La presse, 13 juillet 1994, Cahier A
[" SBBUREIE^ de la\t¦ sf CROIX BLEUE chez votre courtier ou au 286-8403 7050 JEAN\u2014TALON EST PRÈS DES GALERIES D'ANJOU 352-1010 LA HAUTE TECHNOLOGIE Nikon POUR VOS LUNETTES \u2022 MONTRÉAL, MERCRED113 JUILLET 1994 110e ANNÉE N°258 72 PAGES, 6 CAHIERS Miami : 1,50$ US îles-de-la-Madeleine : 1 $ Taxes en sus Météo ^ | La Ronde deviendra un parc thématique Partiellement ensoleillé, possibilité d'averses min 13 /max 27 page S16 Vivre Sur des roulettes page C1 Économie Cumberland délaisse McMahon-Essaim page B1 Girerd mrï Index Annonces classées \u2022 immobilier\t05 a D8 \u2022 marchandises\tD8.D9 \u2022 emplois\tD9 a 011 \u2022 automobiles\tD11.D12 \u2022 propositions d'affaires\tB9 Arts et spectacles\t - informations\t01 à 03 - ciné-horaires\tD2 \u2022 télé-horaires\tD2 - télévision\tD3 Bandes dessinees\t09 Bridge\t012 Décès\tD13 Economie\tB1 Étes-vous observateur?\tD5 Feuilleton\tD7 Horoscope\t06 Le monde\tB3 Loteries \u2014 résultats:\tA4 Mots croisés\tD12 Mot mystère\t08 Tabloïd SPORTS\t - Pierre Foglia\t5 La Ville de Montréal donne le feu vert à un projet de 300 millions VALÉRIE BEAUREGARD et CILLES GAUTHIER La Ville de Montréal donne le feu vert au promoteur immobilier Devencore et à son associé d'Arizona pour lancer un projet de 300 millions de dollars qui transformera la Ronde en un parc thématique ouvert 12 mois par année.Les promoteurs d'Exponova, sans doute inspirés par le Epcot Center de Walt Disney, promettent «un savant dosage de pédagogie et de divertissement».Selon le procès-verbal de l'assemblée du comité exécutif dont La Presse a obtenu copie, la principale attraction d'Exponova sera ses dix pavillons, qui redonneront aux îles la vocation thématique qu'elles avaient du temps d'Expo 67.Les thèmes retenus sont les sciences, la culture, le patrimoine, l'environnement, les sports, l'enfance, le corps hu- main, la pyrotechnie et les océans.Chacun de ces pavillons exploitera «une facette de l'activité humaine ou la relation de l'homme avec la nature dans un univers nordique et utilisant des technologies de pointe».Ces zones couvertes rendront le site accessible a l'année longue.A ce volet thématique se joint un volet ludique qui prévoit le rajeunissement du parc de manèges pour l'adapter «aux goûts du jour».Les événements spéciaux existants tels le Grand Prix et le Festival des feux d'artifice ne sont pas affectés.Le lac des Dauphins et le relais nautique sont préservés.L'inauguration d'Exponova doit avoir lieu avant le 1er avril 1999.Les droits exclusifs ont été accordés aux promoteurs sous réserve de l'approbation du conseil municipal, qui doit se prononcer au plus tard en janvier 1995.Une série de conditions doivent être remplies avant que le conseil ne soit saisi du dossier.Promoteurs Les promoteurs d'Exponova sont les firmes D.R.S.conseillers immobiliers (apparentée aux courtiers Devencore), D1 Design Consultants Limited, de Toronto et Arizona loint-Venture.M.Phil O'Brien, le grand patron de Devencore, est un ami de l'administration Doré qui a entre VOIR RONDE EN A 2 Fini tutoiement ! Désormais, les policiers de la CUM diront VOUS ANDRÉ NOËL n silence de plomb est tombé sur l'amphithéâtre de l'Université de Montréal en ce joli jour de mai.Deux phrases lancées par une jeune fille ont suffi à ébranler 400 officiers de police, assis bien droits sur leurs petites chaises.« je ne vous connais pas et je ne vous en veux pas.Mais je veux vous dire maintenant que j'ai peur de vous», a dit la jeune femme, avant de quitter la salle, escortée par un journaliste bien connu, Pierre Foglia.Foglia avait recueilli son témoignage au cours de l'hiver.L'histoire était à la fois banale et terrible.Banale, parce qu'elle n'était pas unique.Terrible, parce qu'elle montrait que les comportements odieux, à la police de la Communauté urbaine de Montréal, ne sont pas le fait de quelques têtes brûlées.La semaine dernière, le juge Albert Malouf a dépose un rapport très critique sur la police de la CUM.Le juge à la retraite avait été invité par le gouvernement a étudier les raisons d'un manque flagrant de jugement dans des cas graves: la police n'intervient pas quand il faut, comme lors des emeutes de la Coupe Stanley, ou intervient quand il ne faut pas, en tuant un innocent par exemple.« Nous croyons que les forces et faiblesses de l'intervention policière d'un appareil policier dans des circonstances exceptionnelles trouvent leurs racines et leurs explications dans les opérations ordinaires de ce même appareil », a écrit M.Malouf, dans son volumineux rapport.Très ordinaire était l'histoire de la jeune fille.Mais aussi très symptômatique.Elle fêtait avec des amis dans un loft.Il était tard.Des voisins se sont plaints du bruit.Les policiers ont demandé deux fois de baisser le son.La troisième fois, ils ont exigé que la fête finisse.Un fêtard s'est colleté avec un agent de police.La jeune femme a voulu les apaiser.Elle a posé sa main sur le bras du policier, en lui demandant de laisser les choses se calmer.Le policier l'a alors projetée sur le plancher, puis il l'a menottée et amenée au poste.Des insultes au vouvoiement En route, son collègue et lui se sont mis à l'insulter.en utilisant des mots qui ne s'écrivent pas dans un journal.Ils ne l'ont pas brutalisée, mais ils lui ont fait peur.Elle est arrivée au poste en pleurant, mais les autres policiers présents se sont mis à rigoler.Désespérée, elle a cherché un appui chez une femme policier.Celle-ci l'a envoyée paître.Elle a finalement été accusee d'entrave à la police, et relâchée.Foglia a raconte plusieurs histoires du genre dans ses chrinii-ques.Après avoir recueilli ce témoignage, il a téléphoné au nouveau chef de police, (acques Duchesncau.Le directeur lui a demandé un service: décrire l'incident en détail lors d'une rencontre des officiers supérieurs, le 5 mai à l'Université de Montréal.Les lecteurs de La Presse n'apprendraient pas grand-chose de nouveau en lisant encore une affaire de déviance policière, lui a-t-il fait valoir.En revanche, un témoignage direct amènerait les officiers à réfléchir.On aurait pu entendre une mouche voler lorsque Foglia a raconté l'incident dans l'amphithéâtre.La jeune fille était assise à coté de lui.Ces quatre mots \u2014 j'ai peur de vous\u2014 ont frappe ses VOIR POLICE EN A 2 Autres textes en page A 3 LA NATIONALE L'EMPORTE 8 À 7 m^-mÊMà photo ap Un double de Moïses Alou en 10e manche a permis aux étoiles de la Ligue nationale de remporter une neuvième victoire en autant d'essais en prolongation.Creg Maddux (notre photo) paraissait nerveux en première, mais s'en est bien tiré par la suite.Pages S2 a S4.La proportion de francophones régresse au Canada mais reste stable au Québec HUCUETTE VOUNC tic lu Presse Canadienne on A WA La proportion de francophones au Canada a diminué de 29 à 24 p.cent au cours des quarante dernières années mais est demeurée relativement stable au Québec, où elle s'établit actuellement à 82 p.cent, constate une nouvelle étude de Statistique Canada.On attribue cette baisse à la chute du taux de fécondité chez les francophones, aux tendances de l'immigration et aux transferts linguistiques.Selon Statistique Canada, les francophones, qui jadis avaient un taux de fécondité supérieur aux anglophones, ont depuis quelques décennies moins d'enfants que les anglophones.Et à moins d'un revirement important, il y a tout lieu de croire que cette tendance à la baisse se maintiendra, constate cet organisme.Selon une étude intitulée «Les langues au Canada », le profil des langues a passablement changé Le français langue première Population parlant le français à la maison: Canada, provinces, territoires et Canada sans le Québec (1981 et 1991).Mollèn, auteur dramatique français (1622-1673)\t1981 (en milliers)\t(on %)\t1991 (en milliers)\t(en %) Canada\t'5S1M\t24,6\t6298,4.\t23.3 Terre-Neuve\t1.8\t0,3\t1.3\t0,2 ÎLe-du-Princô-Êdouard\t3,7\t3,1\t3,0\t2.4 Nouvelle-Écosse\t24.4\t2,9\t22,3\t2,5 Nouveau-Bmnswlck\t219,7\t31.4\t223.3\t31,2 Québec\t5253,1\t«2.5\t5651,8\t83,0 Ontario\t333,0'v^\t3.9\t318.7\t3.2 Manitoba\t31.0\t3.1\t25,0\t2.3 Saskafchewan V>v \" '\t10.3\tt.î\t\u2022 72\t\u2022 0.7 Alberta\t29.7\t1.3\t20.2\t0.8 Cotorntoie-Britannlaque\t15.1\t0.6\t14.6\t0.4 Yukon\t0.2\t1.0\t0.4\t1.4 Terrtlotei du Nord-Ouest\t: ; : ; o.6\t\u2022¦i^HiV*- Tt M-Mi\t0,7\t12 Canada moine le Québec\t666,8\t3,8\t636,7\t3,2 VOIR FRANCOS EN A 2 Source: Statistique Canada Fabienne Sallin - (PC) La Cour d'appel «acquitte» un agresseur sexuel à cause d'une erreur du juge YVES BOISVERT ans un jugement divisé, la cour d'appel du Québec vient d'ordonner l'arrêt des procédures criminelles contre un dangereux agresseur sexuel parce que le juge qui l'a condamné a fait entendre un témoin sans l'accord des parties.Le 27 février 1992, le juge D'Arcy Asselin, de la Cour du Québec, avait condamné a dix ans d'emprisonnement pour «agression sexuelle grave» et «agression sexuelle causant des lésions corporelles» Richard Gauthier, un Montréalais de 44 ans qui a torturé deux frères de trois ans et 18 mois.En infligeant cette peine sévère, le juge Asselin avait dit que jamais, en 35 ans de carrière, il n'avait eu affaire à un tel sadisme.Gauthier, sans emploi, s'était fait confier la garde des deux jeunes garçons pendant deux jours, le 17 mai 1989.Les parents étaient des amis de Gau- thier et de sa femme.Le lendemain, c'est la femme de Gauthier, en rentrant du travail, qui a découvert les deux petites victimes avec horreur, et qui alerté la police.Gauthier leur a lacéré le pénis (l'un a subi sept points de suture), les a mordus et battus sauvagement.L'un d'eux a la bouche enflée sérieusement, une morsure au sein et des touffes de cheveux arrachées.Tous deux sont couverts de bleus et ont des blessures sur les organes génitaux.Personnalité « frontière » Les experts ont estime que Gauthier n'est pas psychotique, mais qu'il a une personnalité «frontière».Sa mère, une pros-tituee, le mêlait à ses acitivités sexuelles et en a fait un sérieux «déviant» sur le plan sexuel.Il est en outre toxicomane, très violent et présente des risques importants de récidive \u2014 il se montre totalement insensible aux victimes.VOIR COUR EN A 2 LE PLUS GRAND OUOTlUfëN FRANÇAIS D'AMERIQUE J'ai besoin de vacances - J'ai besoin de vacances - J'ai besoin de vacances ~ J'ai besoin de vacances - J9ai besoin de vacances DÉPARTS DE GROUPE TUNISIE 9.16 sept.Gnni Twr ?séjoar W PALM BEACH____ ISjrtîrtpJsprjOff\t1599* MALTE 10.17.24 sept.____ Séjour W PRESIDENTE.?sem 1799* Coaimé.TUNISIE-MALTE, 2 «m 1899* ESPAGNE octobre, novembre Costa del Sol.wrt.fcètd ?