La presse, 10 avril 1994, Cahier A
[" Pnx convenants a tous les budget Fernand Séguin Portait d'un communicateur .a 4M, ¦ \u2022 cahier Livres 4 9 30 514549 1 21214172041 Extérieur de la ville de MONTRÉAL, DIMANCHE 10 AVRIL 1994 110e ANNÉE N° 167 60 PAGES, 4 CAHIERS Québec (Région est): 65 cents \u2022__Miami':1,50$ US Abîtibi-Témiscamlngue: 55 cents À domicile par porteurs: 60 cents Parizeau se rendra en territoire amérindien pour y énoncer les politiques de son La personnalité de la semaine CHANTAL HÉBERT du bureau de La Presse verainistes de faire les premiers pas, y indi-que-t-on.Pour les stratèges du PQ, la capacité d'un gouvernement péquiste d'accommoder les nations autochtones et, éventuellement, de s'en concilier une majorité sera déterminante pour l'émergence internationale d'un Québec souverain.Dans un premier temps, à la veille d'une campagne électorale, le Parti québécois fait actuellement des approches auprès des nations autochtones pour rouvrir le dialogue entre la formation de facqués Parizeau et les leaders amérindiens.Ces efforts culmineront publiquement pendant la prochaine campagne.Tôt après son déclenchement, le chef péquiste se OTTAWA Inquiets des relations difficiles entre les Québécois francophones et les autochtones et de l'impact de ces tensions sur le projet souverainiste, le Bloc et le Parti québécois veulent se rapprocher des nations autochtones du Québec.Un document de travail ébauché pour la commission politique du Bloc québécoteret débattu lors de sa plus récente rencontré, jeudi soir, conclut que la perception voulant que les aspirations souverainistes soient en collision avec celles des autochtones doit être dissipée.Il revient aux sou- 200 Canadiens coincés au Rwanda Nathalie Lambert page B16 Ensoleillé, doux, quelques nuages max 13 /min 2 page S 20 La mise en place d'un gouvernement provisoire à Kigali n'a pas, pour l'instant, calmé la violence dans la capitale rwan-daise qui, depuis trois jours, a sombré dans les pires tourmentes de la guerre civile.Les pillages, exactions, massacres semblent continuer de plus belle.Et si l'on en croit le responsable de la crise à Ottawa, M.Pierre Giguère, directeur général des consulats canadiens, «la situation, au fil des heures, semble s'aggraver et nous faisons l'impossible pour apporter du secours aux 200 Canadiens qui se trouvent au Rwanda».Impertubable, pourtant, le nouveau président rwandais, Théodore Sindikubwabo, s'est félicité hier de sa nomination par un «comité de crise» composé notamment de représentants de l'armée et a remercié les forces armées pour leur rôle au Rwanda après la mort de l'ancien chef de l'Etat.«l'aimerais remercier nos forces armées et leur apporter mon soutien pour avoir agi avec rapidité après la mort du président (uvenal Habyarimana, et fait de leur mieux, comme toujours, pour préserver la paix des Rwandais, spécialement dans la capitale», a déclaré M.Sindikubwabo, dans son premier discours retransmis par la radio rwandai-se, captée à Londres par les services d'écoute de la BBC.Sur le terrain, en revanche, les faits semblent apporter un démenti à l'optimisme du nouveau président et nourrir les inquiétudes légitimes de Pierre Giguère, en charge de la cellule de crise à Ottawa.Le Comité international de la Croix-Rouge (C1CR) a estimé, hier soir, que des dizaines de milliers de personnes ont été tuées en deux jours de violences entre membres de la tribu hutue, majoritaire, appuyés par l'armée, et des Tutsis.