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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Élections 93
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1993-10-07, Collections de BAnQ.

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[" LA PRESSE, MONTREAL.JEUDI 7 OCTOBRE 1993 Paul Desmarais président du conseil d administration Roger D.Landry président et editeur Claude Masson editeur adjoint Marcel Desjardins directeur -«e I information Alain Dubuc éditorialiste en chef Entre l'intendance et l'indépendance Le désistement du ministre Cérald Tremblay dans la course à la succession de Robert Bourassa ouvre la porte à une victoire sans bataille de Daniel Johnson et prive ainsi le Parti libéral de la chance de se renouveler et donc de se maintenir au pouvoir.me^^^^^M Le Parti libéral, dirigé pendant huit ans par ; i^SHm^m un homme dont la vision a mal résisté au rava-W^tB ge des ans, est usé par l'exercice du pouvoir, W^ -JÈMH affaib,i Par son échec constitutionnel et les m r^^B ravages de la récession.C'est fort de ce bilan WL -^SÊSkpeu glorieux qu'il affrontera l'électorat, dans Quelques mois.\\\tPour l'instant, le PLQ ne peut compter que Ml A* jH| sur un seul atout, une clientèle captive prête w à appuyer n'importe qui pour ne pas voter pour un parti souverainiste.Cela ne suffira plus.Il fallait, sinon un miracle, à tout le moins un revirement spectaculaire pour oxygéner le parti et lui permettre de résister à l'assaut d'un PQ qui a le vent dans les voiles.Le premier à souffrir du désistement de M.Tremblay sera Daniel Johnson lui-même.Son véritable défi, faut-il le rappeler, n'est pas de gagner le leadership, mais bien de remporter les élections.A priori, on imagine mal Daniel Johnson renverser les tendances de fond, vaincre Jacques Parizeau, et devenir le seul rempart contre la vague souverainiste.Les circonstances jouent en effet contre lui.D'abord, la faiblesse de son parti et de son option constitutionnelle.Ensuite, sa propre feuille de route et sa fonction de président du Conseil du trésor.Non seulement cette fonction lui a-t-elle récolté des ennemis, mais elle l'a cantonné, depuis huit ans, dans un rôle de technocrate ronchon, au moment où les citoyens rêvent d'un réformateur audacieux.À cela s'ajoute une personnalité terne, atout bien incertain dans le débat d'une rare intensité qui nous attend aux élections provinciales.Cette image qu'il projette est sans doute injuste.C'est justement pour cela que M.Johnson avait absolument besoin d'une vraie lutte et d'un vrai débat pour s'affranchir de son image, faire oublier le Conseil du trésor, élargir son champ d'intervention et tester sa capacité de combat.Daniel Johnson, sans adversaire sérieux, risque de remplacer temporairement Robert Bourassa grâce à un système de cooptation à la japonaise, où le passage du pouvoir se résumera au déménagement d'un bureau à l'autre.Il se retrouvera premier ministre, non pas parce qu'il s'est affirmé, mais parce que son équipe, bien avant l'annonce de la démission de M.Bourassa, a commencé la campagne et vendu en sous-main les cartes de membres du parti qui lui permettent de contrôler un congrès.Ce n'est pas la victoire de ses idées, ni la consécration de son leadership, mais la victoire des jeux de coulisses.Ainsi armé, M.Johnson ne fera pas le poids.Un leader jeune, avec une vision radicalement différente, aurait peut-être pu déloger Jacques Parizeau.Ou, à tout le moins, forcer le Parti québécois, lui aussi vieilli, à moderniser son discours.Mais, avec une victoire sans combat de M.Johnson, on se prépare à une lutte entre l'intendance et l'independance! Les libéraux, dans l'eau chaude, sont largement responsables de leur sort.Ils ont laissé Daniel Johnson lancer sa campagne avant le temps, pénalisant ceux qui respectaient les règles, comme Cérald Tremblay.Ils n'ont pas, à leur Conseil général, accordé de délai pour la vente de cartes de membres, délai qui aurait permis une vraie course au leadership.Ils n'ont pas, non plus, modernisé ce système archaïque de choix d'un leader que dénonce, à juste titre, le ministre Yvon Picotte.Et, surtout, ils ont été incapables de solliciter des candidatures de qualité, ce qui en dit long sur leur état de délabrement.Les dirigeants du PLQ ont encore le temps de trouver un ou deux autres candidats.Il doivent le faire, pour sauver leur parti de la défaite, mais aussi pour offrir aux Québécois le choix et le débat démocratique auxquels ils ont droit.Alain DUBUC Le débat entre MM Johnson et Tremblay aurait fourni cette occasion.Et cette chance, le PLQ est en train de la laisser passer.Le ministre Tremblay apporte au gouvernement l'esprit innovateur qui lui fait défaut.Sa présence, qu'il ait remporté ou non la course, aurait permis aux libéraux de regénérer leur discours et d'enrichir leur programme.CMNDiMr Un Bloc au-dessus de tout soupçon.TVWSct/ Les récentes attaques contre le Bloc québécois illustrent à quel point le paradoxe, qui constitue le fondement même de ce parti, soit l'élection de députés indépendantistes à Ottawa, tient un peu le rôle de la graisse sur le dos d'un canard : les critiques, qui lui tombent dessus, ne trouvent aucune prise et finissent par glisser dans le vide.É D'abord, Lucien Bouchard a eu droit aux avertissements de Preston Manning, qui lui a dit ce dont tout le monde se doute: à savoir que le Canada ne négociera l'éventuelle association avec un Québec souverain qu'au meilleur de ses propres intérêts.Puis, il a essuyé les foudres de Kim Campbell, qui l'a accusé de verser dans la malhonnêteté en refusant d'avouer que son but premier, c'est celui de saboter le bon fonctionnement du fédéralis- Le premier ministre de l'Ontario, Bob Rae, en a rajouté en piquant une sainte colère contre le BQ sur le ton général du «j'en ai assez».Enfin, le ministre Gilles Loiselle a reproché à Lucien Bouchard d'avoir instauré un train de vie luxueux à l'ambassade canadienne, à Paris.Attaque assez mesquine, qu'il a presque regrettée.Exception faite des déclarations de M.Manning, cette offensive survient au lendemain des deux grands débats, et ce n'est pas un hasard : les analyses faites des deux côtés de la barrière linguistique et un sondage express SOM-TVA-La Presse démontrent que le chef du BQ s'en est bien tiré dans les deux mat-ches, réussissant à s'imposer comme le gagnant de la première manche chez les électeurs québécois.Mais ces attaques à fond de train expriment aussi un sentiment d'impuissance devant l'impossibilité d'accrocher le Bloc québécois, ni sur son propre terrain, celui de l'indépendance, ni sur celui des autres, celui des politiques fédérales en général.Étant donné que, par définition, il n'aura jamais l'occasion de mettre celles-ci en vigueur, toute discussion sur son « programme» devient assez futile.Normal, donc, que ses adversaires tentent de le coincer sur son option de base.Mais là, le BQ s'esquive, rappelant que ce n'est pas le temps d'en parler, puisqu'il ne va pas à Ottawa pour faire la souveraineté, mais pour défendre les intérêts des Québécois.Ou bien il contre-attaque, en jouant, avec des trémolos, la corde de l'insulte à la nation.C'est ce qu'a fait Lucien Bouchard en rétorquant à Bob Rae, par exemple.Celui-ci avait soulevé une question pertinente: celle du partage de la dette entre le Canada et le Québec indépendant.Selon lui, il est illusoire pour le Québec d'espérer s'en tirer avec 18 p.cent de la dette, alors qu'il représente 25 p.cent de la population du pays.Menace peut-être, mais menace réelle.L'expérience des pays fraîchement parvenus à l'indépendance démontre que le partage de l'actif et du passif communs est source d'âpres négociations entre l'ancien et le nouvel État.