La presse, 30 juin 1994, B. Politique
[" Ensemble de la population Personnes seules Familles Nombre % Nombre *% Nombre % Terre-Neuve 28 000 18,3\t16 000\t39,4\t113000\t20,0 Ile-du-Prince^douard ; : 3000 .\t5000\t31,3\t14 000\t108 Nouvelle-Écosse ' 34 000 14,0 :\t46 000\t44,4\t148 000\t17t2 Nouveau-Bruntwick : 23 000 11,7 j\t26 000\t37,1\t97 000\t13,8 Québec_288 000 14,9\t399 000\t44.8\t1 229 000\t18.0 Ontario_311000 112\t372000\t30.7\t1 334000\t13,3 Manltoba_| 40 000 \u2022 14,4\t56 000\t43,2\t198 000\t19,1 Satkatchewan 35000 13,6\t41 000\t34,4\t161000\t17,1 Alberto_; 110 000 16,2\t118 000\t35,8\t489 000\t19,4 Colombie-Britannique 119 000 13,4;\t168 000\t31,6\t537 000\t16,4 CANADA 991 000 13,3 1 247 000\t36,2\t4 320 000\t16,1 Nombre de personnes âgées vivant dans la pauvreté\tTaux CAHIER Éditorial 30 juin La pauvreté épargne de plus en plus les gens âgés pour s'abattre sur les plus jeunes Presse Canadienne OTTAWA Les personnes âgées ont été épargnées par la pauvreté dans une proportion inégalée, en 1992, grâce aux différents programmes de retraite gouvernementaux, affirme le Conseil national sur le bien-être social dans un document d'analyse.Moins d'une personne âgée sur cinq, soit 18,6 p.cent, vivait alors dans la pauvreté, comparativement à une sur trois en 1980, précise l'agence gouvernementale, dont le rôle est de conseiller Ottawa en terme de politique sociale.Le taux de pauvreté au sein du troisième âge a continué de régresser durant la récession du début des années 90, tandis que la misère frappait de plus en plus durement les tranches plus jeunes de la population, particulièrement les enfants.Cette conclusion s'avère significative, certains groupes sociaux laissant entendre que la façon de lutter contre la pauvreté infantile est de garantir aux enfants un revenu annuel du type de celui qui est accordé aux personnes âgées.Le ministre fédéral des Ressources humaines Lloyd Ax-worthy envisagerait d'ailleurs de combiner les programmes sociaux fédéraux et provinciaux aux enfants afin de leur assurer une telle sécurité.Chez les personnes âgées, 1980 1081 1982 1983 1984 1985 1986 1987 1988 1989 1990 1991 1992 731 000 733 000 &643 000 719 000 669 000 669 000 i?637 000 627 000 634 000 599 000 \" 554 000 590 000 564 000 Source: Statistique Canada\t(PC) même celles qui vivaient sous le seuil de pauvreté n'étaient pas si pauvres: les plus jeunes connaissaient une plus grande misère que leurs aînés.Les membres du troisième âge tiraient 90 p.cent de leurs revenus de la pension de la sécurité de la vieillesse ainsi que des régimes de pension du Canada et des rentes du Québec.La pauvreté par province en 1992 Le Conseil national sur le bien-être social estime pauvre un individu ou une famille qui consacre plus de 56,2 pour cent de son revenu brut à se nourrir, se loger et s'habiller.Source: Statistique Canada 10,3 p.cent des Québécois sont des assistés sociaux HUCUETTE YOUNG de la Presse Canadienne OTTAWA\t1 e Québec compte 741 400 assistés sociaux, soit 10,3 p.cent de sa population totale, révèle un document d'analyse du Conseil national sur le bien-être social.Le Québec arrive en sixième position pour ce qui est du pourcentage d'assistés sociaux par rapport à la population, derrière les Territoires du Nord-ouest, l'Ontario, Terre-Neuve, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick.Les Territoires remportent la palme.Environ 17,7 p.cent de la population de 62 700 habitants touchent des prestations d'aide sociale.L'Ontario devance Terre-Neuve.On y dénombre 1 287 000 d'assistés sociaux, sur une population totale de 10 705 200 habitants, soit 12,0 p.cent de la population.Les Maritimes Terre-Neuve suit : on y compte 68 100 bénéficiaires, soit 11,7 p.cent de la population.Vient la Nouvelle-Écosse avec 98 700 bénéficiaires, soit 10,7 p.cent de la population.Puis, le Nouveau-Brunswick, avec 78 100 bénéficiaires.En pourcentage, cela représente 10,4 p.cent de la population chiffrée à 750 000 personnes.Le coût des programmes d'aide sociale est phénoménal.Le Conseil national sur le bien-être social le chiffre à 16 milliards pour l'exercice 1992-93.Le gouvernement fédéral a versé 7,4 milliards pour assurer le coût de ces programmes, mais la quote-part du fédéral s'est considérablement atténuée depuis 1990, note le Conseil.Ainsi, l'Ontario estimait qu'en 1992-93, Ottawa ne payait plus que 28 p.cent de la totalité des frais, par suite du gel imposé en vertu du Régime d'assistance publique du Cana-da^La Colombie-Brjtanntique.pour sa part, signalait dans son discours du budget, l'an dernier, que le fédéral limitait sa contribution à environ 36 p.cent.Pour l'Alberta, la perte des transferts fédéraux s'élevait à plus de 80 millions à la fin de 1992.Les plus pauvres sont les enfants Le Conseil note que 37 p.cent de tous les assistés sociaux sont des enfants à charge de moins de 18 ans.Cet organisme relève également qu'il y a un nombre grandissant de chefs de famille seuls dont l'aide sociale est la seule source de revenu.«Il semble irréaliste de s'attendre à ce que toutes les mères seules ayant des enfants d'âge pré-scolaire se trouvent un emploi décent», poursuit le document de travail.Dans toutes les provinces, à l'exception du Québec, «il est plus avantageux économiquement pour les mères seules de vivre de l'assistance sociale que de travailler».Comme solution à ce dilemme, le Conseil propose des services de garderie «entièrement subventionnés».On note également que le coût de l'aide sociale pourrait être réduit si les parents ayant la garde de l'enfant avaient le droit «à une pension alimentaire raisonnable».Le Conseil propose aussi des formules révisées d'assurance-chômage et d'assistance sociale.L'assurance-chômage devrait demeurer la «première ligne de défense des gens qui perdent leur emploi ».Quant à l'aide sociale, elle devrait être une solution de dernier recours pour les gens ne disposant d'aucune autre source de revenu.Avant de s'engager à fond de train dans une réforme radicale des programmes sociaux, le Conseil incite le gouvernement fédéral à créer des emplois.Les provinces s'entendent pour dire qu'elles y perdraient et devraient augmenter les impôts Presse Canadienne VANCOUVER es ministres des Finances des provinces canadiennes ont rejeté hier l'idée de taxe de vente nationale lancée la veille par Ottawa, mais leur homologue fédéral, Paul Martin, s'est dit confiant de voir un nouveau projet mis en place dès cet automne.À l'issue d'une conférence à huis clos de deux jours, les ministres des Finances d'Ottawa, des provinces et des territoires sont convenus de renvoyer le projet initial à leurs analystes respectifs, et d'en reparler à l'automne.Ottawa est en faveur d'une taxe de vente nationale de 10 p.cent sur la valeur ajoutée (TVA) afin de remplacer la TPS et les taxes de vente provinciales.Cette taxe s'appliquerait probablement aux biens et services actuellement épargnés par la plupart des taxes provinciales, notamment les produits alimentaires et les médicaments d'ordonnance.Les provinces et Ottawa se diviseraient les bénéfices de cette taxe dans une proportion de 60 et 40 p.cent respectivement, mais celle-ci ne générerait pas autant d'argent que la TPS et les taxes de vente provinciales actuelles.Les gouvernements pourraient toutefois compenser les pertes en imposant deux impôts sur le revenu, un prélevé par Ottawa, l'autre par les provinces.Lors de la conférence de Vancouver, M.Martin a avancé que les Canadiens souhaitent une taxe de vente nationale unique afin de remplacer la TPS, détestée depuis son entrée en vigueur, et l'ensemble bigarré de taxes de vente provinciales.Les provinces ne l'ont pas vu du même oeil.Le Québec y perd Le ministre québécois des Finances, André Bourbeau, a estimé à un milliard de dollars les sommes que pourrait perdre le Québec à la suite d'un réajustement des taxes de vente, ce qui rendrait crucial l'adoption d'un nouvel impôt sur le revenu afin de combler la différence.«Notre politique est de réduire les impôts sur le revenu personnel, pas de les augmenter.Nous avons donc un problème», a-t-il déclaré.Le ministre des Finances de l'Ontario, Floyd Laughren, a lais- 5 ',y S52 : ; ¦.; y.SX ¦ ¦ is y - ¦.on \u2022 m v Le ministre fédéral des Finances, Paul Martin, qui s'entretient ici avec un adjoint, demeure confiant d'en arriver à une entente avec les provinces, à l'automne.PHOTO PC Floyd Laughren, de l'Ontario, accuse Ottawa de vouloir flouer les contribuables.Elizabeth Cull est persuadée que l'offre fédérale se traduirait par une hausse des impôts.sé entendre de son côté qu'Ottawa tente de flouer les contribuables en proposant de diminuer les taxes de vente tout en haussant l'impôt sur le revenu.«Les gens ne devraient pas adopter trop vite ce concept juste parce qu'il signifie des taxes moins élevées», a-t-il déclaré.Son homologue de la Saskat-chewan, Elizabeth Cull, partageait tout à fait cette opinion.