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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1995-01-26, Collections de BAnQ.

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[" Une vague de rancoeur déferle sur le Forum RONALD KING_ wê e Canadien disputait hier son pre-l£bi mier match au Forum depuis neuf mois, mais en dépit d'une victoire de 2 à 0 (Voir le cahier Sports) ses partisans lui ont offert un accueil qui était loin d'être chaleureux.Patrick Roy a eu droit à des applaudissements presque sincères, mais tous les autres ont été reçus avec un coup de main poli et certainement pas enthousiaste.Gilbert Dionne, auteur d'une déclaration mesquine à l'endroit de ses coéquipiers, a été carrément hué.La direction du club avait choisi la prudence.Une cérémonie toute simple, sans sons et lumières comme ce fut le cas dans les autres arenas, une entrée en scène toute discrète, comme celui qui a quelque chose sur la conscience.Nous étions à des lunes des grandes soirées d'ouverture où l'ambiance dans le vieil édifice est rien moins qu'électrique.En temps normal, les places pour le match numéro un se vendent à prix fous sur les trottoirs des environs.Hier, il y avait un nombre inquiétant de sièges vides.«le n'en veux à personne mais je suis venu parce que j'ai eu des billets de ma compagnie.|e ne paierai jamais pour ça.Les salaires sont trop élevés et les prix des billets aussi.» La foule a pris place sans se hâter, en bavardant d'autre chose que de hockey.Il faut dire que l'édition 1995 du Canadien n'a rien pour exciter un amateur de jeu spectaculaire.Un Guy Lafleur aurait peut-être réussi à réconcilier les Glorieux et leurs partisans mais des Guy Lafleur, il y a longtemps qu'on n'en a pas vus rue Sainte-Catherine.Le lock-out de 103 jours aura donc créé des rancunes à Montréal.Si aux États- Unis, les amateurs de sport ont pris la chose en riant, au Temple du hockey, on se sent trahis.«Ils sont mieux de bien jouer.je ne blâme pas les joueurs.Quand les patrons ne font pas leur job, là business s'écroule.Je le sais, je suis patron.» Le match a commencé sans qu'on en fasse grand cas.On aurait dit un lundi soir de milieu de saison contre les Sharks de San (ose.Il n'y avait pas de pancartes pour exprimer sa frustration mais pas de mots de bienvenue non plus.Quand Pa- VOIR FORUM EN A 2 GILLES NORMAND a solution retenue en déeem-okn brc par le gouvernement pour disposer des stocks de BPC ou biphényles polychlorés entreposes au Québec, principalement sur la Côte-Nord et à Saint-Basile-le-Grand, au sud de Montréal, est remise en question par le comité des priorités du cabinet Parizeau qui la trouve trop onéreuse à 30 millions de dollars.De nouveaux délais sont donc à prévoir avant qu'on élimine les 18 000 tonnes métriques de BPC et le matériel contamine.A moins qu'à son retour d'Europe, le premier ministre n'en décide autrement.On sait qu'en campagne électorale, il s'était engagé à procéder rapidement.Plus tôt cette semaine, le maire de Saint-Basile, M.Bernard Gagnon, interrogé par Lu Presse, s'était montré résigné à ce que le problème des barils d'huile et de terre contaminée entreposé dans sa municipalité ne soit pas réglé avant 1997.La solution adoptée par l'an- VOIR BPC EN A 2 Un policier avait déjà été désarmé à Santa-Cabrini YANN PINEAU Bra rois mois et demi avant B qu'un agent de la police de la CUM ne se fasse voler son arme à l'urgence de l'hôpital Santa-Cabrini.le 13 janvier dernier, il s'était produit un événement semblable au même hôpital.Mais cette fois-là, l'arme volée avait été déchargée.On se rappellera que le 13 janvier, Mannfred Alticlort avait volé le Magnum .357 de l'agent lacques Lareau qui l'accompa- gnait à l'urgence et avait blessé par balle deux patients avant d'être rapidement maîtrisé.Quelques mois auparavant, le 27 septembre 1994, l'agent Daniel Mercille avait vécu un incident semblable, mais il avait eu le réflexe de décharger son arme quelques minutes avant que le forcené ne s'en empare et tente d'abattre plusieurs personnes.Malgré les conséquences heureuses de sa présence d'esprit, Daniel Mercille ne veut pas compa- VOIR POLICIER EN A 2 À qui le chat ?YVES BOISVERT ¦ I y en a qui appellent les H pompiers pour ravoir leur chat.Mme Lisa Kosowatsky, elle, en a appelé à la Cour du Québec.Le juge Luc Grammond, prouvant qu'il n'y a pas de petites causes, vient de donner raison à Mme Kosowatsky, en déclarant valide la saisie du chat Fluffy, effectuée par une équipe de.huit personnes, le 11 décembre 1992.Mme Kosowatsky, de Montréal, avait acquis le chat nommé Fluffy en 1989.En 1990, devant séjourner à l'hôpital, elle confie la bête à une amie.Celle-ci, à son tour, passe Fluffy à Mme Jeanine Larose, de Mascouche.En sortant de l'hôpital, Mme Kosowatsky entre en contact avec Mme Larose, pour ravoir le chat.Mme Larose refuse.Selon la version de Mme Larose, Mme Kosowatsky n'était pas en assez bon état pour s'occuper du chat, et il n'était pas question de la laisser repartir avec le félin.Selon Mme Kosowatsky, Mme Larose exigeait une pension de 100$ par mois de garde du chat (quatre mois).Les mois passent et Fluffy demeure toujours chez Mme Larose.Au mois de mai 1992, Mme Kosowatsky confie à un avocat le mandat de ramener l'animal à la maison.Après deux mises en demeure, l'avocat de Mme Kosowatsky obtient la permission d'effectuer une saisie avant juge- VOIR CHAT EN A 2 Sur le mont Royal, Paladin et son cavalier, Claude Girard, ont attiré l'attention de la fondeuse Joan BrOWn.PHOTO PIERRE MCCANN.U Presse « Les chevaux agissent comme un aimant sur la population » LUCIE CÔTÉ La cavalerie arrive en ville.En plein coeur de Montréal, dès le mois d'avril, des membres du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal patrouilleront leur territoire à cheval.Pour le moment, les cavaliers sont toujours cantonnés au mont Royal, où ils font fureur.Mais, à mesure que les effectifs équins s'agrandiront au cours de l'été, ils visiteront ie carré Dominion, le Vieux-Montréal, le parc La Fontaine, l'île Sainte-Hélène, les berges du canal Lachine, le lard i n Botanique et les parcs régionaux.