La presse, 3 mai 1995, B. Politique
[" L'EXPRESS POLITIQUE UNE ODEUR DE FLÉTAN NOIR ¦ Le vice-président de l'Union européenne a donné hier une tape sur les doigts du Canada et averti que la guerre du flétan noir avec l'Espagne pourrait avoir des conséquences sur les échanges commerciaux.« Bien des membres de TUE ont été choqués par le mépris dont fait preuve le Canada envers la loi internationale et par sa volonté apparente d'avoir recours à la diplomatie appuyée par la force armée, dans une atmosphère de menaces », a déclaré Sir Léon Brit-tan.« La sympathie habituelle et le désir de répondre positivement aux requêtes canadiennes mettront peut-être du temps à se concrétiser et ne seront plus sans réserves à l'avenir», a averti M.Brittan au cours d'un déjeuner privé à la résidence de l'ambassadeur de l'UE à Ottawa.Le ministre des Affaires étrangères André Ouellet a fait part de sa surprise au sujet du ton du message de M.Brittan.Quant au premier ministre Jean Chrétien, il a abruptement annulé une rencontre prévue hier avec M.Brittan.D'après PC « INACCEPTABLE ! ¦ DIT LOUISE BEAUDOIN ¦ La décision fédérale de tripler le nombre de vols militaires des avions de l'OTAN au-dessus du Labrador est « inacceptable et va à rencontre des intérêts des Québécois », a prétendu hier la ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes, Louise Beaudoin.La ministre a fait valoir le caractère unilatéral de la décision fédérale qui porte de 6000 à 18 000 le nombre annuel de vols à basse altitude autorisés au-dessus du Labrador.Ces vols nuisent principalement aux nations autochtones qui vivent au Labrador.La nation innue prétend que le passage bruyant des appareils réactés nuit aux activités traditionnelles de chasse et de pêche et influence le comportement des troupeaux de caribous.Écologistes et autochtones demandent la fin de ces vols tandis que Québec a demandé à Ottawa en avril dernier d'en limiter le nombre à 6000 par année d'ici 1997.La ministre a soutenu que les propositions québécoises n'avaient même pas été étudiées par Ottawa.D'après PC DES TARIFS JUSTES ¦ Le ministre péquiste Bernard Landry a soutenu hier qu'une décision du département américain du Commerce, dans le dossier du magnésium, montrait qu'un Québec souverain n'aurait pas à modifier ses tarifs d'électricité pour adhérer à l'Accord de libre-échange nord-américain.Lundi, le département du Commerce a décidé de ne pas examiner de nouveau les contrats à partage de risques et de bénéfices d'Hydro-Québec.Il a ainsi confirmé une décision rendue en novembre 1992, selon laquelle le contrat d'électricité signé par Norsk Hy-dro Canada ne constituait pas une subvention déloyale.M.Landry a ajouté que la décision du département américaine était importante non seulement pour Norsk Hydro, mais aussi pour toutes les grandes entreprises qui ont signé des contrats d'électricité semblables avec Hydro-Québec.D'après PC CLAUDE OTAN SE RACONTE ¦ Discret depuis son retrait de la vie publique l'an dernier, l'ex-chef libéral Claude Ryan fera un retour dans l'actualité, à la fin du mois, en publiant un ouvrage partiellement autobiographique sur son expérience en politique.Les éditions du Boréal annonceront aujourd'hui que l'ancien bras droit de Robert Bourassa publiera le 30 mai « Regards sur le fédéralisme canadien », qui se veut un survol de la carrière politique de l'ancien directeur du quotidien Le Devoir, mais aussi un ouvrage de réflexion sur la situation du Québec à l'intérieur de la fédération canadienne.Selon les informations obtenus hier par la Presse Canadienne, Claude Ryan traiterait dans l'ouvrage à paraître des principaux dossiers dont il a eu la charge pendant les deux derniers mandats de Robert Bourassa à la tête du Québec.Et ils ont été nombreux : éducation, sécurité publique, affaires municipales ef ministre responsable de l'application de la Charte de la langue française.D'après PC UN MESSAGE DANGEREUX ¦ Une décision de la cour qui permet à Ottawa de faire de la discrimination contre les non-Canadiens dans les concours pour l'obtention d'un emploi dans la fonction publique envoie un message dangereux aux employeurs du pays, ont soutenu hier des défenseurs des droits des immigrants.La décision de la Cour fédérale confirme le droit du gouvernement fédéral d'accorder une préférence aux citoyens canadiens par rapport aux immigrants dans des concours ouverts à tous dans la fonction publique.Le règlement est acceptable parce qu'il rehausse la valeur de la citoyenneté et encourage les immigrants à devenir citoyens, a indiqué le juge Howard Wetston en se disant d'accord avec les arguments présentés par les avocats fédéraux.D'après PC Ottawa révise son approche sur les politiques sociales Mais le Bloc accuse les libéraux de préparer une offensive centralisatrice contre le Québec CHANT AL HÉBERT du bureau de La Presse OTTAWA Le gouvernement fédéral a réaménagé hier des dispositions controversées du projet de loi destiné à donner suite à son dernier budget qui lui auraient donné carte blanche pour guider à sa guise l'action des provinces en matière de programmes sociaux.Au total, Ottawa propose de changer à peine une quinzaine de mots au projet de loi C-76, mais les mots qu'il a modifiés alimentaient depuis plusieurs jours un débat pré-référendaire potentiellement explosif aux Communes puisqu'ils jetaient un doute sur la bonne foi des promesses fédérales de décentralisation.Hier en Chambre, le texte original du bill a ainsi inspiré au chef du Bloc québécois une charge à fond de train contre les libéraux, qu'il a accusés de préparer une offensive centralisatrice sans précédent contre le Québec.