«Deux taxes représenteraient un problème pour la plupart des familles, a-t-elle dit.Elles paieraient plus de taxes.» La semaine dernière, le comité des finances des Communes a recommandé l'abandon de la TPS en faveur d'une TVA insérée à même le prix de vente au détail et ajustée aux taxes de ventes provinciales.Le ministe Bourbeau a par ailleurs indiqué que plusieurs de ses collègues avaient évoqué avec lui l'impact de la menace souverainiste sur l'économie canadienne, «qui cause beaucoup de problèmes sur le marché des obligations canadiennes auprès des investisseurs étrangers».Paul Martin a quant à lui indiqué que ses collègues lui avaient beaucoup parlé des déficits fédéral et provinciaux, et de leur détermination à réduire les dettes publiques.Seul un Québécois sur cinq juge qu'une majorité simple au référendum suffirait à déclencher l'indépendance Presse Canadienne QUEBEC n Québécois sur cinq seulement est d'avis qu'une simple majorité des voix à un référendum serait suffisante pour permettre d'enclencher le processus devant mener à l'indépendance du Québec, selon un sondage CROP réalisé pour le compte du Conseil du patronat (CPQ).Ainsi donc, 19 p.cent des gens interrogés croient qu'un référendum gagné avec 50 p.cent des suffrages plus un validerait le processus d'accession du Québec à l'indépendance.Par ailleurs, 36 p.cent des répondants exigeraient 66 p.cent et plus des voix pour permettre l'indépendance.Entre ces deux extrêmes, on retrouve la ventilation suivante: 11 p.cent en faveur de 50-55 p.cent des votes, 14 p.cent entre 56 et 60 p.cent et 12 p.cent entre 61 et 65 p.cent de l'ensen-ble des voix exprimées à un référendum.Le sondage a été mené à la mi-juin auprès de 1008 Québécois et la question se lisait comme suit: «Advenant un référendum sur l'indépendance du Québec, quel pourcentage des votes devrait recueillir cette option, selon vous, pour enclencher le processus menant à l'indépendance du Québec?» Le président du CPQ, Ghislain Dufour, s'est montré satisfait de ce résultat qui, comme les autres obtenus depuis trois ans, va dans le même sens.«Tout cela va à rencontre de l'opinion soutenue par certains et selon laquelle il serait suffisant que l'option indépendantiste recueille 50 p.cent plus un des votes lors d'un référendum», a dit M.Dufour.«Sondage après sondage, les Québécois rejettent une telle hypothèse et plus la perspective d'un référendum devient plausible, plus les Québécois haussent la barre.» Le président du CPQ a ajouté qu'à la lumière de ces opinions populaires, il devient nécessaire de modifier la Loi sur la consultation populaire, pour refléter clairement la volonté des citoyens.«Autrement, a-t-il conclu, on pourrait se réserver des jours difficiles si un éventuel référendum favorable à l'indépendance ne devrait être remporté que par une majorité de 51 ou 52 p.cent des voix.» Le Forum national sur santé est reporté à octobre prochain PHILIPPE DUBUISSON du bureau de La Presse OTTAWA ttawa a reporté jusqu'en octobre le lancement du Forum national sur la santé, qui sera présidé par le premier ministre )ean Chrétien, afin de négocier une entente avec les provinces sur son mandat, son plan de travail et sa composition.Promis dans le livre rouge libéral, le Forum national sur la santé doit «élaborer une nouvelle vision du système de santé canadien» en fonction du vieillissement de la population, des nouvelles technologies et de la croissance des coûts.Les provinces se sont toutefois opposées au projet original d'Ottawa, qui avait fait fi de leur volonté de participer à cet exercice de consultation.Les provinces ont fait valoir qu'elles sont responsables d#; l'administration et de la gestion des soins de santé.Le ministre de la Santé, Diane Marleau, a indiqué hier que les provinces participeront à l'élaboration du plan de travail du Forum au cours des mois d'été.Dorénavant, ce sera le bureau du premier ministre qui assurera la liaison avec les provinces et non plus le ministre, dont les efforts n'ont pas abouti.Dans une lettre adressée a Mme Marleau le 20 juin dernier, le ministre de la Santé de la Nouvelle-Ecosse, Ronald Stewart, qui écrit au nom de ses homologues provinciaux, souligne le refus des provinces d'entériner l'initiative fédérale dans sa forme originale et demande à Ottawa de reporter à l'automne le lancement du Forum.Selon le ministre fédéral de la Santé, le Forum doit être composé «de 20 citoyens ayant eu l'occasion de se familiariser avec le système de santé».Il pourra s'agir d'économistes, de professionnels de la santé et d'utilisateurs.Le premier ministre doit en assumer la présidence, tandis que son ministre de la Santé en sera le vice-présient.Mme Marleau a indiqué hier que les membres du Forum seront choisis au cours de l'été par le gouvernement fédéral.Reste à déterminer le rôle des provinces et de préciser le mandat et le plan 4e travail du Forum, qui devait tenir sa première réunion publique en juin ou juillet.Le Forum disposera d'un budget de 12 millions.Le Forum doit publier des rapports et des recommandations sur la réforme du système de santé, à la suite de consultations publiques.Mais la Conférence fédéra-le-provinciale des ministres de la Santé continuera d'être le principal corps décisionnel intergouvernemental pour le renouvellement du système fie santé, assure le ministre.Les musiciens du 22e font leurs adieux ANDRÉ PÉPIN du bureau de La Presse QUÉBEC Le groupe Musique du Royal 22e Régiment va se produire pour une dernière fois, le 5 juillet prochain, à la Citadelle de Québec.Pour les nombreux amateurs du Concert sous les Étoiles, ce sera une chance ultime d'entendre les gars du 22e, qui subissent les coupes du ministère de la Défense.Le concert champêtre débutera à 19 h, dans les jardins de la Citadelle.Les organisateurs ont choisi cette date pour attirer les touristes qui sont nombreux à cette période de juillet.Le spectacle débutera avec la Cérémonie de la retraite, exécutée par la spectaculaire Garde en Rouge.La compagnie Franche de la Marine, unité fidèlement reconstituée de l'époque de la Nouvelle-France, doit y ajouter une ambiance empreinte de poudre de mousquet.Les canons de la Citadelle vont tonner, promet le lieutenant J.Veilleux.Le 5e Régiment d'artillerie légère du Canada prêtera son concours à l'apothéose du concert, avec l'Ouverru-re de 1812, de Tchaikovsky.Le programme de la soirée sera diversifié, allant de pièces populaires aux classiques en passant par des thèmes de cinéma.Le public aura droit, bien sûr, à la traditionnelle marche Vïve la Canadienne.Une longue histoire C'est avec nostalgie que le directeur musical, le capitaine Denis Bernier, et ses trente-six musiciens, se rappelleront la longue histoire de Musique du 22e.C'est le 24 juillet 1922 que le groupe a été formé.Depuis, le prestige et la popularité de ce groupe de musique canadienne-française ne cesse de s'accroître, partout à travers le monde.Musique du 22e était là pour commémorer le 40e anniversaire du débarquement de Normandie.Les musiciens du 22e ont également joué aux couronnements de,Georges VI et de la reine Elisabeth IL De plus.Musique du 22e a été de tous les grands événements, comme le Sommet de la Francophonie et la visite du pape Jean-Paul II, en 1984.La liste des grands événements auxquels Musique du 22e a participé est longue, puisque le groupe tire sa révérence après 72 ans d'activité.En plus des marches militaires, le répertoire comprend des fantaisies sur des airs folkloriques, des adaptations d'oeuvres classiques, des musiques de film et même du jazz.C'est un concert de fête, un concert d'adieu, au prix modique de 5$.Les profits sont versés à la Fondation du général Vanier.Les enfants de moins de douze ans sont admis gratuitement.Les chaises de parterre sont les bienvenues.Les billets sont en vente sur le réseau Billetech.f B 2 \u2022 LA PRESSE, MONTREAL.JEUDI 30 JUIN 1994 Editorial Paul Desmarais président du conseil d administration Roger D.Landry président et editeur Claude Masson Marcel Desjardins editeur adjoint directeur de l'information Alain Dubuc editooahste en chef Ukraine : élections doubles Imaginons que quelques années après l'accession du Québec à l'indépendance, les citoyens du nouvel État sont appelés aux urnes.Le gouvernement sortant, celui qui a réalisé la souveraineté, est reporté au pouvoir.Mais une forte majorité d'électeurs habitant à l'ouest de la rue Saint-Laurent appuient un parti favorisant le rapprochement avec Ottawa.Et West-mount veut carrément être annexée au Canada.