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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1993-02-21, Collections de BAnQ.

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[" F12 14 32 40 43 49 38 8 911121415 10 SELECT Aujourd'hui: nébulosité croissante.Minimum -14° Maximum \u201410* Demain: nuageux, neige occasionnelle.Bonjour ! La personnalité de la semaine B3 MYRIAM BÉDARD Sports Sommaire Addition croisées.C6 Annonces classées immobilier.C6 à C8 marchandises.C8 emplois.C8 et C9 automobiles.C9 et C10 propositions d'affaires.A6 Arts et spectacles informations.B8 à B11 ciné-horaires__________B10 et B11 tclc-horaires.B10 Bandes dessinées.B12 Décès.C11 Étes-vous observateur?.C6 Feuilleton.C7 Horoscope.C9 Le bridge.C10 Le monde.C12 Livres.Cahier B Loteries.A4 \u2022Mot mystère».C10 Santé.Cahier C Cahier sports Philippe Cantin-.S8 et S9 \u2022 MONTRÉAL, DIMANCHE 21 FÉVRIER 1993 109e ANNÉE N° 121 52 PAGES, 4 CAHIERS /.bitibi-Tètni scammgue : 55 cents îles de La Madeleine : 1.00 Extérieur de la ville de Québec (Région est): 65 cents À domicile par porteurs : 60 cents Routes motorisées : 70 cents 50* Taxes en sus Fin du long conflit chez Nationair CILLES PAQUIN Les quelque 200 agents de bord montréalais de Nationair ont accepté avec enthousiasme hier l'accord de principe intervenu la nuit précédente entre leur syndicat et le transporteur aérien pour mettre fin à 15 mois de grève.Objet de fortes pressions de la part d'Ottawa, le président de Nationair, Robert Obadia, a finalement accepté d'accorder aux agents de bord la parité salariale avec ceux d'Air Transat et des autres entreprises de cette catégorie.«En un mot, la compagnie dit oui aux recommandations du rapport du médiateur Allan Gold en ce qui a trait aux augmentations salariales et aux conditions de travail», a déclaré à La Presse le directeur québécois du Syndicat canadien de la fonction publique, M.Henri Massé.Selon lui, les syndiqués ont pour leur part convenu de faire certaines concessions qui aideront l'entreprise à faire des économies au chapitre des frais de voyage de ses employés.Une lettre d'entente a égale- wk Me* AUÏovftoWi, i i ment été signée entre les deux parties dans le but de permettre aux travailleurs d'acheter des actions de la compagnie, a souligné M.Massé.Lors de la divulgation du rapport du juge Gold en janvier dernier, Nationair avait estimé que la proposition salariale du médiateur équivalait à une somme globale de 4,4 millions.Elle précisait que les augmentations prévues étaient de 27,8 p.cent, de 5,3 p.cent et de 13,5 p.cent sur trois ans.VOIR NATIONAIR EN A 2 Joe Clark quitte la politique La police arrête un homme soupçonné d'avoir tué son fils de quatre ans Avant de disputer leur match amical hier matin, les joueurs de la formation pee-wee CC de l'Express de Bourassa avaient certainement quelques pensées pour le monde féerique de la Californie PHOTO BERNARD BRAUIT ta Presse Jeunes hockeyeurs pee-wee floués par leur entraîneur Le coach a dépensé l'argent qu'ils avaient amassé en vue d'un voyage en Californie MARIE-FRANCE LEGER n homme de 27 ans devra comparaître demain au palais de justice de Longueuil pour répondre du meurtre de son fils de quatre ans, retrouvé étranglé hier matin à Chambly, au 1361, rue Lemoyne.Après plusieurs heures d'interrogatoire, les policiers de l'Escouade du crime contre la personne de la Sûreté du Québec de Montréal, ont finalement décidé en fin de soirée d'incarcérer le père du petit Yan Lambert-Tourangeau, dont le cadavre gisait dans une chambre du sous-sol dans la demeure de ses grands-parents.Le bambin habitait avec sa mère, non loin de l'endroit où s'est produit la tragédie.Il était gardé par ses grands-parents paternels pour la fin de semaine.La mère, âgée de 22 ans, la conduit vendredi chez ses beaux-parents.D'après les premières informations, c'est le père du garçonnet qui aurait lui-même contacté les ambulanciers hier matin.Les techniciens ont tenté à plusieurs reprises de le réanimer mais il était trop tard.Le décès a été constaté à l'Hôpital de Saint-Jean-sur-Richelieu.Le drame se serait produit vers 9 h, hier matin.Le père, dont l'identité ne peut être dévoilée pour l'instant, se serait présenté au domicile de ses parents en fin de soirée vendredi ou en début de nuit, samedi, sans être attendu.«D'après ce que nous savons jusqu'à maintenant, il ne savait pas que son fils était là.11 s'est présenté là par hasard», a souligné hier l'agent Pierre Robi-chaud, des relations publiques de la SQ.Le petit avait sa chambre au sous-sol.Un des grands-parents se serait aperçu que le petit ne respirait plus au moment où le père téléphonait aux ambulanciers.Apparemment» le père aurait passé la nuit non loin de son fils, dans une autre pièce du sous-sol.Il a VOIR MEURTRE EN A 2 ROBERT BOUSQUET lutôt que de s'envoler vers Los Angeles hier, les joueurs de la formation pee-wee CC de l'Express dé Bourassa ont dû se contenter de disputer un match amical contre l'équipe de Laval-Est.La raison: plus d'argent dans la caisse de l'équipe.Le comité de parents de l'Express a déposé une plainte pour délit criminel, vendredi après-midi, contre leur ex-entraîneur-en-chef Alain Golding, âgé de 31 ans, pour détournement de fonds, fraude et défaut de rendre compte.Les adjoints Stéphane Charron, devenu entraîneur-chef, et Rolland Hébert sont exonérés de tout blâme.Les parents ont décidé de prendre cette mesure exceptionnelle à l'issue d'une réunion avec l'ex-entraineur jeudi dernier.Celui-ci devait alors leur rembourser la somme due, en totalité.ou en partie.Mal- heureusement pour les jeunes, Golding s'est présenté les mains vides.C'est là que les parents ont décidé de déposer une plainte au criminel.«Ce qui nous met surtout en furie, explique Richard Laper-rière, ce n'est pas tant l'argent qui a été dilapidé comme le fait qu'il a abusé et exploité les jeunes en leur faisant miroiter un voyage en Californie.Ce sont les jeunes qui ont amassé ces fonds en allant de porte en porte pendant une couple de mois dans les rues de St-Léo-nard.«En dénonçant ce drame, a-joute-t-il, nous voulons éviter que ça se reproduise ailleurs et nous voulons mettre en garde les parents afin qu'ils soient moins naifs que nous.Nous l'avons toujours cru sur parole.» Dans une lettre remise aux parents le 5 février, Alain Golding a d'ailleurs reconnu ses fautes, disant qu'il avait utilisé les fonds de S'équipe pour pal- lier à ses difficultés financières.11 leur a aussi avoué qu'il leur avait menti sur l'argent qui devait provenir de commanditaires.Dans cette lettre, il disait qu'il leur remettrait la somme de 2000S lors d'une réunion le 18 février.11 demande aussi sa radiation à vie comme instructeur par la fédération québécoise de hockey sur glace.Une longue histoire Le projet d'amener l'équipe en Californie a été mis en branle vers le début du mois d'octobre, peu de temps après la formation de l'équipe.Diverses activités ont alors été mises de l'avant afin d'amasser de l'argent: porte à porte, collecte de bouteilles vides, etc.Vers le 20 novembre, Golding demande une première somme de 2000$ afin de réserver 24 billets d'avion auprès de l'agence de voyage Repentigny.Il détient même un reçu, précisant qu'il a payé ce montant.VOIR JEUNES EN A 2 Deux enfants de 10 ans accusés du meurtre d'un bambin La victime, âgée de deux ans, a été enlevée dans un centre commercial de Liverpool puis assassinée d'aprvs AFP et Al> \\ t LIVERPOOL eux enfants de 10 ans ont été officiellement accusés hier soir de l'enlèvement et du meurtre de James Bulger, 2 ans, dont le corps mutilé avait été retrouvé le 14 février dans une banlieue de Liverpool (nord de l'Angleterre).Les deux jeunes ont en outre été accusés d'avoir tenté d'enlever un autre enfant de deux ans et devraient être entendus demain matin par un magistrat.L'accusation a été officiellement prononcée au bout de trois jours d'un interrogatoire conduit «très lentement», en présence de leur famille, de représentants légaux, de conseillers juridiques ou sociaux.La police les avait interpellés jeudi, après avoir examiné des images de l'enlèvement de lames, captées par les caméras du centre commercial d'où l'enfant avait disparu le 12 février.Le garçonnet avait été filmé quittant le centre en compagnie de deux enfants, après avoir échappé un court instant à l'attention de sa mère.Son corps avait été retrouvé deux jours plus tard près d'une voie ferrée.Il était mutilé parce qu'il avait été déposé sur la voie et heurté1 par un train après son décès.Mais il portait aussi la trace de blessures horribles infligées avant la mort.Ce meurtre a suscité une immense émotion dans tout le pays.Les parents, Denise, 25 ans, et Ralph Burger, 26 ans, ont reçu d'innombrables messages de sym- pathie tandis que les bouquets de fleurs se sont accumulés près de l'endroit où avait été retrouvé le corps de leur enfant.Des fleurs accompagnées parfois d'ours en peluches et de cartes de condoléances s'entassent à l'entrée du centre commercial.Des centaines d'habitants de Liverpool, bouleversés par le meurtre, se sont rassemblées à la lumière des cierges pour une prière commune et oecuménique.« La mort terrible de James nous rappelle la possibilité de l'existence du mal.Le mal, c'est BP» nous-mêmes, le mal est en chacun d'entre nous \u2014 et certainement chez les jeunes», a déclaré le révérend Bernard Schunemann, un prêtre anglican, à la foule amassée devant l'église catholique de Ste-Marie.Devant l'indignation suscitée par cette affaire, la police a dû appeler la population au calme mercredi dernier.La veille, alors qu'elle interpellait un adolescent de 12 ans, une foule hostile criait : «meurtrier».Puis, plusieurs dizaines de personnes avaient manifesté devant le commissariat chargé de l'enquête.Cinq personnes avaient été interpellées dans la soirée pour trouble de l'ordre public et l'enfant avait finalement été relâché.Plusieurs dizaines de jeunes ont été entendus par la police dans le cadre de cette enquête.Les deux enfants accusés du meurtre de lames étaient gardé* depuis jeudi dans deux commissa* VOIR ENFANTS EN A 2 Les partisans de l'équipe de soccer de Liverpool ont voulu rendre un hommage à la mémoire du petit James Bulger avant le début du match opposant Liverpool a Ipswich.PHOTO APP . A 2 \u2022 LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 21 FÉVRIER 1993 Le régime Mitterrand se compare facilement à un Boeing 747 en péril LOUIS «.ROBI7AB*.; collaboration spéciale PARIS L a semaine a commencé en France par une annonce officielle qui.a fait quelques remous.À un mois des élections législatives qui s'annoncent sanglantes pour le Parti socialiste et le régime de François Mitterrand, voilà que l'homme d'affaires Bernard Tapie confirme \u2014 après avoir manifestement cherché un acheteur pendant un an \u2014 la vente du célèbre géant de la chaussure de sport, Adidas, qu'il venait à peine d'acheter, en juillet I990, en promettant d'en faire «t l'affaire de sa vie».Adidas n'était pas en effet une petite affaire, même pour le golden boy «socialiste» parti de rien au début des années 80: avec un chiffre d'affaires encore estimé à quelque 3 milliards $, Adidas pesait, selon les estimations, dix ou quinze fois plus que toutes les affaires additionnées du député de Marseille.Qui lui avait permis, déjà, de prendre le contrôle de cette entreprise beaucoup plus grosse que lui?Principalement la banque (nationali- sée ) du Crédit lyonnais, et deux sociétés (nationalisées) d'assurances, AGF et UAP.Moins de deux ans après cette prise de contrôle d'une vraie entreprise internationale.Tapie cherche déjà à vendre et semble avoir trouvé acheteur: le Britannique Pentland, qui paierait les 450 millions S, procurant ainsi une plus-value de près de 100 millions à Tapie.Le problème, c'est que Pentland décide après des mois de se retirer de la transaction.Entre-temps, Tapie est nommé en avril 92 ministre de la Ville par son ami et admirateur Pierre Bérégovoy, le nouveau premier ministre socialiste.Six semaines plus tard, Tapie est obligé de démissionner: il est officiellement inculpé d'escroquerie pour 2 millions $ à l'endroit d'un ancien associé, Georges Tranchant.Pour un montant qui reste confidentiel, Tapie finit par conclure avant la fin de l'année un accord avec Tranchant, qui retire sa plainte.Le mois dernier, il bénéficie d'un non-lieu dans cette affaire privée où il n'y a plus de plaignant, mais le juge Boizette souligne dans ses attendus que «la morale des affaires a été malmenée».Peu importe les attendus: Bérégovoy replace donc \u2014malgré les protesta- tions \u2014 le propriétaire d'Adidas dans son fauteuil de ministre de la Ville.Lequel, en moins de dix jours, jette son dévolu sur la 10e circonscription de Marseille pour se représenter; délogeant au passage le député radical de gauche sortant.Qu'à cela ne tienne: au passage, Bernard Tapie est devenu un militant (et dirigeant) de cette minuscule formation de gauche à qui il manque une vedette, un chef médiatique.Restait le boulet Adidas, avec une vente en panne depuis un an, et des emprunts colossaux à rembourser.Les milieux politico-financiers de Paris annonçaient le miracle depuis trois ou SUatre jours: il est devenu réalité lundi ernier.Tapie ne semblait trouver aucun acheteur désireux de payer les 2 milliards de francs qu'il demandait?Eh bien, il s'est trouvé comme par hasard, que le Crédit lyonnais, l'uAP et les AGF, sociétés publiques qui lui avaient déjà donné un bon coup de main en 1990.éprouvaient une envie irrésistible de se lancer elles-mêmes dans le domaine de la chaussure de sport.Pour débarrasser.le ministre de la Ville de ce fardeau, elles ont carrémenî doublé leur participation au holding à hauteur de 42% des actions.La «ban-quicre» personnelle de Tapie, Gilberte Beaux, personnalité elle-même très liée aux milieux politiques, augmentait aussi sa participation.Dans le nouveau «tour de table» il reste des actionnaires privés, mais en gros ce sont trois «nationalisées» qui se sont portées au secours de Tapie.À cinq ou six semaines d'élections où tout le monde prédit une victoire écrasante de la droite.La transaction \u2014 dans laquelle Tapie annonçait maintenant une modeste plus-value de 10 millions $ \u2014 a provoqué quelques remous dans l'opinion.De deux choses Tune.Ou bien Adidas est vraiment une bonne affaire, valant 2 milliards F, et alors il aurait été plus sage et plus décent d'attendre au lendemain des élections pour laisser le Crédit lyonnais et les deux sociétés d'assurances conclure cet achat dans la «sérénité», et à l'abri de toutes les suspicions: sous un nouveau gouvernement de droite et avec un revendeur Tapie qui ne serait plus ministre.Ou bien l'affaire n'avait pas d'acheteur, ne valait pas du tout le prix obtenu, et alors il s'agirait une fois de plus d'un cadeau de «fin de régime» à un ami du pouvoir.Croyez-le ou non : c'est la seconde hypothèse que l'opposition de droite a retenue, annonçant aussitôt qu'elle ouvrirait une en- quête officielle sur cette transaction aussitôt après le 28 mars.Cette affaire, qui fait très mauvaise opinion en pleine campagne électorale, s'ajoute à une autre transaction du même genre: la vente en janvier de la maison Yves Saint-Laurent à une filiale de la société (nationalisée) Elf-Aquitai-ne.YSL est une maison actuellement en difficulté; pour Elf-Aquitaine, c'est une acquisition discutable, car ce n'est pas son secteur d'activité ; le prix payé et les conditions semblent également bizarres aux spécialistes; enfin et surtout, le revendeur \u2014 qui a fait un bon coup \u2014 n'est autre que Pierre Berge, membre uu «picifiici tCiwiww iiiiiiviiaiiuicii.encore là, si l'affaire était aussi bonne pour Elf, pourquoi ne pas attendre au lendemain des élections?Ajoutons à cela l'annonce du procès des «initiés» dans l'affaire Péchiney (1989), qui implique des proches du premier ministre Bérégovoy.Puis les révélations des médias à l'effet que le ministère de la Justice est intervenu pour empêcher le juge d'instruction d'enquêter plus avant dans l'affaire du prêt sans intérêt fait à Bérégovoy.par feu M.Pelât, «initié» dans l'affaire Péchiney, et intime dui président Mitterrand.Rude semaine pour le régime mitterrandien, qui ressemble à un Boeing 747 en péril, menacé de dislocation par les turbulences et les coups de foudre.Demain dans La Presse alLj Automobile Le luxe à l'américaine ¦ Malgré ses 87 000 milles, cette Chrysler 1946 Royal Club coupé deux portes semble sortir directement d'une salle de montre.D'un «gris colombe», elle est impressionnante avec son long capot et ses chromes abondants et rutilants.Elle appartient à M.John Hillen-brand qui l'a fait reconstruire par Gaston Brien, un perfectionniste de Repentigny, comme on pourra le lire demain dans le cahier Automobile.De plus, Denis Duquet a essayé sur nos routes enneigées la nouvelle Golf de Volkswagen assemblée à l'usine de Puebla au Mexique.Il s'agit, conclut-il, d'une voiture plus sophistiquée, plus confortable et plus silencieuse que le modèle qu'elle remplace.Enfin, Claude Beaudoin répond à une océanographe de Laval-des-Rapides, qui recherche une camionnette capable d'affronter les routes difficiles du Salvador.