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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Politique
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1994-04-28, Collections de BAnQ.

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[" 4 Le Parti de la loi naturelle prend son envol au Québec MARIO FONTAINE Après nous avoir bien fait rire aux dernières élections fédérales, le Parti de la loi naturelle se lance maintenant sur la scène provinciale.Car le Québec ne peut devenir souverain sans lui, affirment ses responsables, qui prétendent aussi avoir la solution au démantèlement du Collège militaire de Saint-)ean: le transformer en centre de formation pour experts en «vol yogique».Officiellement reconnu par le directeur général des élections la semaine dernière, le Parti s'est officiellement lancé dans la course hier en donnant des conférences de presse dans six villes à travers le Québec.Fort de son succès relatif lors de la dernière campagne fédérale, le PLN entend maintenant effectuer une percée au Québec.Le PLN c'est ce parti qui, l'automne dernier, prônait le vol yogique comme façon de régler les problèmes du Canada.On a vu certains de ses militants, assis en tailleur sur des coussins, se mettre à sauter sur leur posté-rieur, bras Allen Faguy croisés et sourire aux lèvres.Il s'agit, dit-on, d'une première étape dans l'art de s'envoler.La prestation du porte-parole de la formation était aussi remarquable: ses lèvres devançaient ses paroles d'un bon deux secondes, comme si son message provenait de la planète Mars.Le nouveau parti québécois n'a toutefois pas de liens organiques avec son vis-à-vis fédéral, assurent ses promoteurs, qui précisent que les 60 000 adeptes de la méditation trans-cendentale au Québec n'en deviendront pas membres d'offi-' ce.Us restent très nébuleux sur le financement de la formation et sur son effectif, mais une cinquantaine de candidats seraient déjà désignés et le parti devrait en présenter dans chacune des 125 circonscriptions.Le Parti de la loi naturelle apporte des solutions nouvelles et efficaces, affirme son chef, Allen Faguy.Celui-ci croit par exemple que le fait de réunir 7000 personnes dans une séance de méditation planante ferait fondre le chômage, la criminalité et le déficit.Si les 7000 allaient tous ensemble au Forum, cela pourrait-il faire gagner le Canadien?«Probablement», a dit hier M.Faguy.Les Rhinos déclassés «Séparé ou uni, sans le soutien de la loi naturelle, le Québec ne sera jamais souverain», soutient par ailleurs ce dernier.Selon lui, aucune entente politique ne pourra apporter l'autodétermination et la souveraineté aux Québécois car c'est tout naturellement que cela vient à ceux qui ne violent pas les lois de la nature.En attendant, le parti propose sa solution à la fermeture du Collège militaire de Saint-|ean, décrétée lors du dernier budget fédéral.Le PLN suggère en effet de s'associer avec les gouvernements et la population pour former dans les locaux du collège 1000 experts en vol yogique.«Un tel groupe animera le champ unifié de la loi naturelle et répandra ainsi une influence invincible de cohérence et d'harmonie dans la conscience collective», prétend Allen Faguy.Le Parti de la loi naturelle a réussi à déclasser le Parti rhinocéros au scrutin fédéral d'octobre dernier.Au Québec, il a même devancé le Nouveau Parti démocratique et les Verts dans plusieurs comtés, une performance qu'il espère rééditer à l'échelon provincial.Le PLN est la branche politique du mouvement de Méditation transcendentale du Maha-rishi Mahesh Yogi, un gourou qui a bâti un empire évalué à trois milliards de dollars.Sa campagne de publicité de l'automne dernier a coûté deux millions.M.Faguy lui-même s'était présenté dans Saint-Hen-ri-Westmount, où il avait récolté 514 voix.Le groupe se défend d'être une secte ou une église.