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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
vendredi 16 juin 1995
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1995-06-16, Collections de BAnQ.

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[" 35 7050 JEAN-TALON est ntsoa munis muni 02-18)0 VI Nikon LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D AMERIQUE ëpTGUESS Pour connaître le point de vente le plus près oe chez vous JEANS 1-800-661-GUES \u2022 MONTRÉAL.VENDRED116 JUIN 1995 111' ANNÉE No 233 60 PAGES.4 CAHIERS taition provinciale 60c 50« Taxes en sut Météo Ensoleillé et chaud max 27/min 14 pageS 16 i page S7 Actualités Une nouvelle vie pour Annick Tremblay page A 5 Girerd Index Annonces classées \u2022 immobilier B10.B11 ,C9 et C10\t \u2022 marchandises C10\t emplois ClOetCH\t \u2022 êutomotme Cl1.Cl2etC13\t propositions d'affaires\tC13 Arts et spectacles\t - informations\tBS à B9 \u2022 horaires/spectacles B7\t - tetè-horalres\tBS \u2022radio\tB5 Bandes dessinées\tC10 Bridge\tC13 Décès\tC14 Économie\tCiaC8 Éditorial\tB2 Êtes-vous observateur?\tB10 Feuilleton\tC11 Horoscope\tB11 Le monde\tA15.A16 Loterie \u2014 résultats: A4\t Mots croisés\tC9 Mot mystère\tC12 Opinions\tB3 POMoue\tB1etB4 Tawow SPORTS\t Celles Biancharo\tS5 un méga-procès de drogue avorte à cause de la SO YVES BOISVFRT loncluant que des policiers de la Sûreté Idu Québec ont délibérément fabrique des preuves contre les accusés, un juge de la Cour du Québec vient de mettre fin abrup-tement à un des plus importants procès pour importation de stupéfiants à s'être tenu au Canada.La juge Micheline Corbeil-Laramee a ordonné hier l'arrêt complet des procédures criminelles contre les sept hommes du clan Matticks qui étaient accusés d'avoir importé 2b,5 tonnes de haschisch dans trois conteneurs.« Ajouter une preuve importante et incriminante contre les accusés dans un dossier criminel et ne rien faire pour empêcher qu'elle soit produite dans le dossier brime sûrement la liberté et la sécurité des accu ses et touche à l'équité du procès ».écrit la juge.L'impressionnante quantité de drogue a été saisie le 25 mai 1994 dans le port de Montréal, où elle n'avait pas été réclamée.Les célèbres frères Gerald ( 54 ans ) et Richard ( 61 ans ) Matticks, ainsi que William Hodges, Don Driver, Felice Italiano, Roger Goulet et Steve Brown ont été arrêtés à l'époque.Quelque 800 000 dollars ont été saisis lors des perquisitions.Leur procès a commencé le 26 septembre.En près de dix mois, la juge a présidé à 82 jours d'audience et était très loin de la fin de ce procès.Les accusés étaient tous détenus sauf Richard Matticks et Hodges.Ils ont été libérés hier, le jugement équivalant à un acquittement.La défense a contesté plusieurs preuves de la Couronne au fil des mois.Mais les ennuis pour le ministère public ont commencé sérieusement au mois de mars, quand la défense a soulevé l'aspect plus que douteux de quatre documents supposement saisis chez un des accusés.Ces quatre documents sont des connaissements maritimes, des formulaires avec lesquels on pouvait prendre possession des conteneurs de haschisch.Les conteneurs VOIR SO EN A2 LE CHOIX Le taux de la taxe scolaire serait augmenté de 15% MICHÈLE OUIMET e Conseil scolaire de l'île de Montréal s'apprête a augmenter le taux de la taxe scolaire d'environ 15% a appris La Presse.La baisse spectacu'aire de la valeur des propriétés sur le territoire des 29 municipalités de l'île de Montréal oblige le Conseil à ajuster sa taxe de façon importante Le rôle d'évaluation, basé sur la valeur du marche immobilier en 1993, a chute de 11,6%, mais cette réduction est une moyenne qui s'applique a l'ensemble des propriétés se trouvant dans l'île de Montréal.L'impact de la hausse de la taxe scolaire sera donc ressentie de façon très inégale : plus l'évaluation foncière d'une propriété aura diminué, isque de faire mal.L'année dernière, le Conseil scolaire a augmenté le taux de sa taxe de 4.28*,.Cette année, il ira chercher à peu près la même hausse qui, ajoutée au manque a gagner provoqué par l'effondrement du rôle d'évaluation, totalisera environ 15%.Cette hausse n'a pas encore été adoptée par le Conseil scolaire.Il s'agit, pour l'instant, d'une recommandation du comité exécutif qui sera soumise lundi aux membres du conseil.Le président du Conseil scolaire, lacques Mongeau.a d'ailleurs convoque les médias deux heures avant la tenue de cette réunion pour expliquer la hausse de taxe.La marge de manoeuvre du Conseil scolaire est étroite.Son rôle consiste à percevoir la taxe, à la distribuer aux huit commissions scolaires membres, dont la CECM, et à fixer le taux.Le Conseil doit distribuer la totalité de la taxe aux commissions scolaires.Par contre, il prend les intérêts engendrés par le placement de la taxe \u2014 entre le moment de sa perception et celui de sa distribution, il s'écoule environ quatre mois \u2014 pour financer les programmes pour les milieux défavorisés.Cette année, les commissions scolaires ont demande le maximum de taxes auxquelles elles ont droit, a expliqué lacques Mongeau, qui a refusé de