La presse, 25 avril 1993, C. Santé - Sciences et technologies
[" \"I Sciences et technologies La phobie de la chaise de dentiste Des eaux usées pour stopper la désertification t.I LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 25 AVRIL 1993 » RAYMOND BERNATCHEZ i Hippocrate est considéré comme le père de la médecine, c'est à son fils spirituel mais néanmoins opposant, l'anatomiste Galien, un Grec lui aussi, qu'il faut attribuer la paternité de la.migraine.Au fil des siècles, les choses ne se sont pas arrangées puisque, à l'instar d'Hippocrate et de Galien, leurs disciples soutiennent de nos jours deux thèses différentes pour expliquer les causes de la bonne vieille migraine communément appelée «mal de tête».Si le nom de Galien est associé à la migraine, c'est parce qu'il est à l'origine du nom attribué à cette forme de céphalée, la migraine étant caractérisée par une hémicrânie, soit une douleur ou d'autres symptômes n'affectant qu'une moitié du crâne.La migraine, venons-nous d'apprendre, est une forme de céphalée.Il y a donc différentes formes de céphalées mais comme le soulignait en entrevue le docteur Albert Larbrisseau, neurologue et pédiatre à l'hôpital Sainte-)ustine et professeur titulaire de pédiatrie à l'Université de Montréal, «lorsque les gens vont consulter un neurologue, ils ne disent pas: j'ai une migraine ou une céphalée, ils disent j'ai mal à la tête.Et s'ils viennent voir le neurologue, c'est parce qu'ils sont inquiets de souffrir d'une condition sérieuse comme par exemple, d'une tumeur cérébrale.» Ce qui n'est évidemment pas le cas comme nous le verrons.Il y a en fait deux grands types de céphalées.Les céphalées dites symptomatiques qui peuvent être causées précisément par une tumeur aussi bien que par une grippe, une sinusite chronique, certains types de glaucome, l'arthrose cervicale, un traumatisme crânien, etc.Puis il y a les céphalées primaires parmi lesquelles nous pouvons ranger les migraines sans aura et la migraine avec aura, puis la céphalée de Horton et la céphalée de type tensionnel.Pour comprendre ce que le commun des mortels vit lorsqu'il souffre d'un «mal de tète», il faut voir plutôt du côté des céphalées primaires.« La migraine sans aura est la plus caractéristique, souligne le docteur Larbrisseau.Les patients vont se plaindre le plus souvent d'une douleur ressentie d'un seul côté de la tête.Nous parlons alors d'hémicrânie.L'autre grande distinction, c'est le caractère pulsatif de la douleur.Le patient a l'impression d'avoir un battement de coeur ou des coups de tambour dans la tête.L'intensité de la douleur est modérée pour certains et grave pour d'autres.La douleur est souvent associée à des nausées ou des vomissements, accompagnée parfois de photophobie et de sonophobie (hypersensibilité à la lumière et au son).Les facteurs précipitants «Certains facteurs peuvent précipiter une migraine sans aura.Parmi ces facteurs, il y a le stress, les émotions fortes.D'autres vont subir ces malaises après un effort physique intense, d'autres encore après avoir respiré une odeur particulière, ou avoir bu tel type de cognac ou tel vin.Les migraines sans aura ne surviendront chez d'autres que durant les fins de semaine ou qu'à la suite d'une modification atmosphérique.C'est en observant attentivement son propre comportement qu'un patient pourra, dans certains cas.se prémunir contre la migraine sans aura en agissant sur les facteurs précipitants.« La migraine sans aura dure, en moyenne, de 24 heures â trois jours.Pour être qualifiée de migraineuse, une personne doit subir au moins trois épisodes annuellement.D'autres ont des épisodes plus fréquents, soit trois fois par semaine, soit trois fois par mois.Entre les épisodes, les patients sont asymptomatiques.Il y a des gens qui vivent bien avec cela, d'autres .pour qui c'est un véritable problème.Cela dépend de la fréquence des épisodes et du niveau de tolérance à la douleur de la personne.» Quelle est fondamentalement la cause de cette fameuse migraine sans aura?Il y a, diraient encore de nos jours Hippocrate et Galien, deux grandes théories qui s'opposent.Pour expliquer ce phénomène, certains spécialistes invoquent la théorie vasogénique.Un déficit en sérotonine (une protéine présente dans le cerveau et agissant comme neurotransmetteur), entraînerait une dilatation douloureuse des artères.La sérotonine étant diffusée dans tout le cerveau, cette théorie n'explique pas pourquoi il n'y aurait qu'une moitié du crâne en cause dans les cas de migraines sans aura.Les tenants