*ew apytvde\t999* CORSE 6 septembre 14 jn 4 jre a Pans, tocjîiofl 6t t»tat 3jrs c /s en Cocse petit dejeuner inclus 211 THAÏLANDE octobre\t.14 jfs pc-i^eifoRer mtius (Pataya) 21 i CROISIÈRES: Fleuve Saint Laure C*u tfr 2 uvrre* GRUZIYA a pat» de 9< REGENT SUN 121 GRECE, CRÈTE, TURQUIE 2.9 septembre\t^m» (S fis Dttbere.circuit tenu\tÂM^ ANTILLES FRANÇAISES 1069* OIAMANT MARINE PELIAN RESORT 1 149* AMÉRIQUE CENTRALE 29 lutllet ec Nombre de places limite Pour de plus amples renseignements consultez-nous au 858-6260 8403, rue Saint-Denis Montréal H2P 2G9 VARADERO ^^ MELIA TUXPAN.2 repas \u202259* SOTAVENTO.2 repas LA PRESSE, MONTREAL.MERCRED113 JUILLET 1994 Demain clans La Presse * ' \u2022 SUITE DE LA UNE Ruée vers le Nord ¦ Découvrir le monde fascinant des abeilles ou du parachutisme, déjouer les farces et attrapes d'un mini-golf original, passer des heures dans la salle de cinéma la plus «high tech» du Ouébec ou sur les parois d une montagnes, faire la tournée des grands-ducs dans les bars.voilà quelques-unes des activités qu'offre la région des Laurentldes et que propose notre collaboratrice Monique Gullbault, demain, dans le cahier SORTIR.RONDE_ la Ronde deviendra un parc thématique autres mis de l'avant le Centre de commerce mondial.Il fait équipe avec M.Rubin Stahl, un des designers du West Edmonton Mali, l'énorme centre commercial jumelé à un parc d'attractions intérieur à Edmonton.M.Stahl, originaire de Montréal, est un des principaux actionnaires d'Arizona Joint-Venture, une filiale d'Aquarium Holdings qui est en train d'implanter un nouveau concept d'aquariums aux États-Unis portant le nom d'Oceanic Adventures.Si on vise les Montréalais comme clients importants d'Expono-va, la Ville veut aussi faire de ce projet un outil récréotouristique de grande qualité qui accroîtra l'attrait de Montréal comme destination internationale.On promet que «l'intensité de l'expérience» sera telle qu'on fréquentera le parc avec assiduité.On revitalisera des artefacts d'Expo 67 comme le lardin des étoiles, l'Aquarium et le téléphérique, et on intégrera le Fort de l'île actuellement géré par la Fondation Macdonald-Stewart.Exponova renaturalisera les berges des îles Sainte-Hélène et Notre-Dame en offrant un «contact constant » avec l'eau et la verdure.Un «axe visuel» offrira un autre contact avec la ville et le Mont-Royal.La zone de stationnement qui longe actuellement une partie de la rive (Cap-sur- La réalisation d'Exponova, qui succédera à U Ronde, amènera entre autres le rajeunissement du parc de manèges pour l'adapter « au goût du jour ».\tphoto l» coût des études préliminaires, sera financé à même des capitaux privés.Exponova est un des grands projets de l'administration Doré, un autre étant Futuropolis, un parc récréo-îndustriel voué aux technologies de l'image et destiné au campus Montréal du Techno-parc.Après le casino, le Vieux-Port et le succès des festivals d'été, il est clair que Montréal assoit son avenir sur l'industrie du divertissement.?mer) disparaîtra et sera remplacée par un aménagement en périphérie relié aux sites par un système de navettes.Le froid demeure «l'élément unificateur» du projet, ses promoteurs mettant l'accent sur «l'appartenance (de Montréal) à l'hémisphère nord du globe».La Ville de Montréal demeurera propriétaire des terrains, tandis que les promoteurs posséderont les installations.La propriété superficiaire sera cédée au taux du marché, pour une durée maxi- male de 50 ans.L'acte devra être signé au plus tard le 31 mars 1997, une fois que les différentes études de faisabilité auront été approuvées.Celles-ci devront être terminées au plus tard le 30 septembre 1996.L'accord de la Ville est conditionnel à l'approbation des études de faisabilité, qui devraient coûter de 1,5 à 2 millions.Les promoteurs ne demandent aucune aide financière à la Ville pour réaliser ces études.En fait, tout le projet de 300 millions, incluant le POLICE Fini le tutoiement! auditeurs plus fort qu'un coup de matraque.Des femmes officiers l'ont rejointe dans le couloir pour lui faire part de leur indignation.M.Duchesneau est resté, lui.Et il a ajouté d'autres mots très sim-oles- «Cet incident est inadmissi- ble.le n'en tolérerai aucun.» La première mesure prise par M.Duchesneau, depuis son accession à la direction du service en janvier, est elle aussi très simple: dorénavant, tous les policiers doivent vouvoyer tous les citoyens, pas seulement les vieilles dames victimes de vol, mais aussi les voyous soupçonnés d'agression.«Ça peut sembler ridicule, a dit M.Duchesneau au cours d'une longue entrevue la semaine dernière.Mais essayez de dire cette phrase sans sourire: Voulez-vous aller ch., s'il-vous-plait ?(e veux que les policiers respectent les citoyens et, aussi, qu'ils soient respectés.» Le chef de police est peut-être nouveau, mais il a déjà congédié deux policiers et en a suspendu dix autres, dont les six policiers accusés d'avoir violenté Richard Barnabé, ce chauffeur de taxi en chômage qui repose dans un état comateux depuis son arrestation, en décembre.Le chef a aussi rétrogradé un lieutenant au rang de simple agent, parce qu'il avait un comportement grossier avec des femmes, policières ou citoyennes.?Collectes de sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants : \u2022\tà Montréal : Centre des donneurs de sang, Centre commercial Maisonneuve, 2991, rue Sherbrooke Est ( métro Préfontaine), de 10 h à 18 h; \u2022\tà Dollard-des-Ormeaux : mini-centre des donneurs de sang.Galeries des Sources, 3237, boulevard des Sources, de 11 h à 17 h.Objectif: 100 donneurs; \u2022\tà Farnham : base des Forces canadiennes, garnison de l'Es-trie, grande salle E-4, 111, rue Principale Ouest, de 13 h 30 à 16 h 30 et 18 h à 20 h.Objectif : 175 donneurs; \u2022\tà Malartic : organisée par la Sûreté du Québec de Malartic, en collaboration avec la brigade des pompiers volontaires et les Ambulances Malartic, églif se Saint-Martin-de-Tour, sous-sol, rue Royale, de 14 h à 20 h 30.Objectif : 400 donneurs.De violentes averses font plus de 100 morts en Inde agence france-presse hlw delhi ¦ Des pluies torrentielles se sont abattues sur l'Inde, faisant une soixantaine de morts* dans l'Etat d'Himachal Pradesh (nord) et 46 morts sur le reste du territoire, a rapporté hier l'agence de presse indienne PTI.L'agence a précisé qu'une soixantaine de villageois et touristes avaient trouvé la mort à la suite de deux violentes averses dans la nuit de lundi à mardi à Kullu et Dharamsala.Selon PTI, qui a ajouté qu'une trentaine de décès avaient été confirmés, les inondations ont englouti des troupeaux, des maisons et des véhicules.La télévision d'Etat a rapporté de son côté que plus de 55 personnes avaient été tuées.Les autorités de l'État d'Himachal ont estimé les dégâts à quelque 500 000$.Le gouvernement de l'Etat a également annoncé le déblocage de 160 000$ pour venir en aide aux victimes et à leur famille.PTI et les services météorologiques ont également annoncé que des pluies de mousson avaient frappé des États du centre, de l'ouest et de l'extrème-est du pays, inondant des dizaines de villages et isolant des milliers de personnes.Trente:cinq personnes ont péri dans l'Etat de Maharashtra (ouest).Le district de Nagpur, avec 30 morts, a été particulièrement touché.Selon un responsable local cité par PTI, 15 000 habitants vivant dans les zones les plus basses ont pu être relogés dans des lieux plus sûrs, mais de nombreux habitants devaient encore être secourus.La quotidienne\ta trois chiffres\t219 Tirage d'hier\ta quatre chiffres\t9039 rr, ABONNEMENT\t285-6911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 h a 17 h 30 REDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces 285-7070 285-7100 285-6892 ANNONCES CLASSEES lundi au vsndrtdi de 8 h 30 à 17 h 30 Décès, remerciements GRANDES ANNONCES Détaillants National, Tele* Vacances, Voyages Carrières et professions, | CODE DU JOUR 28-3 LES ANNONCES CLASSÉES 285-7111 FRAMCOS La proportion de francophones régresse au Canada mais reste stable au Ouébec au cours de la période s'étendant de 1951 à 1991.Ainsi, l'anglais est toujours la principale langue d'usage.À l'échelle du pays, 22,5 millions de Canadiens (83 p.cent) le parlent couramment, alors que le français est la langue d'usage de 8,5 millions de Canadiens (32 p.cent).Pendant cette période de quarante ans, le pourcentage de Canadiens de langue maternelle anglaise s'est maintenu à environ 60 p.cent.(L'anglais est la langue la plus utilisée a la maison par 68 p.cent des Canadiens).Au Québec, il y a eu un léger glissement.Le pourcentage d'anglophones y a chuté de 14 à neuf pour cent.Près des trois quarts des anglophones vivent dans la région métropolitaine de Montréal.Au Québec, cette situation s'explique dans une large mesure par une migration de la population de langue maternelle anglaise vers les autres provinces, surtout pendant les années 70, note Statistique Canada.Si le nombre de francophones s'est stabilisé au Québec, il a régressé de sept a cinq pour cent dans les autres provinces et ce, malgré une augmentation de 250000 personnes au sein de ce groupe linguistique.Les francophones sont concentrés au Québec, au Nouveau-Brunswick et en Ontario.Seuls quatre pour cent d'entre eux résident ailleurs qu'au Québec.L'étude note que le Nouveau-Bruns-wick compte 34 n.cent de francophones et 64,6 p.cent d'anglophones.Par contre, le nombre de Canadiens bilingues a plus que doublé au cours de quatre décennies.De 1,7 million en 1951, il a grimpé à 4,4 millions.On compte maintenant 16 p.cent de Canadiens bilingues, par rapport à 12 p.cent il y a 40 ans.La majorité des personnes bilingues vivent au Nou-veau-Brunswick, au Québec et en Ontario.Avec le flux d'immigration des » » \u2022 \u2022 \u2022 dernières décennies, un Canadien sur cinq est de langue maternelle autre que le français ou l'anglais, soit 15 p.cent de la population par rapport à 12 p.cent en 1951.Toronto est leur première destination.Cette ville compte 43 p.cent des Canadiens de souche italienne, 40 p.cent des Chinois et 51 p.cent des Portugais.Au Québec, le nombre de gens qui ne s'affichent ni comme francophones ni comme anglophones est passé de 150000 à 600000.Dans l'ensemble des autres provinces, ce nombre a grimpé de 1,5 a 3,5 millions.Enfin, l'italien et le chinois on' supplanté l'ukrainien et l'allemand comme principales langues maternelles autres que le français ou l'anglais.?285-71l7] 285-6816 | 285-7202 I 285-7306 285-7265 ?COUR I la presse est Dubliee par LA PRESSE.LTÉE.7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y1K9 Seule\tI I la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de la presse et celles des\t; I services de la Presse Associee et de Reuter Tous droits de reproduction des informations\t¦ particulières a la presse sont également reservés \u2022 Courner de la deuxième classe \u2014\t! I Enregistrement : numéro 1400 » Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.f RENSEIGNEMENTS 285-7272\t1 I\t:\u2014\"\u20147\u2014.