À lire demain dans le cahier Automobile de La Presse.SVITK DE la une nationair Fin du long conflit chez Nationair Selon le syndicat, le salaire annuel moyen des agents de bord atteindra presque 25 000 $ en 1993 alors qu'il oscillait entre 16 000 $ et 22 000$ antérieurement pour une semaine de travail de 70 heures.Le vote des 200 agents de bord montréalais de l'entreprise tenu dans un hôtel de Laval hier après-midi était une simple mesure de consultation, a indiqué M.Massé.L'ensemble des 450 travailleurs visés devront voter à nouveau lundi et mardi pour ratifier l'entente, a-t-il dit.«La compagnie s'est rendu compte qu'elle avait besoin de ses agents de bord pour relancer l'entreprise et ceux-ci sont disposés à faire tous les efforts nécessaires pour lui venir en aide», a ajouté M.Massé.Les employés retourneront au travail selon l'ordre d'ancienneté de chacun après une période de formation de deux semaines.Le sort de ceux qui ont été embau- chés depuis est lié à cette formule, a précisé le chef syndical.Visiblement fort satisfait de ce dénouement, le ministre fédéral du Travail, M.Marcel Danis, a avoué hier qu'il avait exercé une forte pression sur la direction de Nationair pour l'amener à régler ce conflit de travail.«l'ai rencontré le président de la compagnie, Robert Obadia, jeudi dernier à Ottawa lorsqu'il est venu demander l'aide du gouvernement et je lui ai dit que notre priorité était de mettre fin à la grève», a déclaré M.Danis lors d'un entretien téléphonique avec La Presse.Selon lui, les deux parties étaient déjà sur la voie d'une entente puisqu'elles acceptaient la majorité des propositions du rapport Gold, à l'exception des clauses salariales rejetées par la compagnie en janvier.«La solution du conflit de travail n'assure pas la survie de Nationair, mais comme les employés sont maintenant prêts à s'impliquer dans son financement la perspective d'avenir est meilleure», a dit M.Danis.Avec une dette accumulée de près de 20 millions, dont 7 millions en frais d'atterrissage et en impôts au seul gouvernemetn fédéral, Nationair a de graves ennuis financiers.Malgré sa situation délicate, le transporteur s'est lancé récemment dans une guerre de prix contre Air Canada et Canadien en offrant des tarifs réduits entre Montréal, Toronto et Ottawa.?Les agents de bord de Nationair Victor Pereira et Suzanne Bouchard ( à droite ) manifestent leur joie à l'issue de la réunion syndicale de Laval au cours de laquelle lis ont accepté majoritairement les dernières offres du transporteur aérien contre lequel ils étaient en grève depuis 15 mois.PHOTO CP meurtre La police arrête un homme soupçonné d'avoir tué son fils de quatre ans pu téléphoner dans une pièce ad jacente.Il semble que cet homme et son ex-conjointe étaient séparés depuis plusieurs mois.Il habitait dans la région de Longueuil.L'agent Robichaud n'a pas été en mesure de préciser si le père et la mère s'étaient disputés dernière- ment ou si le père souffrait des problèmes psychiatriques.«On ne sait pas ce qui a pu se passer, ce qui l'a poussé.le ne connais pas l'histoire de la famille et s'il y avait déjà de la violence envers l'enfant», a repris Pierre Robichaud.La mère n'a pas pu être prévenue avant hier après-midi.Ce sont les policiers de la Sûreté municipale de Chambly qui ont dû lui annoncer la terrible nouvelle.Les jeunes du PO en quête jeunes de pouvoir au sein du parti Presse Canadienne LLVIS B Coincé entre son idéal «jacobin et républicain », selon les mots de son vice-présidert Bernard Landry, et une volonté de plus en plus ferme de ses moins de 30 ans de voler de leurs propres ailes, c'est aujourd'hui que le Parti québécois saura s'il doit appréhender ou non une réelle fronde de son aile jeunesse.Les quelque 550 délégués au congrès des jeunes péquistes qui se tient depuis hier au Collège de Lévis auront en effet à se prononcer, en plénière, sur une série de propositions visant à donner à ceux-ci des structures spécifiques dans toutes les instances du parti.Et ce, du niveau du comté jusqu'à l'exécutif national.Jusqu'ici, contrairement à leurs homologues du Parti libéral du Québec qui comptent sur 33 p.cent des voix dans leurs instances partisanes et une commission jeunesse siégeant de plein droit au bureau de direction du PLQ, ceux du PQ n'ont aucune représentation particulière.Le président du comité national des jeunes est imputable au congrès du parti et non au groupe qu'il est censé représenter.Une majorité favorable à ce remaniement structurel s'est dégagée, hier, des travaux de l'atelier qui portait sur «la place des jeunes dans le Parti québécois».La question est soumise aujourd'hui à l'ensemble des délégués.Jeunes hockeyeurs pee-wee floués par leur entraîneur Sauf que le chèque n'a jamais été encaissé.«Erreur d'imprimerie», soutient l'ex-entraîneur dans sa missive aux parents.Un autre chèque de 3 150$, émis le 20 janvier au nom de l'agence de voyage Repentigny, est retourné pour provision insuffisante.Le 3 février dernier, Gol-ding demande à la trésorière de l'équipe, Louise Sagala, un chèque de 2570$ pour payer une autre partie des billets, mais c'est en fait pour acquitter la pénalité pour l'annulation du voyage.Depuis le 3 février, les événements se bousculent et les parents découvrent qu'ils ont été bernés.Qu'aucun contact n'a été effectué auprès des responsables du hockey mineur en Californie ou à Los Angeles.Un entraîneur apprécié Alain Golding a été entraîneur au sein du hockey mineur de Montréal-Nord pendant plusieurs saisons avant de se joindre à l'association de hockey mineur de St-Léonard l'année dernière.«11 était très apprécié.Il était toujours prêt à aider les autres entraîneurs», relate Douglas Far-rell, président du hockey mineur de St-Léonard, qui a tenté de réparer les pots cassés auprès des jeunes et dont l'association a accordé un appui sans réserve aux parents.Il a toutefois commis une faute impardonnable et n'a pu la réparer.Il a été chanceux d'avoir un aussi bon groupe de parents.» Golding savait se faire apprécier par les jeunes.Le porte à porte, il l'a effectué avec ses joueurs.« Les jeunes mangeaient dans sa main, explique M.Laperrière.Vous en voulez une preuve! Avant de participer à la dernière fin de semaine du tournoi pee-wee d'Anjou, nous avons dit à nos jeunes que nous ne pourrions pas aller en Californie puisque l'important commanditaire s'était désisté.Les joueurs croyaient tellement en leur entraîneur que mon jeune m'a dit qu'Alain trouverait un autre commanditaire.» La formation de l'Express a d'ailleurs remporté ce tournoi.Quoi qu'il en soit, les joueurs de l'Express de Bourassa se retrouvent le bec à l'eau.Finies les visites de Dysneyland et des studios Universal.Adieu la visite du Forum de Los Angeles et leur rencontre avec Luc Robitaille, un joueur originaire d'Anjou.«Nous tentons de trouver une façon de récompenser nos jeunes pour tous les efforts consentis pendant la saison afin d'amassser des fonds, termine M.Laperrière.l'ai parlé avec des gens de la Californie qui ignoraient que nous devions y aller.Un certain M.Bruyère nous a toutefois invités, disant qu'il ne fallait pas décevoir les jeunes.Nous avons également discuté de cette situation avec M.Pierre Côté, président de la compagnie American Airlines à Montréal, qui nous a promis d'étudier cette situation.Nous (les parents) tentons de réparer cette situation faite aux jeunes par un adulte de 31 ans.» ?enfants La quotidienne\tà trois chiffres\t790 Tirage d'hier\tà quatre chiffres\t5474 Deux enfants de 10 ans accusés du meurtre d'un bambin riats différents, dont les adresses n'avaient pas été communiquées afin d'éviter tout incident.Vendredi soir, la justice avait accepté de prolonger de 36 heures leur garde à vue, qui devait expirer ce matin.Leurs interrogatoires ont été menés, conformément à la loi, en présence d'adultes aptes à con- seiller l'enfant, mais aussi à veiller à son équilibre physique et psychologique.Ils ont été entrecoupés de longues périodes de repos.Un enfant de moins de 10 ans, considéré comme irresponsable par la justice, ne peut être poursuivi en Angleterre et au Pays de Galles.Dans le cas d'un enfant de 10 à 14 ans, l'accusation doit encore prouver qu'il était conscient de la gravité de son geste pour que des poursuites soient engagées.?ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 h à 17 h 30 RÉDACTION 285-7070 PROMOTION 285-7100 COMPTABILITÉ Grandes annonces 285*6892 Annonces classées 285-6900 ANNONCES CLASSÉES Commandes ou corrections lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 GRANDES ANNONCES Détaillants National, Télé* Vacancos, Voyages Carrières et professions, nominations \u2014i 285-7111 | 285-7202 I 285-7306 | 285-7265 J 285-7320 Mgr Turcotte rencontrera les orphelins de Duplessis I LA PRESSB est publiée par LA PRESSE.LTÈE.7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des Iservices de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des Informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.\u2022 Courrier de la deuxième classe \u2014 .Enregistrement: numéro 1400 » Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.* RENSEIGNEMENTS 285-7272 i i .DIMANCHE ¦ 21 FEVRIER 1993 | I CODE DU JOUR 07-7 CILLES PAQUIN ¦ L'archevêque de Montréal, Mgr lean-Claude Turcotte» a accepté de rencontrer prochainement le Comité des orphelins de Duplessis pour discuter des revendications de cet organisme.Le président du comité, M.Hervé Bertrand» a déclaré hier que cette rencontre devrait permettre de dissiper le malentendu entre son groupe et l'archevêché sur la responsabilité morale des communautés dans cette affaire.«Nous voulons parler du rôle des communautés religieuses dans le déroulement des événements, mais nous n'avons aucunement l'intention de soulever des cas particuliers», a-t-il dit.Le comité entend également demander à l'Église de l'appuyer dans sa démarche auprès des autorités gouvernementales en vue d'obtenir la tenue d'une enquête publique sur les «mauvais traitements» infligés aux enfants de certaines institutions.« Nous allons établir les distinctions qui s'imposent entre la responsabilité de chacune des parties en cause, soit les communautés, les médecins et les gouvernements», a ajouté M.Bertrand.I Depuis quelques semaines l'Église invite les paroissiens a signer une pétition d'appui aux communautés religieuses visées par les dénonciations virulentes du comité.L'archevêque de Montréal a défendu cette prise de position en expliquant qu'if ne pouvait tolérer qu'on ternisse toutes ces communautés en invoquant certains abus isolés.La sortie de Mgr Turcotte a suscité la réprobation des dirigeants du Comité des orphelins de Duplessis qui n'en revenaient pas de voir l'Église prendre parti sans même daigner entendre leur version des faits.Par ailleurs, le Comité dit avoir reçu l'assurance que le ministère de la Santé du Québec était maintenant prêt à discuter de la formation d'un groupe de travail afin de faire la lumière sur le comportement des institutions de l'époque.On est encore loin de l'enquête publique réclamée par les orphelins de Duplessis, mais c'est un premier pas dans la bonne direction a pour sa part noté le secrétaire de l'organisme.Au cours des dernières semaines, les avocats du Comité des orphelins de Duplessis ont expédié des mises en demeure aux sept communautés religieuses mises en cause.Faute de réponse dans les dix jours, le groupe entend déposer une requête en recours collectif devant les tribunaux.Enfin, le 18 mars prochain, une forte délégation du Comité se rendra à Québec pour expliquer tout le dossier aux élus de l'Assemblée nationale.On entend profiter de cette visite pour remettre au ministre de la Justice une pétition de plusieurs milliers de signatures réclamant la tenue d'une enquête publique sur cette pénible histoire.biodoivœ: l) E M O N *l R fc' L 1r Lundi, au Biodôme, c'est congé de payer ! Pour débuter le congé scolaire en beauté, CFGL, La Presse et Yves Rocher vous offrent l'entrée gratuite au Biodôme de Montréal.Attrapez votre bon d'entrée gratuite dans La Presse de lundi.L«i Presse Los 50 premières femmes accompagnées d'un enfant qui se présenteront avec un bon d'entrée au Biodôme recevront en cadeau un ensemble Xfy^Hoerwu d'une valeur de 75 $ ~-r Li 21 1 OS, 7 F M ON PASSION LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 21 FÉVRIER 1993 \u2022 A3 La solidité de la bibliothèque centrale inquiète les ingénieurs RAYMOND G E RUAI S ¦ La structure de la bibliothèque centrale de Montréal, située rue Sherbrooke, en face du parc Lafon-taine, est malade, gravement malade si on en croit les premiers tests effectués par les ingénieurs qui ont ordonné, mercredi, la fermeture de Tédifice, au moins jusqu'au 1er mars.D'ici là, des tests plus poussés sur la structure de pierres et de marbre seront effectués.On veut vérifier la solidité de la capacité portante de la bibliothèque construite en 1917.Sans vouloir être alarmistes, les spécialistes ont jugé suffisamment graves les anomalies constatées lors de travaux d'entretien normaux pour recommander aux autorités de la Ville de fermer la bibliothèque par mesure de sécurité.Selon Mme Sylvie Berthiaume, attachée de presse à la Ville de Montréal, si les autorités ont décidé de fermer la bibliothèque, c'est d'abord et avant tout par mesure préventive.« L'édifice ne risque pas de s'effondrer, il n'y a pas de barricade autour de l'édifice.Le fait d'avoir fermé la bibliothèque facilite les travaux d'évaluation et met à l'abri les usagers et le personnel advenant un problème», a expliqué Mme Berthiaume, qui a dit toutefois ignorer si des fissures importantes avaient été décelées.C'est par voie de communiqué que la Ville a fait connaître la semaine dernière sa décision de fermer temporairement l'édifice, par suite de problèmes décelés lors de travaux de rénovation.Tous les employés de la bibliothèque ont été transférés dans les autres bibliothèques de la Ville.Afin de pallier la fermeture temporaire de la bibliothèque centrale, la Ville a annoncé qu'elle prolongeait les heures d'ouverture de la Centrale annexe, sise tout à côté de la bibliothèque de la rue Sherbrooke, au 1160 Est.Les nouvelles heures d'ouverture de la Centrale annexe sont le lundi, de 13 h à 22 h ; le mardi, mercredi et jeudi de 9 h à 22 h ; le vendredi de 13 h à 18 h 30; le samedi de 9 h à 17h30et le dimanche de 13hà 17h.De plus, la Ville rappelle aux usagers de la bibliothèque centrale que les 23 autres bibliothèques municipales de quartier sont ouvertes.Plusieurs Montréalais d'origine rwandaise ont envahi le palais de justice, hier, afin d'assister à la comparution de Protais Zigiranyirazo.Ce dernier a quitté le palais en trombe dans une voiture de police.Le Rwandais Zigiranyirazo quitte le palais de justice sous escorte MARIE-FRANCE LÉGER ¦ C'est finalement sous escorte policière que le beau-frère du président du Rwanda, Protais Zigiranyirazo, a quitté le palais de justice de Montréal, hier après-midi, une heure après sa remise en liberté sous conditions.M.Zigiranyirazo, soupçonné par certains de diriger des escadrons de la mort dans ce pays d'Afrique centrale, a soutenu hier à La Presse que ces allégations étaient «complètement fausses» et que l'avenir lui donnerait raison.«Je veux aussi souligner le professionnalisme des policiers qui m'ont protégé.On a véhiculé des méchancetés à mon égard.Mais j'ai confiance dans le système de justice et je voudrais que tout ça soit réglé rapidement», a-t-il fait savoir.M.Zigiranyirazo a passé une nuit derrière les barreaux.11 a été formellement accusé hier d'avoir proféré des menaces de mort contre deux exréfugiés rwandais, Fidèle Makombe et Jean-Paul Kimonyo.L'accusé, qui a opté pour un procès devant juge et jury, devra revenir en cour le 1er mars pour son enquête préliminaire.Il a été libéré sous plu- sieurs conditions, à savoir notamment: l'interdiction de quitter le Québec, de communiquer directement ou indirectement avec les deux plaignants, de porter des armes ou des imitations d'armes, dont les armes blanches.En outre, il a promis de remettre son passeport et il a accepté de verser un dépôt de 1000$.M.Ziriganyi-razo avait l'intention de se rendre au Rwanda sous peu.Il a donc également remis hier son billet d'avion.«C'est vraiment risible.Je pense que la Couronne ignore qui est cet individu», a 'aissé tomber Jean-Paul Kymonio.Pour sa part, Fidèle Makombe, président de la Ligue rwandaise des droits de la personne, a fait savoir que sa libération signifiait désormais que la communauté rwandaise de Montréal n'était plus en sécurité.La cour a procédé de manière tout à fait inhabituelle hier.Placé 30e sur la liste des comparutions, l'accusé a eu finalement le privilège de passer le premier, devant tous les autres prévenus.On a préféré agir de la sorte pour des raisons de sécurité, a-t-on appris, et de manière à faire évacuer rapidement la salle bondée d'opposants au régime actuel au Rwanda.Rappelons les débuts de l'affaire à Montréal.Le 12 février.Protais Zigiranyirazo, étudiant en maîtrise à l'UQAM; tombe, à sa sortie de la station de métro Berri, sur un petit groupe originaire du Rwanda, hostile au régime de président Juvenal Habyarimana.«Nous nous sommes rencontrés par inadvertance», expliquait hier M.Makombe.«C'est un coup monté», a indiqué de son côté l'avocat de la défense.Toujours est-il que les insultes ont fusé et les menaces.Les policiers se sont ensuite rendus sur les lieux.