À quelques considérations politico-géogra-phiques près, c'est un peu ce qui vient de se produire en Ukraine, au premier tour des élections présidentielles du dernier week-end.Le scrutin opposait deux Léonid: Kravt-chouk, président sortant issu de l'ancien sérail communiste; et Koutchma, ex-premier ministre qui avait démissionné après six mois d'exercice.Le premier a été carrément plébiscité dans tout l'Ouest du pays.Le second a remporté une victoire moins éclatante, mais victoire quand même, dans l'Ukraine orientale et méridionale.Notamment dans la péninsule de Crimée, où le score, selon la commission électorale, s'établit comme suit: 82 p.cent pour Léonid Koutchma, 7 p.cent pour Léonid Kravtchouk.Près de trois ans après avoir déclaré son indépendance et précipité l'agonie de l'URSS, l'Ukraine est un pays coupé en deux.Le premier tour des présidentielles confirme que cette coupure s'est aggravée avec le temps.Le clivage suit une ligne ethnique: l'Ukraine compte 52 millions d'habitants, dont 22 p.cent sont des Russes d'origine.Comme d'autres pays fraîchement arrachés à l'empire soviétique, le nouvel État a commencé par afficher son identité, ignorant du coup celle de sa minorité russe, associée à l'ancien occupant.Kravtchouk a tenté de corriger le tir pendant la campagne électorale.Il a notamment promis que le russe serait réhabilité au rang de langue officielle.Mais, selon toute probabilité, c'était trop peu, trop tard.Cela dit, le clivage ukrainien est plus que culturel; il est d'abord et avant tout économique.Comme d'autres pays émergeant du communisme, l'Ukraine fait face à une hausse des prix vertigineuse.Le taux d'inflation annuel atteint 6 000 p.cent.La différence, c'est que dans les autres pays de l'ex-bloc, la poussée inflationniste constitue l'effet secondaire et temporaire du passage à l'économie de marché.En Ukraine, ce passage n'a même pas été amorcé.L'économie repose toujours sur les structures rouillées du communisme.Et la monnaie locale, qui symbolisait, il n'y a pas si longtemps, la fierté nationale, vaut à peine le papier sur lequel elle est imprimée.Fait significatif, le mouvement Roukh, qui a incarné le nationalisme ukrainien à la veille de l'indépendance, n'avait même pas de candidat aux présidentielles.Et la question du rapprochement avec Moscou s'est retrouvée tout naturellement au coeur de la campagne électorale.Bref, trois ans plus tard, le nationalisme ukrainien n'est plus tout à fait ce qu'il était.lorsqu'ils ont entériné l'indépendance de l'Ukraine, « les gens n'avaient pas voté pour un nationalisme tombé du ciel comme un blitzkrieg, mais pour du saucisson, du pain, des réformes, contre le centralisme moscovite, contre les chars et Gorbatchev», note une journaliste ukrainienne citée par l'hebdomadaire Courrier International.Selon elle, le mouvement nationaliste s'est discrédité parce qu'il n'a pas compris cette réalité et qu'il s'est contenté de «carburer» à la symbolique culturelle.Depuis qu'elle a accédé à l'indépendance, l'Ukraine a dépensé l'essentiel de ses énergies à stabiliser ses rapports avec Moscou.Avec un certain succès, puisque malgré la gravité des différends, notamment au sujet du partage de la flotte de la mer Noire, la confrontation n'a jamais dépassé le niveau diplomatique.Le fait qu'il n'y ait pas eu d'affrontement armé avec Moscou, c'est peut-être la plus grande réussite ukrainienne.Mais pendant ce temps, l'économie du pays a été laissée à l'abandon, à un point tel que vues de Kiev, les conditions dans lesquelles vit aujourd'hui la Russie paraissent enviables.Raison de plus pour accentuer les clivages régionaux de l'Ukraine.Léonid Kravtchouk, qui a devancé son adversaire de six points au premier tour des présidentielles, verra au deuxième tour, en juillet, quel sera le prix politique de cette négligence.Agnès cruda La résistance Cette fois, c'est sérieux.On n'a pas vu souvent, au Canada, l'Église catholique aux prises avec une aussi grave contestation collective dans ses propres rangs que celle déclenchée par la récente lettre de Jean-Paul II sur le sacerdoce et les femmes.| Nulle commune mesure avec les défections If individuelles qui, depuis une trentaine d'années, ont vidé les églises et décimé le clergé.5 Ni avec les protestations tonitruantes de féministes plus enclines à dénoncer, de l'extérieur, une institution dominée par des hommes qu'à y adhérer personnellement.La démarche amorcée cette semaine par le groupement «Femmes et ministères» est d'une toute autre venue.Tant par le milieu dont elle émane que par le ton employé et le but visé.Le message, publié mercredi à l'intention de la Conférence des évè-ques catholiques du Canada, provient de 725 personnalités, dont plusieurs prêtres et théologiens qui sont loin d'être des contestataires patentés.Au contraire.On note, chez les signataires, beaucoup d'hommes et de femmes, qui assument des responsabilités importantes au sein de l'Église, certains dans l'entourage immédiat de quelques évêques.' Paradoxalement, la gravité de la situation se mesure aussi par le style ferme, mais modéré et respectueux, de leur missive.Pas de menace de démission, ni de rupture fracassante.Mais bien un appel à un espace de liberté et de dialogue qu'ils estiment fonde sur des valeurs inspirées de l'Évangile et qu'ils affirment vouloir explorer «en communion» avec l'Église.\u2022 Pas de prise de position définitive, non plus, sur un objectif à atteindre à tout prix qui serait l'ordination des femmes.Tout au plus l'expression d'un très profond malaise face à la volonté du pape de fermer ce dossier du haut de son autorité, mais sur lequel ils réclament sereinement le droit de poursuivre leur reflexion.Cette contestation de l'intérieur pose à l'épiscopat local le plus grave défi auquel il ait eu à faire face depuis longtemps.Ce ne sont plus des adversaires qui contestent, mais ses fidèles les mieux articulés qui lui disent qu'«obéir, c'est aussi résister».Pierre cravel VB/DAW UN pes ZQ&k/EVO DROITS RÉSERVES La boîte aux lettres Enseigner: une réalité sous-estimée En réaction à la chronique de Ly-siane Gagnon du 7 mai dernier, intitulée «Pas le goût de travailler».les syndicats d'enseignants regroupés au sein de la CEQ ont fait circuler une pétition qui a été signée par 10 146 de leurs membres.Nous publions ici cette pétition, présentée sous forme de lettre ouverte.¦ Les enseignantes et enseignants ont fait l'objet, dernièrement, dans les médias.d'attaques parfois virulentes.Nous voudrions, dans ces quelques lignes, vous dépeindre à grands traits notre réalité et vous la faire partager.Un enseignant, un jour, parlait de notre métier comme «d'une douloureuse passion ».En effet, l'amour de la profession et des élèves se conjugue avec les frustrations quotidiennes, les entraves de toute nature, les moyens qui diminuent à mesure que croissent les exigences.Ce qui fonde l'intérêt, la passion pour ce travail, ce qui fait qu'on le garde, qu'on le choisirait de nouveau, qu'on s'acharne à le défendre, c'est la relation profondément humaine qu'il permet d'établir avec les élèves.Le motif principal de satisfaction à l'égard du métier s'incarne donc en son coeur même.Mais deux motifs principaux contribuent à l'insatisfaction qu'il peut générer chez nous qui le vivons au quotidien.D'abord, le fait qu'il soit principalement vécu dans la solitude, voire dans l'isolement.Ensuite et surtout, le fait qu'il soit si peu reconnu et, dans bien des cas, si franchement dénigré.On n'en retient jamais que la partie visible.On ignore ce qu'il suppose, en dehors de la classe, d'heures effectivement consenties à préparer, corriger, chercher des idées, des trucs, des machins qui font que «ça marchera».On ignore surtout ce qu'il suppose d'heures confisquées, envahies par les difficultés scolaires de l'un, les problèmes émotifs de l'autre, par des résultats médiocres et des attentes déçues.On ne tiendra évidemment jamais compte non plus des études poursuivies, du perfectionnement consenti le soir, les fins de semaine, l'été.Pourtant combien d'entre nous ont ainsi consa- cré et consacrent toujours une bonne part de leurs loisirs.à l'étude.S'il fallait ne faire valoir que quelques arguments à la défense des journées pédagogiques, nous choisirions de dire qu'elles permettent justement de rompre l'isolement et de réaliser concrètement à l'école cette concertation si unanimement saluée sur d'autres terrains.Au-delà du travail indispensable que nous réalisons chacun dans notre classe, l'école n'en demeure pas moins une oeuvre commune qui se construit, entre autres, lors de ces journées pédagogiques.Celles-ci favorisent le travail d'équipe, renforcent les liens professionnels et contribuent à l'amélioration des pratiques d'enseignement, des conditions d'apprentissage des élèves et, souvent, des relations avec les parents.Nous faisons tous les jours tout ce que nous pouvons pour tous les élèves qui nous sont confiés, mais nous avons besoin de moyens et nous avons besoin d'estime.Un simulacre de consultation ¦ Le 8 septembre 1992, l'avenue du Parc, une avenue commerciale conventionnelle d'un quartier résidentiel de Montréal, est transformée en véritable «autoroute», scindant de façon critique tout le quartier.Ce qui était annoncé comme un projet d'amélioration du transport en commun s'est avéré être un aménagement routier complexe avec une voie centrale réversible, dangereuse pour tous, qui favorise en plus l'afflux des véhicules au centre-ville.Cet aménagement entraine des problèmes de sécurité, de circulation et de stationnement, qui perturbent tout l'équilibre du secteur.Les résidants constatent et subissent un dysfonctionnement global des rues aux alentours, à Montréal comme à Outremont.Et la vitalité commerciale de l'avenue du Parc, déjà frappée par la récession économique, est carrément mise en péril par un stationnement devenu trop restrictif.Dès le départ, les résidants des rues Hutchison et Jeanne-Mance ont réagi massivement et très négativement au projet tel qu'implanté.Tout en étant favorables à l'amélioration du transport en commun, ils craignaient les effets Dès le départ, le projet de voie réservée a été contesté par plusieurs.pervers de cet aménagement sur la sécurité dans le quartier.