La presse, 22 novembre 1994, B. Politique
[" La Presse Montréal, mardi 22 novembre 1994 \u2022 POLITIQUE À que! endroit dans le monde votre dollar d'investissement rapportera-t-il le plus à un moment précis?C'est à DPM d'y répondre.En tant que compagnie indépendante de planification financière la plus dynamique au Canada, DPM scrute et analyse les différents marchés à travers le monde, afin d'y découvrir les meilleures occasions de placement pour vous, dès maintenant! 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et les taux de rendement fluctueront.rEXPRESS ROMEO LEBLANC GOUVERNEUR GENERAL ¦\tLe président du Sénat Roméo LeBlanc sera le prochain gouverneur général du Canada, selon CTV.Citant des sources non identifiées, CTV a dit hier soir que la nomination serait rendue publique sous peu.M.LeBlanc, qui est âgé de 66 ans, n'a pu être joint pour commenter la nouvelle.Le poste de gouverneur général, qui est le représentant de la reine d'Angleterre au Canada, avait également été offert à Jean Béliveau, mais il l'avait refusé.M.LeBlanc est né à l'Anse-aux-Cormier, au Nouveau-Brunswick, en 1927.Elu pour la première fois à la Chambre des communes en 1972 sous la bannière libérale, il fut réélu en 1974, 1979 et 1980.Il fut successivement ministre des Pêches ( 1974), des Pèches et de l'Environnement ( 1976) et des Travaux publics ( 1982), sous Pierre Trudeau.Il a été nommé au Sénat en 1984 et en est devenu le président le 7 décembre 1993.M.LeBlanc succéderait à Ramon Hnatyshyn, dont le mandat de cinq ans expire le 27 janvier 1995.UN « BON SERVICE » D'OTTAWA ¦\tC'est pour aider les contribuables à s'y retrouver, dans la foulée d'une réorganisation complète du cabinet fédéral, et non pour faire de la propagande référendaire qu'Ottawa commandite des émissions d'une demi-heure vantant une gamme de services fédéraux, a soutenu hier le ministre responsable du Développement des ressources humaines.« Ça n'a rien à voir avec le référendum.Ça a à voir avec le bon service que le gouvernement fournit aux Canadiens.Nous voulons que tous les Canadiens comprennent les bons services qu'ils reçoivent de ce gouvernement », a expliqué Lloyd Axworthy aux Communes au sujet de la production, pour plus d'un demi-million de dollars, d'une série de 13 émissions d'info-publicité sur les divers servies fédéraux.Destinée à des auditoires francophones, la série a été proposée au réseau TVA.Le gouvernement du Québec et la Fédération professionnelle des journalistes du Québec ont demandé au réseau de la refuser, à cause de la teinte propagandiste de l'exercice.Chantai Hébert AVION : LE CABINET SERRE LA VIS ¦\tLe cabinet libéral a réduit de plus de 40 p.cent l'utilisation de la flotte gouvernementale d'avions.Les données compilées par la Presse Canadienne indiquent que l'utilisation des appareils à réaction par les ministres libéraux coûte en moyenne 196 000 $ par mois aux contribuables, contre 328 000 $ sous le précédent gouvernement de Brian Mulroney.Le premier ministre Jean Chrétien avait promis de freiner l'utilisation discrétionnaire des appareils.Le gouvernement a aussi réduit la flotte de Challengers de six à quatre, à la suite des critiques du Vérificateur général, Denis Desautels.d'après PC PAS DE TABAC POUR LES MINEURS ¦\tLe ministre de la Santé, Jean Rochon, présentera en décembre à l'Assemblée nationale un projet de loi visant à interdire la vente de tabac aux mineurs, a appris La Presse Canadienne.Le ministre, qui s'inquiète de l'augmentation du nombre de fumeurs au Québec, veut mettre sur pied « une législation musclée qui ne serait pas une coquille vide ».« On ne veut pas s'avancer sur les dates où on présentera le projet de loi.Il reste certaines ficelles à attacher.Mais ce sera probablement en décembre », précise l'attaché de presse du ministre Rochon, Michel Martin.La prochaine session parlementaire débutera le 29 novembre prochain.« C'est certain que si on adopte une loi, il faut avoir l'intention de l'appliquer », ajoute M.Martin en évoquant la possibilité d'imposer de lourdes amendes aux détaillants qui vendront des cigarettes aux jeunes de moins de 18 ans.Le gouvernement fédéral a déjà imposé une telle loi mais celle-ci « est encore peu respectée, et ce malgré la création récente d'une police du tabac », soutiennent les organismes anti-tabac.d'après PC « Un projet mal engagé dont on n'a pas besoin » Grande-Baleine : Parizeau défend sa décision devant des réactions généralement négatives MARIO FONTAINE Le premier ministre Parizeau a justifié hier sa décision de surseoir indéfiniment à l'aménagement du complexe hydro-électrique de Grande-Baleine en comparant ce projet à un « marécage invraisemblable » dont on se sert à l'étranger pour attaquer le Québec, un projet mai engagé dont on n'a pas besoin pour le moment.Critiqué aussi bien par les patrons que par la FTQ pour avoir mis en veilleuse cet investissement 13,3 milliards, M.Parizeau s'est également défendu d'avoir agi avec précipitation dans ce dossier.« On m'avait suggéré de dire dès mon arrivée au pouvoir ( le 12 septembre ) : \"Ce n'est pas une priorité, on n'en a pas besoin pour le moment, on verra plus tard\".Ça faisait un mois que ça me trottait dans la tête », a expliqué hier le premier ministre.Le chef de l'opposition libérale, Daniel Johnson» a accusé dimanche Jacques Parizeau d'aller à contre-courant en mettant indéfiniment de côté cette « filière créatrice de dizaines et même de centaines de milliers d'emplois ».Pourquoi alors M.Johnson a-t-il lancé l'hiver dernier le projet de SM-3 et pas Grande-Baleine ?, rétorque le chef pé-quiste, soulignant en outre que les études environnementales du projet, qui ont coûté 256 millions, avaient été jugées insuffisantes la semaine dernière.Presque au même moment, le chef du Grand conseil des Cris, Matthew Coon-Come, criait au racisme dans une déclaration à Washington et rappelait l'opposition de sa communauté au projet de Grande-Baleine.Une campagne de dénigrement qualifiée hier d'odieuse par la Chambre de commerce du Québec.Le premier ministre Parizeau soutient qu'il était favorable au projet il y a deux ans, à l'instar de ceux qui se portent à sa défense aujourd'hui.Mais les conditions ont changé, et selon certaines informations les installations actuelles répondront à la demande jusqu'en 2018.Le Hir se tient coi Le ministre à la Restructuration, Richard Le Hir, coprésidait juste avant son entrée en politique une coalition en faveur du développement de Gran-de-Baleine.Hier M.Le Hir longeait les murs après la conférence prononcée par Jacques Parizeau dans un hôtel de la métropole, devant 800 invités du Forum pour l'emploi.Il a refusé d'expliquer pourquoi un projet qu'il défendait âprement il y a à peine quelques mois n'est plus valable aujourd'hui.Son successeur à la présidence de l'Association des manufacturiers du Québec, Gérald Ponton, qualifie du reste de « prématurée et décevante » la décision de retarder le projet de Gran-de-Baleine.