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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Politique
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1995-09-06, Collections de BAnQ.

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[" L'EXPRESS POLITIQUE RITA DIONNE-MARSOUUS ACQUITTÉE ¦ La ministre péquiste Ri ta Dionne-Marsolais a été acquittée hier, en Cour du Québec, de l'accusation d'avoir autorisé des dépenses excessives de publicité en 1992, lors du référendum sur l'entente de Charlottetown.Mme Dionne-Marsolais n'était pas encore député de l'Assemblée nationale, à l'époque, mais agissait à titre d'agent officiel pour le Parti québécois et le comité du NON lors de cette consultation sur des modifications à la constitution canadienne.Hier, le ministère public n'a pas offert de preuve et la juge Louise Baribeau a acquitté la ministre, au palais de justice de Montréal.La Presse ENTENTE CANADA-CORÉE DU SUD ¦ Le Canada et la Corée du Sud ont signé mardi une entente de principe en matière de protection de l'environnement, améliorant ainsi leurs relations bilatérales qui sont déjà de plus en plus étroites.Le vice-premier ministre et ministre de l'Environnement, Sheila Copps, a signé l'entente avec le ministre sud-coréen de l'Environnement Kim Joong-wee.Elle est la dernière d'une série de représentants canadiens de haut rang à visiter la Corée du Sud, un marché important dans les pays de l'Asie du Pacifique pour les produits canadiens.Selon l'entente, les deux pays vont échanger des données, et du personnel, tout en faisant la promotion de projets communs visant à échanger des idées sur la prévention de la pollution, les lois environnementales et les technologies évitant la pollution.Presse Canadienne DE LA VISITE DE FRANCE ¦ La secrétaire d'État française à la Francophonie, Mme Margie Sudre, arrive à Montréal aujourd'hui pour une visite de cinq jours en sol canadien.Pendant ce séjour, qui la mènera à Québec, Moncton et Ottawa, Mme Sudre rencontrera le premier ministre Jacques Parizeau ainsi que ses homologues québécois, néo-brunswickois et canadien pour discuter du prochain sommet francophone, qui se tiendra à Cotonou, au Bénin, au début du mois de décembre.Du côté français, un évident souci d'équilibre a présidé à la préparation du programme de Mme Sudre.Presse Canadienne * PHOTO PC Mme Nicole Boudreau, porte-parole des Partenaires pour la souveraineté EN CAR POUR LE OUI ¦ Un groupe de femmes souverainistes entamera vendredi une tournée du Québec sous l'égide des Partenaires pour la souveraineté et de la CEO Intitulée « Opération porte-voix », cette tournée rassemblera une cinquantaine de Québécoises.Les participantes se relaieront d'ici au 17 septembre à bord d'un autocar qui les amènera dans toutes les régions pour y présenter le message souverainiste.Les organisatrices constatent que le discours politique traditionnel ne passe toujours très bien chez les femmes.Or, elles composent plus de la moitié de la population et les sondages indiquent qu'elles sont plus enclines à voter NON que leur compagnons.D'où un effort particulier à leur endroit.Des personnalités comme Claire Bonenfant et Denise Boucher feront le voyage et participeront à des activités telles des assemblées de cuisine, des soupers, des rencontres, des conférences.On compte aussi sur la tournée pour lancer le « Regroupement des Québécoises pour le OUI ».Autour de la table hier, dans un quartier montréalais populaire, la porte-parole de Partenaires pour la souveraineté, Mme Nicole Boudreau, expliquait que l'« Opération porte-voix » vise à favoriser le dialogue entre femmes, informer les femmes en dépassant les structures des partis politiques.Mario Fontaine Autres informations, B7 et B8 Les syndicats restent sur leur faim C'est à la table des enseignants qu'auraient lieu les discussions les plus ardues DENIS LESSARD du bureau de I^a Presse QUÉBEC Journée d'intenses discussions, hier, entre le gouvernement et les centrales représentant les 350 000 employés du secteur public.Hier soir, les deux parties semblaient encore dans le dernier droit permettant de prévoir un règlement dans les prochaines heures.Après la manchette d'hier de La Presse indiquant déjà qu'une entente était imminente, tant les porte-parole patronaux que syndicaux se sont refermés comme des huîtres.« Il ne faut rien dire qui pourrait compromettre le résultat de la négociation », a insisté hier Marie-Jeanne Robin, porte-parole de la présidente du Conseil du Trésor, Pauline Marois.Les propositions salariales du gouver- nement faites dans la nuit par Maurice Charlebois ont laissé sur leur faim les organisations syndicales, parait-il.De sources syndicales et patronales, on semble avoir retenu surtout le scénario suivant ; Québec est disposé à abolir la récupération de 1 p.cent de la masse salariale et à se débarrasser de la loi 102, mais il rembourserait la ponction déjà prévue au budget de cette année sous forme de forfait, au début de la prochaine année financière, le printemps prochain seulement.Pour la seconde année de la convention, une augmentation de l'ordre de 1 p.cent a été examinée.Québec se dit prêt à rediscuter des clauses financières pour la troisième année de la convention collective.Selon les informations obtenues par ailleurs, les discussions les plus ardues se situaient à la table des enseignants où, pour récupérer 250 millions, le gouvernement cherche des façons d'augmenter la tâche des professeurs du primaire et du secondaire.Québec a proposé une série de solutions pour récupérer la somme visée auprès des enseignants ; une journée de congé non rétribué vaut par exemple une vingtaine de millions, l'étalement des payes sur 26 semaines au lieu de 24 permet de récupérer 10 millions, illus-tre-t-on.Dans le secteur de la Santé \u2014 qui sera frappé dans les prochains mois par une imposante réorganisation des postes \u2014 les négociations sont en panique réglées, indique-t-on.Retraite Au sujet de la retraite pour l'ensemble des 350 000 permanents du secteur public, le projet d'une bonification du i V 9C A m 9 \"X M I s ¦J m- PHOTO PIERRE MCCANN.La Presse Rue Bloomfield.au coeur du quartier Parc Extension, Jan Arzrouni ( à gauche ) et Mathieu Lapointe ( caché ) travaillaient main dans la main pour remplir leur tâche.Sur la photo.John Stefco, un citoyen d'origine tchécoslovaque, leur montre son certificat de naissance.La collaboration et la franchise des citoyens impressionnent Le premier jour du recensement se déroule dans l'ordre PHILIPPE CANTIN jmm 14 h hier, le téléphone sonne au H bureau du directeur de scrutin du comté de Laurier-Dorion, un territoire densément peuplé au sud du boulevard Métropolitain, à Montréal.Deux recenseurs, qui cognent aux portes depuis quelques heures déjà, viennent de rencontrer un problème nouveau : « Que fait-on quand la personne qui nous répond ne parle ni français ni anglais, et qu'on n'arrive pas à expliquer notre rôle par des gestes ?» Des situations semblables, même si elles ne sont pas la norme, ont marqué la première journée du recensement au Québec, une vaste opération qui prendra fin samedi.Au terme du processus de révision, une première liste permanente, et informatisée, des électeurs sera dressée.Pour voter au référendum, les citoyens devront obligatoirement y être inscrits.En fin de journée hier, un porte-parole du Bureau du directeur général des élections a affirmé qu'aucun cas problématique n'avait encore été signalé.Sur le terrain, l'exercice semblait se dérouler dans l'ordre et la quiétude, même si plusieurs recenseurs estimaient leur progression plus lente que prévue.Dans la rue Bloomfield, au coeur du quartier Parc Extension, )an Arzrouni et Mathieu Lapointe travaillaient main dans la main pour remplir leur tâche.Le premier est un monsieur de 58 ans, mi-retraité, et portant une fine moustache grise.Le second est un grand bonhomme de 21 ans, en pantalons courts.Ils représentent chacun un des deux plus importants partis politiques du Québec, mais ne veulent surtout pas s'étendre sur le sujet.« Notre patron, c'est le directeur général ds élections », lance Mathieu.« Nous travaillons pqur le Québec », ajoute son ainé.Les deux hommes résident 'dans ce comté profondément multiethnique.Près de la moitié de la population a une langue maternelle autre que le français ou l'anglais : le grec, l'italien, l'espagnol, le vietnamien, le portugais, le chinois, l'arabe.En s'arrêtant un moment pour observer un match de roller-hockey dans une cour d'école, on se dit que le jour n'est pas loin où le Canadien comptera un joueur-vedette d'origine haïtienne.Franchise MM.Arzrouni et Lapointe sont impressionnés par la franchise des citoyens.Plus tôt, un couple installé au Canada depuis 20 ans leur a expliqué que monsieur était citoyen canadien, mais pas madame.À une autre porte, les répondants se sont vite disqualifies de la liste électorale : originaires du Venezuela, ils vivent à Montréal depuis 10 ans, mais n'ont pas la citoyenneté.Plus loin, une femme d'origine asiatique est Canadienne, tout comme son mari, mais débarquent à peine de Vancouver.Comme ils n'habitent pas le Québec depuis six mois, ils sont inadmissibles et le savent très bien.« On a entendu les règles à la télévision », dit-elle, en anglais.« Les gens coopèrent pleinement, explique M.Arzrouni.Us n'opposent pas de résistance quand on leur demande leur passeport, une carte de citoyennen-té ou un certificat de naissance.Nous avons pris l'habitude de vérifier une de ces pièces d'identité, puisque la liste sera permanente.Personne ne se choque, c'est comme si on les vaccinait pour la dernière fois.Ils savent qu'on ne reviendra pas aux prochaines élections.» Après avoir visité de nombreuses maicons.les deux recenseurs n'avaient pas encore rédigé un des huit « rapports de doutes» qu'ils trimballent dans leur cartable.Ce document, officiellement nommé « Demande de vérification du droit à une inscription », est rempli par un recenseur qui se méfie de la véracité des réponses d'un citoyen à propos de sa citoyenneté, de son âge ou de la période depuis laquelle il est établi au Québec.La semaine dernière, le Parti libéral a dit craindre que les recenseurs nommés par le Parti québécois n'usurpent de leur droit à émettre pareils rapports, surtout dans les comtés où la population allophone est nombreuse.Un recenseur n'a pas à signaler à l'électeur qu'un « rapport de doutes » est rédigé contre lui, ni que son dossier sera soumis à une Commission de révision.Une convocation à comparaître lui sera expédiée plus tard.