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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1993-07-30, Collections de BAnQ.

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[" ¦rviafMTne/xL \\ 544Î.rue1 St-Hubert.Montréal Auôi LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D AMÉRIQUE PRES DES GALERIES DANiOU Aujourd'hui: nuageux avec quelques averses Minimum 13° Maximum 22° Demain: nuageux avec averses détails cahier sport \u2022 MONTRÉAL, VENDREDI 30 JUILLET 1993 109e ANNEE N° 275 50 PAGES, 4 CAHIERS lies de La Madeleine: t.00 Taxes en sus En moins de deux ans, les saisies se sont multipliées par huit au Québec juin dernier, la GRC a effectué trois fois plus de saisies que durant toute Tannée 1991, où elle en avait réalisé 725.jusqu'à maintenant, le nombre de saisies de tabac, d'alcool et de véhicules s'élève à 2238, ce qui représente plus de neuf millions de dollars.Ces statistiques illustrent clairement la montée fulgurante du commerce illicite auquel fait face la GRC.La police fédérale prévoit atteindre en fin d'année le nombre record de 5000 saisies.« Nous sommes maintenant dans un contexte où les gens lais- autour des réserves autochtones.«Les réserves, ce n'est un secret pour personne, c'est autour de là qu'il y a le plus d'activités de la GRC», dit le surintendant Lalan-cette, qui refuse toutefois de s'avancer sur ce qui se passe à l'intérieur de celles-ci.Des agents de la GRC ont récemment avoué à La Presse qu'une directive émanant des hautes sphères les empêchait d'effectuer des saisies à l'intérieur des réserves.Comme c'est le cas pour la marchandise et ie matériel, les accu- VOIR TABAC EN A 2 En moins de deux ans, les saisies de cigarettes et d'alcool se sont multipliées par huit au Québec, selon les plus récentes données de la Gendarmerie royale du Canada.Les six premiers mois de 1993 ont été particulièrement occupés pour la section douanes et accise de la GRC, qui recevra cette année le renfort de 34 nouveaux agents, dont 14 au poste de Montréal, a-t-on appris hier.Entre le premier janvier et le 30 ¦mm DENIS SAVARD La violence faite aux % femmes a atteint des sommets Montréal dépense 8 millions pour créer 100 emplois Denis Savard évoluera avec le Llghtning de Tampa Bay la saison prochaine, et complétera ainsi sa brillante carrière en Floride.POLICIERS L'Association des policiers provinciaux du Ouebec ne participera pas a un eventuel front commun intersyndical de lutte contre la Loi 102.MARIE-CLAUDE LORTIE du bureau de La Presse Afin de créer une centaine d'emplois dans Pointe-Saint-Charles, près du canal La-chine, la Ville de Montréal reconstruira d'ici au 1er octobre, au coût de 5 millions, un bâtiment industriel érigé au début du siècle et abandonne depuis plus d'une décennie.«Un autre éléphant blanc de l'administration Doré», soutient le chef du Parti civique, Pierre Gagnier, qui estime que chaque emploi coûtera plus de 80 000 S aux contribuables montréalais.«Une occasion en or qui aura des retombées importantes pour le quartier et la ville», affirme Gaétan Rainville, directeur général de la Société de développement industriel de Montréal (SO-DIM).la paramunicipale responsable du projet.Le terrain et le bâtiment, situe au 1401 Saint-Patrick, ont été achetés par la SODIM en 1989 pour 2,2 millions et la paramunicipale prévoyait le démolir.Au 31 décembre 1992, la propriété lui coûtait 3,04 millions, en ajoutant au prix d'achat les intérêts sur l'hypothèque ainsi que les taxes.Le mois passé, la SODIM décidait, après avoir négocié une entente de location avec une compagnie de Saint-Laurent qui installera dans le bâtiment une teinturerie de tissus, de démolir l'intérieur, gardant les trois quarts des murs extérieurs à cause de leur valeur patrimoniale.Effectuée cette semaine, la démolition coûte 370 000 $.La reconstruction, qui débutera la semaine prochaine et coûtera 4,2 millions, devra être complétée dans neuf semaines, à défaut de quoi le locataire recevra un mois de loyer gratuit pour chaque semaine de retard.Des «améliorations lôcatives» coûtant 800 000 $ seront effectuées par la SODIM et remboursées, avec intérêts, par le locataire sur une période de 15 ans.AUTOCHTONES La violence faite aux femmes est un problème horrifiant qui atteint au Canada des proportions bien pires que ce qu'on veut croire.Le seul moyen de mettre lin à cette situation est de cesser de nier son existence, de ne plus la tolerer et de mettre un terme à l'inégalité sociale des femmes qui lui permet de proliférer.Voilà en gros le constat et l'esprit des recommandations formulées dans le très volumineux rapport qu'a rendu public hier le Comité sur la violence faite aux femmes.Cette étude brosse le tableau le plus exhaustif du problème jamais réalisé, dit le comité, mais elle a été rapidement torpillée par les femmes travaillant sur le terrain, qui trouvent qu'elle ne va pas assez loin.Mis sur pied par le gouvernement Mulroney et doté d'un budget de 10 millions de dollars, le comité a mis deux ans pour compléter son travail, traversant le Canada d'une extrémité à l'autre.Les témoignages rendus sont terrifiants: «Mon ex-mari m'a tiré une balle dans la tète pendant que je dormais et m'a laissée pour morte, l'ai réussi à descendre l'escalier où ma fille m'appelait à son secours.Il m'a alors poignardée avec une telle force que la lame s'est cassée dans mon ventre.Il m'a volé la vue, le goût et l'odorat.», raconte une mère de cinq enfants rencontrée en Ontario.- Dans un vidéo accompagnant le rapport, on voit le témoignage de Bessie, une autre survivante complètement défigurée par son ex-mari, qui lui a tiré une balle à bout portant en plein visage.Le rapport présente des centaines d'extraits de témoignages de femmes victimes de différentes formes de violence physique, sexuelle, psychologique, et aussi religieuse, un phénomène fort peu documenté jusqu'à présent.À chaque page, ces histoires d'horreur font dresser les cheveux sur la tète, comme celle de cette femme victime de violence dans une secte religieuse.«La violence rituelle que j'ai subie a commencé quand j'avais 7 ou 8 ans.On m'a dit que je serais battue si j'en parlais.|e n'ai pas été élevée comme un être humain.J'ai assisté au sacrifice d'une fille de mon âge et c'était ma mère qui lui coupait les entrailles.On m'a forcée à la sacrifier et j'avais l'impression que je la torturais pour me sauver moi-même.|e tenais des parties du corps pendant qu'on la découpait.On m'insérait une croix dans le vagin pendant ces cérémonies, pour me préparer à une position supérieure».Hier, tous les membres du comité ont expliqué un à un que rien ne les avait préparés, malgré leurs diverses et vastes expériences, à ce qu'ils ont entendu.«Rien n'aurait pu nous préparer aux réalités existant dans les 139 communautés que nous avons visitées», a expliqué la co-présidente Pat Freeman Marshall, qui a insisté sur la situation particulièrement alarmante des femmes autochtones.«Ce fut l'expérience la plus traumatisante de ma courte vie», a déclaré de son côté Diane Le-mieux, coordonatrice du Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel du Québec.Le chef de l'opposition, Jacques Pa-rizeau, discutera volontiers de leurs droits avec les autochtones, mais «sans les gants de boxe» AUTOMOBILE Les derniers bénéfices de General Motors, Ford et Chrysler laissent presager un redressement durable du secteur automobile américain.Sommaire Annonces classées immobilier.B9 « marchandises.emplois.automobiles.B12, C propositions d'affaires.Arts et spectacles informations.C1 à C6 cine-horaire.( \u2022 elehoralrt.Bandes dessinées.Bridge.Décès.Économie.B1, BC Éditorial.\u2022.«.«\u2022.Feuilleton.Horoscope.Informations nationales La Petite Presse.Le monde .