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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
D. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1995-02-04, Collections de BAnQ.

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[" CAHIER B3 1 h Presse Montréal, sainedi 4 février 1995 V -, i TELEPHONEZ 790-1245 (~\\ Thi.uro WiiiunnKiivp CTO '» i \u2022 .1-' A-1, O URNE Y MA N L'ASSURANCE VOYAGE La plut abordable au Canada également ouvert le samedi de 9 h a 15 h.1 800 661-8785 '\u2022¦ y: JEAW BEAUNOVER 4*1 \u2022 \u2022 ' ¦V ¦ «Il ne faudrait pas que les gens s'imaginent retrouver Ehzabeth Tay-lor et Audrey Hepburn sur scène, me dit André Lachapelle grimaçante.Notre jeu est différent et la pièce n'est pas le film.Personnellement, je préfère le téléfilm qu'on a réalisé dernièrement en se basant sur la pièce Sudden-ly last summer».Andrée Lachapelle et Sylvie Drapeau interpréteront les personnages de madame Venable et de Catherine, deux femmes qui s'affrontent douloureusement dans Soudain l'été dernier de Tennessee Williams présentée au Théâtre Jean-Duceppe du 15 février au 25 mars.Sébastian, le fils tant aimé, a trouvé la mort «soudain l'été dernier» alors que Catherine l'accompagnait en voyage.Celle-ci dévoile des aspects troublants de la personnalité de Sébastian que sa mère ne veut absolument pas accepter.C'est l'affrontement entre les deux femmes et le combat sera cruel.La mère, madame Venable, ira jusqu'à demander à un médecin de pratiquer la lobotomie pour faire taire cette «folle» dont le grand tort est de raconter la vérité sur la véritable nature de son fils.Le médecin demande à rencontrer les deux femmes et sous l'effet d'un «sérum de vérité» Catherine raconte l'horrible histoire de la mort de Sébastian, son cousin, dans un état proche du délire.Cette scène finale est l'une des plus émouvantes du théâtre américain et il fallait tout le talent, toute la dévotion de Sylvie Drapeau pour se mesurer au personnage.Deux grandes comédiennes se retrouvent pour la première fois sur scène lors d'un spectacle particulièrement attendu, monté par René Richard Cyr.Deux comédiennes de générations différentes.Deux comédiennes différentes par l'âge, l'expérience, la formation mais qui se rejoignent par leur intégrité, leur passion commune du théâtre et par l'humilité malgré les succès et l'attachement du grand public.Ces deux comédiennes font partie du groupe sélect des actrices québécoises qui auraient pu ou qui pourraient se manifester sur toutes les scènes du monde.Non ! on ne pensera pas à Eli-zabeth Taylor et Audrey Hepburn.Andrée Lachapelle a presque oublié qu'elle a déjà joué le personnage de Bianche dans Le irumway nommé dé-sir du même Tennessee Williams au Théâtre de l'Atelier à Paris dans les années 70 et qu'elle avait été encensée par la critique française à l'époque.Sylvie Drapeau devrait être sollicitée par le théâtre étranger: ce n'est qu'une question de temps et de timidité.«C'est une histoire douloureuse à jouer mais avec René Richard Cyr, on ne travaille pas dans la douleur, précise Sylvie Drapeau qui a été dirigée à plusieurs reprises par le jeune metteur en scène.C'est une longue démarche avec René Richard.Comme une im SUITE A LA PAGE D 2 _-.-;-'-~ ENSEMBLE DE SKI DE FOND COMPRENANT \u2022 ¦ M fi\" S _ \u2014 I - - skis Rossignol ou Atomic avec ou sans cire - fixations Salomon - chaussures Salomon 301 - bâtons SWIX en fibre de verre 16995$ AU 1355 DES LAURENTIDES LAVAL OBERSQN ai plus grand choix de vêtements de ski et de snow board.Ensemble de vêtements de ski jusqu'à 60% de rabais ¦ ¦¦¦¦ D2 LA PRESSE.MONTRÉAL.SAMEDI 4 FÉVRIER 1995 Deux comédiennes qui défient leur image SUITE DE LA PAGE D1__ pression de continuité, de reprendre là où on avait laissé ».René Richard a dirigé Sylvie Drapeau dans En pièces détachées de Michel Tremblay le printemps dernier au TNM ainsi que dans Le temps d'une vie de Roland Lepagc, au Théâtre du Village d'Emilie, Tété précédent.Andrée Lachapelle a apprécié la direction de Cyr dans Les bonnes de Genest présentée ïi l'Espace Go, l'an dernier.