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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Santé
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1995-10-22, Collections de BAnQ.

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[" CAHIER Montréal, dimanche 22 octobre 1995 875-6637 J^VlNJQUES FOUR MIEUX VOUS SERVIR! Diabétiques, v on prend soin ^e vous! *f deiècupéiaRonae&»yrQL»A 1 514 593-4444 Le vaccin testé contient une glycoprotéine et un immuno-stimulant PHOTO LUC-SIMON PERRAULT.La PrMM RAYMOND BERNATCHEZ Si vous êtes un lecteur assidu de La Presse, peut-être avez-vous vu à quelques reprises ces derniers temps, dans l'un des cahiers du journal, une annonce ainsi rédigée : « Herpès génital, étude sur un vaccin, couples recherchés dans lesquels l'un ou l'autre des partenaires souffre d'herpès génital.» Nous apprenions donc de cette manière que trois centres de recherche montréalais ( l'hôpital Notre-Dame, l'Hôpital général juif et la clinique l'Actuel ) évaluent actuellement un vaccin qui pourrait potentiellement empêcher les personnes à risque de contracter l'herpès de leur partenaire.Nous en sommes là, enfin ! Au terme d'un demi-siècle de vaines tentatives pour contrer le virus de l'herpès simplex, voilà qu'une étude multicentrique internationale, menée conjointement chez l'humain dans plusieurs pays européens et nord-américains, permet d'espérer la mise au point d'un vaccin susceptible d'enrayer la propagation du virus.Dermatologue responsable de la recherche en dermatologie à l'hôpital Notre-Dame et assistant professeur de clinique à l'UdeM, le docteur Michel Lassonde nous explique d'abord le mode de fonctionnement du vaccin et s'empresse de refroidir nos ardeurs.Ce vaccin est fabriqué à partir d'une glycoprotéine de l'enveloppe virale, la glycoprotéine D.La glycoprotéine apparaît au microscope comme un petit crochet fixé au virus.C'est ce crochet qui permet au virus de s'agripper aux cellules pour ensuite les pénétrer et exercer son action.Les concepteurs ont postulé que si les défenses normales de l'organisme fabriquent des anticorps contre ces glycoprotéines et si on contribue à la destruction de ces mêmes glycoprotéines, les virus, privés de leur mode d'ancrage, ne pourront dorénavant plus faire leurs ravages.En premier lieu, les tests effectués chez l'animal ont été plus que satisfaisants.Après avoir injecté le vaccin aux animaux, on a pu constater que la durée et la fréquence des crises d'herpès avaient diminué substantiellement.Mais l'homme n'ayant pas réagi comme l'animal, les résultats furent moins efficaces au départ Une manifestation particulièrement virulente d'herpès labial.« L'augmentation des anticorps sériques est moins évidente chez l'homme, précise le médecin.Or, l'augmentation des anticorps cellulaires s'avère le facteur le plus important dans la lutte contre l'herpès.Le vaccin contient donc un agent immuno-stimulant ( ou « booster » ) qui doit précisément promouvoir la défense immunitaire de l'individu.La clé consiste donc à trouver un agent immuno-stimulant plus efficace que celui que nous employions au début C'est ce que nous faisons depuis un certain temps ».Deux études en cours Il y a en fait deux études en cours, avec le même vaccin, impliquant le Canada.La première, effectuée en collaboration avec la Suède, veut vérifier si le vaccin et son agent immuno-stimulant peuvent renforcer les défenses immunitaires d'une personne déjà atteinte.Si tel est le cas, la fréquence des crises devrait être diminuée.L'autre étude, impliquant plusieurs pays européens et nord-américains, tend à vérifier si le vaccin et son « booster » ( adjuvant potentialisateur ) peuvent agir pour prévenir la transmission du virus d'une personne atteinte à un partenaire sain.Voilà pourquoi on recherche désespérément des partenaires sains, qui vivent avec un conjoint ou une conjointe déjà atteint d'herpès génital, donc à risque de contracter la maladie lors d'une relation sexuelle non protégée.« Désespérément » n'est pas un vain mot.Chaque centre montréalais s'est fixé un objectif plus que modeste : recruter au moins dix participants.Lors d'une rencontre avec les membres de l'équipe de l'hôpital Notre-Dame la semaine dernière, La Presse a été étonnée d'apprendre qu'aucun candidat correspondant aux critères imposés dans le cadre du protocole ne s'était encore manifesté.Le tabou social Étonné, le docteur Lassonde l'est moins que nous.L'herpès n'a pas précisément bonne presse dans la population.Aussi les conjoints atteints ou les partenaires sexuels occasionnels sont-ils réticents à transmettre des informations relativement à leur état à leur partenaire.Dans un pays européen au moins, le recrutement de volontaires est partiellement paralysé par cet interdit Le tabou social est tel que l'on hésite même à parler de son état à son propre médecin.Partout dans le monde, des conjoints divorcent et des partenaires se quittent, quand un membre d'un couple apprend que l'autre est atteint d'herpès génital.Des hommes et des femmes se cantonnent dans la plus profonde solitude et évitent dorénavant tout contact physique avec les autres, s'estimant marqué au fer rouge par cette maladie.11 est toutefois, bien évident que pour pouvoir en arriver à la mise au point d'un vaccin efficace, il va falloir la collaboration des personnes affectées par cette maladie.Pourtant, dans un autre grand pays européen, c'est la population entière ou presque oui est affectée par l'une des formes de l'herpès simplex.L'herpès simplex favorise, de façon récidivante et pour plusieurs jours, l'éruption d'affections cutanées sur les lèvres ou une partie du visage d'un invidu aussi bien que sur ses parties génitales.Vous l'aurez compris déjà, bien qu'il s'agisse là de deux manifestations d'herpès simplex.les affections labiales et génitales ont beaucoup d'affinités tout en étant distinctives.En page C-2 de notre cahier, nous traitons donc de ces deux formes, en espérant les démythifier auprès de nos lecteurs.Hydro Québec présente 5e éditio Hydro Québec présente jjj^^j ^^^Ù^U^f (Wy /l en collaboration avec CKOI ~q éditlOP^^^ A 20 HRES V\\ Kde^eunes n événenrierit: unique! ^ \\ de M on tréal tt/w /igiw \u2022 CJniule lhil*)is \u2022 Marie-fa Ihrin \u2022 hue Dufaidt \u2022 hic I apomte \u2022 lyiuit lemay \u2022 I\\ter Mil eod \u2022 Ihhick Nonwm \u2022 IbofJes Gospel (Jfoir ofMotihral \u2022 Mise en schie rie Mottffe \u2014_i\u2014 ._ \u2022: .-: ;.-_il.Commandité por.Hydro-Québec \u2022 CKOI \u2022 Les Arts du Mauner \u2022 La Presse \u2022 SRC BILLETS : 30$ (+ taxes) au Réseau admission (790-1245) et au Spectrum (86I-S8SI) \u2022 BILLETS DE SOUTIEN : 100$ (siège reserve et reçu d'impôt) au Spectrum et au Refuge des jeunes (8494221) \u2022 TOUTES LES RECETTES DU SPECTACLE SONT VERSEES AU REFUGE DES JEUNES C2 IA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 22 OCTOBRE 1995 Santé L'herpès génital : un virus qui altère la qualité de vie de ses victimes Textes de RAYMOND BERNATCHEZ ¦ Dans 99,999% des cas.l'herpès génital se transmet d'une personne à l'autre lors d'une relation sexuelle, donc quand les organes génitaux d'une personne atteinte entrent en contact avec ceux du partenaire.Voilà qui explique le tabou entourant cette maladie qui se communique pourtant de la façon la plus naturelle que nous puissions imaginer.Lorsque survient la première manifestation, la primo-infection, la personne subit généralement une atteinte beaucoup plus grave aux organes génitaux que lors des épisodes de récidives.Une première infection peut toutefois se manifester très discrètement de sorte que la personne atteinte ignore qu'elle est dorénavant porteuse du virus.Tout comme elle peut, dans d'autres cas extrêmes, affecter gravement l'état de santé d'une personne tout en lui infligeant plusieurs lésions sur les organes génitaux.Les effets seront plus graves chez la femme que chez l'homme.Les douleurs peuvent être perceptibles au niveau des ganglions, on peut éprouver des difficultés à uriner, la température corporelle du patient peut s'élever de manière significative et, dans de rares cas, il faudra même hospitaliser la victime.Ce premier épisode peut fort bien se manifester chez un individu qui est déjà porteur des anticorps de l'herpès, c'est-à-dire un individu qui a déjà été exposé au virus lors d'une précédente relation ou qui a contracté l'herpès labial auparavant.Les réactions seront dès lors moins importantes que si la personne fait une primo-infection à l'occasion d'une première exposition au virus.La primo-infection passée, le virus peut entrer à l'état latent ou de « dormance » durant des années sinon des dizaines d'années avant de se manifester de nouveau, à la faveur peut-être d'une modification des défenses immunitaires de la personne porteuse.Si une primo-infection d'herpès génital survient à un âge relativement avancé, il est impossible d'établir un lien entre cet état et une relation sexuelle qui aurait eu lieu récemment.Il faudrait plutôt envisager la situation contraire.Lorsque le virus est à l'état latent ou de « dormance », la qualité de vie de la personne atteinte peut-elle être hypothéquée d'une façon ou de l'autre ?« Pas le moins du monde, affirme le dermatologue Michel Lassonde, de l'hôpital Notre-Dame.Les effets ne se manifesteront que lors des récidives, qui surviennent toutefois dans 50% des cas, à un rythme d'une fois par mois à une fois par année, surtout dans l'année qui suit la primo-infection.» Mode de transmission insidieux Ces récidives pourront être fréquentes ou non.Fréquentes, elles se reproduiront environ six fois par année et chaque épisode aura une durée de cinq à dix jours.Dans de telles circonstances, les lésions seront moins importantes que lors de la première infection et habituellement localisées au même endroit.Il n'en demeure pas moins que cette affection nuira considérablement à la qualité de vie du patient.La présence d'une lésion externe sur les parties génitales de la femme ou de l'hom- me nuira, il va sans dire, aux relations et les interdira même, durant les récidives, étant donné les douleurs qu'elles occasionneraient alors à l'un des partenaires.Pour ce qui est de la transmission de la maladie, il va sans dire que dans de telles circonstances, il serait de toute manière plus que souhaitable d'avoir une relation protégée par un condom.Mais, nous aurions tort de nous croire protégés en l'absence de toute manifestation d'herpès sur les parties génitales.Il est maintenant admis, en premier lieu, qu'une personne atteinte peut communiquer l'herpès génital à une autre personne entre les périodes de récidives, soit même s'il n'y a aucun signe ou lésion sur les parties génitales des partenaires.Voilà qui complique les choses.De plus, l'herpès génital ne se loge pas toujours uniquement sur les parties génitales d'une personne.Nous pouvons en retrouver des manifestations récidivantes sur d'autres parties de l'anatomie, notamment sous l'aspect d'un clou qui apparaît et disparait cy-cliquement sur une fesse.Dans un cas comme dans l'autre, les personnes atteintes ignorent qu'elles peuvent potentiellement transmettre le virus à leur partenaire, et celui-ci ne dispose pas visuellement de l'information requise pour se protéger adéquatement.Dans un cas comme dans l'autre, nul n'est à blâmer : nous avons affaire à un mode de transmission particulièrement insidieux, ce qui peut expliquer qu'aux États-Unis, par exemple, au-delà de 20% de la population en soit atteinte après de l'âge de 15 ans.Nouveau-nés en danger Plus grave encore, la transmission du virus d'herpès génital au nouveau-né en gestation ou lors du passage dans le col de l'utérus, lors d'une première infection de la mère enceinte.Voilà qui justifierait la mise au point d'un test permettant de déterminer si l'un ou l'autre des partenaires est porteur de la maladie.Des conseils appropriés pourraient alors être donnés au couple.Ce dépistage serait d'autant plus important que les sens du nouveau-né peuvent être affectés et qu'il pourrait en mourir.Ces raisons-là, et le fait que l'on relie maintenant le virus de l'herpès au développement de maladies chez les personnes porteuses du virus du sida ( le virus de l'herpès pourrait en effet agir comme un co-facteur de la maladie ou comme un élément déclencheur ), expliquent la volonté des chercheurs de mettre au point un vaccin contre l'herpès simplex.Le bon vieux condom ferait fort bien l'affaire mais la nature humaine étant ce qu'elle est, la propagation de ce virus ne sera sans doute réellement enrayée que par la mise au point d'un vaccin.Si votre partenaire est atteint d'herpès génital et si vous croyez ne pas l'avoir contracté encore, trois centres de recherche montréalais auraient besoin de vous pour tester précisément la capacité d'un nouveau vaccin d'enrayer cette propagation et de vous prémunir contre les récidives du virus.Nous vous invitons donc à communiquer avec eux : l'hôpital Notre-Dame (514) 876-5699 ou ( 514 ) 854-6256 ( soirs el week-ends ) ; la clinique médicale l'Actuel (514) 524-3639 ou ( 514) 524-1001 ; l'hôpital Général juif ( 514 ) 340-7578.¦ \t\t9, \t¦ i\t1 mm t I ¦ M JÊÊ ¦ y il mi m m PHOTOS LUC-SIMON PERRAULT, LM Presse Le docteur Michel Lassonde dans son bureau de l'hôpital Notre-Dame.De son côté.l'Infirmière Audrey Branconnler.de l'hôpital Notre-Dame, ne rêve que d'une chose : Injecter le vaccin contre l'herpès à un patient à risque qui consentira à se présenter à la clinique de dermatologie.Lésions d'herpès primo-infection Lésions d'herpès récidivant Au terme d'une première Infection, le virus de l'herpès se réfugie à l'intérieur du ganglion sensif où il dort à l'état latent des mois ou des années avant de ressurgh sous forme d'herpès récidivant.L'herpès labial : le prix de la tendresse ¦ Le « feu sauvage », ce fameux bouton qui apparaît de temps à autre sur les lèvres, est, qu'on le veuille ou non, une manifestation d'herpès simplex, de type 1 pour être plus précis.Il peut notamment résulter d'une poussée de fièvre, d'une exposition au soleil ou au froid, d'un traitement chez le dentiste, de la fatigue, voire du stress.Mais comme vous pourrez le constater, il n'y a pas de quoi en faire un plat : l'herpès de type 1 se transmet généralement chez les bébés de moins de deux ans, par un simple baiser lors d'une saine caresse.