confirmer l'ampleur de la hausse.Le Conseil n'a pas le choix.Il doit obtempérer à leurs demandes et augmenter le taux de la taxe en conséquence.Les commissions scolaires ont subi d'importantes compressions budgétaires.Elles ont besoin de plus d'argent pour boucler leur budget.Elles aussi ont une marge de manoeuvre très mince car près de 85% de leurs dépenses sont des salaires régis par des conventions collectives nationales.Elles demandent donc une hausse de la taxe scolaire et, en fin de compte, c'est encore le contribuable qui reçoit la note.Ce sont les commissions sco- VOIR TAXE EN A2 CHIRAC ACCUEILLI EN FRANÇAIS \"*rVf PHOTO CP Le président Jacques Chirac a été accueilli chaleureusement hier par un groupe d'écoliers à son arrivée à la base des Forces canadiennes de Shearwater, près de Dartmouth, en Nouvelle-Ecosse.Le chef de l'État français, qui participe au Sommet économique du C7 qui s'est ouvert hier à Halifax, effectue sa première visite au Canada depuis son élection.\u2022 Autres informations sur cette première journée du sommet en pages B1 et B4.La foi qui «élève» les montagnes ROBERT DUCUAV envoyé spécial La Preste à BVDAPEST Le sort de la candidature de Québec repose sur une montagne qui n'existe pas tout a fait Cap Maillard, dans Charlevoix, constitue le projet le plus original et le plus contesté de cette course à l'obtention des leux d'hiver de 2002 Les 40 délègues du Comité international olympique qui ont pris la peine de visiter le Massif ont été frappés par la beauté sauvage de ce lieu unique, déclaré « Réserve mndiale de la Biosphère » par ('UNESCO par la vue spectaculaire sur l'île aux Coudres et la mer.« l'en ai vu qui avaient de la difficulté a retenir leurs larmes tellement ils étaient émus ».m'a confié cette semaine Marc Deschamps, le directeur administratif du Massif.Pour d'autres qui n'ont pu se déplacer, le concept semble risque sinon farfelu : creuser un lac de 150 mètres par 200 sur 5 mètres de profondeur, utiliser les deux millions et demi de mètres cubes de matériaux dégages pour surélever la montagne de 70 mètres et bâtir au sommet une tour de 25 mètres dont l'élaboration fera l'objet d'un vaste concours d'architecture environnementale.Les Québécois ont beau posséder une expertise unique en déplacements de sol, les sceptiques considèrent le concept comme trop risque.Ils n'y croient pas.« Les travaux de creusage au raient lieu dans un secteur sans valeur écologique, complètement ravagé par la tordeuse du bourgeon de l'épinette.reprend Deschamps.Le lac serait ensemence de truites et son rivage aménage pour la nidification des oiseaux migrateurs.» Des arguments qui ont reçu un accueil enthousiaste de la part des groupes environnemen- voir foi en a2 Moody's abaisse la cote du Québec L'agence est déçue par ta piètre performance financière du gouvernement PAUL DURIVAGE et DENIS LESSARD ecue par la piètre performance financière du gouvernement du Québec quand il avait encore le vent dans le dos, l'agence de notation financière Moody's Investors Service a finalement décote hier les titres de dette du Québec.Moody's a terminé son exercice de révision complète initié en début d'année en portant la cote du Québec et de ses sociétés, comme Hydro-Québec, de Al à A2, soit le même niveau que pour les provinces maritimes.La décote vise pour 120 milliards de titres de dettes en circulation.Suivant le principe qu'une composante ne peut faire mieux que l'ensemble, la Communauté urbaine de Montréal (avec 2,4 milliards de dettes ) recule aussi d'une coche à A2.La Ville de Montréal avait pour sa part déjà perdu sa cote Al, le mois dernier.L'agence doute de la capacité du gouvernement de réduire si-gnificativement son déficit, compte tenu du peu de progrès réalise sur ce front ces trois dernières années, tandis que l'économie battait encore son plein Exprimant les mêmes craintes que lors de la décote du Canada en avril, Moody's croit qu'il sera difficile au gouvernement d'atteindre ses objectifs avec le ralentissement de l'économie.La nouvelle n'a pas eu d'impact sur le marché obligataire, note M.Richard Quesnel, de la firme de courtage Tassé et Associés.« Les marchés avaient prévu le coup depuis longtemps.» En fait, plusieurs spécialistes s'attendaient même à ce que Moody's décote le Québec de deux crans d'un coup ».cxpli-que-t-il.Les prix des obligations québécoises étaient même à la hausse hier, suivant en cela la tendance nord-américaine, et le différentiel de taux avec les titres comparables du Canada a.contre toute logique, légèrement rétréci.Le dollar canadien, malmené la semaine dernière, a continué à reprendre un peu de VOIR MOODY'S EN A2 ¦ La DBRS aussi pourrait décoter le Québec.Page Cl Deux banquiers suisses auraient aidé Jimmy Di Maulo à blanchir 6 millions ANDRÉ CED ILOT F enquête d'envergure internationale de la GRC sur le blanchiment d'argent a de spectaculaires répercussions en Suisse, ou deux directeurs de banque sont soupçonnés d'avoir aidé le mafioso montréalais Vincenzo Di Maulo et ses associés à recycler de l'« argent sale » pour une valeur de six millions de dollars.L'un des