« René Richard est de plus en plus sobre, note Andrée Lachapelle.et c'est quelqu'un qui fait confiance aux comédiens.\" Je rie dévoilerai pas la fin de la pièce Soudain l'été dernier mais à cause de René Richard, ça ne rcssemlc pas au film ni aux autres productions de cette pèce »., Le propos de cette pièce n'a cessé de fasciner les gens de théâtre depuis sa création en 1958.Williams traite de l'intolérance, de la jungle de la vie, de lobotomie, de l'art et, sans jamais appeller la chose par son nom, de l'homosexualité.« À l'époque, on n'acceptait pas la différence, observe Syvie Drapeau.On ne voulait pas entendre parler de l'homosexualité et avec le recul, aujourd'hui, il est bien évident que Sébastian était homosexuel.La mère veut protéger l'image, son image à elle, de son fils et jamais elle ne veut voir la réalité.Elle parle d'une jungle où tous les animaux se mangent entre eux.le la comprends cette femme qui place l'art au dessus de tout, même au-dessus du genre humain ».Andrée Lachapelle ajoute : « C'est une femme jalouse, à cause de Catherine qui menace la mémoire de son fils.Un personnage entier, fascinant à jouer ».L'image et la vie Tout de même un personnage névrosé, déséquilibré, qui porte la haine et qui va jusqu'à réclamer la lobotomie.En somme, un personnage bien peu sympathique et qui ne ressemble pas à l'image que se font les gens d'Andrée Lachapelle : « L'image n'a rien à voir avec mon travail.Je n'y pense pas.Je suis comédienne et l'important c'est de recommencer à zéro et d'apprendre chaque soir.Au fond, je n'en sais pas plus que Sylvie et il n'y a pas de différence d'âges au théâtre.Nous vivons la même passion, les mêmes inquiétudes et les mêmes découver-tés.C'est le grand privilège de notre métier, celui de ne pas vieillir.« 11 y a l'image et il y a la vie.Dans la vie, je m'implique en travaillant dans les prisons.Je m'implique avec Amnistie Internationale.Le monde va de mal en pis avec le photo la Presse Andrée Lachapelle et Sylvie Drapeau, deux grandes comédiennes qui Jouent ensemble pour la première fols dans Soudain l'été dernier, de Tennessee Williams.problème de la pauvreté, des itinérants : il y a tant d'enfants dans les rues.Pour me déculpabiliser de mener une si belle vie, j'aurais envie de m'impliquer dans tant de mouvements.Si je n'étais pas comédienne, je crois que je serais médecin et que je soignerais des gens partout dans le monde ».Sylvie Drapeau pour sa part, parle d'une famille : « Moi, je me sens utile surtout au théâtre mais si je n'étais pas comédienne, je serais une mère de famille bien ordinaire et bien heureuse ».Sylvie Drapeau se méfie de l'image tout autant qu'Andrée Lachapelle, d'abord parce qu'elle recherche la vérité et surtout l'équilibre : « Il faut être très équilibrée pour jouer des personnages déséquilibrés.Le théâtre, c'est un univers excessif :il faut parfois savoir se protéger lorsqu'on se mesure à tant de personnages démesurés.J'ai justement choisi de prendre une année sabbatique dernièrement pour cette raison.Je ne sais pas si vous avez remarqué mais je n'ai rien, cette année, après Soudain l'été dernier ».Andrée Lachapelle enchaîne : « On peut facilement basculer dans la névrose en jouant souvent au théâtre.Moi, j'avais des enfants pour me protéger, pour me remettre les pieds sur terre.Jouer doit nous faire vivre et non mourir.J'ai déjà joué dans Maison de poupée de Ibsen, il y a plusieurs années et je me souviendrai toujours de cette femme qui m'avait raconté que cette pièce avait changé sa vie.