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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Politique
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1995-09-13, Collections de BAnQ.

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[" CAHIER Montréal.mercredi 13 septembre 1995 olitique Éditorial Monde Opinions I Têtes d'affiche L'EXPRESS POLITIQUE JEAN-LUC PEPIN ¦ Quelque 700 personnes, y compris le premier ministre Jean Chrétien et plusieurs ministres ont rendu un dernier hommage hier à l'ex-ministre fédéral Jean-Luc Pépin à l'occasion d'une cérémonie très élégante à la cathédrale Notre-Dame d'Ottawa.Nicolas Pépin, le fils de l'cx-ministre, a donné le ton à la cérémonie en rappelant que le coeur de son père décédé mardi le 5 septembre à l'âge de 71 ans, n'avait pas d'âge.Le premier ministre Chrétien entouré des ministres Lloyd Axworthy, David Collenette, Diane Marleau, John Manley, Marcel Massé et Herb Gray, a modifié son horaire pour pouvoir assister aux obsèques de son collègue.POURSUITE ABANDONNÉE ¦ Le Directeur des élections, Pierre-F.Côté, a décidé de suspendre les procédures contre la ministre Rita Dionne-Marsolais, accusée de publicité illégale lors du référendum de 1992.M.Côté a expliqué hier que l'offense attribuée à Mme Dionne-Marsolais consistait en la transmission d'une lettre aux membres du Parti québécois pendant la période de sept jours où la publicité est interdite à la suite de l'adoption du décret électoral.Or une lettre aux militants d'un parti politique n'est plus considérée comme de la publicité en vertu de la nouvelle Loi électorale adoptée en juin dernier.DEBAT ¦ Le débat référendaire a baissé de - plusieurs crans hier à l'Assemblée nationale, alors que les accusations « d'intolérance » et de « racisme » ont commencé à fuser de part et d'autre.L'opposition libérale en est même venu à réclamer la démission du président du Conseil de la langue française, l'cx-ministre fédéral Marcel Masse, tandis que chez les péquistes, on réclamait celle du chef de l'Opposition Daniel Johnson.La députée libérale de Marguerite-Bourgeois, Liza Frulla, a suscité ces débats orageux en citant ce qu'elle appelle « les propos susceptibles d'engendrer l'intolérance » qu'auraient proféré les anciens ministres Yves Duhaime et Marcel Masse.Le premier aurait déclaré que si une majorité de Oui chez les Québécois francophones ne menait pas à la souveraineté parce que les Anglo-Québécois votent Non, « une situation dangereuse » serait créée.Quant à Marcel Masse, récemment nommé au Conseil de la langue française, il aurait dit que les francophones «c n'auraient plus le contrôle de leur destinée » si leur désir majoritaire se heurtait au Non des anglophones.¦ Le leader du Parti libéral de l'Ontario, Mme Lyn McLeod, a refusé de commenter une information à l'effet qu'elle démissionnerait de son poste dès aujourd'hui.Une source au parti libéral a informé la Presse Canadienne que l'annonce se fera lors d'un caucus spécial prévu pour aujourd'hui.Mme McLeod assurerait elle-même l'intérim jusqu'à l'élection d'un nouveau chef.VISITE ¦ Le Premier ministre russe, Viktor Tchernomyrdine, sera reçu en visite officielle au Canada du 2 au 6 octobre, a annoncé hier le cabinet du Premier ministre canadien, Jean Chrétien, sans donner plus de précision sur ce voyage.Le chef du gouvernement russe arrivera au Canada en provenance de Corée du Sud où il doit se rendre du 27 au 30 septembre prochain, scion l'agence de presse russe Itar-Tass.MONTACNAIS ¦ Il n'y aura pas de bureau de vote sur la réserve de Mashteuiatsh, au Lac-Saint-Jean, lors du prochain référendum.Le Conseil de bande a suggéré aux Montagnais de ne pas participer à la consultation, mais les gens seront quand même libres de voter ou non, a indiqué hier Rock Gill, coordonnateur des communications pour l'organisation du Conseil des Montagnais.Les recenseurs ont cependant pu se rendre sur la réserve.Autres informations, B7, B8 Voter NON n'est pas honteux, réplique Johnson à Parizeau PHILIPPE CANTIN du bureau de La Presse QUÉBEC ans la bouche de Jacques Parizeau, l'histoire des Québécois au sein de la fédération canadienne devient une longue suite de brimades et de contraintes, affirme Daniel Johnson.