banquiers, anciennement à l'emploi de la Banque nationale de Paris à Genève, est sous arrêt depuis le 19 mai, a indiqué hier à La Presse le juge d'instruction Vladimir Stember-fer, qui mène l'enquête judiciai- Jlmmy Di Maulo re en Suisse.L'ex-banquier, que la loi helvétique interdit d'identifier pour l'instant, aurait blanchi près de trois millions provenant du bureau de chan ge que des agents secrets de la GRC ont tenu durant quatre ans dans le centre-ville de Montréal.Selon le juge Stemberger.le suspect, originaire de France, a quitté son poste de direction à la Banque nationale de Paris à Ge- nève il y a un an environ, pour lancer sa propre compagnie de conseil en gestion avec d'autres employés de la prestigieuse chaîne d'établissements bancaire^ Après avoir comparu une première fois devant le juge Stemberger sous une accusation de blanchiment d'argent, l'homme, dans la quarantaine, a été remis en liberté provisoire.Il devrait bientôt être de nouveau convoque par le magistrat.Si la plainte est maintenue, le dossier sera référé à un procureur qui le déposera devant le tribunal de Genève.En vertu de la loi sur le blanchiment d'argent adoptée en 1990 par le gouvernement suisse, le prévenu pourrait ecoper une forte amende et trois ans de réclusion.Si le cas est juge grave ( la poursuite doit démontrer que l'accusé a retire d'importants bénéfices de ces combines ou qu'il est membre d'une organisation criminelle ).la sentence peut être plus sévère : cinq ans de prison et une amende d'un un million de francs suisses ( 1 ES I dollar canadien ).L'enquête du juge Stemberger porte sur au moins trois autres personnes, dont le directeur \u2014 d'origine italienne \u2014 d'une autre banque établie en Suisse.Ce- VOIR DI MAULO EN A2 Collection complète d'instruments d'écriture et d'articles en cuir Porte carte d'affaire, porte monnaie, amenda en magasin MONT° BLANC RT O* NMt IYIM Q MOVADO ¦ BIJOUTERIC Icioy ,ftMMMt *~JL.Mumr k^tèl* naïf ÉtOAcke Port do retour garanti.(USPS003692) Champlain M .Y.12919-1518 RENSEIGNEMENTS 285 7272 lue à un million de dollars l'impact de la décote sur le budget (de 1.6 milliard ) de la viUe.Par contre, la patience montrée par les autres agences de notation et l'engouement même de certains créanciers pour les titres du Québec avaient fait oublier le jugement imminent de la redoutable agence new-yorkaise.La maison Canadian Bond Ra-ting Service ( CBRS ), qui avait déjà sévi en décembre, s'était notamment montrée satisfaite du budget Campeau.La firme de courtage new-yorkaise Salomon Brothers faisait au même moment une chaude promotion pour les obligations négociables du Québec.Tout n'est pas joué cependant.Il faudrait peu de choses pour que Moody's, qui garde un oeil négatif sur le Québec, réduise sa cote derechef, note un observateur du marché.Également, l'agence new-yorkaise Standard & Poor's, qui accorde présentement un A stable au crédit de Québec, une note supérieure à celle de Moody's, pourrait bien revoir son appréciation, croit le chef économiste de MMS International, M.Andrew Pyle.Réactions Le récent budget québécois et l'imminence d'un référendum sur la souveraineté n'ont rien à voir dans la décision de l'agence new-yorkaise de décoter le crédit du gouvernement Québécois, soutient le ministre des Finances lean Campeau.En conférence de presse, hier, le ministre a soutenu que le gouvernement Parizeau, avec son récent budget, « n'avait aucune responsabilité » dans la décote, qu'il a cherché à minimiser.« le ne suis pas content, c'est évident, mais ce n'est pas un drame, on reste dans les A.» Essentiellement, dit-il, Moody's a estimé que les mesures qui auraient dû être prises au cours des trois dernières années ne l'ont pas été.« Dans les années de croissance économique, il fallait faire quelque chose, c'est là qu'il fallait faire la job », résume le ministre, rentré précipitamment de Montréal pour commenter la décision de l'agence.Québec espérait que ce verdict ne tomberait que dans deux semaines, après l'ajournement de l'Assemblée nationale.Selon le ministre Campeau, sur le référendum, l'agence se contente « d'une mise en garde, d'un avertissement » au gouvernement, qu'elle invite à se concentrer sur ses objectifs de compressions plutôt que sur son « agenda politique » pour 1995.André Bourbeau, le prédécesseur libéral de M.Campeau, divergeait totalement d'opinion : « S'il n'y avait pas la menace d'un référendum, de l'instabilité économique que cela entraine, il est fort probable qu'on n'aurait pas été décoté.» Tout comme Mario Dumont, de l'ADQ, M Bourbeau estime que la solution cette année passait par d'importantes compressions de dépenses auxquelles Québec n'a pas voulu s'astreindre.Il ne peut y avoir plus claire condamnation du budget Campeau, affirme M.Bourbeau.« Il est certain que le référendum annoncé pour l'automne a des effets immédiats et importants chez les investisseurs.On maintient l'incertitude et l'instabilité, » Selon lui, Québec devrait immédiatement mettre sur la table une série de mesures de compressions de dépenses.Pour M.Dumont, l'imminence du référendum n'est pas un facteur, mais il rappelle que dans le débat sur le budget, lé PQ et le PLQ ont, contrairement à l'Action démocratique, fait dérailler les discussions dans les méandres constitutionnels.