Ça c'est précieux ».Le métier de comédien, ce n'est pas seulement le théâtre, c'est aussi la télévision et à une certaine époque, c'était la radio.Curieusement, Sylvie Drapeau qui s'imposait sur toutes les scènes de théâtre à Montréal, demeurait jusqu'à tout récemment une inconnue pour la plupart des téléspectateurs.On a finalement compris qu'elle était une acharnée du travail qui avait besoin de temps pour approfondir un rôle et qu'elle ne brillait pas instantanément à la première audition.Elle fait maintenant partie de la distribution de la série télévisée Triplex et semble apprécier l'expérience : « C'est un nouveau rythme que j'apprivoise.Au théâtre, il faut déchiffrer un texte alors qu'à la télé, c'est tout simplement le quotidien qu'on joue.C'est l'image avant le texte et tout ça, c'est nouveau pour moi ».Et sûrement très sain pour la comédienne qui défendait Beckett, Tremblay, Fassbinder, Strindberg, Claudel, Goldoni presque;, la chaîne.Comme un courant d'air frais dans la vie de la comédienne la plus sollicitée au théâtre.Le théâtre salvateur Andrée Lachapelle a beaucoup joué au théâtre et à la télévision : « Je suis même la seule survivante du premier Téléthéâtre présenté à Radio-Canada.C'était L'hermine de Jean Anouilh.C'est bien de jouer à la télévision mais c'est dangereux pour ceux qui ne font que de la télé.On développe des tics et on s'installe dans une certaine facilité.C'est le théâtre qui nous sauve.C'est le théâtre qui est le plus fidèle.À la télé, on peut faire disparaître votre personnage du jour au lendemain alors que le théâtre est toujours là, chaque soir ».Et finalement, c'est comme un cri d'amour qu'Andrée Lachapelle lance aux jeunes comédiens : « Cette jeune génération m'emballe tellement.Elle baigne dans le théâtre, elle ose.Elle travaille avec une plus grande liberté que nous.Il n'y a plus de conventions, de contraintes ridicules et moi je vais voir tous leurs spectacles et c'est là que j'apprends à travailler.Ça me donne des coups de pied et je grandis à chaque fois.À mon époque, on ne vivait pas complètement dans l'univers du théâtre.C'était deux ou trois heures avec un comédien réputé et puis, on se débrouillait.Il n'y avait pas de subventions, on payait nos costumes de scène.» Et dans les yeux d'Andrée Lachapelle brillait la.jeunesse qu'on lui envie depuis si longtemps.Rien à voir avec madame Vena-ble.« $ Demain, dans le cahier «Livres» Brouillet, Dard, Rushdie et les autres.ans La Presse de demain, les affamés de lecture trouveront plus de sept pages d'entrevues, de recensions, de chroniques, d'extraits et de dossiers spéciaux à se mettre sous la dent.Entre autres : ?d'abord, Chrystine Brouillet parle de son plus récent polar.Le Collectionneur, qui inaugure la nouvelle collection 16/96 de La courte échelle.Brouillet ressuscite Maud Graham, cette femme-flic si particulière qui a déjà résolu un certain nombre d'énigmes ; ?une cntievue exclusive de Frédéric Dard, ensuite, qui livre Ces dames du palais Rlzzi, son nouveau « roman dur », pour reprendre l'expression de Georges Simenon.Le livre porte la cicatrice d'un pessimisme total pour avoir été rédigé durant un période de maladie ; ?le plus récent Salman Rushdie, East, West, débarque en anglais à Montréal.L'écrivain condamné à mort par les fondamentalistes islamiques publie neuf nouvelles colorées, baroques, réalistes tout en étant souvent teintés d'une certaine magie ; ?en primeur, des extraits de Les Mensonges de l'école catholique, quatrième pamphlet de la collection «c Partis Pris actuels » qui sera disponible en librairie le 20 février.L'auteur, Daniel Baril, dresse un impressionnant inventaire des mensonges qui, selon lui, servent à motiver le maintien de l'école confessionnelle ; ?pour célébrer l'Année du centenaire du cinéma, un dossier ad hoc : le cinéma est-il le rival du roman ?Que pensent les écrivains des versions cinématographiques de leurs oeuvres?Où va Michael Crichton, l'auteur-culte de Hollywood ?.et bien d'autres choses encore, demain, dans le cahier Livres de La Presse.Chrystine Brouillet Salman Rushdie \u2022 Frédéric Dard CE QUE VOUS SAVEZ DU TITANIC NE CONSTITUE QUE LA POINTE DE L'ICEBERG Ce soir 20 h spécial de 2 heures Titanic I : Sa mort d'un rêve Demain 20 h spécial de 2 heures Titanic II : la légende se poursuit Une invitation à la DECOUVERTE Câble 31 presque partout au Québec.Votre soirée de télévision CHOIX D'EMISSIONS par Daniel Lemay 18:20 B QD © \u2014 RAISON PASSION Denise Bombardier reçoit le commentateur sportif Richard Garneau et Hélène Carrère-D'Encausse, de l'Académie française.20:00 CTO \u2014 V!VA TÎTÂriiC Première de deux émissions sur le Titanic qu'on disait invulnérable.A son premier voyage transatlantique, le grand paaue-bot de la ligne Wlute Star a coulé au sud de Terre-Neuve le 14 avril 1912.Nombre de victimes: 1513.Suite demain à 20 h.20:30 CD \u2014 3 GARb Ùri SAmEDî SOIR .reçoivent le chanteur et cinéaste Richard Desjardins, Michel Coulombe des Rendez-vous du cinéma québécois et les comédiens Mario St-Amand et Guylaine Tremblay.21:00 CD \u2014 TÉLÉTHON DE LA PARALYSIE CÉRÉBRALE jusqu'à demain 21 h.voir le texte en page 3 du Télé +.22:30 Q \u2014 ERIC CLAPTON UNPLUGGED Le plus récent concert acoustique de «Slow Hands», avec extraits d'entrevues.CANAUX 18 h 00 | 18 h 30 19 h 00 | 19h30 | .20 h 00 | 20 h 30 r 21 h 00 | 21 h 30 22 h 00 .22 h 30 23 h 00 23 h 30 CANAUX ?D t CEI CD CES CD''24! «116 CD (\"41 Le Téléjournal TVA Graffiti Raison Passion (18:20) L'Arche de Zoé Hockey / Islanders - Canadiens Le Téléjournal Nouvelles du Sport (22:20) Cinéma / LA FEMME FARDÉE (6) avec Jeanne Moreau (22:45) Cinéma / FREEJACK (5) avec Emilie Estevez, Mick Jagger On aura tout vu Misez juste News CD J'aime la télé Janette./ Les femmes vues par des hommes différents Cinéma / MÈRE ET FILS (5) avec Goldie Hawn, Arliss Howard Téléthon de la paralysie cérébrale / se poursuit jusqu'à dimanche, 21h00 3 Gars./ Richard Desjardins, Mario St-Amand Plaisir de lire/ Daniel Pinard Loteries (23:23) Cinéma / NATALIA (5) avec Philippine Leroy-Beauileu, Pierre Arditi Personal Best Busy Bodies Puise Newsline QD o CD | [22 < News ABC News News PHOTOTHÊOUt, LJ Presse Richard Desjardins m o\tes \tCE H ®r\t o m\t(S Hockey World Régional Cont.ABC News Simpsons ABC News CD | fflUi CL QD A & E BRAVO CANAL D DISC.FOX FOX(Ont) MP NW ROI RDS SE TMN TSN TV5 YTV CANAUX Cinéma / ENQUÊTES INTERNES (4) avec Richard Gère, Andy Garcia Hockey / Canadiens - Islanders StarTrek: Voyager RoboCop: The Séries Pub Jeopardy! StarTrek: Deep Space Nine Discoverthe.Hard Copy Earth2 Dr.Quinn, Medicine Woman Le Grand Journal (23:29) Hockey / Maple Leafs - Fiâmes Lonesome Dove Cinéma/ENCINO MAN (6) avec Sean Astin, Brendan Fraser N.-Y.ConfkJential The Road CBS News VVheel of.NBC News Jeopardy! Inside Edition Jeopardy! Cheers Siskel & Ebert Lawrence Welk Austin City Limits nside Albany Media Watch News National (17:30) Nature by.Think Tank The Lawrence Welk Show Inside Albany TheEditors Focus Ontario Red Green Shlak Turbo McLaughlin.Inside Country Montagnes Senior Report National Géographie îinéma / Sam Cade (17:00) Bob Vila's Home Agaln Rohauer Collection Great P.(19:15) R0W (19:45) Samedi de rire Know Zone A.Hitchcock.Le Goût du monde Spirft of.Future File Discovery.Star Trek: Deep Space Nine Star Trek: Voyager Dr Diiinn MuHirino Wnman Law and Order The Marshall Empty Nest Keeping Up The Mommies Waiting for.PII Fly Away Fresh Flelds Favorite Songs Keeping Up Family Play.Spectacle / Djabote.Sweet Justice One More Audience with.Capital City Ffizz Brittas Empire Sweet Justice VA/nlL-nr Tûvac Dmnnr Sisters One Foot In.Bit of Frye Austin City Limits CTV News News Puise Nightline Tfie Road Baywatch News Current Affair.en ] lo t 30 16 (45) CS O 5 ) | œ o m CE) Cinéma (2335} Pub Saturday Night Live In the Life Cinéma / SUPERMAN.(4) Red Dwarf Eric Clapton: Unplugged The Marshall Cinéma / L'HOMME VOILÉ (5) avec B.Giraudeau Cinéma / SILK ST0CKINGS (4) avec Fred Astaire.Cyd Charisse Titanic: Death of a Dream Conv.(22:05) Mag.(22:35) Global News Loterie Cinéma (23:40) Saturday Night SUSP.