STRANGERS (vo anglaise) \u2022 Sam .Dim .Mar .Mer 1 00300500700 -9 10 Ven.Lun , Jeu : 7 00 9 10 ASSASSINS (v française) (13 ana) \u2022 Sam Dim Mar Mor i 35 4 15 -7 00-9 44) Ven , Lun .Jeu.: 7 00 - 9 40 STRANGE DAYS (v o anglaise) (16 ans) \u2022 Sam.Dim Mar Mer 1 00 3 50 7 Ven .Lun Jeu 7:30 I INCONNU (v français*) \u2022 Sam .Dim Mar Mer 1 05 - 3 Lun LVen LJeu 7 05 \u2022 9 15 96 5:06 7 96 9 16 TO DIE FOR (v o anqiaise) (13 ans) \u2022 Sam Dim , Mar Mer 1 15 3 46 7 15 Ven .Lun , Jeu.: 7:15 \u2022 9:45 9 45 COUVRE-LIT A L AMERICAINE (v française) (G) \u2022 Sam .Dim .Mar .Mer 1 10 - 4 00 - 7 05 9 30 Ven., Lun , Jeu 7 05 9 30 HOW TO MAKE AN AMERICAN OUILT (v o anglaise) (G) * Sam 1 25-9 20 Dinr, Mar .Mer 125 \u2022 7 15 Ven , Lun Jeu CONFESSIONNAL (LE)(vo.française) (13ana) Sam 4 00 D»m Mar .Mer 4 00-945 Ven., Lun .Jeu 9 45 £1L THREE WlSHES (vo anglaisa) Sneak Preview le 21 Octobre a 7 00 POINTE-CLAIRE 849-film 6361.Trans-Canadienne NOW AND THEN (v o anglaise) * Sam .Dim .Mar .Mer 1 50 - 4 10 Ven , Lun, Jeu 7 15 9 20 7 15 9 20 BABE (v o anglaise) (G) \u2022 Sam .Dim .Mar , Mer 1 40 3 40 - 5 40 STRANGE DAVS (v o.anglais*) (16 ans) * \u2022 30 HOW TO MAKE AN AMERICAN OUILT (v o.anglaise) (G) \u2022 Sam .Dim .Mar.4 00 - 7 00 - 9:30 Ven.Lun.Jeu.: 7:0Q SEVEN (vo anglaisa) (13 ans) ?Sem.Dtm .Mar Mer 1 45 \u2022 4 ~ Ven, Lun, Jeu 7.05-9 35 20 706-936 NEVER TALK TO STRANGERS (v.o analani) * Sam.Dim.Mar Mer 1 30 - 3 30 - 5 30 7:30 \u2022 9:24) Ven , Lun, Jeu 730-9 30_^ TO DIE FOR (v.o anglaise) (13 ans) \u2022 Sam.Dim.Mar.M*r 2 00 4.90 7 90 Ven .Lu* Jeu.: 7:09 \u2022 9/26 BRAD PITT MORGAN FREEMAN $C i (v.f.de Se RICHARD BERRI Adultère (mode d'emploi) un film de CHRISTINE PASCAL IT3I CENTRE-VILLE m9 film 7JT Stnvrvil, artri Hc^i 9K i» 9 SOUVENIRS G à raffiche aux cinémas OESJARDfNS.LANQEUCR, PLACE LASALLE 12.CARREFOUR LAVAL.BOUCHERVILLE.CHATEAUQUAY.Maison Ou Cinéma SHERBROOKE.Carrefour Ou Nord ST-JÊROME.VALLEYFIELO.ORUMMONDVILLE aussi en version original* anglaise eux cmêmes ÉGYPTIEN.MAIL CAVENDISH.PLACE LASALLE 12.LACORDAIRE 11.POINTE-CLAIRE.GALERIES LAVAL 8 RYDLR BANCROFT BIRSTYN Kate Alt\" NELLIGAN WOODARD Couvre-Lit À L'AMÉRICAINE MOWTO MAKE AN AMERK AN Ql II T ia»aa 6 l'aMcna f*4AWVMtaAM as BfRRl place LASALLE 12.galeries laval a.boucherville.terre bonne.STE-ThERESE.a r«m« st-jcan.M»»on ou cm*ma Sherbrooke, fi*» oa Lya TRfjts-favitRis.st-myac*«the