« Maintenant, on réalise que des erreurs budgétaires ont des conséquences.Le dernier budget n'était pas assez dur.»oor,»>7.Mu*f>o«worw^LjMwf>»m^t»dlmwKl^««ul>m»ot) Nous m canes INTERAC VISA «t MASTERCARD Staaormamam QRATUH OBTENEZ 20 $ DE POISSON GRATUIT AVEC NOTRE , CARTE DE FIDELITE Détails en magasin \\ LA PWESSt.MOWTKtAL.VmOWfDi 16 JUIN 1995 De la dynamite pour intimider Super Gaz | paiiascio attribue ie décrochage au secondaire à la « défavorlsation » ¦ Des bâtons de dynamite placés tout près d'une station-service Super Gaz, à Pierrefonds, pourraient être reliés à la concurrence féroce que se livrent les détaillants d'essence.Peu après 7 h hier matin, les employés de la station-service ont reçu un appel anonyme les avertissant de la présence d'une bombe sous un de leurs camions-citernes çaré à côté de la station.L'endroit a été immédiatement évacué et des membres de l'escouade technique de la police de la CU M ont tait exploser l'engin placé sous un camion Super Econo contenant encore un peu de mazout, causant ainsi quelques dommages au véhicule.Louis Rizzetto, gérant des opérations au siège social de Super Gaz, croit que l'attentat est relié à la guerre des prix de l'essence.« A cause des baisses de nos prix, nous avons peu d'amis dans le milieu.J'ai beau me creuser la tète pour essayer de déterminer le motif, je reviens toujours à la guerre des prix.» Appartenant au même propriétaire, Super Gaz \u2014 division essence \u2014 et Super Écono \u2014 division mazout \u2014 ont souvent fait la vie dure aux autres réseaux indépendants en affichant des baisses de prix dans un marché volatile.Hier, la station de Pierrefonds vendait son essence à 57,9 cents le litre tandis que des compétiteurs l'offraient à 61,9 cents, conformément à la hausse décrétée mercredi.Le lieutenant-détective Richard Simard, du service des in- PMOTO MICHEL GftAVEL la PflBSSe Des membres de l'escouade technique ont désamorcé Mer matin une bombe placée sous un camion-citerne Super Écono contenant un peu de mazout cendies criminels, à qui l'enquête a été confiée, croit lui aussi que l'acte de violence pourrait être une conséquence directe de la concurrence entre détaillants d'essence.« Il est encore trop tôt pour présumer de quoi que ce soit, mais à première vue, il semble que ce soit relié à la guerre des prix de l'essence.» Maurice Maisonneuve, président de l'Association des services automobiles du Québec \u2014 un groupe qui représente sur- tout les détaillants d'essence \u2014 rejette fortement la violence comme réaction aux prix parfois ridiculement bas de Super Gaz.Mais il avoue ne pas comprendre comment le réseau indépendant réussit à survivre en dépit des coûts fort élevés du pétrole brut.« Ce n'est quand même pas normal qu'un détaillant vende son essence si peu chère alors que même à 61,9 cents le litre, on a de la misère à arriver.» Ce n'est pas la première fois que la station-service, située à l'intersection des boulevards Pierrefonds et Saint-Jean, est la cible d'un appel à la bombe.En octobre dernier, un individu intimait à la station de baisser ses prix sous peine d'entendre un « boum ! » Mais il ne s'agissait pas d'une vraie bombe, alors que celle d'hier était dangereuse.Le service de police de la CUM assurera une surveillance accrue aux environs de cette station Super Gaz du West Island.Dès midi hier, le service à la pompe avait repris.incendie criminel dans une mosquée de Saint-Laurent éric clément ¦ La mosquée du Centre islamique du Québec, située à Ville Saint-Laurent, a été la cible d'un incendie criminel tôt hier matin.La police ignore pour l'instant s'il y a un lien entre cet incendie criminel et ceux perpétrés aux États-Unis, notamment depuis l'attentat terroriste d'Oklahoma City.Hier, personne n'avait revendiqué l'incendie.Le feu a pris naissance dans une remise située à l'arrière de la mosquée Masjid Ul Islam, peu avant 4 h, alors que s'était achevée la première prière de la journée.C'est un fidèle qui a donné l'alerte.Une douzaine de pompiers de Saint-Laurent se sont rendus sur les lieux et ont très vite maîtrisé l'incendie.La mosquée Masjid Ul islam est la plus ancienne du Québec.Construite en 1965, elle a été complètement restaurée en 1982.Les dommages sont peu importants, selon le Président du Centre islamique du Québec, I.Farhat Abbasi, la mosquée proprement dite n'ayant pas été touchée par les flammes.Des policiers du poste 14 de la police de la CUM ont découvert « deux ou trois foyers d'incendie ».Le sergent-détective Donaghy, du poste 14, précise que l'enquête a été confiée à la section des incendies criminels.H s'agit du second incendie criminel perpétré contre un lieu de culte musulman au Québec, après celui qui endommagea la mosquée Fatima, de la rue Saint-Dominique, à Montréal, en décembre 1992.L'incendie est survenu quelques heures après que la police de lillinois ait déclaré que l'incendie qui a endommagé une mosquée de Sprin^'ield, le b juin