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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1993-06-07, Collections de BAnQ.

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[" LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 7 JUIN 1993 Jean Charest se dit préoccupé par les attaques personnelles à son endroit : Le ministre Jean Charest ne voit pas la pertinence, à quelques jours du scrutin, d'attaquer les autres candidats: «Je ne l'ai pas fait depuis le début de la campagne et j'ai l'intention de continuer jusqu'à la toute fin», a-t-il dit hier à Sherbrooke.SHERBROOKE Jean Charest s'est dit très préoccupé, hier, de la tournure que prend la course au leadership conservateur, en voie de se transformer en campagne de salissage à son endroit.«l'ai toujours voulu faire une campagne d'idées, pas de personnalités.Les attaques plus personnelles des derniers jours ne sont pas utiles et sont préoccupantes alors qu'on arrive au congrès et que le parti doit être uni», a déclaré l'aspirant au trône de Brian Mulroney, au terme d'un rassemblement partisan tenu au coeur de son comté.Le clan Campbell multiplie les charges à l'endroit du député de Sherbrooke depuis le milieu de la semaine dernière.Inquiets de la popularité croissante du jeune ministre de l'Environnement tant auprès des délégués que de la population en général, ses adversaires ont décidé de sortir de leur réserve et de passer à l'attaque.On dit de M.Charest qu'il est trop jeune, qu'une non-Québécoise comme Kim Campbell serait plus en mesure de défendre les intérêts du Québec face à un Canada anglais réticent, qu'il a mal rempli ses fonctions de ministre, que des contractuels payés par les contribuables ont oeuvré à sa promotion.Le ministre Gilles Loiselle affirme même que Jean Charest s'est contenté d'exprimer des «banalités» au cours de sa campagne au leadership.Le 14 juin \u2014le lendemain du choix d'un nouveau chef pour le PC et conséquemment du nouveau premier ministre\u2014 nous devrons tous être ensemble et nous battre pour rem* porter les prochaines élections, a commenté en substance hier M.Charest.«À quelques jours du vote, je ne pense pas que ce soit utile d'attaquer les autres candidats.Je ne l'ai pas fait depuis le début de la campagne et j'ai l'intention de continuer jusqu'à la toute fin», a-t-il poursuivi.M.Charest avait tout de même deux sujets de réjouissance, hier.D'une part, un nouveau sondage le place en avance en Colombie-Britannique, le pays de Mme Campbell.Et, surtout, six importants organisateurs du comité électoral de la formation ont décidé de l'appuyer.Comme si l'establishment du parti, tout d'abord acquis à Mme Campbell, commençait à se raviser.Qui plus est, on s'attend à ce l'ancien chef Joe Clark se range formellement dans son camp demain.Le momentum de la course est pour nous, assure M.Charest.Un sondage CROP-La Presse indiquait samedi qu'il reçoit l'appui de 58 p.cent des délégués québécois au premier tour.Un relevé de la Presse Canadienne indiquait en revanche, le même jour, que Mme Campbell jouit d'une avance de 19 points chez les délégués à travers le Canada.Celle-ci donne néanmoins l'impression de plafonner, tandis que la popularité de Jean Charest n'a cessé de croître depuis le 16 mars, jour de son entrée dans la course.Rallye décevant Le rallye d'hier, au Palais des sports de Sherbrooke, devait justement être le point culminant de ces trois mois de campagne.Plusieurs députés de la région et même d'autres provinces avaient répondu à l'appel.Quelques ministres aussi.Les pancartes, les posters, la musique, les ballons, une petite armée de journalistes, tout était en place pour le pré-couronnement.Ne manquait que le public.II n'est en effet venu que 800 personnes au rallye, alors que les organisateurs en attendaient 2500.Curieusement, deux fois plus de participants avaient assisté à son lancement de campagne alors que Jean Charest n'était encore qu'un inconnu pour bon nombre de Canadiens.Le principal intéressé a refusé de se laisser abattre, et mis les journalistes au défi de rassembler autant de monde, par un dimanche matin pluvieux à l'heure de la messe.Dans son discours, il a invité les troupes à ne pas prendre la victoire pour acquise et à continuer de persévérer.Les Canadiens ont besoin de plus d'emplois et de moins de dette publique, a rappelé M.Charest, qui a passé beaucoup plus de temps à développer ses idées qu'à attaquer ses adversaires.Ce qui ne l'a pas empêché de décocher ses meilleures flèches à l'endroit de Jean Chrétien.«Quelle chance extraordinaire d'annoncer à M.Chrétien que les années 60 sont terminées.Les années 70 et 80 également.Qu'en 1993 nous avons convenu que les horloges ça allait vers l'avant, pas vers l'arrière», de lancer M.Charest.11 a aussi écorché au passage les Audrey McLaughlin, Preston Manning et Lucien Bouchard.Les gens ne veulent pas entendre parler de juridictions mais d'emplois, a déclaré M.Charest au sujet du chef du Bloc québécois.La même formule, mot pour mot, qu'employait Jean Chrétien la semaine dernière.L'unique candidat québécois au leadership conservateur s'est rendu à Ottawa en fin de journée hier, afin de se préparer pour le congrès.C'est dimanche après-midi qu'on connaîtra le nom du nouveau chef conservateur.Un sondage auprès des délégués au congrès donne l'avance à Kim Campbell Presse Canadienne OTTAWA La candidate Kim Campbell semble bénéficier de l'appui solide d'une majorité de délégués au congrès conservateur, selon un sondage Angus Reid effectué pour le compte du magazine Ma-clean's et du réseau de télévision CTV, et dont les résultats ont été rendus publics hier soir.Le sondage révèle que Mme Campbell pourrait compter sur le soutien de 43 p.cent des délégués au congrès conservateur du week-end prochain, alors que le candidat |ean Charest obtiendrait 31 p.cent des voix.Jim Edwards obtiendrait un appui de sept p.cent, Patrick Boyer de trois p.cent et Garth Turner d'un p.cent.Quinze p.cent des délégués interrogés n'ont pas indiqué de préférence.Le sondage des 514 délégués \u2014 élus et non-élus\u2014 a été effectué du 31 mai au 2 juin derniers.La marge d'erreur est de 4,2 points de pourcentage.Ce sondage vient confirmer les résultats d'un sondage semblable effectué par la Presse Canadienne, qui donne une avance notable à Mme Campbell.Le premier ministre de l'Ontario, M.Bob Rae.Toronto veut réduire sa masse salariale malgré le refus des syndicats d'après Canadian Press TORONTO Le gouvernement de l'Ontario entend réduire sa masse salariale de deux milliards de dollars en invoquant ce qu'il appelle son «contrat social», et ce même si tes syndicats de la fonction publique se sont opposés au projet, a indiqué hier le premier ministre «¦» ¦ 1.»> .«Tout ce que nous ferons, nous le ferons dans l'esprit du contrat social», a déclaré le premier ministre, en marge d'une réunion spéciale de son cabinet convoquée pour discuter la réduction de la masse salariale de 43 milliards à laquelle émargent 950000 fonctionnaires.En dépit du rejet du programme du gouvernement par les leaders syndicaux, jeudi dernier, M.Rae croit avoir l'appui des membres de la base.