Évoquer cette question, ce n'est pas agiter un épouvan-tail, c'est reconnaître la réalité.Mais pour M.Bouchard, Bob Rae s'est livré à du «Quebec bashing», l'odieuse pratique employée par les politiciens anglophones, quand ils cherchent à mousser leur popularité auprès de leurs propres électeurs.Si ce n'est pas de l'exacerbation ethnique, on se demande bien ce que c'est.De la même manière, M.Bouchard avait exigé des excuses aux Québécois de la part de Kim Campbell, lorsque celle-ci, en début de campagne, avait évoqué la possibilité de déclencher de nouvelles élections, si le Bloc devait paralyser le gouvernement.Des tas de gouvernements minoritaires dans le monde sont retournés devant le peuple dans des circonstances semblables.Mais, pour Lucien Bouchard, la simple évocation de cette hypothèse constituait une preuve de mépris envers le Québec entier.Et, lorsqu'au débat français, Mme Campbell a tenté de s'en prendre à la logique du Bloc, elle s'est fait servir un magistral : « Respectez-les un peu, les Québécois et les Québécoises ! » Rien a faire: dès qu'ils tentent de confronter le Bloc, ses adversaires se qualifient pour le prix Nobel du mépris anti-Qué-bec.Comme si les bloquistes représentaient l'âme québécoise en personne.Et comme si toute critique à leur égard équivalait à asséner un camouflet au peuple entier.Lucien Bouchard n'a plus qu'à «surfer» sur l'insatisfaction politique face à la décrépitude des «vieux partis», et sur l'indifférence totale dans laquelle ces derniers tiennent toute la question de l'unité nationale.En faisant comme si Meech et Char-lottetown n'avaient jamais existé, en omettant d'offrir aux Québécois un projet embryonnaire de réconciliation nationale, en ne réussissant pas, non plus, à leur offrir un projet politique crédible tout court, les libéraux et les conservateurs créent un vacuum dans lequel le BQ peut évoluer à sa guise.Le Bloc a le vent dans les voiles, mais c'est un vent qui souffle dans le vide.Le résultat est assez malsain : à l'heure actuelle, pas loin de la moitié des électeurs québécois s'apprêtent à voter pour un parti, qui échappe à toute critique.AOIlèl GRUDA OROITS RESERVES victoire de Chrétien : on a dit < qu il « faisait » premier ministre Mais ces verdicts médiatiques ne sont pas nécessairement des coups d'épée dans l'eau car ils influencent autant et peut-être davantage l'opinion publique que le débat lui-même.En ce sens ils font le jeu des partis politiques pour qui le but des débats des chefs n'est pas d'influencer d'abord les électeurs mais les journalistes qui se chargeront d'en faire autant sur les électeurs qui n'ont pas vu le débat ou qui l'ont suivi distraitement ou qui se fient davantage au jugement d'observateurs professionnels qu'au leur.Est-ce pour la simple curiosité de connaître l'opinion des journalistes que, depuis quelques à années, les partis politiques fédéraux, prenant exemple sur les formations politiques américaines, font envahir la salle de presse par leurs «spin doctors».comme les appellent nos confrères anglo-saxons?Sûrement pas.Car il s'agit de politiciens chevronnés, parfois aussi de spécialistes en communication à la solde de leur parti, qui sont chargés de rencontrer les journalistes tout de suite après le débat, pour essayer d'influencer leur jugement en faveur de leur chef.Comment?En tentant de les amener à voir le débat de la manière qui avantage leur chef, afin que, par eux, le public soit amené à se faire la même opinion.Soit en essayant de les convaincre qu'il a gagné quand ce n'est pas évident, soit en tentant de limiter les mauvaises retombées électorales d'une mauvaise performance ou d'atté- bat où certains l'ont vu gagnant.Si le chef libéral a été aussi bien coté ce n'est pas parce qu'il s'est révélé un foudre d'éloquence ou le meilleur débatteur du groupe.C'est d'abord parce qu'il a étonné en faisant bien meilleure figure que s'y attendaient ceux qui ne voyaient en lui qu'un paysan mal dégrossi.Pour une multitude ce fut une révélation que de l'entendre s'exprimer avec clarté, sur un ton calme auquel il ne nous avait pas habitué, parfois avec des accents de sincérité qui ont fait mouche.Et cela dans un français tout à fait correct et un anglais plus soigné que d'habitude.Ce n'est pas un mince succès que d'avoir fait en sorte qu'au lendemain de ce redoutable test personne n'ait dit qu'il ne «faisait» pas premier ministre.Au contraire, la plupart des journalistes ont même jugé qu'il s'était comporté comme un pre-mier ministre en cherchant constamment à se démarquer des autres par son attitude générale, particulièrement par sa maitrise de soi, son ton retenu, son discours prudent, sa manière de manifester son expérience dans les affaires gouvernementales.le m'accorde avec le commentateur de la Gazette, William lohnson, pour qui ces débats ont permis au chef libéral de surmonter un de ses pires handicaps aux yeux des Québécois qui ne pouvaient l'imaginer à la tête du gouvernement canadien, en affectant l'allure de l'emploi sollicité.nuer les conséquences négatives d'un grave faux-pas.Tous les journalistes ne sont pas facilement victimes de ces influences partisanes.Mais il est certain que c'est parce que le procédé s'est révélé profitable que les partis politiques y accordent autant d'importance.Mais il perdrait considérablement de son efficacité si les journalistes appelés à juger ces débats les suivaient de leur salle de rédaction ou de leur domicile plutôt que sur place.Ainsi, ils jugeraient ce spectacle télévisé là où il doit l'être, soit sur le petit écran plutôt que sur le théâtre où il se déroule.Et du même coup ils échapperaient au risque d'être indûment influencés par les maîtres en conditionnement médiatique qui rôdent dans ces parages.Ces débats nous en ont moins appris sur le fond des questions discutées qu'ils n'ont été instructifs sur les débatteurs eux-mêmes.Rien en effet de ce qui a été dit sur la feuille de route des protagonistes et les remèdes qu'ils proposent aux maux économiques qui nous affligent n'était inédit.Par contre, certains candidats ont par leur attitude modifié ou confirme dans l'esprit des gens l'idée qu'ils s'en faisaient.\u2022 C'est particulièrement le cas de |ean Chrétien.Certains commentateurs, surtout dans le reste du Canada, se sont étonnés que plusieurs journalistes québécois l'aient jugé aussi favorablement, notamment à la suite du premier dé- eomme d'habitude les médias ont traité les débats des chefs comme des spectacles, jugeant la prestation des acteurs comme font les critiques de celle des artistes.Mais à leur questions les préoccupent et auxquelles ils ne veulent ou ne peuvent répondre franchement.En d'autres mots, il s'agit d'événements médiatiques où les protagonistes s'ingénient à séduire ou à impressionner favorablement la partie flottante de l'électorat qu'ils convoitent, en jetant de la poudre aux yeux des électeurs plutôt que de leur donner l'heure juste.Mais décider du vainqueur de ces joutes oratoires est un exercice très subjectif car les journalistes jugent non pas en vertu de critères préétablis, comme le font par exemple les jurys de concours oratoires, mais selon la façon de voir de chacun.C'est au surplus présomptueux que de déclarer tout de suite après un débat qu'un tel est gagnant et que les électeurs seront ou non influencés par cet exercice.Parce que personne ne sait comment a réagi le vrai jury, c'est-à-dire le public.i LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 7 OCTOBRE 1993 \u2022 B 3 Opinions Lysiane Gagnon Tout en se retirant, Tremblay évoque la nécessité d'une renouvellement du PLQ GÉRALD TRIMBLAY JO ai pris la décision de ne pas poser ma candidature à la succession de monsieur Robert Bourassa.Avant d'expliquer pourquoi, je tiens d'abord à remercier tous ceux et celles qui, au cours des dernières semaines, m'ont offert leur appui.