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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1994-12-11, Collections de BAnQ.

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[" I I cahier Livres cahier Santé sans s enivrer 91527333639 121317 20 31 35 Fxterieur d6 la ville ci6 54 PAGES, 4 CAHIERS Québec (Région est): 65 cents Miami: 1.50$ US MONTRÉAL, DIMANCHE 11 DÉCEMBRE 1994 111e ANNÉE N° 53 À domicile par porteurs: 60 cents Routes motorisées: 70 cents AbltibJ-Témlscamingue: 55 cents Îles-de-la-Madeleine: 1 $ La personnalité de la semaine Ottawa accepte d'étaler la fermeture du collège sur trois années miner leurs études à Saint-Jean», a dit M.Smereka.Des fonctionnaires fédéraux se rendront donc à Saint-lean la semaine prochaine dans le but de discuter de la question avec des émissaires du gouvernement du Québec.Ancien professeur de cet établissement et maintenant maire de la ville, M.Smereka estime qu'il est l'homme tout désigné pour servir de médiateur entre les deux parties.Élu à la mairie le 6 novembre dernier, M.Smereka avait aussitôt proposé cette formule dans le but de dénouer l'impasse dans les négociations entre les deux gouvernements sur l'avenir du collège.Son idée avait été jugée intéressante par la ministre québécoise des Affaires intergouvernementales, Louise Beaudoin, mais reçue froidement par Ottawa.Pour Marcel Massé, l'avenir du collège était scellé depuis l'entente de principe intervenue entre lui et le gouvernement libéral de Daniel lohnson le 18 juillet dernier.Il y avait un noeud, cependant, aucune signature n'était venue ratifier les mo- dalités de cette entente et le nouveau gouvernement du Parti québécois refusait d'y souscrire.En acceptant de revenir à la table de négociation, M.Massé ne remet aucunement en question la décision de donner tous les cours universitaires des officiers à Kingston.Il consent tout simplement à effectuer la transition plus lentement, note M.Smereka.Le gouvernement fédéral cessera donc de donner des cours universitaires à Saint* VOIR CMR EN A 2 Le ministre des Affaires intergouvemementales, Marcel Massé, a accepté d'étendre sur trois ans l'abandon de la formation universitaire des cadets au Collège militaire royal de Saint-|ean, a déclaré hier le maire de cette ville Miroslav Smereka.«Plutôt que de fermer le Collège brusquement le printemps prochain, le ministre est prêt à procéder par attrition.Les étudiants déjà inscrits pourront alors ter- Le continent américain deviendra une ZALE en 2005 Céline Dion page B14 Neige, venteux et plus froid max-2 / min-16 page S16 Les pays d'Amérique \u2014 à l'exception de Cuba, exclu par les États-Unis \u2014 se sont donnés pour but, hier à Miami, de négocier d'ici à l'an 2005 la création d'une zone de libre-échange qui couvrira tout le continent, «de l'Alaska à l'Argentine».En annonçant cette décision «historique», le président Bill Clinton, hôte de ce «Sommet des Amériques», a souligne à l'adresse du reste de la communauté internationale que cette future Zone américaine de libre-échange (ZALE) «n'établira pas de nouvelles barrières» vis-à-vis des pays extérieurs et qu'elle serait «pleinement conforme avec les règles de l'Organisation mondiale du commerce » ( OMC ).Ces propos étaient clairement destinés à rassurer ceux qui pourraient voir dans cette zone de libre-échange panaméricaine la formation d'un bloc commercial régional à vocation protectionniste à l'égard de l'extérieur.L'OMC est un nouvel organisme qui remplacera le 1er janvier prochain l'Accord général sur le commerce et les tarifs (GATT) à la suite de la conclusion, en décembre 1993, de l'Uruguay Round.Son rôle sera d'arbitrer les différends commerciaux internationaux.La décision prise hier matin par 34 chefs d'Etat et de gouvernement réunis à Miami survient un peu plus d'une semaine après la ratification cruciale par le Congrès américain de l'Uruguay Round, un accord qui aboutira à une réduction de 38 pour cent des tarifs douaniers dans le monde.Elle se produit aussi un mois après la décision des 18 pays membres du Forum de coopération économique Asie-Pacifique ( APEC) réunis à Djakarta \u2014 dont les États-Unis, le Chili et le Mexique, tous trois présents à Miami \u2014 d'établir une zone de libre-échange dans le bassin du Pacifique d'ici à l'an 2020.M.Clinton, qui a fait de l'ouverture des marchés étrangers aux produits américains la priorité de sa diplomatie, avait présenté le sommet de Miami comme le troisième volet d'un tryptique commercial, après l'APEC et la ratification du GATT.Il a remarqué que si la croissance actuelle se poursuivait, le continent américain, avec 850 millions de consommateurs, serait «le plus grand marché du monde» dans moins de dix ans.Répondant à l'avance aux sceptiques qui penseraient qu'il s'agit une fois de plus de vagues promesses sans lendemain, M.Clinton a souligné que l'accord adopté était «détaillé et concret» et qu'il y aurait «des progrès réels» avant la fin du siècle.Ces propos laissent entendre que l'entrée en vigueur de cette zone panaméricaine de libre-échange commencera bien avant 2005, même si on ignore quand exactement elle s'achèvera.Dans une rencontre avec les journalistes en fin de journée, le premier ministre canadien Jean Chrétien a affirmé que personne ne savait exactement à quelle vitesse les gouvernements allaient 0)\\l(AVéMAQ£m fjÔN ÎLA SxMtiei flU?es, Vous éTes V'kZoeD Avec uoi, à FAtrr a>nneN&£ PAS.i/ooS CoHMN&e BT eHSoire, OH Rfece&A Av Ké&zmf L avenue McCill College, au coeur de la métropole, a revêtu sa tenue de lumière à l'approche des Fêtes.Il ne manquait hier qu'un peu plus de neige pour compléter le tableau, ce que les météorologues nous ont promis de corriger avant que vous vous leviez ce matin avec une chute d'environ 15 centimètres.Il fera doux pour aller en ski aujourd'hui, mais le thermomètre baissera rapidement pour s arrêter à moins 18 la nuit prochaine.