« Les bébés sont affectueux de nature », explique le docteur Michel Lassonde, responsable de la recherche en dermatologie à l'hôpital Notre-Dame de Montréal.Les petits enfants se laissent volontiers embrasser par tout le monde et contractent l'herpès de type 1 à l'occasion d'un baiser sur la bouche, donné généralement par un adulte déjà porteur du virus, soit le père, la mère, un parent ou un ami de la famille.» Ce virus, comme tout virus d'herpès simplex, se réfugiera dès lors dans les nerfs sensitifs qui drainent les sensations de la région infectée.Il attaque donc la peau dans un premier temps, puis le nerf, passe dans le nerf et se réfugie ensuite dans le ganglion du nerf sensitif.Il reste là à l'état de dormance et peut se réveiller plus tard, dans le cours de l'existence.Combien d'années peut-il dormir là ?Des mois, des années, des dizaines d'années même, selon, croit-on, l'état des défenses immunitaires de l'individu porteur.La première attaque, ou primo-infection, peut-être fulgurante ou passer relativement inaperçue.Elle durera de cinq à dix jours, puis les symptômes disparaîtront jusqu'à ce que des récidives se produisent.Dans le cas d'une récidive, les manifestations sont moins virulentes que durant la primo-infection, mais imposeront néammoins des inconforts relatifs aux victimes.De-ci de-là, en effet, apparaîtront ces fameux « feux sauvages », sur les lèvres ou à proxi-mité, qui seront particulièrement incommodants puisqu'ils auront le mauvais goût de surgir lors de périodes cruciales de l'existence, par exemple à l'occasion d'un stress subi lors d'événements marquants.Comment le traiter?Il existe bien sur le marché pharmaceutique une crème contenant un produit médicamenteux, le Zovi-rax, mais le docteur Lassonde soutient qu'elle ne s'est pas révélée plus efficace qu'un placebo ( médicament imaginaire ) lors de tests cliniques.Éviter la contamination « Lorsque nous constatons que nous sommes atteints d'herpès labial, il faut surtout éviter de contaminer d'autres personnes par le même mode de transmission, soit par un baiser affectueusement déposé sur la bouche », précise le médecin.Doit-on en déduire que les personnes atteintes ne peuvent en contaminer une autre que durant les phases de manifestation du « feu sauvage » et qu'elles ne peuvent pas les contaminer entre les récidives ?« Il y a quelques années, a répondu le médecin, on vous aurait en effet répondu que les personnes ne pouvaient en contaminer d'autres que durant les phases d'apparition des « feux sauvages ».Mais nous avons constaté depuis qu'il y a une décharge virale, non accompagnée de symptômes, qui peut se produire aussi bien au niveau des lèvres ( pour ce qui est de l'herpès labial ) qu'au niveau des organes génitaux ( pour ce qui est de l'autre forme d'herpès, génital celui-là ), de sorte que l'on peut fort bien transmettre la maladie même si nous ne ressentons aucun malaise et même s'il n'y a aucun signe apparent ».Soulignons qu'il peut arriver, mais plus rarement, que l'herpès labial soit occasionné par un virus de type 2 et que l'herpès génital soit occasionné par un virus de type 1.Cela peut survenir en effet lors d'un échange sexuel labial-génital.Mais l'un comme l'autre inflige dès lors moins d récidives à la personne atteinte, comme si dans chaque cas le virus n'était pas à sa place.Pour ce qui est de l'herpès labial, nous avons donc affaire à un virus relativement inoffensif, sauf dans certains cas lors de la première infection, et sauf pour les personnes dont les défenses immunitaires seraient gravement atteintes.Encore faudra-t-il, à cause de lui, modérer ses transports avec les proches et priver autant que faire se peut leurs lèvres de vos tendres baisers.Pour faire contre mauvaise fortune bon coeur, dites-vous également qu'une personne atteinte d'herpès labial serait moins sujette qu'une autre aux récidives d'herpès génital, ce qui n'est pas une mince consolation.Médecine Écarts «alimentaires» : la culpabilité est-elle justifiée ?Dr KEN NET H WALKER collaboration spéciale ites-vous souvent « oui » au dessert accompagné de crème glacée et de fudge ?Ou aux frites-sauce ?Résistez-vous à l'envie de commander un steak plutôt que du poisson ?Rentrez-vous ensuite à la maison en vous sentant coupable de ne pas suivre un régime équilibré ?l'ai cette semaine quelques bonnes nouvelles concernant les entorses à un régime alimentaire équilibré.Selon VAmerican Dietetic Association, les femmes se sentent coupables quand elles mangent des friandises.Elles ont des remords parce qu'elles mangent trop, parce qu'elles mangent au mauvais moment ou parce qu'elles estiment ne pas avoir mesuré les conséquences de leur geste.Éprouver de la culpabilité à cause de son comportement alimentaire n'est pas uniquement le lot du commun des mortels.Oscar Wilde a écrit : « )e résiste à tout, sauf à la tentation ».Un proverbe Slovène dit même : « Un coffre-fort dont la porte est ouverte tentera même un évèque ».Toutefois, un rapport de l'université Tuft indique qu'il est temps de laisser souffler notre psyché.Grignoter entre les repas, par exemple, ne devrait pas être vu comme un péché mortel.Les étudiants de l'université Tuft qui mangeaient un petit en-cas l'après-midi ont obtenu de meilleurs résultats à des tests de mémoire et de concentration que ceux qui s'étaient contenté d'une boisson gazeuse « diète ».Une autre étude, de l'université de Toronto, a montré que les étudiants qui mangeaient un petit quelque chose 17 fois par jour pendant deux semaines avaient un taux de cholestérol dans le sang plus bas que si on leur donnait la même quantité de nourriture en trois repas quotidiens.Que doit-on en conclure ?Ou'il n'y a rien de mal à manger entre les repas sauf si cela devient une habitude.l'ai l'impression que je rencontre un patient à chaque fois que je décide d'aller manger chez McDonald ou dans un autre restaurant de restauration rapide.Us ont toujours ce regard qui semble dire : « |e t'ai eu.Tu ne fais pas ce que tu dis à propos de la saine alimentation ».Est-ce que je me sens coupable ?Pas du tout car j'apprécie un Big Mac et même parfois une frite-sauce.Du gras et quelques calories supplémentaires à l'occasion ne bouleverseront pas un régime par ailleurs équilibré.Mais je ne mange pas cela tous les jours.le ne fais pas non plus une dépression lorsque j'ai soudainement une envie irrépressible de crème glacée bourrée de sucre, de gras et de calories.Par contre, j'aurais l'air penaud et je commencerais à m'inquiéter si l'aiguille de ma balance persistait à monter jour après jour.Est-ce que vous vous réprimandez quand vous commandez un steak plutôt qu'une assiette de spaghetti ou de poisson ?On décrie tellement la viande de nos jours que plusieurs ont presque envie de s'excuser quand ils optent pour de la viande lors d'un repas.Pourtant, le boeuf est riche en protéines, en vitamine B, en fer et en zinc.L'essentiel est de s'assurer que sa consommation de boeuf, de porc ou d'autres viandes rouges est de moins de 200 grammes par jour.Une telle portion complète bien un régime alimentaire équilibré sans apporter trop de gras.Les aliments naturels Un ami me demande sans cesse pourquoi je ne fais pas régulièrement mes courses dans un magasin d'aliments naturels.Il paraît que j'ai manqué le bateau et je devrais penser à changer mes habitudes.l'admets que ces commerces offrent une plus grandes variété de pains complets et de pâtes.Mais les produits qu'ils offrent n'ont rien de magique.Par exemple, les chercheurs de l'université Tuft ont découvert que le ketchup « naturel » vendu dans ces magasins ne contenait pas d'essences artificielles et qu'on n'y ajoutait pas de sel.C'est également le cas pour le ketchup « ordinaire ».Et le « naturel » est plus cher ! De la même manière, les croustilles « naturelles » étaient semblables à celles vendues dans les supermarchés, mais plus chères.Il semble que faire ses courses dans un magasin d'aliments naturels est bon pour le moral, mais cela n'améliore pas forcément votre alimentation ou l'état de votre compte en banque.Un autre ami achète toujours de l'eau embouteillée.11 a raison quand il dit que l'eau de cer- tains logements équipés de vieux tuyaux en plomb peut contenir du plomb qui peut provoquer des problèmes nerveux, des reins ou du foie.Cependant, vous pouvez évacuer le plomb en laissant couler l'eau pendant quelques minutes le matin.Si vous utilisez de l'eau froide, elle aura accumulé moins de plomb pendant la nuit.De plus, il a été rapporté qu'environ 25 % de l'eau embouteillée provient d'aqueducs municipaux ! Par ailleurs, des études montrent que les enfants qui ne mangent pas de petit déjeuner n'ont pas un très bon rendement scolaire.Pour la plupart d'entre nous, cela ne veut pas dire grand chose.Les animaux sauvages ne mangent pas à des heures régulières et prospèrent quand même.Les adultes seraient en bien meilleure santé s'ils ne mangeaient pas en fonction de l'heure qu'il est.Êtes-vous tiraillé par la culpabilité quand tout le monde commande un Perrier et que vous commandez un scotch ?Si vous en prenez six par jour, votre réponse devrait être oui.Toutefois, vous vivrez probablement plus vieux que tous ces gens sobres si vous savez vous limiter à deux bouteilles de bière, deux verres de vin ou deux scotchs par jour.Des quantités modestes d'alcool diminuent le risque d'une attaque cardiaque et on ne devrait jamais oublier les effets relaxants de l'alcool.La modération dans la vie, un concept qui inclut les entorses à un régime alimentaire équilibré, est l'objectif qu'il ne faut pas oublier.Si vous le gardez en tête, vous pouvez dire adieu au kilos qui s'accumulent ! \u2022 t LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 22 OCTOBRE 1995 C3 Santé Les personnalités multiples ne sont plus un phénomène rare ISABELLE DEPOGAS collaboration spéciale ¦ Depuis la publication de livres tels que The Three Faces of Eve ou Sybil, le phénomène des personnalités multiples a beaucoup fasciné et intrigué les foules.Connues maintenant sous le nom de « troubles dissociatifs d'identité », les personnalités multiples ont cessé d'être considérées comme un phénomène rare.Au fur et à mesure que se révélait l'ampleur de ce fléau social que représente l'abus sexuel, physique et commercial des enfants, on découvrait parallèlement des milliers de cas de per-sonnalités multiples en Amérique du Nord.Pourtant, le phénomène ne va pas sans susciter une bonne dose de méfiance.Devant les tribunaux, l'excuse n'est-elle pas belle d'invoquer un autre soi-même comme auteur d'un crime ?Mais quelle réalité s'exprime derrière le phénomène ?Raymond Beau, psychologue affilié à l'hôpital Louis-H.-Lafontaine, nous entretient de ce problème aux multiples visages, si difficile à saisir, mais qui témoigne des étonnantes ressources du psychisme humain.Personnalités multiples et dissociation Tout d'abord, le phénomène réel n'a rien à voir avec la simulation.Les vrais cas se distinguent des simulateurs par des différences fondamentales au niveau du caractère.Les simulateurs se retrouvent surtout chez photo rc3ert majlloux.u Presse Le Dr Raymond Beau les personnes antisociales qui se caractérisent notamment par un égocentrisme marqué, alors que les personnalités multiples se remarquent plutôt par un dévouement souvent masochiste.Mais qui sont au juste les cas de personnalités multiples ?M.Beau rapporte que c'est durant l'enfance, sous le coup d'un ou de plusieurs événements trauma-tiques, que le sentiment d'unité de la personne est morcelé.On parle alors de dissociation.Comme un vase brisé, les «c morceaux » de la personnalité ne « collent * plus.Voici la définition qu'en donne le psychiatre canadien William Fraser : « La dissociation ré-fère à l'exclusion de la conscience et à l'inaccessibilité, par un rappel volontaire, d'événements mentaux à des degrés variés de complexité ( souvenirs, sensations, émotions, fantaisies, attitudes ) C'est un processus automatique pour protéger l'esprit d'événements tellement traumatiques qu'ils ne peuvent être intégrés au moment où ils se produisent.» La dissociation est donc un mécanisme de défense qui se traduit entre autres par l'amnésie.Soudainement alerté par un détail, un incident, une parole, une expression, le sujet revit l'angoisse liée à un choc traumatique passé.Ce qu'il revit alors, c'est moins souvent le souvenir de l'événement lui-même que l'effet qui lui est associé.Le moi tend a se fragmenter en plusieurs parties, chacune revendiquant une identité propre.Non seulement chacune pen-se-t-elle, s'exprime-t-elle, s'habil-le-t-elle et agit-elle différemment mais elle répond à un prénom particulier.Elle peut être d'âge ou de sexe différent.Il n'est pas rare que l'une d'entre elles assume le rôle de persécutrice ou de protectrice à l'égard de la personnalité-hôte, ou personnalité principale.Le sujet aux prises avec un problème de dissociation peut abriter de quelques-unes à une dizaine ou plus de personnalités.Il peut dans bien des cas fonctionner de façon relativement satisfaisante au travail ou dans la vie quotidienne.Sans précisément réaliser qu'il souffre d'un fractionnement du moi, il n'en est pas moins conscient du fait que sa perception de la réalité est sujette à des « trous » qui le laissent dans un état de confusion et d'anxiété.Pour cette raison, il aura tendance à dissimuler ses symptômes aux personnes avec lesquelles il n'est pas en rapport étroit.C'est ainsi que le problème peut passer plus ou moins inaperçu.Les causes de la dissociation Contrairement a la psychose maniaco-dépressive ou a la schizophrénie, les troubles dissociatifs ne relèvent pas d'un dérèglement biologique ou d'une maladie héréditaire.On ne naît pas multiple, on le devient.