« Il aurait été préférable, dit-il, que M.Parizeau consulte la coalition avant d'écarter un projet d'une telle envergure.Les conséquences de cette décision peuvent être dommageables pour l'approvisisonnement en énergie hydro-électrique à compter de 2003 ».Le CPQ désolé Même réaction au Conseil du patronat.Son président, Ghislain Dufour, demande au gouvernement péquiste de faire la démonstration que l'aménagement de Grande-Baleine n'est pas un bon projet, avec les 65 000 emplois et les investissements de 13,3 milliards qu'il représente.M.Parizeau aurait peut-être dû con- sulter davantage, estime M.Dufour.Le président du CPQ s'étonne que le Parti québécois n'ait jamais indiqué qu'il retarderait le projet de Grande-Baleine au cours des cinq dernières années, pour ensuite remettre son exécution aux calendes grecques à son arrivée au pouvoir.La Chambre de commerce du Québec a elle aussi déploré la décision du premier ministre.« L'abandon de ce projet risque de remettre en cause la croissance de plusieurs entreprises québécoises qui oeuvrent dans les secteurs de la construction et du génie », a déclaré hier son président, Michel Audet.Ce week-end, la Fédération des travailleurs du Québec avait elle aussi dénoncé la mise en veilleuse de Grande-Ba-leine en invoquant les retombées économiques du projet.La CSN estime au contraire qu'il s'agit là d'une sage décision.Son président, Gérald Larose, participait lui aussi hier au déjeuner du Forum pour l'emploi.« Les démonstrations faites à ce jour ne vont pas dans le sens d'une forte demande en électricité, de dire M.Larose.Elles ont plutôt tendance à confirmer que les installations hydroélectriques actuelles ou en construction suffisent amplement à la demande.» Québec prend le virage des économies d'énergie DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUÉBEC Ouébec se prépare à prendre le virage des économies d'énergie plutôt que du développement.Une large consultation, prévue pour le printemps prochain, proposera une meilleure efficacité énergétique plutôt que la multiplication des projets de développement.Pour l'heure, toutefois, le ministre des Ressources naturelles, François Gendron, se contente de préciser « le sommet visera à préparer uuw politique énergétique ».Selon des sources fiables, il y aura des allusions aux intentions de Québec dans le message inaugural, la semaine prochaine.Par la suite, dans les premiers jours de décembre, le ministre Gendron préciserait les intentions de Québec ; une vaste consultation populaire dépassant les cadres des habituelles commissions parlementaires et qui aurait lieu en mars ou avril prochain.Québec a déjà donné le mandat à Hydro de fournir une évaluation globale de la demande prévisible et des économies possibles, un rapport qui est attendu par M.Gendron au tout début de 1995.En dépit de l'annonce surprise de M.Parizeau, il semble que Québec ne voudra pas que le projet soit carrément « tabletté » ; déjà David Cliché, responsable des question autochtones et expert en matière d'énergie, indiquait qu'il n'était pas question de « radier » les centaines de millions \u2014 on parle d'un montant d'autour de 260 millions déjà engloutis par Hydro Québec dans ce projet.Un abandon formel de Grande Baleine obligerait Hydro à admettre que cet investissement est une perte sèche, ce qui aurait inévitablement des conséquences pour les finances du seul actionnaire, le gouvernement du Québec.La mise en cocon du projet de Gran-de-Baleine \u2014 une première phase de 700 mégawatts était prévue pour 2004 \u2014\tne signifie pas pour autant que Québec relègue aux oubliettes la filière hydro-électrique.Le ministre Gendron rappelle rapper le qu'un important projets à Eastmain \u2014\t464 mégawatts a-t-on appris par ailleurs \u2014 est toujours dans les cartons du gouvernement.David Cliché relève de son côté que « dans l'imaginaire québécois, le développement des ressources et la création d'emplois passe par des barrages dans le Nord ».Or, souligne-t-il des études faites par Hydro-Québec montrent qu'il y a 25 terrawattsheures d'économies potentielles ( l'équivalent de deux Grandes-Baleines ).Les expériences des voisins du Québec montrent qu'il y a autant sinon plus d'emplois dans la conservation d'énergie \u2014 des programmes de rénovations de logements par exemple \u2014\tque dans la mise en place de nouveaux équipements de production.CAHIER Éditorial Opinions Monde PHOTOPC Le chantier de MIL Davie est presque désert, après les 300 mises à pied de la semaine dernière.Le président.Guy Ve-ronneau.a indiqué hier que les prochaines semaines seraient cruciales pour l'entreprise.mil Davie demande 100 millions aux deux gouvernements et des contrats transitoires GILLES NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC andis que le contre-torpilleur NCSM Huron croisait vers le golfe, avec un équipage formé d'une centaine d'employés de MIL Davie qui seront au chômage dans une semaine, aussitôt les essais en mer terminés, le président du chantier naval de Lauzon lançait un cri d'alarme aux gouvernements et aux travailleurs, les pressant de se rallier à son plan d'affaires, un plan nécessitant des investissements de 135 millions.« Les prochaines semaines seront cruciales.Il est évident que des lenteurs dans le processus de décision peuvent avoir comme conséquence directe la mort du chantier », a lancé le président Guy Véronneau qui se dit encore confiant que tous les intéressés seront sensibles à l'importance des enjeux.« Tant qu'il est vivant, il est encore trop tôt pour procéder à l'autopsie de ce chantier », a-t-il indiqué, reconnaissant cependant que le cahier de commandes est tout ce qu'il y a de plus vide.Ainsi, MIL Davie, le plus important chantier naval au Canada et le plus gros employeur manufacturier de la région de Québec, demande aux gouvernements d'Ottawa et de Québec de croire à son plan de relance et d'y injecter chacun 50 millions, les autres 35 millions devant provenir de la compa- gnie même, propriété à 100 p.cent de la Société générale de financement ( SGF ).En contre-partie, l'essor que connaîtrait le chantier, grâce à une forte hausse de la construction de navires à l'échelle mondiale, provoquerait au cours des dix prochaines années des retombées économiques de l'ordre de 1,3 milliard au Québec ou de 1,8 milliard au Canada, en incluant le Québec.Selon l'évaluation que fait MIL Davie de ces retombées, les gouvernements pourraient aussi compter sur des revenus fiscaux et parafiscaux de 207,4 millions dans le cas du Québec, et de 165,2 millions pour Ottawa.Le président de MIL fonde ses espoirs sur une reprise de la construction navale mondiale prévue par les experts, au cours des prochaines années.«c Tous les spécialistes internationaux du secteur maritime prévoient une hausse du commerce maritime international de 40 p.cent d'ici à 2005.On estime que la moitié de la flotte mondiale de vraquiers et de pétroliers devra être remplacée au cours des dix prochaines années.