\tphoto bernaro braut.l> pm* Retirer les Casques bleus de Bosnie mènerait tout droit à la catastrophe, selon des généraux «Tout le monde veut que la force de protection des Nations unies reste (.) les Serbes bosniaques parce qu'en quelque sorte nous garantissons que le ciel ne leur tombera pas sur la tète; le gouvernement bosniaque parce que nous nourrissons deux millions de personnes par jour et parce que si nous partions, ils perdraient probablement la guerre; et la communauté internationale, parce que si nous partons, il y a des chances que les Russes se rangent du côté des Serbes et que les Américains prennent le parti du gouvernement bosniaque.Or, il faut tout faire pour éviter une confrontation entre les superpuissances», a expliqué le général Baril.Ces deux généraux, de même défis qui attendent l'organisation internationale, en cette année de cinquantième anniversaire et à une époque où les Casques bleus sont de plus en plus obligés d'intervenir dans les guerres civi- que le major-général Roméo Dal-laire, participaient hier à une réunion de l'Association canadienne des Nations unies, réunion qui avait lieu à Toronto et au cours de laquelle ils ont reçu une médaille d'honneur pour leur «contribution exceptionnelle en tant que Canadien aux Nations unies».La question de la Bosnie est d'actualité: on sait que les Serbes détiennent en otage des Casques bleus.Les États-Unis ont offert d'intervenir pour les libérer et aider leur retrait.Mais la position américaine ne semble pas être la solution préconisée par l'ONU.Nos trois héros canadiens ont aussi discuté hier des nouveaux SUZANNE DANSEREAU de la Presse Canadienne TORONTO Un retrait des Nations unies de la Bosnie nous mènerait vers une catastrophe, estiment deux généraux canadiens bien connus, le major-général à la retraite Lewis Mackenzie et le major-général Maurice Baril, conseiller militaire du secrétaire des Nations unies.«Tout ce qu'on peut faire, c'est continuer.Les conséquences de ne pas continuer seraient la catastrophe, l'une des pires catastrophes humanitaires des temps modernes», a déclaré hier le général Baril.«Notre action»ne s'arrête plus aux frontières internationales.C'est de plus eir plus difficile de se mettre dans une position de neutralité, même si on veut rester neutre», constatait,hier le général Baril.\\ \\ Sans être trop pessimistes, Jes trois généraux ont toUs déploré le manque de fonds, d'équipement et de coordination qui empêche les Casques bleus de remplir leur VOIR BOSNIE EN A 2 Annonces classées immobilier_ > marchandises emplois automobiles propositions d affaires Additions croisées Arts et spectacles Deux des 31 marins du Salvador Allende, qui a coulé au sud de Terre-Neuve, ont été rescapés informations ciné-horaires télé-horaires Bandes dessinées «Il a eu beaucoup de chance», a déclaré le capitaine du Torun-gen, Lee Im, sur le pont de son navire.Selon le capitaine Lee, le survivant, l'officier en second du Salvador Allende, ne savait pas pourquoi son navire avait pris l'eau, puis coulé.Les 31 membres de l'équipage du Salvador Allende ont pu gagner des canots de sauvetage ou enfiler une veste de sauvetage avant que le navire ne coule, tôt vendredi, sous le coup de vagues aussi hautes qu'un édifice de cinq etages.«C'était très, très rude là-bas \u2014 comme de se retrouver à l'intérieur d'une machine à laver», a tionale, plus de 24 heures après que ce navire, enregistré en Ukraine, eut sombré dans une mer démontée, à quelque 900 km au sud de Terre-Neuve.«Il était a 70 miles au sud-est du point où je croyais qu'il se trouverait», a indiqué un porte-parole de la Garde nationale, le major Jim Finkle.L'état de santé du marin n'était toujours pas connu, hier soir.L'hclicoptcre â bord duquel il se trouvait devait atteindre en fin de soirée Shearwater, en Nouvelle-Ecosse.L'autre marin sauvé des eaux \u2014 vendredi soir par le pétrolier Torungen \u2014 se trouvait hier en bonne santé.déclaré un autre porte-parole de la garde côtière américaine, Den-nis Uhlenhopp, également à New York.Hier matin, les conditions de navigation s'étaient de beaucoup améliorées.«Ce n'est pas l'idéal pour mener des opérations de recherche et de sauvetage mais c'est beaucoup, beaucoup mieux que ce que nous avons connu hier et la nuit dernière», a-t-il reconnu.Deux hélicoptères et autant d'avions de la garde côtière américaine ainsi qu'un appareil de transport canadien Hercules C-I30 ont pris part aux recher- HAUFAX Etes-vous observateur?Feuilleton Un deuxième membre de l'équipage du cargo qui a coulé vendredi au sud de Terre-Neuve a été rescapé hier, tandis que d'autres corps de victimes de la tragédie étaient retirés de l'Atlantique.«Des navires marchands ont fait état d'à peu près sept corps», a indiqué hier un porte-parole de la Garde côtière des États-Unis, Chris O'Neil, depuis New York.Le deuxième rescapé du Salvador Allende a été hissé à bord d'un hélicoptère de la Garde na- Horoscope Le monde Loteries \u2014 résultats Mot mystère_ Opinions Tabloïd SPORTS RéJean Tremblay Maurice Richard A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 11 DÉCEMBRE 1994 ».», Giscard et le démon de la littérature LOUIS B.ROBITAILLE collaboration spéciale n démon hante la vie politique française: celui de la littérature.Il vient encore de frapper très cruellement, et au plus haut niveau ces jours-ci à Paris.Car enfin, nous voilà pratiquement en campagne présidentielle, en v::e du scrutin d'avril-mai 95.Parmi les prétendants au trône républicain, figure un certain Valéry Giscard d'Estaing, qui fut d'ailleurs déjà président de la République de 1974 à 1981.L'infortuné Giscard, qui n'avait jamais renoncé à sa propre restauration, continue de se démener comme un beau diable pour revenir sur le devant de la scène.Mais, si on fait mine de respecter son passé, plus personne ne s'occupe de lui.Et il faudrait un invraisem-ble concours de circonstances pour qu'il revienne au premier plan : que Jacques Chirac et le favori Edouard Balladur s'exterminent mutuellement au cours des prochaines semaines de manière à dégager le terrain, et que l'ancien premier ministre ûc Giscard, Raymond Barre, renonce lui-même à se présenter.Car pour l'instant VGE végète dans les profondeurs du classement, avec des intentions de vote à cinq ou sept pour cent en cas de candidature à l'Elysée.Cependant, il lui reste dans le mal-, heur cette qualité qui en France ne s'invente pas, ne se fabrique pas non plus en quelques mois: il fait partie du très petit lot des personnalités que l'on considère présidentiables pour 1995.C'est pourquoi on le voit encore, dans les journaux et les médias, s'agiter et multiplier les propositions comme s'il avait une chance.Or, voici qu'au milieu de cette débordante activité politico-médiatique, Giscard nous fait une surprise de taille, qui n'a rien à voir \u2014 du moins semble-t-il \u2014 avec sa stratégie présidentielle: il publie un roman.Pas un essai politique, ni même une fable morale qui pourrait