La presse, 25 février 1993, Cahier A
[" Voir nos informations ges A3 à A7 et B2 La météo Aujourd'hui: Généralement ensoleillé et froid Minimum - 20° Maximum \u2022 11* Demain: Nuageux avec neige légère DÉTAILS CAHIER SPORTS Blainville LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQUE 430-1460 ta*» m MONTRÉAL.JEUDI 25 FÉVRIER 1993 109e ANNÉE N°125 68 PAGES, a CAHIERS îles de La Madeleine: 1.00 50* Taxes en sus Aujourd'hui ; .' 19 CANARIS Claude Jobin élève depuis sept ans des canaris dans des volières, à Mascouche, où les petits oiseaux vivent en plein air durant toute l'année et se portent à merveille.s A16 OPPOSITION Plusieurs organismes écologiques et sociaux réclament la tenue d'une enquête «nationale- sur le projet d'aménagement d'un incinérateur dans l'est métropolitain.Sommaire Annonces classées immobilier.B13 à B15 marchandises.B15, C12 emplois.«.*.\u2022 .C12 automobiles.C13, C14 propositions d'affaires.B8 Arts et spectacles informations.C8 à C11, C16 cine-horairts.C8, C9 teleboraires .C10 télévision.;.C10 Bandes dessinées.C13 Bridge.B14 Décès.C15 Économie.B1, B4 à B12, B16 Editorial .*.B2 Êtes-vous observateur?.B13 \u2022 Feuilleton.B15 Horoscope.B14 Le monde.A12, A14, À15 Loteries \u2014 résultats:.A19 «Mot mystère».C12 Mots croisés.C12 Sortir.C1 à C5 on L'Apfeu&eé Plus MuL&rtey, on c WmtëPA « Le moment est venu de ma place » PHILIPPE DUBUISSON du bureau de La Presse OTTA WA Après avoir dirigé le Canada pendant huit ans et demi, Brian Mulroney a annoncé hier qu'il démissionnera de ses fonctions de premier ministre dès que son parti lui aura choisi un successeur, vraisemblablement en juin.« Le moment est venu pour moi de céder ma place.J'ai servi de mon mieux mon pays et mon parti, et j'anticipe déjà le vent de renouveau et la vague d'enthousiasme que suscite l'avènement d'un nouveau chef», a-t-il déclaré en conférence de presse.Brian Mulroney explique sa démission par son désir de transmettre à son successeur un gouvernement et un parti «en très bon état, prêts à mener et à remporter la prochaine campagne électorale».Il est le premier chef conservateur à délaisser les rênes du parti alors qu'il occupe encore les fonctions de premier ministre.Militant conservateur de longue date, M.Mulroney a connu la pénible traversée du désert des con- j servateurs québécois, qui furent pratiquement éliminés de la carte électorale pendant plusieurs années.Confronté à des sondages défavorables, il n'aura pas voulu conduire son parti à un nouveau déclin après l'avoir porté à son pinacle.Lui qui se décrivait pas plus tard que la semaine dernière comme «frais comme une rose» et impatient de faire la lutte au chef libéral Jean Chrétien en campagne électorale, il ajoute qu'il n'avait aucun doute de pouvoir mener son parti à une troisième victoire consécutive.Mais son désir de voir à ce que sa propre succession se fasse «au moment propice et de manière constructive» l'aura emporté sur son tempérament de bagarreur et son désir de prouver qu'il pouvait remporter une autre combat électoral.«Les premiers ministres libéraux ont légué la direction du parti pendant qu'ils étaient au pouvoir.L'absence de cette tradition a nui aux conservateurs.|e me suis dit que je me devais d'être le premier à le faire pour le bien du parti», a-t-il expliqué.voir moment en a 2 Le premier ministre Brian Mulroney.PHOTO BERNARD SRAULT Lo Pres-H?Céline Dion gagne un Grammy MARIE TISON de la Presse Canadienne LOS ANGELES éiine Dion a remporté un Grammy hier pour sa chanson « Beauty and the Beast», en duo avec Peabo Bry-son.Cependant, la Canadienne k.d.lang lui a ravi le Grammy de la «chanteuse de l'année».Céline Dion était également en nomination dans la catégorie «Enregistrement de l'année» pour «Beauty and the Beast».Indirectement, elle était aussi en lice dans la catégorie «Album de l'année» pour l'album «Beauty and the Beast», et dans la catégorie .«Chanson de l'année», pour la chanson-titre du même album.k.d.lang était également en nomination dans ces trois catégories avec son album «Ingénue» et sa chanson «Constant Craving».C'est cependant Eric Clapton, avec l'album «Un-plugged» et la chanson «Tears in Heaven », qui a remporté les honneurs dans ces catégories.En fait, Eric Clapton a été le grand gagnant de la soirée avec.cinq Grammys.Le Canada était représenté en force hier.Outre Céline Dion et k.d.lang, trois Canadiens ont remporté des Gram-mys.Le musicien de jazz Rob McConnell était en nomination dans deux catégories dans le domaine du jazz et de la musique instrumentale.Il a gagné un Grammy dans la catégorie du « Meilleur arrangement instrumental».Walter Ostanek, de St.Ca-therines, en Ontario, a remporté le Grammy du meilleur album de polka de l'année.Enfin, Daniel Lanois, originaire d'Ottawa mais qui habite maintenant Londres, a gagné le Grammy du «producteur de l'année» avec Brian Eno.Les deux ont notamment produit le dernier album de U2.Trois autres Canadiens étaient en lice.Bryan Adams et Tom Cochrane étaient en voir celine en a 2 La course à la succession est engagée Le prochain congrès au leadership aura lieu en juin MARIE-CLAUDE LORTIE du bureau de La Presse OTTAWA ommencée officieusement depuis le début de l'année, voire depuis la fin du référendum, la course à la succession de Brian Mulroney a maintenant officiellement démarré.Un congrès au leadership en juin, dans une ville encore inconnue, permettra de choisir celui ou celle qui deviendra premier ministre.En tête d'une liste des candidats aucunement officielle, on retrouve la ministre aux épaules nues Kim Campbell, Monsieur TPS, Michael Wilson, Monsieur «anti-violence à la télé», Perrin Beatty et Monsieur «attention aux rayons U.V du soleil», Jean Charest.Dans la course pourraient aussi embarquer PAcadien Bernard Valcourt, qui trouve que le gouvernement a eu « les cou il les » de mettre de l'ordre dans l'assuran-ce-chômage, ou encore Barbara McDougall, qui s'est fait plus connaître au Québec durant la crise des aspirants réfugiés turcs, alors qu'elle était à l'Immigra- tion, que par sa performance à la tète de la diplomatie canadienne.Au parti conservateur, des sources bien informées affirment que pour l'instant ne cir-.cule aucun nom de candidats potentiels de l'extérieur des Communes, comme ce fut le cas pour M.Mulroney en 1976 et en 1983.Hier, aucun de ces candidats potentiels n'a voulu parler de son entrée dans la course.Partout, on a entendu cette réponse: «Aujourd'hui, c'estJa#journée du premier ministre, d'abord et avant tout».Le parti doit décider dans une dizaine de jours de la date et du lieu du congrès au leadership.Les villes intéressées doivent se dépêcher de déposer leur candidature.Mais le congrès aura lieu en juin, selon ce qu'a affirmé le premier ministre.Mme Campbell, ministre de la Défense, dont la campagne serait déjà amorcée, a laissé entendre hier qu'elle réfléchirait à la question du leadership et qu'elle se prononcerait au moment voulu.M.Wilson, ministre du Commerce extérieur, a déclaré qu'il n'avait pas encore pris de décision.«On a appris la nouvelle il y a à peine trois heures.|e sais que je prends des décisions rapidement, mais pas si rapidement», a-t-il lancé à la blague.M.Charest, ministre de l'Environnement, a déclaré quant à lui qu'il n'avait pas non plus eu le temps de se pencher sur la question parce qu'il était tellement convaincu que M.Mulroney allait rester.M.Valcourt, ministre de l'Emploi et de l'Immigration, a souligné que ce n'était pas la journée pour penser à cela.|oe Clark, qui semblait courtiser l'idée du leadership au début de l'année, a annnoncé son départ de la politique samedi dernier.Hier, il a répété qu'il ne comptait pas revenir sur cette décision.Tous ces candidats potentiels n'ont jamais annoncé officiellement leur désir d'entrer dans la course au leadership, mais plusieurs symptômes sont apparus voir course en a 2 L \"intimité et la paix LVSIANE CACNON 3 usqu a ce moment-là, Brian Mulroney avait lu le texte annonçant son retrait de la politique d'un ton neutre, presque monotone.Arrivé au paragraphe où il s'apprêtait à remercier sa femme et ses enfants pour leur indéfectible soutien, il fit une pause, puis il inspira profondément, comme on fait quand on est au bord des larmes et qu'on veut les refouler.Ce fut le seul moment d'émotion, mais c'est celui-là qui en dit le plus long sur les raisons qui ont finalement poussé Brian Mulroney à s'extirper de l'univers poli-tique qui était depuis sa prime jeunesse son milieu naturel, son oxygène, sa passion.Ce poste-là, premier ministre du Canada, il l'avait longtemps convoité mais c'est Tune des fonctions politiques les plus difficiles au monde.On n'a qu'à comparer deux photos de M.Mulroney \u2014 le fringant vainqueur de 1984 et le politicien abîmé d'aujourd'hui \u2014 pour voir à quel point cette fonction use son homme.Les coups, M.Mulroney les recevait assez bien.L'habitude.et puis cela venait avec le métier: lui non plus ne ménageait pas ses adversaires.C'est quand sa famille était éclaboussée par les ragots qu'il sortait de ses gonds.Car il n'y a qu'une chose qui venait avant la politique pour Brian Mulroney et c'était sa famille.Ce départ est un retour chèrement gagné à l'intimité et à la paix, après ces éprouvantes années au cours desquelles M.Mulroney allait devenir l'homme le plus détesté au Canada, le bouc émissaire de tout ce qui n'allait pas au pays, celui qu'on pouvait impunément traîner dans la boue, et qu'à peu près tout ce que le Canada anglais compte de leaders d'opinion coupait en morceaux et nappait de ridicule chaque matin au petit-déjeuner.(Commentant la démission de M.Mulroney sur les ondes de la CBC, Catherine Ford, du Calgary Herald, suggérait que le 24 mars soit décrété Fête nationale.et c'était à peine une boutade.) Il ne la fera pas, l'ultime bataille contre Jean Chrétien, qu'il au- voir paix en a 2 .«\u2022»f« m%-r i .SEUL REER QUI VOUS PERMET D'ÉCONOMISER 2 FOIS PLUS D'IMPOT! LE FINDS DE SOLIDARITÉ & DES TRAVAILLEURS V DU QUÉBEC (FTQ) t w créer et maintenir des l- Demain dans La Presse IA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 FÉVRIER 1995 SUITE DE IA UNE * à Sports Pourquoi pas la motoneige?¦ Vous avez le goût de profiter de la neige, mais ne raffolez ni du ski, ni de la raquette?Qu'à cela ne tienne! Le Ouébec offre plus de 27 000 kilomètres de pistes aux motoneigistes et des centres spécialisés vous procureront motoneige et équipement a prix abordable.L'invitation est signée Cilles Bourcier et vous sera transmise, demain, dans le WEEK-END SPORTIF.Collectes de sang MOMENT «Le moment est venu de céder ma place» Certains de ses proches collaborateur» expliquent que le désir dp premier ministre d'être plus près de sa jeune famille et son souhait d'entreprendre une nouvelle carrière pendant qu'il est encore jeune (il aura 54 ans le mois prochain ) sont aussi des facteurs qui ont influé sur sa décision.Puis, il y a les sondages, qui placent toujours les conservateurs loin derrière les libéraux de Jean Chrétien.Jfi.Mulroney n'a pas fourni d'indications sur ce qu'il entendait faire dans l'avenir, soulignant simplement qu'il s'établirait à Montréal après son retrait de la politique active.Il a l'intention demeurer député jusqu'au déclenchement des élections fédérales.Accompagné par son épouse Mila et deux de ses quatre enfants, le premier ministre a passé brièvement en revue les grandes politiques de son administration sur le plan constitutionnel, éco-nomjque et social, pour conclure qu'«il appartiendra maintenant à l'histoire de porter un jugement définitif sur ce que nous avons fuit ce que nous léguons à nos successeurs».Il a ajouté que les décisions qu'il avait prises l'avaient été V «*.K S c-«\u2022 «\u2022 «\u2022 ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants : \u2022 à Montréal : Centre des donneurs de sang, 2991 est, rue Sherbrooke, Centre commercial Maisonneuve (métro Préfontaine) de 9 Il a 20 h ; \u2022 à Dorval : Scout Center, 2001, route Transcanadienne (sortie des Sources), de 14 h 30 à 20 h 30; \u2022 à Longueuil : organisée par le Groupe |ean Coutu, Centre sportif, 551, rue Bériault, de 10 h à 17 h I \u2022 à Sainte-Anne-de-Bellçvue : hôpital Sainte-Anne, 305, rue Saint-Pierre (auditorium), de 9hà 11 h30et 13 h à 16 h; \u2022 à Saint-Basile-le-Grand : parrainée par le Club Optimiste et la Caisse populaire Desjardins, école lacques-Roche-Icau, 10, rue Préfontaine, de 15 h à 20 h 30, Lettre de démission de Brian Mulroney Presse Canadienne V V < V N.\" V m « « x on A WA ¦ Voici le texte intégral de la lettre que le premier ministre Brian Mulroney a fait parvenir hier au président du Parti conservateur du Canada, l'honorable Gerry St-Germain : « En 1984, j'ai eu le privilège de mener notre parti à la victoire avec une imposante majorité.« Nous avons dirigé le pays avec détermination durant une période difficile.Nous n'avons pas hésité à affronter les problèmes essentiels et nous n'avons pas esquivé non plus les questions importantes, mêiye si elles n'étaient pas populaires.Dans un pays tiraillé entre de nombreux intérêts particuliers, nous avons toujours défendu l'intérêt national, et je suis convaincu que l'histoire portera un jugement favorable sur nos grandes initiatives.«Une fois devenu chef du parti en 1983, j'ai déclaré qu'après deux mandats complets comme premier ministre, il était à peu près temps pour un chef politique de passer le flambeau, l'ai dit cela parce que je pensais que la démocratie est fondée essentiellement sur le renouvellement.Mon opinion là-dessus n'a pas changé.Ainsi, après bientôt dix ans à la tète du parti et huit années et demie comme premier ministre, le moment est venu de céder ma place.Il est temps pour le parti de s'élire un nouveau chef qui deviendra le dix-neuvième premier ministre du Canada.«C'est pour moi un grand honneur d'avoir pu exercer pendant si longtemps la charge de premier ministre de ce magnifique pays, l'en garderai toujours un souvenir très cher.Avoir été pendant près d'une décennie chef national de ce parti, c'est comme avoir connu les joies et les déceptioons qui se vivent normalement dans une grande famille.C'est exactement ainsi que Mila et moi en sommes venus à considérer le parti et le caucus comme une famille.Nous avons apprécié au plus haut point votre amitié, voire fidélité et votre appui.Cette splidarité a rendu possibles nos plus, grandes réalisations et nous a aidés à traverser les moments les plus difficiles.Nous nous souviendrons toujours du parti et du caucus avec fierté, gratitude et affection.«|e VOUS demande de convoquer dès aue possible une ré* union de I exécutif national du Parti progressiste-conservateur du Canada afin de choisir le temps et le lieu du congrès qui élira mon successeur au poste de chef du parti.Je vous remercie du fond du coeur, vous et vos collègues, de votre chaleureuse amitié et de votre solide appui.» Tirage d'hier Le Lotto 6 / 49 4 5 810 32 39(28) e-x-t-r-a 2 9 9 8 0 3 La quotidienne\tà trois chiffres\t574 Tirage d'hier\tà quatre chiffres\t3280 (\"ABONNEMENT 225-6911 ¦ La service des abonnements I est ouvert du lundi au 1 vendredi de 7 h à 17 h 30 RÉDACTION PROMOTION I COMPTABILITE Grandes annonces Annonces classées 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSEES Commandes ou corrections lundi nu vendredidt6h30è17h30 GRANDES ANNONCES Détaillante National, Télé* Vacances, Voyages Carrières et professions, nominations 285-7111 | 285-7202 I 285-7306 285-7265 | 285-7320 I la Presse Canadienne est autonsée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des Iservices de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.