«Hier, nous parlions de milliers de morts.Aujourd'hui, nous pouvons dire des dizaines de milliers», a dit Hervé Le Guillouzic, coordonnateur médical du CICR, en ajoutant qu'il y avait des cadavres «dans les maisons, dans les rues, partout».Aucun signe d'accalmie dans les affrontements ne se dessine à l'horizon.Les combats opposent toujours rebelles et forces du gouvernement.Le Front patriotique rwandais ( FPR), dominé par la tribu minoritaire tutsie, affirmait hier soir que 4000 de ses combattants marchaient sur Kigali et pourraient y arriver ce matin avant l'aube pour renforcer un bataillon de 600 hommes du FPR stationnés dans la capitale dans le cadre de l'accord de paix d'août 1993.Les combats ont éclaté peu après que le commandant des for- ae son silence Une femme battue par son ex-conjoint après une séparation, ça arrive trop souvent.Une femme battue qui sort de son silence, c'est trop rare.Gisèle Provost, 55 ans, a été agressée extrêmement sauvagement par Guy Gendron, chez elle, lundi dernier, à l'île Perrot.«Il voulait me faire souffrir avant de me tuer.C'est vraiment un sadique», a raconté hier Mme Provost en entrevue avec La Presse.Après l'avoir frappée au visage et sur tout le corps à coups de poing et de pied, après l'avoir projetée à terre, après l'avoir assommée sur la porte du réfrigérateur, Gendron * 57 ans, a exhibé un couteau à gy-proc et du ruban adhésif pour lui couvrir la bouche.«On va mourir ensemble», a-t-il glissé à la femme terrorisée, ensanglantée, qui essayait encore de le raisonner.Elle a survécu grâce à un instinct extraordinaire.Profitant d'une seconde d'inattention de son bourreau, elle s'est précipitée dehors par la porté-patio qu'il avait défoncée pour entrer chez elle.En hurlant, elle s'est dirigée vers la route en agitant les bras.Le camion ne s'est pas arrêté, mais elle croit que son geste a permis de refroidir la rage de son agresseur qui craignait dès lors Pinter-vention de la police.~ Guy Gendron a été arrêté VOIR FEMME EN A 2 CflAfJO PHOTO ARMAND TSOTTltR.La Prise Depuis qu'elle a porté plainte contre son ex-conjoint, Gisèle Provost sait que sa vie est désormais en danger.Guy Gendron, qui l'a sauvagement battue, a promis de revenir la tuer.Quand elle criait, il lui a mordu la bouche avec violence laissant des traces bleuâtres autour des lèvres.Son fils prétend que sa mère a été victime d'une tentative de meurtre.Artnonces classées immobilier B14, B15, C6 à C8 contre sous emplois - propositions d'affaires Additions croisées ment de terre.Elles ont fait le tour du monde en créant leurs propres ondes de choc : les images brutales d'un château de cartes tordu et broyé par la force brute des éléments, les images souffrantes d'une armée de secouristes sales, grimaçants et éreintés, sortant cadavre après cadavre.Northridge Meadows est le genre d'histoire dont, sont faits les pires cauchemars.C'est le ciel qui vous tombe sur la tête en plein sommeil.Ce sont les murs qui vous piègent et transforment votre demeure de carton en tombeau.C'est l'horreur et l'impuissance devant l'hécatombe.Une semaine après les événe- ments, Northridge Meadows était devenue la métaphore d'une ville hantée par l'immanence de sa mortalité et de sa destruction.Aujourd'hui, alors que les ruines intactes de l'immeuble turent avec le ciel bleu et le soleil de plomb, alors que les mouches, les coquerelles et les rats y ont fait leur niche, Northridge Meadows n'est plus une image.Elle est la preuve criante d'une série de négligences et d'actes manqués.Pourquoi ce bloc-là et pas un autre?Pourquoi s'est-il effrondré VOIR SOUS EN A 2 2 M Les tremblements de ter-¦ re sont-ils uniquement un acte de