À la suite des manifestations de mécontentement des citoyens, un comité de travail, constitué de représentants des résidants et d'experts de la ville de Montréal, a été mis sur pied.Son objectif était de formuler des recommandations destinées à contrôler la circulation, la fréquence, la densité et la vitesse des véhicules et à résoudre les problèmes de sécurité et de stationnement.Les citoyens ne demandaient pas de faveurs.Ils voulaient retrouver la qualité du quartier, telle qu'elle existait avant le 8 septembre 1992.À partir du 15 octobre de cette année-là, les citoyens ont accepté, en toute bonne foi, de participer à cette expérience assez innovatrice, avouons-le, puisqu'elle les mettait en interaction avec des experts de la Ville qui se succédaient suivant les sujets discutés.En définitive, deux ans plus tard, les mesures correctrices apportées par la Ville demeurent bien en deçà des attentes légitimes des citoyens.Elles ne règlent pas la plupart des problèmes fondamentaux pour lesquels les citoyens se sont mobilisés.L'avenue du Parc, artère d'une importance majeure dans la formation de Montréal, demeure toujours une «autoroute» qui divise le quartier, ses activités et ses communautés.Les petits commerces ferment un à un.Aucun des problèmes de circulation n'a été résolu sur la rue leanne-Mance, où il y a pourtant plusieurs écoles et où habitent de nombreux enfants.Les arrêts à l'intersection des rues Bernard et Hutchison demandés pour garantir la sécurité des piétons n'ont pas été posés (malgré une pétition ultérieure de 520 signatures).L'implantation prochaine des zones de stationnement réservé pour les résidants ne changera en rien le chaos du stationnement sur l'avenue du Parc.Les mesures mises en place sont pour la plupart peu efficaces parce qu'elles nécessitent un contrôle policier continu qui n'est pas assuré.Enfin, l'évaluation de ces mesures dans le cadre du comité, pourtant convenue avec la ville de Montréal, n'a pas été effectuée.De nombreux efforts ont été fournis bénévolement par les citoyens.Ceux-ci souhaitent, encore aujourd'hui, une solution plus respectueuse de l'environnement urbain qui concilierait les intérêts des usagers des autobus (dont ils sont) et les besoins des citoyens qui ont choisi de vivre dans ce quartier.Leur qualité de vie en ville est sérieusement compromise par un réaménagement routier qui, dans la réalité, contredit le plan d'urbanisme de la ville de Montréal.j.AUGER.M.DUBUC, M.D.LeBLANC, J.CHARBONNEAU, C.SCHIRARDIN, L.FAUTEUX, A.CHÉUN, E.CEVAERT.A.WINTER, C.DUBUC, C.LANOUETTE résidantes et résidants des rues leanne-Mance et Hutchison Oui, les commissions scolaires ont bel et bien un avenir! Monsieur Claude Masson, ¦ Dans votre éditorial du 18 juin, vous vous demandiez si les commissions sco- laires ont un avenir.Pour nous, la réponse est claire et c'est oui ! Oui, parce qu'elle ont su relever et relèvent encore avec compétence toute une série de défis que lui pose la société.Comme vous le mentionnez, elles ont relevé avec succès le défi du regroupement scolaire; il faut se rappeler qu'à l'origine, il y avait une commission scolaire dans chacune des municipalités du Québec.Aujourd'hui, il y en a dix fois moins et elles réussissent à assurer des services comparables d'un milieu à un autre.Nécessaire, il y a trente ans, pour assurer l'accessibilité de tous les Québécois à des services éducatifs, la centralisation des décisions en matière d'éducation comme dans d'autres domaines (on l'a vu dans la saga du déménagement de l'Hôtel-Dieu.) n'est pas la réponse aux besoins d'aujourd'hui.Le rôle de l'État doit se limiter à la définition des grandes orientations et à la répartition des ressources nécessaires; il doit laisser aux commissions scolaires le soin de choisir les moyens qui conviennent le mieux à leurs valeurs et à leurs réalités.(.) A la Fédération, nous avons la conviction que la décentralisation de responsabilités vers les commissions scolaires va contribuer à améliorer le taux de participation aux élections scolaires.Ce n'est sûrement pas en noyant la gestion de l'éducation parmi tous les autres objets de préoccupation du niveau local que l'on réussira à intéresser davantage chacun des citoyens à la chose scolaire.Vous avez raison, seule une véritable décentralisation des pouvoirs peut redonner un sens à l'existence et à l'utilité de la commission scolaire.C'est pourquoi les commissions scolaires acceptent de relever le défi de la décentralisation et agissent de façon à ce que, quel que soit le prochain gouvernement, des discussions sérieuses soient entreprises pour remettre à la commission scolaire les responsabilités et les ressources suffisantes pour mieux préparer les jeunes à relever les défis de demain.Diane DROUIN présidente générale.Fédération des commissions scolaires LA PRESSE, MONTREAL.JEUDI 30 JUIN 1994 Le Monde Le PLD revient au pouvoir au Japon derrière le socialiste Murayama Lysiane Gagnon 4 m 1S\\, > y.i à d'après Rcuter et AFP TOKYO Au terme d'une journée fertile en coups de théâtre, le Parti libéral démocrate (PLD, conservateur), qui avait monopolisé le pouvoir pendant 38 ans au Japon avant d'en être chassé il y a un an par une vague de scandales financiers, l'a repris hier au prix d'une surprenante alliance politique contre nature avec ses ex-adversaires socialistes.Tomiichi Murayama, un socialiste bon teint de 70 ans, est devenu le premier premier ministre issu du PS japonais depuis la guerre en vertu d'une combinaison politique de la onzième heure qui permettra probablement au PLD de truster les portefeuilles essentiels.Les dirigeants du PLD ne cherchaient d'ailleurs même pas à dissimuler que son élection par la Chambre des représentants avec 20 voix de plus que son rival de dernière minute, le dissident du PLD Toshiki Kai-fu, constitue pour eux un véritable triomphe.«Au moins avons-nous été en mesure de reprendre le pouvoir», s'est ouvertement félicité le secrétaire général du PLD Yoshiro Mori, tandis que le négociateur socialiste Koken Nosaka, s'il concédait qu'il fallait «vraiment se réjouir», prédisait déjà à Murayama «un chemin très tortueux».Le Parti socialiste professe des convictions anti-nucléaires et prône l'amitié avec la Corée du Nord communiste, s'oppose à la réforme fiscale et M.Murayama a combattu le PLD durant toute sa carrière politique.Selon les médias nippons cependant, le nouveau premier ministre, le président du PLD Yohei Kono et le leader du Nouveau parti Sakigake, Masayoshi Takemura, se sont mis d'accord sur une plate-forme de gouvernement et le partage des postes du nouveau cabinet, dont la composition sera annoncée ce soir.Premier ministre populaire entre 1989 et 1991, plus réputé pour son intégrité que ses prédécesseurs du Le chef du Parti social-démocrate japonais, Tomiichi Murayama, déposant son bulletin de vote hier, scrutin qui devait le désigner comme premier ministre.