À partir de 1995-96, entre 1000 et 1500 navires devront être construits chaque année », a-t-il expliqué.M.Véronneau a rappelé les composantes du plan d'affaires que la compagnie a envoyé aux deux gouvernements pour appuyer ses demandes.Ce plan prévoit que ses activités de construction navales seront converties du militaire au commercial, ce qui amènerait l'entreprise à développer un processus de construction en série en remplacement de la construction spécialisée à la pièce.Les conditions essentielles au plan d'affaires, lequel assurerait 1500 emplois durables, sont les suivantes : des ententes satisfaisantes avec les syndicats ( diminution de salaires, augmentation de productivité et contrats à long terme ) ; l'octroi de contrats transitoires comme la construction d'un traversier pour les Iles-de-la-Ma-deleine et le projet Smartship ; le développement du marché ; l'obtention d'un financement adéquat pour convertir le chantier, le doter d'installations de technologie supérieure pour le rendre concurrentiel à l'échelle mondiale et absorber les frais de démarrage ( 135 millions ) ; et le développement d'alliances stratégiques.Une telle alliance est déjà conclue avec le chantier Burmeister and Wayn, du Danemark, en vertu de laquelle MIL pourrait mettre en marché, ici, une conception de navires déjà éprouvée et qui peuvent être fabriqués en série.Par ailleurs, invité à commenter les propos de M.Véronneau, le président du syndicat des travailleurs, Richard Gauvin, a dépporé l'ampleur des diminutions de salaire réclamées par l'employeur.Selon lui, « on n'augmente pas la productivité en diminuant les salaires ».« Ce qu'il faut, c'est changer les règles de travail pour maximiser l'efficacité et c'est ce à quoi on s'attarde.» I )PM \u2022\t\u2022»\t\u2022 r s *«\u2022\t\u2022 % t » loupe do* phini fi *'rm ion fi uaiu-ii'rr\\ FIK/Aors À DI'M l'OlR I N'K.WAI.YSK l)K FOND B 2 LA PRESSE, MONTREAL, MARDI il NOVEMBRE 1994 ÉDITORIAL Paul Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef La mort de la grande baleine blanche La décision du premier ministre Jacques Parizeau de mettre le projet de Grande-Baleine sur la glace est tombé comme une bombe et a provoqué une évidente stupeur tant chez les adversaires du projet, comme le grand chef Matthew Coon-Come, que chez ses plus chauds partisans, notamment ia Fédération des travailleurs du Québec.Cette décision se justifie tant sur le plan purement économique que dans le cadre d'une réflexion sur nos politiques énergétiques.Une analyse un peu froide du dossier montrera que la conclusion à laquelle est arrivé M.Parizeau était incontournable.Mais, en annonçant cette décision à la volée, en réaction à un rapport environnemental qui critiquait Hydro, sans fournir d'éléments Justificatifs, !e premier ministre Parizeau a donné la fâcheuse Impression que sa décision reposait sur des facteurs purement politiques et des considérations référendaires et qu'il tenait surtout à neutraliser l'impact dévastateur pour son option des autochtones du Nord et des écologistes américains.C'est dommage.Ce projet a une grande valeur symbolique et économique pour les Québécois.Son abandon revêt donc une importance certaine, qui mérite mieux que quelques phrases lapidaires lors d'une conférence de presse.Depuis plusieurs années, nous avons affirmé dans ces pages que le projet de Grande-Baleine était voué aux calendes grecques et que le gouvernement du Québec, tout comme Hydro-Québec, devaient se rendre à cette évidence.Cette évaluation ne reposait pas sur un quelconque crédo idéologique, mais sur un examen des faits.Rien, dans les documents de la société d'État ou dans les données sur l'évolution de notre économie, ne permet de croire que les 3 000 mégawatts de ce complexe seraient nécessaires, du moins dans les dix ou vingt prochaines années, il n'y aura pas de demande pour cette énergie.D'une part, la demande québécoise ne croit pas à un rythme assez important pour Justifier de nouvelles installations imposantes.Manifestement, ce ralentissement n'est pas dû à des hasards conjoncturels, mais à un changement fondamental et Irréversible de l'économie et de la société.Année après année, Hydro-Québec se trompe dans ses prévisions, et planifie ses projets en fonction de besoins qui ne se matérialisent Jamais, il est temps que la société d'État reconnaisse que les temps ont changé et que les besoins du Québec peuvent être comblés par des projets modestes et par des économies d'énergie.Les portes sont également fermées pour les autres débouchés naturels de cette électricité.La filière des Industries éner-glvores.où Hydro a perdu des fortunes en vendant son électricité à rabais, fut un échec désastreux.Quant aux exportations, sur lesquelles comptait tant le père de la deuxième Baie James.Robert Bourassa, on assiste, là aussi, à un revirement majeur.Parce que la demande s'affaise également aux États-Unis et parce que l'énergie produite par le Québec est politiquement Incorrecte, le marché pour notre électricité se dérobe.Au Heu de signer de nouveaux contrats d'exportation qui auraient pu Justifier Grande-Baleine, Hydro a dû se résoudre à l'annulation de nombreuses ententes avec les acheteurs américains.Faut-il faire un dessin ?Si Hydro-Québec se lance dans la construction de Grande-Baleine pour découvrir, une fois le projet complété, que la demande n'est pas là, elle devra vendre à rabais une énergie coûteuse.Face à cet effondrement durable de la demande, les partisans du projet soulignent l'important apport économique de Grande-Baleine.La FTQ, Richard Le Hir avant qu'il devienne mi- nistre, le chef de l'opposition, Daniel Johnson, rappellent tous l'impact majeur qu'aurait ce projet de treize milliards qui permettrait de créer dix mille emplois, dont nous avons cruellement besoin.Est-ce bien là une logique économique ?Ces treize milliards d'investissement proviendraient de deux sources: des emprunts massifs, surtout aux États-Unis, et sans doute une hausse significative des tarifs qui permettraient à Hydro de financer une partie du projet.Emprunter et.dans le fond, taxer pour construire un complexe qui perdra de l'argent, ce n'est pas du développement économique, mais de l'assistance sociale qui n'ose pas dire son nom.A ces considérations économiques s'ajoute le dossier environnemental et celui des autochtones.Sans tomber dans le culte des caribous, le concept de développement durable nous a quand même montré qu'avant d'affecter l'environnement II faut avoir de très bonnes raisons et être capable de justifier la nécessité d'un projet.A ce chapitre, pour l'instant, Grande-Baleine est injustifiable.