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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1994-06-26, Collections de BAnQ.

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[" MONTRÉAL, DIMANCHE 26 JUIN 1994 110e ANNÉE N° 242 50 PAGES, 4 CAHIERS Extérieur de la ville de Québec (Région est): 65 cents Miami: 1,50 SUS Abitibi-Témiscamingue: 55 cents À domicile par porteurs: 60 cents ïles-de-la-Madeleine: 1 $\tRoutes motorisées: 70 cents Taxes en sus La personnalité de la semaine Claude Béîand page B12 Météo Averses dispersées max 25 / min 14 page S16 Girerd J0SCN î'Q&f&e A ffnfeléMim52.& ftimteHE ! Annonces classées - immobilier\tCS à C9 - marchandises\tC9 - emplois\tC9 - automobiles\tC9 et C10 - propositions d'affaires\tC10 Additions croisées\tC6 Arts et spectacles\t \u2022 informations\tB6 à B9 - ciné-horaires\tB8 et B9 - télé-horaires\tB8 Bandes dessinées\tC7 Bridge\tC6 Décès\tC11 Êtes-vous observateur?\tC5 Feuilleton\tC7 Horoscope\tC6 Le monde\tA8 Les jeux\tA9 Loteries\tA4 Mot mystère\tC6 Opinions\tB2 SPORTS\t \u2022 Pierre Foglia\tS5 \u2022 Ronald King\tS9 Haïti : une intervention se prépare Les Américains déploieraient une force de 14 000 hommes, selon le New York Times d'après AFP et AP WASHINGTON LW embargo sur les vols commerciaux entre Port-au-Prince et l'Amérique du Nord étant désormais en vigueur, l'isolement de la junte haïtienne s'accentue au milieu d'indices sur des dissensions internes, une répression accrue et des préparatifs d'intervention internationale: ¦ poursuivant l'escalade des sanctions, le gouvernement Clinton s'apprête en début de semaine à retirer les visas américains à tous les Haïtiens.«S'ils n'ont pas Tourisme : très bonne année en perspective SOPHIE BEAUDOIN LW année .1994 pourrait bien rester dans les annales du tourisme comme une année exceptionnelle.La Société du tourisme du Québec, anciennement le ministère du Tourisme, prévoit une augmentation de 2,3 pour cent du nombre de visites effectuées au Québec par les villégiateurs de toutes les nationalités, surtout québécoise.On prévoit que les retombées économiques seront de l'ordre de 4,3 milliards de dollars.Ce sont des données qui réchauffent le coeur des propriétaires d'entreprises touristiques.Les régions du Saguenay et du Lac Saint-jean sont particulièrement gâtées cette année.L'Association de tourisme régional a le vent dans les voiles et s'attend à dépasser les 75 pour cent de taux d'occupation de l'an dernier dans les aubergesr hôtels et autres établissements de la région.On n'a qu'à regarder la popularité du spectacle à grand déploiement La fabuleuse histoire d'un royaume pour comprendre que cette partie du Québec est très prisée par les visiteurs européens, américains et québécois.Il ne reste plus que 3000 billets environ sur les 9b 000 mis en vente.Le directeur général de l'association reste quand même prudent dans ses prévisions.«On regarde constamment le temps et on se croise les doigts pour qu'il soit clément, affirme M.Bruno Lavoie.On a beaucoup travaillé pour faire de cette région une destination vacance au même titre que Charlevoix ou la Gaspé-sie.» Même le zoo de Saint-Félicien sent le vent tourner en sa faveur cette année.11 a dû ouvrir ses portes plus tôt qu'à l'accoutumée pour satisfaire les groupes d'Européens et d'Américains pressés de visiter les loups qui ont fait sa renommée.Les gens du Saguenay et du Lac Saint-|ean ne seront pas les seuls à être envahis par les hordes de touristes.La région de Charlevoix risque aussi d'emporter une grande part du gâteau, d'autant plus qu'elle a maintenant son casino.Le directeur général de l'ATR de Charlevoix, M.Pierre Tremblay, est très optimiste et mise sur les beautés de la région pour attirer le plus grand nombre possible de visiteurs, en majorité montréalais.«Charlevoix est la région la mieux pourvue sur le plan des attraits culturels et naturels», affir-me-t-il.La région de Québec enregistre elle aussi une augmentation de près de 200 pour cent des demandes de renseignements.Même scénario pour la région du Coeur du Québec (Trois-Rivières et les environs), qui espère atteindre une hausse de 10 pour cent des re- de passeports américains, ils n'entreront pas aux États-Unis», a indiqué un haut fonctionnaire.Cette mesure controversée frappera certes la classe aisée haïtienne et la hiérarchie militaire, mais aussi des milliers de Haïtiens plus pauvres qui ont de la parenté aux États-Unis.¦ Selon le New York Times, les États-Unis sont ainsi en train d'élaborer un projet de déploiement en Haïti, après le départ éventuel des militaires, d'une force internationale qui pourrait comprendre jusqu'à 14 000 hommes, dont plusieurs milliers de soldats américains, des policiers et des civils.¦\tCependant, le président en exil Jean-Bertrand Aristide s'est dit hier opposé à une éventuelle intervention militaire américaine en Haïti destinée à lui rendre le pouvoir.¦\tDans un rapport au Conseil de sécurité, le secrétaire général de l'ONU Boutros Boutros-Ghali fait état d'une détérioration de la situation humanitaire et des droits de l'homme en Haïti, où les Nations unies ont relevé ces dernières semaines «de nouvelles formes systématiques de répression» par l'armée haïtienne, comme l'enlèvement et le viol.¦ Juste avant que Washington n'impose mercredi un élargissement des sanctions financières contre Haïti, le général Raoul Cédras a effectué un retrait de 500 000 dol-lars sur ce qui reste des réserves en monnaie forte de la Banque centrale haïtienne, selon le Washington Post, qui citait des responsables du gouvernement et des milieux bancaires haïtiens.Selon des diplomates et des responsables du gouvernement du premier ministre dé-missionaire Robert Malval, cet argent pourrait servir à financer une campagne \"\tr\tVOIR HAÏTI EN A 2 .Mireille Bélisle réconforte David Meunier (de dos) et Jean-Hugues Robert; deux des amis de sa fille, Mélanie Cabay; disparue depuis mercredi matin dans Ahuntsic sans laisser de traces.Des photos de la jeune fille apparaissent maintenant dans les commerces, les dépanneurs et les entrées de métro.\u2022 Reportage en page A 3.