Dieu, la vengeance d'une nature déchaînée contre un coin de terre trop insouciant?Ou sont-ils aussi l'affaire des architecte*, propriétaires et contrac-teurs qui doivent tout mettre en oeuvre pour ménager les dégâts?Ce sont les questions que se posent en ce moment une batterie d'avocats réunis dans une cour municipale à Van Nuys à quel-qoesralomètres du coeur éclaté de Los Angeles.cinè~hor*ires Au çentre du litige, le Northridge Meadows, un immeuble résidentiel de 163 unités dont le premier étage s'est effondré et enfoncé sous terre, engloutissant 16 locataires qui sont morts sans jamais savoir ce qui venait de les foudroyer.Vous avez sans doute vu les images.de Northridge Meadows à la télé au lendemain du tremble- FeuiltetoqQ Horoycopè ¦ Et si le Blg One n'était pas la fin du monde.Page 4 5 ' VOIR CANADIENS EN A 2 Distributeur* dan$ tout le Québec _ ; 9555, Henii-Bourassa est i Montréal H1E 1P8 >194-2400 \u2014San a frais : 1-SOO-NORACEL A 2 LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 10 AVRIL 1994 ULU ¦! * ' tes Français ne détestent pas l'argent; ils détestent compter LOUIS B.RO BIT AILLE collaboration spéciale Les Français ne détestent pas l'argent, ou du moins ce qu'il procure, le luxe, le pouvoir, les hôtels particuliers et les grands restaurants: ils détestent le compter.Ils détestent avoir l'air de courir après.Rien pour eux n'est plus inélégant que de l'étaler au grand jour ou, inversement, de passer pour quelqu'un qui calcule.'Le presiaent Mitterrand donne l'exemple dans ce domaine.D'origine catholique et janséniste, il passe pour mépriser l'argent, n'a certes pas de fortune personnelle (seulement un train dé vie depuis toujours confortable), et a la réputation \u2014 selon une très ancienne légende \u2014 de ne jamais s'encombrer de billets de banque lorsqu'il sort de chez lui.Un dîner chez Lipp ou une visite dans une librairie parisienne \u2014 toujours selon la légende \u2014 se termine invariablement par quelque chose comme: «Bon, Bergé, vous réglez et on ver-ra'.ça.» Ce peut être Bergé (ex-PDG de Dior), ou Kiejman (grand avocat parisien ) ou, à l'époque, Roger-Patrice Pelât (industriel ami, plutôt affairiste, et décédé en 1990).L'idéal de Mitterrand consiste à ne pas se salir les mains en touchant directement à l'argent, et à bien vivre sans se poser ce genre de problèmes vulgaires.En tant que président, il se doute bien que de grosses factures sont payées par l'État, que des budgets colossaux sont répartis de manière di- verse, que des fortunes se font et se défont.Mais il préfère ne pas trop en connaître le détail.La bonne société française ne fonctionne pas si différemment: l'idéal (aristocratique) reste que l'argent ne se voit jamais.Vous avez beau en connaître un grand bout sur Paris, ses moeurs et ses prix, vous ne parvenez pratiquement jamais à connaître le véritable revenu ou le train de vie de votre interlocuteur \u2014 qu'il soit fonctionnaire, universitaire, journaliste ou, bien entendu, commerçant.La plupart des gens \u2014 même quand ils ont l'air modestes \u2014 ont tel ou tel revenu annexe dont ils ne parlent pas, de l'argent par héritage, une rente payée par une riche famille en province, et surtout de l'immobilier divers.D'ailleurs, si l'on veut avoir une place reconnue au sein de la « bonne société», H est fortement recommandé de pratiquer la plus grande discrétion dans ce domaine.Les gros commerçants et autres nouveaux riches oui font du tape-à-l'oeil avec des BMW rutilantes ou des villas hollywoodiennes à Saint-Tropez ont fort mauvaise presse dans la «vraie» haute société française: d'ailleurs ils n'en feront jamais partie.