\t: De façon théorique, cette électricité est préférable, sur le plan environnemental, à l'énergie thermique.Il arrivera peut-être un jour où l'on s'entendra pour conclure qu'un projet comme Grande-Baleine remplacerait avantageusement des centrales au gaz et au charbon qui pullulent aux USA.Mais cela ne sera possible que quand les Américains seront prêts à faire ce transfert.Et voilà pourquoi Grande Baleine n'avait pas d'avenir.Les libéraux, attachés au rêve de Robert Bourassa, n'ont Jamais osé l'admettre, il aura fallu un changement de gouvernement et l'arrivée du PQ pour dégonfler le ballon.Mais il faudra que le gouvernement Parizeau, après avoir étonné la galerie, justifie sa démarche et en démontre formellement la pertinence.Alain DUBUC La démocratie impossible Une frange infime d'un électorat mal recensé a donné un mandat incompréhensible à des élus de toutes tendances, voilà, à peine caricaturée, la situation dans laquelle se retrouve la CÉCM au lendemain du scrutin de dimanche.Les élections scolaires n'ont pas abouti à des situations aussi inextricables partout au Québec.Dans certaines commissions, une proportion raisonnable d'électeurs se sont prononcés de façon limpide sur des enjeux clairs.Par exemple, dans Lévis-Bel-lechasse, des tensions entre la population rurale et les banlieusards avalent fait surgir l'Idée de couper le territoire en deux.Les « séparatistes » ont remporté les élections.A Jonqulère.un mouvement de solidarité né dans la foulée de la défense des petites écoles de rang a naturellement débouché sur la scène politique, provoquant un balayage au conseil des commissaires.Mais il s'agit là de cas exceptionnels.Dans l'ensemble, la démocratie scolaire version 94 s'est jouée dans l'Indifférence générale.Le taux de participation est resté le même qu'en 90 : vingt p.cent au Québec, quinze à la CÉCM.Sur toute l'île de Montréal, la fièvre électorale a même chuté, passant 15,5 à 13,8 p.cent.Et, dans certaines commissions scolaires, elle est tombée sous les limites du ridicule.A la Commission des écoles protestantes de Montréal, 7.6 p.cent des électeurs Inscrits ont voté.A Verdun, dix p.cent ! Et encore, ces chiffres ne tiennent pas compte de tous les électeurs dont l'existence à échappé aux recenseurs.Les nombreuses plaintes indiquent qu'il s'agit, dans la majorité des cas, de personnes qui ne se sont identifiées ni comme catholiques, ni comme protestantes.Leur nombre est Impossible à estimer, mais on peut Imaginer que les erreurs de recensement quand elles tombent toujours du même côté, produisent quelques distorsions dans les résultats.Bref, une fois de plus, sur le plan de la participation comme sur le plan de l'organisation, la démocratie scolaire n'a pas atteint la note de passage.Cet échec à l'examen n'aura pas le même Impact partout.Mais, à la CÉCM.la plus populeuse et la plus mal en point de toutes les commissions scolaires de la province, c'est la catastrophe.Les résultats du vote ont été tellement alambiqués que l'on ne sait même pas qui sera son prochain président.A partir de là.tous les scénarios sont possibles, y compris celui de la paralysie totale.ce ne serait pas la première fois : en 90.un vote très serré à provoqué une guerre de tranchées entre les commissaires, pour aboutir à une tutelle.un tel dénouement est à nouveau envisageable, d'autant plus que l'unique voix de majorité détenue par le Mouvement pour une école moderne et ouverte ( MÉMO ) ne tient qu'à un fil.Que faut-il retenir de tout cela ?D'abord, que malgré l'apparente contradiction du vote des Montréalais, ceux qui se sont rendus aux urnes ont voté majoritairement en faveur d'une commission scolaire linguistique et non confessionnelle.A eux deux, le MÉMO et le COURS, qui favorise lui aussi l'abandon de la confessionnalité, ont récolté près de 57 p.cent des votes.C'est bien l'une des seules données à ressortir avec quelque clarté de ce scrutin.Dans l'Incertitude politique actuelle de la CÉCM.il vaut la peine de souligner qu'un retour au catholicisme pur et dur tel que prôné par Michel Pallascio constituerait ni plus ni moins qu'une trahison de la volonté populaire.Dans l'état où elle se trouve actuellement, ayant fracassé les records provinciaux de décrochage, la CÉCM ne peut pas s'offrir le luxe d'une nouvelle guerre de religion.Pas plus que d'une nouvelle guerre tout court.Aussi faut-il se croiser les doigts et souhaiter que les frères ennemis du conseil des commissaires trouveront un moyen de cohabiter ensemble et de travailler de concert au sauvetage de l'école publique à Montréal \u2014 puisque, au fond, c'est de cela qu'il s'agit, il faut également espérer que Québec suivra la situation de près et ne laissera pas la CÉCM s'enfoncer dans d'Interminables chicanes de procédures.Enfin, et on ne le répétera Jamais assez, le scrutin de dimanche démontre une fols de plus que les élections scolaires.qui n'ont Jamais réussi à lever au Québec, fonctionnent de mal en pis.Le fait qu'il s'agisse d'un système démocratique bâtard, qui échappe aux règles régissant tous les autres paliers électoraux, ne favorise pas la guértson du malade.Combien d'autres élections bidon faudra-t-li se payer avant que Québec ne soit frappé d une Illumination et ne comprenne qu'il n'y a que deux solutions : ou bien réorganiser la démocratie scolaire afin qu elle puisse fonctionner comme II faut.Ou bien l'abolir.Agnès GRUDA UN DROITS RÉSERVES La boite aux lettres Précisions au sujet du colistier Monsieur feon Roy, ¦ Je dois à la vérité historique de corriger certains aspects des propos que tu a tenus dans La Presse du 17 novembre dernier relativement à la création du processus du colistier aux élections municipales.Effectivement, c'est le RCM qui a lutté avec beaucoup de conviction pour faire introduire cette procédure dans la loi.Jacques Couture, en 1974, et Guy Duquet-te, en 1978, n'avaient eu d'autre choix que de se retirer dans leurs terres après leur défaite ; il ne faut surtout pas leur en tenir rigueur, besoin de gagner leur vie obligeant.Notre intention en faisant pression sur Québec était de nous assurer que notre candidat à la mairie soit motivé à demeurer sur les rangs pour refaire surface aux élections suivantes.Il est d'ailleurs de notoriété publique que Jean Doré acceptait d'être candidat deux fois quand il s'est porté volontaire en 1982.C'est dans Octa-ve-Crémazie au'il fut candidat, et non pas dans St-Ëdouard comme tu le prétends, et c'est par très peu de voix que son colistier, Claude Grégoire, faillit à la tâche de lui ouvrir Ses portes de l'hôtel de ville.Notre motivation visait manifestement à nous assurer que notre leader siégerait à l'hôtel de ville comme chef de l'opposition et non pas qu'on garderait Jean Drapeau dans les pattes advenant sa défaite ! C'est d'ailleurs le sort qui aurait échu à Pierre Bourque s'il n'avait pas si bien fait lors des élections du 6 novembre.Un petit conseil si tu me le permets : votre acharnement à vouloir obliger Jean Doré à siéger au Conseil commence à ressembler à de l'obsession.Une démarche rapide du gouvernement pour corriger la formulation de la loi rendra justice à l'histoire et pourrait peut-être vous.faciliter la tâche ! André BERTHELET membre fondateur du RCM Une quantité négligeable ?Messieurs et mesdames les commissaires, ¦ Pour la Commission des écoles catholiques de Montréal, un enfant ne commence à exister Îue lorsqu'il entre à l'école, vant, c'est une quantité négligeable.Les garderies qui occupent les écoles « désaffectées » de la CÉCM sont pour les commissaires une plaie dont il faut se débarrasser.Ces immeubles, payés avec les taxes et les impôts des citoyens, n'ont pas été entretenus et ont besoin maintenant de rénovations coûteuses.Ne serait-il pas plus simple de les démolir, même s'ils ont une certaine valeur patrimoniale, et d'ériger des condominiums de luxe à leur place.On pourrait ainsi faire de l'argent.Mais est-ce là la mission de la CÉCM ?Et moi qui croyais que c'était l'éducation.Chers commissaires, ne croyez-vous pas qu'en favorisant le maintien de garderies bien gérées dans vos écoles, vous investissez dans l'avenir : des enfants bien encadrés en bas âge s'intégreront plus facilement à l'école et auront moins tendance à « décrocher ».Pensez à votre mission sociale avant de mettre 96 enfants à la rue et d'inciter leurs parents à quitter le quartier.Je suis une mère inquiète dont l'enfant fréquente la Garderie Soleil du quartier.Louise FILTEAU Montréal Haïti : des félicitations au gouvernement M.André Ouellet.ministre des Affaires étrangères.