À un coin de rue du secteur patrouillé par MM.Arzrouni et Lapointe, deux autres recenseurs, Paul Clément et Pe-tros Souvlakis, poursuivaient leur ronde.Eux aussi étaient impressionnés par la collaboration des citoyens.Ils avaient conjointement endossé un seul « rapport de doutes », peu convaincus de la sincérité d'un homme désireux d'inscrire son frère absent de la maison, et à propos duquel il ne détenait aucune pièce d'identité.Les recenseurs ont ajouté le nom de l'absent à leur liste, comme l'exige la loi, mais décidé de soumettre son cas à la Commission de révision.En début de soirée hier, Pietro Perri-no, le directeur des opérations du camp du NON, a annoncé son intention de transmettre deux cas à l'intention des autorités compétentes.Il a affirmé que des électeurs avaient communiqué avec leur député pour se plaindre du comportement de recenseurs hui auraient été nommés par le Parti qiÂbecois régime était passablement défini hier ; le scénario le plus tenace prévoit une réduction de la pénalité actuarielle qui serait de 4 p.cent au lieu des 6 p.cent par année actuellement.Certains évoquaient aussi une formule permettant aux employés ayant 55 ans et 35 ans de service de prendre leur retraite sans pénalité.Actuellement, il faut avoir au moins 60 ans pour prendre sa retraite de la fonction publique et avoir cumulé 30 années de service.Mme Pauline Marois a rencontré tôt hier les ministres des secteurs de la santé et de l'éducation avant de faire le point avec les présidents de centrales en fin d'avant-midi.Quant à Maurice Charlebois, le négociateur du gouvernement, il faisait son compte rendu en fin de journée à Québec au bureau du premier ministre Parizeau.Le plq prêt à informer à ses frais les Québécois hors Québec sur la façon de voter MARIO FONTAINE Le Parti libéral du Québec est prêt à dépenser jusqu'à 40 000 $ de ses propres deniers afin de faire parvenir aux Québécois vivant hors Québec une brochure les informant de la façon de voter au référendum, a indiqué hier le leader de l'opposition libérale en Chambre, Pierre Paradis.Essentiellement, le PLQ a l'intention de poster le dépliant préparé par le directeur général des élections aux quelque 40 000 citoyens qui résident en dehors du Québec depuis moins de deux ans avec l'intention d'y revenir, des gens qui conservent de ce fait leur qualité d'électeur.Le parti n'a ni leur nom ni leur adresse, mais Postes Canada détient un fichier de ceux qui ont demandé de faire suivre leur courrier à l'étranger et peut agir comme expéditeur.Le Parti libéral affirme qu'il ne profitera pas de cet envoi massif pour faire la progagan-de du NON et que seule la documentation du DGE sera dans l'enveloppe.La formation avait contacté le directeur général des élections au début de l'été pour lui faire part de cette suggestion.M.Pierre F.Côté n'y a pas donné suite, n'ayant pu obtenir l'aval du Parti québécois.Ce genre de question doit en effet être le fruit d'un consensus pour que le DGE aille de l'avant.Aussi les libéraux accusent-ils le gouvernement péquiste de brimer la démocratie en ne prenant pas tous les moyens à sa disposition pour informer ses citoyens.Le feuillet d'information en question précise les modalités d'inscription sur la liste électorale et celles du vote au référendum.« Cela représente environ 40 000 personnes.C'est comme si le gouvernement péquiste décidait de tenir tout un comté en dehors du débat, en ne prenant pas les moyens nécessaires pour informer les électeur et les électrices des modalités pour se prévaloir de leur droit de vote.Ces gens savent quel pays ils ont quitté, ils ont droit de choisir dans quel pays ils vont revenir », explique Pierre Paradis.Pas de discrimination Le PLQ ne désavoue pas M.Côté pour son refus de s'occuper lui-même des envois.Mais, selon le député Chris-tos Sirros, il est des situations où le consensus ne devrait pas être toujours nécessaire.Le DGE devrait approcher de nouveau le gouvernement péquiste et lui demander de revenir sur son refus, plaident les libéraux.En l'absence d'entente entre les partis, Pierre F.Côté n'entend toutefois pas revenir sur sa décision.Un porte-parole du DGE, Bernard Renald, indiquait toutefois hier soir que 40 000 formulaires seront à la disposition de l'opposition libérale lundi prochain si elle maintient son désir de voir elle-même à leur acheminement à l'étranger.Dans sa lettre de refus au Parti libéral du Québec, expédiée la semaine dernière, M.Côté rappelait que lorsque le droit de vote a été accordé aux Québécois hors Québec, en 1989, « les représentants de la majorité et de l'opposition étaient d'accord pour que le directeur général des élections informe les électeurs potentiels, mais sans aller jusqu'à tenter d'identifier et de rejoindre à l'étranger chaque individu personnellement ».Des centaines de médias, d'universités, de missions canadiennes ont reçu le dépliant, fait valoir le DGE.loindre directement les Québécois hors Québec constituerait un précédent à l'égard d'un type de clientèle qui s'en trouverait ainsi privilégié, explique-1 -il.Si cela était, « il faudrait possiblement le faire aussi pour toutes les clientèles particulières comme les étudiants, les autochtones, etc.».écrit M.Côté B2 LA PRESSE, MONTRÉAL.MERCREDI 6 SEPTEMBRE 1995 EDITORIAL Paul Desmarais Roger D.Landry président du conseil président d'administration et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Monologues Nord-Sud aux Nations unies Si la conférence mondiale des Nations unies sur les femmes a l'air un peu loufoque, c'est surtout à cause de la police chinoise qui fait une brillante démonstration de ce que beaucoup de femmes à travers le monde ont à subir.On dirait que le gouvernement chinois cherche à faire taire toutes les femmes et pas seulement celles qui lui adressent directement des reproches.Bien entendu, il s'en prend surtout au franc-parler des membres des organisations non gouvernementales (ONG), car les déclarations des délégations officielles sont peu susceptibles de faire des vagues.En effet, la conférence ne sort pas de l'ornière tracée par de nombreuses autres conférences des Nations unies, notamment celles sur les droits de l'Homme, sur la démographie et sur l'environnement.Après des années de préparation et un grand battage publicitaire, la conférence n'apporte rien de nouveau.La suite interminable de discours archi-connus renforce l'impression d'un dialogue de sourds entre le Nord et le Sud.Donner un peu de vie et d'utilité aux conférences des Nations unies ne serait pas une mince affaire.Leur principal défaut est de porter généralement sur des questions de politique interne et qui ne concernent donc pas le droit international.Il est clair que des problèmes comme les droits de l'Homme ou l'environnement ont tendance à déborder dans les relations entre pays et peuvent avoir une influence sur le maintien de la paix.Mais, en dépit de la Déclaration universelle des droits de l'Homme et de divers traités, ces questions restent essentiellement du ressort des gouvernements nationaux.Plus d'un gouvernement démocratique s'engage dans une vole, à la tribune d'une conférence, tout en sachant qu'il sera presque certainement désavoué par son parlement et que ses belles paroles resteront lettre morte.D'autres gouvernements sont plus optimistes, mais n'auront pas moins de peine à obtenir l'appui des parlementaires.Enfin, tous les gouvernements autoritaires peuvent promettre ce qu'ils veulent et se désavouer sans vergogne par la suite.La conférence est donc orchestrée pour donner l'impression qu'il y a un accord général, mais cet accord ne sera que rarement concrétisé soit dans le droit international, soit dans le droit interne des pays membres.Pour se convaincre de la faiblesse de ces grandes conférences, il suffit de faire la comparaison avec des domaines comme la non-prolifération nucléaire ou les poissons migratoires, deux domaines qui sont incontestablement du ressort des Nations unies.Les pays négocient sérieusement et généralement de bonne foi, car ils savent que leurs partenaires exigeront la ratification et le respect scrupuleux d'un éventuel accord.Le caractère insipide des discours des délégués aux conférences des Nations unies ne tient pas seulement au fait quelles sont relativement peu importantes.Elles sont aussi généralement divisées en deux camps, selon les lignes idéologi- ques du dialogue Nord-Sud.Le Nord industrialisé prône le respect des droits de l'Homme, l'égalité des droits pour les femmes, la limitation des naissances, la lutte contre la pollution et tant d'autres causes qui nous semblent aller de soi.Les autres pays, qui sont loin d'être toujours unanimes, répondent que c'est bien joli d'être pour la vertu quand on a utilisé tous les vices imaginables pour s'enrichir.Ainsi, les pays musulmans et africains voient dans le contrôle des naissances un complot pour les affaiblir et non une condition leur permettant d'élever leur niveau de vie.Un grand nombre de pays asiatiques craignent que les droits de l'Homme et l'égalité des femmes ne soient une source de troubles et de débauche.Et beaucoup pensent que la protection de l'environnement ralentira leur industrialisation.Ces craintes ne sont pas fondées, une véritable conférence Internationale chercherait à les dissiper et non à les voiler derrière de vagues accords que peu de pays prennent au sérieux.Une façon de mettre les conférences des Nations unies en contact avec la réalité serait d'accorder plus d'importance aux ONC.Leurs positions, souvent stridentes, ne sont pas du goût de tout le monde, mais elles ont le mérite de ne pas avoir été débilitées par la recherche d'un compromis Impossible.Les gouvernements n'en voudront sans doute pas.et le bourdonnement de monologues fastidieux continuera donc à dominer les conférences des Nations unies.Frédéric WACNIÈRE Bingo ! Bingo ! Québec vient enfin de gagner une partie à Kane-satake.Ce n'est pas le gros lot.loin de là.mais la démonstration qu'on peut, avec un investissement minimum, faire un gain appréciable.En l'occurrence, la mise de fonds du gouvernement n'aura été.en fin de semaine dernière, qu'une forte présence policière aux abords de ce territoire pour faire passer aux amateurs le goût de participer à un bingo illégal.Résultat : à cause dune clientèle insuffisante, ses promoteurs ont été forcés de fermer boutique.Gain net pour le gouvernement : l'opinion publique découvre qu'il est possible, sans affrontement majeur, de contrecarrer Jes plans d'une poignée d'autochtones qui imposent « leur » loi â Kanesatake.Cet incident ne mettra pas, c'est évident, un point final à un contentieux difficile entre les Blancs et les Mohawks d'Oka.Mais il constitue la preuve qu'en attendant la conclusion d'un accord éventuel sur les problèmes de statut et de juridiction, la police n'est pas complètement menottée devant les activités illégales de ceux qui veulent profiter de l'imbroglio actuel pour s'en mettre plein les poches.En tentant de faire croire que les bingos et la contrebande de cigarettes, d'alcool ou d'essence sont destinés à améliorer les conditions de vie de toute leur communauté.Sans lui enlever le mérite de cette initiative, le ministre de la Sécurité publique.Serge Ménard, n'a fait qu'appliquer une loi de base en économie, loi qui était à la portée de ses prédécesseurs : a défaut de contrôler l'offre, on peut toujours tuer un commerce en éliminant la demande.Pas d'acheteur ; pas de vendeur.Dans le cas présent : pas de joueur ; pas de bingo ! Il suffisait d'y penser.Et d'avoir la volonté politique de prendre ses responsabilités.Avec fermeté et discernement.Sans provocation inutile ni recours à un arsenal démesuré par rapport à l'objectif poursuivi.En déclenchant cette opération, le ministre responsable vient d'envoyer un signal clair à ceux qui croyaient pouvoir impunément se moquer de la loi : la récréation est finie.Reste à souhaiter qu'il sera compris.Et qu'il aura assez de ténacité pour que tous ceux qui prennent du temps à comprendre finissent par l'entendre.Là comme ailleurs, la crainte sera peut-être le commencement de la sagesse.Pierre CRAVEL - ST\u20ac&- feas ?