de la théorie neurogénique viennent alors à la rescousse en proposant une autre explication.Il y aurait, à leur avis, un défaut central des mécanismes du contrôle de la douleur au niveau du tronc cérébral, venant modifier les ¦ seuils de la douleur.Un de ces effets serait d'altérer certaines terminaisons nerveuses du nerf trijumeau qui innerve les méninges et les artères cérébrales.Ces théories sont encore de l'ordre spéculatif et certaines études tentent de concilier les deux théories.Depuis l'antiquité grecque, on n'est pas parvenu à établir précisément la cause de la migraine.Tout au plus sait-on qu'il y a un facteur génétique dont il faut tenir compte puisqu'il existe des familles entières de migraineux.Les facteurs \\ hormonaux sont importants chez la femme puisque les migraines sans aura disparaissent habituellement avec la ménopause.Si dans la plupart des cas un patient petit soulager efficacement les symptômes de la migraine sans aura avec de l'aspirine ou du tylénol, avec des anti-douleurs en somme, dans certains cas de migraines plus graves, le médecin devra recourir à une autre forme de médication.La migraine avec aura Si la migraine sans aura est la plus banale, il y en a une autre qui l'est moins du fait que celle-là est accompagnée d'une aura, d'où son nom de migraine avec aura.« Dans les cas de migraine avec aura, précise le docteur Albert Larbrisseau, des symptômes précèdent la douleur.Les symptômes sont souvent de type visuel.Il peut s'agir d'une perte dans le champ visuel ou d'une espèce de trou noir (scotome) dans un hémichamp visuel avec tout autour dans certains cas une déformation de l'image avec un SUITE A LA PAGE C 2 VOTRE SANTE NOUS TIENT À COEUR! combattre une escalade theiapeuuq gQnt £99 Les Produits Florasun Son genre de musique?Roc.concrète.comme vous voulez.; ! CE SOIR 18H10 \u2022a i\\, * + m Press ^ SRC 1§|> Télévision scintillement dans certaines occasions.Il y a parfois également une perte complète du champ visuel.Ces symptômes surviennent règle générale d'un seul côté et précèdent généralement aussi une céphalée ou mal de tète.« Dans certains cas également, le symptôme visuel peut être accompagné d'engourdissement ou d'un déficit moteur complet.Des migraines avec aura peuvent entraîner durant un certain laps de temps une perte totale ou partielle du langage.L'aura dure de cinq à 10 minutes et est suivie de la céphalée ou mal de tête avec les manifestations familières, soit l'hémicrànie, la pulsation intense, les vomissements parfois, la photophobie, la sonophobie, etc.Ces migraines compliquées surviennent moins fréquemment.Certaines personnes subiront des migraines sans aura de temps à autre, entrecoupées d'un épisode de migraine avec aura occasionnellement.Pour ce qui est de la migraine avec aura, on croit savoir qu'il s'agit d'un problème de vaso-constriction qui se situe fort probablement soit au niveau du cortex, soit au niveau du tronc cérébral.Si l'épisode se répète, on prescrira un analgésique ou anti-douleur plus puissant.Cela indique qu'il faut également prescrire un traitement prophylactique (préventif) et nous disposons pour cela de médicaments très efficaces qui devront être pris quotidiennement.«Si une personne est atteinte de migraines avec aura, l'omnipraticien va la référer à un neurologue, surtout si la personne est dans la quarantaine, qu'elle n'a pas d'antécédents familiaux et qu'elle subit pour la première fois une migraine avec aura.Le diagnostic est plus complexe et nécessite le recours au scanner.» La céphalée de type tensionne! Presque tout le monde, rappelle notre médecin spécialiste, a subi au moins une fois dans son existence les effets de la céphalée de type tensionnel.Cette céphalée se distingue des autres cas évoqués par le fait que dans ce cas-ci la douleur n'affecte par un seul côté du crâne mais qu'elle est plutôt diffuse et sans pulsation.Les personnes atteintes disent qu'elles ont l'impression de subir une pression tout autour de la tète, en forme de casque ou de bandeau.L'intensité de la douleur est variable, plus légère, moins définie.Les épisodes sont cependant plus fréquents.11 y en a pour qui c'est episodique et d'autres pour qui c'est chronique.Le cas le plus typique est celui d'une adolescente ou d'une femme qui vous racontera qu'elle vit cela quotidiennement.Qu'elle se réveille le matin avec cette sensation et qu'elle se couche le soir avec cette même sensation.Ce n'est pas incapacitant mais c'est constant.La céphalée de type tensionnel est peut-être la céphalée la plus frustrante qui puisse survenir parce que les symptômes sont flous, imprécis.Les patients qui vivent cela régulièrement résistent dans bien des cas aux médicaments.