«Tout le monde doit faire sa part», a dit le premier ministre, qui soutient avoir reçu sur son répondeur, à son domicile, des appels de professeurs et de fonctionnaires approuvant son programme de lutte contre le déficit.La législature doit prendre connaissance, aujourd'hui, de la réponse du gouvernement au rejet de ses négociations dans le but de réduire sa masse salariale.Après la réunion du cabinet, M.Rae a été applaudi par des membres de son gouvernement, à l'occasion d'une réunion du cau-cus néo-démocrate.Les députés ont soutenu que le gouvernement s'était montré juste.Pour diminuer les salaires et les bénéfices sociaux de ses employés, le gouvernement peut adopter une loi ad hoc ou forcer les agences gouvernementales à le faire en leur réduisant les vivres.Pas de pension de vieillesse pour de nombreux Canadiens, dit une étude Presse Canadienne OTTAWA ¦ ¦ne étude portant sur 'WP l'avenir des programmes sociaux pour les personnes âgées, rendue publique aujourd'hui, indique que de moins en moins de gens pourront compter sur les mesures de sécurité sociale quand ils auront atteint l'âge de la retraite.Selon cette étude, les Cana-% diens devront éventuellement composer avec deux facteurs: l'érosion des surplus obtenus grâce à l'inflation, et l'atteinte du point critique à partir duquel un gouvernement sabre les programmes comme les pensions aux personnes âgées.Même que les salariés à faible ou moyen revenu perdront une partie ou toute leur pension de vieillesse, prévoient les auteurs de l'étude.Selon les auteurs, rares sont les citoyens canadiens qui ont pris conscience qu'ils ne pourront peut-être pas bénéficier des mesures de sécurité sociale, au moment où ils en auront besoin, et ce en raison de l'érosion lente mais bien réelle de ces mesures.«Bien des gens vont avoir des surprises», déclare M.Ken Battle, coauteur du rapport qui analyse le sort réservé aux programmes sociaux sous le règne de Brian Mulroney, au cours des neuf dernières années.«Plusieurs personnes qui ont un revenu moyen et qui sont d'âge moyen ne pourront toucher qu'une petite pension ou pas de pension du tout quand elles auront atteint l'âge de la retraite.11 est préférable que les gens le sachent dès maintenant», ajoute-t-il.M.Battle et son coauteur, Sher-ri Torjman, ont réalisé l'étude pour le compte de l'institut Cale-don sur les politiques sociales.Les programmes sociaux, qui avaient coutume d'être pleinement indexés au taux d'inflation, ne cessent de perdre de la valeur chaque année, disent les auteurs.Us expliquent que les pensions n'augmentent que lorsque l'inflation dépasse trois p.cent, et qu'alors l'augmentation n'atteint que l'excédent de ces trois p.cent.C'est donc dire que si l'inflation est de quatre p.cent, la pension n'augmentera que d'un p.cent.et qu'en réalité elle baissera de trois p.cent, a calculé M.Battle.À l'heure actuelle, cette façon de faire ne semble pas si désastreuse, car la récupération des sommes affectées aux pensions est un phénomène relativement nouveau, a-t-il dit.«Mais d'ici l'an 2020, quand le pays sera inondé de baby-boo-mers à la retraite, la récupération des sommes réservées aux pensions frappera les personnes âgées dont le revenu est aussi faible que 23000$, et enlèvera entièrement leur pension à ceux qui gagnent 49000$ ou plus», prévoient les auteurs.Les chiffres fournis sont en dollars de 1993.Malgré certains «ragots», Kim Campbell croit encore à la neutralité de Mulroney Presse Canadienne Mazankowski et McKnight annoncent leur retrait de la politique fédérale Presse Canadienne Le ministre des Finances, Don Mazankowski, ne se représentera pas aux prochaines élections générales, a indiqué une source proche du ministre.On a également appris, hier, que son collègue de l'Energie, M.Bill McKnight, en ferait autant.M.McKnight, élu il y a 14 ans pour un premier mandat, a informé son association de comté hier, à Kerrobert, en Saskatchewan, qu'il se retirait de la vie politique fédérale.M.McKnight, âgé de 52 ans, a manifesté l'intention de se consacrer davantage à sa femme et ses deux enfants.Le ministre de l'Énergie a fait parvenir une lettre de démission au premier ministre Brian Mulroney, demandant que cette démission prenne effet dès que le pro- chain chef conservateur lui aura désigné un successeur.Comme M.Mazankowski, M.McKnight a détenu plusieurs portefeuilles importants dans les cabinets Mulroney, notamment la Défense durant la Guerre du Golfe.Pour sa part, M.Mazankowski, qui est aussi vice-premier- ministre, a convoqué la presse aujourd'hui à Edmonton pour annoncer ses projets d'avenir.Plusieurs observateurs de la scène politique fédérale s'attendaient à ce que M.Mazankowski, qui est député depuis 25 ans à la Chambre des communes et qui a 57 ans, profite du départ du premier ministre Mulroney pour annoncer son retrait de la vie politique à Ottawa.M.Mazankowski, qui a pris le portefeuille des Finances il y a un peu plus de deux ans, a dirigé plu- sieurs ministères importants (dont l'Agriculture, les Transports et le Conseil du Trésor) dans le cabinet Mulroney.C'est la première fois en 60 ans qu'un ministre des Finances provient de l'Ouest du pays.Avant sa venue à Ottawa, il avait été durant cinq ans concessionnaire de véhicules automobiles et de machinerie agricole à Vegreville, en Alberta.Ce tacticien travaillant dans l'ombre était considéré commele bras droit du premier ministre Mulroney et la personne la plus influente à Ottawa après son patron.M.Mazankowski et le ministre de la Santé, Benoît Bouchard, avaient subi les pressions de certains de leurs collègues pour présenter leur candidature conjointe au congrès à la direction du Parti conservateur.OTTAWA algré les ragots rapportés par des amis personnels de Brian Mulroney, la ministre Kim Campbell a déclaré hier qu'elle croyait que le premier ministre resterait en dehors de la course à la direction du Parti conservateur.Au cours du week-end.quelques amis du premier ministre Mulroney ont émis en privé des commentaires très désobligeants à propos des supposés faux pas de la candidate à la direction du parti.M.Mulroney aurait dit à quelques amis, selon ce que certaines sources ont rapporté, qu'il avait commis une erreur en appuyant la candidature de Mme Campbell.«C'est totalement faux, a rétorqué Mme Campbell, au cours d'une entrevue téléphonique depuis Vancouver.Je connais bien le premier ministre et je connais sa façon de penser.Et je peux affirmer qu'il s'est fait un devoir de demeurer neutre.Cette façon de procéder serait totalement et absolument contraire à son approche.» La ministre Campbell a précisé qu'elle ne s'était pas entretenue avec ie premier ministre depuis que cette rumeur circule.Quant à lui, M.Mulroney a aussi nié les propos qui lui sont attribués, tandis qu'il faisait ses adieux politiques à la population de Baie-Comeau.«J'ai répété à plusieurs reprises que je les aime tous (les candidats), je les appuie tous, et je ne favorise la victoire d'aucun d'entre eux.C'était ma position au tout début de la course, et ce sera ma position à la toute fin », a déclaré M.Mulroney.Cependant, un de ses vieux amis, qui a voulu conserver l'anonymat, a indiqué la semaine dernière que Mme Campbell n'était pas prête à occuper la fonction de premier ministre et qu'elle n'avait pas suffisamment de racines dans le parti.D'autres ont dit considérer qu'elle avait commis l'erreur de tenir sa victoire pour acquise.Mme Campbell a dit que les rumeurs et commentaires désobligeants à son endroit faisaient partie du jeu.La ministre sera à Ottawa aujourd'hui et s'enfermera jusqu'au début du congrès à la direction, qui commence mercredi dans la capitale.Mme Kim Campbell a été accueillie par des partisans et un gâteau, hier à Vancouver.Elle a prié ses fans de faire un voeu.On imagine facilement lequel.photo pc Elle croit toujours possible une victoire au premier tour, en dépit de nombreux sondages indiquant qu'elle a un peu moins de 50 p.cent des appuis parmi les délégués.«Tout dépend des indécis; la possibilité est là, et je vais travailler très fort pour rencontrer les délégués indécis», a-t-elle dit.La principale tâche à laquelle se consacrera la ministre de la Défense, d'ici le début du congrès, sera de rencontrer les délégués qui lui ont déjà donné leur appui, et rencontrer autant de délégués indécis que possible.Un élément clé de son succès ou de son échec sera sans doute le discours qu'elle prononcera devant les 3800 délégués, samedi, la veille du vote.«Je crois qu'un discours sans éclat pourrait faire du tort à n'importe lequel des candidats», a dit Mme Campbell.