passer pour un message pré-électoral : un petit roman d'amour bourgeois, le récit sans perversion d'une liaison discrètement torride entre un notaire de province d'âge mûr, amateur de chasse (sur des terres privées bien sur) et une jeune inconnue rencontrée au détour d'une route.Une inconnue prénommée Natalie \u2014 sans H car elle est d'origine polonaise, ce qui accentue le côté follement exotique de l'affaire.Se rendant à son rendez-vous de chasse chez un vieux copain pas dépourvu de fortune (tout nous est dit sur les charmes secrets de la chasse), il la croise sur la route à la page 20, et la perd aussitôt de vue.La retrouve par le plus grand des hasards à la page 86 («Mon sang se rue en vagues furieuses dans ma gorge»).Consomme le péché à la page 165 («Nous nous sommes noyés ensemble, longuement, enlacés dans la sensualité de la nuit»).Pousse la grossièreté jusqu'à la tutoyer à la page 212.Et c'est déjà fini.Mt, ., 'j»'ÉQfi.ii|frt|>i WM^ww s \u2022 ^dl - I.ir ri i n< PARIS FRANCE On ne saura sans doute jamais ce que dans cette bluette on doit à quelque correcteur professionnel de la maison Robert Laffont.Disons en tout cas que le résultat a quelque chose d'authentique-ment giscardien : c'est très propre dans la forme, et extraordinairement naïf pour le fond.On se doute que si l'auteur du manuscrit ne s'était pas appelé VGE, il aurait eu quelque difficulté à trouver un éditeur et aurait sans doute fini à la Pensée universelle, sorte de Pléiade de l'édition à compte d'auteur.Comme une romance d'ex-président constitue de toute manière un objet de curiosité.Le Passage est, comme il se doit, devenu depuis trois semaines l'un des grands best-sellers en France.Et le fait qu'à la radio publique, la critique s'en soit discrètement et plutôt charitablement moquée, ou que le Nouvel Observateur ait évoqué à son sujet le spectre de Barbara Cartland, n'y change rien.Ce qui est extrardinaire dans cette affaire, c'est qu'un ex-président, et qui rêve de le redevenir, ait pris le risque insensé de se couvrir de ridicule en écrivant une sorte de littérature de gare.Dans un pays où l'on n'écrit pas toujours très profond, mais où beaucoup de gens écrivent extrêmement bien, avec du savoir-faire.Pendant deux semaines environ, on a ainsi vu VGE courir les plateaux de té- lévision et les émissions culturelles haut de gamme pour faire la promotion de son livre.On l'a même aperçu chez la très intellectuelle et mitterrandienne Laure Adler, qui anime désormais en fin de programme tous les soirs Le Cercle de minuit.Sauf erreur, on a pu entendre l'auteur décrire les affres de la création, et les mystères cachés de son style, volontairement dépouillé, et mi-nimaliste.Les grands modèles de VGE: Flaubert,^ Montaigne, et Maupassant qui n'a rien à voir avec les deux premiers.Il fallait voir, à cette occasion, les visages aimablement souriants de Mme Adler et des autres invités pour mesurer à quel point la vieille politesse française n'est pas un vain mot.Giscard aurait-il pensé que cette publication le rendrait plus crédible auprès de l'électoral?On n'ose pas l'imaginer.L'hypothèse la moins invraisemblable, c'est que, véritablement démangé par le démon de la littérature (il en parlait avec un sanglot dans la voix dès 1974), il n'a tout simplement pas pu se retenir de publier cette naive historiette.On peut d'ailleurs croire que dans cette patrie universelle de la littérature, le bon peuple ne lui tiendrait pas rigueur de cette petite faute de goût.Il n'en reste pas moins que cette fascination pour la littérature jusque dans les cercles du pouvoir est une véritable exception française.Certains hommes politiques de bon niveau ont été ou sont de vrais littéraires: feu Edgar Fau-re, qui écrivait des polars, le libéral lean-François Deniau, auteur de beaux romans d'aventure, pour ne pas parler d'André Malraux.Et derrière, il y a tous les autres, qui ont écrit (ou fait écrire) au moins leurs pensées pour les faire imprimer par un éditeur sérieux.Ainsi, rien que dans la dernière année.on a vu le maire de Lyon (en attente de son procès pour corruption), le jeune Michel Noir publier un recueil de courts poèmes à la japonaise (consternants selon la critique).L'actuel ministre de l'Education (agrégé de lettres il .est vrai) François Bayrou vient de publier une grosse biographie de Henri IV, qu'on dit excellente, et qui se vend .très bien.Plus spectaculaire: le jeune et ambitieux ministre du Budget, Nicolas Sarkozy, qui est en même temps ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement et maire de Neuilly, a publié lui aussi une grosse biographie, celle d'un homme politique de l'avant-guerre, Georges Mandel.Dans plusieurs pays \u2014 dont les États- , Unis \u2014 on regarderait d'un oeil assez torve de grands politiciens qui auraient i la fantaisie de consacrer la moitié de leur temps à écrire des livres.Et ils ne feraient pas de longues carrières.En France, la capacité littéraire est au contraire un pré-requis si on vise les plus hautes fonctions.Ce qui ne veut pas dire qu'on doive, « comme VGE, donner dans le roman Harlequin.Son roman Le Passage au- -rait pu utilement s'appeller Le Dérapa-.ge.Littéraire bien sûr.Valéry Giscard d Estaing.Le Passage.Robert Laffont 1990.222 pages.Demain dans La Presse Automobile La Lincoln Continental ¦ Pour son 75e anniversaire, la division Lincoln lance une toute nouvelle Continental.Elle est entièrement transformée, aussi bien au niveau du châssis que du rouage d'entraînement.Cette berline à traction, la plus luxueuse à être offerte par ce manufacturier, comporte un deiuge de gadgets.Denis Duquet l'a testée pour vous.De son côté, Jacques Cagnon a découvert une Mustang 19641/z exceptionnelle.Dans la chronique « Auto-Rétro », il vous présente cette voiture qui a établi de nouveaux records de vente dès son arrivée sur le marché.À lire demain dans le cahier «Auto-Économie».Insolite La bourse ou la job Associated Press IIOMOSASSA SPRINGS.Floride ¦ Un adolescent qui est entré dans une quincaillerie apparemment dans l'espoir d'y trouver du travail, a fini par voler deux revolvers et une montre.La police n'a pas eu de difficulté à le retracer: il avait laissé son formulaire d'application sur place.