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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Référendum 95
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1995-10-05, Collections de BAnQ.

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[" CAHIER Montréal, v jeudi 5 octobre 1995 L'EXPRESS POLITIQUE 8700 FONCTIONNAIRES EN MOINS ¦ Le gouvernement fédéral a annoncé hier que la taille de sa fonction publique avait diminué de 8773 personnes au cours du premier trimestre de l'exercice financier 1995-96.La majorité d'entre elles ( 5430 ) n'avaient toutefois pas un statut d'employés permanents et on parle plutôt d'une abolition de postes.L'effectif des employés permanents n'a en fait diminué que de 2,8 p.cent.Au total, 3580 fonctionnaires « excédentaires » se sont prévalus du généreux Programme d'encouragement à la retraite anticipée, qui permet notamment un départ après seulement dix ans de services pour ceux qui sont âgés de 50 ans et plus, jusqu'à maintenant, 75,2 p.cent des réductions ont eu lieu dans la Région de la capitale nationale ( Ottawa-Hull ) et 82,6 p.cent touchaient des catégories telles les « écritures et règlements », la « gestion de l'exécution », les services administratifs et celui du « secrétariat, sténographie et dactylographie ».Cilles Gauthier UNE CHALEUR PRÉVISIBLE ¦ Daniel Johnson a été chaleureusement accueilli, hier, par les 500 personnes réunies à l'invitation de l'Association des femmes d'affaires du Québec.Il ne faut pas s'en étonner.Des 50 tables réservées, huit l'avaient été par le Parti libéral du Québec ( 80 billets à 65 $ chacun, une dépense de 5200 $ ), cinq par le Conseil des gens d'affaires pour le Canada, et six autres par des groupes de sympathisants du camp du NON.Nicole Beaudoin, présidente de l'Association, ne s'en est pas formalisée, affirmant que le camp du OUI achèterait sûrement des billets pour la visite du premier ministre Parizeau, le 23 octobre.D'autre part.Mme Beaudoin a expliqué ainsi l'appui majoritaire des femmes au NON, une tendance révélée par tous les sondages.« En affaires, les femmes craignent davantage le risque quand vient le temps d'exporter ou d'investir.Mais les entreprises qu'elles gèrent durent plus longtemps que celles des hommes.» Philippe Cantin L'IMPACT DE SUZANNE MARCIL ¦ Quel est l'impact de Suzanne Marcil sur la campagne de son mari, Daniel lohnson ?Cette anecdote en offre une illustration.Mardi soir, à Saint-Jean-sur-Richelieu, M.lohnson salue des gens à l'issue d'une assemblée partisane.On lui présente un homme manifestement très âgé : « Notre doyen, M.lohnson.» Le chef du camp du NON lui serre la main d'un geste automatique, balbutie bonjour en jetant à peine un oeil sur lui, et passe à la personne suivante.Mme Marcil, qui a observé la scène, pose ensuite ses mains sur celles du doyen, échange quelques phrases avec lui en le regardant dans les yeux, et agrippe le bras de son mari pour le ramener plutôt energiquement vers le monsieur en question.Le doyen a ainsi eu droit à l'attention du chef.Philippe Cantin PHILIPPE LAPOINTE DÉMISSIONNE ¦ Philippe Lapointe, père de l'épouse du premier ministre Parizeau, a remis sa démission hier de la présidence de la Fédération de l'âge d'or du Québec, à la téte de laquelle il en était à son sixième mandant.M.Lapointe a indiqué dans une longue lettre adressée au conseil d'administration de l'organisme que c'est avec une « incommensurable tristesse » et par respect pour les 170 000 membres de la Fédération qu'il en est venu à cette décision, jugeant plus important de pouvoir exprimer ses convictions politiques « dans ce moment crucial où l'avenir des Québécoises et des Québécois est en jeu, probablement pour la dernière fois ».M.Lapointe a accepté récemment de faire partie du Comité exécutif référendaire du camp du OUI, qui réunit notamment Jacques Parizeau, Lucien Bouchard et Mario Dumont.Iules Béliveau IA QUESTION DES INUIT ¦ Quelques jours avant le référendum du 30 octobre, les Inuit du Nouveau-Québec tiendront leur propre référendum, le 26, au cours duquel ils devront répondre à la question suivante: Êtes-vous d'accord pour que le Québec devienne souverain.Le libellé de la question a été rendu public par le président de la Société Makivik, Zebedee Nungak, hier, au cours d'une émission radiophonique réalisée à Kuujjuaq.Que ce soit pour le référendum du 26 octobre ou pour celui du 30 octobre, les résultats ne font aucun doute pour M.Nungak, selon qui les Inuit rejeteront massivement le projet de souveraineté.D'après PC Autres informations, B4 à Bl Éditorial Opinions tffetaM* hhm*»*-***¦¦¦¦ ¦ Bourassa fait un virage à 180 degrés Un NON n'affaiblirait pas le Québec, soutient maintenant l'ex-premier ministre MARIO FONTAINE Le Québec gardera intact son rapport de forces avec le reste du Canada même si le NON remporte au référendum du 30 octobre, assure 1 \"ex-premier ministre Bourassa.M.Bourassa s'en est dit convaincu hier soir, à l'occasion d'une conférence dans la métropole devant un groupe de jeunes fédéralistes.Avec les atouts dont il dispose et un gouvernement vigilant, le Québec maintiendra ses positions, pense l'ancien chef libéral.Il s'agit, pour Robert Bourassa, d'un virage à 180 degrés puisqu'il avait affirmé, en mars 1992, que lorsqu'on tient un référendum il faut être sûr de le gagner.« |e ne serais pas responsable vis-à-vis de l'histoire si je m'orientais vers un référendum qui affaiblirait le Québec.Le référendum est un moment historique privilégié qui a des conséquences déterminantes pour l'avenir d'un peuple.Si le référendum est perdu, c'est un recul pour le peuple », expliquait-il alors, sept mois avant Charlotte-town.Le temps a passé, et l'ancien leader libéral soutient que, photo robert skinnrr L3 Presse « Le rapport de forces ( du Québec ) ne sera pas affecté par un NON », a soutenu hier l'ex-premier ministre Robert Bourassa lors de sa première sortie officielle de la campagne référendaire.cette année, « le rapport de forces ne sera pas affecté par un NON ».Il a fait valoir, dans ce qui était sa première sortie officielle de la campagne, qu'on disposera toujours, au lendemain du vote, d'un premier ministre canadien qui vient du Québec, tout comme ses ministres des Finances et des Affaires étrangères.Le chef de l'opposition officielle, Lucien Bouchard, sera là lui aussi, souligne M.Bourassa.De plus, dit-il, la situation géographique du Québec, au coeur de l'ensemble canadien, lui donne un pouvoir de négociation considérable.« Pouvez-vous me donner un seul exemple d'un pays divisé en deux qui a réussi à survivre ?», demandait M.Bourassa en août dernier, au lancement de son livre Gouverner le Québec.D'après son raisonnement, les Québécois n'ont donc rien à perdre à rejeter la thèse souverainiste, même si Ottawa n'a rien promis jusqu'à présent quant à une réforme de la constitution.Les dirigeants souverainistes sont au contraire convaincus que la riposte d'Ottawa sera impitoyable advenant un NON, que le gouvernement Chrétien en profitera pour tenter d'empiéter dans de nouvelles compétences.Le rejet du OUI, au référendum de 1980, avait été suivi du rapatriement unilatéral de la constitution par Pierre El-liott-Trudeau, deux ans plus tard.Et cela en dépit de la vigilance du gouvernement pé-quiste alors en poste à Québec.M.Bourassa a toujours reproché à René Lévesque d'avoir pris « un risque avec l'histoire » en organisant un référendum qu'il n'était pas certain de gagner.Désormais, la tendance est à la décentralisation des pouvoirs du gouvernement fédéral vers les provinces compte tenu que, faute d'argent, Ottawa ne peut plus utiliser son pouvoir de dépenser ni imposer ses normes, estime M.Bourassa.De plus, assure-t-il, le Québec dispose déjà des pouvoirs essentiels à la protection de sa langue et de sa culture.L'ancien leader s'est abstenu d'attaques directes contre ses adversaires souverainistes, mais il ne baisse tout de même pas la garde : au « il faut écraser » ( les souverainistes ) de Claude Garcia, il rappelle le slogan de ses adversaires lors de la campagne électorale de 1973 : « Pour abattre Bourassa ».\u2014-\u2014-7 \t\t \t\t \t\t \ti\t \t\t Entente de principe sur l'intégration des employés fédéraux Presse Canadienne ou bon café photo robert nadon.u Presse Une affiche du OUI qui fait sourire les passants.Le café Porté disparu, situé avenue Mont-Royal, dans le comté Mercier, annonce ses couleurs politiques de façon originale tout en rappelant aux gens que.eh oui, Ils ont du bon café.Laurent Beaudoin devrait reconnaître ce qu'il doit au Québec, dit Bouchard MANON CORN ELLE ER de la Presse Canadienne VAL D'OR Le président de Bombardier, Laurent Beaudoin, devrait reconnaître ce qu'il doit au Québec plutôt que de laisser entendre qu'il pourrait quitter la province au lendemain d'un OUI au référendum, croit le chef du Bloc québécois Lucien Bouchard.« Ce que je voudrais, c'est que M.Beaudoin reconnaisse la part de son succès qu'il doit au Québec », a déclaré le chef bloquiste hier lors d'un petit aejeuner en compagnie a une soixantaine de gens d'affaires et de citoyens de la région de Val d'Or.M.Bouchard réagissait ainsi aux propos tenus mardi par le président de Bombardier.M.Beaudoin a soutenu qu'il pourrait recommander à ses actionnaires de déménager leurs activ.t ta à l'extérieur du Québec si, au lendemain d'un OUI, les conditions économiques se révélaient désavantageuse^ pour l'entreprise.Selon Se chef bloquiste, ce sont des - paroles blessantes pour tous les Québécois, y compris lui-même.« La déclaration ( de mardi ) m'a fait mal, pas comme souverainiste mais comme Québécois », a-t-il dit sur les ondes de Radio-Nord.À son avis, «c ce ne sont pas des choses à dire », en particulier de la part d'un chef d'entreprise qui a tiré profit de son statut de Québécois.Un des meilleurs exemples, a soutenu le chef bloquiste, est l'attribution du contrat d'entretien des CF-18 à Ca-nadair par le premier gouvernement Mnlroney.« le suis convaincu que si M.Beaudoin n'avait pas été à Montréal, il ne l'aurait pas eu.C'est la force politique du Québec qui lui a fait obtenir le contrat des CF-18.l'aimerais ça qu'il le reconnaisse de temps en temps.Ça met-trait un peu d'onguent sur la blessure », a-t-il confié aux gens d'affaires.Des Québécois égaux Le chef bloquiste a par ailleurs déclare que les Québécois ne doivent pas 0 examiner les résultats référendaires sur une base ethnique ou linguistique.Tous les citoyens du Québec sont égaux et c'est le résultat de l'ensemble des votes qui scellera le débat référendaire, a-t-il averti.