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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Livres
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1993-03-28, Collections de BAnQ.

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[" Livres 7 Arts et spectacles js LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 28 MARS 1993 EST 5/ /e Jordy trouve y;.» \u2022 \"c/wr c/'éire bébé\", la vie de papa et de maman JL 1 n est sûrement pas si simple, elle non plus, puisqu}il un 5e publie des montagnes r r » r \u2022 d (- livres sur le sujet DANIELLE BONNEAU ¦ \u2022 \u2022V ébé jordy trouve cela dur de se faire dire constamment «fais pas ci, fais pas ça»?Les nouveaux parents, eux, n'ont peut-être pas la vie beaucoup plus facile.Dès les premières heures, ils sont à l'écoute des moindres besoins du petit inconnu qui vient de bouleverser leur vie et apprennent, non sans mal, à le découvrir.Lorsqu'il pleure la nuit, a-t-il faim, a-t-il besoin d'être changé, ou s'agit-il simplement d'un caprice?ÎSi on le prend trop dans ses bras, va-t-on le gâter?Les questions sont infinies et les réponses.pas toujours faciles à trouver.De sorte que les librairies regorgent de livres sur Part d'être parents \u2014sortes de modes d'emploi du bébé.Dans Bébé blues, la naissance d'une mère.Pascale Rosfelter explore les différentes émotions vécues à la suite d'un premier accouchement.«Devenir parent, c'est cesser de n'être que l'enfant issu de ses parents, explique-t-elle.On change de place dans Tordre des générations et cela insécurise.» Pendant dix ans, la psychologue physicienne a rencontré des mères venant d'accoucher dans une clinique parisienne.Elle livre leurs témoignages et tente d'expliquer les inquiétudes qui surgissent et les rendent si fragiles.Par exemple, il arrive souvent, après un accouchement, que les femmes vivent la fameuse dépression post-partum.Celle-ci varie d'intensité et peut prendre différentes formes: découragement, inquiétude, tristesse ou colère.Se posant une multitude de questions, la nouvelle mère doute d'être capable de relever le défi et de trouver les bons mots, les bons gestes.Elle se demande si elle sera à la hauteur et si elle est une «bonne mère».La crise est radicale et profonde.Rosfelter compare la métamorphose intérieure en train de se produire à la traversée d'un fleuve.«11 s'agit bien de quitter une rive, de dériver et de mettre les pieds sur une autre terre.Une fois sur ce nouveau terrain, l'expérience des difficultés passées permet désormais de reconnaître et de résoudre les problèmes.Les situations se relativisent parce que la femme change, puise ou invente en elle ses propres repères en construisant sa maternité.» En donnant naissance à un enfant, les femmes et les hommes découvrent qu'ils ne deviennent pas d'emblée des parents.Us n'ont pas l'impression de savoir quoi faire, mais plutôt de découvrir.Et tranquillement, en tâtonnant et en risquant continuellement de se tromper, ils se rassurent sur leur capacité d'inventer des réponses adéquates.Pour chacun des deux parents, des mutations complexes s'opèrent entre leurs identités de fille femme/mère et fils homme/père.En chacun et entre eux, se joue une épreuve de vérité.Dans un autre bouquin, Bébé, mode d'emploi, Johanne Lamarre tente de faciliter le plus possible la tâche des futurs parents.Elle-même mère de quatre enfants, elle partage une multitude de petits trucs développés au fil des jours.et des nuits par des parents expérimentés.Bachelière en sciences de l'Université de Montréal (biologie et pédagogie), elle concilie fort bien la pratique et la théorie.De façon simple et claire, Lamarre présente une synthèse des principaux sujets ayant trait aux bébés de 0 à 2 