La presse, 5 février 1995, Cahier A
[" et les héros romanes -v-WR^lttrt'.wfc.- -**v\"«*r v \u2014 -r -¦-!¦.¦¦¦¦¦¦¦¦ ¦.\u2014-.\u2014-.-.* plfîïrystîne Brouillet, erlc Dard, Salman Rushdîe et lés héros romanesques du grand écran .¦ 1 * ¦ I mm M 164f >.-.-.\u2022.-' .1\u2014.\u2014\u2014 flii 11 - 1415 17 25 39 42 1 10175, PAPINEAV MTl 381-3987 MONTRÉAL, DIMANCHE 5 FÉVRIER 1995 111e ANNÉE N° 105 Extérieur de la ville de 52 PAGES, 4 CAHIERS Québec (Région est): 65 cents Miami: 1,50$ US Abitibi-Témiscamingue: 55 cents Îles-de-la-Madeleine: 1 $ A domicile par porteurs: 60 cents Routes motorisées: 70 cents Taxes en sus Bonjour! La personnalité de la semaine Alice Girard page B14 Météo Nuageux et venteux avec neige et poudrerie max -11 / min -21 page $16 Girerd Avu son oMBee Moi, \\ Index Annonces classées \u2022 immobilier C7 et C8 - marchandises C8 et C10 \u2022 emplois CS et C10 - automobiles C10etC11 propositions d'affaires C11 Arts et spectacles informations B9 a B12 ciné-horaires B11 et B12 télé-horaires B11 Bandes dessinées C9 Bridge C11 Décès C6 Écologie et environnement A10 Êtes-vous observateur?_Ç7 Feuilleton C9 Horoscope C8 Jeune Presse C12 Le monde A6 et A7 Les petits compagnons_Ç6 Loteries A5 Mots croisés A9 Mot mystère C11 Santé C1 àC5 Sports - Réiean Tremblay S5 f Parizeau somme Johnson de se montrer comme le vrai leader du camp du NON CILLES NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC Le premier ministre facques Parizeau somme Daniel Johnson de se dresser comme le véritable chef du camp fédéraliste au Québec et ne pas céder ce rôle à |ean Chrétien qui, juge-t-il, a une présence de plus en plus prépondérante sur l'échiquier référendaire.Le chef des forces souverainistes invite également M.johnson à «réclamer le retrait immédiat de la propagande fédéraliste à la Jean Chrétien qui tient maintenant lieu de bible au camp du NON ».« La disparition de l'épine dorsale du Parti libéral du Québec n'est pas un événement heureux de l'histoire politique du Québec (.) En tant que Québécois, je demande à M.lohnson de retrouver son épine dorsale et de tenir tête à Jean Chrétien», insiste Jacques Parizeau, qui s'est appliqué à démontrer devant un auditoire de plus de 500 militants du PQ réunis en conseil national dans la capitale, que M.lohnson avait abdiqué devant Jean Chrétien.Le premier ministre a rappelé à son adversaire qu'au référendum de 1980, le chef libéral d'alors, Claude Ryan, «ne faisait dicter ni sa conduite, ni son vocabulaire, ni son programme constitutionnel par Jean Chrétien ».Grand brassage d'i Se disant heureux que ses troupes soient enfin prêtes pour la bataille référendaire, ou même pour un référendum qui serait tenu à la date la plus rapprochée, com- me le mentionnait la présidente du PQ, Monique Simard, Jacques Parizeau a indiqué que février sera le mois du «grand brassage d'idées, du grand remue-méninges national, du grand rassemblement».Il a salué la contribution qu'ont choisi d'apporter aux commissions de consultation régionales les participants d'allégeances diverses, et déploré l'attitude de Daniel Johnson qui, «après un gros 45 minutes de réflexion, a VOIR PQ EN A 2 BASEBALL et Montréal Page S4 LA FETE DES NEIGES BAT SON PLEIN Les amateurs de curling à l'ancienne ont su profiter de la journée.Voir texte en page A 3.FH0T0 R0BE*T NA00N ***** La tempête s'abat sur le Québec et la côte Est La tempête promise par les météorologues s'est fait attendre, hier, mais elle est bel et bien arrivée en fin de soirée à Montréal, et plus tôt dans le sud et le centre du Québec.Peu avant minuit, des rafales de 50 kilomètres à l'heure soufflaient sur Montréal, et la neige s'intensifiait graduellement.11 était tombé environ huit centimètres de neige vers 23 heures.La neige devait tomber, beaucoup, toute la nuit, et devrait continuer à tomber, mais moins, pendant la journée.Au total, Environnement Canada prévoit une accumulation de 25 centimètres dans la région métropolitaine.C'est Sherbrooke qui a reçu les plus grosses bordées, avec une accumulation de 24 cm hier soir, et de gros coups de vent.Entre Québec et Trois-Rivières, le vent a parfois dépassé les 60 km h et la visibilité est devenue presque nulle.L'autoroute 20 a été fermée entre Charny et Montmagny.Environnement Canada prévoit que le vent soufflera jusqu'à 100 knvh à Québec.La tempête a surtout affecté le nord-est des États-Unis.Hier soir, il était tombé 44 cm de neige à Burlington (Ver-mont), et presque autant à Plattsburgh ( New York ), juste au sud de la frontière du Québec.Le coeur de la tempête s'est lentement déplacé de New York vers le nord, et devrait atteindre Baie-Comeau aujourd'hui.«C'est vraiment la plus grosse tempête de la saison en plusieurs endroits», a affirmé un porte-parole de la firme Accu-Weather, le météorologue Jim Candor.Suivant de peu l'arrivée en douce de l'hiver sur la côte Est américaine, cette tempête était accompagnée de forts VOIR TEMPÊTE EN A 2 Un col-bleu de la Ville de New York ouvre un passage à travers la neige sur le Brooklyn Bridge.Le G-7 appuie le plan de sauvetage de 50 milliards du Mexique SUZANNE OANSEREAU de la Presse canadienne TORONTO Al'issue d'une réunion tenue ce week-end à Toronto, les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales du G-7 ont donné un appui unanime au dernier plan de sauvetage de 50 milliards US du Mexique annoncé par le président Bill Clinton.Mais ils ont admis que la crise mexicaine les poussait à accélérer leur réflexion sur les réformes à apporter aux institutions financières internationales pour qu'elles puissent mieux prévoir, surveiller ou réagir à de futures crises financières ailleurs dans le monde.Cette réflexion se poursuivra lors du prochain sommet du G-7, prévu à Halifax entre les 15 et 17 juin prochains et qui réunira cette fois les chefs d'État des sept pays les plus industrialisés.D'autre part, les grands argentiers du G-7 ont servi hier un avertissement direct à la Russie: il faut que les progrès en vue d'une économie de marché s'accélèrent et satisfassent les critères du VOIR G-7 EN A 2 La romancière Patricia Highsmith meurt à 74 ans Agence France-Presse LOCARNO.Suisse La romancière américaine Patricia Highsmith, décédée hier matin à Locamo, en Suisse, à l'âge de 74 ans, auteur de vingt romans et de quatre recueils de nouvelles traduits dans toutes les langues, exerçait avec maîtrise l'art de faire régner le suspense.Elle était la «poétesse de l'appréhension plutôt que de Patricia Highsmith la peur», disait d'elle l'écrivain Graham Greene.Son personnage fétiche, Monsieur Ripley, qui a pris en 1960 les traits d'Alain Delon dans le film de René Clément Plein Soleil, apparemment désinvolte, dandy et conformiste, est porteur d'angoisse et de monstruosités.Texane, elle quitte son pays à trente ans pour s'installer en Europe, où «l'on a, dit-elle, la sensation d'un passé historique très dense».Elle vit d'abord en Autriche, à Salzbourg, en précisant: «À cause de Mozart» (la romancière avait besoin d'écouter chaque jour une heure de musique classique).VOIR HIGHSMITH EN A 2 « Combien faut-il aimer d'hommes avant d'en aimer un seul?» JEAN CNALON Le Figaro littéraire PARIS omme Sacha Guitry affirmait volontiers: «Je suis contre les femmes, tout contre, tout contre.» Denise Bombardier pourrait répéter à son tour: «Je suis contre les hommes, tout contre, tout contre.» C'est la constatation qui s'impose après avoir lu son dernier livre.Nos hommes (qui sera en vente dans les librairies québécoises le 22 février), dans lequel elle fait, entre autres, cette surprenante déclaration: «Pour vaincre nos peurs de ces autres hommes, nous avons les nôtres, nos maris, nos amants, nos amis, nos frères et nos fils.Parce qu'ils nous aiment, ils refusent que nous soyons apeurées.Ils sont notre meilleur rempart contre les agresseurs.» On a peine à imaginer l'impétueuse Denise Bombardier en proie à cette peur des hommes qui, paraît-il, se cache au fond du coeur, et du corps, des femmes.Car, enfin, des hommes, Denise en a beaucoup connus.Elle ne s'en cache pas.La liste de ses conquêtes qu'elle désigne par leur seul prénom est impressionnante.Elle a eu des Christopher, des Charles, des Olivier, des Marcel, des Thomas, des Nathan.À lire cette énumération, on pourrait croire que Denise est une Cléopâtre.C'est tout simplement une femme qui aime plaire et qui plaît.Journaliste, elle a sillonné le monde, et n'ignore plus rien du genre masculin.v A dix ans, elle entrevoit ce que peut être la volupté en serrant chastement la main d'un copain.À vingt ans, avec Charles, elle découvre la faiblesse du mâle.Mais c'est avec Marcel qu'elle découvrira que «beaucoup de Denise Bombardier femmes ont en elles une mère Te-resa qui sommeille».Ces heureuses dispositions n'ont pas délivré Denise de cette peur des hommes qui a ravagé la première partie de sa vie.Terrorisée par les menaces verbales de son père, malmenée par des if voyous, puis par deux adultes qui se livrent sur sa jeune personne à ce que l'on nomme pudiquement des «attouchements furtifs», elle n'hésite pas à avouer maintenant ses craintes qu'elle a si longtemps cachées: la peur des coups et la peur du viol.Enfin amoureuse Denise Bombardier s'est sentie, une fois dans sa vie, en complète sécurité: quand elle était enceinte.Elle avait alors le sentiment que rien de mal ne pouvait l'atteindre.Elle consacre à son fils, «cet homme définitif de ma vie», les pages les plus tendres de Nos hommes.Car, parmi les hommes de Denise Bombardier, il n'y a pas eu que des agresseurs, des mufles ou des violeurs comme ce diplomate oriental oui prétendait la traiter en bétail de harem.Elle a eu aussi, au début de sa carrière, un patron exemplaire qui l'abreuvait de conseils qui laissent rêveur comme: «Si tu veux comprendre la politique, cherche à savoir qui couche avec qui.» Quand Denise tombe enfin amoureuse, toutes ses préventions tombent aussi.Elle n'a plus eu qu'un seul désir, être contre* tout contre l'homme qu'elle aime et qu'elle va attendre à l'aéroport, des heures à l'avance, un livre à la main, pour être sûre de ne pas rater son arrivée.Cet amour qu'elle décrit, et rend à nouveau présent, des pages 107 à 125, fait comprendre que la peur ne résiste pas longtemps à la passion.Denise Bombardier a cru sou- VOIR BOMBARDIER EN A 2 f, i A 2 > Guy Delage : la beauté absolue du geste parfaitement inutile LOUIS-BERNARD ROBITAILLE i tout se passe bien, un certain Guy Delage est sur le point de venger l'honneur sportif de la France.Lequel, il faut en convenir, est souvent malmené lorsqu'on en vient aux compétitions publiques, et surtout internationales.La presse sportive ne manque jamais d'enthousiasme ni de superlatifs pour annoncer les exploits à venir de tel ou tel nouveau champion.Et puis, quand on arrive au moment crucial \u2014 championnats d'Europe, Jeux Olympiques \u2014 voilà que la superstar s'écroule inopinément: les champions de tennis, Lccomtc ou Noah, attrapent un gros mal au coude ou au genou.La patineuse Surya Bonaly \u2014 et il y a trois jours encore le médaillé Philippe Candeloro \u2014 font une grosse chute en milieu de programme.L'histoire sportive de la France est ainsi généralement peuplée de très vieux souvenirs ou alors d'espoirs amoureusement cultivés et tragiquement fracassés au moment crucial (sauf peut-être à l'escrime, la discipline