¦ Nous désirons féliciter le gouvernement du Canada pour son appui soutenu au gouvernement légitime d'Haïti, comme en témoigne l'annonce d'une aide de 30 millions de dollars, le 15 octobre dernier.Comme vous le souligniez alors, le temps est venu de reconstruire et de regarder vers l'avenir de ce pays.A cette fin, et au-delà de l'aide alimentaire et de l'assistance humanitaire immédiates nécessaires, nous estimons que le gouvernement canadien doit donner priorité aux projets conçus, élaborés et mis en oeuvre par les groupes de base et visant l'autosuffisan-ce de la population.À cet effet, nous désirons appuyer les recommandations que vous ont transmises les or- ganisations membres du Regroupement des organismes ca-nado-haltiens pour le développement.Ces organismes sont en lien avec des groupes communautaires et populaires dont les membres sont les animateurs et les promoteurs du renouveau social, économique et politique tant souhaité par la majorité.Comme le soulignent ces organisations, le retour du président légitime au pays n'est que le début de la reprise des efforts de reconstruction entrepris avant le coup d'État.Ce redémarrage requiert l'appui soutenu et généreux des amis du peuple haïtien et la mobilisation de la communauté internationale.Nous espérons que le gouvernement du Canada continuera de soutenir avec la même vigueur et la même détermination les efforts de prise en main de la population haïtienne.Josçph F.MACDONALD Evêque de Grand Faits Commission épiscopale «s sociales des affaires N.B.¦ La Presse accorde priorité sous cette rubrique aux lettres qui font suite à des articles publiés dans ses pages et se réserve le droit de les abréger.L'auteur doit être clair et concis, signer son texte, donner son nom complet, son adresse et son numéro de téléphone.Adresser toute correspondance comme suit : La boite aux lettres, La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal.H2Y 1K9. MARDI 22 NOVEMBRE 1994 OPINIONS B 3 « ÏA'SiniKî ( ifl('Il()Fl Cl m* Santé : plusieurs problèmes résolus grâce aux infirmières cliniciennes L'auteure est présidente de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec.Le texte que nous publions ici fait suite au Congrès annuel de /'Ordre, qui s*est tenu : récemment sous le thème « L'expertise infirmière : Venjeu de l'avenir », qui réunissait plus de 1 200 infirmières à Montréal.Les infirmières, qui sont aujourd'hui plus de o5 000, jouent un rôle décisif dans la santé des Québécois.Il suffit d'avoir côtoyé 'la maladie pour le savoir.Elles 'oeuvrent dans tous les milieux et .dans toutes les régions et sont bien placées pour tracer certaines stratégies gagnantes pour l'avenir du système de soins et services.- \u2022 Elles sont prêtes à relever deux .défis majeurs.Le premier, faire en porte que le système prenne le virage ambulatoire, en réduisant les séjours hospitaliers tout en améliorant la qualité des soins.En collaboration avec des médecins de diverses spécialités, des infirmières instaurent notamment le «suivi systématique des clientèles » qui vise à prodiguer le ¦¦¦¦¦mhhbn bon service, au bon moment, au cours d'épisodes de soins aigus et à réduire les délais, ainsi que les attentes inutiles dans un lit d'hôpital.À titre d'exemple, à l'hôpital Saint-Luc, les séjours hospitaliers ont été réduits pour les personnes subissant une greffe hépati- _ que ou un pon- tage aortocoronarien ; à l'hôpital Maisonneuve-Rosemont, pour celles ayant une greffe de moelle osseuse oii un infarctus aigu du myocarde ; au centre hospitalier de Verdun, pour celles qui ont eu une résection transurétrale de la prostate» une fracture de la hanche, une prothèse totale de la hanche ou du genou.Le suivi systématique nécessite une expertise infirmière de pointe auprès de personnes hospitalisées pour des épisodes de soins complexes, comme l'illustrent les exemples qui précèdent.Dans certains cas, le séjour à l'hôpital a été réduit de moitié.L'atteinte d'un tel résultat suppose l'existence de ressources plus légères, notamment des services ambulatoires.Le deuxième défi, d'autant plus pressant que l'on relève le premier, vise à améliorer les services de première ligne, en portant une attention particulière à la prévention et à la promotion.Souve-nons-nous de cet adage : « Mieux vaut prévenir que guérir.» Les forces et les limites des efforts curatifs du système de soins et services sont de plus en plus connues de la population.Dans certaines situations, tels le cancer, le SIDA, l'insuffisance rénale et Les infirmières jouent un rôle décisif dans la santé des Québécois; elles sont bien placées pour tracer certaines stratégies gagnantes pour l'avenir du système de soins les maladies chroniques, les personnes réclament une intervention qui cadre mal avec l'arsenal hospitalier.Elles demandent à être le plus possible traitées dans leur milieu, d'où l'importance d'améliorer et de consolider les services de première ligne.Dès 1978, l'Organisation mondiale de la santé ( OMS ) a défini les services de première ligne comme un ensemble de services préventifs et curatifs dispensés dans la communauté par les intervenants de la santé en collaboration avec les autres secteurs d'activité et en complémentarité avec les niveaux de soins secondaire et tertiaire.Nous avons la chance au Québec d'avoir un réseau bien implanté de centres locaux de services communautaires ( CLSC ), dont la mission va dans le sens des orientations de l'OMS, des objectifs de la politique de la santé et du bien-être et de la réforme du système.L'existence d'un tel réseau fait l'envie de plusieurs États qui vivent également une réforme de leur système de santé.L'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec préconise la consolidation de ce réseau de ¦hmhmi CLSC.L'élargissement de l'accès direct aux infirmières et la reconnaissance de l'infirmière clinicien-ne dans ce réseau sont la clef de voûte de cette consolidation.Qui sont ces infirmières cliniciennes que l'on nomme « nurse practi-tionners »ail-leurs en Améri- - que du Nord ?Ce sont des infirmières ayant une formation universitaire