ans.Elle traite notamment du choix des prénoms, du développement psychologique des petits, du mythe du bébé gâté, de l'allaitement au sein ou au biberon, de l'heure du bain, de l'heure du dodo, des petits problèmes de santé les plus fréquents, des jouets appropriés pour chaque âge, etc.Bébé refuse de boire ou de manger?L'auteur signale différentes raisons pouvant être en cause et suggère des façons d'y remédier.11 se peut, par exemple, que le trou de la tétine soit trop petit, que bébé perce des dents, ou encore, si le petit a environ un an, que son appétit soit au ralenti, tout comme sa croissance.ie #' \\ \u2022\"h SUITE A LA PAGE B 6 es Petit Poucet ! a Rodolphe Stiboustinc commence.par une treizième naissance dans la famille - - \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 r \u2022 v ¦ MAflN§I t LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 28 MARS 1993 imons Paul Desmarais président du conseil d administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins éditeur adjoint directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef A votre tour La boîte aux lettres Jean Archambault .¦ v ., .PHOTO MICHEL GRAVEl.13 Presse « non- » JEAN ARCHAMBAULT L'auteur est administrateur d'im-.meubles semi-retraité.haque année, quand vient le temps de faire mon impôt, je ne peux m'empêcher de penser qu'une bonne partie de mon argent servira à payer des fonctionnaires qui ne «foutent» rien dans des bureaux luxueux.Mon argent ira entretenir des gens non productifs, encourager la médiocrité et soutenir le déficit gouvernemental.'\u20222 \"i tifs- il se produirait une réduction des services.Peut-être.Mais avant tout, ce serait le début d'une ère nouvelle où le gouvernement démontrerait clairement sa volonté de vivre selon ses moyens.Et la population est maintenant prête à appuyer un tel gouvernement.Alors faisons un petit calcul, tout en arrondissant les chiffres.Prenons le cas du fédéral seulement: il y a environ 400000 fonctionnaires au fédéral, avec un salaire moyen de 40000 $.En faisant le petit calcul suivant, on obtient quand même d'assez gros résultats: 30 à 40% de !A X 400000 X Pourquoi ne pas créer immédiatement une nouvelle classification au sein de toute fonction publique.On pourrait l'appeler «N-F» pour «non- \u2022 fonctionnaires»! Ceux-ci continue-; raient de recevoir leur salaire mais ils - n'auraient pas à se présenter à un bu-'.reau.Même s'ils restaient fonctionnai-; res, ils ne fonctionneraient plus.Pouf \u2022 une fois dans leur vie, ils seraient ; vrais.Us arrêteraient de prétendre tra- - va i lier alors qu'ils savent très bien que ' leur seule fonction est de se maintenir ; en poste avec le moins d'effort possi-' blé, afin de retirer éventuellement leur ;.pension.\u2022 ' ¦ Lorsqu'on se promène dans des bu-; rcaux de fonctionnaires, c'est tout juste si l'on entend le bruit d'une ma-l chine à écrire quelque part.Par contre, on'y voit beaucoup d'attroupements dans les bureaux.«Ils sont en mee-\u2022' ting», nous répond-on.Us sont sou-; veiit en meeting.La vérité c'est qu'ils » se racontent des blagues cochonnes» !; ou \"s'échangent les dernières rumeurs de boutique ou font simplement du pa-1 potage sur tout et sur rien afin d'occuper leur temps.