À commercer par le «wonder boy» des années 80, Bernard Tapie.Cette vieille tradition n'est ni de gauche ni de droite.À gauche, la première ministre de la Solidarité nationale (Affaires sociales) de Mitterrand, Nicole Questiaux, s'empressait de déclarer en 1981 à propos de la Sécurité sociale : « Je ne suis pas la ministre des Comptes».Alors que les graves déficits de la «Sécu» étaient déjà l'un des problèmes majeurs du pays.Quant à Mitterrand, il \tPARIS FRANCE\ti \u2022 \u2022\u2022 ¦ « *\t\t a quand même poussé encore plus loin que ses prédécesseurs la tradition de Grand Bâtisseur, en décidant souverainement \u2014 entre autres \u2014 la création de rOpéra-Bastille et de la Bibliothèque de France: environ 600 millions $ d un côté, 1,5 milliard $ de l'autre.L'utilité même de ces projets est contestée depuis le début par une majorité de spécialistes.Mais surtout, ces Chantiers présidentiels (comme ceux de Giscard dans les années 70) ont la particularité de n'avoir pratiquement pas de contrainte budgétaire: on construit, on débourse, et on verra plus tard.Ce fut tout aussi vrai pour la Cité des sciences de la Villette, pour Beaubourg, pour l'Institut du monde arabe, pour le musée d'Orsay, princièrement décidés par Giscard d'Estaing.Ce relatif mépris pour l'argent et les activités comptables est largement partagé dans les hautes sphères de l'État et de la politique.)e ne dis pas que la France n'est pas du tout administrée ou si mal gouvernée: on évite les dérapages financiers majeurs, les grands déséquilibres budgétaires.Mais on n'a pas pour habitude \u2014 à l'anglosaxonne \u2014 d'aller dans le détail, d'éplucher laborieusement les comptes.La mairie de Paris dispose de budgets impresionnants depuis 1977: je n'ai jamais vraiment vu ou entendu de vrai débat sur le sujet à l'Hôtel de Ville, même de la part de l'opposition de gau- che.A l'occasion de tel ou tel scandale, les médias remettent sur le tapis la question du contrôle des budgets déversés sur les régions depuis la loi de décentralisation de 1983.Mais aucun journal \u2014 régional ou national \u2014 n'a jamais vraiment étudié de près cette question en détail : ce serait indélicat, et surtout si fastidieux.Il en va de même de beaucoup de grands choix de l'Etat.Certes, ce sont les États-Unis qui, dans les années 70, ont définitivement tué le Concorde.Il n'en reste pas moins que ce projet voulu par De Gaulle n'avait «pas de prix».La question de la rentabilité réelle du supersonique n'a jamais été posée.Le TGV constitue certainement une formidable réussite technique et commerciale.Le seul problème, c'est que personne ne peut dire vraiment combien il a coûté depuis le début» ni même combien coûtent les nouvelles lignes: tels frais de recherche sont imputés au ministère X, tels travaux d'infrastructures échouent sur le budget Y, tels emprunts aboutissent en douce dans la dette générale du pays.«Je serais absolument incapable de dire si le TGV est rentable, me dit un responsable de Bombardier en France: pour cela il faudrait d'abord savoir ce qu'il a coûté.» La dernière affaire vraiment juteuse qui défraie la chronique à Paris: le gouffre financier laissé au Crédit lyonnais \u2014 première banque du pays, et publique de surcroit \u2014 par son président de 1988 à 1993, Jean-Yves Haberer.Protestant apparemment sérieux, ancien grand commis de l'État sous Giscard d'Estaing, bizarrement remis en selle par les socialistes en 1988, Haberer, s'il n'est pas responsable de toutes les mésaventures du