«C'est sûrement la chose la plus idiote qu'il m'ait été donnée de voir», a déclaré le responsable de la quincaillerie, Joe Clark, à Homosassa Springs, en Floride.David Lee McCumsey, 18 ans, a été accusé de vol avant d'être libéré moyennant une caution de 4250 $ US.Après que l'adolescent eut demandé un emploi et quitté les lieux de façon précipitée, vendredi, les employés de la quincaillerie ont remarqué l'absence de deux pistolets et d'une montre pour homme.Les policiers ont retrouvé le formulaire rempli par McCumsey là où il l'avait laissé: sur le comptoir abritant les armes.Selon la police, le jeune homme a reconnu avoir commis le vol mais que, pris de panique, il avait jeté son butin hors de sa voiture en marche.Les armes et la montre n'ont pas été retrouvées.La quotidienne\ta trois chiffres\t905 Tirage d'hier\ta quatre chiffres\t3366 n.ABONNEMENT\t285-6911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 h à 17 h 30 RÉDACTION\t285-7070 PROMOTION\t285-7100 COMPTABILITE Grandes annonces\t285-6892 ANNONCES CLASSÉES lundi au vendredi de 8 h 30 a 17 h 30 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et troisième années, soit 115 étudiants.L'année suivante, il ne seront plus que 70, et un an plus tard, tout sera terminé.Cette mesure n'affecte en rien les autres dispositions de l'entente visant à maintenir au collège une centaine d'étudiants de ni- veau pré-universitaire précise le maire.Cela est garanti pour une période de cinq ans et se poursuivra tel que prévu.Par la suite, M.Smereka espère que Québec ne tardera pas à annoncer comment il entend se servir du campus une fois le processus de désengagement d'Ottawa amorcé.Il faut que l'on donne une nouvelle vocation à ce collè- ge dès l'automne, soutient le maire.Le Québec a déjà reçu différentes propositions à ce propos et pourrait en faire un campus rattaché à une des universités québécoises.D'autres ont également suggéré d'en faire une école de formation spécialisée indépendante.?ZALE Le continent américain deviendra une ZALE en 2005 mener ces négociations et si cel-les-ci allaient être couronnées de succès en 2005.« Il y a des petits pays extrêmement pauvres, et il y a les États-Unis, le plus puissant pays au monde, a-t-il expliqué.11 faudra trouver les mécanismes, au cours des 10 prochaines années, qui permettront d'améliorer leur sort.» 11 a fait remarquer que tous les pays participants avaient reconnu que le protectionnisme était chose du passé, et qu'il fallait maintenant être capable de compétition-ner, de vendre plus et d'acheter plus à l'extérieur des frontières.Pour sa part, le représentant américain pour le Commerce, Mickey Kantor, a rappelé qu'il existait déjà six accords régionaux de libre-échange, le plus vaste étant l'Accord de libre-échange nord-américain (ALE-NA), qui regroupe depuis le début de cette année Canada, États-Unis et Mexique.Il était hier quasiment acquis dans les coulisses du sommet que le Chili serait officiellement invité aujourd'hui à entamer des né- gociations pour adhérer à l'ALE-NA, mesure conçue comme une première étape dans l'extension du libre-échange à l'ensemble du continent.L'espace de libre-échange envisagée par les participants comprendrait des réductions de tarifs sur les biens et services, l'élimination de barrières non-tarifaires, la protection de la propriété intellectuelle, un mécanisme de règlement des conflits et des règles en matière de subventions, d'approvisionnement gouvernemental et de normes sanitaires.M.Clinton a insisté sur le fait que les leaders avaient montré leur sérieux en adoptant un calendrier «hautement détaillé» et en décidant que les discussions démarreraient dès le mois prochain.Ce calendrier, qui s'étale sur les 15 prochains mois, prévoit deux réunions des ministres du Commerce pour le suivi de l'accord, en juin 1995 et en mars 1996.L'espace de libre-échange américain devrait se construire à partir des différents accords régionaux de libre-échange déjà existants, comme l'Accord de libre-échange nord-américain ( ALENA ), CARICOM ( qui réunit des pays des Caraïbes), le Marché commun de l'Amérique centrale.le Pacte Andin et Mercosur (qui couvre les pays du sud de l'Amérique du Sud ).«Nous voulons remplacer les nombreuses ententes commerciales, qui sont parfois divergentes, par un accord plus cohérent, tout en venant en aide aux petites économies en transition», a déclaré M.Clinton.D'autre part, le Canada collabore avec d'autres États du continent américain pour que Cuba puisse réintégrer le processus de développement de la région et qu'il soit présent lors d'un prochain sommet des Amériques, a annoncé Christine Stewart, secrétaire d'État canadien pour l'Amérique latine et l'Afrique, en marge du Sommet de Miami.«Nous avons soulevé la question cubaine dès le début des réunions préparatoires» du Sommet des Amériques, a souligné Mme Stewart, ajoutant toutefois que le gouvernement canadien n'avait pas insisté car «nous ne voulions pas que le problème cubain masque tout le reste».Elle a déclaré que, selon elle, Fidel Castro «bénéficiait toujours du soutien de la majorité du peuple cubain ».Évoquant des contacts entre le gouvernement canadien et les dirigeants de l'opposition cubaine en exil, qui refusent tout dialogue avec le régime cast iste, Mme Stewart a déclaré: «Nous leur avons dit (aux dirigeants de l'opposition, à Miami) que nous pensons que des changements s'opèrent à l'heure actuelle à Cuba et qu'ils occasionnent des souffrances» au.sein de la population.«Et nous voulons aider le peuple cubain », Le Canada, qui n'a jamais rompu ses relations diplomatiques avec Cuba, a décidé en juin dernier de rétablir l'aide humanitaire en direction de l'île à travers les organisations non-gouvernementales canadiennes.