«Notre objectif est de nous rapprocher de la population.On veut que les policiers sortent de la carcasse métallique de leur voiture pour entrer en contact avec les gens», indique le directeur du SPCUM, Jacques Duchesneau, qui voit l'arrivée des chevaux non pas comme une dépense, mais comme un investissement.Les chevaux seront canadiens et coûteront environ 4000$ chacun.Geste symbolique, la Gendarmerie royale du Canada, la police montée, doit donner l'un des chevaux, qui se joindra à la cavalerie montréalaise.Les cavaliers qui, sur le mont Royal, troquent déjà la casquette contre la bombe, qui assure une meilleure protection, recevront aussi un bel uniforme d'apparat.lacques Duchesneau n'aura bien sûr aucun mal à trouver des volontaires pour se joindre à la cavalerie.Les demandes affluent.«Il y en a même qui songent à ne pas prendre leur retraite pour pouvoir être cavaliers», note le directeur du SPCUM.L'idée de rendre à la cavalerie un peu de son prestige d'antan et de doter Montréal d'un servi- VOIR CHEVAUX EN A 2 A2 LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 26 JANVIER 1995 Demain dans La Presse MEKEXD -5 ;*> O i' I ;\u2022\u2022 Le Marathon de ski ¦ Les préparatifs de la 29e édition du Marathon canadien de ski, qui se tiendra les 11 et 12 février, vont bon train: à ce jour, 1200 inscriptions ont été reçues.Dans la rubrique Oxygène du cahier Week-end sportif, demain, notre collaborateur Philippe Laguë nous parle de cette épreuve répartie sur 170 kilomètres, ce qui en fait, assurent les organisateurs, la randonnée à ski la plus longue au monde.Collectes de sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants: \u2022 à Montréal: Centre commercial Maisonneuve, 299lf Sherbrooke Est ( métro Préfontaine), de9hà20h; \u2022 à Montréal: Université McGill (Génie), McConnell Engineering Building, 3480, rue Université, de lOh à 17 h 30.Objectif: 200 donneurs ; \u2022 à Saint-Laurent : Place Vertu, parrainée par le club Rotary Saint-Laurent-Mont-Royal, Gazebo Central, 3131, Côte-Vertu, de 14 h 30 à 20 h 30.Objectif: 150 donneurs; \u2022 à Rosemère: école Alpha, 334, ch.de l'Académie, de 14h30à 20h 30.Objectif: 175 donneurs; \u2022 à Sainte-Marthe-sur-le-Lac: organisée par le club Optimiste, Promenades Deux-Montagnes.2801, boul.des Promenades (près du marché Métro), de 14h30 à 20h 30.Objectif: 300 donneurs.Insolite Un célèbre non-payeur! Agence France-Presse CAEN.France ¦ Le courant électrique a été coupé toute la journée de lundi dans la maison que possède le premier ministre de France Edouard Balladur dans la station très «chic» de la côte normande, Deauville, en raison d'une facture en retard.Selon les services de l'électricité, une note d'environ 350$ n'avait pas été réglée, en dépit d'une relance adressée à Mme Balladur, titulaire du compte.Le premier ministre et son épouse avaient passé le week-end à Deauville mais n'étaient pas là lundi quand le courant a été coupé.C'est une personne chargée de l'entretien de la maison qui l'a constaté.Six mois de prison pour avoir tordu le sexe d'un jeune homme Agence France-Presse BRUXELLES ¦ Deux frères âgés de 20 et 23 ans ont été condamnés en Belgique a six mois de prison, dont trois mois fermes, pour avoir violemment tordu le sexe d'un jeune homme qui urinait contre un mur.Les deux frères sortaient d'un bal lorsqu'ils ont empoigné, pour des raisons inexpliquées, le sexe du malheureux en le tordant jusqu'à en faire jaillir du sang.Le tribunal correctionnel de Dinant, dans le sud-est de la Belgique, a commis un expert pour déterminer si la victime gardera des séquelles de cette agression.Tirage d'hier Le LOttO 6/49 E - X - T - A 7 8 31 35 37 41 (42) 5 3 2 1 8 5 La quotidienne Tirage d'hier a trois chiffres a quatre chiffres 950 9292 Suite de la Une POLICIER Un policier avait déjà été désarmé a Santa Cabrlni \u2022 rer cet événement et celui du 13 janvier.Pour lui, chaque situation est unique et il est impossible de déterminer à l'avance quelle décision est la bonne.«Moi-même, peut-être que je n'aurais pas enlevé mes balles si j'avais été à sa place, explique Da-niel Mcrcillc en parlant de l'agent Lareau.C'est une situation assez rare.» C'est également une situation où l'agent Mercille a fait appel à tous ses «trucs» accumulés en 22 ans de service pour venir à bout de l'individu qui lui a volé son arme.«le travaille seul.Je suis donc arrivé seul à l'urgence le 27 au soir pour répondre à un appel, se souvient Daniel Mercille.11 s'agissait d'un homme au comportement violent qui avait agressé une infirmière.» À l'arrivée du policier, l'individu était dans l'une des salles d'examen de l'urgence sous la garde de l'infirmière-chef, d'un infirmier et d'un agent de sécurité.«L'infirmière m'a dit qu'elle contrôlait la situation et l'individu a affirmé qu'il s'était calmé, raconte l'agent Mercille.le suis donc sorti de la pièce pour parler avec l'infirmière qui avait été agressée.Un peu après, j'ai entendu des cris dans la salle.L'homme s'était mis à harceler l'infirmière-chef.» Revenu dans la pièce, le policier jauge l'individu qui fixe intensément son arme de service.