À écouter le premier ministre, on jurerait que les citoyens d'ici « se pro- .mènent encore en canot et en raquettes ».Répliquant à M.Parizeau qui s'était exprimé la veille, le chef libéral a livré un discours d'une heure, hier, à l'Assemblée nationale, au cours du débat sur la question référendaire.Il a voulu torpiller les arguments historiques invoqués par le premier ministre au soutien de son option, et soutenu que les Québécois décidés à voter NON n'ont pas à rougir de leur choix.« Ceux qui croient, au Québec, que nos meilleures chances de développement passent par l'appartenance canadienne sont fiers de voter NON, a-t-il dit.Us résisteront, et je les appelle à résister, à ces tentatives que le camp du OUI multiplie pour qu'ils aient honte de leur vote ».Contredisant la thèse du chef du Bloc québécois, Lucien Bouchard, lors du rassemblement souverainiste tenu à Aima le mois dernier, M.Johnson a affirmé qu'un NON ne signifiait par le renoncement à « l'identité » québécoise.En revanche, un OUI mettrait un terme définitif à « l'expérience canadienne ».«c Ce serait dire à nos voisins : \"Reconstruisons ce que nous venons de dértruire\", a-t-il déclaré.C'est là l'importance historique du vote.Ses effets sont sans précédent.» Selon M.Johnson, le premier ministre trace un sombre portrait du Québec de 1995 à l'intérieur du Canada dans le seul espoir d'augmenter l'appui à la souveraineté.Il a ainsi mis en contradiction deux discours prononcés par M.Parizeau : celui de lundi et un autre livré à Toronto, devant des gens d'affaires, en décembre dernier.« On ne retrouve plus le premier ministre qui faisait état des immenses succès que connaissaient les Québécois et les Québécoises, a-t-il dit.Les succès de la biotechnologie et du sport, les succès des logiciels de traduction, les succès de la chanson de Céline Dion et des avions que nous fabriquons.Nous avons acquis, à l'endroit du monde qui nous entoure, une force qui nous a permis de connaître des progrès incomparables.Nous ne sommes pas, et nous ne nous sentons pas, comme une espèce en voie de disparition.».Applaudissements M.Johnson, qui a eu droit aux applaudissements des députés de son parti, a aussi reçu ceux, moqueurs, du premier ministre et de son équipe.Notamment lorsqu'il a évoqué le caractère irrémédiable du choix s'offrant aux électeurs.Si ceux-ci optent pour la souveraineté, des liens tissés pendant des années se briseront, provoquant des perturbations d'ordre économique et juridique.Quant à la proposition de partenariat contenue dans le projet souverainiste, le chef libéral l'a estimée « irre- PHOTOPC Daniel Johnson a donné la réplique à Jacques Parizeau hier, dans le cadre du débat sur la question référendaire à l'Assemblée nationale.cevable, inadmissible et inacceptable ».La création d'un Conseil du partenariat, où chacun des deux pays détiendrait un droit de veto, et d'une Assem-blée parlementaire, où les représentants québécois compteraient 25 p.cent des sièges, est une lubie puisqu'elle imposerait au reste du Canada un troisième niveau de gouvernement.« L'ensemble du monde démocratique évolue vers des structures de plus en plus légères et de moins en moins nombreuses », a dit M.Johnson, selon qui les thèses de la coalition souverainiste en matière de citoyenneté sont aussi contestables.À son avis, il est incorrect « de faire croire aux Québécois » que le Canada leur dira, après un OUI : « Vous avez brisé le pays, mais venez chercher votre passeport ! » Les conséquences d'un OUI seront graves, a-t-il ajouté, même si le gouvernement « fait miroiter l'illusion que la séparation » pourrait se faire sans douleur et que, « comme M.Jourdain faisait de la prose sans le savoir, on peut se séparer sans s'en apercevoir ».M.Johnson s'en est aussi pris aux remarques de M.Parizeau à propos de Jean Lesage, le père de la Révolution tranquille.Il a accusé le premier ministre de laisser entendre que M.Lesage, s'il était toujours vivant, voterait OUI, alors qu'il avait défendu le NON en 1980.Il a ensuite évoqué Daniel Johnson père, premier ministre à la fin des années 1960.