\tphoto afp PLD, dont les deux derniers avaient été balayés coup sur coup par une vague de scandale, Toshiki Kaifu, avait créé le premier coup de théâtre de la journée en claquant la porte de son parti pour se porter candidat au nom de la coalition sortante.Annoncée moins de deux heures avant la séance du Parlement où les députés devaient désigner lè successeur du démissionnaire Tsutomu Hata, dont la coalition de sept partis est incapable de gouverner depuis la défection des socialistes, en avril, la candidature Kaifu n'avait pour objet que de faire obstacle à celle du leader socialiste.KM Ce coup de poker, misant non seulement sur une scission au sein du PLD mais aussi au sein du PS, dont une quarantaine de députés de la faction «démocrate» s'étaient déclarés hostiles à l'accession de l'« archéo-socialiste» Murayama au pouvoir, aurait pu mathématiquement réussir.La majorité absolue requise était de 254 voix.Il aurait pu dépasser les 300 ans en comptant tous les dissidents possibles et les voix des sept partis de la coalition sortante de Hata privée des socialistes.Mais, avant le vote crucial \u2014un premier tour avait montré que Murayama avec 241 voix distançait Kaifu de plus d'une vingtaine de voix \u2014 , le PLD et le petit parti conservateur Sakigake ont accepté le programme de gouvernement «rose» des socialistes.Cette entente met fin à 11 petits mois de traversée du désert pour le PLD et à la parenthèse de la coalition réformiste d'abord majoritaire puis minoritaire qui avait tenté de combler le vide laissé par le passage à l'opposition du parti faiseur et défaiseur de rois depuis le milieu des années cinquante.Pratiquement inconnu sur la sce-ne internationale, où il apprendra à nager tout de suite dans le grand bain au sommet du G7 à Naples, du 8 au 10 juillet, Murayama s'est dit «ému» de la lourde charge qui lui incombait mais «certain de répondre aux attentes».Parmi les problèmes que le nouveau gouvernement va devoir prendre à bras le corps figurent l'envolée vertigineuse du yen, le lourd contentieux commercial avec le partenaire américain et la menace nucléaire nord-coréenne \u2014 autant de problèmes que la paralysie du gouvernement Hata ces deux derniers mois n'a fait que rendre plus aigus.Les marchés financiers sont demeurés sceptiques sur la capacité de M.Murayama à faire adopter par le Parlement et à faire appliquer par la bureaucratie japonaise les mesures de déréglementation indispensables pour mettre un terme au contentieux commercial avec les États-Unis.Arafat à Gaza samedi d'après AFP Yasser Arafat a salué son monde hier au départ de Paris à destination de Tunis.Le chef de l'OLP doit se rendre à Gaza samedi, ce qui occasionne de la grogne en Israël.PHOTO Reuter II-RUS A LE M Le chef de l'OLP Yasser Arafat a placé hier Israël devant un fait accompli en annonçant son intention de se rendre dès ce week-end dans la bande de Gaza autonome.Après quelques heures de réflexion pour sauver la face, le bureau du premier ministre Yitzhak Rabin a annoncé que Yasser Arafat doit arriver samedi matin à Gaza pour une visite de trois jours et qu'il n'a pas demandé aux autorités israéliennes à se rendre à Jéricho ou Jérusalem.Pour sa part, le ministre israélien de l'Environnement Yossi Sarid a déclaré à la radio que M.Arafat «se rendra à Gaza et pas à Jéricho, parce qu'apparemment Jéricho est une petite ville, alors que dans la bande de Gaza vivent un million de Palestiniens».M.Sarid a auparavant annoncé à la télévision que M.Rabin avait autorisé la venue dans la bande de Gaza autonome de M.Arafat.«M.Rabin a pris cette décision après avoir examiné les questions de sécurité liées à cette visite avec les services de sécurité», a-t-il dit ajoutant: «Nous sommes heureux d'autoriser cette visite.» C'est la première fois que le dirigeant palestinien retournera dans des territoires palestiniens depuis son séjour clandestin qui avait immédiatement suivi l'occupation par Israël, en 1967, de la bande de Gaza, la Cisjordanie et Jérusalem-est.Gaza et Jéricho sont des territoires autonomes depuis la mi-mai.Le conseiller de M.Arafat, Nabil Chaath, avait indiqué auparavant au Caire que le chef de l'OLP se rendrait à Gaza depuis Le Caire «vendredi après-midi ou samedi matin» et passerait une journée à Jéricho lors de son séjour dans les territoires autonomes, qu'il quittera mardi pour se rendre à Paris où il doit rencontrer M.Rabin mercredi prochain.Le ministre de la Police Moshê Shahal a annoncé une mobilisation générale de la police pour faire face notamment à des manifestations de l'oppposition de droite israélienne contre la visite du chef de l'OLP.«Tous les policiers seront mobilisés et prêts à faire face à toute situation», a souligné M.Shahal à la radio israélienne à l'issue d'une réunion générale de la direction de la police.«Nous autoriserons les manifestations de l'opposition de droite, mais nous ne permettrons pas des atteintes à l'ordre public», a-t-il dit.Quelque 8000 policiers supplémentaires seront déployés dans les grandes villes, dont la moitié d'entre eux à Jérusalem.La police va également exercer une surveillance «renforcée» contre les activistes de droite «susceptibles d'être dangereux», selon des sources policières.Les colons israéliens des territoires occupés ont annoncé qu'ils manifesteront sans interruption pendant les trois jours de la visite du chef de l'OLP.«Nous préparons de grandes manifestations à Jérusalem et dans le reste du pays.Si le super-assassin est autorisé à venir sur le Mont du Temple, nous nous rassemblerons près du Mur des Lamentations et dans la Vieille ville pendant tout le Sabbat pour l'en empêcher», a affirmé un responsable des colons, Aharon Domb, dans un communiqué.Enfin, Israèl a commencé à libérer hier un nouveau groupe de plusieurs centaines de prisonniers palestiniens.Un haut responsable palestinien a indiqué que 530 prisonniers doivent être libérés et rejoindre leurs foyers en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.Un attentat lors d'une manifestation de démocrates à Alger fait 64 blessés d'après AFP cl AP ALGER oixante-quatre personnes ont été blessées hier, dont deux grièvement, par l'explosion de deux engins au passage d'une manifestation de démocrates à Alger, selon le dernier bilan publié par les services algériens de sécurité.Les engins ont éclaté peu après le départ de la marche pour «la rupture républicaine» et «la vérité sur l'assassinat du président Boudiaf» à l'appel du Mouvement pour la République ( MPR ).Le docteur Said Sadi, président du MPR et cible de l'attentat, a été légèrement commotionné.Cinquante blessés ont reçu les premiers soins et ont quitté l'hôpital.Sur les 14 blessés gardés en observation, deux cas sont jugés «sérieux».Parmi les blessés, on signalait une militante en vue des droits de la femme, Mmc Khalida Messaoudi, ainsi F ue trois membres d'une équipe de rance 2.L'attentat, le premier contre une manifestation publique en Algérie, n'avait toujours pas été revendiqué en soirée.Selon les témoignages, l'auteur de l'attentat \u2014 qui a réussi à prendre la fuite\u2014 était seul.Il a lancé une ou deux grenades puis ouvert le feu, visant apparemment M.Sadi.Les forces de sécurité très importantes présentes lors de la manifestation rassemblant 15000 personnes se sont aussitôt lancées à la poursuite de l'auteur de l'attentat, encerclant un centre commercial et procédant à une trentaine d'interpellations.L'attentat s'est produit près de la Place du 1er Mai, lieu de départ des marcheurs, non loin de l'hôpital Mustapha.Après un mouvement de panique, les marcheurs se sont ressaisis et ont poursuivi leur manifes-tatioiMn scandant des slogans hosti- les au pouvoir en place comme « Pouvoir assassin ! » et aux islamistes radicaux.Le Président Liamine Zéroual a immédiatement réagi en «condamnant fermement cet acte terroriste qui a visé un regroupement d'Algériens avec l'intention de commettre un assassinat de masse».«Les auteurs et les commanditaires de cette politique criminelle certifient eux-mêmes que leur cible est le peuple algérien tout entier et que leur visée n'est rien d'autre que la destruction de l'Algérie», a ajouté le président.Le MPR est un rassemblement d'associations de la «mouvance démocratique» algérienne, opposés à tout dialogue entre le pouvoir et les islamistes.Son président, M.Sadi, réclame aussi la constitution d'un «pôle démocratique» pour faire-pièce au Front Islamique du Salut (FIS-dissous).il avait été parmi les principaux partisans de l'annulation des élections législatives, remportées par le FIS en décembre 1991, et la dissolution de ce mouvement à qui il reproche son caractère religieux et antidémocratique.Plus tôt hier, un responsable non-identifié du FIS avait déclaré à un hebdomadaire d'expression arabe Al Haqiqa que ce mouvement demandait l'organisation d'élections pour «laisser le peuple trancher».Le FIS avait remporté 188 sièges (sur 440) au premier tour des législatives annulées et aurait pu atteindre la majorité des deux tiers de l'Assemblée nationale au second tour.L'annulation de ce scrutin a ouvert une crise politique grave en Algérie marquée par des affrontements violents entre les forces de l'ordre et des groupes armés se réclamant de l'État islamique.Ces affrontements ont fait plusieurs milliers de morts depuis deux ans et demi.Adopter une route ?aintenant l'été \u2014 l'époque où l'on redécouvre dans toute son horreur le réseau routier québécois.D'abord l'engorgement sur les ponts à la sortie de Montréal, gracieuseté de Jean Chrétien et de son programme de travaux publics.Ensuite le « nowhere » : des kilomètres d'autoroute et de routes rurales où la signalisation est inexistante, confuse, fautive ou carrément dangereuse.En somme, à supposer que vous soyiez capable de sortir de la ville, ce qui n'est pas évident, vous risquez soit de vous perdre, soit d'arriver à destination avec des heures de retard, soit d'être victime d'un accident pour avoir suivi les indications d'un panneau qui vous force à virer à la dernière minute ou à passer sans crier gare de la travée de gauche à celle de droite.Sans parler de la piètre qualité de la chaussée.Il suffit, pour mesurer l'ampleur du problème, d'aller au Vermont ou en Ontario.Dès l'instant où l'on franchit la ligne de démarcation, les pneus de la voiture glissent dans un autre monde, sur de l'asphalte lisse, sans bosse ni crevasse.C'est pourtant exactement le même climat, le même type de pression qui s'exerce sur les routes.