-1 La Cour d'appel « acquitte » un agresseur sexuel a cause d'une erreur du Juge * En défense, son avocat avait tente de convaincre le juge Asselin que les deux enfants de Gauthier (âgés de trois et 10 ans) avaient pu commettre ces actes barbares dont personne n'a été le témoin direct.L'hypothèse a été qualifiée de «complètement impossible» par le juge Asselin.D'ailleurs, dans une déclaration aux policiers, Gauthier a admis avoir «joué» brutalement avec les deux enfants, leur avoir donné des coups et les avoir mordus «pour le Ain».Mais voilà, une des bases sur lesquelles s'appuyait le juge pour rejeter comme «impossible» la théorie de la défense était le témoignage du médecin des deux jeunes enfants.Curieusement, la Couronne ( Me Marc-André Péloquin ) n'avait pas fait entendre ce témoin important.La défense (Me lean-Pierre Gervais au procès et |ay Rumanek en appel), qui avait également présenté ses témoins, s'opposait à ce qu'on rouvre le procès pour faire entendre ce médecin.Et ce n est qu'après la fin de la preuve de la défense, quand les deux avocats ont déclaré n'avoir plus de témoin à fournir au tribunal, que le juge Asselin a appelé le médecin.Le juge Asselin voulait absolument entendre ce témoin «pour être plus à l'aise».Il disait aussi que «vu la gravité exceptionnelle de cette cause», et les conséquences d'une condamnation éventuelle pour l'accusé, il voulait entendre ce témoignage \u2014 en ne sachant pas qui il favoriserait.Ce serait déconsidérer la justice que de rendre jugement sans entendre ce témoin, disait-il.Le juge disait vouloir «en avoir le coeur net» et s'assurer qu'on ait «tout fait pour rendre justice dans cette cause.» Le juge Asselin reconnaissait faire un geste exceptionnel, car dans notre système de droit, la vérité est censée jaillir de la présentation de deux thèses opposées, et ce n'est pas au juge de mener l'enquête.Mais cette règle souffre des exceptions, et le formalisme ne doit pas empêcher que «justice soit faite», a-t-il dit.Quoi qu'il en soit, après le témoignage du médecin, la défense a fait entendre un autre médecin, et le juge a finalement condamné Gauthier.La défense en a appelé de la condamnation, principalement parce que le juge avait assigné le médecin, «illégalement» selon elle.«Grave entrave» Fn rendant la décision majoritaire, les juges Michel Proulx et lacques Delisle écrivent que le juge Asselin.en assignant lui-même ce témoin, a commis une «grave entrave» au droit de Gauthier à un procès juste et équitable.Le juge Gérard McCarthy, dissident, estime quant à lui que le juge Asselin n'a commis aucune faute.Les deux juges majoritaires et le juge McCarthy ne se sont pas entendus sur l'interprétation à donner à un récent arrêt de la Cour suprême, l'affaire Finta, qui traite de la question.Il y est souligné que depuis longtemps, on reconnaît, tant en Grande-Bretagne qu'au Canada, que le juge a une «discrétion limitée» pour appeler des témoins contre la volonté des parties.U peut le faire, entre autres, s'il croit que la recherche de la vérité ou l'intérêt de la justice le commande.Mais cela ne doit se faire que très rarement, de façon à ne pas pervertir la nature «adversaire» d'un procès criminel, et ne pas causer de préjudice à l'accusé.Surtout, écrit la Cour suprême, un juge ne devrait pas assigner de nouveaux témoins une fois que la défense a terminé sa preuve, sauf si c'est sur un sujet qu'il était impossible de prévoir avant.Sinon, le juge peut en quelque sorte prendre au piège la défense, après qu'elle eut présenté sa théorie.La présentation d'une preuve pour la contredire devient alors plus percutante et dommageable.Et comme, dans ce cas, la Couronne pouvait très bien prévoir l'importance du témoignage du médecin, le juge n'avait pas le droit de rouvrir la preuve, concluent les juges Proulx et Delisle.Le seul remède approprié, estiment ces deux juges, est «d'annuler la condamnation purement et simplement».La défense n'en demandait pas tant: Me Rumanek exigeait la tenue d'un nouveau procès pour son client, sans que la Couronne puisse faire entendre le médecin, cette fois.Cette solution est impraticable, concluent les juges Proulx et Delisle.La cour d'appel (plus haut tribunal au Québec) peut ordonner un nouveau procès si le juge qui entendait l'affaire a admis une preuve illégale: le juge du nouveau procès n'a qu'à ne pas entendre cette preuve.Mais dans l'affaire Gauthier, le témoignage du médecin ne constitue pas une preuve illégale; c'est son assignation par le juge qui l'était.Si la Couronne avait fait entendre ce témoin, il n'y aurait eu aucun problème.Ordonner un nouveau procès reviendrait à ne pas sanctionner - ,?e * les juges Proulx et Delisle.l'erreur du sselin, écrivent Dissidence Dans son opinion dissidente, le juge Gcrald McCarthy écrit quant à lui que compte tenu de la nature des accusations contre Gauthier, du fait que la preuve amenée par le médecin était disponible et qu'elle était importante, le juge Asselin n'a pas commis d'erreur.Manifestement, estime le juge McCarthy, le juge Asselin était motivé par la recherche de la vérité et l'intérêt de la justice.Citant d'autres passages de la décision de la cour suprême, il croit quant à lui que l'affaire Gauthier entrait dans les exceptions à la règle selon laquelle le juge n'est pas celui qui choisit les témoins.La Couronne a 60 jours pour demander la permission d'en appeler en cour suprême.?9000 transformateurs d'Hydro frappés par la foudre LISA BINSSE MERCREDI I 15 JUILLET 1994 | ¦ Le nombre de pannes d'électricité dues à la foudre a déjà dépassé le niveau de 1993 considérée comme une année exceptionnelle.À ce jour, la société d'État a dû remplacer quelque 9000 transformateurs foudroyés au coût d'environ neuf millions de dollars.C'est la première fois qu'Hy-dro-Québec fait face à un phénomène aussi fort, aussi tôt.En 1993.selon la porte-parole Marie Archambault.8000 transformateurs avaient été endommages par la foudre.M.Jean-Marie Pelletier, chef des communications pour la région Richelieu-Mon*trégie, expli- que qu'en 1993.c'est vers la fin de l'été qu'ont frappé les forts orages.De la mi-juillet au début de septembre, la province a connu 12 épisodes de foudre qui ont laissé des séquelles sur le réseau d'Hydro-Québec, notamment aux transformateurs et aux équipements de protection.Pendant six semaines.HydroQuébec a réparé et remplacé environ 8000 transformateurs.Cette année, dit M.Pelletier, on vit la même période plus tôt.Depuis la mi-juin, dans sa région qui couvre la Montérégic.l'Estrie et les Bois-Francs, la société a changé 4000 transformateurs en-lés par 9000 en tout.M.Pelletier précisé que la dommagés par la foudre.Dans la province, 9000 ont été remplacés foudre endommage surtout les transformateurs et les équipements qui protègent les fils électriques sur les artères principales.Les fils sont aussi endommagés par les branches d'arbres et les grands vents.Lorsque la foudre fait son oeuvre et prive plusieurs milliers de clients de courant, Hydro-Québec a un but: remettre le courant le plus rapidement possible.Elle donne donc priorité aux artères principales qui sont touchées puisqu'elles desservent un plus grand nombre de clients, entre 1500 et 2500 en zone urbaine.Grâce à certaines opérations automatisées, les bris qui affectent les fils des artères principales sont réparés plus rapidement.Par la suite, la société s'attaque aux transformateurs qui touchent de cinq à six clients, ils prennent plus de temps à réparer, environ trois à quatre heures.Lorsqu'il y en a des milliers à réparer, c'est évidemment plus long.La société fait alors appel à des équipes extérieures, autant que possible de régions voisines, mais cela n'est pas toujours possible à cause des congés et des vacances.\u2022 Par exemple, le weekend du premier juillet dans le secteur de la Montérégie, Estrie et Bois-Francs, la société a été obligée de faire appel à des équipes venant de toutes les régions du Québec, dont Val d'Or, Rimouski et le Sa-guenay.Il en coûte environ 1000 S pour réparer un transformateur. LA PRESSE, MONTRÉAL.MERCRED113 JUILLET 1994 m \u2022 DU MATIIM Le travail policier, une question de jugement Travailler pendant les vacances de la construction ! 0 \u2022 \u2022 Conséquence de la Loi 142, plus de 6000 travailleurs devraient rester sur les chantiers PASCALE BRUNET ¦ Plusieurs milliers de travailleurs resteront sur les chantiers durant les vacances de la construction cet été, bouleversant ainsi les habitudes d'un grand nombre de familles québécoises.C'est l'une des conséquences de la nouvelle Loi 142 qui a aboli la réglementation des relations de travail dans le secteur résidentiel de huit logements et moins.Cette loi permet dorénavant aux entrepreneurs de choisir leur période de vacances.l'Association provinciale des constructeurs d'habitation du Québec, plus de 6000 travailleurs devraient rester sur les chantiers.Un sondage de l'APCHQ, effectué en mars auprès de 355 entreprises, révèle également que 42 p.cent des constructeurs résidentiels ont choisi de poursuivre leurs activités durant la période traditionnelle des vacances.La Loi 142 touche environ 25 p.cent de l'ensemble des travailleurs de la construction dont le nombre s'élève à près de 100 000, «ce qui signifie que seulement six p.cent des travailleurs ne prendront pas leurs vacances en juillet ».Selon Martin Viau, porte-parole de ces changements ne concernant minorité, ce sont tout de même des milliers de familles oui voient leurs habitudes bouleversées.Les travailleurs de la construction étaient les seuls en Amérique du Nord à jouir de ce privilège.Les constructeurs qui oeuvrent à la fois dans les secteurs industriel et commercial conservent ce droit acquis.Même si certains d'entre eux travaillent également dans le domaine résidentiel, ils préfèrent encore fermer boutique pour deux semaines.Quant à savoir si l'impact de la Loi 142 se fera davantage sentir dans les prochaines années, M.Viau répond que je mois de juillet demeure une période* calme dans la construction résidentielle.«Les maisons doivent généralement être prêtes pour le 1er juillet.Les entrepreneurs sont surtout occupés de mars à juin.Après, c'est l'accalmie.Il n'y a que des réparations mineures ou des urgences.» Ceux qui devront travailler pendant cette période prendront leurs vacances cet automne ou durant les Fêtes.