\u2022«.*.Loteries \u2014 résultats:.Mots croisés.Mot mystère.TABLOÏD SPORTS Alain Bonnier.Réjean Tremblay.PHOTO ROBERT MAIU0UX.La Presse André Agassi (ci-dessus) a survécu hier à une véritable hécatombe des favoris, hier; aux internationaux Player s disputés au stade du Parc Jarry.Pete Sampras, Jim Courier et Boris Becker, respectivement premier, deuxième et quatrième joueurs mondiaux, ont par contre subi l'élimination face à des négligés.Le Québécois Sébastien Lareau a pour sa part accédé, avec le Torontois Daniel Nestor, aux quarts de finale du double, m Voir pages 4 à 8 du tabloïd Sports.VOIR MONTREAL EN A 2 Wlûu m «On serait intéressé à être très actif, sans nécessairement prendre le contrôle, dit-il.Si le gouvernement dit «on veut définitivement se départir du contrôle», on pourrait considérer la possibilité de prendre le contrôle avec plusieurs sociétés d'investisse-_t.ment.» En fait, préci-se-t-il, Investis-% sement Desjardins a deja soulevé la question avec d'éventuels partenaires.elle réalité, il ne voit pas pourquoi les gestionnaires actuels, «très dévoués à la SAQ», ne resteraient pas en place.Actionnaire à raison de 45 p.cent d'une société active dans le domaine (Groupe Paul Masson, dont le chiffre d'affaires s'élève à environ 70 millions de dollars), Investissement Desjardins a peut-être une longueur d'avance, dit-il.Selon lui, et comme l'écrivait hier La Presse, sans doute est-il possible que le gouvernement ait eu des contacts avec d'autres groupes ou sociétés, histoire de tàter le terrain et de voir quelle serait leur réaction au cas où serait prise la décision de privatiser la SAQ.Mais pour l'instant, fait observer M.Gagné, les choses ne sont pas allées plus loin en ce qui concerne la société qu'il dirige.« Il n'y a aucun échange dans le moment avec le gouvernement.On a accusé réception de mon désir d'étudier le dossier si le gouvernement manifeste l'intention de privatiser.|e ne veux pas aller au devant de la machine gouver- nementale, la décision est entre les mains du gouvernement.» Il avait précisé plus tôt au cours de l'entretien : «Quand vous écrivez qu'il y aurait eu des rencontres, c'est certain que j'ai manifesté à certaines personnes, au cours de rencontres, mon intention.Mais je ne serais pas prêt à dire si c'est le gouvernement qui nous a approchés, ou le contraire.» Le gouvernement déciderait-il de ne privatiser que les installations d'embouteillage, rue des Futailles, dans l'est de Montréal (comme le recommandait en décembre 1991 le Comité de travail sur la rationalisation des dépenses publiques, formé d'un groupe de députés libéraux).Investissement Desjardins serait au rang des acheteurs potentiels, dit-il.«|e trouve et je maintiens que ces parties de l'actif de la SAQ sont sous-utilisées», note-t-il, ajoutant qu'en cas de privatisation et d'un rachat par Investisse- VOIR SA0 EN A 2 Le holding du Mouvement Desjardins \u2014 Investissement Desjardins \u2014serait effectivement désireux d'acquérir une participation dans la Société des Alcools du Québec (SAQ) si le gouvernement décidait d'en privatiser le contrôle, a déclaré hier son président et chef des opérations, M.Raymond Gagné, dans une interview exclusive à La Presse donnée à ses bureaux du Complexe Desjardins.M.Gagné confirmait la nouvelle publiée hier par notre quotidien, selon laquelle des pourparlers encore à l'état exploratoire avaient eu lieu récemment à ce sujet entre les deux parties.Le gouvernement déciderait-il de privatiser la totalité des activités de la SAQ (chaines d'embouteillage, entrepôts, succursales, er ) \u2014 ce qui serait alors un gros morceau a avaler \u2014, l'acquisition pourrait se faire par un groupe de partenaires, a-t-il ajouté en substance.j\tdéjà parlé avec \\\tla Caisse de dé- i., g, J p5t ct p|ace.Raymond ment et Soquia Gagné\t( Société québé- coise d'initiatives agro-alimentaires, une société paragouvernementale) pour savoir si on pourrait se mettre ensemble.On s'est parlé de ça il n'y a pas tellement longtemps.Au cours de la dernière année.» La privatisation deviendrait- V0IR VIOLENCE EN A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 30 JUILLET 1993 iM ' l____ « \u2022\u2022 L'ONU et son avenir ¦ L Organisation des Nations unies a le vent en poupe.Moribond il y a quelques années a peine, l'organisme étend sa sphère d'influence dans un nombre de plus en plus grand de points chauds.Un os : l'ONU parait de plus en plus liée aux velléités planétaires des États-Unis et sa crédibilité, à terme, s'en trouve menacée.- \u2022 c \u2022 ' \u2022\u2022 l! » \u2022 \u2022 f ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend ies donneurs aux endroits suivants: \u2022\tà Montréal : Centre des donneurs de sang, Centre Commercial Maisonneuve, 2991, rue Sherbrooke Est ( métro Préfontaine), de 9 h à 17 h; \u2022\tà Repentigny : organisée par les pompiers de la Rive-Nord, les Galeries Rive-Nord, 100, boul.Brien, de 13 h 30 à 20 h 30; \u2022 à Brossard : organisée par l'Institut des banquiers canadiens, Mail Champlain, 2150, boul.Lapinière, de 10 h 30 a 20 h 30.MUT.\" .fr »»¦ \u2022 ; yfry- i \u2022 \u2014 > ¦ « ' r - \" .\u2022 .J J V \"/ m La Ville de Montréal a démoli l'intérieur de ce bâtiment de Pointe-Saint-Charles et le reconstruira au coût de cinq millions d'ici à ; neuf semaines pour y loger une compagnie de Saint-Laurent.\tphoto armand trottier, u t>r**ie ILA PRESSE est publiée par LA PRESSE.LTEE, 7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y1K9.Seule I la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des ¦ services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations ¦ particulières à LA PRESSE sont également réservés.« Courrier de la deuxième classe \u2014 _ Enregistrement: numéro 1400» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1510.RENSEIGNEMENTS 285-7272 |- MONTRÉAL Montréal depense 8 millions pour créer 100 emplois Toutes les sommes nécessaires à la réalisation du projet devront être empruntées par la Ville.Même si les travaux étaient complétés à temps, le locataire ne paiera pas de loyer pendant les six premiers mois.Le bail prévoit un loyer de 3,20 $ du pied carré jusqu'en Tan 2008, après quoi le locataire pourra prolonger l'entente jusqu'en 2013 au prix de 4,50 du pied«carré.Additionnant les chiffres, M.Gagnier en arrive à la conclusion que la Ville aura dépensé plus de 8 millions depuis 1989 et que chaque nouvel emploi lui coûtera plus de 80 000$.La note continuera de grimper, dit-il, parce que la Ville devra payer les intérêts sur les sommes empruntées pour l'achat de la bâtisse et la réalisation du projet et parce que le loyer et les taxes payées par le locataire seront inférieurs à ces intérêts.La compagnie qui fabrique des tissus, dont la SODIM tait le nom, louera au départ 61 800 pieds carrés au prix de 3,20 $ le pied carré, pour un loyer annuel de 198 000$.Elle paiera aussi les taxes municipales, évaluées à 627 000$ d'ici à la fin de 1995.M.Gagnier fait valoir que ces revenus seront largement inférieurs aux intérêts payés sur les emprunts.L'entreprise s'est engagée à louer, au même prix, plus de 40000 pieds carrés supplémentaires en 1997 pour y déménager, af-firmerait-elle, son usine de tissage de Saint-Laurent.Elle pourra exercer des options d'achat à 37 $ le pied carre entre la 5e et la 10e année, somme qui augmente pour atteindre 50$ entre la 16e et la 20e.Elle s'installerait dans le Sud-Ouest parce qu'elle aurait eu l'as- surance d'obtenir des subventions fédérales.Selon un document de la SODIM, cette dernière aurait été approchée le 8 juin par des courtiers, les Immeubles Axxa, au nom du locataire.L'offre de location a été «soumise et acceptée» le 