inventée par Alexandre Dumas, et où les Français ne trouvent en face d'eux que les Italiens et les Polonais).Régulièrement, pour se consoler d'un présent un peu glauque, les commentateurs nous reparlent du bon vieux temps.Par exemple quand les «mousquetaires» ( Borotra, Lacoste et cie) régnaient sans partage sur le tennis.dans les années 20.Lorsque le skieur Jean-Claude Killy écrasait ses rivaux dans les années 60.Pour le reste, on est toujours à la veille du grand exploit qui n'arrive pas.L'équipe de France de football de la glorieuse époque de Platini passa ainsi à deux doigts.d'aller en finale du Mun-dial.Aux derniers JO d'hiver, les Frank Piccard et autres Carole Merle devaient accomplir le miracle: on ne les vit jamais, même dans les cinq premiers.Par un effet du mauvais sort, les Français, lors du palmarès final, trouvent toujours devant eux, non seulement les Américains, Allemands et autres Russes, mais aussi les Canadiens et les Italiens.Parfois les Coréens.Seuls les Britanniques restent à peu près aussi mystérieusement nuls.Et pour couronner cette malédiction ancestrale, il y a toujours ici et là de vrais champions qui leur glissent entre les doigts, ou dont les mauvais esprits contestent la «francitude» profonde.Ainsi, à l'époque de sa gloire, Yannick Noah, né Camerounais, et qui par-dessus le marché décide de s'installer aux États-Unis.Ainsi la coureuse guadelou-péenne Marie-Jo Pérec qui, elle aussi, fuit la France pour s'installer en Californie.Ainsi finalement une solide championne de tennis, Mary Pierce, que les Français revendiquent haute- ment, mais qui est née à Montréal, et qui parle manifestement mieux l'améri- ~ \u2014 \u2022 - \u2022 -j \u2014 IV nuuyuio.Dieu merci, il y a en France d'autres types de champions, qui s'attaquent à des records d'autant plus spectaculaires que personne ne les leur dispute, ou qui pratiquent des disciplines à ce point solitaires qu'ils sont en effet les premiers et les derniers à s'y intéresser.L'absence de concurrent direct épargne ainsi le stress au champion, qui n'a plus qu'à se mesurer à lui-même.Ce qui n'enlève rien au côté méritoire de l'exploit.En remontant loin dans le temps, on constate que la tour Eiffel a suscité pas mal de vocations dans le genre: elle fut escaladée par un unijambiste, mais aussi descendue de haut en bas par un cycliste.Mais la France est un sacré pays de marins, et la mer semble constituer pour beaucoup d'aventuriers un défi permanent.Déjà, dans les années 50, Alain Bombard était devenu célèbre en se faisant «naufragé volontaire sur le Pacifique, et en survivant de poissons péchés et de plancton.Plus récemment, Gérard d'Aboville s'est ingénié, d'abord à traverser l'Atlantique, puis le Pacifique à la rame.À quoi bon?direz-vous.Pourquoi pas?répond d'Aboville, devenu en France un personnage de légende.Guy Delage, lui, est en train de faire beaucoup plus fort que d'Aboville, puis* que c'est à la nage qu'il achèvera jeudi ou vendredi prochain sa traversée de l'Atlantique.En un point où l'océan certes n'est pas trop large \u2014 environ 3900 kilomètres seulement \u2014 mais, franchement, qui aurait envie d'être à sa place?Après avoir mis un orteil, puis tout le reste dans l'eau le 16 décembre dernier au Cap Vert, Guy Delage était attendu jeudi prochain \u2014 vendredi au plus tard \u2014 sur les plages de la Barbade.Cela fait huit bonnes semaines de natation à raison de dix heures par jour.En solitaire intégral, mais hautement technologique.Delage n'a pas d'accompagnateur dans cette traversée, mais il est précédé par un radeau qui dérive au fil des courants vers la destination choisie et auquel il est relié par un cordon de 150 mètres.Ce petit radeau pneumatique est équipé de moyens de liaison ultra-sophistiqués avec la terre ferme (et des scientifiques qui s'intéressent à sa condition physique).On a même pu, grâce à une liaison radio, entendre les commentaires de Delage pratiquement en direct; en gros il trouvait les journées monotones, mais ne se plaignait pas trop en songeant au sort des Bosniaques dont les malheurs, eux, n'ont rien de volontaires.Ce radeau transporte sa nourriture, ses palmes et les deux combinaisons de rechange qu'il avait prévu de revêtir, à mesure qu'il perdrait du poids (de fait, il en serait à une perte de douze kilos actuellement).Le 22 janvier dernier, d'ailleurs, Guy Delage est passé bien près de la catastrophe, lorsque le cordon s'est cassé: il lui a fallu deux heures de course-poursuite pour rattraper le radeau de survie.Radeau sur lequel, d'une certaine manière, il mène une existence relativement pépère.Lever tous les matins à six heures.Petit déjeuner.Mise à l'eau à huit heures.Retour à bord à 18 heures, mais pauses-collations à toutes les deux heures.Pour le reste, Guy Delage se met de la crème de protection solaire» se méfie des requins, observe la faune aquatique et soigne de petites maladies de peau.Quelles conclusions tirer de cet exploit?Voilà la grande question.Lè grand fait d'armes d'Aboville avait inspiré à Guy Beart une rengaine particulièrement débile (// ramait d'Aboville.), mais également permis au rameur de signer un contrat de pub pour un film vantant les mérites.d'une marque de chauffage central ! Que dira-t-on de Guy Delage après son arrivée?Qu'il a traversé à la main l'Atlantique plus rapidement qu'à l'époque Christophe Colomb avec trois bateaux?Que le sportif français ne s'épanouit vraiment que lorsque personne d'autre ne vient troubler son effort en le contestant?Peut-être tout simplement que le véritable beau geste doit être marqué par cette qualité irremplaçable: être par-fai-te-ment inutile.Suite de la Une PO Parizeau somme Johnson de se montrer .comme le vrai leader du camp du NON \u2022 annoncé un boycott absolu et définitif » du processus.Les militants péquistes et ceux du Bloc québécois entreprennent un travail acharné sur le terrain mais, a souligné Mme Simard, «nous n'avons pas l'intention d'occuper tout l'espace des commissions, qui elles appartiennent à la population ; ce sont des outils de consultation».Parlant de la philosophie du «beau risque» à laquelle avait consenti René Lévesque en 1984 pour donner une dernière chance à une réforme du fédéralisme, Jacques Parizeau, qui avait alors quitté le gouvernement avec une dizaine de députés et ministres, se dit maintenant que «cet exercice était peut-être nécessaire».«11 fallait faire la preuve, une fois pour toutes, de l'impossibilité de réformer le Canada», souligne-t- il.Le beau risque Ce qui l'amène à dire au camp du NON que seul |ean Chrétien peut donner du contenu au NON, mais qu'il s'y est refusé devant ses militants ontariens à qui il a déclaré qu'une victoire du NON «réglerait le problème du Québec».Pour Jacques Parizeau, il n'y a plus de beau risque à prendre avec une hypothétique réforme du fédéralisme.«Le beau risque, aujourd'hui, c'est la souveraineté», clame-t-il.« Le beau risque, c'est de se dire oui, pour une fois.C'est de se faire confiance, c'est d'être positif.Le beau risque, c'est de miser sur notre avenir en tant que Québécois, de miser sur nos capacités, notre énergie, nos consensus, nos solutions.» Abordant la question de confiance, M.Parizeau a vilipendé le président du Conseil du patronat du Québec, Ghislain Dufour, pour la lettre de protestation qu'il a écrite à son homologue français, Jean Gandois, qui avait présidé à l'implantation de l'usine Pechiney, à Bécancour, le plus grand investissement français à l'étranger.Après que M.Gandois eut déclaré, lors de la visite du premier ministre du Québec à Paris, que selon lui un Québec souverain serait présent comme aujourd'hui dans les réseaux économiques, M.Dufour lui avait écrit pour lui faire part de ses observations et il Demain dans La Presse Automobile La Volkswagen Jetta VR6 ¦ Denis Duquet a pris le volant de la Jetta CLX VR6, animée par le célèbre moteur V6 2,8 litres, de 172 chevaux.Cette combinaison semble posséder tous les éléments peur passer à la léqende de l'automobile.Malheureusement, elle est recalée en maths en raison de son prix nettement trop élevé, compte tenu des origines de la voiture.C'est une voiture encore plus discrète que présente Jacques Gagnon dans la chronique ¦ auto-rétro»: une Envoy Custom 1960.Ca vous dit quelque chose?À lire demain dans le cahier «auto-economie».La quotidienne\tà trois chiffres\t250 Tirage d'hier\tà quatre chiffres\t9874 [\"\"ABONNEMENT 285-6911 I Le service des abonnements I est ouvert du lundi au vendredi de 7 h a 17 h 30 | RÉDACTION 285-7070 ¦ PROMOTION 285-7100 ¦ COMPTABILITÉ 1 Grandes annonces 285-6892 Annonces classées 285-6900 ANNONCES CLASSEES lundi au vendredi de 8 h 30 a 17 h 30 Décès, remerciements GRANDES ANNONCES Détaillants National, Télé* Vacances, Voyages Carrièros et professions, nominations 285-71 iï\"^ 285-6816 285-7202 285-7306 285-7265 i i ¦ I LA PRESSE est publ ee par LA PRESSE.LTEE.7, rue Saint-Jacques.Montréal H2Y1K9 Seule la Près.»-;- Cinad enne est autorisée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des .:\u2022: de la Presse Assocée et de Reuter Tous droits de reproduction des informations ::art culière s a : A PRESSE sont également reserves.« Envois de publication canadienne \u2014 Contrat de vente numéro 0531650 » Port de retour garanti.(USPS003592) Champlain N.Y.12919-1518.RENSEIGNEMENTS 285-7272 i-i I I CODE DU JOUR 05-7 DIMANCHE | 5 FÉVRIER 1995 | avait cité un analyste bancaire qui disait qu'en cas de souveraineté «ne serait-il pas préféraable d'investir ailleurs, ne serait-ce que temporairement».«M.Dufour a le droit d'écrire ce qu'il veut à qui il veut (.) Mais on me laissera le droit de m'étonner qu'un représentant québécois exporte sa propre peur, exporte son propre manque de confiance envers l'avenir du Québec (.) Je comprends que M.Dufour serve, ici, les intérêts du NON.Mais sa première loyauté ne devrait-elle pas être à la santé de l'économie, et les entreprises qu'il représente, quelle que soit la décision que les Québécois pren- dront démocratiquement quant à leur avenir?» demande le chef du PQ.Les délégués, dont la confiance et la bonne humeur ne faisaient, aucun doute, ont étudié à huis clos, en après-midi, le plan d'action pour 1995, qui comporte, de février jusqu'au début de mai, la campagne de financement la plus importante de l'histoire du parti, dont il espère recueillir 7 millions, 3,7 millions pour les activités courantes et 2,4 millions pour le référendum.Le plan d'action, que les délégués seront invités à adopter aujourd'hui, se résume à gagner le référendum.Il s'appuie essentiel- lement sur la promotion du projet souverainiste; la collaboration avec les souverainistes autres que ceux du PQ; l'organisation, le recrutement et la formation ; le développement d'un réseau de communications et d'attachés de presse bien organisés; et bien sûr le financement.La participation au processus, de consultation des commissins régionales va de soi.11 ressort de ce plan la mise sur pied d'une «école des cadres» en collaboration avec le Bloc québécois, pour travailler ensuite à la formation des équipes dans les comtés.?TEMPÊTE La tempête s'abat sur le Québec et la côte Est vents et d'une baisse marquée de la température, forçant du coup des milliers de personnes à rester à la maison ou à faire le pied de grue à l'aéroport.Comme cette catastrophe est survenue durant la fin de semaine, la pagaille ne s'est pas emparée des transports, bien que des vols aient été reportés ou annulés et que les autorités aient fait état de plusieurs accidents mineurs sur les routes glacées.