« T'as donc ben un beau gun », aurait lancé ce dernier.«le savais qu'il y aurait une confrontation, dit Daniel Mercille.Avec l'expérience, tu sens ces choses-là.Lui, je l'ai lu.» Le policier sort alors sa matraque pour faire face à l'individu si jamais il décide de se ruer sur lui.A cet instant, l'agent Mercille sait qu'il doit être prudent.Il sait que s'il anticipe un peu trop une PHOTO MICHEL CRAVEL, La Presse L'agent Daniel Mercille du district 51 de la police de la CUM.Sa présence d'esprit a sauvé plusieurs vies humaines.agression et qu'il blesse son assaillant, nombreux sont ceux qui n'hésiteront pas à fustiger une fois de plus les «méchants policiers qui frappent sur les innocents».«l'ai décidé de ranger ma matraque, indique Daniel Mercille.C'est aussi à ce moment que j'ai senti qu'il fallait que je vide mon arme.Je suis sorti de la pièce et j'ai rapidement déchargé le barillet dans un coin, à l'abri des regards, l'ai pensé à l'affaire Mar-cellus François, a l'affaire Barnabe, à Allan Gosset pendant trois ou quatre secondes.|e ne voulais pas être le quatrième.» Profitant de l'absence du policier, le forcené sort alors de la pièce et assène un violent coup de coude au front de l'agent qui perd l'usage de la vue pendant de longues minutes et lutte pour rester conscient.Cours de survie «le me suis souvenu d'un cours de survie dans la rue (street survi-val ) que j'ai suivi il y a vingt ans à New York, dit l'agent Mercille.On nous enseignait comment ne pas s'évanouir quand on prend un mauvais coup.» Pendant l'échauffourée qui suit, le forcené parvient à arracher l'arme du policier de son étui et commence à tirer alors que l'agent le ceinture par derrière.«Dans sa tête, il entendait Bang! Bang! Bang! raconte Daniel Mercille.Il a tiré sur un médecin, sur une infirmière et sur deux autres personnes.Puis, il m'a planté le canon de l'aime sous les côtes et il a tiré.Ensuite, il a retourné l'arme contre lui.C'est à ce moment qu'il s'est rendu compte qu'elle n'était pas chargée.Il m'a frappé à la tête avec le canon et il a assommé un infirmier qui venait me porter secours, le suis alors parvenu à le soulever et j'ai couru même si je ne voyais toujours rien.Lui, il continuait à faire Click! Click! Click! dans tous les sens.Je pensais bien arriver contre un mur à un moment donné.C'est arrivé! Par terre, je suis parvenu à prendre le dessus.le l ai pris par le cou pour l'immobiliser, mais en tirant sa tête vers l'arrière j'ai entendu un craquement.Là, j'ai pensé que je l'avais tué.Heureusement, il m'a donné encore des coups de pieds.» Le forcené a finalement été maîtrisé avec l'aide d'un infirmier avant l'arrivée d'autres policiers qui ont pris la relève.Malgré la fermeture de l'urgence, Daniel Mercille a pu faire soigner ses blessures sur place.Selon lui, rien de sérieux: «Quand mon enfant est malade, je souffre bien plus que lorsque je mange une volée».«Quand on sait qu'on a sauvé la vie de quelqu'un, il y a toujours une sorte de période de grâce qui suit pendant quelques temps.Cela permet de se motiver et de continuer son travail», dit-il.?BPC Eliminer les BPC: encore trop cher cien gouvernement et retenue en décembre par le cabinet péquiste est celle que recommandait le BAPE: brûler ces déchets toxiques dans un incinérateur mobile, plus précisément le four Og-den de la compagnie Cintec.Le ministre de l'Environnement, (acques Brassard, avait dès décembre recommandé cette solution au comité des priorités formé, outre le premier ministre, des ministres Pauline Marois, Louise Beaudoin, Louise Harel, Bernard Landry, Guy Chevrette et Jean Campeau.Technologie «l'ai pris connaissance du rapport du BAPE et je pense qu'il est concluant.La technologie qui avait été mise en doute par plusieurs, est une technologie efficiente, efficace et sécuritaire, selon l'examen approfondi qu'en a fait le BAPE», a expliqué hier le ministre Brassard en parlant de l'incinérateur mobile.«Si on veut procéder rapidement, il faut choisir la solution recommandée par le BAPE et cela coûte 30 millions (.) Pour le moment, elle n'a pas été examinée par le conseil des ministres.Elle est au comité des priorités et la question des coûts achoppe», pré-cise-t-il.Le ministre se retrouve donc dans la situation de considérer d'autres possibilités, mais dans la mesure où il s'agit d'un nouveau .projet, il faudra commander d'autres études environnementa- les avec les délais que cela implique.M.Brassard en est maintenant à dire qu'il faudra, «dans les semaines qui viennent, qu'on aborde ces questions-là au comité des priorités et au conseil des ministres».«|e suis en train, actuellement, de regarder les autres avenues», reconnaît M.Brassard.«On vient d'apprendre qu'il y a une usine en Alberta qui est disposée à brûler les BPC.J'examine les coûts», dit-il.Études Cette option n'est pas négligeable si l'on considère qu'il ne serait pas nécessaire alors de reprendre le processus d'études d'impacts et des audiences publiques, puisque ces déchets toxi- ques seraient détruits hors du Québec.Hier, le ministre a évoqué une autre possibilité: les fours a cimenterie.C'est ce qu'utilisent d'autres pays «qui ne sont pas réputés pour être très relâchés sur le plan environnemental» pour détruire les BPC, indique-t-il.M.Brassard faisait alors allusion à l'Allemagne.Si cette solution devait être adoptée ici, il faudrait reprendre les études d'impacts.