« l'ai moi-même appelé les policiers», a souligné M.Zigiranyirazo.Les Rwandais d'ici affirment qu'ils ont également appelé les policiers.Ceux-ci, sur le coup, n'ont pas porté d'accusation, car M.Zigiranyirazo possédait un passeport diplomatique.Or, les policiers apprenaient cette semaine que M.Zigiranyirazo ne faisait pas partie du personnel diplomatique et donc, qu'il ne jouissait d'aucune immunité.Ajoutons enfin que le ministère des Affaires extérieures et le ministère de l'Immigration (qui lui a délivré un visa d'étudiant) analysent de près le cas de M.Zigiranyirazo, afin de vérifier les allégations entourant son appartenance aux escadrons de la mort.Nouvelle crue des eaux sur le Saint-Laurent RAYMOND GERVAIS ¦ Pour la troisième fois en moins de deux semaines, les résidents des municipalités de Lanoraie, Saint-Sulpi-ce, Repentigny et de Pointe-aux-Trembles à Montréal, étaient sur un pied d'alerte hier, à la suite d'une nouvelle crue des eaux du fleuve Saint-Laurent.Un embâcle, d'une longueur de 20 kilomètres cette fois, s'est formé vendredi sur le fleuve, plus précisément entre le Chenaî-du-Moine, dans les îles de Sorel, et Lanoraie.Selon le chef des pompiers de Lanoraie, M.Daniel Brazeau, la situation n'est pas pire que la semaine dernière, mais pas mieux non plus.Deux résidences demeurent éva- cuées par mesure de sécurité et au moment de mettre sous presse, l'eau continuait de monter à raison de deux à quatre centimètres à l'heure entre Montréal et Sorel.«Le fleuve est complètement fermé à la hauteur de Lanoraie.Le niveau de l'eau a monté de près d'un mètre depuis vendredi matin et de gros morceaux de glace se sont empilés sur les rives», a précisé le chef Brazeau.«On peut voir au loin des brise-glace qui remontent le fleuve, mais j'ignore ce que ça va donner lorsqu'ils réussiront à passer devant Lanoraie», a ajouté M.Brazeau.Comme il l'avait expliqué la semaine dernière, le fait de percer l'embâche et de brasser les glaces crée souvent des remous qui ne font qu'augmenter les craintes des riverains.De son côté, la Sûreté du Québec a dépêché hier, dans la région, des membres de l'unité d'urgence afin de pouvoir répondre efficacement à toute éventualité si jamais la situation dégénérait et qu'une évacuation massive des rives du fleuve devenait nécessaire.Pour sa part, la Garde côtière canadienne a dépêché, en soirée, trois brise-glace en plus du remorqueur de haute mer Terry-Fox, dans l'espoir de percer l'embâcle.Le Terry-Fox, un navire très puissant, devait tenter de se rendre à Tracy où, croit-on, la glace est la plus épaisse.Selon un porte-parole de la Garde côtière, le blocus de glace pourrait atteindre 10 mètres par endroit, ce qui complique énormément le travail des brise-glace.D'ailleurs, les navires qui ont travaillé durant toute la semaine pour garder le fleuve ouvert à la circulation maritime, n'ont eu que très peu de succès.La glace se reforme souvent plus bas après leur passage, causant un nouvel embâcle.C'est pourquoi, un hydroglisseur a aussi été mis à contribution sur le lac Saint-Pierre.Son travail consiste à d'écraser la glace brisée par les brise-glace.Hier, en fin de journée, le niveau du Saint-Laurent dépassait de 3,51 m le niveau normal.Lorsque le niveau atteint 3,60m, la situation devient critique à Montréal.ARRESTATIONS DANS UN BAR DE LAVAL ¦ Les policiers de l'escouade du crime organisé de la Sûreté du Québec à Montréal, assistes de leurs confrères du service de renseignements criminels, moralité et drogue de la sûreté municipale de Laval, ont procédé à l'arrestation de 13 personnes, (huit danseuses nues, quatre clients et un employé) dans un bar de la montée Masson, à Laval.De petites quantités de stupéfiants ont été saisies.Des accusations relatives aux stupéfiants et d'autres concernant le fait de s'être trouvé dans une maison de débauche, vont être portées.INCENDIE DANS UN BÂTIMENT COMMERCIAL ¦ Un incendie s'est déclaré dans un bâtiment commercial, hier à Na-pierville, rue Saint-Nicolas, près du boulevard Poissant.L'édifice abritait un entrepôt de machineries lourdes et un commerce de débos-selagc automobile.Les pertes en équipement atteignent le million de dollars.La bâtisse est une perte L'EXPRESS DU IV/1 totale et les dommages sont évalués à 300000$.L'origine de l'incendie est inconnue.La Sûreté du Québec fait enquête.ALTERCATION ENTRE JEUNES ET POLICIERS ¦ Des jeunes et des policiers en sont venus aux coups à Rivières-des-Prairies tard, vendredi soir, à la suite d'une danse improvisée au 9140, boulevard Perras.Des coups de feu ont même été entendus au moment où les policiers refoulaient les 300 à 400 jeunes vers les autobus pour précéder à une évacuation massive.Vingt-cinq voitu- res de police se sont rendues sur les lieux.Personne n'a été blessé ni arrêté.DÉLINQUANT ABATTU PAR LES POLICIERS ¦ Gcrry Egan, un délinquant en liberté conditionnelle, est décédé à Québec, vendredi soir.Il aurait été abattu par des policiers de la Sûreté du Québec qui l'avaient pris en chasse à la suite d'un vol à main armée, à Saint-Marc-dcs-Carrières.Egan, 27 ans, purgeait depuis 1982 une sentence de 12 ans, 9 mois et 16 jours pour vol à main armée et vol qualifié, entre autres.L'ANEQ REPORTE SON OPPOSITION À LA RÉFORME ¦ L'Association nationale des étudiants du Québec (ANEQ) n'a décidé d'aucune mesure de pression immédiate pour démontrer son opposition à la réforme de l'enseignement collégial que se propose de faire adopter la ministre de l'Éducation, Lucienne Robillard.Lors d'une réunion du conseil central élargi, hier, au cégep de Limoilou, une trentaine de membres ont entériné plutôt la mise sur pied d'un rassemblement national dimanche prochain, à l'Université de Montréal.CONCERTATION SOUHAITÉE ¦ L'importance d'établir une concertation efficace entre les commissions scolaires et les municipalités, en vue d'une utilisation maximale d'équipements scolaires et communautaires, constitue l'une des principales conclusions qui se dégagent du Forum sur les ressources matérielles des commissions scolaires, qui s'est terminé hier midi, à Québec, et qui réunissait plus de 600 cadres scolaires et commissaires d'école.Robert Buguay Grandes folles.Nadon, 55 ans; une femme, deux en-* fants, un bungalow payé, deux voitures, deux skidoos; entre dans le bureau de Steve, ferme la porte, éclate en sanglots.Steve le prend dans ses bras, essaye de le consoler, mais la douleur de l'autre l'emporte et voilà deux hommes qui pleurent, dont un qui tient encore son chapeau dans sa main.Stop.Cette image servira de toile de fond au générique d'un film sur la détresse.Une taverne.11 va falloir rapprocher deux tables pour accommoder les nouveaux arrivants; René me présente aux quatre autres, Ca-mil, le waiter, vient prendre les commandes.Continue, René.«M.Nadon finit par arrêter de pleurer et commence à raconter son histoire: 55 ans, une femme, deux enfants, homosexuel.Il n'en peut plus de se cacher, il faut qu'il en parle à quelqu'un.» Il aboutit au Centre communautaire, monte l'escalier, demande quelqu'un ; on lui désigne le bureau de Steve, au fond à gauche.Steve m'a lui-même raconté la suite du scénario.«Je lui ai expliqué que chez nous, à Chi-coutimi, j'avais passé à travers les mêmes affaires que lui et que je m'en étais sorti.» Steve lui a dit combien son père voulait qu'il soit le meilleur au hockey, qu'il s'instruise, se trouve une job et mène une vie «normale», combien il avait été atterré d'apprendre que son gars était une tapette, combien il était convaincu que le mariage avec une bonne fille pourrait le «guérir».La caméra pourrait se transporter au bar d'un hôtel de Chicoutimi.Steve aurait laissé sa femme et la petite à la maison et il cruiscrait avec la plus grande discrétion, il ne faut surtout pas que «ça» se sache.Une voix off lirait la lettre que Jean-Yves a fait parvenir au Centre communautaire: «l'ai 22 ans et je suis gai depuis toujours.Mais j'habite une petite ville à l'Est de Québec où il m'est impossible de m'épanouir vraiment.Je souffre une très grande solitude et je me demande si je devrai déménager à Montréal pour vivre ma sexualité.Ai-je le choix?» *|% îjc ïjî Retour à la taverne du Village, rue Sainte-Catherine.Cinq gais et un hétéro jasent, Camil apporte une autre tournée.\u2014 Avez-vous peur?Oui ils ont peur.Du sida qui emporte leurs amis, des préjugés, de la haine, de la violence qu'elle engendre.Ils ont peur de l'indifférence des politiciens, de la morale hétéro traditionnelle qui les associe tous à des violeurs d'enfants et qui les juge; ils ont peur du psychopathe qui rôde dans leurs bars et qui vient d'assassiner deux des leurs.Ils ont peur de vieillir, de devenir laid, peur que leur chum les laisse, peur de mourir.C'est parce qu'ils ont terriblement peur qu'ils sont descendus de Hull, de Sherbrooke, de Québec, de Juliette, pour se rassembler au Village.(Un joyeux trait d'ironie, en passant: la seule subvention dont profite le Centre communautaire,, une contribution à la production du journal, provient du ministère de.l'Immigration.) René, 40 ans, carré, barbu, ancien policier à Be-loeil, devenu responsable du comité des gais et lesbiennes de la CSN: «Le dernier gars qui s'est fait poignarder, je le connaissais.Je sais qu'il s'est fait massacrer parce qu'il était pareil à moi.» Ce serait trop facile, insiste-t-il, de conclure que les néo-fascistes et les psychopathes sont les seuls responsables de toute la violence homophobe.«On en dérange bien d'autres.Les gens qui baissent leur vitre d'auto et qui nous traitent d'hosties de fi fis, ceux qui nous niaisent parce qu'on se tient par la main, les voyeurs, certains médias, les flics désoeuvrés qui viennent faire des descentes dans les saunas.Ce sont les mêmes préjugés que dans mon enfance.Nous sommes toujours considérés comme anormaux, contre-nature, des sous-hommes.Et ça va durer tant que la société ne reconnaîtra pas notre différence.» Dégradé, travelling sur la rue Sainte-Catherine, vers l'est jusqu'à ce café dont René m'a parlé tout à l'heure, celui que fréquentent des vieux qui ont at-.tendu d'être veufs avant de «se déclarer».L'un d'eux serait en train de lire le dernier éditorial de Pierre Vallières dans La Grand Jaune (journal indépendant et non partisan au service de la communauté gaie et lesbienne, ayant comme objectif la libération des gais et des lesbiennes, l'égalité sexuelle et le progrès social).Le vieux soulignerait chaque mot avec son index: «On a raison d'associer racisme et homophobie car la haine anti-gaie prend son origine dans le même terreau que l'antisémitisme.Voilà pourquoi au Québec les attentats anti-juifs augmentent en même temps que l'homophobic s'amplifie (et vice versa).Il ne faut pas attendre que l'épidémie se généralise avant d'intervenir.Autrement, on verra un peu partout la réédition des barbaries, physiques et morales, qui ont marqué l'ère nazie.» On entendrait derrière l'Adagio pour cordes et orgue d'Albinoni.JAGUAR = Garantie 30 jours ou remboursement Si vous êtes insatisfait(e) de votre Jaguar (achetée ou louée), et ce.quelle que soit la raison, rapportez-nous-la dans les 30 jours pour un remboursement complet SANS PROBLÈME.PB \u2022Cette offre prend fin le 31 mal 1993.Pour plus de renseignements, téléphonez à un de nos représentants.Le service primé du groupe automobile SILVER STAR comprend une voiture de remplacement gratuite.De plus, nous allons chercher votre voiture et nous vous la rapportons sans frais.JAGUAR ive-Sud 845, boul Taschereau Greenflcld Pork (Québec) Tél.: (514) 672-2720 1905086-221 ¦ LE GROUPE AUTOMOBILE SILVER STAR 0 JAGUA MERCCOES-atMZ I N F I N I T I A4« LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 21 FÉVRIER 1995 Informations nationales T Le départ de Joe Clark conclut une carrière boudée par le sort ANDRÉ PRATTE ¦ L'ancien premier ministre canadien et ministre des Affaires étrangères Joe Clark a annoncé hier qu'il se retire de la vie politique ù partir des prochaines élections législatives qui doivent se dérouler en novembre prochain.Depuis l'échec retentissant du référendum constitutionnel du 26 octobre dernier, le départ de M.Clark, 53 ans, était attendu.L'actuel ministre des Affaires constitutionnelles était devenu en 1979, à l'âge de 40 ans, le plus jeune premier ministre de l'histoire du Canada.Mais il ne devait toutefois conserver son poste que neuf mois.Quelque part entre la naissance de |oe Clark dans le village al-bcrtain de High River en 1939 et son triomphe au congres à la direction du Parti conservateur en 1975, un mauvais génie a dû lui jeter un sort: chaque réussite, chaque grand moment de sa vie politique tournerait au désastre.Ainsi en a-t-il été de son exploit de 1976, de son élection comme premier ministre en 1979, de sa victoire contre les mutins de son parti en 1983, et de son accession à la fonction de «sauveur du Canada» en 1991.lue Clark s'intéressa très jeune à la politique, et dès Tuniversité, Torganisation politique fut sa principale occupation.De 1962 à 1955, il présida l'aile jeunesse du Parti conservateur.Il fut ensuite organisateur de Peter Loughecd, attaché politique de Robert Stan-field.et député fédéral à compter de 1972.Des postes assez importants pour qu'au sein du parti, tout le monde te connaisse, mais trop obscurs pour que le grand public sache qui il était.C'est pourquoi sa victoire du 22 février 1976, contre des personnalités telles Claude Wagner et Paul Hellyer, étonna tout le monde.Tellement que la manchette du Toronto Star du lendemain était : JOE WHO?Cette manchette vint entacher la crédibilité de Clark dès son premier jour a la tète du parti, et il n'allait jamais la regagner vraiment.Depuis la chute de Diefenba-ker, les tories ne cessaient de se disputer, et l'arrivée d'un nouveau leader n'allait pas suffire à les calmer.Surtout que le nouveau chef, qui n'avait que 36 ans, paraissait souvent maladroit et peu sûr de lui.Quelques mois avant les élections de 1979.Clark fit une tournée internationale destinée à montrer qu'il était apte et prêt à remplacer Pierre Elliotl Trudeau.Le seul souvenir qu'en gardèrent les Canadiens fut que le chef conservateur avait perdu ses bagages quelque part entre Bangkok et New Delhi.L'admiration auquel avait droit l'homme de High River pour avoir atteint si jeune les sommets de la politique canadienne céda vite la place à la moquerie et au dénigrement.Premier ministre à 40 ans Heureusement pour Clark, les Canadiens en avaient assez de Pierre Trudeau.Aux élections du 22 mai 1979, les conservateurs R É s U LTATS jÊbec loto GAGNANTS q u 6 b e c LOTS Tirage du 95-02-20 12 14 32 40 43 49 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 Numéro complémentaire:.38 Ventes totales: Prochain gros lot (approx.): Prochain tirage: 93-02-24 Tirage du « 93-02-20 NUMÉROS 210720 10720 0720 720 20 0 LOTS 100 000 S 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ \tII-'\tTirage du 93-02-20\t \\L-^ 4\t8\t10 11\t13 14\t15\tia 20.\t2Z 35\t38\t40 43\t51 53\t59\t60 66\t70 Prochain tirage: 93-02-21 .s tu Cl Tirage du 93-02-20 8 9 11 12 14 15 Numéro complémentaire:.10 GAGNANTS 6/6 0 5/6+ 2 5/6 42 4/6 1808 3/6 28 407 LOTS 1 000 000,00$ 13 608.00$ 432.00$ 46.80$ 5$ MisETOT 14 19 23 42 LOTS 396.80$ GAGNANTS 126 Ventes totales: 1 030 074,00$ Gros lot à chaque tirage: 1 000 000,00$ T V A, le réseau des tirages de Loto-Ouebec Les modalités d'encaissement des billets gaqnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.M.Clark a confirmé hier qu'il quittait la vie politique.délogèrent les libéraux.Pour la première fois depuis 11 ans, les «bleus» allaient former le gouvernement.|oe Clark, à 40 ans, allait être premier ministre du Canada.Cependant le gouvernement conservateur était fragile, ne détenant pas une majorité absolue des sièges à la Chambre des communes.Clark et son équipe semblèrent Toublier; le premier budget du ministre des Finances lohn Crosbie était un véritable budget-matraque, comprenant une augmentation de 18 cents le gallon de la taxe d'accise sur l'essence.Un budget que seul un gouvernement majoritaire aurait pu se permettre.Les conservateurs semblaient convaincus que jamais les partis d'opposition n'oseraient provoquer des élections, et que si jamais l'Opposition avait ce culot, ils remporteraient le scrutin haut la main.Clark et ses conseillers perdirent ces deux paris: le 12 décembre 1979, ils furent battus aux Communes, et le 18 février 1980, les électeurs les renvoyaient dans l'Opposition.En 1980, plus personne ne se demandait qui était |oe Clark; la simple mention de son nom faisait sourire.Clark était universellement perçu comme un bon gars, mais pas très intelligent et gaffeur.Bref, un perdant.Cette perception était partagée par bon nombre de conservateurs, et durant les trois années qui suivirent sa défaite, Clark dut se débattre pour maintenir son autorité sur le parti et le caucus.Un autre pari perdu Une mutinerie s'organisa en vue du congrès du parti qui aurait lieu à Winnipcg en janvier 1983.A cette occasion, comme à chaque congrès, les délégués allaient devoir se prononcer sur l'opportunité de tenir un congrès à la direction.Le jour I venu, 66,9 p.cent des délégués votèrent contre la tenue d'un congrès.Ce n'était pas une victoire écrasante, mais compte tenu des efforts déployés par ses adversaires, le chef pouvait certainement se considérer confirmé dans ses fonctions.C'est ainsi en tout cas que tout le monde présent à Winnipeg voyait la chose: les pro-Clark fêtaient, les anti-Clark rageaient ou pleuraient.lusqu'à ce que l'ancien premier ministre prenne la parole.pour annoncer qu'il considérait que le vote n'était pas assez fort «pour imposer la sorte de discipline et l'unité dont le parti a besoin».Clark ordonna qu'on organise un congrès à la direction et annonça du même coup qu'il serait candidat.11 faisait un pari semblable à celui qu'il avait fait comme premier ministre en décembre 1979: ayant gagné, il risquait tout dans l'espoir de gagner plus fort.Comme en 1979, il perdit son pari.La lutte fut féroce.Elle prit fin au Centre civique d'Ottawa, le 11 juin 1989, à 21 h 20: au quatrième tour de scrutin, Brian Mulro-ney récolta 1584 votes, la majorité absolue, contre 1325 pour |oe Clark.Bien qu'heureux de voir un des leurs accéder enfin à la direction du parti de |ohn A.Mac Donald, plusieurs observateurs québécois présents à Ottawa ce soir-là ressentaient de la sympathie pour le perdant.On ne pouvait qu'admirer la détermination avec laquelle cet Albertain avait oeuvré pour apprendre le français, comprendre le Québec, et sensibiliser son parti aux besoins de cette province pas comme les autres.De plus, Clark avait promis, et pratique durant son bref séjour au gouvernement, un fédéralisme plus conciliant.