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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1993-06-03, Collections de BAnQ.

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[" D D Informations nationales LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 3 JUIN 1993 Une loi qui fait du Québec «une grosse minorité francophone», selon la CSN CILLES NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC our Gérald Larose, qui tc-mr^ moignait hier devant la commission de la culture, le projet de loi Ryan est bien plus qu'une question de langue d'affichage: «C'est la décision du gouvernement de mettre en place les conditions pour que le Québec puisse rentrer dans le cadre canadien comme une grosse minorité francophone, mais avec les mêmes droits que les autres.» S'adressant à Claude Ryan, le président de la CSN a accusé le gouvernement de «s'asseoir sur sa majorité gouvernementale» pour réaliser avec le projet de loi 86 «ce qu'ils n'ont pas réussi en 1982, ce que le gouvernement n'a pas réussi avec Meech, ce qu'il n'a pas réussi avec Charlottctown ».«Vous avez été battu à plate coulure à chaque fois, mais vous y allez par le biais de l'Assemblée nationale, l'assemblée démocratiquement élue comme vous dite, mais vous jouez avec des essentiels d'un peuple.» Reconnaissant au gouvernement le droit démocratique de procéder ainsi, M.Larose a quand lui mis en doute la légitimité du projet par rapport à son «enjeu capital».Abordant la question de l'avis exprimé par le Comité des droits de l'homme de l'ONU, qui est souvent évoqué, Gérald Larose a soutenu que l'organisme n'avait pas de compétence pour entendre les plaintes de corporations.Il a ajouté que « 16 lignes» pour condamner une charte fondamentale pour le Québec, cela lui paraissait pour le moins «léger».Il a dit de cet avis qu'on pouvait en faire ce qu'on voulait.Gérald Larose qu'il y allait de «notre responsabilité collective».M.Larose s'étonne de la rapidité avec laquelle le gouvernement s'est appliqué à se conformer à cette opinion.«On n'aura jamais vu un gouvernement se précipiter aussi rapidement pour obéir à un avis (.) On y est allé avec une précipitation suspecte.Moi, je pense que c'est une précipitation bassement partisane et ça ne sert pas les intérêts du Québec, mais je dirais même que ça ne servira pas à terme les intérêts du parti qui porte ce projet à l'heure actuelle», a indiqué le chef syndical.Bref, la CSN recommande le retrait du projet de loi, invite le gouvernement à recourir à la clause dérogatoire en matière d'affichage commercial, à prendre les mesures pour insuffler une vigueur nouvelle à la francisation des entreprises, et elle demande au PQ «qui pourrait se voir confier la direction d'un prochain gouvernement» de s'engager solennellement à retirer dans toutes ses parties l'actuel projet de loi.en rétablissant dans toutes ses dispositions la Charte de la langue française.Le PQ craint l'anglicisation du secteur français des écoles protestantes DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUEBEC elon le Parti québécois, les allophones du secteur français de la Commission des écoles protestantes de Montréal seront poussés vers l'anglicisation avec les dispositions du projet de loi 86.En Chambre hier, le critique péquiste en matière d'éducation, Jacques Brassard, a relevé l'intention du ministre de l'Éducation, Lucienne Robillard, de confier aux commissions scolaires le soin d'établir les modalités des nouveaux programmes d'apprentissage de l'anglais langue seconde, prévus par le projet de loi 86.Cette mesure contient, selon lui, des risques de «dérapage dangereux où l'on plongerait des milliers d'élèves dans une situation de double immersion».Avec une langue maternelle qui n'est ni le français ni l'anglais, ces élèves se retrouveraient en «double immersion», une «absurdité pédagogique» si, comme il faut le prévoir, la Commission des écoles protestantes ouvrait largement la porte à l'immersion en anglais UUIIJ .-v .nui ¦ » uiiyui 'V.-.Des 100 000 élèves de la PSBGM, la commission scolaire protestante du Montréal métro- politain, 15 000 environ sont dans des écoles francophones.Soutenant que la situation était fort différente à Montréal, Mme Robillard avait affirmé, la veille, qu'il ne serait pas question de normes pour l'ensemble du Québec et que les commissions scolaires pourraient décider du genre d'immersion le plus pertinent pour leur clientèle.Dans le milieu des commissions scolaires, on reconnaît qu'il y a beaucoup de points d'interrogation autour des intentions du gouvernement relativement à l'immersion en langue seconde.Sans paramètres, les dispositions de la loi paraissent improvisées.Mais il en irait autrement si on les balisait en précisant, par exemple, que cette immersion ne peut survenir que durant quelques années précises.Selon M.Brassard, les éducateurs de la CECM ont souligné récemment que ce régime serait néfaste, «une absurdité pédagogique» pour les enfants d'immigrants.La ministre Robillard estime, de son côté, qu'il faudra attendre de voir les modalités qui seront prévues au régime pédagogique pour encadrer ces initiatives.Se-ion elle, ii faut d'abord garder les yeux sur l'objectif: une amélioration importante de l'apprentissage de la langue seconde.L'ombre de Trudeau continue de planer sur Mulroney W ombre de Trudeau continue de planer sur Brian Mulroney, révèle un sondage effectué récemment par l'Institut Gallup.À la question de savoir lequel des deux avait été le meilleur premier ministre du Canada, 62 pour cent des répondants ont choisi Pierre Trudeau de préférence à Brian Mulroney.Vingt-et-un pour cent ont opté pour Mulroney (une augmentation de six pour cent sur 1990), tandis que 11 pour cent affirmaient qu'ils avaient été l'un et l'autre aussi mauvais pour le pays ( une baisse de 5 pour cent sur 1990), et que six pour cent ne formulaient aucune opinion.La popularité de Pierre Trudeau varie selon les diverses régions.Alors que 71 pour cent des résidants des provinces de l'Atlantique pensent qu'il fut un meilleur premier ministre que Mulroney, cette proportion tombe à 69 pour cent en Ontario, à 68 pour cent en Colombie-Britannique et à 57 pour cent dans les provinces des Prairies.Cinquante r%r\\nr r»»nt des Québécois psrîs-gent cet avis, tandis aue 31 pour cent disent préférer Mulroney.SONDAGE GALLUP\t\t HÉ\t\t Affichage : le PE invitera Ottawa à désavouer la loi GILLES NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC Le Parti égalité ne veut pas de la prédominance du français dans l'affichage commercial et si le projet de loi 86 n'est pas amendé en conséquence, il demandera formellement à Ottawa d'utiliser son pouvoir de désaveu à rencontre de cette disposition.C'est ce qu'a déclaré en commission parlementaire, hier, le président du dernier groupe invité à faire connaître son point de vue sur le projet de loi 86, Keith Henderson, qui a aussi réclamé l'entière liberté de choix de la langue d'enseignement aux enfants du Québec.Dimanche dernier, Alliance Québec s'était prononcé en faveur de l'accès à l'école anglaise sans restriction.«La bataille de la langue est finie.Fille a été gagnée par les francophones», a soutenu M.Henderson, qui ne croit nullement que le libre accès à l'école anglaise puisse affaiblir la condition de la francophonie au Québec.Le président du PE soutient que le quatrième alinéa de l'article 17 du projet de loi 86 \u2014 fixant la prédominance du français dans la langue d'affichage \u2014 accorde au gouvernement du Québec le pouvoir de restreindre d'une manière illégale le droit à la lilberté commerciale, et il invite le ministre Claude Ryan à le soumettre à la Cour suprême, avant de procéder à l'adoption finale à l'Assemblée nationale.Le pouvoir de désaveu du gouvernement fédéral, auquel se propose de faire appel le Parti égalité, advenant l'adoption du projet sans le retrait de cette disposition sur la prédominance du français, n'a pas été employé depuis une soixantaine d'années.Ce qui ne l'invalide pas pour autant, soutient M.Henderson.Le président du parti anglophone a ajouté qu'il apporterait toute l'aide nécessaire à des commerçants qui voudraient contester cette disposition devant les tribunaux.«Pensez-y comme il faut avant d'aller devant les tribunaux.Je ne suis pas certain que cela servirait votre communauté», a rétorqué M.Ryan.