«Vous voyez dans quelle situation je me trouve», dit-il.Entre-temps, un porte-parole du Comité de vigilance de Saint-Basile, où sont toujours entreposés quelque 140 conteneurs remplis de PBC, faisait observer que des travaux devront être entrepris au printemps, afin de consolider la sécurité du site d'entreposage «que le gouvernement loue d'ailleurs au prix fort».?CHEVAUX -Les chevaux agissent comme un aimant sur la population* ce semblable a celui qu'ont des villes comme Toronto, New York ou Cleveland, lui est venue l'an dernier.Comme tous les membres de la direction, Jacques Duchesneau a alors renoué avec les activités de base de tout policier et est retourné faire de la patrouille pendant une semaine.11 a passé une journée avec la cavalerie.«Les chevaux agissent comme un aimant sur les gens.Ils arrivent en courant pour les flatter», a-t-il souligné hier.Lui-même n'a pas échappé à l'attrait de ces bêtes.Depuis l'été.il monte chaque semaine sa jument Gamine.«le commence à avoir le contrôle», avoue-t-il en riant.Pour sa première sortie publique de cavalier, lacques Duchesneau a choisi un grand événement, cjui attire les foules.C'est lui qui ouvrira le défilé de la Saint-Patrice, le 19 mars.Le SPCUM songe aussi à acquérir des chiens, qui serviront notamment à chercher des enfants disparus ou à retracer rapidement des voleurs, cachés par exemple dans un vaste entrepôt.Mais le directeur Duchesneau ne souhaite pas en dire davantage pour l'instant, puisque la décision à ce sujet sera prise la semaine prochaine.?FORUM Une vague de rancoeur déferle sur le Forum trick Roy a dû résister seul à un bombardement des Capitals en début de partie, la foule a hué le Canadien plutôt qu'applaudir son gardien.Des huées, il y en a eu pendant toute la soirée.« le suis venu parce que c'est un bon endroit pour passer la soirée avec des amis.Quant au hockey, ce qui s'est passé m'a un peu écocuré.Ça ne sera plus jamais pareil.Des enfants gâtés et des patrons qui font passer l'argent avant tout.Combien ça sera dans le nouveau Forum, 100$ du billet?» Le compte est toujours nul en fin de première période et les huées se multiplient.Les joueurs du Canadien, qui sentent bien ce qui se passe, multiplient les erreurs.Les fantômes d'Aurel Joliat et Doug Harvey ont déserté leur équipe.Les dollars ont gâché ce qui autrefois était une affaire de coeur.Un monsieur avait trouvé de quoi se faire plaisir: «Vite, un hot-dog du Forum.Ça m'a manqué.»?CHAT ABONNEMENT 285-6911 .Le service des abonnements i est ouvert du lundi au ¦ vendredi de 7 h à 17 h 30 | RÉDACTION 285-7070 I PROMOTION 285-7100 I COMPTABILITÉ ^ Grandes annonces 285-6892 Annonces classées 285-6900 ANNONCES CLASSÉES lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Décès, remerciements GRANDES ANNONCES Détaillants National, Télé* Vacances, Voyages Carrières et professions, nominations 285-71 ïï\"^ 285-6816 285-7202 285-7306 285-7265 i i i LA PRESSE est publiée par LA PRESSE.LTÉE.7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations j particulières à LA PRESSE sont également réservés.« Envois de publication canadienne \u2014 Contrat de vente numéro 0531650 » Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.| RENSEIGNEMENTS 285-7272 CODE DU JOUR 04-4 I JEUDI j 26 JANVIER 1995 I LES ANNONCES CLASSÉES 285-7111 I Du s M nautique en ianvler 1 PHOTO Li Presse Denys Martin, un ancien champion de ski nautique de 50 ans, et Ron Paquet, 41 ans, ont décidé de faire du ski nautique dimanche dernier sur le lac Massawippi, à Ayers Cliff, en Estrie.Malgré un mercure qui indiquait moins deux degrés, les deux intrépides skieurs ont enfilé leurs combinaisons isolantes et ont slalomé entre les glaçons.On ignore s'ils songent à organiser un .championnat -*- ! A qui te chat?ment pour récupérer le chat.L'huissier venu chercher Fluffy se heurte à une porte close.Il retourne, avec la permission de la cour, en compagnie d'un serrurier.Cette fois, plusieurs chiens les accueillent en aboyant.L'huissier et le serrurier n'insistent pas.Il a fallu, le 11 décembre 1992, envoyer l'huissier, le serrurier, deux équipes de la SPCA et deux policiers! Cette fois.Mme Larose a remis Fluffy de bonne grâce.L'action en « revendication » du chat, inscrite par Mme Kosowats-ky, est accueillie automatiquement par le juge Grammont, qui constate qu'elle a la possession du chat.Mais Mme Larose avait inscrit une contre-poursuite pour des «frais de pension » et «atteinte à sa réputation » pour Vm opération de commando» dont elle se dit victime lors de la saisie.Le juge Grammond rejette cette demande: si Mme Larose a subi des dommages, c'est parce qu'elle retenait le pauvre Fluffy sans en avoir le droit, donc par sa faute.(ointe hier, Mme Kosowatsky s'est dite «très contente» et a déclaré que Fluffy, un chat noir et blanc, après avoir été soigné contre les puces, est maintenant en bonne santé.Le juge Grammond, lui, devra attendre une autre occasion pour récrire le Code civil.?Société Pour Les Enfants Handicapés Du Québec m acteur Guylaine La ne tot fait faillite LUCIE CÔTÉ * \" I * 3-, ¦ Le docteur Guylaine Lanctôt, auteur du livre controversé La Mafia médicale, fait faillite.Mme Lanctôt doit 66 000 $ à trois créanciers, qui tiendront leur assemblée le 30 janvier à la Place Ville-Marie, aux bureaux du syndic à la faillite Caron Bélanger Ernst & Young, un fait que la principale intéressée disait ignorer hier.L'assemblée risque d'être mouvementée puisque les créanciers n'apprécient pas que le docteur Lanctôt semble ne plus rien posséder au moment de faire faillite.En effet, dans son bilan, le docteur Lanctôt déclare un actif de 300$, une automobile Subaru 1985.Elle affirme n'avoir ni revenus ni dépenses.La mère d'une adolescente battue à son école est accusée d'avoir menacé un des agresseurs JEAN-PAUL CHARBONNEAU ¦ Une mère dont la fille de 13 ans a été agressée par d'autres adolescentes à la