Crédit lyonnais, a italien (aujour-Carlo en tout cas laissé filer tous les dossiers douteux dont il avait hérité et en a ouvert de nouveaux.Il y a un an déjà, un rapport confidentiel de la Cour des Comptes dénonçait le fait que la banque avait pour habitude de s engager dans des affaires à très haut risque sans demander les garanties élémentaires.Placements effrénés dans rimmobilier parisien au plus fort de la flambée des prix vers 89-90.Engagement \u2014 à hauteur de 3 milliards $ selon des spécialistes \u2014 en faveur d'un aventurier d'hui en fuite) du nom de Gian Paretti, ce qui a mené le Crédit lyonnais jusqu'à se retrouver aujourd'hui.propriétaire des studios MGM, jadis glorieux, aujourd'hui en pleine débâcle.Également à soutenir sans limite un grand ami politique de Bérégovoy, Bernard Tapie.Lequel aurait aujourd'hui une dette de 1,2 milliard de francs (250 millions $), alors que l'ensemble de ses entreprises et biens personnels ne valent pas plus de la moitié.- Haberer congédié et montré du doigt, le trou à boucher par l'État se chiffre en milliards de dollars: trois, quatre, cinq, davantage?On ne sait pas encore.Distingué Grand commis de l'État, Haberer exécutait les directives générales de l'État-actionnaire \u2014 et ici et là donnait un coup de main à ses «amis».En revanche, l'État, qui n'avait jamais eu le courage de suivre de près les comptes bancaires, a laissé faire le PDG sans vraiment le surveiller: cela ne se fait pas entre gentlemen.Qu'à cela ne tienne: si rallonge il doit y avoir, elle ira, non sur le budget de l'année, mais sur la dette à long terme du pays.C'est moins voyant, donc presque indolore.\u2022v SUITE DE LA UNE CANADIENS 200 Canadiens coincés au Rwanda ces du FPR, le général Paul Kaga-me, eût déclaré qu'il avait décidé «de manière irréversible» de combattre les troupes gouvernementales et les extrémistes de la tribu hutue.Un responsable du FPR a souligné que, même si 4000 rebelles marchaient vers Kigali, le gros de ses troupes resteraient dans leur fief du nord du pays où une véritable guerre de tranchées a repris après neuf mois de calme sur la ligne de front.Rebelles et forces gouvernementales ont échangé obus de mortier et tirs de batteries anti-aériennes.Le FPR, dominé par la tribu minoritaire tutsie, s'est assuré de solides positions à 35 km de Kigali, ont déclaré ses officiers.Mais plusieurs unités de maquisards ont réussi à gagner la périphérie de Kigali en évitant les forces gouvernementales.Les combats ont éclaté après la déclaration du commandant des forces du FPR, le général Paul Kagame.Demain dans La Presse Les extrémistes de la tribu hutue ont déclenché un véritable massacre à Kigali au lendemain de l'assassinat du président rwan-dais Juvénal Habyarimana, mercredi.«Quiconque se dressera sur la route du FPR sera considéré comme un complice et sera traité en conséquence», a dit le général Kagame sur les ondes la radio rebelle.Face à cette situation préoccupante, les capitales étrangères multiplient les initiatives pour procéder à l'évacuation de leurs ressortissants.Les soldats français arrivés hier à Kigali ont immédiatement commencé à faire sortir les étrangers de la capitale rwan-daise.Le contingent de 400 soldats français arrivés hier matin à Kigali avec trois avions Transall C-160 ont réussi à faire partir 43 Français à bord d'un premier appareil.Les soldats français ont aussi organisé trois convois d'étrangers, parvenus hier soir au Burundi par la route.Selon les informations fournies par Pierre Giguère, un groupe de cinq Canadiens est arrivé ainsi au Burundi, tandis que 12 autres Canadiens parvenaient à gagner le Zaïre.Tous les Canadiens sont sains et saufs et personne n'a été molesté.Selon d'autres sources, 118 ma- rines américains sont déjà à pied d'oeuvre au Burundi pour superviser l'évacuation des ressortissants américains.Les États-Unis ont prévu d'envoyer 330 marines au Burundi, prêts à intervenir s'il le fallait.Le président Clinton s'est dit «profondément préoccupé» par la vague de violence qui a déferlé sur le Rwanda, où résident 250 Américains.