«Us font du temps», comme diraient les prisonniers.Ils font du surplace.Us parlent aussi au téléphone.Et comment! Ils connaissent les trucs du métier pour se montrer occupés et le téléphone est le truc par excellence.Il est difficile de vérifier qui est à l'autre bout du fil.Mais le plus souvent ce sont des amis ou de la parenté.Tous ces braves gens qui se creusent les méninges, ou du moins ce qui leur en reste, pour justifier leur existence occasionnent au gouvernement de fortes dépenses, leurs salaires mis à part.D'abord chacun possède un bureau et des chaises, un téléphone et de la papeterie.11 y a aussi les frais de location de bureau, d'électricité, de chauffage et de climatisation.En plus il y a pour un grand nombre, à partir du petit cadre jusqu'au plus grand, des frais de voyage et d'hôtel.Un cadre se doit d'avoir un budget d'opération qui prévoit toutes sortes de dépenses.Et que dire du phénomène des empires dans toute fonction publique! Il faut bien réaliser que chaque fonctionnaire appartient à un empire bien identifié et que la loyauté à son empereur est beaucoup plus importante que la compétence.¦ Le Canada n'a plus les moyens de se I payer des empires boiteux.Il ne serait ; pas trop exagéré de dire qu'environ le \u2022 tiers des fonctionnaires sont inutiles.! Ce qui signifie que sans ces 33 pour ; cent le service gouvernemental conti- nuerait à fonctionner.Certains diront ; que le service ne serait plus de même \u2022 qualité, d'autres diront que le service ! s'améliorerait car sans graisse inutile, i le corps fonctionne beaucoup plus vite Jet plus efficacement.Chose certaine, \u2022 ça coûterait moins cher d'opérer un / gouvernement maigre que trop gras.' Me fiant seulement à mon expérience ; personnelle de 9 ans comme cadre ?dans la fonction publique fédérale, le l gouvernement pourrait économiser \u2022 entre 30-40 pour cent de la masse sala-Z riale des fonctionnaires qui n'auraient J plus à se présenter à un bureau gouver-' nemental.Ce chiffre représente le coût ; additionnel, mis à part le salaire, que i le gouvernement doit débourser pour \u2022i maintenir un fonctionnaire en poste.I Naturellement ce chiffre n'est pas offi-j ciel mais le gouvernement est en mesu-; re de le préciser.11 y en a qui diront \u2022 qu'avec une telle réduction des effec- 40000 $ - 1,6 à 2,1 milliards de dollars.Voilà des économies qui devraient intéresser tout gouvernement sérieux désirant réduire son déficit.Et , : cela sans effectuer de malheureux congédiements, ni augmenter les prestations d'ûssurance-chômase.Il y ayrait évidemment plusieurs va-.riations à apporter sur la technique ou le calcul que je viens d'exposer.Même 5i l'on réduit les effectifs de 25 au lieu de 33%, il y aurait quand même une économie très appréciable.Ensuite on pourrait y ajouter certaines conditions.Un fonctionnaire qui voudrait devenir non-fonctionnaire devra avoir accumulé un minimum d'ancienneté afin d'éviter qu'un trop grand nombre de jeunes employés bénéficient du nouveau système.Le salaire d'un non-fonctionnaire resterait toujours fixe et celui qui déciderait qu'il en a assez de ne pas travailler, même s'il reçoit un salaire, et se trouverait un autre emploi, perdrait immédiatement son salaire de non-fonctionnaire.11 est à prévoir et souhaitable que les fonctionnaires encore jeunes, avec du coeur au ventre, se trouvent un nouvel emploi après un certain temps.Donc des économies salariales additionnelles pour le gouvernement.On pourrait aussi considérer la possibilité de ne verser que 80 ou 90% du salaire au non-fonctionnaire, ce qui serait également très généreux.Ou bien mettre purement et simplement à la pension des fonctionnaires avec seulement 20 ans d'ancienneté et réduire du même nombre les effectifs de la fonction publique.Ce qu'il faut considérer et étudier à fond, car je crois que ce travail n'a pas encore été réalisé, du moins il n'a jamais été rendu public, c'est le coût exact, mis à part son salaire, pour maintenir en poste un fonctionnaire.Je crois que les payeurs de taxes auraient une désagréable surprise d'apprendre que le gouvernement paie des sommes fantastiques pour garder en service des employés non productifs qu'on n'ose pas limoger de peur de