\tPH0T0 BERNARD BRAULT u Presse Le saumon des Micmacs : une différence de 4 $ la livre ! ANDRÉ PÉPIN VOIR TOURISME EN A 2 RESTICOUCHE f est la pleine saison de la pêche au saumon pour les Micmacs de la Restigouche, qui ratissent avec leurs filets la généreuse rivière gaspésienne.Ils pèchent et vendent ensuite illégalement le poisson au nez des agents de la Sûreté du Québec et de la conservation de la faune, qui ont tous leurs quartiers à Matapédia, située à quelques kilomètres de la réserve.Alors que les Gaspésiens importent le saumon d'élevage de la Nouvelle-Écosse, qu'ils paient plus de 7$ la livre, les Micmacs offrent le leur à 3$ la livre, en tenant la police loin de leurs filets.Le vendredi 10 juin dernier, rappelons-le, une altercation entre policiers et jeunes autochtones a mal tourné.L'auto-patrouil-le de la SQ a été incendiée et les policiers chassés.C'était l'ouverture de la pêche au saumon.Il n'y a eu aucune arrestation, aucune accusation, même si du- rant plusieurs heures, les Micmacs ont bloqué la route 132.Interrogé cette semaine, le chef des peacekeepers, M.Roland Brist, a indiqué: «Nous poursuivons nos investigations.11 faut réunir tous les faits avant de porter des accusations.Ceux qui ont commis des actes illégaux seront poursuivis».Entre temps, la pêche continue.« |e ne suis pas intéressé à inter-venir dans ce dossier.Chaque fois, c'est l'affrontement.De toute façon, ce n'est pas la police qui va régler ce problème», indique un responsable de la SQ, détachement de Matapédia.Il refuse de commenter davantage, indiquant à La Presse qu'il faut s'adresser aux services des relations avec le public à Rimouski pour plus de détail.Les policiers québécois se tiennent donc loin de la communauté autochtone, même si de magnifiques pièces de plus de 10 kilos sont en vente, à bas prix, dans les petits commerces de la réserve.Des Micmacs parcourent les villes et villages de la baie des Chaleurs pour offrir leurs prises.Selon les prévisions, ils pécheront près de 2000 poissons cette année.Le seul outil que le ministère de l'Environnement et de la Faune a trouvé pour empêcher les Micmacs de vendre leurs prises en dehors de la réserve, est une publicité largement diffusée dans toute la région.«Le saumon que vous achetez pourrait vous coûter 100000$.Il est interdit à quiconque d'avoir en sa possession un saumon atlantique anadrome auquel n'est pas fixé un scellé ou une étiquette conçus à cet effet », dit l'avertissement de Québec.L'interdiction s'adresse donc davantage à l'acheteur qu'au vendeur.Les autochtones ne se formalisent pas des lois québécoises.Maurice (ohnson, un poissonnier de Carleton qui achète son saumon en Nouvelle-Écosse, raconte une anecdote.«L'an dernier, un Micmac s'est installé ici, devant mon magasin, pour offrir son poisson.Le coffre de sa voiture était rempli.|e me suis fâché, lui disant qu'il riait de moi.Il s'est installé un peu plus loin.Personne n'ose régler ce problème une fois pour toutes», déplore le marchand.La tension va demeurer grande encore quelques jours, explique William Jérôme, un commerçant de la réserve, très impliqué dans sa communauté.«Dans quelques jours, la pêche sera terminée et la quiétude reviendra.Entre temps, c'est la méfiance.Les agents de la SQ.avec des autos identifiées, n'ont pas d'affaire ici.Qu'ils viennent tous les jours, mais sans s'identifier», explique l'autochtone, précisant que des élections auront bientôt lieu dans la réserve, en août, et que ce sera l'occasion d'apporter des changements susceptibles de rapprocher les Québécois des Micmacs.Portes fermées Ce climat de méfiance, d'affrontement même, ne fait pas l'affaire de tout le monde dans la petite réserve de 1500 âmes.VOIR SAUMON EN A 2 \u2022 Prix convenants à tous les budgets Distributeurs dans tout le Québec 9555, Henri-Bourassa est Montréal H1E 1P8 494-2400 Sans Irais : I-8OO-NORACEL Radio-Québec en direct de PARIS ?cahier Livres A 2 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 26 JUIN 1994 Que vient donc faire la France dans la galère rwandaise ?4 « 4 « ' « LOUIS B.ROBITAILLE collaboration spéciale M ai beau me creuser la tète, je ne parviens pas à comprendre ce que la France est allé faire toute seule au Rwanda, dans des conditions aussi mauvaises.» Le diplomate canadien qui tient ces propos franchement consternés est un familier des milieux africains.« Dans le / corps diplomatique africain de Paris, .c'est la même perplexité, dit-il.Que va : faire la France?Stationner au Zaïre et - se contenter de faire quelques incut* \u2022> sions timides dans les zones frontalières du Rwanda, et puis rentrer à la maison?' Dans ce cas-là à quoi bon?S'enfoncer .profondément en territoire rwandais pour sauver les populations menacées de massacre?Mais alors cela signifierait clairement l'affrontement avec les forces du Front patriotique du Rwanda: impensable.De quelque façon qu'on regarde le problème, il n'y a rien à y comprendre: d'autant plus que le Rwanda est à la pointe extrême de l'Afrique francophone et ne fait pas partie de la zone d'influence française.Rien à voir avec des pays comme le Sénégal, la Côte d'Ivoire ou le Gabon, dont on connaît ; les liens historiques profonds avec Paris» À Paris, ces jours-ci, il s'agit presque d'une opinion modérée.Car c est peu de dire que l'opération Turquoise, décidée et menée unilatéralement par la France (un millier de soldats à ce jour), suscite opposition ou scepticisme extrême en France.Sur le plan diplomatique, cela ressemble à un vrai désastre, car jamais dans les dernières années, on n'a vu, sur la scène internationale, une action humanitaire, donc désintéressée en principe, se dérouler avec aussi peu de soutien.À part le très fidèle Sénégal et le Zaïre de Mobutu, trop content de se refaire une petite légitimité en accueillant les troupes françaises, aucun pays africain ne soutient l'opération, et certains, comme le Burundi voisin, principal intéressé, sont ouvertement hostiles.En Europe même, les appuis à la France ont été très rares et l'Italie qui avait parlé d'envoyer des troupes pour épauler la France, a maintenant fait complètement machine arrière.Dans le monde politique français, Krsonne ne dénonce catégoriquement nitiative, mis à part le Parti communiste, et aussi quelques organisations humanitaires qui jugent que, malgré les massacres, la France est le pays le plus mal placé pour intervenir.Mais il y a un embarras certain, que ce soit du côté du gouvernement ou de l'opposition: l'ancien ministre des Droits de l'Homme, Bernard Kouchner, juge qu'on ne peut tout simplement pas laisser faire «le génocide» et que la mauvaise solu- tion actuelle est préférable à l'inaction totale.Mais l'enthousiasme n'y est pas.Selon Le Monde de mercredi, « l'intervention française est en passe de tourner au fiasco avant même d avoir commencé».Dans le Point, une bonne spécialiste de l'Afrique se demande si le gouvernement français n'a pas d'abonl été mû par le désir de protéger sa zone d'influence, mais en même temps si, devant l'impossibilité de la mission, il ne se limitera pas à une action symbolique.et de courte durée.