«Loser» ou sauveur?Une fois au pouvoir, le p'tit gars de Baic-Comeau nomma l'homme de High River secrétaire d'État aux Affaires extérieures, un poste prestigieux et généralement à l'abri des controverses.Durant les sept annnces qu'il passa à la tête de la diplomatie canadienne, joe Clark ne fil ni gaffes, ni quoi que ce soit de remarquable.Mais les nombreux voyages et les rencontres avec les grands de ce monde transformèrent tou- che par touche l'image de l'ancien premier ministre.On en vint à voir en lui non pas le «loser», mais un «elder slatesman», un sage.Après sept ans de gouvernement Muironey, Clark était à peu près le seul conservateur que la population respectait encore.Ainsi, c'est vers lui, son éternel rival, que dut se tourner le premier ministre après l'échec de l'accord du lac Meech.Nommé responsable du dossier constitutionnel le 21 avril 1991, Clark fut accueilli en sauveur.La mission était périlleuse, peut-être impossible.On sait ce qui arriva.Comme toujours, Clark oeuvra avec détermination et diplomatie.Mais on le rend responsable d'au moins deux bourdes majeures: la débandade de la commission Castonguay-Dobbie à l'automne de 1991, et l'accord du 7 juillet 1992.Un accord qui concédait trop vite, en l'absence du Québec et du pre-^ mier ministre Muironey.un sénat égal aux provinces de l'Ouest.Pour arriver à l'entente de Charlotietown un mois et demi plus lard, les premiers ministres de l'Ouest durent accepter d'émasculer leur nouveau Sénat, ce qui souleva la colère de leur électorat, tandis que Robert Bou-rassa ne put rien obtenir qui compensait de façon convaincante l'affaiblissement du Québec à la Chambre haute.L'entente du 7 juillet est désormais inscrite comme une gaffe de plus au bilan du Très Honorable Charles loseph Clark.Et alors qu'on aurait pu se souvenir de lui comme de l'homme qui a sauvé le Canada, voici qu'au jour où il annonce sa retraite de la politique, on dit un peu partout: «C'était un bon gars, mais.».* ¦c U Le Parti Égalité a le choix entre deux tenants de la «ligne dure» pour remplacer Robert Ubman ANDRE PRATTE ¦ En prévision du congrès du Parti égalité d'aujourd'hui, les deux candidats à la direction rencontraient mercredi soir les militants de Notre-Dame-de-Grâce.Seulement 18 des 196 membres que compte le PE dans cette circonscription ont pris la peine de se rendre à l'assemblée.Notre-Dame-de-Grâce, c'est pourtant un bon comté pour ce parti créé il y a quatre ans: à 80 p.cent anglophone et allophone, il a élu un député du PE en 1989 par une majorité de plus de 2000 votes.La piètre assistance de mercredi montre à quel point la formation est en perte de vitesse.«Le parti est gravement endommagé, admet l'un des trois députés du parti, Neil Cameron, mais on peut encore le sauver, il n'est pas encore en morceaux.» En 1989, dans l'enthousiasme suscité par sa fondation, le Parti égalité avait recruté 10000 membres.Aujourd'hui, il en a moins de 3000.«Nous n'avons pas consacré beaucoup d'efforts au recrutement récemment», explique le vice-président Ralph Chalcoun.C'est un fait; les militanis ont été beaucoup plus occupes à s'entre-déchirer.Après des mois de bouillonnement, le couvercle a sauté l'automne dernier: les membres du parti se sont prononcés contre lentente de Charlotietown, alors que le chef Robert Libman et les deux autres députés décidaient de faire campagne pour le OUL Las des querelles incessantes, le jeune Libman a décidé d'accrocher ses patins: ie 15 janvier, il annonçait qu'il ne serait pas candidat lors du premier congrès au leadership de l'histoire du parti.Cette décision a laissé seuls sur les rangs deux des principaux artisans de la prise de position anti-Charlottetown du parti, MM.Kcith Henderson et Gilles Pépin.bécoises violent les droits individuels et doivent être supprimées.«La loi 101 doit être abolie, affirme le programme de M.Pépin.Cette loi détestable, injuste, mal conçue et répressive doit être remplacée par une nouvelle Charte des langues, incorporant le statut de bilinguisme officiel pour le Québec, et garantissaru le droit indéniable de tous les Québécois et Québécoises à la langue de leur choix dans tous les domaines, tels que l'éducation, le milieu de travail, les arts et la culture, l'affichage (commercial et individuel), les services de santé, les services sociaux, les compétences gouvernementales, le système juridique.» M.Henderson va plus loin: il propose que si le gouvernement québécois a de nouveau recours à la clause nonobstant de la Constitution pour adopter «une loi linguistique répressive», le gouvernement fédéral annule cette loi en utilisant son pouvoir de désaveu.Un pouvoir qu'Ottawa n'a pas invoqué depuis 1943.Une position aussi radicale met mal à l'aise les trois députés du parti, qui se veulent plus pragmatiques, «le suis sceptique.Il faudrait que ce soit une loi qui tombe très loin en dehors des limites des droits démocratiques pour qu'un tel recours soit justifié», de dire M.Cameron, qui appuie M.Henderson.Bien qu'ils épousent pour Tcs-sentiel les mêmes idées que les deux candidats, les députés du PE semblent craindre que celui qui héritera de la direction du parti soit trop «pur et dur» pour faire les compromis qu'exige la politique.pour, par exemple, appuyer une entente constitutionneHe même si elle n'est pas parfaite, «le ne crois pas en la rhétorique virulente», de confier le député de Notre-Dame-de-Grâce, Gordon Atkinson.En matière économique, MM.Henderson et Pépin ont peu de propositions concrètes à faire.si ce n'est d'abolir les lois linguistiques.«Les deux questions sont étroitement liées», affirme M.Henderson.Le premier point de son programme économique est d'ailleurs le suivant: «encourager les jeunes Québécois multilingues et éduqués à rester dans la province en restaurant un milieu social accueillant, tolérant, et dynamique».S'il n'y a pas entre les deux candidats de divergence idéologique, il y a certainement une différence de style.M.Henderson est un intellectuel de 47 ans, bilingue, animé par des profondes convictions.«Il peut être un peu trop étroit d'esprit et dogmatique», souligne le député Cameron.Gilles Pépin, 41 ans, est comptable de profession.Francophone parfaitement bilingue, c'est un populiste et un organisateur.Tentant de convaincre des militants, il ne perd pas de temps à exposer des idées que tout le monde partage, y compris son rival.11 parle plutôt de ce qu'il faut faire pour que le Parti égalité obtienne 12 à 15 députés aux prochaines élections, et forme un jour le gouvernement: «11 faut aller là où ne sommes jamais allés.11 nous faut attirer les francophones et les al-lophones qui se meurent de joindre nos rangs!» Une militante de NDG.Mme Ardee Paterson, partisane de M.Henderson, résume ainsi l'alternative qui s'offre aux membres du parti: «Si nous voulons envoyer quelqu'un à Sept-îles pour recruter des membres, Gilles est celui qu'il nous faut.Mais si nous voulons revitaliser le parti du point de vue des idées, c'est Keith qui peut mieux le faire.» Les syndicats promettent une lutte accrue à C-113 Presse Canadienne OTTAWA ¦ Des chefs syndicaux participant hier à Ottawa à une manifestation contre le projet de loi visant à amender la loi de l'assuran-ce-chômage (bill C-115).ont promis de nouveaux moyens de pression plus vifs et plus efficaces au projet de loi fédéral.Mais à part de nouvelles manifestations, ils se sont refusés à dévoiler leur stratégie à long terme.Quelque 500 manifestants, venus par autobus de Montréal et Toronto, ont défilé sur la Colline parlementaire, s'opposant au projet du gouvernement.La législation projetée enlève- Blanc bonnet, bonnet blanc Du point de vue idéologique, il y a peu de différence entre les deux candidats.Le principal thème ( presque le seul en fait ) de leur programme respectif est le même: les lois linguistiques que- 1^ e loio-québcc R É s u LTATS q U .é b Tirage du 93-02-19 NUMÉROS 137389 37389 7389 389 89 LOTS 50 000 S 5 000$ 250$ 25$ 5$ 1 000$ 100$ 10$ t>R*a\\7ïïN.CI-AI.Tirage du 93-02-19 NUMÉRO DÉCOMPOSABLE NUMÉROS 4304783 304783 04783 4783 783 83 LOTS 1 000 000 $ 5 000$ 500$ 100$ 25$ 5$ Tirage du 93-02-19 03\t05\t06\t11\t16\t21\t23 24\t29\t32\t33\t34\t43\t46 48\t49\t55\t57\t59\t61\t Prochain tirage: 93-02-20 DIMANCHE LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI VENDREDI SAMEDI Tirages du 9302-14 au 93-02-20 288 2781 608 6766 135 9925 164 3882 829 3425 323 2704 790 5474 Tirage du 93-02-19 NUMÉROS LOTS 534820 34820 4820 820 20 250 000$ 2 500$ 250$ 25$ 10$ V T V A, le réseau des tirages Les modalités d'enuisse-ment des billets gagnants paraissent au verso dw bilieto.En cas de disparité entre cette liste et la liste offtcielte, cette dernière a priorité.ues poi xperlence_por-tlculler commerce, vendeur, va a domicile, 352-9603 726 INFORMATIQUE.BUREAUTIQUE COMPTABitJTE.TPS, TVO, rendues foclles avec tooklel comptable Fortune 1000.984-9853.Les gens d'affaires avises font confiance à la rubrique des PROPOSITIONS D'AFFAIRES de LA PRESSE pour obtenir lût MBURJfcS RÉSULTATS.285-7111 NlBUBAt* SANS «AJS 1-800-361-5013 ANNONCES BKÀDtfcS 285-7000 4 Neptune: 275 cadavres retrouvés Agence France-Presse PORTAUPRINCl: ¦ Deux-cent-soixante-quinze personnes ont péri dans le naufrage du bateau haïtien Neptune, selon un nouveau bilan ne comprenant pas les disparus publié hier matin par les autorité locales; les opérations de secours des garde-côtes américains ont cessé vendredi soir.Douze nouveaux cadavres ont été retrouvés vendredi sur le rivage de Léogane (30 km au sud-ouest de la capitale), où les corps de 212 autres victimes avaient été précédemment recueillis ou repêchées par les garde-côtes haïtiens ou américains au cours des dernières 72 heures.Cinquantc-et-un cadavres avaient été dénombrés vendredi par les garde-côtes américains dans la région de Petit-Goâve (65 km au sud-ouest de Port-au-Prince).L'état avancé de décomposition de certains cadavres a contraint les autorités à les enterrer sur place à Léogane, après concertation des autorités civiles, religieuses et militaires.Le secrétaire de l'état-major de l'armée, le colonel lean-Robert Gabriel, a confirmé que onze nouveaux survivants avaient été retrouvés dans nie de la Gonave, portant à 296 le nombre total des survivants retrouvés à ce jour.Le gouvernement du premier ministre Marc Bazin a décrété, samedi, un jour de deuil national en Haïti en hommage aux 800 victimes, selon des estimations fiables, du naufrage survenu dans la nuit de mardi à mercredi à environ 80 km au sud-ouest de Port-au-Prince.f LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 21 FÉVRIER 1993 A7 Religion fi Développement et Paix lance un « calendrier de sensibilisation » JULES BÉIIVEAU our le carême, qui commence mercredi prochain.Développement et Paix offre aux familles, aux petits groupes > et aux personnes que la chose peut intéresser un moyen original pour réfléchir à tous ces biens que l'on tient souvent pour acquis et pour se sensibiliser au style de vie que connaissent d'autres gens dans le monde: un calendrier.Chaque jour jusqu'à Pâques, une case de ce «calendrier de sensibilisation » suggère un geste par-tfculier de partage avec les peuples du tiers monde.La plupart du temps, il s'agit d'un don minime en argent, mais on propose également une prière pour la paix ou pour les prisonniers politiques, récriture d'une lettre et une visite à une personne seule ou malade.À la date du 24 février, qui est le mercredi des Cendres, on suggère ainsi de verser dans une tirelire destinée à Développement et Paix deux cents par paire de chaussures que l'on possède.D'autres jours, on recommande une offrande de 50 cents pour un repas pris au restaurant, cinq cents pour chaque robinet que l'on compte dans son logis, *10 cents pour l'abonnement à un journal et l $ pour chaque caméra vidéo ou magnétoscope.Par ce moyen.Développement et Paix veut rappeler aux gens d'ici que les besoins élémentaires de millions de personnes à travers le monde ne sont pas satisfaits.L'organisme de solidarité internationale souhaite également recueillir ainsi des dons qui serviront à financer des programmes dans les pays du tiers monde et des projets d'éducation au Canada.Cette année, l'organisme espère recueillir lors de sa campagne de financement \u2014et pas seulement avec le calendrier! \u2014 9,3 millions de dollars.Cette somme devrait '.lui permettre d'appuyer en Afrique, en Asie et en Amérique latine des programmes d'agriculture, d'alphabétisation et de promotion de la santé et de mener des campagnes d'éducation auprès du public d'ici.L'éditeur et communicateur bien connu Alain Stanké a accepté d'être le président d'honneur de cette campagne.L'an dernier, Développement et Paix a recueilli près de 8,5 millions de dollars lors de sa campagne de financement du carême.DÉBUT DU RAMADAN ¦ C'est demain ou mardi que dé-; butera pour tous les musulmans du monde le ramadan.Pendant les 29 ou 30 jours que durera ce «carême», des fidèles de la foi du prophète Moham- \u2022 med, tout musulman est tenu de jeûner depuis l'aube jusqu'au coucher du soleil.Seuls les malades, les voyageurs, les femmes encein- ; tes et les enfants pubères sont exempts de cette obligation.Pour les croyants musulmans, le jeûne est un acte unique d'adoration de Dieu.L'incertitude sur la date précise du début du ramadan vient du fait, peut-on conclure des indications données par la Fondation : internationale musulmande du Canada, que l'on ne sait pas exactement à quel moment on pourra apercevoir la nouvelle lune.LE DÉFI DE LA PAROLE ¦ Garder silence ou parler?|ean Martel, journaliste au Soleil de Québec \u2014jusqu'à récemment chroniqueur religieux de ce quotidien, aujourd'hui membre de l'équipe éditoriale\u2014 a décidé de relever le défi de la parole.Lui que plusieurs de ses confrères connaissent comme un catholique convaincu, a donc dit sans détour ce qu'il pense de son Église et surtout ce qu'il croit être des pistes encore possibles d'avenir pour cette vieille institution.Et cette parole courageuse et lucide a pris la forme d'un livre publié récemment par les Éditions Anne Sigier: Foi et Église, le défi de la sécularisation (158 pages).Dans ce livre, l'auteur reconnaît d'emblée que le temps d'une religion catholique omnipuissan-te chez nous et d^une foi chrétienne partagée par tout le monde, sont bel et bien choses du passé.«La foi est malade aujourd'hui», dit-il.Et il ajoute: «Croire en Dieu ne va plus de soi.» |ean Martel ne désespère pas de voir l'identité chrétienne regagner une partie du terrain perdu.Mais elle devra accepter de le faire en prenant place «à côté d'autres identités soit croyantes, soit incroyantes» et en se présentant «sous des formes nouvelles, inattendues, non contraignantes».Et ceux qui exercent l'autorité au sein de l'Église devraient consentir à relâcher un peu de leur autoritarisme.CURE-SANTÉ Repos \u2022 Perte de poids Abandon de la cigarette Massage \u2022 Enveloppement d'algues Irrigation du colon Jeune intégral et cure aux jus AUBERGE SANTÉ DU LAC BROME CANTONS DE L'EST (514) 242-1567 EUROPE EN AUTOCAR Du 2 an 17 Juillet 1993 la E:îgique, la France, la Suisse, l'Italie et la Grèce.\u2022 Transport aller et retour par avion, de Montréal \u2022 Hôtel 3 etoHes avec bain ou douche \u2022 Trois repas par jour \u2022 Transport en autocar avec climatiseur \u2022 Visites guidées \u2022 Croisière de deux jours sur l'Adriatique Coût total: Par personne en occupation double: 3 000 $ CAN Avion, 3 repas et hôtel inclus Voyage Elite 759, square Victoria Montréal (Québec) H2Y2J7 Tél.: 288-3851 a/s de Monsieur Misa DIBECInc.6367, boul.Léger, bureau 400 Montréal (Québec) H1Q1L4 Tél.: 328-9806 Permis du Québec TESTAMENT BIOLOGIQUE Le MANDAT en cas d'inaptitude et.Premier colloque québécois sur les volontés de fin de vie.Organisé par la Fondation Responsable jusqu'à la fin.Le 17 mars 1993 Au centre hospitalier Louis-Hippolyte Lafontaine 7401, Hochelaga, Montréal Accueil et inscription: 8 h 00 Début du colloque: 8h45 Coût: 65 $ (étudiant(e) 35 $.Repas indus.Conférences: 9 L'inviolabilité de la personne par Yvon Bureau, t.s.et président de la Fondation RjLF.\u2022 La gestion de la qualité et la fin de la vie par |ean Francoeur, commissaire aux plaintes au MSSS.\u2022 les impacts des volontés écrites de fin de vie sur le mourant, sur ses proches et sur les soignant(e)s par Jacqueline Fortin, infirmière, bio-éthicienne.