r*.ST-JÉROME.VALLEYFtCLD, JOUE ttc.repentignv.ghanbv FAUBOURG.PLACE LASALLE 17.MAIL CAVENDOM.POINTE-CUMBC.galeries rAMOUS PLAYERS QRtENFIfLD I CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRE CINÉPLE,\\' ODEOïS ET FAMOUS PLAYERS LA PRESSE.MONTRÉAL, LUNDI 23 OCTOBRE 1995 B 11 who's who en France : entrée de Papin et Abbado, sortie de Bernard Tapie Agence 91 hntitt PARIS ¦ Le footballeur Jean-Pierre Papin, le chef d'orchestre Claudio Abbado ou le PDG du Club Méditerranée Serse Trigano entrent dans le Who s Who In France 1995-1996, dont disparaissent en revanche des noms tels que l'homme d'affaires controversé Bernard Tapie, pour \u20ac cessation d'activité ».Le Who's Who, qui sort aujourd'hui, donne 20 174 biographies de « personnalités agissan- l_ I t INI MAS tes », dont 665 nouveaux arrivants, personnalités du monde des affaires, de la politique ou de la culture.Cette « bible moderne » de 1800 pages est très politique cette année parce qu'elle intégre remaniements ministériels et municipaux intervenus à la suite des élections présidentielle en mai et municipales en juin.Plus de 17 000 biographies ont été remises à jour et vérifiées.Parmi les 665 entrants, 75 seulement sont des femmes, soit 11,2 pour cent.FAMOUS PLAYERS ^= 4,99 EN MATINÉE ^ TOUS LES JOURS REPRESENTATIONS AVANT }8h00 1 ECRAN GEANT! QUALITÉ DU SON! 4.99 La FIÈVRE du MARDI ^ TOUTE LA JOURNÉE aussi le MERCREDI a 4,99$ aun ANGRIGNON, LAVAI et VIRSAULIS Notre fane d'informotion INFO-FILM: 866-0111 de 1 1 hOO à 22h00 Cem horaire* couvrent la période du 22 au 26 octobre jgH PARISIEN I 460 S\u2014 J JAO\u20ac VF (*\u2022?) DOLBY 12 45-3 00^ 15-7 30-9 45 LA HAJNC DOLBY 1215-2 304 60-7 15-© 15 LE \u2022PHMX(13+) DOLBY 1464 154 504 30 c'EST LE KTTT QUI.NOUS FAUT (13*) OOlBY 12 20-340-6 00-7 20440 LA LETTRE ECAftLATE (13») DOLBY 1 16-4 00-7 00460 LES MISERABLES (O) DOLBY 100-4 30416 LISTE NOME (13«) DOLBY 12 50-2 564 05-7 05400 CENTRE EATON | 705 S» CotWt\u2014 Q.9SS-S730 1 (13*) DOLBY drrv4j*-nw4fw-pu630426 ômykxHTW-iTmt-pu 12 40-3 30 OE*SMORTY(13.)DT8 12 36-2604 05-7 26446 B» OREEM (O) DOLBY Tout *\u2022 joun 1 15-4 16 JADE (16.) DOLBY Tout lwton 046400 DEAD PRESIDENTS (16.) DOLBY 1 00-4 004 504SB UNZIPPEO (O) DOLBY 12 50-3 004 00-7 064 16 JADE (1S*) DOLBY 12 30-2 40-4 55-7 15436 LOEWS I 9S4 S» Colfcft\u2014 0.