« J'ai appris le Québec et la défense des intérêts du Québec, comme mon frère et mes soeurs, sur les genoux de mon père.Je sais, plus que n'importe qui ici, que sa préoccupation, c'était l'épanouissement des francophones en Amérique.Il voulait que le Québec soit aussi massivement et clairement français que l'Ontario était anglaise.» Selon le chef libéral, le français a fait des progrès considérables au cours des 30 dernières années, jouissant de « l'exclusivité » dans certains domaines, de « pdominance » dans d'autres, et « d'égalité » dans ceux qui restent.Les Québécois auront avantage à voter NON, a-t-il ajouté, parce que son camp est le seul à offrir des garanties.« Nous n'aurons pas à recommencer, refaire, reconstruire.Quel est ce chantier si exaltant auquel on nous convie ?Il n'y a pas de chantier exaltant.« Il y a la réalité de tous les jours des familles québécoises qui cherchent où est leur intérêt, d'où vient le prochain emploi, comment les services publics seront rendus et combien ça leur en coûtera.C'est ça le vrai problème des familles québécoises.Et ce sont ces garanties que nous offrons, de continuer à travailler non pas à redéfinir le cadre juridique du nord du continent américain, mais à travailler sur les problèmes de tous les jours des familles québécoises.» Parizeau soucieux de corriger son tir Les offres au Canada anglais sont connues et chacun en aura copie du bureau de La Presse QUÉBEC MB# essentiel » de ce qu'un Québec ¦i souverain offrira au Canafda anglais est déjà connu, a insisté Jacques Parizeau hier à l'Assemblée nationale.La proposition se trouve déjà dans le projet de loi sur l'avenir du Québec et dans l'entente tripartite, un texte qui sera sous peu acheminé dans tous les foyers, a déclaré hier le premier ministre, visiblement soucieux de corriger le tir par rapport à ses déclarations de la veille.Il avait indiqué que la proposition du Québec au Canada ne serait pas connue avant le vote.Le travail de la demi-douzaine de fonctionnaires chargés depuis Tété d'élaborer la proposition du Québec souverain au Canada anglais est déjà fort avancé et il est clair que le texte sera prêt bien avant le référendum, in-dique-t-on.Mais il n'est pas prévu de le rendre public avant le scrutin.Ce serait offrir un « front d'attaque » supplémentaire aux fédéraux.Tout publier risquerait aussi d'affaiblir la position de négociation du Québec, explique-ton à l'interne.Le groupe avait comme mandat de préparer une position québécoise sur l'ensemble des questions économiques touchées par la négociation entre le Québec souverain, le Canada et d'autres pays, indiquait-on hier.Toujours hier, à l'Assemblée nationale, le ton des échanges entre Jacques Parizeau et Daniel Johnson était nettement agressif.Les chefs du Oui et du Non ont tous deux accusé l'adversaire de verser dans l'intolérance.Et surtout, le niveau du débat a changé.Jacques Parizeau a qualifié de « conneries » les allégations de la toute récente campagne publicitaire du Non.Daniel Johnson a pour sa part accusé le premier ministre de prendre les Québécois pour des « ta-tas » en les invitant à voter sur une entente qui n'est pas encore connue.Jacques Parizeau Avant-goût de la charge émotive de la campagne référendaire, péquistes et libéraux se sont accusés de cultiver l'intolérance.Pour Lisa Frulla, le premier ministre Parizeau devrait exiger la tête du président du Conseil de la langue, Marcel Masse, qui prédisait récemment une sérieuse confrontation entre anglophones et francophones dans l'éventualité d'un NON « quand ces derniers réaliseront que pour la première fois depuis 1759, une majorité de francophones n'a plus le contrôle sur son territoire ».Pierre Bourgeault avait dû démissionner pour de tels propos, a-t-elle rappelé.L'opposition a aussi rappelé une déclaration du ministre Guy Chevrette qui, lors du dévoilement de la question référendaire, a soutenu que « 20 p.cent de la population ne la comprend pas, ils n'ont jamais été capables d'apprendre le français même s'ils sont ici depuis des générations ».En réplique, Jacques Parizeau a ironisé : c'est précisément le «constat» du ministre Chevrette qui pousse Québec à traduire tous les documents constitutionnels qu'il vient de rendre publics.i L'intolérance était tangible quand des manifestants du NON « ont causé du grabuge » lors du lancement du préambule, a répliqué M.Parizeau, déplorant aussi que les fédéralistes aient boudé les commissions sur la souveraineté du Québec, le printemps dernier.Mais clairement, Jacques Parizeau tentait surtout