gonfler davantage les rangs des chômeurs.Mais ces mêmes payeurs de taxes consentiraient sans doute à verser un salaire à des non-fonctionnaires pour éviter de payer par surcroît un montant substantiel en frais de maintien seulement.Il est grand temps que l'on se penche SÙr là question de « surfonctionnarisa-tion» dans les ministères gouvernementaux.Au Canada nous rencontrons des couches de fonctionnaires partout, au niveaux fédéral, provinciaux, municipaux et régionaux (le nouveau-né de la famille).Tout ce potentiel humain qui pourrit littéralement dans des bureaux trop confortables! Ce même potentiel pourrait être recyclé dans l'industrie privée où il apprendrait à être productif et générateur de revenus à la fois pour l'État et le privé, jusqu'à maintenant l'État n'a fait que de timides tentatives de coupures dans la fonction publique.Le Brésil, dont l'économie a été longtemps à la dérive, a, l'an dernier, donné un sérieux coup de barre dans la bonne direction en congédiant 25 pour cent de ses fonctionnaires fédéraux.Tout récemment, le nouveau président des États-Unis a annoncé qu'il couperait 100000 postes dans la fonction publique.Mais ici au Canada on semble manquer de courage.Alors si on n'ose pas limoger de façon classique les employés, limogeons alors les meubles! Lettre à Lucienne Robillard Chère tante Lucienne, ¦ Je vous écris pour vous donner de mes nouvelles.Je suis présentement au collège où j'ai entendu parler de vous.Il parait que vous voulez nous faire un cadeau, mais comme dans le bon vieux temps, vous voulez garder la surprise.Est-ce vrai que vous voulez m'enlever mon ballon de soccer et ma natation?Cela me rend bien triste car, en plus d'aimer ça, cela me permet de développer plein de choses (comme mon corps) et après, dans mes cours, je suis plus détendue.Et j'ai entendu dire que j'allais avoir un cours pour apprendre à penser comme vous.Est-ce que ça veut dire qu'il va falloir que je fasse semblant d'aimer la crème glacée à la vanille, comme vous, même si je préfère la napolitaine?Maintenant, je vais vous donner des nouvelles de maman.Elfe ne va pas très bien ; elle ne digère pas encore ce que vous avez fait à ma grande soeur en 1990.Elle dit que ça lui coûte Lucienne Robillard tellement cher que je ne pourrai pas finir mes études.C'est pas vrai, hein, tante Lucienne?Vous pouvez pas faire ça?Moi, j'aime ça aller à l'école! Est-ce vrai que mon petit frère va devoir réussir plein de cours qui ne lui serviront pas pour venir à mon école?Et que beaucoup de mes ami(e)s ne pourront plus faire les études qu'ils voulaient?Je vais m'ennuyer, si mes ami(e)s s'en vont.En tous cas, j'espère que j'aurai une bonne réaction face à votre surprise.J'attends de vos nouvelles pour bientôt.Sonia GENOVESI Association générale des étudiantes et étudiants du Collège de Rosemont Les Innus de Davis Inlet et les Cris ¦ Les médias nous apprenaient récemment qu'à la suite du drame des adolescents innus de Davis Inlet, les gouvernements fédéral et terre-neuvien feront construire un nouveau village, à Sango Bay, où les 500 membres de cette communauté déménageront.Les coûts prévus sont de 185 millions, soit 370,000 $ par personne ou près de 1,5 million par famille de deux enfants, sans compter un ou deux grands parents.On apprenait également qu'il en coûte 3 millions par année pour subvenir aux besoins de cette communauté, soit 60,000 $ par personne ou 160,000$ annuellement pour notre famille de quatre personnes.Ai-je l'esprit étroit ou est-ce normal si je me pose des questions sur ces coûts astronomiques?Le nouveau village de Chisasibi, sur la rivière La Grande, a quand même .coûté 135 millions de moins pour une population cinq fois plus élevée.Là ou le bât blesse, c'est