À cette occasion, des mots très durs ont été échangés d'un côté à l'autre de la Chambre.Lucien Bouchard a traité Jean Chrétien « d'incendiaire social » pour se faire répliquer par le whip du gouvernement Don Boudria qu'il était un « démagogue ».Avant de présenter ses amendements hier, le gouvernement, par la voix de ses ministres, n'a jamais expliqué comment ses dispositions législatives et la voie qu'elles lui pavaient pour encadrer les politiques sociales des provinces pouvaient être conciliées avec son engagement de s'éclipser de larges pans de ce secteur d'activité.Sous sa forme originale, le bill C-76 ouvrait en effet la voie à l'instauration unilatérale de nouvelles normes nationales dans des chasses gardées provinciales comme l'éducation post-secondaire, les garderies, etc.Il mettait en place un cadre qui aurait permis à Ottawa de pénaliser financièrement les provinces qui ne respecteraient pas d'éventuelles normes nationales en matière sociale.Il aurait pu prélever pour ce faire des sommes à même le « Transfert social canadien », la nouvelle enveloppe globale qu'il leur versera à compter de l'an prochain pour financer en bloc les programmes sociaux.En plus de permettre à Ottawa de faire respecter les normes existantes en matière d'assurance-maladie et de voir au respect du droit à la mobilité en ce qui a trait à l'aide sociale, le texte original parlait en effet «d'appliquer, s'il y a lieu, des normes nationales à l'égard d'autres programmes sociaux ».En vertu des amendements présentés hier, la loi permettra plutôt à Ottawa de « promouvoir des principes et objectifs communs » en marge de ceux qu'il s'engage nommément à maintenir en matière de santé et d'aide sociale.Ces nouveaux principes, a-t-on précisé par la même occasion, devront être « élaborés par consentement mutuel » entre Ottawa et les provinces.C'est à la faveur d'une motion présentée par le Bloc québécois que le gouvernement a subitement annoncé qu'il nuançait le texte de sa loi.Symptôme de ce que la controverse frôlait un nerf en cette période pré-référendaire, alors qu'en temps normal le gouvernement s'en remet à des secrétaires parlementaires ou même de simples députés pour croiser le fer avec l'opposition à l'occasion de tels débats, PHOTOPC Bettman et Mannlng sur ta même patinoire Le commissaire de la Ligue nationale de hockey.Cary Bettman (à gauche), et le chef du Parti réformiste, Preston Mannlng, ont échangé quelques propos lors d'une pause hier, à l'occasion de la rencontre annuelle de la Presse Canadienne.M.Mannlng venait de participer à une table ronde sur le Journalisme et M.Bettman venait d'arriver pour donner une conférence sur l'avenir de la Ligue nationale.Québec embarrassé par une décision de Biochem NORMAN DE LIS LE de la Presse Canadienne QUÉBEC ne entreprise pharmaceutique québécoise largement financée par les fonds publics a préféré investir en Grande-Bretagne plutôt qu'au Québec pour créer 300 emplois de haut niveau, a déploré hier à l'Assemblée nationale le député libéral d'O ut remont.Gérald Tremblay.« Il est inacceptable qu'on ne puisse convaincre la direction de Biochem Pharma de fabriquer au Québec le produit de leurs recherches et investissements financé en grande partie par les contribuables québécois », a déclaré M.Tremblay.Ce dernier a embarrassé le ministre de l'Industrie et du Commerce, Daniel Paillé, le forçant à défendre le droit de cette entreprise d'aller investir ailleurs.L'entreprise vient de mettre au point un vaccin utilisable dans le lutte contre le sida, en collaboration financière avec la Caisse de dépôt et placement et le Fonds de solidarité de la FTQ.Le vaccin sera fabriqué en Grande- Bretagne dans une usine qui embauchera 300 employés.Le député Tremblay a rappelé qu'au cours des récentes semaines, deux usines d'assemblages de téléviseurs en couleurs, une entreprise de produits nettoyants et des entreprises pharmaceutiques ont annoncé des mises à pied ou des fermetures au Québec.Le ministre Paillé a rappelé que Biochem Pharma n'investira pas uniquement en Angleterre puisque l'entrepri-se s'installera dans le Parc technologique de Québec, à Sainte-Foy.Mais en ce qui a trait à l'investissement en Grande-Bretagne, M.Paillé a ajouté : « On ne peut pas empêcher une entreprise d'investir et d'avoir un développement industriel mondial ».Cet échange a eu lieu au moment où le chef de l'Opposition, Daniel Johnson, et le premier ministre, Jacques Pa-rizeau, s'affrontaient à l'Assemblée nationale sur la situation économique du Québec.On conçoit aisément que chacun des deux chefs de parti voit cette situation économique de façon fort différente.Pour M.Johnson, la croissance de l'économie