&>F ?DROfTS RÉSERVES La boîte aux lettres Référendum ou misère de la politique ¦ « Quatre trente sous pour une piastre », voilà ce que semble être l'enjeu du référendum sur la souveraineté.Après tant d'argent et d'énergie gaspillés en comités, livres verts et commissions par-ci et commissions par-là.depuis presque vingt ans, voilà qu'encore une fois on va nous fatiguer les oreilles et noyer le Québec de pancartes et de publicité pendant quelques semaines.Mais tout cela risque d'être un écran de fumée qui laisse en plan les vrais problèmes.L'inconscience politique est-elle si généralisée ?À l'ère de la mondialisation et de la technologie, qui conditionnent presque tout et unifient la planète, la politique est de plus en plus écrasée par l'organisation technobureaucratique.Elle est une sorte de remplacement de la religion avec ses discours abstraits et illusoires.Les partis politiques fonctionnent de plus en plus comme des organisations de scouts sans savoir que ce n'est pas la politique moribonde qui peut ouvrir un horizon.Certains dirigeants péquis-tes semblent obsédés par leur idéologie, mais les idéologies ( les « ismes » ) engendrent la fausse conscience et sont réductrices.On parle d'indépendance et de souveraineté tout en prônant la même monnaie, le même passeport et des institutions politiques et économiques communes, ce qui risque d'occasionner des chicanes et des discussions interminables à propos de juridictions et de comptabilité publique pour des ministères et des bouts de terrain pour presque du pareil au même.Le tintamarre du référendum semble vraiment de trop dans une époque déjà passablement bruyante et stagnante qui engendre morosité et lassitude.Au XIXe siècle, un penseur allemand a écrit Misère de la philosophie.\\u seuil du XXle siècle et du llle millénaire, il serait peut-être temps de constater la misère de la politique et et voir quelle est en voie de disparition au profit de 1*1 lut bureaucratique I A et de la gestion publique.À l'aube de l'ère planétaire, il y va bien plus de la spécificité des peuples et de la nécessite de préparer l'avenir.Le reste est affaire de pancartes, d'idéologies et d'opinions humaines trop aveugles au monde de la vie et au destin planétaire.Mais le dérisoire et les idées fixes font-ils partie encore de cette petite politique qui perdure ?Michel MALETTE I \u2014TÉ* Jean Chrétien injustice flagrante envers le Québec ¦ Le contrat d'achat et de réparation de véhicules militaires du gouvernement fédéral, au coût global de 2,4 milliards, qui a été octroyé en très grande partie à l'Ontario, me semble profondément malhonnête.Alors que le Québec a une expertise reconnue et une main-d'oeuvre très qualifiée pour effectuer les travaux de pointe requis, on l'a exclu du revers de la main, pour tout ce qui touche à la haute technologie.Au total, le Québec ne reçoit qu'un maigre 5 % des retombées.Pourtant, l'émission Enjeux, de Radio-Canada, avait révélé au printemps dernier que le Québec n'obtient que 14% des contrats militaires importants et que seulement 13 % des infrastructures militaires sont situées sur son territoire.Si le gouvernement Chrétien se permet de telles injustices au beau milieu de la campagne référendaire, on peut se demander ce que ce sera quand la menace du référendum sera levée.Paul-André ALLARD Montréal La ville de Parent aurait dû être défendue par ses habitants ¦ Pourquoi ne pas avoir laissé Parent aux habitants de Parent ?Le feu a menacé de raser le village de Parent où habitent des gens qui y sont nés, depuis plusieurs générations, et où ils travaillent et vivent, depuis plusieurs décennies.On a vu à la télévision que ces gens aimaient leur village qu'ils ont construit et qu'ils étaient prêts à mettre leur énergie et leur courage pour le défendre contre l'ennemi redoutable : le feu.La sécurité du Québec a sorti bon gré mal gré tous les habitants de ce village sans tenir compte de la volonté de ceux qui voulaient le défendre, le pense que cette façon de faire a humilié ces femmes et ces hommes qui étaient prêts a rester ou à retourner pour défendre le coin de terre qui leur appartient.11 faudrait changer cette conception qui consiste à sortir tout le monde du village quand le lion rugit.Qu'on les aide à s'organiser au lieu de les sortir comme s'ils étaient des malfaiteurs.Qu'on y laisse ceux et celles qui veulent le défendre et, surtout, qu'on leur laisse leur dignité.Béatrice GRANGER Longueuil Motos marines et réserves fauniques Monsieur Longe vin Cagnon, vice-président.Société des établissements de plein-air du Québec ( SEPAQ ) ¦ La fin de semaine dernière, mon épouse et moi avons décidé de combattre la chaleur et d'aller chercher le calme en allant camper dans la réserve La Vérendrye, au lac Savary.11 s'agit d'un des plus beaux emplacements de camping qu'il nous ait été donné de fréquenter.Aussi, nous n'avons pas reculé devant les quelque trois heures de route à parcourir pour y rafraîchir notre fin de semaine.Nous ne fûmes pas déçus jusqu'au moment où nos voisins des emplacements 14 et 16 ( où l'on comptait pas moins de 7 véhicules stationnés ) ont décidé de jouer à Tarzan au volant de leurs deux motos marines.Nos distingués voisins se sont acharnés à exécuter de soi-disant acrobaties pendant une journée entière, dans deux pieds d'eau, en faisant totalement fi de la tranquillité des campeurs et de la sécurité des baigneurs.|e ne me plaindrais pas du bruit d'embarcations motorisées si nous avions eu affaire à des pêcheurs se rendant à leurs emplacements favoris.Mais non, nos matamores tournaient en rond, pour leur abrutissant plaisir, et sans se soucier un instant des gens qu'ils pouvaient déranger.On dit que le secteur du lac Savary est reconnu pour la qualité de la pèche qu'on peut y pratiquer : pourquoi ne pas y restreindre l'accès aux seuls bateaux de pêche?Les réserves ne constituent pas des parcs d'attractions motorisées, à ce que je sache.Comme si le bruit des « sidous » ne suffisait pas, nous avons eu droit, la nuit venue, à un complément de programme bien carabiné au 14 et au 16.Après quelques heures de musique et chansons d'interprètes assez éméchés pour crier leurs notes, la soirée s'est engagée, à 23 heures, sur rien de moins qu'une séance de feux d'artifice.Remarquez que les feux de camp étaient interdits le 19 août et que le secteur courait désormais un risque d'incendie de forêt.Nous sommes bien sûr allés nous plaindre au gardien du camping qui s'est déclaré impuissant devant la présence des motos marines puisque, selon lui, celles-ci sont acceptées par les autorités de la réserve et que les terrains 14 et 16 sont réservés pour la saison ; il faudrait donc les endurer, aussi invraisemblable que cela puisse paraître.Pour ce qui est des feux d'artifice, le gardien est allé avertir les contrevenants sans autre forme de sanction.Quoi qu'il en soit, j'espère obtenir la position de la SEPAQ sur la présence des motos marines dans les réserves fauniques et les abus que leurs utilisateurs perpètrent sans vergogne à l'égard de paisibles amateurs de plein-air.Soyez assuré que je ne remettrai plus les pieds au camping du lac Savary s'il s'avère que la SEPAQ y approuve l'utilisation d'embarcations non conçues pour la pêche comme les motos marines et que je m'emploierai à dénoncer cette situation avec véhé- mence.Gilles MASSE Hull N.B.¦ La Presse accorde priorité sous cette rubrique aux lettres qui font suite à des articles publies dans ses pages et se réserve le droit de les abréger.L'auteur doit être clair et concis, signer son texte, donner son nom complet, son adresse et son numéro de téléphone.Adresser toute correspondance comme suit: La boite aux lettres, La Presse.7, rue Saint-lacqucs.Montréal.H2Y IK9.\u2014^- I Référendum : le débat sur la légalité de la démarche est un faux débat JEAN-MAURICE ARBOUR, FRANÇOIS CRÉPEAU ANDRÉE LAJOIE.PIERRE MAC ICA Y.JACOUES-WAN MORIN et GUY TREMBLAY Les auteurs sont professeurs de droit.ivers juristes ou autres experts* sollicités par les médias ou volontaires de la chose, ont agité récemment, sur diverses tribunes et avec fracas, la question de « l'illégalité de la démarche référendaire ».Admettons-le tout de go : ce débat a quelque chose de surréaliste.De quoi s'agit-il en effet, si on réduit la question à l'essentiel ?La population du Québec est invitée à se prononcer par référendum sur son destin et, par hypothèse, elle répond favorablement à une question claire et indique à la majorité sa volonté de créer un pays souverain, démocratique, respectueux des droits et libertés de la personne et ne vivant pas en autarcie, mais en symbiose avec son environnement économique, commercial et politique.Puisque la Loi constitutionnelle de 1982, imposée au Québec, contre la volonté de son Assemblée nationale par le Parlement de Westminster, agissant à la demande du Parlement fédéral et des assemblées législatives des neuf ( 9 ) provinces anglophones, ne prévoit pas la possibilité de cette démarche, l'expression d'une telle volonté par le peuple québécois serait nulle et non avenue !