La presse, 5 octobre 1994, B. Politique
[" CAHIER lit Priïssi.» Montréal.mercredi 5 octobre 1994 Éditorial Opinions Arts et spectacles ^^«Éjtr.-^r^ > y* Àffc ' W L'équipe péquiste choisit ses « adjoints politiques » DENIS LESSARD du bureau de Im Presse QUÉBEC Les cabinets des nouveaux ministres péquistes sont pratiquement tous formés.En réduisant à seulement cinq par ministre le nombre des attachés politiques, le premier ministre Parizeau avait indirectement multiplié les choix déchirants pour les membre de son cabinet.Ces cinq « adjoints politiques » ne comprennent pas toutefois Je personnel de soutien.La nouvelle donne permettrait de réduire de trois millions environ le coût total des cabinets politiques \u2014 estimé à 18 millions après que Daniel Johnson eut procédé à une diminution du tiers des postes au cabinet.Jacques Parizeau a choisi Jean Royer comme chef de cabinet.Ce dernier travaillait déjà au cabinet du ministre des Finances au début des années 1980.Hubert Thibault, chef de cabinet dans l'opposition, devient conseiller spécial de M.Parizeau.L'attachée de presse demeure Marie Josée Gagnon, mais un nouveau, Eric Bédard, le fils de l'ancien ministre Marc-André Bédard, s'ajoute comme « porte-parole » de M.Panzeau.Au Conseil du trésor, Pauline Marois a choisi une militante pé-guiste de longue date, Pauline Staf-ford, comme chef de cabinet.À la Santé, le Dr Rochon a retenu Jean Fournier, un permanent du PQ responsable de la région de Québec durant la campagne électorale.Guy Chevrette, leader parlementaire et ministre des Affaires municipales a choisi deux « jeunes vétérans » des années d'opposition.Charles Larochelle, issu du monde de l'Éducation est chef de cabinet aux Affaires municipales.Stéphane Dolbec, un jeune avocat qui travaillait au bureau de M.Chevrette, devient son chef de cabinet au bureau du leader du gouvernement.L'ancien chef de cabinet de M.Chevrette, Charles G.Grenier, un avocat, recherchiste au PQ avant 1976, devient chef de cabinet du nouveau ministre de la Justice, Paul Bégin., A r Éducation, le chef de cabinet sera Pierre Brochu, un recherchiste du Parti québécois, spécialisé, comme son patron, dans les dossiers de Transport et d'Agriculture.Simon Bégin, l'adjoint de Jean Ga-ron depuis près de 20 ans maintenant, occupera le poste d'attaché de presse.A l'Environnement, Jacques Brassard a conservé son chef de cabinet des années d'opposition.Raymond Brien, aussi proche de Guy Chevrette.Aux Ressources naturelles, André Rivet, un économiste, un des seniors chez les recherchistes du PQ, a accepté l'offre du ministre des Ressources naturelles, François Gendron.Daniel Laplante, un recherchiste du PQ spécialisé en Énergie, deviendra attaché de presse.L'ancien patron de M.Rivet, Jacques Léonard, titulaire des Transports, a repris son chef de cabinet des années Lévesques, André Belle- rose.Bernard Landry, aux Affaires internationales, a choisi Daniel Au-det, un militant péquiste qui a longtemps été associés aux positions du PQ en matière internationale.Jean Campeau aux Finances a fait grincer des dents dans les officines péquistes en retenant d'abord Lyne Jacques comme chef de cabinet \u2014 elle devenait cette semaine attachée politique.L'avocate originaire de Beauce ava»* 'enté en vain de devenir çandidate péquiste dans sa région.A l'été 1992, elle était encore un membre en vue de la Commission jeunesse du .PLQ, proche du groupe de Mario Du-mont.Déjà, toutefois, elle était proche du Bloc québécois.Au Tourisme, Rita Dionne-Mar-solais a choisi Roselle Caron, comme chef de cabinet, les deux femmes avaient travaillé ensemble durant la campagne électorale.Marie Malavoy a la Culture a choisi Suzanne Beauvais.Jeanne Blackburn, à la Sécurité du revenu, a un ancien fonctionnaire, Gilles Émond, comme chef de cabinet \u2014 M.Emond était précédemment directeur des communications au même ministère ; il avait déjà travaillé au cabinet de Guy Chevrette durant le premier régime péquiste.Louise Harel, a choisi Luc Do-ray, un fonctionnaire de la Ville de Montréal comme chef de cabinet.M.Dorav était un militant péquiste très actif dans Montréal-Centre il y a quelques années.À la Restructuration, Richard Le Hir a opté pour un autre vétéran, René Blouin, ancien député péquiste de Rousseau, qui avait un temps été chef de cabinet chez Guy Chevrette, à l'époque de l'opposition, avant de passer au cabinet de Jacques Panzeau À l'Industrie.Pierre Cloutier, un organisateur péquiste responsable des tournées des députés durant la campagne, a été choisi par le ministre Daniel Paillé.Pour l'Agriculture, Marcel Landry a retenu les services de Pierre Provosf rnmm#\trf»hmft Québec fera le tri des conférences fédérales-provinciales Aucun ministre ne participera aux réunions touchant les compétences exclusives des provinces du bureau de La Presse QUÉBEC Tout en se défendant de vouloir « paralyser le système fédéral », le gouvernement Parizeau sera politiquement absent des conférences fédérales-provinciales qui toucheront les compétences exclusives des provinces.Toute la journée d'hier, à Québec, on a fourbi ses armes en attendant la publication, cet après-midi, du projet de réforme fédérale en matière de programmes sociaux.Dès midi, une demi-douzaine des gros canons du cabinet Parizeau colligeaient déjà les informations disponibles sur la réforme Ax-worthy pour préparer la réplique de Québec, cjui ne se limitera pas à un simple désaveu d'une intrusion fédérale dans des champs provinciaux \u2014 l'éducation, la formation professionnelle et l'aide sociale \u2014 prévient-on.Louise Beaudoin ministre de Relations intergouvernementales canadiennes, et Louise Harel, titulaire de l'Emploi, donneront la réplique pour Québec, après la réunion du conseil des ministres.La prudence restait toutefois de mise hier, alors qu'on rappelait l'insistance de Jacques Parizeau « à voir les textes » avant de se prononcer.Les bribes du projet fédéral qui ont fait l'objet de fuites portent à croire que pour les prochains mois Ottawa n'étiquettera pas « urgent » son projet de réforme.Cette réplique sera la dernière carte du gouvernement Parizeau pour les prochains une contribution « technique » ou demeurer observateur indique-t-on, soutenant qu'on évite ainsi « la politique de la chaise vide ».Dans les domaines de compétences partagées, l'agriculture, les transports par exemple.Québec sera présent et on peut s'attendre à ce qu'il envoie aussi un ministre à tout forum portant sur l'ouverture des marchés ou la con-tinentalisation du commerce.jours.Le premier ministre prend des vacances du 7 au 17 octobre, a-t-on appris.Entretemps il envoyait hier une lettre publique à tous les Pas de confrontation participants québécois à la délégation canadienne en Asie, où Jean Chrétien l'avait invité en vain.M.Parizeau semble être le seul à avoir décliné l'invitation de Jean Chrétien.Titulaire des Affaires intergouvernementales canadiennes, Louise Beaudoin a précisé hier, par voie de communiqué, la position québécoise déjà indiquée la semaine dernière par Jacques Parizeau, en conférence de presse.Sur les questions de compétences provinciales \u2014 l'éducation, la formation profes-sionelle, les forets \u2014 le Québec « ne participera pas activement au niveau ministériel » et enverra un fonctionnaire qui pourra apporter tion dans ses relations avec le f çouvernement « Le Québec ne recherche pas la confronta- ! 2C fédéral et les gouvernements de autres états membres de la fédération canadienne », assure Mme Beaudoin, parlant d'une attitude « cohérente et pragmatique » inspirée à la fois du mandat accordé par la population et des objectifs politiques du gouvernement.C'est en toute fin de journée au'au gouvernement on a finalement décide que Louise Beaudoin demeurerait à Québec aujourd'hui pour participer avec Louise Harel à la réaction québécoise aux propositions fédérales de Lloyd Axworthy, sur l'assurance chômage.A l'origine, Mme Beaudoin devait s'envo-Wii 1er pour Winnipeg où, avec son collègue des ser ».disait-on à Québec.Transports, Jacques Léonard, elle devait par ticiper à une première conférence fédérale provinciale oour établir une première fois l.i position du Québec dans ce type de réunion.C'est ce qu'elle a fait par simple commum qué hier.