« Il faut accepter la composition démographique du Québec.Les Québécois sont des citoyens, quelle que soit leur origine ethnique ou leur langue, du Québec.C'est le résultat démocratique du vote de tous les Québécois qui compte », a-t-il dit.M.Bouchard répondait à l'animateur de Radio-Nord, à Val d'Or, qui s Inquiétait de voir ies francophones être majoritairement souverainistes alors que les allophones et les anglophones sont presque unanimement fédéralistes.Selon le chef bloquiste.les souverainistes se trompent de cible en s'en prenant à l'unité des anglophones et des allophones.« C'est à nous, les francophones, de faire la même chose, d'être solidaires, d'aller voter et on va gagner.Il ne faut pas blâmer les autres », a-t-il ajoute.QUEBEC La présidente du Conseil du Trésor, Pauline Marois, flanquée de la présidente du Syndicat de la fonction publique, Danièle Maude-Gosselin, et de son homologue du Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec Robert Caron, a annoncé, hier, la conclusion d'un accord de principe garantissant un emploi à 57 280 fonctionnaires fédéraux dans un éventuel Québec souverain.« Si les syndicats ne ratifient pas cet accord de principe ( qui doit être soumis aux membres ), a par ailleurs précisé la ministre, nous en affirmerons les principes, nous les confirmerons soit par lettre ou par un engagement solennel.» Les grands principes retenus par les deux parties reconnaissent que la nouvelle fonction publique d'un Québec souverain doit absolument tenir compte de l'intégration des collègues fédéraux.Cette intégration signifie aussi que le Québec offrira un emploi raisonnable à leurs nouveaux employés qui ont été embauchés par le gouvernement canadien avant le 30 octobre 1995.De plus, pendant une période de deux ans, les conditions de travail < incluant les salaires et bénéfices ) négociées en leur nom par l'Alliance de la fonction publique du Canada seront maintenues au même titre que celles des employés de l'État québécois.Mme Marois a soutenu, sans plus de précision, que cette entente, si elle se réalise, coûtera peut-être quelques centaines de millions de dollars la première année pour amener des économies d'au moins 2,6 milliards trois ans après la souveraineté du Québec.Rester là ou déménager Advenant la souveraineté, les Québécois qui travaillent dans la fonction publique fédérale devront faire un choix : perdre leur emploi ou déménager au Canada, avertit Marcel Massé, le ministre des Affaires intergouvernementales et député d'Hull-Aylmer.« La très grande majorité, pour ne pas dire tous les pays du monde refusent d'employer les gens qui n'ont pas la citoyenneté du pays.Le Canada fait ça lui-même.Et ça se comprend », a-t-il affirmé hier.Et même si les Québécois pouvaient conserver le passeport canadien, rien ne serait réglé pour autant.Selon M.Massé, la loi veut que la citoyenneté canadienne se perde après avoir résidé trois ans dans un pays étranger.Lisette Lapointe quittera le cabinet L# épouse du premier ministre Jacques Parizeau, Mme Lisette Lapointe, reprendra son ancien emploi à la fin novembre, une décision arrêtée depuis plus d'un mois, semble-t-il.Hier, son porte-parole pour la campagne référendaire, Mme Christine Mitton, confirmait que Mme Lapointe, qui occupait le poste de conseillère non rétribuée au cabinet du premier ministre depuis les élections de sep-îeiuuic dernier, reucvicriuia lu directrice de l'Association de la santé et de la sécurité de l'industrie automobile, à compter du 27 novembre prochain.D'autres sources proches de Mme Lapointe ont soutenu à La Presse que sa décision n'avait rien à voir avec les intentions de M.Parizeau dans l'éventualité d'un NON au référendum, pas plus qu'avec les difficultés que semble rencontrer la campagne référendaire souverainiste.Sa décision de retourner au privé était arrêtée à la fin de l'été. B2 LA PRESSE.MONTRÉAL.JEUDI 5 OCTOBRE 1995 EDiïORIAL Paul Desmarais Roger D.Landry président du conseil président d'administration et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de linformation Alain Dubuc éditorialiste en chef Les agents de la SQ boudent comme des bébés gâtés Ainsi, C'était vrai l Ce sont les agents de la Sûreté du Québec qui avalent jusqu'à maintenant empêché la mise en place de l'escouade spéciale mandatée pour mettre au pas les bandes de motards qui se font la guerre depuis quelques semaines.Il V a une dizaine de jours, en annonçant la création de cette unité d'élite, l'élément clé dune nouvelle concertation de tous les corps policiers impliqués dans ce dossier, le ministre Serge Ménard laissait entendre que c'était pratiquement chose faite.Ne restait plus, semble-t-ll.qu'à ficeler des modalités de détail comme le choix d'un local et l'Infrastructure logistique.Le temps passant et cette fameuse équipe n'étant toujours pas â pied d'oeuvre, des rumeurs persistantes ont commencé à circuler sur des difficultés rencontrées par les dirigeants de la SQ dans la désignation de ses membres.Des rumeurs qui paraissaient à ce point farfelues qu'on avait du mai à les prendre au sérieux.* Mais l'attentat de dimanche soir dernier, au repaire des Rock Machine à Montréal, leur a brutalement redonné de la crédibilité.L'escouade de choc en question n'était toujours pas constituée et les seuls problêmes d'aménagement physique ne pouvaient expliquer ce déial.Il y a avait un os.Et, depuis mardi, on sait lequel.Ces messieurs de la SQ ont décidé de bouder, comme des bébés gâtés.Peu Importe que la sécurité du public soit menacée par les bombes aveugles des Rock Machine ou des Hells Angels qui ont déjà tué un enfant, ce qui compte c'est leur fierté collective et leur assurance de pouvoir tenir le gouvernement et toute la population en otage.En l'occurrence, le renouvellement de leur convention collective et l'insupportable affront que représente pour eux le fait que quatre de leurs confrères soient soupçonnés d'avoir fait avorter un procès pour cause de fabrication de preuves.A-t-on Idée aussi de mettre en doute la qualité du travail et la conscience professionnelle des membres d'un organisme comme la SQ.dont tout le monde sait, ou devrait savoir, qu'il ne peut pas compter de moutons noirs ! NI commettre d'erreurs de Jugement.On l'a bien vu, à Oka.en 1990.lors de l'attaque contre les Warriors et, plus récemment, à Chambly, quand on n'a pas hésité à ruiner la réputation de tout un corps policier municipal pour les besoins d'une enquête qui a tourné en queue de poisson.Pour les membres de la SQ, le fait que ces quatre policiers continuent de toucher leur salaire pendant toute la durée de leur suspension ne modifie en rien à la gravité de l'outrage dont ils s'estiment collectivement victimes.Et qui justifie, â leur yeux, le refus de participer à une action commune dont tout le monde, à part eux, reconnaît qu'elle s'Impose.Y compris leurs dirigeants syndicaux qui sont obligés de Jouer sur les mots pour expliquer qu'ils n'approuvent pas cette attitude.tout en la comprenant l lis sont bien les seuls ! Les autres, le commun des mortels, qui paient des Impôts pour être protégés des criminels auront bien du mal à saisir pourquoi l'Intérêt ou même la fierté mal placée d'un groupe de privilégiés doit passer avant l'efficacité d'un travail en équipe qui.seul, peut donner des résultats probants.Même S'ils finissent par entendre raison et qu'ils se Joignent enfin à cette escouade, les membres de la SQ déjà aux prises avec un problème d'image auprès du public auront perdu d'autres plumes à ce petit jeu.Leur comportement profondément égoïste, enfantin et même irresponsable aura, entre autres paradoxes, mis en relief le professionnalisme des policiers de la CUM.Ces derniers aussi estiment avoir à se plaindre de leurs conditions de travail ou du sort qu'on leur impose.Et ils le font savoir clairement par des interventions tonitruantes et souvent agaçantes de leur président.Yves Prud'Homme.Mais ils ont aussi le sens des responsabilités.Et jamais Ils ne prêtent flanc aussi clairement que le font les membres de la SQ â l'accusation de faire primer leur intérêt sur leur devoir.A l'heure actuelle, le devoir de chacun, c'est de surmonter ses antipathies naturelles et ses frustrations et de travailler en équipe.Il se peut que les agents de la SQ aient peur d'avoir à soutenir la comparaison avec leurs collègues de la CUM.Mais une chose au moins est acquise : au chapitre du professionnalisme, ils ont déjà perdu la partie.Pierre GRAVEL La brigade lourde La grève qui paralyse aujourd'hui la majorité des cégeps constitue le premier d'une série de moyens de pression qui risquent de s'intensifier et de perturber sérieusement la vie collégiale.La Fédération autonome du collégial (FAC) et la Fédération nationale des enseignants (FNEEQ-CSN), qui regroupent 11 000 enseignants, protestent contre les compressions que les cégeps devront absorber cette année.Un troisième syndicat, la Fédération des enseignants de cégeps (CEQ).présent dans une poignée de cégeps, a quant à lui conclu une entente avec Québec.Même s'il ne touche qu'un millier d'enseignants, cet accord, par son existence même, démontre qu'il y a encore de la place pour la négociation.Si les conditions de l'entente avec la CEQ étaient appliquées à travers tout le réseau collégial, la ponction globale serait d'une vingtaine de millions.C'est substantiel, mais C'est loin du spectre des 45 millions évoqué jusqu'à maintenant.Les compressions sont inévitables et leur ampleur n'est pas figée dans le ciment.Au lieu de sortir la brigade lourde, les deux syndicats rebelles auraient intérêt à suivre l'exemple de la CEO et à s'associer à l'effort budgétaire pour le moduler de la manière la moins douloureuse.Cela dit, le vent de colère qui souffle dans le réseau collégial n'est pas tout à fait sans fondement.Les budgets des cégeps ont été amputés d'une soixantaine de millions, depuis trois ans.Pendant ce temps, leur clientèle augmente: une hausse de 22 p.cent depuis cinq ans.Ce boum démographique réduit d'autant la marge de manoeuvre budgétaire, à un moment où une réforme pédagogique brouillonne augmente la tâche de chacun.En dépit de ces contraintes, le gouvernement Parizeau ne démord pas de son intention de construire un nouveau cégep dans l'ouest de l'île de Montréal, un projet contesté par tout ce qui bouge dans le monde de l'enseignement.Comme les cégeps sont soumis à une gestion à «enveloppe fermée», ce qui sera alloué à cette nouvelle institution sera forcément enlevé à d'autres.Dans le contexte actuel.C'est de l'aberration pure.S'il veut convaincre les cégeps de le suivre dans son effort de lutte au déficit, Québec aurait intérêt à prêcher par l'exemple et à abandonner ce projet qui ne ferait que disperser inutilement des ressources déjà faméliques.Agnès GRUDA u U/TTTE-AUX HûTA^ : ^ nies se rm^f&fras P/m>5,\u201e lA fùPuiArfa^ ^w&m DROfTS RÉSERVES ha boîte aux lettres D'ici le JO octobre, La Presse consacrera sa Boite aitx lettres au débat référendaire deiLx fois la semaine.Aujourd'hui, nous publions des lettres de partisans du OUI, Avec la tête et le coeur ¦ Des prophètes de malheur nous prédisent les dix pluies d*£gypte si nous disons OUI au Québec.Quel sera notre avenir avec la souveraineté ?disent-ils.En réponse, demandons-leur quel sera notre avenir avec le fédcra-hsme.Faire rindépcndance, disent-ils, ça coûte cher.Ils se gardent bien de parler des coûts du fédéralisme.; Lorsqu'on deviendra un pays, on ne deviendra pas plus riche ou plus pauvre, le lendemain matin, mais on sera responsables.On n'aura plus à se battre pour avoir notre part du gâteau.Nous sommes un peuple distinct \u2022( nous l'admettons tous ) et il est normal qu'un peuple ne dépende que de lui-même, qu'il s'administre, qu'il fasse SCS propres choix, ici comme ailleurs, on n'est jamais mieux servi que par soi-même.