«Il y a encore du travail à faire, alors on préfère rester ouverts», déclarait hier Hélène Biais de chez Construction Laval Gagné.Ex-travailleur de la construction, M.Gilles Vézina, aujourd'hui responsable de Construction métropole, trouve la loi injuste.«Elle devrait s'appliquer à tous les travailleurs», dit-il.» HOMME ACCUSÉ D'ABUS SEXUELS SUR 6 ENFANTS ¦ Claude Bélanger, 48 ans.de Rock Forest, a été accusé hier au palais de justice de Sherbrooke d'abus sexuels envers six enfants, cinq fillettes et un garçon, entre 1985 et 1989.Le prévenu fait face à 22 chefs d'accusation d'agression sexuelle, contacts sexuels et indécence à l'égard de ces enfants dont l'âge variait de trois à 12 ans à l'époque des délits présumés.Lors de sa comparution devant le juge Gabriel Lassonde, de la Cour du Québec, il a opté pour un procès devant un jury.Bélanger, arrêté lundi par la police de Memphréma-gog.a pu reprendre sa liberté provisoire sur l'engagement de rester chez lui, ne pas se trouver seul en présence de personnes d'âge mineur, ne pas communiquer avec les enfants concernés et leurs parents ainsi que de souscrire un engagement de 1000$.i L'EXPRESS ANDKÉ NOËL ¦ Aucune mesure administrative ne peut remplacer le bon jugement.Les policiers ont parfois tendance à se comporter comme des enfants qui boudent et refusent de répondre à leurs parents parce qu'on leur a demandé de se taire, une heure plus tôt.Le président de la Fraternité des policiers, Yves Prud'Homme, s'est souvent plaint que la population blâme les policiers quand ils agissent, et les blâment quand ils n'agissent pas.Le tout est d'agir comme il faut, quand il faut.Le 2 mai 1993, les policiers décident d'interrompre une danse bien pacifique qui avait attiré 2000 jeunes au Palais du commerce, dans le centre-ville, sous prétexte que les organisateurs n'avaient pas de permis.Ils arrivent en force, sortent leurs matraques et se mettent à frapper sauvagement les jeunes clients et même un passant.Un vidéaste amateur filme des scènes brutales.Les médias et la population réagissent avec colère.Un mois plus tard, les Canadiens affrontent les Kings de Los Angeles au Forum.Le chef de police, Alain Saint-Germain, sait que la victoire de l'équipe de Montréal avait provoqué une émeute en 1986.Il déploie ses hommes.Lorsque les troubles éclatent, les policiers ne savent pas quoi faire.Ils se souviennent des critiques qui ont suivi l'intervention au Palais du commerce.Ils ne bronchent pas d'un poil en voyant des bandes d'excités s'attrouper devant des vitrines avec l'intention manifeste de les faire éclater.Il faudra plus d'une heure avant que la direction de la police ordonne à ses troupes de se regrouper et de réprimer les vandales.«Nous estimons que sans aucune exception, toutes les opérations que nous avons examinées ont été marquées par des flottements, parfois très sérieux, au niveau du commandement des opérations», écrit le juge Malouf dans son rapport.L'intervention ratée â l'École polytechnique en 1989 donne un autre exemple de cafouillage.Marc Lépine se promenait encore dans le bâtiment avec son arme, en abattant des jeunes femmes au hasard, lorsque les premiers policiers sont arrivés.Mais ces derniers sont restés dehors, en attendant des ordres.« Les policiers avaient peur de prendre une mauvaise décision, explique l'ancien chef de police, Roland Bourget.Ils avaient peur de blesser quelqu'un par erreur.Alors, ils ont décidé d'aller moins vite.« Le juge Malouf parle de problèmes de supervision.Il a raison.D'un autre côté, les policiers coûtent aux citoyens plus de 80 000$ chacun, par année, en salaire et en avantages sociaux.À ce prix-là, doit-on se contenter de leur demander d'agir en petits soldats?Ou au contraire exiger qu'ils prennent des initiatives, et les bonnes?» La corde raide M.Duchesneau marche sur la corde raide.Il doit imposer le respect autant dans la police que dans la population.M.Bourget s'est attiré l'appui des citoyens lorsqu'il a présenté ses excuses, à la suite de la mort du jeune Noir Anthony Grif-fin, en 1987.Son successeur, Alain Saint-Germain, a gagné la confiance des Montréalais lorsqu'il a qualifié de grave bavure ce geste d'un policier qui a tué par erreur un autre jeune Noir, Marcellus François.Mais ce faisant, les deux chefs ont perdu l'estime de leurs troupes.Le nouveau chef veut éviter cet écueil.Il a réagi froidement au rapport Malouf, déclarant d'emblée qu'il souhaitait que ce soit le dernier et qu'il n'avait pas attendu les 42 recommandations du juge pour agir: 26 sont en voie d'implantation.«Il y a d'autres lacunes que M.Malouf n'a pas vues, et que nous corrigeons.Nous revoyons toutes nos opérations, toute notre structure.M.Malouf parle de routine: nous décentralisons 138 activités et nous donnons beaucoup plus de latitude aux officiers, pour qu'ils prennent leurs responsabilités.» M.Duchesneau a associé le président de la Fraternité, Yves Prud'Homme, à son entreprise de réforme.Il veut «faire éclore le talent» chez les hommes et les femmes de son service.«Nos policiers doivent suivre 926 procédures, dit-il.C'est un non-sens.On a tué leur sens de l'initiative et leur créativité.|e veux les faire renaître.Je veux leur faire confiance.Je leur demande de servir la population et de respecter les gens.|e veux qu'on leur reconnaisse le droit de faire des erreurs.» Pendant trois soirées au début de juin, M.Duchesneau a fait de la patrouille comme un simple agent.Le deuxième soir, il a reçu un appel de deux femmes, effarouchées par un ivrogne.11 s'est approché de l'homme, l'a vouvoyé et lui a offert de le reconduire chez sa mère.Le policier qui l'accompagnait croyait qu'il n'avait pas le droit de transporter des gens à moins de les arrêter.M.Duchesneau ne le blâme pas («encore les maudites procédures»).Mais il est conscient qu'il y a beaucoup à faire pour construire « le meilleur corps de police au monde».Il a placé sa tête sur le billot en demandant à la population de lui faire confiance.Pour l'instant, la lune de miel se poursuit.Il sait qu'elle prendra fin dès la prochaine bavure.Il prévient déjà les coups: «le ne suis pas le messie».Les officiers de police devront porter une chemise blanche ANDRÉ NOËL ¦ Le chef de la police de la Communauté urbaine de Montréal, lacques Duchesneau, exige dorénavant que les officiers portent une chemise blanche, pour se distinguer des agents qui patrouillent en chemise bleue.En apparence, il s'agit d'une mesure bien anodine, mais elle transmet un message très clair: les officiers font partie de la direction de la police, avant d'appartenir au syndicat.Dans son rapport, le juge Albert Malouf a dit qu'il était «urgent de tenir un débat public éclairé sur la structure de syndicalisation au SPCUM (le service de police)».Généralement, dans une entreprise ou un organisme public, les cadres ne sont pas membres du même syndicat que les employés.Au SPCUM, oui.Même les lieutenants sont membres de la puissante Fraternité des policiers, avec 4500 autres agents et sous-officiers.Seuls 65 officiers supérieurs ne sont pas syndiqués.Cette situation cause parfois de graves problèmes.Le juge Malouf donne l'exemple des journées d'étude décrétées par le syndicat, auquel les officiers doivent allégeance.Avant de prendre sa retraite, l'ancien chef de police, Alain Saint-Germain, a déclaré qu'elle avait été «la chose la plus difficile» qu'il avait rencontrée pendant son mandat.M.Saint-Germain voulait désyndiquer au moins 280 gradés.Son prédécesseur, Roland Bourget, s'est montré encore plus sévère.«Le di-rçcteur du SPCUM peut diriger lorsque la Fraternité le lui permet, a-t-il dit.Le syndicat est le gardien du moral des troupes.Tout va bien quand il collabore.Mais quand les relations se tendent, la police devient impossible à diriger.» M.Bourget a proposé à la CUM de demander la désyndicalisation des cadres au tribunal du travail, mais elle a refusé en prétendant qu'il fallait l'accord du gouvernement québécois.«C'était faux, a dit l'ancien chef à La Presse.La CUM n'a pas besoin de demander la permission à Québec.» La police de Sainte-Foy, qu'il a lui-même dirigée après avoir quitté le SPCUM, a obtenu la désyndicalisation des hauts gradés devant le tribunal du travail.Le nouveau chef, M.Duchesneau, ne s'est pas prononcé sur ce cas précis.Mais il a dit qu'il avait exigé de ses officiers une loyauté totale à son égard.Puisqu'il exige le port d'une chemise blanche, ac-ceptera-t-il qu'ils portent des jeans?a demandé un journaliste.«Dès qu'ils enfilent des jeans, je demande leur désyndicalisation», a-t-il spontanément répondu.M.Duchesneau veut éviter l'affrontement et rejette même l'idée de tenir un débat sur l'appartenance syndicale de ses officiers.Ces derniers peuvent bien payer des cotisations à la Fraternité s'ils le désirent, mais ils doivent savoir clairement qu'ils ont un seul patron : lui.LE MEURTRE DE MELANY CABAY ¦ Plus de 275 appels du public sont parvenus aux policiers de la Sûreté du Québec depuis la découverte du corps de Mélanie Cabay.À cette étape de l'enquête, il est très important pour les enquêteurs de déterminer quel jour et quelle heure les bardeaux d'asphalte, sous lesquels Mélanie Cabay a été trouvée, ont été apportés et laissés à cet endroit précis.Donc, si la personne se reconnaît, entrepreneur ou particulier, il est impératif de joindre les enquêteurs de l'Escouade des crimes contre la personne au (514) 598-4043.Ceci permettrait de progresser dans les recherches pour éventuellement appréhender et traduire devant les tribunaux, le plus vite possible, le ou les assassins de Mélanie Cabay.POLLUTION À LA PLAGE DORÉ?¦ Les experts de la plage du parc des îles ont découvert des substances douteuses flottant sur l'eau cette semaine.Selon la responsable des communications du parc des iles, Sophie Desmarais, celles-ci ressemblent à des mottes de terre friables.Malgré leur apparence rébarbative, elles ne seraient pas toxiques et n'affecteraient pas la qualité de l'eau qui reste de catégorie A.Elles n'ont pas dérangé non plus les baigneurs puisqu'elles sont apparues du côté du camp nautique, situé un peu plus loin.Pour le moment, les équipes d'entretien ont fini de nettoyer le site et les experts analysent ces substances pour déterminer leur provenance.Ils devraient fournir des réponses aujourd'hui.Pendant ce temps, la plage reste ouverte aux baigneurs.LE TELÉTHON CHANGE DE NOM ¦ Après 18 ans d'existence, le Téléthon des étoiles change de nom cette année pour devenir le Téléthon de la recherche sur les maladies infantiles.Les responsables de l'événement ont annoncé hier qu'ils avaient choisi ce nouveau nom afin d'identifier clairement l'objectif du téléthon et d'illustrer de façon précise l'aide apportée aux enfants malades.Depuis 1977, ce téléthon a permis de verser plus de 24 millions aux hôpitaux Sainte-|ustine, Montréal pour enfants et au Centre hospitalier de l'Université Laval (CHUL).UN JAMAÏCAIN TUÉ D'UNE BALLE AU COEUR ¦ Un vendeur de crack de 42 ans, originaire de la Barbade, a été abattu hier dans le hall d'un appartement situé au 5695, rue Saint-|ac-ques, dans le quartier NDG, à Montréal.La victime a été atteinte d'une balle en plein coeur, après avoir ouvert la porte du 323, un petit dépanneur de drogue bien connu des résidants du secteur.Blessé grièvement, l'homme a été transporté à l'Hôpital général de Montréal où il a rendu l'âme six heures plus tard.Selon la police, une femme se trouvait dans l'appartement au moment du drame, mais elle dormait si fermement.qu'elle n'a rien entendu.Quant au suspect, un homme noir de petite taille, vêtu de blanc, il a réussi à s'enfuir à vélo.Les sergents-détectives Michael Forlini et Guy Latulip-pe, et le lieutenant-détective Claude Lachapelle, de la section des homicides de la CUM, ont passé de longues heures au 323 pour analyser la scène du crime.