«Deux mois maximum», a déjà annoncé le premier ministre Balladur.Alors qu'en Somalie, l'opération «américaine» a tourné à la confusion totale \u2014 avec 18 000 casques bleus, que peuvent bien faire 1 000 ou 2 500 militaires français, dans un environnement tout à fait hostile et sans auçun soutien international digne de ce nom?Tous les pays qui se sont «occupés» du Rwanda dans les 50 dernières années ont contribué chacun à leur manière à l'aggravation des tensions, ou, en tout cas, n'ont rien fait pour calmer la situation.De l'avis de tous les spécialistes, ce sont les colonialistes belges qui ont en grande partie créé cet affrontement ethnique en appuyant exclusivement leur pouvoir sur des Tutsis qu'elle a transformés en une caste minoritaire, hostile aux Hutus.Puis les néo-colonia-listes français ont aveuglément appuyé depuis 1973 les dirigeants et militaires hutus au pouvoir, sans jamais chercher à prévenir leurs projets ouvertement «racistes».On a vu des conseillers militaires français dans les rangs de cette armée de massacreurs.Aujourd'hui, il est peu de dire que le FPR, à dominante tutsi, est mal disposé vis-à -vis de Paris: pour lui, les Français sont purement et simplement des alliés de l'armée gouvernementale; ils interviennent aujourd'hui dans le but de geler la situation militaire mauvaise pour les gouvernementaux, et donc de les sauver de la défaite.Bref le FPR, qui est plutôt mieux placé que d'autres pour parler au nom des victimes du «génocide», ne veut surtout pas entendre parler des «sauveteurs» français.La France intervient-elle aujourd'hui, comme le suggèrent certains, pour «se faire pardonner» sa politique des dernières années?Dans ce cas, on peut penser au'elle a été particulièrement maladroite.Elle n'a d'ailleurs pas été la seule.La communauté internationale a battu dans cette tragédie des records absolus d'incohérence et de lâcheté.Au début des massacres, il y avait plus de 2 000 casques bleus dans le pays.Ceux auprès desquels la première ministre (tutsi) s'était réfugiée l'ont laissée massacrer sous leurs yeux.Puis les autres ont été bravement retirés du pays, com- me pour laisser officiellement la place* aux tueurs à machettes.Et voilà maintenant que, 300 000 du! 500 000 cadavres plus tard, la France décide toute seule de lancer une opération humanitaire plus Que modeste,' peut-être même inutile, dans les pires conditions imaginables, à partir du ZaK re où elle redore gratis le blason du dictateur Mobutu.Et chacun dans les milieux diplomatiques à Paris de se de-, mander pourquoi la France n'a pas plutôt pesé de tout son poids pour convaincre quelques pays occidentaux de, participer à une opération collective et d'urgence.Quitte à prendre le monde à témoin si les partenaires ne se décidaient pas à une telle action.Loin de passer dans cette affaire comme de preux chevaliers qui volent au se-, cours des victimes, alors que le monde entier se croise les bras, les Français font surtout ressurgir les pires soupçons concernant la défense de leurs intérêts dans le continent noir.Car une chose est certaine: pour des raisons plutôt évidentes, le FPR, créé en 1987, basé en Ouganda, n'avait au départ aucune sympathie pour la France.Ses leaders, quand ils parlent en public, ont opté pour l'anglais.Et s'il remportait la victoire, beaucoup pensent que le Rwanda basculerait à brève échéance dans le camp de l'Afrique anglophone.De la manière dont s'est préparée l'Opération Turquoise, on finit par se demander si la France n'y est pas d'abord allée pour empêcher cette victoire du FPR.Dans la première hypothèse, c'est odieux, dans l'autre, c'est incompréhensible.Demain dans La Presse Automobile Retour des belles Anglaises ¦ Notre collaborateur Denis Duquet révèle qu'au Royaume-Uni, le marché de l'automobile a été le premier à démontrer des signes de .reprise.Les compagnies Jaguar et Rolls-Royce ont regagné la faveur des acheteurs anglais et ont connu des hausses de vente spectaculaires sur leur marché.Dans la chronique «Auto-rétro», d'autre part, Jacques Gagnon nous parle de la Chevrolet des « commis-voyageurs», la Chevrolet 1941.A lire demain dans le cahier Auto-économie.La SSJB accuse Jean Chrétien de tribalisme ¦ Le premier ministre |ean Chrétien fait preuve de tribalisme et divise la i>opulation en soutenant que la Saint-lean est exclusivement la féte des Canadiens français croit le président de la SSJB Jean Dorion.» Dans un communiqué publié au lendemain de la Fête nationale, M.Dorion souligne les efforts déployés par le comité organisateur pour inclure les Québécois de toutes origines dans l'organisation et le déroulement de ces manifestations.De passage en Mauricie vendredi, M.Chrétien avait déclaré que le 24 juin est la fête des Canadiens français et non pas des seuls Québécois.«En ce sens, l'Anglais qui est né au Québec, ce n'est pas sa fête», a soutenu le premier ministre.«Ce sont des propos tribalistes et diviseurs, estime M.Dorion.Les vues de M.Chrétien sont loin de représenter les sentiments de la majorité des Québécois francophones, dont une solide majorité.a d'ailleurs voté pour son parti aux dernières élections» Selon le président de la SS)B, des gens de toutes origines se trouvaient au sein du Conseil d'administration des Fêtes, parmi les musiciens, les figurants, les bénévoles et le service d'ordre.«Ces efforts ont produit des résultats, comme on peut le constater par la très grande diversité ethnique des foules qu'attire la fête depuis quelques années.Cet événement devient ainsi un moyen de rapprochement entre Québécois de toutes origines et contribue à développer chez eux un sentiment national commun.» La quotidienne\tà trois chiffres\t111 Tirage d'hier\tà quatre chiffres\t8479 rr, i ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 h a 17 h 30 RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces classées 285-7070 285-7100 285-6832 285-6900 ANNONCES CLASSÉES lundi au vtndrtdi de8h30è17H30 Décès, remerciements GRANDES ANNONCES Détaillants National, Télé* Vacances, Voyages Carrieres at professions, III»miniv \u2022 iiini 285-71rP 285-6816 i 285-7202 285-7306 285-7265 ILA PRESSE est publiée par LA PRESSE, LTÉE, 7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des I services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations 'particulières à LA PRESSE sont également réservés.« Courrier de la deuxième classe \u2014 .Enregistrement : numéro 1400 » Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.RENSEIGNEMENTS 285-7272 r \\ | CODE 25-7 DU JOUR I I -1 I DIMANCHE ' 26 JUIN 1994 | LES ANNONCES CLASSÉES 285-7111 SUITE DE LA UNE HAIT!