« Un événement traumatique répété et empreint d'extrême violence ou de sadisme, est presque toujours à la base du phénomène, affirme M.Beau.On remarque que la grande majorité des cas de personnalités multiples ont été sexuellement agressés durant leur enfance.Les premières causes de la dissociation sont l'agression sexuelle et la violence physique, les deux allant le plus souvent de pair.Ces enfants, majoritairement de sexe féminin, sont très souvent des victimes d'inceste.Une étude démontre que près de 40 p.cent des victimes d'inceste développent, plusieurs années après qu'il ait cessé, une amnésie complète de l'abus.» Ces femmes ne développeront pas toutes pour autant des personnalités multiples mais cette amnésie reliée à l'événement traumatique s'apparente déjà au phénomène à la base de tout trouble d'identité dissociatif.« À moins grande échelle, les Être ou ne pas être : voilà la dissociation ! ISABELLE DEPOGAS collaboration spéciale ¦ L'artiste-peintre Diane Lenoir a souffert toute sa vie d'un problème dissociatif appelé anciennement « personnalités multiples ».Bien que sa condition s'améliore à mesure que la thérapie progresse, il lui est encore aujourd'hui extrêmement difficile d'en parler.Les sessions de thérapie au cours desquelles elle s'efforce, avec l'aide de son thérapeute, de rassembler les fragments de sa personnalités sont très éprouvantes et la laissent physiquement et psychiquement épuisée comme après un long combat.Ce combat n'est du reste pour elle pas le premier.Enfant, l'abus et la violence, physiques et psychologiques, furent son pain quotidien.Durant toutes ces années, et bien au-delà de l'enfance, elle a ravalé ce pain en silence.Le poids du secret, Diane connaît.Là où d'autres y auraient laisser leur peau, Diane a survécu.En digne survivante, elle a acquis une connaissance aiguë de la nature humaine et la «olonté d'aider d'autres à s'en sortir.Elle s'intéresse au sort de tous ceux qui sont sans défense : les enfants et les femmes maltraités, les malades, les itinérants, les peuples opprimés, les animaux, la Terre.En l'agresseur, elle voit l'être égaré par sa propre souffrance.Elle ne trace pas de zone-frontière entre sa part de douleur et celle qui appartient à tout ce qui vit, disant ressentir dans son corps l«s effets de la guerre, des injustices sociales, de la misère sous toutes ses formes.Diane Lenoir a compris qu'il n'est qu'une lutte valable en ce monde : celle pour la paix ; qu'un pouvoir qui ne soit pas illusoire : le pouvoir sur soi.Survivre avec et grâce à la dissociation « C'est extrêmement pénible de vivre la dissociation à l'intérieur d'un quotidien.Il faut toujours rester très vigilant dans tout ce qu'on fait et résister à un inexorable désir de fuite.La dissociation fait en sorte que chaque composante de la personnalité poursuit une orientation différente.Toutes ces composantes sont inconscientes les unes des autres et évoluent indépendamment les unes des autres.» Diane nous parle de Michelle, une de ses personnalités qui n'a plus refait surface depuis longtemps : « Avant la thérapie, il n'y avait pas de communication entre mes différentes personnalités.Lorsque Michelle prenait la relève de Diane, elle ne retrouvait que les souvenirs de ce qu'elle avait vécu en tant que Michelle.Elle ne pouvait se rappeler ce que Diane avait vu, dit ou fait.Et réciproquement pour Diane.C'est seulement en thérapie que mes différentes personnalités ont appris à se reconnaître les unes les autres et à communiquer entre elles.Pour Diane, le passage d'une personnalité à l'autre se produit en situation de conflit.Quand éclate le conflit, que ce soit au bureau, avec son conjoint, ou dans d'autres circonstances, c'est le même mécanisme de défense que durant l'enfance qui se re- met en marche.Par exemple, quand la dissociation se produit en milieu de travail, la personnalité qui succède à l'autre se retrouve soudain dans un environnement, au beau milieu d'une tâche qui lui sont totalement étrangers.La personne ressent alors le besoin impérieux de quitter les lieux pour retrouver une occupation plus conforme à sa nouvelle personnalité.« À présent, quand j'expérimente la dissociation, je vais seulement jusqu'à l'étape qui précède, dans cette zone de transition qui permet le passage d'une personnalité à l'autre.Sauf que maintenant, j'oppose une résistance à la nouvelle personnalité qui veut se manifester.Je lutte pour ne pas fuir et pour rester consciente face à la difficulté qui se présente.C'est un état extrêmement souffrant, très près de la mort.Mais je sais que c'est le prix à payer pour retrouver l'unité.» La création : un moyen pour aider à retrouver l'unité L'affirmation de soi est une condition essentielle à l'épanouissement.Mais comment affirmer son moi quand il est dissocié ?Diane Lenoir suggère que la création est très proche de la dissociation : à la base, on retrouve la même énergie, polarisée différemment.C'est quand elle peint qu'elle retrouve le mieux le sentiment de son identité : «c La création est un acte par lequel tu confirmes une volonté.Tu te crées aussi une nouvelle image de toi-même.Cette image-là ne t'est pas imposée par le monde extérieur, toujours prompt à te coller une étiquette, surtout si tu as été en institution.L'artiste est responsable de ce qu'il crée mais aussi de ce qu'il ne crée pas.Quand je ne crée pas, je deviens plus vulnérable face à la dissociation.Pour être bien, mes énergies doivent toujours être canalisées vers la création.» Toute l'oeuvre de Diane Lenoir est peuplée d'étranges créatures, quelquefois hybrides, qui participent des règnes végétal, animal, humain et surnaturel, et qui suggèrent une vision transcendante et surréaliste de la nature.Aurait-elle hérité de sa grand-mère autochtone le respect et l'intelligence innée de la nature, qui reconnaît un esprit individuel et sacré à tous les éléments qui la composent ?« Dans la nature, rien n'est jamais pareil ; tout est harmonieux.Enfant, je m'y réfugiais des journées entières.Je m'inventais un monde merveilleux et mystérieux où j'étais en communication avec des êtres invisibles, » Adulte, Diane Lenoir a préservé ce lien privilégié avec le surnaturel, où elle puise l'inspiration qui donne vie à ses toiles et ses fresques.Un destin d'artiste n'est jamais facile à assumer.Pour tout artiste, l'avenir est fait d'angoisses et d'incertitudes : ai-je suffisamment de talent, arriverai-je à vivre de mon travail, aurai-je toujours de l'inspiration ?Diane Lenoir a tenté de renoncer définitivement à toutes ces inquiétudes en exerçant 36 métiers.Irrésistiblement, elle revient à la peinture, à la sculpture et à tout ce qui se prête à sa création.Rarement en panne d'inspiration, elle travaille sans relâche.Sa victimes de guerre peuvent également expérimenter des troubles dissociatifs.Toutefois, avoir été l'objet ou le témoin d'actes violents n'est pas la seule condition pour développer des troubles dissociatifs.Si c'était le cas, comment expliquer qu'on retrouve, dans les familles de ces cas, d'autres enfants agressés qui eux ne développeront pas la maladie ?Or, on a découvert un autre point commun aux cas de personnalités multiples : ce sont en général d'excellents sujets d'hypnose.Ils «absorbent», d'une façon très supérieure a la moyenne les stimuli du monde extérieur ( sensoriels et affectifs ) et changent facilement de niveau de conscience.On retrouve d'excellents sujets d'hypnose parmi les artistes et un certain nombre de cas de personnalités multiples sont des artistes remarquables.Par ailleurs, la créativité a ceci de positif qu'elle tend à limiter le fractionnement du moi.» La thérapie Fait à noter, les médications psychiatriques sont peu utilisées dans le traitement, et les neuroleptiques sont souvent déconseillés.Le syndrome se traite avant tout par la psychothérapie, souvent avec adjonction d'hypnose.L'hypnose induit un niveau de conscience différent qui justement facilite le passage d'une personnalité à l'autre et l'expression, verbale et non-verbale, de ce que chacune désire témoigner.Pour cette raison, l'hypnose est, pour Raymond Beau comme pour d'autres spécialistes, un outil thérapeutique précieux : « Le but n'est pas tant d'aller chercher des souvenirs d'ailleurs le professionnalisme du thérapeute est ici de mise car il est très facile, sous hypnose, d'induire de faux souvenirs mais de permettre aux différentes personnalités d'être reconnues et entendues.» A long terme, l'hypnose, associée aux thérapies psychodynamiques et cognitives, aide à favoriser le rassemblement des différentes personnalités en une seule.Tous les sujets n'en sortiront pas nécessairement « guéris » mais plusieurs retrouveront avec un sentiment grandissant d'unité et un meilleur équilibre.Un indice que la thérapie progresse : les violents maux de tète qui, chez tous les sujets, annoncent un changement imminent de personnalité, tendent à disparaître.« Cependant, le thérapeute ne doit pas perdre de vue que la fusion des diverses personnalités laisse provisoirement la personne sans plus de mécanisme de défense, donc, dans un état de vulnérabilité critique.Elle doit alors alors apprendre à développer une autre perception de la réalité.Plus que la moyenne des gens, les cas de troubles dissociatifs expérimentent un état de conscience intermédiaire entre le rêve et la réalité.Mais tous autant que nous sommes, à chaque moment de la vie quotidienne, nous mêlons aussi le rêve à la réalité.Toujours, des projections mentales, des rappels inconscients, des motivations inavouées se fraient une voie pour influencer notre rapport direct avec la réalité présente, embrouillant notre compréhension objective de celle-ci.» La parfaite objectivité ne serait-*^ pas aussi un rêve ?photo Robert naoon.L2 Presse Diane Lenoir devant une de ses oeuvres.production artistique est magistrale mais elle commence à peine à se faire un nom et l'autonomie financière est pénible à acquérir.Depuis des années, elle multiplie les expositions et soumet des projets au gouvernement dans l'espoir d'obtenir une aide financière.Comment envisage-t-elle l'avenir ?«c D'abord et avant tout, j'espère en arriver un jour à vivre de mon art, avoir suffisamment d'argent pour me procurer les matériaux nécessaires à mon travail et quitter l'environnement urbain pour nfinstaller à la campagne.La nature m'inspira et me calme.» Après une vie difficile, Diane Lenoir envisage avec espoir les années qui lui restent à vivre.On peut souhaiter, pour son bénéfice, qu'elle se réalise en tant qu'artiste.Diane Lenoir a tourne un film.Les yeux du coeur, dans lequel elle raconte, avec courage et dignité, sa lutte contre la maladie.On y voit également l'artiste à l'oeuvre, et le spectateur peut admirer avec quels dynamisme et maîtrise d'exécution toiles et fresques prennent vie devant nos veux.Realise par les auteurs canadiens Martin Duckworth et Glen Salzman et firojete au Festival des films du monde 'ete dernier, le film a remporte un prix a Toronto, a Chicago et en France.L'adolescence, la fin de « l'âge d'or du sommeil » MATHIEU PERREAULT collaboration spéciale ¦ « Jusqu'à cette année, je m'endormais tout de suite après avoir fermé la lumière, affirme My-rannie.Il ans.Maintenant je reste éveillée dans le noir au moins une ou deux heures ».Àl'arrivée de la puberté apparaissent des soucis nouveaux pour l'enfant.Se termine ainsi ce que les médecins appellent « l'âge d'or du sommeil ».« Entre six et dix ans, les enfants souffrent peu d'insomnie », soutient le Dr Odile Lapierre, du Centre du sommeil de l'hôpital Sacré-Coeur.« C'est l'âge que Freud appelait la phase de latence, où les énergies sont consacrées à l'apprentissage scolaire.Du côté de l'affectivité, c'est plus tranquille qu'en bas âge, moins angoissant.» Évidemment, une sitution familiale difficile peut perturber le sommeil de l'enfant, même à l'âge de l'école primaire.« Nos nuits sont le reflet de nos journées, explique le Dr Lapierre.Si on est anxieux durant le jour, on le sera aussi pendant notre sommeil.» En effet nos rêves intègrent nos souvenirs récents en plus des fantasmes inconscients.Après quelques heures de sommeil profond, réparateur, apparaît une phase de sommeil plus léger où nous rêvons.Les cauchemars se produisent durant le sommeil léger, alors qu'on les appelle « terreurs nocturnes » s'ils ont lieu pendant le sommeil profond.La difficulté à s'endormir est photo Luc simon Perrault.Là Presse Le début de la puberté sonne la fin de l'âge d'or du sommeil.un autre signe des préoccupations de la journée.Au début de l'adolescence, les changements psychologiques et corporels provoquent parfois un certain malaise chez l'enfant.« En cinquième année, je me couchais vers 8 h, se rappelle Myrannie.Depuis le début de la sixième, j'ai plus de misère à m'endormir.Alors j'ai dit à mes parents que je lirais plus longtemps avant de fermer la lumière.Sinon je resterais trop longtemps réveillée à penser à ma journée.» Les horaires des adolescents deviennent peu à peu irréguliers.« Un adolescent de 13 ou 14 ans, s'il sort ou écoute la télévision jusque vers 11 h ou minuit le vendredi et le samedi, va avoir de la difficulté à s'endormir tôt le dimanche soir », indique le Dr Lapierre.Le sommeil, lié aux hormones ?Les adolescents ont aussi tendance à décaler leurs nuits.