«l'espère que mon discours contiendra des éléments mémorables, a-t-elle ajouté.l'espère que les gens retourneront chez eux en se disant qu'ils ont été touchés par ce que j'ai dit, et qu'ils y puiseront une inspiration.l'inspiration de voter pour moi.» ortago UN CAHIER SPÉCIAL AUTOMOBILE SAMEDI PROCHAIN DANS du chemin. LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 7 JUIN 1993 17 Jï 1« 1 Paul Desmarals ¦ '¦Il rilf^lSll président du conseil JLJVUL IVf A J.O.X d administration\tRoger 0.Landry président et éditeur\tClaude Masson éditeur adjoint\tMarcel Desjardins directeur de l'information\tAlain Dubuc éditorialiste en chef \t\t\t\t Une question pertinente, mais dérangeante L| heure est-elle venue pour certains bastions de la reconnaissance des droits des femmes de se faire hara-kiri et de laisser la place à de nouveaux mouvements, qui seraient plus représentatifs des préoccupations actuelles?Deux faits récents permettent de poser cette question, qui dérangera sans doute ceux et celles qui auraient préféré fêter plus sereinement le 20e anniversaire du Conseil consultatif canadien sur la situation de la femme.D'abord, dans le cadre de cet anniversaire, Judy Rebick, ex-responsable du Comité canadien d'action sur le statut de la femme, tout en reconnaissant la valeur et le bien-fondé des recherches de l'organisation, a dit croire que celle-ci devrait céder sa place à d'autres organismes, qui pourraient accomplir le même travail.Ensuite, la Fédération des femmes du Québec s'interroge sur son avenir.Et même sur sa survie.La FFQ, après 27 ans d'existence, voit son membership diminuer sans cesse.Réaliste, sa présidente avoue que les attentes de ses membres sont imprécises et paradoxales.D'ailleurs, son impact, mobilisateur et percutant il y a quelques années, a du plomb dans l'aile.Organisme qui ne dépend pas de l'État, la pauvre FFQ vivote avec les subventions d'Ottawa, amputées dune année à l'autre.Ce qui n'aide pas aux campagnes de recrutement et à l'organisation d'événements de masse d'envergure.Et, au Québec, il y a la «forteresse» du Conseil du statut de la femme.Voici donc deux châteaux-forts de la reconnaissance des droits des femmes interpellés sur un même terrain.Et il y en a sûrement d'autres qui s'interrogent.La situation des femmes a évolué.Les acquis ont pris racine.Ils sont prometteurs pour l'avenir des jeunes femmes.Ces mêmes jeunes femmes ont désormais accès à plus d'égalité sociale, économique et politique que leurs aînées.Et, c'est de notoriété publique, la grande majorité des jeunes femmes boude les organismes «maternels».Au grand désespoir de certaines de leurs aînées toujours militantes.Mais attention! Il ne s'agit pas de renier l'héroïque travail accompli.Le bilan des réalisations de tous les organismes, relevant de l'État ou bénévoles, est majeur et impressionnant.Des recherches originales, intelligentes, exploratoires et magistrales.Des rencontres, des séances d'information et de consultation sérieuses et percutantes pour débattre de débats de fond.Des avis judicieux, entendus par le législateur.Des publications pertinentes.Des politiques bonifiées.Pas réglés, mais débusqués, les problèmes de violence conjugale, viol, pauvreté, équité en matière d'emploi et droit à la santé liée à la reproduction.Que de chemin aride et parsemé d'embûches, parcouru avec succès.Et il reste tant à faire.Alors, pourquoi poser l'impertinente question au sujet de l'avenir des organismes en place?La réponse est simple.Parce que c'est toujours faire preuve d'intelligence que de se remettre en question.Il ne s'agit pas de démanteler demain matin les Conseils canadien et québécois.Ils ont des assises solides, structurées et ils sont financés par les gouvernements.Il s'agirait peut-être tout bonnement de rajeunir leurs préoccupations, de dépoussiérer certains dossiers.Dans ces deux cas précis, leur permanence ne peut être remise en cause.Quant aux autres organismes, telle la Fédération des femmes du Québec, comparons les à un parti politique.Un parti politique naît d'une idée, bâtit un programme, recrute des membres et s'engage dans la bataille.Mais, un jour vient où les membres aspirent à des idées nouvelles, à de nouveaux défis.Ils tirent alors leur révérence et vont militer ailleurs.C'est un peu ça la situation que vit actuellement la FFQ.Ses membres et ses exmembres attendent peut-être la venue d'une autre voie où s'exprimer.Il sera donc intéressant de suivre le déroulement du congrès d'orientation que l'organisme tiendra à l'automne.L'heure de la démocratie va sonner.Un autre «parti» verra peut-être le jour afin de poursuivre le braquage des injustices de la société à l'endroit des femmes.Claudette TOUGAS La télé à la carte Les ondes sont comme les bancs de morues ou les pluies acides: elles ont le défaut de ne pas respecter les frontières.Et bien naïf, le gouvernement qui prétendrait y changer quelque chose.En ce sens, le CRTC vient d'opter pour la logique en admettant la vanité de toute réglementation visant à «protéger» le Canada contre les progrès de la technologie en matière de télévision.Personne, heureusement, n'a jamais sérieusement envisagé de nier aux Canadiens le droit de capter les centaines de canaux étrangers, qui seront bientôt disponibles.Surtout quand n'importe qui pourra s'équiper, à prix raisonnable, d'une antenne, qui sera pratiquement une fenêtre ouverte sur le monde.Restait à trouver une formule concrète qui allait, à la fois, respecter la liberté de choix de ceux qui préfèrent la télévision par câble et assurer le développement d'une production locale.La solution retenue est probablement la moins mauvaise .dans les circonstances.L'important secteur de la câblodistribu-tibn y trouve la marge de manoeuvre nécessaire pour tenter de résister à la concurrence étrangère, sans avoir la possibilité d'exploiter indûment un auditoire captif.De leur côté, les téléspectateurs conservent et voient même mieux respecté leur droit de ne payer que pour lés services qu'ils désirent recevoir.Quant à ses effets sur l'amélioration de la production locale, la décision demeure encore trop vague pour qu'on puisse en juger.Le fonds spécial de 300 millions $ \u2014 dont on ne sait pas encore comment il sera utilisé \u2014 servira peut-être à combler - en partie le désir narcissique que Keith Spicer prête aux Canadiens de se reconnaître dans leur télévision.Ça reste à voir.Il demeure que ce n'est pas à coup de millions, ni de règle-' rhents, qu'on empêchera les Canadiens d'opter pour la télévision de leur choix.En se rendant à cette évidence, le CRTC a fait preuve de lucidité.Mais aussi des limites de son pouvoir d'intervention.De là à s'interroger sur son utilité, il n'y a qu'un pas qu'il faudrait peut-être envisager de franchir bientôt.Pierre gravée.m DROITS RÉSERVÉS .La boîte aux lettres Langue: la vraie solution M.Masson, ¦ Votre éditorial du 22 mai ne fait pas preuve d'une grande logique.Après avoir rappelé que 75% de la population du Québec est favorable à l'affichage bilingue, comment pouvez-vous accuser ceux qui prônent l'unilinguisme de le faire par ambition politique, par démagogie?La démagogie ne consiste pas à tenir une position opposée à celle de la majorité, mais plutôt à flatter la masse.Est-ce que vous ne devriez pas faire ressortir le fait que les peuples qui, par l'intermédiaire des Nations Unies, ont condamné nos lois sur l'affichage, jouissent de la pleine souveraineté pour protéger leur identité?La leçon à tirer, .c'est qu'il faut abandonner les moyens dérisoires comme des lois sur Taffichage et réclamer ce qui constitue la vraie sécurité culturelle de ces nations.Nous avons été jugés à l'aune des peuples souverains.N'est-ce pas là une invitation à nous joindre à eux et à réclamer les mêmes droits et pouvoirs?M.Claude BOULAY Trois-Rivières Ouest Reproches au maire Doré ¦ Monsieur Doré, ce n'est pas l'affichage bilingue qui prive Montréal de développement économique.C'est votre incapacité à administrer notre ville et à gérer son économie.Ce n'est pas en laissant les rues de la ville à l'abandon ou en créant des postes pour vos ami(e)s, et en augmentant les taxes, que l'économie de Montréal va se régénérer.C'est en faisant montre d'intelligence et de créativité que les choses pourront s'améliorer.Une étude sur l'histoire de l'administration qui vous a précédé, vous permettrait de voir ce que des gens peuvent réaliser avec de l'intelligence et une imagination créatrice.Souhaitons, pour le plus grand bien Monsieur Yvon Lamarre, ou des gens de son calibre, prennent votre- relève Jean Doré pour le plus grand bien de notre ville et de ses citoyens.Jacques BERGERON Montréal Les anglophones ont raison de se plaindre ¦ Les anglophones du Québec ont raison de se plaindre des nationalistes à tête carrée (MM.Bouthillicr, Parizeau.Larose, Daoust et Dorion) qui veulent Sue continue l'unilinguisme français au luébec, au détriment du bon sens, de la tolérance et du respect qu'on veut pour nous, mais qu'on nie aux autres.On en est à la stupidité pure quand on entend parler «d'apartheid à Montréal ».Ce que nous recherchons tous, c'est une cohabitation sereine et le respect des uns envers les autres.Nous n'acceptons pas les excès de langage des nationalistes frustrés qui mèneront un jour à des confrontations amères et à la haine.On n'a pas besoin de cela au Québec.M .r< r**tr*rmAm*^~**~ I\u2014 .V> | rry ?