spécifique orientée vers une pratique de pointe ( « ad-vanced clinical practice » ).Lors de problèmes de santé courants, elles offrent un large éventail de services préventifs et curatifs.Elles font le suivi de personnes souffrant de maladies chroniques ( comme l'asthme, le diabète, l'hypertension, les maladies cardio-vasculaires ) et leur enseignent des techniques de soins pour améliorer leur santé et leur bien-être.Ces cliniciennes sont des infirmières expertes et elles travaillent de façon sécuritaire en partenariat avec les médecins et les autres professionnels.Certaines infirmières qui exercent en région éloignée assument déjà de telles fonctions, sans toutefois avoir pu, dans tous les cas, bénéficier d'une formation adéquate.Dans les CLSC du Québec, 38 % des infirmières, soit environ 1 500, possèdent déjà un baccalauréat, un autre 30 % possèdent un certificat universitaire et seraient aptes à jouer un rôle de clinicien-ne si les principaux acteurs, notamment le ministère et les admi-nistrations des CLSC, en favorisaient l'essor par certaines mesures concrètes : l'accès à des Gyslaine Desrosiers programmes de formation complémentaire, l'application large de la délégation des actes médicaux, les horaires d'ouverture étendue, les services téléphoniques infirmiers sur appel, soit 24 heures par jour et 7 jours par semaine et le déploiement des services à domicile.Présentement, les budgets alloués aux CLSC du Québec sont de l'ordre de 700 000 millions de dollars, soit environ 5 % de l'ensemble des dépenses publiques de santé.Le fait d'appliquer des coupures budgétaires aux CLSC pourrait compromettre le développement des soins de santé primaires et l'actualisation du virage ambulatoire.Aux Etats-Unis, les « nurses practitionners » pratiquent depuis une trentaine d'années.Elles sont environ 50 000 et l'on planifie de doubler le nombre de diplômées d'ici l'an 2000.La documentation scientifique est abondante à ce sujet et relate de nombreux avantages quant à leurs services : meilleure accessibilité aux services de santé, plus grande disponibilité de temps pour fournir une réponse sur mesure aux problèmes de santé, meilleure fidélité au traitement et satisfaction des usagers.Le ministère de la Santé de la Colombie-Britannique a octroyé une subvention de 385 000 $ pour l'ouverture d'un « Community Nurse Resource Centre » pour marquer son intérêt pour l'accessibilité aux soins infirmiers.Ailleurs, au Nouveau-Brunswick, le ministère reconnaît les infirmières comme point d'accès en centres communautaires et en santé mentale et des projets sont en cours.Le premier ministre du Manitoba, Garry Filmon, a annoncé un comité de planification en vue de l'ouverture de cliniques de soins infirmiers.Plus près de nous, l'Ontario s'engage à réouvrir des programmes de formation de « nurse practitionners » pour actualiser les nouvelles orientations en matière de santé.L'exercice du rôle de clinicienne prend également de l'essor en milieu hospitalier spécialisé, notamment en soins intensifs prénatals, en gériatrie, en oncologie, en cardiologie et en santé mentale.Au Québec, deux orientations doivent être prises : une augmentation de la présence infirmière en CLSC, ainsi qu'une politique de formation et d'utilisation d'infirmières cliniciennes dans les CLSC, qui permettraient d'augmenter l'accessibilité à des services de santé complets, de solutionner une partie des problèmes de manque de ressources que rencontrent les régions éloignées, de réduire l'utilisation des services d'urgence des hôpitaux ainsi que les temps d'attente, de diminuer la fréquence des hospitalisations et, enfin, d'améliorer la prévention et la promotion de la santé.Nous sommes fermement convaincues que l'approche de soins des infirmières, issue d'une longue tradition des sciences infirmières, est une réponse éminemment adaptée à l'évolution récente des besoins de santé de la clientèle et aux impératifs de la réforme.Nous invitons le ministère à se pencher prestement sur cette avenue.Le docteur Guylaine Lanctôt explique pourquoi elle refuse de démissionner « Ce qui est en question, c'est ma liberté d'expression ! » GUYLAINE LANCTÔT Auteur du livre La Mafia médicale, le Dr Guylaine Lanctôt, une opposante avouée aux campagnes de vaccination massive, a reçu, la semaine dernière, une invitation à « se radier elle-même » du Collège des médecins.Vendredi dernier, le nouveau président du Collège, le docteur Roch Bernier, annulait le point de presse prévu où il devait donner la version de l'organisme autour de l'incident.Le Dr Lanctôt a refusé de « se radier ».Voici le texte de la lettre de refus qu'elle a rédigée, le 17 novembre, à l'intention de la sytuiic adjointe.me Marguerite Dupré, Collège des médecins, À la suite de notre rencontre de jeudi dernier, le 10 novembre, où vous me suggériez de démissionner du Collège pour avoir tenu des propos que vous jugiez non conformes aux « options généralement admises en médecine », je viens vous faire part de ma décision.Le titre de mon livre, La mafia médicale, peut certes paraître étonnant pour des médecins, à prime abord.J'en conviens.Il révèle pourtant de grandes vérités.Par exemple, nous savons tous que l'inforiqation médicale ( re- Guylalne Lanctôt vues, congrès, recherche ) est financée par l'industrie.C'est un fait connu.Nombre de médecins membres du Collège reçoivent des avantages de toutes sortes des compagnies pharmaceutiques.Les exceptions sont rares.Non seulement le Collège ne demande-t-il pas aux médecins s'ils ont profité des faveurs de l'industrie, mais il ne l'interdit pas \u2014 du moins formellement \u2014 dans son code de dépntologie.Jamais a-t-on vu un médecin condamné pour avoir collaboré avec l'industrie.Quant aux vaccins, vous n'êtes pas sans ignorer la controverse qu'ils suscitent depuis toujours.Pourquoi nier au public le droit à l'information critique en cette matière et clairement dire le pour et le contre ?Mon message encourage les gens à prendre la responsabilité de leurs décisions et à se libérer du joug médical qui les asservit.C'en est un de liberté et de responsabilité personnelle.De plus, vous m'apprenez que c'est l'Association des pédiatres \u2014 c'est-à-dire le syndicat des pédiatres \u2014 qui a porté plainte contre moi.Cela vous étonne-t-il ?Voilà un bel exemple de conflit d'intérêts.Des pédiatres recommandent la vaccination dont ils bénéficient.Pour trop d'entre eux, la vaccination assure le pain quotidien.Posons-nous la question : avons-nous vraiment besoin d'autant de pédiatres pour vacciner des enfants en bonne santé ?Ne pourrela vous étonne-t-il ?Voilà un bel exemple do conflit d'intérêts.Des pédiatres recommandent la vaccination dont ils bénéficient.Pour trop d'entre eux, la vaccination assure le pain quotidien.Posons-nous la question : avons-nous vraiment besoin d'autant de pédiatres pour vacciner des enfants en bonne santé ?Ne pourrela vous étonne-t-il ?Voilà un bel exemple de conflit d'inté-^rêts.Des pédiatres recommandent la vaccination dont ils bénéficient.Pour trop d'entre eux, la