en 1995, sous le gouvernement péquiste, sera inférieure à celle de 1994.Il a souligné que le nombre de chômeurs a augmenté.Mais M.Parizeau fait plutôt valoir au'il s'est créé 4567 entreprises au [uébec au cours des derniers mois, lesquelles ont engendré 25 110 emplois, grâce à un fonds décentralisé d'aide aux entreprises.Une autre libérale, Nicole Loiselle, députée de Saint-Henri-Sainte-Anne, a fait valoir que le nombre de personnes vivant de l'aide sociale atteignait 808000, ce qui place !e Québec en tète de l'échelle de pauvreté au Canada.Mais la ministre de la Sécurité du revenu, Jeanne Blackburn, a rétorqué que le grand responsable de cette situation était le gouvernement fédéral qui a coupé les budgets de l'assurance-chômage, forçant des milliers de citoyens sans emploi à s'inscrire à l'aide sociale.Mme Blackburn a évalué à 40 pour cent la proportion des nouveaux assistés sociaux victimes de coupes à l'assu-rance-chômage, soit de 4000 à 6000 familles par mois depuis l'entrée en vigueur des coupes fédérales.le gouvernement avait mobilisé hier ses principaux ténors peur donner la réplique au Bloc québécois.Tour à tour, le ministre des Finances Paul Martin et son collègue des Affaires intergouvemementales Marcel Massé sont venus préciser l'intention exprimée par le gouvernement dans son dernier budget de donner davantage de marge de manoeuvre aux provinces au fur et à mesure qu'il comprime les sommes qu'il leur verse pour les programmes sociaux.«Il n'y a aucune intention d'imposer quoi que ce soit aux provinces.Le nouveau régime comportera moins de conditions », a assuré à moult reprises le ministre Martin.«C'est une formule plus flexible.Les conditions sont diminuées », a précisé Marcel Massé.À entendre les ministres, le texte original du bill C-76 n'aurait pas reflété très fidèlement la volonté fédérale en la matière.Le chef du Bloc québécois avait une autre lecture de ces correctifs.« C'est une réaction de panique au sein du gouvernement.Pour moi, c'est bon signe, ils s'énervent », a-t-il affirmé.Le contrat de vente de l'aéroport Pearson sous enquête » JIM SHEPPARD de ta Presse Canadienne OTTAWA La plus grosse brassée de linge sale sur la scène politique fédérale, la privatisation en 1993 de l'aéroport de Toronto, sera finalement mise au grand air.Avec réticence, après cinq semaines de résistance, le gouvernement Chrétien a accédé hier à la demande des conservateurs pour qu'un comité du Sénat enquête sur le contrat de vente de l'aéroport Pearson, qui suscita une forte polémique lors de la campagne menant aux élections d'octobre 1993.Or, ce contrat pourrait coûter au Trésor public des centaines de millions en dédit.Selon des sénateurs libéraux et conservateurs, l'enquête pourrait durer un an et nécessiter de parcourir 100 000 documents.De plus les sénateurs ont accepté que le comité puisse faire témoigner les anciens premiers ministres Brian Mulroney et Kim Campbell.« Nous chercherons un résultat qui tirera tour cela au clair », a affirme la libérale ioy-ce Fairbairn.Le comité enquêtera sur trois aspects de l'affaire : \u2022 Comment un consortium, dominé par des partisans conservateurs et appuyé par des lobbyistes proches de M.Mulroney, a obtenu le contrat original?\u2022 Pourquoi ce contrat a-t-il été paraphé par Mme Campbell, à peine quelques jours avant le scrutin qui a presque effacé les tories des Communes ?\u2022 Pourquoi les libéraux ont-ils annulé le contrat, peu après les élections du 25 octobre 1993 ?Le premier ministre Chrétien avait annulé l'entente après qu'un libéral ontarien, Robert Nixon, ait conclu qu'elle était entachée de patronage.Selon M»0 Fairbairn, les libéraux n'avaient pas le choix puisque les conservateurs sont toujours majoritaires au Sénat.Or, les libéraux voulaient jusqu'ici faire approuver par la Chambre haute une loi controversée, qui aurait formellement annulé le contrat et aurait restreint les droits du consortium quant à engager des poursuites en dommages et en dédit.La changement d'attitude des libéraux a réjoui les sénateurs conservateurs, les députés du Parti réformiste et les promoteurs membres du consortium.Les Algonquins réclament une enquête sur la vente d'une centrale hydro-électrique au Témiscamingue ANDRÉ NOËL I Les Algonquins du Témiscamingue réclament une enquête sur les actes de corruption qui ont permis, selon eux, la vente d'une petite centrale hydro-électrique à la compagnie Hydro P-l, alors qu'eux-mêmes avaient offert de l'acheter.Us croient en fait que le gouvernement devrait mener une enquête générale sur la façon dont les droits hydrauliques ont été cédés, un peu partout au Québec, à des promoteurs qui supportaient le Parti libéral.Hydro P-l est une des nombreuses compagnies qui ont profité du programme de production privée lancé par les libéraux après leur prise du pouvoir, en 1986.Hydro-Québec verse désormais des millions de dollars à des promoteurs pour acheter de l'électricité dont elle n'a pas besoin.Hydro Pemik-1, qui possédait deux barrages, a été mis en faillite à la mi-mars.Son propriétaire.Peter Kficzer, a été arrêté Tannée dernière en Floride pour blanchiment d'argent de la drogue, puis