|e compte sur leur compréhension et je souhaite que cette équipe dynamique et courageuse continue de militer avec autant de conviction au sein de notre parti.Les raisons de ma décision sont simples: il me manque d'appuis et il me manque de temps.Depuis le déclenchement de la course à la direction du parti, j'ai reçu beaucoup d'appuis et des appuis de qualité.Mais il me faut être réaliste et ne pas entretenir de faux espoirs chez les militantes et militants de bonne volonté.Les chiffres ne sont pas là.Compte tenu des délais impartis et des règles du jeu, ces appuis ne pourraient pas croître à un point tel que nous puissions remporter dans quelques semaines la bataille du choix des délégués appelés à élire le prochain chef, à la fin janvier.Je me consacrerai entièrement à mes responsabilités ministérielles et au mandat que m'a confié le premier ministre, monsieur Robert Bourassa, en vue de la préparation, avec une vingtaine de mes collègues et organismes gouvernementaux, d'un plan d'action pour le gouvernement et pour le Québec.Ce faisant, je ferai également oeuvre utile pour celle ou celui que le congrès désignera pour assurer la direction du parti dans l'avenir.Même si je ne pose pas ma candidature, j'entends continuer d'oeuvrer en harmonie avec tous mes collègues pour défendre davantage les valeurs que partagent Gérald Tremblay beaucoup de militantes et de militants.Le moment est propice pour élaborer sur le sujet.Diriger le Québec, en cette fin de siècle, requiert une approche nouvelle, une façon novatrice de voir l'État et sa place dans la société, car la situation actuelle est très différente d'hier.Les Québécoises et les Québécois ont notamment pris conscience des limites des gouvernements.Il n'y a pas de nouvel argent dans les coffres de l'État.On ne peut plus taxer.Nous en sommes rendus à l'extrême limite.Ce que l'on constate chez un trop grand nombre de personnes, c'est la désillusion et la méfiance à l'égard de tout ce qui est politique.Ce ras-le-bol est particulièrement fort chez les jeunes, qui ont été laissés pour compte, et chez tous ceux et celles qui se sentent abusés par le système ou dont les attentes ont été déçues.Ce phénomène n'est pas particulier au Québec.Il existe à des degrés divers presque partout en Occident.Ce qui est attristant et inquiétant aussi, c'est le relâchement du sens de l'éthique et du devoir dans notre société.Beaucoup de privilèges sont devenus des droits acquis, bloquant l'émergence de la génération montante.Le travail au noir, la contrebande, l'évasion fiscale, l'abus et la tricherie du système, tout cela n'est pas acceptable, si l'on veut que le Québec fonctionne comme société.Ce chacun-pour-soi est aussi à l'origine du climat de discorde, que l'on observe un peu partout dans notre société.Les groupes d'intérêt, cle plus en plus nombreux, sont devenus puissants et forcent, à tort, l'État dans des décisions où les véritables besoins des Québécoises et des Québécois sont ignorés.L'exaspération générale de la population face à la politique, ce chacun-pour-soi, ce glissement du sens du devoir, tout cela ne peut plus durer sans menacer les fondements mêmes de notre société.Le temps est venu de changer notre façon de faire de la politique et de vivre comme société.Un redressement majeur de l'État s'impose en ce début des années 1990 pour préparer le Québec de l'an 2000.Ce redressement doit nécessairement s'accompagner d'une nouvelle éthique et d'une cohésion sociale renouvelée.Il n'y a pas de solution miracle à nos problèmes.Il faut procéder dans le cadre d'une approche d'ensemble et d'une vision à long terme.L'État en est arrivé au point de son évolution où il doit apprendre à être plus réaliste, à s'appliquer davantage à répondre aux besoins véri:Jf*AKtS ;l>emj Jean Chrétien trôle du secteur public.Là où on fait des profits on l'aura plus», a lancé M.Chrétien.Un porte-parole du bureau de Kim Campbell a fait savoir hier qu'elle n'avait pas l'intention de mettre l'entente au «frigo» comme le demande le chef libéral.La gestion des deux aérogares doit être confiée à un consortium privé appelé Paxport, dont Don Matthews, un ancien ténor du PC.est l'un des plus importants dirigeants.Le contrat est évalué par certains à plus de 1.6 milliards de dollars.Le premier ministre néo-dé-mocrate ontarien.Bob Rae.s'est joint au chef libéral pour enjoindre Kim Campbell de reporter la décision.«Si le gouvernement fédéral est convaincu que l'entente est correcte, et qu'elle peut passer le test d'une étude publique.pourquoi ne peut-ils pas attendre après les élections fédérales», a en effet déclaré M.Rae à l'assemblée législative onta-rienne hier.¦ Ce qui aurait pu paraître une hypothèse farfelue et même une très bonne blague il y a quelques jours n'est plus vu aujourd'hui comme un impossibilité: le Bloc québécois pourrait former l'opposition officielle au parlement du Canada.Mais cette éventualité, toute séduisante puisse-t-elle être pour bien des Québécois, ouvre la porte à une foule de questions nouvelles dont certaines sont certainement amusantes et d'autres beaucoup plus sérieuses.Des Québécois \u2014 particulièrement des partisans du Bloc québécois \u2014 ont sans doute rigolé ces derniers jours en imaginant le chef souverainiste québécois Lucien Bouchard à Stornoway, la résidence officielle du chef de l'opposition officielle à Ottawa.Mais quelques personnes, aussi bien au Canada anglais qu'au Québec, ont probablement commencé à se demander s'il se peut qu'un parti formant l'opposition officielle aux Communes se fasse ravir ce titre par deux autres partis d'opposition ayant conclu entre eux une alliance quelconque.«Théoriquement, cela est toujours possible», signale un spécialiste du droit constitutionnel, Marcel Pelletier, professeur à l'Université d'Ottawa.M.Pelletier à une longue expérience des problèmes juridiques émaillant la vie parlementaire à Ottawa : pendant 25 ans, il a pour ainsi dire fait sa résidence du parlement canadien, y remplissant successivement les fonctions de greffier adjoint et de conseiller juridique de la Chambre des communes.Selon M.Pelletier, si le renversement d'une opposition officielle par deux partis d'opposition ayant fait élire au total un nombre supérieur de députés est théoriquement possible, la réalité politique peut dicter une toute autre ligne de conduite: ces partis d'opposition ayant dû se contenter par exemple d'un troisième et d'un quatrième rang au fil d'arrivée électoral peuvent ne pas parvenir à trouver qu'ils ont suffisamment de choses en commun pour former une coalition; ils peuvent craindre que leurs électorals respectifs, à l'occasion de prochaines élections, ne leur par- 3 donnent pas d'avoir ainsi conclu une telle alliance et leur en fassent chèrement payer le prix.M.Pelletier estime néanmoins ue, dans certaines circonstances, eux partis d'opposition n'auraient probablement pas trop de difficulté à faire accepter par leurs électeurs que la sravité de la situation commandait un geste exceptionnel.