«Ça semble relié au trafic de stupéfiants, mais on ne sait pas si c'est un règlement de comptes ou une transaction qui a mal tourné», a expliqué le lieutenant.11 s'agit du 29e meurtre à se produire sur le territoire de la CUM cette année, comparativement à 38 à la même époque, l'année dernière.Un autre vendeur de crack, Delroy Anthony Huntley, 25 ans, a été abattu d'une balle à la tête, le 22 juin, â sa sortie d'un commerce de chaussures du chemin Queen Mary, à Notre-Dame-de-Grâce.Trois suspects sont toujours recherchés relativement à cette affaire et les policiers étaient incapables d'établir un lien entre les deux meurtres.En quelques heures, la méningite emporte une jeune Montréalaise Les cas de méningite sont cependant moins nombreux depuis deux ans JULES BÉLIVEAU ¦ Une jeune fille du nord de l'île de Montréal a succombé à une méningite dans la nuit de samedi à dimanche.Vingt-quatre heures avant de se rendre à l'hôpital Fleury pour une consultation, la jeune fille, qui était âgée de 19 ans, était en parfaite santé.Mais son état s'est dégradé rapidement et elle est décédée quelques heures plus tard à l'hôpital du Sacré-Coeur, où elle avait été hospitalisée.L'identité de la jeune fille n'a pas été rendue publique.Le docteur Richard Massé, responsable du Programme des maladies infectieuses de la Régie régionale de la santé de Montréal-Centre, a qualifié de «vraiment fulminante» l'infection dont a été victime la jeune Montréalaise.Il a ajouté que celle-ci n'était pas vaccinée contre la méningite.Pour des raisons préventives, une quinzaine de personnes proches de la jeune fille \u2014des membres de sa famille et des connaissances intimes\u2014 ont été invités à prendre un médicament prophylactique.Il s'agit d'une mesure habituelle en pareilles circonstances.Selon le docteur Massé, le décès de la jeune Montréalaise des suites de la méningite, bien que tout cas semblable soit toujours dramatique, ne devrait susciter aucune panique dans la population.Le médecin a en effet insisté fortement sur le fait que les cas de méningite sont beaucoup moins nombreux au Québec depuis un an qu'au cours des deux années précédentes.De juin 1991 à juin 1992, on a signalé au Québec environ 160 cas de méningite.Et on en a compté sensiblement le même nombre au cours des douze mois suivants.Mais depuis un an, le nombre de cas recensés n'atteint même pas la centaine.Et le taux de décès enregistrés, d'environ 10 p.cent, est légèrement inférieur à celui constaté précédemment.Le docteur Massé n'hésite pas à affirmer que la campagne de vaccination contre la méningite, mise sur pied au Québec en 1997 et qui avait touché au total environ 1,6 million de personnes âgées de six mois à 20 ans, n'est pas étrangère à la diminution du nombre des cas de méningite.« La vaccination, dit-il, a eu un impact certain.» Un Lavallois de 39 ans s'est tué hier midi lorsque sa voiture a violemment percuté une colonne de béton de l'autoroute 640, a la hauteur du boulevard De Gaulle, à Lorraine.Selon un témoin, le conducteur, à bord de sa BMW blanche, avait atteint une vitesse d'au moins 160 km/h au moment de l'impact.On ne connaissait pas hier les causes de l'accident, mais selon la Sûreté du Québec, aucune trace de freinage n'a été décelée sur la chaussée, si bien que l'hypothèse d'un suicide n 'est pas écartée par les enquêteurs.\tphoto Christian richard, combonvon speeme A4* LA PRESSE, MONTRÉAL.MERCRED113 JUILLET 1994 La population canadienne prend de l'âge Presse Canadienne OTTAWA ¦ La population canadienne est de plus en plus âgée.Jamais les jeunes n'ont été si sous-représen-tés dans la pyramide des ôgesv et même les immigrants sont plus âgés que d'habitude.C'est ce qui ressort des dernières indications contenues dans un rapport produit par Statistique Canada, à partir du recensement de 1991.La tendance suivie par la population canadienne est claire: le vieillissement est généralisé.Les experts nous mettent d'ailleurs en garde contre les conséquences de ce phénomène.«Nous sommes aujourd'hui beaucoup plus préoccupés que nous l'étions par le vieillissement de la population et ses conséquences, mais le sommes-nous suffisamment?Nous n'avons fait qu'effleurer le sujet», estime un économiste de l'Université de Toronto, David Foot.Au cours des trois dernières décennies, la pyramide des âges \u2014 qui présente normalement une masse de personnes jeunes à la base et un petit nombre de personnes âgées au sommet \u2014 a été tout simplement inversée.Il y a donc au pays de moins en moins de jeunes qui n'ont pas encore célébré leurs 25 ans.En 1991, à peine plus du tiers des Canadiens avaient moins de 25 ans, alors que près de la moitié de la population faisait partie de ce groupe d'âge en 1966.En une décennie à peine, entre 1981 et 1991,1e nombre de jeunes de moins de 25 ans a en fait chuté de 4.7 millions à 3,8 millions.Pendant ce temps, le nombre de personnes âgées ne cessait de s'accroître, passant de 2,4 millons à 3,2 millions.En 2031, on devrait compter pas moins de huit millions de Canadiens ayant atteint l'âge d'or.Le vieillissement de la population est principalement attribua-ble à la baisse du taux de la natalité.Malgré ce phénomène, la population canadienne n'a tout de même pas cessé d'augmenter au cours des 30 dernières années, principalement grâce à l'immigration.De 1986 à 1991,1a population canadienne a fait un bond de 7,9 p.cent.On perçoit généralement l'immigration comme le meilleur moyen de compenser la baisse de la natalité, mais les statistiques démontrent que l'âge médian des immigrants est aussi de plus en plus élevé.De tous les immigrants entrés au pays entre 1981 et 1991, 15 p.cent étaient âgés de 45 ans ou plus, alors que c'était le cas de seulement deux p.cent des immigrants avant 1961.Un aimant de 7 tonnes à l'hôpital Notre-Dame ¦ Un événement pour le moins singulier s'est déroulé hier matin à l'arrière de l'hôpital Notre-Dame de Montréal.Des ouvriers ont hissé, au quatrième étage de l'institution, un immense aimant de sept tonnes et les ordinateurs de fonctionnement d'un nouvel appareil de résonance magnétique.Cet appareil permet de diagnostiquer en une trentaine de minutes, et sans douleur, des maladies du cerveau, de la moèl-le épinière, certains types de cancer, l'épilepsie, la sclérose en plaques et des troubles d'articulation.L'aimant crée un champ magnétique qui influence le parcours des atomes d'hydrogène du corps humain.Avec une onde radio, ce parcours est modifié de 90 degrés.En mesurant la vitesse avec laquelle les atomes reprennent leur parcours original, on détermine les types de maladies.Fabriqué à Oxford, en Angleterre, l'appareil a été acheté au coût de trois millions de dollars.L'aménagement de la salle où sera offert ce nouveau service a exigé des travaux de 1,5 million.Le financement sera assuré par le gouvernement du Québec (1,5 million), par une campagne de financement qui s'amorce et par la location de l'appareil à d'autres hôpitaux.C'est le cinquième équipement du genre à être acquis par un hôpital montréalais.On en compte trois â Québec.Un aimant de sept tonnes pour un appareil de résonance magnétique.PH0T0 CAR0UNE u ^ Les Cercles de fermières sont à la croisée des chemins LIA LEVESOUE de la Presse Canadienne SAINT-LAMBERT ¦ Les Cercles de fermières du Québec ne comptent plus que deux p.cent de leurs membres qui exploitent une ferme.De fait, 50 p.cent des membres sont sur le marché du travail.Et loin de n'être que des associations rurales, « les cercles » existent même à Montréal et dans les grandes villes du Québec.Des députés et des ministres les consultent sur des thèmes reliés à la famille, aux femmes, etc.Les cercles ne font pas que de l'artisanat et des livres de recettes, comme le veulent les préjugés à leur sujet.Ils offrent des bourses d'études, des cours donnés par un avocat sur le nouveau Code civil, des cours d'animation, de comptabilité, de tenue de livres, de nutrition, de consommation, etc.Les 820 cercles locaux parlent d'équité salariale.de famille monoparentale, d'exode des jeunes des régions, de pauvreté.«C'est une école de vie», résume la présidente provinciale, Mme Louise Déziel-Fortin.Les Cercles de fermières du Québec comptent pas moins de 45 000 membres, ce qui fait d'eux l'une des plus grandes associations de femmes du Québec.En fait, la mission des Cercles de fermières est bien large: améliorer la condition de vie de la femme et de la famille.Plusieurs la trouvent si vaste qu'à l'occasion de leur premier congrès d'orientation en 79 ans, les cercles songent à la redéfinir.Changer de nom?À Saint-Lambert, dans cette cossue banlieue de la Rive-Sud, 354 représentants de la base discuteront durant deux jours de la mission des Cercles de fermières, se penchant même sur la possibilité de changer de nom.«On est à la croisée des chemins», note la présidente, en parlant du nécessaire virage vers la modernisation, notamment à cause de la baisse du membership au fil des ans.Les cercles ont déjà compté 76 000 membres, mais n'en comptent plus que 45 000.Et la moyenne d'âge est de 58,4 ans.11 faut atti- rer des jeunes et répondre aux besoins des femmes qui se sont diversifiés en 80 ans, explique Mme Déziel-Fortin.Si certaines sont prêtes à changer le nom et le logo et à redéfinir la mission, d'autres tiennent mordicus à l'appellation et à la transmission des connaissances et des arts domestiques pour lesquels les cercles sont réputés.C'est un juste équilibre entre la tradition et la modernité que les cercles doivent trouver, un équilibre qui respecte les pionnières et attire la relève.Hier, une recommandation traitant du changement de nom était justement débattue (sans aue le nom de rechange soit mentionné).