_ Haïti : une intervention se prépare de lobbying aux États-Unis contre le retour du présiden trand Aristide, en exil r- h s le retour du président Jean-Ber-trand Aristide, en exil à Washington depuis le coup d'État militaire de septembre 1991.Cela signifierait que les responsables militaires n'ont nullement l'intention de quitter le pouvoir.Mais, selon un haut responsable du milieu bancaire, ce retrait pourrait être le signe annonciateur d'une tentative de fuite du général Cédras.Ce responsable rappelle que l'ancien dictateur lean-Claude Duvalier avait procédé à une opération semblable juste avant de quitter le pays en 1986.Le quotidien, citant des sources dignes de foi, précise que le général Cédras a échangé 2,5 raillions de gourdes haïtiennes contre 500 000 dollars américains, au taux «préférentiel» de cinq gourdes pour un dollar alors que le taux réel de la gourde haïtienne, qui n'a aucune valeur sur le marché international, est de 12 goui-des pour un dollar.Dans une volonté de resserrer l'étau autour des militaires, les États-Unis ont suspendu à la mi-juin les transactions financières privées effectuées par les nantis d'Haiti.Ces sanctions financières avaient été élargies mercredi à l'ensemble des Haïtiens résidant dans le pays et possédant le moindre bien aux États-Unis.Quant à la force internationale évoquée par le New York Times* le nombre de soldats armés qui fi-gureraient parmi les milliers d'Américains déployés n'a pas été clairement déterminé.Mais dans un rapport secret, l'ambassadeur américain à l'ONU, Madeleine Albright, a recommandé que les États-Unis réduisent leur contribution en soldats à 3000 très rapidement après l'arrivée de la force en Haïti.Certains hauts responsables du Pentagone s'opposent au déploiement d'une force de cette ampleur en raison des imprécisions concernant son mandat, poursuit Jean Marcelin, de Cité Soleil, ne peut acheter aujourd'hui qu'une poignée de riz pour sa famille de neuf enfants.le Times, ajoutant que le projet pourrait encore être modifié ou même écarté si les résistances au sein du département de la Défense se révélaient trop fortes.Les buts de cette force de maintien de la paix seraient au nombre de quatre : protection des dirigeants et des institutions démocratiques, professionalisation de l'armée et formation de la police, protection des membres d'associations d'aide humanitaire et de défense des droits de l'Homme et maintien de l'ordre public.Selon de hauts responsables américains, une dizaine de pays, dont l'Argentine, se sont dits d'accord pour fournir à cette force un petit nombre d'hommes, notamment des (policiers et des instructeurs, mais laisseraient aux États-Unis le soin de fournir la majorité de l'effort militaire et logistique.Le Canada, par exemple, a reje- PH0T0 AP té l'idée de fournir un bataillon de combat, comme souhaité par Washington.Ottawa pourrait toutefois fournir des officiers de la RCMP, des ingénieurs et des hélicoptères, ajoute le journal.L'accord de Governors Island, conclu en juillet dernier sous l'égide des Nations unies, prévoyait notamment le déploiement d'une force de l'ONU de 700 soldats et ingénieurs chargés de professionaliser l'armée et la police.Les militaires au pouvoir en Haïti ont toutefois refusé de respecter les termes de l'accord, qui prévoyait leur départ et le retour du président en exil |ean-Bertrand Aristide, renversé en septembre 1991.Lors d'une interview hier à la radio publique américaine, ce dernier a été très clair: «)e suis contre un débarquement militaire.|e suis contre une occupation militaire.(amais, jamais, jamais, je n'accepterais de revenir au pouvoir grâce à un débarquement», a-t-il ajouté.Le président Aristide a également refusé tout soutien à la création d'une éventuelle armée haïtienne en exil pour renverser le régime militaire au pouvoir à Port-au-Prince.Le président américain Bill Clinton a indiqué à plusieurs reprises qu'il n'excluait pas une intervention militaire contre Haïti si les sanctions internationales contre ce pays des Caraïbes ne parviennent pas à faire plier les militaires au pouvoir.Dans un rapport au Conseil de sécurité de l'ONU, M.Boutros-Ghali constate d'ailleurs que depuis l'imposition de nouvelles sanctions internationales coptre Haïti le 6 mai, «aucun progrès n'a été accompli» en vue du rétablissement de la démocratie dans ce pays.«Au contraire, les tensions se sont accrues, du fait de l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement illégitime (celui de M.Émile Jonas-saint), de l'impact croissant des sanctions économiques, de là répression continue», et de la crisc dans le domaine humanitaire, écrit M.Boutros-Ghali.Dans le domaine des droits de l'homme, note M.Boutros Ghali, «la situation s'est nettement détériorée, et l'on observe de nouvelles formes systématiques de répression, telles que l'enlèvement et le viol de membres de la famille de militants politiques».Depuis début mai, la mission civile internationale de l'ONU et l'Organisation des États Américains (OEA) en Haïti ont «réuni des renseignements concernant 50 assassinats politiques».Dans «un nombre croissant de cas», il a été établi «que des membres des forces armées ou du Front révolutionnaire pour l'avancement et le progrès ( FRAPH ) y avaient participé», ajoute M.Boutros-Ghali.Selon lui, «les exécutions semblent avoir pour but d'éliminer systématiquement les membres d'organisations populaires qui appuient le retour à l'ordre constitutionnel».?* « I m* TOURISME Tourisme: très bonne année en perspective tombées économiques pour cette année.L'Abitibi-Témiscamingue, une région éloignée peu populaire l'été, prévoit une augmentation du nombre de touristes, surtout des Européens.Le tourisme d'aventure leur plaît beaucoup, de même qu'aux Américains.On vient aussi de très loin pour assister au Tour de l'Abitibi, une course cycliste internationale, et pour regarder les très spectaculaires régates à Ville-Marie.L'été s'annonce donc beau et chaud pour l'industrie du tourisme au Québec.Pas moins de 20 millions de personnes visiteront l'une ou l'autre des attractions touristiques de la province.?SAUMON Le saumon des Micmacs : une différence de 4$ la livre I « Nous avons besoin des Québécois pour nous développer.C'est avec eux, entre autres, que nous pouvons faire de l'argent.Il faut négocier pour régler ce problème de pêche.C'est une affaire qui n'a pas de sens», déplore William Jérôme.insistant sur le fait qu'une quarantaine de Micmacs seulement ont pris part à l'affrontement avec la SQ, le 10 juin dernier.