« Ils vont se coucher de plus en plus tard et dormir naturellement jusqu'à une heure plus avancée, indique le Dr Lapierre.Ce phénomène, appelé «c délai de phase », était jusqu'à maintenant considéré comme une préférence.Il semblerait maintenant qu'il soit lié à des modifications hormonales.» En effet le taux de certaines hormones changent avec la puberté.L'une d'entre elles est la mélatomine, une hormone inhibée par la lumière.Elle est donc reliée à la succession des phases de veille et de sommeil.« Chez les animaux, elle varie également en fonction de la longueur des journées, remarque le Dr Lapierre.Elle aurait ainsi un rôle à jouer au moment de l'ovulation au printemps.» Àl'adolescence, le taux de mélatomine baisse, ce qui aurait une influence sur le « délai de phase ».La relation est cependant complexe et mal comprise.Par exemple, selon certaines étu- des, le sommeil serait influencé par la différence entre les taux maximum et minimum de mélatomine.Chez les personnes âgées, qui dorment moins longtemps, on note en effet une diminution de l'amplitude de la courbe du taux de mélatomine.L'importance des habitudes Mais la perspective hormonale n'explique pas tout.«c Selon des recherches récentes, notre horloge biologique serait réglée selon des journées de 25 heures, soutient le Dr Lapierre.Pour qu'on se limite à 24 heures par jour, il faut donc que le facteur social soit très important.» Ainsi, l'heure des repas et la fermeture des bureaux et des magasins aident à organiser notre rythme de vie.Certaines habitudes sont associées à des activités particulières, comme le sommeil.Un peu de lecture ou une collation avant de se coucher sont autant de rituels qui préparent à dormir.Ces moments sont importants, même à l'adolescence.Contrairement à ce que l'on croyait, il semble que l'adolescent a besoin d'autant de sommeil qu'à l'âge de l'école primaire, soit une dizaine d'heures.« Des fois ça me prend trois heures à m'endormir », dit Antoine, un ami de Myrannie qui a le même âge qu'elle.«Le lendemain, j'ai moins de patience et j'ai tendance à hausser la voix avec mes amis.» Ce n'est que vers 50 ou 60 ans que le besoin de sommeil diminue vraiment.« Il faut remarquer que les nuits de sept ou huit heures sont un phénomène relativement récent, même chez les adultes, note le Dr Lapierre.Au Moyen-Âge, les gens dor- PROBLEMES DE RONFLEMENTS ?LMSSEZ-NOUS VOUS AIDER PAR LE TRAITEMENT AU LASER CLINIQUE DU RONFLEMENT TEL: (514) 630-7839 maient au moins neuf heures par jour.C'est avec le début de l'ère industrielle que la durée du sommeil a commencé à baisser.» Pour sa part.Antoine s'inquiète de la diminution de la durée de ses nuits.« Si c'est comme ça quand on grandit, j'ai pas hâte de voir combien d'heures ça va me prendre pour m'endormir quand je vais être grand.» m* fois pour toute! m a Vf B D I CTÏTTTTM Nutnh«n \u2022 Amaigriiiemenf ^jj I 2 c ofe la nutrition Amaigrissement \u2022 Cholestérol Diabète \u2022 Grossesse Moi, J« mange santé! o 6 ô © h E MTl OUnVbMONT : (514) 931-0786 STE THERESE (514)437*3301-TERRfcBONNE (514)964-4441 BOUCHtRVILLE (514) 449*4393 lAvAi (514) 629-0720 C4 LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 22 OCTOBRE 1995 Santé Les aînés sont souvent démunis quand ils perdent leur femme Presse Canadienne TROIS-RJYIERES ¦ Quand ils perdent leur femme, plusieurs aines se retrouvent démunis face à la nécessité quotidienne de s'alimenter, constate-on.Le Département de santé communautaire de Trois-Riviè-res, qui a compilé des statistiques troublantes sur cette réalité, a incité l'École des aînés du cégep de Trois-Rivières à concevoir un cours pouvant combler cette lacune.« C'est vrai qu'au décès de leur conjointe, plusieurs aînés paniquent littéralement.Ils se nourissent peu et souvent très mal en se tournant vers les matières grasses du fast food », confirme Maryse Côté, profes-seure en techniques de diététique au cégep.Un cours de 45 heures Mme Côté a donc élaboré le plan d'études du cours Alimentation et cuisine au masculin.Via l'École des aînés, elle l'a également dispensé à quelques reprises depuis son lancement, au printemps 1992.Il s'agit d'un cours de 45 heures offert aux sessions de l'automne et du printemps.Au rythme de trois heures par semaine, le cours comporte 15 rencontres dont 13 où, en groupes de deux, les 18 inscrits expérimentent toutes sortes de recettes.L'enseignante définit les objectifs généraux du cours en précisant qu'il vise à apprendre et à appliquer des principes et des techniques de base quant à l'achat, la conservation, la préparation, la cuisson et la présentation des aliments.On veut également augmenter les connaissances de l'étudiant en matière de saine alimentation et aussi développer son intérêt, son goût et ses habiletés à cuisiner et à manger sainement.« En somme, nous voulons démontrer à l'étudiant que la cuisine, ce n'est pas sorcier et qu'il peut lui aussi réussir d'excellents plats », a résumé la responsable.Selon Mme Côté, les résultats de la courte expérience de trois ans sont tellement emballants que déjà un cours de deuxième niveau a été conçu, à la demande de ceux qui ont suivi le premier cours.On retrouve naturellement dans les inscrits de vrais néophytes.Plusieurs avoueront que tout ce qu'ils ont réussi à faire cuire dans leur vie, ce sont des rôties.Mais il s'en trouve également qui cuisinaient déjà.« l'ai eu un élève qui faisait de la cuisine sophistiquée, étant chocolatier, mais qui était passablement démuni face à la cuisine de tous les jours », a illustré Mme Côté.On rencontre également des aînés qui ont choisi de suivre le cours même si leur conjointe est toujours vivante.Au fil des commentaires recueillis, l'enseignante constate qu'à cause du cours, la dynamique familiale s'en trouve passablement transformée.« Certaines dames sont bien contentes que leur époux suive un cours de cuisine, mais d'autres voient plutôt cela comme une attaque contre leur chasse gardée.» Elle souligne par ailleurs que beaucoup d'aînés se sentaient revalorisés devant leurs enfants et petits-enfants et bombaient le torse lorsqu'en les recevant, l'épouse annonçait que c'était le papa ou le grand-papa qui avait fait la soupe.ALCOOLISME ET TOXICOMANIE M&IQflM MPI ARIP* Centre de traitement pour alcooliques et toxicomanes, hommes iflnlOUn mLLnmu.ef femmes, 18 ans Services de réadaptation, formation scolaire, recherche d'emploi, liaison auprès des tribunaux.Tél.: (514) 537-3344 ou 1- 800-663-3784.PAVILLON DU NOUVEAU POINT DE VUE: nés, adultes et adolescents.Séjours de courte durée.Tél.-.1514) 887-2392 Fax:(514) 887-2558 ALIMENTATION INST.HIPPOCRATE, LES DIRECTEURS viennent à MONTRÉAL CONFÉRENCE: 3 nov.15$.ATELIER: 4 45 nov.(français) 195$ -Mx.\u2022 Cure d'oxygénation cellulaire (aliments vivants: jus d'herbe de blé, germination) pour bâtir le système immunitaire.\u2022 Sang acidifié, aliments cuits, sucre & viande, hormones synt.alcool ¦ cancer, artériosclérose, obésité, allergies, candida.hypoglycémie, épuisement, MTS, etc.Témoignages de guérisons et vidéo.\u2022 Analyse du sang vivant.\u2022 ÊTRE INCURABLE EST UN MENSONGE.Rens.: 288-0449.AMAIGRISSEMENT RAFFERMIR / REMODELER Perdre du poids tout en mangeant à sa faim est maintenant possible, grâce aux choix des valeurs nutritives, selon votre type do métabolisme.Suivi de boitements spécialisés et adaptés à vos besoins.\u2022 Morie-José Major inf.N.D.\u2022 Métro Peel \u2022 SPA Chôteouguoy Tél.: 982-6886.DISTRIBUTEUR INDEPENDANT DES PRODUITS HERBALIFE: : : Appelez-moi pour des produits, ou pour opportunités d'affaires.Mme Bourque 282-9895.IplJP ÇAIJTC» Un Don équilibre alimentaire, sans compter ni calories, ni quantités favorise LlUIlu Onll I L.santé, minceur et joie de vivre.Un plan personnalisé selon votre métabolisme.\u2022 ( 1ère visite sans frais) Il est également offert pour Montréal, un service de physiothérapie avec approche ostéopathe.\u2022 Boucherville 655-6248.\u2022 Montréal 278-5008, \u2022 Laval 681-9315.AUTRE UnRI7flN ÇANTF* Soulager vos douleurs sans médicaments (maux de dos, épaules, nUlilLUIi OH il il.genoux, douleurs articulaires, migraine, sctatique.etc.) grâce au neurostimulateur Horizon TENS 600.D'utilisation simple, portatif, il est à la portée de tous.Pour plus de renseignements ou pour recevoir gratuitement un exemplaire de la revue horizon Santé no.2000.communiquez au 562-8525 (Mtl) ou au 1-800-363-3697.(sans frais) Horizon Sonté International Inc., 500 bd de L'Aéroparc.C.P.598, Lachute, Qc J8H 4G4.CONDITIONNEMENT PHYSIQUE TECHNIQUE NADEAU: Exercices doux pour tous.Venez découvrir ce que la TECHNIQUE NADEAU peut 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passage du scalpel de l'orthopédiste sur la principale articulation de la jambe.Cette intervention est devenue plus que courante dans la salle d'opération de la nouvelle section de chirurgie ambulatoire de l'hôpital Notre-Dame.L'orthopédiste Nicholas Duval y pratique quatre chirurgies arthroscopi-ques chaque jeudi matin.Que ce soit pour une déchirure de ménisque ou une blessure au cartillage ( du genre souris articulaire ou ostéochondrale ).le Dr Duval peut réparer le petit bobo en deux temps trois mouvements.Dans la plupart des cas, il n'y a aucun point de suture.Rien à voir avec l'opération qui consistait à ouvrir le genou, nécessitait une longue convalescence à l'hôpital et risquait d'hypothéquer l'articulation pour la vie.« Il y a 20 ans, pour les mêmes blessures, les orthopédistes enlevaient tout le ménisque, rapporte Dr Duval.On croyait qu'un ménisque blessé était fini.Aujourd'hui, on sait que cette pratique a occasionné une usure accélérée du genou chez les patients qui n'ont plus leur ménisque.» Dès que l'opération est terminée, le patient peut marcher sur sa jambe sans l'aide d'une canne et sort de l'hôpital dans l'heure qui suit l'intervention.Cependant, on lui demande de ne pas conduire sa voiture.Une simple précaution au cas où les médicaments utilisés pour l'anesthésie locale s'aventureraient un peu trop dans le sang.Une clientèle sportive Cette opération est fréquemment employée pour les problèmes de genou et de cheville.Cependant, presque toutes les articulations du corps peuvent subir ce type d'intervention.« Les Japonais expérimentent même des arthroscopies sur les doigts et les orteils », relate le Dr Duval.La majorité des patients qui subissent une chirurgie arthroscopique ont une vie active, «t Pour certaines personnes, la déchirure ne les dérangera pas.Ce sont généralement les sportifs qui nécessitent une intervention parce qu'ils ressentent plus la douleur.» La chirurgie artrhoscopique n'a pas seulement révolutionné le monde médical.Elle a eu une incidence directe sur la carrière de plusieurs vedettes sportives.Le sprinter Bruny Surin, le hockeyeur Mario Lemieux et le porteur de ballon des Raiders de Los Angeles, Bo Jackson ont, entre autres, eu recours à la chirurgie arthroscopique.L'opération Lors du jour « J », les patients n'ont qu'à se présenter le matin ( une heure trente avant l'intervention ) pour l'anesthésie locale de leur genou ou de leur cheville.Ce matin-là, le patient de la deuxième opération avait une section du ménisque droit déchirée.MAISON DE JEUNE, CURE ET REPOS Al IRFRPF ÇflNTT' DU LAC BROME En »\u2022'\u2022 «\"chanteur.- 18 années d'existence - ftUDLnUL Onll IL.VACANCES SANTÉi -Joûne intégral, cure alimentation vfvonte.-Massage - Reflexologie \u2022 Irrigation du colon - Algo thérapie - Cours de cuisine végétarienne - Repos - Perte de poids - Abandon de la cigarette.Rens.ef réservations: (514) 242-1567.PRODUITS NATURELS ~ CARTILAGE DE REQUIN, PYCNOGENOL: JZ^lSSAtL peut vous aider à améliorer votre 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d'abord effectuer deux entailles de chaque côté de la rotule.Tout en piquant le genou du patient, le Dr Duval confie qu'il s'agit de la partie la plus souffrante de l'opération.Il y a fort à parier que cette légère douleur soit reliée à la vision des deux grosses seringues que tient dans ses mains le Dr Duval.D'un air amusé, le Dr Duval spécifie : « L'anesthésie est tellement locale que la plupart des patients me demandent si c'est normal que leur jambe ne soit pas insensible.» D'ailleurs, juste avant que débute la deuxième chirurgie de la matinée, c'est la question que pose le patient au docteur quand l'équipe médicale enduit sa jambe de proviodine ( un liquide dé- sinfectant ).Une fois cette étape terminée, le Dr Duval effectue les deux petites entailles sur la rotule.Dans un des orifices, l'orthopédiste introduit l'endoscope, une minuscule caméra qui examine et éclaire l'intérieur du mécanisme du genou ).Tout en suivant les images retransmises sur le moniteur télé, le Dr Duval enfonce les instruments nécessaires dans l'autre trou pour exécuter sa tâche.En jetant un coup d'oeil sur le moniteur on croirait voir une scène du populaire film américain, In-nerspace.Une fois qu'il a localisé la partie déchirée du ménisque, le Dr Duval emploie de minuscules pinces et ciseaux pour déloger la partie que le corps humain n'a pas voulu éliminer.De tous petits morceaux fibro-cartilagineux pas plus gros que le bout d'un doigt.La chirurgie arthroscopique n'aura duré, tout au plus, que trente minutes.Et bien qu'on ne voit peu de sang au cours de l'intervention, certains peuvent éprouver des faiblesses.Tandis que le patient quittait la salle d'opération assis sur un fauteuil roulant, l'équipe médicale a dû employer la civière.pour sortir la journaliste indisposée par une légère défaillance ! Dialogue Émerveiller la jeunesse Dr JOSEPH AYOUB collaboration spéciale L a sous-minis-Htre adjointe à I ^ W la Santé publique ip m du ministère de la 1 Santé et des Ser-Jm M vices sociaux MME MM (MSSS).Christine Colin, présentait il y a un mois les résultats tirés de la plus importante enquête sociale et de santé réalisée au Québec.Selon cette enquête menée auprès de 35 000 Québécois, le suicide demeure un problème majeur particulièrement chez les jeunes.Simultanément, une autre étude, celle du Conseil permanent de la Jeunesse, rapportait