\t\u2022 ' Hier midi, les plus gros canons du cabinet Parizeau s'étaient réunis pour une session d'information sur le contenu de la réforme Axworthy.Québec jugeait la réforme si importante qu'on avait rassemblé autour de la table les ministres responsables du dossier.Louise Harel ( Emploi ) et Jeanne Blackburn ( Main d'Oeuvre ) mais aussi la responsable des relations fédérales-provinciales.Louise Beaudoin, de même que les titulaires des Finances et de la Santé, Jean Campeau et Jean Rochon.Des fonctionnaires fédéraux venaient informer en fin de journée le gouvernement du Québec sur le contenu de la réforme.D'entrée de jeu il était clair que Québec n'accepterait pas la prémisse féaérale voulant que les provinces n'aient pas juridiction en matière d'assurance chômage et par conséquent n'avaient pas de droit de veto sur cette réforme.« C'est clair que le fédéral s'est immiscé là-dedans par son pouvoir de dépen- &- Victoire libérale dans Jean-Talon Presse Canadienne Jean Charest a reçu une ovation hier, à l'Issue de l'allocution qu'il prononçait devant la Chambre de commerce de Laval.PHOTO PC Charest veut la « souveraineté partagée » PIERRE ROBERGE de la Presse Canadienne Le chef conservateur, Jean Charest, entend faire valoir la « souveraineté partagée » lors de la campagne référendaire prévue au Québec.Le partage des responsabilités est l'essence même du fédéralisme, a-t-il plaidé hier, devant la Chambre de commerce et d'industrie de Laval.Après, avec les reporters, le député fédéral de Sherbrooke n'a pas non plus repoussé le terme souverainete-association, soulignant qu'« il ne faut pas faire de fétichisme avec ces mots ».La souveraineté-association, apparue dans le vocabulaire il y a un quart de siècle avec René Lévesque, M.Charest « n'en concède pas la propriété à quiconque, elle n'a pas encore été définie ».« Les mots et les concepts existent, nous n'y pouvons rien.« Je dis que, dans un seul pays, il peut y avoir des responsabilités partagées.» Selon lui, les Québécois sont actuellement « braqués » par une alternative dont les termes sont le statu quo et l'indépendance : « La population n'aime pas être braquée dans ses choix.» Entre Jacques Parizeau à Québec et Jean Chrétien à Ottawa, « deux extrêmes », il y a place pour des solutions pratiques, croit M.Charest.Entre les provinces et Ottawa, le chef conservateur préconisé des accords administratifs, citant en exemple celui portant sur l'immigration passé avec le gouvernement du Québec.« Nous pouvons le faire en respectant les juridictions et aspirations des provinces », affirme M.Charest.Quitte à ce que ces ententes soient plus tard fixées dans un cadre constitutionnel.La recherche d'arrangements utiles exige de « se consulter pour des objectifs communs et cela n'implique pas rien qu'un gouvernement », dit M.Charest.Devant 200 membres de la Chambre de commerce, il a réitéré que le « fardeau de la preuve» incombe aux tenants de l'indépendance lors du référendum.Ce aue M.Parizeau demande.« c'est d'abandonner les trois quarts de notre héritage comme citoyens et de laisser à nos enfants un pays beaucoup plus petit que celui reçu de nos parents », a lancé M.Charest.Et même sans savoir la date du référendum au Québec, le chef conservateur va se ranger sous le comité parapluie du Non.« Je m'attends à travailler dans les cadres prévus par la loi », indique-t-il.QUÉBEC a candidate libérale dans le icomté de Jean-Talon, Mme Margaret Delisle, a été officieusement déclarée élue, hier, avec une majorité de 24 ou 25 voix , selon les parties, à l'issue d'un long et fastidieux recomptage judiciaire qui aura duré deux semaines et au cours duquel les procureurs des deux candidates vedettes ont scruté à la loupe 28 000 bulletins de vote répartis dans 150 boîtes de scrutin.Au soir des élections du 12 septembre, Mme Delisle avait été déclarée élue avec une majorité de 31 voix, sur sa rivale péquiste, Mme Diane La vallée.La partie n'est cependant pas complètement jouée, puisque la Cour d'appel du Québec doit se pencher, ce matin, sur la requête des avocats de Mme Lavallée et qui vise à faire déclarer invalides les 187 bulletins de vote contenus dans la boîte de scrutin numéro 53 et qui accordait une majorité de 88 voix .i Mme Delisle.Le BIOC : 110 000 membres ; 173 000 $ en caisse CILLES GAUTHIER du bureau de La Presse OTTAWA Abandonnant son approche légaliste, le Bloc québécois a fait savoir hier qu'au 31 décembre dernier, il avait 173 000 % en caisse et comptait 110 000 membres.Lundi, les rapports financiers pour 1993 des principaux partis politiques fédéraux étaient rendus publics.Le Bloc refusait de donner quelque indication que ce soit sur sa caisse.Son directeur général, François Landry, a expliqué hier que le Bloc n'a été officiellement reconnu que le 11 septembre 1993 et que ki loi électorale interdit aux partis de soumettre des rapports pour une période de moins de six mois.Cela étant dit, il accepte de révéler certains chiffres, précisant qu'au 1 1 septembre de Pan dernier, le Bloc accusait un déficit de 39 000 S.Au 31 décembre.58 000 personnes avaient contribué au financement, versant une moyenne de 55,09 $.soit un total de plus de 3,2 millions.La liste de ceux qui ont versé plus de 100 $ peut être consultée aux bureaux du Bloc à Montréal.Le rapport qui sera rendu public dans un an fera état des revenus et dépenses du Bloc pour les derniers mois de 1993 et toute l'année 1994 On ne sait pas si le Bloc tracera un bilan financier de sa participation à la campagne électorale de 1993.Sécurité du revenu : des ingrédients aujourd'hui, la recette dans un an CHANT AL HÉBERT du bureau de La Presse OTTAWA Il y a du Pierre Trudeau, du Brian Mulroney et du Joe Clark dans la recette de la réforme de la sécurité du revenu dont le gouvernement fédéral livrera les premiers ingrédients sous forme d'un document de travail déposé aujourd'hui au Parlement fédéral.poui roD passant par-dessus la tête des provinces r plaider d abord sa cause dans la cour de 'opinion publique, au début des années 80, M.Trudeau avait réussi à mobiliser celle-ci suffisamment pour forcer tous les premiers ministres provinciaux à se rallier, même à contrecoeur, à son projet d'une charte des droits.En faisant la preuve que les familles les moins bien nanties y gagneraient au change, Joe Clark était parvenu, au début des années quatre-vingt-dix, à enlever au programme des allocations familiales son caractère universel sans faire grincer des dents la majorité de la population.Dans le meilleur des scénarios, Ottawa espère répéter ces deux exploits en lançant sur la place publique un débat potentiellement explosif sur les programmes sociaux.Mais aujourd'hui, la voie qu'emprunte le fouvernement fédéral pour lancer sa plus am-itieuse réforme s'apparente davantage au chemin escarpé suivi par Joe Clark vers l'accord de Charlottetown.Celui-ci avait égrené des consultations publiques et des commissions parlementaires tout au long de la route qui devait aboutir aux négociations politiques en règle entourant l'accord.Ceux qui attendent aujourd'hui le vaste projet de réforme de la sécurité sociale canadienne dans le document de travail que déposera le gouvernement Chrétien au Parlement fédéral se pointent au rendez-vous presque un an trop tôt.Au cours d'une entrevue avec La Presse, le ministre au Développement des ressources humaines, Lloyd Axworthy, a encore souligné en fin de semaine dernière que les négociations sérieuses avec les provinces ne déBu-teraient qu'au printemps.Selon ses plus récents prognostics, le Parlement fédéral ne verra pas I ombre d'une mesure législative avant au plus tôt l'automne prochain et peut-être même seulement en 1996.