/t t » «\"» \u2022 »\\/*«.f .» »\u2022 {¦>(«) ¦ \u2022 t IlUIttUlvlliWtt.- | \u2022 - »- l'affichage avec prédominance en français reflète l'opinion de la majorité bien pensante et nous espérons qu'il sera appliqué à tous, petits ou grands commerces.C'est un élément fondamental qui doit être développé sans contraintes.Le Canada a deux langues officielles et on se doit de les respecter également toutes les deux.Le Québec est une province qui se tient debout et ses citoyens doivent avoir une réputation sans tache.11 est plus que temps que l'on resserre les liens entre les deux communautés et qu'on commence à vivre un Québec uni et fort, en bonne entente avec le reste du Canada.Jean-Maurice SÉNÉGAL Montréal Démocratie ou affrontement ?¦ C'est avec surprise que j'ai pris connaissance du contenu de l'article intitulé «Le RCM a rappelé Doré à l'ordre», publié récemment à la «une» de La Presse.|e n'entends pas ici me substituer au maire quant aux allégations qui le concernent, mais je tiens à faire les précisions suivantes concernant le débat tenu par l'exécutif du RCM et la démarche suivie par le Parti.D'abord, l'exécutif du RCM n'a jamais, dans ce dossier, eu à rappeler le maire à l'ordre.Les échanges que nous avons eus se sont déroulés cordialement et jamais n'a-t-il été question d'autre chose que de trouver la réponse, adéquate pour le RCM, au débat sur l'affichage qui reprend de «plus belle ces jours-ci.Si plusieurs hypothèses ont pu être mises sur la table, nous n'y trouvons rien de plus normal en démocratie.Cependant, c'est rapidement et sans déchirement que nous avons convenu, te Parti et l'Administration, que la position défendue par le RCM depuis 1983 était, dans le contexte actuel, toujours pertinente.le tiens enfin à infirmer avec vigueur l'allusion que vous faites induisant l'existence de clans au sein de l'exécutif du RCM.Vous affirmez que «lors d'une réunion de l'exécutif du parti, le maire s'est fait rappeler à l'ordre par les éléments plus nationalistes, proches du président du conseil d'administration de la STCUM, Robert Pcrrcault».Sa- chez que les membres de l'exécutif du RCM proviennent de milieux divers et ont une expérience et une indépendance d'esprit suffisantes pour ne pas avoir à se ranger derrière qui que ce soit.Enfin, c'est avec regret que vous m'avez, de nouveau, donné l'occasion de constater qu'il est trop facile de tourner en apparente division et en supposé déchirement, une démarche sereine et démocratique.Louise LAVIOLETTE présidente du RCM Le français en péril B Selon une enquête récente réalisée par un sociologue de l'université McGill, Monsieur Uli Locher, pour le compte du Conseil de la langue française, l'usage du français dans les activités culturelles pratiquées par les jeunes Québécois a connu un recul, entre 1978 et 1990.Si l'on exclut la lecture de livres, de journaux ou de revues, où le français conserve la préférence de la majorité des jeunes francophones, l'anglais est déjà ou est en tram de devenir le premier choix de ces mêmes jeunes francophones à la télévision, à la radio, au cinéma, aussi bien que pour la chanson populaire, les jeux vidéo, les spectacles sur scène.La situation, précise l'étude, est pire a Montréal et à Hull, où l'offre d'activités culturelles en anglais est importante.Monsieur Locher soutient toutefois que la présence de l'anglais dans la vie quotidienne des jeunes aurait sans doute été plus grande sans la loi 101.Les activités reliées à la lecture sont les moins touchées sans doute pour certaines raisons comme l'encadrement familial et scolaire.L'anglicisation plus avancée dans d'autres activités s'explique non seulement par l'offre insuffisante de produits culturels français, mais surtout par la force d'attraction de l'anglais qui est tellement évidente.On voit bien que les assises du français sont fragiles au Québec.Une politique vigoureuse de redressement linguistique du gouvernement, conjuguée à l'encadrement déjà en place des parents et de l'école, pourrait peut-être rétablir le fragile équilibre en- tre la force d'attraction de l'anglais et celle du français.Pauline TÉTRAULT Hull Information de riches ¦ Depuis quelques années déjà, les organisateurs de divers colloques, congrès, etc., s'adressant entre autres aux intervenants du domaine social, ont augmenté de façon significative leurs coûts de participation.Ces prix sont devenus prohibitifs pour les personnes travaillant en milieu communautaire.Par exemple, la Fondation La Cité des Prairies «vendait» récemment son colloque scientifique intitulé «Place à l'intervenant» 400$ pour environ 17 heures de réflexion en ateliers, conférences, etc.Le Conseil québécois pour l'enfance et la jeunesse tenait quant à lui un colloque d'une journée intitulé «La Pauvreté: l'heure des contes.» et demandait 150$ aux non-membres pour environ cinq heures de présentations.À l'opposé, la Fédération des CLSC a permis aux organismes communautaires de participer à son congrès, à Québec, pour un montant de 75 $, comparativement aux 350 $ exigés des autres participants.L'absence forcée de nombreuses activités par les organismes communautaires, la plupart sous-financés, mène à deux réflexions particulières.Premièrement, en cette ère de concertation et de partenariat, il importerait que chaque groupe puisse avoir droit à la même information.Sans quémander, un tarif particulier pourrait régler le problème.Deuxièmement, plusieurs participai! t-e-s voient leurs frais d'inscription payés à même les budgets de l'État, en tant que membres du personnel d'institutions publiques ou para-publiques.Est-ce là un mode de redistribution régressive des taxes, y compris les impôts provenant des salaires payés en milieu communautaire?Il ne s'agit pas d'être de tous les cocktails d'ouverture et de fermeture.Mais on pourrait essayer de trouver une solution permettant tout au moins d'avoir accès aux textes ou autres documents servant de base aux échanges et aux Pierre DURAND Laval Le Monde LA PRESSE, MONTRÉAL.LUNDI 7 JUIN 1993 B3 L'ONU évacue son personnel de Mogadiscio d'après Rcutcr et AFP MOGADISCIO LW ONU a commencé à évacuer hier une partie de son personnel civil (près de 200 fonctionnaires) de la Somalie vers le Kenya après les combats qui ont coûté la vie à 22 Casques bleus pakistanais, et au moins 35 Somaliens, à Mogadiscio alors que les Américains s'employaient à détruire des dépôts d'armes de la principale faction armée.En soirée, le Conseil de sécurité de l'ONU a demandé que les responsables des attaques meurtrières «préméditées» et «non provoquées» perpétrées samedi à Mogadiscio contre les Casques bleus et attribuées à la faction du général Mohamed Farah Aï-did, soient arrêtés, jugés et punis.Dans une résolution adoptée à New York, le conseil a également demandé aux États de fournir d'urgence à l'Opération des Nations unies en Somalie (ONUSOM II) du matériel militaire logistique supplémentaire, y compris des véhicules blindés de transport de troupes, des blindés et des hélicoptères de chasse afin de renforcer la capacité de riposte de la force.Pour sa part, le général Mohamed Farah Aldid a affirmé que «la population innocente a été massacrée» lors des incidents de samedi dont il a rejeté la responsabilité sur l'ONU.Des hélicoptères américains ont bombardé hier trois dépôts d'armes appartenant au principal chef de guerre, Mohamed Farah Aidid, au nord de Mogadiscio, détruisant une grande quantité de pièces d'artillerie et de blindés, selon l'agence italienne ANSA.Des Casques bleus italiens ont également participé à cette opération, selon le porte-parole militaire de l'ONU à Mogadiscio.La destruction des dépôts d'armes et l'évacuation de personnel de l'ONU font suite à de violents accrochages la veille entre soldats pakistanais de l'ONU et miliciens somaliens.Des tirs spora-diques étaient encore entendus hier, selon le ministère italien de la Défense.L'ONU signale aussi que 12 Casques bleus pakistanais étaient portés disparus hier, et que 54 de leurs compatriotes et 3 soldats américains ont été blessés.