(.) D'aucuns opinent que, puisque le projet de souveraineté aurait pour effet d'abolir ou d'affecter les charges de MM.Roméo Leblanc et Martial Asselin, respectivement Gouverneur général du Canada et Lieutenant-gouverneur du Québec, la mise à exécution de cette volonté clairement et démocratiquement exprimée du peuple québécois nécessiterait le concours unanime du parlement fédéral et des assemblées législatives de toutes les provinces, et ce, par application des dispositions de l'article 41 le la Loi constitutionnelle de 1982.D'autres sont plutôt d'avis qu'il suffirait de l'accord du parlement fédéral et des assemblées législatives de sept ( 7 ) provinces représentant 50 p.cent de la population de toutes les provinces.D'autres encore estiment qu'en sus de l'unanimité de toutes les provinces et du parlement fédéral, le gouvernement fédéral serait tenu constitution-nellement, en vertu de l'article 35( 1 ) de la Loi constitutionnelle de 1982, de s'assurer que toutes les nations autochtones du Québec ont consenti d'avance au projet québécois avant d'apporter son propre concours.À défaut de la réalisation de toutes ces conditions, ce serait chaos juridique, misère, catastrophe économique, voire situation appelant le recours aux forces armées.Inutile d'en ajouter : comme les événements entourant la mise en oeuvre de l'Accord du Lac Meech, d'abord, puis de l'Accord de Charlottetown l'ont démontré, récemment, les processus de modification constitutionnelle prévus par la Loi constitutionnelle de 1982 sont impraticables et toute tentative, même très modeste, d'infléchir la portée des dispositions de la Constitution du Canada dans le sens des volontés du Québec est vouée à l'échec.Nous disions que le débat avait quelque chose de surréaliste ; de fait, il aurait plutôt quelque chose d'ubues-que ! Ce débat est mal engagé.Ce n'est pas tant au droit constitutionnel canadien qu'il faut demander la solution à la question de la légalité de la démarche référendaire québécoise qu'au droit international.Il serait surprenant, en effet, que la Constitution fédérale canadienne prévoie expressément la possibilité de l'accès à l'indépendance d'une province de la fédération canadienne.Aucune constitution fédérale connue, sauf celle de l'ex-URSS dans les conditions particulières de cet État, ne prévoit une telle possibilité.Ce n'est pas dire que le régime constitutionnel canadien est sans pertinence pour la question qui nous occupe.Mais, ainsi que le rappelaient les cinq ( 5 ) experts internationaux ( T.M.Franck, R.Higins, A.Pellet, M.N.Shaw et C.Tomuschat ) ayant rédigé l'avis juridique soumis en 1992 à la Commission d'études des questions Jacques-Yvan Morin afférentes à l'accession du Québec à la souveraineté sur la question de l'intégrité territoriale du Québec, « les mêmes situations peuvent être régies à la fois par des normes internationales et par des règles internes qui ne coïncident pas forcément et (.) il est très important de savoir sur quel terrain on entend se placer : \u2014 un raisonnement fondé en droit constitutionnel canadien peut ne pas l'être au regard du droit des gens ( droit internat ionnal ), et inversement.» Or, en droit international, le processus d'accession à la souveraineté ou d'émergence d'un nouvel État dans la communauté internationale est un processus bien connu et réglementé par des règles que l'actualité internationale des dernières années aura permis de voir en application à de nombreuses reprises ( République tchèque, Slovaquie, Slovénie, Croatie, Ukraine, Lituanie, Estonie, Lettonie, Biélorussie, notamment ).À l'époque moderne, comme il n'existe plus de territoire sans maitre, les États ont généralement été formés à partir d'un Etat préexistant : la situation du Québec n'a dès lors rien d'exceptionnel et elle se situe tout à fait dans la norme.Ce sont les principes du droit international public qui définissent à quelles conditions une entité constitue un État ( voir notamment la Convention de Montevideo sur les droits et devoirs des États, article 1 ) ; une entité constitue un État lorsque la collectivité en cause se compose d'un territoire et d'une population soumise à un pouvoir politique organisé et se caractérisant par la souveraineté.L'existence ou l'émergence d'un nouvel État est une question de fait qui doit être appréciée à la lumière de ces règles.L'existence d'un État souverain ne dépend pas de la reconnaissance qui lui est accordée par d'autres États.L'État non reconnu est le sujet de droits et obligations, est responsable de son territoire et peut même entrer en rapport avec des États qui ne le reconnaissent pas encore pleinement.La.reconnaissance permet toutefois à l'État nouveau d'entrer en relation de façon normale et complète avec les États qui le reconnaissent.L'accès à la souveraineté ou la sécession n'est donc pas « illégale » au regard du droit international ; c'est un processus régi par ce droit.Si le Québec optait pour la souveraineté, et si son gouvernement faisait régner son ordre juridique sur le territoire du Québec, les conditions d'émergence d'un nouvel État au regard du droit international seraient satisfaites, situation que la reconnaissance par d'importants États de la communauté internationale viendrait confirmer.À la lumière d'informations qui ont circulé dans les médias, au cours des derniers mois, on peut d'ailleurs prévoir que de tels actes de reconnaissance ne tarderaient pas à être posés.Pour ce qui est du droit interne canadien, il faudra bien qu'il se mette en harmonie avec les faits et avec le respect dû au droit international.On aurait d'ailleurs tort de prendre pour acquis que la démarche référendaire québécoise n'est pas conforme aux conventions constitutionnelles.En 1981, lors du processus qui a conduit à l'adoption de la Loi constitutionnel- le de 1982, la Cour suprême du Canada s'est fait fort de rappeler aux auto-rites fédérales que le corpus constitutionnel canadien se composait non seulement de textes législatifs et de règles de jurisprudence mais également de « conventions constitutionnelles » dont l'objet principal est « d'assurer que le cadre juridique de la Constitution fonctionnera selon les principes ou valeurs constitutionnelles de l'époque ».Rappelons que plusieurs des principes fondamentaux de notre système constitutionnel trouvent leurs sources dans ces conventions constitutionnelles ; tel est même le cas du principe démocratique.Ces règles conventionnelles ne seraient pas directement sanctionnées par les tribunaux sous forme d'ordonnances ou de peines par exemple, mais elles seraient reconnues par eux, ce qui en pratique revient au même.Elles sont des règles fondamentales de notre système constitutionnel.C'est d'ailleurs par l'effet d'une telle convention constitutionnelle que le Canada est lui-même devenu un État souverain, distinct de la Grande-Bretagne.Relativement à la question qui nous occupe, nombreux sont ceux qui soutiennent que nous avons ainsi assisté, au cours des deux dernières décennies, à la cristallisation d'une con-vention constitutionnelle reconnaissant le droit à l'autodétermination du peuple québécois.Le comportement et les déclarations des représentants du gouvernement fédéral et des gouvernements provinciaux, lors des événements qui ont entouré le référendum de 1980, l'Accord du Lac Meech et l'Accord de Charlottetown, les déclarations des représentants, tant libéraux que péquistes, du gouvernement québécois au cours des dernières décennies, l'affirmation du droit du peuple québécois à disposer de lui-même dans plusieurs documents émanant de ces gouvernements et dans des textes législatifs québécois, notamment dans la Loi instituant la Commission sur l'avenir politique et constitutionnel du Québec et la Loi sur le processus de détermination de l'avenir politique et constitutionnel du Québec, qui n'ont pas fait l'objet de contestation constitutionnelle par les autres acteurs politiques, sont autant d'éléments de preuve qui permettent d'affirmer qu'une convention constitutionnelle a été créée reconnaissant le droit du peuple québécois à disposer de lui-même et à emprunter le chemin de la souveraineté, tel que cela lui est proposé par l'avant-projet de loi sur la souveraineté du Québec.Voilà pourquoi également l'on peut dire que le débat sur la légalité de la démarche référendaire tel qu'il a été engagé est un faux débat, y compris au regard des principes constitutionnels canadiens.Dans le débat qui s'amorce, le devoir impérieux de tous ceux qui font profession d'être des spécialistes de la chose constitutionnelle est d'insister sur les traditions et vertus canadiennes et québécoises de respect de la démocratie, de modération et de justice plutôt que d'évoquer des scénarios de catastrophes dignes de l'« Empire contre-attaque ».La Bibliothèque nationale sur la rue Fullum : une demi-mesure ODILE HENAULT L auteure est architecte.iscrètement, presque en catimini, la Bibliothèque nationale du Québec se prépare à recruter les firmes d'architectes et d'ingénieurs à qui elle confiera l'aménagement de ses futurs locaux.On en prenait connaissance un peu par hasard, lors de la parution d'un appel d'offres lancé, la semaine dernière, dans les journaux ; quelques jours auparavant, on apprenait qu'un édifice situé au 5750 de la rue Fullum, abriterait désormais la mémoire du Québec.Évidemment, on ne peut s'empêcher de comparer les préparatifs modestes et presque secrets qui précèdent ces premiers travaux, à la publicité qui a entouré l'annonce, puis la construction et enfin l'inauguration de la Bibliothèque nationale de France.Le concept de Bibliothèque nationale, institution à laquelle chaque pays devrait accorder une importance majeure, a considérablement évolué, depuis quelques années, et la direction actuelle de la BNQ entend bien emboîter le pas.Ainsi, la séparation des principales fonctions d'une telle bibliothèque, à savoir la conservation et la diffusion, vise à protéger, en cas de cataclysme, au moins l'un des deux exemplaires de chaque document remis obligatoirement en dépôt par éditeurs et producteurs.Un autre concept qui commence à se manifester à travers le monde, dans ce type d'institutions, c'est l'importance de rendre les collections accessibles au plus grand nombre possible.Ce vent de démocratisation anime le directeur actuel de la BNQ, Philippe Sauvageau.qui s'est donné comme objectif de décupler le nombre de visiteurs de la Bibliothèque nationale, au cours des prochaines années.Dans le souci de rassembler en un seul lieu ses collections et de maximiser la « chaîne de production » reliée au traitement de ses documents, la BNQ s'apprête donc à effectuer ses travaux, rue Fullum.Cependant, et cela le premier ministre du Québec l'affirmait au début du mois d'août, le projet de la Bibliothèque nationale du Québec ne sera pas complet tant que l'on n'aura pas trouvé un lieu adéquat pour diffuser auprès du grand public les richesses exceptionnelles de l'institution.Au cours des dernières années, de nombreux