18 juin et entérinée par le conseil d'administration de la SODIM le 28 juin.Le dossier a été soumis le jour même au comité exécutif de la Ville, qui a approuvé le projet et autorisé l'emprunt de 5 millions le 30 juin.Un projet négocié et approuvé aussi rapidement et qui doit être réalisé d'ici 60 jours, «c'est dan-geureux et souvent rempli d'imprévus», soutient M.Gagnier.La paramunicipale devait hier à la Ville'92 324,60$ en taxes foncières pour la propriété, auxquels s'étaient ajoutés 2038,28$ en intérêts.M.Rainville a promis que la facture sera réglée aujourd'hui même, grâce à un emprunt effectué plus tôt ce mois-ci.?TABAC t y v Y F > V > y- f.f v » Tabac: la GkC marque des points sations portées par la Gendarmerie grimpent elles aussi en flèche.Eîles sont passées de 402 en 1991 à plus de 900 l'année suivante.Bon nombre de petites saisies effectuées aux postes frontières ou aux abords des réserves autochtones sont toutefois considérées comme mineures et n'entraînent pas d'accusations.Ne connaissant pas encore les statistiques de l'année 1993, les officiers du quartier général de la GRC à Ottawa n'ont pas été en mesure de faire de commentaires, hier.Pas plus que le cabinet du ministre fédéral de la Sécurité publique, Doug Lewis, de qui relève la GRC.\u2022 À Montréal, le surintendant Lalancette s'est contenté d'affirmer que la GRC «allait continuer d'appliquer la loi des douanes et accise comme le veut son mandat».?> LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 30 JUILLET 1995 La Presse \u2022 A3 Le camp spatial quitte Laval pour Montréal Laval entend utiliser des recours judiciaires pour contrer ce coup de théâtre CAROLE THIBAUDEAU tt Virage à 180 degrés hier dans le dossier du Camp spatial canadien: ce camp pour lequel Laval avait obtenu une licence de la US Space Camp Foundation siégera dans l'Est de Montréal, rue Viau, et non plus sur les verts terrains de l'Ile Jésus.La nouvelle a été lancée hier en fin d'après-midi, via un communiqué de presse issu de la Ville de Montréal.Elle a fait l'effet d'une gifle au cabinet du maire de Laval M.Gilles Vaillan-court, ainsi que chez d'autres politiciens de Laval.Au bureau du vice-premier ministre du Québec, Mme Lise Bacon, on s'est dit très étonné.Les travaux de construction du camp spatial, un projet d'environ 28 mil-lions$, étaient censés commencer cet été à Laval.«C'est un procédé très cavalier de la part des détenteurs de la licence, et nous avons la ferme intention d'utiliser des recours judiciaires», a affirmé M.Michel Fréchette, conseiller en communications au cabinet du maire.A l'issu d'une rencontre avec son conseiller judiciaire, M.Fréchette croit que l'entente avec la ville de Montréal est légalement contestable.Un déluge de 66,8 mm d'eau s'abat sur Val d'Or CAMILLE BEAULIEU collaboration spéciale VAL D'OR fl Si ce n'est de bon coeur, les marchands pelletaient en coeur ce matin dans le centre de Val d'or pour évacuer l'eau et les boues qui se soni inflitrées dans la plupart -des commerces à la faveur du déluge: 66,8 millimètres en six heures, qui d Vrappé cette municipalité dans la nuit de mercredi à jeudi dernier.Du jamais vu depuis qu'Environnement Canada compile des statistiques sur les précipitations dans la région, et bien au-delà du record enregistré le 9 juillet 1952: 67,8 millimètres en 24 heures.Deux containers campaient encore hier après-midi devant la pharmacie Jean-Coutu, pour mener aux rebuts les équipements et marchandises abimées par l'ondée.de 75000$ à 100000$ de dégâts pour ce seul commerce.On n'osait pas encore hier après-midi risquer une évaluation globale des dommages.Le directeur des travaux publics de la municipalité, M.Pierre Lemaire, estime qu'environ 1 000 sous-sols, habitations et commerces, soit un dixième des constructions de la ville, ont été inondés, de un pouce jusqu'à un pied d'eau, de nombreuses voitures aussi ont été immobilisées, surtout dans la partie basse, qui correspond au centre commercial de Val d'Or sur la troisième avenue, là où on trouve les magasins: Kresge, l'Echoppe, la Caisse populaire, les banques Nationale et Royale, etc.«On ne pense jamais que ça peut nous arriver des choses comme ça, constatait hier après-midi, le propriétaire de la pharmacie Jean-Coutu de Val d'Or, M.Roger Roy.J'ai tenté de colmater la porte de la pharmacie, mais le moindrement qu'une auto passait, les vagues rentraient jusque dans l'édifice!» Les citoyens ont été surpris par la soudaineté de l'averse, qui a débuté à 10 heures 32 en soirée mercredi pour s'apaiser peu après 4 heures îe lendemain matin.«Dix minutes, le temps de me rendre à la pharmacie, et l'eau dépassait les deux trottoirs.rappele monsieur Roy, et dire qu'aujourd'hui il fait beau soleil, radieux, et que tout est sec!» C'est une véritable mousson qui a frappé Val d'Or, et d'un seul coup, sans que rien permette de prévoir l'ampleur de la catastrophe.L'ensemble de l'Abitibi a reçu des pluies cette nuit-là, pluies et orages à Rouyn-Noranda et Amos par exemple, mais, et de loin, rien de comparable au déluge qui est tombé sur la tête des valdoriens.«Une chose qui n'arrive même pas en cent ans!» expliquait hier le météorologue, monsieur Denis Langevin.Les statisticiens d'Environnement Canada estiment en effet, que ce secteur peut recevoir une fois par siècle des précipitations de 50,3 millimètres en six heures.La probabilité de précipitations aussi importantes que celles de mercredi dernier n'est que de l'ordre d'une fois aux 300 ou 350 ans.Ce qui, malgré les pluies qui persisteront au cours des prochains jours dans la région, est en soi une bonne nouvelle puisqu'«on devrait maintenant avoir la paix pour cent, cent cinquante ans », ironisait monsieur Langevin.De son côté, Mme Lise Bacon, vice-premier ministre, ministre de l'Energie et des ressources et députée de Chome-dey, rappelle que le gouvernement du Québec a consenti des investissements de de 3,4 millions de dollars à ce projet.«11 est pour le moins surprenant d'apprendre de cette façon que Laval risque de perdre un investissement majeur pour la région sans qu'aucun signal préalable ne nous ait été donné», a-t-elle dit.«Notre décision est strictement une décision d'affaires, répond à cela M.Pierre Champagne, directeur général de la Corporation Camp Spatial Canada, joint hier au téléphone.Ce coin de Montréal bénéficie déjà d'un achalandage important de visiteurs, ainsi que d'autres équipements éducatifs et touristiques comme le Jardin Botanique et le Biodôme.Par ailleurs, les délais de construction sont meilleurs à Montréal qu'à Laval, ce qui permet de mieux respecter notre engagement envers la US Space Camp Foundation.» Le site se trouve sur le terrain de stationnement de la rue Viau (loué pour 1 $ par année par la ville), ce qui ne remet aucunement en cause la vocation de l'aréna Maurice-Richard ni celle du Centre Pierre-Charbonneau.De son côté, Laval offrait des terrains pour une valeur de 5 millions, affirme le candidat d'Option Laval, M.Jean Rizzu-to.«C'est 6 millions de retombées économiques qui nous passent sous le nez!» A son tour, le député de Laval-est, Vincent Délia Noce, se dit «stupéfait et indigné» du revirement spectaculaire de Camp Spatial Canada.Après avoir obtenu une licence exclusive pour le Canada \u2014 avcc un territoire protégé en Amérique du Nord, car les deux seuls autres Space Camp se trouvent à Huntsville, Alabama et à Orlan-do, Floride \u2014, il y a plus d'un an, la CO-DEL (Commission de développement économique de Laval) a transféré cette licence à un organisme privé, la Corporation Camp Spatial Canada.