que ces gens exigent, en attendant la construction du nouveau village qui prendra deux à trois ans, rien de moins que l'installation de l'eau courante et des égoûts, la rénovation des maisons et.la construction d'un centre culturel.Si ce n'est pas une erreur de la Presse canadienne qui est à l'origine de cette nouvelle, je demande: un chausson aux pommes avec ça?Le pire, c'est que l'installation de ces facilités à Sango Bay, n'aidera aucunement ces jeunes à sortir de leur univers kafkaïen.La preuve en est le récent suicide - le septième - dans une réserve du Nouveau-Brunswick, village pourtant doté de toutes ces installations.Avec le taux de croissance maintenant très élevé des populations autochtones, la faune sauvage ne peut plus, à elle seule, suffire à alimenter tout le monde.Les autochtones ont donc besoin, plus que jamais, de revenus supplémentaires pour se procurer, entre autres, des vivres d'appoint.Or, la chute du prix des fourrures, causée paradoxalement par le lobby anti-fourrure de leur allié Greenpeace, a coupé dramatiquement ces revenus.Comment s'en sortir alors?C'est pourquoi, les cris de la Baie James, peuvent s'ils le veulent, eux, voir la lumière au bout du tunnel.En effet, quoiqu'en disent leurs leaders à New York ou en Europe, la Convention de la Baie James, a créé des programmes extrêmement bénéfiques qui protègent leur mode de vie traditionnel par des revenus garantis aux trappeurs-chasseurs.Par ailleurs, d'autres programmes favorisent la création de PME dont la prospérité dépend du développement de leur région (Air Creebec, Air Inuit, Crée Energy, Crée Construction, etc.).Aussi, les Cris se tirent dans les jambes lorsqu'ils refusent l'aménagement du Complexe Grande-Baleine.Heureusement pour eux, quelques leaders commencent à le réaliser.Il est grandement temps.Robert JOYAL Bouchervilie Cigarette: des jeunes se plaignent ¦ Nous avons récemment pris connaissance du nouveau projet de loi déposé par le gouvernement fédéral visant à reporter l'âge minimal pour l'achat du tabac à 18 ans.Ce projet nous a profondément choquées puisque nous n'y voyons aucun avantage.En premier lieu, il est important de vous rappeler qu'il y a à peine quelques semaines, plusieurs commerçants vendaient encore du tabac à des jeunes de moins de seize ans.Pourtant, l'ancienne loi le défendait.Croyez-vous vraiment que ceux-ci s'en abstiendront avec la nouvelle loi?Bien sûr, ils auront à débourser une amende de 50000$ s'ils ne respectent pas ce règlement, mais avez-vous déjà réfléchi au fait que les probabilités pour un commerçant de se faire pincer sont tout à fait minimes.D'ailleurs, sous l'ancienne loi, un seul commerçant avait été mis à l'amende.Donc, même avec cette nouvelle loi, il y en aura peu.Quelle amélioration! En second lieu, nous aimerions mettre l'accent sur le fait que, malgré toutes les mesures prises, la contrebande persiste.En effet, le trafic de nicotine s'opère dans les écoles, les hôpitaux et plusieurs milieux de travail.Nous-mêmes, étudiantes dans une polyvalente du Québec, sommes témoins tous les jours de ce trafic.Donc, ne croyez-vous pas que si les jeunes ne peuvent plus se procurer de paquets de cigarettes au dépanneur du coin, ils n'iront pas voir ailleurs?Catherine BOURQUE et Violaine OUELLETTE Prévost Réponse à Raymond Lévesque ¦ À la suite de votre lettre ouverte à La Presse, « De déception en déception», j'avoue être personnellement déçu de votre attitude.«Quand les hommes vivront d'amour» a été jugée avec justesse la chanson du siècle.Alors pourquoi défendez-vous: - Un : La cause de la séparation du Québec?