«On se fait taquiner et même ridiculiser», disait une représentante.«Ce n'est pas le nom qui empêche les autres de se rallier à nous», lançait une autre.«Les Chevaliers de Colomb, tout le monde les connaît et ils n'ont pas besoin de changer de nom.» «C'est plutôt de la publicité qu'il faut faire autour de notre mission.Ce n'est pas le nom qui est le problème.» Tout ce débat ne fait que commencer.Il se poursuivra aujourd'hui, puis à Québec pour le vote final, les 13 et 14 août.VENTE SOUS LA TENTE MEILLEURS PRIX AFFICHÉS SUR TOUS LES VÉHICULES TOYOTA 1er paiement en OCTOBRE 1994 AVEC UN VÉHICULE NEUF ¦fsëÂAÏNÉ scuuassi SEULEMENT 2 CONCESSIONNAIRES N ST-LÉONARD TOYOTA 7665, boul.Lacordaire St-Léonard 252-1373 VENTE SOUS LA TENTE MEILLEURS PRIX AFFICHÉS SUR TOUS LES VÉHICULES PARTEZ EN VACANCES VÉHICULEUNEUFTOYOTA ¦ftcv , 1er paiement en OCTOBRE 1994 \\ r\u2014occasionsi SEUUfiSir^ à -JLnttPlNAlWgS SEULEMENT 2 CONCESSIONNAIRES LEXUS TOYOTA Premier sur toute Ut ligne 255, boul.St-Martin Est Laval (514) 668-2710 Les touristes envahissent la région d'Ottawa , Presse Canadienne OTTAWA ¦ La faible tenue du dollar canadien a tout de même ses bons côtés.Les touristes sont plus nombreux cette année dans la région d'Ottawa, parti-, culiérement depuis le début de l'été, et 1994 s'annonce déjà comme la meilleure année touristique depuis la fin des années 80.En raison du taux de change qui leur est défavorable, les Canadiens fuient les États-Unis et restent au pays.Les Américains et les Européens, eux, profitent de l'aubaine.«C'est une excellente année qui se compare à 1989, avant la récession, la TPS et TVQ», expliquait hier le directeur général de l'Association touristique de l'Outaouais (ATO), Gilles Picard.Que ce soit du côté québécois ou du côté ontarien, on assiste donc à une hausse notable du nombre des visiteurs depuis le début de l'année, en comparaison de 1993.Dans les hô- tels, on rapporte une hausse du taux d'occupation de 10 p.cent, tant à Ottawa qu'à Hull.Selon Ken Lambert, de l'Administration du tourisme et des congrès d'Ottawa, le taux d'occupation dans les hôtels oscille actuellement autour de 70 p.cent.Cette année, poursuit M.Lambert, la région de la capitale fédérale est très populaire auprès de ce qui constitue son marché naturel, soit Montréal et Toronto, un marché «à distance de voiture».«La formule dti forfait fonctionne très bien», dit-il.Il s'agit d'une formule qui offre des rabais aux visiteurs lors de séjours d'une durée de deux ou trois jours dans les hôtels.« Les gens prennent cette année de courtes vacances, des vacances d'escapade», expli-que-t-il.De son côté, M.Picard note que le marché s'est considérablement développé ces dernières années auprès des touristes européens, particulièrement chez les Français.La violence contre les enfants est un problème moins grave qu'on le croit SUZANNE DANSEREAU de la Presse Canadienne TORONTO ¦ Au Canada, la violence contre les enfants est un problème moins grave qu'on le pense.En tout cas, le phénomène est deux fois moins sérieux qu'aux États-Unis, où la société est plus violente.Voilà ce qu'indique une étude publiée, hier, à Toronto, par l'Institut pour la prévention de l'enfance maltraitée.L'étude, qui porte sur des enfants ontariens, ne dresse pas un portrait de la situation réelle, puisqu'elle se limite aux cas rapportés.Sauf que c'est la première etude au Canada à décrire de façon quantitative le problème de violence contre les enfants.Par violence, on entend toute négligence, agression physique, psychologique ou sexuelle contre un enfant.Parmi les données qui sont fournies dans cette étude de 125 pages, un certain nombre peuvent paraître surprenantes au grand public, avance l'un des auteurs de l'étude, le Dr Nico Troc-mé.Entre autres, l'on constate que la violence contre les enfants en Ontario ne touche que deux p.cent de la population (21 enfants sur 1000), alors qu'aux États-Unis, le phénomène touche quatre p.cent de la population De plus, parmi les cas rapportés, 42 p.cent sont non-fondés, révèle l'étude.Le reste des cas sont fondés (dans 27 p.cent des cas) ou font l'objet d'un soupçon sérieux de la part des autorités (30 p.cent).En outre, le quart des cas fondés n'impliquent pas de blessures.Pour le Dr Trocmé, ces chiffres ne sont pas très différents de ce à quoi il s'attendait, sauf en ce qui concerne l'écart avec les Etats-Unis.«Mais le public s'imagine que le problème (des enfants mal-traités) est beaucoup plus sérieux», explique-t-il, lorsqu'on lui pésvltats ¦ m loto \u2022 q u é b c c Tirage du 94-07-12 1\t3\t5\t10\t15 16\t18\t20\t21\t24 28\t35\t36\t42\t54 57\t59\t60\t64\t69 Prochain tirage: 94-07-13 T V A, LE RESEAU DES TIRAGES Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette demiere a priorité.MALGRÉ LA CHALEUR,RESTEZ DE GLACE TOUT L'ÉTÉ grâce aux rabais sur toutes nos thermopompes.demande ce qui le frappe dans ce rapport.La forme la plus commune de violence rapportée est l'agression physique (40 p.cent), que les garçons subissent davantage que les filles (60 p.cent contre 40 p.cent pour les filles).La deuxième forme la plus commune de mauvais traitement est la négligence (25-30 p.cent).En troisième position se trouve l'agression sexuelle, qui représente un peu plus du quart des agressions.Fait à noter, â l'adolescence, ce sont surtout les filles qui sont victimes d'agressions sexuelles.En moyenne, 80 p.cent des victimes d'agression sexuelle à l'adolescence sont de sexe féminin.Ce pourcentage atteint 86 p.cent lorsque l'agresseur est un parent et tombe a 72 p.cent lorsque l'agresseur n'est pas de la famille.Chez les enfants en bas de 12 ans, les victimes sont reparties presqu'également entre les deux sexes: 54 p.cent chez les filles, contre 46 p.cent chez les garçons.La dernière forme de violence est verbale.Elle représente 10 p.cent des cas signalés.On ne peut dire a quel moment de sa vie un enfant court le plus grand risque d'être victime de violence.Sauf que c'est à l'adole-sence que les cas sont le plus signalés, selon l'étude de l'institut.Et dans 75 p.cent des cas, l'agresseur est un parent.Hier en entrevue, le Dr Trocmé a signalé que son étude n'était pas comparative, sauf pour ce qui est de l'incidence des cas rapportés, ou l'on a comparé l'Ontario aux États-Unis, «une société très violente», selon lui.L'étude ne permet pas de dire si le problème des enfants maltraités est pire aujourd'hui qu'il ne l'était hier.Elle ne dit pas non plus si la situation en Ontario est meilleure qu'au Québec, par exemple, bien que le Dr Trocmé croit qu'avec la pauvreté, le Que-bec pourrait afficher des chiffres légèrement supérieurs aux données ontariennes.Finalement, l'étude ne nous aide pas à quantifier le nombre de cas qui ne sont pas signalés aux autorités.\u2022 A ce sujet, le Dr Trocmé disait hier qu'il n'y a aucune statistique sur le phénomène réel de la violence contre les enfants, notamment parce que les définitions (d'agression physique, de négligence, de violence verbale) sont très floues.« Mais pour ce qui est des agressions sexuelles, les sondages disent qu'environ 15 p.cent des gens ont été victimes, au moins une fois dans leur vie, de ce genre de violence \u2014ce qui contraste fortement avec le pourcentage de cas rapportés, soit entre le quart et la demi de deux p.cent», fait-il remarquer.CLIMATISEURS ET THERMOPOMPES.CONTRÔLEZ VOTRE MILIEU! OMRÎS : § fcconop\"* a c ir.SUfft OIHXI » MTTSUBISHI ÉLECTRIQUE _J ECONSJ \u2022 t _ J/m TÉLÉPHONEZ DÈS MAINTENANT.733-1414 LA PRESSE, MONTREAL, MERCRED113 JUILLET 1994 A 5 Le contre-interrogatoire de Talon fait monter la tension yves boisvert ¦ Le témoignage du délateur Marcel Talon s'est poursuivi hier dans un climat de rare agressivité entre le ministère public et la défense.Talon, qui a admis deux meurtres et sa participation dans plusieurs crimes majeurs commis à Montréal ces dernières années, témoigne contre trois de ses anciens complices, accusés dans l'affaire du vol raté du camion blindé de la société Sécur contenant 47 millions $.le 8 juillet 1993.Lors de la deuxième journée de l'enquête préliminaire des trois hommes ( Normand Riopel, 48 ans, Gilles Pinsonneault, 46 ans, et Richard Boucher, 51 ans ) la tension a monté avec le contre-interrogatoire de Talon.En contre-interrogeant Talon, l'avocat Martin Tremblay, qui re- F résente Pinsonneault, a insinué que 'avocat de la Couronne Jacques Dagenais aurait pu inciter Talon à mentir.En après-midi.Me Tremblay a carrément dit, en pleine cour, que Me Dagenais avait « menti » au tribunal.Cette fois.Me Dagenais a sauté au plafond de la salle 4.02 du palais de justice de Montréal.Il a accusé Me Tremblay d'utiliser des tactiques d'« il y a 30 ans » et a marmonné qu'il se souviendrait de lui.Me Tremblay, d'ailleurs, n'a jamais étayé ces graves accusations ( mentir en cour est un crime, au fait ) et a glissé sur le sujet en sortant de la salle d'audience, quand les journalistes l'ont interrogé.Il n'y a plus « aucun problème », a-t-il dit sans s'excuser.Aux journalistes, Me Dagenais a dit que « les deux bras lui sont tombés » en entendant l'avocat sague- néen.En réponse à ces accusations, il a simplement dit : « Informez-vous sur ma réputation ! » Quant au juge Gilles Cadieux, de la Cour du Québec, qui préside l'enquête, il a fait preuve de grande retenue.Quoi qu'il en soit.Talon a continué le récit du vol du camion de Sécur, qui a échoué de justesse.Talon a dit que pendant que Boucher les attendait dans un camion-roulotte, Pinsonneault, Riopel, Gordon Rit-chie ( qui doit subir son procès sous peu ) et lui-même sont allés faire « la job ».Talon, vrai maître en électronique et en explosifs, avait testé la charge exacte qu'il fallait pour ébrécher les vitres blindées du camion et ses pentures.La bombe devait être juste assez forte, et ne pas représenter de risque pour la vie des voleurs et des gardes de Sécur.Selon son habitude.Talon avait installé une bombe sur la porte d'une pharmacie et une autre dans un centre commercial de Saint-Lau-rent, afin de créer une diversion juste au moment du vol.Il les ferait exploser nar un simple coup de téléphone cellulaire.Une autre bombe avait été installée sur le système téléphonique du poste local de la Sûreté du Québec, afin de brouiller les communications.A 4 h 20, ce 8 juillet, les quatre voleurs voient passer le camion, comme leur informateur de chez Sécur le leur avait dit : il se dirige au bureau de poste de Saint-Lau-rcnt.Talon fait sauter les deux bombes dans des commerces pour créer sa diversion, mais celle qui visait à brouiller le réseau de communication des policiers n'explose \\.hs.Répartis dans deux camions, le: quatre bandits foncent vers le camion blindé.Quand deux gardes U FAMEUSE GARANTIE STEAM-WAY: ENTIERE SATISFACTION OU ARGENT REMIS agSSSL SERVICE DE NETTOYAGE TEAM-WAY POUR UN MEILLEUR ENVIRONNEMENT ETTOYAGE DE TAPIS GRATUIT \u2022 Nettoyage d'une pièce de tapis GRATUIT \u2022 Sablage d'une pièce GRATUIT \u2022 Nettoyage des conduits principaux et de la fournaise fffi NOUS PAYONS LA TPS W NOS IMBATTABLES BAS PRIX W 3 JOURS SEULEMENT ïpWV Vous pouvez réserver pour une date ultérieure.