«On veut le bien de tous», explique-t-on.Le vice-président de PLN-Québec, Denis Cauchon ne s'attend pas pour sa part à ce aue le chef fédéral Neil Paterson imite lean Chrétien et Lucien Bouchard en participant à la prochaine campagne québécoise.Gérald Tremblay pique une colère contre Ottawa Il somme le gouvernement fédéral ne ne pas toucher à la loi sur les brevets pharmaceutiques CIUIS NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC e ministre québécois de l'Industrie et du Commerce, Gérald Tremblay, a piqué une rare colère, hier, à sa sortie du Salon bleu, accusant le gouvernement fédéral de «créer de l'instabilité économique et de faire fuir les investisseurs étrangers».La décision d'Ottawa d'entreprendre une révision de sa loi C-91 sur les brevets pharmaceutiques laisse peser une lourde menace sur les investissements attendus au Québec dans ce secteur prometteur, et déjà, accuse le ministre Tremblay, une multinationale qu'il refuse de nommer vient de reporter un investissements de 50 millions qu'elle s'était engagée à faire au Québec.Le ministre somme le gouvernement Chrétien de rester tran- Ïuille et de ne pas toucher à la loi -91 ni à ses règlements d'application.Il s'est déclaré «en état d'alerte» et menace le gouvernement fédéral de regrouper tous les décideurs de la grappe pharmaceutique, pour faire pression Gérald Tremblay sur Ottawa afin d'amener le ministre de l'Industrie, John Man-ley, à ne pas aller de l'avant dans son projet.«Nous allons nous mobiliser pour qu'aucun changement ne soit apporté à ce projet de loi», promet-il.Selon M.Tremblay, la multina- tionale qui est revenu sur son projet d'investissement de 50 millions a communiqué avec Ottawa après avoir appris cette décision de réviser la loi C-91.«On n'a pas été en mesure de rassurer l'entreprise.Le gouvernement fédéral n'a pu lui donner l'assurance qu'il ne remettrait pas en question certaines dispositions ou de la loi ou de sa réglementation», indique-t-il.Précisant que le Québec avait fait des choix capitaux pour la création d'emplois de qualité en s'orientant dans la haute technologie, l'aérospatial, le secteur pharmaceutique et les technologies de l'information, le ministre a mis en garde Ottawa: «Nous n'avons pas l'intention de laisser faire le gouvernement fédéral, même de lui permettre de prendre des décisions qui pourraient mettre en péril des investissements qui sont présentement au Québec et d'autres investissements qui peuvent y venir et qui sont présentement reportés à cause de l'indécision du gouver-nemnt fédéral.» Il a rappelé qu'aucune des provinces canadiennes n'avait ap- Jugement sur la téléphonie : Johnson n'est pas inquiet pour les entreprises «Une véritable reddition», rétorque Jacques Parizeau ANDRÉ PÉPIN du bureau de La Presse QUÉBEC Le premier ministre Daniel (ohnson soutient que le récent jugement de la Cour suprême confirmant la compétente entière, exclusive du gouvernement fédéral en matière de téléphonie, n'affecte en rien les entreprises du Québec qui envisagent de faire leur marque dans la mise sur pied de l'autoroute électronique.«C'est une véritable reddition», lui rétorque le chef de l'op-positon péquiste, M.Jacques Parizeau, plaidant que le CRTC a maintenant tous les pouvoirs pour fixer le$ normes, les tarifications, les conditions de concurrence, le contenu etc.«Et Bell Canada pourra installer son centre principal à Toronto, comme il envisage de le faire et Vidéotron, du Québec, devra se mesurer à Bell », explique Parizeau, rappelant que la téléphonie, l'ensemble des télécommunications, sont avant tout des véhicules culturels sur lesquels Québec n'a plus de juridiction depuis le jugement unanime du plus haut tribunal au pays.M.Parizeau rappelle par ailleurs que c'est le Québec, depuis plus de 20 ans, qui réclame à grands cris sa juridiction devant le gouvernement fédéral.«C'est même le gouvernement du Québec qui s'est rendu jusqu'en Cour suprême pour obtenir une décision ».Le premier ministre Johnson, de son côté, tente de minimiser l'impact du jugement.«Vidéotron et Bell emploient des milliers de personnes au Québec.Je ne vois pas comment le jugement de la Cour suprême pourrait gêner leur développement».La ministre responsable de la Culture, Mme Liza Frulla, n'épouse pas tout à fait la position de son chef, expliquant: «Il sera important que nous ayons une longue discussion avec les ministres des autres provinces pour vraiment mesurer l'impact de ce jugement».Le président de Québec-Télé-phone, M.Cilles Laroche* a pour sa part déclaré hier que le jugement de la Cour suprême n'affecte en rien ni l'entreprise ni les employés qu'il dirige.