À l'hôpital civil, on a compté 130 Somaliens blessés.L'organisation internationale a conseillé aux membres des ONG de ne plus circuler dans les rues de Mogadiscio où les patrouilles de Casques bleus sont nettement moins nombreuses que d'habitude.Le conseil de prudence s'explique par la violence des combats de samedi: des cadavres de Casques bleus ont été retrouvés mutilés et à certains moments, des soldats de l'ONU se sont trouvés sous le feu après avoir épuisé leurs munitions, rapportent leurs officiers.Les combats ont duré plus de deux heures, en plusieurs endroits de la capitale somalienne, et il a fallu l'intervention d'hélicoptères américains et italiens pour permettre aux Casques bleus de se dégager, ont indiqué des officiers pakistanais.Ramiro de Léon Carpio arrivant au parlement.PHOTO AP Guatemala: retour a la démocratie Léon Carmin d'après AFP GUATEMALA amiro de Léon Carpio, le nouveau président du Guatemala, bénéficie dès le début de son entrée en fonction d'un véritable «état de grâce», ! ayant reçu l'appui de l'écrasante majorité de la classe politique du pays tandis que les Guatémaltèques ont acceuilli son élection avec soulagement et espoir.M.de Léon Carpio, 51 ans, a été élu samedi soir par le Congrès (parlement) réuni en session extraordinaire.Son élection a mis fin à une vacance de pouvoir, qui a duré quatre jours.Une fois connue son élection, plusieurs centaines de personnes ; se sont regroupées, dans la nuit de samedi à dimanche, devant le Palais présidentiel pour fêter sa victoire en scandant: «un peuple uni ne sera jamais vaincu».M.de Léon Carpio a finalement obtenu 106 voix des 115 députés présents lors de la réunion extraordinaire du Congrès.Au premier tour, il avait recueilli 64 voix contre 51 à son adversaire, le président du Tribunal suprême électoral, Arturo Herbruger.La majorité des deux tiers étant requise, un second tour aurait été nécessaire mais M.Herbruger a préféré se retirer.Au cours des débats du Congrès, de nombreux députés ont fait l'éloge de Ramiro de Léon, ex-procureur (médiateur) des droits de l'homme et même ceux vjui ui'ii vuic MJiiiic lui, uni rc* connu sa valeur.Le chef de l'État, qui doit mai-tenant désigner un nouveau gouvernement et un vice-président, a pris ses fonctions aussitôt après son élection.M.de Léon a remercié la communauté internationale d'avoir ' pris des sanctions contre le Guatemala après le «coup de force» de son prédécesseur, forge Serra-no, qui s'était attribué les pleins pouvoirs le 25 mai dernier.Ceci, a-t-i I expliqué, a permis d'accélérer le retour à la démocratie au Guatemala.«le demande aux pays amis le prompt rétablissement de la coopération économique et son amplification », a-t-il ajouté.M.de Léon s'est, d'autre part, engagé à lutter «contre la corruption, l'impunité, le trafic de drogue» et à «agir avec transparence dans les affaires de l'État», «(e respecterai la liberté de la presse et j'attends vos critiques pour éviter les erreurs», a lancé le nouveau président aux journalistes.Président «constitutionnel» puisqu'il n'a pas été élu au suffrage universel, M.de Léon Carpio doit en grande partie son actuel «état de grâce» au soutien qu'il a reçu de la part de «l'Instance nationale de consensus», une formation apparue vendredi dernier et qui va du puissant secteur privé guatémaltèque au mouvement populaire dit « mul-tisectorici » du Prix Nobel de la paix, Mme Rigoberta Menchu.Enfin, le ministre de la Défense, le général (osé Domingo Garcia, a souligné que le nouveau président avait l'appui des forces armées.«Nous n'avons jamais fait unt de tn'eti aller Gerry Boulet four de quelques-unes de ses tâches administratives.Gerry comprend, évidemment.II sait bien que, laissé à lui- même, il lui arrive de ne pas être raisonnable.Parfois, après un show, B.lui fait fumer un joint de hasch.C'est une sorte de ruse.Depuis des années, Gerry ne fume pratiquement plus.Il a perdu l'habitude.De sorte que, quinze minutes après un tel traitement, il dort inévitablement comme un loir.et B.peut dormir tranquille, lui aussi! Tout cela hérisse Gerry, parfois.Il se prend alors aux cheveux avec B., l'envoie paître de toutes les façons et avec tout le vocabulaire imaginable.Puis il fait la paix avec lui et le serre dans ses bras.Le vingt-huit février, la veille de son quarante-troisième anniversaire de naissance, Gerry reçoit un disque d'or pour Rendez-vous doux, dont cinquante mille exemplaires ont été écoulés depuis son lancement, en octobre, et qui continue à se vendre à un rythme infernal.La fête a lieu dans les locaux de MusiquePlus, rue Sainte- Catherine, et est diffusée en direct chez les abonnés des réseaux de câblodistribu-tion.Gerry rayonne.Tous ses chums de musique son là, Francoeur également, d'autres encore.On sent l'animateur Claude Rajotte un peu mal à l'aise avec lui, comme on peut l'être face à un malade à qui on rend visite à l'hôpital.À la fin de l'émission, après d'interminables palabres et quelques chansons, on offre à Gerry le traditionnel gâteau d'anniversaire.En mars, la troupe doit affronter le Palais Montcalm, le Théâtre St-Denis et .la critique.Par exception, Ian Tremblay a décidé que la tournée défierait le public et les journalistes de Québec avant ceux de Montréal.Il a expliqué à Gerry: «Les tabarnac, à Québec, quand y* entendent pis qu'y* Usent la critique de Montréal, y'se sentent frustrés pis après ça, y' nous descendent!.» Les mercredi et jeudi premier et deux mars, Gerry va donc se produire au Palais Montcalm, à l'ombre des fortications de la ville.Il est un peu nerveux, ses musiciens aussi.Le mercredi matin, jour de son anniversaire, il s'éveille avec un fantastique mal de gorge.Inquiet, il court chez William Svihovec, qui l'examine rapidement, lui prodique quelques conseils \u2014 qu'il sait parfaitement inutiles.\u2014 et lui fait une injonction de democineol.En sortant de là, Gerry saute dans la voiture de Dufour et constate avec plaisir, en roulant sur l'autoroute 20, que son mal de gorge s'estompe.Les choses se passent merveilleusement bien au Palais Montcalm.Le lendemain, les critiques sont dithyrambiques.Sous le titre «Un triomphe pour Gerry Boulet», Le Soleil estime que «un spectacle de ce calibre, le rock québécois n'en a pas engendré beaucoup.» Le Journal de Québec est plus enthousiasme encore.C'est donc avec un surcroît de confiance que l'un 66 pi épure ù affronter ic 1 hcàirc Saint-UC-nis, les lundi et mardi treize et quatorze mars.Trop de confiance.Les musiciens, estimant que la partie est gagnée, s'endorment presque sur leurs instruments.Au fur et à mesure que la soirée avance, Gerry se rend compte que la génératrice de Rendez-vous doux ne donne pas son plein rendement d'énergie.