vaccination assure le pain quotidien.Posons-nous la question : avons-nous vraiment besoin d'autant de pédiatres pour vacciner des enfants en bonne santé ?Ne pourrait-on pas faire un usage plus judicieux de pareilles ressources ?Que fait le Collège devant une telle aberration qui dure depuis des années ?Rien.Pire encore, il me condamne parce que je dénonce, peut-être trop fort, cette situation qui n'a pas de bon sens.Non, chère collègue, je n'accepte pas de donner ma démission du Collège, comme vous me l'avez suggéré, l'aurais été heureuse de constater qu'il y avait place pour la divergence d'opinion au sein de cette institution.Cela ne serait que bénéfique pour tous.Mais vous m'avez clairement expliqué que bénéfique pour tous.Mais vous m'avez clairement expliqué que ce n'était pas le cas.La dissidence est permise, mais seulement quand elle s'exprime intra muros t dans les congrès, entre nous.Mais jamais sur la place publique.De plus, je continuerai à communiquer mes opinions, même si elles diffèrent du message officiel et malgré le commentaire du Dr Legros à mon sujet : «c Si elle veut continuer à dire les mêmes sornettes, elle a intérêt à se taire ».Ce qui est en question, c'est ma liberté d'expression.0B3 Rue des Braves ue des Braves.L'adresse convient admirablement à la nature chevaleresque, impulsive, un brin téméraire, du premier ministre Jacques Pari-zeau.La maison aussi, avec son style tudor et l'intérieur « cozy » et cossu évoquant cette bourgeoisie anglaise à laquelle M.Parizeau a emprunté tant de petites habitudes.Bien sûr, je ne connais la maison que par ce qu'on en a montré à la télé, mais je peux bien en parler avec la familiarité qui sied à une co-proprié-taire, puisque tous les contribuables seront amenés à payer une partie de la note.Cette résidence officielle, même si elle sera achetée par la Chambre de commerce de Québec, coûtera quelques milliers de dollars en impôts perdus ( certains évaluent jusqu'à 400 000 $ le manque-à-gagner seulement pour le gouvernement du Québec, sans compter celui qu'assumera Ottawa ).Les entreprises qui souscriront à la collecte de fonds organisée par la Chambre de commerce pourront en effet déduire leurs dons comme dépenses de publicité.En ce sens, M.Parizeau a été pris au piège de ses propres règles d'éthique : pour éviter l'apparence d'une « caisse électorale » occulte, il a insisté pour que les donateurs soient identifiés.Mais ce faisant, il donnait à ces derniers la possibilité de se prévaloir des déductions pour fins de publicité.Les entreprises qui auront participé au financement de l'opération accroîtront effectivement leur visibilité et verront leur image rehaussée \u2014 au moins aux yeux des résidants de la région de Québec, puisqu'elles auront apporté un certain éclat à la capitale.La participation des contribuables ne s'arrête pas là.Des frais devront certainement être encourus pour installer des systèmes de sécurité, des mécanismes de surveillance, etc., autour d'une maison qui n'avait pas été conçue à des fins officielles.* * * Au total, il ne s'agira que d'une infime goutte d'eau dans la mer des dépenses gouvernementales.On n'en parlerait même pas si l'affaire avait été menée avec un peu plus de noblesse.\u2022 D'abord, l'objectif.On comprend que la ville de Québec, ce gros bébé gâté qui ne se trouve pas en- \u2022 core assez choyé par le gouvernement, voulait attacher le premier ministre à la patte du poêle.Mais était-il absolument nécessaire que M.Parizeau fasse de cette réclamation un dossier prioritaire ?Jusqu'à quel point peut-on justifier la nécessité d'avoir une maison «c où recevoir dignement les invités de marque », dans une ville qui regorge de salles de réception magnifiques et de traiteurs de qualité, sans compter les nombreux salons parlementaires où le gouvernement peut recevoir élégamment, et gratuitement, chefs d'État et illustrissimes personnages ?On dira, sur l'air de « pourquoi lui, pourquoi pas moi ?», que le premier ministre du Canada a une résidence officielle ; mais le 24, Sussex fait partie du^patrimoine public depuis des lunes, et il est fort probable qu'aucun premier ministre, même pas Brian Mulroney, n'aurait osé acquérir une résidence officielle en ces années de vaches maigres où même le chef de l'opposition ne veut pas habiter à Stornoway pour des raisons symboliques.( M.Manning n'y serait pas non plus s'il était à la place de M.Bouchard.) Il y avait une autre raison, éminemment concrète, pour réserver une résidence officielle au premier ministre canadien : c'est la grandeur du territoire et les décalages horaires.Mais la ville de Québec n'est jamais qu'à deux heures d'avion de la périphérie du territoire québécois.Si le Québec devient un pays indépendant, il sera toujours temps de voir à ces choses-là, et le premier président de la République pourra s'installer à la Citadelle ou récupérer le manoir du lieutenant-gouverneur ; mais comme on n'en est pas encore là, cet empressement donne l'impression qu'on a voulu mettre la charrue avant les boeufs.* * * Mais admettons que cette résidence officielle était nécessaire.C'est peut-être le cas, après tout.On pourrait à bon droit faire valoir que le Québec n'est pas une province comme les autres, son premier ministre étant le seul à présider aux destinées d'une collectivité majoritairement francophone.S'il est nécessaire que le premier ministre du Québec ait sa résidence officielle, alors il aurait été normal qu'elle fût entièrement à la charge des contribuables.Il aurait cependant fallu procéder autrement : d'abord en convaincre le public \u2014 il y a quand même quelques citoyens qui habitent en dehors de la région de Québec \u2014 et aussi l'opposition officielle, puisque cette maison devra théoriquement servir aux successeurs de M.Parizeau et qu'elle n'est pas liée à un parti mais à la fonction.Et si l'on tient tant à prendre exemple sur la tradition fédérale, pourquoi ne pas prévoir une résidence officielle pour le chef de l'opposition, qui est partie intégrante de l'institution parlementaire ?Bien sûr, l'initiative aurait déclenché un tollé, mais de deux choses l'une : ou cette résidence est nécessaire ou elle ne l'est pas.Si elle l'est, il y aurait sûrement eu moyen de la justifier aux yeux de l'opinion publique.?* ?L'expédient auquel on a eu recours est hélas peu compatible avec la « dignité » que M.Parizeau veut prêter à sa fonction.Le voilà locataire subventionné d'une chambre de commerce.Cette maison, qui vient avec les meubles et une piscine intérieure, se louerait pour ( au moins ) trois fois plus que les 14 500 $ annuels qui constituent l'allocation de logement du premier ministre.Le voilà donc tributaire d'un certain nombre de gens d'affaires à qui il devra son hébergement quotidien.Ce serait mal connaître M.Parizeau que de croire que cette situation l'amènera à distribuer des faveurs à ses bienfaiteurs.Mais tout de même, l'on s'attend à ce que nos dirigeants soient, comme la femme de César, protégés de l'apparence du conflit d'intérêts.On se demande finalement pourquoi M.Parizeau n'a pas tout simplement opté pour la solution la moins controversée.S'il croyait, comme les groupes de pression de la capitale, que le premier ministre doit de toute urgence avoir un véritable foyer à Québec, rien ne l'empêchait de louer ou d'acheter une maison convenable, quitte à la revendre dans quatre ou huit ans.Dans l'éventualité d'une victoire référendaire, il aurait pu illico déménager dans une véritable résidence officielle.et celle-là, personne ne l'aurait appelée l'« Élysette^». B 4 LA PRESSE.MONTRÉAL, MARDI 22 NOVEMBRE 1994 Jeep Grand Cherokee Laredo 1995, 4x4 29 995*- SÊSË Jp ^ Jr\t670$ en sus CLÉ D'or par mois Terme de 30 mois.Versement initial de 3617$.