« Courner de la deuxième classe \u2014 IEnregistrement : numéro 1400 >» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.RENSEIGNEMENTS 285-7272 i-\u2014_-1 i i i | CODE DU JOUR pour l« bien du pays à long terme, et non en fonction de ce qui serait politiquement populaire à court terme.«Qu'on soit d'accord ou non avec nos solutions, personne ne peut nous accuser d'avoir voulu échapper à nos responsabilités en esquivant les questions les plus controversées de notre temps.» Sa plus grande déception de* meure l'échec de l'accord du lac Meech, dit-il.Il ne cache pas un sentiment d'amertume envers le premier ministre de Terre-Neuve, Clyde Wells, à qui il reproche de ne pas avoir respecté sa signature.«Je n'aurais pas eu de querelle avec lui s'il avait au moins demande à son assemblée législative de se prononcer sur l'accord», dit-il.Avec l'échec de l'accord du lac Meech et le rejet de l'entente de Charlottetown au référendum, Brian Mulroney n'aura pas atteint son objectif le plus cher: la reconciliation de la famille canadienne dans le respect des aspirations du Québec.«Mais j'ai livré la marchandise, dit-il.Mon obligation était d'obtenir l'unanimité, et je l'ai fait à trois reprises.» Ironiquement, Brian Mulroney n'aura pas réussi à modifier la constitution canadienne après avoir créé cette unanimité.Son prédécesseur et adverse politique Pierre Trudeau aura de son côté rapatrié la constitution et fait adopter sa Charte des droits dans un climat d'affrontement avec les provinces.N'eut été de l'échec de Meech, Brian Mulroney affirme qu'il aurait démissionné à l'automne 199Q.«Mais avec l'échec de Meech» la crise d'Oka, la maladie de Robert Bourassa, la guerre du Golfe, la bataille de la TPS et la tenue de la commission Bélanger-Campeau, il était tout simplement impossible pour moi de partir à ce moment-là».Il ajoute ne jamais avoir considéré le poste de secrétaire-général de l'ONU, bien que sa candidature ait été proposée alors.Les rumeur» entourant son ave-nir politique ont pris naissance au lendemain du référendum.Au cours des dernières semaines, certains siçnes suggéraient le départ Brochain du premier ministre, n déjeuner avec des militants de Toronto a été annulé sans qu'aucune raison soit donnée, il y a deux semaines, et l'assemblée d'investiture de Brian Mulroney dans son comté avait aussi été reportée récemment.L'aisance avec laquelle M.Mulroney répondait à l'opposition à la Chambre des communes, notamment au chef libéral |ean Chrétien, donnait à penser qu'il savourait déjà son prochain rendez-vous électoral.Ce sont ses performances à la Chambre des communes lors de la période des questions qui ont en partie étouffé les rumeurs, bien plus que les propos tenus publiquement par ses députés, ministres et conseillers.M.Mulroney laisse derrière lui un parti avec une organisation électorale fin prête et des finances en bon état.Mais son successeur devra réussir à maintenir la coalition entre les militants du Québec et c!e l'Ouest qui aura permis au parti de remporter deux majorités successives.À ce propos, le premier ministre indique que son parti bénéficie maintenant d'une machine électorale bien huilée au Québec, qui ne dépend pas de l'appui des péquistes ou des libéraux.C'est cependant à l'appui des libéraux de Robert Bourassa et des péquistes qui ont opté pour «le beau risque» que le parti conservateur doit ses victoires électorales au Québec.Parmi les prétendants probables à la succession de Brian Mulroney, on compte les ministres suivants: Kim Campbell (Défense), Jean Charest (Environnement), Michael Wilson (Commerce, Industrie)et Perrin Beatty (Communications).Benoit Bouchard (Santé) n'excluait pas hier la possibilité d'entrer lui aussi dans la course au leadership.Le congrès au leadership du parti conservateur devrait être tenu à la mHuin, a indiqué l'exécutif du parti hier, ?CÉLIPIBi - -1 -\u2014 Céline Dion gagne un Grammy nomination dans la catégorie «chanteur rock de l'année», mais c'est Eric Clapton qui s'est emparé du précieux Grammy.Alannah Myles était en nomination dans la catégorie «chanteuse rock de l'année», mais elle a perdu aux mains de Melissa Etheridge, De plus, des artistes du Cirque du Soleil ont participé à la cérémonie en effectuant un numéro d'acrobatie pendant une chanson interprétée par Peter Gabriel.La grande majorité des prix Grammys ont été remis au Shrine Auditorium à Los Angeles en après-midi hier, parce qu'il était impossible de remettre 80 prix pendant le spectacle télédiffusé en soirée, Le prix dans la catégorie «duo ou groupe pop vocal de l'année» a été un des premiers prix à être remis dans l'après-midi.Dans cette catégorie, Céline Dion et Peabo Bryson étaient en nomination avec des gens comme Genesis, George MÏohael et Llton John, Prince et The New Power Géné- ration, e» Patty Smith et Don Henley.Céline Dion a déclaré qu'elle ne s'attendait pas à gagner justement parce qu'il s'agissait d'«ar-tistes fabuleux».Lorsque la chanteuse québécoise a entendu son nom, elle a rapidement traversé la salle pour monter sur la scène et recevoir son prix.Vêtue d'une longue robe de dentelle noire plutôt révélatrice, elle a remercié les auteurs de la chanson « Beauty and the Beast», Alan Menken et Howard Ashman, son compère Peabo Bryson, les gens de chez Disney Productions, sa famille, et «tous ceux au Canada qui ont cru en moi dès le premier jour».Peabo Bryson n'était pas sur place pour recevoir son prix, ce qu'a regretté Céline Dion.«C'est un rêve qui se réalise», g^rçlle déclaré en conférence de presse, immédiatement après avoir reçu son prix, un petit grp-mophone doré monté sur un socle foncé.«|e suis sous le choc», a-t-elle déclaré aux journalistes.Elle a raconté que lorsqu'elle était petite et qu'elle regardait a la télévision des spectacles de re-mises de prix comme les Gram- mys, elle disait à sa famille (j'ai 13 frères et soeurs, a-t-elle précisé aux journalistes américains) qu'elle aimerait se rendre là un jour.«Ils riaient, disaient aue c'était impossible», a-t-e|le déclaré.Elle a affirmé que d'être en nomination était déjà une victoire.«Mais de tenir ce prix entre mes mains, je suis très fière, a-t-elle ajouté.|e vais immédiatement appeler ma famille.Il y aura beaucoup d'émotion au téléphone.» Les journalistes américains ont posé plusieurs questions à la chanteuse québécoise au sujet de sa carrière en anglais, une langue qui n'est pas sa langue maternelle.Elle a expliqué qu'elle voulait chanter dans les deux langues parce qu'elle avait toujours voulu avoir une carrière internationale.«Le français est très romantique, mais l'anglais est la langue de la musique», a-t-elle déclaré.Céline Dion a indiqué qu'elle avait chanté une première chanson en anglais à l'âge de 15 ou 16 ans, alors qu'elle ne comprenait pas un mot de cette langue.Elle a cependant soutenu qu'elle «sen- tait» la chanson par le biais de la musique, «Qu'on chante en anglais, en français, en espagnol ou en allemand, cela n'importe pas, a-t-elle soutenu.le sens la musique, c'est un langage extraordinaire.Cela vient du coeur et de l'âme.» \u2022 \u2022 \u2022 Elle a quand même décidé d'apprendre l'anglais il y a cinq ans pour être capable de comprendre chaque mot qu'elle chantait.Elle a indiqué qu'elle ^'apprêtait à effectuer une tournée au Canada, et possiblement au mois de mai, une première tournée aux États-Unis.Céline Dion a également dû rassurer un journaliste de langue française qui ne savait pas si elle chantait toujours en français.Elle a rappelé qu'elle avait lancé un album en français, «Dion chante Plamondon », en même temps que son dernier album de langue anglaise.«|e veux continuer à chanter dans les deux langues», a-t-elle soutenu.La chanteuse a insisté sur le fait que ses racines étaient en français, au Québec.Avant de quitter la salle de presse, elle a dit espérer que tout le monde au Québec et au Canada soient fiers d'elle.?COURSE -.- \".\u2014 La course à la succession est engagée depuis la fin de l'année dernière au sujet des intentions de chacun, symptômes allant des cartes de Noël envoyées contre toute attente par MM, Beatty et Wilson et Mines MçDougall et Campbell directement aux résidences des dé* pûtes \u2014 du jamais vu*-~, à des campagnes dé recrutement chez les organisateurs conservateurs, Mme Campbell, anciennement à la lustice, a multiplié les apparitions publiques, au Québec comme ailleurs, et a bien profité de l'attention médiatique que lui a valu sa photo aux épaules nues, Elle cultive aussi assidûment ses relations avec les journalistes.On dit que sa machine est en marche depuis novembre, ce qu'elle nie, bien qu'elle admette avoir été l'objet de nombreuses approches.La ministre de la Défense jouit actuellement d'une certaine sympathie auprès des médias, un des facteurs qui l'ont aidée récemment à être l'une des candidates potentielles les plusen vue, même si elle est encore inconnue d'une bonne partie de la population, notamment au Québec, Les observateurs québécois n'écartent pas la possibilité de grands succès dans cette province, que la libérale Sheila Copps a réussi à séduire très efficacement quand elle s'est lancée dans une campagne au leadership.Au parti, on a cependant quelques doutes au sujet des chances de Mme Campbell parce qu'elle n'a jamais réussi à conquérir le caucus et la base conservatrice de droite.On n'a pas aimé ses politiques sur le contrôle des armes et les homosexuels notamment, Mme Campbell est de la branche rose du parti, plus à gauche.Certains préviennent aussi que la base très conservatrice du parti n'aime pas beaucoup qu'elle soit divorcée, un problème auquel elle a déjà elle-même fait allusion dans un discours devant des femmes journalistes.Des sources conservatrices disent que M.Wilson est probablement le candidat potentiel qui a réussi à ce jour à amasser le plus d'argent, grâce à ses appuis à Bay Street, quartier financier de Toronto.M.Wilson a aussi commandé des sondages au mois de janvier pour mesurer ses chances auprès des participants au dernier congrès de Toronto, et lui aussi polit son français.Mais son association avec la TPS et les politiques économiques du gouvernement Mulroney risque de lui nuire.Mme McPougall est au lapon actuellement, mais elle a écourté son voyage et devrait rentrer sous peu.Sa place dans la course aux côtés de M.Wilson pourrait s'avérer problématique, parce qu'ils sont tous deux issus des milieux financiers de Toronto.M.Beatty, un autre ontarien, aurait lui aussi de très bons appuis dans ce milieu, une machine solide en marche et des coffres bien garnis.Ce ministre très discret et très peu connu du public pourrait être l'un des premiers è se lancer officiellement dans la course.M.Charest, de son côté, aurait activé la préparation d'une éventuelle campagne dès janvier, appelant à gauche et à droite pour rechercher d'éventuels appuis.11 pourrait aller chercher beaucoup de sympathie chez les Québécois, remarquent certains députés de cette province, qui ne reconnaissent pas nécessairement la néces- sité d'avoir maintenant un chef de l'extérieur du Québec pour respecter la règle de l'alternance.Mais ses origines québécoises et son jeune âge pourraient le désavantager dans le reste du pays, où on veut un leader hors-Québec.M.Mulroney a dit hier qu'il ne se mêlerait pas du tout à la course.«|e ne vais m'impliquer dans la campagne d'aucune façon, ni directement, ni indirectement, en faveur d'un candidat ou d'une candidate quelconque.Ceux qui m'entourent ne le feront pas non plus.» Le premier ministre a grandement insisté sur le renouveau et la nouvelle énergie qu'apporterait au parti l'arrivée d'un nouveau leader.«Au mois de juin, vous assisterez au lancement d'une ère nouvelle en politique canadienne», a-t-il dit, en soulignant que ce sera la première fois que le Parti conservateur changera de chef alors qu'il est au pouvoir.Selon lui, cela devrait faciliter la transition.Chaque fois qu'il a parlé de candidature, le premier ministre s'est efforcé de préciser qu.'il pourrait s'agir «d'un candidat ou d'une candidate».?PAIX I 08-4 JEUDI 25 FEVRIER 1993 U L'intimité et la paix rait peut-être pu remporter de justesse \u2014 il en semblait en tout cas convaincu, lui qui n'aimait rien de mieux que de descendre dans l'arène électorale pour y relever d'impossibles défis.Il en avait déjà relevé plusieurs.Qui, en 1983, aurait cru que le parti conservateur balaierait un jour le Québec?Qui, en 1987, aurait cru que M.Mulroney, alors déjà fort impopulaire, pourrait réussir l'exploit, sans précédent depuis |ohn A.Macdonald, de former deux gouvernements majoritaires successifs?Brian Mulroney était extraordi-naircment doué pour la politique, qui est l'art de ménager et dp flatter l'égo des autres (or le monde politique regorge de gros égos), de concilier des factions e! des idées opposées et de dégager des compromis.Qui d'autre que lui aurait pu maintenir, contre vents et marées, cette surprenante coalition qu'était devenu le PC sous son règne, entre vieux Tories de l'Ouest et nationalistes québécois?Qui d'autre que lui aurait pu amadouer René Lévesque et les péquistes qui crurent au «beau risque» au point de lui fournir la machine électorale qui lui manquait au Québec?Qui d'autre que lui aurait pu tenir en laisse la droite du parti, qui était arrivée au pouvoir déterminée à démanteler le «medicare», à ramener la peine de mort et à éliminer la loi sur les langues officielles?Qui d'autre que lui aurait pu inspirer tant de loyauté à ses troupes, malgré la catastrophique descente dans les sondages?Même la faillite de Meech et la montée du Bloc Québécois n'ont pas vraiment entamé la solidarité du caucus québécois.Le gouvernement Mulroney est en deçà de 20 p.cent depuis des mois: du jamais vu.Mais on n'a pqs encore trouvé un député ou un militant conservateur prêt à dire un mot contre son chef, même sous le couvert de l'anonymat: du jamais vu ça aussi.Malgré l'animosité de l'intelligentsia canadienne-anglaise, oui ne lui a jamais pardonné le traité de libre-échange, Brian Mulroney aura réussi à transformer profondément le pays.Lui qu'on disait sans conviction a imposé sa vision économique: il croyait au «marché libre», d'où le libre-échange à deux, maintenant à trois.Lui qu'on disait purement opportuniste à fait passer la mesure impopulaire entre toutes (la TPS).Lui qu'on disait soumis au Big Business a amorcé l'épineuse réduction du déficit tout en préservant, pour l'essentiel, les principaux programmes sociaux.Lui qu'on disait incurablement partisan aura nommé plus d'adversaires idéologiques à des postes-clés que tous ses prédécesseurs réunis.Il venait d'un milieu ouvrier de petite ville, il n'avait fait, dans sa vie, que des voyages de tourisme conventionnels, il n'avait rien de la sophistication, du cosmopolitisme de Trudeau.Et pourtant, tout compte fait, il se sera davantage affirmé que ce dernier sur la scène internationale.Tout en rapprochant le Canada des Etats-Unis, il a pris le leadership du boycott contre l'Afrique du sud, mis au monde le Sommet de la francophonie, élargi le rôle du Canada dans tous les organismes internationaux, et poué de véritables amitiés avec les Grands indépendamment des idéologies, de la capitaliste Thatcher au socialiste Mitterrand.Il aura finalement mené à terme chacun de ses dossiers prioritaires.Sauf yn, celui qui lui tenait le plus à coeur.La question du Québec reste irrésolue, sans parler des autres foyers d'incendie que la dernière ronde constitutionnelle a activés* Il laisse tout île même à ses successeurs un parti en excellente santé financière, çt un peu d'espoir: la récession s'estompe légèrement, la cote du Reforro dw* l'Ouest et du Bloc au Québec 01; minue sensiblement,.Mais qui donc, parmi (es successeurs potentiels, a les épaules assez solide et la couenne asçez dure pour M charger du fardeau d'un pays aussi difficile à gouverner?u VOIR PA GE 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 FÉVRIER 1993 A3 MULRONEY S'EN t/s.