Poly-Jeunesse de Laval, la semaine dernière, a été traduite hier devant les tribunaux sous des accusations de menaces de mort, menaces de causer des blessures et voies de fait avec arme.Sa présumée victime est une des adolescentes accusées à la suite de l'agression contre sa fille.Selon la dénonciation autorisée par Me Geneviève Dagenais, du bureau des substituts du procureur général à Laval, Diane Harnois-Gervais, 43 ans, s'est présentée à l'école du boulevard Sainte-Rose, vers 14 h le lundi 16 janvier, quelques heures après l'agression contre sa fille Michèle Gervais.L'adolescente aurait montré à sa mère une des écolières qui l'avaient battue.Mme Harnois-Gervais se serait alors avancée vers l'adolescente et se serait mise à l'engueuler.Selon un témoin qui n'est aucunement mêlé à l'incident, la femme aurait lancé qu'elle allait lui crever les yeux et la tuer.Elle l'aurait ensuite giflée, la blessant à la joue avec le trousseau de clefs qu'elle tenait à la main.Pour lui faire peur La mère de cette écolière a par la suite appelé Mme Harnois-Gervais chez elle.Lors de la conversation, Mme Harnois-Gervais aurait nié avoir frappé l'adolescente, tout en ajoutant qu'effectivement elle avait menacé sa fille, mais simplement pour lui faire peur.Les policiers de Laval ont commencé à avoir des soupçons sur le comportement de la mère de Michèle Gervais en interrogeant l'une des filles qui l'avaient attaquée.À un enquêteur qui lui demandait ce qui s'était produit, la jeune fille aurait mentionné que la mère de Michèle Gervais l'avait attaquée à son tour.Pour ne pas trop précipiter les événements, les enquêteurs lavallois ont d'abord fait accuser les sept écolières.Par la suite, ils ont rencontré d'autres jeunes, dont celui qui soutient avoir vu Mme Harnois-Gervais s'en prendre à l'une des accusées.Ils ont vu Mme Harnois-Gervais par la suite.Après avoir présenté leur dossier à Me Dagenais, les policiers se sont rendus au domicile de Mme Harnois-Gervais pour l'arrêter.Ils se sont organisés pour l'appréhender à une période de la journée où elle pourrait comparaître dans les minutes suivantes, afin d'éviter qu'elle passe une nuit en cellule.Elle a comparu devant un juge de la Cour du Québec et elle a été remise en liberté sous condition.Il se pourrait qu'une autre adulte, proche de Michèle Gervais et de sa mère, soit accusée bientôt pour s'être présentée à la Poly-Jeunesse avec un bâton de baseball.« J'ai fermé mes cliniques, mais je ne les ai pas vendues.C'est pour ça que je n'ai pas d'argent.De plus, le Collège des médecins m'attend au détour avec ses pénalités.C'est la goutte qui a fait déborder le vase.Je n'avais pas grand choix, je devais faire faillite.» Lorsqu'elle a accordé à la journaliste Liliane Lacroix la longue entrevue publiée samedi dans La Presse, Guylaine Lanctôt disait devoir bientôt faire faillite.Elle a en fait déposé sa cession le 10 janvier.Au cours des dernières années, le docteur Lanctôt a vendu sa maison de 225 000 $, située à Saint-Basile-le-Grand, à sa soeur, donné un véhicule à une autre personne proche et cédé à ses enfants, il y a plus de deux ans, les droits d'auteur de son livre ( publié cet- te année seulement ) et d'autres ouvrages à venir.« J'avais commencé à écrire à ce moment-là.Le corps du livre était écrit.À l'époque, j'avais besoin d'écrire et de ne faire que cela.Je ne voulais pas m'occu-per de tout ce qui était administration et édition.C'est pour ça que j'ai cédé mes droits à mes enfants », explique-t-elle.Guylaine Lanctôt réside chez sa soeur lorsqu'elle est de passage dans la région de Montréal et compte tirer des revenus des conférences qu'elle prononcera.Son créancier le plus important, son ex-associée Lucie Beaupré, lui réclame 40 000$.Le 31 décembre dernier, Guylaine Lanctôt, qui avait racheté les parts de son associée dans les cliniques de traitement des varices, a omis de lui faire son ultime versement.Plus cocasse, Mme Lanctôt devait aussi 23 000 $ à une entreprise française, la Société du domaine de Villemo-leix, parce qu'elle a fait pacager un cheval dans un domaine rural de Chambon-sur-Voueize, dans le Limousin.Elle prétend qu'il n'en est rien, malgré le jugement rendu en 1993, tout en admettant que sa fille vivait bien en Europe à l'époque et qu'elle entraînait son cheval pour des compétitions de dressage.« Je ne dois pas cet argent.Le bail n'existe pas.Je n'ai jamais non plus touché un sou de sous-location.J'ai rendu service à une famille qui, trois ans plus tard, à cause d'une dispute entre la mère et la fille, m'a demandé de payer », soutient-elle.PHOTO JEAN GOUPIL, La Presse Embouteillage monstre a cause tM'un mauvais plaisant Un embouteillage monstre a congestionné la circulation dans le centre-ville de Montréal hier après-midi et causé bien des émois à des milliers d'automobilistes, à la suite d'un appel à la bombe reçu par la Sûreté du Québec à 13 h 05.