«Et ne nous cachons pas la vérité, il y avait de l'alcool dans l'air ce soir là», laisse-t-il tomber.M.William, qui oeuvre au sein du Conseil de bande souligne par ailleurs que la réserve doit s'ouvrir au tourisme.«Beaucoup d'Européens découvrent la Gas-pésie.Ils veulent voir des Indiens.Ce n'est pas en nous chicanant qu'ils vont venir nous visiter».Cette opinion est largement partagée par Bruce Mitchell et Lori Ann Martin, deux universitaires qui travaillent durant l'été au musée Micmac de Restigou-che.«Tous les jours, nous recevons des appels téléphoniques de touristes qui nous demandent s'ils peuvent venir ici en toute sécurité», disent les deux jeunes, fiers de leur petit musée.?Micmacs de Restigouche boudent I e Québec ANDRÉ PÉPIN RESTIGOUCHE ¦ Les Micmacs de Restigouche s'identifient peu à la collectivité québécoise.Au cours des dou/ë dernières années, ils ont lentement fermé leurs portes aux politiques du Québec.Coincée entre de Matapédia Campbellton au wick, la petite surtout avec le wick.la municipalité au Québec et Nouveau-Bruns-réserve transige Nouveau-Bruns- Les autochtones ont adopté le fuseau horaire de l'Atlantique.Peu de Micmacs parlent le français.Ils ne votent à peu près pas au niveau provincial.Les jeunes du niveau secondaire fréquentent les écoles de Campbellton, même si le gouvernement du Québec a construit une école polyvalente à Matapédia.Le chef de bande, Mme Brenda Gedeon-Miller, en poste depuis 1992, a coupé les ponts avec le Québec.Lors du passage de La Presse, cette semaine, Mme Miller se trouvait à Ottawa, mais ses collaborateurs ont clairement indiqué qu'elle n'accordait pas d'entrevue concernant les récents événements.Pendant des années, jusqu'en 1992, le conseil de bande acceptait une compensation financière de 400000$, afin de limiter le nombre de prises durant la saison de pèche au saumon.Cette somme, explique William Jérôme, permettait au Micnpcs d'embaucher des autochtones, en dehors de la saison de pèche, pour construire des maisons.Mme Miller, oui accusent les Québécois d'avoir violé les droits des Micmacs, refuse maintenant cette subvention, mais elle ne veut rien entendre des policiers québécois.Les interventions policières massives de la SQ, le 1! juin 1983, ont laissé des traces indélébiles.Remarouons que l'affrontement avec la SQ est survenu cette année le 10 juin, soit 13 ans exactement après ce que l'on appelait à l'époque «le raid contre les Micmacs».Ce 11 juin 1981, quelque 250 policiers avaient envahi la réserve pour saisir les filets des Micmacs et arrêter des pécheurs.Le gouvernement du Québec jugeait alors que les Micmacs péchaient us de saumons que nécessaires à eur subsistance.Les rapports ri n'ont cessé depuis de se détériorer.Le nouveau député de Bona-venture, M.Marcel Landry, tente en vain d'obtenir une rencontre avec le conseil de bande depuis plusieurs mois.«Il faudra se parler puisque des travaux doivent être effectués dans la Restigouche, une rivière qui a souffert de l'érosion.Mais pour cela, il faut se parler», dit M.Landry qui ne retire aucun avantage politique de traiter avec les Micmacs puisqu'il n'a obtenu qu'un seul Vote dans la réserve, à la partielle de février dernier.\u2022 t Rien n'est donc réglé à Restigouche.La auiétude est précaire.Elle est conditionnelle au silence et à la non-intervention de Québec.Policiers et agents de conservation de la faune doivent fermer les yeux.* w LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 26 JUIN 1994 \u2022 A 3 Battues et avis de recherche n'ont encore rien donné Disparue mystérieusement dans la nuit de mercredi, Mélanie Cabay, 19 ans, reste introuvable ¦ La famille et les amis de Mélanie Cabay, 19 ans, disparue mystérieusement mercredi, à 1 h 30, au moment où elle rentrait chez elle, ont entrepris hier des battues avec la police et commencé à placarder des photos de la jeune fille dans les commerces, les métros et autres endroits publics.Mardi soir, Mélanie Cabay est sortie visionner un film chez un ami, David Meunier, dans le quartier Ahuntsic.Elle a pris soin de laisser un mot à sa mére, Mireille Bélisle, pour dire qu'elle rentrerait coucher après, au 1405, rue Bélanger Est.En fin de soirée, elle a quitté David en compagnie de |ean-Hugues Robert, un ancien ami de coeur et toujours bon copain.Une fois chez lui, coin Basile-Rou-thier et Fleury, il lui a offert un chandail, car elle avait froid.Il est le dernier à l'avoir vue.«D'habitude, elle prend Hechercnee MélRNIE CR8RV 19 ANS 5 PI (IM 52), I B£ 1RS (46 KG) COMMUNIQUEZ RUEC LF 288-3365 -Z8» 2281 OU IF L avis de recherche qui a été placardé hier, dans plusieurs commerces et endroits publics du nord de la ville.l'autobus 131 de nuit qui prend la rue Saint-Denis.Elle doit se rendre à l'arrêt au coin de Berri et Fleury.C'est à deux minutes de chez moi», a expliqué Jean-Hugues hier.Les chauffeurs d'autobus interrogés par la police ont affirmé qu'ils n'avaient pas vu la jeune fille.Les policiers ont également fouillé les parcs du secteur, dont le parc Ahuntsic, sans succès.Ils ont passé au métro Sauvé, à l'école So-phie-Barrat.La disparition a été communiquée aux autres districts de la CUM.«De nouvelles vérifications sont faites tous les jours depuis le 22 juin», a souligné hier le sergent Favreau du district 1.La famille croit que Mélanie a pu décider de marcher un peu au lieu d'attendre l'autobus sur place.Hier, des policiers, le grand-père maternel, Fernand Bélisle, et plusieurs amis de Mélanie ont ratissé le boisé Saint-Sulpice, situé à l'intersection des rues Legendre et Christophe-Co-lomb.«Mélanie a travaillé dans un dépanneur de la rue Legendre qui est ouvert la nuit.Elle aurait pu passer là puisqu'elle attendait un chèque de paie», a indiqué Mireille Bélisle, la mère de la jeune fille.Ni Mme Bélisle, ni les amis de Mélanie, ne croient à une fugue.« Mélanie devait aller habiter avec son père, Philippe Cabay (fils de l'auteur de la série Les Berger, Marcel Cabay ), à Ri-vière-des-Prairies.Elle devait le rencontrer mercredi, justement, pour organiser le déménagement.En plus, elle avait des projets d'été avec son amie Judith Asse-lin.Une fille qui décide de fuguer n'achète pas un billet très cher pour un spectacle du Festival de jazz, comme elle I a fait», a souligné Mme Bélisle.Par groupes de deux, les amis ont ratissé le quartier hier, en placardant la photo de Mélanie dans les commerces, les dépanneurs et les entrées de métro.