©0 Bel-7437 I 8CARLET LETTER (13*) DOLBY 1?10-3 304 15400 LES MISERABLES fS TA.) (O) DOLBY 100-4 30415 JEFFREY (13*) DOLBY 12 40-2 554 15-7 304 40 FEAST OF JULY (O) DOLBY 12 30-4 004 404 16 OANOEROUB MIN OS (O) DOLBY d*rvlurwnar-#mr-f«u 7 004 20 {fcnvJurwTwr-nw-ftu 12 20-2 30-4 40 698Slc-C.1lhermi!(J « 2$ MATINÉES ?2*50$ (.IV.i i mm.M *?* ©3 866-6991 EN , SOIREE THE NET (O) DOLBY Om+jr^mm-fÊu 7 104 25 mw 9 26 6rrUur>-fTmt-rrf-f*j 1 40-4 10 DESPERADO (10*) DOLBY ftMNMWPjtt 7 304 45 lun 0 46 àMrykto-rrmt-rrmtjM 1 66-4 30 VWTUOBITV (134) DOLBY Tout im jour» 1 50-4 06-7 204 40 LORO OF ILLUSIONS (1S>) DOLB BB»BSMRBHRM 7 00430 pu 0 30 BBMMS4BJF4BJMSM 1 36-4 00 MNE MONTHB (O) DOLBY Om-iurwn.f^ 7 15430 rrmt 0 20 dTvÀxwrw-mf i»u 2 00-4 20 MORT AL KOMBAT (13*) Tout jour* 1 45-4 15-7 06416 VERSAILLES | Hoc* Vfiofl* 353-7BB0 1 LES MME RABLES (O) DOLBY Tou4 MionSlS Ovrwnof-mar 1 00-4 30 CEST LE PETTT OU IL MOUS FAUT (13*) DOLBY Tout mo «ort 7 004 40 0Yrwnof-«nof 2 10-4 26 LA LETTRE ECARLATE (13*) DOLBY ToutMttor» 7 20-1000 *rrwnor-mar 200-4 36 JADE VF (1S*) DOLBY Tout lot ton 7 10430 dirTwnor^or 2 26-4 40 SEVEN (13*) DOLB Y Tout Mt tort 716450 0*n.mor-*no» 215-4 46 LISTE MOBV (13*) DOLBY Tout Mt tort 7 30425 orrwntr^m» 2 30-4 50 GREENFIELDPARK\t | SI9 Boni Imdmtmm\t671-6129! STRAMŒ DAYS(1S*) DOLBY Tout Mt tort 7 00 *n»2 00 MOW TO MAKE AN AMERtCAN ÛLNLT (O) Tout Mt ton 046 JADE (1**) Tout Mt tort 710430 Mm216 JADE VF (1S») Tout Mo tort 730436 Mm 220\t FAMOUS PLAYERS 8\t | (Pototo-Ooiro) IBS Boui Hymui\t697-4095 | (O) DOLBY drtvmn mr tmr jou 7 264 40 Mn S OET SMORTY (13*) OTS Tout MO OmSmor206-4 36 B*Q OREEN (O) DOLBY mr\\ S rmr 200-4 20 SCARLET LETTER (12») DOLBY Tout Mt M 4m 6 trm 1 06-4 00 DEAO PREStOERT* MM DOLBY Tout Mt « dm S trm 1 36-4 10 JADE (t4*) DOLBY Tout Mo oouo 7 204 30 0m A mm 2 36-4 60 BRAVEMEART (*\u2022) DOLBY Tout MO dm A trm 1 004 30 ASSA6BB6S(13*)C dm 6 mof 1 10-4 06 216-4 40 7 004 26 716460 i 7 10-1600 CERTIFICATS CADEAUX EN VENTE DANS TOUS NOS CINEMAS FAMOUS PLAYERS 8 3& 1GREENFIILD PARK Mol laimavju tff lovWtoo 672-2229 LISTE NOME (13*) DOLBY Tout Mt tort 7 40440 drnSmof 1 40-3 304 30 OET SMORTY (13*) DTB Tout -mor «twt-umj 7 dm-mur-mw 1 40-4 20 OET SMORTY (13*) OTS Tout Mt tort 7 004 10 dm-mur-mor 1 104 00 DORVAL^/// ?60 Awi;.Dorval ûf*&u 2$,^iœ*2.50$isIRêE POCAMOMTAS (O) CKXBY dm 2 00-3 40-5 20 BAO BOYS (12*) DOLBY Tout M» sous 7 00-9 45 VWTUOBfTY (1>) OOLBY OrYvAifvmo/4BBMBU 7 06-0 30
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