« Emile ROBERGE Granby Chicanes à n'en plus finir *¦ Dire NON à notre autonomie, c'est perpétuer ces chicanes qui n'en finissent plus et c'est n'avoir aucune garan- tî .t T ; * i ?1 \u2022 11 i i 1 .\"-i nf .-.ii-ï .-i i-i ?.t r*.?et avec le minimum que le Québec ré-.ciame depuis Terreur de 1982 et qui a Clé refusé avec Meech et Charlotte-town.Dire NON à notre autonomie, :c*est dire NON â la simplification de ;notre système politique.C'est garder !unc manière de faire coûteuse et inef-;ficace.Nous, Québécoises et Québécois, avons collectivement trop engouf-.fré en ressources pour, en fin de \u2022compte, s'être fait dire NON trop souvent.C'est dans cette continuité pleine de «sens et d'avenir» que les pourfendeurs de la souveraineté veulent nous amener avec un NON.Ayons de la mémoire et de la confiance et affirmons notre OUI pour que le « piétinement constitutionnel » cesse le 30 octobre et qu'on se donne les moyens de régler les vrais problèmes ! Martin LABONTÉ Montréal Oui, la souveraineté c'est l'aventure.¦ Oui, la souveraineté c'est l'aventure, c'est l'inconnu parce que le futur, je ne le connais pas.|e veux découvrir mon futur et non me le faire servir « prédigéré » par le ROC ( Rcst of Ca-tutda).Depuis 127 ans, je mange du Canada « prédigéré ».le veux maintenant manger mon Québec comme ça me plaît.Et vous, fédéralistes, laissez-moi mon tour de vivre ma société québécoise française pendant les prochains 127 ans.Nul ne peut servir deux maîtres ! C'est plus simple et plus responsable de bien servir un maître, le Québec pour les 127 années prochaines.Si le peuple se réveille, il jettera par dessus bord toutes les peurs paralysantes des fédéralistes qui ont la trouille, François A.LACHAPELLE Montréal f 4-4-^^ X .- amis allophones ¦ Dans quelques années, vous sentirez peut-être cette fierté d'avoir participé à la construction d'un pays, vous qui n'en n'aviez pas.Noire chance, c'est votre chance d'avoir un pays.Ne nous faites pas cet affront de ne pas avoir ce pays.C'est aussi votre chance de devenir citoyen à part entière ou bien pré-ferez-vous demeurer allophones au Ca- A nada ?Alors, Québécois, unissons-nous et disons-nous OUI.Pierre LABERGE Montréal D'égal à égal ¦ À 64 ans.je ne veux plus vivre le statu quo à l'intérieur du Canada, l'ai confiance en moi.en nous.Au-delà de ces politiciens minables qui nous méprisent et nous ridiculisent au lieu d'essayer de comprendre nos demandes, je crois aux Canadiens des autres provinces ; je vois nos différences mais aussi nos ressemblances, l'aimerais un jour pouvoir leur tendre la main d'égal à égal, et je crois qu'alors ils sauront la prendre avec amitié.En attendant, je souhaite que le peuple québécois se responsabilise, devienne adulte.Nous avons la Charte des droits humains; alors, à quand la Charte des devoirs humains?Je veux un pays ou je me sentirai respectée.le suis prête à vivre le changement, je suis capable de faire le ménage dans ma cour, pas dans toute la rue, c'est trop long.Cécile BÉLANGER Saint-Hippolyte Le Québec rongé par un curieux mal ¦ Quand j'entends les porte-parole du NON nous entretenir de notre incapa- rîté n non*; cronvernï*r.nitnnH |*»c vois étaler publiquement nos faiblesses et nos divisions, c'est le Canada anglais que j'entrevois à travers eux.11 s'est toujours trouvé des Québécois pour faire le sale boulot de l'Autre qui se délccce de no.s divisions.Mais à qui profitcnt-elle*^, au juste?Comment le peuple québécois, qui manque de confiance, d'assurance, voire de courage, peut-il les acquérir quand il entend plusieurs de ses leaders politiques proclamer tout haut que nous ne sommes pas capables, que la souveraineté n'est pas à notre portée, qu'un Québec souverain connaîtrait instabilité politique et misère?Parlent-ils au nom du Québec ou du Canada anglais ?Quel spectacle désolant, où les Québécois sont à la fois victimes et acteurs, tandis que le Canada anglais assiste amusé à nos déchirements ! Mais d'où vient cet acharnement, voire cette hargne que mettent plusieurs des nôtres à nous diminuer, à nous ratatiner, à nous discréditer et à nous conseiller la démission et la résignation ?Se peut-il que le peuple du Québec soit rongé par le mal de l'autodestruc-tion ?Si tel est le cas.une chirurgie s'impose de toute urgence.Denis TURCOTTE Clarifier le paysage ¦ Comment faire comprendre que mon OUI ne sera pas le remède à la crise des finances publiques mais à tout le moins permettra de clarifier le paysage et d'enligner la recherche de solutions avec, en poche, les pleins pouvoirs sur l'action ?Ce que j'entends m'affecte au plus profond de moi car on m'insulte, on me salit, on me diminue, on viole ma dignité.|e respecte ceux qui ne partagent pas mes convictions, mais sachez que vos propos me donnent encore plus de force et de courage pour vous répondre le 30 octobre.|e m'en souviendrai.M.B.BERGERON Montréal Notre OUI doit être clair ¦ En 1980.nous nous sommes dit NON et le Canada nous a pris au mot.Il a rapatrié la Constitution dont le Québec n'est pas partie prenante.Et nous nous étions dit NON parce qu'on nous avait dit que le NON était un OUI au changement.Ce changement s'est opéré en nous excluant et en niant la réalité de ce que nous sommes.En 1995, notre OUÏ doit être clair et fort pour que plus personne ne doute de notre réalité de peuple et pour que nos représentants arrivent avec un vrai pouvoir de négociation avec nos partenaires canadiens.Pour les souverainistes convaincus, un OUI va de soi.Pour les tenants d'un Québec partie du Canada, un OUI s'impose parce que rien n'a pu faire respecter le Québec dans le cadre actuel de la constitution.Seuls les gens pour qui le Québec n'est qu'une province comme les autres, la plus grosse ethnie en décroissance, ont intérêt a voter NON.¦ Normand BREAULT Montréal Fatalité et soumission ¦ Certains prétendent qu'il faut mettre un frein à notre quête légitime de reconnaissance collective et d'égalité politique afin de ne pas compromettre notre sécurité économique.Ces fédéralistes inconditionnels du NON et ces Cassandre de l'économie nous convient en quelque sorte à la fatalité et à la soumission.Dans un de ses rares sursauts de dignité, Bourassa n'a-t-il pas lui-même reconnu à l'occasion de l'échec de Meech q je le Québec est une société distincte libre et capable d'assumer son destin et son développement ?l'en appelle à la dignité et à la conscience nationale des Québécois.le les invite à voter debout la tête haute et non à genoux dans la résignation, le les invite à dire OUI â leur avenir collectif et à se donner un vrai pays.Marc SAUVÉ Montréal-Nord LA PRESSE.MONTRÉAL.JEUDI 5 OCTOBRE 1995 B3 OPINIONS Lysiane Gagnon NT-'.* Certains partisans du OUI voudraient museler le monde de l'entreprise LAURENT BEAUDOIN L'autt'in i'st président du vtmseit et chef de la direction de Honi-Inmlier.Le texte qui suit est e.x-ntiit de l'atltHiition {fiiil a prononcée, mardi, devant la Chambre de connnene du Montréal nu'trtfp(flita!n.n a beaucoup cite hors contexte un bout de phrase extrait de mon discours du 21 septembre à Québec et on Ta malicieusement interprété.On a voulu me faire dire que j'étouffe dans un Québec qui serait trop petit pour moi.Ce que j'ai dit, c'est que les Québécois ont fait et peuvent continuer de faire de grandes choses dans un Québec qui fait partie du Canada.Certains m'ont reproché d'avoir exprimé publiquement mon appui au NON.C'est comme si les politiciens, les artistes, les intellectuels et les chefs des centrales syndicales étaient les seuls à avoir le droit de s'exprimer sur le projet de séparer le Québec du Canada.Si un chef d'entreprise se prévaut de son droit de parole pour témoigner son opposition à l'option séparatiste, il fait l'objet d'attaques personnelles, de propos disgracieux et même insultants.Certains tenants du OUI qui, il y a un moment à peine, se servaient du nom de Bombardier pour témoigner de ce que le Québec peut faire, voudraient nous priver de tout mérite, nier le fait indéniable de nos succès.Ces gens voudraient museler «immmwmbbm™ le monde de l'entreprise ; ils refusent d'engager le débat sur le fond des ar-guments que nous avançons, certains de perdre sur ce terrain ; ils voudraient faire croire à la population que nos prises de position contre la séparation du Québec ont comme seul motif notre intérêt particulier._ Or, les entreprises sont l'économie du Québec ; nous sommes les donneurs d'emplois et nous parlons en connaissance de cause de ces réalités.Ce n'est sûrement pas le cas de ceux qui.au cours des derniers jours, ont accusé Bombardier, d'avoir profilé de façon exagérée de subventions gouvernementales et d'avoir vécu de façon indue au crochet des gouvernements.Voyons plutôt les faits.Si je fais l'addition de nos investissements au Québec, j'arrive à la somme de 2 milliards 258 millions de dollars, dont à peine 99 millions de dollars sous forme de support non remboursable des deux niveaux de gouvernement.Cet argent a servi à quoi ?