efforts ont été consacrés à l'élaboration d'un programme pour la Bibliothèque nationale du Québec, c'est-à-dire à la définition de ses besoins.Dès 1990, dans une version préliminaire du programme, on insistait sur l'importance d'isoler les deux principales fonctions de la BNQ.L'édi-fice voué à la conservation des documents devait, selon ce programme, être localisé en périphérie pour des raisons d'ordre ______ économique, alors que l'emplacement de l'édifice de diffusion devait permettre à la BNQ « de conserver les liens symboliques et historiques qui l'unissent à l'espace montréalais depuis ses origines ».Or, après avoir retenu pendant un certain temps un site périphérique situé au Parc de l'Assomption, la direction de la BNQ se voyait offrir à un prix avantageux ( la négociation se fait présentement autour de 2 000 000 $ ) un bâtiment aux caractéristiques uniques à Montréal.En effet, cette ancienne imprimerie de la rue Fullum où se fabriquaient, il n'y a pas si longtemps encore, les billets de Loto-Québec, offre des conditions difficiles à réunir.Outre sa superficie qui répond aux besoins de la BNQ pour les prochaines 25 années, ainsi que son terrain qui permettrait une expansion éventuelle, le bâti- Plus que toute autre institution politique et culturelle, une Bibliothèque nationale exprime l'engagement d'un peuple face au principe de la liberté d'expression ment est déjà équipé d'un système de sécurité extrêmement sophistiqué, ainsi que d'équipements adéquats pour le contrôle de l'humidité et de la température.Enfin, sa structure permet d'accueillir les charges importantes qu'entraînera le stockage des documents de la BNQ.Le hic» c'est l'emplacement.En effet, si l'on délaissait pour un moment les avantages très certains que présente le 5750, rue Fullum, et que l'on examinait tout simplement l'impact stratégique que pourrait et devrait avoir un bâtiment institutionnel dans une ville, l'on en viendrait rapidement à la conclusion que le site ne convient pas.Une institution aussi importante que la BNQ peut avoir un effet regénérateur sur un quartier, et cela même si l'on ne parle que d'une centaine d'employés, mais son implantation doit se faire de manière concertée et non au gré du hasard, comme c'est ici le cas.(.) Pour ce qui est de la représentation symbolique, encore une fois le site de la rue Fullum est désavantagé ; en effet, la Bibliothèque nationale du Québec, qui est justement vouée à la célébration de la mémoire, pourrait être logée dans un bâtiment plus intéressant sur le plan architectural que le « bunker » de la rue Fullum.Montréal ne sait que faire de plusieurs de ses bâtiments de valeur, aujourd'hui délaissés et souvent en train de se dégrader de manière irréparable.(.) L'un des bâtiments qui fait présentement l'objet d'un examen attentif de la part de la BNQ pour sa fonction diffusion, est l'ancien magasin Simpson, rue Sainte-Catherine.On est en fait à étudier sérieusement la possibilité d'y loger ( sur une partie du rez-de-chaussée, ainsi qu'aux premier et deuxième étages ) une bibliothèque ouverte au public de même qu'un auditorium, des salles de lecture et autres.Ce choix, qui permettrait de récupérer l'un des des plus beaux bâtiments de Montréal, répondrait d'ailleurs on ne peut mieux aux impératifs d'accessibilité et de visibilité vivement souhaités par la direction actuelle de la Bibliothèque nationale du Québec.Sur le plan économique, ce serait là aussi un choix judicieux, moins coûteux, semble-t-il, que ne le serait l'agrandissement des locaux de la BNQ sur la rue Sherbrooke, autre option considérée à ce moment-ci.Enfin, l'emplacement exceptionnel du bâtiment offrirait la possibilité de créer un lieu culturel stimulant sur l'une des rues les plus achalandées de Montréal.L'accès direct au métro vient encore renforcer la pertinence de cette proposition.Les professionnels chargés d'adapter l'édifice de la rue Sainte-Cathe-¦¦¦¦¦¦¦¦¦ rine à ses nouvelles fonctions devraient par ailleurs faire preuve d'ingénuité et être choisis selon leur leur capacité de livrer une solution créatrice.La méthode menant à leur sélection devrait donc être distincte dé celle que l'on utilise présente-______ ment sur la rue Fullum.(.) Plus que toute autre institution po-litique et culturelle, une Bibliothèque nationale exprime l'engagement d'un peuple face au principe de la liberté d'expression : le lieu qui l'abrite doit donc refléter l'importance symbolique de cet engagement.À cet égard, le choix de l'édifice de diffusion, ainsi que son emplacement, devient bien sûr crucial.Il serait dommage qu'avec les deux tiers des effectifs de la BNQ relocalisés rue Fullum et les problèmes de conservation résolus pour 25 ans, on oublie de passer à l'acte, côté diffusion.Le danger est réel : la fonction diffusion pourrait se diluer graduellement et se limiter à une simple réadaptation du bâtiment de la rue Saint-Denis qui, malgré son charme indéniable, ne convient nullement au concept de bibliothèque nationale que caresse la direction de la BNQ.Non à un « environnement bas de gamme » au Québec ! GISÈLE LAMOUREUX et CHRISTIAN SIMARD Les auteurs sont respectivement coordonnatrice de Fleurbec et directeur général de l'Union québécoise pour la conservation de la nature.me Rita Dionne-Marsolais, ministre du Tourisme, « Si vous préférez un raid sur roues, franchissez dunes de sable et tourbières en moto, en véhicule tout terrain ou en 4 x 4.» Extrait de la brochure très largement diffusée Vacances Québec-Canada, p.35 ; par Tourisme Québec.« A venturiers, explorez en VTT les canyons, les tourbières et les plages couvertes d'épaves de Vile d'Anticosti.» Extrait de la brochure Québec î 500 000 km* d'aventure, p.12; ministère du Tourisme du Québec et Industrie et Sciences Canada.Voilà, madame la ministre, des incitations contre lesquelles nous nous insurgeons fortement.Justement, les milieux naturels mentionnés ( dunes, tourbières, rivages ) comptent parmi les plus fragiles et les plus facilement détruits par la circulation des véhicules hors route ( VHR ).Ces milieux ne supportent même pas le piétinement répété des randonneurs pédestres.Au point que, dans les parcs et autres milieux protégés, les gestionnaires installent, dans ces habitats, des passerelles pour piétons.Et votre ministère invite les touristes à s'amuser en VHR, particulièrement dans ces milieux ?Depuis plusieurs années, les environnementa-listes dénoncent les effets dévastateurs des VHR dans les tourbières.Rappelons les propos très clairs de Line Rochefort.spécialiste des tourbières et professcure à l'Université Laval.Pas d'exception pour les tourbières du Québec : les dégâts s'étendent même dans les régions très éloignées.Les sentiers de VHR y détruisent le sol de surface, composé de mousses vivantes, et per- turbent le patron d'écoulement de l'eau de la tourbière en entier.Par ailleurs, au cours de l'hiver 1995, nous avons démontré hors de tout doute que la circulation des VHR perturbe gravement les milieux ruraux.Notre dossier s'étable sur une période de 25 ans, dans un secteur des lles-de- la-Madeleine.Il rapporte une perte d'habitat et de diversité biologique qui nous préoccupe au plus haut point.Bien sûr, en soi, une perte d'habitat et de diversité biologique est grave.Mais surtout, les écologistes perçoivent ces pertes comme des indices d'une dégradation de l'écosystème qui se répercute sur la race humaine, à plus ou moins long terme.Au cours de l'hiver dernier, nous vous demandions de prendre position dans le dossier de la circulation des VHR.Votre réponse du 27 mars mentionne que vous partagez nos préoccupations.Vous avez convenu que « l'impact d'un usage abusif du milieu naturel est certainement^ contraire au développement d'une industrie touristique durable.» Aujourd'hui, nous trouvons inacceptable que votre ministère cautionne un usage abusif des dunes, des tourbières et des rivages.Nous vous demandons de retirer ces incitations de vos brochures, qui étaient sans doute imprimées avant le 27 mars.Un débat récent oppose « tourisme bas de gamme » à « tourisme haut de gamme », ce dernier dépensant beaucoup d'argent dans des excursions du type tout terrain.Que votre ministère tente d'attirer les touristes fortunés, va; que ce soit au détriment de l'environnement et que se crée ainsi un pays à l'environnement bas de gamme, non.L'UQCN s'objecte fortement à une incitation gouvernementale dans ce sens.Pas question d'inviter qui que ce soit à détruire notre environnement.Pas question d'attirer ici des gens d'autres pays en vue de pratiquer des activités défendues chez eux ; c'est le cas notamment de la France, où la loi interdit l'utilisation de tels véhicules à des fins sportives.(.) \t\t\tWÊÊÊÊ mot\t\t\t\t\t L'EXPRESS international MEXIQUE Reprise du dialogue ¦ La guérilla zapatiste et le gouvernement mexicain ont repris hier le dialogue de paix de San Andres Larrainzar ( Chiapas ), au cours duquel ils analyseront notamment, un peu plus d'une semaine après le référendum du 27 août, une nouvelle proposition gouvernementale.Au cours de cette rencontre, la sixième depuis le début du dialogue, le 20 avril dernier, la délégation gouvernementale proposera de commencer « immédiatement » les discussions de fond sur « les questions qui ont été à l'origine du conflit » et de mettre de côté les questions d'agenda et de procédure, qui n'ont jamais pu être résolues lors des cinq précédentes rencontres.Cette rencontre est considérée comme décisive pour l'avenir du dialogue de paix.d'après AFP IRLANDE Report du sommet ¦ Le sommet anglo-irlandais n'aura finalement pas lieu aujourd'hui en raison de divergences persistantes sur les moyens de relancer le processus de paix en Irlande du Nord, a annoncé hier soir le gouvernement irlandais.Le report de dernière minute, à la demande du premier ministre irlandais lohn Bruton, vise à permettre aux deux parties d'aplanir leurs divergences, ajoute-t-il dans un communiqué d'à peine deux lignes.De source irlandaise, on estimait quelques heures plus tôt que la rencontre prévue dans les environs de Londres entre les premiers ministres )ohn Major et lohn Bruton pourrait se transformer en simple réunion de travail, voire être annulée au dernier moment.Le report pourrait n'être que de quelques jours, estime-t-on de source irlandaise autorisée.Le sommet était considéré à Londres comme à Dublin comme crucial pour relancer la dynamique de paix, qui s'est essouflée depuis la proclamation, il y a un an, du cessez-le-feu de l'IRA.d'après Reuter ALGÉRIE Journalistes inhumés ¦ Deux journalistes, Saïd Tazrout, 29 ans, assassiné dimanche à Tizi Ouzou ( Kabylie ) et Yasmina Brikh, 24 ans, m ce lundi à Alger, ont été inhumés hier.Said Tazrout, correspondant du quotidien Le Matin à Tizi Ouzou, a été enterré dans son village natal de Tazrouts, en Kabylie.Yasmina Brikh, productrice d'une émission à Radio Culture, dépendant de la Chaîne I arabophone de la radio nationale, a été inhumée au cimetière El-Alia d'Alger.Saïd Tazrout avait été tué par balles près de son domicile alors qu'il rentrait de son travail.Yasmina Brikh a été assassinée près du domicile de ses parents dans le fief islamiste des Eucalyptus ( banlieue sud-est ), mais son corps a été retrouvé à El-Magharia ( ex-Léveilley ) dans la banlieue est d'Alger.Samedi soir, un autre journaliste, caricaturiste au quotidien gouvernemental El Moudjahid, Brahim Guerroui, 41 ans, connu dans la presse sous sa signature \u2014 « Gébé » \u2014 avait été enlevé de son domicile aux Eucalyptus.Son corps avait été retrouvé le lendemain près de sa maison.Il avait été égorgé.d'après AFP HAÏTI Visite à Washington ¦ Le premier ministre haïtien, Smarck Michel, a quitté hier Port-au-Prince à la tète d'une mission de sept personnes pour une visite à caractère politique et économique de dix jours à Washington et à New York.Le chef du gouvernement haïtien est, notamment, accompagné de Mme Marie-Michèle Key, ministre de l'Économie et des Finances et de trois représentants patronaux, MM.