« Notre échéancier original était de deux ans », rap-pelle-t-il.De telle sorte aue les Canadiens seront sai- sis aujourd'hui d'une série de façons de revoir die fond en comble 1 assurance-chômage, le bien-être social, l'éducation post-secon-daire et le soutien aux familles, mais pas de « la » façon dont Ottawa s'y prendra en bout de piste.Avant d en arriver lu, un comité parlementaire recueillera des opinions pendant plusieurs mois.Le premier objectif, insiste le ministre Axworthy au fil de multiples entrevues, consiste à susciter un large débat.Car les Canadiens se méfient de ce que cache le discours fédéral sur les programmes sociaux.La majorité d'entre eux, indiquent les sondages, croient qu'il camoufle un sa-brage sans précédent des budgets de la sécurité sociale.Dans le même esprit, les provinces et les groupes de pression sont sur le pied de guerre.Au cours des prochains mois, le gouvernement fédéral espère profiter de la discussion pour faire consensus avec le public et désar-morcer les objections des provinces et les groupes de pression.À ceux aui l'accuseraient d'avoir des visées centralisatrices, il entend ainsi faire valoir qu'il veut rendre la sécurité sociale plus flexible pour les individus.« Une pointure ne convient plus à tout le monde », répète le ministre.% A ceux qui l'accusent de vouloir consacrer radicalement moins d'argent à ce pan de son activité, le gouvernement veut démontrer que sa réforme peut quand même faire des gagnants et pas seulement des perdants.Dans cet esprit les libéraux multiplient de puis plusieurs mois les projets-pilotes.Seule ment cette semaine, ils en ont lancé trois, dont un destiné à subventionner les chômeurs qui acceptent un emploi moins payant que celui qu'ils ont perdu.Dans la même veine, le document d'aujourd'hui identifiera les enfants comme la catégorie par excellence à qui la réforme pour rait éventuellement profiter Mais si l'expérience des consultations pu bhques du passé réccnt est garante de l'ave -nir.l'exercice qui s'engage aujourd'hiji risque de soulever un certain sceptiscisme.A l'épo-uue de Charlottetown, de multiples groupes de pression avaient rapidement pris le dessus sur les simples citoyens conviés à l'exercice Au bout du compte, aucun des consensus résultant de la consultation publique n'avait survécu à l'épreuve du réel que sont les négociations fédérales-provinciales S 2 LA PRESSE.MONTRÉAL.MERCREDI 5 OCTOBRE 1994 Editorial il n>« \u2014>»i« roui uesmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Manon éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef CECM : drôles d'élections Après les élections provinciales, puis les municipales, les Montréalais seront appelés à voter une troisième fols, cet automne, pour former le conseil de la plus Importante commission scolaire du Québec : la CECM Déjà en temps normal, cet exercice frôle les abîmes au palmarès de la démocratie : la participation au scrutin scolaire dépasse rarement les 15 p.cent La fatigue électorale aidant, l'Intérêt pour la chose scolaire risque de devenir encore plus famélique.Cela tombe on ne peut plus mal.Les élections du 20 novembre sont de drôles d élections.On va y choisir l'équipe dirigeante d'une Institution qui n'existera peut-être plus, du moins pas sous son appellation actuelle, avant la fin du mandat des nouveaux élù$.Le parti qui préside aux destinées de la CECM depuis des lunes, le Regroupement scolaire confessionnel ( RSC ), risque lui aussi d'être rayé de la carte.À tout égard, la CECM amorce une profonde mutation.C'est dans des moments comme ça que chaque vote prend toute son Importance.Autant l'avenir de la CECM paraît brumeux, autant les défis qu elle aura à relever, au cours des prochaines années, sont vitaux.Ces défis sont surtout académiques.Actuellement, un peu plus du tiers des jeunes Québécois quittent l'école avant d'avoir terminé leur cours secondaire.Mais à Montréal, le dé- crochage a pris des proportions de catastrophe : 45 p.cent des élèves de la CECM débarquent de l'école en cours de traversée.C'est d'abord et avant tout aux moyens qu'Us proposent pour stopper ce naufrage que l'on jugera les partis et leurs programmes.L'école n'est pas une bulle étanche.ses difficultés dépendent de conditions sociales sur lesquelles elle a peu de contrôle, mais dont elle doit tenir compte, ne serait-ce que pour y répondre par des ajustements scolaires.Comment concilier les besoins des enfants démunis économiquement ou Intellectuellement avec ceux des p'tlts bollés ?Comment donner toutes les chances aux premiers sans ennuyer les seconds ?comment favoriser l'Intégration des Immigrants, tout en respectant les différences ?Les équipes en lice seront aussi évaluées selon leur perception de ces réalités sociales et des enjeux qu'elles posent.Enfin, la CECM est confrontée à un gros défi politique.On ignore pour l'Instant ce que le gouvernement du Parti québé-cols va faire de la loi 107, qui crée les commissions scolaires linguistiques.Dans l'Opposition, le PQ avait réclamé que ce projet soit mis en veilleuse, en attendant l'abolition de l'article 93 de la Constitution, qui crée une situation Inextricable à Montréal et à Québec.Cette semaine, le ministre de l'Education, Jean Garon, affirmait qu'il devait consulter avant de décider comment II va apprêter la patate chaude.Mais on imagine facilement qu'elle sera servie à la sauce référendaire : l'occasion de mettre en valeur l'aspect paralysant de la Constitution canadienne est trop belle pour la laisser passer.Bref, les chances de clarifier rapidement cette question sont minces.La CECM, qui a longtemps mené un combat d'arrlère-garde sur cette question, disposera éventuellement de plusieurs mois pour promouvoir auprès du gouvernement la formule exprimant le mieux les besoins oes Montréalais.Comment les partis en lice envisagent-lis ï'jvenlr de la confesslonnalité ?Quelle est leur compréhension de ce dossier extrêmement complexe ?Ces questions permettent aussi de se faire une idée de la qualité des équipes en lice.Des trois qui sont engagées dans la bataille, le MEMO offre pour l'Instant à toutes ces questions les réponses les plus complètes.Son « kit » Idéologique « antl-sexiste.anti raciste et non violent » a beau être très agaçant, c'est encore mieux que le silence du RSC, un parti en voie de désagrégation, qui a présidé aux pires égarements de la commission scolaire.Quant au COURS, formé par l'ancienne présidente de la CECM, Denise Soucy-Brousseau, Il n'est pas dépourvu d'idées.Mais sa parenté avec les dirigeants actuels de la commission inquiète.Et son programme demeure plutôt mince.Ceci dit, la présence de ce troisième joueur sur les glaces scolaires n'aurait-elle pour effet que de provoquer des débats publics et d'aider à clarifier les idées, ce serait déjà ça de pris.Agnès CRUDA La vertu Rien de plus contraignant que la vertu quand on en a fait sa marque de commerce.Pas possible alors, sans risquer de se faire accuser de tartuferie, de chercher des excuses pour s'accommoder de demi-mesures et simplement faire comme tout le monde.C'est vrai pour les partis politiques comme pour les Individus.En ce sens, le Bloc québécois vient de rater une belle occasion de demeurer à la hauteur de la réputation qu'il a voulu se donner.Chaque automne, tous les partis fédéraux sont tenus par la loi de publier leur rapport financier pour l'année précédente.C'est ce que viennent de faire libéraux, conservateurs, réformistes et néo-démocrates.Mais pas le Bloc qui, n'ayant été officiellement créé qu'en septembre 1993, n'était pas techniquement obligé de se plier à cette règle, cette année.C'était son droit le plus strict de reoorter cet exercice à l'an prochain et il s'en est prévalu.Il faudra donc attendre l'automne 1995 \u2014 peut-être après le référendum, dont