«Malgré ce jugement, nous continuons de travailler aujourd'hui et d'offrir les meilleurs services», a-t-il dit.L'autoroute Le gouvernement canadien, sous la gouverne du ministre John Maley de l'Industrie, a déjà mis sur pied un comité consultatif, présidé M.David Johnston, de l'Université McGill, pour s'assurer que le Canada puisse jouer un rôle de premier plan dans le développement de ces technologies de pointe.Pour le chef péquiste Parizeau, Ottawa montre bien ainsi qu'il entend prendre toute la place dans le développement des nouveaux systèmes.Les expressions «autoroute de l'information» et «autoroute électronique», rappelons-le, désignent toutes deux une infrastructure d'information et de communication à la fine pointe de la technologie.Fondée sur des réseaux de communicatipn existants et projetés, cette infrastructure deviendra un réseau des réseaux, raccordant les foyers, les entreprises, les gouvernements et les institutions du Canada à une vaste gamme de services, par exemple: services de divertissement et d'éducation, produits culturels, services sociaux, banques de données, ordinateurs, opérations bancaires et services commerciaux électroniques.Déjà, au Nouveau-Brunswick par exemple, des services nouveaux sont offerts à la population par la compagnie de téléphone de la province, NB Tel.Ici au Québec, dès l'été prochain, des expériences seront mises de l'avant par Videotron, dans la région du Saguenay-Lac Saint-Jean.C'est en Roumanie que le député Lemire voulait «envoyer» les assistés sociaux du Centre-sud.GILLES NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC orcé de se dépatouiller avec les médias de sa région durant une bonne partie de la journée d'hier, à la suite de la publication dans La Presse de propos dés-obligeants qu'il a tenus en parlant des assistés sociaux du Centre-sud de Montréal qui ont manifesté la veille à l'Assemblée nationale, le député Yvon Lemire soutient qu'il n'a jamais parlé du Rwanda.L'incident est survenu au moment où le président Jean-Pierre Saintonge a ajourné pour une brève période les travaux de l'Assemblée nationale, après que des manifestants du Centre-sud venus assister à la présentation d'une pétition aient tenté d'attirer l'attention sur leur drame en laissant tomber sur la tête des députés des exemplaires des budgets avec lesquels ils vivent.On a pu entendre à ce moment là le député de Saint-Maurice, parmi d'autres qui faisaient du brouhaha, exprimer des commentaires.« On va vous envoyer au Rwanda, pis en Bulgarie!» a-t-on rapporté.M.Lemire a soutenu par la suite n'avoir pas parlé du Rwanda \u2014 où une guerre atroce multiplie les morts \u2014 mais de la Roumanie.« |e sais très bien ce qui se passe au Rwanda, croyez-moi, je n'aurais jamais dis ça.Je voulais faire une comparaison avec les conditions de vie dans ces pays.Ils verraient jusqu'à quel point c'est pire », a-t-il indiqué à La Presse hier.11 a ajouté qu'il s'adressait au député de Verdun, Henri-François Gautrin, qui avait pris part, avec lui et d'autres élus, à une récente mission en Bulgarie et que si les travaux n'avaient pas momentanément été interrompus, il n'aurait rien dit.«Vous savez, c'était partisan le geste de ces gens-là; ils étaient dans les banquettes du PQ», a-t-il expliqué.M.Gautrin, dont le comté comporte une couche importante de gens vivant sous le seuil de la pauvreté, est particulièrement sensi- ble à ce problème social.Il soutient que M.Lemire n'a pas parlé du Rwanda, mais de la Roumanie et de la Bulgarie.« Mais, entre vous et moi, c'était une remarque déplacée quand même!» conclut-il.Quoi qu'il en soit, l'attitude du député Lemire a quelque peu embarrassé le premier ministre Daniel (ohnson, l'opposition ayant soulevé le cas à la période des questions.M.Johnson, après avoir reproché à l'opposition de «donner un caractère partisan à l'une des pires tragédies humaines», a néanmoins condamné les propos attribués à son député: «Tout le monde convient que si des paroles malheureuses ont été prononcées dans un contexte où on évoque une énorme tragédie humaine, qu'on doit mettre les choses en perspective et considérer que quelques fois il n'est pas opportun de référer de cette façon-là à ces événements-là.» Rwanda ou Roumanie, la Roumanie aussi a connu sa part d'horreurs.En bref CROUPE DE TRAVAIL ¦ Le Parti québécois vient de mettre sur pied un troisième groupe de travail, portant celui-là sur la décentralisation, en vue de peaufiner le programme du parti dans cette matière en vue des élections.Il sera dirigé par le député d'Abitibi-ouest et critique en matière de développement régional, François Gen-dron, et complété par trois autres députés, jeanne Blackburn, Marcel Landry et Pauline Marais, et des candidats (es) Da-nielle Doyer (Matapédia), Hélène Alarie ( Kamouraska-Té-miscouata^), Paul Bégin (Louis- Hébert )v Guy (ulien (Trois-Rivières) et Michel Légère (Hull).L'EXEMPLE DE CHRÉTIEN ¦ Le premier ministre |ean Chrétien devrait mettre fin à «son gaspillage éhonté» de l'argent des contribuables avec ses voyages aux Antilles avant de demander aux Canadiens de se serrer la ceinture, soutient le député Myron Thompson.