hier de renverser la vapeur estimant qu'il avait été « trop nuancé » la veille en soutenant que l'offre du Québec au Canada anglais ne serait pas totalement connue avant le jour du scrutin.Désireux de « rectifier les titres » \u2014 tous les journaux titraient hier que toutes les cartes ne seraient pas sur la table avant le 30 octobre \u2014 M.Parizeau a soutenu que « l'essentiel du traité » se trouvait d'ores et déjà dans le texte du projet de loi et de l'entente tripartite entre le gouvernement, le Bloc québécois et l'ADQ.La veille, toujours en Chambre, M.Parizeau avait toutefois comparé à un simple « canevas » cette entente.Pour le chef libéral Daniel Johnson, les explications du gouvernement sont une insulte à l'intelligence.L'entente qui sera acheminée avec le projet de loi sur la souveraineté la semaine prochaine se borne à décrire ce qu'est un traité sans en donner le contenu.Jacques Parizeau prend Canadiens et Québécois « pour des tatas », et son « entente est plutôt une patente » a laissé tomber le chef libéral.« La seule proposition constitutionnelle que les Québécois ne peuvent pas connaître actuellement, c'est celle du Parti libéral et des fédéralistes », de répliquer du tac au tac M.Parizeau.La publicité fédéraliste dérape quand elle évoque un droit de veto du Québec sur les questions monétaires, sur les douanes et la libre circulation des personnes, a-t-il ajouté.Ces idées viennent de l'entente tripartite, où l'on parle d'un Conseil du partenariat, dont les décisions doivent se prendre à l'unanimité, de répliquer Daniel lohnson.L'entente avec les syndicats coûtera 1 milliard DENIS LESSARD du bureau de l^t Presse QUÉBEC Le projet d'entente entre Québec et les centrales syndicales du secteur public coûtera près de l milliard de plus au gouvernement d'ici à 1998.Hier, en conférence de presse, la présidente du Conseil du trésor, Pauline Marois, a évalué à 930 millions \u2014 415 millions pour 1996-1997 et 515 millions pour 1997-1998 \u2014 le coût du projet d'entente conclue avec les grandes centrales syndicales du secteur public, la CEQ, la CSN, la FTQ et la FIIQ qui représente les infirmières.« Nous n'avons pas acheté la paix pour gagner le référendum, la négociation a été reprise sur la base de la confiance dans un contexte de « rai-sonnabilité » ou chacun a mis du sien et où chacun a trouvé quelque chose », a soutenu hier Mme Marois.Bien que le dernier budget exige du Trésor des compressions de dépenses de 500 millions pour chacune des deux prochaines années, Mme Marois se défend d'avoir délié trop lestement les cordons de la bourse.L'augmentation totale accordée représente 1,5 p.cent de l'ensemble de la masse salariale sur une durée de trois ans, insiste-t-elle.Point névralgique de l'entente, le régime de retraite du secteur public sera passablement bonifié.Un travailleur de 55 ans pourra partir avec sa pleine retraite s'il a 35 ans de service.Élément important dans le réseau de la Santé où l'on n'a adhéré qu'en 1973 au régime de retraite du secteur public.Québec accorderait aussi sa pleine pension à un employé de 60 ans qui a accumulé 20 ans de service.Québec estime qu'environ 11 500 personnes prendront leur retraite à cause de ces changements \u2014 3200 retraités de plus par année qui s'ajouteront aux 7000 départs « naturels » enregistrés chaque année dans la fonction publique ainsi que dans les réseaux de la santé et de l'éducation.Mobilité Marchant sur des oeufs, Mme Marois a souligné que des discussions devraient se poursuivre au niveau sectoriel, sur la mobilité de la main-d'oeuvre dans le réseau de la santé et sur la tâche des enseignants du primaire et du secondaire.Indirectement, elle indique que, comme dans le réseau de la santé, une importante réorganisation du travail est à prévoir dans le monde de l'éducation.Elle n'a pas exclu que Québec puisse toucher aux ratios maître-élèves et a donné hier comme exemple l'ajout d'une heure de travail pour les enseignants, c pour dégager de la marge ».Comme l'avait indiqué La Presse la semaine dernière, le projet d'entente prévoit le retrait de la loi 102 \u2014 qui rendait incontournable une compression de 1 p.cent des salaires chaque année.Ce retrait ne se réalisera toutefois qu'en 1996 \u2014 un projet de loi serait déposé à l'automne \u2014 