(23:15) Cinéma / DEEP IN MY HEART (4) avec J.Ferrer L3J (9Dr 18] | CD en D The Best of Comic Relief Great Performances / Le Nozze de Figaro Viva: Titanic I The LMng Sea Profile of.Cops Simpsons Fresh Prince.VoxPop (17:30) BBC World.Montréal.Ski unrv.(17:30) Perfecto Fax Yellow Brick.Fashlon Rie Trauma Center Cimetière CD Gilmour on.Montréal.Monde ce soir Sports 30 Ligue en.Concours de.(17:05) IZoom (18:50) Griffe World of.Mysterious.America's Most Wanted ConcertPlus / Billboard Award 1994 En rappel: Yvon Deschamps Magical Worlds Discovery.Matlock Star Trek: Voyager Bouge de là Wortd's Best Grands Reportages / Biarritz.Rough Cuts Le Téléjournal Scully /B.Pivot The National Sensé History Mémoire vivante / .L'URSS Golf / La Classique Heineken Le Sang du chasseur (19:20) Only the Strong (17:15) Solar Crisis / TMN Prime Time 5 (20:55) HOCkey (15:30) Tîialassa (1730) Rocko's.18 h 00 Sportsdesk Esso NHL Sat.Magellan /.Journal FR2 SquawkBox AreYouAfraid Inside the PGA Ace Ventura mène l'enquête Nothing to Lose Moto-marine A & E an Evening at the.Bravo! Late.Row(23:4i) Navarro A & E BRAVO CANALD The NextStep Invention Taies from the Crypt Musique Vidéo FutureWorld Market Place La Ruée vers Part Sports 30 Ligue en.Soleil levant Dragon: the Bruce Lee Story Heineken Golf Classic Faut pas rêver Francofolies Patrick Timsit Sweet Valley Cinéma / FUDGE-A-MANIA (6) avec L Tarsltano, D.McGavin .savoir (22:10) The Campbelts Soir 3 (22:35) Sportsdesk Visions (22:55) Snowy River: The McGregor Cercle.(23:15) They Must Be DISC.rox FOX(Ont) NW RDI RDS SE TMN TSN TV5 YTV 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 [ 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 CANAUX CABLE: A & E = ARTS AND ENTERTAINMENT - CANAL D = ARTS ET DIVERTISSEMENT - DISC.= DISCOVERY - MP = MUSIQUE PLUS - NW = NEWSWORLD - RDI = RÉSEAU DE L'INFORMATION - RDS = RÉSEAU DES SPORTS - SE ¦ SUPER ÉCRAN - TMN « THE MOVIE NETWORK - TSN = THE SPORT NETWORK - TV5 = TÉLÉVISION INTERNATIONALE - YTV = YOUTH TV I LA PRESSE.MONTRÉAL.SAMEDI 4 FÉVRIER 1995 d3 CHANSON À 60 ans, Jean-Pierre Ferland a trouvé son «son».« J'veux juste que les filles nous désirent Fuck le reste !» a-t-il dit aux musiciens avant d'enregistrer «Écoute pas ça» ALAIN BRUNEI* s À 120 kilomètres h l'heure sur la route 40, le bout du monde est à portée de soi.D'accord, je charrie.La Corolla grise donne son 110, pendant que j'écoute ça.J'imagine être !e trois-centième journaliste à me rendre à la ferme de fean-Pierre Ferland.Saint-Norbert, il y réside depuis 22 ans.L'interview-dans-un-cadre-enchanteur, un cliché en soi.Tout de même une jolie ballade, non ?« C'est si beau chez lui, il est super fin lorsqu'il reçoit », m'ont assuré ses relationnistes.J'imagine déjà ma rencontre avec la lampe en vitrail, sur laquelle on a posé un casque d'écoute.C'est qu'elle occupe une place prépondérante sur la pochette, la lampe.Bon flash.Sur la pochette, on a titré Écoute pas ça.La Corolla grise a débusqué la niche de Jean-Pierre.Toute une.Aux contreforts des Laurentides, le domaine marque la fin de la plaine du Saint-Laurent, laisse paraître les premières bosses du Bouclier canadien.Les chiens aboient, le journaliste passe.rapidement.Envoyé à maison.Les'relationnistes de Ferland m'avaient donné l'heure juste.Lorsqu'il aime son prochain, l'hôte se montre d'une grande générosité.J.P.me fera visiter sa maison vieille de 190 ans (sans fantômes, m'a-t-on précisé ), son étable abritant des chevaux magnifiques, l'ancien poulailler transformé en cagibi, la cabane à sucre, la lampe en vitrail, sans les écouteurs.Wow ! Ferland n'est pas le flagorneur que j'avais naguère imaginé, avant de le rencontrer lors de la sortie de son disque Bleu Blanc Blues, que lui-même semble considérer comme une séance de réchauffement.Séducteur des grandes ligues, certes, parfois enclin à l'opportunisme, mais aussi franc parleur, ; capable d'échanges musclés, réitérant ses convictions autono- mistes sur le plan politique, déçu à l'avance par « le peuple de pissous » que nous formons.