« L'appel disait qu'une bombe allait exploser à 15 h dans le tunnel de l'autoroute Ville-Marie », a expliqué l'agent Mathias Tellier, porte-parole de la S0.La police de la CUM a alors procédé à la fermeture de toutes les entrées et sorties de l'autoroute, et ce dans les deux sens, ce qui a rapidement eu pour effet de créer des bouchons un peu partout dans le centre-ville.Les policiers ont procédé à une fouille complète de cet axe routier majeur.Une valise contenant un slsmomètre a d'ailleurs été trouvée, abandonnée à la suite d'un accident de la route.Mais cet incident ne semblait pas relié à l'appel anonyme.La police a cherché un autre colis suspect.En vain.L'autoroute a donc été rouverte à 15 h 15 et la circulation routière a rapidement retrouvé sa fluidité habituelle.Il demeure que la SQ, en collaboration avec Bell Canada, va essayer de trouver d'où provenait l'appel téléphonique et qui était son auteur: son message a été enregistré.Nouvelle tuile sur la tête d'un éditeur controversé YVES BOISVERT El L'éditeur controversé Lorenzo Pro-teau, de Boucherville, vient de se faire ordonner par la Cour fédérale de cesser de faire publier sous la bannière des Éditions du Ronfleur un livre appartenant à son ancienne maison d'édition, Les Publications Proteau.Proteau, 66 ans, s'est fait évincer des Publications Proteau, l'an dernier, après avoir fait faillite personnellement pour la quatrième fois.Il est maintenant « directeur et éditeur » des Éditions du Ronfleur.Ce n'est pas la première mésaventure de Proteau, qui a été l'objet de poursuites et de dénonciations d'auteurs qui ont travaillé avec lui.L'animateur Gilles Proulx l'a poursuivi, en 1993, alléguant que Proteau avait vendu plus de 10 000 exemplaires de son livre en lui versant moins de 1 500 $ de droits d'auteur.La poursuite est tombée avec la faillite de Proteau.Des auteurs l'accusent de s'être approprié de leurs oeuvres.La Parlure québécoise , un lexique d'expressions québécoises qui s'est vendu à plusieurs milliers d'exemplaires et signé « Lorenzo Proteau », serait en fait l'oeuvre du journaliste Jean Côté, qui l'avait vendu à Proteau, selon sa version.Plus récemment, en 1994, Proteau a fait paraître aux Éditions du Ronfleur Le Canada, notre pays.Sur la couverture, seul le nom de Proteau apparaît comme auteur.À l'intérieur, il précise : « D'après un livre anglais écrit par Mazo De La Roche »».En réalité, sauf pour les annexes, le livre est une retranscription intégrale d'une traduction de Québec : Port historique, de Mazo De La Roche, mort en 1961.Le journaliste et agent littéraire Gilles Pinard, qui poursuivait Proteau avant qu'il ne fasse faillite, s'est fait nommer inspecteur à la plus récente faillite de Proteau (le 14 juin 1994).Proteau avait fait cette faillite trois mois et demi après avoir été libéré de sa plus récente faillite.Pinard accuse Proteau d'avoir caché ses intérêts dans Les Publications Proteau, lors de sa faillite en 1990, et d'avoir continué à agir comme administrateur de cette société dans les années qui ont suivi, même si la loi le lui interdisait.Pinard, qui a porté plainte contre Proteau à la GRC, affirme de plus que Proteau a obtenu un prêt de 90 000 $ pendant qu'il était en faillite, sans en avoir le droit.Il affirme que Proteau réédite des titres des Publications Proteau, qui ne lui appartiennent plus, sous le nom du Ronfleur.Un psychologue raélien poursuivi par sa corporation professionnelle soutient que ses droits ont été bafoués ÉRIC CLÉMENT ¦ Le psychologue raélien Daniel Chabot a comparu de nouveau, hier, devant le Comité de discipline de l'Ordre des psychologues du Québec, relativement à deux des trois plaintes que la corporation professionnelle a portées contre lui.Il s'agissait de la plainte qui concernait la publication d'un dépliant publicitaire et surtout celle de l'annonce publiée par M.Chabot dans La Presse en juin et juillet 1993.L'ordre reproche au psychologue, par ailleurs président canadien du Mouvement raélien, d'avoir eu recours « à une affirmation exagérée et revêtant un caractère purement sensationnel » en se pronançant en faveur des bienfaits de la masturbation et de la recherche solitaire du plaisir sexuel.Pour appuyer sa plainte, l'ordre a fait témoigner hier un professeur montréalais de l'École des Hautes études commerciales, M.Normand Turgeon, qui est venu expliquer avec moults détails techniques son analyse de la publicité en question.« Il a analysé la grosseur des caractères et à son avis l'annonce revêt un caractère sensationnel », a dit, hier, Mme Diane Côté, porte-parole de l'ordre.Mais n'est-ce point l'objectif d'une publicité que d'être sensationnelle, a demandé La Presse ?Mme Côté en convient et ajoute même que cette plainte « n'est pas vrai- A À PHOTO LUC-SMON PERRAULT.La Presse Le psychologue Daniel Chabot et son avocat, lors de sa comparution devant le Comité de discipline de l'Ordre des psychologues.ment incriminante mais ( qu' )il y a d'autres chefs d'accusation ».L'avocat de M.Chabot ayant deman- dé de pouvoir consulter en détail l'étude du professeur Turgeon, l'audience a été reportée au 21 mars.Daniel Chabot \\ présentera alors une contre-expertise.Mme Côté a précisé que l'avocat et les représentants du syndic de l'ordre n'avaient pas souhaité commenter cette affaire à La Presse.La troisième plainte portée contre M.Chabot a trait à un livre écrit par le psychologue.Aux yeux du syndic de sa corporation, au moins trois passages du livre Raël : Analyse des effets psychiques et physiques de son enseignement contreviennent à la déontologie en vigueur au sein de l'ordre.On reproche surtout au psychologue d'avoir omis d'indiquer qu'il est membre du Mouvement raélien depuis 1978, ce que M.Chabot considère comme faisant partie de sa vie privée.