«Nous considérons que cette ouverture sera appréciée par vos compatriotes.Mais si vous allez devant les tribunaux, il nous fera plaisir de vous y retrouver.Nous sommes habitués et nous gagnons toutes nos causes, le gouvernement», a prévenu M.Ryan Quelques minutes plus tard, à la clôture des travaux de la commission, le ministre a ajouté: «|e ne supplierai jamais une minorité de ne pas dire ce qu'elle pense.Je lui demande simplement d'accepter que nous fassions la même chose.Si elle veut continuer à réclamer des choses auxquelles je ne suis pas disposé à souscrire, qu'elle continue de le faire.C'est comme ça que fonctionne la démocratie.» Il a indiqué qu'il apporterait certaines modifications, consistant en l'inscription de certaines limites et qu'il veillerait à ce que le français soit plus sûrement protégé en milieu de travail, en matière de décisions arbitrales.Lors d'une allocution qu'il prononçait récemment devant plus de 300 partisans conservateurs au Château-Laurier, le premier ministre a donné à son auditoire une leçon d'histoire où abondaient les critiques dirigées contre Pierre Trudeau et qui visait à montrer qu'il avait raison et que Trudeau avait eu tort.Trudeau, selon Mulroney, a fait fi de la menace du séparatisme québécois.Pour lui, les accords du lac Meech et de Charlottetown demeurent des accomplissements qui ont renforcé la cause de l'unité canadienne.Il est intéressant de noter que l'instruction joue un rôle important dans cette question.En effet, alors que 64 pour cent des répondants ayant reçu une instruction secondaire pensent que Pierre Trudeau fut un meilleur premier ministre que Brian Mulroney, .II.» lArnnnrli.!-! f.tf.'ilit f\\Q nMllf w w » %% | - \u2022 w ma w * \u2022 - »- \u2022 \u2022 \u2022 \u2014 cent parmi les diplômés d'université.PHOTO R6UTER La ministre des Affaires exétrieures, Barbara McDougall, était venue appuyer Jean Charest, hier, devant l'Empire Club de Toronto.Charest, le candidat téflon MARIE-CLAUDE LORTIE TORONTO éme s'il est très clair que les agissements et paroles de Kim Campbell ont été scrutés de façon beaucoup plus serrée que ceux de Jean Charest, première place dans la course oblige, c'est aussi grâce à l'adresse politique remarquable du ministre de l'Environnement qu'on a pu assister, de son côté, à une campagne jusqu'à présent sans bavure.Hier encore à Toronto.Jean Charest a bien démontré a quel point il maîtrise l'art de projeter une assurance solide sans pour autant avoir l'air arro- nn r% i ,,i , , , t \u2022 , ., t !'.».-, .J.» .» .i, w».àUiiUUl i Un uw «iv, puo prendre de risque et de s'esquiver des situations potentiellement embarassantes, en les renversant souvent élégamment à son avantage.Le tout, sans parler de façon vraiment plus précise de ses politiques que sa principale compétit et en appuyant lui aussi se «cours sur un concept assez î.Elle parle de «nouvelle politique», lui de «rendre l'espoir».Hier, par exemple, tout de suite après avoir prononcé un discours à l'Empire club de Toronto où environ 600 convives étaient venus l'entendre résumer les grandes lignes de son programme, M.Layton.un candidat néo-démocrate de la région de Toronto, attendait M.Charest.Il voulait lui demander pourquoi un rapport gouvernemental, peut-être très critique sur les politiques fédérales concernant les changements climatiques, n'avait pas encore été rendu public.Le néo-démocrate avait préparé un communiqué de presse, il avait parlé de son projet de confronter M.Charest à plusieurs journalistes.Son offensive était bien préparée.L'homme intercepte donc M.Charest après sa rencontre avec les journalistes et se présente: |ack Layton « Ah, mais vous êtes le fils de Bob», de lancer M.Charest.Roh I jivfon «>çt lo dtetlté OOfl- servateur de Lachine, qui ap- puie M.Charest.Du coup le candidat au leadership commençait une série de blagues, enjoignant M.Layton, le fils, à se rallier à son équipe lui aussi.Le fils a eu à peine le temps d'exiger que le ministre présente publiquement le fameux rapport que M.Charest l'avait déjà pris par l'épaule comme un vieux copain, le tout, devant les caméras de télévision et les appareils photographiques, évidemment.Le ministre l'a ensuite quitté en lui lançant à la blague: «Si je t'envoie le rapport, est-ce que tu promets de te rallier à mon équipe?».Bref, M.Charest s'est sorti admirablement de la situation en évitant une confrontation politique avec un membre d'un autre parti.Le tout est passé comme du beurre dans îa poêle et malgré les questions des journalistes, on n'a jamais rien su au sujet du fameux rapport.Sur ce terrain, Mme Campbell, celle qui clame le plus fort depuis le début de la campagne qu'il faut cesser de faire de la politique un vaste champ de bataille, a quant à elle perdu beaucoup de points.Pas parce qu'elle a eu des prises de bec ca-rabinées avec des membres d'autres partis mais parce qu'elle a lancé, à la fin d'un débat, qu'il y avait au pays des «ennemis des Canadiens» qui ne partageaient pas avec elle certaines idées sur l'économie.Toutes ses paroles sur la nécessité d'ouverture ont alors perdu instantanément beaucoup de crédibilité.Pendant ce temps-là, Jean Charest expliquait de son côté calmement qu'il fallait cesser de toujours considérer obligatoirement mauvaises les idées des autres partis, etc.Hier encore, toujours à la sortie du discours, M.Charest a été interrogé sur les résultats d'un sondage publié le matin dans le Financial post.Le sondage, effectué c -jrès de plus de 400 délégués, indique qu'il pourrait gagner la course lors d'un deuxième tour de scrutin nu congrès ln semni- ne prochaine.Alors que les membres de son équipe, dans les coulisses, cachaient mal à quel point ils jubilaient, le candidat s'est montré plus que sobre et prudent.«Nous allons être très prudents au sujet des sondages parce que les sondages montrent seulement des tendances, pas des résultats.Nous sommes toujours en seconde place dans cette course, nous n'allons pas prendre quoi que ce soit pour acquis», a-t-il déclaré avant d'expliquer comment il savait que le travail ardu d'explication mené sur le terrain auprès des délégués finirait par porter fruit.Comme d'habitude, M.Charest s'est avancé sur le terrain en combinant confiance et extrême prudence, un terrain ou Kim Campbell, en revanche, a perdu beaucoup de points.On se rappelle en effet qu'elle avait causé une commotion en déclarant à la fin de la période de sélection des délégués qu'elle comptait sur une victoire au premier tour et qu'elle avait déjà des idées au sujet de sa date d'arrivée au 24 Sussex, comme si son élection était chose faite.Autre technique utilisée très souvent par le ministre pour se sortir du pétrin: les réponses style «je n'ai pas lu le document».C'est ainsi qu'il a réussi à ne jamais commenter le fameux article aux citations controversées de Mme Campbell.Hier, c'est aussi de cette façon qu'il a réussi à ne pas s'avancer sur un communiqué de presse émis par un député appuyant Kim Campbell, qui prétend que les politiques de M.Charest coûteront cinq milliards de dollars aux contribuables en quatre ans.Élégamment, il a admis que c'était probablement le symptôme d'une certaine déconfiture chez ses opposants qu'on en soit rendu à ces tactiques pour déstabiliser l'adversaire.Mais il n'en n'a pas remis.Et il n'a jamais dit quelle serait effectivement !s note toîsle de ses nouvelles politiques.Le gouvernement entreprend un chemin ardu avec son projet de loi 86 GILLES NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC Le projet de loi 86 a franchi non sans peine une première étape, ia commission de ia culture ayant fini d'en faire l'étude préliminaire, mais le chemin qui reste à parcourir sera pour le moins ardu: au parlement, le Parti québécois fera l'impossible pour retarder son adoption à défaut de pouvoir l'empêcher, et au dehors, la coalition des opposants, formée autour du Mouvement Québec Français, du PQ et du Bloc québécois, s'appliquera à le discréditer.L'un des objectifs majeurs que vise le ministre responsable de l'application de la Charte de la langue française, Claude Ryan, est loin d'être à sa portée si l'on considère que le Parti égalité, représentatif d'une communauté qui a fait élire quatre députés, est venu hier exprimer de sérieuses réserves: le président de la formation, Keith Henderson, a réclamé la disparition de la notion de prédominance du français dans l'affichage public, et la reconnaissance de l'entière liberté de choix de la langue d'enseignement pour tous les enfants du Québec.Seulement 22 des 42 organismes invités ont été entendus, ce à quoi il faut ajouter le Parti égalité, qui n'avait pas été invité mais que le ministre Ryan, avec la collaboration de l'opposition péquiste, a fini par accepter.Dix-neuf groupes ont décliné l'invitation, dont les unions municipales.