qu'entre 1990 et 1993, le taux de suicide chez les moins de 19 ans est de 28,6 par 100 000 jeunes, soit plus du double de ce qu'il était il y a 15 ans.De plus, au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête du MSSS, 18 jeunes sur 1000 ont tenté de se suicider.La détresse psychologique est étroitement liée au processus suicidaire ayant été retrouvé chez 35 p.cent de ceux qui ont fait un geste suicidaire.C'est dans cette catégorie aussi que se retrouvent les plus grands consommateurs de drogues : 27 p.cent chez les 15-24 ans contre 13 p.cent chez l'ensemble des Québécois de 15 ans et plus.Quelles sont les causes de ce taux élevé de suicide chez les adolescents ?Les études présentées il y a un an à Genève, lors d'un symposium à cet effet, révèlent que le suicide s'explique rarement par une cause directe.Tout au plus peut-on établir des corrélations dans une masse de données enchevêtrées : famille disloquée, absence de père, échec scolaire, chômage, chagrin d'amour, sentiment de l'absurde, dépression, solitude, isolement.Et, parfois, il n'y a rien de décelable.Un jeune Canadien sur cinq cherche du travail Chez nous, par exemple, selon une étude de la Fondation canadienne de la jeunesse, un jeune Canadien sur cinq cherche un emploi.Le taux de chômage chez les jeunes de 15 à 25 ans est d'ailleurs deux fois plus élevé que la moyenne nationale.Il n'y a pas de doute que les conditions financières précaires reliées au chômage et à l'endettement rendent les jeunes plus vulnérables à la détresse psychologique et contribuent en présence d'autres facteurs de risque, au suicide.Et qu'en est-il de cette pulsion incontrôlable chez les jeunes suicidaires, mentionnée dans certaines études?Une mère-médecin éplorée par le suicide de son fils de 14 ans écrit à ce sujet : «c Nos enfants ne se suicident pas dans un moment d'impulsivité sans réaliser le caractère irréversible de leurs actes.Un suicidaire n'est pas un impulsif.Il ressent un problème fondamental, il le vit.Il tente par tous les moyens qui sont à sa disposition, de trouver une solution à son problème fondamental.Finalement, après mûre réflexion et tentatives de résolution du problème, il en arrive à conclure que le suicide est la seule option qui lui reste.» Un adolescent rendu adulte et qui avait tenté de se suicider analyse la nature de ce problème fondamental en ces termes : «c Ce problème est relié au fait que le jeune ne peut pas actualiser son idéal.Il est constamment confronté, dans son apprentissage de la vie, à des valeurs qui sont foncièrement étrangères à celles qu'il s'est données et de celles qui lui sont programmées par son environnement tant familial que social.C'est cette confrontation qui pousse au suicide.Le suicide des adolescents est un problème social de valeur et de liberté.»< 5 > Ce qui a sauvé néanmoins plusieurs des adultes d'aujourd'hui du suicide, c'est leur héritage spirituel : rendus au bord du gouffre de la détresse psy- chologique, ils se découvrent soudainement habités par une présence au creux même de leur solitude.Malheureusement, la plupart de nos jeunes ne possèdent pas ce repère si précieux.Ne sommes-nous pas, nous les adultes, frappés à ce sujet d'« autisme spirituel » ?D'une part, nous ne décodons pas le message que ces jeunes nous envoient, à savoir qu'ils se sentent coupés de tous et que le manque de valeurs et de spiritualité de notre société les étouffe.Ne pourrions-nous donc pas, dans un prodigieux émerveillement, les aider à réaliser qu'ils ne sont plus seuls au monde ?«L'émerveillement, écrit Maurice Zundel, c'est précisément le moment où émerge en nous une nouvelle dimension, c'est le moment privilégié où nous sommes guéris pour un instant de nous-mêmes et jetés dans une présence que nous n'avons pas besoin de nommer : qui nous comble en même temps qu'elle nous délivre de nous-mêmes.» RÉFÉRENCES : 1.Lacroix, L.Le suicide, un problème majeur La Presse du mardi 19 septembre 1995.2.Quéré.F.Morts volontaires.La croix l'événement, le 8 octobre 1994.3.Barrette.I.-P.Le suicide : une maladie de la société et non de l'individu.La Presse du dimanche 2b février 1995.4.Zundel, M.le est un autre.Ed.Anne Sigicr, Québec 1986.r Si vous desirez annoncer dans cette rubrique, communiquez avec Mario Boutin au (514) 285-6981 ou 1 800 361-0179 LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 22 OCTOBRE 1995 C5 SANTE « Le regard du lion ».un mal insidieux qui ronge l'Afrique de l'Ouest d'après AP MASSADOUGOU, Côte d'Ivoire ¦ Les yeux écarquillés du vieil homme, recouverts d'un fantomatique vernis d'argent, ne clignent pas.Ils ne semblent pas avoir perçu la présence de la visiteuse.On dirait que ces yeux la mettent simplement au défi de parler.Mais lorsque la femme murmure bonjour au vieux monsieur, celui-ci se fait tout gentil et se montre confus de provoquer ainsi la crainte \u2014 avec son regard de lion, disent les enfants du village \u2014 et gêné de son incapacité de voir.« J'ai cru que j'avais fait quelque chose de mal et que Dieu m'avait puni, explique Diarras-souba Ngousse.Mon seul regret, c'est que je ne puisse pas voir mes enfants, ma femme.C'est ce qui me fait le plus mal.» Diarrassouba, qui pense avoir environ 60 ans, est aveugle depuis 30 ans.Il a le « mara ».Le terme médical de cette maladie est onchocercose, ou cécité des rivières.Dans le dialecte que l'on parle dans cette région, le mot « mara » signifie «c le regard du lion ».L'onchocercose est le deuxième facteur infectieux de la cécité dans le monde» après le trachome.Cette maladie, qui touche la famille de Diarrassouba, sévit depuis des centaines d'années en Afrique, où elle a frappé des millions d'individus.Il y a 20 ans, plus de 70 millions d'Africains de l'Ouest étaient menacés car la mouche noire qui transporte le parasite responsable de la maladie avait élu domicile dans les rivières de la région.La maladie peut également provoquer des lésions cutanées, de l'épilepsie, de la douleur mus-culo-squelettique et une enflure des organes génitaux.Mais grâce à l'un des programmes de santé publique les mieux réussis depuis l'éradica-tion de la variole, l'Organisation mondiale de la santé ( OMS ) et un groupe de pilotes d'hélicoptère entêtés auront réussi à débarrasser onze pays d'Afrique de l'Ouest de la maladie d'ici l'an 2000.Ainsi, les arrière-petits-enfants de Diarrassouba ne courront pratiquement pas de risque d'attraper la cécité des rivières.En effet, les mouches pondent rarement leurs oeufs dans la rivière Sien qui coule à moins d'un kilomètre du village, et les 600 villageois prennent régulièrement PHOTO CP Un enfant guide un malheureux souffrant de la cécité des rivières à Cbarnga.au Liberia.On croit que 600 000 habitants de ce pays sont touchés par cette maladie, causée par un parasite.Mais l'Organisation mondiale de la santé, grâce à un traitement médicamenteux et à la pulvérisation des rivières où pondent les mouches qui répandent le parasite, croit être en mesure de débarrasser 11 pays de l'Afrique de l'Ouest de l'horrible fléau d'ici la fin du siècle.un médicament anti-onchocerco-se appelé invermectin, fourni gracieusement par une compagnie pharmaceutique américaine.Cependant, pas moins de 80 millions de personnes dans 34 pays sont encore menacées, y compris 30 millions d'habitants de l'Afrique subsaharienne dont les pays sont aux prises avec la guerre civile, de l'orgueil politique mal placé et des coffres vides.Ainsi, le Liberia, dont 600 000 habitants sont touchés par la cécité des rivières, a été exclu du programme de l'OMS parce que le gouvernement exigeait d'être payé pour que les hélicoptères puissent utiliser son espace aérien au cours des opérations de pulvérisation de ses rivières.Pour sa part, le Nigeria a refusé de faire partie du programme et aujourd'hui, plus de 3,3 millions de Nigérians souffrent d'onchocercose.Au Zaïre, enco- re ébranlé par les funestes ravages du virus d'Ébola et les flambées de poliomyélite et de rougeole, 4,5 millions d'habitants souffrent d'une forme ou d'une autre de la cécité des rivières.Diarrassouba n'oubliera jamais les débuts de la maladie, qui est particulièrement insidieuse.L'infection est d'abord transmise par une mouche femelle qui pique le sujet et implante les parasites dans la peau.De durs nodules remplis de vers parasites se forment sous la peau, causant une démangeaison incessante.Les victimes se grattent jusqu'au sang.Des millions de rejetons semblables à des vermicelles s'introduisent alors dans la circulation sanguine et se faufilent jusque dans les yeux.« le me suis tant gratté les yeux qu'ils ont commencé à me faire mal, raconte Diarrassouba.Et puis, j'ai perdu la vue progressivement.» Le Programme de lutte contre l'onchocercose ( PLO ) a été lancé en 1974 après que des études eurent démontré que 65 000 kilomètres carrés de fertiles vallées arrosées avaient été désertées en Afrique de l'Ouest, ce qui occasionnait des pertes de 30 millions de dollars par année.Dans une région où l'âge moyen des décès s'établissait déjà à 45 ans, les experts des sciences de la santé saisirent l'ampleur de la menace.« On s'attendait à ce que tous les hommes du village meurent aveugles », explique Dave Par-tridge, un responsable de l'OMS chargé des opérations aériennes.C'est le docteur Michel Pac-que, expert dans le domaine de l'onchocercose, qui est responsable du programme africain de Sight Savers International, un organisme humanitaire britannique qui fournit l'invermectin.Le docteur Pacque estime que 99 % des cas de cécité des rivières se trouvent en Afrique.Bien manger Trop pressé pour bien manger ?MARIE-CLAUDE BOUCHER collaboration spéciale otre rythme de vie de plus en plus exigeant semble faire oublier à plusieurs d'inscrire la pause-repas à leur agenda.En fait, ils ne lui accordent pas l'importance qu'ils devraient.Mais à bien y penser, les repas s'avèrent le moment privilégié pour se faire plaisir et relaxer.Prendre une demi-heure pour dîner et 15 minutes pour la collation de l'avant-midi et de l'après-midi Permettent de refaire le plein, ourquoi alors ne pas considérer les repas à leur juste valeur ?Après tout, ils nous aident à poursuivre la journée avec plus d'entrain.Faisons donc vite et bien ! Ne négligeons surtout pas la qualité de nos repas.À ceux qui manquent de temps ou qui ne prennent pas le temps de cuisiner, les restaurants-minute, les cantines et les cafétérias offrent une solution pratique.Mais savent-ils que, s'ils ne surveillent pas ce qu'ils y mangent, certains pièges les guettent ?En effet, les repas servis dans ces établissements sont pour la plupart pauvres en calcium, en fer, en vitamines A et C ainsi qu'en fibres.Par contre, ils contiennent beaucoup de matières grasses \u2014 des gras saturés en particulier \u2014, de sel et de calories.Les adeptes des repas rapides risquent donc à la longue de souffrir de carences en éléments nutritifs et éventuellement de voir leur poids augmenter.Us devraient toutefois savoir que les repas-minute ne signifient pas nécessairement mauvaise alimentation.Un repas équilibré comprend des aliments des quatre groupes du Guide alimentaire canadien pour manger sainement : des viandes et substituts, des produits céréaliers, des produits laitiers et des fruits et légumes.En mettant ce principe de l'avant, on peut composer une infinité de menus rapides où équilibre et variété sont à l'honneur.En effet, plus un repas contient d'aliments différents, plus ii est riche en éléments nutritifs ( vitamines, minéraux et fibres ) et plus il Le « nec plus ultra » du repas vite consommé : une commande à l'auto dans un restaurant-minute I est appétissant de surcroît.Fini la monotonie ! Au restaurant Au resto, on opte pour des aliments moins gras et on réduit sa consommation de sel.On accorde une préférence aux fruits, aux légumes et aux produits céréaliers à grains entiers.Dans les faits, on évite les hamburgers à trois étages, les fritures, les panures et les mets en sauce.On privilégie les hamburgers grillés que l'on garnit soi-même de laitue, de tomate et d'oignon, par exemple.On préfère la pizza aux légumes à celle qui est garnie de pepperoni ou de bacon.On demande un pain kaiser ou du pain de blé complet plutôt qu'un croissant.On remplace les frites par une salade relevée d'un soupçon de vinaigrette ou de mayonnaise légères.À la place des boissons gazeuses sucrées, on prend de l'eau, du jus de fruit ou de légumes ou encore du lait.Aux pâtisseries et aux gâteaux, on substitue les desserts au lait et les fruits.Et surtout, on n'hésite pas à se renseigner sur les aliments offerts.Plusieurs établissements publient des informations sur les éléments nutritifs de leurs produits, ce qui nous permet par la suite de faire des choix judicieux.