le résultat pourrait théoriquement provoquer sa dissolution \u2014 pour connaître la liste des personnes ayant souscrit à sa caisse électorale.On sait déjà que le Bloc, et c'est tout à son honneur, s'est volontairement astreint à l'esprit de la loi en vigueur au Québec qui Interdit les contributions de personnes morales.Une mesure qui va dans le sens de l'assainissement du financement des partis et dont le Bloc réclame, à Juste titre, la mise en application sur la scène fédérale.En si bonne vole, il aurait été normal et habile qu'il profite de cette formalité pour donner à tous un exemple de sa volonté de transparence en acceptant librement de se plier à cette règle, dès cette année.M.Bouchard pourra évidemment alléguer que rien ne l'oblige à être plus catholique que le pape et qu'il n'a de leçon à recevoir de personne à ce propos.Il demeure qu'en se réfugiant derrière cette technlcalité.Il se prive d'une belle occasion de montrer à ses adversaires qu'il n'a rien à cacher.Et qu'il n'a pas besoin d'y être contraint par la loi pour mettre en pratique les principes qu'il recommande aux autres.Nul ne peut blâmer quiconque de n'être pas un saint, sauf s'il s'est lui-même proposé en parangon de vertu.Or, Il se trouve que beaucoup d'électeurs ont eu, Jusqu â maintenant, cette Impression avec le Bloc.D'où leur déception.Pierre GRAVEL La boite aux lettres Sois belle et tals-toi ?¦ Dans l'édition de La Presse du jeudi 29 septembre dernier, deux lecteurs s'en prennent à Audrey Benoit, pour le commentaire que cette dernière signait, dans le même journal, le samedi 17 septembre.Ces deux lecteurs, MM.Vincent Gou-dreault et Louis Cornellier, ne sont pas du tout d'accord avec Madame Benoit quant à s£s craintes devant une éventuelle victoire du « NON » au prochain référendum.Cela tes regarde, et ils ont le droit de relever les faiblesses \u2014 qu'ils croient débusquer \u2014 de l'analyse de Madame Benoit, dans l'exercice le plus légitime de leur liberté d'expression.Là où leurs commentaires dépassent le simple échange d'opinions contradictoires, c'est lorsque, pour discréditer les idées de Madame Benoit, ils l'attaquent de la manière la plus arriérée qui soit : dire à une femme de se taire et de se contenter d'être jolie, ç'était encore inoffensif, dans les années 50, n\\ai$ aujourd'hui, quant on persiste et que l'on signe de pareilles grossièretés, c'est que, manifestement, on est à bout d'arguments.L'allusion perfide à son conjoint est du même acabit.On hésite à y voir une atteinte délibérée à la vie privée de quelqu'un, si ce n'est pour servir de support à tout le reste : selon ces messieurs.Madame Benoit sort des deux seules fonctions qu'elle peut occuper : top model et compagne d'un homme.C'est dommage, car avec mes collègues de travail, nous avons lu vos textes, et comme il se trouvait autant d'hommes que de femmes, et que les ferveurs fédéralistes et souverainistes étaient aussi présentes, nous n'avons pu conclure, unanimement, qu'à votre chauvinisme et mysoginie communes.Rien à voir avec vos idées, qui souffraient de cette dilution Pour conclure, un petit test : si une femme avait signé de semblables éructations, ne i'ttuiail-on pàs tout de suite accusée d'être jalouse et sans doute moche à faire peur aux enfants ?Rassurez-vous : loin de moi l'idée de lirer semblable conclusion à votre sujet.Je suis certaine que vous êtes tous deux au moins aussi beaux qu'intelligents.Il n'y a qu'à vous lire pour s'en convaincre Chantai SAURIOL Montréal Mémoire collective bien sélective ¦ De tout ce que j'ai pu lire ou entendre sur « l'affaire Mitterrand », rien ne fait référence aux 13 années de gouvernement socialiste.Rien donc sur les mesures sociales ou encore sur les réformes mises en place.La mémoire collective est décidément bien sélective.Je suis une française de la génération Mitterrand, qui, pour son premier acte électoral, avait à choisir entre Jacques Chirac \u2014 candidat de droite \u2014 et François Mitterrand.Une citoyenne qui s'est assise et qui a fait le bilan du premier septennat socialiste ( 81 à 88 ).C'est donc au regard des actions menées.que j'ai choisi.1982 : abolition de la peine de mort ; création de l'impôt sur la fortune ; 5 semaines de congé payées pour tous les Français au travail ; l'homosexualité n'est plus un délit.1984 : droit à l'école libre : liberté de choisir l'enseignement laie ou confessionnel.Après la fin du premier mandat, placé sous le signe de la cohabitation \u2014 Jacques Chirac, premier ministre \u2014 54% des Français ont réélu François Mitterrand.D'autres mesures allaient suivre.1988 : création du Revenu minimum d'insertion pour aider les plus démunis, un an avant le droit à l'aide sociale aux sans abris, à Montréal 1991 : le harcèlement sexuel entre au code pénal.Certaines de ces mesures ont fait la fierté des Français.Et voilà que subitement ils oublient.Au nom d'un passé pétainiste et d'une amitié honteuse avec René Bousquet, responsable de la rafle du Vel' d'Hiv en 1943.13 (K)0 Juifs devaient être livrés aux Allemands L'amitié de Valéry Giscard D'Estaing \u2014 président de 74 à 81 \u2014 et de Jean Bédel Bo- kassa n'a pa pas fait autant de vagues.Bokassa, président dictateur de la République Centrafricaine jusqu'en 79, a provoqué, entre autres.le massacre de milliers d'écoliers.Mais l'Afrique est loin et la question juive encore très présente dans la mémoire des Français.À juste titre d'ailleurs À croire certains analystes, historiens et même hommes politiques, le passé de Mitterrand n'est un secret pour personne.Tout le monde semblait le savoir, mais chacun se taisait.Pourquoi ce silence, si ce n'est au nom de l'ambition personnelle et politique.On reproche à Mitterrand la sienne ?En po- Françols Mitterrand litiaue, l'ambition n'est ni un défaut ni une qualité, c'est la règle numéro 1.François Mitterrand est malade.Ses années, voire ses mois sont comptés.J'attends de lire les commentaires de ces mêmes analystes, historiens et hommes politiques.J'attend aussi de voir si ceux qui iront fleurir sa tombe seront traités de collabos.Marianne ALBERT journaliste indépendante à Montréal depuis fcvrter 93 Banalités ?¦ Michel Tremblay, l'auteur, vient de lancer un ouvrage qui serait une critique de la télévision publique ( Radio-Canada ).J'emploie le conditionnel pour traiter de la nature de l'ouvrage de Tremblay, car ie n'ai rien appris à cet effet en regardant Raison-Passion , l'autre samedi soir à Radio-Canada J'ai bien vu l'auteur, assis sur une chaise pendant près de 28 minutes face à Mme De-nyse Bombardier, mais cette dernière a réussi le tour de force de « jaser » avec Tremblay sans vraiment traiter de son pamphlet.Fn somme, nous avons eu droit à quelque 27 minutes et 13 secondes de banalités.Au crédit de Tremblay, disons qu'il a tenté à quelques reprises de mettre de la chair autour de l'os, mais l'intervieweuse n'était nullement intéressée de savoir que Radio-Canada nous coûte très cher et que, à l'exception du Point et de quelques « dossiers spéciaux ».l'entreprise est tout bêtement sclérosée ; incapable de faire autre choses, en affaires publiques, que des « show de chaises ».C'est terriblement gênant d'avoir à payer à tous les jours, par nos taxes et impôts, pour l'ineptie de maîtres à penser du service des affaires publiques de notre télé d État.Surtout que nous avons compté 27 noms de personnes au générique de l'émission.Vingt-sept personnes sur le « pay roll » de Raison-Passion.un « show » au cours duquel l'émotion vient surtout du télé-spectateur qui se surprend à chercher le numéro de l'Office de protection du consommateur.ayant l'étrange sentiment de se faire avoir par des membres d'une société d'admiration mutuelle.Je m'en vais, de ce pas, lire Les Fourmis , de Boris Vian.Je l'aime bien ce Boris, surtout lorsqu'il dit : « c'est drôle comme les gens qui se croient instruits éprouvent le besoin de faire chier