« Il y a un gérant d'un Jean-Coutu de la rue Fleury qui a refusé de nous aider», a dénoncé Claire Bélisle, la grand-mère de Mélanie.jusqu'ici, malgré des recherches intensives, on n'a trouvé aucun indice.Le pire est maintenant envisagé.Toute personne possédant des informations sur Mélanie Cabay est priée de communiquer de façon confidentielle avec les policiers au 280-3365 ou au numéro général du district au 280-2201.«M David Meunier (à gauche) et Jean-Hugues Robert sont les derniers amis de Mélanie Cabay à l'avoir vue, mercredi dernier, dans Ahuntsic.Depuis, la jeune fille est disparue sans laisser de trace.\tphoto bernaro brault.u presse Dans la rue, 6000 Montréalais manifestent leur foi en Jésus RAYMOND GERVAIS ¦ Plusieurs millions de personnes de différentes communautés chrétiennes ont participé hier, au même moment, dans quelque 1500 villes réparties dans 170 pays à travers le monde, à une Marche pour Jésus afin d'y manifester publique-.mept leur foi.À Montréal, c'est au parc Lafontaine .que se sont réunis pour la deuxième année consécutive, les fidèles de huit Églises différentes.Plus de 6000 personnes ont marché dans les rues Sherbrooke, Saint-Denis, Saint-Joseph, Christophe-Colomb et Rachel avant de revenir au parc Lafontaine où elles ont prié durant 45 minutes.josua, 10 ans, appartenant à l'Église baptiste de Montréal, était tout souriant hier après-midi.Pour lui, la «Marche pour Jésus» représente le moment d'extérioriser sa foi et de montrer à tout le monde qu'il aime et qu'il croit en Dieu.La Marche pour Jésus est organisée par un conseil d'administration provenant de huit communautés chrétiennes montréalaises, dont les Églises anglicane, baptiste, grecque évangélique, l'Alliance chrétienne, le Centre chrétien des Mil-'les-lles, etc.«On ne recherche pas les autorités religieuses ici.C'est une fête des laïcs où la participation de chacun est anonyme.Tout le monde est égal.Le but principal du rassemblement est d'adorer Celui en photo armand trott1er.La Presse Une Marche pour Jésus avait lieu simultanément hier, dans 1500 villes à travers le monde.À Montréal, l'événement a attiré quelque 6000 personnes.2ui nous avons mis notre foi commune, 'est d'abord et avant tout une célébration de louanges envers Jésus-Christ», a déclaré M.Pierre LeBel, coordonnateur de la Marche à Montréal.«S'étant réjouis de notre foi commune durant la marche, nous reviendrons au parc pour prier Jésus-Christ pour Montréal, le Québec, le Canada et pour les nations du monde», a ajouté M.LeBel qui se défend bien de vouloir faire de l'évan-gélisation.La Marche pour Jésus est un événement international qui unit des gens de dénominations, traditions, cultures et groupes d'âges différents, leur donnant ainsi l'opportunité d'exprimer collectivement leur joie et leur foi en Jésus-Christ.Hier, à Berlin, en Allemagne, quelque 50 000 personnes ont participé à la marche.Précédés d'une croix de bois géante, les manifestants, en majorité des jeunes venus de toute l'Allemagne, ont rallié l'église du Souvenir au Stade olympique en chantant et en priant à la gloire de Jésus, «Sauveur du monde» qui libère «de la peur, de la culpabilité et de la haine».À Prague, 5000 chrétiens ont participé eux aussi à une Marche pour Jésus tandis qu'à Londres, 50 000 Londoniens sont descendus dans la rue pour prier et chanter la gloire de Dieu.C'est en 1987 que la première Marche pour Jésus a été organisée en Angleterre.Quinze mille personnes avaient alors participé à la marche dans le secteur historique de Londres.C'est finalement en 1992 que la Marche pour Jésus s'est unifiée au niveau international lorsque des délégués de 20 pays d'Europe se sont rencontrés afin d'organiser l'événement.Au Canada, c'est en 1993 que la Marche pour Jésus a vu le jour.Cette année, des marches ont eu lieu dans 86 villes canadiennes.un feu puissant mais pourtant décevant ¦ Capricieuse dame Nature! Le ciel maussade d'hier n'avait pourtant rien d'encourageant pour cette foule d'adeptes toujours passionnés.Heureusement, pour la présentation de 22 heures, le ciel s'est subitement calmé, le temps de la durée du spectacle.Habituellement, avec les Espagnols, on pouvait s'attendre à un départ fulgurant.Pourtant, dès le coup d'envoi du spectacle, après un long temps mort, les cinq minutes d'imposé manquaient vraiment de virtuosité entre les sept variations d'extraits.Dans l'emsemble de la démonstration espagnole, on espérait une bien meilleure synchronisation tout au long de ces quarante minutes: beaucoup de temps morts qui laissaient le public sur sa faim.Il n'empêche qu'ils ont su étaler une palette de couleurs, parfaitement harmonisées et qui ne péchaient pas par excès de mélanges.Dommage qu'au début, ils n'aient pas utilisé davantage la rampe sur le lac des Dauphins, comme ils l'ont si bien fait dans les derniers pièces de leur programme.Fabricants de pièces, ils nous ont offert quand même des originalités dont leurs volées de fusées multicolores qui semblaient rejoindre les spectateurs.C'est dans l'avant-dernier tableau «Car-mina Burana» qu'on a pu découvrir le véritable talent des artificiers de Brunchu Hermanos.C'est vraiment là qu'ils ont excellé avec une musique puissante, à l'image d'un feu espagnol.Tout à coup, le lac s'est illuminé sous les feux de fontaines.On s'interrogeait sur ce moment d'accalmie, qui se prolongeait, coupant le rythme fougueux typique à ces maîtres de la pyrotechnie.Mais pas pour longtemps! A DE MONTREAL la reprise du mouvement, on s'est vite retrouvés dans l'atmosphère endiablée par une volée de bombes chatoyantes.Compte tenu de la réputation des Espagnols, on aurait pu s'attendre à un feu mieux conçu dans son ensemble, avec plus de cohésion.11 manquait ce lien, cette transition, ce crescendo entre chaque morceau qui fait d'un feu une oeuvre d'art en soi.Qui nous arrache des cris d'éblouissement! Chez les Brunchu, on n'a malheureusement pas trouvé cette étincelle qui nous emporte vers les sommets, dans ce voyage en Méditerranée, thème de leur démonstration.Et le bouquet final! À l'image de l'ensemble du spectacle: fontaines, faste de A M et une profusion de marrons.Mais pas plus tonitruant que les Japonais.Pourtant, ils avaient de très belles pièces, raffinées aux teintes attrayantes dont la brillance ressortait, malgré l'épaisse fumée qui stagnait à la hauteur des nuages particulièrement bas.La journée avait pourtant été laborieu- se pour les artificiers.Il était 21 h lorsque les artificiers de la Société du parc des îles ont mis fin à leur travail.Vers 19 h, le pont Jacques-Cartier a même dû être fermé pendant près d'une heure à la circulation à cause d'un