«Pourquoi ne faites-vous pas vous-mêmes ce que vous demandez au reste du pays de faire?», a demandé en dehors de la Chambre des communes le député du Reform Party.Des documents rendus publics mardi ont fait état d'un déplacement à bord d'un appareil réservé aux dignitaires du gouvernement vers les îles St.Kitts and Nevis, à l'est de Porto Rico, pour une durée de dix jours le mois dernier.UN MILLIARD À RYAD ¦ Le ministre canadien du Commerce international, Roy MacLaren, a annoncé à Ryad, où il est en visite, la disposition .de son pays à accorder un prêt d'un milliard de dollars à l'Arabie Saoudite pour financer des projets communs.puyé le gouvernement fédéral dans ses négociations des accords de libre-échange avec les États-Unis et le Mexique, contrairement au Québec et qu'il n'avait donc pas à «subir les pressions des autres provinces qui n'ont pas donné suite au traité».Il a débordé sur le dossier des chantiers maritimes.«On a le droit d'avoir notre traversier (à construire), au Québec.Tout à coup, c'est intéressant un traversier pour le fédéral.On veut plus l'envoyer au Québec mais dans une autre province», dénonce-t-il.Le gouvernement fédéral a selon lui une attitude inacceptable parce qu'en révisant «du jour au lendemain les règles du jeu», vraisemblablement en raison d'une augmentation des coûts des médicaments qu'engendrerait la loi sur les brevets pharmaceutiques, il néglige les retombées positives importantes, comme le déménagement au Québec des sièges sociaux d'entreprises spécialisées dans la recherche et le développement et dont les investissements totaliseraient deux milliards d'ici à l'an 2000.Pour lui, le débat quant à la santé à eu lieu autour de la loi C-91 ; des commissions parlementaires se sont penchées sur la question de même que le Sénat.Cela suffit, selon lui.Informé des propos du ministre Gérald Tremblay, le ministre des Affaires étrangères à Ottawa, André Ouellet, qui passait dans un corridor voisin, a mandaté les journalistes d'«apaiser les craintes de M.Tremblay».«Vous lui direz qu'il n'y a pas lieu de s'exciter outre mesure.Cette révision ne veut pas dire qu'il y aura des amendements.Probablement que M.Tremblay n'a pas compris exactement la démarche», a-t-il dit.Le ministre André Ouellet a ajouté que Gérald Tremblay aurait été mieux de lui parler «au lieu de s'exciter».«11 aurait été mieux de m'en parler, je lui aurais dit ce que je viens de vous dire», a dit M.Ouellet qui venait de dire qu'en vertu de la loi, il est essentiel qu'on procède à une étude de l'application de cette loi, pour voir si elle est efficace, mais que cela ne voulait pas dire qu'il y aurait des amendements.Sergio Marchi Immigration: Marchi tire un trait sur de troublantes révélations MARII-CLAUDB LORTIE du bureau de La Presse OTTAWA Le ministre de l'Immigration, Sergio Marchi, croit que les nouvelles révélations troublantes concernant l'administration de drogues durant certaines déportations ne justifient pas le déclenchement d'une enquête étoffée et indépendante sur la question.Le ministre a en effet indiqué hier qu'il avait reçu assez d'informations de ses fonctionnaires pour juger que les allégations selon lesquelles une femme zaïroise, dont la demande de statut de réfugié a été refusée, aurait été droguée malgré elle pour être déportée le 23 février dernier, ne sont pas vraies.Ces affirmations ont été faites la semaine dernière à Montréal par une coalition de groupes militant pour le respect des droits humains, dont fait partie notamment l'archidiocése catholique de Montréal et Action réfugiés Montréal, un groupe affilié aux Églises presbytérienne et anglicane.« |e ne crois pas qu'on doive faire enquête parce que, a, un officier d'immigration n'a pas administré de drogue et b, nous n'administrons rien uniquement pour pouvoir effectuer une déportation et c, quand vous considérez que nous avons expulsé 9000 personnes l'an dernier et que seulement 12 personnes se sont vues administrer des médicament par des médecins travaillant avec des permis provinciaux, je ne crois pas que cela justifie la remise en question de tout le système et le fait d'avoir une enquête», a déclaré le ministre hier à la sortie de la Chambre.M.Marchi a demandé lundi à ses hauts fonctionnaires de se pencher sur la question et affirme que si on découvre éventuellement