«11 n'y a que de la tôle froissée et des types qui défoncent les parapets en dérapant», a rapporté un policier du Massachusetts.Les aéroports new-yorkais étaient fermés hier, mais, en début de soirée, quatre pistes étaient opérationnelles à l'aéroport John F.Kennedy et deux autres à La Guardia.L'aéroport de Newark, au New Jersey, est demeuré ouvert mais les activités y étaient réduites.Le trafic aérien était au ralenti à l'aéroport international de Philadelphie, ouvert en dépit du mauvais temps.Par ailleurs, plusieurs municipalités ont demandé des renforts pour déneiger les rues.New York a reçu plus de 20 cm de neige, qui s'est transformée en pluie au milieu de la journée.Selon les météorologues, les chutes de neige en Nouvelle-Angleterre devaient par la suite faire place à des averses de pluie, accompagnées de forts vents et d'importantes baisses de température, rendant la circulation routière encore plus difficile au cours de la nuit.Comme les météorologues avaient prévenu les habitants de la côte Est bien à l'avance, la population s'était précipitée dans les supermarchés, vendredi, afin de stocker des provisions.À Montréal, on a douté pendant un temps des prévisions d'Environnement Canada.Une bonne partie de la soirée, il tombait une neige bien ordinaire, et les vents avaient a peu près la vélocité d'un pet de vache.Mais les météorologues ne s'étaient pas trompés.«Sachez qu'on est infaillibles! s'est exclamé Guy Borne, du bureau régional d'Environnement Canada.Comme les irascibles Gaulois ! » ?G-7 Le G-7 appuie le plan de sauvetage de 50 milliards du Mexique FMI avant de songer à restructurer davantage la dette du pays, ont-ils fait savoir.Au sujet de leur propre situation financière, les ministres du G-7 se sont dits «optimistes»: la croissance économique est au rendez-vous, il s'agit maintenant de réduire les pressions inflationnistes et de poursuivre avec plus de vigueur l'assainissement des finances publiques, disent-ils.S'adressant aux médias à l'issue de cette brève mais fructueuse réunion \u2014 en l'espace de quelques heures vendredi soir et hier matin, on a couvert le G-7, la Russie et la crise mexicaine \u2014.l'hôte Paul Martin a déclaré que l'appui pour le plan de sauvetage du Mexique était «unanime et non équivoque».Le ministre canadien a ajouté que le Mexique devait poursuivre son plan de réforme économique, décrit par le FMI comme étant «solide, cohérent et crédible».Son homologue américain, Robert Rubin, a poursuivi avec un avertissement à peine voilé: «En fin de compte, la résolution de la crise dépend des Mexicains eux-mêmes», a-t-il déclaré.Toutefois, malgré l'unanimité de l'appui au plan de sauvetage mexicain, la France a souligné que l'Europe avait été quelque peu contrariée par la façon dont on a procédé pour mettre au point ce plan.Contribution européenne L'administration Clinton a du retirer en catastrophe lundi soir un projet de 40 milliards de dollars purement américain devant l'opposition du Congrès et de l'opinion publique.En moins de 24 heures, un nouveau plan d'une ampleur sans précédent de 50,8 milliards était élaboré avec le Fonds monétaire international, oui accroit considérablement la contribution du FMI et des Européens.Les Européens n'ont eu que deux heures pour y réagir, ce qui «n'a pas permis toute la consultation que nous aurions souhaitée», a indiqué hier le ministre français des Finances, Edmond Alphandé- ry.Ce dernier estime qu'il y a des leçons à tirer de cette crise: tout d'abord, elle illustre la «fragilité patente» des pays en voie de développement, leurs succès étant souvent bâtis sur une «base fragile».À ce sujet, il a rappelé que le flux des capitaux étrangers vers ces pays était passé de 30 à 80 milliards en dix ans et que ces capitaux étaient souvent investis à court terme.De plus, selon lui, bien que la communauté internationale ait su faire face à la crise avec des instruments ad hoc, il faut maintenant réfléchir à «des procédures plus permanentes».M.Alphandéry n'a pas été plus précis, si ce n'est de dire qu'il fallait trouver, au sein du FMI, un «dispositif financier pour lever rapidement des ressources financières» en cas de future crise.Chose certaine, selon le ministre canadien Paul Martin, les ministres s entendent LûuS pour ac croître la capacité de surveillance d'institutions comme le FMI.Quant à la Russie, les ministres du G-7 ont décidé d'inviter les Russes à discuter de leur cas lors de leur prochaine réunion régulière prévue pour avril prochain à Washington.La réunion de ce week-end devait porter sur la situation écono- mique des pays du G-7.Mais les sujets du Mexique et de la Russie \u2014 de même que l'impact du tremblement de terre au lapon et l'évolution économique de l'Ukraine \u2014 se sont ajoutés à l'ordre du jour.Pour ce qui est de la situation financière des pays du G-7 \u2014 qui comprend l'Allemagne, la France, l'Italie, la Grande-Bretagne, les États-Unis, le lapon et le Canada \u2014, on en a dressé un bilan somme toute positif.Mais le mot d'ordre est de poursuivre encore plus vigoureusement la lutte aux déficits.«La complaisance n'est pas de mise» a déclaré hier M.Martin, lui-même en train de préparer un budget qui promet d'être «dur» 1 f A r» l'in- dépendance de Radio-Québec, je peux vous dire que nous ne con- R ÉSULTATS loto-québec Tirage du 95-02-04 2 22 25 26 32 46 GAGNANTS 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 LOTS naîtrons jamais, au Québec, le spectacle ahurissant qu'on a observé cette semaine à Ottawa.«Là, le président de Radio-Canada, Anthony Manera, est allé rendre des comptes, à huis-clos, aux membres du caucus libéral fédéral.11 a répondu à des questions sur la couverture référendaire de la société Radio-Canada.Des questions de nature telle que certains députés libéraux étaient gênés.Et ce n'est pas peu dire.M.Manera s'est prêté à cet exercice, alors que le gouvernenicnt Chrétien était en train de se demander de combien de millions de dollars ils allaient couper le budget de Radio-Canada», a exposé le premier ministre.Il a ensuite rappelé la petite déclaration qu'il avait faite à son retour de Paris, quand des journalistes l'avaient abordé sur l'indé- pendance de Radio-Québec: «11, faut tendre à ce que Radio-Québec soit aussi indépendant du gouvernement du Québec que.Radio-Canada est indépendant du gouvernement fédéral.» «je retire ce que j'ai dit», a enchaîné le chef péquiste, soulevant l'hilarité parmi les quelques centaines de militants.Il a soutenu que «Radio-Québec va être beaucoup plus indépendant du pouvoir politique que ne l'est Radio-Canada».I i-, i i - * - i-t*t-i* *«.j«4 m ' i^c premier ministre a uîi encrer que le chef de l'opposition.Daniel Johnson, et son ex-ministre de la Culture Liza Frulla, allaient se joindre à lui pour réclamer la démission immédiate de M.Manera et du ministre fédéral Michel Dupuy.«M.Dupuy n'en est pas à sa première ingérence en télécom- munications», a rappelé M.Parizeau, faisant allusion à son intervention auprès du CRTC, qui lui avait valu, quelque temps avant les Fêtes, d'avoir à se défendre contre le Bloc québécois qui réclamait sa tète.«En début d'année référendaire, des choses comme celle-là sont intolérables, intolérables», a insisté Jacques Parizeau.Accusant le gouvernement Chrétien «d'essayer de contrôler l'information», le premier ministre du Québec a rappelé qu'il avait offert la présidence de Radio-Québec à l'ex-ministre de la Culture, Liza Frulla, pour que ne soit pas mise en cause l'indépendance de la société d'État vis-à-vis du pouvoir politique, M.Parizeau a dit qu'il ne se souvenait pas de cas où «les libéraux ont offert un poste de ce genre à un ancien ministre péquiste».Numéro complémentaire:.17 Ventes totales: Prochain gros lot (approx.): Prochain tirage: 95-02-03 Tirage du 95-02-04 NUMEROS\tLOTS 683791\t100 000 $ 83791\t1 000$ 3791\t250$ 791\t50$ 91\t10$ 1\t2$ Tirage du 95-02-04 1\t9\t15\t14\t15 25\t23.\t50\t41\t45 45\t47\t49\t50\t51 58\t59\t62\t65\t69 Tirage du 95-02-04 GAGNANTS 6/6 14 15 17 25 39 42 Numéro complémentaire:.22 5/6+ 5/6 4/6 3/6 0 0 23 1 101 18 221 LOTS 000 000,00 $ 18 488,30 $ 1 339.70 $ 52,20 $ 5$ MISETOT 8 12 30 40 GAGNANTS 59 LOTS 847.40 S Ventes totales: 721 940,00 $ Gros lot à chaque tirage: 1 000 000,00 $ SUPER Tirage du 95-02-03 7 9 13 20 41 Jacques Parizeau et les délégués du PO ont offert un vibrant hommage au chef bloquiste Lucien Bouchard qui reprendra bientôt ses activités.PH0T0 PC Les péquistes raillent Michel Bélanger Egtra 9 Super 7 Tirage du vendredi NUMEROS 263722 63722 3722 722 22 2 LOTS 100 000$ 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ Numéro complémentaire: GAGNANTS 7/7 0 1 48 2 525 55 224 50 442 LOTS 9 000 000,00 $ 124 432,60$ 2 268,30 $ 154,00$ 10$ 10$ 1 participation gratuite (3 sélections) Ventes totales: 6 733 186,00 $ Prochain gros lot (approx.): 10 000 000,00 $ Prochain tirage: 95-02-10 6/7+ 6/7 5/7 4/7 3/7+ 3/7 464 296 TVA, LE RESEAU DES TIRACES DE LOTO-QUÉBEC Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC ¦ Les quelque 500 à 600 militants péquistes, réunis en conseil national à Québec, ont servi une ovation bien nourrie à Michel Bélanger, qui présidera le camp du Non dans la campagne référendaire qui s'amorce, après que leur chef Jacques Parizeau eut fait lecture des déclarations faites par l'ex-banquier, sur la souveraineté, en 1991.Ces déclarations, qui remontent au temps de la Commission Bélanger-Campeau, dont il a été co-président, diffèrent à ce point de celles qu'il a faites au conseil général du Parti libéral, en fin de semaine dernière, qu'elles ont amené le président du PQ à dire que le grand débat économique sur la souveraineté se tiendra «entre le Michel Bélanger de 1991 et le Michel Bélanger de 1995».