le reste du monde.» Je signe avec passion, ALAIN DEXTER Ottawa Coucou, c'est encore mol.Bonjour Monsieur le Maire, ¦ Coucou, c'est encore moi ! J'aimerais par la présente vous mettre, ainsi que les lecteurs de La Presse, au courant des derniers développements concernant le règlement de mon problème.Le 2 août dernier, je vous écrivais pour vous faire part des désagréments et dangers vécus chaaue jour par les résidants de ma rue.Rappelez-vous : je vous faisais alors re- marquer que la circulation trop rapide et trop dense avait liansformé une artère résidentielle en champ de course.Je soulignais aussi le fait que, la Ville ayant émis un permis d'opération à une garderie, une administration efficace assurerait aussi la sécurité des enfants la fréquentant Je sais que vous êtes quelqu'un de très occupé présentement ( n'y a-t-il pas une certaine campagne électoraJe en cours ?) aussi avais-je pensé alors que, peut-être, vous n'auriez pas le temps de vous occuper de mon problème.Donc, lorsque je vous ai adressé ma première lettre, j'avais aussi pris l'initiative d'en envoyer une copie à La Presse ! Le 9 août dernier, je recevais un accusé de réception de La Presse , mais rien du bureau du maire.Le 14 août dernier, La Presse publiait ma lettre dans sa rubrique Opinions du Lecteur, mais je n'avais aucune nouvelle du bureau du maire.Le 16 août dernier, M.Michel Benoît, notre conseiller municipal, me visitait et m'expliquait qu'il n'était pas nécessaire de faire une pétition : au bureau du maire, on était au courant, on étudiait la situation, des compteurs de circulation seraient très bientôt mis en place et au moins un arrêt obligatoire, probablement deux, tel que demandé, seraient installés.Tout cela devait être effectué dans le prochain mois.Le 17 août dernier, je recevais enfin une réponse du bureau du maire.Évidemment, M.Doré, vous ne pouviez me répondre personnellement, cependant, Mme Del Castillo, responsable des relations avec les citoyens, m'apprenait que « vous aviez reçu ma let-tre( î ) et que vous l'aviez priée de la transmettre au service concerné pour analyse et suivi dans les meilleurs délais ».On m'assurait aussi qu'un représentant de ce service communiquerait avec moi sous peu !! ! Que s'est-il passé depuis ?Aucune action visible ne semble avoir été entreprise.Mme Del Castillo a-t-elle fait une erreur et transmis ma lettre au mauvais service ?Avez-vous cru que les résidants de la rue de Louvain oublieraient et arTêteraien* leurs démarches ?Je désire partager avec vous un mot que .j'ai appris récemment: PROCRASTINA-TION.Est-ce que sa définition ne qualifierait pas un peu la présente administration ?Nous ne pouvons pas oublier et la.sser tomber : nous vivons cette situation chaque jour et notre qualité de vie s'en trouve affectée Plusieurs adultes bénéficiant du droit de vote demeurent sur la rue de Louvain.Peut-être devriez-vous y penser, car le soir du vote, je devrai sortir de chez moi pour aller faire mon devoir de citoyenne.Je devrai marcher le long de la rue de Louvain pour ^ me rendre au bureau de scrutin.Marie-Josée C ADIEUX .Montréal ; ceiL Four esd FfuiRA pftB.UH GtfHeKi DRCMTS RÉSERVES LA PRESSE MONTRÉAL, MERCREDI 5 OCTOBRE 1994\tB3 OPINIONS 0 Plaidoirie en faveur des jurys; Le jury reste le dernier rempart contre l'oppression des lois JEAN-CUUIDI NÉBKRT L'auteur est un criminaliste bien connu.Dans ce texte, il réplique, a la façon pittoresque des plaideurs, à un éditorial de Pierre Gravel.publié la semaine dernière et intitulé « H faut repenser les procès devant jury » Par le biais d'un raisonnement noué et tourmenté, M.Gravel postule que la médiatisation d'un procès rend utopt-que le choix d'un jury impartial.Cette méprise repose sur l'adéquation entre l'ignorance des faits litigieux et le concept d'impartialité.Certes, la méconnaissance ou l'ignorance de la couverture médiatique entourant un procès à haute visibilité favorise indubitablement la constitution d'un jury impartial.Cependant, la contamination des esprits, quoique périlleuse, n'est tout de même pas un phénomène irréversible.Notre système judiciaire comporte un mécanisme de filtrat ion des préjugés - par récusations interposées - permettant, règle générale, d'écarter les candidats biaisés.L'usage démontre que, bien au fait des règles du jeu, les jurés s'emploient à rendre des verdicts fondés sur la preuve dans le cadre de la légalité.Sont alors laissés pour compte les analyses et commentaires des glossateurs.Nos archives judiciaires fourmillent d'exemples témoignant de la capacité des jurés de bien remplir leur fonction en toute impartialité.D'aucun se rappelleront peut-être les images saisissantes, captées par un appareil vidéo dans un dépanneur au début des années 80, et montrant un policier en train de morigéner un citoyen qui l'avait interpellé.Une bousculade s'en est suivie, si bien que l'agent fut inculpé pour coups et blessures.Dans l'imaginaire public, le policier fut iugé sommairement, puis pendu haut et court en raison de la puissance évocatrice des images projetées à satiété.Agissant comme procureur de la défense, nous étions sceptique quant à la possibilité d'assermenter un jury impartial.Le verdict d'acquittement nous a convaincu de notre erreur de perception.La sélection des jurésê Au Canada, tout inculpé a droit, sauf en justice militaire, au procès par jury, dès lors que l'inculpation peut générer Jean-Claude Hébert une peine maximale de cinq ans ou plus d'incarcération.Cette garantie juridique se trouve enchâssée dans la constitution du pays.Ce choix de société nous semble difficilement réversible dans l'état actuel des choses.Les droits des uns emportent souventes fois des obligations pour les autres.Ce va-et-vient entre les droits et devoirs caractérise toute société démocratique.C'est au hasard de la liste électorale que sont confectionnés les tableaux des candidats-jurés.Pour éviter de préjudicier des gens, la Loi sur les jurés permet au juge d'exempter une personne dont la santé ou les charges domestiques ne lui permettent pas d'être juré ou, si l'intérêt public l'autorise, une personne ayant un motif d'exemption.Bref, la dispense peut être accordée pour cause de santé, d'emploi.d'étude, de vacance, d'affaires, etc.Il incombe au juge de statuer sur le mérite d'une demande d'exemption.Ce fai- sant, il lui faut parfois débusquer les't'rf-cheurs cherchant, par faux prétexte, à esquiver leur responsabilité sociale.Sachons reconnaître la difficulté pour un magistrat d'atteindre le juste équilibre entre la fermeté et l'ouverture d esprit.Cet écueil ne saurait toutefois excuser l'excès de tempérament au mépris des préceptes de la loi.Les attentes au public obligent la magistrature à poser des actes de typfe administratif comme s'il s'agissait d actes judiciaires.Dans la pluralité des cas.-Ce système d'exemption fonctionne harmonieusement.M.Gravel fausse la perspective en insistant lourdement sur un incident qui relève de l'exception.Que la rétribution quotidienne des jurés soit modeste, nul n'en disconviendra.\\ic-las !, la sclérose des ressources de l'État et le déficit des finances publiques interdisent l'octroi de généreuses compensations.L'archaïsme du système Pour M.Gravel, la valeur de l'institution du jury serait liée au règles de sélection des candidats-jurés, ainsi qu'aux modalités de rétribution.Qui plus est, l'éditorialiste opine que.dans sa forme actuelle, « c'est un système archaïque dont l'inadéquation à la réalité d'une société moderne constitue une menace de plus à la crédibilité de la Justice, qui est déjà assez mal en point.» Tout bien réfléchi, ce type de rhétorique confondante, d'avantage réquïsitQ-riale qu'éditoriale, est de nature à décrédibiliser la Justice.Plutôt que de remuer des poncifs, M.Gravel eut mieux fait de se renseigner, un tant soit peu, sur l'institution du jury.L'eut-il fait qu'il aurait constaté que I'expérience collective d'un segment de la société qu'est le jury est forcément supérieure à celle d'un juge seul.Par ailleurs, l'examen du groupe garantit une étude plus complète de tous les éléments de la preuve.Surtout, le jury reste le dernier rempart contre l'oppression des lois.Moins obnubilés par la technicité de la loi.les jurés tiennent compte également de l'équité, auquel cas les zélateurs de l'Etat peuvent être neutralisés.Ces question de fond méritent une réflexion éditoriale.