- Deux: La cause du déchirement en quatre nations du peuple francophone du pays?Comment peut-on se séparer et se déchirer dans l'amour?Vous devez pourtant savoir que votre choix de nation a déjà entraîné le terrorisme et la mort et qu'il risque fort, tout au moins, de détruire l'unité, source de toute évolution humaine.Félix Leclerc a commis la même erreur malgré qu'en 1964 il écrivait: «Il était quatre heures du matin sur la terre entière, maintenant il est huit heures.Un nouveau monde parait où il est question de respect entre hommes.Crois-y.Éteins ton fanal.» Puis, quelques années avant sa mort, il a cessé d'être « Le Canadien» pour devenir Québécois et laisser tomber les Canadiens-français du Québec d'abord, puis du reste du Canada ainsi que les Acadiens, ce qui fait déjà quatre nations à fonder.Lui aussi parlait d'amour mais répandait la zizanie.Si les Canadiens anglophones suivent notre exemple ils demanderont un statut particulier pour les Anglais, pour les Irlandais et les Écossais ou fonderont trois autres nations indépendantes alors que les Autochtones réclament déjà douze nations.Ainsi l'espace canadien rejoindra le tiers monde de l'Amérique latine qui compte vingt-trois pays.Que diriez-vous plutôt, monsieur Lévesque.de parler d'amour entre hommes et de répandre le goût du français, à travers le pays, et non de frapper nos concitoyens de l'ostracisme de loi 101 et de nos complexes.Moi je vis d'amour avec tous les Canadiens et je n'ai mal nulle part.Robert ALLARD Bois-des-Filion Une tâche ni simpliste, ni banale PIERRE DE MU Y ©t MICHEL MEILLEUR Les signataires sont surintendants à l'exploitation des trains du métro de Montréal.écemment deux articles de la presse écrite et une émission de télévision pouvaient laisser croire aux gens que la tâche de l'opérateur (trice) de métro était simpliste et banale.Nous profitons des événements des 13 et 14 mars derniers pour apporter certaines précisions quant au travail de notre personnel.A cette occasion une importante tempête de neige paralysait la circulation sur l'ensemble du Québec.sauf dans le réseau souterrain de la STCUM.En effet, tout au long de cette fin de semaine, le professionnalisme de nos opérateurs, très bien supportés par le personnel de soutien, a permis d'offrir à notre clientèle un service de très haute qualité, malgré de mauvaises conditions climatiques.Nous convenons que l'automatisation de notre système de transport souterrain a enlevé certaines tâches d'exécution à l'opérateur (trice).Toutefois, son poste est toujours essentiel au bon fonctionnement du métro: il peut en tout temps être appelé à dépanner son train, à prendre action lors de défaillances du système automatique, à intervenir en situation d'urgence.En tout temps, il doit avoir le contrôle de son train.Enfin, soulignons qu'il assure la plupart des communications avec notre clientèle.Beau temps, mauvais temps, nos opérateurs (triées) remplissent leurs tâ-cnes avec professionnalisme.Nous en sommes fiers et tenions à le souligner publiquement.Les opérateurs de métro remplissent leurs tâches avec professionnalisme. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 28 MARS 1993 \u2022 B3 .ANNE RICHER Un quart de siècle de travail, de recherches, de passion.L'un des trois prix commémoratifs Izaak-Walton Killarn, du Conseil des Arts du Canada a été accordé cette semaine au Dr André Roch Lecours, dans la catégorie sciences de la santé.Un homme à qui le cerveau a, \u2022petit à petit, livré ses secrets.L'éminent chercheur est professeur à la faculté de médecine de l'Université de Montréal, titulaire de la chaire de gérontologie et gériatrie de cet établissement et directeur du centre de recherche du centre hospitalier Côte-des-Neiges.Le prix Killam est assorti d'une bourse de 50000$.11 est un hommage à l'ensemble de la carrière d'un scientifique.La