«Que le meilleur gagne!» a lancé le premier ministre, concluant ainsi un portrait de M.Bélanger qui a fait rire d'abondance son auditoire.Tandis que les militants scandaient, par dérision, le nom de : - Trouver un emploi dans un marché en évolution Conseils pratiques pour la recherche d'un emploi dans un marché changeant Joignez-vous à Claude Masson, éditeur adjoint de La Presse pour une tribune ouverte sur les pratiques traditionnelles et des approches créatives à la recherche d'un emploi.Composition de la tribune: Claude Masson, Éditeur adjoint, La Presse Suzanne Chapdelaine, Conseillère senior, Murray Axmith Inc.Sylvain Beaulieu, Marketing et Développement, Bell/Centre de ressources Stentor Inc.Claude Brouillard, Développement des ressources humaines Canada Richard Guérin, Directeur \u2014 Relations avec les Employés, ICI Explosifs Canada Yvan Michon, Recruteur, Les Ressources Humaines Consultée Inc.Le mardi 7 février 1995 19 h - 21 h (les portes ouvriront à 18 h) Auditorium, Université de Montréal, 3200, Jean-Brillant Premiers arrivés - Premiers servis \u2014 Billets disponibles à rentrée.Nombre de sièges limité.ch.Que*n Mary En collaboration avec: Université de Montréal Direction des immeubles Division régie et communications \u2022 Murray Axmith «Bélanger! Bélanger!», on distribuait des fiches roses, du type de celles que sortait à tout moment le chef durant sa campagne électorale pour mettre sur le nez de ses adversaires une citation de la firme américaine Salomon Brothers sur l'avenir du Québec.Cette nouvelle fiche, imprimée à des dizaines de milliers d'exemplaires, contient des déclarations de M.Bélanger sur la faisabilité de la souveraineté et sur le niveau de vie après elle.Les militants en seront munis et pourront s'en inspirer pour répondre aux questions qui pourraient leur être posées durant la campagne: «Ne partez pas sans elle!» a lancé Jacques Parizeau en la brandissant.Présentant M.Bélanger comme «quelqu'un qui a aidé le camp du Non en 1980, nui a fait de !a publicité pour l'accord de Chariot te-town en 1992, qui s'est prononcé, le premier, en faveur de Daniel Johnson pour diriger le PLQ en 1993, et qui a publiquement appelé à voter libéral l'été dernier», Jacques Parizeau s'étonne qu'on l'ait présenté comme «un personnage non-partisan».11 prédit que « la prochaine recrue surprise des forces fédéralistes sera Robert Bourassa».Pour lui, si Michel Bélanger est président du camp du Non, c'est parce que le chef libéral Daniel Johnson est «tellement peu crédible qu'il faut lui trouver une doublure».Le carton rose distribué par le PQ fait dire à M.Bélanger qu'il ne voit pas pourquoi (en 1991).ies liueoecois paieraient trop cher pour l'indépendance: «Je ne vois pas pourquoi on en souffrirait si on sait le faire de façon efficace (.) Il y a tout à fait moyen de résoudre toutes les questions que pose la souveraineté du Québec au point de vue économique.» Suivent d'autres citations: «Il n'y a aucune raison que le standard de vie des Québécois soit affecté négativement.» «11 y aura des petits soubresauts, mais pas des choses qui seraient particulièrement différentes d'autres petits soubresauts qui se produisent sous d'autres régimes.«Il faut faire des choix rationnels.Vous ne pouvez pas forcer votre présence dans un pays qui ne veut pas de vous (.) Pensez-vous que nous sommes des gens qui toujours devront être gouvernés par une constitution qui a été établie par d'autres, sans nous?» M.Parizeau a rappelé une déclaration plus récente du président du camp du Non qui, le 15 janvier, disait que «c'est tout à fait vrai que la souveraineté du Québec, que ce soit politiquement, moralement ou économiquement, c'est quelque chose qui est faisable»; et qui, du renouvellement du fédéralisme, indiquait que «ça n'a pas été démontré que ce n'était pas faisable, ça demeure un sujet intéressant».I Nathalie Petrowski li i Framboise Je reviens une dernière fois sur l'affaire Françoise Bertrand, l'ex-présidente de Radio-Québec que le gouvernement a forcé à démissionner et qui, depuis, se tait obstinément.J'y reviens parce que la tempête médiatique est terminée, les gros titres rangés et que l'on peut enfin commencer à parler de la vraie vie, en opposition à la fiction politique évidemment.Trop souvent, quand des événements virent au drame national, on imagine des dessins diaboliques là où il n'y a que dérapage et improvisation.On se berce de l'illusion que Françoise Bertrand, Framboise pour les intimes, a démissionné sur une question de principe.Incapable de digérer les ordres du gouvernement et refusant que sa télé devienne un instrument de propagande, elle aurait préféré partir dans la dignité plutôt que de se ratatiner dans le compromis.C'est une version qui rassure.Elle nous dit que le pouvoir est perfide et que ceux qui lui résistent sont héroïques et innocents.Mais si je vous disais que la vraie histoire est tout autre et que ce n'est pas un «spin doc-tor» du PQ qui me l'a dite, mais des gens qui n'en ont rien à cirer de la politique.Des gens qui connaissent bien Framboise dans la vraie vie.Pour eux, cette histoire n'est pas un complot politique.C'est un roman savon avec Framboise dans le rôle d'une pdg sympathique et un peu scout sur les bords, qui avait plus de talent pour la bonne humeur que la télévision.Jusqu'en novembre dernier.Framboise ne s'inquiétait pas indûment de son sort.Elle se fiait sur sa bonne étoile libérale et sur le fait que le nouveau pouvoir ne serait pas assez fou pour l'évincer.Elle avait tort, sans compter que sa bonne étoile commençait à en fatiguer plusieurs.On s'est mis à lui chercher des poux, à lui reprocher son manque de jugement.On a rêvé de la remplacer par Liza Frulla.Les rumeurs se sont amplifiées.Framboise est tombée des nues.Quand Rita Dionne-Marsolais s'est mise à la faire descendre à Québec à tous les deux jours.Framboise a cru devenir folle.Voilà qu'on scrutait son bulletin, qu'on critiquait ce nouveau studio de 25 millions aux allures d'éléphant blanc.Voilà qu'on lui demandait d'expliquer pourquoi le Croupe Coscient avait à l'antenne de Radio-Québec plus d'émissions que n'importe quel autre producteur privé en ville.Plus le temps passait, plus Framboise freakait et ramait pour sauver sa peau.D'aucuns prétendent même qu'elle a consulté un spécialiste en marketing pour se refaire une image un peu olus néquieto Cela n'est pas sûr! Chose certaine, Framboise était prête à bien des compromis pour ne pas se retrouver sur le carreau.En désespoir de cause, elle a donné rendez-vous à Monique Simard dans un restaurant perdu de la rue Jarry.Son repas a refroidi pendant qu'elle pleurait à chaudes larmes.Son ex-employée ne lui fut d'aucun secours.Qu'à cela ne tienne.Quelqu'un qui lui voulait du bien, mais qui manquait dangereusement de jugement, eut une idée de génie.Pourquoi ne pas aller plaider sa cause directement à Lisette Lapointe, de femme à femme?S'il y en avait une qui pouvait la sauver de l'échafaud, elle s'appelait Madame.Erreur! Grave erreur! En politique, on n'outrepasse jamais les juridictions.Quand Rita l'a su, elle a sauté au plafond.Ce fut la goutte qui fit déborder le vase et la fin pour ainsi dire de Framboise.Pour sa peine, on lui a offert une belle indemnité de départ: un an de salaire et pas un mot.Framboise a baissé les bras comme une écolière prise en défaut.Voilà.La politique n'est pas un complot.C'est une série de scènes banales qui, parfois, dégénèrent en psychodrame.AIDER LE MONDE MOT À MOT CODE L'auîonom;c 3râce à l a'ohabc:nation ctens le mor>de en déveiopperr.ent Pourp'us de renseignements, co.7po5M/\u20ac 1-600-661-2633 Montréal.dimanche 5 février 1995 A6 onde l'EXPRESS C-r., INTERNATIONAL -TCHÉTCHÉNIE ; Premier avion russe abattu ¦ Des combattants tchétchènes ont î abattu pour la première fois hier un .avion russe Soukhol-25 à Test de la Tchétchénie, où les blindés russes * réussissaient une percée destinée à £ parfaire l'encerclement de la capitale * Grozny.Des combattants tchétchènes * ont affirmé avoir abattu à la mitrailleuse un avion russe attaquant à ;.basse altitude, et dont un journaliste de J l'AFP a pu observer les débris à environ -5 km à l'ouest de la localité de Mesker-^'ïourt, soit à une quinzaine de km à l'est de Grozny.Ils étaient apparus jusqu'à ; présent impuissants face aux raids des avions russes, ne disposant pas d'armes * lourdes capables de les atteindre.Us ont 1 en revanche abattu quatre hélicoptères de combat russes, qui volent à plus basse altitude, depuis le début de la guerre le 11 décembre, selon un bilan russe.L'avion abattu soutenait une Jj offensive des blindés russes à l'est et au « sud-est de Grozny.d'après AFP & I #» s.t- I I è \u2022 t BOSNIE Survol d'hélicoptères serbes ¦ Quinze à vingt hélicoptères, que les Casques bleus soupçonnent d'être pilotés par des Serbes de Bosnie, ont ; survolé vendredi certains territoires de - l'est de la Bosnie situés dans la zone d'exclusion aérienne imposée par le Conseil de sécurité, a révélé hier le porte-parole de l'ONU à Sarajevo.Alexandre Ivanko a indiqué que les Casques bleus néerlandais postés près de Srebrenica avaient repéré les appareils vendredi vers 18H40 alors qu'ils survolaient des territoires contrôlés par les Serbes de Bosnie, du nord-est au sud-ouest du pays.Ces appareils étaient des hélicoptères de transport.La zone d'exclusion aérienne au dessus de la Bosnie a été imposée par le Conseil de sécurité des Nations unies fin 1992 et interdit théoriquement aux avions et hélicoptères de survoler ce territoire.Mais depuis cette date, selon M.Ivanko, près de 4000 violations de la zone d'exclusion ont été enregistrés.d'après AFP JÉRICHO Attentat déjoué ¦ La police palestinienne dans l'enclave de Jéricho a déjoué hier un grave attentat anti-israélien, a annoncé dans la soirée un haut responsable israélien, mais l'information n'a pas été confirmée de source palestinienne.Selon ce responsable qui a requis l'anonymat, des activistes islamistes s'apprêtaient à faire exploser une voiture piégée au terminal routier non loin du Pont Allenby sur le Jourdain, qui marque la frontière avec la Jordanie.La police palestinienne a agi sur renseignements du service de sécurité israélien, a-t-on indiqué de même source.Par ailleurs, la police palestinienne a relâché deux membres influents du Jihad islamique en Palestine mais a continué au cours des derniers jours à arrêter des militants de l'organisation intégriste, a-t-on appris auprès du groupe radical.Elle avait commencé ses rafles après l'attentat de Netanya près de Tel-Aviv le 22 janvier, revendiqué par la branche militaire du Jihad islamique, qui avait fait 21 tués israéliens.Les deux auteurs de l'attentat, des Palestiniens de Gaza, ont également été tués.d'après AFP AFRIQUE DE SUD Boycottage des loyers ¦ Le président sud-africain Nelson Mandela a appelé hier la population à cesser son boycottage du paiement des loyers et services d'eau et d'électricité, comme elle le pratiquait durant l'apartheid.M.Mandela a demandé avec insistance à Port Elizabeth que chacun participe au Programme de reconstruction et de développement ( RDP ) en prenant ses responsabilités, face à des milliers de personnes réunies dans un stade sportif de cette ville industrielle.Les réfracta ires donnent « un coup de couteau dans le dos » à ceux qui attendent un logment décent, l'électricité et l'eau, a-t-il ajouté.Le président a expliqué que la lenteur des réformes était due au manque de fonds provenant d'un budget adopté par les anciennes autorités d'apartheid.d'après AFP MOCADISCIO Pris en otages ¦ Quatorze membres du personnel non somalien du Programme alimentaire mondial ( PAM ), dont le chef de mission, Ferdinando Zanusso, étaient retenus hier dans leur résidence par des Somaliens armés à la suite d'un conflit portant sur un contrat de travail.Un porte-parole des miliciens encerclant la résidence du PAM affirmait que l'organisation devait sept mois de salaire à ses anciens employés.?\\ d'après AFP \t\t\t - .\t\t\t ?REPÈRES ?Birmanie Une ouverture compromise par les combats PATRICK LESCOT de l'Agence France-Presse PHOTO REUTER Le secrétaire américain au commerce, Mickey Kantor.montre à droite le MS-DOS 5.0 de Microsoft et à gauche la copie chinoise pour illustrer la justification des sanctions commerciales annoncées contre la Chine afin de protéger la propriété intellectuelle.C'est la «guerre du copyright» entre Washington et Pékin Agence France-Presse PÉKIN Ha Chine et les États-Unis, en désaccord sur la ¦¦question des violations de la propriété intellectuelle, ont annoncé hier des représailles économiques mutuelles, mais le ton modéré adopté de part et d'autre laisse présager une issue possible avant l'entrée en vigueur des sanctions le 26 février.