|ean-Edouard Baker, Cari Braun et Edouard Baussan, membres de la Commission présidentielle pour la croissance et la modernisation de l'économie.À Washington, la mission accompagnée de l'ambassadeur haïtien aux États-Unis, |ean Casimir, aura des entretiens avec des officiels du gouvernement américain ainsi qu'avec des membres du Sénat, de la Chambre des représentants et du secteur privé américain.d'après AFP CISJORDANIE Accord en vue ¦ Le ministre israélien des Affaires étrangères, Shimon Pères, et le chef de l'OLP, Yasser Arafat, vont tenter d'ici vendredi de finaliser un accord sur l'extension de l'autonomie en Cisjordanie, a-t-on appris hier de sources officielles.Les deux dirigeants doivent se retrouver ce soir pour une rencontre de deux jours à Taba, sur le littoral égyptien de la mer Rouge.« Ils vont essayer de résoudre les derniers problèmes en suspens afin d'arriver à la signature d'un accord le 18 septembre à Washington », a déclaré le conseiller de M.Arafat.M.Nabil Abou Roudeina.^ S î d'après AFP Autres informations, E 8 La France procède à un essai à Mururoa Chirac dit que son pays pourrait faire moins que les huit tests prévus d'après AFP et Reuter PARIS La France a procédé à un essai nucléaire d'une puissance inférieure à 20 kilotonnes hier à 21 h 30 GMT sur l'atoll de Mururoa, en Polynésie française, a annoncé le ministère de la Défense.La reprise des essais nucléaires français dans le Pacifique-Sud, annoncée par le président Chirac le 13 juin dernier, a mis fin à un moratoire observé depuis plus de trois ans par les puissances nucléaires, à l'exception de la Chine dont la dernière explosion atomique a eu lieu le 17 août dernier.Un maximum de huit essais sont prévus au cours de cette campagne de tir, destinée officiellement à mettre au point notamment les techniques de simulation sur ordinateur, dont la fin, prévue au plus tard en mai 1996, marquera l'arrêt définitif des essais atomiques par la France, a confirmé hier le président français lacques Chirac.Ce dernier, tout en maintenant sa décision de procéder à cette nouvelle série d'essais, a cependant déclaré que la France pourrait effectuer moins que les huit tests initialement prévus.PHOTO REUTER Le président Chirac fait une remarque à un Interlocuteur avant le journal télévisé de France-2.Ses propos sont loin d'avoir calmé les opposants à la reprise des essais, prévus pour s'étaler d'ici la fin mai.Greenpeace a accusé notamment le président français d'« insulter » l'opinion publique.« Si nous avons les informations dont nous avons besoin, notamment pour passer à la simulation, avant les huit essais nécessaires, il est évident que, quel que soit l'avis des uns ou des autres, j'interromprai les tirs », a dit Jacques Chirac, invité du journal de la mi-journée sur France 2.« Mon objectif n'est pas de faire huit essais : c'est d'avoir d'une part la fiabilité et la sûreté et la capacité de la simulation, a-t-il précisé.C'est un maximum, huit essais.» « Nous nous arrêterons bien avant la date du 31 mai et alors la France non seulement signera le traité d'interdiction totale des essais qui sera à peu près au point mais, pour vous prouver notre bonne foi (.), nous avons pris une position simple : aucune forme d'essai même si minime soit-elle », a précisé M.Chirac.Pour leur part, les militants antinucléaires rassemblés au large de Mururoa ( Polynésie française ) ne désarment pas : pour la troisième journée consécutive, les militaires ont intercepté des intrus dans la zone des 12 mil- les, arrêtant dans la nuit de lundi à hier deux hommes dont l'un sur le sol même de l'atoll.Depuis l'arraisonnement, vendredi, du Rainbow Warrior et du MV Greenpeace , les deux fleurons de l'organisation écologiste, l'armée a dû intervenir à trois reprises face à de petites embarcations pour protéger la zone interdite à la navigation jusqu'au 31 mai.Dimanche, le Kidu, un petit voilier immatriculé à Nantes ( France ), avait été intercepté à l'entrée de la zone des 12 milles et ses deux occupants interpellés.Lundi matin, deux Zodiac de Greenpeace étaient entrés dans le lagon.Les militants anti-nucléaires interpellés dans la nuit de lundi à hier sont, selon l'armée, des Anglais anciens des SAS ( Spécial Air Service ), les commandos britanniques.Ce sont des gens « habitués à des opérations qui n'ont rien d'écologiques », a-t-on estimé au service d'information des armées ( SIR-PA ).Selon Greenpeace à Papeete, ces deux hommes sont membres de l'organisation écologiste.un responsable se livre au procès de Bruxelles à une condamnation ambiguë des attentats islamistes d'après AFP BRUXELLES 4f Ie su*s contre cette violence ^\"¦P aveugle qui a dépassé les frontières de l'Algérie.» C'est ainsi que Ahmed Zaoui, 34 ans, considéré comme un responsable du G1A ( Groupe islamique armé ) algérien, mais qui s'en défend, a condamné hier les attentats en France tout en « incitant la classe politique en Occident à avoir plus de souplesse vis-à-vis des islamistes ».« Ce sont eux qui représentent le peuple algérien », a insisté M.Zaoui au second jour du procès où il est jugé à Bruxelles, avec 11 autres islamistes présumés, notamment pour association de malfaiteurs.Élu du Front islamique du salut ( FIS, dissous ), M.Zaoui a rappelé en arabe à la 54*- chambre correctionnelle qu'il avait eu « une procuration », après l'assassinat du président algérien Mohamed Boudiaf, en 1992, «pour trouver une solution pacifique au conflit algérien ».« l'avais aussi volontiers accepté de me rendre à la conférence de Rome » sur la question algérienne en novembre 1994 « mais la Belgique ne m'a pas accordé de visa ».Volontaire pour la paix, M.Zaoui ne s'en est pas moins dit « pour la lutte des peuples, contre la junte militaire, afin de retrouver le droit légitime ».« Pas question de se taire sur ce qui se passe en Algérie, a-t-il conclu.Le peuple algérien souffre.» Sa déclaration est apparue ambiguë même si son avocat, Me Xavier Magnée, a estimé qu'avec ces propos, son client encourait « un danger bien plus grand de la part du G1A que de la part de ce tribunal ».Une ambiguïté soulignée par l'attitude des prévenus, niant jusqu'à l'absurde leur implication, sous les piques de la présidente Claire de Gryse.Ainsi Mostapha Boudkhili Moulay, professeur de religion islamique, dans le garage duquel on a retrouvé des armes, apportées « à minuit » dans des sacs par trois hommes dont, peut-être, Ra-chid Abdelli et Benbrahim Boudriah.«Abusé» à l'en croire par cette livraison, il choisit le lendemain « le silence envers la gendarmerie » en ne les dénonçant pas mais «pas envers lui-même » puisqu'il aurait demandé à ces hommes de venir récupérer les armes.Zaoui dément avoir « présenté » ce trio « de manière particulière » à Mou- PHOTO RtLfTER Des parents et leurs enfants se rencontrent à la porte d'une école primaire à Nice pendant que la police surveille la rentrée scolaire.Les écoles françaises ont été mises en état d'alerte après la récente vague d'attentats orchestrée en France par des mouvements terroristes que les autorités croient d'obédience islamiste.lay : « Beaucoup d'Algériens se rencontrent lors des prêches dans les mosquées.C'est la tradition qui dit qu'on doit se connaître les uns les autres.» On n'aura pas davantage d'explication sur l'abondante utilisation par ces hommes, peu fortunés, de téléphones portables GSM, fax et photocopieuses, sur l'immatriculation de véhicules au nom de tiers \u2014 « c'est mon frère qui me l'avait demandé, déclare Ali El Majda, 20 ans, et mon frère, c'est comme mon père, je lui obéis », ou sur la présence d'une photocopie de la carte d'identité de Moulay dans la poche de Boudriah.Ahmed Zaoui avance une raison : « Moulay avait passé sa carte dans la photocopieuse, juste pour nous montrer que celle-ci fonctionnait bien.» Et si Zaoui avait dit, après leur arrestation en mars dernier, que Boudriah et Abdelli appartiennent au GIA, c'est « qu'il n'avait pas compris les questions », faute d'interprète.Le procès-verbal mentionne pourtant que pendant une heure avant la confrontation il a parlé en français avec les enquêteurs, de sujets comme la comparai-son des cultures islamique et chrétienne___ Le substitut du Procureur du Roi auerra aujourd'hui alors que Mme de rryse a joint au fond la demande déposée lundi par deux avocats de voir ce procès jugé aux assises.Me Jacques Vergés plaidera ensuite pour Ahmed Zaoui.Le quartier, autour d'un Palais de justice déjà sous haute surveillance policière, a été momentanément bouclé hier en raison d'une alerte à la bombe fantaisiste.Certains avocats pourraient plaider que les prévenus, si actions meurtrières ils préparaient, ne les destinaient pas aux capitales occidentales mais à l'Algérie.?REPÈRES ?Afghanistan Le second souffle des taliban laisse une question sans réponse HERVÉ CLERC de l'agence France-Presse ISLAMABAD ¦ L'avancée foudroyante des taliban et la prise hier de Hérat, la grande ville de l'ouest afghan, ont fait resurgir une question que les observateurs de l'Afghanistan n'ont cessé de poser depuis l'apparition de ces énigmati-ques «étudiants en théologie» l'année dernière : qui est derrière le mouvement ?La question se pose avec d'autant plus d insistance que depuis la débâcle essuyée par les étudiants devant Kaboul, en mars dernier face aux forces présidentielles, le mouvement semblait sur une voie de déliquescence et de désagrégation que rien ne semblait devoir arrêter.Comme au début du mouvement, quand les étudiants se sont emparés, en octobre dernier, de Kandahar, l'ancienne capitale royale, avant de remporter victoires sur victoires dans tout le sud de l'Afghanistan, les _j__ doigts pointent de nouveau vers le Pakistan.