« Vit-on au Moyen Âge ?a demandé M.Chabot à La Presse, hier.Faut-il préciser dans un livre qu'on est homosexuel ou hétérosexuel, pour pouvoir écrire sur la sexualité ?C'est la liberté d'opinion, celles de conscience, d'association et d'expression qui sont attaquées.N'y a-t-il pas des choses plus importantes à faire de nos jours ?L'ordre délire complètement pour pouvoir conserver une tradition complètement désuète.» Daniel Chabot a porté plainte auprès de l'Office des professions le 21 décembre dernier, contre son ordre et certains de ses dirigeants, estimant leur comportement illicite.Une quarantaine de personnes, en grande majorité des raèliens, ont, de plus, manifesté leur soutien à Daniel Chabot, hier, avant sa comparution devant les sages de l'ordre.M0TA8D ARRÊTÉ POUR MEURTRE ¦ François Hinse, cette recrue des Hells's Angels de Trois-Rivières qui avait meublé ses vacances à Acapulco en se faisant arrêter pour meurtre, risque de passer de 15 à 30 ans à l'ombre au pénitencier fédéral de l'État de Guerrero.Hinse a été formellement accusé cette semaine par la justice mexicaine du meurtre de Normand Baker, un autre vacancier québécois à Acapulco, membre d'une bande rivale, les Rock Machine.D'abord appréhendé quelques minutes après un meurtre commis devant plusieurs dizaines de personnes au bar Hard Rock Café, Hinse avait fait l'objet d'une libération controversée.Le juge, soupçonné d'avoir accepté un pot-de-vin de 700 000 $ US, avait libéré Hinse le 14 février, déclenchant un scandale local.Le juge fait depuis l'objet d'une enquête.Hinse a été réappréhendé le 19 janvier et accusé « d'homicide intentionnel simple » en vertu du code criminel du Mexique.DATE DÉTERMINÉE ¦ L'enquête préliminaire du policier Marc Saint-Germain, de la Sûreté du Québec, a été fixée au 8 mai.Le policier a brièvement comparu, hier, à Trois-Rivières, pour la communication de la preuve dans son dossier.Saint-Germain fait face à huit chefs d'accusation de négligence criminelle et de conduite avec facultés affaiblies ayant causé la mort de quatre de ses confrères.Les policiers Alexandre Pucar, Denis Tremblay, Serge Arseneault et Yves Bossé ont perdu la vie quand la voiture conduite par l'accusé est entrée en collision avec un camion-remorque, le 27 octobre dernier, dans une bretelle d'accès des autoroutes 40 et 55 à Trois-Riviè-res-Ouest.POLICIERS À LEUR PROCÈS ¦ Le procès de deux policiers de la Sûreté municipale de Chambly interpellés lors de l'opération « Brigade » de la Sûreté du Québec, le 1er septembre dernier, a été fixé pro forma au 7 mars.La cour a accédé à la requête de l'avocat de la défense, Me Philip Schneider, et a reporté la cause pour permettre au défenseur de finir d'éplucher les deux caisses de dossiers relatifs à l'enquête policière qui a mené à la mise en accusation des deux agents.L'agent Denis Boucher fait face à une accusation de fraude de moins de I 000 $ tandis que Gary Massicot-te et sa conjointe, Nathalie Label-le, sont accusés d'avoir tenu une maison de jeu.Les policiers Boucher et Massicotte, qui avaient été suspendus avec solde par le conseil municipal, ont depuis réintégré leurs fonctions.NOYÉ REPÊCHÉ ¦ Les plongeurs de la Sûreté du Québec ont repêché un peu avant II h hier le corps d'un pécheur qui s'était noyé dans les eaux du lac Memphrémagog, mardi après-midi.Nil Dezainde, âgé de 38 ans, du Canton de Magog, s'est noyé lorsque la chaloupe dans laquelle il se trouvait en compagnie de son oncle a chaviré.Le corps a été découvert à une profondeur de deux mètres, à une trentaine de mètres de la rive, non loin d'Austin, en Estrie.Au moment du drame, son oncle Réal Dezainde, 64 ans, de Magog, a réussi à regagner la rive en se servant d'un bidon d'essence vide comme flotteur.AUGMENTATION DES LOYERS ¦ Jean Côté, président de la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec, s'inscrit en faux relativement à la position des associations de locataires qui suggèrent à leurs membres de négocier leurs loyers à la baisse.Selon M.Côté, une telle position reflète un manque de réalisme évident à l'égard de la situation du logement locatif au Québec : toute baisse de loyer contribuera à accélérer la détérioration des logements.La CORPIQ a récemment recommandé aux propriétaires d'immeubles à logements que les augmentations de loyers se situent cette année entre 1,4 et deux p.cent.LE JOURNAL COUPABLE ¦ Le journal de Montréal vient d'être reconnu coupable, par le Tribunal du travail du Québec, d'avoir violé les dispositions du Code du travail interdisant l'embauche de briseurs de grève.L'infraction est survenue lors du lockout de cinq mois décrété dans cette filiale du holding Québécor en 1993-1994.C'est ce qu'a statué le juge Bernard Prud'Homme, du Tribunal du travail, à la suite d'une plainte déposée par la section locale 41 M du Syndicat des communications graphiques ( FTQ ), qui représente les quelque 150 pressiers, manutentionnaires de papier, mécaniciens et électriciens à l'emploi de ce quotidien montréalais.En annonçant la nouvelle, le représentant syndical des pressiers du journal, M.Benoit Métivier, a précisé que son groupe est le dernier à ne pas avoir encore signé de nouvelle convention collective au tournai de Montréal.L'ancien contrat est échu depuis le 30 juin 1993.À la fin du lock-out, les parties ont entamé en mai 1994 des séances d'arbitrage qui sont toujours en cours. A4 LA PRESSE.MONTRÉAL, JEUDI 26 JANVIER 1995 Un témoin appuie la plainte de Cross contre cinq policiers de la SQ ROLLANDE PARENT de la Presse Canadienne É Un premier témoin est venu, hier, aîppuyer une partie de la plainte de Ronald Cross, dit Lasagne, étudiée par un comité de déontologie policière, selon laquelle cinq policiers de la Sûreté du Québec ( SQ ) Font battu dans les heures qui ont suivi la reddition des Mo-hawks à Oka à l'automne 1990.Le jeune Nathan Gihoul, qui avait 15 aîns lors des événements, se trouvait dans la tente où Ronald Cross aurait été assailli par un policier qui lui reprochait notamment d'avoir tué Marcel Le-may lors de la fusillade survenue dans là pinède d'Oka le 11 juillet 1990.; Gihoul a passé tout l'été à Oka avec les Mohawks.La plupart du temps il montait la garde muni d'une arme semi-automatique.Après la reddition des Mohawks, le 26 septembre, il s'est retrouvé à côté de Ronald Cross quand celui-ci a été battu par un policier dans là tente où ils avaient été conduits pour identification, a-t-il raconté hier.Selon les informations fournies par le témoin, le policier a frappé Ronald Cross avec ses pieds et ses poings, l'a bousculé alors que celui-ci était à genoux et avait les mains menottées dans le dos.