que quelqu'un a violé les régies de procédure, des gestes seront posés.Mais pour l'instant, dit-il, toutes les informations qu'il a reçues de son propre ministère montrent que les règles de procédure ont été respectées et c«ia lui suffit.Au ministère, on admet que la femme zaïroise, qui était enceinte au moment de sa déportation, a reçu des sédatifs.Mais on dit que si de telles drogues ont été administrées c'est pour des raisons médicales et non pour faciliter l'expulsion.D'après Osvaldo Nunez, critique du Bloc québécois pour les questions d'immigration, «un cas d'une telle gravité mérite une enquête indépendante, parce qu'il s'agit d'un comportement indigne d'une société civilisée».Stewart lstvanffy, l'avocat qui s'est occupé du dossier de la Zaïroise, estime quant à lui que le ministre viole la convention internationale contre la torture en refusant qu'un organisme indépendant fasse enquête.La coalition montréalaise qui a porté cette cause à l'attention du public croit que l'administration de drogues n'est qu'un aspect des problèmes qui affligent actuellement les procédures de déportation.Tout le système canadien pour le traitement des dossiers des réfugiés a été rudement critiqué au début de l'année par une enquête indépendante commandée par la commission elle-même.Interrogé par les réformistes, le ministre Marchi a toutefois reconnu hier que le système d'immigration canadien n'avait pas fonctionné adéquatement dans un autre dossier, celui du second suspect arrêté pour le meurtre d'une jeune femme dans un restaurant à la mode de Toronto.Oneil Rohan Grant devait en effet être déporté du Canada en décembre 1992, mais a réussi à obtenir une prolongation de cinq and de la Commission de l'immigration et du statut de réfugié.Hier en Chambre, M.Marchi a déclaré que «le système a failli», avant de noter que la commissaire qui a pris la décision à l'époque n'a pas vu son mandat renouvelé.Le ministre a toutefois refusé de l'identifier.Il a aussi bien pris soin de préciser que la décision a été prise par la commission, un organisme indépendant de sen ministère.^ B 2 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 28 AVRIL 1994 La Presse Éditorial Paul Oesmarais président du conseil d administration Roger D.Landry président et editeur Claude Masson Marcel Desjardins editeur adjoint directeur de l informaticn Alain Dubuc éditorialiste en chef La défaite des bureaucrates La décision de la Cour suprême de ne reconnaître aucune compétence au Québec en matière de téléphonie sera généralement perçue comme une autre grande défaite pour le Québec, dans son inlassable quête de pouvoirs.Elle déclenchera sans doute une vigoureuse vague d'indignation, autant chez les souverainistes, qui y verront une autre preuve du cul-de-sac constitutionnel, que chez les libéraux, qui avaient fait une croisade de la conquête de ce pouvoir.Mais, dans cette bataille, le Québec ne perd absolument rien.Les seuls perdants, ce sont les bureaucrates québécois et leurs ministres complaisants, qui ont, depuis des années, gaspillé leurs énergies et notre argent dans une bataille futile.La téléphonie est certes importante.Elle est au coeur de \u2022\tchangements majeurs dans nos sociétés.Mais croire qu'on peut accélérer ce processus ou l'endiguer parce qu'on détient quelques pouvoirs législatifs de plus relève de la pensée magi- \u2022\t: que bureaucratique.\u2022 : j Pourtant, depuis des années, les ministres des Communications ont consacré beaucoup d'énergie au rapatriement des ¦ pouvoirs en télécommunications et en téléphonie.On rêvait de mettre fin à la situation actuelle, où les grandes compagnies, comme Bell, sont de juridiction fédérale en raison du caractère : transfrontalier de leurs activités, tandis que les compagnies locales sont contrôlées par un organisme provincial, la Régie québécoise des télécommunications.Il s'agit de seize compagnies, quatorze petites et deux moyennes, Québec Téléphone et Télébec, qui jouent un rôle parasitaire et marginal.Le Québec voulait étendre son emprise sur l'ensemble de la téléphonie sur le territoire québécois, y compris les activités locales de Bell.En affirmant qu'une petite compagnie locale, parce qu'elle est reliée à un réseau, est de ressort fédéral, la Cour suprême brise ainsi le rêve québécois et risque de priver la province du peu de pouvoirs qu'elle avait.Mais, au juste, que perd le Québec?Malgré toutes les explications, il n'a jamais été vraiment facile de comprendre en quoi l'obtention