candidat au suicide, qui, à moitié nu, s'amusait à lancer des pierres sur les automobiles.Dans la salle de presse, comme après chaque présentation, les artificiers ont été accueillis par des bravos et des applaudissements qui en disaient long.Us le méritaient bien, ces Espagnols, comme d'ailleurs tous ces chorégraphes de la pyrotechnie qui chaque année viennent offrir le meilleur d'eux-mêmes aux Montréalais.Rappelons qu'à partir de la semaine prochaine, les feux seront tirés les dimanches.Le dimanche 3 juillet, la Corée du Sud renouera avec Montréal après une absence de cinq ans.C'est une nouvelle firme, Hanwa-Marbleloid, qui prendra la relève de Korea Explosives Co, venue en 1989.Soeur Lebel refuse que des réfugiés algériens soient expulsés ¦ Une religieuse tente de venir en aide à des Algériens que le gouvernement canadien s'apprête à expulser demain vers l'Algérie, un pays en pleine guerre civile larvée entre les militaires et Tes partisans du FIS ( Front islamique du salut ).Soeur Marie-Fabienne Lebel, oui oeuvre au sein du Centre social d'aide aux immigrants, organisme relevant des oeuvres humanitaires des Soeurs du Bon-Conseil, est convaincue que ces Algé- riens, dont on a refusé le statut de réfugié, sont menacés de mort s'il retournent chez eux.Au moins trois d'entre eux sont gardés au Centre de détention de l'Immigration fédérale, du 6177, rue Saint-Jacques Ouest.Moussaoui Abdel Nour, Zaroud Larbei et Abes Adel Kader risquent la torture, voire l'exécution à leur retour chez eux.Leurs familles, ajoute-t-elle, sont également menacées.\u2022 « Nous avons des soeurs qui travaitymt en Algérie.Nous sommes au courant de la situation là-bas.Deux religieux ont été tués le mois dernier à Alger.Le gouvernement canadien ne renvoyait pas les réfugiés au Chili, pourquoi le ferait-il pour l'Algérie où la situation est si difficile?», a dénoncé Soeur Lebel.Soeur Marie-Fabienne Lebel a travaillé longtemps au Maghreb.Elle agit régulièrement comme témoin dans des causes impliquant des Algériens.File trouve renversante l'attitude de certains représentants du ministère de l'Immigration qui, affirme-t-elle, traitent ces immigrants avec mépris, même ceux x\\u\\ ont déjà subi des tortures physique* et psychologiques.Il s'agit, selon elle, d'une méconnaissance profonde de la situation algérienne.Un grand nombre d'assassinats politiques, d'Algériens et de ressortissants étrangers, y ont été perpétrés.Quel avenir peut-on prédire à des Algériens qui sont de retour chez eux après avoir tenté de fuir dans un autre pays?, s'est-elle demandé.Toutes les démarches entreprises jusqu'à présent auprès du ministre Sergio Marchi n'ont pas abouti.Soeur Lebel espère toujours malgré toul que l'expulsion sera évitée, ou tout au moins repoussée.L'EXPRESS Illl IVIATim VICTIMES DE LA ROUTE IDENTIFIÉES ¦\tLes victimes de l'accident de la route survenu au New-Jersey, vendredi matin, vers 6hl5, sont des jeunes de Drummondville, âgés de 16\tà 18 ans.Trois jeunes, dont deux frères,.sont décédés: Sébastien Dubé, Éric Dubé et Ghislain Brun.Le conducteur, Alexandre Girar-din, de Trois-Rivières, a été blessé à la colonne vertébrale.Il a déclaré hier, que l'accident s'est produit au moment où un camion l'a dépassé.Il aurait alors perdu le contrôle du véhicule avant d'aller heurter un garde-fou.ÉVASION DE LAVAI ¦\tLes policiers de la Sûreté du Québec, escouade de la localisation des idividus à Montréal, sont à la recherche d'un homme de 22 ans, Alain Lacoste, qui s'est évadé vendredi soir du Centre de détention de la Montée Saint-François, à Laval.Le suspect a pris la fuite en douce.Son absence a été constatée après le décompte des détenus de 22 h.Alain Lacoste purgeait une peine de 288 jours pour vol de plus .de 1000$.Il mesure 1,65 m ( 5'4 \" ), \u2022 pèse environ 59 kilos ( 132 Ibs ).Il a les yeux bruns.Toute personne ayant des informations concernant cet individu, peut les communiquer de façon confidentielle au superviseur au (514) 598-4242.VERSION D'UNE FUGUEUSE MISE EN DOUTE ¦\tLa crédibilité de l'adolescente de 17\tans, qui désigne Nelson Lechas-seur, 31 ans, comme son p/mp, a été mise en doute par la défense, jeudi, au procès pour proxénétisme au palais de justice de Montréal.L'adolescente a été adoptée à l'étranger à l'âge de 11 ans par une femme a l'aise d'ici.Rendue au Canada, l'enfant refusait toute autorité.«Elle aspirait à la liberté totale», a dit la mère, en soulignant qu'il fallait prendre les histoires de sa fille avec un grain de sel.La jeune fugueuse a raconté que François Lavrolette et Nelson Lechasseur l'avaient incitée à «faire la rue» et a danser dans un club en 1993.En contre-interrogatoire, toutefois, elle a avoué avoir dansé nue dès 1990 au profit d'un pimp qu'elle a refusé d'identifier.Le jury entreprend ses délibérations demain.ÉCRASEMENT D'UN AVION À NORMÉTAL, EN ABITIBI ¦\tUn avion de type Piper J3C s'est écrasé vendredi, vers 16hl5, au nord du lac Pajagasque dans la région de Normétal.Le pilote, uni homme de 26 ans, a été blessé a une jambe et aux côtes.Le passager, un homme de 70 ans, a été bru-lé grièvement sur une grande partie du corps.Sa vie est menacée.L'accident se serait produit lorsque le pilote, a la suite d'un problème de moteur, aurait tenté de poser son avion sur le lac.Il semble que le moteur a flanché avant la fin de la manoeuvre.L'avion aurait perdu de l'altitude et aurait accroché des arbres avant de s'écraser et prendre feu.COUPS DE FEU A LAVAL ¦\tVers 11 h, hier matin, un homme a fait feu à plusieurs reprises sur son chalet avec un fusil de chasse de calibre .12, visant des objets lui appartenant à l'intérieur de la maison.Il n'y a eu aucun blessé.Le forcené a été appréhendé a Montréal, vers 14 h, sur la rue Mousseau.Les policiers ont saisi sur lui trois fusils de chasse.Une querelle familiale serait à l'origine de l'incident.La police étudiait hier la possibilité de porter des accusations contre lui: menace de mort contre sa conjointe et utilisation dangereuse d'une arme à feu.ÉMOI À CONCORDIA ¦\tUn témoin a prévenu la police hier, après avoir cru entendre des coups de feu au 2100, rue Mackay,; un pavillon de l'Université Concor-dia.De nombreux effectifs du poste ! 25 se sont rués sur les lieux.Ils; n'ont rien touvé de suspect à l'intérieur.Le témoin était avec eux et' semblait crédible.Il ne s'agirait-donc pas d'une mauvaise blague de-sa part.4 k' DISPARUS SUR LE FLEUVE ¦\tDes recherches étaient en cours hier dans le Saint-Laurent, au large: de Sainte-Luce, dans la région de-Rimouski, pour retrouver deux jeu-\", nés partis en canot vers 3h 30, hier.