À l'issue de la dernière séance, la porte-parole de l'opposition en matière linguistique, Jeanne Blackburn, a fait état de «l'Improvisation regrettable, déplorable et douteuse» qui a marqué l'organisation des travaux, et elle a dit regretter l'absence de divers groupes, en particulier plusieurs communautés culturelles établies plus récemment que d'autres au Québec.Elle a aussi mentionné l'absence des jeunes de même que celle de tout expert.Elle a noté que plusieurs invités ont reproché au ministre de n'avoir pas soumis à la commission les règlements d'application de la loi.Elle a observé que ceux qui combattent la loi 101 ont signifié que le projet Ryan est «un premier pas» et qu'ils n'auront de cesse que lorsque le libre accès à l'enseignement en anglais aura été accordé.Le député Robert Libman, du Parti égalité, a souligné que les témoignages entendus étaient «intelligents, de bon niveau» et que le ton n'a pas été «trop haut».Il déduit de ce qu'il a entendu que «la majorité des Québécois sont prêts à apporter des assouplissements à la Charte de la langue française».Le parrain du projet, Claude Ryan, s'est dit convaincu, comme il l'a répété à maintes occasions durant ces trois semaines, que sa législation est d'une «portée très modérée qui est très précisément circonscrite, avec la plus grande prudence».«On a tente de laisser croire que le projet de loi constituait un changement en profondeur de la Charte, mais ce qui a été entendu ici indique le contraire (.) 11 s'agit d'une adaptation à une réalité nouvelle», a-t-il dit.Lundi, le projet de loi 86 sera donc ramené devant l'Assemblée nationale, pour y franchir l'étape de l'adoption de principe.Une étape au cours de laquelle le PQ fera l'impossible pour retarder son cheminement, en invitant ses députés à utiliser tout le temps de parole auquel ils ont droit.Selon nos sources, diverses motions seront présentées, motions de report et d'ajournement notamment, d'appel au vote enregistré, etc.Au bout de l'exercice, le projet de loi reviendra en commission parlementaire pour y être étudié article par article.Il reviendra ensuite en chambre pour la prise en considération du rapport de la commission et pour l'adoption finale.Dans ces conditions, il sera difficile au gouvernement de faire adopter le projet pour le 18 juin.Il se pourrait donc que la session finisse plus près de la date limite du 23 juin.s.' Autres informations en pages B7 et B8 ~-:-r~ Éditorial Paul Desmarals président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins éditeur adjoint directeur de l'information Alain Dubuc* ?\" éditorialiste en chef Dénatalité et périnatalité sur toile de fond de pauvreté ¦Ma Des données du recensement de 1991 de Statistique Canada, rendues publiques cette semaine, indiquent que les francophones font moins d'enfants que les anglophones au Québec.Elles montrent aussi, qu'à travers le Canada, on constate chez les deux groupes une importante diminution du nombre des naissances, au cours des dix dernières années.La semaine dernière, le document de politique périnatale du gouvernement québécois révélait qu'au Québec, en 1991, un bébé sur cinq est né dans la pauvreté, un sur dix dans la misère.Le problème de la natalité n'est donc pas seulement un problème de quantité, mais aussi, et surtout, un problème de qualité.On naît moins, et on naît moins bien.Les deux problèmes sont intimement liés.Car, on ne corrigera jamais les déséquilibres de la natalité si on ne modifie pas radicalement les conditions dans lesquelles naissent et se développent les enfants.Les rapports entre la dénatalité et la pauvreté ont été maintes fois soulignés, au cours des dernières années, tant dans l'étude dirigée par le psychologue Camille Bouchard, sous le titre « Pour un Québec fou de ses enfants», que dans le rapport présenté par le ministre Benoît Bouchard, sur le sort des en- fants pauvres au Canada.Deux documents publiés en décembre 1991.C'est le même drame que décrivent les chiffres sur la périnatalité, tirés du document «Protéger la naissance, soutenir les parents: un engagement collectif», présenté par le ministre Marc-Yvan Côté, la semaine dernière, à Québec.L'avenir de toute la société québécoise est tributaire de l'importance qui doit être accordée à la promotion de la santé, de la natalité et du bien-être des familles.C'est un devoir d'État de s'engager à soutenir les familles et les enfants dans leur épanouissement, quel que soit leur milieu de vie.On aura beau multiplier les études et éplucher les rapports, proposer des solutions, il existe de lourds irritants bien identifiés, qui n'incitent pas les femmes à devenir enceintes.L'absence d'un réseau national de garderies et la monoparentalité féminine, qui augmente et appauvrit, pour ne nommer que ces deux problèmes.Et s'il est essentiel de protéger les acquis des dernières années, l'ambitieux virage en périnatalité proposé par un groupe de travail et endossé par le ministre responsable nécessitera de sérieux efforts de concertation et de communion des ressources pour favoriser, entre autres, une plus grande équité.Ce qui plaît dans le projet du ministre, ce sont ses objectifs.Simples et faisables et s'étalant sur neuf ans.Favoriser les naissances de qualité, les encourager en réduisant le taux des naissances prématurées, celui des bébés à petit poids, le nombre de grossesses chez les adolescentes de 14 à 17 ans et en diminuant les taux d'interventions obstétricales \u2014 césariennes et épisiotomies \u2014 dans l'ensemble du Québec.Offrir plus de supports de qualité aux femmes enceintes et aux nouveaux parents, articulant ces services autour des CLSC.Valoriser le rôle des parents.Arrimer, enfin, le projet expérimental des sages-femmes.Mener des campagnes de sensibilisation auprès des employeurs sur les besoins des femmes enceintes qui travaillent ou qui allaitent.Améliorer les politiques actuelles de congés parentaux et les services de garde en milieu de travail.Offrir un soutien post-natal.Par ailleurs, si la politique de périnatalité veut mettre l'accent sur l'encadrement et la qualité de cette étape cruciale de la vie qu'est la naissance, elle devra être assujettie à un suivi rigoureux.Parce que reconnaître, dans une politique, la valeur sociale du nouveau-né, de la maternité et de la paternité, n'est qu'une étape.Importante certes.Mais qui n'est que le début d'un long voyage jusqu'à la maturité de l'enfant.Naître, c'est un premier cadeau.Naître en santé, c'en est un second.Mais grandir et se développer dans un environnement sain, c'est le troisième cadeau auquel devraient avoir droit, tous les enfants.Claudette TOUCAS ¦ a pire colère qu'a suscitée le budget du ministre Gérard D.I Levesque n'a pas été déclenchée par la surtaxe qui frappe Ëaa les mieux nantis, mais par la façon dont le fisc viendra chercher cet argent dans nos poches.Cette surtaxe, 5% des impôts qui dépassent 5 000 $ et un autre 5% des impôts qui dépassent 10 000 $, a été annoncée le 20 mai.Mais elle s'applique sur les revenus gagnés depuis le premier janvier.Et pour coiffer le tout, comme on ne commencera à la payer qu'en juillet, on la paiera en double pour rembourser ce qui est dû depuis le début de l'année.C'est ce principe de rétroactivité qui a fait bondir.Ça ne se fait pas de modifier à posteriori des règles du jeu, que tout le monde a respectées en toute bonne foi.Pourquoi ne pas décréter des hausses d'impôt pour.1991?Ou pourquoi GM ne réclame-t-el!e pas des montants additionnels aux acheteurs de l'an dernier, au nom d'une hausse rétroactive du prix des voitures?Cette colère ne porte pas sur l'argent.Québec aurait fort bien pu aller chercher les sommes qui lui manquaient sans avoir recours à la rétroactivité, par exemple en décrétant des surtaxes de 10% à partir de juillet.Les 18% de contribuables québécois frappés par cette surtaxe, qui fait vraiment mal quand les revenus dépassent 75 000 S, auraient payé la même chose.Mais c'est une question de principe, qui n'a rien de futile.Cette colère face à cette façon de fonctionner tout à fait anormale porte, en fait, sur le mépris des fonctionnaires pour les citoyens et sur le message malsain qu'on envoie: celui que le fisc et l'État peuvent tout se permettre et utiliser des moyens inacceptables, qu'ils sont au dessus des lois et des conventions qui régissent notre société.Quand on exige un sacrifice des gens, la moindre des choses, c'est de les traiter avec respect.C'est une grosse gaffe du ministre Levesque, qui alimente la méfiance et le ressentiment des citoyens et qui élargit ainsi le gouffre qui sépare la