de compétences pour le Québec changeait quelque chose dans nos vies, dans l'organisation de la société ou dans le développement économique.Le dossier était si flou qu'on pouvait difficilement y voir autre chose que la soif de fonctionnaires et de leurs ministres d'étendre leur empire et une tentative des libéraux de manifester leur ferveur nationaliste.On voulait plus de pouvoirs pour des raisons culturelles, mais, surtout, parce que la téléphonie joue un rôle central dans le développement économique.Depuis quelques mois, mode oblige, on a ajouté l'autoroute électronique.Et maintenant, on craint que cette défaite ne compromette l'implantation de l'autoroute électronique au Québec.il n'y a aucun lien entre le succès de certains secteurs de notre économie et le partage des compétences.Nos secteurs les plus dynamiques sont souvent de juridiction purement fédérale, ce qui n'empêche absolument pas le Québec d'y jouer un rôle moteur.Des exemples?L'aeronautique, l'aérospatiale, le transport ferroviaire, les satellites, la câblodistribution.Mais il est encore plus difficile de voir en quoi quelques pouvoirs législatifs sur la téléphonie influenceraient notre intégra- tion à l'autoroute électronique.Cette fameuse autoroute fait, en effet, appel à une foule d'industries et d'entreprises, qui débordent largement le champ de la téléphonie et sur lesquelles les gouvernements n'ont aucune prise.De surcroît, il s'agit d'un projet colossal, d'envergure mondiale, dont le développement échappera aux juridictions locales.Si le Québec avait pleins pouvoirs en communications, ou s'il changeait de statut constitutionnel, ça ne changerait rien à l'affaire.Le Québec ne peut pas espérer, avec ses pouvoirs, définir tout seul les standards de ce changement technologique.Son contrôle sur Télébec ou Cuévremont téléphone, qui vient de gagner en Cour suprême, le mènerait, au mieux, à une «bretelle» de l'électronique! Le défi des Québécois n'est pas là, mais dans leur capacité de tirer leur épingle du jeu dans un processus continental, de s'adapter les premiers et d'exploiter les créneaux où ils excellent.Par exemple, si, comme il l'a fait, Daniel Johnson veut vendre le savoir-faire québécois en télécommunications aux USA, il n'a pas besoin de juridictions, mais d'un billet d'avion.Pour ces raisons, il faut voir cette soi-disant défaite comme une bonne nouvelle qui, au mieux, nous débarrassera du nid de patronage qu'est la Régie des télécommunications et nous fera économiser de l'argent.Ce n'est pas avec des règlements que le Québec participera pleinement à l'autoroute électronique, mais grâce au leadership d'un gouvernement capable de réunir les énergies créatrices.En somme, le succès dans les domaines de pointe ne repose pas sur les compétences, mais sur la compétence.Main DUBUC Erreur coûteuse Les erreurs de jugement coûtent cher en politique.Le député fédéral de Saint-Léonard, Alfonso Gagliano, en a fait la pénible expérience.Ses contacts imprudents avec un membre de la maffia sicilienne lui auront fermé la porte du conseil des ministres.En ce qui le concerne, cet incident devrait être clos.La GRC, après enquête, est venue à la conclusion qu'aucun crime ne peut être retenu contre lui, de sorte que, en théorie, rien n'interdit son entrée au cabinet.Sauf que, pour n'avoir pas compris à temps la différence entre n'être pas coupable et être au dessus de tout soupçon, il paie le prix de ses mauvaises fréquentations.Dans ce dossier, le comportement du pre-: mier ministre Chrétien aura été irréprochable.Son expérience, son sens de l'État et sa discipline personnelle en matière d'in-: tégrité lui ont appris que les exigences de la politique dépas- \u2022\tsent le strict respect de la loi.Et qu'il ne suffit pas, au moment du s'offre une promotion, de mettre un terme à des relations douteuses pour retrouver, comme par magie, une crédibilité morale qu'on n'a pas entretenue.Rien n'interdit à un député \u2022\tde jouer au golf ou d'entretenir des relations d'affaires tout à .fait légales avec des personnages louches.Mais à ses risques et I périls.Il n'aura que lui à blâmer si ses liens \u2014 même non criminels \u2014 avec la pègre laissent planer sur lui un doute incompatible avec les critères infiniment plus sévères qui s'appliquent aux responsabilités ministérielles.