À créer de la richesse pour les Québécois et pour tous les Canadiens.Sous forme d'emplois, certainement, puisque le nombre de nos em- C'est comme si les politiciens, les artistes, les intellectuels et les chefs des centrales syndicales étaient les seuls à avoir le droit de s'exprimer sur le projet de séparer le Québec du Canada ploycs au Québec est passé de 8 600.en janvier 1986.a 12 700, aujourd'hui; des employés auxquels nous avons versé, en 1994, 540 millions de dollars en salaires.Vous comprendrez que je m'insurge contre ceux qui s'attaquent a Bombardier et à sa réussite qui est celle de milliers de Québécois en très grande majorité francophones, parce que j'ai osé dire ce que je pense du projet de séparer le Québec du Canada.Certes, ce serait beaucoup plus facile pour moi, pour ma famille et, probablement, pour Bombardier, si je restais silencieux et bien tranquille chez moi.Mais je considère que je n*ai pas le droit de me taire, l'estime, en effet, qu'un chef d'entreprise a non seulement le droit, mais le devoir d'intervenir dans un débat d'une telle importance.Car, il ne faut pas en douter, l'issue du prochain référendum met en cause l'économie du Québec, l'avenir de nus entreprises et l'emploi de nos travailleurs.l'aurais manqué à mes responsabilités si, advenant la séparation du Québec, nos employés et tous ceux qui en paieraient la note pouvaient me reprocher de ne pas avoir exprimé mes points de vue et mes appréhensions.Il peut sembler plus commode d'observer dans le débat référendaire une espèce de neutralité politique comme si nous étions en campagne électorale.Mais il s'agit d'un débat qui met en cause le Canada lui-même, des structures politiques et économiques que nous avons ¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦ contribué à construire et un niveau de vie auquel nous sommes parvenus à force de travail.En plus de m'exprimer publiquement, je l'ai fait au sein même de notre entreprise.le l'ai fait pour aider nos cadres à réfléchir sur l'avenir de Bombardier et aux risques que lui ferait courir la séparation._ J'ai encouragé ceux et celles qui croient que leur avenir sera mieux assuré, si le Québec reste dans le Canada, à appuyer la campagne du NON.Comme vous le savez, les lois électorales du Québec ne permettent pas aux entreprises de contribuer financièrement aux campagnes de l'un ou l'autre camp.Mais nos cadres ont le droit de le faire sur une base personnelle comme les autres citoyens.Nous les avons encouragés à appuyer financièrement la campagne du NON s'ils partageaient nos points de vue.Pour ce qui est de l'ensemble de nos employés au Québec, nous avons voulu les informer de notre position, en mettant à leur disposition le texte de mon discours à Québec, dont ils ne connaissaient que les comptes rendus des médias.Laurent Beaudoln Il n'y a pas eu de tordage de bras et il n'y en aura pas.Personne n'a été privé de son emploi chez nous à cause de ses opinions politiques.Pas un employé ne perdra son emploi chez Bombardier parce qu'il se sera affiché pour le OUI.D'ailleurs, on a pu constater, lors de la visite de M.lohnson à notre usine de La Pocaiière, que la liberté d'expression se porte bien chez Bombardier.Mais, personne ne privera non plus la direction de faire valoir que la séparation est un enjeu stratégique et que les cadres ont le droit d'en être saisis, comme de tout autre enjeu stratégique.Car, la séparation fait courir des risques à notre entreprise ainsi qu'à de nombreuses autres qui se trouvent dans la même situation.{e voudrais revenir au secteur de l'aéronautique, parce que je dois constater que j*ai été, encore là, très mal compris.En raison de ses retombées technologiques et économiques, l'aéronautique apparaît comme l'une des industries les plus attrayantes pour les grandes puissances du monde.C'est un secteur que les Américains ont longtemps dominé et où l'industrie européenne n'avait pas réussi à percer, de façon significative, du moins dans ses applications autres que militaires, jusqu'à la formation du consortium Airbus.Ce consortium rassemble, avec des aides gouvernementales de plusieurs milliards de dollars, les ressources de l'Aérospatiale, en France, de British Aerospace, en Grande-Bretagne, de DASA, filiale de Daimler-Benz, en Allemagne, et de Casa, en Espagne.Dans l'aviation régionale, les Européens ont également senti le besoin de se regrouper.Ils ont formé ATR, qui associait Aérospatiale de France et l'italienne Alcnia.Tout récemment.British Aerospace est allée rejoindre le même consortium, parce qu'elle ne parvenait pas à se tailler une place, à elle seule, dans ce marche.Qu'en est-il de Fokker, aux Pays-Bas?Le gouvernement, qui en était le propriétaire, a cédé la moitié des actions à Daimler-Benz, parce qu'il ne voulait pas continuer à en éponger les pertes énormes et à absorber ses coûts de développement.Pourtant, les Pays-Bas comptent 15 millions d'habitants avec un PIB de 330 milliards de dollars US, soit plus de deux fois et demie celui du Québec et les 2/3 de celui du Canada.Enfin, un dernier concurrent, la société Saab>Scania, en Suède, est d'abord engagé dans la fabrication d'avions à vocation militaire, et sa présence dans l'aviation civile reste marginale.Tout ce que j'ai dit à Québec, et je le maintiens, c'est qu'il est déjà difficile pour un État de la taille du Canada, appuyé par les provinces, d'apporter tout le support nécessaire à une industrie exportatrice comme l'aéronautique.Pour un nouvel État québécois forcément plus petit en comparaison de l'État canadien actuel, comme je l'ai mentionné, ce serait encore plus difficile.Dans un monde de concurrence acharnée, où tout va très vite, je prétends que nous n'avons pas les moyens de nous priver un seul instant d'outils comme la SEE que le Canada met à notre disposition et qui ont permis notre réussite et celle d'entreprises québécoises semblables à la nôtre.C'est cela que j'ai voulu dire quand j'ai parlé d'un Canada a la limite inférieure de la taille qui permette à un gouvernement d'appuyer des industries comme le matériel de transport, et encore davantage, celle de l'aéronautique.Francisation de la langue de travail : des nouvelles technologies menaçantes CAËTANE LAMV L'auteure est détentrice dUme maîtrise en science politique de l'Université de Montréal.Ses recherches tmt ptnté principalement snr la francisation de la lani^ue de travail.n 1964.l'enquête de R,N.Morrison pour la Commission Laurendeau-Dunton avait démontré que l'on exigeait des Québécois francophones qu'ils soient bilingues, mais sans qu'ils aient la possibilité d'utiliser, le français au travail.La Commission recommandait alors que l'on trouve des mécanismes pour accentuer l'usage du français.Trente ans plus tard, la francisation de la langue de travail au Québec demeure un projet inachevé, mais ausssi une réalité.Les dernières statistiques des indicateurs du Conseil de la langue française démontrent l'accroissement tant de l'usage du français ai: travail que de la présence des francophones dans les postes de niveau supérieur de la gestion, deux éléments clés de la francisation de la langue de travail au Québec.Pourtant, rien n'est moins sûr, car cet aspect de la politique linguistique est en équilibre précaire, menacé surtout par le« povveMe* te''hn'>ir»rriec l'information e! les contraintes inhérentes à Tcconomie de marché.Il est heureux que le gouvernement Parizeau ait décidé de modifier la Charte de la langue française en ce qui a trait a rinformatisation et à la francisation des petites entreprises de plus de 10 employés, comme le prévoit le programme du PQ.Ce sera à mon avis les deux principaux enjeux de la politique linguistique en matière de langue de travail.L'économie sera pour longtemps encore le centre des préoccupations et elle occupera une place importante dans le Québec de demain.Aussi, la politique linguistique devra tenir compte de l'entreprise comme organisation et comme levier de l'économie, c'est-à-dire tenir compte de l'environnement de son marche .Depuis l'adoption de la loi 101.le 26 août 1977, ne serait-il pas temps de faire le point, de proposer de nouveaux objectifs, une nouvelle orientation susceptible de correspondre aux besoins d'aujourd'hui et d'anticiper ceux de demain.Il faudra très certainement revoir le rôle de l'Office de la langue française.Ne plus se contenter de faire appliquer la loi dans l'entreprise, mais plutôt considérer l'entreprise comme un partenaire ayant reçu le mandat, de concert avec rOLF, de concrétiser ce projet collectif.La première préoccupation devra être centrée sur l'aspect humain de l'entreprise plutôt que l'aspect procédural.Ceci exigera un changement dans les processus de gestion de la francisation dans cet organisme, qui, comme tous les autres, est soumis à des objectifs chiffrés qui sont certainement nécessaires, considérant les impératifs budgétaires actuels.Il m'apparait primordial de renfot;cer une orientation qui privilégie en premier lieu l'entreprise comme milieu de vie et non l'application de la loi d'abord.Ceci est important compte tenu de l'impact grandi:^nt de l'informatisation.Alors qu'il y a dix-huit ans des centaines d'entreprises avaient obtenu rapidement leur certificat de francisation, parce que le français était deja la hngue de travail de la majorité des employés, il peut en être tout autrement a l'heure actuelle.Les nouvelles technologies et l'informatisation des processus de travail peuvent très ranidcment conduire à ime anslirisa- tion graduelle difficilement contrôlable; situation qui peut être contrée si l'entreprise procure à son personnel des conditions pour qu'il développe le goût d'apprendre et de travailler en français.Dans ce cas, la cohésion sociale qui s'en suivra permettra de trouver des solutions originales bien adaptées à chaque entreprise.Certaines entreprises ont excellé dans l'atteinte des objectifs de francisation.Pourquoi ne seraient-elles pas « marraine » pour d'autres qui débutent ou qui plafonnent comme on le fait pour les objectifs du programme de Qualité totale ?