À la fin du spectacle, Gerry n'est pas très content de lui-même et de sa troupe.Ian Tremblay débarque dans les loges avec sa mine des mauvais jours.De fait, le mardi matin, les critiques sont mitigées.Pas négatives, non, mais pas aussi bonnes qu'à Québec.Les journalistes ont repéré la panne \u2014 au sens littéral du mot: on a en prime éprouvé des problèmes avec l'approvisionnement en électricité! La Presse titre tout de même: «Gerry Boulet: enlevant», mais le papier manque d'enthousiasme, concédant tout juste que, malgré ic «bun puîbsuni, iiuuvuib au uepari, avec un orchestre qui vous écrase parfois toute la saveur du texte.on a quand même eu droit à quelques frissons, toute une gamme d'émotions».Le mardi soir, le show est à l'inverse carrément génial.Au total, le succès du disque et de la tournée s'annonce plus grand encore que ce qu'ont rêvé les plus optimistes.Au milieu de mars, le microsillon se trouve déjà depuis six semaines en tête du palmarès Radio-Activité.Des représentations supplémentaires sont prévues au Théâtre Saint-Denis en mars, au Palais Montcalm en avril, puis de nouveau à Montréal les six et sept juin.Entre-temps, en avril et en mai, Gerry a droit à presque six semaines de congé, ponctuées seulement de quelques participations à des émissions de télévision \u2014 dont Les Démons du midi, qu'il ne refuse jamais parce qu'il aime bien le comédien Gilles Latulippe.De toute évidence très différents l'un de l'autre, ces deux hommes-là partagent tout de même certaines attitudes, telle une sorte de côté bon peuple qui leur assure la sympathie instantanée du public.Gerry accueille cette pause avec plaisir.Sur scène, rien ne paraît de sa fatigue ou de ses malaises parce que les planches le transforment, lui font oublier tout le reste, déchargent dans son organisme une telle quantité d'adrénaline que ses cellules défectueuses baisses pavillon, pendant deux ou trois heures, devant cet assaut de vie.C'est l'endroit au monde où Gerry préfère se trouver.Cédant à l'exaltation, il dit parfois: «Moi, je coucherais su' l'stage si je pouvais!.» Mais après les shows et même à l'entracte, quand Françoise se déplace avec la troupe, elle doit le masser longuement lorsqu'ils se retrouvent seuls dans la loge.Elle ne peut faire autrement que de sentir la bosse qui, au fil des jours, enfle dans son dos.La première fois, elle a regardé la chose, horrifiée, et s'est exclamée: «Qu'est-ce que c'est ça, Gerry, bon dieu?\u2014 ('sais pas, Françoise, j'sais pas.l'vas en parler à lolivet.» Et le visage de Gerry est devenu triste à périr, tellement triste qu'elle n'a pas osé insister.Il faudrait vivre avec cette bosse, désormais, avec ce rappel visible de la maiudic qui lungc Gcny.Après les supplémentaires au Théâtre Saint-Denis, la troupe de Rendez-vous doux prend la route le seize juin pour une série de vingt shows, la plupart dans des centres sportifs abritant des foules de mille cinq cents à cinq mille personnes.On se rend jusqu'à Havre Saint-Pierre, Sept-lles, Forestville et aux lies- de-la-Madeleine.Le cirque devient une plus grosse machine encore et, outre Béranger Dufour, on embauche un directeur de tournée, Bernard Monfette, pour mettre de l'ordre dans cette anarchie.Le plus souvent, Ian Tremblay vient aussi.Il faut maintenant transporter dix-neuf personnes de ville en ville.Le cahier de bord de l'équipe technique stipule que les producteurs locaux doivent en outre s'assurer les services de douze manoeuvres (sobres, stipule le contrat.), assembler une scène de douze mètres sur dix et mettre a ia disposition des musiciens trois ioges ainsi que.douze serviettes et douze bouteilles d'eau de source! Gerry retrouve le feeling des grandes épopées d'Offenbach.C'est débile \u2014 et épuisant \u2014 comme une vraie tournée rock'n'roll.Impossible de ne pas boire un peu, de ne pas festoyer, de ne pas faire enrager Dufour.Gerry commet quelques excès à l'occasion puis sent le besoin de rester calme pendant deux ou trois jours.Il a une panoplie de médicaments à consommer de façon régulière.Et il a besoin de plus de sommeil.On a fini par fabriquer une énorme affiche pourvue du classique crâne posé sur des ossements croisés et portant la phrase Ne pas réveiller sous peine de mort! que l'on placarde devant sa chambre afin d'éloigner cette plaie de tous les hôtels de par le vaste monde: l'aspirateur du petit matin.En fin de tournée, une équipe de Musique-Plus se joint au cirque, de Val d'Or à Berthier-ville.Us craquent sur la tournée des highways.Depuis le début, dans les autobus \u2014 et les avions à l'occasion \u2014 B.extrait un accordéon de ses valises et chante une toune inspirée d'Acadiana, de Georges Langford: Le Itighway mène au Mardi gras Chez les Cajuns de la Louisiane Mais la route qui mène aux États Elle traverse un grand embarras.De sorte que la pièce devient l'hymne de la tournée! Fin juillet, il est temps que ça s'arrête.Gerry, épuisé, recommence à souffrir.Il dit en rentrant à Longueuil: «l'sus tellement fatigué, Françoise, tellement fatigué.» Il se cache pour grimacer de douleur et tâter la bosse, dans son dos. B8 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 7 JUIN 1993 Adressez vos lettres à Rubrique Quoi faire La Presse 7, rue St-Jacques Montréal H2Y 1K9 CETTE SEMAINE Conférences \u2022 L'éthique au quotidien, par Jacqueline Fortin, présidente du comité de bioéthique de l'hôpital Notre-Dame, le mardi 8 juin à 12 h à l'auditorium Rousselot de Notre-Dame, 1560 rue Sherbrooke Est.Entrée gratuite.Rens.: 876-7265.\u2022 Andréa Mantegna : un grand peintre de la Renaissance, avec Cianfranco Sil-vestro, directeur de l'Institut culturel italien de 1989 à 1992, le mardi 8 juin à 19 h 30 à la biblithéque municipale, 8420 boul.Lacordaire.Diapositives.Entrée libre.Rens.: 328-8585.\u2022 Il y a 50 ans mourait Rachmaninov, par Claire Villeneuve, qui présentera un survol de la carrière de ce pianiste-compositeur, une analyse de son style à travers quelques oeuvres de sa production.Diapositives et musiques.Le mercredi 9 juin a 20 h à l'auditorium Saint-Albert-le-Crand Les Dominicains, 2715 chemin de la Côte-Ste-Catherine.Coût : 7 $, 4 $, 3$.Stationnement gratuit.Organisée par l'Association culturelle T.X.Renaud.Rens.: 332-4126.\u2022 Saint-Léonard, du début de la colonie jusqu'aux années 1970, par Robert De-lorme, président de la Société d'histoire de Saint-Léonard, le marcredi 9 juin à 19 h 30 à la bibliothèque municipale, 8420 boul.Lacordaire.Photographies et diapositives.Entrée libre.Rens.: 328-8585.\u2022 Le protecteur du citoyen et la protection des renseignements personnels, par le protecteur du citoyen lui-même, Daniel Jacoby, le mercredi 9 juin à 20 h au 3900 Notre-Dame Ouest, métro St-Henri.Organisée par l'ACEF du Sud-Ouest de Montréal.Rens.: 932-5577.e Le triangle parents-ados-amis, avec Marie-Thérèse Cahller, psychologue, le mercredi 9 juin à 19 h 30 au 12 rue Proulx Est., à Laval-des-Rapides.Il y sera question du phénomène de 'gang', de l'importance que prennent les amis à l'adolescence, mais surtout de l'impact de cette situation sur les liens entre l'adolescent(e) et ses parents.Rens.: 975-4373.\u2022 Le cadre juridique de fonctionnement des établissements après la réforme du système de santé, colloque organisé par le Département d'administration de la santé, les 17 et 18 juin de 9 h à 17 h à l'Auberge Ramada, 1005 rue Guy, Montréal.Dans le cadre de la formation continue de l'Université de Montréal.Rens.: Monique Janelle au 343-7937.-in h 30 nu sous-sol de l'église de la paroisse St-Alphonse d'youville, 570 boul.Crémazie Est.Ouvert à tous.\u2022 Émotifs anonymes.Le groupe d'entraide Emotifs anonymes tient une réunion le mercredi 9 juin à 14 h au sous-sol de l'église de la Nativité, 1884 rue St-Cermain.\u2022 Malade mental.L'Association québécoise des parents et amis du malade mental invite ses membres et les personnes intéressées à sa réunion d'échanges, d'information et d'entraide mutuelle qui aura lieu le mardi 8 juin à 20 h au pavillon Mailloux de l'hôpital Notre-Dame, rez de chaussée, salle 1 et 2.Entrée Plessis.Rens.: 524-7131.\u2022 Obsessifs-compulslfs.La fondation pour personne atteintes de troubles ob-sessifs-compulsifs tient sa dernière rencontre d'information et de support de la saison ce lundi 7 juin à 19 h à l'Hôpital général de Montréal, 1650 avenue Ce-dar, 6e étage, salle D6-190.Pour plus d'information, le Dr Yves Beaulieu au 934-8034.