population du pouvoir, principal facteur de paralysie et d'impuissance de l'État.Alain DtlBUG L'arbre et la forêt Autant l'administration du maire Jean Doré est douée pour produire des plans «songes» et des politiques inattaquables, autant elle perd tous ses moyens dès qu'il s'agit de les mettre en vigueur.C'est la première constatation qui s'impose devant la controverse entourant la construction du futur pavillon des HEC, sur un terrain boisé du collège Bré-beuf, au pied du mont Royal.Car, au-delà des mérites mêmes de ce projet, la manière dont celui-ci a été traité à l'hôtel de Ville constitue une contradiction flagrante avec tout ce que l'administration Doré a dit et écrit sur la montagne depuis son accession au pouvoir.Le futur pavillon des HEC, tel qu'approuvé par les autorités municipales, grugerait le tiers de la mini-forêt du collège Brébeuf.Cet-mmsÊÊÊÊmmm te forêt ne fait pas à proprement parler partie du parc du mont Royal.Mais, dès 1987, l'administration Doré l'a incluse dans la «zone patrimoniale» qui englobe la montagne.Les arbres qui poussent dans cette zone sont, en principe, soumis à une protection à toute épreuve.Qui plus est, le plan d'urbanisme du quartier Côte-des-Neiges spécifie que le boisé doit être, non seulement préservé, mais rendu plus accessible au public.Paradoxalement, les défenseurs du projet des HEC utilisent les difficultés d'accès du boisé pour discréditer sa valeur et minimiser l'impact de la construction.L'argument est le suivant: puisque peu de gens peuvent profiter du terrain, les Montréalais n'ont pas grand chose à perdre.La logique de la «vision» du mont Royal telle que concoctée par l'administration Doré était pourtant à l'opposé: il y a un bois, il faut s'assurer que la population puisse en profiter.De beaux principes que la Ville a, de toute évidence, oubliés: le projet a été entériné sans égard aucun pour le plan d'urbanisme que l'équipe Doré considère comme l'une de ses grandes réalisations.L'administration du RCM était tout aussi f ière de son initiative de « concertation » entre les deux autres villes et les six institutions qui se partagent les flans de la montagne.Il y a quatre ans, une entente était signée entre tout ce beau monde.Fini le chacun pour soi : les projets de développement des universités ou hôpitaux qui empiètent sur la montagne seraient dorénavant soumis à un comité qui verrait à s'assurer d'un développement cohérent.La réalité, c'est que les HEC ont pu acquérir le terrain de Brébeuf, engager des architectes et obtenir le feu vert de la Ville sans aucune discussion avec quelque comité que ce soit.Que le projet n'a été scruté que d'un strict point de vue architectural.Qu'il a été soumis à la population lors d'une consultation-bidon.Pour la vision d'ensemble, il faudra repasser.Y a-t-il moyen de construire la future école sans empiéter sur le boisé?Peut-être que oui, peut-être que non.Ce qui est clair, c'est que la Ville n'a même pas cherché à le savoir.Et que derrière «l'arbre» des HEC, on trouve une grosse forêt: ceiie dans laquelle l'administration Doré s'égare chaque fois qu'elle doit prendre une décision.Agnès gruda -L-k DROITS RÉSERVES Si Québec avait écouté les tribunaux, il aurait évité cinq ans de discorde i l'.uir '4.11 t.J MARCEL ADAM adressant, samedi dernier, aux membres d'Alliance Québec réunis en congrès à Sainte-Adèle, l'ex-juge en chef de la Cour supérieure, Jules Deschênes, a commenté certaines dispositions du projet de Loi 86 modifiant la Loi 101.Supposant que sera adoptée cette loi qui élimine l'interdiction d'utiliser toute autre langue que le français dans l'affichage commercial public, Me Deschênes rappelle que cette correction insiste pour que le français soit «nettement prédominant».Ce qui est exactement ce que recommandait la Cour suprême dans son arrêt judiciaire de 1988.Mais parce qu'il n'a pas été respecté, remarque-t-il, il en est résulté cinq ans de discorde.«Si cet avis des tribunaux avait été suivi, on aurait évité des débats stériles et acrimonieux.Le gouvernement du Québec décida plutôt de maintenir sa politique linguistique et fit adopter la Loi 178 avec sa clause dérogatoire, dans le but exprès de se soustraire aux décisions judiciaires.«On commit la répercussion extrêmement défavorable à cette ioi à travers ie Canada.Pour ma part, j'ai toujours cru que, n'eut été de cette Loi 178, l'Ac- cord du lac Meech aurait connu un sort différent.» Plusieurs observateurs partagent cette opinion.Outre d'avoir peut-être porté un coup mortel à l'accord Meech, en fournissant aux Canadiens hors Québec l'occasion de punir ce gouvernement en rejetant l'entente constitutionnelle à laquelle il paraissait tellement tenir, cette législation a causé un dommage considérable à la réputation du Québec.Davantage même que la Loi 101.Du fait qu'elle était plus insultante, en faisant de l'anglais une langue acceptable en-dedans mais pas montrable au-de-hors.Et plus hypocrite aussi, ayant été adoptée par un gouvernement soi-disant fédéraliste qui prétendait refléter mieux que son prédécesseur péquiste ce Québec d'une générosité exemplaire.Après lui avoir fait perdre la réputation de tolérance qui le justifiait de donner mauvaise conscience aux Canadiens des autres provinces qui maltrai-trent leurs minorités françaises, la Loi 178 a valu au Québec une censure des Nations unies qui a gravement terni son image de marque sur la scène internationale.Parce que la Loi 178 bannissait de l'affichage public toutes les langues excepté le français, dit l'ancien juge, clic disait aux Anglais aussi bien qu'à toutes ies coiiimuiittuics tic ccitc pïû- vinec: vous êtes bienvenus, mais votre langue maternelle ne doit apparaître nulle part en public.«C'était un coup dévastateur porté à tous ces gens paisibles qui avaient décidé de s'établir au Québec et de s'intégrer à la société québécoise, tout en conservant leurs caractéristiques originales et ainsi contribuer à l'enrichissement de notre société.» Me Deschênes a aussi commenté brièvement la disposition législative du projet de Loi 86 relatif au statut linguistique des municipalités.Les municipalités qui fournissent leurs services à des non francophones continueront d'être reconnues par l'Office de la langue française.Il note cependant que la nouvelle disposition maintient l'exigence que ces personnes soient «en majorité».«Si je comprends bien la loi, remarque-t-il, il faut que la minorité soit majoritaire pour qu'une municipalité soit reconnue et que la 'minorité' puisse recevoir, de droit, des services dans sa langue: l'exigence parait tout à fait incongrue.» Me Deschênes aurait, dit-on, déçu visiblement une partie de son auditoire en osant dire q je «la communauté de langue anglaise devra compter sur ses propres forces pour combler les rangs de sa population scolaire».Elle ne peut espérer obtenir, selon lui, l'ouverture de ses écoles aux immigrants dans un «avenir prévisible».Et de rappeler qu'en accord avec l'opinion de la majorité de l'opinion franco-québécoise et l'avis du Conseil de la langue française, le gouvernement a exclu cette mesure de son projet de Loi 86.Si Alliance Québec espérait entendre un autre son de cloche de Me Deschênes à ce chapitre, c'est sans doute qu'elle ignorait ce qu'il avait dit à Québec en décembre 1991.Devant la commission parlementaire traitant des questions relatives à la souveraineté, le juriste s'était demandé s'il est socialement et politiquement opportun de perpétuer le système scolaire de cette minorité avec des fonds publics.Disant douter que ce soit le genre d'obligation qu'un Québec indépendant voudrait se donner, il avait dit ne pas voir pourquoi le nouvel État souverain voudrait aller plus loin que ce à quoi l'obligeraient dans ce domaine-là les ententes internationales.Plutôt que de perpétuer l'état actuel des choses \u2014 qui serait contraire, disait-il, au principe des législations constitutionel-les \u2014, il favoriserait des accords de réciprocité en vertu desquels le Québec traiterait sa minorité anglophone comme le Canada traite ses minorités françaises.Si Alliance Québec ignore ce propos, elle ignore sans doute aussi que ce sont les députés pc-quistes Brassard et Black h uni qui ont argumenté contre ce point de vue, et plaidé pour la perpétuation des droits scolai- \u2022\u2022oc nauto anglophone dans un Québec souverain. Lysiane Gagnon LA PRESSE.MONTRÉAL, JEUDI 3 JUIN 1993 Opinions Esther Delisle et l'abbé Lionel Croulx: une recherche incomplète et partiale JEAN-FRANÇOIS NADEAU L'auteur est étudiant de maîtrise en Science politique.Après la parution de son