À défaut de ce faire, comment peut-on sérieusement lancer un édit consacrant l'archaïsme du procès par jury?Francisco Ruiz Massleu mourra peu de temps après son arrivée à l'hôpital\t.Mexique : la violence politique est malheureusement de retour La solution de l'assassinat du député Massieu serait une excellente manière pour Zedillo de débuter son mandat JEAN-FRANÇOIS PRUD'HOMME L'auteur est chercheur titulaire a la Division d'études politiques du Cen-tro de Jnvestigacion y Docencia Eco-nomicas, à Mexico.Mercredi dernier, l'assassinat de José Francisco Ruiz Massieu.secrétaire général du Parti Révolutionnaire Institutionnel.a marqué un retour au climat d'appréhension et de violence politique qui avait régné cette année au Mexique.Pourtant, le déroulement relativement correct des élections présidentielles du mois d'août et la disposition au dialogue montrée par les trois principaux partis politiques, au cours des dernières semaines, annonçaient un avenir prometteur pour la réforme des institutions politiques mexicaines.La veille de l'assassinat, le parti au pouvoir depuis soixante-cinq ans avait réitéré sa volonté d'entreprendre des changements visant à démocratiser ses processus de prise de décision interne et a explorer les mécanismes de sa séparation du pouvoir publie.Ses adversaires, le Parti Action Nationale d'abord et ensuite dans un revirement de stratégie, l'habi-tuellement intransigeant Parti de la Révolution Démocratique, avaientmanifesté le désir de participer à un dialogue national pour éliminer les entraves à la vie démocratique.Déjà, des pourparlers étaient en cours.On prévoyait l'annonce d'un pacte politiaue après l'installation du nouveau Congres, en décembre.En sa qualité de ré présentant du PR1 auprès de 1 Institut Fédéral Electoral et de chef de sa prochaine fraction parlementaire, monsieur Ruiz Massieu était un rouage fondamental dans ce processus de détente.Le recours à la violence ne constitue pas une nouveauté dans la vie politique mexicaine.Souvent, au cours de son long règne, le régime a eu recours à la répression pour contrôler I agitation des mas- ses.De façon plus sélective, surtout au cours de la décennie des années soixante-dix, des opposants de la gauche radicale au gouvernement ont disparu.Plus récemment.le Parti de la Révolution Démocratique soutenait uu'une centaine de ses militants avaient été victimes d'assassinats, durant les six dernières années.Dans certaines régions rurales, les vendettas personnelles se mêlent encore souvent aux affaires politiques.À la ville, les pratiques des corps policiers ne sont pas toujours très propres.Néanmoins, toute cette violence est diffuse.Elle affecte peu la stabilité des institutions politiques.Cela s'explique entre autres par le fait qu'une des pièces fondamentales du régime.le PRI, a été institué pour permettre le règlement pacifique des aifférents entre les membres de l'élite politique du pays.Quand en 1928, le président élu Obregon a été assassiné par un fanatique religieux, le chef du gouvernement, Calles.a mis sur pied une organisation qui fut l'ancêtre du PRI.Jusau'en mars dernier quand le candidat présidentiel Colossio a été assassiné, la violence avait épargné la classe politique.Deux morts en six mois, c'est beaucoup.La machine à rumeurs s'est remise en marche.L'opinion publique croyait peu en la thèse de l'assassin solitaire mise de I avant par les autorités pour expliquer le crime du mois de mars.Maintenant, il y a des coïncidences qui alimentent la thèse du complot.On met en évidence la volonté de réforme politique exprimée par les deux victimes.On mentionne aussi les liens étroits qui les unissaient au président Salinas : monsieur Colossio était son dauphin, monsieur Ruiz Massieu avait été son beau-frère et était demeuré un ami proche.Quand on pense conspiration, on cherche les coupables du coté de la politique.Pour certains, des forces traaition-nelles du coté du pouvoir chercheraient à freiner le changement ; d'autres mettent en cause d'obscurs groupes de la gauche radicale.L hvpothèse d'une action des cartels du traffic de la drogue n'est pas écartée.Le frère de monsieur Ruiz Massieu est sous-ministre de la Justice.Au cours de* derniers mois, il s'était lancé dans une virulente campagne contre le cartel de Ma-tamoros.Comme dans beaucoup de pays, ce type d'intervention touche souvent les zones grises du système politique II y a des observateurs qui voient dans les actions violentes des derniers mois une « colombianisation » de la vie nationale 11 est difficile de corroborer ces hypq-thèses.Pour le moment, elle ne sont que pure spéculation.Néanmoins, comme dans toutes lessociétés où la pratique du secret gouvernemental est monnaie courante, l'opinion publique est facilement portée à imaginer des conspirations.En général, les réponses évasives du gouvernement et des autorités judiciaires alimentent cette disposition du grand public.Il semble que, cette fois-ci, les auto ri-tés devront solutionner le en me de façon rapide et convaincante.Avant les élections du mois d août, beaucoup avaient peur des conséquences d'un éventuel conflit post-électoral.Cela ne s'est pas produit.Après des hésitations chez certaines d'entre eux, les principaux partis politiques ont fait preuve d'un grand sens de la responsabilité.Les institutions publiques dans leur ensemble en sont sorties grandies.Elles paraissaient être en mesure de s'autotransîormer Un certain optimisme régnait dans le pays.Il serait dommage qu'un crime politique mal éclairci vienne miner ce regain de confiance Ou encore freiner la volonté de coopération entre les trois grandes formations politiques.Aii chapitre des réformes qu'il proposait.lors de sa campagne électorale, le président élu.monsieur Zedillo.incluait la transformation d'un système judiciaire pas toujours efficace et impartial.La solution de l'assassinat du député Ruiz Massieu serait une excellente manière de débuter son mandat et d affirmer sa volonté de changement.L'affaire OJ.Simpson est lisible et tragique.La société américaine est tellement obnubilée par ce crime passionnel que c'est à se demander si Simpson ne recevra pas un Oscar pour sa performance en cour.Nos voisins du sud ont dévoré ce nouveau « soap » « live » Rectitude politique, droits de la personne et société moderne BRUNO DESJARDINS La société de l'information a donné naissance à une société de l'apparence, à un monde où le contenu a moins d'importance que le contenant et où le comment a préséance sur le pourquoi.L auteur est enseignant et étudiant a la maîtrise en science /yoli-tique.