* * * À ce sujet, l'édition estivale de la revue 7ou- ring n'a rien pour remonter le moral des voyageurs.\u2022 «Lorsqu'on se sent dépassé par un problèmé», écrit Robert Darbelnet en éditorial, «il y a un réflexe bien humain qui est de refiler le problème à quelqu'un d'autre.C'est ce qu'a fait le gouvernement du Québec en confiant désormais l'entretien de 32000 kilomètres de route aux municipalités.Simple, n'est-ce pas: on continue d'encaisser toutes les taxes perçues aux fins des routes, puis on cesse d'assumer les dépenses.C'est un peu comme une promesse non-tenue.» «Les municipalités qui ont reçu ce cadeau empoisonné n'ont pas une grande marge de manoeuvre», poursuit l'éditorialiste.«D'ailleurs, on a eu récemment un avant-goût d'une conséquence possible de cette façon ministérielle de «contrôler» les dépenses.En effet, faute d'argent, la municipalité de Saint-Omer, en Gaspésie, a décidé de suspendre le déneigement d'un segment de huit kilomètres de route rurale dont elle vient d'hériter.Que les familles qui y habitent s'arrangent!» «Ce délestage du ministère 4au profit' des municipalités ne se traduira pas systématiquement par des coupures aussi spectaculaires que celle de Saint-Omer.Ce qui est plus probables t plus sournois, c'est qu'on assistera à une détérioration du réseau routier, faute d'entretien.Dans ce cas, nos élus mériteront le reproche de mal gérer les biens publics.» .«Confier aux municipalités la responsabilité de certaines routes n'est pas mauvais en soi.Bien fait, c'est de la délégation à une instance qui pourrait être mieux qualifiée.Cependant, une des conditions de réussite de ce genre de délégation est d'accepter de prêter ses outils à celui à qui l'on confie la tâche.» « Dans ce cas-ci, prêter ses outils veut dire que le ministère doit accorder les budgets requis, ou encore évacuer une partie du champ de taxation au profit des municipalités.Ce n'est cependant pas ce qui se produit.Le gouvernement continue d'encaisser toutes les taxes perçues aux fins des routes mais n'assume plus du tout les dépenses du réseau.».* * * \u2022 Le problème me semble cependant plus profond que ne le laisse entendre M.Darbelnet.Je ne crois pas qu'un simple transfert de fonds du ministère aux municipalités résoudrait le problème du transport en milieu rural.Il est évident qu'indépendamment du maître d'oeuvre, que celui-ci loge à Québec ou dans quelque officine municipale, les entrepreneurs qui obtient -nent les contrats de voirie utilisent du mauvais matériel.Il n'y a pas de raison de croire que nos ingénieurs et nos travailleurs soient moins qualifiés que ceux du Vermont ou de l'Ontario, donc il faut déduire qu'il y a problème de matériaux, problème de planification du travail.Serait-ce parce que ces contrats vont aux plus bas soumissionnaires?Les entrepreneurs ont-ils tendance à se «reprendre» en s'approvisionnant en matériel de moindre qualité?En coupant les coins trop vite?Quelles sont les normes de qualité exigées par les pouvoirs publics?Y a-t-il contrôle de la qualité?Ce domaine est-il encore, comme jadis, le haut lieu du patronage et des petites compromissions entre amis?En France, où la chaussée est impeccable même dans les régions froides et montagneuses, on ne privilégie pas nécessairement le plus bas soumissionnaire.On choisit les ingénieurs et les entrepreneurs qui feront le meilleur travail.Cela coûte plus cher à court terme, mais certainement pas à long terme.11 n'y a pas d'économie à construire des routes que l'on doit réparer à tout bout de champ.C'est aussi en France qu'il faudrait former les fonctionnaires qui sont responsables de la signalisation routière au Québec, histoire de leur apprendre ce qu'est une signalisation rationnelle et «users'friendly ».l'ai déjà écrit deux ou trois chroniques sur le sujet, qui m'ont attiré moult commentaires approbateurs \u2014 dont celui, fort renseigné, d'un lecteur qui attribue le problème au fait que ce sont des ingénieurs, plutôt que des communicateurs, qui conçoivent les panneaux et en déterminent l'emplacement.Mais rien ne change.Le Québec dépense des millions pour attirer les touristes et pourtant rien n'est fait pour faciliter la circulation à l'intérieur du territoire.11 y a manifestement quelque part un petit empire indélogeable solidement ancré dans la place, et des gens, à divers niveaux, qui trouvent leur intérêt dans le système actuel.* * * Aux États-Unis, des communautés locales \u2014 villages, compagnies, groupes de voisins, etc.\u2014 «adoptent» des tronçons d'autoroute dont ils assurent l'entretien et la protection.Mais ici, la tâche serait vraiment surhumaine, et ce genre de bénévolat tournerait à l'enfer.Tant qu'à faire, j'aimerais mieux adopter un bébé.Au moins.un bébé finit par grandir et voler de ses propres ailes.tandis qu'une route, surtout au Québcc, ça reste, ça s'enfonce, ça se dégrade : plus ça vieillit, pire c'est! Adopter une route?Non merci! __ LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 30 JUIN 199a Nouveau manège!\t| Dans le noir.tout peut arriver! i Embarquez-vous pour un voyage.mystère à l'intérieur du château.! Qu'y verrez-vous?Que se passera-t-il?Dans le noir.allez donc savoir! Amène POUR ALLER À LA.RONDE, PRENDRE LE MÉTRO ET L'AUTOBUS, C'EST INTELLIGENT.\t\t\t \t©\tÎLE SAINTE-HÉLÈNE OU EJ\t-.- 169 - LA RONDE (MÉTRO PAPINEAU) 'envoyé de l'ONU en Bosnie admet la fragilité de la trêve daprés AP et AFP BRUXELLES ¦ Le représentant du secrétaire général de I ONU dans l'ex-Yougoslavie, Yasushi Akashi, a reconnu hier au siège de l'OTAN à Bruxelles que l'accord de cessez-le-feu en Bosnie était «en grand danger», mais il s'est pourtant voulu rassurant.«Le cessez-le-feu n'est pas mort, nous continuerons nos efforts», a-t-il ajouté après avoir informé les alliés de l'Alliance atlantique sur la situation en Bosnie, où la poursuite des combats menace de réduire à néant les derniers efforts de paix.Cependant, le secrétaire général Boutros Boutros-Ghali demandera dès aujourd'hui des orientations et des conseils au Conseil de sécurité à propos des violations du cessez-le-feu en Bosnie, a indiqué M.Akashi.Le général Andrew Ridgeway, qui commande une partie des Casques bleus en Bosnie, avait déclaré mardi que l'accord de cessez-le-feu en Bosnie était mort, ce qui pouvait entraîner une guerre d'au moins 20 ans.Pour sa part, le général Bertrand de Lapresle, commandant des Casques bleus en ex-Yougoslavie qui accompagnait M.Akashi, a estimé que «le cessez-le-feu est effectivement quasi moribond si vous prenez comme indicateur le niveau de tension qui existe actuellement».M.Akashi a «fait des spéculations» devant les ambassadeurs de l'OTAN à propos de trois options qui s'offriraient aux Casques bleus en cas d'échec des négociations de paix: le retrait, le maintien dans l'espoir que les pourparlers reprendraient, et la concentration des Casques bleus dans des zones comme Sarajevo et Mostar, selon des sources de l'OTAN.Mais il n'a pas dit sapré-férence quant à ces options.L'envoyé spécial de l'ONU a répété que l'ONU n'hésiterait pas à recourir à la puissance aérienne de l'OTAN si les Casques bleus étaient soumis à une attaque intentionnelle ou en cas d'attaques destinées à semer la terreur, a-t-on ajouté de mêmes sources.Par le passé, des divergences ont opposé l'OTAN à M.Akashi à propos de l'opportunité de faire intervenir les avions alliés.Selon M.Akashi, il n'y a pas de généralisation des combats et la situation s'est considérablement améliorée à Sarajevo.Quant au conflit entre Croates et Musulmans en Bosnie-Herzégovine, il est « terminé », a-t-il assuré.«L'aide humanitaire arrive en masse et le commerce est reparti », a-t-il poursuivi dans son compte rendu.Les troupes canadiennes en poste au Rwanda, y compris le général de brigade Roméo Dal un peu à d.