&yy.- Bourassa et les libéraux se disent consternés tandis que le PO se réjouit DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUÉBEC urprise et consternation : le départ du premier ministre Brian Mulroney n'était une bonne nouvelle pour personne hier au sein du gouvernement Bourassa.Pour le ministre Claude Ryan, ce départ risque de réduire la place du Québec à Ottawa, tout en repoussant le règlement de certaines demandes du Québec aux lendemains des élections fédérales.\u2022 En revanche, du côté des péquistes, on pavoisait, en soulignant que par ses deux échecs dans le domaine constitutionnel, Brian Mulroney aura fait la démonstration que les intérêts du Québec et du Canada anglais sont irréconciliables.En outre, son départ vient améliorer les chances du Bloc québécois au Québec, pense-ton dans le parti de Jacques Parizeau.Mais libéraux comme péquistes, tous les politiciens québécois s'entendaient toutefois pour saluer en Brian Mulroney un homme d'une détermination hors du commun, d'une ténacité démontrée par ses tentatives répétées d'obtenir un accord constitutionnel qui satisfasse à la fois le Canada anglais et le Québec.Dans un communiqué, le premier ministre Bourassa a rappelé «les sentiments indéfectibles» de M.Mulroney envers le Québec, de même que son travail constant pour la reconnaissance des droits historiques du Québec.Pour M.Bourassa, Brian Mulroney a fait preuve d'un courage et d'une persévérance inébranlables durant une époque «des plus exigeantes».Il s'est distingué «par ses remarquables capacités de rassembleur et son ouverture d'esprit».iPoui le vice-premier ministre Lise Bacon, il est toujours déplorable de voir partir un homme politique qui a donné dix ans à son pays.«Ce furent des années difficiles pour lui et pour tous les Canadiens, mais il a su rester au-dessus de la tempête et essayer de réconcilier l'Est, l'Ouest, le Nord et le Sud.En dépit de deux échecs constitutionnels, M.Mulroney fut néanmoins un grand négociateur, qui a su réunir tout le monde autour de la même table et obtenir un consensus,» a-t-elle dit.Ryan : « Une perte pour le Québec » Pour Claude Ryan, le départ de Brian Mulroney est une perte pour le Québec.«Sans doute que la présence du Québec au sein du gouvernement fédéral sera amoindrie.S'il n'avait dépendu que de M.Mulroney, on serait aujourd'hui plus avancé qu'on ne l'est.Il a travaillé à trouver une solution de fond au problème de la coexistence des deux comunautés fondatrices du pays.M.Mulroney a eu des décisions fort difficiles à prendre mais à long terme, l'histoire sera plus clémente à son endroit que l'opinion publique.Les premiers ministres Robert Bourassa et Brian Mulroney au temps de l'accord du Lac Meech, en 1990.photo reuter Pour sa part, Gil Rémillard souligne aussi que M.Mulroney a travaillé énormément et avec beaucoup de conviction pour que le Québec reprenne sa place dans la fédération canadienne, tout en respectant son statut de société distincte.«Meech et Charlottetown sont des pas.des références, il faudra s'y référer dans l'avenir, a-t-il souligné.M.Mulroney avait une bonne compréhension du Québec et du Canada.Même si son successeur n'est pas Québécois, ce qui sera important, c'est que cette personne ait une bonne compréhension du Québec.» Chevrette: «Un tenace qui a essayé» Guy Chevrette, qui avait siégé avec Brian Mulroney à la commission Cliché en 1974, n'est pas surpris de ce départ.«II a essayé de bonne foi d'atteindre ses objectifs de 1984.Il aura contribué sans le vouloir à étaler davantage l'irréconciliabilité entre les deux peuples; il a manqué son coup et le connaissant comme tenance, il ne doit pas l'avoir pris.» Pour M.Chevrette comme pour son collègue Jacques Brassard, le départ de M.Mulroney réduit encore davantage les chances des candidats conservateurs au Québec lors des prochaines élections.« Le PC va être évacué de la scène québécoise», prédit M.Brassard.Pour l'ex-ministre péquiste Jacques Léno-nard, celui qui a eu une mauvaise nouvelle aujourd'hui, c'est Jean Chrétien.Le Bloc québécois reste fort dans les sondages depuis plusieurs mois.Bilan économique: les avis sont partagés PHILIPPE DU8UISSON du bureau de La Presse OTTAWA près s'être targué d'avoir pris des décisions difficiles pour le bien du Canada sans se soucier de son niveau de popularité, le premier ministre Brian Mulroney a affirmé hier léguer un pays dont la prospérité économique était maintenant assurée.«Nous avons pris des décisions difficiles et nous commençons aujourd'hui à en recueillir les fruits: le Canada redevient compétitif, nos exportations augmentent rapidement et notre prospérité future s'en trouve assurée», a-t-il déclaré au moment d'annoncer sa démission.' - Après avoir fait un survol des réalisations de son gouvernement, de la lutte au déficit jusqu'au libre-échange, en passant par la TPS, la réforme fiscale et les privatisations, il a ajouté: «Personne ne peut nous accuser d'avoir voulu échapper à nos responsabilités».9 Il affirme ainsi que si la dernière décennie a été marquée par de nombreux bouleversements, le pire est passé.Mais en dépit des nombreuses réformes économiques adoptées par le gouvernement Mulroney, le Canada demeure frappé par un taux de chômage de 11 p.cent alors que le problème de l'endettement demeure entier et menace de plonger le pays dans une crise financière, comme le soutient l'institut CD.Howe.Sur le plan budgétaire, le gouvernement Mulroney a sensiblement réduit le taux de croissance des dépenses de programmes, qui s'est établit en moyenne à 4,1 p.cent par année depuis 1984 comparativement à 14 p.cent en moyenne au cours des 15 années précédentes.Cette compression des dépenses conjuguée aux hausses de taxes adoptées au cours des huit dernières années et de l'introduction de la TPS a permis de réduire le déficit budgétaire fédéral de 8,7 p.cent à 4,6 p.cent du produit intérieur brut (PIB).Malgré cela, la dette fédérale, soit l'accumulation des déficits annuels, ne cesse de grimper.Elle atteint maintenant 500 milliards ou près de 70 p.cent du PIB, contre 190 milliards ou 45 p.cent du PIB au moment de l'arrivée au pouvoir des conservateurs en 1984, qui avaient promis d'assainir les finances publiques.Mais ce qui aura surtout fait chuter les conservateurs dans la faveur populaire au cours des dernières années, c'est la lutte contre l'inflation menée à coup de hausses de taux d'intérêt.Cette politique monétaire appliquée sans compromis aura permis de réduire à seulement 2 p.cent le taux d'inflation, cible que le gouvernement s'était fixée pour 1995.De l'avis de la grande majorité des économistes, cette lutte acharnée contre l'inflation aura grandement accentué l'ampleur de la récession.Elle aura aussi rendu la tâche des entreprises fort compliquée au moment elles doivent s'ajuster à un environnement rendu plus concurrentiel par le libre-échange.Malgré le départ du premier ministre Brian Mulroney, libéraux et néo-démocrates affirment qu'ils ne peuvent que sortir gagnants en livrant bataille aux conservateurs sur leur bilan économique et social.Mais les difficultés éprouvées par l'administration Mulroney pour mettre sous contrôle le déficit fédéral font aussi ressortir les contradictions du programme économique de l'opposition.Si les néo-démocrates d'Audrey McLaughlin affirment vouloir réduire le déficit, ils promettent aussi l'abolition de la TPS sans apporter de solution de rechange.Sous une administration néo-démocrate, non seulement les programmes sociaux demeureront intacts, mais les Canadiens pourront aussi bénéficier d'un programme national de garde d'enfants.Du côté des libéraux, le chef Jean Chrétien a promis de réduire le déficit en pourcentage du PIB, pour ensuite corriger son tir et promettre une réduction de la dette en pourcentage du PIB.Sans expliquer comment un gouvernement libéral arrivera à ce résultat, M.Chrétien promet aussi le remplacement de la TPS par une nouvelle taxe qu'il précisera une fois élu, mais pas avant.Des yeux rouges a profusion chez les députés conservateurs MARIE-CLAUDE LORTIE du bureau de La Presse OIT A WA A- travers les hommages au premier ministre et les déclarations rassurantes sur la place qu'on dit maintenant intouchable du Québec chez les conservateurs, c'est probablement la profonde tristesse des députés qui a le plus marqué hier leurs premières réactions au départ de leur chef.\u2022 Plusieurs députés, plusieurs ministres sont en effet sortis de la réunion du caucus où M.Mulroney a prononcé son discours \u2014 qu'on a dit fort émouvant \u2014 avec des yeux complètement rouges et en parlant comme de nouveaux orphelins.«C'est un père qu'on perd», a dit le député de Beauce, Gilles Bernier.«Des femmes, bon, on en voit plus souvent mais c'est la première fois que j'ai vu autant d'hommes pleurer», a-t-il ajouté.«|e suis très très triste», a ajouté la ministre Monique Landry à la sortie du caucus, les yeux pleins d'eau et retenant avec peine quelques sanglots.Des yeux rouges, on en a vu aussi chez le ministre de l'Energie, Bill McKnight, et même chez le ministre des Finances, Don Ma-zankowski, quand le premier ministre a terminé son discours à la presse.Pour les députés, c'est donc un «père» qui s'en va, quelqu'un qui finissait toujours par rallier ses députés derrière lui, même dans les pires crises, en exerçant un ascendant inébranlable, parfois très surprenant, sur son caucus.« Nous avons tous le sentiment d'avoir réellement perdu quelque chose.C'était historique d'être dans ce caucus.Le premier ministre a été remarquablement réconfortant», a ajouté la ministre de la Défense, Kim Campbell.On dit que c'est grâce à cette autorité très personnelle qu'il a réussi à exercer au caucus que bon nombre de députés conservateurs québécois sont restés avec «leur» premier ministre, même après les échecs constitutionnels et même après la désertion de nombreux membres de la machine électorale qui a porté les conservateurs québécois au pouvoir, vers le Bloc québécois.Mais hier, même après l'annonce de son départ, rares étaient les députés québécois prêts à annoncer qu'ils quittaient eux aussi, même si le député Fernand lourdenais de La Prairie affir- me que plusieurs ont l'intention de faire comme M.Mulroney.Mme Landry a dit qu'elle restait.M.Bernier aussi.On se faisait plutôt rassurant, en affirmant que l'absence de M.Mulroney ne marquerait pas nécessairement le début de la fin de l'alliance entre nationalistes québécois et conservateur de l'Ouest qui a porté les conservateurs au pouvoir en 1984 puis en 1988.C'est que grâce à M.Mulroney, le Québec a maintenant une place bien établie, incontournable, au sein du Parti conservateur, a affirmé M.Bernier.«11 a inculqué au parti cette nécessité de donner au Québec la place qui lui revient», a-t-il ajouté.Selon M.Bernier, c'est un acquis que les candidats à la succession se devront de respecter s'ils veulent aller chercher les faveurs des troupes québécoises.Les députés québécois estiment donc que c'est la personne qui remplacera M.Mulroney qui déterminera si le parti sera capable de garder ses assises au Québec.«Avant de voir des députés québécois partir, il nous faudra attendre de voir ce que les candidats au leadership auront à nous offrir», a expliqué M.Blackburn.PACKARD Claude Picher Bon décideur, mauvais vendeur rian Mulroney a eu beau beurrer la tartine sur tous les bords en vantant sa performance dans les dossiers économiques, les Canadiens seront spontanément tentés de gar-der de lui un souvenir beaucoup plus amer.Massivement et viscéralement, les contribuables continuent de rejeter la TPS.Les travailleurs sont prompts à blâmer le libre-échange pour tout ce qui va mal, et c'est aussi le gouvernement Mulroney qui soit supporter toute la colère des Canadiens pour la longue et pénible récession dont nous émergeons de peine et de misère.Pour couronner le tout, le cancer qui ronge nos finances publiques a pris, sous Brian Mulroney, des proportions monstrueuses.Bien triste bilan, en vérité.Et pourtant, non ! De façon générale, et dans la plupart des dossiers que nous venons d'évoquer, Brian Mulroney a agi de façon responsable.Le Canada était un des derniers pays au monde à imposer une taxe de vente au manufacturier.Cette taxe anachronique, compliquée et régressive favorisait l'évasion fiscale, alourdissait la compétitivité des entreprises et nuisait aux exportations.Ottawa connaissait depuis longtemps l'urgence : de repenser le dossier de la taxe de vente de fond en comble, mais le premier gouvernement qui a eu le courage de s'attaquer au dossier est celui de M.Mulroney.Hélas, le projet, comme tant d'autres de ce gouvernement, a été mal expliqué, mal piloté, mal appliqué.Le ministre Wil-son a retourné sa veste, je ne sais plus combien de fois.*A l'origine simple et facile d'application, la TPS est devenue une hydre aussi encombrante que le poussiéreux dinosaure \u2022 qu'elle prétendait remplacer.Au début, beaucoup d'entreprises ont simplement ajouté la nouvelle taxe à leur structure de prix existantes, oubliant de refiler au consommateur les épar- ! gnes dues à la TPS.On comprend, dans les circonstances, l'impopularité de la j TPS.Pourtant, malgré tous ses défauts, c'est une amélioration par rapport à l'ancienne taxe.L'instrument est en place, ; et il est beaucoup plus facile de simplifier la TPS que de jouer dans l'ancienne taxe de vente et ses milliers d'exemptions et de dispositions spéciales.Le Canada, jusqu'à la fin des années 80, a ignoré les grandes tendances économiques mondiales.Il a assisté passivement à la formation de grands ensembles économiques, corn merciaux et financiers en Europe et en Extrême-Orient.Il a toujours regardé (non sans raison, il est vrai) son puissant voisin du sud avec beaucoup de méfiance.Sauf que, parti sur cette voie, il était en train de s'isoler.Déjà, dans les années 70, il continuait à défendre aveuglément ses emplois dans les secteurs mous alors que tous les pays industrialisés transféraient ces productions dans Se Tiers-Monde pour ré-investir leurs énormes profits dans la création d'emplois haut de gamme chez eux.11 était urgent, veux veux pas, de mettre les horloges canadiennes à l'heure .de l'économie mondiale.La première condition de ce rattrapage supposait logiquement que le Canada signe un traité de libre-échange avec son partenaire commercial le plus important, les Etats-Unis.Il était aussi logique que le Canada et les Etats-Unis, ensemble, s'associent au Mexique pour conclure l'accord nord-américain de libre-échange.Oui, cette adhésion peut coûter cher, mais le Canada n'avait pas le choix.Plus il attendait, plus il se préparait à de douloureux lendemains.Ce sera un des mérites de Brian Mulroney que d'avoir vu cette réaliic à temps, et d'avoir eu le courage d'agir en dépit d'innombrables et violentes critiques.