dernier, était d'origine criminelle.La communauté musulmane des États-Unis se plaint régulièrement d'un accroissement du vandalisme et des attaques dirigées contre elle depuis l'attentat d'Oklahoma City, le 19 avril dernier.Ce jour-là, un immeuble du gouvernement fédéral s'est écroulé en partie après une explosion d'origine terroriste.L'attentat avait, dans un premier temps et à tort, été attribué par plusieurs médias à des extrémistes islamiques.Depuis, le Council on American-ls-lamic Relations, de Washington, a recensé 200 incidents contre des membres de la communauté musulmane, allant de la menace à l'agression physique.M.Abbasi soulève qu'il y a une « mauvaise image des Musulmans dans les médias » et que les Musulmans « ont beaucoup d'ennemis », mais il ne pense pas que l'incendie criminel de sa mosquée provienne d'un mouvement organisé.¦ Le président de la Commission des écoles catholiques de Montréal (CECM), M.Michel Pallascio, attribue à « un taux de défavorisation très élevé » le fait que 46 p.cent des élèves du secteur secondaire français décrochent avant l'obtention de leur diplôme.« )e ne suis pas fier de ces statistiques », a dit hier M.Pallascio après le dévoilement d'une étude de 144 pages de La CÉCM sur le décrochage dans ses 29 écoles secondaires, étude dont La Presse a publié les grandes lignes plus tôt cette semaine.Des études réalisées dans d'autres villes nord-américaines montrent d'ailleurs des taux de décrochage similaires à ceux de la CÉCM.Ainsi, à New York, le taux d'abandon moyen se situe entre 42 p.cent et 51 p.cent, selon les commissions scolaires.Chez les élèves d'origine ethnique, ce taux atteint 79 p.cent.Des chiffres semblables pour Chicago : entre 41 p.cent et 46 p.cent ; Washington : 46 p.cent et 50 p.cent ; Los Angeles : 48 p.cent ; Boston : 47 p.cent.À la Commission des écoles catholiques de Québec ( CÉCQ ), les taux de décrochage sont respectivement de 53 p.cent et 48 p.cent pour les cohortes de 1984 et 1985.La méthode de la cohorte, également utilisée dans l'étude de la CÉCM, consiste à calculer le nombre d'élèves inscrits en secondaire I et le nombre de diplômés sept ans plus tard.Pour l'ensemble du Québec, le taux d'abandon n'est toutefois que de 36 p.cent, ce oui fait dire à M.Pallascio que les écoles de Montréal, en raison d'un problème aigu de défavorisation et d'intégration ethnique, devraient recevoir une aide spéciale de Québec.Il se refuse toutefois à chiffrer cette aide.L'étude de la CÉCM, réalisée par M.Rémi Dussault, dévoile également les taux d'abandon par école, pondérés par la mobilité dans chaque école.( La Presse en a publié un tableau mercredi.) Hier, le MÉMO ( Mouvement pour une école moderne et ouverte ), parti d'opposition à la CÉCM, a contesté ces chif-fres.Selon M.Robert Cadotte, commissaire du MÉMO, les pourcentages véritables de décrochage par école sont beaucoup plus élevés dans la réalité que dans l'étude.Le MÉMO ne conteste pas le taux global d'abandon de 46 p.cent.Mais, au dire de M.Cadotte, l'école Saint-Henri ne compterait pas 48 p.cent de décrocheurs mais bien 76 p.cent ; l'école Pierre-Dupuy ne compterait pas 52 p.cent mais bien 70 p.cent ; l'école La Dauversière 25 p.cent plutôt tue 16 p.cent de décrocheurs.t ainsi de suite.Il ne prête toutefois aucune mauvaise foi aux auteurs de l'étude et aux dirigeants de la CÉCM.Selon lui, ceux-ci ont commis « une erreur majeure » en tenant compte dans leurs calculs des élèves qui quittent pour une autre école.M.Dussault, l'auteur de l'étude, n'est pas d'accord : « C'est un choix méthodologique que l'on a fait, de tenir compte de la mobilité.» Choix méthodologique ou pas, tous conviennent que la situation est grave.Mais selon M.Pallascio, l'étude fournit des informations pertinentes oui serviront dans l'élaboration de mesures de redressement.Certaines de ces informations : \u2014 de tous les sujets qui décrochent, 55 p.cent sont des garçons et 45 p.cent des filles ; \u2014 un échec dans une matière ( français, mathématiques, langue seconde ) sera, pour au minimum 51p.cent de ces élèves et pour 68 p.cent au maximum, signe d'un abandon futur ; \u2014 il est constaté que 64 p.cent des élèves qui ont 13 ans à leur entrée au secondaire décrocheront ; \u2014 on note 14 p.cent d'abandon en secondaire I et 11 p.cent en secondaire II, ce qui signifie que nombre d'élèves quittent l'école avant l'âge légal de 16 ans.Le rapport publié hier préconise différentes mesures allant de la mise sur pied d'un groupe permanent sur la prévention de l'abandon à la mise en place de formules de mentorat et de ti-tulariat Les commissaires débattront de ces propositions mercredi.Le grand solde « 5 jours » de Birks 10 000 000 $ de haute joaillerie et de montres en solde à travers le pays ! .incluant les créations de Roger Lucas Deux derniers ¦ jours Seulement au : 1240, Square Phillips Centre Fairview Pointe-Claire Carrefour Laval .» - C'est votre dernière chance d'acquérir des bijoux Roger Lucas chez Birks.Nous nous apprêtons à vous présenter notre nouvelle collection de haute joaillerie et de montres.C'est pourquoi nous vous offrons la possibilité d'économiser de 40% à 60% sur des articles spécialement choisis dans tous les magasins Birks du pays.Bagues en oc colliers et boudes d'oreilles sertis de diamants et de pierres précieuses, une sélection exceptionnelle vous attend.Sans oublier aussi un vaste choix de montres et de bijoux mode Katnn Reichett.Ce solde te termine le 17 juin.M fe BIRKS et ce sera peut-être le votre, celui de votre voisin, de votre beau-frère ou de votre mère puisque tout le Québec est invité à participer au grand concours qui permettra de choisir le «Oui» le plus beau.