* «Le gouvernement fait ce qu'il peut» pour stimuler les hommes d'affaires canadiens à investir à Cuba, a-t-elle affirmé, ajoutant: « nous pensons qu'il y va de l'intérêt du Canada comme des autres pays du continent que Cuba poursuivre son processus de réforme et qu'il réintègre pleinement le processus de développement» de la zone, dans un contexte pacifique».Hier, des dizaines de milliers d'exilés cubains aux États-Unis sont descendus dans les rues de Miami pour appeler les 34 leaders présents au Sommet des Amériques à faire pression sur Fidel Castro, exclu du Sommet, pour qu'il abandonne le pouvoir.?BOSNIE Retirer les Casques bleus de Bosnie mènerait tout droit a la catastrophe, selon des généraux nouveau mandat de façon satisfaisante.C'est le major-général Dallaire qui a été le plus dur.Cet homme qui a dirigé les Casques bleus au Rwanda \u2014 où s'est produit l'un des plus importants génocides depuis la Deuxième Guerre mondiale, et où des millions de personnes ont été soit tuées, blessées ou déplacées \u2014 a durement dénoncé la communauté internationale qui, selon lui, n'a pas donné aux Casques bleus les moyens de réussir leur mission.M.Dallaire a soutenu que «l'apathie et l'impuissance de la communauté internationale à ré- soudre des problèmes comme celui du Rwanda est choquante et im morale».Gestionnaire de crise Les trois généraux aimeraient que l'ONU devienne, comme dit le général Dallaire, «le gestionnaire des crises de sécurité dans le monde».Mais pour l'instant, cette organisation n'a pas les moyens nécessaires pour le faire, déplorent-ils.L'un des problèmes les plus frappants, c'est qu'elle ne peut agir rapidement, a constaté le général Dallaire.Alors que dans la crise rwandaise on réclamait une action de l'ONU à l'intérieur de cinq semaines, il a fallu près de six mois pour que M.Dallaire reçoive le nécessaire pour agir.«L'opération devait être un 'success story'.Mais en moins d'un an, on est passé de l'optimisme, à la stagnation, à la dégénérescence, la guerre, le génocide politique et humain, l'exode massif et les maladies, la mort, l'insécurité et de nouveau à la stagnation ».Et parce que les pays disaient que le Rwanda ne faisait pas partie de leur intérêts stratégiques et voulaient que l'opération coûte le moins cher possible \u2014 on parlait de 200 millions \u2014, on s'est retrouvé avec un fiasco qui finalement va coûter des «milliards de dollars» parce que l'on n'a pas réagi assez rapidement», a déclaré en substance le général Dallaire.Force permanente Les trois généraux se disent heureux que l'on discute présen-' tement de la création d'une force permanente des Nations unies, bien qu'à leur avis, ce n'est pas nécessairement le remède à tous les problèmes.D'une part, la création d'une telle force soulève les questions suivantes: «qui va la diriger, à qui ira sa loyauté, quelle éthique suivra-t-elle», a poursuivi le général Dallaire.Il est clair toutefois que les Nations unies doivent être réformées pour faire face au nouveau défi des conflits civils.Mais lorsqu'on a demandé aux trois généraux si la volonté politique était présente au sein de la communauté internationale, ils ont tous répondu: NON.Le général Baril a expliqué le problème: «Tout le monde veut voir de l'ordre dans le monde, en autant que leurs soldats ne meurent pas au front».?DIMANCHE I 11 DÉCEMBRE 1994 | 285-7111 Des secouristes descendent Alexander Paranov, un marin ukrainien de 36 ans, de l'hélicoptére des forces américaines qui l'a ramené hier du site du naufrage dans l'Atlantique Nord à la base des forces canadiennes de Dartmouth, en Nouvelle-Ecosse.Paranov est du nombre des marins du Salvador Allende qui ont été secourus.PHOTO PC MARINS Deux des 31 marins du Salvador Allende, qui a coule au sud de Terre-Neuve, ont ete rescapes ches, hier.Plusieurs navires marchands ont également patrouille les eaux.Vendredi, les secouristes avaient aperçu quatre marins portant leur veste de sauvetage et s'accrochant à des débris.Les avions leur ont lancé des canots de sauvetage et du matériel.«Nous leur envoyons pas mal de matériel, a indiqué M.Uhlen-hopp.Avec de la chance, nous pourrons sauver d'autres gens.» Le Salvador Allende, un cargo long de I50m, avait été construit en I973et nommé ainsi en l'honneur de l'ancien président du Chili.Au moment de sombrer, le navire et sa cargaison de riz faisaient route vers Helsinki, après avoir quitté le Texas, n LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 11 DÉCEMBRE 1994 \u2022 A 3 Annick Joannette est allée au Liban de son plein gré La jeune femme, soi-disant séquestrée par son conjoint, reconnaît qu'elle a menti ANDRÉ NOËL ¦ Annick loannctte a admis, hier, qu'elle avait inventé une histoire quand elle a déclaré aux journalistes et aux policiers qu'elle s'était rendue au Liban contre son gré avec son conjoint et son fils de deux ans.La jeune femme de 20 ans a fait ces aveux après avoir été confrontée aux déclarations de deux témoins transmises à La Presse.Informée de ce dénouement, la police de la Communauté urbaine de Montréal a émis en fin de soirée un communiqué électronique à tous les médias de Montréal.\u2022 Mme loannette est cette personne qui a fait la manchette de plusieurs journaux montréalais, hier.Elle a été accueillie à l'aéroport de Mirabel, vendredi, par une meute de journalistes.Elle a affirmé qu'elle et son fils, Éric, avaient été séquestrés par son conjoint d'origine libanaise, Claude Hawa, 33 ans.Voyage «de réconciliation» Tous les trois ont quitté Montréal le 17 novembre.Mme loannette a déclaré, vendredi, qu'elle croyait qu'ils partaient en Floride, en voyage «de réconciliation».Le couple s'était déjà rendu en Floride.Elle a ajouté qu'elle s'était rendu compte que leur destination était tout autre quand leur avion a fait une escale à Athènes, à destination de Beyrouth.Les médias ont gobé cette jolie histoire, qui s'est retrouvée parmi les dépêches d'agences de presse.Un seul problème : elle est fausse.Deux hommes qui ont vu Mme loannette peu de temps avant son départ ont dit qu'elle savait très bien qu'elle partait pour le Liban.Selon un des deux, c'est même elle qui a insisté pour accompagner Claude Hawa au Liban.« Une semaine avant Annick Joannette et de partir, son fils Éric.Mme loannette est venue à mon salon de coiffure avec son fils: elle a dit qu'elle était très heureuse de se rendre au Liban», a déclaré Abou Nader, du salon L'Ange, sur le boulevard de l'Acadie, à Montréal, hier après-midi.Après cet entretien au téléphone, nous avons pu parler au chauffeur de taxi, Antoine Ghantous, qui a reconduit le couple à l'aéroport de Mirabel.M.Ghantous était un ami du couple.«Claude et Annick s'étaient disputés en octobre.Claude a décidé de retourner vivre au Liban.Annick a fait une crise pour l'accompagner.Claude s'est laissé convaincre, mais a insisté pour qu'elle prévienne sa mère.Annick lui a dit que sa mère ne la laisserait jamais partir.Elle voulait la prévenir une fois au Liban.«Elle s'est procuré un visa pour le Liban.Elle a acheté le billet d'avion.Elle est partie avec Claude.Une fois là-bas, elle a téléphoné à sa mère, qui a fait une crise, et lui a dit qu'elle devait revenir immédiatement au Canada.» Nous avons joint Mme loannette chez sa mère, Ghislaine Bouthat, et son père adoptif, lean-Albert Pilon.Comment pouvait-elle croire qu'elle partait pour la Floride, puisqu'elle a pris l'avion à l'aéroport de Mirabel (les avions pour la Floride partent de Dorval)?lui a-t-on demandé.