écemment, des policiers de la SQ ont dû abattre un homme qui.croyait-on, tenait en otage sa fa-mi lie.Les policiers usèrent de leurs armes après que l'homme eut lui-même tiré des coups de feu en _ leur direction.Aujourd'hui, les policiers sont poursuivis.Récemment aussi, la communauté haïtienne a dénoncé la Croix-Rouge canadienne à cause d'un rapport ayant identifié les Haïtiens comme clientèle à risque, le taux de sidéens étant plus élevé chez ces derniers que dans les autres communautés.grandes comme petites.Récemment encore, les Afro-Américains ont déclaré qu'O.J.Simpson n'avait pas assassiné son ex-épouse, mais qu'il était victime d'un complot raciste : les Blancs avaient tout intérêt à détruire Simpson, qui constitue un modèle par excellence pour nombre de jeunes A fro-Américain s en quête d'un avenir radieux.Il y a un rapport entre ces événements : ils évoquent combien notre société « politiquement correcte » est devenue malade.On blâme les policiers : ils ont osé tirer ! On leur a tiré dessus en premier î L'homme n'avait qu'à ne pas tirer et se rendre calmement.Non, nul ne regarde les faits et gestes de l'homme; on préfère critiquer Te s policiers, une cible de choix par les temps qui courent.Avec le ridicule devenu norme, il est même probable qu'on dépensera des milliers de dollars pour faire enquête sur cette affaire banale.Mais j'entends déjà crier « Quoi ?Banale, il y a eu mort d'homme î Les policiers ont été négligents ! » Vraiment ?Ils faisaient leur ooulot.On dira « Oui, mais ils auraient pu lui tirer dans les jambes, pas le tuer ! » Peut-être, mais le problème c'est que personne n'ose dire ou même penser ( ce qui est encore plus rave î ) que le pauvre type n'avait qu'à a laisser tomber par terre son arme, et aujourd'hui il siroterait sa petite bière devant la télé en paix .Les Haïtiens et le Sida, même phénomène.Pourquoi blâmer la Croix-Rouge ?Les faits sont là : les Haïtiens constituaient statistiquement un groupe à risque.Il ne s'agit pas de discrimination raciale, ce sont des faits.Aurait-il fallu que la Croix Rouge ne fasse rien et mette la vie de nombreux transfusés en danger ?Et cette déclaration alors que les Etats-Unis jugent que la Croix-Rouge canadienne a des standards de uualité moins rigoureux que les leurs 7 Non.mais sérieusement.Et l'affaire O J.Simpson.Risible et tragique.La société américaine est tellement obnubilée par ce crime passionnel que c'est à se demander si Simpson ne recevra pas un Oscar pour sa performance en cour.Nos voisins du sud ont dévoré ce nouveau « soap » « live » Dans ces deux derniers cas.c est le caractère racial qui vient brouiller les t cartes de la rectitude politique.Que l'affaire Simpson soit analysée via le prisme racial dépasse l'entendement : on se moque des faits, ou de la réalité.La vérité importe peu, seule l'image compte.Même cas pour le sang : les faits on s'enfout : les Haïtiens se moquent de savoir si la Croix-Rouge avait raison ou tort de prendre des précautions; ils n'acceptent tout simplement pas de se faire dire une vérité qu'ils ne souhaitent pas voir.La fin du XVIIIe et le début du XIXe siècles ont été témoins d'un renouveau philosophique : la raison triomphait ; l'« ère des lu- - mières» débutait.L'homme réfléchissait en toute logique, cherchant à découvrir la Réalité, que les Grecs avant eux tentaient d'analyser.Je crois que cette fin de XXe siècle marque la faillite des « lumières » : l'humain ne réfléchit plus, il est gavé d'informations qu'il ne comprend plus et qui ne peuvent que montrer la surface aes choses.La société de l'information a donné naissance à une société de l'apparence.à un monde ou le contenu a moins d importance que le contenant : où le comment a préséance sur le pourquoi.Ces trois événements ont aussi à voir avec le maintien de l'ordre, ou la sécurité publique.Avec les droits de la personne.les organismes publics ont toujours tort dans l'esprit des gens.La personne est plus forte que tout, et elle doit avoir raison coûte que coûte.Qu'il soit question de crime, d'emploi, de politique.de santé ( etc.), personne n analyse plus les problèmes objectivement : le secteur public part toujours avec le fardeau de la preuve, et la personne, elle, se croit toujours protégée par une charte de droits qui la transforme de facto en victime, et l'État en oppresseur.On blâme l'État pour tout et rien, mais jamais personne ne parle du comportement ou des attitudes des citoyens.Avant la charte, la règle d'or voulait « que la Reine ne puisse mal faire »; depuis la charte, c'est l'individu qui s'est accaparé cette exclusivité.L'individualisme exacerbé de notre société, la charte des droits que l'on pervertit toujours plus au nom ae son caractère libéral, la déresponsabilisation et l'égocentrisme à outrance de gens qui ne pensent plus, préparent un monde aberrant qui ferait pâlir les Orwell et Huxley de tout genre.Car.l'ironie c'est que le monde que la rectitude politique a engendré n'a pas de leader, il s'autogere et se renforcit de jour en jour, conformisme oblige.C'est un monde où 1 apparence de la liberté n engendre que le mépris et l'intolérance, et le tout, cyniquement, au nom des droits de la personne.Si « 19K4 » et « Le Meilleur des Mondes >» évoquaient des sociétés totalitaires où l'humain n'avait plus la moindre liberté, celui qui s'annonce en est l'opposé : le monde sera ultra-libéral, l'État sera devenu incapable de faire quoi que ce soit, ( Le cas amérindien démontre que cela existe déjà ), et la société s'effritera, victime de ses composantes individuelles.ht dire qu'on songe à retirer les cours de philosophie du niveau collégial.Après le fast food.voila venu le règne du fast thoufiht.» « « t I a Pruiifti! Montréal, mercredi 5 octobre 1994 B 4 Spectacles mm François Houle et Myra Melford au Gesù ALUN BRUNIT Quelques excursions rituelles dans les Bois-Francs cm conduit nombre de mélomanes à découvrir la pianiste new-yorkaise Myra Melford et le saxophoniste-clarinettiste québécois François Houle.Houle s'est amene a deux repri ses au Festival international de musique actuelle (F1MAV); une fois avec son quintette issu de Co-lombie-Britannique (1992) puis aux côtés du compositeur et instrumentiste Paul Doiden, ce printemps.Melford s'y est aussi produite à deux reprises notamment aux côtés du guitariste-compositeur Fred Frith > \\ roi loi se à rm , * i Sarr.«t Dim.: 1:00 - 3:50 \u2022 6:45 - 9 25 Sem.: 6.45 - 925 rf ARCELONA (v.o.anglaisa) (G) Sam et Dmv: 1 00 - 3 15 \u2022 5 25 \u2022 7 30 - 9 30 Sam.: 7:30-9 30 CARREFOUR LAVAI 23J0 boul Le Carrefour 849 FIL EGYPTIEN 849 TU M 145p, ctiv Perl AVENTURES DE PRISCILLA.FOLLE 1>U DESERT (LES) (v française) (13 ans Sam D»m , Mar al Mer : 1 30 \u2022 4 00 î 00 - 9 20 Ven.Lun el Jeu\": 7 00 - 9 20 NEXT KARATE KID (THE) (v.o anglaise) (G' \u2022 Sam Omit Mar et Mer 1:15-4:15 -7 00 Ven .Lun.Jeu 7 00_______ SECRET DE JEROME (LE) (v.o fiança.* (G) ?9:10 2 00 4:30 - 7:00- BLJE SKY (v.o.anglaise) * >0 JTl5 _ _____ 9ARCELONA (v.o anglaisa) (G) * 2 0C-4 45-7:15-9:15 E*r_la 6 octoOre_2 00 - 4.45 -9:30 OAO PROFFESSORE (v.o.S-titre anglais) (G) i 30 - 3:30 - 5 30 - 7:30 - 9 30 SCOUT (THE) (v o anglaisa (G) \u2022 Sem .Dtm .Mar el Mar,: 1 00 3 05 \u2022 5 05- 7:10 -9:15 Ven .Lun et Jeu 7 10 - 9 15 Latssei-paaser refusas__________ MASK (THE) (v o anglaisa, (G) Sam .Dim Mar el Mar 115-315-515-7:^ Van., Lun et Jeu-: 7:15_________ PATRK)TES (LES) (v o trançisej (G) 9 20 TRUE LIES (v.o.engtara^) (13 an») ?Sam.0ar>.Mar et Mar 1 10-350-640-925 Ven., Lun.et Jeu.6 40 - 9 25__________ TIME COP (v.o.anglaise) (16 sns) / Sam .Otm .Mar et Mer 1:00-3:06 - 5:00 7 00- LE FAUBOURG 849 FILM T616 ouest, rue Ste-Calherine ^IVER W1LD (v.o anglaise) (G) ^ 2 00 \u2022 4:20 7 05 \u2022 9 20 Laissei-peaseï lefusas PRISCILLA OUEEN Of THE DESERT (v.o anglaisa) (13 ans) Dolby THX 1:30-4ib0-7 00 9 10__ SHAWSHANK REDEMPTION (v o anglaise) (13 ans) \u2022 1 05 3 50 - 6 45 - 9 30 Laissea-paaaer retuses__ MASK (THE) (v o 1:10-3:15-5:20 BOUCHERVILLE\t§ \u2022 » ¦ *v TZZMÊËÊM Autoroute 20 sortie Bou< Mur\t GALERIES LAVAt 8 849-ru.M 1545.boul CorbuSM^r FLIC DU TEMPS (LE) (v français*) ( 6 ans) ?Sam.Dmv, Mar et Mer.: 1.10 - 3.10 \u2022 i:l0 \u2022 7:15-9:30 Van, L jn cQu 7:15 9:30 PROCÈS DEVANT JURY iv frança» m\\ (13 ans) \u2022 Sam.0»m .Mar et Mer.: 1 00 1 : 50 16 h 15.'