>, ont célébré avant l'heure hier la féte du Canada, y associant des enfants de Kigali.FHUIU KCUier Plus de dix mille Tutsis sous protection des forces françaises d'aprùs AFP et AP KIGALI ¦ Près d'une semaine après le déclenchement de l'opération Turquoise, plus de dix mille Tutsis bénéficient déjà de la protection des forces françaises déployées dans l'ouest du Rwanda, qui ont déjà engagé des contacts avec le Front patriotique rwandais ( FPR ).Le ministre français de la Défense François Léotard et le secrétaire d'État chargé de l'Action humanitaire Lucette Michaux-Chevry se sont rendus hier sur place pour visiter plusieurs camps de réfugiés placés sous la protection des forces françaises.Le gouvernement français, «soucieux de garder le contact avec l'ensemble des parties» au Rwanda, a désigné deux émissaires chargés des relations avec le FPR, la rébellion tutsie qui contrôle les deux tiers du pays, et avec le gouvernement intérimaire, à majorité hutue, a annoncé à Paris le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.Le directeur adjoint des Affaires africaines et malgaches, Yannick Gérard, «est chargé des relations avec les autorités constituées», dans le tiers ouest du pays tenu par l'armée gouvernementale.Il doit partir «dans les meilleurs délais» au Rwanda, a indiqué Richard Duqué.Quant aux «contacts déjà engagés avec le FPR», ils sont confiés au diplomate jacques Warin.De son côté, le ministre délégué aux Affaires européennes, Alain Lamassoure, a souligné que pour assurer le bon déroulement de l'opération Turquoise, la France avait pris des contacts politiques à haut niveau avec les deux parties belligérantes.Maintenant, «même les dirigeants tutsis comprennent le sens de l'opération française et leur porte-parole a assuré qu'il n'y aurait pas d'action contre la France de leur part», a-t-il affirmé.Selon M.Lamassoure, 10 000 Tutsis, l'ethnie qui a été la première victime des massacres, bénéficient déjà de la protection des troupes françaises.Depuis le début de l'opération Turquoise au Rwanda jeudi dernier, les forces françaises ont recensé au moins cinq camps de déplacés.Du nord-ouest au sud-ouest du Rwanda, cinq camps, comptant chacun de 4000 à 8000 personnes, Hutus ou Tutsis, ont été signalés, visités ou protégés par les militaires français.Les premiers légionnaires français, stationnés jusqu'à présent à Bukavu, une des bases du dispositif français en territoire zaïrois, sont entrés hier dans le sud-ouest du Rwanda, à proximité de la ville de Cyangugu, frontalière du Zaïre, et se sont installés sur la piste qui mène au camp de réfugiés tutsis de Nyarushishi.M.Léotard a lancé dans la soirée à Goma «un appel pressant aux pays africains» autres que le Sénégal «et aux pays européens» pour qu'ils participent à l'opération Turquoise, car «la France ne peut pas tout faire toute seule».Dans la matinée, le ministre avait insisté sur la nécessité de passer rapidement le relais à l'ONU, redoutant une dégradation des relations des militaires français avec l'armée gouvernementale rwandaise.Par ailleurs, dans la capitale rwandaise Kigali, les combats et les bombardements se sont poursuivis hier, mais de manière spo-radique et sans grande intensité.La Mission des Nations unies pour l'assistance au Rwanda (Ml-NUAR) a pu distribuer de la nourriture à des milliers de «déplacés», prisonniers de la guerre civile.Des convois de l'ONU ont franchi les lignes de front pour apporter des vivres aux réfugiés massés dans le camp le plus menacé de la capitale, installé dans les dépendances de l'église de la Sainte Famille.Les Nations unies aimeraient pouvoir évacuer ce camp, le plus important de Kigali.Les combats empêchent par ailleurs la Croix-Rouge et les Casques bleus de poursuivre les évacuations de l'hôpital du CICR, dans le centre de Kigali.Quelque 600 personnes y sont encore hospitalisées.Lundi, 45 blessés ont été transférés de cet établissement, situé en pleine zone de combats, vers l'hôpital Roi-Fay-çal.D'après le CICR.l'hôpital situé dans le centre est «submergé de patients» et «d'autres évacuations devront être envisagées si l'on veut qu'il puisse continuer à fonctionner».Helmut Kohi prend la présidence de l'UE à 3 mois d'élections cruciales Agence France-Presse BONN ¦ L'Allemagne prend au Ier juillet la présidence tournante de l'Union européenne, au moment même où le chancelier Helmut Kohi s'engage dans une rude campagne électorale pour les élections législatives du 16 octobre.Le programme officiel des ren-I contres ministérielles communautaires, publié par le gouvernement de Bonn, est éloquent: quatre sont prévues en juillet, neuf en septembre.Seule manifestation programmée après les élections, le Conseil européen se tiendra les 9 et 10 décembre à Essen (ouest).M.Kohi n'est pas certain de pouvoir le présider.Le 16 octobre, il remettra en jeu un pouvoir qu'il détient depuis 1982.Ses Unions chrétiennes CDUCSU semblent en mesure de rester la première force au parlement, mais l'inconnue réside dans le score de son partenaire gouvernemental, le FDP (parti libéral) du ministre des Affaires étrangères, Klaus Kinkel.Le FDP, depuis que M.Kinkel en a pris la présidence, n'a subi que des échecs électoraux et n'a pas réussi à franchir la barre des 5 p.cent lors du scrutin européen du 12 juin.S'il ne repasse par ce seuil fatidique, le FDP disparaîtra du parlement, laissant ainsi M.Kohi sans majorité absolue en tète à tète avec l'opposition socia-le-démocrate et les Verts, que Ton crédite d'environ 10 p.cent des suffrages.Le chef de la diplomatie allemande, dans ces conditions, risque de devoir consacrer toute son énergie à la campagne électorale, au détriment de sa fonction.Fervent européen, partisan d'une intégration accrue et d'un élargissement de l'Union à l'Est, le chancelier entend toutefois tirer profit de sa présidence pour redonner du souffle à l'Europe.Il a pour cela annoncé une étroite coopération avec la France, l'Espagne et l'Italie, qui prendront tour à tour après l'Allemagne la présidence tournante de six mois.Sa première tâche sera de sortir l'Union de la crise où l'a plongée le veto britannique à la candidature du premier ministre belge, Jean-Luc Dehaene, à la présidence de la Commission européenne.Très discret, M.Kohi a interdit à ses collaborateurs de donner la moindre information à la presse sur ses intentions.11 a dit simplement vouloir «trouver rapidement une solution».«Il nous faut demander à nos partenaires s'il reste une chance de s'entendre encore sur la candidature de M.Dehaene.Ensuite nous verrons», a-t-il dit hier.Le même jour, M.Kinkel a présenté la présidence allemande aux députés du Bundestag en déclarant que «l'emploi et la lutte contre la criminalité» seraient les premiers objectifs de Bonn, a-t-il lancé.Ces deux thèmes, qui sont aussi les thèmes de campagne électorale du chancelier Kohi, sont ceux qui tiennent le plus à coeur aux opinions publiques, a déclaré M.Kinkel.«Si nous avançons dans ces matières, nous n'aurons plus de soucis à nous faire sur le soutien des citoyens» à l'Europe, a-t-il dit.M.Kohi, plus que d'autres, est inquiet de l'euroscepticisme qui s'est révélé au moment de la ratification du traité de Maastricht.Il a lui-même plusieurs fois plaidé pour une Europe moins bureaucratique, plus démocratique et plus proche des citoyens.Pendant sa présidence, l'Allemagne veut promouvoir le rôle du Parlement européen et donner la priorité au principe de subsi-diarité, qui consiste à faire prendre les décisions au niveau administratif le plus bas possible.«Imposer vraiment le principe de subsidiarité, au besoin en revenant sur des décisions européennes, doit être la première priorité de notre présidence», a dit M.Kinkel hier.Macédoine : la Grèce gagne une manche d'après AP et AFP BRUXELLES ¦ L'Union européenne a perdu hier la première manche de sa bataille pour obliger la Grèce à lever son embargo partiel contre l'ancienne république yougoslave de Macédoine.La Cour européenne de justice a en effet rejeté le référé introduit par la Commission à cet effet, a-t-on appris de source européenne.La Cour a estimé qu'elle devait étudier le cas sur le fond avant de prendre une décision sur la compatibilité ou non des mesiires pri- ses par Athènes avec les traités européens.Une telle étude pourrait prendre de un à deux ans.En attendant, le blocus grec reste en vigueur sauf évidemment si Athènes décide de son propre chef de le lever, a-t-on précisé de même source.En février dernier la Grèce a fermé sa frontière avec la Macédoine, coupant ainsi sa petite voisine de sa principale route commerciale.Athènes reproche à Skopje de se refuser à toute concession concernant le nom, la constitution et l'emblème national de la Macédoine, patrimoine svmbolique dont la Grèce reven- dique l'exclusivité pour sa province du même nom.La Commission européenne demandait à la Cour de Luxembourg d'obliger la Grèce à lever provisoirement son embargo en attendant qu'il soit statué sur le fond.L'embargo grec contre la Macédoine porte sur sur toutes les marchandises à l'exception de l'alimentation et des médicaments.La Cour «a rendu justice» à la Grèce, a déclaré hier soir le Premier ministre grec Andréas Pa-pandréou.«Enfin une bonne nouvelle pour la Grèce», a-t-il ajouté.Le JUlégadôme (NinTendo) Le plus important centre de jeux Nintendo en Amérique du Nord.Venez jouer sur écran géant, c'est bien plus excitant qu'à la maison ! Admission sur le site : 9,70 Accès au CIRQUE et au SPECTACLE DE SKI NAUTIQUE.Donne aussi accès aux manèges suivants : GRANDE ROUE, SPIRALE.TÉLÉPHÉRIQUE et MINIRAIL \u2022 Taxes en sus Renseignements généraux : Montréal (514) 872-6222.Extérieur de Montréal (sans frais) : 1 800 361-7178 Part des Iles de MoalmU L'expérience totale LA PRESSE.MONTRÉAL.JEUDI 30 JUIN 1994 \u2022 B 5 - wmmmm\t\t\t\t \t< \u2022 > /.