«|e ne sais pas», a-t-elle répondu en bredouillant.Elle a demandé à sa mère ce qu'elle devait répondre, puis elle a répété: «Je me suis aperçue que je n'étais pas en Floride quand l'avion a atterri à Athènes.» Une heure plus tard, le père adoptif de Mme loannette, lean-Albert Pilon, a té- léphoné à La Presse: «Nous venons de parler à Annick, a-t-il dit.Elle a reconnu qu'elle était partie volontairement au Liban.Elle craignait notre réaction, si elle nous l'avait dit plus tôt.Elle craignait que nous ne l'aurions pas aidée à revenir.» Selon Anthoine Ghantous, le chauffeur de taxi, la vérité est beaucoup plus simple: c'est Mme Bouthat qui a convaincu sa fille qu'elle courait des risques énormes à rester au Liban.Mme Bouthat et lean-Albert Pilon ont alerté la police de la Communauté urbaine de Montréal.M.Pilon avait communiqué avec les policiers du district 21 après avoir été «bien aiguillé par Le lournal de Montréal», a-t-on appris dans ce journal, hier.Le service anglais de la Presse canadienne annonçait hier: «Un mandat d'arrestation international sera émis pour Claude Hawa, 33 ans, a déclaré le lieutenant détective Pierre Bernarquez, de la police de Montréal.Hawa sera accusé de kidnapping et de séquestration.» Vérification faite auprès de la police, cette information est elle aussi fausse.Au contraire, la police de la CUM est décidée à ne pas émettre de mandat.«Par ailleurs, nous ne pouvons pas accuser Mme loannette pour fausse déclaration, a dit le sergent-détective lacques Bélair.Ce sont ses parents qui nous ont alertés, et de bonne foi.» Sévère sentence pour un premier «émeutier de la Coupe Stanley 1993» RAYMOND GERVAIS ¦ Une première peine de prison a été rendue la semaine dernière dans le dossier de «l'émeute de la coupe Stanley du 9 juin 1993».Un homme de 21 ans, Éric Théorèt, sans antécédent judiciaire, a écopé cinq jours de prison, 60 heures de travaux communautaires, une suramende de 50 $ et a dû s'engager à garder la paix à la suite d'une ordonnance de probation d'une durée d'un an.La faute reprochée: avoir décroché un panneau, d'une valeur de 75$, indiquant le nom d'une rue de la ville, commettant ainsi un méfait public au sens du code criminel.Dans de telles circonstances, le code criminel prévoit une amende maximale dé 2000 $ ou une peine d'emprisonnement maximum de six mois ou les deux à la fois.Dans un jugement écrit de 23 pages, le juge Antonio Descepola de la Cour municipale de Montréal en arrive à la conclusion que la «dissuasion et la punition doivent prévaloir sur la réhabilitation.Cette dissuasion et cette réprobation peuvent prendre plusieurs formes et ne sont pas limitées à l'incarcération.Le Tribunal est fort conscient qu'il ne faut pps attribuer au défendeur la responsabilité d'actes commis par d'autres.Il ne s'agit pas de faire du défendeur un bouc émissaire», précise le juge.'Néanmoins, le magistrat souligne que le fait pour l'accusé d'avoir commis un méfait à la vue de plusieurs personnes formant un attroupement agité, est un facteur aggravant appréciable.Le 14 octobre dernier, le juge Denis Laliberté, du même tribunal, rendait un premier verdict de culpabilité à l'endroit d'un dénommé Andrew Fuller, accusé d'avoir participé à une émeute et d'avoir volé un panneau de signalisation routiè- re indiquant un sens unique et de méfait pour l'avoir décroché.Le juge Laliberté devait cependant reporter le prononcé de sa sentence au mois de janvier prochain anrès avoir demandé aux avocats de la défense et de la poursuite de lui soumettre la jurisprudence en semblable matière.Dans sa conclusion, le juge Discepola ajoute que «l'arrivée d'un événement heureux qui doit susciter une manifestation de joie ne doit pas être attendue avec appréhension à cause des actes de violence commis à l'occasion d'événements semblables.Le défendeur et les autres citoyens doivent ressentir clairement la désapprobation sociale».Et de poursuivre le juge, «le Tribunal est conscient que le défendeur n'a pas plaidé coupable à une accusation d'avoir participé à une émeute, mais le Tribunal doit souligner que cet événement déplorable n'aurait fort probablement pas eu lieu, ou aurait été d'une intensité moindre, sans la commission de tous les «petits» méfaits(90 méfaits de 1000Set plus et 143 de moins de 1000 $).C'est en diminuant l'indice de ces actes individuels lors des manifestations que les émeutes pourront être contrôlées», écrit le juge Discepola.Le magistrat rappelle également dans son jugement les faits d'armes des émeu-tiers de la «Coupe Stanley du 9 juin 1993».Pas moins de 115 personnes ont été arrêtées; 168 autres ont été blessées dont 49 policiers; six incendies ont été allumés, 15 autobus, 12 abribus et 31 wagons de la STCUM ont été endommagés.Il y a eu 114 introductions dans des commerces; 233 méfaits ont été commis ainsi que 41 vols.Trois agressions armées se sont produites et 12 véhicules ont été volés.Dix personnes ont été arrêtées et seront accusées de recel, deux autres d'avoir troublé la paix et deux personnes ont été trouvées en possession de stupéfiants.itteeitcffe à Laval Un incendie s'est déclaré hier soir à la compagnie d'acier Samuel, sur la rue Francis Hugues à Laval.Un employé qui se trouvait sur les lieux a d'abord entendu une grosse explosion et donné l'alerte.D'autres explosions ont éclaté lorsque les pompiers sont arrivés.L'incendie, qui a été maîtrisé au bout d'une heure, a détruit la partie arrière du bâtiment PHOTO STEPHANE BRUNET.collaboration spéculé Deux ans de prison pour avoir battu sa conjointe L 'alcool et la drogue ne sont pas des facteurs atténuants, dit le juge Denis Boisvert ID GERVAIS ¦ Un problème de consommation d'alcool ou de drogue ne peut pas être considéré comme un facteur atténuant pour un homme accusé de violence conjugale si ce dernier refuse de l'aide.\u2022 C'est la conclusion à laquelle en est arrivé la semaine dernière le juge Denis Boisvert de la Cour municipale de Montréal, appelé à rendre sentence contre un dénommé Claude Rufiange, 41 ans, qui s'était reconnu coupable de voies de fait sur sa conjointe, Mme Line St-Germain.'