«Constitutionnellement9 souligne M.Pelletier, une union circonstancielle de deux partis d'opposition et l'obtention du titre d'opposition officielle par le nouveau groupe ainsi créé sont possibles.Au fond, il s'agit d'arrangements internes en ce qui a trait à l'organisation à la Chambre des communes.» Il suffit que les deux partis s'allient dans un groupe suffisamment solide et cohérent pour former à l'intérieur de la Chambre un seul parti, que ce nouveau parti réussisse à se choisir un chef unique et qu'il obtienne des Communes sa reconnaissance comme opposition officielle.Le tout, évidemment, ne devrait pas empêcher les deux formations politiques ainsi réunies à l'intérieur du parlement de Des nouvelles publicités du PC pour que les gens « se posent les vraies questions » JULES BELIVEAU ans une nouvelle publicité présentée en français à la télévision depuis lundi par le Parti conservateur, c'est un électeur ordinaire qui se fait le plus mordant.Pour lui, il n'est absolument pas question de voter pour lean Chrétien.Ce propos bien déterminé suit immédiatement une remarque de jean Charest suivant laquelle un vote en faveur du Bloc québécois risque d'envoyer le chef du Parti libéral au 24 de la rue Sussex.Une autre nouvelle publicité télévisée destinée aux électeurs francophones du Québec fait voir Kim Campbell en présrnce des membres québécois de son cabinet.Cette publicité vise à faire comprendre à l'électorat que le Québec sera bien représenté à Ottawa à la condition d'y envoyer des élus appartenant à un parti politique pouvant former le prochain gouvernement.Des publicités relativement douces, en somme.Ce qui n'est pas tout à fait le cas des nouveaux messages publicitaires produits par le Parti conservateur à l'intention du Canada anglais.Dans une de ces publicités, on voit un magicien occupé à scier une femme en deux.Dans une autre, un travailleur de la voirie répand une pleine pelletée d'argent sur une route en construction.À Montréal, des représentants du Parti conservateur ont sursauté en entendant la description de ces messages publicitaires produits en anglais.Mais ils sont bien vite revenus de leur surprise, expliquant que les anglophones et les francophones au Canada réagissent très différemment de- vant certains genres de commerciaux.C'est dans les officines du Parti conservateur d'Ottawa que l'on a pu fournir des explications satisfaisantes au sujet des pièces de monnaie jetées sur une route en construction et surtout au sujet de la femme coupée en deux.Jean Péloquin, aviseur sénior au PC, a indiqué que les images du «gaspillage d'argent» sur une chantier de construction sont une façon d'amener les Canadiens à réfléchir sur l'absurdité de l'engagement du parti de Jean Chrétien de créer des emplois en rafistolant le réseau routier canadien.Et il a souligné que le truc du magicien affairé à scier une femme veut démystifier les tours de pas-se-passe que le Reform Party cherche à faire avaler aux électeurs du Canada anglais.Ni |ean Péloquin ni le directeur des opérations de la campagne conservatrice au Québec, Denis Pageau, n'ont vraiment reconnu que les nouvelles publicités du PC ont pour objectif de relancer leur formation politique dans la présente course électorale.Tous les deux ont soutenu qu'il était prévu depuis longtemps que de nouveaux messages publicitaires allaient être produits et présentés à la télévision à ce moment-ci de la campagne.«C'était prévu comme ça, a souligné M.Pageau.Nous avions prévu \u2014 en ce qui concerne la publicité en français \u2014 que nous aurions d'abord une approche de positionnement de l'équipe conservatrice et que nous ferions en sorte par la suite que les gens se posent les vrais questions sur les programmes offerts par les autres partis.» Mme Audrey McLaughlin a pris le temps de converser avec Tammy Gooch et d'admirer son bébé de sept mois, en faisant campagne à Timmlns, hier.\tphotopc Mme McLaughlin reproche aux conservateurs de vouloir vendre l'aéroport de Toronto Presse Canadienne TIMMINS.Ontario ¦ Audrey McLaughlin s'est moquée de la «nouvelle façon de faire de la politique» de la première ministre Kim Campbell, hier, en reprochant aux conservateurs de vouloir vendre l'aéroport international de Toronto à des intérêts privés liés aux conservateurs.«Mme Campbell aime à parler de sa nouvelle façon de faire de la politique, a ironisé le chef néo- démocrate en inaugurant la deuxième moitié de sa campagne pour les élections du 25 octobre.Dites donc! Ça c'est nouveau! Laissons les lobbyistes prendre le contrôle, laissons nos amis, les grosses compagnies, prendre le contrôle!» Elle a aussi critiqué la position de |ean Chrétien sur le projet de privatisation, qui doit être signé aujourd'hui.Rappelant que M.Chrétien a proposé, mardi à Toronto, que le projet soit suspendu jusqu'à ce que la campagne électorale soit terminée, elle a laissé entendre qu'il voulait tout simplement attendre pour pouvoir ensuite vendre l'aéroport à des partisans libéraux.Elle s'est par ailleurs livrée à une vigoureuse défense du régime universel d'assurance-maladie et a écouté d'une oreille favorable un autochtone qui a réclamé de l'aide pour les jeunes autochtones, victimes d'une vague de suicides, de toxicomanie et d'alcoolisme.Manning prêt à sabrer aussi les budgets de la Défense et des Affaires autochtones Presse Canadienne Preston Manning WHITECOURT.Albert a ¦ Si la situation économique du pays ne s'améliore pas, le leader du Reform Party Preston Manning se dit prêt à sabrer les budgets de la Défense et des Affaires autochtones.M.Manning a déjà fait connaître son plan de réduction du déficit en trois ans, qui serait rendu possible en réduisant de plus de 19 milliards les dépenses du gouvernement fédéral.«Si c'est nécessaire, nous pouvons encore faire mieux, a-t-il dit.Nous n'avons pas encore sabré le budget de la Défense, par exemple, ni celui des Affaires autochtones.» M.Manning souhaite quant à lui le retrait du Canada de l'OTAN, même si cela ne constitue pas un engagement de son parti.Le Reform Party croit qu'il faut revoir les objectifs du pays en matière de défense, de manière à en limiter les coûts.Le parti considère que le ministère des Affaires autochtones, par ailleurs, devrait être aboli, et que l'argent ainsi épargné devrait être versé directement aux autochtones.se présenter à l'extérieur comme deux partis distincts.M.Pelletier reconnaît d'emblée qu'une telle formule a, sur le plan démocratique, quelque chose de choquant: des électeurs ayant élu une opposition officielle pourraient ne pas voir d'un très bon oeil que des formations politiques relégués à un troisième et un quatrième rang concoctent entre elles un stratagème ressemblant à une remise en cause des règles du jeu.«D'ailleurs, dit-il, il y a déjà eu des gens qui ont froncé les sourcils assez sérieusement lorsque certains députés ont décidé de changer de parti en cours de mandat.L'électorat n'est pas toujours d'accord avec cela.» Mais le spécialiste voit une autre complication dans l'hypothèse d'un effort de renversement d'une opposition officielle élue démocratiquement seulement par l'électorat québécois: on assisterait alors à la naissance d'un bloc canadien dont la seule raison d'être serait de faire échec à un bloc de députés québécois.«Ce serait alors, fait remarquer M.Pelletier, le Québec contre le reste du Canada.Et cela risque d'être vilain!» Charest dénonce l'incohérence de Bouchard DENIS LABRECQUE de la Presse Canadienne VAL D'OR ¦ «On dit qu'Elvis Presley a plus souvent été vu à Ottawa que Lucien Bouchard», a déclaré le vice-premier ministre Jean Charest pendant une visite qu'il effectuait hier dans la région de l'Abitibi-Témiscamingue pour appuyer la campagne des candidats conservateurs.Le vice-premier ministre canadien s'en est longuement pris au chef du Bloc québécois dont il a dénoncé l'incohérence concernant la performance du gouvernement conservateur, au cours d'un discours qu'il a prononcé lors d'un rassemblement à Val d'Or.«Dans sa lettre de démission, jamais Lucien Bouchard n'a critiqué les politiques conservatrices, a dit M.Charest.Pourquoi a-t-il changé d'opinion?Simplement parce qu'il est devenu le gérant de la succursale du Parti québécois à Ottawa.» lean Charest a aussi reproché au chef bloquiste de ne pas avoir défendu les intérêts du Québec après avoir quitté le cabinet Mul-roney.Il a rappelé que M.Bouchard s'est opposé au traité de libre-échange canado-américain, qu'il a aussi voté contre le projet de loi portant sur l'implantation de l'agence spatiale à Montréal.Le vice-premier ministre a aussi pris à partie le chef libéral Jean Chrétien à qui il reproche de vouloir augmenter les taxes.