et les syndiqués se verraient rembourser un forfait de 0,5 p.cent en avril prochain pour compenser la ponction de 1 p.cent de cette année.En janvier 1997 et 1998, les employés du secteur public auront 1 p.cent d'augmentation.Au terme de la convention de trois ans \u2014 été 1998 \u2014 les salaires du secteur public auraient atteint la parité avec ceux du privé, prédit Mme Marois.Le syndicat des fonctionnaires du gouvernement du Québec ( 45 000 membres ) retirait hier son appui à l'entente de principe pour réclamer des clarifications sur la sous-traitance, imitant ainsi le Syndicat des professionnels ( 12 000 membres ).D'autre part, Québec et les fonctionnaires provinciaux paraissent sur le point de s'entendre sur un texte encadrant l'intégration des fonctionnaires fédéraux dans l'éventualité d'un Oui au référendum.On était près d'une entente de principe \u2014 les conditions de travail des employés fédéraux à l'embauche le 30 octobre seront garanties pour deux ans.On paraissait aussi en bonne voie de régler une dernière divergence \u2014 les fonctionnaires provinciaux voulaient que le texte de l'entente établisse clairement qu'aucun fonctionnaire provincial, non seulement les permanents mais aussi les occasionnels, ne perdra son emploi en raison de l'intégration des employés fédéraux.Le SFPQ avait envoyé une mise en demeure à Mme Marois, prévenant qu'il songeait à réclamer une injonction en cour pour dénoncer l'entente entre Québec et l'Alliance de la fonction publique fédérale, sur la base de la Loi sur la fonction publique québécoise.* B2 LA PRESSE.MONTRÉAL.MERCRED113 SEPTEMBRE 1995 ÉDITORIAL Paul Desmarais Roger D.Landry président du conseil président d'administration et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef L'effet boomerang d'une entente historique L| entente sur les services de police autochtones, signée lundi par les ministres Herb Gray et Serge Ménard et par le chef Joe Norton, constitue un jalon important pour les relations entre les Mohawks de Kahnawake et la société québécoise.Une étape importante pour établir un climat de confiance entre les deux communautés.Même si la cérémonie a connu des étincelles provoquées par une petite bande de traditionalistes opposés à l'entente, il faisait bon voir le chef Joe Norton, protégé par ses peacekee-pers, affronter, impassible, les manifestants et tenter de les calmer.Le relief médiatique accordé à cette opposition et le degré de violence dans l'expression du désaccord a pu donner l'impression que I l'entente entre les Mohawks et les gouvernements ne correspondait pas à la volonté populaire.Mais le conseil de bande de Kahnawake a multiplié dans cè dossier les efforts de concertation.Les 6 000 résidants de la communauté indienne de la Rive-Sud avaient été consultés par lettre personnelle, par des articles dans la presse locale et lors de trois journées de consultation directe.il n'y a pas si longtemps encore, les observateurs voyaient mal comment on pourrait en arriver un jour à intégrer les agents de la paix mohawks au corps de police de la SO.Officialiser la reconnaissance des peacekeepers sur le terri- toire de la réserve indienne de Kahnawake constitue donc une victoire pour les deux camps.Bien sûr.Il reste certaines zones d'ombre.Jusqu'où s'étendra la surveillance de la SO ?La présence de la GRC sera-t-elle maintenue ?C'est à vivre.Leur premier mandat sera de faire respecter sur la réserve les lois provinciales et fédérales.Mais toutes les lois ?La réponse sibylline du ministre Ménard indique que le processus est encore en gestation.Mais une première étape très délicate vient d'être franchie.Mais, au-delà de cette entente historique, même si elle ne concerne que les peacekeepers de Kahnawake, voici une autre preuve qu'il est possible de s'entendre avec les autochtones quand toutes les parties mettent un peu d'eau dans leur vin.C'est là un succès de la concertation qui offre un contraste saisissant avec les deux crises amérindiennes ailleurs au Canada.L'occupation par des membres rebelles de la réserve Indienne de Kettle et de stony Point, vêtus de treillis militaires et le visage masqué, qui montent toujours la garde aux entrées du Camp ipperwash et du parc provincial voisin, en Ontario, a mené à un affrontement avec l'Ontario Provincial