« Je suis déchiré pour mon public », dit le crouseur.« Au Québec, il y a deux sortes de monde : ceux qui ont de l'orgueil et ceux qui ont peur », dit le batailleur.Chose sûre, lé vieux trippeux est allumé.Pas à peu près.Soixante ans bien tassés, le verbe facile, le ton rock'n'roll, la curiosité à la bonne place, toujours cette flamme qui brille sous les arcades.Son « son » Il dit avoir trouvé son « son », le sexagénaire.Comme si cela ne s'était jamais produit auparavant !! ! Frime ?Il insiste : « C'est ça, mon son.» Mis au point avec le plus grand soin, le son.« Avant de faire ce disque, j'ai mis trois mois à me mettre de bonne humeur.J'ai bricolé, j'ai fait pousser des fleurs, j'ai soigné mes animaux.» Et Ferland fut heureux, et les boys ont débarqué chez lui.Le guitariste Bob Cohen, le multi-intrumentiste Alain Leblanc, l'ingénieur du son Richard Bélanger.«Quand j'ai rencontré les gars, il m'ont demandé ce que je voulais.Je leur ai dit qu'il fallait d'abord nous amuser, essayer quelque chose pour le fun.Que ça ne passe pas à la radio, je m'en contrecrissais.Je leur ai dit : « J'veux juste que les filles nous désirent.Fuck le reste ! Des chansons de sept minutes, fuck la radio ! »» Et tout ce beau monde s'est réjoui à l'unisson.L'épuration était à l'ordre du jour pour l'auteur devenu artisan de chansons.« Il me fallait arrêter d'essayer de faire des oeuvres d'art lorsque j'écrivais les textes.Je me suis battu contre moi.Je me suis dit : fais donc plus simple ! Small is better, qu'on s'est dit tout au long de l'enregistrement.» \u2014 La musique ou le texte, d'abord, Jean-Pierre ?photo robert nadon.La Presse Avant d'enregistrer son plus récent album, Jean-Pierre Ferland a passé trois mois à bricoler, à jardiner, et à soigner les animaux qui peuplent son domaine de Saint-Norbert.\u2014 D'abord la musique ! répond-il, sans hésitation.Toujours la musique avant le texte.Avant, j'étais un auteur qui chantait.Là, j'ai chanté comme jamais j'avais chanté.» Une roulotte de chantier avait été aménagée en studio, les prises de son ont été effectuées dans cabane à sucre.Jamais le sirop n'a dégouliné entre les rimes.Une nappe de musique a été découverte aux alentours de la cabane, on a foré.Les accords de guitare ont jailli, l'encre a coulé, les rimes ont fleuri.Ce disque a été fait dans le bonheur, si l'on en croit le principal intéressé.Quatre hommes hautement inspirés, des invités pour polir le tout \u2014 Neil Chotem a dirigé quelques cordes classiques pour étoffer une chanson, Alain La-montagne y a joué de l'harmonica, Sabin Jacques de l'accordéon, un ensemble vocal a été convoqué, etc.Le plus conceptuel de ses disques « Écoute pas ça, c'est presque une comédie musicale.Le plus conceptuel de mes albums », pense Ferland, avant d'expliquer la trame du concept.«< Dans la première chanson ( la pièce-titre ), un gars perd sa blonde.Il la supplie, va même jusqu'à demander sa main, et il la perd.» /'aimerais ça qu'on s'marie / Pas parce que je suis tout seul / J'te demande en mariage / Pas parce que t'es partie / Ecoute pas ma grande gueule / Écoute pas c'que j'te dis.« Dans la deuxième chanson ( Faut pas aimer trop vite, faut pas aimer trop fort ), le gars est acide, il est acerbe, il est enragé.» Tout d'abord on se hésite / Et tout d'un coup on mord / Pour qu'une femme soit séduite / Faut la trahir à mort.Houla ! L'auteur risque-t-il de s'attirer quelques bosses avec des rimes aussi évocatrices, lorsque citées hors contexte ?