À cet égard, il faudra très certainement accentuer le rôle de l'Office de la langue française pour qu'il ne soit plus perçu comme une agence gouvernementale chargée d'appliquer la loi mais bien comme une ressource utile pour trouver des solutions concrètes et réalistes.L'OLF devra devenir un carrefour, un catalyseur de tous les efforts entrepris ici et là pour améliorer la situation du français dans les entreprises.Il faut rappeller ici que cela est particulièrement important pour les petites entreprises qui, très souvent, ont moins de ressources et \u2014 il ne faut nas l'oublier\u2014 seront les vrais créatrices d'emplois dans les années à venir, au momciU où les grandes entreprises sont occupées à gérer leur décroissance.Il y a dix-huit ans.avec l'adoption de la Charte de la langue française, la francisation de la langue de travail symbolisait l'autonomie et l'affirmation de l'identité des Québécois.Le défi de la prochaine décennie sera de concilier les efforts avec le contexte de la mondialisation des marches.Bien qu'éminemment politiques, les repercussions de ce projet auront plus ijiie jamais une inrîHence «-rvio-i'conomique.Mettons-nous à « leur » place.Il y a un truc infaillible pour prévoir la reaction des autres ; on essaie de se mettre a leur place.Comment rcagiriez-vous, donc, si les citoyens de rOutaouais et de l'Ouest de l'île de Montréal décidaient de se séparer du Québec, entrainant avec eux le quart de la population et du territoire québécois ?; Comment reagiriez-vous si, du même coup, les leaders de ce nouvel État vous proposaient, a vous; Québécois, une superstructure politique qui leur ré-^ serveraii la moitié des sièges, et leur accorderait le! droit de veto sur les politiques québécoises dans une série de domaines cruciaux ?Comment réagiriez-vous si, au lendemain d'une partition qui vous laisserait un pays affaibli et rétréci, vos ex-compatriotes vous annonçaient qu'ils entendent s'identifier comme Québécois a travers le monde et bénéficier de tous les avantages consentis aux résidants du Québec, y compris, par exemple, l'accès aux fonctions électives, aux contrats gouvernementaux et aux postes dans la fonction publique?Si vous me dites que vous accéderiez gracieusement à ces demandes, c'est que vous êtes mûr pour la sainteté, et que vous êtes vraiment du genre a tendre l'autre joue en quête d'une seconde gifle.* * * «Vous voulez voir de l'émotion dans ce pays?Alors brisez-le!» écrit Henry Mintzberg, professeur de management à McGill.dans un alerte bouquin qui vient de sortir chez Québec-Amérique ( Propos d'un « pur coton » ) Le départ du Québec, en effet, serait plus qu'une simple sécession.Pour le Canada, le Québec est loin d'être un appendice géographique artificiel ou un boulet économique, comme l'était, par exemple, la Slovaquie pour la République tchèque.On compare souvent le Québec a la Slovaquie.mais la comparaison est boiteuse.La Slovaquie a ete artificiellement greffée au territoire actuel de la République tchèque, en 1918.Le Québec est le berceau historique du Canada, et* la coexistence date de 235 ans.La Slovaquie n'a pas de minorité tchèque, et les Slovaques ne for- -maient.en 1993, que 3 % de la population tchèque.1 Les minorités nationales sont nombreuses tant au -Québec qu'au Canada.La Slovaquie avait \u2014 a toujours \u2014 une économie vétusté, et sa culture était moins sophistiquée.Le Québec, même s'il est bénéficiaire de la péréquation, a une économie moderne et développée, et une culture qui continue, au travers des misères de la politique, à faire l'admiration du reste du Canada.La Slovaquie, château fort du communisme après avoir ete celui du nazisme, n'avait aucune culture démocratique.Le Québec, tout comme le reste du Canada, est l'une des plus vieilles démocraties au monde.La sécession de la Slovaquie n'a rien enlevé au territoire historique des Tchèques.Le Québec est au beau milieu du Canada.Les Tchèques se sont trouvés libérés d'un fardeau financier.Le Canada se trouverait appauvri par la partition.Tout cela pour dire que si le divorce tchécoslovaque s'est fait sans trop d'acrimonie, c'est que, d'une part, cela faisait plutôt l'affaire des Tchèques et que, d'autre part, les « partenaires » les plus vulnérables ( les Slovaques ), conditionnes par des siècles de régimes autoritaires, n'ont pas eu le réflexe d'exiger un référendum ; et ils ont cru leur leader, Vladimir Meciar, qui leur promettait une « union d'égal à égal » ou « deux États associes ».ce que, soit dit en passant, ils n'ont jamais obtenu.* * * La sécession du Québec aurait une autre sorte d'impact sur le Canada.La partition brise le Canada par le milieu, elle le « pakistanise ».Elle l'ampute du quart de son territoire et du quart de sa population, d'une partie organique de son histoire et de son identité ( le bilinguisme fait maintenant partie de l'identité canadienne ).Le Canada se retrouverait soumis aux secousses financières, exclu du G-7.domine par le poids géopolitique de l'Ontario, menacé d'effritement \u2014 ou alors, autre hypothèse, traversé, en reaction, par une vague de nationalisme militant qui l'amènerait ' à se durcir contre le Québec.\u2022 Pareil traumatisme engendrerait bien plus de fu-reur encore que l'accord de libre-échange en 1988.Cette fois, les classes populaires seraient au diapason, et l'Ouest serait aussi vociférant que l'Ontario.On ne parle pas, ici, d'un divorce où les partenaires s'entendent pour se séparer, mais d'un divorce imposé à un partenaire qui n'en veut pas.qui se juge trahi et qui va donc, forcément, chipoter sur les détails.Fort probablement, les échanges économiques ordinaires se poursuivraient, malgré les risques dé boycottage.En Amérique du Nord, on a boycotte, pour moins que cela \u2014 je veux dire pour des raisons moins viscérales, qui ne touchaient pas à l'intérêt national \u2014 les raisins de Californie ( les Chi-canos ), les parfums français ( les essais nucléaires ) et les vins sud-africains ( l'apartheid ).Pas de guerre, donc.Mais une négociation facile et expediiive ?Une association économique formelle ?Une union politique ?Qui plus est.une union politique qui imposerait au reste du Canada un troisième ordre de gouvernement ?( Les Canadiens ne décideront pas d'abolir leurs provinces parce que le Québec s'en va ).Une union qui donnerait à un Etat de sept millions d'habitants une représentation égale à un État de plus de 20 millions d'habitants?Qui soumettrait, dans des matières cruciales, le Canada au veto du Québec ?Et qui.par-dessus le marche, forcerait le Canada à accepter que les Québécois conservent les avantages de la citoyenneté canadienne après avoir décide de se séparer du Canada ?Allons donc ! Mettez-vous a la place des autres: Accepieriez-voiLs ce genre de dcal ?* * * Mais alors, direz-vous, si le reste du Canada tient tant au Québec, pourquoi n'a-t-il pas fait les concessions requises ?Bonne question.Elle renvoie à une longue his* (oiic lie préjuges et de uKueiitciiuuN niutucis.a des façons radicalement différentes de lire l'histoire et au fait incontournable que.dans une démocratie, la force est du côte du nombre.Bien sûr, on pourrait dire qu'à défaut de souscrire a la théorie des deux nations, les Canadiens anglais auraient dû applaudir a l'accord du lac Meech, ne serait-ce que parce qu'il en allait de leur propre intérêt.Helas !, comme j'ecrivai> mardi, il est rare que la rationalité prévale dans les débats politiques.Les Québécois ne sont pas toujours ra-tioiuiels.Pourquoi les autres le seraient-ils davantage ? B4^ U LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 5 OCTOBRE 1995 ^ RÉFÉRÉ RÉFÉRENDUM 9 5 Notes de ca?npagne L'appel à la mobilisation lancé par le pdg de Bombardier fait bondir les leaders syndicaux nOlERAT-ON LE FLEURKUSÉ 7 ¦ Brûlera-t-on ou ne brûlera-t-on le fleurdelisé sur la colline parlementaire d'Ottawa le samedi 14 octobre ?Une organisation se présentant sous le nom de Support the Scparatist Movenwni annonce qu'une telle « cérémonie » aura bel et bien lieu ce jour-la, précisant qu'elle se déroulera à llh.« Apportez votre drapeau du Québec », recommande l'organisation dans son communiqué rédigé uniquement en anglais.Et elle pousse la prévenance jusqu'à ajouter : « N'oubliez pas vos allumettes.» Support the Scparatist MovemerU affirme que le fait d'appuyer la séparation du Québec est une façon de démontrer son amour pour le Canada.Dans ce qui apparaît comme son credo.l'organisation professe notamment que la séparation du Québec fera économiser chaque année aux contribuables canadiens « des milliards de dollars grâce à l'abolition du bilinguisme, qu'elle permettra aux Québécois de contrôler leur propre destinée, qu'elle contribuera à l'établissement de relations amicales entre les citoyens du Canada et du Québec et qu'elle donnera enfin la chance aux anglophones de récupérer les emplois iqu'ils ont perdus aux mains de Québécois bilingues.IVAN DE RETOUR ¦ Claude Ryan.que Ton n'a vraiment pas revu souvent sur les tribunes depuis son dépait de l'Assemblée nationale, reprend du service à l'occasion de la présente campagne référendaire.Le chef du camp du NON lors du référendum de 1980 continue le même combat et participerait même activement à la campagne du NON.Les amis de Cité libre auront l'occasion de l'entendre s'expliquer là-dessus au cours de leur rencontre du 12 octobre à la Maison Egg Roll, dans le quartier Saint-Henri de Montréal.Le titre de la conférence de l'ancien directeur du Devoir est « L'enjeu du référendum ».Le sénateur Jacques Hébert, membre du conseil d'administration de Cité libre, conseille aux amis de la revue de ne pas tarder pour réserver leurs places.- IULES BÉLIVEAU MMRIO FOPfTAINE ¦ L'appel à la mobilisation lancé aux chefs d'entreprises par le fédéraliste Laurent Beaudoin a fait bondir, hier, les dirigeants syndicaux.Les grands patrons ne pensent qu'à leurs poches, pas à l'intérêt supérieur du Québec.Et ils se servent du fait qu'ils signent les chèques pour intimider leur personnel, accusent-ils.Le président de la CSN.Gérald La rose, a été le plus virulent.Power Corporation, Bombardier et les autres orchestrent l'actuelle campagne de peur afin de protéger leurs propres intérêts, affirme M.Larose.Ce n'est pas un camp mais un clan, c'est à se demander si ce n'est pas une clique, ajoute le leader syndical.Mardi, Laurent Beaudoin exhortait les chefs d'entreprise à se battre contre le projet de souveraineté.Bombardier, qui emploie 11 400 personnes au Québec, pourrait même déménager advenant un OUI au référendum, précisait son président.Le genre d'argument qui peut influencer des indécis, convient Gérald Larose.