livre, Le Traître et le Juif, version abrégée de sa thèse de doctorat, Esther Delisle dut être surprise de voir son ouvrage susciter un si grand nombre de commentaires superficiels.En effet, peu de commentateurs se sont attardés véritablement au fond de son travail.On s'est plutôt perdu dans des dédales de considérations, souvent extérieures à l'ouvrage, presque toujours superficielles et émotives.De Mordecai Richler, qui utilise à ses fins la recherche de Delisle, à Jean Éthier-Blais, qui voit en Delisle une «ennemie du Québec», presque tout y a passé.La lecture de l'ouvrage est laborieuse.Le texte est surchargé de citations.Les redites sont courantes.Le lecteur attentif notera que plusieurs citations sont sans références ou que les références sont erronées.Dans La Presse du 18 février 1993, Lysiane Gagnon écrit «qu'une fois surmontées les difficultés de lecture, on arrive à l'essentiel».Mais justement, sur l'essentiel, elle ne dit pas grand chose: que Groulx ait été antisémite, d'autres l'avaient écrit avant Esther Delisle.Dans Le Devoir du 16 mars 1993, toujours sans mot dire sur le travail lui-même, Pasquaîe Turbide élève Delisle au rang des intellectuels incompris et brimés.Le quotidien The Gazette y est aussi allé d'articles sur le même ton, sans analyser le fond du travail.De fil en aiguille, pas étonnant que l'on finisse par trouver l'ouvrage à la troisième place du palmarès des ventes d'un libraire.Vraiment, c'en est trop.Cet ouvrage fait suffisamment parler de lui pour qu'on prenne le temps d'observer avec un peu plus de rigueur son contenu.Delisle traite principalement de l'antisémitisme et du nationalisme de Lionel Groulx (1878-1967), à partir \u2014 dit l'auteur \u2014 d'une analyse de contenu de ses «oeuvres publiées ou rééditées de 1929 à 1939».Pourtant, malgré cette définition claire de la période étudiée, on s'aperçoit que Delisle a privilégié l'édition de 1919 de La naissance d'une race pour son travail, édition qui diffère de celle de 1930 et de celle de 1938.Se greffe à l'analyse des oeuvres publiques de Groulx, pour la même période, celle des Jeune-Canada, mouvement de jeunes contestataires nationalistes fondé par André Lau-rendeau, de la revue L'Action Nationale et du quotidien Le Devoir.Le sous-titre de l'ouvrage, en ne mentionnant que Groulx et Le Devoir, ne rend pas justice au contenu; en ne s'attardant toujours ou presque qu'à Groulx dans leurs commentaires, les médias ne rendent pas justice à l'ouvrage.Le travail de Delisle tend à montrer que Groulx éprouvait un attrait bien plus fort envers le fascisme et l'antisémitisme que ne le supposait jusqu'ici la littérature historique à son sujet.Le prolifique historien rêve d'une société canadienne-française modelée selon son idéal mystique de la Nou- velle-France, une société aux origines biologiques pures, sans tares génétiques, à \"laquelle ne s'est mélangée aucune autre race.La vertu se trouve dans le rejet de l'héritage de la Révolution française et dans une quasi divinisation de l'Ancien régime.Le Canadien-français doit s'éloigner du libéralisme et de la démocratie, chantres de la dépravation sociale.Pour son oeuvre d'«éducation nationale», Groulx prend exemple sur les dictateurs européens Dolfuss, Mussolini et Salazar.Delisle ajoute même Hitler, ce qui semble bien moins facile à prouver.Pour Delisle, les Jeune-Canada.L'Action Nationale et Le Devoir sont en quelque sorte les séides de la pensée de Groulx, qui font écho à la cosmogonie raciale de l'historien en soutane.Sur le plan historique, Delisle ne démontre pas une connaissance solide de la période étudiée.Loin de là.Elle cite par exemple comme un texte des (eune-Canada un article de Dostaler O'Leary, datant de 1938, sans apporter de preuves aux historiens qu'O'Leary ne se fit pas effectivement expulser ce ce mouvement en 1937.L'absence d'une mise en contexte historique constitue d'ailleurs une lacune de toute première importance dans cet ouvrage.Le lecteur est plongé au coeur d'une recherche menée sous cloche de verre.Entre Groulx, Le Devoir, L'Action Nationale, et les Jeune-Canada, tout est en effet observé en vase-clos.Delisle nous plonge ainsi dans une lecture qui fait du présent le terme de l'aune à quoi est mesuré le passé.Si Groulx était aussi fascisant et antisémite que le signifie Le Traître et le Juif, il faudrait au moins tenter d'expliquer pourquoi il n'écrivait pas dans les organes d'extrême-droiîe déclarés.Le prêtre-historien aurait pu le faire sous le couvert d'un pseudonyme, exactement comme il le faisait couramment dans L'Action Nationale.Qu'est-ce qui explique que Groulx était absent des journaux fascistes Le Patriote, Le Combat national, L'Illustration, Le restaurateur, L'Illustration nouvelle?Pourquoi ne s'engageait-il pas auprès des Gabriel Lambert, des Joseph Ménard, des Adrien Arcand et de son parti fasciste, le Parti national social chrétien?Ce sont là des questions auxquelles un ouvrage qui traite de I extrême-droite et de l'antisémitisme des années 1930 au Québec devrait chercher à répondre.Ce n'est pas tout d'affirmer que Groulx et les siens étaient fasci-sants et antisémites, encore faut-il démontrer dans quelle mesure et comment.Cela ne signifie pas minimiser le caractère pernicieux de l'antisémitisme serein et diffus de Groulx, mais bien d'appeler un chat un chat.Esther Delisle relève les pires morceaux d'antisémitisme d'un ouvrage à vous faire dresser les cheveux sur la tête: La réponse de la race.Publié, en 1936, sous le pseudonyme de Lambert Closse, cet ouvrage comporte une préface d'Arthur Laurendeau, à l'époque directeur de L'Action Nationale.II est assorti d'un collage de plusieurs extraits de textes de nationalistes canadiens-français de l'époque, dont ceux de Groulx.Delisle soupçonne fortement le prêtre-historien d'en être l'auteur Lionel Croulx bien qu'elle ne puisse le prouver pour le moment.Tout au long du livre, elle laisse malgré tout sous-entendre une identité à ce «mystérieux Lambert Closse»: ainsi insi-nue-t-elle, au coeur même de son ouvrage, que Lambert Closse est «probablement un historien», elle ne se gène pas non plus pour le baptiser «Lionel-Lambert Closse».Si Delisle avait consulté le fonds d'archives Lionel-Groulx, elle aurait constaté très rapidement que Lambert Closse est en fait un obscur petit vicaire de la paroisse Saint-Jean-de-la-Croix, à Montréal: l'abbé J.-Henri Guay (1904-1959).L'abbé Guay a écrit deux lettres à Groulx pour recevoir l'autorisation de lui dédicacer La réponse de la race.Groulx ne s'est même pas donné la peine de lui répondre, ce qui semble être contraire à son usage.Qui ne dit mot consent?Peut-être.Il faudrait fouiller davantage.Delisle pouvait très bien limiter sa recherche aux livres, journaux, revues ou autres écrits publics, mais elle n'avait pas à limiter sa connaissance à son corpus d'étude: une consultation du fonds d'archives Lionel-Groulx s'imposait, surtout pour un thèse de doctorat.Autre point à observer: l'auteur cite maintes fois André Laurendeau, fondateur et président des Jeune-Canada.Ses propos au sujet de Jeune-Canada sont nettement dans le .ton de ceux de l'abbé Groulx.À défaut de véritables explications, Delisle le montre à force de citations.Jusqu'en 1935, Laurendeau eut effectivement des penchants antisémites et fasci-sants.Il l'avoua d'ailleurs par la suite et s'en excusa publiquement à plusieurs reprises.Des changements dans la pensée du Jeune-Canada se produisent à la suite d'un voyage d'étude en Europe, entre 1935 et 1937, soit durant la période soi-disant étudiée par Esther Delisle.Après avoir côtoyé Emmanuel Mounier, Jacques Maritain, Nicolas Berdiaeff, Jean Guéhenno et d'autres penseurs de la gauche catholique française, après avoir entendu le socialiste Léon Blum, le communiste Marcel Cachin ainsi que les écrivain André Gide et André Malraux, après avoir lu notam- ment Marx et Engels, Laurendeau change.Il écrit à ses parents qu'il est désormais un socialiste autant qu'un nationaliste.Son nouveau point de vue politique l'amène même à mettre son père, Arthur Laurendeau, en garde contre le côte antisémite et fascisant de Groulx.Il écrit aussi des textes dont les tendances de gauche dérangent les idées en place.Dans L'Action Nationale de janvier 1937, contre tout ce qui s'écrit ici à l'époque ou presque, il exprime son opposition vis-à-vis les franquistes dans la guerre civile espagnole.Horton, Anctil et Monière ont tous montré ce changement survenu chez Laurendeau.Delisle, bien que sa recherche traite directement des Jeune-Canada et touche ainsi de plein fouet André Laurendeau, ne