Police, et des échanges de coups de feu nourris ont mené à mort d'homme.En Colombie-Britannique, le siège de la GRC d'un ranch occupé par des autochtones, au lac Gustafsen, a mené à des échanges de coups de feu à deux reprises.On pourra argumenter que ces histoires sont différentes de celles d'Oka, où les autochtones avalent une cause, en raison de l'affaire du golf.Mais elles demeurent assez similaires : la perte de contrôle par les autochtones de leur propre devenir aux mains d'éléments incontrôlables et armés.A Oka, une crise locale reprise en main par des Warrlors qui, depuis, ont montré ce qu'ils étaient : en Colombie-Britannique, des illuminés, en Ontario, des Insoumis.Mais le processus est le même.S'il y a une différence majeure entre ces événements, c'est le traitement médiatique et politique qu'on en fait.Politiciens et médias de ces provinces marchent sur des oeufs pour commenter « l'incident ».ils n'avalent pas une si grande maîtrise d'eux-mêmes, en 1990, à l'endroit des Québécois, lors de la crise d'Oka.Le Québec aura beaucoup plus été dénoncé pour avoir perdu un agent de la SQ que les Ontariens le sont pour avoir tué un autochtone.Cela montre surtout que, dans cette histoire, malgré les gaffes faites ici, le Ouébec a connu avant les autres les manifestations d'une crise beaucoup plus profonde, pour laquelle il n'était pas préparé.Et que d'autres provinces, qui se croyaient à l'abri d'un problème qu'elles croyaient être purement québécois, ne se sont pas préparées, et connaissent maintenant les mêmes drames.Mais l'entente montre aussi que, quelques années plus tard, Il existe des solutions \u2014 pas encore à Oka \u2014 et qu'il y a des façons de réduire des crises qui paraissaient insolubles.Et qu'en ce sens, le Québec, en signant la paix avec les Mohawks de la réserve de Kahnawake, montre la voie au reste du Canada.L'effet boomerang.Claudette tougas La recette La campagne électorale au Nouveau-Brunswick, qui a mené Frank McKenna à sa troisième victoire, a suscité très peu d'intérêt au Québec.Peut-être est-ce parce que la victoire du premier ministre libéral était prévisible.Mais nous savons tous que la raison est ailleurs.C'est une constante des traditions politiques québécoises de ne pas s'intéresser à ce qui se passe ailleurs au Canada.Même quand il s'agit de voisins proches, comme le Nouveau-Brunswick ou l'Ontario, dont la vie économique et sociale est fortement interreliée à la nôtre.Ce narcissisme et ce repli sur soi nous privent parfois d'exemples et d'apprentissages dont nous pourrions profiter.Au Québec, Frank McKenna est surtout connu pour sa gaffe historique, lors de son arrivée au pouvoir : son refus d'entériner l'accord du lac Meech, auquel il n'avait pas participé.Même s'il a ensuite changé d'idée pour finalement approuver l'entente, c'est sa contestation qui a ouvert le bal et mené à l'échec que Ion connaît.Mais au Nouveau-Brunswick, M.McKenna a manifestement d'autres atouts.Le fait qu'il soit presque aussi populaire après deux mandats, sans avoir un charisme remarquable, montre qu'il détient une recette magique.Cela peut s'expliquer par ses réalisations : l'élimination graduelle du déficit sans virage à droite, le renouveau économique d'une province qui gardait peu d'espoirs à cet égard, ainsi que son attitude très correcte avec les francophones.Mais, dans une période où la méfiance et le désenchantement des citoyens sont grands, même les bons premiers ministres finissent par tomber.il y a donc autre chose, et c'est une qualité que l'on retrouve maintenant chez d'autres leaders provinciaux, peu importe leurs orientations idéologiques : c'est leur franchise.Elle leur permet de retrouver ce qui manquait le plus aux politiciens, c'est-à-dire la crédibilité et la capacité d'inspirer confiance.La recette de cette nouvelle génération de politiciens est simple : ils font ce qu'ils ont dit et ils disent ce qu'ils feront.C'est une vertu que l'on ne retrouve pas à Ottawa, où le gouvernement libéral déchire, page par page, le livre rouge qui l'a porté au pouvoir.Et sans insister lourdement, ce n'est pas ce qui, un an après la prise du pouvoir, caractérise le gouvernement québécois.Alain DUBUC CA CûHFgjm/ôe des ffr/MEz on a eue A &Mt)/e.ouAe
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