« Avec les taliban, c'est la solution pakistanaise qui est en marche », affirme un ex-diplomate afghan.L'administration du président Bu-rhanuddin Rabbani ( au pouvoir à Kaboul ) a mis plus particulièrement en cause hier la responsabilité de l'ISI ( Inter Services Intelligence ), les services secrets pakistanais, dans la chute de Hérat : « Ce ne sont pas les taliban oui ont pris Hérat, a dit Abdul Aziz Morad, le porte-parole présidentiel, ce sont des troupes étrangères à la solde de l'ISI.» Le Pakistan, qui ne démord pas de sa politique officielle de non-ingérence dans les affaires afghanes, n'a cessé de démentir tout appui aux taliban, comme il avait démenti auparavant soutenir, armer et financer, le Hczb-i-Islami du chef intégriste Gulbuddin Hekmatyar.Pour beaucoup d'analystes, le Pakistan a tout simplement changé de cheval et remplacé le Hezb, trop in- contrôlable, et surtout trop mal vu par le grand allié américain, par les taliban.Dans tous les cas, la progression des taliban, de plus de 400 km en quelques jours le long de la grande route Kandahar-Hérat, correspond à une stratégie élaborée de longue date par le Pakistan.Islamabad n'a jamais caché son souhait ardent de faire de cette route un axe commercial majeur reliant le Pakistan à l'Asie centrale.Depuis la chute du régime communiste ( avril 1992 ), l'anarchie dans laquelle a basculé l'Afghanistan, les luttes continuelles entre factions et le racket généralisé opéré sur les camionneurs et les marchandises ont fait obstacle au grand rêve du Pakistan, qui voyait non sans inquiétude son voisin iranien prendre de l'avance dans la compétition commerciale vers l'Asie centrale.« Le corridor pakistanais est enfin ouvert », note un ex-diplomate afghan.La capture de Hérat, la grande ville commerçante de l'ouest, bastion des traditions culturelles de l'Afghanistan, modifie en profondeur la physionomie politique de l'Afghanistan.Le camp du président Burhanuddin Rabbani et du commandant Ahmed Shah Massoud, « homme fort » du régime, ne tient plus à présent qu'une seule grande ville afghane sur cinq : Kaboul.Mazar-i-Sharif, au nord, est entre les mains du chef ouzbek Rashid Dos-tam, ancien pilier du régime communiste, qui contrôle cinq provinces du nord et qui a annoncé hier la chute d'une sixième, Badghis, au nord-est de Hérat.(alalabad, la grande ville de l'Est, est aux mains d'une coalition hétéroclite, où le président Rabbani n'a pas son mot à dire.Enfin, Kandahar et Hérat sont aux mains des taliban qui dominent à présent la plus grande partie de la ceinture pachtoune qui traverse le sud du pays, à l'exception de trois provinces ( Laghman, Nanga-rhar, Kunar ). LA PRESSE.MONTRÉAL, MERCREDI 6 SEPTEMBRE 1995 B 5 Stéphan Bm\treau est nouveau au\tbulletin TVA, Édition rét\tleau de 23 h.II a la x>n\tâstance et la crédibilité des grands\t lecteurs de nouvelles.\t Mais le même petit détail Sous son bureau, a-t-il s'en sert.X.Chasseur de nouvelles, il a sillonné les places publiques» De Washington aux quatre coins du Québec.Après une autre journée à la course il sera ce soir derrière son pupitre du TVA, Edition réseau.AVEC vous B6 \u2022 LA PRESSE.MONTREAL, MERCREDI 6 SEPTEMBRE 1995 ¦ PUBLIREPORTAGE HOMMAGE À CEUX QUI NOUS SONT CHERS ET QUI SONT INHUMÉS À NOTRE-DAME-DES-NEIGES Le Cimetière Notre-Dame-des-Neiges invite les familles et les amis des défunts à assister à une messe en plein air, près des bureaux administratifs, le dimanche 10 septembre 1995 à 14 heures.La messe sera célébrée par Monseigneur Neil E.Willard, évêque auxiliaire à Montréal et en présence de Monseigneur Ivanlioë Poirier, curé de la basilique Notre-Dame de Montréal.Cette célébration se déroulera dans la convivialité, sous le signe du souvenir et du respect.Après la cérémonie, ne manquez pas de visiter notre cimetière.Un plan et des informations sur les personnages célèbres et historiques inhumés dans le cimetière seront à votre disposition.ai 8 g s 4601, ch.de la Côte-des-Neiges, Montréal Tél.: 735-1361 _ LES CHANCEUX Ç entrent/ câm& fa/ DANSE\" I Du 3 au 15 octobre 1995 Simplement parce qu'ils sont abonnés à La Presse, ces chanceux recevront une paire de billets pour assister à une représentation de Déluge, le nouveau spectacle d'0 Vertigo, présenté les 10 et 11 octobre, à 20 h 30, au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, dans le cadre du Festival iniernational de nouvelle danse.Voici les chanceux d'aujourd'hui : M.Dubuc de Sherbrooke M.Girouard de Arthabaska M.Delagrave de Westmount Mme Pelletier de Montréal Mme Delrue de Verdun M.Rodrigue de Mont-Royal Mme Mercier de Baie D'Urfe M.Salvas de Boucherville Mme Dion de Montréal-Nord M.Lopez de Montréal Mme Cléroux de Chomedey Mme Boisclaire de Fabreville Mme Paquette de Duvemay M.Thériault de Saint-Pierre-de-Sorel M.Maltais de Saint-Hyacinthe no 200219D00 no 200442G0O no 210117D15 no 210549P02 no 210560D00 no 210886R07 no 210899M11 no 222005S01 no 227404D01 no 237335L01 no 238801C08 no 239754B06 no 246270P02 no 284915T00 no 288215M03 Jusqu'au 9 septembre, nous publierons quotidiennement les noms de 15 abonnés à La Presse, qui mériteront automatiquement ce prix enlevant.La valeur totale des prix offerts est de 5 700 $.Les règlements du concours sont disponibles à La Presse.Il peut s'écouler un délai de trois semaines avant la réception des prix.Pour participer, il suffit d'être abonné à La Presse Carrières dans le domaine du voyage L'industrie du voyaae, un monde fermé et difficilement accessible ?Depuis 1979, une institution privée a prouvé qu après une formation de 4 mois les portes vous sont grand ouvertes.¦ Vous avez fait des études collégiales ou universitaires mais les emplois sont rares dans votre secteur de spécialisation ?¦ Vous avez quitté le marché du travail depuis quelques années et vous recherchez un travail intéressant ?¦ Vous travaillez actuellement, mais vous songez à réorienter votre carrière ?0 Le domaine du voyage vous intéresse, vous n'avez pas fait d'études collégiales et vous vous demandez s'il y a des emplois intéressants pour vous ?Formation technique Sachez d'abord que, pour y accéder, il faudra acquérir une solide formation technique: rien de très difficile, mais il faut connaître la terminologie technique du voyage, la tarification, le système de réservation informatisé, etc.En plus d'une bonne formation en géographie, vous devez connaître les produits offerts aux touristes et gens d'affaires et les caractéristiques des principales destinations.L'industrie du voyage ne se limite pas aux agences de voyages.Il y a une foule d'entreprises qui offrent leurs services par l'entremise du réseau des agences de voyages et toutes ces entreprises aussi recherchent du personnel techniquement qualifié de tout âge.Avant de choisir une école, assurez-vous qu'elle est reconnue par les employeurs.Découvrez par vous-même quelle est la meilleure école.Faites votre propre sondage en demandant aux agences de voyages: Quelle est la meilleure école t Vous allez alors découvrir que le Collège April-Fortier offre la formation professionnelle la plus reconnue.Collège April-Fortier En quelques mois, le Collège April-Fortier vous permet d'acquérir cette formation technique.Ce collège n'est pas un Cégep et, par conséquent, n'offre pas un enseignement général; le collège offre une formation professionnelle qui s'adresse d'abord et avant tout à une clientèle adulte qui recherche les outils nécessaires pour fonctionner dans le domaine du voyage.Fondé par des professionnels du voyage pour répondre aux besoins ae cette industrie, le collège a la réputation d'être très branché sur les besoins de l'industrie.Le collège vous permet donc de faire la transition entre votre situation actuelle et l'industrie du voyage; une fois dans l'industrie, vous découvrirez une quantité surprenante de postes diversifiés.Ce sera alors à vous d'orienter votre carrière selon vos goûts, vos forces et vos objectifs.Vous pouvez aussi effectuer une transition graduelle en vous impliquant à temps partiel dans le domaine tout en conservant votre emploi actuel; cette approche vous permet de bénéficier des avantages de l'industrie et d'acquérir une expérience qui sera valorisée si un jour vous décidez de vous y impliquer à temps plein.Programme Le programme de formation d'une durée de 332 heures est suivi d'un stage d'au moins 30 heures en agence de voyages.Le programme est divisé en sept cours de telle sorte que vous pouvez le suivre à temps plein ou à temps partiel; le collège offre des cours de jour, de soir et du samedi.Service de placement En plus de répondre aux demandes provenant de l'industrie, le personnel du collège pourra vous orienter selon vos expériences passées, votre âge, les études que vous avez déjà faites et les objectifs que vous poursuivez.Comme il s agit d'une industrie aux multiples ramifications avec des emplois de nature très diversifiée, le monde du voyage a besoin de personnes de tout âge, autant des diplômés universitaires que des personnes possédant une formation de niveau secondaire.Les étudiants se retrouvent très rapidement sur le marché du travail du fait que la direction du collège travaille en étroite collaboration et uniquement avec l'industrie du voyage; après 16 ans de réputation d'excellence, il n'est pas surprenant de retrouver un grand nomore d'ex-étudiants à des postes importants dans toutes les sphères de l'industrie.Prochains cours Les prochains cours de jour débutent le 26 sept.Les cours du soir débutent le 11 sept, et ceux du samedi le 9 sept.Nous vous offrons aussi la possibilité de suivre le programme de jour en anglais du 11 sept, au 22 déc.Gisèle April-Fortier Vous avez le choix de suivre les cours en français ou en anglais.Ceux qui suivent les cours en anglais ont la possibilité de rédiger leurs examens en français s'ils le désirent.Il s'agit là d'une excellente occasion de se perfectionner en anglais tout en suivant une formation spécifique.Renseignements Si vous désirez en savoir davantage, contactez le Collège April-Fortier au 521-1600 ou au 878-1414; on vous fera parvenir une brochure explicative.Si vous le désirez, prenez rendez-vous avec un conseiller.Pour mieux connaître l'industrie et les possibilités qu'elle vous offre, le collège offre gratuitement un cours de 3 heures, les mercredis soirs: 9, & 23 août à 19h00 et les jeudis après-midi: 10 & 24 août à 14h00.Vous pourrez poser toutes les questions qui vous intéressent.S.V.P.Veuillez Réserver.Le collège est situé au 801 rue Sherbrooke Est (1er étage), au coin de St-Hubert, à deux minutes de la station de métro Sherbrooke (sortie Berri Est).