fait pas la moindre allusion à ces éléments.Il est pour le moins troublant de la voir citer essentiellement le Laurendeau de 1932-1935.Peut-on ainsi oublier de cerner complètement le profil du leader des Jeune-Canada?Peut-on négliger de décrire le mieux possible la pensée de celui qui devient directeur de L'Action Nationale en 1937, sachant bien que c'est ce même homme qui deviendra plus tard l'éditorialiste vedette du Devoir?Poser ces questions, c'est déjà y répondre.En-dehors de quelques broutilles, une seule citation du Laurendeau post 1935 sert vraiment les visées de l'auteur.Elle est tirée de L'Action Nationale, de mars 1939.Quand on vérifie la citation en question, on se rend compte que Laurendeau fait alors le résumé d'un livre.Non seulement s'agit-il ici d'un exemple patent d'une citation prise hors-contexte, mais encore faut-il ajouter que si Delisle avait choisi de nous citer le paragraphe suivant, son interprétation aurait été contraire, de pied en cap.D'ailleurs, pourquoi ne pas citer Laurendeau dans L'Action Nationale de janvier 1938?: «.je tentais, en novembre dernier, de mettre ces milieux (nationalistes) en garde contre une complicité sourde et tenace en faveur de tout ce qui vient de la droite ou de l'ex-trême-droite européenne.» Le portrait d'André Laurendeau, et par ricochet celui des Jeune-Canada, que trace cet ouvrage est plus que partiel :il est partial.Bien que Delisle s'interdise de transposer son étude d'une période précise de l'histoire dans le temps présent, la lecture du premier chapitre, avec ses continuelles allusions à notre temps actuel, laisse bien perplexe.Elle y établit une filiation quasi directe entre la pensée des nationalistes canadiens-français des années 1930 et celle des nationalistes québécois d'aujourd'hui.Entre ce qu'elle avance et ce que le cadre de sa recherche lui permet d'affirmer, il y a un hiatus important.Pour sûr, poser la question des liens entre le nationalisme québécois actuel et le nationalisme des annét.constitue une bien intéressante question de recherche.Mais, mé-thodologiquement, le travail de Delisle ne peut prétendre y répondre: en aucun cas Le Traître et le Juif n'est le fruit d'une recherche comparative entre deux périodes historiques.L'étude se veut strictement circonscrite aux années 1930.(.) La survie de la famille: un enjeu de notre temps MICHELLE TISSEYRE L'auteurc est candidate libé-\\ raie dans le comté de Laurent ides.Les changements profonds causés par l'arrivée des femmes sur le marché du travail ont modifié la cellule familiale.Depuis dix ans, la mondialisation des marchés causée par la révolution dans les communications, avec toutes les conséquences qu'elle entraîne pour la sécurité de l'emploi, a intensifié les pressions de toutes sortes sur l'élément de base de la société, le milieu formateur et nourricier des générations futures, qu'est la famille.Sans compter toutes les femmes qui choisissent de travailler à l'extérieur du foyer, les énormes pressions économiques et fiscales, ainsi que le taux élevé de divorce, font en sorte qu'aujourd'hui la majorité des mères de jeunes enfants sont obligées de contribuer au revenu familial en travaillant à l'extérieur.Si le développement durable s'est imposé comme l'unique solution au défi environnemental, la fragmentation de la société exigera un changement d'approche tout aussi fondamental de la part des gouvernements, des entreprises, et des individus.L'un des principaux enjeux de notre temps est de trouver les moyens d'assurer la survie d'une entité familiale capable de fournir à ses enfants un milieu vital sain, stable, protecteur et nour- a iviwi uuim iuu3 iw9 avisa uu 1vi La nécessité de protéger l'intégrité de la famille et de favoriser son épanouissement est universellement reconnue.Par exemple, le Pacte internationai relatif aux droits économiques, sociaux et culturels des Nations Unies, ratifié par le Canada en 1976, affirme qu' « une protection et une assistance aussi larges que possible doivent être accordées à la famille, qui est l'élément naturel et fondamental de la société, particulièrement pour sa formation et aussi longtemps qu'elle a la responsabilité de l'entretien et de l'éducation d'enfants à charge».Par ailleurs, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, également ratifié par le Canada, affirme que «la famille est l'élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l'État.» Dans le contexte actuel d'appauvrissement et de désintégration sociale (le pays compte plus d'un million deux cent mille enfants vivant en-dessous du seuil de la pauvreté), le Canada ne peut plus se permettre de considérer^ les normes internationales minimales établies par les Nations Unies (y compris celles qui sont énoncées dans la Convention relative aux droits de l'enfant, en vigueur au Canada depuis décembre 1991) comme quelque chose qui ne concerne que les autres pays, présu-mément délinquants.En 1991, la famille canadienne moyenne s'était déjà appauvrie de 1,913$ (après impôt et calculé en dollars constants) par rapport à 1980, et c'est la classe moyenne .'\u2022 ?.'\u2022 » l«% «I tt NAM M ?fi'imn.v.i \\jui x , ¦ i « j^.v.».^,.¦ mm* Deux ans de récession (dépression?) plus tard, on sait que la situation s'est considérablement aggravée.(.) Nous sommes à l'aube du prochain siècle.Nous savons déjà que, pour assurer la survie des générations futures d'humains sur la planète Terre, il va falloir repenser radicalement la façon d'opérer des gouvernements, des entreprises et des individus à l'égard de l'environnement.De la même façon, les gouvernements, les entreprises, les écoles et les parents devront se faire à l'idée que, pour garantir une qualité de vie acceptable à nos enfants, il faudra également se livrer à une réévaluation fondamentale des politiques et des décisions par rapport aux impacts qu'elles auront sur les familles.Le principe de l'évaluation préalable fait déjà partie des processus décisionnels tant des gouvernements que des entreprises dans le domaine environnemental.11 convient dorénavant de l'appliquer à la planification des priorités et des politiques des gouvernements en fonction des besoins des familles: familles où les deux parents travaillent, familles où un conjoint reste au foyer pour élever les enfants, familles monoparentales à chef féminin, à chef masculin, familles étendues ou comprenant plus de deux générations.Garantir à la famille un milieu vital sain devra présupposer de la part des gouvernements une approche véritablement «écologique», non plus seulement dans le seul domaine de l'environnement physique, mais en ce qui a trait a très domaines: soins de santé, éducation, formation et recyclage de la main-d'oeuvre, soutien du revenu, aide à l'entreprise, développement régional, commerce interprovincial, accueil et intégration des immigrants, et bien sûr dans le domaine fiscal.(.) À l'aurore du 21c siècle, les deux grands défis auxquels l'humanité est confrontée sont de trouver des moyens de continuer à se développer économiquement tout en préservant l'environnement planétaire pour les générations futures \u2014 c'est le développement durable tel que défini dans le Rapport Brunt-land \u2014 et de réorienter le comportement des gouvernements et des autres intervenants en fonction de la protection et de la survie de la famille.Un changement d'orientation aussi fondamental exigera que la planification des politiques comprenne une évaluation préalable de leurs impacts, non seulement environnementaux et sociaux, comme c'est le cas actuellement, mais spécifiquement de leurs conséquences pour la stabilité et la sécurité de la famille sous toutes ses formes.Éviter les problèmes en appliquant le principe de l'évaluation préalable des impacts sur la famille; corriger les inéquités existantes du système actuel ; créer un environnement propice au plein épanouissement de la famille: voilà les défis qui attendent les gouvernements, en collaboration avec les entreprises, les institutions et les parents.Pour les relever, il va falloir rien de moins que changer la culture politique et économique rlo nnlrn r\\ovrc -\u2014 r- \u2014j -\u2022 Deux poids, deux mesures ?L es médias ont-ils été injustes envers Kim Campbell?Adulée en février, conspuée en avril, la princesse blonde qui allait révolutionner la politique canadienne a été, en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, brutalement éjectée de son piédestal.Il ne se passe plus de jour, maintenant, ou la presse (celle du Canada anglais en particulier) n'e pas quelque anecdote défavorable à rapporter à son sujet.Hier, c'était une autre gaffe de ses organisateurs, qui ont retenu les passagers d'un vol d'Air Canada pour faire sortir Madame en premier.Avant-hier, c'était la publication d'un recueil ,de ses «citations», hors-contexte évidemment, présentées de manière à projeter l'image de la politicienne élitiste et arrogante.Le magazine MacLean's publie un long reportage sur sa vie et sa carrière.Le titre: «The Burning Ambition Of Kim Campbell», l'ambition dévorante de Kim Campbell.Et Jean Charest, lui, il n'en a pas, d'ambition?