(Cette dernière compte quatre joueurs, dont deux appartiennent à Spar.) L'initiative d'un Camp spatial inspiré du modèle américain remonte à Spar Aérospatiale, qui a amorcé les premiers contacts avec la US Space Camp Foundation.Spar Aérospatiale s'était tout d'abord liée avec le groupe des « Jeunes astronautes» de Brossard, groupe qu'elle a quitté au profit de la CODEL de Laval.C'est ainsi que la demande de licence a un certain temps fait l'objet d'une «guerre des étoiles» entre Brossard et Laval.(Ecarté, le groupe de Brossard, a tout de même décidé de mettre de l'avant une Cité de l'espace, à deux pas de l'Agence spatiale canadienne, à Saint-Hubert.) Mais Spar semble encore avoir viré de bord et délaisser maintenant Laval pour Montréal.La saga s'arrétera-t-elle au pôle Maisonneuve?Rien n'est moins certain, s'il faut en croire les commentaires qui échappent aux personnes du milieu, à savoir que de fortes pressions sont exercées sur Camp Spatial Canada pour qu'il installe ses pénates à .Toronto.Le Camp spatial vise à éduquer et susciter l'enthousiasme des jeunes pour les activités spatiales, et à les encourager à poursuivre leurs études dans les domaines de la sciences et de la technologie.Il doit ouvrir ses portes à plus de 260 étudiants par semaine à compter de l'été 1995.La licence de \\ million de dollars US comprend le programme pédagogique de base du Space Camp et des équipements de pointe d'entraînement tels que: un simulateur de la navette spatiale pouvant loger un équipage de six stagiaires, un simulateur de microgravité qui donne l'impression de marcher sur la Lune et un simulateur à axes multiples, permettant d'expérimenter les problèmes associés à la désorientation dans l'espace.tymm Wm^Hi Igp ^m^^mm w .'fi 'Ht'- 'f'T /fc^-.' ^f^fcvfêhis Wr» 'Vfc- ¦wvnu j ¦ ¦ \u2022s i à PEPSICOLA - ^mm f r^w,/ f- \u2022:¦ >.s-.|M m wfm vy.v* ^^M^É j-: ¦MBH\t.\tVKZ'çKgSK ?* \t km ' ' 1 H .S \u2022 fX -\tH* «s :\t.,\u2022.\u2022 \u2022 < : -, .^ 'XI* ¦ \u2022 « \u2022 \u2022 ' ¦ \t\t» \t\t m 'x^sT \u2022 ?\u2022 \u2022 « « tâSMï&mtmi- .i \t.ï.11- A ^ \"> ^v \" IH ! * 0vT'.'/Virajf>M \tçavrV / \" > r 5 A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 30 JUILLET 1993 Manèges \u2022 Cirque \u2022 Spectacles Spectacle de clôture de l'International Benson & Hedges ïnc.Présentez ce bon-rabais à la billetterie de La Ronde et obtenez une mini-passe vous donnant accès à La Ronde tous les jours d'ouverture (semaine et week-end) jusqu'à la fin de la saison 1993.Complétez en lettres majuscules : Nom_____ I Prés ¦ min I I I I I Lii Prénom.Adresse Ville_ Date de naissance Tél.(rés.) : .Signature__ Réservé à l'usage de la billetterie Cette offre est valable jusqu'au 6 septembre 1993.Non monnayable.Limite d'un bon par personne.Ne peut Ctre combiné à aucune autre offre promotionnelle.*T»*e% en tus.* *Sans \\iitfc nrservé pour le ipcctade de t lûturt Tél.(trav.) L'hôpital Le Gardeur pourrait perdre ses deux anesthésistes VINCENT MARISSAL B Après les hôpitaux de Saint-Eustache et de Drummondvïlle, la semaine dernière, l'hôpital Le Gardeur, à Repentigny, est à son tour frappé par la crise des anesthésistes qui perturbent le réseau de la santé du Québec.Un des deux anesthésistes de l'endroit, Luc Massicotte, a récemment renoncé à son poste de chef de département à cause d'un conflit avec la direction et s'apprête à démissionner dès son retour de vacances, le 23 août.Sa collègue, Sylvie Dionne, qui se retrouvera seule anesthésiste à temps complet à l'hôpital, pourrait fort bien l'imiter afin de manifester son mécontentement face aux conditions de travail.C'est ce que confirmait hier le Dr Massicotte.Les problèmes d'anesthésistes qui ne datent pas d'hier à l'hôpital Le Gardeur ont atteint le point critique la fin de semaine dernière.Incapable de remplir l'horaire de garcle, la direction de l'hôpital a été contrainte de fermer le bloc opératoire pendant 24 heures, à partir de 8h dimanche jusqu'au lendemain matin.Un «corridor de transfert» a été mis sur pied de concert avec les hôpitaux Maisonneuve-Rose-mont, Notre-Dame et Santa-Ca-brini, où trois femmes ont dû aller accoucher.Déjà, en décembre dernier, le conseil des médecins et dentistes de l'hôpital songeait à fermer le bloc opératoire tant que la garde des anesthésistes ne seraient pas assurée.«On est passé bien près encore une fois dimanche dernier», dit (ean-Benoît Marcotte, directeur des ressources humaines.Il n'envisage cependant pas de nouvelles fermetures des trois salles d'opération prochainement, mais il admet qu'il reste quelques «trous de garde» sur l'horaire du mois d'août.La semaine dernière, on comptait jusqu'à 16 cases vides sur cet horaire.«11 n'y a toujours personne pour assurer la garde lundi prochain», indiquait hier le docteur Massicotte.Jeudi dernier, l'hôpital a lancé un cri de détresse par télécopieur aux anesthésistes de toute la province.La démarche a donné des résultats rapidement, mais les absences aux postes de garde se comblent au jour le jour, après de nombreux coups de téléphone.«Les anesthésistes viennent en dépannage de partout au Québec, dit M.Marcotte.On en a même un qui vient de l'Abitibi.» Le Dr Massicotte dénonce la si tuation actuelle: «Ils mettent:! n'importe qui de garde, même des anesthésistes de 70 ans.» Selon lui, il y aurait plus de 00 anes: *'.thésistes de plus de 70 ans qui travaillent toujours dans les hôpitaux.\tv \u2022 * L'ex-anesthésiste en chef criti- \u2022 que également l'attitude de la di-.\u2022\u2022 rection envers lui et sa collègue.«Ils mettent de la pression sur nous pour que nous fassions tous'* les tours de garde, alors que l'As-sociation des anesthésistes préco-.nise pas plus d'une garde aux qua-.' .tre jours.» À son retour, le 23 ; août, il entend travailler les 60 jours obligatoires après l'avis de.démission et prendre ensuite la 4 direction de l'hôpital Saint-Luc.* Les deux anesthésistes permanents ne suffisant pas à la tâche,.' leur démission prochaine risque de perturber davantage le fonc- ; tionnement de l'hôpital, admet M.Marcotte.Le directeur des res-sources humaines espère pouvoir embaucher un nouvel anesthésis- * 9 te.Dans le contexte actuel de pénurie, le recrutement d'un spécial liste pourrait toutefois être une; tâche ardue.«On n'a pas de poigne sur ce dossier-là, regrette M.Marcotte, les anesthésistes sont des travailleurs autonomes.» AZT et sida: une autre étude vient ajouter à la confusion LBLIANNE LACROIX H Selon une étude européo-aus-tralienne publiée dans le prestigieux New England journal of Medicine, le traitement à l'AZT retarderait de façon notable la progression de l'infection au VIH vers des stades plus avancés dans le cas de patients dont l'infection en est encore à un stade précoce et qui ne présentent pas encore des symptômes de sida.Les conclusions de cette recherche sont en totale contradiction avec l'essai franco-britannique Concorde qui avait démontré que ce médicament n'avait aucun effet lorsque pris par des séropositifs n'ayant pas encore développé la maladie.On avait d'ailleurs grandement fait état de cette étude franco-britannique portant sur 1700 patients des deux pays lors de la Conférence internationale sur le sida qui s'est déroulée à Berlin le mois dernier.Chef du département de médecine préventive à l'hôpital Saint-Luc et spécialiste du sida, le Dr |ean Robert accueillait la dernière étude avec le calme d'un habitué: «Cela vient ajouter à la confusion qui existe présentement à ce sujet.Les gens atteints se demandent: 'Est-ce que j'en prends ou pas?' La réponse à cette question, même les savants l'ignorent encore».Le Dr David Cooper, chercheur principal du groupe européo-aus-tralien admet d'ailleurs volontiers que son étude, qui portait sur 993 sujets «est la première à montrer que le traitement à l'AZT (Retrovir) pourrait ralentir la progression de la maladie chez les personnes infectées par le VIH dont le nombre de cellules CD4 est supérieur à 500 tout comme il le fait chez les personnes plus affectées.» L'éïude montre qu'après trois ans, le nombre de cas de progression de la maladie jusqu'au stade IV (le stade IV ou le sida est atteint quand la séroposiîivité s'allie à au moins une maladie opportuniste - pneumonie, tuberculose, cancer du col de l'utérus, sarcome de Karposi ou autre) a été réduit de moitié chez les personnes ayant reçu l'AZT, et que la chute du nombre de cellules sous les 350 a été réduite de 40 p.cent.L'être humain moyen dont le système immunitaire fonctionne normalement porterait entre 800 et 1200 cellules CD4 par ml.