À la suite de l'échec de plusieurs séries de négociations sur les droits de la propriété intellectuelle ( 1PR ), le Représentant américain au Commerce, Mickey Kantor, a mis à exécution ses menaces et a imposé contre la Chine les plus lourdes sanctions commerciales de l'histoire des États-Unis.Il a dressé une liste de 35 produits chinois d'une valeur totale de 1,08 milliard de dollars, qui seront soumis à des droits de douane de 100 p.cent à leur entrée aux États-Unis.Il s'agit en particulier d'articles en plastique ( encadrements de photo ), de produits électroniques ( répondeurs téléphoniques, téléphones cellulaires), d'articles de sport et de bicyclettes.La Chine, qui sort d'une semaine de vacances à l'occasion du nouvel an lunaire, a immédiatement réagi en annonçant à son tour 100 p.cent de taxes sur les cigarettes, les alcools, les cosmétiques, les pellicules photo, les cassettes et les disques compacts en provenance des États-Unis.Elle a en outre décidé de suspendre à partir du 26 février l'importation de films, de programmes de télévision, de cassettes vidéo et de disques laser produits aux États-Unis et de bloquer les investissements américains dans les secteurs chimique, pharmaceutique et automobile.Mais la guerre commerciale entre les deux géants riverains du Pacifique, dont les échanges économiques ont représenté en 1994 quelque 45 milliards de dollars, semblait hier soir prendre davantage l'allure d'un duel à fleurets mouchetés.Mickey Kantor, dont les sanctions sont loin de faire l'unanimité dans les milieux économiques américains, en particulier chez les céréaliers dont la Chine est un gros client, a immédiatement tendu une perche aux Chinois en annonçant qu'un nouveau projet d'accord leur sera soumis la semaine prochaine.Le représentant américain a en outre souligné que les sanctions pourront être levées si les autorités chinoises font un geste, avant le 26 février, à rencontre des 29 usines du sud soupçonnées d'exporter chaque année quelque 70 millions de faux CD et dont Washington demande en vain la fermeture depuis plusieurs mois.«c Les Chinois savent ce qu'ils doivent faire », a dit M.Kantor lors d'une conférence de presse à Washington.Les États-Unis estiment à un milliard de dollars les pertes subies chaque année par les compagnies américaines en raison du piratage de disques compacts et de logiciels informatiques en Chine.Tout en protestant de son innocence et de sa « sincérité » dans la lutte contre la piraterie, la Chine a immédiatement saisi.la perche tendue par Washington et a appelé les États-Unis à « trouver une solution par le biais de consultations sérieuses avec la Chine ».Pékin, qui a pour principe de s'opposer à toute ingérence ou pression venant de l'extérieur, a toutefois tenu à réaffirmer que les représailles sont une mesure « inutile », et a ajouté que la Chine a été « contrainte » de prendre à son tour des représailles « afin de protéger sa souveraineté et la dignité nationale ».La propagande chinoise, qui a eu dans le passé des mots très durs à rencontre des États-Unis, est restée hier dans un registre modéré, ce qui semble témoigner d'une volonté commune de ne pas envenimer les choses.Les deux parties n'ont en .effet aucun intérêt à déclencher les hostilités.Les États-Unis, troisième partenaire commercial de la Chine, risquent de s'aliéner des parts de marché, en particulier dans le secteur automobile et céréalier.Les Chinois, conscients de la puissance des lobbies aux États-Unis, ont déjà placé dans leur collimateur les trois «grands», Ford, Chrysler et General Motors, et pourraient également renoncer à acheter cette année un million de tonnes de blé aux producteurs américains.Pékin, de son côté, sait qu'une guerre commerciale avec les États-Unis sur un sujet aussi sensible que les copyrights ne feraient que nuire à son image auprès des grands pays industrialisés et retarder encore davantage sa réintégration au sein de l'Organisation Mondiale du Commerce ( OMC ), héritière du GATT.Les députés haïtiens approuvent Se projet de loi électorale d'après AFP PORT-AU-PRINCE Les députés haïtiens ont approuvé vendredi soir le projet de loi électorale qui doit régir le déroulement des prochaines élections législatives, municipales et locales, a annoncé le vice-président de la chambre des députés haïtiens, Mac-Ferl Morquette.Cette approbation s'est faite après un compromis avec le Sénat qui avait modifié les amendements apportés par les députés à la loi originelle présentée par le Conseil électoral provisoire ( CEP ), a précisé le parlementaire.Les premiers amendements des députés exigeaient que les candidats au Sénat ou à la députation soient diplômés d'études secondaires ce qui avait provoqué les vives protestations d'une bonne partie de la classe politique qui estimait cette provision « anti-démocratique ».Vendredi était le dernier jour pour que les députés approuvent ce projet de loi, leurs fonctions prenant fin hier, quatre ans après leur entrée en fonction le 4 février 1991.Neuf des 27 sénateurs, élus pour six ans, resteront en fonction, trois pour chacun des neuf départements géographiques du pays.Le Sénat se renouvelle par tiers tous les deux ans.Le CEP doit encore fixer la date des élections après la promulgation de la loi électorale par le président (ean-Bcrtrand Aristide.Le premier ministre Smarck Michel, en visite officielle aux États-Unis a laissé entendre officieusement qu'elles pourraient se dérouler le 2» avril.v L'Organisation politique Lava-las ( OPL ) de Gérard Pierre-Charles, proche du président Aristide, le FNCD ( Front national pour le changement et la démocratie ) du maire de Port-au-Prince Evans Paul et du sénateur Turneb Delpé, les deux branches rivales du socialisme haïtien, le KONAKOM ( Congrès des Mouvements démocratiques ) de Victor Benoit et le PANPRA ( Parti^ nationaliste progressiste révolutionnaire haïtien ) de Serge Gilles et les centristes de Marc Bazin doivent notamment participer à ce scrutin.Les démocrates chrétiens de l'ancien président Leslie Manigat ont réservé pour l'instant leur réponse, réclamant des garanties au niveau électoral.La communauté internationale et les États-Unis en particulier se sont engagés à apporter une assistance financière à l'organisation de ces élections dont ils considèrent le déroulement comme un test démocratique.Cette consultation doit être suivie en décembre par des élections présidentielles.D'autre part, le président Aristide a inauguré, vendredi à Port-au-Prince, la nouvelle académie de police haïtienne pour laquelle les États-Unis ont fourni 53 millions de dollars sur cinq ans.« La naissance de cette nouvelle académie de police symbolise l'espoir de notre démocratie », a déclaré le président haïtien.« Nous sommes en train de tracer une ligne irréversible dans l'histoire d'Haïti », a souligné M.Aristide, stigmatisant l'attitude de l'armée haïtienne en charge de la police depuis l'indépendance du pays en 1804 et qui « a voulu s'accrocher à un pouvoir absolu ».« C'est bel et bien fini », s'est exclamé le président haïtien.« Quand vous êtes policiers professionnels vous n'êtes pas liés à un président, vous êtes liés à la Constitution.Soyez fidèles à la Constitution, au peuple haïtien », a-t-il ajouté devant les 375 élèves policiers \u2014 dont 8 p.cent de femmes \u2014 rassemblés dans l'ancien Camp d'Application, autrefois le plus important dépôt d'armes et principale base militaire de l'armée haïtienne.Le secrétaire d'État haïtien à la Justice, responsable de la police» Léon Jeune, a également remercié « spécialement » le Canada pour avoir formé 100 policiers haïtiens à l'Académie de Rcgina ( Saskat-chewan ) de la Gendarmerie royale du Canada ( GRC ).M.leune a souligné l'importance d'une police démocratique « bien encadrée et entraînée capable d'inspirer confiance à la population ».« Bien des choses odieuses ne se reproduiront plus » a-t-il poursuivi.Dix-huit instructeurs américains de l'International Criminal Inves-tigative Training Assistance Pro-gram ( ICITAP, organisme conjoint du département de la Justice et du département d'Etat américains ), cinq Canadiens de la GRC, cinq Français ( 2 policiers et 3 gendarmes ) et trois Salvadoriens forment les élèves policiers par cycles de quatre mois.Chaque mois, une nouvelle promotion de 375 élèves commence la formation afin d'atteindre, à la fin de 1995, un total de 3000 policiers.BANGKOK La dirigeante de l'opposition démocratique et prix Nobel de la Paix, Mme Aung San Suu Kyi, est toujours en résidence surveillée.¦ Les autorités militaires au pouvoir en Birmanie ont libéré hier 28 nouveaux prisonniers politiques, dont deux figures connues de l'opposition, a annoncé Radio Rangoon ( officielle ).Le militant démocrate Aung Khin Sint, 60 ans, et l'un des poètes les plus populaires du pays, Tin Moe, arrêté en 1989, font partie des libérés.Plus de 2000 prisonniers politiques birmans ont été libérés depuis l'annonce par le régime militaire en avril 1992 qu'il relâcherait graduellement tous les détenus politiques qui, selon lui, ne menaçaient plus la sécurité nationale.Cette semaine 70 personnes au total ont été remises en liberté.Les diplomates estiment cependant qu'il y a encore en prison de 1000 à 2000 dissidents.La dirigeante de l'opposition démocratique et prix Nobel de la Paix, Mme Aung San Suu Kyi, est toujours en résidence surveillée.Ces nouvelles libérations interviennent alors que le régime est critiqué pour son non-respect des droits de l'Homme et qu'il mène une offensive armée contre la rébellion Karen et étudiante.Les coups sévères portés aux Karen s et à leurs alliés ont affaibli l'opposition mais menacent en même temps d'entraver les ambitions de la ju-net d'ouverture aux capitaux étrangers, estiment diplomates et observateurs à Bangkok.Outre les protestations de Washington et Canberra, la Thaïlande voisine, architecte en Asie de la politique d\"engagement constructif » à l'égard des généraux birmans, est placée dans un embarras considérable, sa frontière à nouveau déstabilisée par les combats et plus de 10 000 réfugiés sur son sol.Pour la première fois, des voix se sont élevées au sein du gouvernement à Bangkok pour remettre en cause l'approche conciliante à l'égard des militaires au pouvoir à Rangoon.«c Je crains que les combats n'affectent la politique d'engagement constructif de l'ASEAN.Si les combats continuent, l'ASEAN pourrait considérer que cette politique n'est plus la bonne », a déclaré le ministre thaïlandais des Affaires étrangères, M.Thaksin Shinawatra, cité hier dans la presse.Aux lendemains des massacres de Rangoon de 1988, Bangkok avait pris la tête de l'opposition aux sanctions occidentales et fait prévaloir la conciliation dans les rangs de l'ASEAN ( Thaïlande, Philippines, Malaisie, Indonésie.Singapour et Brunei ).Signe de la nervosité régnant à Bangkok, le chef du gouvernement en personne, Chuan Leekpai, a fait savoir qu'il se rendrait à la frontière birmane aujourd'hui pour une tournée inédite de trois jours, à Mae Sot notamment.Face à Mae Sot, quelque 800 défenseurs ka-rens attendent, sous des bombardements intermittents, un assaut des forces gouvernementales dans leur camp retranché de Khamoora.Rompant soudainement en décembre un cessez-le-feu de trois ans et son engagement à régler pacifiquement la question de ses minorités, la junte militaire birmane a engagé une vaste offensive contre les Karens, l'une des plus anciennes insurrections au monde.Ses troupes se sont emparées la semaine dernière, après une attaque-éclair, de Manerplaw, « capitale » de l'Union Nationale Karen ( KNU ) et de l'opposition démocratique birmane.La plupart des observateurs s'accordaient toutefois pour considérer que la junte \u2014 le Conseil d'Etat pour la restauration de la loi et de l'ordre, SLORC \u2014 n'était pas au bout de ses peines et que la KNU allait reprendre une guerre de guérilla, dans laquelle elle a longtemps excellé.Hier, un éditorial du quotidien The Nation critiquait le gouvernement thaïlandais après la signature jeudi d'un accord « historique » pour la construction d'un gazoduc entre la Birmanie et la Thaïlande, qui doit passer à travers les zones insurgées.