À l'âge où d'autres veulent changer le monde, M.Charest militait chez les conservateurs! Il est prêt à priver trois petits enfants de la présence de leur père pendant des années.(Un premier ministre ne voit pas ses enfants.) Ça ne s'appelle pas de «l'ambition dévorante», ça?Et Mulroney?Et Chrétien?Ne brûlaient-ils pas d'ambition au point de poignarder leurs rivaux?(Parlez-en à Joe Clark et à John Turner.) Mais l'ambition chez une femme.ô le vilain défaut! * * * La corrida est bien engagée.On découvre avec horreur que Mme Campbell s'associe aux politiques abhorrées de l'impopulaire Brian Mulroney.C'est pourtant aussi le cas de Jean Charest, mais ce dernier, comme par miracle, échappe au tir.On découvre avec horreur que Mme Campbell est une femme de droite.Elle l'était pourtant il y a trois mois, au moment de la campbellmanie.Le contraire serait d'ailleurs fort étonnant; si Mme Campbell était de gauche, elle ne serait pas au PC! Et Jean Charest, lui, n'est-il pas dans la même ligne idéologique?Oui, mais chez un homme, ça va.Les femmes, c'est bien connu, doivent au contraire incarner la compassion et la charité, et s'intéresser aux faibles et aux démunis plutôt qu'à la façon de réduire le déficit.Bref, comme on le disait à propos de Margaret Thatcher, une femme de droite n'est pas une «vraie femme».Trop féministe aux yeux des conservateurs, qui lui reprochent ses deux divorces, pas assez féministe aux yeux des militantes radicales qui lui reprochent sa modération, Kim Campbell est évaluée non pas en tant qu'individu, mais en fonction d'images féminines stéréotypées \u2014 celle de la mère de famille traditionnelle, celle de la parfaite petite féministe.Quelle femme pourrait répondre à autant d'attentes contradictoires?C'est un problème qu'aucun candidat masculin n'a à affronter, car on ne s'attend jamais à ce qu'un homme représente l'ensemble des hommes, ni l'essence masculine, ni une quelconque orthodoxie «masculiniste».On le juge en tant qu'individu, point à la ligne.* * * Bien sûr, Mme Campbell a fait des gaffes.Le malheureux lapsus qui lui a fait décrire les adversaires des politiques conservatrices comme les «ennemis» du Canada n'a pas été inventé, ni même grossi par les médias.Sa valse-hésitation sur le régime d'assurance-santé a de quoi inquiéter.(Mais Jean Charest a dit à peu près la même chose et on n'en a pas fait un plat).Sa campagne a été somme toute assez décevante, compte tenu surtout des attentes initiales \u2014 qui étaient, faut-il dire, absolument démesurées.M.Charest est meilleur communicateur, soit.Mais il a eu la >artie facile.Les moindres errements du passé de >e Campbell ont été déterrés, mais la magistrale er jur de jugement de Jean Charest (il avait tenté de fai.r /îsion sur un juge) a à peine été évoquée durant la ca.~ ^a\\\\^ \" I Nikon Nikon Mini Nouvelle technologie (jpuvelle photographie I 2ansde 'garantie Une invitation à l'inspiration ¦¦¦¦^^2 ans de Mkoïr8 WMELLES.¦ i V LE PLUS GRAND CHOIX DE PORTES ET FENÊTRES DE QUALITÉ PVC, ALUMINIUM, BOIS NATUREL OU RECOUVERT DE vinyie ou D'ALUMINIUM, FORMATS STANOARDS OU non MAINTENANT UN CENTRE DE LIQUIDATION À CHACUNE DE NOS SUCCURSALES PAYEZ f T IMPORTE?- t* M0TPE ÎN WPÔT \u2022 LIVRAISON ÛtëPONWUllGCRSUfVUUfNT * SEL 0H LISTE DC PfW DU MANUf ACTUAJ[R [ 1631 B0U.TAÎCHEfltAU UtoM M4-867B £el//enêfoei Vùnot Inc.15 ¦ttkHduii» rr LAVALTRIE 200CH.DES INDUSTRIES Tél.: (tu) 586-3362 Tél.; 614)471-1141 ESMSLANO 1P5 OR AVE LINE TÀI .« .lA7.r.101 \\1 Gamme complète Garantie à vie CONSOMMATEUR ET PROFESSIONNEL \u2022 CAMERAS \u2022 FILMS fj™* ttlTMTE DÉVELOPPEMENT \u2022 AUDIOVISUEL \u2022 ÉLECTRONIQUE NOUVEAU MÉGA-MAGASIN CENTRE-VILLE \u2022 IV* \" I-\u2014« fcf£C41 385, RUE STE-MWMIIIE Ouest âûGMQfi (ouest de Bleury) \u2022 Ouvert 7 jours VV9V AI'U M 7 jours t i ¦ 1108.BOUL.DE MAISONNEUVE O.JLfflSSBSW | (MÉTRO PEEL) 844-1766 l Tél.: But 476-1833 J «¦¦¦¦¦«¦BBBMBBBMBMBBBi l't 5488, RUE SHERBROOKE OUEST (OUEST DE DÉCARIE) 489-8401 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 3 JUIN 1993 B7 ' Informations nationales & : En cas de second tour, Charest serait élu, selon un sondage ANDRÉ PRATTE ¦ Près du tiers des partisans de Kim Campbell ont l'intention de voter pour Jean Charest s'il y a un deuxième tour de scrutin au congrès d'Ottawa, dans dix jours.Si cela se produit, le jeune ministre de l'Environnement sera élu chef du Parti conservateur.C'est du moins ce qu'indique un sondage effectué par la firme COMPAS auprès de 454 des 3875 délégués qui auront droit de vote lors du congrès.Selon cette enquête, publiée hier par le Toronto Sun et le Financial Post, Mme Campbell a l'appui de 46 p; cent des délégués qui ont exprimé leur intention de vote pour le premier tour, contre 41 p.cent pour Jean Charest.Dix-sept pour cent des personnes interrogées ont refusé d'exprimer une préférence.Réalisé en fin de semaine dernière, le sondage comporte une marge d'erreur de 4,7 p.cent 19 fois sur 20.Selon COMPAS, l'échantillon est parfaitement représentatif des délégués qui participeront au congrès d'Ottawa.«Les délégués d'office, les femmes, les jeunes, les régions, tous sont représentés dans notre échantillon dans les mêmes proportions que parmi les 3875 délégués», a déclaré à La Presse le président de la firme d'Ottawa, Conrad Winn.Plus encore que la force inattendue de Charest au premier tour de scrutin, voici ce qui, dans ce sondage, est inquiétant pour l'organisation Campbell: 31 p.cent des délégués qui voteront pour la ministre de la Défense au premier tour disent qu'ils appuieront Jean Charest s'il y a une deuxième tour.Les appuis de Jean Charest s'effriteraient aussi, mais dans une moindre mesure, 20 p.cent de ses délégués changeant d'allégeance au deuxième vote.La grande majorité des partisans du seul autre candidat sérieux, le député albertain Jim Ldwards, voteraient Charest au second tour.Résultat de tout cela: s'il y a un deuxième tour le 13 juin et si les délégués votent comme ils l'ont dit au sondeur, Jean Charest sortira gagnant avec 56 p.cent du vote, contre 44 p.cent pour Kim Campbell! «L'appui aux deux candidats est fragile, mais la fragilité des appuis de Camp- Kr»1l Act r\\1 ne Honnornnrn.% 1.?%M .>_.vjt î'.v.» uuii^viwujv rr( i-uiltlUi l'i .Winn.Selon lui, la plupart des partisans de M.Charest n'aiment pas Mme Campbell et ne voteront donc pour elle sous aucune considération, tandis que les partisans de Mme Campbell ne sont pas du tout opposés à l'idée de voter pour le dé* puté de Sherbrooke.L'atmosphère du congrès Conrad Winn admet que les délégués, cajolés et menacés par leur organisation dans l'atmosphère surchauffée du congrès, seront peut-être plus fidèles à leur premier choix qu'ils ne le disent.Mais même si tous les partisans de Mme Campbell et de M.Charest votaient au second tour comme au premier, le résultat serait extrêmement serré: 51 p.cent pour Kim Campbell contre 49 p.cent pour Jean Charest.En d'autres termes, compte tenu de la marge d'erreur d'un sondage de ce genre, il est impossible de prédire qui sortirait gagnant d'un second tour dans cette hypothèse.Plusieurs autres données du sondage ont de quoi inquiéter la ministre de la Défense.Ainsi, 68 p.cent des délégués interrogés la jugent «instable ou imprévisible».De plus, 77 p.cent des ùciégués croient que Jean Charest serait capable de battre le chef libéral Jean Chrétien au cours d'un débat, contre seulement 42 p.cent qui partagent la même confiance à l'endroit de Kim Campbell.Devant ce nouveau coup dur, les organisateurs de Kim Campbell ont soutenu avec plus de vigueur que jamais que leur candidate a toutes les chances de gagner -au premier tour.