« Tout discours terroriste a des effets», dit-il, avant de remplacer le mot terroriste par « chantage ».Toutefois, selon lui, trop c'est comme pas assez, et les menaces des « donneurs d'emplois» \u2014l'expression utilisée par M.Beaudoin \u2014 peuvent se retourner contre eux.1 Le secrétaire général de la FTQ, Henri Massé, soutient de son côté que « M.Beaudoin et ses amis de la haute ont parfaitement le droit d'être en faveur du NON et de le dire.Mais ils doivent respecter l'intel-1 igence de leurs salariés et respecter, tout simplement, la démocratie au lieu d'agiter des épouvantails à moineaux ».Lorraine Page Gérald Larose Encore une fois on a droit aux prédictions des pires cataclysmes, a affirmé Mme Page aux 250 délégués : « pertes massives d'emplois, fuite des investissements, explosion de la dette publi-que, isolement écono-m i q u e du Québec, voilà quelques-uns des malheurs qui nous guetteraient ».Les marchands de peur M.Massé déclare que « les grands patrons du clan du NON ne doivent pas se servir de leur poste et du fait qu'ils signent les chèques de paie pour faire une opération orchestrée d'intimidation de leur personnel ».Lorraine Page, la présidente de la Centrale de l'enseignement du Québec, a profité pour sa part de l'ouverture du Conseil général de la centrale pour s'en prendre aux « marchands de peur ».L^offensive syndicale Si les grandes centrales syndicales dénoncent les lettres que Laurent Beaudoin envoie à ses employés et les ren-contres organisées par Spar Aérospatiale pour convaincre les siens des risques de l'incertitude politique, elles sont elles mêmes très actives dans la bataille référendaire.Des permanents de la CSN, de la FTQ et de la CEQ ont été prêtés au Comité du OUI.On a également distribué des documents vantant les mérites de la souveraineté aux syndiqués, leur de- mandant parfois de contribuer à la campagne de financement du OUI de la même façon que M.Beaudoin a invité ses cadres à fournir au camp du NON.« Ce n'est justement pas la même chose, rétorque Gérald Larose.Laurent Beaudoin n'a pas réuni ses cadres pour débattre de l'option.A la CSN.au contraire, on en a discuté démocratiquement à plusieurs reprises ».Des votes ont également été tenus dans les autres centrales.La Confédération des syndicats nationaux s'est engagée à militer pour la souveraineté à son congrès de 1990.un mandat qui a été reconfirmé en 1992.en 1994 et à nouveau lors d'un congrès extraordinaire en février dernier.Aussi des lettres ont-elles été envoyées aux responsables des syndicats affiliés le 20 septembre, pour leur demander notamment de « distribuer tous les documents que vous recevez le jour de leur arrivée.Cette contribution doit se faire sur les quarts de travail et dans le pliis grand nombre d'endroits possibles ».Michel Rioux.le porte-parole de la centrale, assure que tout a été fait avant le déclenchement officiel de la campagne, dimanche dernier, afin que ces dépenses ne soient pas comptabilisées dans les dépenses du OUI comme c'est depuis le cas.Ce serait aussi le cas pour les autres centrales.Quant aux salaires des militants «prêtés » au OUI, ils font partie des dépenses du Comité, assure-ton.La campagne du OUI manque d'agressivité, déplore la FTQ d*après PC QUEBEC ¦ Un des principaux partenaires syndicaux du OUI, la FTQ, estime que la campagne souverainiste manque d'agressivité et que les leaders du OUI sont trop souvent sur la défensive.À l'occasion du lancement des Fonds régionaux de solidarité de la FTQ.le secrétaire général de l'organisme, Henri Massé, a été invité à livrer ses commentaires sur la campagne.À la grande surprise de l'auditoire \u2014 dont faisaient partie le premier ministre Parizcau et plusieurs ministres péquistes \u2014, M.Massé s'est montré pour le moins incisif.« Le message qu'on a passé au camp du OUI, c'est qu'on devrait être plus directs, plus agressifs.On trouve qu'on ne fait pas assez le procès des grandes politiques fédéralistes.On se défend », a-t-il déclaré.« On aimerait que les grandes politiques fédérales soient plus épluchées sur la place publique, qu'on fonce un peu plus là-dedans », ajoute-t-il.donnant en exemple le cas de du secteur de l'aérospatiale québécois, qui s'est souvent retrouvé desavantagé dans l'ensemble canadien.Selon M.Massé, le OUI devrait, sans tarder, passer à l'attaque contre le fédéral, mais aussi contre les hommes d'affaires qui se commettent dans le débat référendaire.« 11 faut prendre une contre-offensive parce qu'il y a des choses absolument abominables qui sont en train de se passer.On ne reproche pas aux gens de se prononcer, mais ils n'ont pas le droit de verser dans la démagogie », ajoute-t-il, racontant comment le vice-président de la compagnie SPAR Aérospatiale a passé une heure avec ses syndiqués pour leur dire que l'entreprise déménagerait s'ils votaient OUI.« Et c'est bizarre, poursuit-il, parce que quelques mois avant, le grand patron, qui vient de Toronto, est venu leur dire que ça soit un OUI ou un NON, on va rester ici.» Invité à commenter les propos de M.Massé, le premier ministre Parizeau \u2014 son voisin de table \u2014 s'est contenté de dire que le secrétaire général de la FTQ « apprenait bien ».De même, lorsqu'on lui a demandé ses observations sur les déclarations du chef du NON.Daniel lohnson, qui reprenait à son compte certains des propos du président de Bombardier sur la capacité économique d'un Québec souverain, le premier ministre Parizeau est resté coi.« le suis ici pour parler des Fonds régionaux de solidarité.Ne m'entraînez pas dans cette direction, je n'irai pas », s'est-il borné à dire.Les journalistes n'ont pu non plus obtenir aucun commentaire du premier ministre sur les propos du chef de l'Action démocratique, Mario Dumont, qui se plaignait aujourd'hui de « l'esprit de défaitisme » qu'il sent poindre chez cei^ tains éléments du OUI.Plus tôt.en arrivant aux locaux de la FTQ.M.Parizeau, visiblement agacé, avait eu un mouvement d'humeur envers des cameramen qui l'empêchaient de voir l'auditoire de travailleurs auxquels il s'adressait.« l'aimerais bien pouvoir leur par-ter », a-t-il tonné.Seize nouveaux fonds Seize nouveaux Fonds régionaux de solidarité ont été lancés hier par la FTQ, en présence du premier ministre Parizeau, faisant suite à l'engagement contenu dans le dernier budget du ministre des Finances, |ean Campeau.Chacun de ces fonds \u2014dont cinq pourraient voir le jour avant la fin novembre \u2014 disposeront d'un capital initial de six millions de dollars, soit un investissement total de 96 millions.Le gouvernement du Québec s'est pour sa part engagé à investir 29 millions dans ces projets au cours des cinq prochaines années.« Ce sont 16 machines à créer des emplois, beaucoup d'emplois », a lancé le président-directeur général du grand Fonds de solidarité de la FTQ.Claude Blanchet, qui croit que cette initiative aura un « impact majeur » sur le développement des régions.VOUS pouvez partir.ça ne vous coûtera pas cher.\"\"S qui risquent de vous mettre daus Profitez de nos prix réduits pour voyager en tout temps avant le 5 décembre 1995.Ofee valable jusqu'au 11 octobre.Réservez en appelant chez British Airways au 1 800 668-1055 pour les destinations en Europe et chez USAir au 1 800 432-9768 pour les destinations aux États-Unis.Vous pouvez aussi consulter votre agent de voyages.Ensemble, on ùàt le tour du monde.Al RWAYS USAir Tarite bakéi sur un billet allcr-rctour en cUsac ccononuquc.déport du Canada kur un vol de USAjr/USAir bxprru ou Brituh Airwayt.Valable pour In voyaget dcbuunt le Ib octobre 1995 jusqu'au 5 décembre 199S.Tout les voyages doivent ètrr termmés le 12 décembre 1995.Le» uriÉ de USAir ne rappliquent p« pour In voyjpt^ effectués les 1^ 21.22, 26 et 27 novembre 19S.Le\\ billets ne w»nt pas frmbotmaHes Les révrvarion* sont requises ju moins 7 jours jv.im Ij date de départ, et au plus tard le 11 octobre 1995.Le paicmt*nt complet et l'émisMtw du billet som nécessjsPi» 4$ Iwurrs >uiv«uu U (c«ri v^MMi.SljCnU ir.UiU*é»um : 7 jcun.r^joUT mxx:munî : ! mor.Lct \u2022ar:f.'.'ippîîqucnî aux vtsk dJrrctr et î cmtmw fr^n^rvmtitncn.Iwn b ctteire du salon.l£ SALON DU SKI, SURF ET SPORTS DE NEIGE \u2022 LE SALON VACANCES HIVERNALES AU QUÉBEC \u2022 LE SALON INTERNATIONAL TOURISME VOYAGE! 3 SALONS POUR LE PR!X ! DU 6 AU 9 OCTOBRE La Place Bonaventure LA PLACE POUR MAGASINER SES PROCHAINES VACANCES Un f« I* (otlabotgtKMi ovK d'une usine de Saint-Cyprien, près de Rivicre^u-Loup, M.Dumont est revenu avec vigueur sur le sujet en fustigeant ces gens qui s'engagent pour le OUI mais qui se disent incertains « que nos arguments puissent convaincre une majorité de la population ».il a pointé surtout certains éléments de la classe intellectuelle.« Moi, je ne marche pas comme ça.Être pessismiste en partant, afficher une attitude de perdant, je ne suis pas fort là-dessus.Quand je me lance en campagne, c'est pour gagner.|e me suis engagé en campagne pour le OUI parce qu'on a un bon projet qui propose un partenariat économique et politique avec une souveraineté.|e suis convaincu qu'il n'y a pas de raison pour que les gens n'appuient pas le projet », a martelé un Dumont qui a semblé vouloir secouer les troupes du OUI et qui a soutenu qu'à peine commencée, la tournée se développait « de façon très positive ».M.Dumont, accompagné de |ean Allaire, le fondateur de l'Action démocratique, a fait passer la caravane par de petites localités des circonscriptions de Kamouraska et de Rivière-du-Loup, où les arbres peints par l'automne faisaient oublier un ciel résolument gris.L'objet avoué de cette visite, comme celle d'une petite entreprise qui produit un vin de framboise, le Pacômois, à Saint-Pacôme, était de montrer que les petites et moyennes entreprises généraient, depuis quelques années, davantage de nouveaux emplois que la grande entreprise.Le chef de l'ADQ a par la suite décrit la localité de Saint-Cyprien, où vivent 1600 personnes, comme l'une des 15 municipalités du Québec où il n'y avait pas de chômage.Le même bulletin a été décerné, lundi, à La Guadeloupe, en Beauce.où le premier ministre Parizcau s'est arrêté.M.Dumont ne croit pas.par ailleurs, que les déclarations de certains pdg de grandes entreprises qui présentent une vision dantesque d'un Québec souverain aient un grand effet d'entraînement sur leurs employés.Le vote est un acte libre, souli-gne-t-il.Selon lui, la campagne d'information entreprise par le camp du OUI joue en sa faveur.Il a repris son propos de la veille dans l'Outaouais voulant que l'offre de partenariat repose sur une garantie de réussite.