relaxé faute de preuves.Un de ses cadres était un ancien fonctionnaire d'Hydro-Québec qui avait eu accès à l'inventaire des meilleurs sites hydrauliques.Un document déposé en Cour supérieure la semaine dernière laisse planer un parfum de fraude autour de la faillite.Il est notamment déclaré que « suivant les informations détenues par le syndic-requérant, des montants de l'ordre de 40 millions de dollars ont circulé dans les comptes de banque., alors que la construction des deux centrale devait coûter au plus cinq millions ».Une de ces deux centrales se trouve sur la rivière Winneway au Témiscamingue, dans une région habitée par les Algonquins.En 1991, la municipalité de Belleterre, propriétaire des terrains et de la centrale, avait lancé un appel d'offres.Les autochtones ont offert 500 000$.L'offre a été refusée, parce que les garanties étaient jugées insuffisantes.I Hydro P-l a décroché le terrain pour 515 000$.Mais, à ce jour, la compagnie a versé seulement 200 000$ à la municipalité.Il appert que Peter Kuc-zer et son lobbyiste, André Dubois, ont obtenu des rencontres avec un attaché politique important du gouvernement libéral.En 1993, après avoir obtenu la centrale et les droits hydrauliques, Peter Kuczer donnait 3000 $ à la caise électorale du Parti libéral du Québec» soit le maximum permis.Sa compagnie a obtenu quatre projets, totalisant 9,7 mégawatts.Deux centrales sont en opération : Winneway et Sainte-Drigitte-des-Sault.Hydro P-l a vendu le site d'une troisième centrale sur la rivière du Nord à Saint-Jérôme, à la compagnie Hydro-mécanique Construction inc.Hydro P-l Danville posséderait toujours le quatrième emplacement, dans les Bois-Francs.« Nous nous sommes toujours demandé si la compagnie de Peter Kuczer avait réussi à acheter le barrage de Winneway grâce à ses contacts politiques », affirme limmy Hunter, le chef de la bande algonquyie de Longue-Pointe, au Témiscamingue.« Nous étions nous-mêmes intéressés à ce barrage, mais on ne nous a pas pris au sérieux.On voit pourquoi maintenant.Nous avons été victimes des tractations entre Hydro P-l et le gouvernement.le suis sûr qu'il y a eu d'autres cas de corruption.» C'est maintenant la banque Barclays qui administre les deux mini-centrales d'Hydro P-l.La banque a confié la gestion des deux ouvrages à Cascades Energies, qui exploite elle-même des petites centrales.La banque Barclays n'est pas une nouvelle venue dans la production privée d'hydro-électricité.Il y a 10 ans, une de ses filiales, la Société bancaire Barclay de Suisse, détenait 28 p.cent de la société financière Mirelis, qui a des bureaux à Genève et à Montréal.Or, c'est dans les bureaux de la Mirelis à Montréal qu'a été fondée la compagnie Hydroméga, qui a hérité des emplacements hydrauliques les plus rentables, notamment sur la Voie maritime.Hydroméga est associée avec Cascades pour relancer le projet de centrale à Val-lalbert, au Lac Saint Jean.S Editorial Paul Desmarais Roger D.Landry-président du conseil président d'administration et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Élections budgétaires en Ontario Pour le reste du Canada, les élections québécoises sont généralement lourdes de sens.Ainsi, chaque élection qui porte plus ou moins ouvertement sur la souveraineté semble aussi concerner l'ensemble du pays.Il n'y a Jamais rien eu de semblable dans le sens inverse.Mais les élections ontarienr.es du 8 juin comportent un enjeu Important pour le reste du Canada et surtout pour le Québec.L'Ontario est, en effet, aux prises avec le pire problème de déficit au Canada.Dans un moment d'égarement ou, plutôt, d'exubérance Idéologique, en 1990, le gouvernement néo-démocrate de Bob Rae a voulu combattre la récession nord-américaine à lui tout seul.Les efforts du gouvernement pour renflouer l'économie ont eu comme principal effet de déséquilibrer les finances publiques, si bien que cinq ans plus tard, le fardeau de la dette et le déficit ont doublé.Ni Ottawa ni Québec ne pourront ignorer la décision des Ontariens quant à la façon de se sortir de l'embarras.Et l'expérience de ces dix dernières années montre bien que l'influence de l'Ontario peut être très déroutante pour le reste du pays.Pendant quatre décennies, les conservateurs ontariens avaient suivi une politique financière très prudente, qui allait généralement dans le même sens que celle d'Ottawa, on avait fini par ne plus remarquer que l'Ontario représente 40% de l'économie canadienne et que les autres provinces sont souvent bien obligées de suivre, pour le meilleur ou pour le pire.C'est peut-être Juste avant la dernière récession que l'Influence pernicieuse de l'Ontario sur le reste du Canada a été la plus forte.Le gouvernement libéral de David Peterson avait si bien encouragé la croissance économique que le sud de l'Ontario est devenu un foyer de spéculation et de surchauffe.La Banque du Canada a réagi et serré la vis pour tous.C'est ainsi qu'au Québec, on subissait des taux d'intérêt élevés, alors qu'il n'y avait aucune surchauffe et que la récession commençait à se faire sentir.Par la suite, les efforts mal Inspirés de Bob Rae ont eu moins d'effets en dehors de sa