.9 n.21 h 50 Oemier soectac'e vv ?: 25 h 55 COLONf.' :mabert imcenai C.h 15.14 h5 5, 16 h 55.19 H 15.21 h 45 Laval 12 h 20.14 h 40 17 h 10 19 h 55.21 h S0 car 4 OF NICHT c 4 00 \u2022 7 00 \u2022 9 15 PLACE Al FXIS NIHON Métro Atw*ter 849-Fll M\t TIME COP (v.o.anglaise) (16 ana) y 12 45-2 50-5:00 7:15 9 25\t SCOUT (THC) (v.o anglaise) (G) 1:00-3:10-5:15-7:39-9:33 Lai«»e/-passer réfutes\t\u2022 CORRINA CORRINA (v.o.anglaii 1 30 - 4 00 - 7:00 - 9:20 E«c le 3 oct : 1 30 4 00 - 9 30\t»)(G) \u2022 COTE DES NEIGES 6700 Cole-des f4ciges 849-FILM\t SCOUT (THE) (v.o anglaise) (G) a Sam.Dwn.Mar et Mer.: 1 35 - 3:35 - 5 30 -7:35 - 9 40 Ven .Lun et Jeu 7 35 \u2022 9:40 Laisse* passer refuses__ FORREST GUMP (v o anglaise) (G) a Sam.Dim Mar et Mer.: 1:30 \u2022 4:10 \u2022 6:45 - 9 25 Ven , Lyn et Jyu 6 45 9 25_ PRINCE SS CARABOO (v.o anglaise) (G) a 7 10-915 Ekc le 1er octobre 9 30_ LITTLE RASCALS (THE) (v.o anglaise) (O) \u2022 Sam , Dwn , Mar et Mer 1 30 - 3 20 - 5 10 TERMINAL VELOCITY (v.o anglaise) * Sam.Dim Mar et Mer,: 1 30 \u2022 3:30 \u2022 5 25 \u2022 7 30 9 35 Ven.Lun et Jeu 7 30 9 35 TIME COP (v o anglaise) (16 ans) ?Sam.0»m .Mar et Mer : 1 30 - 3 30 -5 25 \u2022 7 25 \u20229 30 Ven .Lun et Jeu 7 25 \u2022 9 30 _ RIVER WILD (v 0 anglaise) (G) ?Sam.Dtm .Mar et Mer ,: 1 45 - 4 lu \u2022 7:00 \u2022 9:25 Ven .Lun el Jeu : 7 00 9 25 Leissez-passer retusef__ BLUE SKY (v.o anglaise) a Sam.Dtm.Mar et Mer : 1 40 - 3:40 - 5 35 - 7:40-9 40 Ven .Lun et Jeu 7 40-940 PRINCESS CARABOO (v.o.anglaise) (G) a 7 00 - 9 00 Esc le 1er octobre 9 30_ LITTLE RASCALS (THE) (v.o.anglaise) (G) Sam .Dwn , Mar et Mer 1 00 \u2022 3r00 - 5 :00 RIVER WILD (v.o anglaise) (G) a Sam .Dwn .Mar et Mer 1 45 \u2022 4:15 - 6:45 - 9 15 Ven .Lun etJeu 6 45-9:15 Laisse*-passer refusas___ SCOUT (THE) (v o anglaise) (G) a Sam , Dwn Mer et Mer 2 15 4 30 Ven .Lun.et Jeu 7:15 -9 30 Laisse^-paasar refusas_ RIVER WILD (v.o anglaise) (G) / Sem .OWn .Mer et Mer.: 1 30 - 4 00 - 7 00 9 30 Ven .Lun et Jeu 7 00 - 9 30 Laisaei-passer refuses____ TIME COP (v.o anglaise) (16 ans) / Sam .Dim .Mar et Mer : 1 00 3 10 \u2022 5 20 -7 30 - 9 40 Ven., Lun et Jeu 7 30 \u2022 9 40 TRUE LIES (v.o anglaise) (13 en») a Sam .Dwn .Mar et Mer : 4.10- 9 10 Ven.Lun.et Jeu-: 9 10_ MASK (THE) (v o anglaise) (G) a Sem , Dim .Mer et Mer : 2 00 \u2022 7 00 Yen.Lun el Jeu 700 AUIANCE VlYAfUM FCÉSENTI IRÈNE JACOB JEAN - LOUIS TRINTIGNANT TROIS COULEURS UNI TRltOGtf DE KRZYSZTOF KIESiOWSKI CONCOURS CABREL CKOI-FM \u2022 211 ave.Gordon Verdun (QC) \u2022 H4G 2R2 TITRE DE LA CHANSON_____________________ HEURE:_________________DATE:_________ NOM DU PARTICIPANT_______________AGE___ ADRESSE:_________________VILLE:_______ CODE POSTAL ______________TÉL .Le tirage aura lieu le vendredi 14 octcore à l'émission du matin «Vé trop de bor.ie heure-sur les ondes de CKOI-FM.Les règlements du concours sont disponibles a CKOl-FM et a La Pressa.Le coupon sera publie du 'undi au vendredi jusqu au 13 octobre Les participants doivent etre âges de 18 ans et plus Les coupons de participation doivont nous parvenir avant le jeudi 13 octobre 1994 a 23h59 La valeur des prix est de $ 3 000 Ç0N3ULTEZ LE CINE-HORAIRE LA PRESSE ET LES GUIDES HORAIRES CINEPLEX ODEON ET FAMOUS PLAYERS CHOIX D ÉMISSIONS par Louise Cousineau 18:30 n \u2014 SONIA BENEZRA Le chef de l'Action démocratique Mario Dumont jouera du piano \u2014 un autre talent ! \u2014.Paul Pi-ché, Rémy Girard ainsi aue Lise Payette et ses deux filles qui seront en duplex.19:00 O \u2014 ADRIENNE CLARK SON PRESENTS Trois Canadiens qui connaissent le succès à New York : les patineurs Jean-Pierre Martin et Mark Hird ainsi qu'Yves Abel aui dirige I orchestre de I Opéra français.19:30 CD \u2014 FORT BOYARD Les vedettes de l'équipe sont Manon Rhéaume et André Robitaille © \u2014 ZAP voyez pourquoi Marie-Claude Lefebvre a gagné un Gémeau dimanche dernier.20tf0 d) \u2014 LES COUNTRY MUSIC AWARDS Depuis Nashville et tous les champions sont là.20:30 ® ~ AKÏSC\tDUSSAULT Elle interroge Claude Morin au sujet de son nouveau livre.21:00 0 \u2014ENJEUX Le crime organisé en Russie.50 Crama** 20 h.sam .dtm 14 h 50 17 h 15 20 h Laval ce» 15 h 20 16 h 10.19 h 10 21 h 45.Demwr spectacle sam mtnmt15 Omegj .1» 19* 21 h 50 sam dim : 15 h.15 h 45 19 h 21 h 50 Parisien 7 i4) 12 h 50.15 h 45 19 h.21 h 40 St-Basile 18 h4 5.21 h 55 sam dim 12 h 45 15 h 45.18 h 45 21 h 55 Terebonne (4) 21 h 15; sam dmv: 15 h 15 21 h 15 Versailles (4l 19 h 21 h 50 ven sam .dim .mar marc : 15 h 10.16 h 05 Dernier spectacle sam mmmtJO.FORRCST GUMP Dorvai (4) 19 h 21 h 45 Famous 8 19 h; sam dim 15 n 15 h 19 h Terrebonne (8) 19 h 10.21 h 10 sam dim 15 h 10 15 h 10 17 h 10 19 h 10 21 h TO> ' Dernier spectacle ven sam 25 h 10\t.I MEURTRE (LE) DANS LE SANG Bern (5) 18 h 21 h 45 Capitol (St Jean» 21- fi \u2022 15 Langelier (2) 21 h 10 sam dim 15 h 21 n 10 Dernier soectacle ven sam 25 h 20 Omeàa (4) 21 h 50 Rex (2> 21 h 15 Terrebonne '1) t9 h 15 21 h 50 sam dim 21 h 15 Dernier soecta de ven 25 n 50 sam 25 h 45 MILK MONEY Famous 3(6> Ven sam .mar 12 h I4n25 16 n 50 d.m 12 h 50.15 h 17 h 50 lun merc teu 17 h 50 Laval 161 19 h 50 ven lun mar merc leu 12 h 50 14 h 45 17 h.sam dim 14 h 45 17 h Palace 6 (51 Ven sam .dim km .mar jeu \u2022 19 h 20 ven .sam dim .lun .mar .merc jeu .15 h 20 NATURAL BORN KILLER Chateauguav Encore 21 h 50 Dernier soecta cle ven sam 25 h 45 Du Parc I5>: 19 h 15.21 h 45.Famous 8 «11 Ven sam .mar 14 h 25 17 h 19 h 55 22 h 15 dim 15 h 10 17 h 45 20 h 20 lun merc ieu 17 h 45 20 h 20 Lavai (5» 14 h 10 16 h 50 19 h 20 21 h 50 Dernier soectacle sam mmu;t15 Loews (4i 15 h 15 16 h.19 h 20 21 h 55 Dernier soectacle ven sam mmuit25 NEXT KARATE KID Car.-four Laval (2) Sam dim .mar merc 15 h 15 1b n o 1* »v ven Km jeu : 19 h Cmeplex Centre ville (6) 16 h.19 h sam dtm 15 h 50 16 h 19 h.NOUVEAU (LE) KARATE KID Caler.es Laval (2) Sam dim .mar .merc 14 h 17 h Oméga (41 19 h 15.sam., dim : 15 h.15 h 17 h.19 h 15Rexl2) 19 h SUITE A LA PAGE B6 ^ofl Boywti 19 h 00 19 h 30 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 LtTëijoumÉ 22 h 30 U Point (22K25) 23 h 30 0.Ltdmn (23k3S) CORRINA CORRINA Carrefour Joliette I2l 19 n 21 h 15 sam d«m.15 h 55.16 h 19 h.21 h 15 Chateauguav Encore 15) Sam.dtm mar 15 h.15 h 50 19 h; ven.km merc .teu 19 h Famous 8 I5> Van .sam mar 22 h; dim km., merc ieu 20 h 10 Place Alexis Nihon (5i 15 h 50 16 h 19 h 21 h 20 sam 15 h 50 16 h, 21 h 50 Pepentignv (4) Sam .dim 12 h 50 14 h 45 17 h.19 h 15 21 h 50 du mar au »eu 19 h 15 21 h 50 CORRINA CORRINA (V.F.i Bros^ard (2» 19.1.21 h 20 sam.dim 15 h 40.16 h 19 h.21 h 20 Carrefour du Nord ci> 19 h 10.sam dtm 15 h.15 h 50 19 h 10 Cmema Chateauguav 12) Sam dtm .mar 15 h 15 h 50.19 h.ven km marc.ieu : 19 h Cmeplex Centre-Ville (2) 19 h sam dim 15 h 19 h Gaéenes Laval Ven .sam .dim km., mar.merc 19 h 55.21 h 55.»eu,: 21 h 55 ven.sam .dim .km .mar merc 17 h 55 DANGER IMMEDIAT Laval 19) 14 h.16 h 40.19 h 20 22 h 10 Oméga (2) 19 h.21 h 50 sam dtm.: 15 h.15 h 45 19 h.21 h 50 Palace 6 15 h 15.16 h 18 h 45 21 h 50 5t Basile (5): 21 h 50 sam.dim 17 h.21 h 50 Terrebonne (51: 21 h 10.sam dtm 15 h.15 h4 5 .21 h 10 EGO TRIP Pansien 7 Van., sam dtm , mar marc., jeu.: 19 h 25.21 h 50 km,: 19 h 25 ven sam .dtm km .mar merc »eu 15 h 20 15 h 20 17 h 50.ETE (UN) INOUABLIABLE Cmeplex Centre-Ville (7) 15 h.17 h.19 h 21 h FUC DU TEMPS Berri (5) 12 h 45 15 h.17 h 15.19 h 50 21 h 45 Bo^te a films (2) Sam et tous les soirs 19 h 15.21 h 25; dmv: 15 h 50 19 h 15.21 h 25 Carre four du Nord 12) 19 h.21 h 50 sam .dim ,: 15 h.15 h 17 h 19 h 21 h 50 Carrefour Joliette 111: 19 h 10.21 h 25; sam dim 15 h 40 16 h 15.19 h 10.21 h 25 Cmema 6 BoucherviIle (1) Sam .dim., mar merc 15 h 10.15 h 10 17 h 10.19 h 15.21 h 50 ven.km .jeu : 19 h 15.21 h 50 Cmema Chateauguav (6) Sam , dim .mar 15 h.15 h.17 h.19 h 10.21 h 50.ven .km merc .jeu : 19 h 10.21 h 50 Dernier spectacle ven .sam,: 25 h 50 Langelier (5>: 19 h.21 h: sam.dim 15 h.15 h.17 h, 19 h.21 h.Dernier spectacle ven sam : 25 h Laval 2000 (1>: 19 h 40 21 h 40 sam .dim : 15 h 40 15 h 40, 17 h 40.19 h 40 21 h 40 Longueuil 11): 19 h 20.21 h 55 sam dim.: 15 h.15 h 05.17 h 10.19 h 20 21 h 55 Pepentignv (1) 19 h 50 21 h 50 sam.dim 15 h 50 15 h 50 17 h 50 19 h 50 21 h 50.Dernier spectacle sam : 25 h 50 St Basile (11: 19 h 50 21 h 50 sam dim : 15 h 50.15 h 50, 17 h 50 19 h 50 21 h 50 Terrebonne
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