«Il faut souvent expliquer et faire comprendre aux patients qu'il n'y a rien de dangereux là-dedans, qu'il n'y a rien de compliqué, qu'il n'y a pas d'atteinte au cerveau, pas de tumeur et qu'ils doivent surtout cesser de prendre abusivement des analgésiques, des antidouleurs de type aspirine ou tylénol.Parce que dans cette classe de céphalées, il y a des céphalées de rebond qui sont provoquées par la surconsommation d'analgésiques.Ces problèmes étant souvent reliés à des facteurs de stress, le patient a tendance à consommer trois ou quatre analgésiques quotidiennement.«En agissant ainsi, ils aggravent la situation.Ils provoquent une céphalée de rebond qui se révèle pire à la longue que le mal initial.On croit que cela s'explique par une saturation des récepteurs de la douleur ou une modification des voies centrales de la douleur.Or dans ce cas-ci, le traitement consiste précisément à cesser la consommation d'analgésiques, d'autant plus qu'une telle surconsommation risque d'entraîner des problèmes gastriques et des problèmes de coagulation sanguine.«Nous choisirons un traitement prophylactique même si nous ne sommes pas assurés de sa totale efficacité.Nous disposons aussi de nouveaux médicaments, comme l'Elavil ou d'autres agents prophylactiques qui sont également employés contre la migraine.Dans les autres cas, les patients pourront recourir au biofeedback, faire appel aux ressources de la psychothérapie et aux techniques de relaxation.Malgré le fait que jes symptômes soient flous, j'estime que ces personnes vivent des difficultés bien réelles.» Dialogué collaboration spéciale Cancer de la prostate: de nouvelles méthodes de dépistage et de traitement écemment, le cancer de la prostate est devenu le cancer le plus fréquent chez l'homme en Amérique du Nord, détrônant ainsi le cancer pulmonaire.Cette année, le cancer de la prostate sera diagnostiqué chez plus de 3000 Québécois et près de 900 d'entre eux en mourront.Cette augmentation est probablement liée d'une part à l'accroissement de notre population âgée et d'autre part, à notre alimentation riche en gras animal.Chez les hommes de 50 ans et plus, les symptômes suivants devraient donner lieu à une investigation: miction fréquente ou difficile, hématurie (sang dans l'urine), éjaculation douloureuse ou douleurs lombaires persistantes.Longtemps le toucher rectal fut la seule méthode disponible pour détecter un cancer de la prostate.Cette méthode n'est cependant pas la plus sensible et souvent, le cancer est déjà avancé lorsque cette seule technique est utilisée.Au cours des dernières années, deux nouvelles méthodes ont permis de détecter un plus grand nombre de cancers à un stade moins avancé.La première méthode consiste à mesurer l'antigène spécifique prostatique (ASP), une protéine sécrétée par les cellules prostatiques.L'ASP sérique est élevé dans certaines conditions mais notamment dans les cas de cancers.L'échographie transrectale prostatique est la deuxième méthode moderne utilisée.Elle permet de confirmer ou d'infirmer le diagnostic par des biopsies échoguidées.L'équipe de recherche du Centre hospitalier universitaire de Laval (CHUL), dirigée par le docteur Fernand Labrie, a présenté en 1992 la première étude portant sur les méthodes de dépistage du cancer de la prostate dans la population générale.Elle a démontré que 72 p.cent des cancers découverts sont encore à un stade précoce.et peuvent être potentiellement guéris, soit par résection chirurgicale (prostatectomie) ou par radiothérapie.C'est donc un réel progrès, quand on pense qu'il y a une décennie, ce cancer n'était découvert qu'à un stade avancé avec une dissémination ( métastases) dans les os dans environ 50 p.cent des cas.C'est pour cela que l'Association canadienne d'urologie recommande le dosage sérique de l'ASP et un examen rectal annuel chez tous les hommes, entre 50 et 70 ans.Dans les cas avancés, le traitement de choix est une manipulation hormonale pour antagontser l'action des androgènes, l'hormone stimulatrice des cellules cancéreuses et obtenir ainsi une régression partielle ou complète du cancer.Autrefois, les hormones utilisées avaient plusieurs effets secondaires, notamment les complications cardiovasculaires associées aux oestrogènes et les problèmes psychologiques reliés à l'orchidectomie (la castration ).En 1982, le docteur Labrie a remis de