\u2022 Sclérose en plaque.Dans le cadre de ses ateliers-conférences, l'Association québécoise des amis de la sclérose en plaque invite ses membres à venir entendre le témoignage d'une personne atteinte de 'sclérodermie', le mercredi 16 juin à 15 h 30, au 1012 avenue Mont-Royal Est, suite 105.Rens.: 522-5932.\u2022 Stress.La Société canadienne du stress tient des rencontres de support pour les personnes qui souffrent d'épuisement professionnel, d'anxiété et d'angoisse, tous les mercredis de 19 h à 20 h 30 au 1826 rue Sherbrooke Est.Les frais sont de 10 S.Rens.: 527-3523.Santé ?Groupes d'entraide \u2022 Déficients intellectuels.L'Association de Montréal pour la déficience intellectuelle invite les personnes intéressées à rencontrer l'invite, Josepht Cawthorpe, qui parlera des ressources résidentielles pour les déficients.Le mardi 8 juin à # Les cancers de la peau et comment se protéger.Le Dr Marie-Christine Roy, dermatologue, expliquera lors de la dernière conférence mensuelle de Vie Nouvelle le mardi 8 juin à 19 h 30 à l'auditorium du pavillon Jeanne-Mance, Hôtel-Dieu, 3840 Saint-Urbain.La conférence sera suivie d'une période de questions.Tous sont invités et l'entrée est gratuite.\u2022 L'environnement et l'asthme.L'Association pulmonaire du Québec offre une journée d'information sur l'environnement le vendredi 11 juin de 9 h à 16 h; et une autre journée sur l'asthme chez l'adulte et l'enfant le samedi 12 juin de 9 h a 16 h 30.Au centre Sheraton, 1201 boul.Rene-Lévesque Ouest, dans le cadre de son congrès annuel.Aucun frais d'admision.Rens.: 596-0805.?Femmes \u2022 Dîner aux allures de fêtes.Le Centre des femmes de Verdun vous invite au diner-causerie le 8 juin de 12 h à 14 h au 3993 Wellington.Au mélange de discussions, de rires jumelés au soleil (I?) et à la douce folie printanière, ajoutez une bonne dose d'envie de rencontrer d'autres femmes et vous obtenez un dîner aux allures de fêtes.Apportez votre casse-croùte et venez changer le monde.Rens.: 767-0384.\u2022 Rencontre avec deux Croates.Le Centre des femmes d'ici et d'ailleurs invite toutes les femmes à un café-rencontre avec deux femmes croates qui parleront de la situation des femmes en Croatie, le mardi 8 juin à 19 h au 7736 rue St-Denis.Inscription obligatoire au 495-7728.\u2022 Pique-nique communautaire au parc Pélican.Le Carrefour des femmes de Rosemont invite ses membres à participer à un pique-nique communautaire au parc Pélican, chacune apportant un plat à partager avec les autres.Départ du 5095.9e avenue, à 12 h.Diner à l'intérieur s'il pleut.Rens.: 525-3138.\u2022 Pique-nique.Le centre Échange entre femmes de Saint-Laurent vous invite à vous joindre au groupe pour son pique-nique le mardi 15 juin à midi au 675 Décarie.Apportez votre lunch et.vos lunettes soleil, on ne sait jamais! Rens.: 744-3513.\u2022 Fertilité.SERENA, service de régulation des naissances, organise une dernière soirée d'information sur la méthode sympto-thermique le mardi 8 juin à 20 h avant les vacances d'été.Cette soirée aura lieu au 7537 rue Saint-Hubert.352-1179.\u2022 Recherche d'emploi.Pour les femmes en recherche d'emploi.Impulsion-travail tient une reunion d'information le mercredi 16 juin à 14 h pour les femmes intéressées à une session de formation en recherche d'emploi d'une durée de 9 semaines, débutant à la mi-août.Pour vous inscrire a cette réunion d'information : 327-1363.Ces sessions s'adressent aux femmes prestataires de l'assurance-chômage ou de la sécurité du revenu, entre 30 et 55 ans.etc.La formation est donnée dans tes bureaux de Montréal-Nord.\u2022 Accouchement.Alternative Naissance vous invite à une soirée d'information intitulée « Comment soigner naturellement vos malaises durant la grossesse > le mercredi 9 juin de 19 h à 21 h au 530 rue Cherrier, métro Sherbrooke.Entrée : 7 $.Et une autre soirée, celle-là intitulée « Comment éviter les routines hospitalières lors de l'accouchement », aura lieu le mercredi 16 juin de 19 h à 21 h même lieu, même heure, même coût.Inscription au 845-8198.\u2022 Assemblée générale.Le Centre des femmes du Plateau vous invite à sa 8e assemblée générale qui se tiendra le samedi 19 juin a compter de 10 h au 5148 rue Berri.Vous êtes priées de vous inscrire d'ici le 10 juin et de préciser à À si bon prix, le rosbif a un succès boeuf à la Baie ! ï Une délicieuse assiette composée de tranches de notre célèbre rosbif, de pommes de terre, d'un légume et d'une portion de pouding du Yorkshire.Portion courante.Ord.5,99$.Portion «bonne fourchette ».Ord.6,99$.En vigueur du 7 au 12 juin.Solde 349 $ e.449 $ la portion courante la portion «bonne fourenette» OIK'rt dans les restaurants libre-scmcc la Haie de II ha 14 h 30, du lundi au \\cndrcdi; de 11 ha 15 h.le samedi: de 16 h a 19 h 30.les jeudi et vendredi soirs.Les bons de réduction et les autres rabais ne s'appliquent pas a cette offre.Magasins exceptes: Jardins Dor\\al.Carrefour Laval.Mail Champlain.Promenades Saint-Bruno et Place Ro>emcrc.r i i i i la Sur présentation de ce bon ET à l'achat D'UN METS PRINCIPAL CHAUD (À PRIX ORDINAIRE) ET D'UNE BOISSON, vous recevrez UN DEUXIÈME METS PRINCIPAL CHAUD * GRATIS! *De valeur égale ou moindre.En vigueur du 7 au 19 juin 1993, dans les restaurants libre-service participants, pendant les heures de service habituelles.Limite d'un bon par achat.Les bons de réduction et les autres rabais ne s'appliquent pas à cette offre.35aië\"| I I I J Œompagnic le laBaic tfôufcson quelle activité vous désirez participer : réflexion, diner et assemblée générale.Rens.: 273-7412.I»'AVANTAGE DES MEILLEURS PRIX Cours, ateliers \u2022 Atelier d'écriture.La période d'inscription aux cours d'été du Centre interculturel Strathearn a lieu du 7 au 21 juin au 3680 rue Jeanne-Mance.Il y a des cours pour les enfants, les adolescents et les adultes, dont l'atelier d'écriture, le dessin et la peinture, l'art floral japonais, des ateliers de musique, atelier d'argile, etc.Les coûts vont de 20 $ à 70 $.Les cours débutent dans la semaine du 5 juillet.Rens.: 872-9808.\u2022 Atelier de danse orientale.L'Association tunisienne du Canada, société de loisirs et d'activités culturelles, organise un atelier intensif de danse orientale ( danse du ventre ) comprenant folklore tunisien, égyptien et danses d'Arabie.Le samedi 12 juin de10hà17hau 1644 Saint-Hubert, métro Berri-UQAM.Coût, 35 $, incluant le repas du midi.Inscription et réservation au 955-0972.\u2022 Cours d'espagnol et de portugais.L'entraide multiculturelle Saint-Louis offre des cours d'espagnol le lundi et le mercredi du 5 juillet au 30 août, de 9 h à 11 h 30 et des cours de portugais le mardi et le jeudi du 6 juillet au 31 août, de 9 h à 11 h 30, au 120 rue Duluth Est.Frais d'inscription: 15$.Rens.: 499-0371.1 Le centre offre également des services de traduction, d'accompagnement et de rencontre sociale.\u2022 Cours de français.Le Centre communautaire de loisir Côte-des-Neiges offre des cours de français gratuits pour immigrants du lundi 28 juin au jeudi 16 septembre.Les personnes intéressées doivent s'inscrire entre le 14 et le 17 juin, de 9 h à 21 h au 5347 Côte-des-Neiges.Également atelier gratuit de francisation pour enfant d'âge préscolaire dont un parent suit un cours de français.Rens.: 733-1478.\u2022 Cours de pastorale.Le Centre de res-sourcement Laval offre un certificat collégial en intervention pastorale au niveau des paroisses dés septembre prochain.Mais pour réaliser ce projet, en collaboration avec le Collège Grasset, il faut au moins 25 personnes avant la fin juin si possible.Les personnes intéressées sont priées de d'adresser à Soeur Joanne Beaulieu, au 668-3670.Divers \u2022 Aînés.Après Cinquante ans Inc.organise une sortie au Jardin botanique et au Biodôme le mardi 8 juin, et une soirée Meurtre et Mystère le vendredi 11 juin.On peut obtenir des informations sur l'association et ses activités en se rendant au secrétariat, 5972 rue Sherbrooke Est, métro Cadillac, du lundi au vendredi, de 9 h à 17 h ou en téléphonant au 899-0810.