* Les deux jeunes qui avaient célébré la Saint-lean devaient revenir vers* 4 h 30.La garde-côtière et un hélicoptère de la Sûreté du Québec-étaient engagés dans les recherches, hier après-midi.L'EAU EST DE NOUVEAU BONNE AUTOUR DU MONT ROYAL ¦\tLes citoyens demeurant autour du mont Royal n'ont maintenant plus besoin de faire bouillir leur eau avant de la consommer.Les résultats des dernières analyses ré* pondent aux normes habituelles de qualité et la directive émise jeudi, par la Ville de Montréal, est donc annulée.Cette directive visait les gens demeurant dans le périmètre des avenues du Parc et des Pins, The Boulevard (^Victoria. A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 26 JUIN 1994 Quand une famille s'ouvre aux enfants des autres.SERVICE DE LIMOUSINE T V A.LE RESEAU DES TIRAGES SUPER T VA, LE RESEAU DES TIRAGES DE LOTO QUEBEC nage s'est brisé?«Je ne sais pas, mais ce que je peux vous dire, c'est qu'il a aujourd'hui quatre enfants.Quand je me suis présentée pour le divorce, il avait déjà une femme qui était enceinte.» Geneviève, qui a maintenant 37 ans, s'est préparée à une attente de deux ans: «Je ne crois pas que ce soit aussi long, mais j'ai, voulu me garder un coussin émotif.L'impatience que j'ai, elle est terrible.» , Guy se montre plus philosophe : « |e sais que cet enfant va ve-nir, mais tu ne peux pas aller plus vite que le temps.Alors, en attendant, on garde les enfants de toute la famille et on se pratique.» Pour eux, le handicap de leur enfant sera une occasion d'enrichissement, de dépassement: «Je m'attends à devoir vivre des deuils de ce qu'il ne pourra pas faire, dit Geneviève.Je sais bien que le fait qu'il ne porte pas mes gènes ne me protégera pas de cette peine.Mais en même temps, on réalise que le handicap de cet enfant, c'est notre chance.Sinon, il irait dans un autre foyer et à des parents qui attendent depuis plus longtemps que nous.» Ils ont eu trois enfants, Jean-François qui a maintenant 13 ans, Geneviève, 11 ans et Marc-André, 9 ans.Après la troisième grossesse qui s'était avérée particulièrement difficile, ils ont su que les prochains ne seraient pas leurs enfants biologiques.ils se sont tournés vers l'adoption mais ils ne rentraient pas dans le cadre habituel: «On était L# ouverture aux enfants, les leurs et ceux des autres, Normand et Murielle y avaient été préparés dès l'enfan- pour l'enfant comme pour ses parents d'accueil.De temps à autre, son père venait voir Pierre: «11 était fin.11 m'amenait manger au McDonald's.Comme il n'a pas de dents, il devait briser chacune des frites pour les manger.Moi, je trouvais ça drôle.» Normand précise: «C'était un gentil monsieur.Il a été malade, il n'a pas eu de chance, mais il était très correct.» C'est avec bonheur qu'il a accueilli la proposition de Murielle et Normand qui voulaient adopter Pierre.Pierre aura 16 ans en août et il porte maintenant le même nom que ses frères et sa soeur.Depuis que l'adoption est définitive, son père biologique ne vient plus guère.Comme s'il savait maintenant que Pierre a vraiment trouvé sa place et la chaleur dont il avait besoin.Parce qu'elle sentait le besoin de son grand, Murielle a entrepris avec Pierre la recherche de sa mère biologique au moment même où la procédure d'adoption avait été entamée.\u2014 Voulez-vous l'adopter, oui ou non?leur ont alors demandé les services sociaux.Tirage du 94-06-24 NUMÉROS 398286 98286 8286 286 86 Tirage du 94-06-24 LOTS 250 000 $ 2 500$ 250$ 25$ 10$ NUMEROS 140319 40319 0319 319 19 Tirages du 9406-19 au 94-06-25 6834 7270 9336 5217 7407 8265 8479 DIMANCHE LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI VENDREDI SAMEDI Concours PAR MOIS 3 6 MOIS Tirage du 94-06-24 h».Chevrolet Geo Oldsmobile Cadillac 5363 Saint-Denis (au sud du boul.Rosemont) 279-6301 VERSEMENT INITIAL DE 6 000 $ ou ÉQUIVALENT.DÉPÔT REMBOURSABLE DE 700 $ et PREMIER PAIEMENT REQUIS.TOUTES TAXES EN SUS.KILOMETRAGE LIMITÉ À 24 000 KM PAR ANNEE.5 \u2022 PAR KILOMÈTRE SUPPLÉMENTAIRE.SUJET À L'APPROBATION DE CRÉDIT.L'OFFRE SE TERMINE LE 30 JUIN 1994.Photo à titre indicatif seulement.Prochain tirage : 94-06-25 Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso de billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.totoquebec GAGNANTS\t10' 6/6 S Ventes totales: Prochain gros lot (approx.î: Prochain tirage: 94-06-29 Tirage du 94-06-25 Numéro complémentaire DOUZE PER2 PRIVILÉGIÉS De plus, 80 autres personnes (20 groupes de 4 personnes) vivront # une croisière a bord du NCSM Ville de Québec depuis Trois-Rivières jusqu'au Port de Montréal.Elles quitteront Trois-Rivières pour arriver au Port de Montréal vers 21 h (le départ de Montréal en autobus aura lieu à midi le lundi 18 juillet).Pour participer : » \u2022 « Assemblez la poupe et la proue ou bloc central du NCSM Montréal, remplissez !e coupon de participation et retournez-les à l'adresse indiquée.Vbus trouverez les deux pièces manquantes dans Lo Presse d'aujourcffiui.\u2022\tCe coupon de participation est publié dans La Presse les samedis et les dimanches jusqu'au 26 juin 1994.Les tirages ou sort se feront le 4 juillet, \u2022\tUs fac-similés entièrement faits à la main sent acceptés.*\u2022 'v\tiM\t'v^i^jk''\t/î.v\u2022 .« \u2022 Ay, .< ¦ a**.v\t~% \u2022 t-, t> ' ,*ly», ^\"\" «.Vo'ur raison de sécurité, l«$ enfants de moins do six ans ne pourront être admis à bord pour la croisière.INVITES Tirage du 94-06-25 Tirage du * ' 94-06-25 NUMEROS 223570 23570 3570 570 70 GAGNANTS Tirage du 94-06-25 Numéro complémentaire MISE TÔT 14 17 26 39 GAGNANTS\tLOTS 75\t666,60 S Ventes totales: 737 Gros lot à chaque tirage 1 000 000,00 $ Tirage du 94-06-24 Numéro complémentaire:- GAGNANTS\tLOTS 7/7\t0\t3 500 000,00 $ 6/7+\t0\t80 209,30 $ 6/7\t31\t2 263,90 $ 5/7\t1 610\t155,70$ 4/7\t35 395\t10$ 3/7+\t31818\t10$ 3/7 295 935\t1 partlcipitiongratuite (3 sélections) Ventes totales: 4 313 530,00 $ Prochain gros lot (approx.h 4 000 000,00 S Prochain tirage: 94-07-01 La Presse Uée GP.11053 Succursale Centre-Ville Montréal (Québoc) H3C 4Y9 MISSILES ANTI-AÉRIENS Tirage du vendredi 94-06-24 NUMÉROS 494836 94836 4836 836 36 \u2022 Adresse TUBES LANCE TORPILLES Code postol Les modalités d'encaissement des bilkrts gagronts En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 26 JUIN 1994 La FTQ accuse Johnson de bloquer la création d'emplois AUCUNE MISE A PRIX ; POOH FAIHC CÔ/^NAl*»>ANr.f »OUf S1MIMIMIN» Trait d'union ANNONCE GRATUITE TOUS LES JEUDIS ET SAMEDIS DANS m mtm ¦¦ ¦ mm - ïfM ,_ m T jfr \" IPT Tv_LT T ;TT .N- ¦ i
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