province.Maintenant, ce sont les Ontariens eux-mêmes qui se lamentent de la débâcle des finances publiques, quoiqu'elle contrarie le redressement des finances ailleurs et contribue à la baisse du crédit du Canada.Les néo-démocrates de Bob Rae sont derniers dans les sondages en Ontario, ils luttent donc pour leur survie politique, et même pour la survie générale de la social-démocratie au Canada.Faisant flèche de tout bols, Bob Rae est parti en guerre contre le dernier budget Martin.C'est une tactique désespérée, car l'Ontario a presque unanimement soutenu les libéraux, lors des dernières élections fédérales.De plus, en attaquant l'effort financier qu'Ottawa exige des ontariens, Il attire l'attention de ces derniers sur ses propres bévues, qui rendent cet effort si pénible.En face de lui, le chef conservateur Michael Harrls s'Inspire de l'Aiberta de Ralph Klein.Il propose l'élimination du déficit tout en abaissant les taux d'imposition.Dans une province très attachée à ses programmes sociaux, ce programme ressemble un peu trop à la quadrature du cercle pour en faire une stratégie électorale victorieuse.Entre les deux et tenant le haut du pavé dans les sondages, Il y a les libéraux de Lyn McLeod.Celle-ci s'Inspire de la stratégie électorale de Jean Chrétien et de la politique budgétaire de Paul Martin pour gagner les élections et redresser les finances ontariennes.Mme McLeod ne se fait pas remarquer par la force de sa personnalité, mais compte sur un parti extrêmement bien organisé pour la porter au pouvoir.Les néo-démocrates espèrent du reste que la personnalité de Bob Rae les sortira du trou, ils pensent que sa longue expérience politique et son caractère peuvent faire la différence face à deux chefs qui n'ont pas encore fait leurs preuves.Les Ontariens se diront peut-être que M.Rae, à l'instar du président Mitterrand, ne répéterait plus les mêmes Inepties socialisantes commises au début d'un premier mandat.Quoi qu'il en soit, l'Important pour le Québec est que l'Ontario remette rapidement ses finances en état sans freiner l'effort d'Ottawa dans le même sens.Vraisemblablement, toute la campagne électorale tournera autour de cette question primordiale.Privés d'un budget électoral, faute de moyens dans les caisses de l'État, les Ontariens ont ainsi droit à une élection budgétaire.Frédéric WACNIÈRE Gardez la droite ! ¦ l y a longtemps qu'on ne parle plus du Parti « progressis-I te «-conservateur.Heureusement ! Car même si ses mili-I tants pensent que le congrès de la fin de semaine dernière représente un progrès en ce qui a trait à sa survie, les orientations Idéologiques qui en ressortent n'ont, elles, rien de progressiste.Au contraire.Son chef n'a d'ailleurs pas fait mystère de ce ralliement enthousiaste aux théories les plus conservatrices de la droite américaine en comparaison duquel les «virages» qu'on reproche à Jacques Parizeau ont l'air de bien timides arabesques.SI, pour ce dernier, l'astuce consiste à modifier l'emballage d'un produit traditionnel afin de séduire plus de consommateurs, Jean Cha-rest, lui, a choisi d'abandonner toute production locale pour se lancer dans l'importation de ce que les USA ont de moins bon à offrir.Ce faisant, le PC a au moins le mérite d'avoir dissipé une bonne part de l'ambiguïté caractérisant Jusqu'à maintenant la vie politique canadienne fondée sur un bipartisme qui ne voulait pas dire grand chose.Un système fondé sur l'alternance au pouvoir de deux partis Jumeaux dont les différences tenaient essentiellement à la personnalité des chefs, à la conjoncture du moment ou à des réminiscences historiques.Comme la rancune tenace des Québécois qui ont mis bien du temps avant de pardonner aux conservateurs d'avoir pendu Louis Riel.H en ira autrement à l'avenir.On saura que, sur le plan des grandes politiques sociales et économiques, le Parti conservateur sera dorénavant plutôt le grand rival du Reform Party.Ce sera la même dénonciation rageuse de toute Intervention de l'État dans la vie des citoyens, la glorification du libéralisme économique dans ce qu'il a de plus sauvage et l'apologie des thèses les plus conservatrices véhiculées par le populisme le plus primaire.Face à ce courant de droite, le Parti « libéral », qui vogue au centre, portera bien son nom et aura l'air d'une formation de gauche avec sa conception du rôle de l'État comme régulateur de l'économie et garant des droits des minorités souvent menacées par une majorité insensible ou hostile à toute forme de différence.Avec un tel programme, le PC espère bien faire des gains dans l'Ouest.Surtout qu'il a éliminé de son programme tout ce qui pouvait ressembler à une velléité de reconnaissance d'un statut particulier pour le Québec.C'était probablement la seule bouée de sauvetage à la portée de Jean Charest pour tenter de garder la tête hors de l'eau.Mais, en choisissant de se laisser dériver dans cette direction, il a définitivement perdu pied au Québec.Pierre CRAVEL F/hTBS a*fi.ev ftM£t Les buffles Prenons un garçon né en septembre, âgé de 12 ans et prénommé Éric.S'il suit assidûment ses cours de français, Il pourra apprendre que son signe du Zodiaque le prédispose aux problèmes