«Nous faisons tout notre possible pour garantir leur sécurité», a-t-il déclaré dans une allocution à la radio.Les soldats français arrivés hier de Bangui constitue la première troupe étrangère à parvenir au Rwanda dans le cadre des opéra- tions d'évacuation des étrangers.Des parachutistes belges étaient censés les rejoindre un peu plus tard, mais ont dû être déroutés sur le Burundi ou le Kenya.Les troupes rwandaises, nourrissant à leur égard une animosité non dissimulée, leur ont interdit de débarquer de leurs avions sur la piste de l'aéroport de Kigali.Le colonel Luc Marchai, commandant des forces belges servant au sein d'une mission de l'ONU de 2500 hommes au Rwanda, a dit que les troupes gouvernementales avaient bloqué l'aéroport au moyen de véhicules anti-incendie après l'atterrissage des militaires français.?PO U PO veut se concilier les autochtones sur ce tableau que se déplacera vraisemblablement la bataille.De tous les dossiers afférents à l'indépendance, celui des autochtones en est un où les souverainistes ont une pente particulièrement à pic à remonter.Récemment, le Bloc québécois a été critiqué par des ténors du gouvernement Chrétien et par plusieurs médias qui s'en sont pris au ton de ses interventions dans le dossier de la contrebande de cigarettes.Des leaders autochtones l'ont accusé d'accroître les tensions en ciblant des communautés mo-hawks comme plaques tournantes du marché de la contrebande.Jacques Parizeau lui-même avait instauré un temps mort dans les relations de sa formation avec les nations autochtones en déclarant publiquement, pendant le récent débat constitutionnel, que les esprits étaient trop survol-tés pour que le dialogue soit fructueux.Au moment de l'arrivée du Parti québécois au pouvoir, en 1976, les Québécois étaient proportio-nellement plus favorables aux droits autochtones que n'importe quel autre groupe de Canadiens.Mais depuis l'échec de Meech et la crise d'Oka de l'été 1990, le portrait a changé du tout au tout.Pendant le débat entourant l'accord de Charlottetown, c'est au Québec que le concept de l'autonomie gouvernementale des autochtones soulevait le moins d'enthousiasme.Un sondage SOM réalisé le mois dernier faisait état d'un véritable gouffre entre les perceptions qu'ont francophones et anglophones du Québec à l'égard de la situation autochtone.Ainsi, alors que le niveau de vie des autochtones au Québec est largement inférieur à la moyenne, la majorité des francophones, 52 pour cent, sont d'avis que la qualité de vie dans les réserves du Québec est «bien meilleure» ou «un peu meilleure» que celle des Québécois vivant dans le reste du Québec.?Automobile La contre-attaque de Chevrolet m La division Chevrolet de General Motors a profité du dernier Salon de l'auto de New York pour dévoiler en grandes pompes la version 1995 de ses modèles Cavalier et Geo Métro, n s'agit de modèles entièrement transformés au plan visuel, et sensiblement améliorés au plan technique.Notre chroniqueur Denis Duquet nous dit que les résultats sont Intéressants, et précise que la voiture la plus vendue au Canada ressemblera désormais à la Opel Calibra, un coupé sport fort apprécié en Europe.Dans la chronique «Auto-rétro», le collègue Jacques Gagnon nous présente une Chrysler New York 1948 encore toute pimpante, maigre ses 56 ans Dten sonnas i a ivre oemam oans le cahier Automobile.