\u2022 Aines.Les membres de Projet Changement, services aux personnes âgées, sont convoqués a leur 22e assemblée générale annuelle qui se tiendra le mercredi 16 juin à 13 h 30 au 4452 St-Hu-bert.L'ordre du jour comprend la lecture du rapport annuel, le rapport financier et élection s'il y a lieu.Rens.: 521-5145.\u2022 Assemblée publique.Auberge Madeleine, une maison d'hébergement pour femmes en difficulté, tiendra son assemblée publique d'information le jeudi 10 juin à 20 h à l'Église Unie St-James, 1435 City-Councillors.Ouvert à tous.\u2022 Défilé de mode interculturel.Le Groupe-Action contre la violence de Rivière-des-Prairies présente un défilé de mode \u2022 vêtements de maison de prestige \u2022 à l'intention du grand public, le mercredi 9 juin a 19 h au 8600 Buffet Villa Italia, 8600 Maurice-Du plessis.Coût: 15$ incluant buffet.Rens.: 648-1625.\u2022 Expo-Baz-Art.Les différents groupes et ateliers du 1710 rue Beaudry organisent les 7 et 8 juin prochain leur Expo-baz-art.Vous y trouverez des vêtements propres recyclés par l'atelier de couture, de la nourriture préparée par le groupe d'information alimentaire et divers participants ainsi que des jouets et jeux recyclés par l'atelier d'animation La Luciole.De plus, la Joujouthèque animera un atelier de fabrication de macarons.A cela s'ajoute une exposition-vente présentée par l'atelier d'artisanant.l'atelier de photo et divers artisans en bijouterie, vêtements, etc.Rens.: 596-7092.\u2022 Plein air estrien.Les Ateliers d'éducation populaire de Mercier organisent une sortie plein air au parc du mont Or-ford le 12 juin.Le départ aura lieu du 1200 Laurier Est à 8 h et le retour vers 18h.Coût: 15$.Pour information et inscription, 596-4477.\u2022 Prière et spiritualité.Journée de prière et d'enseignement spirituel avec l'abbé Jacques Ménard et le père Lucien Coutu, le samedi 12 juin de 9 h à 17 h, a la chapelle de la Réparation, 3650 boul.de la Rousselière, â Pointe-aux-Trem-bles.Célébration eucharistique à 15 h 30 présidée par Mgr Charles Valois, évèque de St-Jerôme.Rens.: 374-2444.\u2022 Randonnée pédestre.La boutique Les Baroudeurs, en collaboration avec Accès Sentiers, vous invite â une soirée d'information sur la randonnée pédestre les mercredis 9 et 16 juin à 19 h 30 au 1380 rue Fleury Est.L'entrée est libre.Rens.: 389-4787.Accès Sentiers est un organisme sans but lucratif qui offre aux individus et aux familles des randonnées pédestres dominicales, de même qu'un service de guide de randonnée.\u2022 Recherche d'emploi.L'Association des diplômées et diplômés en sciences de l'éducation de l'UQAM offre des séminaires personnalités sur la préparation a l'entrevue et sur la rédaction de curriculum vitae, deux fois par jour les 7, 9,14,16 21 et 28 juin.Chaque séminaire dure trois heures et accueille un maximum de cinq personnes et se donne au 209 rue Ste-Catherine Est, 5e étage.Les frais sont de 105 $.Rens.: 987-3144.\u2022 Retraite.L'Entraide missionnaire organise une retraite sur le thème « Les grands défis de l'Église dans le monde d'aujourd'hui ».du 31 juillet au 6 août à Ncminingue.Jean-Paul Lefebvre et Céline Martin de l'Entraide misionnaire accompagneront le groupe dans sa démarche de réflexion.Inscription, pension et taxes : 300 $.Rens.: 270-6089 ou fax 270-6156.\u2022 Les Vaillants Retraités.Les Vaillants retraités amalgamés du vêtement et du textile ( T.A.V.T.) invitent toutes les personnes concernées à leur féte annuelle « Les Vaillants en fête » le mercredi 9 juin de 11 h à 18 h au 20 boul.de Maisonneuve Ouest, à la sortie du métro Saint-Laurent.Au programme, casino, encan, expo-vente d'artisanat, danse, spectacle, casse-croùte, et à 16 h 30 la pièce « Aurore et Thédore.un peu plus tard \u2022 d'après des textes de Cration Ce-linas.Laiisez-passer, 3 $.Rens.: 844-8644.?Appel à tous \u2022 Ces objets qui pourraient servir.La Maison Adriana, organisme sans but lucratif pour le mieux-ètre des enfants du quartier Centre-Sud, recueillerait vos dons ( vêtements, vaisselle, objets divers, etc.) pour son bazar qui aura lieu les 11 et 12 juin au 2323 rue Rouen, pour sa campagne de financement.Rens.: 527-9233.\u2022 Ces articles qui vous encombrent.Les Cadets et Cadettes de l'air, escadron 518 Rosemont, ramassent tout: vaisselle, bibelots, livres, articles de sport, appareils photos, instruments de musique.Téléphonez au 376-6732 et quelqu'un passera chercher vos dons.\u2022 Vêtements trop grands ou trop petits.L'Entraide bazar permanent, 3710 rue Jean-Talon Est, vous suggère de lui donner ce qui ne vous sert plus : vêtements trop grands ou trop petits, objets qui encombrent vos armoires.bref toutes choses qui pourraient servir a gens moins favorisés.Heures : lundi, mardi, mercredi, de 10 h a 18 h; jeudi, vendredi de 10 h a 21 h; samedi de 10 h a 17 h.Rens.: 729-7160.Bénévolat \u2022 Atelier de communication.L'Atelier de communication du Comité social Centre-Sud, centre d'éducation populaire situé au 1710 rue Beaudry, organisme communautaire sans but lucratif, est à la recherche de deux bénévoles pour faire la sonorisation de conférences, fêtes, événements publics de tous genres.Les personnes intéressées .Ariane Pelletier au 596-7098.\u2022 Bénévolat international.Carrefour Canadien International tient une soirée d'information sur les stages de travail bénévoles de 2 a 6 mois dans le cadre d'échanges interculturels avec plus de 30 pays.La soirée d'information se tient ce soir 7 juin a 19 h au YMCA du 1450 rue Stanley.Rens.: 934-3716.Carrefour Canadien International est un organisme sans but lucratif qui a pour but de promouvoir l'éducation et le développement international au Canada et outre-mer.\u2022 Bénévolat hospitalier.Un centre hospitalier recherche des bénévoles pour sortir deux bénéficiaires à l'extérieur par beau temps, ces deux patients sont a l'hôpital depuis plus de cent jours et apprécieraient ces sorties.Rens.: Le Centre d'action bénévole de Montréal, au 866-3351.\u2022 Bénévolat olympique.On demande des bénévoles pour aider de jeunes athlètes avec déficience intellectuelle durant les jeux olympiques spéciaux qui se tiendront le 12 juin a Montréal.Les tâches sont variées : personnel de sécurité, chronométreur pour les sports et aide directe aux athlètes.Rens.: Michèle au 866-3351.\u2022 Journée plein air.Le Parrainage civique de lest de l'île de Montréal, qui a maintenant pignon sur rue au 5797 rue Hochelaga, a un urgent besoin de bénévoles pour faire de l'accompagnement lors d'une journée de plein air le samedi 12 juin au Centre de la nature de Laval.Rens.: 255-1054.e Accompagnateurs demandes.Le Centre de bénévolat de la Rive-Sud a besoin de de bénévoles pour accompagner des personnes dans leurs déplacement a l'épicerie, la banque ou pour magasiner, a raison de quelques heures par semaine.Ce service pourrait se faire en même temps que vos déplacements personnels.Rens.: 463-6130.\u2022 Bénévolat périnatal.Le projet SANTÉ Pêrinatalité a besoin de personnes disposées à offrir quelques heures par semaine ci c\\6e pour les nouvelles mamans dans le besoin, et leur enfant. ce sujet, une soirée d'information aura lieu le mercredi 9 juin à 19 h lu 1280B rue Berri.Pour informations complémentaires : Louise Monette au 273-7558.\u2022 Travail de bureau.Un groupe d'entraide et d'information aurait besoin de bénévoles bilingues pour du travail de bureau : accueil, téléphone, courrier, classement, petite comptabilité.Plateau Mont-Royal.Rens.: Service bénévole de l'est au 523-6599.GRANDE VENTE ANNUELLE CADILLAC 1993 La grande vente annuelle Cadillac de Park Avenue est présentement en cours.Venez profiter de notre très grand choix parmi tous nos modèles Cadillac 1993 en inventaire.Modèles disponibles 14 Scvillc STS, 9 Sedan de Ville, 1 Coupe de Ville, 5 Sbcty Spécial, 3 Eldorado Touring, 1 Allante.À ST-LÉONARD RUE JEAN-TALON E.ANGLE VIAU 725-981 1 Park Avenue «ON NE SORT PAS À PIED DE CHEZ PARK AVENUE» ¦t.y "]
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