^HLff l-n vrai beau Oui ;i imiti-N ^vT fPÇ^M ,es lances.Faites parvenir ^V/y ^/'JfiÊ^r^ voln ver8,ondu\u2022Oui* (sous V // ^h20^^ forme de logotype, pictogramme.W // MBQ^flr dessin ou autre) en noir seulement Y/'J^m^Êk' s\"r une feuille 8 1/2\" x 11\" au bureau du Conseil de la Souveraineté du Québec avant le 1er août 1995 en spécifiant si vous participez dans la catégorie «professionnelle» ou «grand public».Les responsables du concours s'engagent à offrir au concepteur du Oui gagnant une visibilité sous plusieurs formes.L'auteur s'engage à céder ses droits d'utilisation au Conseil de la Souveraineté du Québec.Les gagnants de chacune des catégories recevront un prix de 1000$.Le grand gagnant (toutes catégories) recevra un boni additionnel de 500$.icnis du cooooara sont ie la lutWKÊÊÊÊà é* Qoéëec Cwptw De*tar*m.Ttv Est.boira* 3209 Montréal, HM f 99 Tél.(314) 288-7084 7r>-éSe* 15 Des centaines tapis de Perse tissés à la main La journée Dagger Kayaks d'eau vive,.canots d'eau vive et d'eau calme Le représentant Dagger sera sur place avec une pleine flotte d'embarcations.Venez en faire l'essai Montréal 18 juin 1995,10h00 à 17hOU VP Petite Nation, Saint-André Avelin *4 L AV U 11 UUVJUT Vent» \u2022 Location \u2022 Destinations avsntu UJ i ce ce Montréal : 1604, St Denis, 849 4 100 iWf» Laval : Centre Décor 440.3912, Asif.440 O.681 8030 - \u2022 Kayaks et canots \u2022 Accessoires et vêlements techniques pour le nautisme \u2022 Tentes \u2022 \u2022 Accessoires de camping « Bottes tt acetsson^ pour la randonnée \u2022 Pie! a porter Demandez le catalogue gratuit a votre boutique L Aventurier couchaqe et sacs a A6 LA PRESSE, MONTRÉAL.VENDRED116 JUIN 1995 I » » \u2022 \u2022 \u2022 ¦ i l 1 » ! ! I POURQUOI LA COLOMBIE A-T-ELLE CHOISI LE CANADA?(CERTAINEMENT PAS POUR NOTRE CAFÉ.) NICHÉE SUR UN PLATEAU de la Cordillère des Andes, Bogota bénéficie d'un climat idéal pour la culture du café, la principale exportation de la Colombie.Et comme le futur du pays repose essentiellement sur cette ressource, il a tout avantage à établir des contacts commerciaux solides dans le monde entier.Il y a deux ans, Bogota s'aperçut qu'il lui manquait l'élément clé des communications : un réseau de téléphonie cellulaire.C'est pourquoi les Colombiens ont cherché dans le monde entier un partenaire pouvant les aider à en mettre un sur pied.Ainsi, en 1993, des employés de Bell Mobilité, Northern Telecom et Bell Canada International se sont rendus à Bogota pour aider la compagnie de téléphone locale à obtenir une licence de cellulaire.À la fin de cette même année, la licence était accordée.Et un an plus tard, l'installation du réseau était complétée.Tout cela, en un temps record.La Colombie est l'un des 22 pays ayant profité de l'expertise de Bell Mobilité.Notre succès repose sur notre technologie de pointe, notre capacité d'adaptation et l'importance qu'on accorde à l'écoute.(Il faut en effet écouter attentivement, dans un pays comme la Colombie, où il y a plus de 180 langues et dialectes.) Ainsi, les autres nations sollicitent notre expertise et nous nous tournons aussi vers eux, pour accroître nos activités à l'extérieur de notre marché local.Pas surprenant, dans un pays comme le Canada, qui tire le tiers de son produit intérieur brut des exportations.Merci donc, à nos entrepreneurs dynamiques et au gouvernement, qui reconnaît l'importance du commerce international.Cette semaine, pendant que les leaders de sept pays parmi les plus industrialisés se rencontrent à Halifax, nous pensons que le moment est bien choisi pour exposer ce qui fait de nous une compagnie forte, et par le fait même, ce qui fait la force de notre pays : notre capacité d'affronter la concurrence mondiale.Pour conserver une position de force dans le marché mondial, il faut continuer à développer de nouvelles technologies, ici, au pays.C'est précisément ce que permettra la nouvelle génération de SCP (services de communication personnelle), une innovation majeure au niveau de la technologie sans fil.Les images, la voix et les données pourront maintenant vous être acheminées ensemble.En fait, l'arrivée des SCP sera non seulement bénéfique aux Canadiens, mais elle aidera en plus les pays en voie de développement à hisser leur économie au niveau de celle des pays industrialisés.Tous les pays du Groupe des Sept possèdent un réseau de téléphonie cellulaire.Ce n'est sûrement pas une coïncidence.Quand chaque pays peut exporter ses forces, comme nous le faisons et comme la Colombie le fait, le monde entier est gagnant.Bell Mobilité TÉLÉPHONIE