* * * Il est vrai que la dette fédérale a atteint des proportions monstrueuses sous Brian Mulroney.A sa décharge, on peut dire qu'une bonne partie de cette dette est un héritage des énormes déficits des libéraux de l'époque Trudeau.C'est vrai, mais peu convaincant.M.Mulroney a tout de même été au pouvoir pendant assez longtemps pour faire beaucoup mieux, d'autant plus que, pendant tout son premier mandat et une bonne partie du deuxième, l'économie canadienne a connu une longue période de croissance économique ininterrompue.Les conservateurs ont réussi, jusqu'à un certain point, à empêcher le cancer d'atteindre des proportions incontrôlables.Les recettes du gouvernement parviennent à financer la totalité de ses dépenses de fonctionnement, ce qui est nouveau.Pour atteindre cela, il a fallu taxer davantage et sabrer les services et les paiements de transfert.Tout cela est beaucoup moins populaire que de laisser imprudemment grimper le déficit.Ce n'est surtout pas une raison pour parler de victoire sur le déficit.Sur ce plan, les conservateurs ont colmaté quelques brèches, mais ils ont nettement perdu la bataille.Le budget équilibré dont nous venons de parler perd tout son sens lorsque vient le moment de financer la dette.Le Canada en est réduit à créer des déficits pour payer les intérêts sur ses emprunts.Le seul prix de consolation que Brian Mulroney lègue aux .Canadiens, c'est que ça aurait sans doute été bien pire si on avait laissé les libéraux continuer.C'est mince.* * * Oh peut, par contre, clairement affirmer que la récession qui a si durement éprouvé les Canadiens a été déclenchée par la politique de taux d'intérêt de John Crow, gouverneur de la Banque du Canada.Sous prétexte d'étouffer l'inflation, la banque centrale, avec l'appui du gouvernement, a mené une politique agressive de taux élevés jusqu'en 1990.La thérapie de cheval a marché.Le Canada (c'est là une de .ses rares bonnes notes) affiche un des taux d'inflation les plus « bas du monde industrialisé.Mais le prix de cette victoire-a .été énorme: compressions, fermetures, faillites, mises à pied, ; chômage, misère pour des milliers de Canadiens.On peut ajouter que la Banque du Canada n'est pas seule responsable.Le Canada aurait tôt ou tard été touché parle ; ralentissement de l'économie mondiale.Mais avec nos taux * élevés, nous ne nous sommes pas aidés: nous sommes entrés^ en récession avant tout le monde, et avons fonctionné $ur; ralenti plus longtemps.Dans l'ensemble, s'il fallait résumer le bilan de Brian Mulroney en quelques lignes, on pourrait dire qu'il a eu assez de.'.vision pour prendre des décisions qui auraient dû être prises-longtemps avant lui, mais qu'il n'a pas su les vendre.Et on \" aurait aimé qu'il montre la même détermination dans la lut-te au déficit que dans la lutte à l'inflation.PACKARD BELL r'A'.'.S'.VA'.'.' mm «EH «Wl AOÛT 1991JUR ARI1QB mt&viKk «m»*» du afin INCLUS MS pCS vSû blw% Works pour Windows 6 MOIS sans INTERET ni PAIEMENT ni DÉPÔT' t i t » « LEGEND 610 ELITE avec MODEM INTÉGRÉ & MONITEUR gfl H \u2022 486SX-20 MHz Mil il \u2022 Disque riajde de 120 Mo 1 \u2022 Mémoire vive de 2 Mo \u2022 Extensible jusqu'à 18 Mo \u2022 3.571 44 Mo et 5.2571.2 Mo \u2022 VGA 1024x768 contrôle video (512K) \u2022 Moniteur VGA \u2022 Souris \u2022 davier étendu 101 touches 1849* INCLUS Uius Woïkvpow» Windows e» OUEST .Bfiul.BRUNSWICK a Fonvicw 630-6815.LEGEND 66Q avec MODEM INTÉGRE & MONITEUR \u2022 486SX-25 MHz \u2022 Modem 2400 boocU \u2022 Disoue ricjidodo 107 Mo \u2022 Mémoire vive de 2 Mo \u2022 Extensible jusqu'à 20 Mo \u2022 3571.44 Mo et 5.2571 2 Mo .* VGA 1024x768 contrôle video (512K) * \u2022 Souris \u2022 Ctavior ôtondu 101 touches CENTRE - Centre Décor Dccarie 733-6900 SUD 8100 boul.Taulier eau 923-8100 NORD EST NOUVEAU! \u2022 'O,^ Centré Décor 440 4550 Métropolitain est JULIETTE 752-1255 Carrefour Trois-Riviores 0 686-3956 722-4550 >, dans l'Oucs^u pays, où on esti- me qu'une compagnie de Winnipeg aurait ci h être choisie.1987 18 janvier Soupçonné d'être mêlé à une affaire de spéculation immobilière .à St-Jean-sur-Richelieu, le ministre d'État au Transport André Bissonnette démissionne.30 avril Réunis au lac Meech, les premiers ministres du pays s'entendent sur un projet de révision de la constitution ; le Québec est reconnu comme société distincte.26 mai Dans une lettre publiée dans La Presse, l'ancien premier ministre Pierre Elliott Trudeau qualifie l'entente du lac Meech de «gâchis total».13 octobre * Le libéral Frank McKenna, qui exige des modifications à l'accord du lac Meech, est élu premier ministre du Nouveau-Brunswick.3 octobre Conclusion d'une entente de libre-échange entre le Canada et les États-Unis.1988 31 mars Lucien Bouchard est nommé Secrétaire d'État à la faveur d'un remaniement ministériel le 31 mars.11 est élu député de Lac St-lean dans une élection complémentaire le 20 juin.21 novembre À l'issue d'une campagne électorale portant essentiellement sur le libre-échange, les conservateurs remportent une victoire décisive, grâce notamment à un nouveau balayage au Québec.Pilotés par un lohn Turner maladroit et contesté au sein même de son parti, les libéraux n'ont pu conserver l'avance que leur accordaient les sondages quelques mois plus tôt.19 décembre À la suite de la décision du gouvernement du Québec de limiter l'usage de l'anglais dans l'affichage malgré une décision de la Cour suprême selon laquelle de telles restrictipns violent la liberté d'expression, le premier ministre du Ma-nitoba Gary Filmon annonce qu'il retire son appui à l'entente du lac Meech.1989 20 avril Un adversaire farouche de l'accord du lac Meech.le libéra! Clyde Wells, est élu premier ministre de Terre-Neuve.26 avril Dans un budget qui frappe les contribuables de plein fouet, le ministre des Finances Michael Wilson annonce l'intention du gouvernement de remplacer la taxe fédérale sur les produits manufacturés par une taxe de vente sur les produits et les services, la TPS.6 septembre Symbole de la rancoeur qu'entretiennent plusieurs Canadiens anglophones à Le ministre Joe Clark serre la main de son chef après l'annonce de son départ.photo cp l'égard du Québec à la suite de l'adoption de la loi 178, une peignée de militants anti-bilinguisme piétinent le drapeau fleurdelisé au cours d'une manifestation à Brockville, Ontario.1990 21 mars Alors que, freinée par la hausse des taux d'intérêt, l'économie sombre en récession, Gallup rapporte que le Parti conservateur a atteint un niveau d'impopularité record, ne recueillant plus que 17 p.cent des intentions de vote.21 mai À la suite de la publication du rapport d'un comité parlementaire suggérant des «ajouts» à l'entente du lac Meech, le ministre de l'Environnement Lucien Bouchard claque la porte du Cabinet.Il formera bientôt avec d'autres députés déçus le Bloc québécois.9 juin À la suite d'une négociation marathon d'une semaine, les premiers ministres s'entendent à Ottawa pour ratifier l'accord du lac Meech.22 juin Un député autochtone de l'Assemblée législative du Manitoba, Elijah Harper, bloque l'adoption d'une résolution ratifiant l'entente du lac Meech.Le délai de trois ans fixé par les signataires étant expiré, l'entente meurt de sa belle mort.A l'Assemblée nationale, le premier ministre Robert Bourassa affirme: «Le Québec sera toujours une société distincte, libre et capable d'assurer son destin.» 23 juin Jean Chrétien est élu chef du Parti libéral du Canada.11 juillet À la suite d'un assaut de la Sûreté du Québec, des Indiens mohawks bloquent le pont Mercier et une route à Oka, un geste qui plonge le Québec dans une crise dont il ne sortira que 78 jours plus tard.13 août Le Bloc québécois fait élire son premier député lors d'une élection partielle dans l'ancien fief de lean-Claude Malépart.Gilles Duceppc écrase littéralement ses adversaires, devançant son plus proche rival par plus de 10000 voix.1991 1er janvier Entrée en vigueur de la TPS.17 janvier Une force multinationale dirigée par les États-Unis attaque l'Irak de Saddam Hussein.Le Canada est en guerre pour la première fois depuis la guerre de Corée.29 janvier Dans un rapport qui scandalise le Canada, le comité constitutionnel du Parti libéral du Québec, présidé par Me Jean Al-laire, revendique pour le Québec l'exclusivité des pouvoirs dans 22 champs de compétence.25 mars La commission Bélanger-Campeau recommande la tenue d'une référendum sur la souveraineté au plus tard en octobre 1992.Le gouvernement Bourassa déposera deux mois plus tard un projet de loi en ce sens, le projet de loi 150.21 avril Joe Clark est nommé ministre responsable des Affaires constitutionnelles.27 juin Après avoir ratissé le pays pendant huit mois, la Commission Spicer publie un rapport concluant que le pays est en crise: crise d'identité et crise de leadership.24 septembre Le ministre Joe Clark publie un projet de réforme constitutionnel.Timide au chapitre du partage des pouvoirs, le projet suscite surtout la controverse au Québec en raison de ses propositions centralisatrices en matière de politique économique.28 octobre Après avoir laissé son nom circuler pendant quelques semaines, le premier ministre Mulroney fait savoir cju'il n'est pas intéressé à succéder à (avier Perez de Cuellaràla tète de l'ONU.25 novembre Le début des travaux du comité parlementaire chargé d'étudier le projet constitutionnel fédéral est marqué par d'indescriptibles problèmes d'organisation.Excédé, le coprésident Claude Caston-guuy démissionne.1992 7 juillet Clark et ses homologues provinciaux accouchent d'une entente qui prévoit un Sénat élu où toutes les provinces sont représentées par un nombre égal de sénateurs.Le Québec n'a pas participé aux discussions.En voyage à Munich, le premier ministre Mulroney accueille froidement cette percée controversée.28 août Les premiers ministres du pays mettent la touche finale à une entente unanime sur la réforme de la Constitution, et acceptent de soumettre cet accord aux Canadiens par le biais d'un référendum.Mais la campagne référendaire tournera au désavantage des promoteurs de l'entente de Charlottetown : absence de texte final, dissidence des jeunes libéraux provinciaux et de Jean Allaire, sortie de Pierre Trudeau, affaire Wilhelmy-Trem-blay, etc.26 octobre 54 p.cent des Canadiens, et 57 p.cent des Québécois, votent contre l'entente de Charlottetown.«L'entente de Charlottetown fait désormais partie de l'histoire», conclut un Brian Mulroney abattu.2 décembre Dans une «déclaration économique», le ministre des Finances Don Mazankows-ki annonce d'importantes compressions dans l'assurance-chômage, une mesure qui provoquera de vives réactions au Québec, et jusque dans le caucus conservateur.1993 4 janvier Remaniement ministériel: Brian Mulroney confie le ministère de !a Défense à Mme Kim Campbell, qui compte parmi les principaux aspirants à sa succession.Les rumeurs de démission prochaine du premier ministre s'amplifient.20 février Le ministre des Affaires constitutionnelles et vieux rival de M.Mulroney jbe Clark annonce qu'il se retirera de la politique à l'occasion des prochaines élections.24 février Brian Mulroney annoAce qu'il quitte.A LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 FÉVRIER 1993 A 5;?» j vy^.y.-> '.\u2022.\u2022Vf A iY,-f >».politique du pays est ANDRÉ PRATTE âà I ' ^^\"^ ^^^^^ ^ poubelle toutes nos analyses!» a lancé hier le vice-président de la maison de sondage Gallup, Lorne Bdzinoff, en apprenant la démission de Brian Muironey.La plupart des organisateurs, politiciens et politologues interrogés par La Presse à travers le pays s'entendent avec M.Bozinoff là-dessus: la décision du premier ministre bouleverse totalement le paysage politique qui s'était installé depuis deux ans.Plus rien \u2014 l'insurmontable avance des libéraux, le ressentiment profond à Tcgard du gouvernement conservateur, la menace posée par le Reform Party et le Bloc québécois \u2014 plus rien ne peut désormais être tenu pour acquis.\u2022Certes, l'impopularité des conservateurs ne venait pas seulement de celle de Brian Muironey ; leurs politiques \u2014 le libre-échange, la TPS, les manigances constitutionnelles \u2014 en sont sûrement une source importante.Mais dans la mesure où le Parti conservateur fait un bon choix, les Canadiens pourraient fort bien lui donner une nouvelle chance.Surprenant?Pas vraiment, si l'on tient compte d'abord de l'instabilité de l'opinion publique canadienne ces temps-ci.Les sondages montrent que le nombre d'indécis est très élevé, et que les appuis exprimés dans les sondages pour les partis d'opposition, surtout les libéraux de |ean Chrétien et Je Reform Party, ne sont pas solides.«Soixante-quinze p.cent du vote est disponible, et ces électeurs pourraient changer d'idée plusieurs fois d'ici l'élection», affirme le sondeur Michael Adams, de la firme Environics.«Avec Muironey comme chef, les conservateurs étaient destinés à l'extermination.Un nouveau chef poussera les Canadiens à re- garder à nouveau en direction du Parti conservateur», estime M.Adams.Même des libéraux admettent que des 45 ou 50 p.cent des Canadiens qui disent dans les sondages avoir l'intention de voter pour l'équipe de |ean Chrétien, plusieurs sont loin d'être des inconditionnels.«En Ontario, beaucoup de gens qui ont stationné leur vote chez les libéraux pourraient y repenser», de dire l'ancien premier ministre libéral David Peterson.«Les électeurs ne perçoivent pas que Chrétien fait du très bon travail.Ils ont mis leur vote là, mais ce vote est très «mou», surtout si les conservateurs se donnent un leader qui n'est pas là depuis 100 ans!», soutient Lorne Bozinoff.Voilà la clé.Si le simple départ de M.Muironey accroit les chances des conservateurs, ce ne sera pas suffisant.Le successeur de Brian Muironey devra, par son style et par ses politiques, donner au PC une nouvelle image.Et il devra faire une bonne campagne électorale.«Un nouveau chef qui ferait une campagne très charismatique pourrait devenir un pôle d'attraction», admet un libéral bien placé dans l'organisation du parti au Québec.«Les gens ont regardé de près ce qui s'est passé aux États-Unis avec l'élection de Clinton, dit l'ancien chef du Parti conservateur ontarien, Larry Grossman, et eux aussi veulent avancer.» Au Québec, une polarisation Au Québec, le départ de M.Muironey pourrait avoir pour effet de polariser le vote encore davantage entre les libéraux de |ean Chrétien et le Bloc québécois de Lucien Bouchard.Certes, Muironey était plus populaire ici que dans le reste du pays, mais cela n'a pas empêché la cote de son parti de tomber à, environ 15 p.cent, à peu près son plancher historique.«En 1984 et 1988, les conservateurs ont gagné en raison de deux facteurs, la présence de Muironey et l'appui du PQ.Maintenant, ils ont perdu les deux», souligne le vice-président de CROP, Claude Gauthier.Le directeur du PC au Québec, Denis Pageau, admettait hier que l'annonce du premier ministre a semé l'inquiétude chez plusieurs militants.M.Pageau croit que la campagne au leadership pourrait avoir pour effet de dynamiser le parti, et que les bleus du Québec continueront de bénéficier de l'appui des libéraux provinciaux.Mais cela est loin d'être certain.«On va probablement revenir à la lutte traditionnelle entre iédé-ralisteset indépendantistes, et les Québécois fédéralistes vont revenir à leur parti traditionnel, le Parti libéral», croit M.Gauthier.Le choix d'un leader qui ne vient pas du Québec enlèverait-il toute chance au?: Conservateurs?«Les Québécois savent faire abstraction de ce facteur, soutient Gauthier, surtout s'il s'agit de quelqu'un de nouveau, de spécial.Rappc!ons-nous que durant la course au leadership libéral, la plupart des Québécois préféraient Sheila Copps à Jean Chrétien.» Ontario: électorat instable Selon plusieurs des personnes interrogées, le départ de M.Muironey ouvre la porte toute grande en Ontario à une forte remontée des conservateurs, qui jusqu'ici tiraient de l'arrière très loin derrière les libéraux.