À 9 h, Paul Arcand demande à Guy A.Lepage s'il est satisfait de sa soirée d'hier.Hier soir, Guy A.Lepage animait ia première de son nouveau talk show «Besoin d'amour» à TQS Aussi ce matin, 2 000 $ comptant au jeu de l'actualité.CKA 73 PREMIÈRE RADIO FRANCOPHONE AU MO 285-6911 L.MAISON D'ACCUEIL POUR FEMMES EN DIFICULTÉ Appuyer Le Chaînon, c'est aussi croire en la liberté Le chainon remercie de tout coeur votre journal pour cet espace gratuit Merci aux commanditaires qui défraient tous les coûts reliés à notre 60e anniversaire.r Le Chaînon, c'est aussi la liberté Depuis 60 ans Oui, moi aussi, je veux aider les femmes du Chaînon.Voici ma contribution de:_ Nom: __-Prénom:- Rue:-\u2014- Ville:___Code postal:_ Y von D\u2014c»>tnpi «I Judl Riohtrdt l_ Veuillez m envoyer un reçu pour usage fiscal Oui ?Non ?Postez à: 4373, de LEspfcnade, Montréal H2W 1T2 Tél.: 845-0151 | LA PHES8E.MOfCTUtAU MERCREDI S S6PTCM1RE 1»9S B7 POURQUE_ Décision attendue aujourd'hui dans l'affaire Bertrand En l'absence des avocats du gouvernement Me Guy Bertrand demande à son fils de l'Interroger CILLES NORMAND du buremu de La Presse I QUÉBEC \u2022 ¦ Une décision est attendue aujourd'hui relativement à l'injonction demandée par l'avocat Guy Bertrand pour enrayer la démarche référendaire du gouvernement Parizeau.Non seulement le requérant prévoit-il terminer sa plaidoirie peu avant midi, comme il l'a indiqué hier au juge Robert Lesa-ge, en Cour supérieure» mais la notion d'urgence invoquée est sur le point d'atteindre le point critique, le premier ministre ayant demandé au président de l'Assemblée nationale, Roger Bertrand, de convoquer les parlementaires pour 14h, demain.Me Bertrand, qui croit vraisemblable que la convocation d'urgence du Parlement soit reliée à sa démarche juridique, a prêté témoignage durant toute la matinée et durant une partie de l'après-midi, hier, avant d'entamer sa plaidoirie qui consiste à accuser le premier ministre et les membres de l'Assemblée nationale de «conspiration pour commettre une fraude contre la Constitution, avec la complicité de la population », et à tenter de démontrer que ses droits en seraient affectés gravement.Le requérant a aussi soutenu que la lettre du premier ministre au président de l'Assemblée nationale, qu'il a soumise en preuve, laissait craindre que le gouvernement s'apprête à défier une éventuelle décision du tribunal en sa faveur.Il réfère sans doute à ce paragraphe : « L'Assemblée pourra également être saisie, si besoin est, de toute mesure propre à affirmer ses droits, privilèges et prérogatives, à protéger ses travaux contre toute ingérence et à garantir que le peuple du Québec pourra effectivement se prononcer sur son avenir.» Devant l'absence des avocats du gouvernement, il a demandé à son fils et associé, Me Jean-François Bertrand, de procéder à son interrogatoire.Montrant du menton les banquettes laissées vides vendredi par les représentants du gouvernement et du Procureur général, Me Jean-Yves Bernard, Réal Fo-rest et Claude Bouchard \u2014 il ne reste plus que deux représentants du directeur général des élections \u2014, le transfuge politique a déploré devoir composer avec « des fantômes ».« Étant donné qu'on a des fantômes devant nous, j'ai demandé à Jean-François Bertrand de m'interroger (.) Alors je me place dans la boite des témoins», a expliqué le flamboyant avocat en s'exécutant, pour prêter ensuite serment comme témoin.Peu avant, dès l'ouverture de la séance par le juge Robert Le-sage, Me Bertrand s'est dit « victime d'une forme de chantage et de menaces ».« l'entends pour autant exercer mes droits qui sont prévus par la constitution canadienne », a-t-il indiqué.Dans un point de presse, durant une pause, Me Bertrand a refusé de s'expliquer sur les menaces dont il s'est dit l'objet, s'en tenant à souligner qu'il menait sa propre enquête avant de tirer des conclusions plus poussées.En après-midi, de nouveau abordé sur cette question, l'avocat de Québec a déclaré que le* menaces dont il avait parlé référaient à un appel téléphonique reçu à son bureau, de la part d'un individu qui s'est nommé.« C'est un nom connu, mais est-ce que le nom donné par la personne qui a téléphoné est bien le sien ?Il faut faire des vérifications pour voir s'il s'agit bien de cette personne ou d'un hurluberlu », a finalement répondu le plaideur.En fin de journée, le cabinet du ministre de la Sécurité publique a offert à Me Bertrand qu'une enquête policière soit tenue pour tirer au clair cette affaire de manaces et lui a proposé une protection.Dans les deux cas, l'avocat a refusé.Sitôt après son allusion à du chantage et à des menaces, Me Bertrand a déclaré qu'il ne réclamerait pas à la barre des témoins la présence du premier ministre Jacques Parizeau, de son conseiller Jean-François Li-sée et du secrétaire général Louis Bernard.« Je ne le ferai pas, compte tenu que je vais déposer des coupures de presse faisant état de ses déclarations ( au premier ministre ), à l'issue du Conseil des ministres spécial tenu vendredi », a-t-il indiqué.Selon lui, ces déclarations dissiperaient tout doute quant aux véritables intentions du gouvernement d'aller de l'avant dans ta démarche référendaire.« Il y aura un référendum, les gens ont droit de voter et ils vont voter », avait alors déclaré Jacques Parizeau.Pour Me Bertrand, les prétentions des avocats du gouvernement voulant qu'on nage en pleine hypothèse, avant qu'ils ne se retirent, perdent de leur force.Me Bertrand s'est une fois de plus défendu de vouloir empêcher le directeur général des élections de procéder à la tenue du référendum, affirmant qu'il plaide pour un référendum « qui n'aille pas à rencontre de la constituton du Canada ».Après avoir longuement brodé une vision apocalyptique d'un « Québec séparé », Me Bertrand a insisté sur le gaspillage des fonds publics en période de difficultés économiques, gaspillage auquel pourrait mettre fin l'injonction qu'il demande.Et si le référendum de 1980 lui parait toujours démocratique, parce qu'il n'avait qu'une portée consultative, exphque-t-il, par opposition à celui de 1995 qui aurait une portée executive, il n'en conclut pas moins qu'« on aurait mieux fait de procéder par sondage plutôt que de tenir un référendum à 100 millions ».« C'aurait coûté moins cher »9 lance-t-il, hors de la salle d'audience.L'avocat Bertrand poursuivra sa plaidoirie aujourd'hui, qu'il prévoit terminer pour midi.Le juge Robert Lesage devrait donc se prononcer en après-midi quant à la recevabilité de l'injonction interlocutoire qui lui est demandée, de même, probablement, que sur le fond de l'injonction permanente.Les absents pourront quant à eux compter sur la preuve et l'argumentation qu'ils ont soumises au juge la semaine dernière, puisque celui-ci a déclaré qu'il les prendrait en compte.Comment \"LatTroctkm\"?par mois s: I LETxACY modèle «L-RQ» Traction intégrale (4X4) 2 coussins gonflables.Siège arrière pliant Climatisation.Radio AM/FM stéréo.Lecteur de cassettes.Volant inclinable.Glaces à commande électrique.Verrouillage électrique des portes.Régulateur de vitesse.Traction intégrale, 4 roues motrices à prise constante.*L«memu«ifté$ de location 1 i ¦** AU CENTRE DE LIQUIDATION MODE LA BAIE, RUE JEAN-TALON IHI6 AU 10 SEPTEMBRE 1995 La croix-Rouge envisage un nouveau rappel de produits sanguins Le risque est le même que celui qui avait forcé le rappel de juillet DENNIS DUECKERT de la Presse Canadienne OTTAWA ¦ La Croix-Rouge a demandé aux autorités fédérales si elle devait procéder à un autre rappel coûteux de produits sanguins potentiellement contaminés.Le risque est le même que celui qui avait forcé en juillet le rappel de produits qui auraient pu être contaminés par une rare maladie du cerveau, dite de Creutzfeldt-Iakob.Cette opération avait coûté 15 millions.Les produits alors retirés étaient ceux obtenus à partir du sang de donneurs atteints de la maladie.Mais selon les autorités américaines, cette mesure s'avérerait peut-être insuffisante puisque le sang des personnes de la même famille que les malades pourrait également être contaminé.La Croix-Rouge a donc demandé un avis au Bureau des produits biologiques pour savoir si les produits sanguins fabriqués avec le sang de personnes de la même famille que les malades devraient être rappelés.« Il y certains cas de la maladie de Creutzfeldt-Jakob où la vulnérabilité à la maladie est héréditaire », a déclaré hier M.Bert Aye, directeur national des services sanguins pour la Croix-Rouge, lors d'une entrevue.« l'attends l'avis du Bureau pour savoir ce que nous devons faire.» Il a précisé qu'un autre rappel de produits sanguins pourrait placer le Canada dans une situation de pénurie.« Nous n'avons pas encore procédé à l'analyse détaillée de l'impact d'un tel rappel, mais la situation serait sans doute sérieuse.* M.Paul Gully, porte-parole pour Santé Canada, a déclaré que le Bureau des produits bio- logiques \u2014 une des agences de Santé Canada \u2014 rendrait bientôt sa décision.M.Gully a précisé que la récente recommandation de la Food and Drug Agency américaine de retracer les produits des donneurs de la même famille que les personnes atteintes de la maladie n'est pas suffisamment précise.Ainsi on ne sait pas si les gens de la même famille incluent les cousins ou les grands-parents.« Jusqu'où devons-nous aller ?», s'est demandé M.Gully.Cette maladie de Creutzfeldt-Iakob entraine la démence ainsi que la dégénération des fonctions du corps.Elle se propage par une protéine anormale et il n'existe aucun test de dépistage.M.Aye a déclaré que le risque de contamination à partir du sang de gens de la même famille que les malades est infime.Il a ajouté que l'impact du rappel de juillet s'était fait sentir non seulement sur les stocks de produits sanguins au Canada, mais aussi sur les stocks internationaux.Des millions de fioles de certains produits sanguins avaient dû être retirées.D'autres pays ont dû procéder à des rappels similaires.« Avant de lancer une telle opération, vous devez considérer les risques de contamination en rapport aux risques d'une pénurie des stocks, a dit M.Aye.Éventuellement, cette opération va finir par épuiser les réserves.Voilà la nature de nos discussions.« Le public doit comprendre la situation, de même que les gens chargés de prendre les décisions.Il viendra un moment où nous devrons faire la part entre la sécurité absolue et les risques de pénurie.» 50 % DE RABAIS ADDITIONNEL*! 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