« Voici ce que je répondrai au personnes offusquées : si vous n'avez pas le sens de l'humour, mangez de la m.Moi, je m'en tabarnaque.L'amour est un jeu.Si on ne joue plus, il n'y a plus d'amour.» Passons donc à la troisième.Dans La Musique, le personnage de Jean-Pierre ( lui-même ?) se réfugie dans la musique, cajole sa guitare, retrouve la paix intérieure.La musique.mon amour de musique / Est-ce que tu m*aimes encore ?Suggérons à l'artiste l'idée d'un dérapage symbolique entre la femme convoitée et la musique devenue interIocutrice.de l'homme esseulé.Ferland n'oppose rien à cette observation, ajoutant qu'une chanson réubsï.e doit conduire à plusieurs niveaux d'interprétation.Il passe illico à la quatrième : « L'homme se regarde dans le miroir, magané, mais se déclare satisfait de la maudite belle vie amoureuse qu'il a menée.» After Sliave.Regardez-moi ! Ma vie est toute écrite.Écoutez-moi ! l'ai partout sur la gueule / Le roman de ma vie / La pédale au plan-clier.La sixième s'intitule Les Amoureux, carrément.Le personnage de Ferland regarde les amoureux et se réconcilie avec l'idée d'aimer.Quand l'amour nous tombe dessus / C'est simplement que l'on n'existe plus.« Dans la septième, il rencontre une autre fille.Une chance qu'on s'a.Trois personnes m'ont dit que l'expression avait déjà surgi dans l'intimité de leur couple.» Vient ensuite Envoyé à maison.Après une trajectoire sertie de pics et de vallées, revient l'envie de la terre natale.J'ai envie d'embrasser la neige / J'ai l'goût d'aller voir Manon.Au neuvième chapitre, la vie est rendue tellement belle que le narrateur refuse de fermer les yeux.Je ne veux pas dormir ce soir.Happy end, sans odeur américaine.La dixième est instrumentale.« C'était notre façon de nous dire bonjour ».jusqu'à la tournée.« Je l'ai écouté cent fois, ce disque, confie J.P.Je n'ai jamais fait ça avec les autres.Mon grand plaisir, c'est d'avoir fart blower les musiciens.« Ça me fait chier de vieillir, mais je suis quand même content d'avoir 60 ans.» X ; TELEVISION t Radio-Québec une autre télévision ou un autre Québecair ?Textes de JOCELYNE LEPAGE iJÊk Le bonheur quotidien de certains té-iéphages, c'est ça : un documentaire sur quelque sujet que ce soit, depuis les grottes de La seaux aux moeurs sexuelles des fourmis, ou un reportage sur le Sahara, suivi d'un bon film si possible mûri par le temps, ou d'une vieille série culte.Un p'tit téléjournal avec ça.Pas de prêchi-prêcha, pas de conseils aux consommateurs, pas de courrier du coeur ni de victimes qui viennent étaler leurs bobos.La paix.Vous me direz que ces téléphages câblés ne représentent pas une grande partie de la population.Peut-être, mais alors qu'ils attendaient ce genre de bienfaits de Radio-Québec depuis sa mise en ondes dans les années soixante-dix» voilà qu'ils viennent d'être comblés.Mais par une « autre » télévision : le nouveau Canal D.« C'est drôle ce que vous dites là », a répliqué Florian Sauvageau en entendant la réflexion qui précède, au téléphone.Selon le professeur de journalisme à l'Université Laval, c'est ce genre de problèmes qu'éprouve justement PBS aux États-Unis.« Des canaux comme le Canal D, Arts & Entertainment par exemple, sont venus prendre leur public dans celui de PBS », la télévision publique américaine.La part de marché de PBS, qui était de 4 p.cent, a diminué.Un problème de perception Ce n'est peut-être pas une grande coïncidence si le Canal D plaît à ceux qui auraient aimé aimer vraiment Radio-Québec.En effet, Pierre Roy, le PDG de Premier choix qui possède le Canal D, le Canal Famille et Super Écran, est un ancien vice-président à la programmation de Radio-Québec.Avait-il tenté lors de son passage à Radio-Québec d'orienter la programmation dans le sens qu'il donne aujourd'hui au Canal D ?« Honnêtement, oui, dit-il.Mais la culture de l'entreprise est tout autre.C'est une télévision éducative et culturelle qui a 25 ans maintenant et qui est moins capable de se renouveler.Elle remplit un rôle différent de celui des services spécialisés sur le câble.» Le problème de Radio-Québec, c'est un problème de perception selon lui.