l'avant le concept d'un blocage androgénique total, en combinant un antitestostérone, l'analogue de l'hormone de libération de la gonadotrophine ou Lupron, avec un antiandrogène périphérique, la Flutamide.Cette combinaison permet une régression du cancer chez plus de 50 p.cent des patients, avec une prolongation de l'espérance de vie et une amélioration de la qualité de vie.Une méta-analyse récente confirme la supériorité du traitement par blocage androgénique total comparativement à l'orchidectomie.Le cas concret de Robert, un commerçant âgé de 63 ans, peut nous faire mieux coin- Prendre comment se présente cette maladie, our lui, tout a commencé il y a deux ans par l'apparition de maux de dos et de cou persistants.Malgré le recours aux analgésiques et en dépit d'exercices de physiothérapie avec un col de support, les douleurs ont continué à faire partie de sa vie quotidienne.Il fut finalement référé à un orthopédiste qui, à la suite d'une radiographie de la colonne vertébrale, détecta des lésions osseuses suspectes.Un urologue procéda subséquemment à un examen rectal et confirma, par biopsie, le diagnostic d'un cancer de la prostate.Pour Robert, ce fut un choc, mais grâce au soutien de son épouse et de ses quatre jeunes, il put se ressaisir.Il décida de «ne pas trop parler de sa maladie et de vivre au jour le jour».Il vint ensuite me consulter, il y a un an et demi, et je lui prescrivis un traitement de «blocage androgénique total» avec des injections sous-cutanées de Lupron et des comprimés de Flutamide.Robert tolère bien sa médication et ses douleurs vertébrales, causées par les métastases osseuses, ont nettement diminué.Quant aux paramètres biochimiques, radio-, logiques et scintigraphiques, ils révèlent une régression complète du cancer.Le choc émotionnel initial a fait place à la sérénité et à la joie de vivre.Selon le docteur Labrie, il est essentiel d'entreprendre le traitement hormonal combiné le plus tôt possible après qu'un diagnostic de cancer de la prostate a été posé.D'autre part, les derniers résultats du Centre de recherche du CHUL révèlent qu'une thérapie combinée néo-adjuvante (avant la résection chirurgicale) améliorerait les chances de guérison par prostatectomie radicale.Le «turbo» Labrie continue à avancer à toute vitesse dans son désir de sauver la vie de milliers de patients atteints du cancer de la prostate. LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 25 AVRIL 1993 C3 Pour contrer la phobie du dentiste: l'hypnothérapeute .« y.\u2022 RAYMOND DERNATCHEZ a phobie de la chaise de dentiste vous connaissez?Cela existe bel et bien.Des gens qui ont une dent contre le dentiste il y en a plus que nous pourrions l'imaginer et si la plupart arrivent à contrôler leur appréhension ou leur crainte d'autres ne parviennent pas à maîtriser leurs angoisses.Chirurgien dentiste à la Clinique Médico-Dentaire Saint-Denis, à Montréal, le Dr Charles Malka, cite le cas d'un homme qui, malgré le fait qu'il souffrait de problèmes dentaires, a mis 14 ans avant de le consulter.Plusieurs dents avaient été rongées par les caries durant ce laps de temps et l'os était atteint sous la gencive à certains endroits.Un autre cas pour illustrer le phénomène, celui d'une patiente du Dr Malka qui n'a pas hésité à consommer sept valiums 10 mg, une dose suffisante pour assommer un éléphant, la veille d'une intervention.Elle était incapable d'affronter froidement sa phobie de la chaise de dentiste.Il s'agit là évidemment de cas extrêmes mais le Dr Malka, qui n'est pas opposé à ce qu'un patient trop nerveux consomme raisonnablement et sous prescription un médicament agissant sur le niveau d'angoisse dans les heures qui précède une intervention, favorise néanmoins le recours à une solution plus douce dans ces cas-là: l'hypnothérapie.Le Dr Malka n'est pas hypnothérapeute mais qu'à cela ne tienne, il peut faire appel pour cela aux services de Jacques Camiré, dont le bureau est également localisé à la Clinique Médico-Dentaire Saint-Denis.Étonnante clinique en effet puisque l'on offre dans un même lieu les services d'un chirurgien dentiste, de deux médecins omnipraticiens, d'un denturologiste, d'un hypnothérapeute, d'un naturopathe, et de deux acupuncteures.Un étonnant « mariage » de médecine dite dure et de médecine douce sous un même toit et qui persiste, semble-t-il, depuis près de six ans.Peut-on maîtriser la phobie de la chaise de dentiste par l'hypnothérapie?Le Dr Malka affirme que tel est le cas et l'hypnothérapeute lacques Camiré précise que cette crainte-là, comme plusieurs phobies d'ailleurs, est souvent d'origine culturelle.