\u2022 Les volontés écrites de fin de vie et la Loi par Marie Boivin, avocate-conseil au Curateur public du Québec, Claudine Monette, notaire et Cary Mullins, avocat-conseil (Un.McGill et Montréal).\u2022 Pour une éthique de la responsabilité par Guy Bourgeault, bioéthi-cien et président du Conseil de Presse du Québec.Panels: Les volontés de fin de vie avec Raymond Carignan, m.d.et d.g., Fran-cine Bergeron, infirmière et ombudsman, Christian Biais, cinéaste, Denise Chouinard.infirmière et directrice d'Albatros, Michèle Lamquin-Éthier, avocate et d.g.du Comité provincial des malades, Aline Poirier, infirmière et d.s.î., Claude Poirier, m.d.et d.s.p.Les volontés de fin de vie dans le dossier de l'usager avec les représentantes des corporations des médecins, des travailleurs sociaux et des infirmiers(ères) auxiliaires, des associations des hôpitaux, des centres d'accueil et des ch.et c.a.privés, et de la fédération, des CLSC.Présentation du film Quand la vie se retire du réalisateur Christian Biais.Pour information et/ou inscription : Fondation Responsable jusqu'à la fin à Québec: Yvon Bureau à Montréal: Alexandre Gallagher 10150, rue de Bretagne 670, rue Chénier Québec (Québec) C2B 2R1 Boisbriand (Québec) J7G 1V4 418-649-3701 (b), 514-430-0765 (b), 418-649-1640 (télécopieur) 514-430-0765 (télécop.appeler avant) Couper ici.Je m'inscris au colloque_(ci-joint mon chèque).Je demande le programme détaillé_ Je fais un don à la Fondation_Un reçu pour fins d'impôts suivra.Je suis intéressée) à devenir membre supporteur de la Fondation (20$)_ Un reçu pour fins d'impôt suivra.Je suis intéressée) à recevoir un exemplaire du TESTAMENT BIOLOGIQUE_ Je joins un chèque de quelques dollars, libellé à la Fondation Responsable jusqu'à la fin, pour couvrir les trais d'impression et de poste.Je suis intéressé(e) à acheter le volume Ma Mort Ma Dignité_ Nom: Adresse: Pour cette publicité, merci à: la Corporation professionnelle des médecins du Québec, le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, la Corporation professionnelle des travailleurs sociaux du Québec, le Centre François-Charon de Québec et les Editions du Papillon._La fin de MA vie, JE m'en occupe! es g (fi JEANS P EST TOUT Z SEARS NIALE! mm**?* .LEVI'SMD GRIFFE ROUGE POUR GARÇONS Tailles 8-14.Ch.29,99$ Tailles 27-30.Ch.34,99$ JEAN OCTANE\"\" POUR GARÇONS 8-14.Ord.24,99$.Ch.19,99$ 27-30.Ord.27,99$.Ch.22,99$ JEAN U.F.C.MC COUPE AMPLE POUR GARÇONS Tailles 8-14,27-30.Ord.25,99$-29,99$.Ch.20,99$-24,99$ SALOPETTE IMIC.™ POUR GARÇONS Moitié prix! Tailles P, M, G, TG.Sears ord.39,99$.Ch.19,99$ 8\" CH.JEAN 4-6X POUR GARÇONS Jean en denim, modèle à 5 poches, demi-taille élastique au dos.JEAN MODE 4-6X POUR GARÇONS Rabais 1/3.Ord.19,99$.Ch.12,99$ STYLE DE L'OUEST, 3-16 POUR FILLES Lavé avec des pierres.Taille élastique au dos.Ch.16,99$ JEAN 7-16 AVEC CEINTURE POUR FILLES Plissé, poches devant.Lavé avec des pierres.Ch.19,99$ TOUS S, RABAIS 1 /3 SUR TOUS LES AUTRES VETEMENTS EN DENIM COURANTS, EN TAILLES 7-16 POUR FILLES : JEANS, VESTES, ïH*u*îg^ SALOPETTES, SHORTS ET CHEMISES IMPRIMÉES CHOISIES.HOSWlA*S,M* RECLAME EN VIGUEUR JUSQU'AU 28 FEVRIER 1993.SAUF AVIS CONTRAIRE.DANS LA LIMITE DES STOCKS DISPONIBLES SOHÎ vous en avez pour votre argent.et plus SATISFACTION OU REMBOURSEMENT SERVICE APRÈS-VENTE ASSURÉ LA CARTE DE CRÉDIT NO 1 DES LE MAGASIN DES MARQUES KENMORE DANS TOUT LE CANADA MAGASINS À RAYONS AU CANADA DIEHARD, CRAFTSMAN Les mentions 'Ord.' ou 'Étaif de Sears Canada Inc.se rapportent à des prix Sears.Région de Montréal: Anjou: 353-7770, Brassard: 465-1000, LaSalle: 364-7310, Laval: 682-1200, Pointe-Claire: 694-8815, Repentigny: 582-5532, St-Bruno: 441-6603, Ste-Marthe-sur-le-Lac: 491-5000, Ville St-Laurent: 335-7770, Granby: 375-5770, St-Jérôme: 432-2110, Sorti: 746-2508.Copyright Canada, 1993, Sears Canada Inc.Tous les articles, couleurs ou tailles de cette page n'ont pas été offerts dans tous les magasins Sears.VIVE LE PHANTOM MAINTENANT'\" JUSQU'AU 4 MARS 1993! f\\ Thpâtro Maisonneuve U KJ Place des Arts, Montréal réservez uni: soirée a\\ i ( j.i; imiantonï' (514)790-2222 QUELQUES PLACES ENCORE DISPONIBLE! llillcts également en vente au guichçt de la Plaie des Arts cl aux guichets IkkclMastcr (situé\\ clans certains magasins de La,Haie) Groupes (20 et plus) téléphone/ : (514) 874 9|53 au Qui bec (4l(i) 925-7466 eu dehors du Québec Réserve/ une plaie de choix * grâce à Asantpreinière de American I xpress.Compose/ le (514) 7900300 Version originale! I h anglais avec des surtitres in français _6Carlos LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 21 FÉVRIER 1993 Edwin Alonzo Boyd L'épopée d'Edwin Alonzo Boyd et de sa bande, qui ne, dura que trois ans, demeure la plus célèbre de la mythologie canadienne du gangster.Tous les ingrédients des grands films policiers de série B de cette époque s'y trouvent réunis : les attaques de banques spectaculaires, les stupéfiantes évasions de prison, les fusillades à l'américaine, les chasses à l'homme ««a mari usque ad mare » » et les belles nanas, of course.Le gang s'illustra à Toronto mais il eut la générosité de penser à nous.C'est ici que survint le plus sanglant épisode de sa courte histoire.Le ««Boyd's Gang»» a passionné Montréal DANIEL PROU\" X collaboration spéciale Alonzo Boyd avait un nom de chanteur d'opérette, le physique d'ErroI Flynn et Tâme d'un John Dillin-ger.Ii a été davantage que le plus célèbre desperado de son temps: ce dégourdi, ce voleur intelligent, cet as de l'évasion fit d'une poignée de paumés, de voleurs à la petite semaine et de rêveurs, des stars .du gangstérisme nord-américain.Né en 1914, à Toronto, d'une mère sensible et affectueuse et d'un père distant, policier de son état, il a 15 ans quand celle-ci meurt.Son père le confie à de lointains parents de province.à 18 ans, abandonné à lui-même, sans le sou, il erre aux quatre coins du pays.Il se fait coffrer pour vagabondage puis pour mendicité.11 a compris, il prendra son bien là où il se trouve.À la suite '.;d'un cambriolage, il débarque dans une prison de la Saskatchewan pour deux [ans et demi.En septembre 1939, le Canada déclare la guerre à l'Allemagne; il s'engage et est envoyé en Angleterre où l'on en fait un commando d'élite.Il a trouvé un sens à sa vie, il s'éprend d'une Anglaise, Doreen Thompson, et l'épouse.' Démobilisé en 1945, il regagne Toronto avec sa femme et leurs deux enfants.Un troisième suivra bientôt.Mari fidèle, père aimant, il s'essaie à cent petits métiers: pâtissier, conducteur de tramways ou nettoyeur de vitres.L'action lui manque et il a du mal à joindre ;les deux bouts.Des amis l'exhortent à prendre avantage de son physique et de *sa facilité d'élocutîon et à devenir comédien.11 suit quelques cours d'art dramatique puis se rend à l'évidence: il n'a plus l'âge d'un jeune premier.La lecture d'un fait divers sera son chemin de Damas, à l'été 1949, un adolescent retardé a volé dans une banque torontoise, à la pointe du revolver, ; 12 000 dollars! C'est tout un butin: en dollars d'aujourd'hui, il faudrait compter dix fois plus.Le balai ou le revolver (s.-t.) \u2022 Le délinquant d'antan et le commando d'hier s'éveillent.En septembre ! 1949, il attaque seul une succursale torontoise de la Banque de Montréal et s'en tire avec 2200$.Pas mal.Trois * ; mois plus tard, il frappe encore et récol-! ; te près de 3000$.En juillet 1950, il s'as-; 'socie à un confrère et ramasse un joli paquet.Peu de temps après, il réessaie en solo et passe à deux doigts d'y laisser sa peau: le directeur de la banque gardait un revolver dans ses tiroirs.Il a entendu les balles lui siffler aux oreilles.Alonzo, qui ne tirera jamais une seule balle de toute sa carrière de gangster, est secoué: il se range et décroche un job de manoeuvre.Six mois lui suffi-; ront pour comprendre qu'il est quand même plus doué pour le revolver que pour le balai.En mars 1951, ce culotté attaque la première banque qu'il a volée deux ans plus tôt! \u2022 II se fait bientôt épingler pour un autre hold-up et est incarcéré, en attendant son procès, à la prison torontoise appelée «Don Jail».Il y fait la rencontre de sa vie en la personne de Lennie \u2022 (ackson, un dur de dur.Cet ancien coiffeur pour dames de Niagara Falls, que *ses parents divorcés ont abandonné cn-core enfant, s'est fait prendre à la suite d'une série de vols dans des petites banques de province.Leurs cellules, sont voisines, ils se lient d'amitié.Lennie, amputé d'un pied, porte une prothèse à l'intérieur de - laquelle il garde toujours une couple de limes sourdes, au cas où.Le 4 novembre 1951, les deux compères et un troisième voisin de cellule, Willie «Le clown» (ackson, qui n'a aucun lien de parenté avec Lennie, scien» \u2022en une nuit les barreaux de Tune de \".leurs cellules et prennent le large au .'petit matin.L'affaire fait sensation, c'est l'évasion ; la plus spectaculaire de l'histoire du ; Ipays.Le trio est bientôt rejoint par des amis, dont un certain Steve Suchan, frère d'armes de Lennie, le plus jeune et le plus lettré du groupe, qui rêvait jadis d'être violoniste de concert et qui, à 20 ans, a troqué son instrument pour un Smith and Wesson de calibre .455.La bande à Boyd est née.Le 20 novembre 1951, deux semaines à peine après leur évasion, ils prennent d'assaut \u2022une première banque et inventent, sous ! l'impulsion de leur chef, la technique du hold-up en commando, réglé à la seconde.Ils se ruent a trois, parfois à quatre, à l'intérieur de la banque.Alonzo saute sur le comptoir, mitraillette Sten aux poings \u2014c'était l'arme des commandos de la dernière guerre \u2014 , et tient clients et employés en joue pendant que ses complices vident les tiroirs-caisses.Quelques années plus tard, les Cagoules rouges montréalaises raffineront la méthode.Dix jours plus tard, ils frappent encore, puis encore le 30 novembre.Cette Edwin Alonzo Boyd, en son temps le bandit le plus recherché au pays, revient Steve Suchan, à gauche, arrêté com-en prison après une spectaculaire évasion d'un pénitencier de Toronto.me suspect du meurtre d'un policier.Léonard Jackson, second suspect du meurtre d'un policier.C'est à Montréal que Jackson aura été arrêté pour être ensuite conduit à Toronto où il subira son procès.fois, ils empochent 46 000$, c'est le plus large butin de l'histoire torontoise.Point de chute : Montréal Il ne se passe rien dans ce Canada de l'après-guerre, ils arrivent a point nommé pour enfin distraire le bon peuple.Leurs têtes, mises à prix, sont placardées à la une des journaux et sur les murs de la ville.Le temps est venu de prendre un peu de distance, les deux Jackson, Suchan et Boyd partent pour Montréal, la ville des mille et une nuits.Willie Jackson, le moins doué de la bande, le plus voyant aussi, s'y fait épingler un mois plus tard.Leur ville d'adoption n'est plus aussi sûre, les autres regagnent Toronto.Le 25 janvier, Boyd et Suchan pillent une banque, des témoins les ont reconnus: le Boyd's Gang est de retour! La presse monte sur ses grands chevaux, estimant que la comédie a assez duré.Les autorités donnent carte blanche au redoutable sergent-détective Edmund Tong.Le 4 mars, Boyd et deux nouveaux complices réussissent un autre coup fumant.Les forces policières torontoises sont tournées en ridicule dans toute la presse canadienne, l'opinion cric à l'incompétence.Le sergent Tong, lui, fait son travail de taupe.Deux jours après, il file une voiture dans les rues de Toronto, en compagnie d'un confrère.Il a toutes les raisons de croire que.Suchan et Lennie Jackson sont à bord.À un feu rouge, il descend de voiture pour aller vérifier ses soupçons.Suchan, la tète brûlée, a tout vu de son manège.Il ouvre la portière, fait mine de descendre, sort son .455 et abat le détective.Il tire ensuite dans le pare-brise de l'auto et blesse l'autre policier au bras avant d'appuyer à fond sur le champignon.Le destin de la ««Boyd's Gang»» vient de changer de direction, la farce a tourné à la tragédie.Le citoyen crie vengeance pendant que l'on s'affaire à sauver la vie du malheureux Tong.Suchan et Lennie, devenus les hommes les plus recherchés du pays, courent se réfugier à Montréal.D'abord Suchan.Le pied-à-terre de Suchan se trouve dans une maison de rapport du boulevard de Côte-des-Neiges.Rendu à destination, il lui faut régler son plus urgent problème.Son trésor de guerre est à sec, il doit se mettre en quête d'un marchand de voitures d'occasion qui lui achètera son imposante Chrysler 1951.Il a pour ses armes la même affection qu'il avait jadis pour son violon et il a appris à se servir aussi bien des unes que de l'autre.Avant de passer la porte, il s'équipe en fonction des circonstances.Dans un étui qu'il porte sous son aisselle, il glisse son revolver préféré, le .455 avec lequel il a tiré sur le sergent Tong.Dans sa poche revolver, il met un Mauser de calibre .30 et dans une des poches de son imper, un Colt .45.Chacune est chargée à bloc, il dispose en plus sur lui d'une cinquantaine de cartouches.Des policiers torontois ont entre temps mis la main au collet d'une de ses amies de coeur à qui il a écrit lors d'un voyage précédent à Montréal.L'adresse de retour s'y trouve.Ils communiquent aussitôt avec leurs confrères montréalais.Dans l'heure qui suit, une bonne demi-douzaine de policiers se ruent chez le fuyard.L'oiseau n'y est pas, ils lui tendent un guet-apens.Quatre d'entre eux vont l'y attendre, qui embusqué dans la cuisinette, qui caché dans la salle de bains.Riche des 1800$ qu'il vient de tirer de la vente de son auto, Suchan s'arrête dans un restaurant du quartier et fait un bon petit gueuleton de homard.Un peu plus de 48 heures plus tôt, il faisait feu sur le sergent Tong.Vers 22 h, il tourne la clef de la porte de son appartement.Il fait quelques pas, entend un bruit suspect et porte aussitôt la main à son étui où dort son gros .455.II a à peine le temps de l'en dégainer qu'une balle l'atteint à la poitrine, à un doigt du coeur.Deux autres balles de .38 le touchent, l'une à la main gauche, l'autre à l'estomac.Il tournoie puis s'abat sur le sol.Il n'a pas perdu conscience, il tient encore son revolver à la main et tente désespérément de le pointer.Un coup de pied envoie voler l'arme.Le détective Dauphin se penche sur lui pour le fouiller: \u2014 T'as fini de tirer sur des policiers, lui lance-t-il.\u2014 Si tu savais tirer, rétorque Suchan, tu m'aurais atteint à la tête.\u2014 On est contents de t'avoir eu vivant.\u2014 Tire m'en une à la tête, si t'as des couillcs.Personne ne fera la différence.Les policiers se mettent en frais de l'interroger, ils veulent savoir si ses amis lackson et Boyd doivent passer le voir.Suchan refuse de dire un mot de plus, on l'emmène à l'hôpital.On fait le guet des heures durant, en espérant voir survenir ses amis, mais en vain.puis Jackson Lennie, lui, se terre dans un appartement du centre-ville, avenue Lincoln, en compagnie de sa femme Ann, enceinte de quelques mois.Quand il apprend par les journaux la capture de Steve, il réalise combien sa situation est désespérée.Sa photo est à launè des journaux, jour après jour; il craint qu'un voisin ou que le concierge ne fasse deux et deux.Surtout qu'une récompense de 12 000$ est offerte pour tout renseignement qui mènerait à son arrestation.Il ne met pas le nez dehors, seule sa femme, pour laquelle il se fait un sang de vinaigre, sort a l'occasion faire des courses.Lennie en sait long sur la nature humaine: et un voisin, et le concierge l'ont reconnu et l'ont dénoncé.Deux détectives torontois se sont amenés dare-dare, une trentaine de policiers vont prendre son repaire d'assaut dans la plus spectaculaire fusillade qu'on ait vue à Montréal.L'heure de Lennie sonne quatre jours plus tard que celle de Suchan, le 12 mars 1952.En fin d'après-midi, vers les 17 heures, les détectives torontois Gillespie et Thompson marchent sur la pointe des pieds dans le corridor qui mène à l'appartement 15.Us ont laissé derrière eux, sur les marches de l'escalier qui mène à l'étage, une douzaine d'agents qui retiennent leur souffle, prêts à bondir au premier coup de feu.Rendus à destination, ils font une pause, le dos collé au mur.Puis Gilles-pie, avec d'infinies précautions, comme s'il maniait le détonateur d'une mine, tourne la poignée de la porte qui s'ouvre le plus simplement du monde.Il n'y a pas de lumière à l'intérieur, il entrouvre, il aperçoit lackson qui se tient à trois mètres de là, revolver au poing.Il les a entendus venir.Leurs regards se croisent une fraction de seconde, le temps de se reconnaître mutuellement, lackson, plus rapide, fait feu le premier et rate sa cible d'un cheveu.Gillespie tire à son tour et fait mouche.Lennie, atteint à l'abdomen, vacille puis s'abrite derrière un mur.Les deux hommes s'échangent des coups de feu, des policiers en faction dans la rue tirent à boulets rouges dans les fenêtres de l'appartement.Les vitres volent en éclats, le plâtre des murs et du plafond pète sous l'impact des balles des mitraillettes, la femme de lackson supplie à tue-tête son mari de se rendre.Lennie a deux revolvers et des munitions à volonté à portée de la main.Et il tire.