«Je ne peux pas comprendre comment ils peuvent arriver à ça, ça se peut pas!» a déclaré M.Jean-Yves Lortie, principal organisateur de Mme Campbell pour Montréal et l'ouest du Québec.Les plus récents pointages de l'organisation Campbell donnent 47 p.cent du vote à sa candidate contre seulement 30 p.cent pour M.Charest.Par contre, du côté de l'organisation Charest, on contenait mal son enthousiasme.L'organisateur Pierre-Claude Nolin, tout en refusant de dévoiler ses chiffres, soutenait même que M.Charest a maintenant devancé Mme Campbell.Selon M.Nolin, «les trajectoires des deux candidats se sont croisées en fin de semaine ou au début de la semaine.Nous continuons de monter, et elle continue de descendre.» Rouyn-Noranda : Bourassa refuse de se laisser dicter sa conduite « par 8a pression de la rue » ANDRÉ PÉPIN du bureau de La Presse QUÉBEC B Au lendemain de l'impressin-nante manifestation de la population de Rouyn-Noranda, le premier ministre Robert Bourassa a été cinglant en affirmant que son gouvernement «n'a pas à se laisser dicter sa conduite par la pression de la rue!» 11 sert cet avertissment au moment où les élus et dirigeants d'organismes de la région de Drummondville travaillent eux aussi à mobiliser la population contre le projet gouvernemental de déménager vers Trois-Rivières le centre de décision du ministère des Transports, décision affectant 150 emplois.M.Bourassa a servi son avertissement à l'Assemblée nationale, à la suite d'une intervention du député péquiste François uendron, d'Abitibi-ouest, qui réclame une intervention du premier ministre pour rétablir d'urgence le dialogue avec les régions éloignées.Le député de l'opposition propose notamment un véritable sommet pour réunir les directions régionales autour d'une même table.Le premier ministre n'a pas brôfiché.«Nous sommes prêts à dialoguer avec les responsables, à analyser les dossiers, cas par cas, mais nous décidons au mérite, en fonction des besoins de la population, en tenant compte des intérêts du gouvernement», a-t-il soutenu, précisant que son gouverne-ment peut apporter des arguments pour soutenir chacune de ses décisions.Le député Gendron, dressant la liste de plusieurs manifestations populaires tenues au cours des derniers mois dans les régions, a lancé: «La colère de plusieurs régions est le résultat de gestes posés par certains de vos ministres qui, d'aucune façon, ne tiennent compte des régions lorsqu'ils prennent des décisions et qu'en ce sens, comme chef de gouvernement, vous devez les rappeler à l'ordre d'une façon urgente».«Le gouvernement, a répondu le premier ministre, est prêt à écouter toutes les régions.Le ministre responsable (M.Yvon Pi-cotte) a fait le tour du Québec et il peut retourner.Mais nous ne pouvons gouverner à partir de l'ampleur d'une manifestation».Drummondville Aux différentes manifestations d'hostilité à l'endroit du gouvernement, organisées depuis quelques mois, risquent de s'ajouter à celle de la population de la région de Drummondville (80 000 habitants», contre le projet de déménager vers Trois-Rivières le centre régional du ministère des Transports.C'est ce qu'ont confirmé hier à La Presse plusieurs élus régionaux, dont le député indépendant Jean-Guy Saint-Roch.Il est important de rappeler que M.Saint-Roch a tourné le dos au Parti libéral dans la foulée du référendum de l'automne dernier.«Le gouvernement veut-il punir Drummondville parce que le député a quitté le parti ministériel ?En tout cas, ça regarde mal puisque la ville de Cowansville, située dans le comté de Pierre Paradis, obtient une direction régionale des transports», analyse la mairesse de Drummondville, Mme Francine Ruet-Jutras, au cours d'un entretien avec La Presse.Les dirigeants de la région de Drummondville ont déjà tenu plusieurs réunions pour s'organiser en vue de contrer le projet gouvernemental.Le député Saint-Roch, avec les moyens modestes dont il dispose, tente par tous les moyens d intervenir à l'Assemblée nationale, mais il n'obtient aucune précision quant à la date précise à laquelle la décision gouvernementale pourrait s'appliquer.Déjà, explique la mairesse Ruet-Jutras, plus de 400 entrepri- ses locales ont montré leur désaccord, par écrit, au déménagement du centre régional du ministère des Transports.«Nous avons obtenu ces appuis en moins de 48 heures.Mme Ruet-Jutras ne précise p;>s quels seront les prochains moyens de pression mis de l'avant.«Pour le moment, nous envisageons toutes les possibilités de mouvements populaires.Vendredi matin, nous allons de nouveau nous réunir à ce sujet», pré-cise-t-elle.L'euphorie gagne les partisans de Charest MARIE-CLAUDE LORTIE TORONTO ¦ Même si Jean Charest s'efforce de prôner la prudence en interprétant les résultats des derniers sondages qui lui sont de plus en plus favorables, l'euphorie était tout à fait palpable chez ses partisans, hier, au cour de sa visite à Toronto.Des partisans qui sont souvent, comme le disent les même sondages, d'anciens supporters de Kim Campbell.«Moi, j'ai décidé formellement de changer de camp après le débat de Toronto», explique Oliver Fisher, un étudiant de Scarbo-rough qui s'est dit particulièrement impressionné par les propositions mises de l'avant par le candidat au sujet de la formation de la jeunesse.«Moi j'étais pour Kim au début, mais c'est ma femme qui a attiré mon attention sur Charest, rapidement, j'ai changé de camp», ajoute Ed Moran.Spurge Near, aussi de Scarbo-rough, est debout à côté de lui et vient mettre un visage sur un autre des phénomènes observés par les sondages: «Moi j'appuie Jim Edward, mais s'il doit se retirer au deuxième ou au troisième tour de scrutin, c'est Charest que je vais appuyer, pas elle, ça c'est sûr».Jean Charest croit que c'est le travail sur le terrain, le fait d'être allé parler «directement aux Canadiens des problèmes qui les inquiètent», qui lui a valu ses appuis croissants.Mais même si, hier, il a lancé à la blague «qu'il avait changé d'idée» et que maintenant il croit aux sondages, il s'est efforcé toute la journée de dire et d'agir comme le «deuxième», comme celui qui ne prend rien pour acquis.Durant un discours devant l'Empire Club de Toronto, ou environ 600 convives était venus l'entendre, il a pris la peine de préciser qu'il se considérait toujours deuxième et que la fable du lièvre et de la tortue continuait d'être sa métaphore préférée pour parler de la lutte qu'il a entreprise avec bien des éléments contre lui, il y a maintenant plus de deux mois.( L'équipe de Charest est tellement friande de tortues que plusieurs membres portent des pin's de tortue et qu'on leur a même offert une tortue géante gonflable).Le ministre de l'Environnement a en outre refusé de répondre directement à la nouvelle salve lancée par l'équipe de Kim Campbell, qui accuse notamment M.Charest de préparer des programmes qui coûteront 5 milliards de dollars aux Canadiens M' - - en quatre ans.M.Charest s'est contenté dé répondre que c'est le genre de chose à laquelle il faut s'attendre durant une campagne, que ça fait partie du jeu.Donnez généreusement à La Fondation canadienne du rein.: 1 SOLDE D'ENTREPOT EPARGNEZ JUSQU'à .Lavai ( oiuro Dcc< >r 440\u2014-Coin Labclkr et44()0.(514)687-1447 POINTH-CLAIRI-: Coin St-Jean (514)695-2701 MONTRÉAL (Centre-ville) -o25^Prvsklenl Kennedy Coin Union (514)848-0923 .BROSSARD jGwtto Perspective-Décor 8025.boul.Taschoreau ().(514)462-1264 .6855.rue Jéan-Talon ïl.Centre les Galeries d'Anjou .et hbùl.Lapuelier (514V253-Ï070 SUR TOUTE LA COLLECTION EUROPÉENNE La vente d'entrepôt mobilia.Enfin! la vente que vous attendiez.Pour cette occasion unique vous y trouverez des réductions allant jusqu'à 60 % parmi plus de 4 millions de dollars en meubles contemporains repartis sur plus de 100 000 pi carrés à des prix irrésistibles.Hâtez-vous et venez faire votre choix dans Tune des succursales mobilia la plus près de chez vous.1955391 ;603 -» Le Gouvernement du Québec a pris une décision; LA PLUS IMPORTANTE ENSEIGNE QUÉBÉCOISE DE L'OPTIQUE EN A FAIT AUTANT: LUNETTERIE NEW rembourse le coût de l'examen de I jusqu'à concurrence de 25$ pour toutes les personnes âgées de 18 à 65 ans, à l'achat de toute paire de lunettes payée chez Lunetterie New Look.Examens de la vue sur place par des optoméîristes.fions de l'extérieur également acceptées aux mêmes 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revienne sur certaines dispositions par une déclaration ministérielle.chef péquiste a relevé que les réductions de crédit d'impôt foncier et l'apparition d'un impôt de l p.cent sur tous les types de revenus (ce qui inclut les pensions) coûterait de 200$ à 450$ par année d'impôts supplémentaires à un couples de retraités dont les revenus sont de Torde de 10 000$ par année.«C'est particulièrement odieux ce 1 p.cent sur les pensions», de lancer M.Parizeau.Selon M.Bourassa, avant de «lancer un cri du coeur, le chef péquiste devrait r>*> 1 \u2022 \u2022./-\u2022\u2022*\u2022 «» In »-/»,
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