«La peur culturelle est une peur cultivée dans la famille.La crainte du tonnerre illustre bien cela.Si les parents craignent le tonnerre, les enfants vont le craindre aussi et tout le monde va se retrouver dans le garde-robe.La peur est une mauvaise .information au niveau de l'inconscient.Nos peurs sont à l'intérieur de nous et sont le produit de notre subsconscient.» Le Dr Malka voit les choses de la manière suivante.Les grands-parents et les parents d'aujourd'hui ont vécu dans leur jeunesse des expériences stressantes chez le dentiste.On recourait à des formes d'anesthésie beaucoup moins sophistiquées qu'aujourd'hui et l'expérience pouvait être alors douloureuse.Même si tel n'est plus le cas depuis longtemps, ces adultes ont pu conserver cette crainte et la transmettre aux enfants dans le milieu familial de sorte que nous nous retrouvons aujourd'hui avec des gens qui ont une peur irraisonnée du dentiste.Lorsque des parents se présentent avec leurs enfants chez le dentiste, on constate qu'ils sont beaucoup plus angoissés face à cette expérience que leurs enfants.Il vaudrait mieux, en fait, recevoir d'abord les enfants puis les parents ensuite, les enfants pourraient rassurer les parents.Si un enfant réagit bien au traitement dentaire, s'il est détendu comme il se doit, le Dr Malka tirera profit de cette attitude positive chez un aîné pour familiariser son plus jeune frère ou sa plus jeune soeur au traitement dentaire en lui permettant \u2022¦M Bien souvent les enfants héritent de leurs parents la peur du dentiste.PHOTO ROBERT NADON.La Presse Tinsconcient, a le plein pouvoir sur l'organisme.Si vous avez culturellement peur d'une souris, si vous avez cultivé cette peur-là, la vue d'une souris va provoquer une réaction en vous.Les glandes vont sécréter des produits qui vont vous amener à avoir peur.Alors que pour la personne qui n'a pas peur il ne se passe rien.Il ne se passera rien chez la personne qui a été traitée par hypnothérapie parce que son organisme lui fournira ensuite ce dont elle a besoin pour affronter la situation.La peur du dentiste chez les adultes peut être attribuée également à un autre phénomène, expliqué celui-là par d'assister au traitement.Ln constatant que l'expérience n'est pas désagréable pour son aîné, un enfant plus jeune ne réagira pas négativement lorsque viendra son tour un jour de rendre visite au dentiste.Les adultes qui n'ont pas eu cette chance devront se résoudre à prendre leur peur en main.L'hypnose peut leur être d'un grand secours.«Il serait théoriquement et pratiquement possible de subir un traitement de canal sous hypnose», souligne lacques Camiré qui ajoute toutefois que la suggestion hypnotique a plutôt pour but d'aider une personne à vaincre ses craintes.Le cerveau.L'hypnothérapeute Jacques Camiré le denturologiste Gérald Lupien de la même clinique.Il y a plusieurs années de cela, les chirurgiens dentistes n'hésitaient pas à recourir à l'extraction dentaire, à la demande des patients parfois qui préféraient cela aux traitements qui auraient nécessité des «visites» répétées.Pour deux dents malsaines, on pouvait vous enlever d'un seul coup toutes les dents de la mâchoire supérieure.Cela n'a pas arrangé les affaires.La conservation des dents de la mâchoire inférieure a nécessité plus tard le recours répété aux services du dentiste et l'extraction d'une partie ou de toutes les dents a engendré des séquelles qui ont contribué à associer l'image du dentiste à une expérience éprouvante.«Toutes les personnes édentées ont une chose en commun, dit-il, elles ont toutes eu peur du dentiste un jour ou l'autre.Or elles n'ont rien solutionné car même sans dent nous pouvons avoir besoin de revoir le dentiste à cause de problèmes de gencives par exemple.Et on ne solutionne pas tous les problèmes avec les prothèses.Il y a des gens qui .¦ n'acceptent pas le port d'une prothèse et dans 50 p.cent des cas le rejqt s'explique par un phénomène psychologique.Ces].' personnes n'acceptent pas l'atteinte qui a été faite à leur intégrité physique.Disons que vous vous retrouvez à l'hôpital et que le chirurgien vous apprend ; que vous devrez subir l'amputation de trois doigts.Il ' vous dit du même coup de consulter un psychiatre.Vous lui dites alors: je n'ai pas besoin de ' voir le psychiatre, je ne suis pas malade, j'ai trois doigts à me faire couper c'est tout.Ce n'est pas tout.Car vous allez vivre un deuil, celui de vos trois doigts.: C'est la même chose pour lés ' ¦ dents.Il y a des gens qui vivent ' 1 .comme un deuil la perte de trois ' dents, qui sont inconsolables, qui ~ ne s'en remettent pas et qui refuseront de porter une prothèse pour les remplacer.» Dans ces càs-là, le denturologiste Gérald Lupien recommandera également à ses clients de recourir aux services de l'hypnothérapeute lacques Camiré.