«Les Ontariens n'étaient certainement pas satisfaits du choix qui s'offrait à eux», affirme le politicien conservateur Larry Gross-man.«L'électorat ici est très instable, et la démission de M.Muironey donne une chance aux conservateurs», estime l'ancien premier ministre Peterson.«La clé, ce sera de faire une coupure nette avec les dernières huit années, de donner aux électeurs un choix réel entre Chrétien et le nouveau chef», soutient le responsable de la campagne conservatrice en Ontario Paul Curly.Comme ailleurs au Canada anglais, on estime dans l'Ouest que le départ de Brian Muironey risque de faire mal aux partis d'opposition.Comme ailleurs, les électeurs sont confus, indécis.Le Reform Party, déjà apparemment en perte de vitesse, pourrait être la principale victime de l'élection d'un nouveau chef conservateur.«Plusieurs des gens qui flirtent avec le Reform font exactement cela, flirter.Ce sont des conservateurs que certaines décisions de Muironey ennuyaient», explique le politologue Allan Tupper, de l'Université d'Edmonton.En outre, les électeurs de l'Ouest vont observer attentivement ce qui se passe au Québec.«S'ils voient que le nouveau chef conservateur est capable de maintenir la coalition entre le Québec et l'Ouest bâtie par Muironey, ils vont être portés à se ranger derrière lui», soutient Roger Gibbons, professeur de science politique à l'Université de Calgary.«Mais s'ils voient que le Québec s'en va de son côté, ils seront tentés de voter pour une voix régionale forte, c'est-à-dire pour le Reform.» La situation en Colombie-Britannique est un petit peu particulière, dans la mesure où le vote pourrait être fortement influencé par l'accession à la direction du Parti conservateur de Kim Campbell, qui est née et a fait toute sa carrière politique dans la province.«Nous ne sommes pas habitués à avoir un des nôtres leader d'un parti national», constate le politologue Richard lohnston de l'Université de Colombie-Britannique.Mais M.lohnston souligne par ailleurs que Mme Campbell ne sera pas nécessairement populaire dans les régions rurales des provinces de l'Ouest: «Kim Campbell est plus différente des gens de la campagne albertaine que Brian Muironey!» Les années Muironey auront été une rare période d'harmonie dans ies relations Québec-Ottawa KJKHiS LESSARD du bureau de La Presse QUEBEC Tout ne baignait pas dans l'huile, mais rien n'y paraissait.Les années Muironey auront été une période d'une rare harmonie entre le gouvernement fédéral et celui du Québec.Les problèmes n'étaient pas disparus pour autant; les collisions entre les ministres fédéraux et provinciaux n'étaient pas toutes évitées, les frictions entre les fonctionnaires faisaient partie du menu quotidien.Mais par un curieux mélange d'amitié et d'intérêts convergents, les premiers ministres Robert Bourassa et Brian Muironey semblaient s'être entendus pour que les discordes potentielles subissent le traitement lénifiant du «Bunker» ou du «Langevin» \u2014 les bureaux respectifs de MM.Bourassa et Muironey.'«La relation entre MM.Bourassa et Muironey a joué un rôle in-dicutable dans l'amélioration des rapports Canada-Québec», résumera hier lean-Claude Rivest, l'un des proches conseillers de M.Bourassa.Une telle harmonie, en façade tout au moins, entre les deux gouvernements ne s'était pas vue depuis longtemps.Même sous |ean Lesage, qui venait pourtant d'Ottawa, le Québec n'hésitait pas à se lancer dans des parties de bras de fer avec le fédéral.Image de renouveau Il faut dire toutefois qu'arrivant au pouvoir tout de suite après les libéraux de Pierre Trudeau, Brian Muironey amenait avec lui une image de renouveau.Sa popularité au Québec, il la devait en bonne partie à son engagement à normaliser les relations entre les deux gouvernements, une promesse faite lors de la campagne électorale de l'été 1984, dans un discours préparé par-Lucien Bouchard.Cette nouvelle attitude avait d'abord séduit René Lévesque, qui avait fait hisser l'unifolié sur rAssemblée nationale lors de sa première rencontre avec M.Muironey.Le premier ministre pé- quiste avait accepté de prendre «le beau risque» du fédéralisme renouvelé, au prix d'une profonde division dans son cabinet.Pour l'ancien ministre péquiste Claude Morin, on coupe un peu court quand on réduit l'amélioration des relations entre les deux gouvernements à la «chimie»: entre MM.Bourassa et Muironey.L'éphémère gouvernement Clark en 1979 avaitaussi été l'occasion de nombreux déblocages rappelle-t-il, reconnaissant toutefois qu'il avait fallu attendre l'arrivée de Brian Muironey, pour constater une ouverture profonde et plus manifeste d'Ottawa.Période de sérénité «Il est indéniable que l'arrivée de M.Muironey fut à l'origine d'une période de grande sérénité dans les relations entre les deux gouvernements», dira le journaliste Michel Roy, jusqu'à tout récemment conseiller du premier ministre Muironey.Pour lui, l'amitié entre les deux hommes a beaucoup contribué à détendre les rapports Québec-Ottawa.Multiples coups de téléphones pour se sortir de situations délicates, appuis tacite aux élections, les exemples fourmillent où des questions qui auraient dégénéré en contentieux se sont réglées au téléphone, entre «Robert et Brian».Tout de suite après l'échec du Lac Meech, c'est Brian Muironey qui avait insisté pour que les fonctionnaires fédéraux pressent le pas pour arriver à une entente administrative avec Québec sur l'immigration.Entre 1985 et 1993, les retours d'ascenseurs furent nombreux.Dans leurs déclarations à incidences fédérales, les ministres du cabinet Bourassa devaient intervenir «dans des paramètres précisés par M.Bourassa», confiera un stratège à Québec.Dans les secteurs des transferts fiscaux, de la formation et du développement régional, des différends qui auraient, en d'autre temps, provoqué le coup de feu de l'une ou l'autre des capitales ont été réglés sans duel.Le contentieux Bouchard-Ro-bic sur l'immigration, l'intention du ministre Bouchard de créer un ministère du développement du Québec à Ottawa, l'ingérence du fédéral en Éducation par le biais de la formation professionnelle; .entre 1934 1993 les récifs n'é- ' talent pas moins nombreux qu'avant sur la route Ottawa-Québec, mais tout se réglait \u2014 ou était stratégiquement mis de côté ^ sans déclarations percutantes.Sans hausser le ton Ottawa a refusé carrément de toucher à la gratuité des soins de santé, au grand dam de Québec.11 s'objecte également à une baisse de la taxe sur les cigarettes et à mettre en place le fameux «guichet unique» dans le domaine de l'assurance-chômage.En dépit de ces contentieux, pas de surenchères verbales toutefois, les ministres québécois paraissent condamnés à expliquer leurs doléances sans hausser le ton.Brian Muironey trouvait en Robert Bourassa l'un de ses rares al-, liés sur la scène provinciale.Les ontariens David Peterson puis Bob Rae ont pourfendu les politique de libre-échange et la taxe sur les produits et services imposée par Ottawa.Le gouvernement Bourassa non seulement a rapidement endossé le projet de libéralisation du commerce, mais fut la première province \u2014 et la seule \u2014 à accepter de prélever la taxe fédérale.En retour, jamais Brian Muironey n'a jugé opportun de condamner Québec pour le boycott qu'il faisait des conférences constitutionnelles après l'échec de Meech.Les plus sévères désaveux de Robert Bourassa à l'endroit d'Ottawa visaient des énoncés d'intentions et non des gestes fédéral: il avait critiqué le rapport Charest \u2014 un candidat potentiel au leadership \u2014 et celui de Gé-rald Beaudoin.lusque dans les nominations, Québec et Ottawa s'entendaient comme larrons en foire.Les Claude Castonguay, Thérèse Lavoie-Roux et Roch Bolduc sont entré au Sénat avec la bénédiction de Robert Bourassa.En 1990, Brian Muroney voulait même y nommer lean-Claude Rivest, qui avait accepté avant que son patron ne lui dise qu'il avait encore besoin de lui à Québec.La nomination de M.Rivest à la Chambre haute est aujourd'hui imminente, con-firme-t-on à Ottawa.Car rien ne parait avoir troublé les relations entre MM.Bourassa et Muironey, en dépit des hauts et des bas du dossier constitutionnel.Les deux hommes sont amis depuis plus de 20 ans.Nommé par Robert Bourassa comme commissaire «des patrons», à la commission Cliché, sur l'industrie de la construction, le jeune avocat «bleu» s'était catégoriquement opposé à l'idée de Guy Chevrette, et des syndicats, de faire «comparaître» le premier ministre de l'époque Robert Bourassa, tirant ce dernier d'un embêtement certain.M.Bourassa avait tenu à être un des premiers à «consoler» Brian Muironey, en 1976, après sa tentative ratée d'accéder au leadership conservateur.Encore tout récemment, M.Bourassa téléphonait fréquemment à son homologue fédéral simplement pour l'encourager après les douches d'eau froide des sondages défavorables, de confier un proche, hier.Pas toujours au beau fixe Ces rapports n'ont pas toujours été au beau fixe toutefois.Dans les mois où les libéraux brandissaient le rapport Allaire, en 1991, M.Muironey, «ne comprenait plus trop ce qui se tramait à Québec» bien que M.Bourassa se soit toujours fait rassurant en apparié.Discutant à bâtons rompus avec les journalistes.M.Bourassa semblait souvent s'attrister des nombreux problèmes de son ami d'Ottawa, «pauvre lui», l'a-t-on souvent entendu dire, soulignant la difficulté de gérer un gouvernement devant répondre aux doléances de régions aussi diverses que le Québec et l'Ouest canadien.Seul moment où il paraissait remettre en question un geste de son copain fédéral, la tenue du ré-férendum d'octobre dernier.Avec l'entente de Charlottetown, M.Bourassa estimait avoir suffisamment en poche pour justifier un report de l'appel aux urnes.C'est M.Muironey qui tenait à tenir cette consultation populaire, expliquait-il récemment.Sir John A.Macdonaki,(Cons.) Alexander Mackenzie, (Lib.) Sir John A.Macdonald, (Cons.) Sir John J.CJU)bott, (Cens.) Sir John S.D.Thompson, (Cons.) Sir Itockenzie Bowell, (Cons.) Sir Charles Tupper, (Cons.) SirWIlfrid Laurier, (Lib.) Sir Robert L Borden, (Cons.) Sir Robert L Borden, (gouv.d'Union) Arthur Meighen, (gouv.d'Unlon-Lib.-Cons.) Wm.Lyon Mackenzte King, C.M.G., (Lib.) Arthur Meighen, (Cons.) Wm.Lyon Mackenzie King, (Lib.) Robert B.Bennctt, (Cons.) Wm.Lyon Mackenzie KIng, (Lib.) Louis Stephen SL Laurent, (Lib.) John G.Diefenbaker, (Cons.) Lester B.Pearson, (Lib.) Pierre Elltot Trudeau, (Lib.) Charles Joseph Clark, (Cons.) Pierre Ëllk>t Trudeau, (Lib.) John Napier Turner, (Ub.) Martin Brian Muironey, (Cons.) 01-07-1867 07-11-1873 17-10-1878 16-06-1891 05-12-1692 21-12-1894 01-05-1896 11-07-1896 10-10-1911 12-10-1917 10-07-1920 29-12-1921 29-06-1926 25-09-1926 07-08-1930 23-10-1935 15-11-1948 21-06-1957 22-04-1963 20-04-1968 04-06-1979 03-03-1980 30-06-1984 17-09-1984 05-11-1873 08-10-1878 06-06-1891 24-11-1892f 12-12-1894 27-04-1896 08-07-1896 06-10-1911 12-10-1917 10-07-1920 09-12-1921 08-06-1926 ' 25-09-1926 07-08-1930 23-10-1935 15-11-1948 21-06-1957 22-04-1963 20-04-196rf: 04-06-1973^ 03-03-1980 30-06-1984.17-09-1984 1993 i \u2022 Source: Canadian Parliarrwntary Guide Tonia Cowan - (CP) vt-V Les aspirants au poste de Muironey ont commencé à sonder le terrain MARIO FONTAINE fficîeîlement, aucun des aspirants au poste de Brian Muironey ne dispose de la moindre organisation au Québec.Personne ne veut même en parler.En pratique, trois des quatre successeurs les plus probables ont déjà commencé à sonder le terrain : lean Charest, Kim Campbell et Michael Wilson.Ça.s*agite dans les cabinets ministériels.Lorsqu'interro-gés, les gens dans l'entourage de ces ministres répondent à Tunisson que leur patron n'a absolument rien en marche.Qu'il ou elle attendait pieusement en somme, le départ du chef tout en précisant sous le sceau de l'anonymat que les autres candidats, eux, sont déjà dans la course.On ne peut parler, ici, d'organisations formelles, de groupes constitués prêts à passer à l'attaque.Il s'agit plutôt de conseillers dont on retardait l'embauche, de stratégies en voie d'élaboration, de plans de campagne qu'on pourra enfin planifier de façon cohérente.Les successeurs potentiels de Brian Muironey ne voulaient pas passer pour des carnassiers en s*agitant trop vite, ni subir son opprobe au cas où il aurait décidé de rester.Les avis concordent pour dire que le jeune ministre lean Charest mène par une tête au Québec.On dit qu'il prépare sa campagne depuis des semaines, ce que son assistante, judy Hauser, s'évertuait à nier hier.Le député de Sherbrooke part toutefois avec certains handicaps: il est encore bien jeune, et le Canada anglais réclamera vraisemblablement un premier ministre qui ne soit pas encore une fois issu du Québec, après les règnes quasi ininterrompus de Pierre Elliott Trudeau et Brian Muironey.M.Charest ne viserait pas tant à succéder à M.Muironey qu'à jouer au «king maker».Autrement dit, recueillir assez de votes pour décider du vainqueur sur le parquet du congrès.Ce qui lui permettrait de bien se positionner dans le prochain cabinet et, surtout, dans une autre course au leadership.Les «appuis» de Kim Campbell la classeraient deuxième au Québec, elle qui devance en revanche M.Charest dans le reste du Canada.Un sondage SOM publié la semaine dernière indiquait que les électeurs québécois lui accordent presque la même popularité (12 p.cent) qu'à lean Charest ( 14 p.cent).Elle devrait pouvoir compter : ici sur l'aide d'un des ministres * influents de Brian Muironey, Gilles LoiscUe.Le fils de M.Loiselle, Frédéric, travaille au bureau de Kim Campbell.«Les rumeurs existent, mais ce ne sont que des rumeurs.Mme-Campbell n'a encore pris aucune décision», assurait hier ce dernier.Comme rien n'est simple en politique, signalons que Gilles Loiselle a pour chef de cabinet un certaîn^Roberl Charest, le frère de |ean Charest.Mme Campbell a également .engage il y a quelques mois l'ancienne présidente des jeunes conservateurs du Québec, Annie Perreault.Mais cette dernière déclare qu'il ne faut pas y voir un embryon d'organisation.«|e ne pourrai peut-être même pas faire la campagne au leadership, car je dois i retourner à Montréal dans quelques semaines pour faire-le stage du Barreau, explique ' Mme Perreault.Et je n'ai toujours pas décide qui je vais appuyer: j'étais certaine que M.' Muironey allait rester.» On dit que Mme Campbell, devrait pouvoir financer sa -campagne sans trop de diffi-.cultes.Ce qui sera aussi le cas de l'ancien grand argentier du gouvernement, Michael Wilson.Tous deux se débrouillent assez bien en français.M.Wilson doit toutefois porter le.-poids d'un enfant mal aimé, la TPS, dont le souvenir le hante \u2022 même s'il a changé de minisiè- ' re.1 * Il est également davantage connu des cercles restreints que du grand public, mais a entrepris d'accroître sa visibilité.M.Wilson a par exemple donné deux conférences à Montréal au cours des dernières semaines qu'il aurait facilement pu tenir à Ottawa.Le cas du dernier des grands.aspirants au trône, Perrin Bealty, est plus nébuleux.Le-ministre des Communications ne semble pas disposer, pour l'heure, de véritables antennes au Québec.Il est également moins à l'aise en français que ses adversaires potentiels et demeure, pour l'heure, une énigme.Muironey touchera 160 200$ en 1993 A 65 ans, sa pension atteindra près de 80 000$ Presse Canadienne OTTAWA Le régime de pension des députés fédéraux fera en sorte que le premier ministre Brian Muironey ne prendra pas sa retraite dans la pauvreté.M.Muironey, qui aura 54 ans le mois prochain, recevra une pension annuelle de 30 550$ à la fm de son mandat de député.Quand il aura atteint l'âge de 65 ans, il obtiendra une pension supplémentaire de 49 333$, l'équivalent des deux tiers du supplément de salaire qu'il reçoit à titre de premier ministre, soit 74 000$.Ces chiffres, fournis par la Chambre des communes, s'appuient sur la certitude que M.Muironey siégera comme membre du Parlement juscju'au 29 août, date du 10e anniversaire de sa première élection à titre de député de la circonscription de Central Nova, en Nouvelle-Ecosse.Tous les députés, incluant Muironey, reçoivent actuellement un salaire de 64 000$, plus une allocation de dépenses de 21 400$, exempte d'iinpùi.