«Cette garantie, c'est le gros bon sens du commerce, des règles de fonctionnement des banques, de l'intérêt mutuel, les 350 000 emplois au Canada anglais qui dépendent de l'économie du Québec ».explique-t-il.Reconnaissant que !a vie ne serait pas « nécessairement rose bonbon » dans un Québec souve- ' rain, du moins au début, M.Dumont a indiqué qu'il « ne fallait' pas tomber dans l'absurde avec Daniel lohnson selon qui de nouvelles dettes pousseront dans les arbres».«Si M.Johnson cherche des responsables de la dette, il peut en voir un chaque matin en se rasant », lance-t-il, affirmant que la dernière visite du chef libéral à Rivière-du-Loup ne l'avait pas tellement payé.Il faisait alors allusion à certaines attaques personnelles, dont l'une était l'oeuvre du président de la Commission jeunesse du PLQ, son prédécesseur, Claude-Éric Gagné, qui l'a.la semaine dernière, traité de « Ducon ».En fin de journée, interviewé sur les ondes de la station radio-phonique C|FP de Rivière-du-Loup.par son ex-adversaire politique, le libéral |ean D'Amours, Mario Dumont a quelque peu buté dans sa vision de la souveraineté : « On va être uni avec nos voisins du reste du Canada, comme le sont les États en Europe.En Europe, ils ne sont pas séparés, ils sont unis par un partenariat.C'est l'inverse de la séparation.» La tournée s'est arrêtée à Ma-tane pour la nuit et il était prévu que le premier ministre Pari-zeau en reprenne les guides ajourd'huî.o « Chrétien admet qu'Ottawa n'est pas étranger aux discours fédéralistes de certains patrons CILLES GAUTHIER du bureau de 1^ Pressv OTTAWA ¦ Le document référendaire secret d'Industrie Canada suggère aux stratèges fédéraux du camp du NON qu'Ottawa « menace » les entreprises québécoises de haute technologie, dont Pratt & Withney, Spar et Marconi, de leur retirer son appui pour amener leurs dirigeants à se prononcer pour le fédéralisme.Rendant publique, hier, la deuxième partie de ce document, Lucien Bouchard a rappelé que la direction de Spar.de Sainte-Anne-de-Bellevue, vient de demander aux employés de l'entreprise de voter NON.Le chef du Bloc québécois a repris ses accusations de « chantage » du fédéral à l'endroit des compagnies.De répondre le premier ministre Jean Chrétien : « Depuis quand la vérité est-elle du chantage ?Depuis quand le fait de dire aux citoyens que leur avenir économique et politiques est en danger, c'est du chantage ?».M.Chrétien a admis que le gouvernement fédéral n'était pas étranger aux récents discours fédéralistes de dirigeants d'entreprises.«Si nous pouvons aider les gens ( d'affaires ) à dire aux ouvriers du Québec qu'ils prennent un risque en votant OUI, c'est notre devoir de le leur dire que, pour leur bien et celui de leur famille, ils doivent voter pour rester dans le meilleur pays du monde, le Canada ».L'un de ces dirigeants, Laurent Beaudoin, président de Bombardier, «a probablement, de dire M.Chrétien, un assez bon compte en banque.S'il y a un désastre ( après un OUI ), ce n'est pas lui qui sera dans la mi- Lucien Bouchard sère mais les pères de famille qui travaillent dans ses usines.Ce sont ces gens-là qu'on veut protéger au lieu de les plonger dans le noir, dans l'aventure ».« Mes préoccupations, a déclaré M.Chrétien au sujet de Pratt & Withney.Spar et Marconi, ce sont les salaires des ouvriers, les emplois de haute technologie au Québec et de m'assurer que les marchés continueront d'être disponibles, non seulement au Canada mais dans le monde entier, pour le progrès économique et social des citoyens du Québec et de la région de Montréal en particulier ».L'argumentaire référendaire préparé par le ministère fédéral de l'Industrie, qui est dirigé par l'Ontarien John Manley, signale par ailleurs que Spar, qui construit notamment des satellites, a besoin de cerveaux et pourrait déménager après la séparation si elle ne trouvait pas au Québec un bassin de gens qualifiés et expérimentés.Il admet sur un autre plan que les laboratoires fédéraux situés au Québec, au nombre de 25 sur un total de 157, ne dépensent que 15 p.cent des fonds que le gouvernement central consacre à la science et à la technologie dans ses propres installations.Dans le chapitre sur le tourisme, les fonctionnaires fédéraux affirment que des entrevues auprès d'Américains et de Canadiens des autres provinces font ressortir la crainte que les anglophones seront mal accueillis au Québec et que cette province est une destination qui peut être en proie à des désordres « à cause des problèmes de séparation et des problèmes avec les autochtones, en particulier les fermetures de route à Oka ».Si le Québec se sépare, poursuit-on, les Canadiens seront peu enclin, « du moins au début », à prendre des vacances dans cette province parce qu'ils se sentiront mal à l'aise, craindront pour leur sécurité et voudront « faire payer » les Québécois parce qu'ils auront quitté la Confédération.Même si le NON l'emporte, le document exclut toute aide financière du gouvernement fédéral au chantier de la MIL Davie à Lauzon et lui prédit un sombre avenir.On indique que les présidents de Goodyear Canada, un Américain, et de Bridgestone-Firestone Canada, qui ont tous deux leurs bureaux à Toronto, pourraient accepter de jouer un rôle dans le débat référendaire.Le document, complété en mars dernier, prévoyait que le Québec, en particulier Oerlikon, CAE et Allied Signal, obtiendrait des contrats dans le cadre de l'acquisition par la Défense de véhicules blindés de transport de troupes.Un contrat de 2 milliards a finalement été donné par le gouvernement Chrétien à une entreprise d'Ontario ( Gene- \\\\ ral Motors de London ) qui s'est montrée plus que réticente à conclure des ententes avec des entreprises du Québec.Les fonctionnaires de M.Manley promettent également des rétombées intéressantes pour le \u2022 Québec ( Marconi, CAE et Unisys ) lorsque seront commandés ^ les nouveaux hélicoptères et-:* pour CAE si le projet d'achat de \" T sous-marins britanniques n'est pas définitivement abandonné.vente ve FEmsTut^e Nous Achetons Les bijoux Nous évaluons et achetons les bijoux de familles ou de personnes depuis plus de 20 ans.Nous sommes réputés pour ofirir le meilleur prix et payer sur-le-champ.Que vous ayez un seul bijou ou toute une collection à offrir, venez en discuter avec nous.% Thompson & Whetstone Ltée.289-976l' 1117 rue Ste-Catherine O.bur.900 Montréal rcJSBiSSaBi mis 9WB SiHTÊmUKÂMCÊ .EXEMPLES OURRIE LAINE.INDE.TISSÉ À LA MAIN.COLORIS PASTEL TAPIS BOKHARA.PAKISTAN.LAINE.NOUÉ À LA MAIN KARACHI.\" mm» n tt LAUtlENT fSUD PC JEANTAtONt f 5x3\t?on\tVeriic 19$ 12x9'\t5361\t99$ 8x5-\t596$\t119$ 6x4'\t630S\t166$ 8x5-\t1390$\t278$ 8x5-\t750$\t225$ 10x8'\t2140$\t295$ OUVERT LE DIMANCHE: 12 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gouverner », le slogan demeuré, après un an, la marque de commerce du gouvernement Parizeau.La série des affiche « OUI.et ça devient possible » reste un «slogan très timide.Ils peuvent dire qu'il ne souhaitent pas dramatiser, mais là.c'est pousser pas mal loin ».soutient M.Charpentier de l'agence Charpentier et Garneau.retenue pour la publicité du PQ à la dernière campagne électorale.Pour lui, il est difficile d'expliquer que la publicité souverainiste ait souligné « le droit d'être différent », avant de devenir plus agressive dans les pages de journaux, et de poursuivre avec un nouveau virage : des panneaux où l'on retrouve des marguerites, des mappemondes et des huards.«On peut aimer ou pas le message du NON, mais on doit constater qu'ils le conservent, qu'il y a là un axe de communication », fait observer M.Charpentier.Chez les concepteurs publicitaires, les nouveaux panneaux du OUI en ont laissé plus d'un perplexe.On souligne souvent que le message souverainiste paraît manquer de cohérence.«C'est à se demander si ce n'est pas deux groupes distincts qui ont produit tout cela », lance Lili Côté, vice-présidente création de Marketel.Elle aussi constate les changements successifs de thèmes de la campagne souverainiste.« Mais la plus récente a l'avantage d'être optimiste», souligne-t-elle, notant toutefois : « Ça manque d'humanité, de chaleur.» Le message du NON sur la Sé-pa-Non-ration, « n'est pas beau, et est plutôt agressif, mais doit être efficace », estime-t-elle.L'un des concepteur de la campagne «OUI, et ça devient possible», M.Yves Dupré.de BDDS, explique qu'il faut faire la distinction entre le message « prcréfcrendaire » avant l'émission des brefs, et les interventions depuis dimanche.Membre important de Oui-Dire, une coalition d'une vingtaine de personnes qui travaillent à la campagne publicitaire souverainiste, il soutient qu'il n'y a pas eu de réajustement majeur dans la campagne du OUI.D'autres sources indiquent toutefois que.jusqu'à In semaine dernière, on s'aifairaii à apporter des modifications à la campagne télévisée du OUI, qui doit entrer en ondes la semaine prochaine.Contrairement à son habitude, le PO n'a pas fait appel à une longue liste de « pigistes éparpillés» pour concevoir sa campagne, indique M.Dupré.11 n'y a pas eu d'appel de propositions auprès des agences.Longtemps associé aux pubs de Bell et MacDonald's, |ean-|ac-ques Streliski de l'agence PNMD juge « bien fleur bleue » les récents panneaux du OUI.« Du point de vue de la créativité, cette campagne a beaucoup de mérites ».L'idée de récupérer à ses fins l'image du dollar est passablement habile, juge-t-il.Toutefois, il met en doute, « l'efficacité » du message du OUI.qui lui parait plutôt confus.En revanche, le concepteur de la publicité du NON.«On a raison de dire NON », ne gagnera pas de prix d'imagination.«C'est un message plus lourd et il n'y a pas d'idce de génie là-dedans.Mais le message est davantage senti, et de là, probablement plus efficace », résume M.Streliski.Chez les publicitaires habitués à travailler pour les partis politiques, on signale que les changements de caps indiquent que l'on sent que la campagne lancée n'atteint pas son but.La même maison peut produire deux messages complètement différents en un tournemain pour ce genre de client se devant de trouver rapidement un message qui rejoint 1 électoral.Une entreprise peut avoir plusieurs mois pour tester une publicité sur un produit ; pour une campagne politique de quatre semaines, toute hésitation peut coûter cher, explique-t-on.Dans l'entourage du premier ministre Parizeau.on indique que la publicité de cette semaine avait été présentée et acceptée dès la mi-août par les trois leaders souverainistes, lacques Parizeau.Lucien Bouchard et Mario Dumont.