«Nous pensons que les canadiens paient suffisamment de taxes et qu'il faut dire non aux libéraux», a-t-il ajouté.lean Charest a par ailleurs dressé la liste des actions posées par le gouvernement et qui, selon lui, font la preuve que jamais les conservateurs n'ont fait faux bond aux Québécois.Il a notamment cité en exemple les ententes conclues dans les secteurs de l'immigration, du développement régional et de l'agriculture.Nous avons déposé un projet de loi qui protège les brevets pharmaceutiques qui a entraîné des investissements de plusieurs millions dans la région de Montréal, a indiqué M.Charest.«Si un parti politique a réussi depuis les neuf dernières années à faire fonctionner le fédéralisme à l'avantage du Québec, c'est le gouvernement conservateur», a-t-il déclaré.Le député conservateur sortant d'Abitibi, Guy St-)ulien, était visiblement fier de la visite du vice-premier ministre même si personne, actuellement, ne met en doue sa réélection.Le vice-premier ministre participait hier soir à un autre rassemblement.Il a quitté l'Abitibi pour se rendre sur la Côte-Nord, plus particulièrement à Baie-Comeau, dans le bastion de l'ancien premier ministre Brian Mulroney.Les marchés financiers misent sur une bonne performance des libéraux Presse Canadienne TORONTO ¦ Ceux qui s'attendaient à voir le dollar et les taux d'intérêt entrer dans une période de turbulence avec le lancement de la campagne électorale en sont quittes pour revoir leurs prévisions.\u2022 % \u2022 Le dollar a chuté de 94 centièmes de cent US depuis que la première ministre Kim Campbell a déclenché les élections, le 8 septembre dernier, mais cela n'a pas suffi pour entraîner à la hausse les taux d'intérêt sur les emprunts et les hypothèques.Les économistes disent qu'une des rai-sonj pour lesqu^es le dollar n'a pas trop mal réagi est que les sondages d'opinion des deux semaines passées ont fait disparaître une bonne part de l'incertitude quant à l'issue du scrutin.«À moins d'un revirement prononcé dans les intentions de vote reflétées par les sondages, je pense que les marchés misent sur une bonne performance des libéraux», a estimé M.Ted Carmichael, économiste sénior à la maison de courtage en placements Burns Fry.«Les investisseurs s'efforcent maintenant d'évaluer ce qu'impliquerait l'élection d'un gouvernement libéral.» M.Carmichael a ajouté que si les sondages continuent de donner les libéraux gagnants, cela pourrait entraîner une période de stabilité pour le dollarv dont la chute, depuis le mois d'août, l'a ramené à ses plus bas niveaux en cinq ans.Depuis que la campagne a démarré, les marchés financiers ont eu la chance d'avoir accès à des sondages qui tendent à démontrer qu'un gouvernement majoritaire conservateur est assez peu probable, a déclaré M.Rob Palombi, économiste chez MMS International.Les risques associés à la situation politique sont beaucoup plus connus que les risques et l'incertitude avec lesquels les marchés devaient composer l'an dernier, au moment du référendum, et également pendant la campagne électorale de 1988, a-t-il enchaîné.Ainsi, dans les semaines qui ont précédé le Référendum, le dollar a dégringolé si brutalement que les taux d'intérêt ont grimpé de deux points de base en un seul jour.Aux élections de 1988, le dollar a chuté de 2,6 cents en deux semaines, à la suite de la publication de sondages indiquant que la bonne performance de |ohn Turner au débat des chefs avait fait bondir la cote de popularité des libéraux.Le dollar a commencé la campagne actuelle à 75,92 cents US, et a clôturé mercredi à 74,98 cents US.Le taux préférentiel, d'après lequel sont fixés les taux aux consommateurs, est resté stable dans l'intervalle, à 5,75 pour cent dans la plupart des institutiqns.Les économistes disent que la Banque d|i Canada a acheté des dollars dan* le but de soutenir la devise, mais a tenté d'éviter une hausse des taux d'intérêt.Des taux plus élevés sont un attrait pour les investisseurs étrangers, qui les dissuade de se défaire de leurs investissements canadiens et d'entraîner le dollar à la baisse.«Ce que la Banque du Canada souhaite réellement c'est de garder les taux d'intérêt bas, et même de les faire baisser encore plus, a déclaré M.Lloyd At-kinson, économiste en chef à la Banque de Montréal.Si cela signifie un dollar plus faible, cela ne les dérange pas, à cause de la faiblesse de l'économie.» Même si le dollar a baissé récemment, le marché boursier est demeuré plutôt morose.Mercredi, cependant, l'indice TSE 300 de Bourse de Toronto a grimpé de 41,37 points.^\t^ LA PRESSE, MONTRÉAL.JEUDI 7 OCTOBRE 1995 X\t\u2022 -\t'' \" -A* «v»*^ ; -, \u2022y'-*\"' Ï3BH, » Lise Bourgauit Jean-Pierre Blackburn Monique Landry La conservatrice Lise Bourgauit voit venir une incontournable vague bloquiste HUGUETTE VOUNG de la Presse Canadienne OTTAWA ¦ Les conservateurs auront fort à faire pour enrayer la vague du Bloc québécois qui risque de balayer le Québec, croient quelques députés conservateurs du Québec.\u2022 A 19 jours des élections du 25 octobre, la député Lise Bourgauit affirmait hier au cours d'une brève entrevue accordée au réseau Radiomutuel que la vague de fond du Bloc qui déferle sur le Québec est incontournable.«Aucune stratégie ne pourrait changer actuellement l'issue de la campagne», admettait-elle tout bonnement.«On est rendu à 19 jours d'une élection et j'ai comme l'impression qu'il y a une vague de fond qu'il est impossible d'enrayer», a-t-elle poursuivi sans ambages.Scion la député d'Argenteuil-Papineau, la population a tort de prendre des décisions «irrationnelles» fondées sur le bilan des conservateurs de Brian Mulro-ney.Elle explique l'engouement des Québécois pour le Bloc en disant que c'est l'amertume des électeurs qui se retourne contre les partis traditionnels.Ht elle ajoute que les électeurs semblent décider à voter pour le Bloc sans se préoccuper de la qualité de ses candidats.Mme Bourgauit avait été courtisée par le Bloc.Mais elle ne regrette rien.« le ne regrette rien du tout parce que l'option du Bloc québécois est avant tout la souveraineté du Québec, le ne crois pas à cette op-' tion, donc je ne regrette pas du tout d'être à bord du bateau même s'il chavire», a-t-elle enchaîné.Pour sa part, le député de Jon-quiêre Jean-Pierre Blackburn concède qu'il est en difficulté dans sa circonscription.Avec 22 pour cent des intentions de vote, un sondage local le place en deuxième position derrière le Bloc qui récolte 41 pour cent.Environ 60 pour cent des répondants jugent toutefois son travail de député satisfaisant ou très satisfaisant.M.Blackburn reconnaît que le Bloc fait une percée dans la région du Saguenay-Lac Saint-|ean où le député conservateur André Harvey est aussi en difficulté.Mais il demande aux gens d'être logiques avec eux-mêmes et de le réélire car «il sait se tenir debout» à la Chambre des communes.Si vague il y a.dit M.Blackburn, «il veut être la roche qui colle à la vague».Monique Landry, ministre du Patrimoine et lieutenant politique du Québec, ne le voit pas ainsi.«|e ne parlerais pas d'une vague.Je dirais bien sûr qu'on sent une certaine partie de la population qui serait peut-être tentée de donner son appui au Bloc, a-t-elle indiqué à la Presse Canadienne.Au départ, il y a une couche de séparatistes qui sont immuables.Il y a quand même un bon pourcentage de gens qui sont tentés de voter pour le Bloc, mais je pense qu'ils ne demandent pas mieux que de se faire convaincre de revenir avec les conservateurs.» Mme Landry reconnaît que les conservateurs ont commis l'erreur de minimiser l'élan du Bloc en début de campagne.Les sondages les ont vite ramenés à la réalité.Elle croit que le moment est venu de démystifier le Bloc.