« Le mininum que la Thaïlande aurait pu faire aurait été d'exiger la libération d'Aung San Suu Kyi en échange de l'achat du gaz », écrit The Nation.\u2022 « Les compagnies pétrolières étrangères im- Çliquées \u2014 l'entreprise française nationalisée btal et l'américaine UNOCAL \u2014 doivent être aussi condamnées.Leur appétit de profits aux dépends des droits de l'homme fait apparaître les belles paroles des dirigeants occidentaux comme de la pure hypocrisie », ajoute-t-il.Selon le journal et la plupart des observateurs, l'offensive du SLORC est notamment destinée à assurer la construction du gazoduc \u2014 ainsi que d'un barrage sur la Salween \u2014 qui doit lui rapporte 400 millions de dollars par an.Mais « la sécurité du gazoduc est loin d'être assurée » et « la guerre est loin d'être terminée », ajoute le journal.\u2014i-\\-j LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 5 FÉVRIER 1995 I * Discovery tente d'expliquer le phénomène d'après AP et AFP HOUSTON ¦ À l'aide du bras-robot canadien de quinze mètres de la navette spatiale Discovery, le cosmonaute russe Vladimir Titov a hissé hier un sateSllite rouge d'1.2kg de la soute de la navette spatiale, pour permettre à la Nasa de mieux comprendre le phénomène cosmique du shuttle glow, ce halo qui entoure parfois les véhicules de l'espace.Le satellite Spartan a par la suite pointé un télescope à rayonnement ultraviolet vers la queue de la navette, pour une étude de quatre heures et demie, avant de le diriger vers l'un des réacteurs pour obtenir des images des fumées d'échappement, puis de le replacer dans la soute de la navette.Les scientifiques espèrent ainsi confirmer une théorie selon laquelle le faible halo observé parfois autour de la navette naît de la rencontre entre la navette et des moléetftes d'oxygène et de nitro-gène.Les militaires estiment que ce phénomène pourrait permettre de suivre à la trace des missiles.Spartan devrait être lâché pendant deiux jours la semaine prochaine pour d'autres études astronomiques avant qu'on ne le rembarque dans la soute.Dans la nuit de vendredi à samedi, l'équipage avait expulsé dans l'espace trois sphères et trois câbles de métal, afin de permettre à la Nasa de régler des radars situés aux États-Unis, en Alleman-ge et dans le Pacifique-Sud et devant détecter des déchets spatiaux.Aujourd'hui, l'agence spatiale surveille environ 7000 gros objets dérivant dans l'espace, mais estime que plus de 110 000 autres, plus petits, ne peuvent pas fuite de combustible qui a été détectée hier dans un «impulseur» de Discovery.La nouvelle fuite, située sur l'un des systèmes de propulsion à l'avant de la navette, est plus importante que la première détectée peu après le lancement, vendredi, ont précisé des responsables, qui ont donné l'ordre à l'équipage de couper l'arrivée de carburant.«Il y a de nombreuses inconnues et incertitudes avec un rendez-vous de ce type», a déclaré le commandant de la navette lames Wetherbee, ajoutant qu'il serait déçu si Discovery ne pouvait s'approcher suffisamment près de la station russe.Des responsables russes ont d'ailleurs fait part de leur inquiétude sur de possibles dégâts que pourraient provoquer ces fuites sur la station.Le directeur de la mission, Ran- dy Stone, a indiqué que la Nasa se conformera aux recommandations russes.Quels que soient ses résultats, le rendez-vous de lundi n'aurait pas de conséquences sur l'arrimage d'une navette Atlantis sur Mir en juin prochain, a précisé un responsable.Au moins sept autres Atlantis devaient s'arrimer sur la station russe d'ici à 1997, dans le cadre du programme de construction d'une station spatiale internationale.Le satellite Spartan est ramené à bord de la navette à l'aide du bras-robot, après avoir servi à des expériences sur le « halo » qui nimbe souvent les engins spatiaux.PH0T0 AP ' être détectés et sont tout aussi dangereux.Alors que l'équipage se préparait hier à sa manoeuvre d'approche de la station orbitale russe Mir, sans amarrage, la Nasa surveillait toujours la fuite, considérée comme mineure, détectée vendredi, d'un des 38 propulseurs directionnels, qui laisse échapper du gaz propulseur glacé dans l'espace.Le commandant lames Wetherbee a déclaré qu'en général la fuite ressemble à «à de la neige tombant doucement» ne contenant que peu de particules.Toutes les 50 secondes, la fuite prend une allure de geyser.Si la fuite ne peut pas être colmatée, le rendez-vous avec Mir sera tout de même maintenu, mais Discovery n'approchera de la station russe qu'à 300 mètres de distance, au lieu des dix mètres prévus initialement.Cette mission servira de répétition en grandeur nature du véritable amarrage qui sera effectué en juin prochain par la navette Atlantis.En réalité, c'est une deuxième Le service » InfoBref Bell Le téléphone le plus lu.Le quotidien le plus écouté ! Bell et La Presse s'unissent pour offrir aux gens d'affaires un service audiotex des plus pratiques.Accessible gratuitement* à l'aide d'un téléphone à clavier, le service InfoBref1* Bell présente des rubriques d'intérêt pour toute personne évoluant dans les secteurs les plus diversifiés du monde des affaires.De l'éditorial à l'actualité, en passant par les événements d'affaires, le service InfoBref Bell vous conduit droit au cœur du monde qui vous touche de près.8 7 5 - B e 1 1 Découvrez ces rubriques pratiques qui vous permettent de rester à l'avant-garde de l'actualité Consultez-les quotidiennement sans frais* 1 O Nouvelles en bref La Une: 1 Nouvelles locales: 2 Nouvelles sportives : 3 Nouvelles économiques: 4 Nouvelles nationales et internationales: 5 En primeur: 6 ENCAN PUBLIC AU PORT DE MONTRÉAL LE CONTENU DU PAVILLON CULTUREL DE LA TURQUIE AU FESTIVAL CANADIEN DES TULIPES CARGAISONS NON PAYÉES / LIVRÉES EN RETARD DÉDOUANÉES AUX DOUANES CANADIENNES TAPIS DE TURQUIE ET DE PERSE FAITS A LA MAIN ET CERTIFIÉS AUTHENTIQUES TOUTES DIMENSIONS ET CATÉGORIES, EN SOIE ET EN LAINE LA MARCHANDISE CONSIGNÉ DOIT ÊTRE VENDUE DANS LE PAYS D'ARRIVÉE POUR SATISFAIRE À LA RÉGLEMENTATION DU COMMERCE EXTÉRIEUR DU GOUVERNEMENT TURC TOUTE LA MARCHANDISE EST GARANTIE PAR LE GOUVERNEMENT DE LA RÉPUBLIQUE DE TURQUIE Paiement: comptant, carte de crédit ou mandat bancaire.Commission à l'achat de 10% exigée ENTREPÔT MARITIME 1475, RUE OTTAWA LE DIMANCHE 5 FÉVRIER 1995 ENCAN À 14 h \u2022 INSPECTION À COMPTER DE 13 h Encan mené par: DON DE CHANGER LES CHOSES COOPER STERLING LTD.(905) 477-5213 Éditoriaux et question du jour Info-Affaires1* Bell À surveiller cette semaine : 1 Causeries et conférences d'affaires: 2 Perfectionnement en gestion : 3 Finance et comptabilité: 4 Marketing, communication, vente et service a la clientèle : 5 Production, qualité, environnement et technologie: 6 Ressources humaines et formation : 7 Informatique: 8 INTERNATIONALE DE MONTREAL O Questions d'affaires 5 choix de chroniques disponibles Réponses d'affaires i Produits et services de Bell O Services de La Presse Service des abonnements: 1 Annonces classées : 2 Publicité: 3 Rédaction : 4 Information sur les concours : 5 Renseignements généraux : 6 Dins U rone d'appel locale seukmem.4 I NOM: AU STADE OLYMPIQUE DU 3 AU 12 FÉVRIER 1995 000$ EN PRIX À GAGNER \u2022 UN ENSEMBLE; BATEAU, REMORQUE DE PRINCECRAFT SPRINGBOK ET MOTEUR EVINRUDE DE OMC \u2022 UN BATEAU PNEUMATIQUE ACHILLES DE McQARR MARINE ET MOTEUR JOHNSON DE OMO \u2022 UN QUAI FLOTTANT DE ARQOZY MARINE AVEC ACCESSOIRES \u2022 DEUX CANOTS KAYAK COSTA RICA DE PÉLICAN INTERNATIONAL \u2022 DEUX WEEK-ENDS DE SKI À JAY PEAK Houros d'ouverture : semaine : I2h à 22h, samedi : 10h à 22h, dimanche : 10h à 19h Prix d'admission ( taxes incluses ) : adultes : 9,00$, fige d'or, étudiants : 7,00$ enfants 6 à 12 ans accompagnés d'un adulte : 3,00$ Les guichets ferment une heure avant la fermeture de l'exposition.Le tirage aura lieu le dimanche 12 février à 16 heures à l'estrade principale.Complétez ce coupon de participation et déposez-le dans les boîtes de tirage h l'ExpoNautiquo ou postez-le à La Presse, Concours ExpoNautique La Presse Ltée., C.P.11053, suce.Centro-VMe, Montréal H3C 4Y9 ÂGE: PRÉNOM: ADRESSE:\t\tAPP.: VILLE:\tCODE POSTAL:\tTÉL.: Pour ae mériter leur prix, les gagnent* devront répondre correctement à le question mathématique suivante : 100 ?2 - 43 = R£ LES ASSURANCES /\\ , e wgfr Ffehcan CKAC73AM wBi C FTm eArtjoxy rviAftim CO.LTSS .SEIV_300 Un monda de sacutkxa letirogeauratieule 12 février 1995 à 16 hewes ou Stoxie orympkjue.les règlements du concourt sont disponibles sur demande a \\1 xpoNauflauo.\u201e *¦ Mil COMMANDITAIRE OFFICIEL \u2022 LES ASSURANCES CUMIS LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 5 FEVRIER 1995 La petite histoire du 7e art I) I I maître suspense Textes et recherche DENIS MASSE i i « i i i i i i \u2022 i i i i .i ! I t l I l t l % I i I I l i I i I i i l I I i i i I i i I i l > i \u2022 l i \u2022 i i I \u2022 i I I I i t l I \u2022 t 1 \u2022 l t i I i \u2022 l i i I l i i t i i I i i l I t \u2022 i \u2022 I I i i \u2022 < t | I « I I i l I i « Psychose » a fameuse scène de la douche, qui glaça d'effroi les cinéphiles de 1960, a probablement été la scène la plus discutée, la plus analysée de l'histoire du cinéma.Pour sa part, Anthony Perkins, alors âgé de 28 ans, traîna toute sa carrière durant, une réputation de tueur psychopathe.À tous ceux qui ne l'assimilaient qu'à ce genre de personnage, il s'excusait invariablement en expliquant qu'il n'était même pas sur le plateau lorsque Hitchcock tourna cette scène qui dure 45 secondes à l'écran et qu'il mit une semaine à réaliser.« Je suis contraint de porter le blâme du célèbre meurtre dans la douche, répétait Perkins, alors que j'étais à Broadway où je répétais une pièce de théâtre.Le vrai coupable est ma doublure ! Il se prénommait Burt.» Doublure aussi pour fanet Leigh qui n'aurait jamais accepté de se déshabiller devant les caméras.Certaines publications ont avancé que l'actrice portait, pour cette scène, un collant couleur chair mais que la vapeur produite par l'eau chaude fit fondre le produit adhésif tenant la moleskine à son buste.L'histoire ajoute que nullement décontenancée, elle continua de jouer la scène jusqu'à la fin.Si cette situation embarrassante est réellement arrivée, ce n'est pas Janet Leigh qui en fit les frais mais sa doublure de 23 ans, Margo Ep-per.Les visages et les mains sont les seules parties du corps de Janet Leigh qui sont exposées dans cette scène horrifiante.Janet Leigh était inondée d'appels et de lettres chaque fois que le film était montré dans les salles ou même à la télévision, ce qui se produisait au moins 25 fois par année aux États-Unis.Quant au meurtrier, c'était Hitchcock lui-même.C'est lui qui tenait le couteau parce qu'il était le seul à savoir où il devait le brandir exactement.