de reins.Que dans l'horoscope chinois, il est un cochon.Qu'il souffre d'un excès d'ambition en raison de sa « valeur » numérologlque.Si sa ligne de tête est large, il saura qu'il a un esprit lent.Ces insanités proviennent d'un manuel de français publié en 88, destiné aux élèves de 6ème et approuvé par Québec.Un salmigondis de sciences occultes occupe le tiers du volume.Les élèves doivent rédiger des horoscopes et deviner le signe d'une personne qui « a eu deux pneumonies et devrait manger du céleri ».Les auteurs notent que l'astrologie est controversée.Mais leur scepticisme a des limites.L'influence de la pleine lune est présentée comme un fait vérlflable: ces jours-là l'agressivité monte.Et si les astrologues s'alliaient aux astronomes, on pourrait empêcher la télé de présenter des films violents durant les mauvais Jours.Ce manuel qui consacre la victoire de l'obscurantisme sur l'esprit critique a été largement décrié.Ce que l'on a omis de mentionner, c'est qu'il suit à la lettre les consignes d'un guide ministériel en vigueur Jusqu'à l'an dernier.Ce guide recourt largement à l'astrologie pour l'enseignement du français et propose même un modèle d'horoscope hebdomadaire.Les fonctionnaires ont un seul doute : ils ne savent pas s'il faut ranger l'astrologie dans les textes « ludiques » ou « informatlfs ».ça dépend des croyances de chacun, tranchent-ils.Même si le livre doit disparaître de la circulation en Juin et que le programme de français a été modifié en 94, cette Incursion du « new âge » dans les écoles a de quoi Inquiéter.D'abord, parce que les bureaucrates qui l'ont approuvée sont toujours là et que Dieu sait ce qu'ils nous concoctent.Puis, parce qu'elle Illustre les grandes perversions de la pédagogie moderne.Le règne du « vécu » qui impose ses thèmes de conversation de cuisine, le relativisme idéologique, la médiocrité des textes, etc.Le ministère de l'Éducation compte une armée de bureaucrates qui vont Jusqu'à compter les adjectifs au féminin et au masculin afin d'expurger les manuels de tout stéréotype, ils en oublient l'Importance de la pensée et du sens.Heureusement que Jean Caron, né le 6 mal 38, conjugue les qualités du tigre ( témérité ) et du taureau ( persévérance ).Il en aura besoin pour venir à bout de la bêtise qui nous tient lieu de politique d'éducation.A Agnès GRUDA DROfTS RÉSERVÉS La boîte aux lettres La langue, outil de base de la communication ¦ Ma langue, c'est le français, mais je tiendrais le même langage sur les langues italienne, allemande, espagnole ou portugaise, si l'une d'elles était mienne.Dès l'école primaire, au sujet de l'apprentissage du français, on nous parlait de l'importance de la grammaire et, plus vieux au collège, il fallait étudier le grec et le latin, deux langues à l'origine du français, et nos professeurs avaient entièrement raison.Par contre, ces efforts fondamentaux et plus que louables ne créaient pas automatiquement la motivation pour la langue chez les étudiants.Il aurait fallu à mon sens développer cette motivation recherchée en prouvant d'abord l'importance de la langue avant celle de la grammaire.Pour y arriver, on aurait dû répéter constamment, à l'école et au collège, la raison fondamentale de parler correctement : la langue est l'outil par excellence de la communication parlée ou écrite et pour réussir il faut savoir communiquer.Tous les jours, il faut pouvoir communiquer ses besoins, ses talents, ses lacunes, si l'on veut que l'écoute en face soit attentive et profitable.Nous voulons un emploi, ce qui est dramatiquement actuel, il faut le demander de façon claire et précise et se faire connaître adéquatement, pour que l'interlocuteur comprenne bien.Dès l'école primaire, et durant tout le collégial, il faudrait répéter constamment que la langue est le premier outil de la communication, et que l'art de la communication est celui de la compréhension entre nous.Germain LEFEBVRE Montréal intelligence Insultée M.le ministre de la Culture, ¦ Au moment où le Musée des beaux-arts de Montréal s'apprête à ouvrir en grande pompe BEAUTÉ MOBILE une exposition de voitures de luxe dont le coût semble vouloir dépasser les 4 millions de dollars, nous apprenons que la direction» pour réaliser des économies d'environ 1.5 million, a décidé d'éliminer des services complets et de sabrer 18 postes, dont celui de conservateur de l'art contemporain.Mis en parallèle, ces deux événements démontrent, en fait, que c'est l'intégrité du Musée et la responsabilité qui incombe à une telie institution au sein de notre société qu'on vient de sabrer.Le Mu?»ëe des beaux-arts ne prend même plus la peine de cacher son mépris pour l'Art, pour les gens qui en font et pour ceux dont c'est le métier de le montrer de façon éclairée.Ultimement, c'est l'intelligence du public québécois qu'on insulte sans vergogne.En tant qu'artistes du domaine des arts visuels, nous nous élevons contre une telle décision qui met en doute la crédibilité de notre profession.En tant qu'enseignants, nous protestons avec véhémence contre l'attitude qui prévaut au Musée des beaux arts, et qui contribue à l'érosion constante de structures institutionnelles responsables, stables et aptes à soutenir la réflexion et l'exercice ) DOLBY 12 25-2 40-4 55-7 15-9 40 FORRESTOUMP(O) DOLBY 3 50-6 3s915 PEBBLF.