«Arrêtez de vous faire dorer la pilule par Lucien Bouchard qui ne fait que de belles paroles mais qui n'est pas capable de défendre vos intérêts, a-t-elle lancé aux Québécois hier.Il a eu l'occasion de les défendre, il était au cabinet.Il n'a peut-être pas eu le courage de rester au cabinet parce qu'il n'était peut-être pas capable de les défendre.» Le ministre de l'Environnement, Pierre H.Vincent, refuse, lui aussi, de croire que les «conservateurs sont en déroute».Le vice-président des sondages politiques de la maison CROP Claude Gauthier a signalé pour sa part que la tendance en faveur du Bloc se maintenait.«Ce n'est pas un phénomène accidentel», a-t-il affirmé hier au cours d'un entretien.Selon lui, le vote pour le Bloc est maintenant très ferme.Si la tendance se poursuit, le Bloc pourrait facilement faire élire une cinquantaine de députés à Ottawa.«Jean Chrétien va faire sauter la banque», dit Mme Campbell MICHEL HÉBERT de la Presse Canadienne ¦ : mmmmmmmmm^mi^mmmm^^m m BAROMETRE 80M - LA PRESSE - TVA Intentions de vote\tl'.OI\ti PC\tPIC\tBQ NPD 3 octobre 23\t26\t46 1 | 4 octobre 24 26 44 i 5 octobre 22 26 47 M I » Popularité des chefs (%) w.V m i :>X .'.y \ta £\tUl =\ts |\t= M S i 3 i o 3 octobre\t3\tS\ts\t favorable\t39\t27\t42\t14 i défavorable\t42\t57\t36\t45 4 octobre\t\t\t\t1 favorable\t39\t26\t43\t13 I défavorable\t40\t55\t35\t44 1 5 octobre\t\t\t\ti favorable\t36\t26\t42\t15 I défavorable\t41\t54\t33\t43 \tmm\twm\tiB\tvNv.v.v'V Infographie La Presse Le Baromètre SOM - La Presse -TVA d'aujourd'hui comporte peu de changements par rapport à la veille.On notera toutefois que le nombre d'indécis est passé de 54 à 56 p.cent, ce qui est beaucoup à ce stade-ci de la campagne.Si on regarde l'appréciation des chefs que font les vrais indécis (27 p.cent quand on exclut ceux qui ne voteront pas et ceux qui ne veulent pas dévoiler leur préférence), on constate que c'est Kim Campbell, du PC, qui est la mieux vue des indécis.Vingt-neuf p.cent lui sont favorables (contre.28 p.cent, les autres ne se prononçant pas), alors que c'est 24 p.cent (contre 31 p.cent) dans le cas de Lucien Bouchard, du Bloc, et 19 p.cent (contre 39 p.cent) quand i) est question du chef libéral Jean Chrétien.NF.WCASTLE N.B.¦ La première ministre Kim Campbell accuse le chef libéral |ean Chrétien de vouloir créer des «emplois temporaires» au détriment d'une saine gestion des finances publiques.Quant au chef bloquiste Lucien Bouchard, il berne les Québécois en ne visant qu'un seul objectif: provoquer la «brisure du pays».«lean Chrétien va faire sauter la banque», a lancé Mme Campbell devant une association de gens d'affaires, à Newcastle, au Nouveau-Brunswick où elle amorçait hier une brève tournée des provinces maritimes.«)ean Chrétien, a-t-elle poursuivi, veut retourner aux politiques qui ont échoué dans le passé, des politiques qui ont fait grimper les taxes et le déficit, augmenter l'inflation et les taux d'intérêt, des politiques qui ont mis en danger l'épargne des Canadiens.» Même si elle a gardé ses plus dures attaques pour les libéraux, la première ministre n'a pas oublié de lancer quelques flèches au Bloc québécois, plus au profit des médias nationaux qu'à celui de son auditoire néo-brunswickois.Mme Campbell leur a dit que Lucien Bouchard n'avait pas l'intention de rester très longtemps aux Communes.Le chef bloquiste quitterait Ottawa au plus tôt pour soutenir le projet du Parti québécois de réaliser l'indépendance du Québec.«Les députés conservateurs ne se précipiteront pas à l'Assemblée nationale pour poursuivre leur rêve de la séparation », a-t-elle déclaré en français, désireuse de voir son message transmis aux Québécois par les médias électroniques.Mme Campbell a été beaucoup plus sévère à l'endroit du leader libéral.Le programme de restauration et de construction des infrastructures, le crédo de Jean Chrétien depuis le début de la campagne, serait irréalisable compte tenu de l'endettement des provinces et des municipalités canadiennes, a expliqué avec verve Mme Campbell.«Où les provinces et les municipalités vont-elles prendre l'argent», avait-elle demandé en matinée devant un audience d'écoliers, à Beresford.La première ministre Kim Campbell effectuait hier une tournée au Nouveau-Brunswick.\tphoto pc La dette afflige autant le gouvernement fédéral que les provinces ou les municipalités, a-t-elle fait comprendre.Selon une récente évalutation de la banque Toronto Dominion, la dette du fédéral atteint 490 milliards et celle des provinces 200 milliards.Et selon l'Union des municipalités du Québec, les 1500 corporations municipales québécoises devaient plus de 11 milliards en 1991.Si d'aventure le programme libéral avait quelque succès, a concédé Mme Campbell, il ne créerait que des «emplois temporaires » dont le coût sera faramineux.La leader conservatrice a rappelé que par le biais d'un simple amendement a la Loi sur les petites entreprises, son gouvernement avait permis la création potentielle de 83 000 emplois.Pas moins de 37 000 ont déjà été créés en facilitant le financement des projets des petites entreprises, a indiqué Mme Campbell.«Ça ce sont des emplois qui vont durer, a-t-elle dit, des emplois créés par et pour la cornu-nauté.» Devant son auditoire silencieusement poli, la première ministre a défendu son programme de lutte contre le déficit et de compressions de 7 milliards des dépenses fédérales, seule option réaliste à favoriser le 25 octobre prochain, a-t-elle dit.«La seule façon de faire baisser les taxes, a affirmé Mme Campbell, c'est de faire baisser le déficit.» Un terrain sur lequel jean Chrétien n'ose pas s'engager, selon elle.«Il se cache, a déclaré Mme Campbell, mais il a l'obligation de dire aux Canadiens ce qu'il compte faire.» Kim Campbell attire le vote des femmes LOUIS PALARDBAU ¦ La présence d'une femme à la direction du Parti conservateur influencera le vote des femmes le 25 octobre prochain.Un sondage Gallup réalisé entre le 17 et le 25 septembre auprès de 1015 répondants nous apprend en effet que beaucoup plus de femmes que d'hommes ont changé leur intention de vote en faveur des conservateurs quand Brian Mulroney a été remplacé *par Mme Camptoll.SONDAGE GALLUP Si on compare le Gallup de février 93 \u2014 le dernier réalisé avant la démission de M.Mulroney \u2014 avec celui de septembre, on constate que la remontée des conservateurs, qui sont passés de 21 à 50 p.cent des intentions de vote, s'explique surtout par le changement d'allégeance des Canadiennes.Elles n'étaient en effet que 19 p.cent à choisir le PC en février, alors que c'est maintenant le tiers.(35 p.cent) d'entre elles qui appuient le parti de Kim Campbell.Chez les hommes, le changement a été beaucoup moins important: 22 p.cent de conservateurs en février contre 27 p.cent aujourd'hui.Gallup a égalejnent regardé les changements d'allégeance entre les élections de 88 et son dernier sondage.On constate qu'il n'y a pas de différence entre les hommes et les femmes quand il s'agit de passer d'un autre parti au Parti libéral ou au Bloc québécois.Mais alors qu'il y a beaucoup plus d'hommes (52 p.cent) que de femmes (22 p.cent) chez ceux qui sont passés au Reform Party, c'est le contraire pour les changements d'allégeance vers le PC: 20 p.cent de femmes et 11 p.cent d'hommes.Enfin, si on demande aux Canadiens, en faisant abstraction de leurs penchants politiques, de dire quel chef de parti ferait le meilleur premier ministre, 40 p.cent des femmes optent pour Kim Campbell, contre 54 p.cent des hommes.