«Corne and get me!» hurle-t-il dans la pétarade.Sa femme s'est blottie contre lui.Pour le bénéfice, sans doute, des policiers francophones, il émaille ses cris de défi de «Tabarnak».La fusillade dure depuis une bonne demie-heure quand atterrissent dams l'appartement les premières bombes lacrymogènes.D'autres «Tabarnak!» se font entendre, puis la voix d'Ann qui implore à nouveau son mari, des larmes dans la voix: «Lennie, cesse de tirer! Donne-moi tes armes.Je vais aller les porter.Je ne veux pas que tu crèves.» L'air devient irrespirable, elle étouffe: «Lennie, notre bébé.Penses-y.», crie-t-elle.Tout à coup, les policiers réalisent que les revolvers de Lennie se sont tus.Il lance à la ronde: «O.K.|e me rends, tabarnak!» Une minute plus tard, un revolver dans chaque main, toussant et pleurant à la fois, Ann (ackson sort de l'appartement.Lennie suit quelques instants plus tard, les deux mains pressant sa plaie pour stopper l'hémorragie.À ia fouie massée à sa sortie de l'édifice, il crî$ à tue-tête, présumant que ses dénonciateurs en sont: «|e devine bien qui m'a mouchardé.Boyd va venir régler votre compte.» Épilogue Suchan et lackson se rétablirent, pas le sergent Tong.Les deux truands furent ramenés à Toronto et envoyés à la même Don |ail où les attendait déjà Boyd et Willie lackson qu'on avait repris entre temps.Ils sont à nouveau réunis dans des cellules voisines.Suchan parvient à se faire remettre des limes et des pièces de métal par un visiteur.Boyd réussit à fabriquer un passe-par-touî puis ils scient les barreaux d'une fenêtre du corridor.Us prennent tous quatre la clef des champs le 8 septembre 1954.\u2022 \u2022 r On les retrouve une semaine plus tard, terrés dans une grange désaffectée au nord de Toronto.Leur capture fut la première grosse histoire d'un nouveau média, la télévision canadienne.Suchan et Lennie périrent sur l'écha-faud un peu plus de deux mois plus tard.Willie lackson en prit pour 20 ans, Boyd pour la vie.Dix ans plus tard, il* est libéré sur parole.Divorcé depuis, il s'amourache d'une mineure de 17 ans, est dénoncé et renvoyé en prison pour quatre ans encore.À sa libération, il prend une nouvelle identité et s'établit dans l'Ouest canadien.Il s'y remarie et mène une vie rangée que viennent parfois troubler des biographes, des journalistes ou des scénaristes curieux d'entendre les détails de son extraordinaire histoire.DIMANCHE PROCHAIN Massacres inexpliqués LA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 21 FÉVRIER 1993 A9 Grande LIQUIDATION de baignoires acryliques BAIN SEUL 3- brume rose/4- frambois« PSM: 315.00 SPÉCIAL TOURBILLON 1-os accessoires os 5- brume rosé accessoires chrome 4- rouoe accessoires chrome 5 framboise accessoires chrome PSM: 665.00 SPÉCIAL 71\"X42\"X20 AVEC INTERRUPTEUR A AIR 6 Jets 1 prise d'oau 1 coussin 1 contrôle d'air moteur 3/4 cv.TOURBILLON PSM SPÉCIAL 4-os acc.os 1076.00 646.00 2-brume rosé acc.chromo 1170.00 702.00 1-poche acc.chromo 1170.00 702.00 1- noir acc.chrome 1211.00 727.00 2- rose églant.acc.chromo 1211.00 727.00 3-framboise acc.chrome 1211.00 727.00 THERAPEUTIQUE PSM SPÉCIAL 1-os acc.os 1505.00 903.00 1-gris acc.gris 1505.00 903.00 1- brume rosé acc.chrome 1540.00 924.00 1- noir acc.chrome 1591.00 955.00 1-framboise acc.chrome 1591.00 955.00 2- gris marbre acc.chrome 1591.00 955.00 TOURBILLON THËRAPEUT10UE 1- brume rosé acc.chrome 1-framboise acc.chrome PSM SPÉCIAL 2350.00 1410.00 2405.00 1443.00 OLAND 60\" x 42\" x 16\" 4 Jets réglables.1 prise d'eau, 1 contrôle d'air, Moteur 3/4 cv.AVEC INTERRUPTEUR A AIR 60\" X 32\" X19' 6 jets 1 prise d'eau 1 contrôle d'air Moteur 3/4 cv.60\"X60\"X20' 8 jets réglables, 1 prise d'eau, 1 contrôle d'air, moteur 3/4 cv.AVEC INTERRUPTEUR ÀAIR BAIN SEUL 3-os, 1-gris PSM: 413.00 SPÉCIAL TOURBILLON 1-pêche acc.chrome PSM:1051.00 SPÉCIAL 63100 Le JAFPA 711/2\" X 581/2\" X 20 THÊRAPEUT10UE PSM 1-os acc.os 1353.00 1-gris acc.gris 1353.00 1-poche acc.chrome 1388.00 1-brume rosé acc.chrome 1388.00 1- rose églantjne acc.chrome1426.00 1-noir acc.chrome 1426.00 AVEC INTERRUPTEUR A AIR SPÉCIAL 812.00 812.00 833.00 833.00 856.00 856.00 TOURBILLON 2- pécha acc.chrome 1- brume rose acc.chrome 2- rose églant.acc.chrome 1- noir acc.chrome THÉRAPEUTIQUE 1-pèche acc.chrome 1* brume rose acc.chrome 1-rose églant acc.chrome 1-noir acc.chrome TOURBILLON THERAPEUTIQUE 1- rose églant acc.chrome PSM 1355.00 1355.00 1425.00 1425.00 PSM 1738.00 1738.00 1828.00 1828.00 SPÉCIAL 813.00 813.00 855.00 855.00 SPÉCIAL 1043.00 1043.00 1097.00 1097.00 PSM SPÉCIAL 2766.00 1660.00 TOURBILLON 1-os acc.os PSM.1248.00 SPÉCIAL 749 6 Jets réglables, 1 prise d'eau.1 coussin indus, 1 contrôle d'air, moteur 3/4 cv.EUROPA 701/2\" X 351/2\" X 6 Jets réglables, 1 prise d'eau, 1 coussin 1 contrôle d'air,, moteur 3/4 cv.1- gris marbre acc.chrome PSM: 1471.00 SPÉQU TOURBILLON ET THÉRAPEUTIQUE 1-gris acc.gris PSM:2541.00 SPÉCIAL TOURBILLON 1-pèche acc.chrome PSM: 1480.00 SPÉCIAL oo THÉRAPEUTIQUE 1-blanc acc.blanc PSM: 1478.00 SPÉCIAL 1-pèche acc.chrome PSM: 1511.00 SPÉCIAL 90700 72\"X48\"X20\" 6 jets réglables.1 prise d'eau.1 contrôle d'air, moteur 3/4 cv.2 coussins inclus \" AVEC.INTERRUPTEUR ÀAIR 60\" X 32\" X19 6 Jets réglables, 1 prise d'eau, 1 contrôle d'air, moteur 3/4 cv.a PROJET AVEC' INTERRUPTEUR ÀAIR.TOURBILLON 2- blanc acc.blanc 11-os acc.os 9- gris acc.gris : 916.00 SPI GO 19\".mm AVEC INTERRUPTEUR ÀAIR BAIN SEUL 1-blanc, 3- gris, 3- os, 2- pèche, 1-6 ru me rose PSM: 508.00 SPÉCIAL 2- noir, 2-framboise, 1-gris marbre/2 rouge PSM: 555.00 SPÉCIAL «zoo TOURBILLON PSM 1-gris acc gris 1086.00 1- brume rosé acc.blanc 1191.00 4- poche jete chrome 1191.00 3- framboise jets chrome 1243.00 2- gris marbre Jets chrome 1243.00 THÉRAPEUTIQUE PSM 1- blanc acc Nanc 1503.00 1-Qris acc.gris 1503.00 1-pèche acc.chrome .1536.00 1-brume rosé acc.chôme 1536.00 1- noir acc.chrome 1588.00 1 \u2022 framboise acc.chrome 1588.00 1-rose églant.acc.chrome 1588.00 TOURBILLON THÉRAPEUTIQUE PSM > blanc acc.blanc 2276.00 1-gris acc.gris 2276.00 1- rose ôglantine acc.chrome2450.00 SPÉCIAL 652.00 715.00 715.00 746.00 746.00 SPÉCIAL 90100 90100 92100 922.00 955.00 955.00 955.00 SPÉCIAL 1566.00 1566.00 1470.00 71\" x 361/2\" X 22\" 6 jets réglables.1 prise cfeau, 1 contrôle d'air, moteur 3/4 cv.AVEC INTERRUPTEUR AAIR BAIN SEUL 2 rouge \u2022 PSM: 578.00 SPECIAL Z/1700 TOURBILLON PSM 1-gris acc.gris 1071.00 1- brume rosé acc.chrome 1160.00 1-noir acc chrome 1198.00 1-rouge acc.chrome 1198.00 THÉRAPEUTIQUE PSM 1-os acc.os 1491.00 1-gris acc gris 1491.00 1- rose églantine acc.chrome1576.00 1- noir acc chrome 1576.00 1- framboise acc.chrome 1576.00 TOURBILLON THËRAPEUT10UE PSM 1-os acc.os 2178.00 1 - gris acc.gris 2178.00 1 - brume rosé acc.chrome 2316.00 1- rose églantine acc.chrome2371.00 1-framboise acc.chrome 2371.00 2-pêche acc chrome 1- brume rosé acc.chrome PSM: 1051.00 SPÉCIAL 1- framboise acc.chrome 2- rose églantine acc.chrome 1-noir acc.chrome 1-gris marbre acc.chrome PSM: 1093.00 SPÉCIAL \u2022 AVEC INTERRUPTEUR ÀAIR f TOURBILLON 1- brume rosé acc.chroma PSM: 1081.00 SPÉCIAL TOURBILLON 1-noir acc.chrome 1- framboise acc.chrome 1- rose églantine acc.chrome PSM.1121X» SPÉCIAL 60\" X 32\" X19 G Jets réglables, 1 orlsa d'eau, 1 contrôle d'air, moteur 3/c av.THÉRAPEUTIQUE 1-blanc acc.blanc 1- os acc.os PSM: 1413.00 SPÉCIAL THÉRAPEUTIQUE 1 - brome rosé acc.chrome PSM;1445.00 SPÉCIAL THÉRAPEUTIQUE 1-noir acc chrome PSM: 1496.00 SPÉCIAL OO BAIN SEUL 2 rouge - PSM: 433.00 SPÉCIAL SPÉCIAL 645.00 696.00 719.00 719.00 SPÉCIAL 895.00 895.00 946.00 946.00 946.00 SPÉCIAL 1507.00 1507.00 1590.00 1425.00 1425.00 UU TOURBILLON 1-gris marbre acc.chrome 1-noir acc chrome 3- rouge acc.chrome THERAPEUTIQUE 1-pèche acc.chrome 1- brume rose acc.chrome 1-rose églant acc.chrome 1-noir acc chrome 1- framboise acc.chrome TOURBILLON THERAPEUTIQUE 1* pêche acc.chrome 1- framboise acc.chrome 1-rose églant.acc.chrome 1-noir acc.chrome 1- gris marbre acc.chrome PSM 1071.00 1071.00 1071.00 PSM 1571.00 1571.00 1415.00 1415.00 1415.00 PSM 2148.06 2191.00 2191.00 2191.00 2191.00 SPÉCIAL 645.00 643.00 645.00 SPÉCIAL 825.00 825.00 848.00 848.00 848.00 SPECIAL 1289.00 1515.00 1515.00 1315.00 1515.00 PRIVILÈGE 74\" X 57\" X 20\" 8 jets réglables.1 prise cfeau.1 contrôle d'air, moteur 3/4 cv.2 coussins indus THERAPEUTIQUE 1-blanc acc blanc 1-os acc.os 1-gris acc.gris PSM: 1750.00 SPÉCIAL 105000 1-pèche acc.chrome 1- brume rosé acc.chrome PSM: 1785.00 SPÉCIAL INTERRUPTEUR AAIR 1071° 1- framboise acc.chrome 2- rose églantine acc.chrome 1-noir acc chrome 1- gris marbre acc.chrome PSM: 1896.00 SPÉCIAL \u2022M3S00 TOURBILLON 1- rose églantine acc.chrome PSM:2818.00 SPECIAL 8755 Langelier St-Léonard, Mw^iQuébec (AU NORD DE MÉTROPOLITAIN, SORTIE 78.AL'OUESTDU BOUL LOUIS-H LAFONTAINE) 326-2060 Spéciaux en vigueur du 23 au 27 février 1993.ou écoulement d'inventaire RAYMOND LÉPINEinc.HEURES D'AFFAIRES FERMÉ TOUS LES LUNDIS Mardi, Mercredi 9h00 à I7h00 Jeudi, vendredi 9h00 à 2lh00 samedi 9h00 à I7h00 En raison des fluctuations du marché, les prix et les spécifications peuvent enanger sans préavis.Maigrô nos bonnes Intentions, des erreurs peuvent se glisser.Nous nous réservons le droit de les corriger et aussi de limiter les quantités.POUR LIVRAISO avec toute commande de 300.00$ et plus dans un rayon de 50 kilomètres A 10 LA PRESSE.MONTREAL, DIMANCHE 21 FÉVRIER 1993 à Une véritable épreuve de courage pour cinq Sherbrookois ¦ C'est une véritable leçon de courage et de détermination qu'ont livrée cinq jeunes de l'école Montcalm de Sherbrooke en terminant une randonnée de vélo hivernale de 220 km à travers le vent et la naige.samedi dernier à Québec.Après une préparation intense de deux mois, le grand départ avait lieu jeudi le 11 février.Quatre étudiants accompagnés de l'animateur Luc Richer partaient pour Québec en vélo afin d'amasser des fonds pour un périple éducatif qui aura lieu dans l'Ouest canadien au mois de juillet, ils sont arrivés deux jours et demi plus tard, le samedi 13 février, en plein milieu du Carnaval.«Ça été plus difficile que je ne l'aurais cru, mais j'ai réussi à passer au travers grâce à l'esprit d'entraide qui régnait dans le groupe», a dit Dany Dussault, un des participants de cette folle expédition.«Cette expérience mémorable m'a rapporté beaucoup de fierté et devrait m'aider à surmonter les obstables que j'aurai à franchir dans ma vie», ajoute-t-il.Malheureusement, un des cy-clises, Éric Huard, s'est blessé lors de la première journée et a déclaré forfait en tout début de randonnée.«|e désirais que les cinq de la gang se rendent sur leur vélo à Québec, mais c'est satisfaisant de voir quatre personnes en grande forme devant le Palais du Carnaval trois jours plus tard», répliquera Danick Paquet, un autre des valeureux combattants.Ces jeunes participent présentement à un projet de prévention contre le décrochage scolaire à l'école Montcalm.«La direction avait des doutes sur cette idée farfelue, car elle croyait que les jeunes allaient abandonner dès le premier obstacle.Les élèves se sont encouragés et ils sont bien fiers d'avoir atteint leur objectif», a expliqué l'animateur Luc Richer.«J'ai toujours fait partie de la liste noire des professeurs, et ce succès pourrait contribuer à briser l'image de perdant qu'ils entretiennent à mon égard», ajoute Dominic For-tier, étudiant en secondaire IV.C'est un peu à cause de Danick Paquet si le groupe s'est lancé dans pareille aventure.Il a lancé l'idée lors d'une séance de «brain storming» que le groupe a réalisée en décembre dernier.«Ce projet m'a permis de me prendre en main et d'exprimer mes propres opinions sans avoir peur d'être jugé».D'ailleurs, un des objectifs premiers de ce projet est de favoriser le développement de l'autonomie des élèves ainsi que leur maturité.Le mot de la fin revient à Rénald Sirois, directeur de l'école: «C'est, vraiment extraordinaire de voir ces jeunes se dépasser de cette façon.Quelle belle ténacité.Ils prendront certainement goût au succès».Adèle DLAIS étudiante Luc RICHER animateur Lcole secondaire Montcalm Sherbrooke ACTUALITE Ça fume dans les écoles ¦ La nouvelle loi qui interdit la vente aux jeunes de moins de 18 ans est en vigueur depuis quelque jours.Mais les premiers intéressés ne s'en inquiètente pas: le commerce au noir des cigarettes va bon train dans les écoles secondaires.« Dans le fond, c'est stupide ei surtout inutile d'avoir changé le loi.Tout ce que ça va faire, c'est encourager le trafic des cigarettes dans les écoles», dénonce catégoriquement Sarah, âgée de 14 ans.Le dossier de la contrebande a fait couler beaucoup d'encre, soulevant de nombreux débats, des spéculations et des controverses de toutes sortes.Mais certains adolescents, comme Bruno et Frédérique, continuent leur travail dans l'ombre?Jeune contrebandier Bruno est un jeune contrebandier de Longueuil âgé de 17 ans qui vend des cigarettes depuis deux à trois mois.Il vend une vingtaine de cartouches de cigarettes par semaine et se fait environ 100$ nets.Son rendement pourrait être plus élevé, souligne-t-il.Il vend 23 $ sa cartouche d'« Export A» comparativement à 48 $ au dépanneur! Sa clientèle se situe principalement chez les 15-18 ans.Frédérique ( 16 ans) de Ver-chères «commerce» sans s'inquiéter depuis près de deux ans.Chaque semaine, elle liquide un minimum de 30 cartouches pour un profit approximatif de 200 $.En période très fructueuse, elle peut vendre jusqu'à 200 cartouches, ce qui lui rapporte 1000 $ pour la semaine.Contrairement à Bruno, elle n'a pas uniquement une clientèle d'adolescents, des 40-45 ans comptant aussi parmi ses clients.Elle assure que «c'est certain» que la nouvelle loi favorisera son commerce auprès des 13 à 18 ans.Yannick GAGNÉ Gorettc LINHARES École secondaire De Mortagne Boucherville Julien Patenaude et Mathias Arminjon, deux jeunes que la musique passionne, photo jean goupil u pt«$* La voix du choeur B Mathias Arminjon a douze ans.À première vue, on dirait de lui que c'est un petit gars bien ordinaire comme on en rencontre dans les cours de récréation.Mais en cherchant plus loin, on se rend compte qu'il y a davantage.En plus d'assumer son rôle de jeune adolescent, il mène une vie quasi professionnelle.Mathias est en fait l'un des quelque 150 jeunes enoristes des Petits Chanteurs du Mont-Royal.La maîtrise des Petits Chanteurs du Mont-Royal a été fondée en 1956 par la père Léandre Brault de la congrégation de Sainte-Croix.Supportée financièrement et moralement par l'Oratoire Saint-Joseph et par d'autres organismes, la maîtrise se classe maintenant au rang des meilleures chorales d'enfants au monde.Reconnue tant sur la scène locale, nationale qu'internationale, les Petits Chanteurs sont fréquemment conviés par les hautes instances gouvernementales, culturelles et artistiques de notre société à tenir des rôles prestigieux.Les Petits chanteurs essaient d'entreprendre au moins une tournée par année, leur permettant ainsi de parfaire et d'achever leur formation.Leur prochaine tournée se tiendra en Europe.Ils se produiront sur des scènes françaises et allemandes du 15 au 30 mai.Ils représenteront également le Canada et la culture franco-québécoise au Festival International de chant choral de Nancy.Des tournées de la sorte demandent évidemment un gros financement.C'est pourquoi on organise des concerts-bénéfice qui contribuent ainsi à amasser des fonds en plus d'offrir au public montréalais des concerts de qualité qui s'avèrent être de véritables festins pour les yeux et pour les oreilles.Le 18 février dernier, une soirée Mozart a été présentée à la basilique Notre-Dame.Sous la di- PORTRAIT rection de Gilbert Patenaude, 130 jeunes choristes accompagnés d'un orchestre de 28 musiciens et de quatre solistes de grande renommée ont interprété des oeuvres du célèbre compositeur.Formation et discipline Pour faire partie de cette grande famille, les jeunes garçons doivent d'abord et avant tout posséder un dossier scolaire académique impeccable, l'enseignement régulier étant réduit à trois heures par jour.C'est ensuite par un processus d'auditions que l'on sélectionne les intéressés.Dès la quatrième année du primaire (vers l'âge de neuf ans), les choristes entrent donc à l'école des Petits Chanteurs et peuvent ensuite poursuivre leur formation au Collège Notre-Dame et ce, jusqu'à la fin du cinquième secondaire, soit pendant huit ans.Devenir un Petit Chanteur demande beaucoup de discipline.Si dans la plupart des cas la discipline émane des parents, ce n'est pas le cas chez Mathias.«le préfère me coucher à 8h avant les concerts parce que si je me couche trop tard, ma voix est moins belle le lendemain.» Mathias doit donc suivre son emploi du temps afin de faire concorder dix heures ou plus de répétition par semaine.Car en plus du chant et du piano imposés à l'école, Mathias prend aussi des cours de clarinette pour ses joies personnelles.Il veut d'ailleurs devenir clarinettiste plus tard.julien Patenaude lui, a dix-sept ans.Il entammait sa huitième année comme Petit Chanteur en septembre dernier.L'année prochaine, il devra donc quitter le groupe sans toutefois quitter le milieu musical.« Je compte entrer au conservatoire après.Les audi- tions ont lieu la semaine prochaine.» L'autre jeunesse julien a des amis qui sont dans la même position que lui et d'autres qui font l'école régulière.Quand on lui demande ce que ces derniers pensent du fait qu'il fasse partie des Petits Chanteurs, il répond simplement: «Mes amis pensent qu'on fait juste des oratoires de Haendel.Ils trouvent ça un peu «tapette» aussi, au même titre que les préjugés sur les danseurs de ballet.» Mais pour Julien, tout cela lui passe bien au-dessus de la tête.