À la maison Pour qui sait s'y prendre, la préparation des repas peut se faire en un tournemain.L'industrie alimentaire propose, entre autres, des repas surgelés qui peuvent très bien dépanner.Môme s'ils fournissent une bonne valeur nutritive, il est indispensable de les compléter avec des crudités et un dessert au lait, par exemple.Mis avec un brin d'organisation, la préparation des repas ne devrait causer aucun problème, surtout si : \u2014 on a toujours sous la main des aliments nutritifs prêts à manger comme des jus de légumes ou de tomate, des poissons en conserve dans l'eau, du fromage, des fruits, du yogourt, des tablettes de céréales, des petits pains et des muffins légers ; \u2014 on congèle des portions individuelles de pâté chinois, de quiche, de lasagne et de pizza ; \u2014 on prépare et on garde au réfrigérateur, dans un contenant hermétique, une bonne quantité de légumes crus ; \u2014 on congèle des bagels, des kaisers, du pain de blé et des pains pita ou des muffins et biscuits maison ; \u2014 on prépare des quantités doubles pour le souper et on congèle les restes.Si on ajoutait à tout ça des suggestions de menus préparés dans le temps de le dire, qui pourrait encore prétendre être trop pressé pour bien manger ?Optons donc pour : \u2014 un jus de légumes avec un bagel au fromage et au saumon fumé et une salade de fruits ; \u2014 une omelette aux légumes et au fromage avec une salade verte arrosée de vinaigrette légère et un muffin léger au son et aux raisins ; \u2014 des céréales de grains entiers et du lait 2 % avec une banane et des noix hachées ; \u2014 un lait de poule ( lait 2 % m.g., oeuf, vanille ) avec un fruit et une tablette de céréales ; \u2014 des crudités avec un sandwich au jambon et du lait glacé ; \u2014 deux galettes de riz au beurre d'arachide avec un yogourt et un fruit ; \u2014 une salade de fruits et fromage cottage avec quatre biscuits graham et des amandes.Marie-Claude Boucher est membre de l'Ordre professionnel des dieteiistes du Québec.Comprimés ALIMENTATION ET SANTÉ ¦ Sous le titre Les clés d'une alimentattion gagnante, Louise Lambert-Lagacé, diététiste-conseil, prononcera une conférence, le mardi 24 octobre, à l'Université de Montréal.La conférencière traitera de sujets toujours préoccupants lorsque l'on veut allier alimentation et santé, et tentera de faire le point sur « les questions de l'heure en nutrition ».Cette conférence aura, en plus de renseigner, un autre but : elle sera donnée au profit du Dispensaire diététique de Montréal.Les recettes de cette soirée seront versées à cet organisme qui offre aux femmes enceintes un programme unique d'intervention nutritionnelle qui rompt ce cycle infernal : pauvreté-malnutrition.Les billets ( 35 $, un reçu pour fin d'impôt sera émis ), seront offerts le soir de la conférence, à partir de 18 h 30.Université de Montréal.2900, boulevard Édouard-Montpetit ( immeu-bre principal, auditorium K-500 ).COLLOQUE SUR LE PSORIASIS ¦ Le Colloque 95 sur le psoriasis aura lieu le 28 octobre à l'auditorium Rousselot de l'hôpital Notre-Dame.Serge Laprade, président-fondateur de Psoriaction, traitera à cette occasion de la mission de l'organisme alors que des médecins et pharmaciens aborde-ront le traitement médicamenteux et qu'un psychologue entretiendra l'auditoire de la composante psy-chosomatique dans l'évolution de la maladie.Pour plus d'information relativement au déroulement de ce colloque, faire le (514) 522-5255.RÉSISTANCE AUX ANTIBIOTIQUES ¦ Des cliniciens et des scientifiques de Montréal et Paris ainsi que de plusieurs grandes villes américaines se retrouveront, le 25 octobre, à l'amphithéâtre Block de l'hôpital Général juif, pour participer à une 32e Journée clinique annuelle André Aisenstadt, sous le thème L'accroissement de la résistance aux antibiotiques.Les discussions porteront notamment sur les facteurs qui affectent le problème global de résistance aux antibiotiques.On estime en effet que l'utilisation abusive de ces remèdes-miracles, qu'on se procure généralement avec une ordonnance du médecin, est l'une des causes majeures du médecin, est l'une des causes majeures d'une grave problème mondial de la santé.INFIRMIÈRES ET 3* ÂGE ¦ Le 27 octobre, à l'Auberge des Seigneurs de Saint-Hyacinthe, 260 personnes participent au Colloque 1995 de l'Association québécoise des infirmières et infirmiers en gérontologie.Cette association a été créée il y a 11 ans et regroupe 450 membres impliqués dans la diffusion de soins infirmiers aux personnes âgées.Or ces membres estiment, dans le contexte bud-gétaire difficile des prochaines années et en tenant compte de l'augmentation du nombre de personnes du troisième et du quatrième âge, qu'il sera de plus en plus important de soutenir cette profession dans assurer la meilleure qualité de service.LES INFIRMIÈRES EN CONGRÈS ¦ L'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec tiendra sa 75c assemblée générale annuelle et son congres annuel, les 30 et 31 octobre, au Palais des Congrès de Montréal.Le thème choisi.L'engagement professionnel, l'Art de soigner dans la complexité, devrait permettre aux miliers de membres, selon les termes employés par la présidente Gyslaine Desrosiers, de « jeter un regard prospectif sur le devenir de notre profession dans un réseau en pleine mutation ».L'occasion est unique, dit encore la présidente, de mettre en évidence la plus-value des soins infirmiers au coeur du système de santé et des services sociaux.MÉNOPAUSE A SAINT-LUC ¦ Une rencontre sur la ménopause, avec l'équipe de la Clinique de ménopause de l'hôpital Saint-Luc, aura lieu le 1er novembre, à l'auditorium de l'hôpital.Il sera notamment question du rôle de l'infirmière en ménopause, du supplément de calcium, de la thérapie hormonale et des changements qui surviennent chez la femme durant cette phase de l'existence.Pour obtenir plus de renseignements, faites le (514) 281-2142.LES BONBONS DE L'HALLOWEEN ¦ D'après l'Institut canadien du sucre, les bonbons plus durs et plus collants qui restent dans la bouche, comme les papillotes, les caramels et les suçons, sont les plus dommageables pour les dents.On recommande donc aux parents, à la veille de l'Hallo-ween, de recommander à leurs enfants de se brosser les dents et d'utiliser la soie dentaire dès que possible après avoir mangé des bonbons.N'offrez des bonbons à vos enfants qu'après les repas, dit-on aussi.Les bonbons sont censés être un complément et non pas un substitut aux autres aliments.DÉPISTAGE DES TROUBLES MENTAUX ¦ Des études ont montré que 20 % des patients des cliniques externes de soins primaires présentent des troubles mentaux, et qu'entre 50 à 70 % de ceux-ci ne sont pas décelés par leur médecin de famille.La firme pharmaceutique Pfizer a donc conçu un nouveau système pour aider les médecins de première ligne à diagnostiquer les troubles mentaux communs.Le système Prime-MD, développé sous la direction d'un professeur de psychiatrie, est un questionnaire auto-administré par le patient ainsi qu'un guide du clinicien.Ces outils permettent de diagnostiquer des troubles mentaux relatifs à l'humeur, l'anxiété, l'alcool ou l'alimentation ainsi que les problèmes psychosomatiques.LA SAGESSE POPULAIRE ¦ La consommation d'alcool, combinée à un régime alimentaire riche en matières grasse, contribue à la prise de poids, révèlent deux études du Laboratoire des sciences de l'activité physique et du Centre de recherche sur les maladies lipidiques de l'Université Laval.Il semble, en effet, que les calories contenues dans l'alcool n'induisent pas d'effet inhibiteur sur la consommation totale d'énergie, de sorte qu'elles s'additionnent aux calories provenant du régime de base d'un individu.Ces deux recherches confirment donc enfin la sagesse populaire.Histoires d'eau Associated Press PARIS ¦ Eau du robinet, eau de table, eau de source, eau minérale, toutes les eaux ont une histoire.Laquelle choisir pour des besoins qui varient au cours de la vie ?Certaines répondent à des exigences particulières, d'autres, universelles, conviennent à tous.Beaucoup apportent d'autres nutriments ( sucres, protéines, minéraux, etc.).Or, dans la vie courante, et plus encore lors de l'effort chez les sportifs, lors de certaines maladies ou de conditions physiologiques particulières comme la grossesse, un apport en eau de boisson pure est important.Le critère fondamental et impératif du choix est la sécurité lice à l'absence de tout élément pathogène ou toxique, notamment les nitrates, la pollution microbienne, l'acidité de l'eau.Poison de l'hémoglobine, les nitrates bloquent les phénomènes de transfert de l'oxygène au niveau des hématies.Ils ont à plus long ternie une action cancérigène possible.Le taux de nitrates dans les eaux a aujourd'hui tendance à augmenter, surtout dans le monde accidentai.11 ne faut donc pas consommer une eau qui en a plus de 50 mg / l et éviter de donner f aux bébés toute eau qui atteint ou dépasse 25 mg / 1 ( vérifier qu'y figure la mention « convient pour la préparation des aliments infantiles ).La pollution microbienne est un risque important.L'eau embouteillée est contrôlée à l'embouteillage.Mais à partir de l'ouverture de la bouteille, tout risque n'est pas exclu.On déconseillera donc de boire au goulot, de laisser une bouteille ouverte ou de la réutiliser.L'acidité de l'eau L'acidité de l'eau est un risque supplémentaire, elle peut en effet induire une augmentation des micropolluants ( en particulier minéraux ) et des métaux lourds.En réalité, si on veut être absolument sûr d'éliminer tous ces risques, il vaut mieux consommer une eau minérale.Certaines eaux riches en calcium peuvent, dans certains cas, être recommandées aux femmes après la ménopause.D'une façon générale, il vaut mieux choisir des eaux faiblement minéralisées, avec un résidu sec avoisinant 300 mg / 1.équilibrées en calcium et en magnésium, pauvres en nitrate et sulfate, avec une faible concentration de sodium.Elles sont de plus excellentes pour la préparation des biberons de bebe. LA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 22 OCTOBRE 1995 C7 LA PETITE PRESSE DÉVaiNE JE SUIS TANNEE \u2014 QU'EST-CE QU'IL Y A DE SI LE F UN DANS ÇA ?0 IgM Unifrd F\u2014turg Syndiote, Inc FRANK IT IRNIS7 mesm C'EST SUPER UN GUICHET AUTOMATIQUE, MAIS JE POURRAIS ME PASSER DE LA BANDE SONORE OUI ÉCLATE DE RIRE QUAND JE DÉPOSE MON CHÈQUE DE PAYEI m i i 1 PIANUTS T POURQUOI JOUONS-NOUS AU FOOTBALL SOUS LA, PLUIE.M/SIEUR?CE JEU EST c A SON MEILLEUR DANS LA BOUE », MARGE ET TU EN FAIS MANGER À TES ADVERSAIRES! PHILOMINE par Schulz 'ATTENTION, LE CHIEN I AVANT DE PENSER À BONDIR SUR MOI, SOUVIENS-TOI DE CES CHOSES SOUVIENS-TOI DU VÉSUVE ! SOUVIENS-TOI DES INONDATIONS DU 14 JUILLET 19871 SOUVIENS-TOI DU TITANIC ^VEUX-TU QUE JE TE LES RÉPÈTE À PARTIR DU DÉBUT r UN PEU PLUS À GAUCHE.AVANCE I AVANCE I GARFIELD FERDINAND QUAND VAS-TU APPRENDRE A NE PAS SUIVRE LES CONSEILS DE PERSONNES COMME MOI ?NON! ÇA }\\ N'ETAIT QU'UNE RÉPÉTITIONI Les Sirènes du St-Laurent ROGER FOURNIER LES SIRÈNES DU SAINT-LAURENT RÉCITS EN FORME DE CERCLE \u2014 36 \u2014 Nous étions cinq ou six à courir, à monter l'escalier, à le redescendre, à nous chamailler et à pleurer.Quand il était à bout, Florian criait: \u2014 Allez-vous arrêter de mener le yâbe! \u2014 Y sentent la tempête, j'cré ben, disait ma mère avec indulgence.Grand-père lorgnait du côté de la «strappe» (cuir à aiguiser les rasoirs), ce qui Taisait rire les plus jeunes, et finalement on nous envoyait au lit.Mais dans les chambres la chicane continuait à coup d'oreillers.Dans le feu de l'action, il nous arrivait de vider le contenu de nos paillasses, ce qui nous valait quelques bonnes claques aux fesses.Pendant que la famille s'endormait, ma mère s'assoyait avec son tricot.Elle devait faire des chaussettes de laine, des mitaines, des «p'tits corps», etc.Comme distraction il y avait aussi les séances d'«échiffage».On prenait nos vieux vêtements et on les découpait en carrés de cinq ou six centimètres que l'on défaisait brin par brin.C'était fastidieux, mais cela nous tenait les mains occupées.Le tas d'«échiffes» que l'on récoltait était d'autant plus gros que la famille était nombreuse.On mettait ces résidus dans une baratte conçue à cet effet, on y ajoutait de l'eau bouillante et on barattait avec une espèce de pilon muni de dents.Cela donnait une masse de fibres informes, vaguement grise, que l'on pouvait filer et tisser de nouveau pour faire d'autres vêtements.Au cours de ces longues soirées, l'oncle Albert m'a procuré de bien grandes joies.Sans le savoir, bien entendu.Le dimanche, il chantait à l'église, mais il rapportait son gros missel de grégorien à la maison.Parfois, à l'heure où mon père lisait son journal sous la lampe Aladin, il montait dans sa chambre et il solfiait.Alors je m'asseyais sur la première marche de l'escalier pour l'écouter.La-do-doré-mi-ré-do-do.Que pouvait-il y avoir de si troublant dans ces mélodies religieuses venues d'un autre monde?Je n'en sais rien.Toujours est-il que j'écoutais sans bouger, transporté par ces notes d'une fraîcheur extraordinaire, si fluides que je les assimilais aux volutes de fumée ou aux mouvements imprévus des feuilles emportées par l'automne.Ainsi je les teintais d'une nostalgie qu'elles n'avaient peut-être pas, mais qui se mariait à mes états d'âme de façon magnifique.Je crois que la première fois de ma vie où j'ai employé le mot «beauté», ces mélodies grégoriennes étaient pour moi un point de référence.