« Mais c'est très variable, avoue le Dr |ean Robert.Même chez une même personne, ce nombre peut varier considérablement selon l'heure de la journée.C'est tout dire».Si chaque étude fait faire un petit pas de plus aux spécialistes du sida, le Dr Robert rappelle que l'AZT constitue encore un traitement expérimental et qu'il faut accueillir toutes les études avec une certaine prudence.«Le problème majeur de ces études en est un de dénominateur.Ces gens-là prennent-ils d'autres médicaments, ont-ils reçu des vaccins, prennent-ils part concurremment à d'autres études etc, etc?Comme c'était le cas pour l'essai Concorde, les conclusions avancées par le groupe européo-austraiien semblent présenter une faiblesse à ce sujet».L'étude ne semble pas préciser non plus si le virus a développé; \u2022 comme c'est souvent le cas chez les sujets à qui on administre de l'AZT, une résistance à ce médi-* cament et si on a assisté à la création de nouvelles souches du virus.Selon le Dr Robert, il est évident que les résultats de cette .étude, qui n pris fin en janvier 1992, sont publiés en réplique à.l'essai Concorde qui concluait par l'inutilité du traitement chez les \u2022 personnes asymptomatiques.La , firme Burroughs Wellcome qui envoyait hier le communiqué aux * médias distribue Retrovir au Canada.C'est l'Etal qui achete actuellement le produit et le distribue gratuitement aux citoyens québécois.On évalue qu'avec des doses d'environ 500 mg par jour, il en coûterait entre 2800$ et 3000$ annuellement pour un patient-traité à l'AZT.Selon le Dr Robert, vu l'état actuel des recherches, la processus décisionnel ne peut plus revenir-seulement au médecin: «S'il, s'agissait de donner de la pénicilline à un patient atteint de syphilis, je me ferais très insistant-.C'est un traitement reconnu qui-n'est plus contesté depuis des années.Mais dans le cas du sida, de la séropositivité et d'un possible traitement à l'AZT, tout est tellement plus complexe.Comme médecins, nous avons un acte d'humilité à faire.Nous devons dire: '«Je ne sais pas»'.Personnellement, je communique aux pa?.tients tout ce que je sais.Mais le plus souvent, la décision finale leur revient.» Allocations familiales amputées à la suite d'une erreur dans le système informatique ISABELLE DUCAS B Les allocations familiales du mois de juillet d'environ 3000 familles québécoises ont été amputées de sommes allant de 10 à 100 dollars à la suite d'une erreur dans le système informatique de la Régie des rentes du Québec.«Les personnes les plus touchées sont celles qui attendaient des prestations pour un enfant handicapé, a expliqué Renée Jo-bin, agent d'information à la Régie des rentes.Dans leur cas, les sommes manquantes peuvent aller jusqu'à 100 dollars.Dans d'autres situations, les erreurs varient de dix à 50 dollars.» La moitié des familles touchées recevront un remboursement des sommes manquantes au cours du mois d'août alors que les autres devront remplir un questionnaire pour vérifier si elles sont bien admissibles aux prestations.Les problèmes sont dûs au fait que la Régie utilise des informations provenant du système de Revenu Canada pour établir le montant des allocations familiales.Depuis le mois de juillet, Revenu Canada calcule le montant des prestations fiscales pour enfants à partir des revenus de 1992.«Ce changement a modifié les données dans Je fichier fédéral puisque certains revenus familiaux ont changé depuis l'année dernière», a indiqué Jean-Guy Ladouceur, agent de relations publiques pour Revenu Canada.A la suite à cette mesure, 100000 familles canadiennes ne sont maintenant plus admissibles aux prestations du gouvernement fédéral.De plus, on tient maintenant compte des conjoints de fait lors du calcul des revenus, ce qui a éliminé certains ménages.Les allocations versées pour des enfants handicapés placés en famille d'accueil ont aussi été abolies par Revenu Canada.Les familles qui n'ont pas encore produit de déclaration d'impôt pour l'année 1992 voient, pour leur part, leurs chèques retenus jusqu'à ce que leurs revenus soient connus.Les dossiers concernés ont donc été effacés du fichier informatique et n'ont pas été transférés à la Régie des rentes du Québec, alors que plusieurs de ces familles étaient toujours admissibles à des prestations du gouvernement provincial.Les allocations familiales parvenant de Québec ne sont pas calculées en fonction du revenu mais simplement selon le rang de l'enfant dans la famille.De plus, les familles qui versent une contribution pour l'hébergement d'un enfant en famille d'accueil sont admissibles aux prestations du gouvernement provincial.Les erreurs sur les chèques provenant du gouvernement provincial seront donc corrigées mais les changements du côté fédéral sont là pour rester.Labourer la terre dégrade la qualité des sols T T CAROLE THIBAUDEAU ¦ La planète perd ses sols cultivables au rythme de 6 à 7 millions d'hectares par année, selon la Food and Agriculture Organisation des Nations Unies.Et la cause principale de la détérioration des sols?Le labour, disent les phytopathologistes, réunis en un 6e congrès international et quinquennal, jusqu'à vendredi prochain à Montréal.Les phytopathologistes, au nombre de 1 200 au congrès, sont les spécialistes des maladies des plantes.« Labourer le sol, c'est-à-dire retourner la terre sur une bonne épaisseur, cela entraine la perte de la matière organique, l'érosion, bref la dégradation générale Tj du sol», soutient M.lames Cook, président de la Société internationale de phytopathologie et chercheur à l'Université de Washington.Le scientifique relate à cet égard une initiative écologique réalisée en Saskatchewan : une charrue qui ne fait que séparer la terre comme un couteau, y semant la graine sans l'enfouir profondément.D'autres techniques, comme la rotation des cultures \u2014 une année on cultive une céréale, l'autre année une légumineuse \u2014 aident également a ne pas épuiser le sol.Selon le professeur R.K.S.Wood, de l'Impérial Collège of Science, Technology and Medicine de Londres, les pays industria- lisés savent assez bien protéger les cultures, et les rentabiliser, Sien qu'on doive toujours poursuivre les recherches: «Si on améliore génétiquement une plante, l'agent pathogène évolue génétiquement lui aussi au bout de quelques années.»