«Lorsqu'ils arrivent dans mon bureau, dit lacques Camiré, les gens qui ont par exemple dé-là difficulté à tolérer une prothèse àr la mâchoire supérieure me diront: ce n'est pas dans md tête, lorsque la prothèse touche mort*'-' palais, à l'arrière, j'ai un haut lé coeur.Il y a tout simplement quelque chose à l'intérieur d'eux qui provoque cela, il n'y a rien dé physique dans ce phénomène,- ' nous travaillons là-dessus avec l'hypnose et nous en venon$-: »vt souvent à bout.» - Z - \"\"-rie Y a-t-il des gens qui sont It-v réfractaires à l'hypnose?«Les ' x>> gens réfractaires ça n'existe pas:Il~ » faut s'adapter à chaque pei^niïe£l' adopter pour chacune d'elle unç£^;' approche différente, mais en 30 ans de pratique je n'ai jamais rencontré le cas d'une personne qui soit réellement réfractafre à l'hypnose.Celles qui croient l'être parce qu'elles ne dorment pas ont tort parce que les gens ne dorment pas durant une séance d'hypnose.Il faut au contraire qu'elles soient conscientes pour entendre les suggestions.» .t.Un mode de vie physiquement actif, c'est «autre chose».! n a très souvent tendance à tout vouloir catégoriser.C'est, d'une part, beaucoup plus sécurisant et, d'autre part, plus facile pour la compréhension du monde qui nous entoure.On associera facilement «jeunesse» à «beauté», «argent» à «pouvoir» et «activité physique» à «sport»! Si ces deux derniers termes ont été confondus pendant longtemps, aujourd'hui, c'est à tort que nous le faisons.En plus Kino- Québec d'appauvrir notre vision de l'activité physique, cette catégorisation restreint nos possibilités d'actions.Kino-Québec, dans ses communications, parle plutôt d'un «mode de vie physiquement actif».Ceci signifie que «l'individu intègre dans sa vie quotidienne l'habitude de l'activité physique.11 profite de plusieurs occasions et situations de la journée pour bouger et, durant la semaine, il s'adonne régulièrement à des activités physiques plus vigoureuses comme la marche rapide, la bicyclette, la natation, etc.».Partant de cette définition, il n'est pas faux de croire que la pratique de l'activité physique inclut à la fois sports, conditionnement physique et toutes les «autres» activités physiques.Il y a d'abord les activités quotidiennes et utilitaires telles monter des escaliers, marcher pour faire les courses, laver les vitres ou passer l'aspirateur.En ce sens, il ne faut pas oublier tout ce qui concerne l'entretien d'un terrain ou d'une maison.Le jardinage et les soins d'un potager sont aussi utilitaires, mais procurent des heures de plaisir à ceux qui les pratiquent.Toutes ces activités, pratiquées régulièrement et mises bout à bout, contribuent au maintien de la bonne santé, car elles sollicitent différentes qualités physiques telles un bon fonctionnement du système cardio-vasculaire ainsi que la force et l'endurance musculaires.On a tendance à croire que jouer n'est pas sérieux.Détrompez-vous! L'apprentissage de la vie pour l'enfant passe par le jeu.Pour l'adulte, le jeu reste une source de plaisir, de santé et de délassement pour l'esprit! Le jeu actif ( ne pas confondre avec les jeux de société ou jeux électroniques) contribue à développer ou à maintenir l'équilibre, la vitesse de réaction, la précision du geste, la coordination, etc.En fait, le jeu permet de rapprocher les gens (sans exclusion d'âge ou de nationalité) et permet, par le Le jardinage est une activité physique des plus agréables qui se pratique en famille.plaisir qu'il apporte, l'épanouissement et le bien-être aux personnes qui le pratiquent.Qu'on pense aux jeux dits récréatifs comme la pétanque, les fers, le jeu de galet ( très populaire auprès des aînés) ou encore aux jeux coopératifs qui ont transformé l'aspect compétitif des jeux, en coopération.Dans les jeux coopératifs, il n'y a aucune élimination et chaque joueur participe selon ses capacités.L'entraide, l'humour et l'atteinte d'un but commun priment avant tout.N'est-ce pas aussi ces règles que nous utilisons «intuitivement» quand nous allons jouer au parc avec nos enfants?L'avantage du jeu, en plus d'apporter les bienfaits de l'activité physique, c'est que même ceux et celles qui ne sont pas enclins à