À l'époque, ma tante Marie-Louise avait aussi son trésor poétique, l'équivalent du solfège grégorien pour l'oncle Albert.C'était un petit panier d'osier, rond, dont la base était rouge et le couvercle de couleur naturelle.Or, ce petit panier avait une qualité magique: il sentait bon! Le soir après le souper, quand maman tricotait des bas de laine ou des mitaines pour sa famille, Marie-Louise sortait son panier et la cuisine embaumaitle foin d'odeur.De ses mains blanches, elle étalait son oeuvre inachevée, un dessus de table circulaire et, avec un instrument qui me rappelait ceux du dentiste, elle faisait circuler du fil blanc entre ses doigts.Un luxe que cette dentelle, évidemment, puisque ça ne servait pas à la famille.Ces nappes ajourées ne feraient jamais partie de ce qu'on appelait alors un trousseau de mariage, mais il est certain qu'en manipulant son crochet et en faisant glisser le fil blanc entre ses doigts avec application, afin d'obtenir quelque chose de beau qui allait être entièrement à elle, la tante Marie-Louise se donnait l'illusion de l'enfantement.Elle créait! Elle créait dans la propreté! Pas de sperme, pas de sang, pas de liquide amniotique, pas de douleurs au ventre, rien de toute cette boue qui rend la femme si semblable à la terre quand elle donne la vie.Rien de tout cela, et pourtant au bout de ses doigts quelque chose prenait forme.D'ailleurs, toutes ses «créations» commençaient par un petit point qui se développait de façon circulaire, un peu comme un embryon.Un soir, grand-père Jos avait ramené sa fille à la réalité, si je puis dire.Au moment où elle rangeait sa dentelle et replaçait le couvercle sur son petit panier avant de monter se coucher, il avait enlevé ses chaussons de laine en disant: \u2014 Marie-Louise, viens couper la corne de ton cheval.Cela dit sur son ton habituel, bourru mais sans méchanceté.Toute la maisonnée avait ri, mais je crois que c'est moi qui avais ri le plus fort.J'avais même répété la phrase du vieux.Alors ma tante m'avait regardé en souriant, considérant qu'on pouvait me pardonner cette insolence à cause de mon bas âge.D'ailleurs, c'est sans hésitation qu'elle avait pris les ciseaux et s'était agenouillée aux pieds du grand-père pour lui couper les ongles d'orteil.Je regardais la scène avec une espèce de fascination: la vieille fille à genoux, sa main délicate tenant le pied blanc du vieillard, et les ciseaux qui faisaient un bruit métallique lorsqu'ils parvenaient à trancher la «corne», car il avait les ongles d'une épaisseur peu commune.La main pure et le pied laborieux.J'avais l'impression que c'était le seul lien qui restait entre le père et la fille.Tout avait été sublimé pour laisser place à une seule idée: le respect dû au père.D'ailleurs, il était assis et elle était à genoux.Même si ma tante s'exécutait de bonne grâce, il me semblait qu'il y avait là quelque chose de scabreux.Comme il savait que sa fille serait toujours vierge, il se peut bien que le vieux ait voulu lui faire prendre contact avec le mâle dans la mesure du possible.\u2014 Marci ben, dit-il simplement quand elle eut fini, puis il m'ordonna d'aller me coucher, comme s'il venait tout juste de se rendre compte que j'avais vu quelque chose d'indécent.En général, c'est par les soirs d'hiver que la maladie nous rendait visite.Florian, par exemple, avait souvent mal à l'estomac: des spasmes terribles qui le clouaient au lit et le faisaient vomir.Alors ma mère lui préparait des compresses chaudes avec du Uniment «Rundol» (randle), la panacée du Basdu- Fleuve qu'on achetait du marchand ambulant.Elle faisait chauffer le Uniment dans un vieux moule à gâteau bosselé, trempait un morceau de flanelle dans le liquide bouillant, puis elle l'appliquait sur son ventre.Dans la maison, ça sentait fort et on était inquiet.Mais jamais il n'était question du médecin.Il fallait venir à bout de la maladie soi-même et c'est sur lui, le père, qu'on devait prendre exemple.Un soir, le Uniment s'étaitenflammé, le feu du poêle étant trop vif.J'avais eu peur, mais maman avait maîtrisé la situation en rabattant vivement le morceau de tissu sur la flamme.Il y avait des moments, comme ceux-là, où je me demandais si la misère n'existait pas quelque part, mais ce mot ne faisait pas encore partie de mon vocabulaire.J'avais bien entendu mon père parler de «misère nouère» ou de «misère maudite», mais c'était pour qualifier un travail difficile à exécuter.à suivre \u2022 ÉDITIONS TROIS-PISTOLES.1995 23, rue Pelletier, Trois-Pistoles G0L 4K0.Téléphone : (418)851-6852 LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 22 OCTOBRE 1995 C 11 CftC CAMPING.CHASSC OVO ET PÈCHE CAP TOURMENTS, chosse à l'oie, kius: coucher.dSjfoner, coche, guide, 19 S.4lM27.Mfl 608 BICYCLETTES, SKI, GOLF poubelle OU SKI.MU 3*41751; Laval f7«-5307; rive-sud 445-4V16.610 VIUÉCIATURE, VOYAGES SI vous vaut envoler ver» les U.S.l'y amènerai voir* aulo.67M4éi 655 MOTOCYCLETTES ACHETE moto», skl-doo, 4 roue», vol» chei-vous.tv?)6J7 crtr.ACHETERAIS moioa*roule, bon état; de particulier.494-23».IMW \u2022 bOCAfi yamaha \u2022 kawasaki neuve» et usooee», entreposage.M OMET SPORTS 751 bout, des tourentWtt, Levai l-S00-7éJ-4444 WÔNOÀ CM oW M 91 \\UM km.4 don» un hlodte, 6200$, 474-2547 HC*DÀ&aiowvTilôô,9j,vW Km, état neuf, 7900* 679-45*3, honda XL-14J.1JM km.Etat neuf.1200 S.277-40*3._ moto Honda Shodow, nSTÔE 1993 17000 km.oenèté en luln 94, remisé tou* le» tolr», comme neuve, 8400 S.1»*00-30*-?t34.Virago 94, 700 km 6200 s.\\T\\J TW, AWV MIL o/w Apre» 17 h: 629-«970 6S8 BATEAUX-MOTlUR, YACHTS, VOILIERS JEANNEAU, dériveur Lesté, 35*: barre à roue Intérieure; tout équipe, tré» propre, 464-4144 mercury 20 force» avec 2 réservoirs, 1 toile pour chaloupe 14 pl.600 j pour le tout.6v?-2493.VOILIER Cotolloa 7« pl lééô, tout équipé, comme neuf! 974-1240 4% C fi BATEAUX-MOTEUR, 030 yachts, vouas I yORJERSkiu» 21 ol.lWI,tré»boni état, vhf, tondeur, kxhmétr», enrouleur.12 0001.514-442-509*.661 M0T0NEICES, vehicules! TOUT TERRAIN BOMBARDIER Oofarl m, 277 ce, i comme neuf, 1750 S.9*3-434* ¦OMftAROVR Safari te, etecf 3000 km, 1995 S, 662-B009 \u2014- _._ 2000km, état neuf eut.5400 S, jgjjfl ! FORMULA MX î\\, ocneU neur en 92, 4600 km, démarreur *4*ct, condition Al, 224-5530 M6TÔNEKK Yamaha 1492, pont long, démarreur, élect, toUe, mar \u2022 çhe-orrlére.condition /-l.remKé à l'année, 3*00 S, 1-*00-30t-2*36.mm SummH ME RK Pond lono, avec reculons, démarreur élect., rock.Seulement 150 km,1 6000 S, sotr: 445-5177.Wi-bÔO *9 et 92 Sorarl L^rjor»' elect., 1999 O 2699S.952 9908 667 VÉHICULES RÉCRÉATIFS MOTORISE Unlk 79, 21 pl, .621-43*9 .toutl équipe, do» ml, propre.Motorisé H pl, E RR si 666 km.Ford 460, mécanique et pneus A-1, tré» bonne conoïnon.24 0001.Particulier.646-4704 VPPOR! brave W.parfaH état, 10 500 S.626-9119 675 ENTREPOSAGE DE VÉHICULES A-1.entrepôt récent chauffé ou non, pour bateau, motorise, outo, etc., porte M'xleii, St-Hvodnthe, srte expo oarkoie, 25 min.Hlppo-rvt*.514-773-335/ ENTREPOT pour bateau, motorhé ou outo, porte 16X14', approx.40 ploces, 514-663-3600, 666-1654.MIM entrepôt 10x16.spécial d*hl-ver, 5 moi» 300 s.Autre» grandeur» disponibles.514-839-6227.Propositions 97ld,arrairc» 710 OCCASIONS D'AFFAIRES CEDERAIS 2 sokxn coiffure avec démêle.Prix dérisoire.630-1153 occasion d'affaire» excephon-neiie' Loto Vision recherche un ou plusieurs Investisseurs, chiffre d'urfotre» de piu» d'un million oe doiior», une voleur sure et sons risque.Contacter ropldement Sylvain Berger on, (514) 464-5389.OCCASION D'AFFAIRES À DOMICILE Occasion extraordinaire d'obtenir un revenu substonrtel 0 vie en mettant en marché et distribuant une nouvelle gomme de produits ?ul se vendent d'eux-méme».a lté» plus d'argent à temps partiel que vous en faites présentement à temps plein.W.l.N.MARKETING peut vous offrir une concession de distribution au Québec ou ollleurs.Formation donnée à Montréal Si vous chercher sérieusement, vous devez absolument voir ces produits foouieux et notre régime de rémunération presque Incroyable.Voilà l'occasion que vous attendiez.Assistez aux sessions de présentation à: L'Auberge Wendfyn, 7700 Sherbrooke Est, le 25 octobre 1995 o lth ou ou Romodc ton.73*9 Cote de Liesse Est, st-Lourent le 26 oclehre 199-c 0 199».Nous sommes débordés et avons besoin de distributeurs è temps plein ou partiel.Appelez Paul au 1-800-730-1550 dundi-Seudl.9b à midi) ou >>on 1 \u2022800-797-0111 (lundMeudi midi à 22h).Appelez notre centre de New York déS MAINTENANT POUT réserver votre ptoce.710 OCCASIONS D'AFFAIRES VOTRI PROPRi PATVOM ! 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trice de chevron en moins derrière la moto.5) Sous le nez de l'homme, coin de la maison complété.6) Au-dessus de l'homme, un toit complété.7) Pied du mât plus court.8) Auvent de porte de la maison de gauche plus grand.AVIS LEGAUX APPELS D'OFFRES SOUMISSIONS - ENCANS AVIS PUBLIC La séance annuelle d'information publique de l'Hôpital de Montréal pour Enfants se tiendra le Jeudi 2 novembre 1995 de 17 h à 18 h 00 à l'Amphithéâtre Forbes-Cushing (D-182) 2300, rue Tupper à Montréal (angle Atwater ).Le public est cordialement invité.Dans notre circulaire distribuée le samedi 21 octobre 1995, dont les prix sont valides jusqu'au 31 octobre 1995 ou jusqu'à épuisement de la marchandise, un article aurait dû se lire comme suit : P.5 TÉLÉVISEUR COULEUR 13\" SAMSUNQ.Le prix aurait dù se lire 239$ au lieu de 199$.L'illustration diffère du produit annoncé.Veuillez noue excuser pour tout inconvénient que cette erreur e pu vous causer.\u2022en ovei/r; Vos dons nous vont droit au coeur/ Association rbecotse .enfants malades du coeur 3035.chemin de la Côte Ste-Catherine Montréal (Québec) Haï 1C4 Harris prévient les assistés sociaux : régime de « baloney » ou travail Presse Canadienne TORONTO ¦ Le premier ministre de l'Ontario, Mike Harris, affirme que s'il a déjà pu survivre sur un régime de saucisson de bolo-gne, de fèves au lard et de pain sans beurre, les assistés sociaux de sa province peuvent en faire autant.« Je l'ai fait dans mes jeunes années, mais je ne voudrais plus le faire.C'est pourquoi je travaille si fort pour tenter d'avancer», a déclaré Mike Harris.Le premier ministre conservateur estime que les assistés sociaux qui digèrent mal le régime minceur que leur impose son gouvernement n'ont qu'à se trouver du travail.Dans une interview qui a suivi son discours aux membres du conseil provincial de son parti, Mike Harris s'est décrit comme un modèle de réussite pour les pauvres de l'Ontario.L'ancien champion de golf qui a procuré la victoire aux conservateurs ontariens, longtemps tenus à l'écart du pouvoir, soutient que la volonté de travailler fort est ce qui permettra aux gens de se sortir de l'assistance-sociale.Si les pauvres veulent un menu plus consistant que celui de 90 i par mois que son gou- vernement a recommandé vendredi, ils doivent travailler pour compenser la réduction de 22 p.cent de leurs prestations, estime Mike Harris.« fe conseillerais aux gens de travailler quelques heures par semaine pour être en mesure d'avoir plus qu'un régime de survie », a-t-il indiqué.Au cours de son discours d'une trentaine de minutes, Mike Harris a pressé les 700 membres du parti de ne pas s'en faire à propos des critiques à l'endroit des politiques musclées de son gouvernement.« Ce sont ceux qui profitent des privilèges d'un déficit de 10 milliards et de lois du travail non équilibrées, et ils ne veulent pas perdre leurs privilèges », a déclaré le premier ministre Harris.Mike Harris a été talonné par les manifestations depuis que son gouvernement est en poste.Lorsque le gouvernement a entamé la première session législative au mois dernier, plus de 5000 personnes se sont massées devant le parlement ontarien pour protester contre les compressions infligées à l'assistance-sociale et aux refuges pour femmes.Une centaine de manifestants ont tenté de pénétrer à l'intérieur de l'édifice avant d'être repoussés par les poli- ciers anti-émeute armés de bâtons et de gaz poivré.Lors d'une apparition publique à Kîtchener, Mike Harris s'est fait canardé d'oeufs.Des manifestants ont par la suite perturbé la visite de Mike Harris à un club de golf privé à l'occasion d'un souper-bénéfice.Le premier ministre Harris croit toutefois que ce sont les syndicats désireux de-protéger les emplois qui sont derrière ces manifestations.« Quelques rassemblements ont dérapé en raison de manifestants professionnels, financés et dirigés par les syndicats », a-t-il déclaré.« )e doute que des gens inquiets de leur nourriture osent la lancer, je pense qu'ils préféreraient la cuire.» Le premier ministre, qui a fait son entrée dans la salle sous les chants de / don't give a damn ( le m'en fous ), phrase tirée de la chanson Badlands de Bruce Sprinsteen, a indiqué que son gouvernement comptait poursuivre son plan de compression des dépenses de six à neuf milliards.« Nous allons baisser dans les sondages.Nous allons traverser des jours difficiles, a-t-il déclaré.Mais nous n'avons pas fait tout ce chemin pour avoir la faveur populaire à court terme, pour plier sous la pression.» Tremblement de terre à Mexico et dans le sud du pays : 70 blessés Agence France-Presse MEXICO ¦ Un tremblement de terre d'une magnitude de 6,5 sur l'échelle de Richter, qui a secoué vendredi soir Mexico et le sud du pays, a fait 70 blessés légers et causé des dégâts matériels peu importants, selon un nouveau bilan.Selon les autorités le séisme, dont l'épicentre se situait dans le Chiapas ( sud-est ), a principalement touché cette province ainsi que celles de Tabasco et Oaxaca.À Mexico, environ 10 000 agents des forces de police ont patrouillé dans la ville, mais le plan anti-séisme n'a pas été déclenché.Dans le Chiapas, cinq maisons se sont effondrées, et l'électricité a été coupée dans plusieurs villes.La plupart des villes du sud ont connu des débuts de panique pendant la secousse, qui a duré une quarantaine de secondes.Le 9 octobre, un violent séisme d'une magnitude de 7,5 sur l'échelle de Richter avait frappé deux États de la côte ouest du Mexique faisant 48 morts, 166 blessés et quelque 9500 sinistrés.Il avait connu une réplique trois jours plus tard mais la secousse de 6,1 Richter, ressentie dans l'ouest mais aussi dans la capitale, n'avait causé que des dégâts matériels.Hugh Grant pressenti pour jouer le rôle de Nick Leeson, selon le Mail on sunday Agence France-Presse LONDRES ¦ L'acteur Hugh Grant est Rressenti pour jouer le rôle de lick Leeson, le courtier de la banque Barings, dans un film sur la faillite de la prestigieuse banque britannique, affirme aujourd'hui le Mail on Sunday.Le film qui devrait coûter 20 millions de livres pourrait rapporter environ 3 millions de dollars à Nick Leeson.Nick Leeson, 28 ans, est soupçonné d'avoir fait perdre 1,3 milliard de dollars à la Barings par des transactions imprudentes sur les marchés boursiers asiatiques.Le film sera produit par le journaliste Sir David Frost qui avait réalisé le mois dernier un entretien télévisé avec le courtier dans sa cellule d'une prison de Francfort, où il est détenu dans l'attente d'une éventuelle extradition vers Singapour.