À titre de premier ministre, Brian Muironey reçoit un supplément additionnel de 74 000$.En tout, ses revenus atteignent la somme de 160 200$ pour l'année 1993.Les pensions sont calculées en fonction du temps passé à la Chambre des communes et de ses six meilleures années de salaire.Un lapsus de Gil Rémillard lui fait dire Qu'il y aura aussi une course au Québec t Selon lui, la révision du leadership se ferait à tous les niveaux du bureau de La Presse >0 * I QUÉBEC our Gil Rémillard, il y aura une course au leadership au Québec.Commentant le départ de Brian Muironey, le ministre de la justice a laissé tomber, visiblement par inadvertance, que le fédéral ne serait pas le seul niveau politique à connaître une révision de la direction.« Il va y avoir une course au lea- dership au niveau fédéral comme il va y en avoir à tous les niveaux, au niveau provincial, fédéral, dans le monde, cela se passe comme ça», a-t-il dit, sans que l'on puisse clarifier s'il s'agissait d'un lapsus, le principal intéressé refusant de ronnaitre ses propos.«L'évolution se fait, l'évolution évolue», a-t-il poursuivi, rapidement, visiblement mal à l'aise.Par la suite, quand La Presse lui a demandé à quelle course provinciale il faisait allusion, il a soutenu: «Ce n'est pas cela %\\ué' j'ai dit.l'ai dit qu'il y avait deux * niveaux, fédéral et provinciaL au -niveau de la course à la chefferîe' fédérale.C'est évident qu'il doit y* avoir une expression d'une vision \u2022 de tout ce qui préoccupe l'enseny-ble des Canadiens».«La course qui va avoir lieu pour trouver un nouveau chef au* l'arti conservateur devra exprî- ' mer aussi des préoccupations qu'on retrouve au niveau du Ptué^ bec», a-t-il lanOié.''%, ' m A6t LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 FÉVRIER 1993 S'EN VA .v.; v y.w.v.v \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 :\u2022\u2022 : \u2022 \u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022 \u2022 \u2022'.\u2022\u2022 y y y \"\u2022\u2022;.Qf; »ii».?.5S£5i-^î-5î£iïi?; \u201e \u2022 -.- - - \u2014 ui' ?f> n utttfs futurs.La valeur de vos parts et le rendement île vos placements iiuctucront t* renseignement:» importants concernant tout fonds mutuel sont inclus dans leur proî pectus simplifie, lisez soigneusement vmr^pr.¦ [\\-uu.avant d investir.Vous pouvez en obtenu un raV onds mutuels Tnmaik r A16 LA PRESSE.MONTREAL, JEUDI 25 FÉVRIER 1993 Le projet d'incinérateur dans l'Est tempête i 1 V 1 5 .cV.-.'.e& PHOTO MAURICE THtBOOCAU, Coibbocation tpédêH cuÊturG impreaaionnantG t La Sûreté du Québec a arrêté trois hommes près avoir saisi pour 120 000$ de marijuana, hier matin, lors du démantèlement d'un laboratoire hydroponique dans une ferme de Sainte-Marie-de-Solomée, près de Joliette.Les policiers ont saisi également pour plusieurs dizaines de milliers de dollars d'équipement servant à la culture hydroponique.Les trois suspects doivent comparaître aujourd'hui au palais de justice de Joliette.Ils seront accusés de trafic de drogue.PROFITEZ D'UNE SÉLECTION , INCOMPARABLE \\20,000 SNtfSlî COULEURS DE STORES EMTS t SUR MESURE PENDANT MUS JEAN-PIERRE BONHOMME ¦ Le ministère de l'Environnement du Québec a ordonné la tenue, à compter du 15 mars, d'audiences publiques (à Montréal-Est et à Saint-Laurent) pour faire l'évaluation du projet d'incinérateur que la Régie intermunicipale de gestion des déchets (qui réunit toutes les municipalités de l'île sauf Montréal) se propose de construire dans l'Est métropolitain.Toutefois les groupes écologistes et sociaux ne désarment pas; ils réclament avec force la tenue d'une «enquête nationale», du type de la Commission Charbon-neau sur les déchets dangereux.Ils l'ont fait savoir de cent manières, hier: manifs, pétitions et sit-ins à l'appui.La tenue d'audiences publiques sur le projet de «méga-incinérateur de l'Est», \u2014 c'est ainsi qu'on qualifie fréquemment le complexe Foster-Wheeler proposé pour Montréal-Est \u2014 est loin de satisfaire les protecteurs de l'environnement.Une centaine de leurs principaux organismes mobilisent vigoureusement à travers le Québec entier.Ces groupes veulent obtenir du gouvernement qu'il formule une politique nationale d'ensemble à cet égard.Le syndicat des Cols bleus de Montréal, par exemple, a manifesté devant les bureaux de Saint-Laurent de la compagnie Foster-Wheeler (rue Authier).Ses porte-parole ont dit que, si le projet formulé par la Régie se réalise, «ce seront Foster-Wheeler et d'autres multinationales du genre qui établiront nos politi- ques».(Les incinérateurs du Québec, signale par ailleurs le groupe Enjeu, ont une capacité de plus de 500 000 tonnes de déchets par année; la construction du nouveau complexe, dit-il, «augmentera le volume de plus de 50 p.cent».Le Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets réunit une centaine de groupes écologistes du territoire québécois.11 a occupé hier, jusqu'au milieu de l'après-midi, les bureaux de Montréal du ministre de l'Environnement M.Pierre Paradis, (situés dans les pyramides olympiques).Le FCQGED était accompagné de représentants de la Coalition montréalaise pour une gestion écologique et économique des déchets, (Action Re-Buts) ; les groupes n'ont quitté les lieux qu'après avoir obtenu l'assurance que le ministre rencontrera une délégation du Front commun le 26 mars.Le porte-parole et fondateur du Front commun, M.Alain Rajotte, a dit à La Presse que le Front commun réclamera du ministre, le 26 mars, la formation d'une commission d'enquête du type de celle sur les déchets dangereux.11 réclamera aussi un programme de financement des groupes populaires, afin que ceux-la puissent constituer les dossiers qu'ils présentent aux diverses audiences publiques sur les incinérateurs et les sites d'enfouissement.Le porte-parole du ministre, Mme Sylvie Marier, a expliqué que, dans l'état actuel de la loi, \u2014 des modifications à la réglementation de la loi sur la qualité de l'environnement devraient être adoptées cet été \u2014 le ministère EST DE CHEZ m m mt mm Montréal, on vous écoute! Après presque 3 ans, la plus grande vente de notre histoire est en fin de retour.LA VENTE DU SIÈCLE! 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Métro Laurier [(Autobus 27) , St Michel (AuMeei 67 sud) 3500 ¦ Des travailleurs de l'industrie du vêtement tentent de faire saisir la maison de Tex-directeur de leur syndicat qu'ils accusent d'avoir mis en péril leur fonds de pension par ses manoeuvres douteuses.Dans une déclaration sous serment déposée en Cour supérieure mardi, M.Charles Ruel, un retraité de Laval, affirme que Denis Hotte, l'ancien directeur général de la Fédération nationale des travailleurs de l'industrie du vêtement (CSD), a commis un certain nombre d'actes irréguliers dans la gestion du fonds de pension des travailleurs.De 1982 à 1992, M.Hotte a été le responsable du fonds de pension, auquel contribuent 917 ouvriers, et du fonds d'assurance des travailleurs, auquel participent 719 personnes.À ce titre, il devait gérer l'argent déposé dans ces fonds et effectuer des placements pour le faire fructifier.On reproche à M.Hotte d'avoir prêté l'argent de la caisse de retraite et du fonds d'assurance à des parents ou amis et à des gens ou des sociétés sans vérifier leur solvabilité.Divers prêts ont été faits à de mauvais payeurs.M.Hotte obtenait des hypothèques pour garantir ces prêts, mais des hypothèques de troisième ou quatrième rang, et quelquefois, l'immeuble hypothéqué ne valait pas la somme prêtée.M.Hotte aurait également pris de.l'argent de la caisse de retraite qu'il administrait pour prêter à sa mère (25000$), à un de ses associés (23000$), et à des entrepreneurs qui ont construit sa maison (187 000$).Selon la poursuite, les 917 travailleurs auraient ainsi vu leur fonds de retraite fondre d'environ un demi-million de dollars.Résultat: les ouvriers pourraient se retrouver sans un sou comme fonds de retraite.Ces gestes irréguliers auraient été faits à l'insu du conseil d'administration.Comme ils étaient illégaux, le syndicat tient M.Hotte responsable des pertes du fonds d'assurance et de la caisse de retraite.Comme M.Hotte est maintenant sans emploi depuis son départ du syndicat, et que son seul bien connu est sa maison, le syndicat demande qu'elle soit saisie avant jugement pour garantir la dette de quelque 500 000$ qu'il attribue à M.Hotte./ LA PRESSE.MONTREAL, JEUDI 25 FÉVRIER 1993 A 17 Informations nationales Équifax Canada fait l'objet d'un portrait peu édifiant en Commission parlementaire GILLES NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC ¦ Equifax Canada, compagnie spécialisée dans la constitution de dossiers de crédits et qui possède des données sur plus de 15 millions de Canadiens, a fait l'objet d'un portrait peu édifiant, hier, devant la commission parlementaire qui étudie le projet de loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé.La directrice de l'Association coopérative d'économie familiale du Centre de Montréal (ACEF-Centre), Mme Louise Rozon, a en effet soulevé quatre cas de consommateurs qui ont eu à se plaindre du traitement de leur dossier par Équifax, traitement montrant que les inquiétudes qu'entretiennent nombre de citoyens quant aux pratiques liées à la cueillette et à l'utilisation des renseignements personnels.Le témoignage de Mme Rozon n'a pas laissé insensible le parrain du projet de loi 68, le ministre Lawrence Cannon, qui s'est «engagé» à analyser très attentivement comment donner au projet les moyens de restreindre la cueillette de renseignements à ca-racatère personnel.\u2022 Un consommateur identifié comme M.Beauregard, ayant constaté que trois entreprises avec lesquelles il n'a jamais fait affaire avaient consulté son dossier de crédit, a demandé des expiations à Equifax.Selon Mme Rozon, il s'est fait répondre qu'on avait pas à lui donner de preuves scion lesquelles il aurait ou non donné son consentement.Louise Rozon, directrice de i'ACEF du Centre de Montréal.M.Beauregard, ayant constaté qu'une entreprise avait fait insérer de fausses informmations dans son dossier de crédit, n'a pu obtenir correction ni de la compagnie ni d'Équifax.Son dossier est entre les mains d'un avocat.\u2022 Un deuxième individu, du nom de M.Aubry, a consulté son dossier après qu'on lui eut refusé un prêt.Il a constaté que la seule information qui s'y trouvait faisait état d'un jugement rendu en 1988 relativement à une dette de 240$ qu'il avait remboursé au complet.Preuves à l'appui, il a demandé à Équifax d'ajouter d'autres données, relativement à un prêt de 13000$ remboursé sans retard de même que d'un autre prêt de 3000$ également rem- boursé honorablement.Équifax, selon ACEF-Centre, a refusé, ne permettant pas ainsi à M.Aubry d'améliorer la cote de son crédit, et le forçant à recourir à l'endossement d'un parent pour une nouvelle transaction.\u2022 Un M.Cloutier, qui avait perdu sa cause lorsqu'il avait usé de son droit de contester devant les tribunaux un compte de 300$ que lui réclamait la pétrolière Esso, avait vu son crédit affligé de la cote 9, la plus mauvaise qui soit.Bien qu'Esso ait demandé à Équifax de retirer cette cote, rien n'y fit.M.Cloutier n'a eu droit d'apporter qu'un commentaire à cette inscription.\u2022 Un M.Langlais n'a pu obtenir un prêt de la Banque Royale parce que son dossier de crédit faisait état d'une dette de 224$ envers une compagnie d'assurances.Équifax n'a pas voulu retirer cette donnée du dossier de M.Langlais, en dépit des démarches en ce sens de la compagnie d'assurances.Présentant un mémoire commun avec la Fédération nationale des associations de consommateurs du Québec, la directrice d'ACEF-Centre a indiqué que son organisme est devenu membre d'Equifax, à l'automne de 1991, dans le cadre d'une enquête.Elle a alors constaté que «n'importe qui peut obtenir des renseignements confidentiels en payant les frais, d'inscription de 60$ exigés par Équifax, et qu'aucun contrôle n'est exercé sur le membership de cette entreprise».Mme Rozon a ajouté qu'il suffisait ensuite d'un coup de téléphone pour transmettre le nom et l'adresse de quelqu'un pour obtenir en cinq minutes son dossier de crédit et 24 heures plus tard son expérience bancaire.«Toutes ces informations pouvaient nous être transmises sans le consentement de cette personne et sans qu'elle le sache», soutient-elle.Elle a dit s'étonner à la lecture du projet de loi que les agents de renseignements personnels obtiennent si facilement des autorisations pour exercer leurs activités.«Aucun droit payable, aucun contrôle quant à leur compétence et quant à leur capacité d'administrer leurs entreprises», a -t-elle déploré, suggérant un encadrement cohérent des pratiques des agents.Les ACEF s'inquiètent que les recours mis à la disposition des consommateurs «soient minimes, tout comme les sanctions imposées aux entreprises».«Le consommateur doit savoir qu'on recueille des renseignements, qui les recueille et pourquoi et qui les détient.La loi doit aussi assurer que les renseignements recueillis sont indispensables et qu'ils servent uniquement à des fins précises et pré-établies, que ces renseignements sont recueillis à des fins et par des moyens légaux et loyaux.Et le consommageur doit conserver un contrôle sur les informations qui le concernent, de même qu'il doit avoir l'assurance que ces informations sont détruites lorsqu'elles ne sont plus indispensables à un dossier», a proposé la directrice d'ACEF-Centre.La FNACQ et l'ACEF-Centre ont soumis un train de 70 recommandations à la commission.La Commission d'accès à l'information évaluera l'impact de la carte-santé à puce Presse Canadienne OUllliLC ¦ Alors que la Régie de I assurance-maladie s'apprête à mettre en circulation une carte-santé à microprocesseur dans la région de Rimouski, à titre d'expérience, la Commission d'accès à l'information a annoncé hier à Québec qu'elle fera sa propre évaluation de cette carte sous l'angle de l'accès et de la protection de l'information.Déjà tout est en place à la commission pour entreprendre cette recherche qui devrait s'échelonner sur une période de plus de 18 mois, à compter du démarrage de l'expérience prévu vraisemblablement en avril prochain, a indiqué la commission par voie de communiqué.Plus spécifiquement, l'organisme se propose d'examiner les incidences positives et négatives de cette expérience sur la protection de la vie privée, en fonction de la technique utilisée et des caractéristiques de la population cible.¦m * * a ¦ jê ! Parizeau est convaincu que le Bloc québécois fera élire des dizaines de députés - * Presse Canadienne Loi 68 : un pied de nez des banques à Québec CILLES NORMAND du bureau de La Presse OUIHLC ¦ Les banques à charte établies au Québec ne reconnaissent pas au gouvernement du Québec le pouvoir de leur imposer des obligations en matière de protection des renseignements personnels, puisqu'elles sont régies par une loi fédérale en vertu de la constitution.