CELLULAIRE TÉLÉAVERTISSEMENI \u2022 SERVICE TÉLÉPHONIQUE AIR-SOL TRANSMISSION DE DONNÉES SANS FIL TÉLÉCOPIE MOBILE RADIOCOMMUNICATION \u2022 LA PRESSE.MONTREAL, VENDRED116 JUIN 1995 \u2022 A7 Bourque fait son deuil d'un hôpital à Rivière- des-Prairies ¦ Le maire Pierre Bourque accueille favorablement la décision de la Régie régionale d'implanter un réseau interactif de soins dans l'Est de Montréal plutôt que de construire un nouvel hôpital à Rivières-des-Prairies.Il a indiqué hier, devant le comité chargé de réorganiser les soins de santé, que «la Ville est satisfaite de la priorité donnée » au projet de réseau interactif.Il a précisé plus tard devant les journalistes qu'il comprenait qu'il n'était pas essentiel de construire un hôpital à Rivières-des-Prairies.Le député de Lafontaine, Jean-Claude Gobé, a bondi hier en entendant la nouvelle.Il s'est montré très surpris de la position du maire, d'autant, a-t-il rappelé, qu'en décembre dernier M.Bourque demandait au gouvernement québécois de loger un hôpital de 300 lits dans le quartier Rivières-des-Prairies dans un bâtiment de la place Marc-Aurèle Fortin.lean-Claude Gobé continue de croire que les besoins sont là.Selon lui, il y a trop d'hôpitaux dans le centre-ville par rapport à l'importance de la population.« La Régie régionale favorise un certain establishment au centre-ville », a-t-il affirmé, ajoutant que dans le Nord-Est, on comptait 200 000 habitants avec Rivières-des-Prairies, Pointes-aux-Trembles, Montréal-Nord et Anjou.« Les gens doivent aller aussi loin que Santa-Cabrini et Mai-sonneuve-Rosemont pour se faire soigner.Alors, je ne vois pas pourquoi on veut construire un hôpital à Lachenaie, dans le comté de M.Parizeau », a-t-il dénoncé.M.Gobé rappelle qu'il se bat depuis six ans pour un hôpital à Rivières-des-Prairies.Il a failli avoir gain de cause sous l'ancien gouvernement.Il a l'intention de continuer la bataille.Il doit déposer aujourd'hui à l'Assemblée nationale une pétition de 2 500 noms en faveur de la construction de cet hôpital.La CSN exige des engagements de Québec ¦ Si elle ne s'oppose pas à une réorganisation du réseau de la santé, la CSN exige des engagements formels du gouvernement pour qu'il rassure les employés et la population.Au cours d'une conférence de presse, le président de la Confédération des syndicats nationaux, M.Gérald La rose, a affirmé hier qu'« une réforme est nécessaire, mais que celle-ci ne doit pas s'effectuer de façon précipitée ».Il demande au gouvernement de s'assurer que la transition soit harmonieuse.M.Larose veut également des « engagements fermes et écrits » pour protéger les travailleurs du réseau de Ta santé.« Ces transformations ne doivent pas se faire sur leur dos.» Il a précisé que 20 p.cent d'entre eux ne jouissent pas de la sécurité d'emploi et que la moitié travaillent à temps partiel.« Le ministre Rochon doit imposer sa volonté aux régies régionales pour que l'ensemble des salariés touchés par la réforme ne soient pas laissés pour compte », a-t-il ajouté.La CSN fixe au gouvernement cinq conditions pour qu'elle donne son intiment la reforme.Tout d'abord, la centrale demande que les travailleurs soient rassurés, qu'ils soient impliqués dans le processus de transformation et qu'ils reçoivent la formation professionnelle nécessaire.Comme deuxième condition, elle exige des garanties que la population ne sera pas privée des services actuellement dispensés.Ensuite, elle réclame que le gouvernement s'engage à soutenir financièrement le réseau des CLSC pour éviter la prolifération des polycliniques privées.La CSN veut aussi que le gouvernement révise le mode de rémunération des médecins que M.Larose qualifie «d'élément pervers» Selon lui, on doit revoir cette pratique, « car cela constitue un incitatif à la multi- tlication des actes médicaux ».afin, la CSN demande que l'on instaure une assurance-médicaments universelle de manière à réduire l'augmentation des coûts.Une manifestation orf*ni«4* par la Coalition pour la défense des soins de santé et des services sociaux de Montréal, qui regroupe des organismes communautaires et syndicaux, aura lieu mercredi prochain.Cette marche débutera au parc Lafontaine vers 19 h, pour se terminer devant las bureaux du premier ministre Parizeau dans l'édifice d'Hydro-Québec.Hôpitaux : Montréal veut le même traitement que Québec ¦ Le maire Pierre Bourque demande aue Montréal soit traité sur un pied d'égalité avec la ville de Québec et ne subisse aucune fermeture d'hôpital.Il suggère de donner une nouvelle vocation aux bâtiments touchés par la réforme de la santé et demande que la Ville soit consultée.Six des neuf établissements visés par la Régie régionale se trouvent en territoire montréalais.« C'est une bonne nouvelle pour Québec, il faut qu'on fasse pareil pour nous.On est contre l'emploi du mot 'fermeture.Il faut que les bâtiments soient réutilisés », a déclaré M.Bourque â la sortie des audiences que tenait, pour la quatrième et dernière journée consécutive, la Régie régionale de la santé et des services sociaux de Montréal-Centre.En réponse au maire Bourque, le directeur général de la Régie, Marcel Villeneuve, a fait savoir que Montréal ne serait pas influencé par les décisions de la Régie de Québec, essentiellement parce que la situation des deux villes était très différente.