} Notes de campagne PIIRRI CRAVIL Un vrai «bloc» dans Papineau ême si elle se répète rarement, l'Histoire est toujours riche de leçons.Ou de suggestions concrètes qui s'avèrent fort utiles.Le candidat du Bloc dans Papineau, Daniel Boucher, vient d'en faire l'expérience en y trouvant une idée originale pour aider au financement de sa campagne.Originale aujourd'hui, sûrement, mais pas vraiment nouvelle puisqu'elle a fait fureur au début des années quarante.Il s'agit de vendre aux militants et aux sympathisants des symboles du Bloc sous forme de petits cubes en bois vernis ornés de l'emblème du parti.On serait en voie d'épuiser le lot initial de 500«blocs» fabriqués par un ébéniste local et vendus à 5,50$ l'unité.Si la demande se maintient et en prévision d'un éventuel grand meeting régional, on songe à placer une nouvelle commande à l'artisan.M.Boucher reconnaît avoir puisé cette idée dans l'histoire du Bloc populaire, publiée chez QuébecAmérique, par le journaliste Paul-André Co-meau.Un juste retour des choses, explique-t-il avec humour, car son père a été un des organisateurs de René Hamel, élu député fédéral du Bloc dans.Saint-Maurice (tiens! tiens!) en 1945.Le même René Hamel qui allait plus tard se faire élirç comme libéral à Québec et passer à l'Histoire comme un des plus tenaces adversaires de Maurice Duplessis avant de siéger au conseil des ministres dans le gouvernement de Jean Lesage.On peut s'étonner qu'en si bonne voie, l'actuel adversaire du député libéral sortant, André Ouellet, n'ait pas retenu le slogan popularisé, il y a cinquante ans, par les Henri bou-rassa, Maxime Raymond, André Laurendeau, Camilien Houde ou le futur maire de Montréal, |ean Drapeau, qui demandaient aux Québécois de voter «en bloc pour le Bloc».Autre temps, autres moeurs, on note, cependant, en consultant la liste des «comités» du Bloc québécois, qu'une bonne vingtaine d'organisations locales ont réussi à se faire attribuer un numéro de téléphone dont les quatre derniers chiffres forment le mot «bloc).Une astuce mnémotechnique dont il ne pouvait évidemment pas être question à l'époque du Bloc populaire.Pas plus que les sondages, si a la mode aujourd'hui, sur lesquels se fondent les dirigeants du Bloc actuel pour espérer obtenir des résultats plus convaincants que les succès éphémères 'de leurs prédécesseurs.PHOTO ROBERT MAIU0UX.Li Prnse Le candidat du Bloc dans Papineau, Daniel Boucher, vient de trouver une Idée originale pour aider au financement de sa campagne.Il vend aux militants et aux sympathisants des symboles du Bloc sous forme de petits cubes en bois vernis.ornes de l'emblème du parti.COMME PAR HASARD! ¦ La National Citizens* Coalition a publié mardi, à Ottawa, une brochure de 22 pages dénonçant diverses formes de gaspillage des fonds publics.Invitant les électeurs canadiens à exiger du futur gouvernement une «chirurgie radicale» dans son prochain budget d'opération, le document passe en revue des dépenses effectuées depuis trois ans que cet organisme juge inadmissibles et dont le total atteindrait 5 milliards.Hier, le Toronto Star publiait, en manchette, sous le titre «Voici à quoi servent vos taxes.» huit exemples de gaspillage tirés de ce rapport.Et, comme par hasard, les deux premiers sont la subvention de plus de 3 millions versée au Musée de l'humour de Montréal \u2014déjà sévèrement dénoncée par la plupart des médias du Québec\u2014 et l'aide de 400 000 au Festival des montgolfières à Saint-Iean.Il importe de noter que tous les autres cas cités ne mettent en cause que l'administration fédérale sans référence à d'autres régions du Canada qui auraient aussi indûment profité, comme le Québec, du produit des taxes des citoyens canadiens.Parmi les points soulevés, on insiste aussi sur la trop grande générosité du régime de retraites des parlementaires fédéraux.Là encore, toujours sans doute par hasard, on cite un seul cas.Et c'est celui de l'ex-député du Bloc, |ean Lapierre.qui reçevrait une pension annuelle de 40 000$ qui représentera un grand total de 4 millions, précise le texte, s'il atteint 75 ans! Pas un mot, bien sûr, sur les sommes qu'encaisseront les |oe Clark, Barbara McDougall, lohn Cros-bie, |ohn Turner, Sinclair Ste-vens\tet\tautres ex-parlementaires canadiens qui ont en commun cette particularité de n'être pas originaires du Québec.Mais ce n'est qu'un hasard! UNE CLIENTÈLE CAPTIVE POUR LE NPD ES Par le temps qui court, les bonnes nouvelles sont rares pour le NPD.Surtout au Québec.Son candidat dans Ber-thier-Montcalm, |ean-Pierre 1 De Billy, a donc sans doute ète heureux d'apprendre qu'il peut compter sur l'appui d'une * clientèle on ne peut plus captive.Celle d'une quarantaine de* pensionnaires du Centre de dé^ tention de Saint-|érôme.Dans un geste peu fréquent.' en campagne électorale, ces détenus ont tenu à signer dç leur main un bref communiqué dans lequel ils affirment que «M.De Billy est un candidat de première classe» et l'assurent de leur «support moral ».Ne pouvant, pour des raisons évidentes, aller faire du porte-à-porte en sa faveur, ils.disent néanmoins espérer que «la population de la région Laurentides-Lanaudière lui rendra le mérite qui lui revient ».DE LA FUMEE SANS FEU ¦ Vif émoi, mardi, au quartier-général du Parti conservateur à Ottawa qu'on a dû évacuer en raison de ce qui semblait être un début d'incendie.N'ayant d'abord pas tenu compte du signal d'alarme qui s'était déclenché, on a finalement dû se rendre à l'éviden-cee en voyant une épaisse fumée envahir les locaux.Les pompiers n'ont pas mis de temps à découvrir la source du problème.Un récipient contenant du goudron brûlant sur le toit de l'immeuble présentement en réfection.L'alerte passée, les stratèges de Kim Campbell ont réintégré leurs bureaux en rêvant peut-être que les mauvaises nouvelles qui s'accumulent ne soient aussi que de la fumée sans/eu* Reste à savoir combien auronC compris qu'on a toujours tort de négliger des signaux d'alar-me.\t; * AUJOURD'HUI « À 18 jours du scrutin : \u2022\tKim Campbell passe la jour: née à Saint-john's, Tcrre-Neu; ve et se rend ensuite à Toronto.« \u2022 \u2022\tJean Chrétien sillonne la Colombie-Britannique.\u2022\tLucien Bouchard fait campagne à Québec et à Samt-Geo rges-d e-Bea uce.\u2022\tAudrey McLaughlin po'uT-suit sa tournée à Saskatooh avant de s'envoler ce soir pour Vancouver.-0- + B 6 LA PRESSE, MONTRÉAL.JEUDI 7 OCTOBRE 1993 Six mois de prison pour Denis Pronovost Presse Canadienne SHAWINICAN ¦ Le député démissionnaire de Saint-Maurice aux Communes, Denis Pronovost, a été com-damné hier par le juge Luc Trudel, de la Cour du Québec, à des peines de six mois et de deux mois d'emprisonnement.Les sentences seront purgées concurremment.Le député Pronovost a été reconnu coupable en juin sous deux chefs d'accusation d'agression sexuelle sur des jeunes hommes âgés de 21 et 22 ans.L'une de ces agressions avait été commise en mars 1991 à son bureau de comté, à rencontre d'un jeune homme de sa connaissance venu lui demander un emploi.Cette accusation lui a valu la plus lourde des peines d'emprisonnement.Dans l'autre cas, les actes se sont produits en mars de la même année, dans un motel de Trois-Riviéres.