« Moi, ça me dérange pas du tout.C'est juste ça que j'aime: faire de la musique.» En discutant un peu avec lui, on se rend compte que la musique pour lui est une véritable vocation.issu d'une famille de musiciens (son père, Gilbert Patenaude, est chef d'orchestre), c'est tout naturellement que le goût de la musique s'est développé chez lui.lu-lien, tout comme Mathias, joue d'un instrument de musique pour son propre plaisir.Lui, c'est le cor français qui est son instrument et c'est dans un orchestre qu'il met en pratique son jeu.Pendant que d'autres sont branchés sur CKOI et écoutent sur leur baladeur le dernier «hit» de Guns'n Roses, Julien préfère donner son âme aux chanteurs à texte.Il n'est donc pas surprenant de retrouver Jacques Brel et Renaud parmi ses idoles.Quand on lui parle de la qualité vocale de certains chanteurs populaires, son opinion est claire: «La carrière des chanteurs américains n'est pas nécessairement axée sur la voix.La plupart s'accrochent au look et à l'allure.C'est le côté commercial qu'ils recherchent».Caroline VOISARD Collège de Bois-de-Boulogne Montréal «Tu peux toujours danser», ou comment véhiculer un message de façon original I Autrefois tabou et peu connu, le sida est devenu l'un des plus grands thèmes de l'actualité.Lorsque l'on traite d'un sujet brûlant comme celui-là, i faut donc véhiculer son message de façon originale et respectueuse.Voilà ce que Louis-Dominique Lavigne a su démontrer en écrivant la pièce de théâtre «Tu peux toujours danser».Se produisant à l'école secondaire d'Anjou sous la responsabilité du metteur en scène Clausse Poissant, la troupe de Théâtre Le Clou a impressionné bien des jeunes par sa performance théâtrale.Dans un décor de circonstance, mais d'une simplicité remarquable, Raymond-Marins Boucher compare le virus du sida à un genre de «bibitte» métallique autour de laquelle gravitent toutes les autres maladies transmises sexuellement.« Il faut livrer son message, sans être trop moralisateur, en plus d'être théâtral et artistique», raconte Monique Gosselin, l'une des comédiennes.Avant d'écrire la pièce, les auteurs se sont informés auprès du Centre de coordination sur le sida pour identifier les points à mettre en évidence.Caroline Lavoie, qui interprète le rôle d'une rockeuse, révèle que les comédiens ont aussi discuté avec des sidatiques afin de connaître les situations qui «blessent» et qui s'acceptent difficilement.C'est cette partie du message que les comédiens veulent transmettre en présentant cette pièce dans plusieurs écoles secondaires de la région de Montréal.Les personnages, qui représentent des adolescents quelque peu écervelés et désorientés, sont interprétés par des adultes.Néan- C U L T U R E moins, Monique Gosselin déclare que «ce fut une bonne expérience de jouer le rôle d'une adolescente, ça m'a rappelé des sentiments que j'ai personnellement vécus lorsque j'avais cet âge».jadis, on n'osait pas présenter de telles pièces.Comme le dit Sylvain Scott, l'un des comédiens qui, à lui seul, incarne trois personnages, « le sida constitue maintenant un problème grandissant.Auparavant, il n'y avait pas de sensibilisation, ce n'était pas aussi urgent d'en parler.» La pièce traduit donc les préoccupations des jeunes qui peuvent se reconnaître à travers certains personnages, à un moment ou l'autre de la dramatique.Être comédien Comédien n'est pas un métier de tout repos.Pour ces acteurs, leur carrière fait partie d'eux-mêmes.Sylvain Scott et Caroline Là-voie racontent qu'ils ont toujours voulu devenir comédiens depuis leur tendre enfance.«Cette carrière est remarquable; par contre, il faut beaucoup de patience, se résigner à de nombreux sacrifices et vouloir jouer pour soi-même, avant de se produire devant un auditoire», affirment-ils, à tour de rôle.Tout compte fait, les spectateurs ont eu l'occasion d'assister à une pièce de théâtre dynamique, vivante et très bien adaptée en fonction d'un auditoire composé de jeunes adultes.Sara ZOELLNER Berdy DESSAPES École secondaire Royal George Greenfield Park Sylvain Scott et Caroline Lavoie, les protagonistes de Tu peux toujours danser.LA JEUNE PRESSE est une initiative du service de l'information de LA PRESSL Cette page paraît chaque dimanche, durant Vannée scolaire.Son objectif est d'initier les adolescents à l'écriture journalistique en leur permettant de s'exprimer sur les divers sujets qui les intéressent.Le choix des thèmes et des chroniques est du ressort d'un comité de rédaction sous la direction de Marc Doré, adjoint au directeur de l'information.Téléphone: 285-7070 (télécopieur: 285-6808)./m* f.i.it-.\\j\\ oioiu i iilooi, /, rue Saint-Jacques, Montréal^ H2Y1K9 Un hameau, un village, presque une ville, vous dis ¦ L'école secondaire De Mortagne, â Boucherville, est la plus grosse école secondaire au Québec.Avec ses 3200 élèves, elle surpasse, par son nombre d'étudiants, toutes les autres écoles secondaires de la province.Construite en 1968, sa grande superficie permet aujourd'hui d'accueillir plusieurs étudiants, de la première à la cinquième secondaire, ainsi que les élèves du programme sport-études.L'école compte approximativement 700 étudiants en première secondaire.680 en deuxième secondaire, 560 pour le troisième secondaire, et respectivement 530 en quatrième et en cinquième se- condaircs.Le cheminement particulier, pour les étudiants en difficulté d'apprentissage, compte environ 180 élèves.Le corps enseignant, pour sa part, regroupe 179 enseignants.En fait, l'école forme une espèce de village à échelle réduite, dont la population est formée d'étudiants, d'enseignants, d'un personnel de soutien ainsi que de la direction.Un micro-climat est alors créé par l'ensemble de tous ces gens lui se côtoient quotidiennement.Certains déploient le manque d'unité entre les élèves, dû au grand nombre d'étudiants.Il est vrai que le sentiment d'apparte- E C ES nance se développe surtout en présence d'un nombre restreint de personnes, par le partage d'activités parascolaire, par l'implication et par la communication avec les pairs et les enseignants.Il est en effet difficile pour les enseignants d'établir un contact personnalisé avec leurs étudiants lorsqu'ils ont 6 ou 7 groupes de 30 élèves chacun.Pour beaucoup d'étudiants, cette situation ne semble pas les affecter, ou bien, la situation devenue chose courante, ils ne ressentent pas les effets r pernicieux que la dépersonnalisation peut avoir sur eux à long terme.La démotivation et une indifférence face à la vie scolaire en sont des exemples.Bien sûr, il n'y a pas que des effets négatifs en rapport avec cette situation.Certains étudiants y trouvent l'occasion de côtoyer une plus grande variété de personnes, d'apprendre à vivre en société et de s'habituer au choc du cégep en étant entourés d'un plus grand nombre d'étudiants.La rassemblement d'autant d'élèves dans un même établissement, déclenche aussi des événements cocasses, comme les «embouteillages» aux «heures de pointe», qui peuvent parfois entraîner des retards répréhensibles si 1 on n y prend garde.Finalement, malgré un certain sentiment d'anonymat, les étudiants semblent apprécier la vie scolaire à De Mortagne.Cette grande école secondaire qui possède un corps profcssorel qualifie, de même qu'un bon encadrement, permet de rencontrer tous les objectifs académiques nécessaires au secondaire, mulgré sa tâche décuplée à cause du nombre élevé de ses étudiants.Mélanic PRATTE tcolc secondaire De Mortagne Boucherville LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 21 FÉVRIER 1993 A 11 Génies en herbe En collaboration avec Génies en herbe/Pantologie Inc.3535.boul.Rosemont.Montréal H1X 1K7 A THÉÂTRE 1.Quel dramaturge français d'origine russe est l'auteur de la pièce le Ping Pong?2.Donnez le nom et surnom de l'auteur de la pièce The Mousetrap?3.Quelle pièce de Victor Hugo suscita une querelle entre classiques et romantiques?4.Quel «mauvais garçon» de la littérature française du XXe siècle (il fit de la prison et de la prostitution) est l'auteur de la pièce les Bonnes?5.Quel dramaturge norvégien est l'auteur de la pièce Le Canard sauvage?CINÉMA 1.De quel pays le réalisateur Miklos Jansco est-il originaire?2.Quel Français réalisa le film Le Boucher, qui raconte l'histoire de crimes sanglants commis dans un petit village pé-rigourdin?3.À quel genre cinématographique le film Na-nouk l'Esquimau appartient-il?4.Quel cinéaste américain réalisa M te maudit?5.Dans quel pays le réalisateur stayajit Ray est-il né?6.Quel même acteur re-trouve-t-on dans les films Strange Brew et Le Septième Sceau?7.Quel écrivain français réalisa la Femme du boulanger?8.Quel cinéaste français réalisa une série de films appelée Contes moraux?9.Quel est le prénom du réalisateur suédois Sjostrtrom?10.Quel acteur jouait le rôle-titre dans Le Char, teur de Jazz?C ARCHÉOLOGIE Officier qui fit dès fouilles en Turquie.1.Dans quel archipel est située l'Ile de Milos où un paysan découvrit par hasard une statue représentant Vénus?2.Quel archéologue, fils d'un archéologue, découvrit le dite de Cnos-sos?3.De quelle nationalité D ARTS était l'explorateur Thor Heyerdahl?4.Quel archéologue allemand du XVIIe siècle publia Histoire de l'art dans l'Antiquité?5.Quel officier, surtout connu pour la part qu'il prit dans l'indépendance arabe, fit des fouilles en Turquie?Il a peint Oedipus Rex.1.De quelle ville Vermeer était-il originaire?2.Quel artiste français a peint l'Odalisque brune?3.Quel sculpteur allemand a réalisé un buste de Nietzsche en 1902?4.Quel est le prénom du sculpteur Thorvaldsen?5.Quel peintre allemand naturalisé français fut l'un des fondateurs du dadaïsme et a peint Oedipus Rex?E GENTILÉS Comment appelle-t-on les habitants des lieux suivants?Crucigrammes 1.Vimy 2.Trois-Rivières 3.Spa 4.Terre de Feu 5.Halifax P IDENTIFICATION 1.Association créée en France en 1790.2.Elle eut dans ses membres Fabre d'Églantine et Legendre, et tint ses premières assemblées dans un couvent.3.Ses membres préparèrent la pétition de 1791, 6.Salonique 7.Tunis 8.Cadix 9.Épinal 10.Dieppe qui demandait la destitution du roi.4.Après sa dissolution, ses membres se joignirent aux Jacobins.Son fondateur, Danton tint une place prépondérante dans la révolution française.wê Rôle-titre dans le Chanteur de Jazz.SOLUTION A LA DERNIÈRE PAGE DES ANNONCES CLASSÉES Mois croisés LA GRILLE THÉMATIQUE DE MICHEL HANNEOUART (CHEFS) 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 HORIZONTALEMENT 1.Dans la Russie tsariste, représentant élu par une communauté nirale ou urbaine \u2014 Personne dont on est le disciple.2.Homme misérable \u2014 Cité antique \u2014 Ministre du culte protestant.3.Conjonction \u2014 Inonder \u2014 Existez.4.Chef d un district dans l'Allemagne nationale-socialiste \u2014 Personne qui dirige quelque chose.5.Viscère \u2014 Jeu d'esprit.6.Venus au monde \u2014 Des^ gens l'adorent \u2014 Partie de lustre \u2014 Agence centrale de renseignements.458 7.Souverain \u2014 Dure trois mois \u2014 Deviendra.8.Volent par des détournements frauduleux \u2014 Marque le mépris \u2014 Baie du Japon.9.Bière \u2014 Dans le calendrier romain \u2014 Chef.10.Êquerre \u2014 Lac d'Italie, victoire d'Harmibal \u2014 Rigolé.11.Regimbent \u2014 Article contracté \u2014 Chef élu des anciennes républiques de Venise et de Cônes.12.Commune de l'Aveyron \u2014 Utile au golf \u2014 unité de mesure de volume.13.Titre des souverains d'Ethiopie \u2014 Dans l'alphabet grec \u2014- Résine malodorante.14.Sens valeur \u2014 Avant les autres \u2014 Terme par lequel un juif désigne un non-juif \u2014 Le moi.15.Titre, dans l'Empire ottoman \u2014 Chef élu de l'Église catholique romaine \u2014 Pronom personnel.VERTICALEMENT 1.Chef militaire et civil du Japon, de 1192 à 1867 \u2014 Chef d'une entreprise.2.Préfixe qui multiplie \u2014 Migll* trat municipal \u2014 Nouveau.3.Altesse royale \u2014 Sainte \u2014 Soumet à un certain ordre.4.(fcîàre du roi \u2014 Centilitre \u2014 Costume de danse.3.Titre \u2014 Autre nom de l'Irlande \u2014 Point cardinal.6.Celui qui dirigeait en chef un service, un secteur \u2014 Nickel.7.Allure \u2014 Certifiées.8.Qui a peu d'argent \u2014 Note \u2014 Sert à lier.9.Peut être spirituel \u2014 Possessif \u2014 Chef algérien.10.Extrémité méridionale du Plateau brésilien \u2014 Empereur \u2014 opui 11.chef \u2014 Arbre du bord des eaux \u2014 indique le Heu \u2014 Enve* loppe d'un oreiller.12.Ouestions d'un test \u2014 Poètes primitifs.13.Personnage qui conçoit, Inspire, dirige \u2014 Chef de bande \u2014 Bords de bois.14.Vole urbaine \u2014 D'un verbe gai \u2014 Prénom \u2014 Jeu chinois.15.Anneau de cordage \u2014 Ineptie \u2014 Souverain.SOLUTION DIMANCHE PROCHAIN 1 t S 4 S 6 7 B t 10 11 U 13 14 II 1 Nicole Hannequart Tout d'abord, vous devez trouver les mots correspondant aux définitions, en commençant par le mot codé (dont les lettres sont écrites entre parenthèses).Ce dernier vous est d'une grande aide puisque, une fois trouvé, vous reportez, ên suivant le code, chacune de ses lettres dans la grille.(Par ex.12 signifie la case d'intersection des mots 1 et 2, 2-3, celle des mots 2 et 3, etc.).Enfin, il s'agit de compléter la grille en formant une anagramme pour chacun oies mots trouvés.MOT CODÉ 3-4 8-9 2-3 7-8 1-2 6-7 5-6 DÉFINITION Fait à titre gracieux.(BEEELNOV) MOTS DÉFINITIONS 1.C_______Désira avidement.(8 lettres) 2.A______ Fais des progrès.(7 lettres) 3.B______ Prendre les choses légèrement.(7 lettres) 4.B_______ Mangera l'herbe en la prélevant sur place, en parlant du bétail.(8 lettres) 4-5 MOTS DÉFINITIONS 5.T___\u2014Métal, oiseau ou supplice.(7 lettres) 6.P\u2014____hé Principale source mondiale d'énergie.(7 lettres) 7.C_____ Croupe d'alpinistes reliées les unes aux autres.(6 lettrei ) 8.D______ Qui est droite, sans détour.(7 lettres) 9.S______ Un peu acide.(7 lettres) 8 SOLUTION DU No 257: 1.AUCMENTÉ 2.EMICRANT 3.ÉNONÇAIT 4.RACONTE 5.ENCOURRA 6.REFLUERA 7.MIAULER 8.SUCRÉE 9.TOURNURE MUTACÉNE MIGRANTE ACTIONNÉ CANOTER RANCOEUR ÉRAFLURE ULMAIRE CÉRUSE TOURNEUR R D M 258 Anacroisés Fi f.Philippe Guènn Les anacroisés sont des mots croisés dont les définitions sont remplacées par les lettres de mots à découvrir.Les nombres qui suivent certains tirages correspondant au nombre de solutions possibles dont une seule peut se placer sur la grille.Comme au scrabble, on peut conjuguer.Tous les mots a trouver figurent dans l'Officiel du Scrabble (Ed.Larousse).Il n'est donné que les tirages de mots de six lettres et plus.HORIZONTALEMENT 22 : A 1:ADNRTU(2) 23:A AACHPS 25:A AADHIL 29:A EEEINPSU 31 : A EINOOPRS 35:A EERRSSUY 38:A AECCILN 39: A DEEELMOR 40: A A A C C 0 T T (2) 41 : A 20:BEIRRTTU 42: E 21:EEECINSU 43:E 6: 9: 11 12: 14: 15: 17: 18 DE E LRS1 E E R R S A A DHIRS E E H L R T (2) CDMMNO A B R S S (3) EIMOX ECINU ECMNSY AEILMXZ HILNPt EIIORS 44: EH M NO S S (6) 45 : A I N N R S T T 46: C I 0 R S T (2) 47: A CEE ST (3) 48: ELOPSST VERTICALEMENT 1:6DEEORR(3) 2 : E E I P R S U (3) 3:EEIRSTT(2) 26:A 4:AELNRUU 27:A 5:EERSTUY 28:A 6: AENOPRRT(S) 29: A 7:ACDELNO(2) 30: A 8 : E E M I L U 31 : A 9: ADECOTTUI2) 32 : D 10:IINRSTTU 33:E 13: A E E P SSTU (2) 34: A 16: AEGHI5SI3) 36: E 19:CDEENRUX 37:A 24:AEMNOR(3) 39: C A E E L M R S E E G G R S (3) BILOR A E E H L R T AEELNSZ BCGII ENOTXY IMM NT A A M S S S I N R TU il) CEIILT IILLO SOLUTION À LA DERNIÈRE PAGE DES ANNONCES CLASSÉES Scrabble Fi Fi Philippe Guérin MMCROiSÉS : COMMENT PAIRS ?SOLUTION DE DIMANCHE DERNIER our répondre à mon sondage de fin d'année, voici la façon de résoudre le problème d'anacroisés qui se trouve au-dessus de cette chronique.Un problème d'anacroisés ressemble comme deux gouttes d'eau à un problème de mots-croisés que, je crois, chacun sait résoudre.Il y a d'un côté une grille composée de cases noires ot de cases blanches.De l'autre se trouvent les définitions.Alors que dans les mots-croisés, on se trouve face à des définitions (plus ou moins difficiles) du type de celles que l'on trouve dans un dictionnaire, les définitions des anacroisés se composent simplement des lettres (données dans le désordre) du mot à trouver.Ainsi lorsque six lettres vous sont proposées, il suffit de composer un mot comprenant ces six lettres et de placer ce mot à la place indiquée.Les petits nombres qui se trouvent dans certaines cases de la grille vous indiquent où placer le mot à trouver.Prenons un exemple sur la grille de cette semaine.La case portant le nombre 5 accueillera la première lettre du mot à trouver (qui se trouve être dans ce cas un mot vertical) grâce à la définition du 5 vertical: EERS-TUY.Apres moult réflexion, vous trouverez le mot TUYERES que vous inscrirez donc verticalement en plaçant le T dans la case marquée 5.La case ornée du nombre 39 recevra la première lettre du mot horizontal 39 (dont la défini-tion est AEGINU) de même qu'elle sera le point de départ du mot vertical 39 (dont la définition est CIILLO).Ces deux mots ont donc en commun leur première lettre qui, par déduction, sera un I, seule lettre commune aux deux définitions* Après certaines définitions figure un nombre entre parenthèses.Certaines combinaisons de lettres ne donnent naissance qu'à un seul mot, d'autres combinaisons permettent de former 2, 3.voire une dizaine de mots.Ce nombre indique le nombre de solutions qu'il est possible de former avec toutes les lettres proposées.Quand aucun nombre n'est indiqué, la solution est unique.Ainsi la définition du 1 horizontal.ADNRTU, est-elle suivie d'un 2 entre parenthèses.Deux mots sont donc possibles avec les six lettres proposées: DURANT et TRUAND.Il vous faudra attendre d'avoir au moins une lettre déjà sur la grille pour savoir quel mot placer.On a vu que le 5 vertical était le mot TUYERES; donc le 1 horizontal se termine par T et par conséquent le mot qui convient est DURANT! Cette remarque sous-entend donc qu'il faut commencer par résoudre les définitions qui ne sont pas suivies de nombre entre parenthèse car alors les lettres proposées ne permettent qu'un seul mot.Au fur et à mesure que votre grille se remplira, vous pourrez alors peut-être trouver réponses aux définitions à solutions multiples.4 Ce jeu a été mis au point par Michel Charlemagne, un scrabblcur français de renom.Issu donc du scrabble, ce jeu utilise le même livre de référence que le scrabble, à savoir l'Officiel du scrabble édité aux Editions Larousse.Par conséquent, les formes conjuguées, les féminins, les pluriels sont utilisés dans les anacroisés.Pour cette même raison, seuls sont définis les mots de 6 lettres ou plus.En outre, on no trouve qu'exceptionnellement des mots de 9 lettres ou plus puisqu'uu scrabble on joue avec 7 lettres que l'on peut éventuellement raccordera une huitième lettre déjà présente sur le jeu.Enfin, j'essaie dans la mesure du possible d'utiliser dans mes problèmes des mots qui font par-tic du vocabulaire courant.Mais quelquefois les impératifs de construction de la grille m'obligent à utiliser un mot un peu exotique.Retenez-le et peut-être pourrez-vous le placer dans une prochaine partie de scrabble! Car ce jeu constitue un excellent entraînement pour le scrabble.D'une part il vous permet d'apprendre de nouveaux mots et, surtout, il vous habitue à jouer avec les lettres en vue de trouver des scrabbles, un aspect du jeu où des joueurs, mêmes confirmés, éprouvent certaines difficultés.Comment jouer la partie de duplicate ci-dessous La formule duplicate vous permet de rejouer chez vous une partie disputée dans un club.Pour obtenir les règles détaillées, écrivez à Philippe Guérin, rubrique du scrabble, la Presse, 7, rue Saint-|acques, Montréal, H2Y 1K9.Partie disputée au club « Les Mots-Coeurs» de Saint-Bruno le 21 janvier 1995.