& THE PENOUIN (G) DOlBy 12 15-2 15 JEFFERSON IN TARIS (O) DOLBY 12 20 3 1o615-910 CENTRE EATON /05 Ste-Catherine O 985-5730 WHILE Y OU WERE SLEEPING (O) DOLBY 12 05-2 25-4 45-7 05-9 25 DON JUAN DE MARCO (O) DOLBY 12 10-?30-4 50-7 10-9 301 OOOFY MOVIE (G) DOlBY 12 20-2 10-4 00-6 00 GAZON MAUDIT (13a) DOLBY Tous tes sors 7 35-9 50 TOP DOO (O) DOCBY 12 25-2 35-4 40-7 00-9 10 SWAN PRINCESS (SPECIAL) (G) DOLBY »m 12 30 OESTINY TURNS ON THE RADfO (SAC) DOlBy Tous >«s %Ot% 7 20-9 40 drm 2 50-5 00 lur-mn-rw-u 12 35 2 50-5 00 CHIEN DELITE (O) DOLBY Tous tes so» 7 25-915 lun-mar-fftef-jou 12 40-2 45-4 55 *m 2 45-4 55 LA PRINCESSE DES SYONES (G) (SPECIAL) «m 12 30 DORVAL ?60 ave Oorvat 631-8586 K«S OF DEATH (13.) DOLBY Tous tes so*s 7 10-9 15 dm 2 00-4 20 DON JUAN DE MARCO (O) DOLBv Tous tes SO*S 7 20 9 40 0«n2 10-4 30 Ftœ ROY (O) DOtBY Tous tes so** 6 45-9 30 (km 2 30 OOOFY MO VIE (O) DOLBY Tous tes so*s 7 00 Htm 7 15-4 15 OUTBREAK (O) DOLBY Tous tes «w» 9 00 VERSAILLES Place Versailles 353-7880 KtSS OF DEATH (13a) DOLBY Tous tes so*s 7 30-9 55 df» -NSf-msr 5 00 LE CAILLOU S LE PINOOUIN (O) DOtBY d«Tv~.»' mm* i 15-3 10 GAZON MAUDIT (13a) DOLBY Tous tes *o*s 7 10-9 35 dtfTvm*' mm 1 4S-4 30 ROB ROY V F (O) DOLBY Tous tes sovs 7 00-0 40 d,m 4 20 rrttr-mt' 1 40-4 20 DON JUAN DE MARCO (O) DOLBY Tous tes so#s 0 45 BAO BOYS (13*) DOLBY Tous tes so«s 7 15 Otm-rrvv -n»r 1 50-4 40 CHIEN D ELITE (O) DOLBY Tous tes sort 7 25-9 25 OVrvms*-rr«» 1 25-3 25-5 25 JEFFERSON A PARtS (O) DOLBY Tous tes *o*i 7 05-9 50 d*»vrw mm' 1 15 LA PftJNCESSE DES SYONES (O) (SPCcul) «Jwr» 2 00 LAVAL 1600 Le Corbusier 688-7776 WHILE YOU WERE SLEEPING (G) dolby Tous tes jours 1 50-4 20 7 10-9 25 TOP DOG (G) DOlBY 1 05-3 10-5 15-7 209 25 JEFFERSON A PARIS (G) DOLBY 1 00-3 50-6 40-9 30 FORREST GUMP VF (O) DOLBY 4 10-6 50-9 35 PEBBLE&THE PENGUIN (G)DOLBY 12 45-2 25 GAZON MAUDIT (13a) DOLBY ?00-4 30-''c5-9 40 CHUTE LIBRE (13a) dolby 1 4b-4 15-7 05-920 BASKETBALL DIARlESd» DOLBY 2 40-5 00-7 3sr, jq, ' ROB ROY V F.(G)DOLBY Tous tes jours 4 00-6 45 9 30 -LE CAILLOU * LE PINGOUIN (O) DOLBY i?4C: 20 CHIEN D'ELITE (O) DOLBY 1 05-3 10-5 15-7 20-9 25 GOOf Y MOVIE (O) DOLBY 1 00-3 00-5 00-7 00 FORREST GUMP (G) DOlBy Tous tes soirs 9 00 DON JUAN OE MARCO (O) DOLBY Tous tes SO*s 7 294 *S (Jim 4 55 Kirvméf-msf.jsu 2 30-4 55 ROB ROY (G) DOLBY Tous tes jours 1 15-4 00-6 50-9 35 \" LA PRINCESSE DES SYGNES (G) (SPECIAL) *m 2 00 CAR.ANGRIGNON 7077 bout.Mewman 366-CINF GAZON MAUOIT [M») DOLBY Tous tes sotfs 7 30-9 55 drfTvmar-ms* 4 00 LE CAILLOU A LE PINOOUIN (O) DOlBY dim-m»f^tf 2 10.ROB ROY (G) DOLBY Tous tel soirs 6 55-9 55 dirrvmftr-mer 4 20 PEBBLE S THE PENOUIN (O) SOlBY dwrvmêt-mmr 2 05 BASKETBALL DIARlES (13») DOLBY Tous tes so«s 7 10-9 15 d«nvms*-*nsr 2 15-4 30 CHIEN D'ELITE (G) DOLBY Tous tes so«s 7 40-9 45 d«n-m*r-m*r 2 30-4 40 SWAN PRINCESS (SPECLAL) (O) DOl9* »m 2 00 WHILE YOU WERE SLEEPINO (O) DOlBY Tous tes %o*% 7 45-10 00 d»rrvms/-#nsf 4 30 OOOFY MOVIE (G) dolby Tous tes so«s 7 15 Oiovmgf.mtf 2 15-4 15 OUTBREAK (G) DOlBY Tous tes so*s 9 '0 WHILE YOU WERE SLEEPING (O) DOLBY Tous tes so*s 7 05-9 25 dim-msr-ms-f 1 30-4 00 FORREST GUMP (G) Tojs tes ioi'S 7 00 d'm-m*f.m»r 1 40 ROB ROY V F (O) dolby Tou» tes so^s 9 40 Cm-m»'-mm t 4 15 DON JUAN DE MARCO (O) DOLBY Tous tes so *» 7 109 20 diTvmsr-msf 4 05 TOP DOO (O) Tous tes so»rs 7 20 9 25 d»m-ms*-m»f 2 20-4 25 LA PRINCESSE OES SYGNES iG) (SPECIAL) %bâ Pour informations^ appelez do 1 IhOO à 22hOO DU 28 AVRIL AU 4 MAI 1995 BERRI 849 film 12bO rue Sl-Denis ELDORADO (v o.française) * 12:30-2:45-5:00-7:15-9:40_ C'EST UN TOUR DE DESTINV (v.tnnçaise) * 1:30 - 4:00 - 7:00 - 9:20 ) BAISER DE LA MORT (LE) (v.(13 an») * /1:30 ¦ 4:30 - 7.-00 - 9:15 MAUVAIS GARÇONS (v.française) (13 ans) 1:00-4:00-7:00-9 30 OOLORES CLAIBORNE (v.tiançaiae) (16 ans) 4:00.9:30_ L ÉPtOÉMIE (v.française) /1:00 \u2022 7:00 BR05SARD 849.film M.11I Champlam \u2022 6600 bout Tascherc;) CHIEN D ELITE (v.française) * Sam.et Dtm.: 1:45 \u2022 3:45 - 5:45 - 7:45 \u2022 9:45 Sem : 7:45 - 9:45_____ PE8BLE AND THE PENGUIN (THE) (v.o.anglaise) (G) ' Sam, et DIm : 1:40 \u2022 3:40 FORRËST OUMP oul Le Carrefour 849 FILM LEGENDES D'AUTOMNE (v française) (G) Sam.Oim.Mar et Mer.: 1:30 - 4:10 - 6:50 - 9:15 Ven .Lun et Jeu :6:50.9:1J JURY O^STf (v o.anglalae) * Sam , Dim., Mar.et Mer.: 1:35-3:20 - 5:10_ DOLOflES CLAJBORNE (v.o.anglaise) (16 vis) * 6:45-9:10_ BAISER DE LA MORT (LE) (v.française) (13 ans) * Sam., Dim., Mar.el Mer.: 1:39 \u2022 3:30 \u2022 5:30 - 7:30 - 9:30 Ven.Lun.et Jeu.: 7:3p ¦ 9:30_ iyiAJOfl PAYNE (V.française) (G) Sem .Dim .Mar.et Mer.: 1:45 \u2022 4:00 \u2022 7:10 Ven., Lun.et Jeu.: 7:10_ OUTBREAK (v o anglatse) ' 9:20_ A LA FOUE (V o trançaisa) (16 ans) * Sam-, Dim , Mar.et Mer.: 1:40 - 3:35 \u2022 5:30 \u2022 7:25 \u20229:30 Ven.Lun.et Jeu: 7:25-9:30_ BAD BOYS (v.o.anglatee) (13 ans) ?Sam.Dim .Mar.et Mer: 1:50 \u2022 4:M - 7:00 \u2022 9:25 Ven., Lun el Jeu : 7.00 - 9:25 BOUCHERVlLLE 4« 6404 Auioroule 20 9oriie Qoul Moitaone , DON JUAN DEMARCO (v.française) (G) * Sem.Dim,.Mar.el Mer.: 1:45 - 4:15 \u2022 7:15 \u2022 9:10 Ven.Lun.et Jeu : 7:15 - 9:10_ FEMME FRANÇAISE (UNE) (v.o.française) (G) * ' Sam , Oim .Mar.et Mer.: 1:30 - 3:30 - 5:30 -7:30 - 9:30 Ven.Lun.et Jeu: 7:30 - 9:30 CHUTE LIBRE (v.française) (13 ans) * Sam , Dim.Mar.et Mer.: 1:4S \u2022 4:20 \u2022 7:10 - 9:20 Ven.Lun.et Jeu.: 7:10 \u2022 9:20_ BAISER DE LA MORT (LE) (v.française) (13 ans)* ' Sam , Oim., Mar.et Mer.: 1:45-4:15- 7:15-9:20 Ven , Lun.et Jeu: 7:15-9:20 MAJOR PAYNE (v.française) (G) * Sem.Dim., Mar.et Mer.: 1:30 - 3:30 - 5:30 - 7:30 \u20229:30 Ven.Lun.et Jeu: 7 30 - 9:30 _ MAUVAIS GAHÇONS (v.Irançaise) (13 ans) * Sam .Oim .Mar ei Mer.1:40-4.15-7:0-9:20 Ven., Lun.et Jeu : 7:00 - 9:20 CENTRE-VILLE 849 Film /T\\ L 2OO1 Université, SlalKjrt Métro McCiM \\Sy CI^ MAJOR PAYNE (v française) (G) ' 300 - 7 00 JURY DUTY (v o anglaise) Sam et Dim.: 1:0Q - 5:05 \u2022 9H)S / Sem.: 505 - 9:05 STRAWBERRY AND CHOCOLATE (v.o.s.-t.anglais) (G) / Sam.et Dim.: 1:00 - 7:05 Sem: 7:05__ LAST SEDUCTION (v.o.anglaise) 4:00 - 9:30___ SENZA PELLE (v 0 s -t français) (G) Sam.el Dim : 1 00 - 3 05 - 5:10 \u2022 7:15 - 9:20 Sem : 3:05-5:10-7:15-9:20_ MADNES5 OF KING GEORGE Sem: 4:00 \u2022 7:00 - 9:30_ BEFORE THE RAIN (v.o.a.-l.français) (13 ans) ' Sam.el Dim.: 1:M - 4:05 - 7:00 - 0:20 Senr: 4:05-7:00-9:20_ PR£T-A-P0RTER (v.française) (G) 900 INDIEN DANS LA VILLE (UN) (v.o.française) (G) Sam.et Oim: 1:00-3:00-5:00-7:00 Sem.3W-5«)-7:00_ MURtLL S WEEOING (v.o.anglatse) (G) Sam elOim: 1 00 - 3:10 - 5:20 - 7:30 - 9:40 Sem: 3:10 - 5:20 - 7:30 - 9:40_ VILLAGE OF THE DAMNEO (v.o.anglaise) * Sam et Dtm.: 1.00 \u2022 3:00 - 5:00 - 7:00- 9.-00 Sem.: 3D0 - 5:00 - 7:00 - 9 00 Lalsaej-paseef refuses L'APPAT (v.o française) (13 ana) Sam et Dim.: 1:00-4:00-7:00-925 Sem : 4i)0 - 7 00 - 9:25 COMPLEXE DESJARDINS Basii5 / Ven.Lun.et Jeu.: 7:00 \u2022 0:15_ BAD BOYS (v.o.anglaiae) (13 ana) ?Sam.Dim.Itor.et Mer.: 2.-00 - 4:».7:00 -9:30 / Ven.Lun.et Jeu.: 7:00 \u2022 9;30_ CURE (THE) (v.o.anglaiee) (G) * Sam.Dim.Mar.efMer.: 1:»-335\u20223:20- 7:20 - 9:20 ' Ven.Lun.e< Jeu.: 730 - 9:20 VILLAGE OF THE OAMNED (v.o.anglaiee) *r Sem.Dim.Mer.el Mer.: 1:30 - 335 - 5:2B -7:15 -910 Ven.Lun et J SMuftnce \u2022utomobtlt du Québec L'aicool au votant\tu\tMMstèfe dM Trintpofti tégiodes\tu\tNtya 0 L'eau nue\tBellOuébtc n InterMax Solde (Tentrepût de Noél\tStéphane noutseM Am^jQ/Canlel\t1 Prisonniir\t11\tP»lnitlinl ?Trop deosijo pour aOer travader\tOuyiilne TreniMay\tn Inscrivez flsiWemont :\t\t\t\t\t\t\t Nom:\t\t\t\tAdrMM:\t\t\t VU9:\t\t\t\t\t\u2022\t\t Code postal:\t\t\t\tT«téphon«:(\t)\t\t Répondez oofrectenrtent à la question sutvarts : Nonrwnez l'institution ftnancJôre associée au Programme de r^corrçmm AIR MA Réponse: - £S?Une fois le bulletin rempli concernent, postez-le dûment affranchi avant le 8 mai 1995 à minuit à : CONCOURS PRIX DU PUBLlOiJl PRESSE Cate postale 11051» Succursale Ctntrr Ville, Montrétl H3C 4Y7 Chaque bulletin de participation dort être envoyé sous pli séparé.Le règlement de partiapatton complet ast disponible au Publicité Club de Montréal, à La Presse et chez Téiénf>édia.ÇJTi CKAC730 INFO PRESSE * CONSULTEZ LES QUiDESHOHAiRE CINEPLEX ODEQN ET FAMOUS PLAYERS - 88 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 3 MA11995 Monde Washington met fin au traitement privilégié des réfugiés cubains Agence France-Presse WASHINGTON ¦ Les États-Unis, mettant définitivement fin à une politique vieille de trois décennies qui consistait à accueillir tout réfugié fuyant le régime castriste, ont décidé hier que tous les « boat people » cubains seraient dorénavant systématiquement refoulés vers leur pays.Mais en même temps, la Maison-Blanche a aussi dû effectuer une autre volte-face en annonçant que la grande majorité des quelque 21 OOO « baiseros » détenus sur la base américaine de Guantanamo Bay ( territoire cubain ) depuis l'exode massif d'août dernier seraient admis aux États-Unis, contrairement à ce que Washington avait toujours affirmé.Cette double décision a fait l'objet d'un accord américano-cubain rendu public hier à la Maison-Blanche par l'Attorney General Janet Reno.L'accord, a-t-elle dit, doit montrer aux Cubains que « le seul moyen de venir aux États-Unis est d'en faire la demande à Cuba » auprès de la section d'intérêts américaine.«c La politique américaine vis-à-vis de Cuba reste la même », a toutefois averti Mme Reno, rappelant que cette politique reposait sur le « Cuban Democracy Act » de 1992.L'accord conclu par les deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, est présenté comme une simple // plu y avant les t^/xes.LU Modèle\t\tTailles Notre prix après\t\tSolde \t\t\tlancement\t N°\t1137T\t34 à 38 B, C\t55 $\t33 $ le duo \t\t36 à 38 D\t57 $\t34,20 $ le duo N°\t1219T\t34 à 38 B, C\t60 $\t36 $ le duo \t\t36 à 40 D\t62 S\t37,20 $ le duo \t\t\\d\\ >H DD\t64 $\t38,40 $ le duo N°\t2820T\tm, à iJB.C\t58 $\t34,80 $ le duo \t\t161 38 D\t60 $\t36 $ le duo \t\t*6 à 40 DD\t62 $\t37,20 $ le duo Cette offre prend fin le dimanche 14 mai la aie (Zbmpaqnie De lalfaie tfButeon i L'AVANTAGE P^S MESllEURS^PRIX ® \u2022I v i "]
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