^ SEULE MB! PAR PIEGE >(minimum de 2 pièces à ce bas prix) + 3^pièce GRATUITE SPÉCIAL POUR 4 PIÈCES [oins de 10 $ par pièce 5e pièce GRATUITE CANAPE DE TOUTE DIMENSION OU 2 FAUTEUILS 95$ SUPER SPÉCIAL POUR MAISON COMPLÈTE S pièett jlti I cwloir «I jts^t'à 15 meta MOINS DE 9 $ PAR PIÈCE + 1 pièca GRATUITE + 1 pièce GRATUITE NETTOYAGE DE CARPETTES EN USINE 79e w Et ¦ W le pi- , Cueillette et livraison incluses Service rapide mmande minimum 40*.TPI I» 9IIflNF 7 -u ,und' au_v®ndr°di de 8 à 21 h, le samedi et le dimanche de 8 à 17 h.NETTOYAGE DES CONDUITS DE VENTILATION ESTIMATION COMMERCIALE, INDUSTRIELLE ET INSTITUTIONNELLE DISPONIBLE POUR METTRE UN TERME À VOS PROBLÈMES DE POUSSIÈRE, D'ALLERGIES, DE GOÛT DE CHAUFFAGE ET DE CLIMATISATION.\t\\*m «MifiSn 95$ smummm L'^ï (5 ièm pièce gratuite) ^ ^ flv W y^ Av ^\t^ UN SEUL NUMÉRO À RETENIR POUR TOUS NOS SERVICES concernant votre maison ou votre commerce (nettoyage de murs, de vitres, de stores, etc.PEINTURE INTÉRIEUR ET EXTÉRIEUR Cl entrent dans le bureau de poste, laissant leur collègue seul dans le camion, la camionnette rouge conduite par Pinsonneault défonce la petite barrière derrière laquelle se trouve le camion blindé.L'autre camion des voleurs entre.Talon sort et montre la « bombe de quatre secondes » qu'il installe sur la portière.Ricthie le suit avec sa AK-47.Le garde ouvre gentiment ileurs la portière.Les deux voleurs montent à bord et s'enfuient avec le camion blindé.Ils entendent des coups de feu qui ne leur font pas peur : ils ont des vestes pare-balles et s'en vont vite.Ils se rendent dans un stationnement de la Ville de Montréal.Talon fait craquer la vitre blindée avec sa petite bombe.Ils pénètrent derrière et vident le camion.Comme ils transfèrent les sacs d'argent, ils entendent «freeze ».Des policiers de la SQ, qui ( selon Talon ) dormaient dans leur voiture au coin de la rue, les ont aperçus par hasard î Les quatre montent dans les camions.Ritchie et Boucher sont arrêtés quelques instants plus tard.Talon se cache pendant neuf heures dans un é^out et ne sera retrouvé que le 14 décembre.Riopel et Pinsonneault s'enfuient.Me Tremblay s'est employé à miner la crédibilité de Talon, qui n'avait pas avoué immédiatement les deux meurtres qu'il a commis.Talon a admis qu'en 1978, il y a eu erreur sur la victime ( un père de famille qu'il a fait exploser ), mais a attribue l'erreur à un mauvais informateur.Poussé par Me Tremblay, il a fini par lancer que c'est son client ( Pinsonneault ) qui lui avait fourni les explosifs pour les deux meurtres qu'il a commis ! C'est après cela uue le ton a monté entre Mes Tremnlay et Dagenais.Me Tremblay a prétendu que dans une conversation de corridor.Me Dagenais l'avait prévenu de ne pas trop pousser l'interrogatoire sur les meurtres parce que «le nom de Pinsonneault » allait sortir.Me Tremblay a menacé de faire témoigner Me Dagenais, qui s'est fâché devant cette manoeuvre pour l'obliger à se retirer du dossier.Me Dagenais avait simplement dit qu'il savait que Pinsonneault était « impliqué », et après cette précision.Me Tremblay a renoncé à le faire témoigner.L'enquête se poursuit ce matin.un gros butin destiné à des receleurs de Toronto ANDRÉ CÉDILOT S L'important stock de vêtements pour hommes d'une valeur de 350 000 S dérobé la semaine dernière à la pointe d'une arme à feu à la boutique Henri Vézina, à Laval, était destiné à des receleurs de Toronto.C'est ce qu'on a appris, hier, lors de la comparution devant la juge Micheline Dufour, de la Cour du Québec, de deux des quatre individus arrêtés à la suite de ce vol au cours duquel quatre personnes avaient été ligotées et séquestrées.Daniel Côté, 30 ans, et Jean-François Courteau, 22 ans, n'ont pu reprendre leur liberté, profitant déjà d'une libération sous conditions dans une affaire d'agression survenue le 19 avril dernier dans l'est de Montréal.L'une de ces obligations voulait qu'ils ne puissent plus être en contact i A la suite de cet écart.Côté et Courteau font maintenant face à dix nouvelles inculpations de vols qualifiés, séquestration, complot et recel.Le père de Courteau, Pierre.46 ans, devra prochainement répondre d'une accusation de recel.C'est dans son appartement, au 6985, rue Hochelaga, à Montréal, que les policiers de Laval ont retrouvé la marchandise, dans la nuit de lundi.Un quatrième individu a été relâché, l'enquête ayant démontré qu'il n'avait rien à voir avec le vol des vêtements à la boutique Henri Vézina.Peu après l'ouverture de ce commerce, mercredi matin, quatre malfaiteurs portant des gants chirurgicaux, dont l'un était armé d'un pistolet 9 mm, ont raflé des dizaines de pièces de vêtements italiens haut de gamme de marque Hugo Boss et Canal i.Pendant que deux suspects maîtrisaient les quatre employés \u2014 dont la comptable et un couturier \u2014 en leur braquant la puissante arme sous le nez et en les attachant avec des lanières de plastique « lie wrap », les deux autres vidaient les étalages et plaçaient la marchandise dans une camionnette.Selon des informations que la police n'a pu vérifier pour l'instant, il semble que les suspects aient agi de connivence avec des criminels onta-riens qui entendaient refiler le précieux butin à des hommes d'affaires de Toronto.Les vêtements auraient plutôt abouti dans un petit logement de la rue Hochelaga a la suite d'une mésentente sur le cachet que devaient toucher deux des filous qui ont participé à cet audacieux coup de force.Les enquêteurs lavallois ont été mis sur la piste du gang au moment où ils cherchaient à écouler sur le marché montréalais les 350 000 S de vêtements volés.S'ils n'ont pas trouvé preneur rapidement, c'est sans doute que les collections Hugo Boss et Canali portent un code secret identifiant le magasin qui se charge de la vente au détail.Les recherches se poursuivent pour retracer les brigands de la Ville Reine présumément impliqués dans ce coup, f André Pratte Prions.Oue contemplez-vous?La vie?L'afficheur Télécité (.Semaine de la salade IGA.laitue en feuilles.49 cents.)?Ou, discrètement comme il se doit, cette belle inconnue qui vient de monter dans votre wagon ?Ballotés par le roulis du métro, vous avez l'air aussi tristes que les autres matins.Pourtant, -je le sais, vous êtes heureux! En tout cas, selon un sondage réalisé récemment pour la STCUM, 67 p.cent des usagers des transports en commun estiment que l'information à la clientèle s'est améliorée; 52 p.cent disent que les véhicules sont plus ponctuels; et 43 p.cent affirment que le personnel est plus courtois.Si ce n'est pas ça le bonheur.C'est indéniable, la STCUM a grandement amélioré son service depuis l'adoption du plan de relance il y a deux ans.Quelques exemples: \u2014\tGrâce a la modernisation du système de communication du métro, les usagers sont maintenant avisés rapidement et clairement des interruptions de service, de même que de leur durée probable.Un gros changement quand on pense que jusqu'à récemment, l'écho rendait ces annonces incompréhensibles.Et si par chance on parvenait a distinguer quelques mots, le message était d'un vague méprisant: «En raison d'un incident, le service est interrompu sur la ligne 2 pour une période indéterminée».Ça voulait dire quoi une période indéterminée: cinq minutes?une demi-heure?deux jours?\u2014\tL'information aux passagers des autobus a été singulièrement bonifiée.Des horaires sont disponibles dans les véhicules et affichés aux arrêts les plus importants.Quant au système TELBUS, qui permet d'apprendre par téléphone quand passeront les trois prochains autobus a tel ou tel arrêt, c'est une ; petite merveille.\t* \u2014\tRésultat de la formation qu'ils ont reçue, les employés de la STCUM, particulièrement les chauffeurs, sont beaucoup plus polis qu'avant avec les usagers.Malheureusement certains changeurs ont gardé leur air bête.C'est sans doute pourquoi on les garde en cage.\u2014\tPlusieurs voies reservées et lignes express ont été instaurées, un service qui a attiré des centaines de nouveaux voyageurs.>$C Sft #)! Ainsi, face à une situation financière difficile et à l'irréductible popularité de l'automobile, la STCUM a choisi de se bat- \" tre plutôt que de se rendre, d'investir (17 millions) plutôt que de sabrer.Un choix qu'explique ainsi le président Robert Perreault: «Sans plan de relance, l'achalandage aurait poursuivi sa dégringolade, provoquant une baisse des revenus de la Société.Les hausses de tarifs seraient devenues incontournables.Moins de services qui coûtent de plus en plus cher, le cercle vicieux de la décroissance nous aurait entrainés toujours plus bas vers une situation sans issue.» La STCUM a-t-elle gagné son pari?Le plan de relance a-t-il fait augmenter le nombre de passagers?La Société sait bien que, quoi qu'elle fasse, la masse des automobilistes restera insensible à ses charmes.Son objectif est plus modeste: «fidéliser» sa clientèle actuelle \u2014 c'est-à-dire nous rendre heureux \u2014, et débaucher les rares automobilistes qui ne sont pas des inconditionnels du plaisir solitaire.Entre 1987 et 1992, le nombre d'usagers des véhiculés de la STCUM avait baisse de 370 millions à 336 millions.En 1993, après un an de relance donc, la chute s'est arrêtée.Et pour les six premiers mois de cette année, les dirigeants de la STCUM parlent d'une hausse «significative» de 1,6 p.cent.Encourageant, mais en-deça des espoirs entretenus à l'origine.* * * Mesdames, au lieu d'admirer, même discrètement, ce beau barbu qui vient de monter dans votre wagon, faites donc une petite prière.Priez pour que le nombre de passagers continue d'augmenter dans les véhicules de la STCUM.Car, la Société tirant 40 p.cent de ses revenus de la vente de billets et de CAM, si l'achalandage se remettait a;* baisser, c'en serait fait du plan \u2022 \u2022 de relance et des nouveaux ser- r vices.l'ose à peine imaginer la - £ mine que voqs feriez alors.?' L.\t7 ' I OUU 401-3333 \u2022i Nous déplaçons et replaçons la plupart des meubles afin de OUVERT LE DIMANCHE nettoyer vigoureusement toute la pièce.