¦ Economies Hitchcock a tenu à faire ce film en noir et blanc.Raisons d'économie ?La couleur ne lui aurait certes pas permis d'utiliser de la sauce au chocolat pour simuler le sang se répandant dans la cabine de douche, comme il l'a fait.Producteur et réalisateur de ce film, Hitchcock a tiré 800 000 $ de son compte en banque pour le tourner entièrement sur les terrains de la Universal.« Psychose » s'avéra le plus profitable de ses filùi5 avec uêS iccciicS iiiOiiuiôlcS uC 20 millions.Hitchcock lui-même empocha quelque deux millions et demi de dollars durant les quatre premiers mois de projection aux Etats-Unis.Les deux principaux protagonistes du film, Anthony Perkins et Janet Leigh ( qui allait peu après divorcer de Tony Curtis ) reçurent seulement 40 000 $ chacun pour leur prestation.La collègue de travail de Marion Crâne ne coûta pas très cher non plus au producteur puisque le rôle était tenu par sa propre tille Patricia, que i on avaîi vue précédemment dans « L'inconnu du Nord-Express » ( 1951 ) ; ce fut sa dernière apparition à l'écran.Le complot du silence L'une des clés du succès obtenu par ce film au box office repose en partie sur le secret dont Hitchcock a entouré le tournage et ensuite la sortie en salles.Le maître du suspense a fait jouer de sa réputation bien avant que le film ne soit projeté.Il connaissait aussi toutes les ficelles de la publicité.Dans la mesure du possible, Hitchcock a maintenu le plus grand secret « SUSPENSE : n.m.( mot angl.).Moment d'un film où l'action tient le spectateur dans l'attente angoissée de ce qui va se produire.» ( Larousse, 1992 ).S'il est un cinéaste qui a su cultiver l'art du suspense, de la peur obsédante, force est de reconnaître qu'Alfred Hitchcock mérite amplement le surnom qui lui a été accolé tout au long de ses 53 films, depuis « L'éventreur » ( « The lodger », 1926 ) jusqu'à « Complot de famille » ( « Family Plot, 1975).Hitchcock était lui-même un homme obsédé.Son père l'avait enfermé, à l'âge de cinq ans, dans une cellule de commissariat ( avec la complicité d'un ami policier ) pour une incartade d'enfant dont il aura totalement oublié la nature.Mais cette expérience l'aura traumatisé toute sa vie.Catholique, il sera plus tard éduqué chez les jésuites, dans la crainte de l'enfer.Ces deux faits marquants se refléteront dans son oeuvre cinématographique : un thème récurrent sera celui de l'innocent accusé d'un crime qu'il n'a pas commis, prisonnier de situations indépendantes de sa volonté.Mais Hitchcock, né en Grande-Bretagne en 1899, vaut mieux que cette étiquette de maître du thriller qui lui est restée collée à la peau.Il a su merveilleusement conter des histoires, innovant et maîtrisant totalement les techniques de tournage les plus astucieuses.Hitchcock reste l'un des plus habiles réalisateurs au monde.« L'un des trois ou quatre à posséder le mieux son métier », a dit de lui le critique du cinéma André Bazin.Curieusement, ses films, même les plus populaires, ne lui ont jamais apporté d'Oscar.Mais il recevait un Oscar spécial en 1979 pour « l'ensemble de son oeuvre ».La même année, la reine Elisabeth lui conférait le titre de Chevalier.Il était temps ; Hitchcock disparaissait l'année suivante.PHOTOS La Presse Hitchcock créera à l'écran des moments de terreur qui resteront gravés dans la mémoire des spectateurs.Tels cette scène de « Psychose », avec Anthony Perkins ( ci-dessus ).Or.se souviendra aussi des sympathiques apparitions du réalisateur dans presque tous ses films, notamment « L'inconnu du Nord-Express » ( ci-dessous ).autour de l'intrigue, interdisant même que le synopsis habituel soit publié à des fins publicitaires.Il a tourné son film derrière des portes closes et personne, y compris les représentants habituels des médias, n'a été autorisé à Erendre des photos sur les plateaux, [itchcock était d'avis que le moindre tuyau sur le déroulement de l'histoire pouvait gâter le plaisir des spectateurs.Aussi a-t-il obligé les directeurs de salles à fermer leurs portes une fois la représentation commencée.« Psychose » est tout empreint de voyeurisme.L'exercice commence dès les premières scènes, dans la chambre où lanet Leigh et son amant John Gavin se livrent à des jeux amoureux, un plan très chaud à l'époque où Hollywood se montrait encore timide sous ce rapport.Gavin \u2014 qui allait être nommé ambassadeur des Etats-Unis au Mexique en 1980 \u2014 était non seulement réticent mais embarrassé à tourner la scène sans chemise et son interprétation trahissait sa retenue pudique.Hitchcock recommanda à son interprète féminine de laisser errer sa main au-delà de ce qui était permis à l'écran.Le maître se plaisait à raconter que l'amant montra alors des signes d'un peu plus de virilité.Le voyeurisme s'affirme encore alors que le spectateur est amené à regarder avec Anthony Perkins par l'orifice percé dans le mur de la chambre numéro un et d'épier sa belle pensionnaire pendant qu'elle se prépare aux ablutions les plus pernicieuses de l'histoire du cinéma.Petit détail : le tableau qui recouvre cette lunette d'observation pratiquée dans le mur est une copie de « Suzanne et les aînés », une oeuvre de Rembrandt qui dépeint une histoire apocryphe, celle d'une jeune fille à qui il arrive malheur après avoir été épiée.Le trucage de l'écran noir La fameuse scène où l'enquêteur des assurances Martin Balsam déboule dans l'escalier a été réalisée grâce à un trucage classique du cinéma : l'écran noir.L'image de Balsam assis en toute sécurité dans le fauteuil roulant, bras en avant, est superposée à l'image de l'escalier qu'une caméra placée à trente mètres au-dessus a filmé en plongée.C'est, du reste, la scène la plus chère .du film.Si vous êtes bon observateur, vous noterez au passage que Vera Miles ( Lila Crâne ) porte une perruque.Elle venait de tourner, la tète entièrement rasée, dans « Cinq femmes marquées » ( Martin Ritt, 1960).Anthony Perkins a vécu avec l'ombre dévorante de Norman Bâtes qu'il a retrouvé dans un « Psychose II » et même un « Psychose III », des suites décevantes qui ne supportent pas la comparaison avec l'original.Mais c'est à Hitchcock que revient le mot de la fin avec le plus horrible des hommages.À Los Angeles, un homme fut arrêté pour le meurtre de trois femmes et avoua avoir assassiné la troisième après avoir vu « Psychose ».Aussitôt, les journalistes téléphonèrent au metteur en scène : « Alors, étes-vous satisfait ?» « Non ! répondit, imperturbable, le maître du suspense, il n'a pas dit après lequel de mes films, il a tué la deuxième ! » » Sources: Ciné-Tcle-Revue, octobre 1991 ; « Offs-creen on screen », Peter van Celdcr.Aurum 1990.PSYCHOSE ( PSYCHO ) USA.1960 Real.: Alfred Hitchcock Int.: Anthony Perkins ( Norman Bâtes ).lanet Leigh ( Marion Crâne ), Vera Miles ( Lila Crâne ).John Gavin (Sam Loomis ), Martin Balsam ( Mil-ton Arbogast ).Patricia Hitchcock ( Carolyn ).Employée dons une agence immobilière, Marion Crâne dérobe 40 000 dollars à son patron uum lin mouvement irraisonné et s'enfuit de la ville.A la nuit, elle s'arrête à un motel désert tenu par un jeune homme étrange, Norman, oui vit en compagnie de sa vieille mère invisible ( on l'entend crier).Alors qu'elle prend *n Hnurhp.Marion est assassinée par la vieille.Mais elle est recherchée par son amant et par sa soeur ma.et aussi par le détective de la compagnie d'assurances Ce dernier se rend au motel où il est tué à son tour.Pu fouillant la maison.Lila échappe de peu à la mort.et démasque la folw de Norman.100ANS DIMANCHE PROCHAIN Des stars en culotte courte CINEMA Le défi des cinéphiles: deviner où se cache M, Hitchcock ans la vie courante, le célèbre cinéaste britannique était très superstitieux.Et, pour mettre toutes les chances de son côté, il tenait absolument à paraître, ne fût-ce que de façon furtive, dans tous ses films.C'était, pour lui, une manière de signer ses films, le temps .d'un ou deux plans.Il avait commencé cette habitude dans l'un de ses premiers films, « L'éventreur » ( « The Lodger » ), en 1926.Depuis lors, c'était devenu une espèce de défi pour les cinéphiles que de repérer à l'écran la scène toujours très brève où il apparaissait.Dans « Frenzy », son avant-dernier film, en 1972, il s'était donné plusieurs petits rôles de figurant dont il allait sélectionner le meilleur au montage.Il apparaît en bon Anglais typique, flânant dans les rues de Londres, son visage joufflu à demi caché sous un chapeau melon.Mais il s'est vraiment amusé dans une autre séquence en réussissant un gag à sa façon.Dans cette scène, il campe un respectable ministre de la Santé louant, devant son auditoire, la propreté et l'absence de pollution dans sa verte Angleterre.Et c'est alors que l'on voit un cadavre de femme flotter au fil de la Tamise qui coule poétiquement en toile de fond ; quelques mètres derrière la noyée surgit un second cadavre, figure et ventre rondouillards, costume sombre, chapeau melon.Tous les spectateurs sont alors dupes d'une supercherie : si tout le monde croit avoir noté là la présence furtive d'Hitchcock, en réalité, il s'agit d'un mannequin de cire ! Hitchcock s'est toujours montré fort réjoui de ce gag- Il s'est amusé encore dans son dernier film « Complot de famille » tourné en 1973.Non seulement par le titre du film, qui, en anglais, « Family Plot » veut aussi bien dire « Caveau de famille ».Mais encore, il berne les spectateurs en apparaissant non pas en réel mais en se profilant en ombre chinoise derrière une porte vitrée qui porte l'inscription « Archives des naissances et des décès ».i Souvent, il se contentera de se montrer en piéton traversant la rue.Ce sera le cas dans « Sueurs froides » ( « Verti-go, 1958»).Dans «Correspondant 17» ( « Foreign correspondent, 1940 » ), le piéton qu'il est se cache derrière un journal qu'il semble lire attentivement en passant devant Joël McCrea.Dans « La mort aux trousses » ( « North by Northwest, 1959»), il en fait un petit peu plus, car, en plus de traverser la rue, il rate son autobus.Il traverse encore la rue dans « La corde » ( « The rope, 1948 », mais, en plus, on peut voir sa face rubiconde sur une publicité montrant les effets « avant » et « après » d'un produit amaigrissant appelé Redu-co.Cette publicité fait partie d'une reconstitution miniature du panorama de Manhattan ornée de multiples ampoules incandescentes et de 200 tubes néon qu'Hitchcock affectionnait particulièrement.Dans « Lifeboat » ( 1944 ), il avait eu recours au même truc de la publicité annonçant des pilules pour maigrir et montrant son visage «avant» et « après » dans un journal dont il fait la lecture.II faut savoir qu'Hitchcock luttait contre un début d'embonpoint et qu'il venait de perdre plusieurs dizaines de kilos à la suite d'un régime sévère.Dans « L'homme qui en savait trop » ( « The man who knew too much, 1956 »), il se contente de regarder le spectacle d'acrobates arabes.Dans « Cinquième colonne » ( « Saboteur, 1942»), on le reconnaîtra devant un kiosque à journaux.Dans « Une femme disparait» («The Lady vanishes, 1938 » ), il incarne un voyageur attendant le prochain train dans une gare.Dans « La