* Le crime organisé étant ce qu'il est, les électeurs sont bien conscients que ses alliés les plus précieux en politique ne sont justement pas des personnalités prêtant flanc à des accusations criminelles.Au contraire.L'important, pour la maffia, c'est de pouvoir, en temps opportun, compter sur un solide réseau d'amis inattaquables susceptibles d'influencer, «dans le bon sens», les décisions du gouvernement.D'où des règles .moins sévères pour les simples députés, dont le pouvoir d'intervention est limité.Ceux qui rêvent à un poste ministériel ont intérêt à retenir la leçon de l'affaire Gagliano.Et à se rappeler qu'on ne se refait pas une virginité en modifiant subitement son comportement I parce qu'on est la cible d'une enquête de la GRC.Quant aux autres, si leur plan de carrière n'est pas un motif suffisant pour surveiller leurs fréquentations, ils devraient au moins être conscients que toute imprudence de leur part ne fait qu'alimenter le cynisme du public à l'endroit des politiciens.Et au point où ils en sont rendus, tout le monde à tout à y perdre.Plarrt gravel | Morne victoire La droite a remporté une victoire éclatante, au Salvador, lors des élections législatives et présidentielles.Un peu trop éclatante, disent les partis de gauche, alléguant la fraude, comme on pouvait le prévoir.Quoi qu'il en soit, M.Armando Calderon Sol sera le prochain président et assure ses concitoyens qu'il gouvernera au nom de tous les Salvadoriens.Dans le contexte d'un pays qui sort d'une longue guerre civile, où il n'y a eu ni vainqueur ni vaincu, cette formule est encore plus creuse que d'habitude.On dirait qu'il cherche à endormir les Salvadoriens pour passer un mandat sans trop d'histoires.Si M.Calderon Sol voulait donner de l'inspiration et du courage à un pays qui vit l'impasse politique qu'est une paix qui n'a résolu aucun problème, il lancerait quelque , chose du genre : «Je mènerai une politique de droite après une réforme agraire en profondeur».Du coup, il libérerait la droite de son handicap le plus grave: la défense d'une classe de : grands propriétaires, qui n'apportent en fin de compte que ; très peu à l'économie.Les grandes propriétés produisent les , denrées, comme la banane, que le Salvador exporte.Mais un \u2022\tpays aussi surpeuplé ne peut pas survivre éternellement de la \u2022\tseule exportation des produits de la terre.La réforme agraire est surtout vue comme une nécessité so-: ciale.Bien financée, elle deviendrait aussi le point de départ de nouvelles industries, qui permettraient aux Salvadoriens de rompre avec la trop grande dépendance envers des produits tropicaux, dépendance qui ne les enrichira jamais.Réforme agraire et politique de droite ne sont pas nécessairement en contradiction, sauf dans un pays comme le Salvador, où la droite s'identifie docilement aux intérêts de la classe possédante.Ce climat n'aide pas la gauche, très déçue par sa défaite, à formuler une politique dynamique.Cette gauche constate surtout que l'économie a repris, depuis la fin des hostilités, et que la menace de grèves et de manifestations peut, par conséquent, lui donner une puissance politique que les urnes lui ont refusée.Le pays se retrouve donc dans le cercle vicieux de l'immobilisme économique et politique, qui afflige presque toute la région.M.Calderon Sol a l'occasion de relancer son pays dans une nouvelle voie, mais il n'est pas pressé de la saisir.PrédéHc wacnière La boîte aux lettres Jean Chrétien et le moinillon ¦ Comme je ne lis pas Le Devoir, je dois me contenter de La Presse.Grosso modo, je m'en arrange.Sauf quand vous dépassez les bornes.Ainsi, le 18 avril, vous avez publié, avec l'imprimatur ap-parant de la noble maison Gal-lup, un article coiffé d'un titre d'une malhonnêteté hors de l'ordinaire: «La cote de Chrétien ne cesse de baisser.» Or, le titre original du communiqué de Gallup était le suivant: «Le taux d'approbation du premier ministre demeure élevé à 58 p.cent.» Votre tri-poteur de titres n'a pas jugé ça assez vendeur ou quoi?Que disent les chiffres de ce sondage et des deux sondages précédents, qui avaient posé la même question ?Taux d approbation de |ean Chrétien en janvier: 56 p.cent; en février: 61 p.cent; en mars: 58 p.cent.En d'autres mots, le taux d'approbation de |ean Chrétien a fluctué de 3 p.cent entre février et mars, ce qui correspond exactement à la marge d'erreur que la maison Gallup attribue à ses chiffres.Quant au taux d'approbation de M.Chrétien chez les francophones, votre article le situe à 41 p.cent, alors que la maison Gallup l'établit à 46 p.cent.Une erreur de typographie?En lisant votre article, on a l'impression d'être aux prises avec