\t.f^OIWipOQFT I F a M n 11 c nrotraitAne I a c rnninne .compjtowe cxtafttriouton \u2022\tt wcywnde * accès dfect au i t W*S W«aW0 \u2022\tNnor^or ^oraorene 6Vû \u2022\tfJ* iKOW* ^ \u2022\tFfrcpwy»*** I* Souyn** \u2022\tterwtfv/vtfWfciAtf AVEC BASE TOSHIBA INCLUSE TOSHIBA VHS \u2022\tM239C \u2022\tProgrammable a reaan^ llB^compjSedec^eTV \u2022\tSystème a chargement raprte Pmymbl* comptant LE SUPER ENTREPOT DE MEUBUES, UNIQUE AU QUÉBEC RfVE-SUO INC.267, BD LAURIER, route 116, ST-BASILE-LE-GRAND 1-800-363-9408 Y en a un qui veut nous faire croire que ses prix sont imbattables.J'ai des petites nouvelles pour lui : io-Na L'entrepôt égalise n'importe lequel de ses prix.plus 10% de réduction*.!a, c'est pas compliqué, ça veut dire que ses prix «imbattables».ben y sont battables! Alors, plus À v besoin de comparer des prix, venez chez Ro-Na A ^^ L'entrepôt pour profiter d'un meilleur service ^^H ^^^ et d'un plus grand choix dans le plus ^^^^gros magasin-entrepôt en son ^^^^^ genre au Québec, LA PRESSE.MONTRÉAL, MERCRED113 JUILLET 1994 v«* * -< N w ii * Preuve à l'appui.Détails en magasin.Depuis l'ouverture au Carrefour Laval le 30 juin dernier, plus de 85 000 consommateurs sont venus magasiner chez Ro-Na L'entrepôt et de ce nombre, 95% de ceux qui ont répondu à notre sondage ont dit qu'ils allaient revenir.Une très grande majorité d'entre eux ont précisé qu'à l'avenir, Ro-Na L'entrepôt 9 serait leur endroit préféré.Toute l'équipe de Ro-Na L'entrepôt à Laval tient à remercier ceux et celles pour qui le gros bon sens, c'est de venir magasiner chez Ro-Na L'entrepôt! LA PRESSE, MONTREAL.MERCRED113 JUILLET 1994 Le fisc doit faire preuve de discrimination positive envers les parents LILIANNE LACROIX ¦ «Une discrimination positive doit exister à l'égard des parents, de sorte que les gens qui ont des enfants ne soient pas pénalisés parce qu'ils ont fait ce choix.» Dans sa synthèse des propos tenus lors du Forum sur la fiscalité des familles tenu en février dernier, le président du comité scientifique du Forum et professeur de droit fiscal à l'université Laval, M.André Lareau, est clair: «Les gens qui n'ont pas d'enfants sont et seront tout au long de leur vie des bénéficiaires de services publics dont les coûts sont assumés par la masse.Ainsi ces coûts seront éventuellement défrayés par nos enfants et bénéficieront à des gens qui n'ont pas eu à assumer les frais requis pour les soutenir jusqu'à l'âge adulte.Ce sont les impôts de ces mêmes enfants qui serviront à assumer éventuelle- ment le coût des aînés de ce pays.Ce sont nos enfants qui paieront les frais de santé pour ces gens qui n'ont pas d'enfants et qui paieront les routes sur lesquelles les gens sans enfant se promèneront.Il est important que les gens sans enfant reconnaissent aujourd'hui la valeur de l'enfant et les coûts qui y sont reliés ainsi que l'apport économique qui bénéficie directement à l'ensemble de la société.» S'ils privilégient parfois des moyens divers, c'est d'une voix unanime que les 300 participants au Forum ont réclamé une véritable révolution de la fiscalité qui devrait être centrée sur la famille.Les participants ne se sont pas génés pour faire ressortir l'illogisme de certaines situations.\u2022 Les familles avec enfants paieront bien souvent un impôt fédéral supérieur à celui payé par les personnes sans enfant puisque le calcul de l'impôt payable s'ef- fectue selon le revenu imposable, lequel peut être réduit par l'acquisition de certains véhicules appelés «abris fiscaux» que seuls les gens qui ont des économies peuvent se payer.Certains économistes ont évalué en 1989 qu'entre sa naissance et l'âge adulte, un enfant pouvait coûter de 83 000 $ à 149 000$.\u2022\tLe particulier qui gagne un revenu de 30 000$ paie un taux d'imposition au fédéral de 26 p.cent sur son dernier dollar alors que celui qui gagne 2 millions paiera uniquement 3 p.cent de plus en terme d'imposition.\u2022\tComment justifier que les bottines de bébé soient taxables et non les actions à la bourse?\u2022\tL'exemption du gain de capital coûte plus de 1,3 milliard par année alors que l'on consacre 300 millions aux garderies.\u2022\tPourquoi les corporations privées bénéficient-elles d'un 50 organismes religieux, des plus sérieux aux plus marginaux, veulent procéder à des mariages SOPHIE BEAUDOIN ¦ Depuis l'entrée en vigueur du nouveau Code civil, en janvier, pas moins de 50 organismes religieux ont demandé l'autorisation de célébrer des mariages.L'identité de ces organismes ne peut être divulguée puisque les procédures sont tenues, secrètes jusqu'à la décision de l'État civil, chargé d'entériner ou non les demandes de nouveaux permis.Cependant, on sait que l'Église de Scientologie fait partie de ces organismes.«C'est évident que ce permis procure une certaine crédibilité.On célèbre déjà des mariages pour ceux qui le veulent mais ils n'ont pas de valeur légale, explique Marc D'Aragon, président de l'Église de Scientologie.Pour moi.c'est une simple question administrative puisqu'on a deja obtenu le titre de corporation religieuse.» Selon Guy Lavigne, directeur de l'État civil, l'autorisation est loin d'être automatique et le fait d'être une corporation religieuse ne garantit pas l'obtention du permis.«On n'accepte pas les groupuscules nés de la dernière pluie», explique le directeur.Les organismes doivent établir leur crédibilité, démontrer qu'ils existent depuis un certain temps et qu'ils ont des rites religieux' bien ancrés.«C'est une décision subjective qu'on essaie de rendre la plus objective possible», ajoute M.Lavigne.Avant l'avènement du nouveau Code civil, les organismes devaient obtenir l'autorisation de tenir un registre de mariage grâce à un décret de l'Assemblée nationale.Comme l'organisme religieux était responsable des registres et des actes de mariage, l'Etat n'avait aucun contrôle.Des registres sont disparus à la suite d'incendies ou autres désastres.Maintenant, ces informations sont centralisées.L'acte de mariage est rédigé par l'État civil, qui tient aussi le registre, et l'organisme religieux doit seulement faire la preuve qu'il a bel et bien célébré la cérémonie.On devra attendre la décision de l'État civil pour connaître le nom des nouveaux organismes accrédités.Sur les 50 demandes, seulement 12 groupes religieux ont complété leur dossier, quelques uns n'ont pas encore terminé et d'autres n'ont donné aucun signe de vie.Actuellement, plus de 400 organismes religieux sont autorisés à célébrer des mariages au Que-bec avec plus de 8000 célébrants accrédités.Parmi les groupes, on retrouve de tout, du plus traditionnel au plus marginal.Par exemple, le centre Le Nou- veau Penser fait partie des marginaux.Impossible de connaître le nombre de membres.«On accepte tout le monde, explique Bernard Cantin, directeur du centre situé dans des locaux de l'UQAM.N'importe qui peut assister aux séances et aux rites religieux.» II se dit «l'apôtre de ceux qui recherchent une certaine spiritualité en dehors des Églises traditionnelles».Il a obtenu le droit de tenir un registre de mariage dans les années 80 et, comme beaucoup d'autres organismes religieux, son permis a été reconduit lorsque le nouveau Code civil est entré en vigueur.Pour ce docteur en ontologie ( reliée à la philosophie ) et en métaphysique, le rituel du mariage est important, mais comme Le Nouveau Penser ne possède pas d'église, il doit celebrer les mariages ou il peut.«Notre croyance est d'une grande simplicité.Nous croyons à un Dieu métaphysique et nous enseignons la connaissance de l'au-delà.Maigre notre marginalité, nous sommes un organisme crédible.» Pour être certain qu'un organisme religieux est accrédite, on peut exiger de voir le permis.S'il n'y en a pas, le mariage n'a aucune valeur legale.Par ailleurs, même si l'organisme possède un permis, cela ne garantit pas sa bonne réputation.taux d'imposition de 12 p.cent au fédéral et 0 p.cent au provincial pour les trois premières années?Organisateurs et participants déploraient d'ailleurs l'absence au Forum de représentants du monde des affaires qui auraient pu servir de contrepoids à cette vague massive prônant la réforme des programmes fiscaux.C'est sur tous les plans touchant la famille qu'on désire une action concrète visant à la privilégier et à en reconnaître l'apport social.Voici quelques-unes des solutions proposées.\u2022\tLes mesures universelles, qui peuvent prendre la forme d'allocations et de crédits d'impôt, doivent demeurer, et un accent particulier doit être mis sur la personne qu'est « l'enfant ».\u2022\tPrivilégier les familles signifie effectuer un déplacement de la masse monétaire et pénaliser certains.À cet égard, les entreprises et les nantis doivent payer leur juste part d'impôt.\u2022\tLa déduction des frais de garderie doit être convertie en crédit d'impôt pour que cette «subvention » soit répartie plus équitable-ment.\u2022\tIl est urgent de «défiscaliser les pensions alimentaires».Enfin, un souhait à peu près général et sûrement partagé par l'ensemble de la population réclamait une simplification de la fiscalité pour que le citoyen sache exactement ce pour quoi il paie.I I IL FAUT LIQUIDER.20 COLLECTIONS D'ÉTÉ DERNIER CRI ACHETEZ 1 MÈTRE AU PRIX COUR.ET OBTENEZ GRATUITS oukrtohimçh^^ PATRONS VOGUE butterick McCALL POUR LE PRIX DE \u2022 avec achat de tissu et carte d or f \u2022\tMélange de 5> \u2022\tTissus pour chemisiers DES KILOMÈTRESDE \u201e .IrIduit TISSUS D'ETE DERNIER CRI TISSUS 100% COTON MifiSI PEU QUE 2,99 m COLLECTION «HATURELLE» 100% COTON \u2022\t100% SOIE \u2022\t100% laine \u2022\tPENIM\t_ Tpp.ESSOIRES de couture ACCESbUinco ^ Gi.termann MO/ \u2022 Glissières* Rubans /O \u2022 Boutons et boucle?-et bien plus DE RABAIS encore! RABAIS JUSQU'À 60 % ET PLUS I0TRE PLUS BELLE SÉLECTION ÀCEiOUR TISSUS POUR mariages/.RÉCEPTIONS D'ETl ASSORTIMENT DE Ni TISSUS D'ETE EN COTON ET POLY / COTON % DE RABAIS °/c DE RABAIS DE RABAIS «JMPJUJ* ECJ LIQUIDER* .COTOM ET POU /COTOU \u2022\tWOMHEnUOJ ^ \u2022\tPOLYESTER \u2022 CHAlUSRATOWt M«xoeTOSUSORHIiR CRI POUR IADÏCORATWM^.% gratuit service d'achat \u2022\tRIDEAUX à domicile I stores 493*6666 \u2022\tLITERIE.ETC.tonM.nli-r-fcat 50 Lt ptum grand dimiHbutmur dm tiêsu* mi tmnturmm mwmc 140 mmgmsin* à PLACE VERSAILLES - 7775.rua Sftwtvooke e*1 i RUE STE-CATHERINE - 394.ri* Sta-Cathanne ouaat I VILLE ST LAURENT - 1240.boul.Laur*nt»ft I NOTPE-D AME-DE-GRACE - 6444, avcriM Sotwled IDORVAL - 2060.boul.St-Ragis I MONTREAL - 1178.rua BaauiTVJ* 493-6666\t¦ LASALLE \u2014 8469.bout.Newman 666-1821\t¦ CHOME DE Y, LAVAL - 1205.bou» 334-0610\t«OUVERNAV.LAVAL -19S0.boul.do la Concorda 463?«as\t¦ ST-LEONARD - 6664.rua Jaan Talon aat 683-4650\t81 CENTRE GREENRELD PARK - 443, btti 737-4766\tB TRACY / SOREL - 7000.bout de la Plaxa Tracy 365-8045 866-1039 442-1860 746-0047 tn u sor
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.