\t- Sur un hectare aux Etats-Unis, on produit 3000 kilos d'arachides, alors qu'on en tire que 800 kilos pour le même hectare aux Indes.Selon le professeur Y.L.Nene, du Centre ICR1SAT de Andhra l'radesh (Inde), le problème majeur d'insuffisance agricole dans les pays en voie de développement consiste non seulement à assimiler la technologie des pays industrialisés, mais aussi à rédui: re le taux de croissance de la population.1 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 30 JUILLET 1993 A 5 Un camion-remorque pulvérise une camionnette sur la 40 et b t.it deux morts ÉRIC TROTTIER El Une camionnette Econoline a été littéralement pulvérisée hier matin par un camion-remorque de la compagnie Zeller's, causant la 'mort de deux touristes onta-rionsen visite à Montréal, en plus de faire trois blessés graves.La funeste collision s'est produite vers 2 h 55 sur l'autoroute 40, en direction Est, à la hauteur de la sortie Saint-Charles, à Kir- kland.» ii* Quelques minutes auparavant, le conducteur de l'Econoline, Gilles Bourget, avait stoppé son véhicule dans la voie de droite de l'autoroute, en raison d'une panne de moteur.M.Bourget est descendu du véhicule et s'est rendu téléphoner à un garagiste pour se faire remorquer.Puis, il est revenu à sa camionnette.C'est à ce moment-là qu'un énorme camion-remorque de la compagnie Zeller's a écrasé PEconoline.et les cinq passagers qui s'y trouvaient, c'est-à-dire, outre M.Bourget, sa femme, Linda Bourget, leur fille de 15 ans, Da-nielle-Francine, un homme de 74 ans, William Thomas Good, et une femme de 50 ans, Jessie Mary Arsenault.Les cinq touristes venaient tous de Guelph en Ontario et projetaient de passer une partie de leurs vacances à Montréal avant de se rendre dans les provinces maritimes.La camionnette a été éventrée sous la force de l'impact et tous les bagages des vacanciers se sont éparpillés sur l'autoroute.William Thomas Good et Da-nielle-Francine Bourget sont morts sur ie coup.Les trois autres victimes ont été blessées grièvement et transportées à l'hôpital du Sacré-Coeur.Linda Bourget a dù subir plus tard une intervention chirurgicale et elle reposait aux soins intensifs, en fin de journée.La Sûreté du Québec a ouvert une enquête, notamment pour savoir pourquoi le conducteur du camion-remorque n'a pas vu a temps la camionnette immobilisée sur l'autoroute.Le camionneur de la compagnie Zeller's a-t-il eu un moment d'inattention?Ou, tout simplement, roulait-il trop vite?Il a déclaré aux policiers avoir bien vu les feux d'urgence de l'Econoline, mais il croyait qu'elle était en mouvement.«Quand il s'est rendu compte qu'elle était arrêtée, il était trop tard.Un autre véhicule se trouvait à la même hauteur, dans !a voie de gauche; le camionneur ne pouvait plus se tasser et éviter l'Econoline», a expliqué l'agent Richard Bourdon, de la SQ.PHOTO STEPHANE BRUNET.collaboration spéciale La camionnette contenant les cinq passagers ontariens a été éventrée sous la force de l'impact.Un directeur de la Banque de Hong Kong s'enfuit avec une somme de 400000 $ US MARCEL LAROCHE D Après s'être approprié frauduleusement un montant astronomique de plus de 400 000$ US en tripotant dans le compte institutionnel d'une importante chaine canadienne de magasins à rayons établie à Montréal, le directeur des opérations internationales de la Banque de Hong Kong du cen-tre-ville a préféré s'enfuir à l'étranger avec cette petite fortune atteignant le demi-million de dollars canadiens! Pressentant que ses beaux jours tiraient à sa fin, la direction de la Banque de Hong Kong ayant découvert le pot-aux-roses, Prcmku-mar Casipillai leur a tout simplement remis sa démission par message téléphonique enregistré pour ensuite quitter le Canada en catastrophe, il y a déjà plus d'un aiu Même si toute cette rocambo-lesque histoire de fraude remonte a l'été 1992, ce n'est qu'hier matin que le Service de police de la CUM a révélé qu'un mandat d'arrestation international a été émis contre Premkumnr Casipillai.Cet homme d'affaires de 40 ans, natif du Sri Lanka, pourrait fort bien s'être réfugié dans son pays d'origine, ou encore en Australie.Les crimes de fraude à répétitions imputés à Casipillai, un individu au passé judiciaire sans histoire, ont tous été commis sur une période de 34 mois, entre septembre 1989 et juillet 1992, alors qu'il occupait la fonction de directeur des opérations internationales pour la Banque de Hong Kong du square Victoria, en plein centre du quartier des affaires de Montréal.Grâce à son poste de cadre supérieur au sein de cette institution bancaire étrangère, Casipillai a effectué plusieurs transac- Le juge Martin menace Fabrikant de mettre fin à sa défense dès ce matin YVES BOISVERT *\t_.____ ^ _____ ._____^^^^mmmmmm i i ¦ Premkumar Casipillai, le fraudeur activement recherche par la police de la CUM.était directeur des opérations internationales à la banque de Hong Kong, à Montréal.tions avec un autre établissement financier, soit la Marine Midland Bank, de New-York.Utilisant toujours le même procédé, Casipillai s'est ainsi approprié à son avantage une vingtaine de traites bancaires à même le compte institutionnel de la chaine de magasins à rayons possédant une filiale à Montréal, et faisant affaire avec la banque new-yorkaise.À raison de ces traites bancaires dont les montants s'échelonnent de 5000$ à 21000$ US chacune, le directeur des opérations internationales de la banque de Hong Kong a ainsi touché plus de 400 000$ américains sur une période de 30 mois, sans jamais attiré l'attention du service de comptabilité de la chaîne de magasins à rayons! 11 aura fallu que Casipillai tente de détourner par le même procédé un montant de 20 000 $ d'une petite firme d'import-export, en juillet 1992, pour que son propriétaire signale l'incident à la banque de Hong Kong.Loin de se douter de la malhonnêteté de son directeur des opérations internationales, cette institution financière étrangère lui a même soumis ce dossier pour fin d'enquête.Une dizaine de jours plus tard, Premkumar Casipillai communiquait par téléphone avec son supérieur immédiat pour lui laisser un laconique message sur son répondeur automatique l'avisant de sa démission effective immédiatement ! Les autorités de la banque de Hong Kong ont aussitôt avisé le lieutenant-detective Émile Bisail- lon, responsable de la section des fraudes commerciales à la police de la CUM, qui a confié l'enquête au sergcnt-détectivc Richard Roy.Depuis ce temps.Casipillai a évidemment abandonné son appartement de l'île des Soeurs, a fermé tous ses comptes de banques et s'est volatilisé avec une somme d'argent de plus d'un demi-million.Comme il est possible que cet individu soit exilé à l'étranger, les policiers de la CUM ont demandé i'aide d'Interpol dans l'espoir*; de retracer ce fraudeur toujours au large.Tout renseignement susceptible d'aider les policiers dans leurs recherches peut être transmis en toute confidentialité à la section des fraudes commerciales de la CUM.à 280-3129.¦ Le juge Fraser Martin a mis le poing sur la table quelques fois, hier, au procès pour meurtre de Valéry Fabiikant, qu'il a encore une fois sommé d'être prêt à procéder ce matin sans quoi sa défense pourrait prendre fin sans délai.En outre, le juge Martin, de la Cour supérieure, a de nouveau condamné Fabrikant à six mois d'emprisonnement pour outrage au tribunal, parce que l'accusé l'a traité de «petit escroc minable».Fabrikant, accusé d'avoir assassiné quatre professeurs de Concordia l'an dernier, était furieux de voir le juge encadrer son interrogatoire du professeur Srikanta Swamy, à la barre des témoins depuis quatre jours.L'accusé voulait faire entendre des cassettes enregistrées par lui lors de réunions de travail entre Fabrikant et Swamy, réunions dont M.Swamy n'avait plus que de vagues souvenirs.«Ceci n'est que très marginalement pertinent a votre cause», lui a dit le juge Martin, qui refusait que l'on fasse jouer ces cassettes.