- vv\t\t\t WÊKffl&t&tÊSÈ A\tr\t4 :y; * - 1 Hong Kong se donne un mode de scrutin que Pékin refuse d'après AFP_ HONG KONG ¦ Le Conseil législatif (parlement) de Hong Kong a adopté hier soir un nouveau mode de scrutin pour les dernières élections dans la colonie britannique avant son passage sous la souveraineté de Pékin en 1997, une réforme d'ores et déjà rejetée par la Chine.La réforme électorale proposée par le gouverneur britannique Chris Patten, visant à introduire davantage de démocratie à Hong Kong, a été adoptée par 32 voix contre 24 après 15 heures de débats d'une séance marathon qui se poursuit encore ce matin (heure locale).Le nouveau mode de scrutin prévoit l'introduction du suffrage direct pour un tiers des 60 sièges du parlement de Hong Kong.Il accorde en outre à la quasi totalité de la population adulte \u2014 soit environ 2,5 millions de personnes \u2014 l'occasion de voter pour pourvoir 30 autres sièges réservés aux lobbies et aux milieux d'affaires, qui sont actuellement pourvus lors d'élections corporatistes.Les dix sièges restants seront pourvus par un collège électoral lui-même élu au suffrage direct.Pékin avait rejeté le projet de réforme électorale qui accorde le plus de démocratie à la colonie en 153 ans de règne britannique, dès sa première présentation en octobre 1992.Depuis, les négociations entre les deux parties avaient échoué.Les autorités de la Chine communiste avaient averti qu'elles annuleraient cette réforme dès la rétrocession de la colonie en juillet 1997.Hier, le parlement avait rejeté de justesse (29 voix contre 28) un amendement visant à réduire la portée de la réforme électorale, présenté par le Parti libéral pour amadouer Pékin.Le Conseil législatif avait déjà adopté en février, sans l'aval de Pékin, un premier volet du plan de réformes du gouverneur imposant notamment le principe du scrutin majoritaire au lieu de la représentation proportionnelle qui, selon certains, aurait été favorable aux partisans de la Chine.Aden vit sous les bombes d'après AFP ADEN ¦ Les forces nordistes ont intensifié hier leurs bombardements sur plusieurs quartiers résidentiels d'Aden où 20 civils ont été tués et 96 blessés, alors que de violents combats se déroulaient près de Moukalla, deuxième ville du sud du Yémen, où réside le dirigeant Ali Salem al-Baïd, selon des sources militaires.Le secrétaire général de l'ONU, Boutros Boutros-Ghali, a qualifié d'intolérable la situation à Aden et a réitéré son appel à un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel.«Les dirigeants yéménites sont sans aucun doute conscients de leurs responsabilités vis-à-vis de leur population et de la communauté internationale», a dit M.Boutros-Ghali en espérant sincèrement que son nouvel appel serait entendu.Les combats se poursuivaient près de la raffinerie d'Aden, à 18 km à l'ouest de la ville, et sur le front nord, autour de Bir Nasser, à 15 km au nord, l'unique station de pompage d'eau alimentant la métropole sudiste détruite dans la nuit de lundi à mardi.La raffinerie était toujours en feu à la suite d'un raid mené dans la matinée par des appareils nordistes.La fumée noire dégagée par l'incendie couvrait le ciel de la ville, éclipsant le soleil en plein été pour la première fois de mémoire d'Adénite.Entretemps, le calvaire des Adénites s'accentuait: les files d'attente s'allongaient sur des centaines de mètres, devant les 44 puits artésiens qui fournissent dorénavant la ville, privée d'eau courante.Les autorités locales envisagent d'importer de l'eau par tanker ou même en bouteilles, selon un responsable à Aden.En poursuivant leurs bombardements, les forces nordistes tentent d'asphyxier davantage Aden à défaut de pouvoir l'investir, selon des sources militaires sudistes.\t) Washington annule les visas des Haïtiens d'après AFP WASHINGTON ¦ Le gouvernement américain a décidé hier l'annulation avec effet immédiat des visas accordés à des ressortissants haïtiens non résidents aux États-Unis et a averti qu'il allait encore «accroître la pression » pour forcer les militaires haïtiens à quitter le pouvoir.Cette nouvelle mesure «accroîtra de manière significative la pression sur les militaires, le régime illégal de (onassaint (NDLR: le président Emile (onassaint, non reconnu par la communauté internationale) et leurs partisans», a dit la porte-parole de la Maison-Blanche, Dee Dee Myers.11 s'agit de la dernière mesure en date dans l'effort de Washington pour contraindre les militaires haïtiens à abandonner le pouvoir.La semaine dernière, la Mai-son-Blanche avait décidé le gel de tous les avoirs aux États-Unis des Haïtiens résidant en Haïti, alors que.les liaisons aériennes entre les États-Unis et Haïti ont été suspendues vendredi.Ces mesures s'ajoutent à l'embargo commercial et pétrolier en vigueur depuis mai selon une résolution de l'ONU.Mmc Myers a indiqué que Washington irait plus loin si nécessaire.« Nous pouvons encore faire d'autres choses», a-t-elle dit, sans donner de détail.« Nous continuerons à augmenter la pression jusqu'à ce que les militaires s'en aillent», a-t-elle poursuivi.Par ailleurs, au cours d'une conférence de presse au Pentagone, le secrétaire à la Défense Wil- PHOTO AFP Le navire garde-côtier américain Hamilton intercepte des réfugiés au large des côtes haïtiennes.liam Perry a annoncé l'arrivée d'un premier groupe de «boat people » haïtiens en début d'après-midi sur la base américaine de Guantanamo.à Cuba.Le président Bill Clinton, en raison de l'augmentation considérable du nombre de réfugiés ces derniers jours, avait décidé mardi soir l'utilisation de cette base pour y accueillir les «boat people» haïtiens et y examiner leurs demandes d'asile.M.Perry a estimé que les États-Unis seraient capables de faire face à ce flot imposant de «boat people».Mmc Myers a indiqué pour sa part que la capacité d'accueil de Guantanamo.actuellement de 4000 personnes, serait «rapidement» portée à 12000.Un total de 755 «boat people» ont été recueillis en mer mardi par les garde-côtes américains, a-t-elle dit, portant le total à «environ 3000» depuis la mise en ser- vice de deux navires au large de Kingston, en Jamaïque, pour examiner le cas de ces réfugiés.Elle a ajouté que sur les 697 Haïtiens dont le sort avait déjà été déterminé à Kingston par les services d'immigration américains, 211 s'étaient vus accorder le statut de réfugié politique.La plupart des 486 dont la demande a été rejetée ont déjà été rapatriés vers Haïti, a-t-elle dit.L'annulation des visas ne s'ap- plique pas aux Haïtiens titulaires* d'une «carte verte», c'est-à-dire ; ayant un statut de résident aux États-Unis, mais à ceux qui sont titulaires de visas de non-immi-grants, c'est-à-dire pour la plupart des visas de tourisme.Ces personnes peuvent rester aux États-unis, mais «si elles partent, elles ne peuven; pas revenir».a dit Mmc Myers.Les autorités consulaires américaines en Haïti ne délivrent plus de visas aux Haïtiens depuis le 11 mai.La mesure vise «les gens qui .sont proches des classes privilégiées, qui soutiennent le gouver-.nement 'de facto' et le régime .miliaire», a ajouté Mmc Myers.Enfin, le secrétaire général de.l'ONU Boutros Boutros-Ghali .s'est prononcé mardi soir en faveur d'un éventuel renforcement \u2022 des effectifs et d'une modification du mandat de la Mission des Nations unies en Haïti (MINU-HA), afin notamment de lui permettre de contribuer au maintien de l'ordre dans ce pays lorsqu'elle sera déployée.Selon des hauts responsables àWashington cités samedi der-; -nier par le New York Times, la-1 force de l'ONU pourrait ConK- prendre jusqu'à 14000 hommes.?\u2022 \u2022 \u2022 Dans un rapport transmis ail-' Conseil de sécurité de l'ONU, M.l-Boutros-Ghali recommande égai- -lement de proroger jusqu'à la fin-1 juillet le mandat actuel de là MK-NUHA, qui n'existe pour l'ins- \" tant que sur le papier.\t; ' ; La M1NUHA avait été créée:* l'an dernier par le Conseil de $é-> curité, mais des manifestants at-1 més à Port-au-Prince avaient emv péché son déploiement en octô-; 1 bre.\t1 \u2022 Maintenant.un cellulaire abordable en vente partout ! 19,95 $ PAR MOIS : le service SÛRETÉ AMIG0 Le service SÛRETÉ AMIGO est le forfait de téléphonie cellulaire idéal pour les personnes préoccupées de la sécurité de leur famille et de leurs enfants.Pour seulement 19,95 $ par mois, le service SÛRETÉ AMIGO s'adapte à votre automobile pour que vous et les vôtres soyez toujours en contact.Sécurité et tranquillité d'esprit, n'est-ce pas là les meilleures raisons possibles d'avoir un cellulaire.Et c'est Amigo qui le rend abordable ! 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