Presse veut souligner l'apport extraordinaire de ce neurologue de formation qui a contribué à l'avancement de la connaissance en neuropsychologie clinique, anatomoclinique et co-gnitive, en le nommant Personnalité de la semaine.Si le cerveau garde encore beaucoup de ses secrets, le Dr Lecours a réussi tout de même à soulever le voile sur la représentation cérébrale du langage et sur ses perturbations à la suite de lésions cérébrales, entre autres.Il associe alors, dans une approche muitidisciplinaire, la neurologie, la linguistique et la psychologie.Précisément parce qu'il travaille en équipe, le Dr Lecours tient à faire rejaillir l'honneur de son prix sur l'ensemble de ses collègues.«Ce prix est un hommage collectif.À Côte-des-Neiges, un laboratoire SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ SEMAINE DU 28 MARS 93 personnalité de la semaine Il n'est pas de succès qui se mérite s'il n'est construit sur l'excellence II a reçu un des trois prix Izaah- Walton Killam dans la catégorie « sciences de la santé » très avancé dans le monde, c'est moi qui ai la barbe la plus blanche, mais je ne suis pas seul, il y a toute une équipe.» Trajectoire passionnante Il évoque avec tendresse ses vieux maîtres, ceux qui lui ont donné plus que la science, le sens de vie, l'avidité de connaître, qui ont animé et stimulé son âme de chercheur.Le professeur François Lhermitte notamment.« Ils m'ont appris à vivre, à réfléchir, à prendre du plaisir à cette vie de recherche et de travail intellectuel.» Après ses études de médecine à l'Université de Montréal, le Dr Lecours a entrepris sa formation en neurologie auprès des docteurs Robillard, Courtois et Barbeau, puis est allé à Boston au New England Médical Center et au Massachusetts General Hos-pital.Il s'initie à la neuropathologie.Va chercher encore un peu plus de savoir en neuroana-tomie à Harvard, auprès du professeur Paul Ivan Yakovlev; continue toujours plus loin, cette fois en neuropsychologie au Massachusetts Institute of Technology.Grâce à cette spécialité, qu'il va approfondir à l'hôpital de la Salpétrière à Paris, il rencontre François Lhermitte.Et de 1968 à 1972 il est professeur associé à la faculté de médecine de l'Université de Paris.«l'a: eu beaucoup de chance d'avoir de tels maîtres, des très grands, des modèles», reconnaît-il.«De 1970 à 1980, j'ai fait l'anatomie du langage malade.» Ce savant a écrit notamment sur l'aphasie, sur la myélinogénèse dans l'espèce humaine; des traités qui sont des classiques, des bibles en quelque sorte.De doc- ANDRÉ ROCH LECOURS r « Ce prix est un hommage collectif.À Côte-des-Neiges, c'est moi qui ai la barbe la plus blanche, mais il y a tou te une équipe.» torat honoris causa en récompenses plus prestigieuses les unes que les autres, le Dr Lecours poursuit sa trajectoire.Car il est un autre aspect de sa carrière qu'il privilégie, celui de l'enseignement.Dans son sillage, des stagiaires, des collaborateurs ont enrichi leur savoir et des liens scientifiques sur les cinq continents assurent la richesse des progrès.Un milieu favorable b Animé d'une formidable énergie \u2014 il travaille en moyenne 60 heures par semaine\u2014, André Roch Lecours a eu un premier modèle, le plus déterminant sans doute, son père, médecin de campagne, passionné de recherche.