« ?\" # * - N» 'fi\t\t « .La quotidienne\tà trois chiffres\t493 ?T)rage d'hier \u2022 «\u2022 ^ \u2022 ?\tà Quatre chiffres\t4815 Une femme battue sort de son silence chez lui à Lon-gueuil quelques heures plus tard.U est incarcéré depuis.Son avocat n'a pas demandé de cautionnement mer-credi dernier, probablement en voyant l'allure de la victime.U comparait de nouveau demain _\tau palais de justi- ce\tce de Valley- Gendron field.Gisèle Pro-vost tient à assister à sa comparution.Au moins pour que le juge la voie.«Il est accusé de voies de fait graves.Mais si ça se trouve, il va ressortir dans un an», a déploré Michel Provost, le fils de Gisèle.Lundi dernier, au moment du drame, Guy Gendron était d'ailleurs encore en probation pour des voies de fait commis il y a deux ans sur une autre femme.« Je sais que ma vie est en danger.Mais je le fais aussi pour aider les autres femmes.Il faut que les femmes se défendent», a souligné Mme Provost.D'apparence fragile, le visage tuméfié, Mme Provost est pourtant très déterminée.Et très courageuse.Elle a le nez cassé, un bras cassé, le dessus d'un pied cassé.Un éclat de vitre s'est logé dans un de ses orteils, «l'étais pieds nus dans la cuisine sur les morceaux de vitre de la porte-patio.» Elle a une grosse coupure au front, les yeux, les joues et la bouche tuméfiés.Gisèle précise que Guy Gendron lui a mordu très violemment la joue et la bouche pour l'empêcher de crier.Des traces bleuâtres sont visibles sur son visage et ses bras.Elle doit encore passer d'autres tests à l'hôpital Saint-Joseph de Lachine cette semaine car elle a remarqué du sang dans son urine depuis l'agression.Gisèle Provost savait que son ex-conjoint était de tempérament violent.Elle était au courant pour la probation.Us ont habité ensemble pendant un an.Ils vivaient séparément depuis un an quand elle lui a annoncé le 14 février que tout était terminé.Depuis lors, il n'a pas arrêté de la harceler au téléphone et de pleurnicher.Le lundi 4 avril, il lui a téléphoné dans la soirée.Il lui a expliqué qu'il avait failli aller chez elle à bicyclette.Il a commencé à dire que c'était de la faute de ses enfants (Gisèle a trois enfants) si elle le laissait.Il s'est montré agressif.«C'est ça que tu veux.Tu vas l'avoir.C'est pas une menace, c'est une promesse.» Il a raccroché le téléphone.Quelques minutes plus tard, vers 22 h, il est arrivé en voiture devant la maison.Il avait l'air enragé.Gisèle s'est sauvée dans sa chambre pour appeler la Sûreté du Québec.Il a défoncé la vitre de la porte arrière.Elle s'est réfugiée ensuite dans la cuisine pour téléphoner.Il donnait des coups sur la porte-patio.Il a défoncé facilement la vitre et il est entré dans la pièce.« II m'a dit que ça ne servait à rien d'utiliser le téléphone.U l'avait débranché.U m'a donné une première taloche.