« U est encore très tôt, mais Hugh Grant a exprimé de l'intérêt » pour le film, a affirmé Sir David au journal.La cour d'appel de Francfort a récemment donné son feu vert à l'extradition de Nick Leeson vers Singapour, qui doit maintenant être approuvée par le gouvernement allemand.Le courtier a déjà vendu l'exclusivité de ses mémoires à l'éditeur britannique Little Brown.La transaction s'élèverait à environ 450 000 livres ( 705 000 dollars ) pour l'exclusivité des droits en langue anglaise.L'ensemble des droits pour le monde entier pourrait atteindre un million de livres.L'ex-f emme du Prix Nobel d'économie avait tout prévu dans son contrat de divorce Agence France-Presse CHICAGO ¦ Le Prix Nobel d'économie Robert E.Lucas est beau joueur malgré lui : sept ans après avoir divorcé de son épouse Rita, il va devoir partager le pactole de son prix avec son ex-femme, comme prévu par le contrat de divorce.Lucidité, intuition ou prémonition, toujours est-il que l'ex-épouse avait fait ajouter au procès verbal du divorce une clause prévoyant qu'en cas de prix Nobel quel qu'il soit, « l'épouse devra recevoir la moitié », en l'occurence du million de dollars accordé au vainqueur, selon le Chicago Tribune de vendredi.À 58 ans, le professeur d'économie de l'Université de Chicago a ouvert le Champagne quand l'Académie royale de Suède lui a annoncé le 10 octobre qu'il était le lauréat de 1995.L'euphorie de la nouvelle une fois passée, l'économiste s'est rappelé des termes de sa séparation, survenue après 29 ans de mariage.« Un contrat est un contrat », a simplement commenté le pape de la « nouvelle macroéconomie classique », ajoutant toutefois: «c'était son idée.Peut être que si j'avais su, je me serais opposé à cette clause ».Mais le passé est le passé, et aujourd'hui « il est difficile d'être désagréable après avoir gagné un prix comme celui-là », s'est-il contenté d'ajouter.Visiblement, son ex-femme le portait dans la plus haute estime pour faire un tel pari et sa réaction en apprenant la nouvelle a été de souligner que les 500 000 dollars qui lui reviennent, vont être largement amputés par les impôts.Pour ne rien gâcher, le spécialiste mondial des « rational expectations ( anticipations rationnelles ) » ( sic ) doit se dire que son ex-femme a en plus eu de la chance puisqu'à quelques jours près, elle n'aurait rien eu : tel que précisé noir sur blanc dans le contrat, la clause venait à échéance le 31 octobre prochain.Individu recherché pour quatre vols ¦ Dans la soirée du mardi, 10 octobre 1995, à 20 h 25, un individu se rend au 8250, boulevard Langelier, soit au dépanneur Provi-soir ( Gestion Sajolec ) situé à l'intersection de la rue de Blain-ville, à Saint-Léonard.L'intrus somme la caissière de lui remettre la recette.La caissière refuse, mais l'agresseur persiste et brandit une arme à feu qu'il avait dissimulée à la ceinture.De plus, il tient des propos injurieux à l'endroit de la caissière tout en la menaçant.U s'empare finalement de l'argent qu'il met dans un sac de plastique de la maison Uniprix et s'enfuit à pied.L'assaillant est un Blanc Agé dans la vingtaine avancée.U mesure 1,68 m, pèse 68 kg.U a les cheveux bruns, resserrés pour former une queue de cheval.Il portait une moustache et une barbiche.Le voleur s'exprimait en français et était vêtu de jeans ainsi que d'un blouson en cuir bleu foncé et blanc.On impute au même individu au moins quatre autres vols qualifiés similaires perpétrés dans la région nord-est depuis une quinzaine de jours.Toute personne pouvant aider la police à retrouver cet individu est priée de communiquer avec le programme Info crime en composant le 393-1133 où toute information sera traitée confidentiellement.DÉCÈS, PRIÈRES, REMERCIEMENTS INDEX DES DÉCÈS BILODEAU, Charles Uvtl CLEMENT, Fernande Boucherville ¦DUHAMEL, Maurice -DUPUIS (DESCHAMPS), Anlta Montréal -FAUCHER, André Laval - JOBIN, RoyrWond St-Mathias LEFEBVRE, Yvette Lachine \u2022LEONARD (GRAILLON), Juliette Montréal -PELLETIER, Soeur Morle-Anae Montréal \u2022ROUSSEAU, frèrt Poul, O.M.I.Trois-Rivieres |DUHAMEL, Maurice M.Maurice Duhamel est Idccédé le 20 octobre 1995.a loge de 83 ans.>a la suite d'une brève (maladie au Centre hospitalier de l'Université Laval.M.Duhamel occupa durant de nombreuses années le poste de directeur [général du Centre hospitalier |.Henri Charbon-neau a Montréal.M.Duhamel laisse dans le deuil son épouse Marcelle Bernier, son fils Jacques et son épouse Pierrette, ses petits-enfants.Catherine.François et Sophie, ses beaux-freres et belles-soeurs, neveux et nièces, et de inombreux amis.La famille recevra les Condoléances lundi le 23 Ioctobre a compter de 13 h a l'église St-Charlea jGarnier à Sillery.Québec, et le service religieux en sa mémoire y sera célébré a 14 h.Vos marques de sympathie peuvent se traduire ! par un don a la Fondation du C.H.U.L.2705 boul.Laurier, Ste-Foy, GIV [4G2.Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec M.lacques Duhamel au 418-659-7247 ou 418-659-7529.FAUCHER, André A Laval, le 20 octobre 1995.a l'âge de 65 ans.est décédé M.André Faucher, époux de leannine Labadie.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses filles: Céline (Raymond Villeneuve).Sylvie (Marc Guimond) et (osée, ses petits-enfants: Vanes-sa.Yannick et Alexandre, ses frères, ses soeurs, beaux-freres, belles-soeurs, neveux et nièces, parents et amis.À sa demande, il ne sera pas exposé.Les funérailles auront lieu lundi le 23 octobre à 14 h en l'église St-Claude.80 rue Meunier à Laval des Rapides.Retour au crématorium Alfred Dollaire 2159 boul.St-Martin Est Duvernay, Laval Au lieu de fleurs, des jdons à la Fondation du centre hospitalier Verdun ou â la Fondation des maladies du coeur du I Québec seraient appréciés.NECROLOGIE BILODEAU, Charles (Frère Charles-Louis) A la Cité de la Santé.Laval, le 19 octobre 1995.à l'âge de 91 ans, est decede Frëre Charles Bi-lodeau.mariste.Il a oeuvre dans l'éducation comme professeur et directeur d'école une quarantaine d'années.Il a passé une dizaine d'années au Zimbabwe, occupé à dif férents services.Depuis 1988.il était retiré au Pavillon St-|oseph, Laval.Il laisse dans le deuil, outre ses confrères maris-tes.ses soeurs Hélène Bilodcau Després et Germaine Bilodeau Lessard ainsi que son frère Gérard, des neveux et nièces, des cousins et cousi nés.La dépouille mortelle sera exposée à la Maison Provinciale des Frères Maristes 14, Bord-de l'Eau Iberville le dimanche 22 octobre a compter de 14 heures Les funérailles seront célébrées le lundi 23, I9h30.en la chapelle de la Maison Provinciale inhumation au cimetière de la communauté.1ER ANNIVERSAIRE DAGENAIS BASTIEN NoëllO Chère maman, Deju un an que tu a; quitté cette vie de souf france pour un monde meilleur et retrouver ton cher époux.Tu es et tu demeures toujours présente da nos coeurs.Protège to la famille jusqu'à ce q Dieu nous réuniaae nouveau.Tes enfants Norma Huguettc.Richard et reille et tes petits-enfants IIS >utc ue de ind.Mi JOBIN, Raymond \\ St-Mathias.le 20 octobre 1995.a l'âge de 60 ins.est décède M.Raymond )obin.Il laivsedans le deuil son amie Thérèse Bourque.ses enfants Michel (Francine Larochel-le), Pierre (Marie-|osée Graton).Ginette (Daniel Manny), plusieurs petits-enfants, ses soeurs et frères, ses beaux-freres et belles-soeurs, neveux et nièces, parents et amis.Exposé aux salons funéraires Yvon Desnoyers & Fils 20 rue Des Carrières Chambly Les heures de visite sont mardi le 24 de 19 a 22 h et mercredi le 25.ouverture a compter de 12 h.Le service religieux aura lieu le mercredi 25 octobre a 14 h en l'église de St-Mathias.NECROLOGIE aH I CLEMENT, Fernande A la Maison Victor-Gad-bois, paisiblement, après un long et courageux combat contre le cancer, entourée de ses enfants, le 20 octobre, est décédee Madame Fernande Paul, épouse de feu Gérard Clément et résidant a Boucherville.Elle laisse dans.le deuil ses enfants Michel (Louise Frappier).Dorice (lacques Bros-sard).Huguette (Philippe Bcaumierï.Alain (Eliza-beth Frappier), lean-Paul (Dominique Allard).Ré* jean (Francine Allard).Real (Suzanne Gau-vreau).Luc (Carmen Pi-cotte).Gabriel (Chantai Rajotte) et 11 petits-enfants.Elle laisse aussi dans le deuil ses soeurs Pauline.Estelle.Colombe et lovette.ses frères Lionel, Rejean et André ainsi que de nombreux parents et amis.Les funérailles seront célébrées en l'église Ste-Famiile.560 boul.Marie-Victorin.Boucherville, mercredi le 25 octobre a 14 heures.La famille sera présente 30 minutes avant la cérémonie pour recevoir les témoignages de sympathie.Au lieu de fleurs, des dons a la Maison Victor Gadbois.1000.rue Chabot, Saint-Mathieu de Belocil |3G 4S5.Direction funéraire Maison funéraire Aaron 1031, rue St-Denis Montréal (514) 284-5440 NECROLOGIE DUPUIS (DESCHAMPS) Anlta À Montréal, le 20 octobre 1995.a l'âge de 82 ans, est decedée Mme Anita Deschamps, épouse d'A-delard Dupuis.Outre son epoux.elle laisse dans le deuil ses enfants: Pierrette.Robert (Cécile Ville-mure).Guy (Claudette Cyr).Lucie (Guy Vcrmet-te).ses 10 petits-enfants: Stéphanie.Véronique, Kartne.Marie-|osèe.Geneviève.Marc-Antoine, lean-Philippe.Samuel.Naomie.Yue-Anne, ses frères et soeurs: Yvette Mariette.Claire.Ray mond.lacques.Real, (feu leanne.Agathe.René.Leopold et Gaston), ainsi que neveux, nièces, parents et amis.Exposée a la résidence funéraire Charles E.Rajotte inc.3635 Hochetaga (métro Joliettt) Montréal dimanche et lundi de 14 à 17 h et de 19 a 22 h Les funérailles auront lieu mardi le 24 octobre à 11 h en l'église St-lean-Baptistc-de-la-Salle et de la au cimetière de Lâche naie.Un merci très spécial au personnel du centre d'accueil |.H.Char-bonneau.spécialement le personnel du 4e étage, pour les bons soins que maman a reçus pendant la dernière année de sa vie.MERCI MON DIEU Dites 9 fois le vous salue Marie par jour durant S jours.Faites trois sou haits.le premier concer nant les affaires, les deux autres pour l'impossible Publiez cet article le 9ie-me jour, vos souhaits se réaliseront même si vous n'y croyez pas.Merc mon Dieu.C'est incroya ble mars vrai M C P T LEFEBVRE, Yvette A Ijichine.le 20 octobre 1995.a l'âge de 89 ans.est décédee Yvette Lefeb-vre.predècédèe par ses trois soeurs.Gilberte.Cécile et Marguerite Elle laisse dans le deuil plusieurs cousins, cousines et ami(e)s.Elle a oeuvre de nombreuses années dans le domaine de l'enseignement en tant que profes-seure et directrice de l'école Provost a Lachine Exposée au Complexe Funérolre Urgel Bourgie Liée 1750 Notre-Dame Lachine Les funérailles auront lieu lundi le 23 octobre à II h en l'église Ste Françoise Romaine et de la au cimetière Lachine Parents et amis sont pries d'y assister sans autre invitation.Heures de visite, lundi 9 h 30.LEONARD (GRAILLON) Juliette A Montréal, le 20 octobre 1995.a l'âge de 95 ans.est décédee Madame lu-liette Graillon, épouse de feu Eugène Léonard.Elle laisse dans le deuil ses enfants: Iules, epoux de Solange L>esbiens, Michel, epoux d Hélène Bélanger, et Pierrette, épouse de Marcel Roy, une soeur, leannette Gouin, ainsi que plusieurs petits-enfants, neveux et nièces.Les funérailles auront lieu lundi le 23 octobre.Le convoi funèbre partira du salon Alfred Dollaire inc.1120 Jean-Talon Est pour se rendre a l'église St-Philippe ou le service sera célébré a 10 h et de la au cimetière Repos St-François d'Assise.Heures d'exposition: dimanche de 14 a 17 h et de 19 a 22 h.lundi a compter de 9 h PELLETIER Soeur Murie-Anye, S.F.A la Maison mere.Montréal, le 21 octobre 1995.a l'Âge de 87 ans.est décédee Soeur Marie-Ange Pelletier.Outre sa Famille religieuse, elle laisse dans le deuil sa iv^eur Mme Alphonse Pa-quin, ses frères Alide et Alexandre, ainsi que des neveux et nièces, parents et ami-e-s.La défunte sera exposée le 22 octobre a 14 h a la Maison mère Soeurs de la Providence 5655 rue de Saiaoerry Montréal, H4J 1J5 Les funérailles auront lieu a la chapelle te 23 octobre a 10 h Inhumation au cimetière Repos St-François d'Assise.Montréal.Direction: Alfred Dollaire inc.ROUSSEAU frère Paul, O.M.I.Accidentellement.à Trois-Rivieres.le 20 octobre 1995.a l'âge de 82 ans et 7 mois, est decede le frère Paul Rousseau.Oblat de Marie-lmmacu-lee.né le 15 mars 1913.a Ste-Monique.comte de Nicolet.Il était le fils de feu Waiter Rousseau et de feu Amanda Alie.Il prononça ses premiers voeux a Richelieu, le 8 septembre 1931.En août 1952.il partit pour le Basuto-land (Lesotho).Il fut missionnaire pendant 57 ans dans ce petit pays d'Afrique du Sud.comme fermier, constructeur, tailleur de pierres et toutes sortes de métiers.Il laisse dans le deuil, outre ses confrères oblats.sa soeur Bernadette, sr du B.P.ses belles-soeurs Gratia Hébert (feu Alphonse) et Thérèse Gue-vin (feu Conrad), ainsi que de nombreux neveux et nièces, cousins et cousines, bienfaiteurs et bienfaitrices.La dépouille mortelle sera exposée a la Résidence des Oblats 460 Première Rue Richelieu le dimanche 22 octobre a partir de 14 h.Il y aura une célébration de prières a 19 h 30.Les funérailles auront lieu a la chapelle du même endroit le lundi 23 octobre é 14 h.L'inhumation au cimetière de la communauté.Maison funéraire: Desnoyers & Fils Chambly AVIS LEGAUX PRENEZ AVIS Que la corn-pognte 27S6-96S0 QUEBEC INC.demono^O o l'inspecteur oeoe^oi de* Institution* financées *0 pe'miss»on de se dissoudre.Depuis 60 ans Le Chaînon, c'est aussi la liberté Tél.: 845-0151 1 i CM LA PkfcbSfc, MONÎkfcAL.DIMANCHE 22 OCTOBRE 1995 animateur René accueillera des personnalités t marqué le cinéma et roducti évisuelles d'ici.compagnie ae h nous revivrons les différentes musique* M 7 da/zse et en chansons Claude Fournier En présence des l 52 personnalités ^Iqt&miïine, découvrez la personnalité Dominique Michel - Rocft Deniers i Réjean Tremblay Les Disciples de Massenet de Vannée de La Presse.Lfri rendez-vous aux Beaux Dimanches à la télévision delaSRC Télévision Production: Télévision de la SRC - Roger D.Landry Réalisation: Roger Fournier Direction artistique et musicale: Paul Baillargeon Mise en scène: Hugo de Pot Conception et textes: Marcel Lefebvre CE SOIR 19 HEURES "]
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