«Il partait de Saint-Jacques et venait à l'Université de Montréal en physiologie s'associer à la recherche, l'ai dû vouloir imiter ça», avoue-t-il.Deuxième d'une famille de cinq enfants, il est né à Saint-Jac-ques-de-Montcalm dans Lanau-dière, le 11 mars 1936.Gaspé-sien par sa mère, les Landry de Carleton-sur-Mer, il avait un grand-père pêcheur.Il voue à cette région une affection particulière.Le grand-père paternel, lui, était forgeron sur le Plateau Mont-Royal.Le milieu familial est stimulant.La mère, qui est infirmière et précieuse collaboratrice de son mari, est aussi une fervente artiste, animant la matière: cuir repoussé, bois, laine, émaux, transformant tout avec talent.Le père et la mère étaient de grands lecteurs qui ont prêché par l'exemple.Le scientifique a gardé précieusement le plaisir des arts et celui des livres grâce à la poésie qu'il lit à haute voix: Baudelaire, Rimbaud, Apollinaire.Edgar Al- » * m « p p r, * p p i i » ¦ 3 * « ¦ len Poe en anglais.Il est aussi avide de romans.«Si c'est mystique, j'y crois», affirmant qu'il ne craint pas de laisser libre cours à l'imaginaire et au rêve.II a conservé de son enfance ce qu'il appelle «un code d'éthique» moral, qui lui dicte en temps et lieu, la charité et l'espérance.Quant à la mort: «Les quelques atomes dont je suis constitué ne vont pas disparaître mais retourner au stock.Il est difficile de ne pas postuler que l'esprit humain est une partie intégrante de la matière.Le cerveau ne se-; crête pas l'esprit.» L'éminent professeur a deux filles, l'une qui est comédienne' et enseigne le théâtre à Aix-en-Provence, l'autre qui est psychologue.Il ne désespère pas de.l'avenir, encore moins de la relève.«Quand on est arrivés, on était moins nombreux, on avait une sécurité d'emploi, on était sûrs de trouver du travail.Ce n'est plus le cas aujourd'hui.» .En dépit de cette incertitude, le Dr André Roch Lecours retrouve chez d'autres jeunes épris de connaissance, la même passion qui l'a nourri au début.Et qui continue de l'animer.Bravo Céline! Elle a remporté haut la main .quatre prix |unos! Le 22e gala des Junos a permis à notre chan-\"v teuse nationale de démontrer aussi des talents d'animatrice! Elle collectionne les succès et les récompenses! Elle est même déjà 'i sur le palmarès des Personnalités de la semaine.Sa bonne/ étoile la suit au pas.Bref son im- .mense talent mérite d'être souJK gné et La Presse s'associe à ses \\ milliers de fans pour lui dire:', bravo ! « » m s » I ^ IL ( « i t » 1 B* \u2022 r r r t ¦ \u2022 \u2022L m.K ».¦M Encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie, l'excellence naît de Veffort.Hydro-Québec Le meilleur de nous-mêmes des gens de parole ¦ .0 .\u2022 \u2022 ALCAN - \\ K * « » - i H Pour le Diaisir de découvrir LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE t 4f à CBF 69©, l'émission EN DIRECT Christiane Charette Demain matin dès 9h30 Réalisation: Louise Carrière \u2022 ?¦ » ' « i.\u2022 SRC CBF 690 Montréal i « * ¦ .-s B4 LA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 28 MARS 1993 livres Best-sellers de Editions québécoises Tt \"Ces enfants d'ailleurs Fiction (romans) Ariette Cousture Libre Expression (17) Z Un homme est une valse Pauline Harvey Herbes Rouges (4) 3 Au nom du père et du fils Francine Ouellette La Presse (2) \u2022y f Retrouver l'enfant en soi J.Bradshaw Le Jour (3) 2 Les dessous du palais H.Steinberg Pierre Tisseyre (5) 3 Judith Jasmin Colette Beauchamp Boréal (13) m* % 1 Le secret Editions étrangères Fiction (romans) P.Sollers Gallimard (2) '2 Les soupers du prince San Antonio Fleuve noir 0) 3 La firme John Grisham Robert Laffont r h * i s s t I «» II ».f t t I h i 1 » M * i \u20225 « i il » i ¦i > n \u2022i 1 t Le dictionnaire qui disparaît le plus vite en librairie! Jean Cournoyer des noms propres POUR DES ÉCONOMIES SUPPLÉMENTAIRES obtenez une carte de fidélité avec tout achat de 10$ et plus.m m.L ; comptable Huguette Brodeur Tome 1 - disquette de données LX-95 - ISBN 2-89381-093-4 \" ^ : \u2022 ; - ' 240 pages-spirale-38,95$ \\ Tome 2 - disquette de données \u2022 * * ' LX-33 - ISBN 2-89381-023-3
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