« Québec possède moins de centres hospitaliers, ils ne sont pas de la même taille et la configuration géographique n'est pas la même.Pour nous, il n'y a pas de remise en question des orientations.Il est nécessaire de cibler, il n'y aura pas de saupoudrage ( dans tous les hôpitaux ) », a signalé M.Villeneuve, en ajoutant qu'il était prêt à collaborer avec la municipalité en ce qui a trait à la reconversion éventuelle des bâtiment:.Pierre Bourque a en effet insisté sur le fait que la municipalité soit partie prenante du processus de réaffectation des édifices.Il n'est pas question pour lui de les laisser à l'abandon.Il veut pouvoir y reloger des organismes communautai- « Le ministre Rochon est très sensible à ma vision.Montréal a assez de maisons barricadées.42 p.cent de toutes les coupures se font à Montréal.Il faut que le virage tienne compte de la réalité montréalaise », a souligné le maire.Il a rappelé que les problèmes sociaux étaient plus évidents à Montréal qu'à Québec concernant les femmes seules avec en- fants, l'itinérance et la toxicomanie.« |e ne veux pas un système pour les riches et un pour les pauvres », a-t-il indiqué plus tard en anglais.Le directeur de la Santé publique pour Montréal-Centre, le docteur Richard Lessard, estime aue la réforme engagée par la égie régionale ne va pas assez loin.Il reproche aux commissaires de la Régie de faire encore trop de place aux hôpitaux au détriment des soins de première ligne, c'est à dire les CLSC et les programmes de maintien à domicile.Le débat est trop axé sur « l'hospitalo-centrisme » et pas assez sur la prise en charge dans la communauté, a-t-il déploré.« Le centre névralgique de l'organisation ne se situe pas à l'hôpital mais bien dans la commu- nauté, dans la capacité des personnes de veiller elles-mêmes â leur santé et dans la capacité des services de première ligne â offrir une réponse adaptée, bien coordonnée et de façon plus continue aux problèmes courants », note-t-il dans son mémoire sur la réorganisation des services de santé.Le docteur Lessard craint que tout l'aspect prévention, un des aspects majeurs du travail accompli en CLSC.soit évacué au profit des soins curatifs.Il a souligné que la Banque mondiale recommandait aujourd'hui de moins investir dans les soins tertiaires mais davantage dans les soins primaires et les grands programmes de santé.«La reforme va dans le bon sens mais ne va pas assez loin ».a-t-il affirmé.Les choix dans la capitale font renaître l'espoir dans la métropole ¦ L'espoir renaît dans les hôpitaux montréalais visés par une fermeture depuis que la Régie régionale de la santé et des services sociaux de Québec a annoncé qu'aucun hôpital ne fermera dans la Vieille Capitale.Même si les directeurs des hôpitaux montréalais qui doivent éventuellement fermer sont conscients que la situation du réseau à Québec n'est pas comparable à celle de Montréal, ils sont maintenant persuadés que la fermeture de leur établissement n'est pas inéluctable.Pour Michel Duchesne, directeur général du Centre de réadaptation Villa-Medica, les changements proposés à Québec démontrent que « les dés ne sont pas pipés » et que la Régie de Montréal-Centre devra tenir compte des solutions présentées par les hôpitaux dans le cadre des audiences publiques.« On commence à se rendre compte qu'il y d'autres façons de régler le problème, dit-il.La Régie va modifier sa position car elle s'aperçoit qu'il y a des failles dans sa proposition.Elle peut respecter à la fois son orientation financière et les avis des hôpitaux.Sinon, il n'y aurait pas de démocratie.» Le directeur général de l'hôpital Saint-Laurent, lean-Pierre Massicotte, croit que le vent a tourné : « La Régie sait que l'hôpital du Sacré-Coeur utilise son bloc opératoire à 100 p.cent.On a pratiqué l'an dernier plus de 5 000 interventions.Sacré-Coeur a besoin de nous.La Régie va se rendre compte que la population a besoin de notre hôpital, avec plus d'ambulatoire et de gériatrie active.» Même chose au centre de réadaptation Catherine-Booth.La directrice générale loanne Davi-son pense que la Régie n'est pas butée : « On a besoin de plus de lits de longue durée à Montréal, alors s'ils choisissent la conver- sion plutôt que la fermeture a Québec, c'est encourageant.On épargnera plus d'argent en gardant nos gens chez nous plutôt qu'en les dirigeant dans des centres ou il n'y a pas de soins adéquats.» « La proposition de la Régie de Québec de changer la vocation des hôpitaux démontre qu'une région peut prendre des décisions sans fermer des hôpitaux », dit le directeur de Red dy-Memorial, Réjean Plante.RABAIS EXCLUSIFS POUR LES MEMBRES X LES MEMBRES DU CAA-QUÉBEC N'ONT QU'A PRÉSENTER LEUR CARTE DE MEMBRE AUX ENDROITS AFFICHANT LE LOGO PRÉSENTEZ VOTRE CARTE ET ÉCONOMISEZ POUR OBTENIR DES RABAIS IMMÉDIATS I CAMPUS Joumanac st ¦sjgsjjsjsg Jusqu'à 81% de rabais ! 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