pratiquer une activité physique se laisseront «prendre au jeu» tout en retrouvant leur âme d'enfant.Il y a aussi les activités qui sont plus structurées car, si elles peuvent être pratiquées librement, elles requièrent l'apprentissage préalable d'une technique particulière ou de mouvements précis.C'est le cas de la danse, laquelle resemble un peu à un jeu.Le plaisir de danser est si grand qu'on oublie l'effort qu'elle exige.Il existe une multitude de styles de danses* et si certaines exigent un peu moins d'effort de la part du coeur que d'autres, elles ont quand même des effets positifs sur l'individu.Qu'on pense à la danse d'animation, la danse en ligne, la danse folklorique ou à la danse sociale.Il y a aussi d'autres types de danses qui sont plus exigeants soit au niveau du coeur ou au niveau technique: le tango, la danse africaine ou le baladi, le cardio-funk ou encore le ballet moderne.Le principal avantage de la danse est de permettre l'expression de soi à travers le mouvement.En plus, elle favorise le renforcement du système cardio-vasculaire et l'endurance musculaire (surtout des jambes), elle améliore la souplesse, la coordination et l'équilibre; en plus de développer la mémoire, elle permet les contacts sociaux et l'amélioration de l'image de soi.Enfin, la danse peut être pratiquée par tous et à tout âge.Ce qui n'est pas peu dire.Lier le corps et l'esprit Depuis de nombreuses années, des activités qui lient le corps et l'esprit, par le développement de la conscience de ceux-ci, ont vu le jour.Ce sont des approches qui préconisent une pratique différente de l'activité physique traditionnelle.Ces approches n'en ont pas moins des effets positifs sur la santé.Le yoga est probablement la première approche du genre à avoir fait sa marque mais de nombreuses autres ont suivi telles que le taï chi (qui allie santé, méditation et auto-défense), l'anti-gymnastique et, dans la même lancée, les techniques Mézières et Feldenkrais.Si certaines de ces techniques font plus référence à une approche orientale de la santé (ex.circulation de l'énergie dans les méridiens), leurs effets concrets sur le corps sont néanmoins observables.La souplesse, la coordination, l'équilibre, la capacité respiratoire et l'amélioration de la posture sont des exemples de ce que peut apporter la pratique de ces techniques.Repousser les frontières Après un survol de ces «autres» activités physiques, il faut saisir que dès que le corps se met en mouvement, il y a activité physique.Si certaines de ces activités ne sont pas aussi complètes que d'autres, elles contribuent tout de même à une bonne santé.Nous n'avons pas énuméré ici toutes les possibilités d'activités, mais celles qui ont été abordées vous auront certes convaincu qu'un mode de vie physiquement actif déborde largement du cadre conventionnel.Si repousser les frontières nous parait parfois insécurisant, il faut savoir que la récompense de la découverte dépasse toujours largement les craintes anticipées! Chantai Fournel, conseillère Kino-Québec Régie régionale de la Santé et des Services sociaux de Montréal = m La semaine prochaine, nous aborderons le sujet suivant: Les conséquences de l'entraînement inadéquat.t i CHRONIQUE >™S233 DENTUROLOGIQUE No: 10 PAR DAN1ELLE PATENAUDE D.p.L'UNIQUE TRAITEMENT CAPILLAIRE NATUREL EFFICACE A 95% + SANTÉ + AUMENTATIQN|,;,g]EMSS 'UNIQUE 1 - Revascularisation à la racine 2- Régénération du bulbe 3 - Reproduction du cheveu assurée 4 - Reconditionnement complet du follicule.N'attendez pasl N .¦ Port de la prothèse dentaire lors du sommeil Bonjour! Je réponds aujourd'hui à une question qui m'est constamment posée par mes patients dans ma pratique quotidienne: doit-on retirer la prothèse pour dormir?; À une certaine époque, on recommandait de toujours garder la prothèse comme s'il s'agissait de dents naturelles.Des problèmes de santé buccale ont mis fin à cette pratique durant le sommeil.Comment s'y retrouver?I^es avantages d'enlever sa prothèse La cavité buccale est un milieu fermé où les tissus sont normalement, dans le cas d'une dentition naturelle, exposés au contact de l'air, de la salive et des aliments.La prothèse recouvrant une partie de ces tissus les prive de ces contacts essentiels au maintien de leur bonne santé.Le port de la prothèse durant la journée leur impose également des pression inhabituelles et la gencive peut subir de légers traumatisme s.Le retrait des prothèses durant le sommeil permet de tonifier la gencive en favorisant une meilleure circulation sanguine.Déplus, les