« Radio-Québec n'est pas une télévision généraliste comme Radio-Canada ou Télé-Métropole, même si elle touche un peu à tout.Et le problème de perception est tel que si elle fait une excellente émission comme Zap, on cherche tout de suite quel autre canal serait le plus apte à la diffuser.Mais dans sa catégorie \u2014 télévision éducative \u2014 elle se compare très bien à PBS aux États-Unis.» Et elle a les mêmes problèmes que PBS en plus de ne jamais avoir trop su ce qu'elle était.Devant la multiplication des canaux spécialisés, où est donc la place de Radio-Québec ?Que peut faire cette télévision que les autres ne font pas ?Radio-Québec n'est pas la seule à souffrir de la nouvelle situation télévisuelle, fait remarquer M.Roy.On n'a qu'à penser à TQS.Mais selon lui, il y a une avenue qui se dessine et qui pourrait être prise par la télévision publique québécoise.Celle de la formation à distance, Distance Learning, disent les Américains.\u2022 Florian Sauvageau pense un peu dans le même sens en se rapportant cette fois à la télévision universitaire.Avec des moyens plus grands, la télévision universitaire pourrait devenir tellement plus intéressante, non seulement pour les étudiants, mais aussi pour les téléspectateurs autodidactes.Être ou ne pas être Pendant que les esprits s'échauffent sur l'ingérence de l'État dans les affaires de Radio-Québec et que l'on spécule sur le nom du futur PDG de cette institution qui coûte 60 millions par année aux contribuables ( sur un budget de fonctionnement de 70 millions ) \u2014 l'ensemble de tous les musées du Québec coûte 55 millions \u2014 est-ce que la grande question n'est pas, en vérité, de déterminer si elle en vaut le coût?Doit-on la maintenir et conserver les emplois de ses 747 employés permanents et contractuels ?Dans l'affirmative, ne faut-il pas repenser son rôle et redéfinir ses grandes orientations ?Qu'en pense Richard French, ancien ministre des Communications sous Robert Bourassa et aujourd'hui vice-président de Bell Canada ?M.French est le ministre qui a modifié considérablement la mission « régionale » de Radio-Québec en réduisant le rôle des régions à une participation aux émissions « nationales ».C'est lui aussi qui a défendu l'existence de Radio-Québec quand son collègue libéral Paul Gobeil en propo^ sait l'abolition dans son fameux rapport sur les sociétés d'État.« La crise ( de la télévision ) est génç; ralisée, dit Richard French rejoint grâce au téléphone cellulaire sur la route entre Montréal et Ottawa.Mais il est évident qu'une réflexion sur Radio-Québec s'impose.Le marché est fragmenté, la technologie ajoute d'autres sources de consommation, le consommateur est plus exigeant, les problèmes financiers sont plus grands et les investissements dans la politique et la réglementation sont de plus en plus énormes.» M.French ne croit pas du tout à l'existence d'une télévision régionale;.« Ce n'est pas comme la radio, dit-il* l'économie de la télévision oblige à un grand bassin de population, elle ne peut pas se permettre de n'atteindre que 125 000 personnes, par exemple.» Par ailleurs, l'ancien ministre met quiconque au défi « de trouver un peu: pie mieux servi que le peuple québécois » quant à l'accès à la télévision.Rappelons qu'il y a cinq réseaux de télévision générale aux États-Unis, contre quatre francophones et deux anglophones au Québec qui ne compte pourtant, comme population, que le tiers de lâ seule ville de New York.» » m DU 23 JANVIER AU 4 MARS 1995 r, tr^cesTÀoiIeI Cl N DY LOU JOHNSON TRADUCTION MARYSE WARDA MISE EN SCÈNE MARTINE BEAULNE AVEC MARKITA BOIES LOUISE BOMBARDIER NORMAND CANAC-MARQUIS VINCENT GRATON ALEXIS MARTIN MARINA ORSINI ASSISTANCE A LA MISE EN SCÈNE ALLAIN ROY DÉCOR RICHARD LACROIX COSTUMES MÉRÉDITH CARON ÉCLAIRAGES LUCIE BAZZO RÉGIE ALAIN ROY TRAME SONORE GASTON LEMIEUX PHOTOGRAPHIES GUY BORREMANS y LES JEUDIS V2 PRIX QUANTITÉ UMlTtl INFORMATION j .MS-7777 SMS THÉÂTRE ni.QUAT'SOUS t 100.AVE DES PINS EST MTI.f RÉSERVATIONS (514) 845-7277 RÉSEAU ADMISSION (514) 790-1245 « il ne faut pas crier au ioup pour rien » Jacques Girard, ex-pdg texte et m«e en Kene ii>;V.
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