«L'Association des banquiers canadiens (ABC) \u2014 qui représente les banques à charte \u2014 estime que le projet de loi 68 ne s'applique pas aux entreprises régies par le gouvernement fédéral», ont en effet lancé au ministre des Communications, Lawrence Cannon, les représentants de la division québécoise de l'organisme.«Le gouvernement fédéral occupe d'ailleurs pleinement ce champ de compétence par le biais de nombreuses dispositions législatives et de normes applicables aux entreprises placées sous sa juridiction», ont-ils ajouté au moment de leur comparution devant la commission parlementaire chargée d'étudier le projet de loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé.Mais les représentants des ban- quiers, pilotés par le président de leur association au Québec, M.Robert Laverdure, n'a pu convaincre le ministre de faire marche arrière avec le projet gouvernemental qu'ils qualifient de «superflu» et auquel ils préfèrent de toute évidence l'autoréglementa-tion.«Ce ne sera pas une musique très douce à vos oreilles, mais oui, il y aura une loi et, avec la collaboration de chacun, elle verra le jour en juin prochain», leur a répondu M.Cannon.«L'Association des banquiers appuie les objectifs du gouvernement du Québec en ce domaine.Elle est toutefois en désaccord avec les moyens utilisés.L'ABC croit en effet qu'une législation visant à mieux protéger le consommateur est tout à fait superflue et risque de se révéler extrêmement onéreuse», ont indiqué les porte-parole.«Nous recommandons au gouvernement québécois de reconsidérer la question de la nécessité de légiférer en matière de protection des renseignements personnels et de privilégier plutôt l'autoréglementation », ont-ils plaidé en joignant un modèle de code de conduite conçu en 1990.Selon eux, plusieurs dispositions du projet provoqueraient une hausse inutile des coûts des services financiers.SlUiRHttOOKI: ¦ Malgré les prétentions de la maison de sondage Gallup, le Bloc québécois fera élire des dizaines de députés lors des élections fédérales, continue de croire le chef du Parti québécois.Du reste, Jacques Parizeau n'attribue pas beaucoup de crédibilité aux récents sondages de Gallup et d'Angus Reed qui, tous deux, confèrent au Bloc québécois du chef Lucien Bouchard une nette perte de popularité au Québec.La maison Gallup estimait la semaine dernière que le BQ n'obtenait plus la faveur que de 16 pour cent des Québécois, après avoir flirté avec 30 pour cent d'entre eux en janvier dernier.Selon Jacques Parizeau, qui était de passage a Sherbrooke, hier, dans la cadre d'une tournée de financement, il n'y a pas lieu de croire que ces résultats correspondent à la réalité.Il persiste à penser que le Bloc québécois rallie présentement au moins 40 pour cent de l'électoral québécois, une donnée qui se maintiendra d'ici à la tenue du scrutin fédéral, affirme-t-il.«C'est connu de tout le monde et vous pouvez même le vérifier, a-t-il dit aux journalistes de la presse régionale.Les maisons de sondage canadiennes, comme Angus Reed et Gallup, prétendent que le Bloc québécois perd de la popularité.Alors que pour les maisons de sondage francophones, c'est tout le contraire.|e .ne fais pas de politique-là.Il s'agit essentiellement d'une constatation statistique.» Le chef du PQ faisait cette mise au point alors qu'il dressait le calendrier triennal en matière de politique québécoise et canadienne.Ainsi, comme il l'a déjà mentionné, lacques Parizeau rappelle la tenue imminente d'un scrutin fédéral, marquée par l'élection de plusieurs députés bloquistes.^ En 1994, une élection provinciale remportée par le Parti québécois.Et l'année suivante, en 1995, la tenue d'un référendum pour réaliser la souveraineté.Fidèle à sa vision, Jacques Parizeau estime qu'il faut mettre fin* * le plus rapidement possible au dé-; * doublement et au chevauchement des ministères et des programmes gouvernementaux pour relancer l'économie québécoise.L'accession du Québec à sa souveraineté: constituerait une partie de la solution, croit le chef de l'Opposition.Le chef du PQ insiste aussi sur l'importance pour le Québec d'insuffler une nouvelle vigueur dans son secteur de l'enseignement, en plus de moderniser les entreprises pour être en mesure de faire face aux nouveaux défis qui découleront de la mondialisation des marchés.I l I \\ \\ \\ \\ Taxes en sus.Cette ow 4 ^ l993.au choix -.lattou^a i » SS&s:»-\u2014*- 4.¦m » * h* * 4 \u2014s.¦ «ssi dfflr I .I < t 4 gazeuse I 'il i i i i / 4 4 1 2** te*** § ¦M i i 1090, boul.Moody, Terrebonne, 492-3322 3550, boul.des Sources, D.D.O., 683-2036 1955, boul.Saint-Martin Ouest, 687-6650 9305, boul.I-acordaire, St-Léonard, 324-3238 5605, boul.Taschereau, Brossard, 678-4681 999, chemin Chambly, Longueuil, 651-7212 1120, boul.Décarie, St-Laurent, 332-9680 6160, av.Côte-des-Neiges, Montréal, 342-6750 510, rue Ste-Catherine Est, Montréal, 842-4525 chalet mme i \u2022 ?Y A M.Doo.EntreDnses Cara Limitée -1- PAS PLUS BAR-B-Q! If » I V r A | A 18 LA PRESSE, MONTRÉAL.JEUDI 25 FÉVRIER 1993 Une infectée par le sida pe ut L'Institut national du redevenir séronégative?C'est très rare.cancer aux é.-u.débloque CAROLE THIBAUDEAU ¦ Une personne infectée par le virus du sida peut-elle redevenir séronégative et conserver une bonne santé?Oui, mais c'est rarissime: on a rapporté environ 45 cas dans la littérature médicale: environ 30 aux États-Unis et dix à quinze en Europe.L'un de ces «cas», Mme Niro Markoff Asistent, propose, dans le livre Comment je me suis guérie du sida et suis redevenue séronégative, aux Editions Vivez Soleil, une approche globale pour mieux vivre avec le virus, maximiser les chances de guérir, et mourir en paix si la mort se présente.Le livre est préfacé par le docteur Elizabeth Kubler-Ross, une des pionnières dans l'accompagnement des mourants, aux États-Unis.Comme elle l'a relaté hier en conférence de presse, Mme Asistent a reçu, en novembre 1985, un diagnostic de séropositivité.Elle n'était pas sidéenne, mais en était déjà au stade où le système immunitaire commence à donner des signes de faiblesse: fièvre, candidose, muguet, diarrhées et surtout, épuisement.Trois tests ont permis de poser le diagnostic d'infection au virus de l'immunodéficience humaine ( VIH ): l'un fait par la Croix-Rouge, et les deux autres par le laboratoire du «Nassau County Department of Health»: un test Eli-sa, courant pour le dépistage, et un test Western Blot, utilisé pour confirmer le premier.Elle en a re-mis hier des photocopies aux journalistes.Au cours d'une même entrevue uvec le médecin, Mme Asistent et son compagnon Nado ont appris, elle qu'elle était séropositive «avancée», et lui qu'il avait développé le sida lui-même.Nado est mort quelques mois plus tard, des suites de cette maladie.De son côté, certaine de mourir 18 mois plus tard comme le médecin le lui a dit, Mme Asistent décide de vivre le temps qu'il lui reste comme elle l'a souhaité toute sa vie: elle change son alimentation, elle pratique diverses formes de méditation, de visualisation et de transformations psychologiques.Redevenue bien physiquement et moralement de façon étonnante, elle passe encore deux tests en juillet 1986.Résultat: séronégatif! Aujourd'hui, elle se définit comme «thérapeute spirituelle», et elle assiste des personnes infectées par le virus du sida et désireuses de prendre leur vie et leur santé en main.Scepticisme et intérêt Que pensent les médecins de cette histoire?Ceux que La Presse a interrogés sont sceptiques, mais affirment que la séro-conversion est possible, bien qu'ils disent ne pas connaître de cas parmi leurs patients.«l'aurais bien aimé avoir un patient comme cela, soupire le docteur Richard Morisset, chef du département de microbiologie à l'Hôpital Hôtel-Dieu de Montréal.Mais on entend, dans les congrès médicaux, des anecdotes de ce genre: le partenaire sexuel d'une personne infectée, ou le bébé d'une mère infectée, présentent des anticorps du VIH, puis ils n'en présentent plus quelques mois plus tard.C'est extrêmement rare et encore inexpliqué.» Un chercheur du prestigieux Dana-Farbcr Cancer Institute, à Boston, le docteur William Hasel-tine, a étudié de grands échantillons de population séropositive, et s'est amusé à en ressortir les «cas» qui font exception à la règle.Il a rapporté dans la littérature médicale quelques-uns de ces cas de séroconversion.Dans un article publié dans le New England Journal of Medici-ne en juin 1989, le docteur Hasel-tine démontre que l'infection au virus du sida se présente suivant trois profils possibles.Le premier profil, le plus courant, est le suivant: aucun anticorps n'est détectable durant les premières semaines de l'infection, et ensuite, on peut détecter les anticorps contre le VIH durant le reste de la vie de la personne, sauf, si elle développe la maladie, au moment de la phase terminale, où l'organisme est trop épuisé pour en fabriquer encore.Le second profil d'infection au Mme Niro Markoff Asistent VIH est très peu courant, mais il existe.Les individus sont séropositifs pendant un certain temps puis, un an ou cinq ans plus tard, ils sont séronégatifs.On présume que le virus ne circule plus dans leur sang, et qu'ainsi l'organisme n'est pas stimulé pour faire des anticorps.Mais le virus demeure tapi au coeur des cellules infectées, sous forme de séquences d'ADN (le matériel génétique) amalgamées au matériel génétique du patient.Chez ces personnes, il est possible de détecter non pas les anticorps, mais bien des séquences génétiques propres au virus du sida.Cela se fait au moyen d'un PCR ( pour polymérase chain reaction), une technique de laboratoire très puissante.«Le PCR peut détecter l'ADN du virus même si une seule cellule sur 10 000 est infectée», explique le docteur Eric Cohen, directeur du laboratoire de rétroviro-logie humaine à l'Université de Montréal où il étudie le virus du sida.«Même si elle est séronégative, une personne qui a déjà été infectée par le virus en demeure porteuse toute sa vie.Suivant des circonstances que l'on ne connaît pas bien, le virus peut éventuelle- Faire du sport peut aider à prolonger la vie Agence France-Presse Washington ¦ Faire de l'exercice physique régulièrement peut aider à vivre plus longtemps, mais il ne faut pas en escompter trop: une étude publiée jeudi par le New England Journal of Medicine, de Washington, a calculé que la durée moyenne du rallongement de vie ainsi procuré est de dix mois.Ceux qui font du sport depuis le plus jeune âge peuvent espérer vivre un ou deux ans supplémentaires, tandis que ceux qui s'y mettent vers la cinquantaine ont dix mois à en attendre.La moyenne tombe à six mois pour ceux qui débutent le sport entre 65 et 74 ans.En contrepartie, même les personnes commençant à faire du sport après 75 ans peuvent gagner deux mois, conclut l'étude, menée par l'Université Stanford et qui a porté sur 10 269 hommes, tous diplômés de Harvard.La raison est simple: en faisant de l'exercice régulier, on risque moins de maladies chroniques, problèmes cardiaques et diabètes.Mais tous les sports ne sont pas placés à la même enseigne: le vélo, la course à pied, le tennis et autres sports de raquette sont efficaces.Creuser son jardin est accepté dans la catégorie de ces sports, à la différence du golf pratiqué avec une voiturette, ou du bowling.ment se réactiver et se multiplier a nouveau dans le sang.» Mme Asistent affirme qu'effectivement plusieurs chercheurs, aux États-Unis, ont examiné son sang, et ont trouvé «quelques petites bricoles relatives au sida, dont je ne connais pas le nom car je ne suis pas médecin.» Mais après sept ans, elle est encore séronégative et en excellente santé.«|e ne prétends pas guérir les gens, affirme-t-elle.le m'efforce de les rendre conscients au maximum, afin qu'ils ne se sentent pas comme des victimes impuissantes et qu'ils prennent en main les éléments de leur vie qu'ils jugent prioritaires.Et parfois, ils guérissent, même s'ils avaient commencé à développer le sida et prenaient de l'AZT.» Aucun des patients aidés par Mme Asistent n'est redevenu séronégatif.« Mais cela ne doit pas être le but, dit-elle.Un but valable est de rester en bonne santé même si on est séropositif.» Mais le but primordial, selon Mme Asistent, est de développer une plus grande intégrité, une sorte d'accord profond avec soi-même, «un rapprochement entre l'âme et la personnalité de l'individu», selon ses termes.«C'est pourquoi je dis que certaines personnes meurent guéries, en ce sens qu'elles meurent en paix.» 20 p.cent en santé Le docteur Réjean Thomas, de la clinique L'Actuel, affirme que l'approche d'acceptation prônée par Mme Asistent aide certains de ses patients, mais qu'elle est loin d'être choisie par tous.« Même pas 20 p.cent des personnes infectées par le VIH décident de suivre une voie comme celle-là», dit-il.11 se déclare sceptique quand aux pouvoirs de guérison physique de l'approche de Mme Asistent, et craint qu'elle ne culpabilise ceux qui ne réussissent pas à se guérir.11 met son espoir ailleurs, par exemple dans la recherche médicale effectuée sur les personnes séropositives qui ne développent pas la maladie du sida.Il s'appuie pour cela sur les statistiques suivantes: des années après avoir été infectés par le VIH, 60 p.cent des gens développent la maladie, 20 p.cent ont des symptômes associés à un système immunitaire affaibli, et un autre 20 p.cent est en parfaite santé.«C'est ce fameux 20 p.cent en santé que les chercheurs étudient beaucoup en ce moment, explique le docteur Thomas.11 y a là un espoir de guérison pour les autres.» On peut entendre Mme Asistent en conférence ce soir à 19 h au Holiday Inn de Longueuil, près du métro ( entrée : 15 $ ; tarif de groupe: 10$).Elle donne des ateliers pratiques durant le week-end.Renseignements: 646-4855.2,5 millions $ pour les travaux du Dr Rosenberg Presse Canadienne ¦ L'Institut national du cancer aux États-Unis vient d'approuver le financement de recherches controversées menées par le docteur Steven Rosenberg, le médecin qui traite le premier ministre Robert Bourassa pour un cancer de la peau.Le Dr Rosenberg obtiendra moins que les 3,9 millions S qu'il demandait pour ses travaux, qui n'ont rien à voir avec le traitement à l'interleukine-2 administré au premier ministre.Le nouveau traitement sur lequel il travaille a été critiqué par certains scientifiques qui jugent qu'il pourrait être plus dangereux que le cancer qu'il est censé traiter.À Bethesda, au Maryland, le docteur Bruce Chabner, directeur de la division du traitement du cancer de l'Institut, a indiqué en entrevue téléphonique que le Dr Rosenberg recevrait d'abord environ 2,5 millions $, puis, possiblement une somme additionnelle, selon la façon dont se dérouleront les travaux.Thérapie génétique Le Dr Chabner a ajouté que l'argent servira à financer les travaux du Dr Rosenberg sur l'immunothérapie, incluant sa thérapie génétique controversée.Un article, paru en décembre dernier dans la revue scientifique internationale Nature, publiée à Londres, affirmait que le financement des travaux du médecin était bloqué depuis qu'un comité de scientifiques avait reproché au Dr Rosenberg de poursuivre ses essais en dépit du fait que des éléments importants de ses recherches n'avaient pas donné les résultats escomptés.On ajoutait que le traitement «risquait de tuer le patient plus vite que le cancer lui-même».Ces recherches n'auront aucun impact sur le traitement que le premier ministre Bourassa a commencé à suivre la semaine dernière, puisque le financement des travaux ne débutera qu'en 1995, a précisé-le Dr Chabner.Le Dr Rosenberg administre au premier ministre Bourassa un traitement expérimental à l'interleukine-2, pour un méla-nome malin qui a refait surface deux ans après une première intervention chirurgicale au cours de laquelle on lui a retiré une tumeur au dos.