À l'issue d'un copieux repas dans un restaurant, le député y avait attiré un autre jeune homme à son emploi depuis peu.Dans ce cas, la peine a été de deux mois de prison.Aussitôt après le prononcé de la sentence, Denis Pronovost a été conduit au quartier cellulaire du palais de justice.Le garde de sécurité qui l'escortait n'a pas cru nécessaire de passer les menottes à l'homme public qui l'a suivi sans difficulté.Dans la foulée du prononcé de la sentence, l'avocat de l'accusé, Me Gabriel Lapointe, est allé à la rencontre du procureur public, Me Pierre Boutin.Mais ce dernier a repoussé les papiers que lui tendait Me Lapointe.Ceux-ci étaient constitués d'une photocopie d'une requête en libération provisoire qui sera présentée à la Cour d'appel du Québec.Mais surtout, la liasse contenait une renonciation aux délais pour l'audition de cette requête.En refusant de la signer.Me Boutin a obligé Me Lapointe à faire signifier sa requête par huissier et à obtenir une date d'audition.Le refus de Me Boutin fera en sorte que Denis Pronovost sera emprisonné au moins jusqu'à mardi prochain.Le procureur de Shawiniçan a justifié son refus en disant qu'il agissait toujours ainsi.Me Boutin s'est d'ailleurs dit pleinement satisfait des peines d'emprisonnement imposées à Denis Pronovost.Bien qu'il ait réclamé une peine plus forte (un an d'emprisonnement), Me Boutin a expliqué qu'il souhaitait avant tout que la prison vienne sanctionner les actes reprochés au député fédéral.Pour sa part.Me Lapointe n'a pas voulu commenter la sentence.Il a dit qu'il se donnait quelques jours de réflexion avant de décider s'il choisissait d'aller en appel sur la sentence.Déjà, il a inscrit le jugement en appel.Manquement à la loi référendaire : 200$ d'amende à Rothmans, Benson & Hedges Presse Canadienne QUÉBEC ¦ Une autre entreprise privée a admis sa culpabilité et enfreint la Loi sur la consultation populaire au référendum de l'an dernier sur l'entente de Charlottetown.Rothmans, Benson and Hedges inc.a en effet admis avoir fait distribuer, sans autorisation, un dépliant favorable au «Oui» sans autorisation.Ça lui coûte 200 $.Déjà, une autre société, Cana-dair de Montréal, avait été condamnée pour s'être prononcée en faveur du «Oui» et en le manifestant clairement dans les enveloppes de paye des employés.Dans le cas de Rothmans, l'entreprise «a fait une dépense réglementée en faisant distribuer à ses employés, pendant la période référendaire, une lettre signée par son président, dont le contenu favorisait une des options soumises à la consultation populaire», sou- ligne le Directeur des élections dans un communiqué émis hier.Ces condamnations tiennent à la particularité de la Loi québécoise sur le financement populaire, qui exige qu'au cours d'une campagne référendaire, «seul l'agent officiel d'un comité national, son adjoint ou un agent local peuvent faire ou autoriser des dépenses réglementées».Un tiers comme une entreprise ou un syndicat ne peut pas mettre ses fonds dans la bataille.Une injonction est demandée afin de lever un blocus menant à un dépotoir Presse Canadienne LATERRIÈRE ¦ La MRC du Fjord-du-Saguenay a pris la décision de réclamer une injonction pour faire lever le blocus érigé hier matin par un groupe de citoyens de Laterriére sur le principal chemin menant au site d'enfouissement sanitaire de cette localité.Le préfet de la MRC, M.Jean Halley, s'est dit déçu de la tournure des événements en rappelant que des discussions étaient en cours depuis la fin du mois de juin avec les élus de Laterriére concernant la fermeture de ce site.« Le dossier ne progressait peut-être pas au rythme souhaité par les gens de cette municipalité, mais à tout le moins, il progressait», a-t-il indiqué.Le préfet Halley a signalé qu'un échéancier de fermeture ne pourra être avancé tant et aussi longtemps que les firmes de professionnels mandatés pour ce faire, n'auront pas déposé le fruit de leurs recherches.«La présente situation commande que nous consultions nos aviseurs légaux, car les pourparlers menés en cours de journée avec le maire Paul-Dominique Gagnon n'ont malheureusement pas permis d'asseoir les parties concernées à une même table», a précisé M.Halley.«Il faut agir, a-t-il ajouté, car les différents transporteurs de déchets domestiques qui ont régu- lièrement à se rendre au site d'enfouissement s'impatientent, et cet arrêt peut rapidement devenir coûteux.» De son côté, le directeur général de la ville de Laterriére, Daniel Vaillancourt, a déclaré que la municipalité exigeait que la MRC lui fournisse un échéancier précis, et des garanties relativement à la fermeture anticipée de même que des compensations adéquates pour les tracasseries endurées par les citoyens de cette localité pendant «des années et des années».« Nous resterons ici tant et aussi longtemps que nous n'aurons pas obtenu satisfaction», a confié de son côté le président du Comité d'environnement de Laterriére (CEL), Eric Clairvoyant, sur les lieux du blocus.La cote de crédit de la Nouvelle-Écosse est révisée à la baisse PC HALIFAX ¦ Un budget plein de coupes et de taxes déposé par le gouvernement libéral de la Nouvelle-Ecosse n'a pas suffi pour empêcher une importante agence américaine d'évaluation du crédit de changer a la baisse la cote de crédit de la province.Moody's Investors Service a en effet fait passer mercredi de A3 à A2 la cote de la Nouvelle-Écosse en émettant un communiqué critiquant fortement un «déséquilibre budgétaire grandissant» qui a résulté en une accumulation rapide de la dette.Au même moment, une autre agence new-yorkaise.Standard and Poors, a indiqué qu'elle maintenait sa cote A-pour la province.C'est la première fois en 10 ans que la cote de la Nouvelïe-Écosse est révisée à la baisse.D'après Moody's, la dette nette de la province devrait s'accroître au cours des deux prochaines années, dépassant le niveau actuel de 44 pour cent du produit intérieur brut de la Nouvelle-Écosse \u2014 soit le niveau d'endettement le plus élevé au Canada après Terre-Neuve et la Saskatchewan.rien Envolez-vous sans escale vers New York ou Boston pour être en liaison avec le reste de l'Amérique.De nos jours, les budgets et 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C > F I A t F C MN O L tJ U l f .ET DE LA M A (à II .IL C O N T I N I J E O F_ NOUS FMI HIC-Il l I P l'A R l A Dl I HABILITÉ REMARQUAHLE DF.' bA POPUL ARITÉ.Surtout aujourd'hui, ai.drs gUE, NOUS I N SOMME S ENCtipE /> ESSAYER DE c> » S S I N E R LINE LION F DlAciDNAl l DROITE.Sharon Carstairs Sharon Carstairs publie ses mémoires Presse Canadienne WINNIPEC -fr pRESSE\tjtobT Voc'foBRE 1993 ¦ «Une garce au ton cassant, une grande gueule.» C'est l'opinion qu'avaient d'elle certains membres de sexe masculin du Parti libéral du Ma-nitoba qui avaient tenté de lui barrer la route à la direction de cette formation politique il y a une décennie, d'après les mémoires de Sharon Carstairs.Dans son livre qui vient tout juste de sortir, «Not One of the Boys», Mme Carstairs raconte comment c'était, lorsqu'elle s'est lancée dans la course où presque tous les candidats étaient des hommes, elle qui n'est pas connue pour sa timidité.Au cours d'une réunion visant à promouvoir son leadership, par exemple, Mme Carstairs n'a pas hésité une seconde à dire les quatre vérités aux organisateurs d'un parti en perte de vitesse et à leur expliquer pourquoi ils avaient besoin de quelqu'un possédant sa personnalité, quelqu'un qui n'a pas la langue dans sa poche.« Il me semble que ce parti a besoin de quelqu'un à la langue bien pendue pour lui redonner de la vigueur et pour qu'il puisse être entendu.» En 1984, lorsqu'est elle devenue leader, les libéraux ne disposaient pas d'un seul siège à l'Assemblée législative.Mais Mme Carstairs n'a pas pris une minute de repos, balayant la province comme une tornade.Et, en 1988, elle fit mordre la poussière au NPD et devint la première femme à diriger un parti formant l'opposition officielle.Maintenant, à 51 ans, elle n'est plus chef de parti et elle abandonnera son siège à l'Assemblée législative aux prochaines élections.Son livre raconte toutes les péripéties qu'a connues sa carrière politique \u2014 particulièrement le rôle qu elle a joué dans les récentes guerres constitutionnelles \u2014 avec un mélange de triomphe et de consternation.Le triomphe: parce que la mort de deux propositions visant à amender la constitution \u2014 Meech Lake et plus tard, l'accord de Charlottetown \u2014 justifiaient sa position, à savoir qu'elles causeraient toutes deux du tort au Canada.Consternation: parce que la politique n'est pas toujours quelque chose de plaisant.- -T* - ,\t'
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