(Ouvert les jeudis soir -(5I4)65V4I90).TIRAGE MOT RETENU RÉF.PTS 1 lEAUlTO 2 E0LNPP1 ETUDIAI H4 66 3 VRTOOS' POPELINE 4 A 60 4 0IIGRLE AVORTOtNfcO) 9H 65 5 DEFA0EC RELIGION N2 74 6 A.WENZHL DE^OHCE (2) K5 52 7 XEARTTD MALE2 L11 M 8 ÇAMCOiF EXTRADAT 12H 84 9 FOOTSIP CAMIEZ 1SG S4 10 FtMANEUS JOUTiElS L1 44 11.MNNEUST ENFUMAS 13B 76 12 NT.LWAAE PENSUM A4 27 13 NET.RNEI AWALE B9 37 14 BEUSARI RETINIEN (3) Fi 62 15 GAYRK/E BEURRAIS 1B 63 16 GAV.HSOU KYRIE 10E 46 1?GHS.LBEN VAOUA 11A 52 BLESE(4| 14J 36 _1003 Commentaires: 1\u2014 PO(l)VROTS en A4 pour 86 points 2\u2014 DEFORCER.affaiblir.3\u2014 RETINIEN.NE.relatif a la rétine.4\u2014 Solo de Claire Boiiy.Résultats non communiqués La vie animale A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 21 FÉVRIER 1993 À tire-d'aile., Si ce sont surtout les pics chevelus qui semblent être en cause dans l'attaque des maisons de Granada, le pic mineur, son petit sosie, ( notre photo ) a aussi prêté main forte aux envahisseurs à quelques reprises.Le carnet d'observation LES BONS CÔTÉS D'UNE TEMPÊTE ¦ Les tempêtes de neige ne font guère d'heureux.Pourtant c'est toujours avec un certain plaisir que j'attends ce moment.Presque invariablement, dès le lendemain, les oiseaux se font toujours beaucoup plus nombreux aux postes d'alimentation, la nourriture naturelle étant devenue plus difficile d'accès.Il va sans dire que la mangeoire est nettoyée dès que possible.Les ciseaux des voisins ne peuvent résister et plusieurs se donnent le mot pour venir faire un iour chez nous.S'ils étaient en grand nombre, il n'y avait toutefois aucune surprise.Mon couple de corneilles était toujours de la partie, en compagnie des chardonnerets, des juncos, des geais, de quelques mésanges, des roselins et des autres, le n'ai pas encore de visite des sizerins flammés.Et vous?Tout porte à croire qu'ils ne viendront pas dans la région métropolitaine cet hiver.Mystérieuse attaque de pics en Abitibi PIERRE GINGRAS LW h istoire s'est dé- Ïroulée l'automne.m dernier en Abiti-ÉyBg bi, à deux pas de Rouyn, dans un village du nom exotique de Gra- nada.Le malheur a commencé à frapper, d'abord par petits coups puis, comme une épidémie, il s'est répandu de façon subite.Il semble bien que la première victime soit Marcel Loyer, professeur à la commission scolaire locale.Vivant dans une coquette maison recouverte de bois naturel, il avait toujours considéré les pics comme de sympathiques oiseaux, jusqu'au jour où les volatiles à long bec ont commencé à manifester un intérêt particulier pour sa maison.Après un examen rapide des lieux, ils sont passé à l'attaque.En peu de temps, avant qu'il ne réalise vraiment le drame qui se déroulait sous ses yeux, les pics chevelus, car c'est bien d'eux qu'il s'agit (les pics mineurs se sont aussi manifestés à quelques reprises mais beaucoup plus rarement) ont fait des dizaines de trous dans le revêtement de bois de ses murs.Il en compte au moins une quarantaine.A dix endroits, les pics ont non seulement traversé le bois, mais il se sont aussi rendus jusqu'à la laine minérale.M.Loyer soutient qu'à quelques reprises les pics ont même passé la nuit bien au chaud, dans la laine isolante.Les dommages s'élevant à des milliers de dollars, il s'adresse à sa compagnie d'assurances.Une autre surprise très désagréable l'attendait.Sur son contrat, une petite clause indiquait que l'assuré n'était pas protégé contre les dommages causés par les rongeurs et.les oisaux.L'assureur a refusé de payer quoi que ce soit.Une quarantaine de maisons endommagées Afin de minimiser les dégâts, M.Loyer a installé deux ni-choirs d'oiseaux sur des trous afin d'inciter les oiseaux à s'y installer plutôt que de continuer leurs travaux de forage.Si les pics ont effectivement accepté l'hospitalité à quelques occasions, cela ne les a pas empêchés Dommages causés par les pics à une résidence de Granada de faire d'autres trous tout autour des cabanes.Il a aussi utilisé de gros ballons vendus par une firme spécialisée de Québec et sur lesquels étaient dessinés de gros yeux.Sans résultat.Mais les plus étonnant dans cette histoire, c'est que M.Loyer est loin d'être le seul à avoir eu des déboires avec les pics.Selon un représentant du Service canadien de la faune qui a enquêté sur les lieux, pas moins d'une vingtaine de propriétaires, tous situés à une distance de trois ou quatre kilomètres du site de la première attaque, ont subi des dégâts à la même époque.Toutes ces maisons étaient recouvertes de bois teint.Certains ont compté aussi une cinquantaine de trous plus ou moins grands sur leurs murs, même si dans l'ensemble, les dommages ont été mineurs.Là aussi, on a tenté de dissuader l'attaquant, avec un hibou de plastique cette fois.Et les pics ont creusé à quelques centimètres de l'épouvantail.À une exeption près, tous les proriéîai-res ont découvert que leur assureur ne couvrait pas ce type de dommages.Récemment, au cours d'une entrevue téléphonique, M.Loyer soutenait que près d'une quarantaine de maisons du secteur avaient été endommagées par les oiseaux.11 confiait par ailleurs que les foreurs s'étaient tenus tranquilles depuis la fin de décembre mais que récemment un autre pic s'était manifesté.« Mais ce que nous appréhendons tous, ici, a t-il dit, c'est la venue du printemps, l'époque où les pics font leur nid.Nous craignons qu'ils se remettent à nouveau à la tâche».M.Loyer et un autre citoyen de la région ont toutefois obtenu un permis spécial du Service canadien de la faune pour abattre des pics, des oiseaux protégés par la loi fédérale.On croit que des dizaines d'oiseaux ont été abattus.Les deux permis ont par la suite été révoqués pour être modifiés en une autorisation pour effaroucher les oiseaux avec une arme à feu.Les coupes forestières en cause?Comment expliquer une attaque aussi massive?Certains se souviendront peut-être d'un cas similaire rapportée à la une de La Presse il y a quelques années et commenté dans cette chronique.L'agresseur était aussi un pic chevelu.Lors des recherches menées à cette occasion, l'hypothèse qui avait été mise de l'avant par nos interlocuteurs, dont Henri Ouellet, responsable du département d'ornithologie au Musée canadien des sciences naturelles, faisait valoir que le bois qui servait alors de revêtement n'avait peut-être pas été traité convenablement et que le pic cherchait à y trouver de la nourriture.M.Ouellet, qui a fait ses recherches de doctorat sur les pics, racontait alors que les insectes présents dans le bois émettent souvent du bruit en s'y frayant un passage, bruit facilement perceptible à l'aide d'un stétoscope, par exemple.Les pics entendent ce bruit ou enco- re font des tests de résonnanec avec leur bec pour déterminer si le bois est creux.S'ils croient pouvoir trouver quelque proie intéressante lors de leurs auscultations, la tarière se mettra en marche.On raconte que des pans de mur en entier, notamment dans des chalets en bois rond, ont déjà été détruits par des grands pics.Les dommages causés par des pics de plus petite taille (maculé, flamboyant, chevelu ou mineur, pour ne nommer que ceux-là) sont cependant plus rares.Mais il semble bien que cette hypothèse ne puisse expliquer les problèmes qu'ont connus les résidants de Granada.La présence de parasites dans le bois ne serait pas en cause.En effet, explique le représentant du Service canadien de la Faune, Pierre Brousseau, il est impossible, croit-on, qu'autant de maisons aient pu être recouvertes de planches traitées de façon inadéquate.D'autant plus que lors de certains examens, on a découvert que le bois semblait sain.On avait cru aussi à un certain moment que le phénomène était le résultat d'une migration locale.Mais cette hypothèse a aussi été rejetée.La seule explication plausible retenue jusqu'à maintenant met en cause l'état de la forêt.11 y a plusieurs années, toute la région de Granada a été l'objet de coupes à blanc.On a tout rasé.Si cette foret est aujourd'hui en pleine regénération, les arbres sont jeunes, leur tronc est lisse et par conséquent, faute d'anfractuosités comme il y en a sur les vieux arbres, on y trouve moins d'insectes.Voilà qui pourrait pousser les pics à explorer toutes les avenues disponibles pour tenter de trouver de la nourriture.En l'absence de vieux arbres, les abris pour les pics sont presque inexistants.Ces oiseaux se cachent habituellement dans un trou pour dormir.La situation devient d'autant plus difficile avec la venue de l'hiver.Voilà qui expliquerait pourquoi les pics chercheraient a trouver un refuge dans les murs des maisons.Mais comment se fait-il alois que celte population de pics ait soudainement décidé cet automne de passer à l'attaque alors que la forêt n'a pas beaucoup changé d'aspect ces récentes années?Personne n'a pu répondre à la question.Les petits compagnons L'aquarium ou le monde du silence chez soi DR FRANÇOIS LUBRINA collaboration spéciale i vous ne supportez plus les miaulements stridents de votre siamoise insomniaque ou névrosée (petite \\ I vr^ précision raciale: les siamoises ne sont heureusement pas toutes angoissées et névropathes!).Ni les poils envahissants de votre loulou de Po-méranie.Pas plus que les farces plates débitées à la journée longue par votre perroquet gabonais.Si vous souhaitez enfin et par contre avoir à domicile de gentils et discrets compagnons, pourquoi pas alors un aquarium ?Extravagant ou sage, c'est affaire de moyens.Ou de passion bien sûr! L'idée, l'envie, ou la nécessité de garder des poissons dans un but utilitaire ou d'agrément remonte à l'antiquité.Grecs et romains fortunés élevaient déjà en ville des poissons dans de vastes viviers ou bassins de pierre taillée bruissants de jets d'eau.Mais il ne s'agissait pas d'inof-fensifs poissons rouges! De succulentes carpes souvent.De féroces murènes parfois aussi que l'on n'hésitait pas, en ces temps bien peu chrétiens, à nourrir de chair d'esclaves en guise d'amu-se-gueule.Plus tard, on utilisera aussi pour la pisciculture, en plus des étangs, les douves des châteaux forts.Chauffage à la bougie L'aquariophilic proprement dite (c'est à dire l'art d'élever des poissons dans un but décoratif), verra le jour en Extrême-Orient où les «Cyprins dorés» feront fureur au temps de la dynastie Sung (mille ans avant ).-C).Quant aux fameux poissons «rouges», ils firent leur apparition vers l'an 950 de notre ère.Au tout début, il ne s'agissait que d'un bien modeste spéci- men de couleur brun-vert capturé par un pêcheur chinois prés de la ville de Thang-ou.Sa couleur rouge flamboyant n'apparaîtra, par sélection, que 500 ans plus tard au Japon.De là il fera la conquête de toute l'Europe au XVIIIe sciècle.Trônant même dans un bocal de verre dans les salons de Madame de Pompa-dour, favorite de Louis XV.C'est à la Belle époque que les aquariums seront enfin chauffés.À la flamme vacillante et noircissante de petites bougies appelées «veilleuses», d'abord.Puis à l'aide de lampes à pétrole ou au gaz placées directement sous l'aquarium pour réchauffer les écailles des magnifiques et précieux poissons tropicaux importés à grands frais vers la fin du XIXe siècle.L'avènement de l'électricité permettra un contrôle plus efficace et plus sécuritaire de la température de l'eau.Une meilleure oxygénation aussi, les pompes à air très primitives du siècle passé ressemblant à s'y méprendre à des pompes à vélo! ^Aujourd'hui, l'aquarium c'est ni un luxe, ni un loisir très envahissant.Il pourra ne mesurer que deux pieds de long par un pied de haut, tout en vous procurant de grandes joies.Mais sans vous attirer foudres et menaces d'expulsion (même non fondées et purement gratuites) de votre propriétaire cynopho-be.Adieu, désormais aussi, aux sorties-pipi-corvées de Pitou par moins 20 degrés et 30 cm de neige.Tout comme aux crises d'asthme dues au pelage envahissant et flottant de minou.Question emploi du temps: montre en main, un aquarium bien ordinaire, c'est juste quelques minutes pour le train-train quotidien de base.Et une bonne heure par semaine pour le grand ménage.Odorat Quant aux poissons, ils ont un rythme de vie et une physiologie passablement différents du traditionnel compagnon sur quatre pattes et sur vos genoux.Question repos par exemple, même s'ils ne peuvent fermer leurs yeux dépourvus de paupières ( ils n'ont pas besoin en effet de les humecter comme nous, et pour cause!) les poissons doivent faire dodo eux aussi.Piquer un petit roupillon consistera donc à bloquer dans une immobilité totale, et quelques heures durant, toutes leurs fonctions vitales.Même s'ils vivent dans l'eau, il ne faudrait pas croire que ces animaux bardés d'écaillés soient, tels des moines trappistes ou des couventines, complètement coupés du monde et de leur propriétaire.Par exemple, les habitants du monde du silence ne sont pas dépourvus de tout odorat.Grâce à ses narines localisées à l'avant de son museau, et constituées de deux ou quatres ouvertures reliées directement au lobe olfactif, le poisson peut détecter certaines hormones ou phéromo-nes (de peur par exemple) émises par un collègue.Dans l'eau, milieu très dense ou sons et vibrations se déplacent cinq fois plus vite que dans l'air, l'ouïe permet à certaines espèces d'entendre des sons sur la même gamme de fréquences que nous.Et ce, en dépit d'une oreille beaucoup plus primitive que la nôtre.De plus, le poisson peut détecter toutes sortes de vibrations grâce à sa vessie natatoire.Cet organe appelé aussi «vessie gazeuse», et commun à de nombreuses espèces aquatique, offre la possibilité de rester en équilibre dans l'eau et au niveau souhaité.Stéthoscope Cette vessie permet aussi, et à la manière d'une caisse de résonance, d'amplifier les sons émis.Voire de jouer aussi un rôle auditif.Les vibrations détectées par la vessie natatoire seront transmises fidèlement en effet à l'oreille par un chapelet de petits osselets.Ou encore par la structure dite «tubulairc» qui fonctionne à la manière d'un vé- 5 De la même façon que la gueule d'un chihuahua est fort différente de celle d'un bulldog, chez les poissons il y en a pour tous les goûts et tous les coûts.Entre ce modeste poisson rouge appelé «Queue-de-voile», par exemple, et le bien curieux et exotique « Geophagus steindachneri » à tête de vache sacrée I ritablc stéthoscope depuis la vessie natatoire jusqu'à l'oreille.Dernière caractéristique surprenante des poissons: le «système de la ligne latérale», sorte de sixième sens qui permet de détecter vibrations et courants grâce aux terminaisons nerveuses localisées entre la rangée d'écaillés qui suit la ligne latérale le long du flanc.Certes, le poisson d'aquarium, aussi sociable soit-il, ce n'est pas, bien sûr, le genre de compagnon qu'on emmènera promener en laisse et au parc comme un toutou.Mais ça reste tout de' même un petit animal qui vous apportera, rien qu'à le contempler évoluer dans son milieu aqueux: détente, relaxation, calme, volupté.Et vous donnera peut-être aussi (si vous êtes du genre angoisse) l'illusion de vous retrouver comme par enchantement dans le ventre maternel bien rassurant et ou tout baigne! Pour en savoir un peu plus, et de façon très pratique, sur le monde fascinant de l'aquarium: «Vous et votre aquarium» aux Lditions Larousse.-(_' "]
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