|'ai revolé, puis un coup de poing.J'ai dit «Guy va-t'en.T'entendras pas parler de moi».Mais il continait à me donner des coups sur le nez, sur la jambe.l'étais à terre.U m'a donné des coups de pied avec ses bottes de construction.Il m'a frappé la téte sur le frigo.Puis là, il a sorti un couteau à gyproc et puis un tape.Il a dit: «(Test pour te mettre sur la gueule.On va mourir ensemble.» «Ce n'est pas de la violence conjugale.C'est une tentative de meurtre.Il a coupé le fil du téléphone chez ma mère.Il est entré par effraction.II savait ce qu'il allait faire», a dénoncé Michel Provost qui espère que la justice sera très sévère afin de protéger sa mère le plus longtemps possible.?i ABONNEMENT\t285-6911 Uiorvlca des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 h à 17 h 30 RÉDACTION\t285*7070 PROMOTION\t285-7100 COMPTABILITÉ 285-6892 ANNONCES CLASSÉES lundi au vtndrsdi ¦\tLe bureau de la Sécurité civilcdu Québec a fermé son centre d'opération d'urgence pour la province après une diminution des risques d'inondations et une chute généralisée des températures.Ainsi, les débits des cours d'eau à risques étaient stables hier matin.La Sécurité civile surveille toutefois les secteurs comme la rivière Chaudière dans la Beauce, la rivière Coati-cook près de Sherbrooke et les cours d'eau près de St-Constant et Côteau-du-Lac en Montérégie.SOUS-TRAITANTS CHEZ VACH0N ¦\tLa compagnie Vachon a décidé de recourir à des sous-traitants afin d'atténuer les effets de la grèv*0é-clenchée il y a deux semaines>ar ses 65 employés d'entrepôt et livreurs de l'Est du Québec.L'entreprise, qui affirme perdre plus de 100 000$ de ventes chaque jour, a confié à trois entreprises de Québec, lonquière et Rivière-du-Loup la distribution de ses petits gâteaux.DÉLIT DE FUITE MORTEL 0% ¦\tUn homme de 63 ans est détenu par les policiers de la SQ relativement à un délit de fuite mortel survenu en fin d'après-midi hier.L'accident s'est produit vers 16 h à Sainte-Malachi-d'Ormstown, près de Valleyfield.La victime est uhe femme de 32 ans, domiciliée dans la région.Une femme de 68 ans a aussi été blessée.L'URGENCE DE NOTRE-DAME FERMÉE TEMPORAIREMENT ¦\tEn raison d'importants travaux de construction, l'hôpital Notre-Dame fermera son service d'urgence pour une durée de 32 heures, du lundi 11 avril à Oh jusqu'au mar»» i 3\u2014ABCELORU : Elle r 4\u2014ACDEEIPT : Après I avoir son budget an donnant des cours à -te AIOSSTTU:lebétoé VJ t \u201e 6\u2014ABOPOT: Dommage que le dub ne la porte ouverte _ pas ds r ds dupMcete cl flaasoui La formule duplicatc vous permet de rejouer chez voua une partie disputée dans un dub ou dana un tournoi.Pour obtenir les rtelas détaillées, écrivez é: Pierre Q.T.Nfuyen; Chronique de scrabble.La Presse; 7.rue SMacquee.Montréal H2Y IIC9.de Denis pour la partie homologues.* T\u2014ABMNOftti: Dans cette égfttt.I \"«8\u2014AfGHAHN*: Difficile d' _ 9\u2014ABEHINST : Les r_ tu* 1p\u2014AADENNST: Ces touts la douleur que cette longtemps en buvant de ls temoo de cette soirée aSp.m sv\u2014AACEHRSV : Adossé sur ton .tu sous la soêefl 1*\u2014CDEEIORV: Clno ne voulait pas cette femme -du » »4 13\u2014ACOPRRSU: Tricheur I Tu te_la_ très.Il\t.ls série poNcteré durant touts la H s' 1 \u2022 «SI* J Les bras du ont l'air ds le i s agite.17\u2014EWNORSV: La 1.2.X+BVAU9IA X BA+EPCUZ 4.\t6PCU+ELY 5.\tPCOL-fOTH S.UUt+\u20ac$NL 7.LEML+M8I S./OOOCCA7 s.oo^oonu 10.\tOOMMfS 11.\tEMMNM 12.\tUMKTVIT 11 LR+CEWDt 14.\tWD+OJStA 15.\tDOJC+TMC is.otme+tio 17.MT+AEMAS 1S.mtTTFC 1S.LTP+USIU 2a cuocmo 21.\tUE+EAQNF 22.\tEF+UNV 22.PU axkzS fl) COPTI(l) LATO tMKWCT Er KWAS(7) U 44 NI 24 MOWTI(l) S*0*ULAT(t) Kxjvmooi AVEN w m is 1SI 73 sa as 10\t7S SA\t42 01\t44 SA\tM es n AI it MS 20 KS 70 15Q 21 120 90 14K 27 18\u2014AEIJMOfTT:\tPaul _ Il \u2014 dub.19\u2014CœORSV:\tH était temps que tu au party du - tu ne S47 20\u2014CDEINORU : U r-a.Il Mil.refusait de _ isoidaia< 5\u2014 6\u2014\tsouérsr (du *n) par an i 7\u2014\tKWAS.ou KVAS.baaaon atavs à bats
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.