« C'était toi le chef », lui disait le policier.À deux ou trois reprises le policier lui aurait dit : «C'était un des mes copains que vous avez tué », a affirmé le témoin.! Quant à Denis Nicholas, qui se trouvait à gauche du jeune Gihoul, il se serait tenu tranquille et n'aurait pas reçu de coups, sinon très peu.i « Ça s'est concentré sur Lasagne.Il s'est fait brasser pas mal », a-t-il dit.« Ça a été assez violent par bouts », a-t-il ajouté.Le témoin Guihoul n'a cependant pu indiquer si le policier en question était présent dans la salle d'audiences.Les policiers mis en cause à la suite de la plainte de Ronald Cross sont les enquêteurs André Turcotte, Richard Guérin, Gilles Leduc, François Borduas et Lucien Landry.Le témoin a en outre soutenu que le policier qui s'en était pris à Ronald Cross avait également proféré des insultes racistes relativement aux autochtones.« Il avait un ton méprisant pour faire pomper Lasagne.Rien ne permettait de comprendre pourquoi il faisait ça.Lasagne était à genoux, les mains menottées dans le dos », a-t-il fait répété.Le témoin estime avoir vu une grosse partie des événements.À un certain moment il se serait tourné la tête mais aurait senti tout de même ce qui se passait à côté de lui.M.Guihoul a affirmé que Ronald Cross avait des blessures au visage et qu'il s'essuyait à l'aide de son épaule.« Je le revois amoché.Il n'avait pas nécessairement du sang qui coulait mais des marques bleues, rouges au visage.Il était amoché.Il avait du sang sur le bord de la bouche, sur le bord de la tête, du côté droit.Il est tombé à terre », a-t-il relaté.Les événements en question auraient duré environ une heure et demie.Nathan Guihol a également affirmé avoir lui-même été battu par le même policier qui s'en était pris à Lasagne.« Il m'a donné des coups de pied sur les côtes, m'a tiré par les cheveux pour me relever.« Si tu ne me donnes pas ton nom tu vas passer au cash », lui aurait-il dit.Après avoir porté plainte auprès du commissaire à la déontologie, Nathan Guihol a dit s'être ravisé par la suite.« l'avais commencé à étudier la Bible, l'étais devenu plus responsable.Mes valeurs ont changé.le suis devenu témoin de léhovah récemment », a-t-il dit en guise d'explication.En raison d'une remarque de Ronald Cross qui a dit ne pas comprendre les témoignages en français alors qu'il est à l'origine de la plainte, le comité de déontologie a décidé de suspendre les procédures jusqu'à lundi.Un interprète sera alors disponible.Il sera assurémemt utile puisque le prochain témoin, un ex-militaire, a déjà manifesté son intention de témoigner en français.Ce témoin gardait l'entrée de la tente où se sont déroulés les événements examinés.Dans cette affaire, il est reproché au policier André Turcotte d'avoir utilisé une force plus grande que nécessaire, porté des coups, abusé de son autorité, menacé, intimidé et d'avoir omis d'informer Ronald Cross de ses droits.Richard Guérin et Gilles Leduc auraient utilisé une force plus grande que nécessaire, abusé de leur autorité, proféré des menaces et fait de l'intimidation.Les mêmes reproches sont adressés à François Borduas de même qu'à Lucien Landry, qui, en outre, aurait fait preuve de négligence et d'insouciance à l'égard de la santé de Ronald Cross alors qu'il était sous leur garde.Notons que les policiers Richard Guérin et Gilles Leduc font également face à une autre plainte en déontologie.Celle-ci a trait notamment à leur conduite lors de l'enquête policière sur le meurtre de M.Harold-Wibert Edwards survenu à Akwesasne le !«\" mai 1990.PHOTO RAFR WRDt, collaboration spéciale Ronald cross, aussi connu sous le nom de Lasagne, soutient avoir été battu par des policiers après la reddition des Mohawks à Oka le 11 juillet 1990.E S U LTATS loto-québec Tirage du 95-01-25 1cr numéro 2e numéro NUMÉROS\tLOTS\tNUMÉROS\tLOTS 795897\t10 000 s\t696333\t10 000 S - 95897\t1 000 s\t96333\t1 000 S 5897\t100 S\t6333\t100 $ 897\t10 S\t333\t10 $ 97\t5 $\t33\t5 $ NUMÉROS\tLOTS\tNUMÉROS\tLOTS 795891\t1 000 S\t696331\t1 000 $ 7958HB mm /\"S mm rs^^^M\t1 00 S\t6963BI\t100 S 7959B 7QHBBH\t10 S q Lci Unf\\ nr sont pj\\ uni bourublcv I>o ftii% tupplciiicnuitv\\ pour uuk-nil ^appliquent.Frm jpwvcrncmt rit m\\ fuit|U*A 971 en \\u\\ du urif.I ¦ \u2022 i-'ur inimrrul varie u-lon U drttmatmn Séjour» maximum d'un m Cerisier massif patiné à l'ancienne LAMPES \u2022 BAHUTS \u2022 TABLES \u2022 BIBLIOTHÈQUES \u2022 BUREAUX \u2022 ARMOIRES \u2022 LITS o COMMODES \u2022 SIÈGES \u2022 MEUBLES HIFI \u2022 du 26 janvier au 11 février LA GALERIE ART SELECT INC.6810, ST-DENIS, MONTRÉAL 273-7088 RECHERCHE IMPRIMEURS\u2022 BRODEURS\u2022 PUBLICITÉ PAR OBJETS A C T I V E W E A R Quality Acfivewear OUTERBANKS' L'ULTIME FOURNISSEUR MEILLEURS PRODUITS INVENTAIRE \u2022QUALITE \u2022PRIX \u2022SERVICE Répondez rapidement par télécopie pour recevoir votre CADEAU 1 -800-351-2171 FAX WW I OUI, J'aimerais recevoir vos catalogues et listes de prix Compagnie: _ Acheteur: Titre: Adresse: Ville: Code Postal: Fax: L'EQUIPE PASSIONNEE A VOTRE SERVICE DERNIÈRE SEMAINE! haiteralt voir nommé chef de l'état- j - major des Forces armées.il fait -30c dekors et \"1 en ded ans ! 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