enzymes contenus dans la salive permettent aux irritations locales'dé se résorber.Une nuit est souvent suffisante pour la guérison totale d'une irritation de moindre gravité.Les inconvénients Par contre, même si nous retrouvons des bienfaits a retirer ies prothèses dentaire* durant le sommeil, cette pratique comporte des inconvénients importants, tels que: a) Une formation accélérée de rides au niveau de la lèvre supérieure car ' cette dernière n'est pas supportée par les dents, et ce, pendant trop de temps si l'on retire sa prothèse toutes les nuits.Ce phénomène se retrouve surtout chez la femme puisqu'au départ le tonus musculaire autour de la bouche est moins vigoureux que chez l'homme.b) L'absence prolongée de prothèse dentaires peut entraîner des problèmes d'articulation de la mâchoire, des craquements et des douleurs musculaires au niveau des joues.Pas de solution idéale Donc, on peut conclure qu'aucune solution n'est idéale.Un compromis s'impose.À la lumière des connaissances actuelles, on doit recommander de retirer les prothèses dentaires l'équivalent de deux heures par jour (ou une nuit sur cinq) .Profitez de l'heure du bain ou des moments où vous êtes scul(e) pour le faire.Il existe cependant 4 types de cas qui nécessitent de toujours retirer la ou les prothèses durant le sommeil: 1.chez les patients ayant subi une chirurgie dentaire; 2.chez les porteurs de prothèses dentaires partielles, pour éviter la surcharge de poids causée par les crochets sur les dents naturelles ou l'enfoncement du partiel dans les tissus, lorsqu'il s'agit d'un partiel en acrylique; 3.chez les \"dormeurs\" souffrant de bruxisme (grincement de dents) afin d'éviter, ce faisant, d'énormes pressions sur les gencives pouvant entraîner un dégénération osseuse accélérée: 4.dans les cas de résorption osseuse accentuée (peu ou pas de gencive).Conseils priilattM Afin d'activer la circulation sanguine, procéder chaque jour à un massage des gencives avec les doigts ou une brosse à dents à poils doux.Il est excellent également de se rincer régulièrement la bouche avec de l'eau chaude et du set.Il est important de mentionner que tout ce que je viens de dire est vrai dans la mesure où votre prothèse dentaire est toujours bien ajustée.Étant donné l'individualité de chaque cas, consultez votre denturologiste pour savoir si vous devez ou non retirer vos prothèses dentaires lors de votre sommeil.Sujet de la prochaine chronique: Différences entre les dents en porcelaine et les dents en acrvllquc.MTL/Rive-Nord 289-9762 Rive-Sud 464-3002 RÉAGISSEZ MAINTENANT SANTE CAPILLAIRE M et G SERVICE 7 JOURS Partout au Québec .Sherbrooke 821-9176 1 Danielle Patenaude d.d.DENTUROLOGISTE Pour l'amour de l'esthétique depuis 12 ans 376-6677 7245.De Lorimier, Montréal (Qc) C4o LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 25 AVRIL 1993 .- .JV»h«nn«» Homol M.r*%.A.r.n._ de Fautre càté du miroir e, studio ntuf.poète frlQO Irvcl 35^, 5î8-6Ma A CONDOS Dfluf, lunutux, métro UQAM, 2Vt puffi lumière, air, Intercom, plonctwr T' b*ton, sous location.Réduit si réfèrencei.Poète frlQo ou besoin.6Jy-5a47 XïrDËHiîTRpTLgvEÎÇûE V// ré,>ové, 849-5888 Al RenéLeve»Qufcropre, poèletrtoo, eou cboude ournte, 390 $f.387-0836_ CENTRE, 3463 èie-fomllle, 3'/j rrïeublés ou non, propro oc- cueillant, piscine, souno.843-3971 CENTRE-VILLE, St-Mottïleu, mo-ontfique 3'/i spirf, en béton, chout-fé, piscine Int., 937-3790.CENTRE-VILLE, 1 '/j A i 'A, meublés, éoulpés ou non.possi-biUté ou nxifs, 843-4764, 288.9592.METRO GUY, grorxl 3'/i, grand bolcon, 14e, piscine, souno tout Inclus.550 s, luiuet ovont 17h: 932-9tl)9_ METHO Poplneaj, orondT^ ensoleillé, r.-do-ct).tout refoif, porc, 675 $, soir y»8-7139._________._____________l.,48M271.METRO St-HenrL 1 mois grorfuH, 3Vi poéte-trtgo, ^52-6097 A AHUNTSJC, rue Tonpuoy, bout duplex, 4V, fermé, choutfè poi propftétoire, 585 S, 956-0132.A AHUNTSIC, Ptoce Médteor.neuf.2Vj, y/u ^'à, 277-4606,.381-4041 A AMMTSIC, 1V, poète frtoo, 1er, 275 S, 3Vi semi &V»I, cboufTè, 3101.10443 Lorose, 389-9433.H est, ;t, 4Vî, 2e, 435 s, métro.î34.604i.CENTRE-VtLLÉ, i'/:, 3'/j, meublis, tout inclus, servke de femme de chombre i fols semolne, 931-7271 MTHK^itifatlWketr^sorond 6'/i rénové, bobertes, 3 chornbm, èlectromènooers.slorts, ' i24.3«47 A AHOKTS*C 4/1 chouffé, t^ds peint, Immeubte tronqullte, buon-derie, 425 $, 956-1895 CENTRE-VILLE r/i, r\\ j'/i, choutfè,_______ non.175 Sherbrooke 0.840* ^É-VILÙë ou 3'/i-4'/ï.5Vi, 939 3626, 9374215 6
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