.Rufiange, un récidiviste bien connu de la police et des milieux judiciaires pour avoir été condamné à 28 reprises au cours des 26 dernières années, devra cette fois purger deux ans de prison pour avoir battu sa femme.Le juge Boisvert considère de plus comme élément aggravant le fait que l'accusé vivait avec la victime et qu'il y a alors eu un bris de relation de confiance entre les deux conjoints.Dans un jugement écrit de 11 pages rendu le 6 décembre, le magistrat cite l'arrêt Lavallée dans lequel le juge Wil-son de la Cour suprême du Canada reconnaît «qu'aucun homme n'a dans aucune circonstance, le droit de brutaliser une femme».Citant également la Cour d'appel de l'Albc: ta dans l'arrêt Brown qui rappelle que «le grave problème de la violence conjugale ne peut se résoudre que par l'action des tribunaux» et que ces derniers «doivent dénoncer clairement cette façon d'agir et s'assurer que la sentence aura un effet d'exemplarité et de dissuasion ».Les faits présentés à la Cour précisent que l'accusé a vécu durant huit ans avec sa conjointe et qu'ils avaient une fillette de 7 ans.Les faits démontrent également que l'accusé et sa victime éprouvaient un problème de consommation d'alcool et de drogue.Le jour de l'infraction, l'accusé a consommé trois bouteilles de vin et après avoir invectivé sa conjointe, l'a frappée à plusieurs reprises au visage.Ces gestes ont été faits en présence de l'enfant qui, à plusieurs reprises, a supplié son père d'arrêter de frapper sa mère.Durant les jours qui ont suivi, l'accusé a continué à exercer un contrôle sur sa conjointe, l'empêchant de sortir afin qv 'elle ne soit pas vue dans cet état et la menaçant d'une «volée dont elle se souviendrait toujours».Lors de son enquête préliminaire le 21 mars dernier, Rufiange a reconnu sa culpabilité aux accusations portées et a manifesté le désir de suivre une cure de désintoxication à la Maison Source de Vie.Il devait toutefois prendre la fuite 10 jours après son arrivée et ce n'est que sept mois plus tard qu'il fut repris par la police.Le juge Boisvert précise que le «Tribunal croit que l'accusé ne veut pas régler ses problèmes de drogue et d'alcool et que tout au plus, il a fait miroiter temporairement son intention de suivre une cure de désintoxication dans le seul but d'obtenir la clémence du tribunal».En conclusion, le magistrat écrit que dans l'ensemble des éléments du dossier, «il y en a peu qui militent en faveur de l'accusé.Puisque l'accusé a choisi durant les 26 dernières années de vivre dans le crime, plus particulièrement dans des crimes impliquant de la violence, il y a peu d'espoir, à moyen terme, qu'il s'amende et se réhabilite.Dans de telles circonstances, c'est la protection du public qui doit primer et c'est donc ces facteurs de dissuasion et d'exemplarité que le Tribunal doit favoriser».Une assemblée de l'Ordre des ingénieurs tourne au vinaigre CILLES FAQUIN ¦ Une assemblée extraordinaire de l'Ordre des ingénieurs, jeudi soir a Montréal, a tourné au vinaigre sur une question de \u2022 prime d'assurance, a-t-on appris.Le président de l'Ordre, Bernard Lamarre, que La Presse a tenté de joindre hier, sans succès, a quitté précipitamment la salle et annoncé sa démission.- M.Lamarre s'est toutefois ravisé le' lendemain et a dirigé une réunion du bureau de direction de la corporation professionnelle, une des plus importantes au Québec avec 40 000 membres (dont 8000à la retraite).Cet incident a montré le climat de tension qui règne entre les ingénieurs du secteur public et les ingénieurs conseil du secteur privé.Le conflit est larvé, mais pas moins réel.Les ingénieurs des grandes firmes comme SNC-Lavalin (d'où provient M.Lamarre) vivent beaucoup des contrats publics, et n'aiment guère subir la surveillance des ingénieurs de l'État (gouvernement, HydroQuébec, municipalités).Ce qui a mis le feu aux poudres, toutefois, est assez bénin, comme une querelle de ménage qui éclaterait à propos du lavage de la vaisselle alors que les reproches mutuels sont plus importants.M.Lamarre et le bureau de direction ont proposé à leurs membres d'entériner le principe d'une prime d'assurance responsabilité universelle.Le code de profession oblige les corporations à garantir que leurs membres soient dûment assurés, pour le travail qu'ils effectuent.M.Lamarre proposait que tous les ingénieurs paient une prime d'environ 33$ par année (plus les taxes), afin de couvrir les 40 000 membres de la profession.Or, des milliers de membres sont déjà couverts par les assurances responsabilité, notamment les ingénieurs syndiqués des municipalités, du gouvernement, d'Hydro (et aussi ceux qui travaillent pour certaines grandes compagnies comme Alcan ou Bombardier).Ces derniers ne voulaient pas payer une prime supplémentaire, dont ils n'ont pas besoin.Des ingénieurs du secteur public ont donc suggéré d'amender la proposition, afin que cette prime soit facultative.Plus de 700 personnes (un record) étaient réunies dans une salle du Palais des congrès.Elles venaient d'un peu partout au Québec.Les esprits se sont vite échauffés.M.Lamarre a mal réagi à l'opposition.L'amendement proposé par les ingénieurs du secteur public (en fa- veur d'une prime d'assurance facultative) a été adopté par 80 p.cent des voix.Hors de lui, M.Lamarre s'est levé et a quitté la salle en annonçant qu'il démissionnait.Certains membres de l'Ordre ont murmuré que c'était un bon débarras.Mais la nuit porte conseil, et M.Lamarre a changé d'idée.Selon nos informations, le bureau de direction risque de prendre cette défaite comme une déclaration de guerre de ses membres du secteur public.Ces derniers estiment de leur côté que la direction de leur corporation néglige de nombreuses plaintes.Ils n'apprécient guère, non plus, que M.Lamarre n'ait pas été élu au suffrage de tous les membres, mais choîsi parmi les membres du bureau de direction.Le mandat de M.Lamarre se termine en juin.L'EXPRESS DU I\\S1 ATIIMI PANIERS DE NOËL À COMPLÉTER ¦\tUne semaine à peine avant d'entreprendre sa distribution de vivres pour le temps des Fêtes, l'organisme de charité Jeunesse au Soleil affirme qu'il ne possédé de la nourriture que pour nourrir 3800 des 10 000 familles auxquelles il a promis des paniers de Noël.D'ici les Fêtes, les 23 postes de police de la CUM continueront à recevoir les denrées non périssables des citoyens au nom de Jeunesse au Soleil ainsi que les stations- service Petro-Canada et les pharmacies Pharmaprix.L'organisme précise toutefois que, s'il a reçu moins de nourriture que par les années passées, le public s'est par ailleurs montré plus généreux en ce qui a trait aux dons en argent, lui ayant permis de récolter 187 490 $.CITOYEN CANADIEN DÉTENU ILLÉGALEMENT AU VIETNAM ¦\tUn citoyen canadien, Trân Triéu Quâan est retenu illégalement au Vietnam depuis plus de neuf mois, affirme la Ligue des droits et libertés, section de Québec.