\u2022 r I ' t w ¦i i Un climat favorable à la croissance.Du 9 éu 13 fKriff 1906.Winnipeg (CarvKlaj deviendra lendroit par excdience pour faire ôes affaires et réfléchir aux questions hiverrules » Tous les elerncnrs se conjugueront alors pour créer un climat fout a ^^i^'lj// P*0P'^ ^ croissance tn effet, on peut sans se tromper prévoir ^> i^>-*** ^ etfwnges do vues internationales et le l nombre d.iff.ilres ronclurs dans te cidre - J ^ la r- WNCONTRC INURNAPONAU DtS HIVIRNALIS atteindront un niveau ^ fTW^^ wn* précèdent ^ ' Vous êtes donc tnvft* A saisir I occaskxi qui vous evoles sont invites a discuter, dans le cadre du Forum, des enjeux socio-économiques que présente I hrver pour les villes hivernales.Tous et chacun pourront ainsi tirer le plus grand profit des sessions d étude portant le thème En pArfake harmonie : vhrre.travailler et s'amuser en hKer.Selon vos intérêts ou vos besoins, vous aurez le choix dvxplorer des thèmes aussi divers que : \u2022 Les communications ¦ Les loisirs \u2022 Les coilectivtrts isoWes \u2022 Les refuges et les abris durables \u2022 Le transport et taccess'bilite \u2022 Un s>Tnposium sur ta mcdeane spomvc Un sympojhn sur les fardins zootegKïues des viltes \"^'r.v hivernales î\"^^ Une conférence IntemaHorale spéciale suri accessibilité des villes d htver aux personnes handicapées.y-.-^If,^^ Afin que votre setour |CHgnc I utile a UgreaWe.les ' ( différents services de loisirs de la vtile, ainsi que les ^./ '^^ ^ > communautés culturelles et du monde des affaires locales ont prévu toute une gamme dacrivires qui permettront A tous et a toutes de cor>naJtre les lOtes de i hiver et la Vte trcptdante qui bat dans noire ville durar^t cette saison.Les exposants et les exposantes, tes déteguees et detegues a la Con^ence et au Forum de même que lejrs conjoints et leurs enrarrs poi.rront ainsi se divertir agreabtement au cours de teur se,>our parmi nous.Sojs mettons tour en oetf-te pour que la T** ItSCOSTll INTUNAnONAU DIS VIIUS HTMRNAilS soit parfaitement rejss« \\oas tenons a ce que .ous con^attcz ^o\\iS-T«^^e que Wirmipeg fouit dun cimat tout a fait favorable pour mener i bien des afraires et ce.rr.ême en hiver.La vilte de Wmnipeg convte parriopams et exposants a venir decouviir ta chaleur de son accueil.Nous sommes en mesure de reporxlre a tous tes besoins des exposants, qui sont dadteurs invités A réserver leur espace derposinon te plus tôt poss-bte.Pour de plus amples renseignements sur hnsoipton a la Conterence ei a la Foire exposition, veuillez communiquer avec : iZC iS f^sSV.r-».R3C4» Tocpnooe 2040431970 TntcofMCu.201 94Z-4043 frwwt hNp ; '*ww.Tûinfn Wnnwrn ,V6 CA w ffcU Oxfvf »wowcje WpipNo^TotrtynW.vkpe^'abCA C^fte htemenue des CanadUm WINNIPEG \u2022 41)1 ï-Mita .il Canacîa \u2022 « » 0 \u2022 J bronchez-vous!.service complet INTERNET* En Moins De 10 Minutes.NOUS PAYONS net'ROVEK 'Ju5;ciu'd 220 heures d'accès par rttois incluses û-t): Disponible dans certaines^ réglons et magasins seulement.services à domicile LA TPS ET LA TVQ! * h: .¦^^ Packard Bell .^¦è Packard Bell LE6END 409CDT \u2022 Proctwtur l«»l Ptntïuni* 75MHz \u2022 Mamoir* 8 Mo/Dis9u« rigidt 1 Go \u2022 C0A0M4I \u2022 Carttdeton Ift-bjtethaul'parWi \u2022 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Kl A ON2, au plus tard le 30 octobre 1995.Le texte complet de cet avts est disponible en Communiquant avec la salle d examen du CRTC au (819) 997-2429 et au bureau du CRTC à Montréal au (514) 283-6607.télécoawnunic«tions Telecommuntcaîtons Commtsston InfoBref Bell Le télc'phone le plus lu.Le quotidien le plus écouté! Service rapide GRATUIT accessible 24 heures sur 24, 7 jours par semaine, à l'aide d'un téléphone à clavier.Pour entendre le contenu de tes dittérentes rubriques, composer leH7.S-2.i.S5.Puis, au son de Id \\'oix, compose/ le code à trois chiffres correspondant à la rul)rit|ue choisie.l*our sortir rapidement de l'une de ces rubriques, faites le .Vi puis, au son de la voix, appuyez sur le 9.Vous pourrez alors choisir une autre rubrique.' /)tiM\\ /il /.oiw J'iipptl hmilc siitUnttnt.li^ \u2022 Nouvelles en bref la Une:.110 Nouvelles locales:.120 Nouvelles sportives:.XM) ^ Nouvelles éconotniques:.140 Nouvelles nationales et internationales:.'.ISO .Arts et spectacles:.160 Ln primeur:.170 ^ \u2022 Éditoriaux:.2io Question du jour:.220 \u2022 Info-Affaires\" Bell À surveiller cette semaine:.311 ^^^^k Causeries et conférences d'affaires: .321 ^^^^J Perfectionnement en gestion:.331 ^^^^^ Finance et comptabilité: .341 Marketing, communication, vente et service à la clientèle:.351 Production, qualité, ¦ environnement et technologie: .361 Ressources humaines et formation: .371 Informatique:.381 \u2022 Questions d'affaires I Réponses d'affaires ^ 5 choix de chroniques disponibles: .410 \u2022 Résultats de la loterie 6/49: .411 ^ l.olto Super 7: .412 ^^^^ Sélect 42: .413 m.^ Banco: .414 la Quotidienne:.41S \u2022 Bulletins météorologiques d'Environnement Canada ^j^^j Région de Montréal: .421 Prévisions à long terme (Montréal): 422 Kstrie, Québec, Laurentides:.423 Villes canadiennes:.424 Villes américaines:.425 Plaisanciers (Montréal):.426 \u2022 Produits et services de Bell.520 \u2022 Services de La Presse Service des abonnements:.610 Annonces classées:.620 Publicité:.630 Rédaction:.640 Information sur les concours:.650 Renseignements généraux:.660 \u2022 INFO-ARTS Bell À surveiller cette semaine:.710 Danse:.720 Musique et art lyrique: .730 Théâtre:.740 Variétés et humour:.750 expositions et musées:.760 Service personnalisé (accès direct): .770 ^^\u2022¦^V \u2022 Le Golf avec Carlo Blanchard |OUR LE PRIX D*tJN S DU 6 AU 9 OCTOBRE PLACE BONAVENTURE Pour participer, remplissez le coupon de participation et déposez-le dans les boîtes prévues à cet effet au salon ou postez-le à la Presse CRU 051 Suce.Centre ville.Montréal (Québec) H3C 4Y7.Les coupons doivent être reçus à La Presse au plus tard le vendredi 6 octobre à I7h.Les fac-similés faits à ta main sont acceptés et les règlements du concours sont disponibles chez Promexpo.Vêtements HORS LA LOI / Équipements MAZZO et 1 week-end de ski à Sloneham.Le tirage aura iteu aux Salons le lundi 9 octobre I99S à I6hû0 Nom :_ Âge ;_ Adresse : _ App.; _ Ville :_ Code postal : Téléphone ; (_).Nommez un des membres des sur les ondes de CKOI ;- idIs-Fous N 8 Pour être valide, ce coupon doit être dûment comploté.Q SVP cochée (a case suivr»nte y voui ne désirez p«K profiter d offres put)i(Citrfires. b10 U LA PRESSE.MONTRÉAL.JEUDI 5 OCTOBRE 1995 POLiïlQUE Sondage Gcillup 53 % des Canadiens sont insatisfaits de la direction prise par le pays S Une majorité de Canadiens continue d'être mécontente de la façon dent les choses se déroulent au pays, selon un récent sondage de l'institut Gal-lup.Cinquante-trois p.cent des Canadiens sont présentement insatisfaits de la situation au pays, une légère baisse par rapport au mois de mars dernier ( 55 p.cent de mécontents ) et par rapport au résultat obtenu îi y a un an ( 58 p.cent de mécontents ).Trente-huit p.cent sont satisfaits de la façon dont les choses se déroulent, une hausse de deux p.cent par rapport à Tan dernier.Enfin, neuf p.cent des Canadiens n*ont pas d'opinion sur la question.Un niveau d'insatisfaction dépassant 50 p.cent n*est pas inhabitue! au Canada.Gallup a déjà posé la même question 17 fois depuis 1973; 14 fois, une majorité de Canadiens s'est déclarée insatisfaite de la direction que prenaient les événements au pays.Malgré le fort appui accordé au gouvernement libéral ( 54 p.cent des électeurs qui ont déjà fait un choix ) et au premier ministre |ean Chrétien, dont le travail satisfait 57 p.cent des Canadiens, le niveau d*insatisfac-tion demeure.L'économie qui se ressent encore des effets de la récession et l'incertitude qui entou- re encore Tavenlr du Québec au sein du Canada sont susceptibles d'avoir contribué à ce mécontentement.Le niveau d'insatisfaction est à son plus haut au Québec, 62 p.cent des Québécois étant mécontents de la direction prise par les événements au pays, tandis que 30 p.cent seulement sont satisfaits.La satisfaction au sujet de la façon dont les choses se déroulent est considérablement plus haute dans les Maritimes (44 p.cent), en Ontario (45 p.cent ) et dans les Praires ( 40 p.cent ).En Colombie-Britannique.35 p.cent des répon* dants sont satisfaits.A l'approche des TRAVAUX, diminuez le TEMPO! DONNEZ A QUELQU'UN UNE DEUXIÈME CHANCE! Discutez du don d'organes avec votre famille.La Fondation canadienne du rein S 089 Ville de Québec Les tialerie.s de la Capitale 024-0805 \u2022 Place Sle-Foy 651-7()64 Compag^ni(?Bombay chanceux On brade la mode ?MERE Simplement parce qu*ils sont abonnés à La Presse^ ces chanceux gagnent 4 billets pour fouiller dans Thistoire de Montréal au Musée d*archéologie Pointe-à-Callière, une valeur totale de 28 $\u2022 Voici nos chanceux d'aujourd*hui : 30 % de rabais Tout un lot de tenues choisies : coordonnés carrière robes Mme Clavet de Montréal Mme Beaucage de Brossard M.Saurîol de Vimont Mme Dionne de Deux-Montagnes Mme Dubois de Sainte-Thérèse Mme Potvîn de Longueuil Mme Duquette de Longueuil Mme Fontaine de Chambly M.Julien de Montréal M.Dion René de Chomedey Mme Labonté de Montréal Mme Croteau de Repentigny M.Luzi de Duvemay M.Gosselin de Granby Mme Fortin de Chomedey no 210111C12 no 210514B10 no 210670S09 no 210905D12 no 210993D14 no 222694P05 no 222999D00 no 237025F01 no 237249J00 no 238680D05 no 240070L01 no 245152C01 no 246333L00 no 269102G00 no 210160F01 Jusqu'au 7 octobre, nous publierons quotidiennement les noms de 15 chanceux abonnés à La Presse qui mériteront automatiquement ce prix des plus instructifs.La valeur totale des prix offerts de 2 100 $.Un délai de trois semaines peut s*écouler avant la réception des prtx.Pour participer, 11 suffit d*étre abonné à 285^911 i coordonnes couture coordonnés tout-aller Au choix, les meilleures étiquettes : \u2022 Liz Claîborne \u2022 Jones New York \u2022 Rena Rowan \u2022 Expression® \u2022 Bianca Nygârd \u2022 Russ \u2022 Villager \u2022 Nygârd Collections \u2022 Tan Jay \u2022 Elisabeth \u2022 Kari \u2022 Northern Spirit* \u2022 Concept XXV* et œMPAGNiEl Tailles courantes, petites ou fortes.?Sur nos prix ordinaires.Moda pour femme, rsyona t07, 109.115.118.127, 130, 140.145.193 »t 196.'CefMms étkfWtttaa ne sont paa oflert&» dans tau» nù» m»ga*{na.1)1:- KAH.Ajs \u2022*»ivR m PRIX Liquidation Vestes molletonnées pour femme Choix de 5 modèles.Notre prix ord 59$.liquidation 3999 $ Tenues d'»Klêneur pour femme, rayon 801 Le jfuiïi 5 ocTOHKi! 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