«l'ai de la jurisprudence là-dessus, je peux vous l'amener! je veux rafraîchir sa mémoire», a répondu Fabrikant, qui prétendait qu'un juge n'a «aucun moyen de restreindre un interrogatoire aussi longtemps qu'il est pertinent».Là-dessus, le juge, qui avait dit plusieurs fois à l'accusé de passer à sa prochaine question, a remercié le professeur Swa- my et a dit a Fabrikant d'appeler son prochain témoin.C'est à ce moment que Fabrikant a de nouveau insulté le juge, qui l'a expulsé et fait sortir le jury.Quelques minutes plus tard, sans la présence des 11 jurés, le juge Martin a condamné l'accusé à six mois de prison.Fabrikant a brandi une caricature de Girerd, parue dans La Presse, représentant 1e juge Martin comme une marionnette au procès de Fabrikant.L'accusé a dit que cela signifiait que le juge est une marionnette entre les mains de l'université Concordia.Un accusé qui a un comportement inacceptable peut se voir expulser de la salle d'audience pour que le procès continue sans lui.Le problème, dans ce cas-ci, est que Fabrikant se défend lui-même (il ne s'est entendu avec aucun des dix avocats qu'il a eu brièvement à son service).Comment continuer le procès sans lui, au stade de la défense?11 y a belle lurette que la Couronne a terminé sa preuve au sujet des quatre meurtres.Le procès s'est donc poursuivi.Une secrétaire de Concordia s'est présentée.L'accusé, plutôt que d'entamer son interrogatoire, a voulu expliquer au jury ce qui s'était passé pendant son absence (sa condamnation pour outrage).Le juge l'a interrompu, et comme Fabrikant ne voulait pas commencer à poser ses questions, le juge a libéré le témoin.Fabrikant a ensuite interrogé une autre secrétaire de Concordia pour savoir s'il avait la réputation d'être dangereux en 1991.I Les policiers de la CUM ont violé le code du travail, affirme Me François Aquin PC ¦ En cessant d'effectuer leur travail de patrouille, le 8 juillet dernier, les membres de la Fraternité des policiers de la Communauté urbaine de Montréal s'exposaient à l'intervention , du Conseil des services essentiels.Si les policiers avaient déci-» dé de tenir une manifestation .pendant leurs jours de congé, même durant 24 heures, la situation aurait été différente.C'est ce qu'a soutenu hier le procureur du Conseil des services essentiels, François Aquin, devant le juge Herbert Marx, de la Cour supérieure, qui doit décider s'il casse l'ordonnance rendue le 9 juillet interdisssant aux policiers tout moyen de pression d'ici la signature de leur contrat de travail.«Le public a droit à l'intégralité des services», a dit Me Aquin.«En faisant un ralentissement de travail, les policiers ont violé le code du travail.Le Conseil des services essentiels avait la compétence pour intervenir», a-t-il ajouté.Les moyens de pression exercés par les policiers visaient à signifier au gouvernement qu'ils n'accepteraient pas sans broncher le gel des salaires pour deux ans imposé par la loi 102 à tous les employés de l'État, dont les policiers.Dans sa requête à l'étude, la Fraternité soutenait que les policiers, au même titre que les pompiers, n'étaient pas sous la juridiction du conseil parce qu'ils n'ont pas le droit de grève.Un policier de St-Hyacinthe reconnu coupable d'abus d'autorité et de propos injurieux RICHARD HÉTU B 11 s'agissait d'une simple arrestation pour stationnement illégal.Mais l'agent Christian Sauriol, du Service de police de Saint-Hyacinthe, devait être d'humeur massacrante ce jour-là.«Gros tas de merde», «jeune cave», «baveux», voilà quelques-uns des propos injurieux que le policier a tenus, le 12 octobre 1991, à l'endroit de Yanick Bes-sette, un automobiliste qu'il avait interpellé parce que sa voiture était stationnée en double, rue Gouin, près de l'intersection de la rue Couîonge, à Saint-Hyacinthe.Non content d'avoir déversé ainsi bon fiel sur le jeune Bessette, l'agent Sauriol a également rudoyé l'automobiliste, en lui tirant notamment les cheveux.Pour le Comité de déontologie policière du Québec, c'en était trop.Après avoir entendu les témoignages des parties, le tribunal administratif a conclu que l'agent Sauriol ne s'était «pas comporté de manière à préserver la confiance et la considération que requiert sa fonction en faisant usage d'un langage injurieux à l'égard de monsieur Yanick Bessette».Le Comité de déontologie policière a également décidé que l'agent Sauriol avait «abusé de son autorité dans ses rapports avec M.Bessette, en ayant recours à une force plus grande que nécessaire pour accomplir ce qui lui est enjoint ou permis de faire».L'audition sur la sanction de l'agent Sauriol aura lieu le 3 août.Une preuve «accablante» La preuve du recours à un langage injurieux de la part du policier Sauriol à l'égard du jeune Bessette reposait sur le témoignage rendu par les trois témoins entendus pour le Commissaire à la déontologie policière.11 s'agissait du jeune Bessette et des deux passagers qui se trouvaient dans sa voiture.Selon le Comité de déontologie policière, Yannick Bessette a été très clair dans son exposé : « 11 reproche au policier Sauriol de l'avoir traité, entre autre chose, de gros gras, de t'as pas l'air intelligent, de jeune cave et de gros tas de merde.De plus, celui-ci a également prononcé les phrases suivantes: l'ai le droit de te faire chier, pas toi, Quand tu auras un gun et des cerises sur le top, tu feras comme moi, On n'engage pas des petits gros, des frais chiês dans la police», etc.Même si la police soumet une version quelque peu différente, ie témoignage du jeune Bessette et celui de ses passagers constituent une preuve «accablante», selon le Comité de déontologie.Le Comité estime que le langa- ge utilisé par le policier a eu pour effet de «détériorer une situation jusqu'alors relativement calme».« Les choses s'enveniment, note le Comité, jusqu'au point où le policier demande au citoyen de sortir de son véhicule automobile dans le but d'être fouillé.À cette occasion, peu importe la version retenue, soit celle du Commissaire, soit celle des policiers, on relève des éléments de violence de la part du policier Sauriol.À tout le moins, celui-ci empoigne monsieur Bessette par les épaules et va l'appuyer contre son véhicule.De plus, deux témoins voient le policier Sauriol tirer le témoin Bessette par les cheveux.» Rappelant que «ces faits prennent place dans le cadre d'une^ opération policière ayant pour fondement le stationnement illégal d'un véhicule automobile», le Comité conclut que l'agent Sauriol «a eu recours à une force plus grande que celle nécessaire».Une affaire d'antisémitisme à la Radia-Canada ?RKCMASSD HÉTU ¦ Rompant avec la procédure habituelle, la Société Radio-Canada a confié à un avocat montréalais le mandat d'établir la crédibilité des allégations d'un employé qui se plaint, notamment, d'avoir été Tobjet de remarques antisémites sur les lieux de son travail.L'affaire suscite un tel malaise au siège de l'Ingénierie de Radio-Canada, à Côte St-Luc, que le plaignant, Daniel Toleda-r»o, a été sommé, pendant la durée de l'enquête de Me Gérald Tremblay, de rester chez lui, où il recevra son plein salaire.L'avocat de l'important cabinet MçCarthy Tétrault devrait remettre un rapport d'enquête cet automne.Fdith Cody-Rice, du service du conten- tieux de Radio-Canada, a expliqué que la Société d'État avait fait appel à l'expertise de Me Tremblay plutôt que de se contenter de l'enquête interne habituelle parce que «la plainte (de M.Toledano) est considérée importante».Mme Cody-Rice n'a cependant pas voulu fournir d'explications sur la décision de Radio-Canada de donner un congé avec solde à M.Toledano le temps que durera le traitement de sa plainte.«En principe, le dossier est confidentiel», a-t-elle déclaré au cours d'une conversation téléphonique.«Sale juif- Daniel Toledano, un juif d'origine marocaine, est premier traducteur au siège de l'Ingénierie de Radio-Canada depuis octobre 1986.\ti Lorsque La Presse l'a interrogé sur sa plainte, il s'est montré réservé dans ses commentaires, disant craindre que la publicité autour de l'affaire ne nuise à l'enquête en cours.Mais il a protesté contre la décision de Radio-Canada de le payer à rien faire.