loi du silence » ( « I confess, 1953 » ), on le voit passer dans une cage d'escalier.Un peu plus présent dans « Les oiseaux » ( « The birds, 1963 » ), on le voit promener ses chiens, deux terriers Sealyham.II est encore présent dans le fameux « Psychose » ( « Psycho, 1960 » où il se contente de se tenir a l'extérieur d'une agence immobilière, en attendant l'autobus, coiffé d'un grand chapeau texan.Dans « Le crime était presque par- S fait » ( « Dial M for Murder, 1954 » ).son apparition sera la plus furtive de toutes : on voit sa photo passci très rapidement à l'écran.Dans « Les enchaînés » ( « Notorious, 1946 », il est dissimulé parmi un groupe d'invités où il avale une coupe de Champagne.Dans « Fenêtre sur cour » ( « Rear window » ), il personnifie un valet qui remonte une horloge.C'est dans « L'inconnu du Nord-Express» («Strangers on a train, 1951 ) qu'il se donne le plus de mal : il essaie de monter dans un train avec une énorme contrebasse.Déjà, dans « La maison du docteur Edwards» ( « Spellbound, 1945»), il avait aussi utilisé un instrument de musique : il sortait d'un ascenseur portant un étui à violon.Hitchcock, le facétieux, aimait ainsi mystifier son auditoire des salles obscures jusque dans ses apparitions surprises tout à fait étrangères au récit.Source: « Rctakcs ».lohn Eastman.Rallantinc Bookb.New York.1989.11 ¦ I LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 5 FEVRIER 1995 Génies en herbe In coflob«rotten ov* C«ni«i «n H«rb« Pmtologlt Inc., 3535, boni, toi «mont, Montréal H1X 1K7 A 1926-1935 1.Quel pays du Moyen-Orient, dont la capitale actuelle est Beyrouth, devient une république parlementaire en 1926?2.Dans quel pays d'Amérique y eut-il la guerre religieuse des «cristeros» entre 1926 et 1929?3.Quels deux pays s'affrontent dans la guerre du Rif entre 1925 et 1926?4.Dans quels accords de 1929 l'Italie reconnaît-elle officiellement le Vatican?5.Qui devient président de la République Dominicaine en 1930?6.Quel chef d'État dote l'Ethiopie d'une constitution à l'orientale en 1931?7.Quel pays est vainqueur de la Bolivie dans la guerre du Chaco de 1932 à 1935?8.De quel pays Battista devient-il le dictateur en 1933?9.Qui organise une seconde campagne de désobéissance civile en Inde entre 1930 et 1933?10.Quel nom porte le retrait des communistes chinois attaqués par le Guomin-dang entre 1934 et 1935?B FESTIVALS 1.De quel célèbre (mais défunt) festival de films de science-fiction français Braindead de Peter Jackson avait-il remporté la palme en 1992?2.Quel événement saisonnier tente de promouvoir la musique électroacoustique au Québec?3.Dans quel festival cajun court-on à cheval de maison en maison pour quémander de la nourriture pour confectionner le gumbo du soir?4.Quel festival québécois a une version anglaise nommée Just for Laugh ?5.Quel ville de Bavière est réputée pour son festival de la bière et de la saucisse en octobre?C ASSOCIATIONS Associez le pathologiste à son objet de recherche 1.Néphrologue 2.Oncologue 3.Stomatologue 4.Rhumatologue 5.Hématologue a) Maladies du rein b) Maladies de la bouche c) Maladies du sang d) Cancer e) Problèmes d'articulations JEUX 1.Quelle boule ne doit-on empocher qu'à la fin au pool?2.Au poker, quelle est la composition d'une main pleine?3.Quel nom péjoratif donne-t-on souvent aux machines à sous?4.Dans le Monopoly canadien, de quelle couleur sont les terrains qui représentent les rues de villes du Québec?5.Qu'y a-t-il de particulier .dans une partie de stud poker?À ' Cette fleur produit une drogue.E ÉPICES 1.Quelle plante à épice a pour nom général bras-s/ca?2.De quel pays le mélange d'épice nommé sambal oe-lek est-il originaire?3.Quelle sauce tunisienne à base de piments, entrant dans la fabrication de divers couscous, est particulièrement épicée?4.Quelle épice est réputée être la plus chère de tous les aromates (même si c'est plutôt un colorant)?5.Quelle épice au goût camphré, très populaire en Orient, possède une variété verte, une blanche et une brune?6.Quel fruit séché donne son goût (et son nom) au gin?7.Quel nom porte le tégument de la noix de muscade?8.Quelle fleur produit à la fois des petites graines et une drogue?9.Qu'est-ce qui fait la particularité de la vodka rouge?10.De quel pays le mélange d'épices nommé garam masala est-il originaire?P IDENTIFICATION D'UN PERSONNAGE 1.Violoniste et compositeur français né à Versailles et mort à Genève (1766-1831).2.Très précoce, il enseigna le violon au conservatoire et devint maître de la chapelle royale.3.Il a entre autres composé 40 études ou caprices pour violon seul (1807), un ouvrage théorique sur le violon.4.Beethoven lui a dédié sa Sonate pour violon et piano, opus 47.Festival cajun.SOLUTION A LA DERNIÈRE PAGE DES ANNONCES CLASSÉES Scrabble Pierre Q.T.Nguyen verbes de j e vous ai donné, il y a quelques semaines, la liste des verbes ¦ - .v;1.1 ¦-1-¦\u2014 *è i .\u2022 * \u2022 * w M -*i \" r Il faut tout de même une bonne forme physique pour grimper ainsi jusqu'à 40 mètres de hauteur.C'est la routine habituelle de la chercheuse américaine Nalini Nadkarni.Elle étudie l'épaisse couche de débris végétaux et d'humus, ainsi que la multitude de plantes qui recouvrent les hautes branches des arbres tropicaux.Ces branches constituent des écosystèmes uniques, abritant une flore et une faune très diversifiées.Ici même à Montréal, il y a Catherine Potvin, professeur à l'Université McGill, qui effectue des travaux de recherche sur la cime des arbres tropicaux à partir de la grue de Panama.Une plante sur deux Don Perry estime que dans certai- nes parties très humides du Costa Rica, près de la moitié des espèces de plantes se trouvent dans la cime des arbres.Comment est-ce possible ?Les branches des arbres forment de véritables jardins suspendus, avec leur propre terreau, remplis de plantes « épiphytes ».Les épiphytes sont des plantes qui poussent sur d'autres, sans toutefois les parasiter.La branche de l'arbre hôte ne sert que de support.Les épiphytes tirent leur subsistance des détritus végétaux qui s'accumulent sur les branches, entre les plantes épiphytes et à l'aisselle de leurs grosses feuilles.Les pluies abondantes fournissent aux épiphytes toute l'eau nécessaire à leur croissance.D'ailleurs, l'abondance de plantes à fleurs épiphytes est une caractéristique propre à toutes les forêts tropicales humides.On connaît à l'heure actuelle 29 000 espèces de plantes supérieures épiphytes, réparties dans 83 familles.Cela représente plus de 10 p.cent de toutes les plantes supérieures connues ! Ceci est énorme surtout si on considère qu'en plusieurs parties du globe, l'absence d'arbres ou la rigueur du climat empêchent la croissance d'épiphytes.Ce sont les orchidées qui mènent le bal de la diversité chez les épiphytes.En fait, la plupart des orchidées tropicales commercialisées, telles les phalaenopsis, les cattleya et les epi-dendrum, sont des orchidées épiphytes.Même la fleur emblème du Costa Rica, Cattleya skinneri, est une orchidée épiphyte.Après les orchidées, ce sont les broméliacées \u2014 la famille de l'ananas \u2014 qui sont les épiphytes les plus fréquentes en forêt tropicale humide.On peut voir une excellente collection d'orchidées et de broméliacées épiphytes dans les serres du Jardin botanique de Montréal.PHOTO DANIEL GACNON.cnUihnntinn tropical.La forme particulière des broméliacées permet à chacune d'elles de former un petit écosystème complet.Leurs grosses feuilles cireuses, en forme de langues, s'engainent les unes dans les autres, formant avec leurs bases réunies un réservoir où l'eau s'accumule.Certaines épiphytes peuvent ainsi contenir jusqu'à 20 litres d'eau ! Ces petits étangs suspendus, à 40 mètres du sol, grouillent de vie.On y trouve des grenouilles et des salamandres adaptées à la vie arboricole ; ces amphibiens pondent leurs oeufs dans l'eau des broméliacées et y complètent leur cycle de vie.Une broméliacée est aussi un univers complexe d'insectes et d'invertébrés de toutes sortes.On trouve deux fois plus d'insectes dans la voûte des forêts tropicales que dans leur sous-bois.C'est d'ailleurs à cause de la très grande diversité des insectes des cimes d'arbres tropicaux que l'on a estimé qu'il pourrait y avoir jusqu'à 30 millions d'espèces vivantes sur la terre! La voûte des forêts tropicales est le site d'une vie animale très intense.Durant le jour, les animaux y sont ra- K'es, bruyants et vivement colorés, singes, les grands perroquets et les toucans y cherchent fruits et graines.Les oiseaux mouches parcourent de longues distances pour butiner \u2014 et polliniser par le fait môme \u2014 plusieurs plantes épiphytes à fleurs rouges et jaunes.Ils doivent se méfier des petites vipères, de couleur jaune, qui se camouflent parfois parmi les fleurs.La nuit, les chauves-souris prennent la relève.Au Costa Rica, sur 200 espèces de mammifères, la moitié sont des chauves-souris.Quelques-unes sont carnivores, chassant les grenouilles arboricoles, quelques autres sont vampires, buvant le sang des oiseaux ou des mammifères endormis.Plusieurs chassent les insectes en vol.Mais la plupart mangent des fruits dont ils disséminent les graines dans leurs excréments, ou encore butinent certaines fleurs d'arbres ou d'épiphytes, tout en effectuant leur pollinisation.C'est exactement ce que des visiteurs ébahis ont pu observer au Biodôme de Montréal en novembre dernier durant une visite de nuit de la forêt tropicale, après la conférence de Don Perry dans la série des Nocturnes du Biodôme.Ils ont vu plusieurs petites chauves-souris, libres dans la forêt, venir cueillir en plein vol le pollen au bout des longues éta-mines de la fleur d'un arbre de la forêt tropicale.Le 24 janvier dernier, le professeur Francis Halle était le conférencier invité des Nocturnes du Biodôme.Pendant les décennies que Francis Halle a roulé sa bosse dans toutes les forêts tropicales du globe, il a pu observer la disparition progressive de celles-ci.Selon lui, ce n'est pas en créant des parcs et des réserves, où îuuic uciiviie humaine est exclue, que l'humanité arrivera à conserver la forêt tropicale.Pour être sauvée, la forêt tropicale doit être utilisée par ses habitants.L'homme doit pouvoir pratiquer des activités extractives à faible impact en forêt naturelle, telle la cueillette des noix, des fruits et du latex.Il doit aussi pouvoir s'y livrer à l'agroforesterie \u2014 une agriculture mixte d'arbres et de plantes utiles \u2014 en quelques endroits densément peuplés.Un système agroforestier, qui conserve la fertilité du sol, permettrait de préserver au moins la moitié des espèces d'une forêt naturelle.C'est beaucoup mieux qu'un pâturage, qui est voué à perdre sa fertilité après quelques années, forçant ainsi le paysan à abattre une autre forêt.Daniel Gagnon est directeur de la Recherche au Btodôme de Montréal et professeur a l'UQAM.* ?# Nommez quatre chercheurs qui étudient la cime des arbres tropicaux ¦ Répondez à la question ci-haut et gagnez une paire de billets pour visiter le Biodôme et le Planétarium.Deux bonnes réponses seront choisies au hasard chaque vendredi.Adressez vos réponses à : Chronique écologie et environnement.Biodôme de Montréal, 4777, ave Pierre-de-Coubcrtin, Montréal.Québec, Hl V 1B3 .i, A * * * La réponse à la question de la semaine dernière est : « le bois ».i "]
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