«Il est emprisonné dans des conditions inacceptables depuis maintenant plus de trois mois sans même qu'aucune accusation ne soit portée contre lui», affirme la Ligue dans une lettre adressée au premier ministre Jean Chrétien.UN VIEUX LITIGE À REGLER ¦\tLes actionnaires minoritaires d'Asbestos qui estiment avoir été lésés lors de la nationalisation de la compagnie minière tendent la main au gouvernement péquiste pour régler le litige qui traîne depuis près de dix ans.Les mille actionnaires minoritaires du Québec, de l'Ontario et des États-Unis n'ont rien reçu lors de la nationalisation.Ils rappellent à Jacques Parizeau qu'il a promis de rétablir la confiance entre les citoyens, particulièrement les investisseurs, et le gouvernement.Le dossier est toujours devant la Cour d'appel du Québec.WISE DEMANDERA LA PROTECTION DE LA LOI DE LA FAILLITE ¦\tAux prises avec des pertes de 11,5 millions en 9 mois, la chaîne de magasins à rayons Wise a annoncé vendredi son intention de se placer sous la protection de la loi de la faillite.L'entreprise montréalaise a entrepris ces procédures judiciaires lorsque que son créancier.Marks and Spencer Canada, a décidé de saisir les actifs d'une filiale de Wise, les magasins à rayons Peo-ples, qu'elle avait vendue à Wise en 1992.Wise doit encore 12 millions a Marks and Spencer, soit près de la moitié de la somme initiale.RÉACTIONS AU PROJET DE LOI 46 ¦\tLe patronat réagit mal tandis que le mouvement syndical réagit bien au projet de loi 46 modifiant les relations de travail dans l'industrie de la construction, déposé cette semaine par la ministre de l'Emploi du Québec, Louise Harel.«En réglementant complètement, à nouveau, la construction, le gouvernement ferme la porte aux jeunes travailleurs qui veulent occuper un emploi dans cette industrie», ditla Chambre de commerce du Québec, qui prévoit une augmentation du prix des maisons.«Un juste retour des choses», rétorque la Centrale des syndicats démocratiques, qui se réjouit «que le gouvernement ait tenu parole en réassujettissant le secteur résidentiel de huit logements et moins à l'intérieur de la construction réglementée».LE PLC SE PRÉPARE DANS BROME-MISSISQUOI ¦\tAlfonso Gagliano, présidera de la Commission électorale du Parti libéral du Canada (section Québec) a annoncé hier que l'assemblée de mise en candidature pour l'élection complémentaire dans la circonscription fédérale de Brome-Missisquoi aura lieu le 8 janvier.«Nous avons constaté un vif intérêt pour cette élection complémentaire», a déclaré M.Gagliano.LA FAS VEUT INVESTIR LES CONSEILS D'ADMINISTRATION ¦\tLes militants de la Fédération des affaires sociales (FAS), une fédération de la CSN qui regroupe essentiellement les syndiqués des hôpitaux, ont terminé leur congrès, hier, en décidant d'intervenir le plus possible dans les conseils d'administration de leurs établissements respectifs «afin d'y promouvoir des orientations progressistes et proches des préoccupations syndicales».Un nouveau président a été élu: Louis Roy.VENTE DE NOËL DES AUTOCHTONES ¦\tDes artisans autochtones de plusieurs régions se rassemblent au Centre d'amitié autochtone de Montréal pour une vente de Noël d'objets d'art, tels bijoux, mocassins, mitaines et gants faits d'orignal, de chevreuil et de caribou.Des travaux de perlage et d'aiguilles de porc-épics, des painers en écorce de bouleau, des manteaux et des t-shirts sont aussi vendus au profit des enfants du Centre A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 11 DÉCEMBRE 1994 Jeans et blouson d'une paire de souliers de cuir bien cirés et d'une coupe de cheveux à la.Mario Dumont! Il me dirait sans doute : «Enfin Daniel, te voilà devenu un garçon responsable et mature.Bienvenue dans le monde des adultes ! ».\u2022 En attendant ce miracle, je sens qu'il ronge son frein.L'autre jour, je marchais avec lui dans le parc Lafontaine et un gars en jeans et blouson a filé devant nous en patins à roulettes.Mon père Ta regardé s'envoler comme s'il venait de voir un extraterrestre.Il me dit: «T'as vu l'gars?T'as vu l'gars?» Je lui réponds: «Quoi?T'aimes pas son look je suppose?».« Mais non ! T as pas vu, il roulait en patins à roulettes! l'avais pas cliqué sur les patins à roulettes.|e lui lance: «Et alors?Lynn et moi ont a failli en louer cet été, il y'a une boutique pas loin qui.» «Mais Daniel, il avait au moins 40 ans.Un homme de 40 ans en patins à roulettes!!!» «Mais papa, moi aussi j'approche de la quarantaine.» Mon père s'est tu, a levé la téte, puis il a balayé le ciel de sa main.On a repris notre marche vers l'étang. aux paupières pour faire «plu6*« existentialiste».Nous autres, : pseudo-artistes, c'était le veloiTrs> côtelé du cou aux chevilles.Cela*; aussi nous a passé.Ça durait de^ \u2022 trois à cinq ans, pas plus.Chfcz^ vous, ça ne passe pas, c'est ça que je nomme «jeunisme», refus maladif de vieillir.Dès l'âge de trente ans, souvent avant, nous consentions, avec un courage certes relatif, à faire face, à assumer l'âge définitivement adulte.Le costume de parade, n'était plus de mise.Oui, l'habit fait le moine souvent.De jeunes bourgeois se déguisent en misérables.C'est idiot.Ils exhibent des haillons, fierté imbécile, quand en Afrique comme en Inde, il y a plein de jeunesses qui voudraient bien pouvoir, quitter ces haillons.Oui, mascarade dérisoire chez tous ces vieux enfants de petits bourgeois de l'Occident, avachis devant les produits sonores de l'impérialisme anglo-américain.Et quand j'observe des adultes, des pères de famille, qui continuent cette Halloween proposée par les musiciens millionnaires de la pop music, j'enrage en effet.A quinze ans, on peut comprendre qu'un ado puisse avoir un besoin de défier ses parents en arborant des cheveux roses ou verts, mais a vingt-cinq, à trente ans?S'arranger en clown, devenus adultes, cela relève de la bêtise.Heureusement, cher Daniel, tes accoutrements sont désormais tclérables.Tu te soignes quoi ?T V A.LE RESEAU DES TIRAGES T VA.LE RESEAU DBS TIRAGES DE LOTO-QUEBEC Tirage du 94-12-09 NUMÉROS 196761 96761 6761 761 61 CACNANTS ftp Tirage du 94-12-10 Ventes totales: Prochain gros lot (approx.l: Prochain tirage: 94-00-00 196761 1967H Numéro complémentaire Tirage du
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