«Ce n'est pas le plaignant qui devrait être obligé de rester à la maison, mais les harceleurs», a-t-il déclaré.Selon les informations obtenues par La Presse, la plainte de M.Toledano vise deux de ses supérieurs.Il s'agit de Claudette Lalonde, déléguée aux communications, et Pierre Ouimet, directeur du Service de l'Ingénierie et de l'Exploitation.M.Toledano accuse Mme Lalonde de l'avoir traité de «sale juif » à deux reprises au cours de deux conversations, la première en 1992, et la deuxième en 1993.M.Toledano accuse également Mme Lalonde de harcèlement personnel et professionnel,, une plainte qu'il formule également à rencontre de M.Ouimet.Allégations contestées Mme Lalcnde n'a pas voulu émettre de commentaire sur cette affaire pour le moment.«Quand tout sera fini, je me ferai un plaisir de répondre à vos questions», a-t-elle déclaré.M.Ouimet n'a pu être joint, étant en vacances.Il ne semble cependant pas y avoir de doute que M.Ouimet et Mme Lalonde aient manifesté leur insatisfaction au cours des derniers mois concernant le travail de M.Toledano.Ils auraient même monté un dossier contre le traduc- teur, dossier qui prouverait, selon ses auteurs, que M.Toledano n'accomplit pas avec satisfaction les tâches qui lui sont assignées.Ces allégations sont vigoureusement contestées par M.Toledano, qui voit dans les efforts de ses supérieurs une volonté arrêtée de l'évincer de son poste et ce, en dépit de sa compétence et de sa réputation sans tache.Au cours de sa conversation avec La Presse.M.Toledano a précise que la plainte d'antisémitisme ne visait que Mme Lalonde.Plusieurs politiciens et organismes ont été mis au courant de la plainte de M.Toledano.dont Sheila Finestone, député libérale, Gerry Wcincr, ministre d'Etat à la Citoyenneté et au Multiculturalisme, B'Nai Brith et le Congrès juif canadien. Informations nationales A6# LA PRESSE.MONTRÉAL, VENDREDI 30 JUILLET 1993 4 ¦x-i v« * t (/ ÎK ¦ \u2022 * \u2022 » * 'il ¦ > ».r tic» * ,'A.-t - : » ».- .-.f__i - ,'n rr«N .» r.iin i - .* » \" * ^ , f v* 'lin -1' \u2022 I » /«* nri 9 T,\t.\u2022Restrictions: Us urifs établis en dollars canadiens, sont valables pour la classe économique et no comprennent pas les taxes et les frais supplémentaires applicables.Le nombre de sièges est limité et certains vols peuvent être complets.Tarifs et horaires sous réserve de change-monts sans préavis.Le arifpour les Bermudes«t valable du lund.au vendredi du 30 juillet au 2 septembre 1993.Séjour minimal: le premier dimanche après le départ (3 jours aux Bermudes).Séjour maximal aux Bermudes.14 jours.Les réservations doivent être confirmées au moins 14 jours avant la date de départ Us bOlcts doivent être achetés au moins 14 jours avant le départ ou.pour la plupart des vols, en moins de 48 heures après confirmation des réservations, selon la première éventualité.Sous réserve de pénalités pour tout changement.Une fois émis, les billets ne sont pas remboursables.Le nombre de villes desservies, mentionné dam la présente annonce, reflète le service assuré par Delta et la liaison Delta.Le service Montréal - Cincinnati est assuré par la liaison Delta.Les vols de la liaison Delta portent les numéros 3000 à 5999, et 7000 ^7999.© 1993 Delta Air Lines, Inc.Boston $150 New York $193 Les Bermudes $389 Delta vous, emmène dans les principales villes des Etats-Unis et du Mexique.Si vous voulez prendre une longueur d'avance pour vos vacances, commencez-les avec Delta Air Lines.Delta vous offre un service à partir de Montréal pour plus de 260 villes, y compris des vols sans escale pour nos aéroports de liaison à New York, Boston et Cincinnati, d'où vous pouvez facilement prendre un vol pour des destinations telles que San Diego, Los Angeles, Phoenix, Honolulu, les Bermudes et Orlando.Pour faire vos réservations ou obtenir plus de renseignements, consultez votre agent de voyages ou appelez Delta au (514) 337-5520.Pour des Vacances de RêveMD abordables, appelez le centre d'information sur les Vacances de Rêve Delta au (514) 284-7799.Aucune autre ligne aérienne ne vous offre autant de façons de commencer de belles vacances. IA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 30 JUILLET 1993 soleil se lève tous les jours yotne lotion hydratante- * ¦ / ' vous en prôtège-t-elle?\u2014-\u2014\u201e '_____\u2014\u2014:-:\u2014 Voici (a nouvelle lotion Lubriderm* rial, le porte-parole de Saint-Léo-nard, M.Claude Brunelle, parle d'accords «plus avantageux que la Loi 102».Les hausses salariales seront de deux p.cent cette année et de 1,9 p.cent pour chacune des années 1994 et 1995.Cependant, la municipalité et ses syndicats d'employés sont convenus de réduire les salaires pour les nouveaux employés.Ainsi, un fonctionnaire nouvellement embauché touchera une rémunération inférieure de 20 p.cent à celle des fonctionnaires déjà en place.De plus, il devra compléter une année de service pour avoir droit aux bénéfices sociaux (régime de retraite, assurances), comparativemnt à trois mois auparavant.L'introduction de ces clauses dites «orphelin» (des salaires plus bas pour les employés le plus récemment embauchés) protège les droits acquis des salariés les plus anciens au détriment des nouveaux employés, c'est-à-dire des jeunes qui écopent, seuls, les compressions budgétaires rendus B C'est grâce à la réduction des salaires de ses plus jeunes fonctionnaires que la Ville de Saint-Léonard a pu conclure des ententes avec les syndicats de ses 400 employés et ainsi se soustraire de l'application de la Loi 102 gelant les salaires dans la fonction publique.Saint-Léonard est la première municipalité parftïi les 28 membres de la Communauté urbaine de Montréal à ratifier des accords avec les fonctionnaires municipaux et à ne pas recourir à la Loi 102.Jusqu'à maintenant, quelque 300 municipalités québécoises, pour la plupart de petite taille, se sont soustraites de l'application de la loi, et Saint-Léonard est la toute première à le faire parmi les municipalités de 50000 habitants ou plus.Même si les nouvelles conventions de travail avec les cols bleus, les cols blancs et les pompiers ne prévoient pas de gel sala- Protection UV Quotidienne - r ;-Vous savezjque votre peau a besoin d'une hydratation i quotidienne.Mais avez-vous pensé à la protéger tous les [ours contre les rayons du soleil?Une simple promenade au soleil ou le seul fait de vôus asseoir près d'une fenêtre ensoleillée peut contribuer au vieillissement de votre peau autant qu'un bair» desoteil.Voilà la raison d'être de nouvel lcî;on : Lubrîdwp Protection UV Quotidienne FPS15.la nouvelle lotion Lubriderm UV bloque non , seulement les rayons UVB mais aussi les rayons ÙVA, qu'on \u2022 \"appeBé'parfois«rayonsdevieillissemenb>.^ême l'écran total le ptusf j&opùlaire ne peut vous assurer unë protection aussi complète.En effet, Lubriderm est le seul produit avec Solar-3\\ dont laformulëunique en son genre contient l'ingrédient qui s'est avéré le plus efficace contre tout le spectre UVA.Avec un FPS de 15, Lubriderm UV augmente également de 15 fois la protection naturel le .de votre peau contre les rayons UVB.De plus, elle est sans Paba.V £Vous avez toujours fait cpnfiancé à Lubriderm pour vous assurer une protection durable contre là peau sèche.Maintenant elle peut aussi protéger votre peau contre les rayons du soleil.La nouvelle lotion Lubriderm Protection UV.Quotidienne.Utilisée tous les matins, elle garde votre peau douce et éclatante toute votre vïè.Le père de famille de Ste-Foy, privé de voir ses enfants, finit une grève de la faim de 40 jours >\tl.'Aiïocitfion ^ \u2022 AiA' .canjdtfnr*» do , , / 'iNl.dtfmjtotçflie I T» 1 'ixonrsrtl que ' WSSH?- l'emploi rtau1lof
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