les élucubrations d'un moinillon du Moyen Âge, qui pourfend des hérétiques en triturant sans vergogne les chiffres et les textes de la Bible! Naturellement, votre moinillon se garderait bien de nous dire que, selon Gallup, Jean Chrétien est passe d'un taux d'approbation personnelle de 16 p.cent, au Québec, avant les élections, à 47 p.cent, en mars 1994.Et votre moinillon pervers ne dit pas, non plus, à vos lecteurs que, selon les chiffres de Gallup, la popularité du Bloc québécois, au Québec, est passée, depuis l'élection, de 51 p.cent à 47 p.cent.Voilà les chiffres, les vrais chiffres, ceux de votre très cher Gallup.Mais, qu'auront retenu les lecteurs qui souvent ne lisent que les titres?« La cote de Chrétien ne cesse de baisser», ce qui est un titre faux, mensonger, profondément malhonnête.Jacques HÉBERT sénateur « Combine sous roche ?» ¦ D'après Roger |.Bédard, Hyundai aurait fermé son usine de Bromont à cause de nos lois ouvrières (La Presse, 25 avril).Pourtant, lorsque Hyundai a décidé de s'établir à Bromont, au milieu des années 80, c'étaient les mêmes lois ouvrières, qui étaient en vigueur au Québec, n'est-ce pas?Et Sainte-Thérèse, où se trouve l'usine GM, c'est bien au Québec, n'est-ce pas?A première vue, il s'agit ici d'un cas flagrant de malhonnêteté intellectuelle de la part de Roger J.Pas du tout.C est pathologique chez lui.Et probablement payant, puisqu'il y aura toujours des employeurs qui auront recours à des individus de son acabit pour combattre le libre exercice du syndicalisme par tous les moyens.Parmi eux, Hyundai.La lettre de Roger Bédard est éloquente à ce sujet.Un tel acharnement et un tel mépris des lois de la part d'un employeur ne sont pas accidentels.Hyundai devait avoir de très bons conseillers en matière de relations de travail.Mais ce n'est pas ça qui a forcé la fermeture de Hyundai.11 y a une «combine sous roche».Peut-être connaitrons-nous, un jour, le fin fond de l'histoire.Émile BOUDREAU Montréal Prend-on nos enfants pour des demeurés ?¦ 11 y a quelques mois déjà, notre inénarrable ministère de l'Éducation annonçait que, désormais, les étudiants du premier cycle du secondaire devraient lire obligatoirement un livre par année.La déclaration du ministre avait, à l'époque, suscité de nombreux commentaires, allant de l'ahurissement à la consternation devant une aussi piètre exigence.Cette semaine, ma fille, qui fréquente une des meilleures écoles de la CECM si on en croit le journal La Presse, est revenue à la maison avec le titre du livre obligatoire: Le Tour du monde en 80 jours, de Jules Verne.À la bonne heure, me suis-je dit.Au moins, il ne s'agit pas d'une quelconque traduction.Mais, à ma grande surprise, les élèves de secondaire Il ne lisent pas la version intégrale du roman.En fait, ils ont dans les mains un condensé du texte, dont on a expurgé soigneusement les descrip- tions, (jugées inutiles peut-être?) pour ne conserver que l'histoire.Par exemple: trois paragraphes de quelques lignes servent de présentation des personnages, alors que, dans le roman, Iules Verne y consacre plusieurs chapitres.Est-ce vraiment là un livre dont on parle?Ou bien s'agit-il d'un résumé du Reader's Digest?Depuis que ma fille fréquente l'école, bien souvent, les bras me sont tombés devant les inepties contenues dans les programmes du ministère et les âneries proposées en devoir aux élèves.)e ne veux pas ici blâmer les professeurs.Ils font ce qu'ils peuvent.|e suis peut-être une nostalgique du cours classique, mais comment se fait-il qu'à l'âge de ma fille, je pouvais rédiger \u2014 maladroitement sans doute \u2014 une dissertation sur les différences entre le théâtre de Racine et celui de Molière.Alors qu'on ne la juge pas apte, elle, à lire un livre de jules Verne?Comment se fait-il que je pouvais en examen écrire une page sur les conséquences de la succession de Charles Quint et qu'on lui demande, à elle, de répondre, par un mot bien sûr, à la question: « Dans quel continent les Européens allaient-ils chercher les esclaves?» Prend-on nos enfants pour des demeurés?|e m'ennuyais aussi en lisant Polyeucte, mais je savais qu'au prochain cours, on verrait peut-être François Villon.Malheureusement, si on ne leur en parle pas, nos enfants ne sauront jamais qui était celui qui a écrit: «Hé Dieu, si j'eusse étudié au temps de ma jeunesse folle».Heltne BRUNELLE Montréal Trente millions d'Américains ne mangent pas à leur faim Midwest et de pren
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