\u2022\tCoussin de sécurité côté conducteur \u2022\tMoteur 4 L, 190 ch \u2022\tFreins à disques antiblocage aux 4 roues \u2022\tBoîte automatique à 4 rapports \u2022\t4 roues motrices Selec-Trac® \u2022\tClimatiseur \u2022\tLève-glace et verrouillage électriques avec télécommande \u2022\tJantes en aluminium \u2022\tRadio-cassette AM/FM stéréo \u2022\tPorte-bagages et plus encore.Seul un Jeep® est un Jeep Ensemble 26K Le Jeep classique Ensemble 26E Jeep Cherokee Sport 1995, 4 portes, 4x4 24 ou o n CLÉ D'or 395* n par mois Terme de 30 mois.Versement initial de 2 678$.\u2022\tCoussin de sécurité coté conducteur \u2022\tMoteur 4 L, 190 ch \u2022\tBoîte automatique à 4 rapports \u2022\t4 roues motrices Selec-Trac \u2022\tClimatiseur \u2022\tRadio-cassette AM/FM stéréo avec 4 haut-parleurs \u2022\tCache-bagages \u2022\tLave/essuie-glace de lunette arrière \u2022\tVolant inclinable gainé de cuir \u2022\tPorte-bagages et plus encore.Québec va réglementer la construction résidentielle DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUÉBEC ¦ Sans vraiment mettre au rancart la loi 142, Québec s'apprête à réglementer à nouveau le secteur de la construction résidentielle.Tous employés oeuvrant dans ce secteur seront à nouveau couvert par une convention collective.Selon les informations obtenues par La Presse, la ministre de l'Emploi, Louise Harel veut retenir le nombre d'étages d'une construction comme critère pour décider si un chantier relèvera de la convention collective du secteur résidentiel ou commercial.Des sources syndicales soulignent qu'un chantier en bas de six étages sera considéré comme résidentiel, et soumis à une convention collective distincte.Ce seuil de six étages faisait déjà l'objet d'un compromis entre entrepreneurs et centrales syndicales en novembre 1993 avant que le gouvernement libéral, à la surprise de tout le monde, décide de prendre une autre voie et de déréglementer carrément la construction sur les édifices de huit logements et moins.Idéalement les syndicats voudraient réduire encore ce secteur, aux édifices de moins de quatre étages.Cette balise présente l'avantage de correspondre exactement au édifices qui, selon le Code du bâtiment, ne nécessitent pas de structure d'acier \u2014 et supposent l'embauche de corps de métiers très différents de ceux requis pour des ouvrages à structure de bois.Mme Harel doit présenter son projet au conseil des ministres cette semaine.Sa présentation devant le caucus des députés était prévue pour le 1er décembre.En campagne électorale le premier ministre Parizeau s'était engagé à « scrapper » la loi 142 qui avait soulevé une vive controverse sur les chantiers au début de 1994.On se contentera plutôt d'amendements, mais qui aboliront le principal irritant de la loi ; la déréglementation de la construction résidentielle pour les édifices de huit logements et moins.Québec acquiescera aussi à une autre demande syndicale ; faire en sorte que les conventions collectives arrivent à échéance à la fin d'avril plutôt que le 31 décembre.En avril, à la veille des grands travaux, les négociateurs syndicaux ont davantage d'emprise sur les discussions puisqu'ils peuvent stopper les travaux, chose plus difficile durant la saison morte, explique-t-on.Mme Harel était en fin de semaine au congrès du Conseil provincial où elle a, en privé, brossé à larges traits ses orientations dans ce dossier délicat.Il y aura « un tronc commun » des dispositions qui toucheront tous les travailleurs de la construction, et des conventions distinctes dans quatre secteurs \u2014 les mêmes que pour la loi 142: le résidentiel, le commercial, l'industriel et la voirie.En marge du congrès qui réunissait une centaine de délégués, Mme Harel a aussi indiqué son souhait de revoir les règles de représentation aux tables de négociations.Les dispositions de la loi 142 \u2014 une représentation basée sur les heures déclarées par les entrepreneurs \u2014 désavantageaient la FTQ-Construc-tion et la CSN.Jeep YJ Rio Grande 1995, 4x4 * 16 995$ Transport : 600$ en sus clé D'or par mois Terme de 50 mois.Versement initia] de 1 635$.Le Jeep \u2022\tMoteur 2,5 L, 123 ch \u2022\tBoîte manuelle à 5 vitesses \u2022\t4 roues motrices Command-Trac^ s \u2022\tToit rigide \u2022\tSièges baquets et banquette arrière \u2022\tRadio-cassette AM/FM stéréo \u2022\tDirection assistée \u2022\tDégivreur de lunette arrière \u2022\tRéservoir à essence de 76 litres \u2022\tMoquette pleine grandeur et plus encore.Ensemble 23X Association publicitaire des concessionnaires Jeep et Eagle Inc.Le concessionnaire Jeep et Eagle de votre région Quelqu'un de fiable.\u2022 Transport, immatriculation, taxe» et assurances en sut.M Tarif mensuel établi d'après la description des v&iculcs ci-dcssus.Terme de 30 mois, avec versement initial ou échange équivalent.Transport, immatriculation, assurances et taxes en sus.Sous réserve de l'approbation de Chrysler Crédit Canada Ltée.Un dépôt de sécurité équivalent à ur versement sera exigé.Location pour usage personnel.Rachat non requis.Le locataiie est responsable de l'excédent de kilométrage après 62 500 km, au taux de 6 < le km.Liste des prix l«ai|vrattai \u2022fftcftf/t '#««{\u2022 fc IIXM t7 « «A.-*.*\tu*M «s Ce nouveau service de La Presse vous permet d'obtenir une reproduction, en noir et blanc, d'excellente qualité, de pleine grandeur du Journal, sur papier photographique.La reproduction est aussi offerte laminée ou encadrée.Nous vous ferons parvenir votre page» sans frais supplémentaires, dans un délai de trois semaines suivant la réception de votre commande.Réservez dès maintenant votre page souvenir en remplissant le bon de commande cHoint et en le postant à l'adresse indiquée.Vous pouvez aussi faire parvenir votre demande par télécopieur, au 514*285-7281\u2022 Trouvez cHoint mon chèque ou mandat-poste au montant de à l'ordre de £4 Ares» liée.VWd te numéro de ma carte de crédit :_ ?Visa ?Mastercard date d'expiration :- I reproduction sur papier photographique de première qualité : 45 $ (plustaxes:51.28$) jpags souvenir laminée sur bois 3/8 côtés noirs : 75 $ (plus taxes : 86.47 S) (page souvenir encadrée, cadre de métal noir, passe-partout blanc : 90 $ (plus taxes : 102.56 S) Je désire obtenir les pages souvenirs des dates suivante (t'I ne s'aott pss
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