> Le docteur Steven Rosenberg L'interleukine-2, une protéine produite naturellement par le système immunitaire humain, est prélevée sur le patient et multipliée un millier de fois en laboratoire, pour produire des lymphocytes capables de s'infiltrer dans la tumeur.Ces cellules sont ensuite réinjectées dans l'organisme du patient.Pour les fins de sa thérapie génétique, le Dr Rosenberg a tenté de combiner l'interleukine-2 à un gène, appelé facteur de nécrose tumorale, qui bloquerait l'approvisionnement sanguin de la tumeur.L interleukine-2, source de controverse L'article de la revue Nature rappelait que le Dr Rosenberg a souvent provoqué la controverse par son «approche agressive du cancer et sa tendance a faire davantage valoir le lancement de ses travaux que leurs résultats».Les travaux antérieurs du Dr Rosenberg à l'aide de l'interleukine-2 ont eux aussi été source de controverse, affirme M.Ralph Moss.un des fondateurs du nouveau Bureau des médecines alternatives à l'institut national de la santé aux États-Unis.Après avoir été présenté comme une percée dans la lutte contre le cancer, le traitement à l'interleukine-2 devait engendrer beaucoup de déception.Il a été critiqué pour sa toxicité et son manque d'efficacité.Et en 1987, un rapport révélait qu'une majorité de patients n'avait pas réagi positivement au traitement, et que quatre patients étaient même décédés des suites du traitement lui-même.La familiale de l'année 1993.Une autre Legacy Pour le confort du conducteur, pour celui des passagers, pour la performance de son moteur, pour sa transmission, pour la précision de son assemblage et sa finition, pour son freinage, sa sécurité, son rapport qualité-prix, sa conduite, pour la visibilité qu'elle accorde, pour sa tenue de route, son espace de rangement et ses performances en général, la Subaru legacy Touring Wagon est gagnante, venant d'être nommée Meilleure nouvelle fourgonnette/familiale de l'année par l'AJAC, l'Association des journalistes automobiles du Canada, un organisme indépendant et particulièrement exigeant.C'est la troisième fois depuis 1990 qu'une Subaru Legacy remporte un titre de l'AJAC; à deux reprises depuis lors, des berlines Legacy ont en effet été nommées Berline de l'année par ce groupe de spécialistes objectifs et très critiques.Une Subaru Legacy a conquis le titre de Meilleure nouvelle berline de Tannée en 1990.L'année suivante, la Subaru Legacy Turbo gagnait celui de Meilleure Ijegacy - Meilleure nouvelle berline de l'année 1990 y* legacy Turbo - Meilleure berline familiale de l'année 1991 1 Legacy Touring Wagon - Meilleure nouvelle fourgonnette/familiale de l'année 1993 berline familiale de l'année 1991.Les Subaru Legacy ont remporté plusieurs autres honneurs au cours des dernières années.En 1992, par exemple, la berline Legacy Turbo a gagné non seulement le championnat du Rallye national canadien, mais aussi, la coupe du Rallye nord-américain.Conçue pour combler bien plus que la famille, et bénéficiant de l'extraordinaire héritage que Ijegacy a acquis tant sur la route qu'en piste, la Legacy Touring Wagon est une familiale à la fois ingénieuse, sûre, rationnelle et pratique.Bref, c'est une autre gagnante de Subaru.i LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 FÉVRIER 1993 \u2022 A 19 Des canaris en pleine forme à 30° sous zéro Ils se reproduisent beaucoup plus en vivant à l'extérieur qu'à l'intérieur PIERRE GINGRAS ¦ Claude Jobin aime les canaris.Avec passion.Il en élève plusieurs dizaines.Une ou deux fois par semaine, il leur rend visite dans les volières qu'il a aménagées derrière chez lui, à Mascouchc.Les oiseaux sont en pleine forme et la vivacité de leurs coloris, des rouges, des oranges, des jaunes, des blancs, témoigne de leur excellente santé.Peu de problème d'entretien avec les canaris de Claude Jobin.Il suffit de remplir la mangeoire de graines.Pour boire, les oiseaux se contentent.de neige.Pourtant, nous sommes bien loin des îles d'où ils tiennent leur nom.Ici, les canaris vivent en plein air durant toute l'année.Lors de notre passage, vendredi, il faisait moins 20 Celsius et, au cours de la nuit précédente, le mercure était descendu à moins 34 C.Des canaris qui ont la «couenne dure», comme ont dit.Pas de problème de voix enrouée, non plus.Le concert n'arrête jamais.«Mes canaris sont comme les autres oiseaux qui vivent dans la nature.Ils sont bien isolés par leurs plumes, et leur métabolisme s'est adapté aux grands froids.Il importe seulement qu'ils puissent manger, boire et voler à leur guise.» «Le seul problème rencontré lorsqu'on élève des canaris à l'extérieur, c'est justement l'absence de neige au cours de l'automne, quand la température est très froide, poursuit-il.Dans ce temps-là, il faut approvisionner les oiseaux en eau deux ou trois fois par jour.» Ce retraité de 60 ans est probablement un des rares éleveurs à garder des serins en plein air.«Contrairement à ce que l'on pourrait croire, le taux de mortalité de ceux qu'il élève dans son sous-sol et de ceux qui vivent dehors est identique.Mais le taux de fécondité des oiseaux qui passent l'hiver au froid est beaucoup plus élevé, 15 à 17 oisillons chaque année par rapport à une di- Claude Jobin a une passion particulière pour ses petits canaris.zaine pour un canari élevé en cage.» Il se souvient notamment d'un été ou deux femelles et un mâle ont élevé 56 petits, un rythme de reproduction qui a toutefois épuisé les parents, confesse t-il.Un autre monde Voilà sept ans que Claude lobin élève des canaris.Il a commencé à l'époque où il tenait un restaurant sur la Rive-Sud, sept jours sur sept.«Je me retirais avec mes canaris, l'oublais tout.J'étais dans un autre monde,» Aujourd'hui complètement retiré des affaires, il est resté dans son monde d'oiseaux, au point, dit-il, qu'il a de la difficulté à s'absenter un long moment afin de prendre des vacances.«C'est une sorte d'esclavage.» Mais certains «esclaves» sont plus heureux que d'autres.Membre du Club d'amateurs d'oiseaux de Montréal, Claude Jobin ne manque jamais une réunion du photo Michel GRAVEl, la Presse groupe et participe à toutes les expositions.Il produit environ 250 petits par année qu'il vend ou qu'il échange, valant de 30$ à 500 $ selon la rareté du sujet.Les femmelles ne chantent pas et se vendent la moitié de ce prix.Claude Jobin garde certains sujets à l'intérieur pour que les oiseaux commencent à se reproduire en février.Mais tous les petits se retrouvent dans les volières extérieures dès le printemps.Us s'acclimatent alors sans problème et pourront y vivre huit ans.La conversion en condos pourrait entraîner une dépréciation du parc locatif GH.1BS GAUTHIgW_ ¦ Les porte-parole de la Coalition montréalaise contre la conversion des logements locatifs en condos seront accompagnés d'un groupe de 100 à 150 locataires lorsqu'ils présenteront leur mémoire cet après-midi à l'hôtel de ville de Montréal.Comparaissant devant la Commission de l'aménagement et de l'habitation, qui étudie le projet de règlement sur la conversion depuis lundi, ils feront valoir que cette mesure provoquera la dépréciation du parc de logements locatifs dans les quartiers centraux de la ville et une hausse des loyers découlant de l'augmentation des taxes foncières.La coalition groupe quinze organismes, dont le Front d'action populaire en réaménagement urbain ( FRAPRU ), le Réseau d'aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal, plusieurs comités-logements dont ceux du Centre-Sud, de Pointe-Saint-Charles, de la Petite-Patrie, de Bordeaux-Car-tierville, de Rosemont, etc.Elle affirmera également que la conversion amènera «de nouvelles tensions sociales et de nouvelles violences urbaines nourries par l'exaspération des locataires appauvris, déplacés vers les secteurs les moins attrayants et dépossédés de leurs services habituels».Elle explique à ce sujet que «les acheteurs de condos sont jeunes, scolarisés et plus fortunés que la population traditionnelle des quartiers convoités» et qu'ils apporteront avec eux leurs habitudes de consommation, «lesquelles auront tôt fait d'entrer en compétition avec la trame commerciale en place».Selon elle, «la perte des meilleurs logements locatifs au profit du marché des condos et l'implantation, voire le remplacement, des commerces traditionnels par des commerces de produits plus luxueux ne peuvent qu'engendrer des tiraillements et des tensions sociales entre locataires et propriétaires pouvant même ulti-mement dégénérer en violence urbaine et accélérer la migration des ménages locataires à revenu modeste vers les banlieues».La coalition demande à l'administration de retirer son projet «d'autant plus inopportun à un moment où la population montréalaise s'appauvrit et où diverses mesures gouvernementales accentuent davantage cette pauvreté».Les audiences de la commission sur ce projet de règlement se termineront demain, alors que seront entre autres entendus des représentants du Parti civique, de la Coalition démocratique et de l'Association des gens d'affaires du Sud-Ouest.Tirage du 93-02-24 JEU DES CARTES MACHINE A SOUS GRANDE ROUE POSITIONS Tirage du 03-02-24 9 10 15 16 25 27 33 34 40 43 44 46 48 58 64 66 67 Prochain tirage: 95-02-25 La fête con Mitsubishi célèbre le 15ième anniversaire d\"Audio Centre avec une toute nouvelle merveille de la technologie.MITSUBISHI LA TUBE-IMAGE DE 42\" offerte en primeur chez Audio Centre T V A.le réseau df-s tirages Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.\u2022Sur awKotaton (te crédit (te Ittutahi TftrMDamond' Un achat initial d'au moins 500$ de produits Uitsutani est ex»gé Cette offre n'est rtUbU que pour lâchât de telécouteurs ou de téiécoulturs à rétro-projectKn MitsutHShi effectue entre le 30 janvier et le 27 mars 1933 Aucun paiement ne devra être effectue et aucun fras de crédit ne seront facturés sur lesdits achats avant le simjmt rekvé de compte mensuel Apres cette période, les modalités de paiement et les trais de crédit normaux seront applicables.'Usager inscrit de la marque de commerce./£] audio centre 5252, rue Sherbrooke O.(Décarie) 4826383 1970, boul.Le Corbusier, Uval 687-3627 8080, boul.Taschereau O., Brassard 466-1999 G ;I3E3 -ISS» Accès mensuel (ligne) Centre de messages Facturation détaillée Option week-ends illimités GRATUITpour 3 mois, valeur de 83,70 $ Après 36 mois, le téléphone vous appartient pour 25 $.* Entente de 36 mois sujette à l'approbation du crédit.Versement initial requis de 150 $ Activation d'une nouvelle ligne sur le réseau Bell Mobilité.CENTRE DU TÉLÉPHONE MOBILE MONTRÉAL 1239, tut Bellechasse 274-9366 RIVE-SUD R0SEMÈRE 3879, Taschereau 244, boul.Labelle St-Hubert Rosemère 926-2020 979-3838 LAVAL 5330, boul.des Laurentides 628-9366 Bell Mobilité Agent cellulaire autorisé \u2022 H vous fera tourner la tête! FAUTEUIL CROWN Le fauteuil CROWN est bien rembourré, avec centre en mousse pour le siège et pour le dossier.Le cadre est en bois courbé laqué noir! léger mais robuste.Le fauteuil Crown est offert en bleu, vert menthe et noir.L61 x P74 x H83 cm (24 x 29 x 32,5\") Une expérience en Design MONTREAL 9090 Cavendish (514) 735-6425 Mon.-Tucs.10:00-6:00 Wed.- Fri.10:00-9:00 Saturday 9:00-5:00 \\ > Les brise-glace peinent, l'embâcle résiste PIERRE CINGRAS ¦ En dépit des efforts incessants de cinq brise-glace, de deux remorqueurs et d'un hydro-glis-seur, le gigantesque embâcle qui s'est formé sur le Saint-Laurent, en amont du lac Saint-Pierre, résiste toujours.Même si, hier soir, on conservait toujours un espoir d'ouvrir le chenal maritime, notamment parce que le vent est tombé en fin de journée, la température froide qui devrait persister au cours des prochains jours laisse croire que la situation ne pourra vraiment s'améliorer rapidement, indique la Garde côtière.jusqu'à maintenant, chaque fois que l'on a pu dégager le chenal, un nouvel embâcle s'est reformé rapidement Les caméras expulsées au procès de néo-nazis à Toronto sous l'effet combiné du froid et des vents de l'est.Quand le vent souffle vers l'ouest, il pousse la glace vers l'amont, ce qui contribue d'autant à la formation d'un nouveau barrage en raison de la faiblesse du courant au lac Saint-Pierre.Sauf durant quelques heures, le passage entre Montréal et Trois-Rivières est bloqué depuis une vingtaine de jours malgré le travail de la Garde côtière.«Nous savons que les armateurs et le port de Montréal s'impatientent, mais nous ne pouvons rien y faire.C'est la nature», a mentionné un porte-parole de la Garde côtière.Hier, en fin de journée, le niveau de l'eau du Saint-Laurent en amont de Sorel était toujours éle- vé mais stable.Le personnel de la Sécurité publique se dit prêt à intervenir mais on estime que cela .ne sera pas nécessaire même si les rues de certaines municipalités et quelques sous-sols sont inondés.Le temps est long Au port de Montréal, même si le temps semblé plus long que jamais, on estime que la Garde côtière fait son travail convenablement et qu'il faut se résoudre à faire preuve de patience.Actuellement, sept bateaux sont bloqués à Montréal et 19 autres attendent à Trois-Rivières, Québec ou dans le coin de Pointe-au-Pic.Jusqu'à maintenant, sept navires ont décidé de ne pas venir à Montréal et ont débarqué leur cargaison dans les ports en amont, ce qui représente une perte directe de 200 000$ pour la Société du port de Montréal.Mais, précise le porte-parole du port, les pertes sont beaucoup plus élevées pour tous ceux qui doivent transporter cette marchandise ou mgm.pour les dé-!.mdëûi^vViai'excinpley qui seront sans travail.\"îffipp.Les responsables du port de Montréal estiment par ailleurs que la mise en place d'estacades pour faciliter l'écoulement des glaces dans le secteur du lac Saint-Pierre, comme on le faisait jusqu'à l'an dernier, n'aurait rien changé à la situation.«Seul le climat est en cause, fait valoir le porte-parole Michel Turgeon.En 1981, les estacades étaient en place et les embâcles se sont formés et ont persisté durant au moins une quinzaine de jours.» Presse Canadienne TORONTO ¦ Un juge a renversé hier sa propre décision, annoncée la veille, de laisser une équipe de télévision enregistrer les audiences d'un tribunal de la cour fédérale devant lequel doit comparaître un groupe prônant la suprématie de la race blanche.Le juge Marcel loyal avait autorisé le réseau CBC à enregistrer une audience portant sur une affaire d'outrage au tribunal.La cour veut déterminer si Wolfgang Droege et son «Héritage Front» devraient subir un procès pour avoir violé une injonction leur interdisant de laisser des messages haineux sur leur répondeur téléphonique.Mais deux heures après le début de la séance, le juge a annoncé un ajournement, pour ensuite ordonner à CBC \u2014et ce, sans la moindre explication \u2014 de cesser l'enregistrement et lui a interdit de diffuser ou de prêter les séquences déjà enregistrées.JJSJP VENTE H *^DE FAILLITE Afei/ô/£sco/npte 1>J£t MAGASIN no 2 SEULEMENT Venez choisir parmi une vaste sélection de: Mobiliers de salle à manger, mobiliers de chambre, meubles en cuir, ensembles de canapés, tables, éléments muraux, matelas et sommiers, bibliothèques, mobiliers de cuisine, bureaux, éléments audio-vidéo, lampes, tableaux, etc.\" TOUT nnit UNE SEULE ADRESSE FTRF inïl nF 5135, MÉTROPOLITAIN El Ht LIQUIDE.SAINT-LEONARD DE NOMBREUX ARTICLES VENDUS AU PRIX COÛTANT.ET MÊME MOINS! 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