La presse, 23 janvier 1993, D. Cinéma
[" A4 * # Cinéma américaine Le célèbre acteur japonais Toshiro MHtine dans le rôle de Kroomak, le pire d'Agaguk.Derrière lui, l'actrice américaine Jennifer Tilly dans celui d'igiyoo, la femme d'Agaguk.\u2022i.\"i Séduisant scénario ! ¦ C'est parce que Uscd Peop/e leur a semMé irrfsig tible qu'on retrouve une si oeiie orochette de vedettes au génén^ que du premier °?ee dune jeune cinéaste britannique Bccban Kidron.Autour de Shirlcy MacLainc.on reconnaît ams.Ka thy Bâtes.Marcia Gay \"«rten.Marcello Mastroianni et lessica Tandy.En page D2 gaguk a coûté plus de trente millions.Une somme additionnelle \u2014énorme \u2014 est consacrée à son lancement.C'est un quitte ou double terrifiant.« Pour amener les gens au cinéma, il faut des films spectaculaires, il faut créer l'événement)», dit François Macerola, qui travaille depuis des mois au lancement d'Agaguk.C'est la méthode américaine.Agaguk est tiré d'un roman du Québécois Yves Thériault.Bien connu ici.Un classique.Mais à l'étranger?Il fallait des noms plus rentables.Toshiro Mifune, par exemple, acteur fétiche du grand Kurosawa, conscrit pour le rôle du père d'Agaguk.Donald Sutherland, transformé en policier de la GRC.Des noms qui diront aussi quelque chose au jeune public américain: Lou Diamond Phillips, dans le rôle-titre, Jennifer Tilly dans celui de la femme d'Agaguk.Agaguk a été fabriqué pour l'exportation.Le producteur.Claude Léger, vise les grands marchés internationaux.Comme il l'a fait pour lie t lu me et Le Palanquin des larmes.On a donc tourné en anglais.Phillips, le héros du film, est un jeune acteur qu'on a vu à la télévision dans quelques épisodes de Miami Vice et Dallas.Un film, La Bamba \u2014dans lequel il incarnait le chanteur chicano Kitchie Valens\u2014 en a fait une véritable vedette.11 a joué ensuite dans Young Guns, dans Stand and Dcliver.Une quinzaine de longs métrages en cinq ans.Cheveux noirs, teint brun, traits vaguement asiatiques, Phillips est un Agaguk parfaitement plausible.N'a-t-il pas d'ailleurs quelques gouttes de sang mexicain?«Mais non, répond-il à La Presse qui l'a rencontré à New York.C'est plus compliqué que ça: j'ai du sang phillipin, hawaïen, espagnol et chinois par ma mère, et du sang écossais, irlandais et cherokee du côté de mon père.» Né au Texas, Phillips a vécu un peu- \u2022 partout.«Mon père était marin, il a promené la famille aux quatre coins des États-Unis, et jusqu'aux Philippines, où j'ai encore des parents.en nombre incroyable depuis que je suis devenu une vedette de cinéma!» Le choc des cultures Ses films sont vus aux Philippines.Comme ils le sont dans le grand nord canadien, à Frobisher Bay, où une partie d'Agaguk a été tournée.' «La télévision les diffuse par satellite.Et les Inuits ont un super club vidéo pour les aider à passer les six mois d'hiver.|e croyais passser inaperçu là-bas; ils m'attendaient à l'aéroport, j'étais flatté et surpris.\u2014 Vous aviez lu le roman de Thériault?\u2014 Non.le me suis fait une idée du personnage en partant du scénario.\u2014 Et qu'est-ce qui vous a attiré dans ce rôle?\u2014 L'histoire d'Agaguk est typique de la rencontre, du choc de deux cultures.Ce sont SUITE A LA PAGE 09 GRAPHISME: JEAN BRUNEAU ¦ t » 3 FAMOUS PLAYERS INFQ-FILM:866-0111 de 1 1 h à 22h un film de JACQUES LEDUC version française avec soua-titre .'dis aux LOfcWS et PlNE (^te-AG-siej D2 LA PRESSE.MONTRÉAL, SAMEDI 23 JANVIER 199S LA PRESSE A VU seconds débuts de Roméo et Juliette ¦C MU Ci METTE RODERGE USED PEOPLE ¦ On s'étonne de voir les noms de Marcello Mastroianni, Shirley MacLaine, Kathy Bâtes et (essica Tandy, réunis au générique de ce premier long métrage d'une jeune cinéaste britannique, Bee-ban Kidron.L'explication se trouve dans l'exceptionnelle qualité du scénario de Used People, qui met en place une gale-'.rie de personnages plus pittoresques les uns que les autres, autour d'un Roméo et d'une Juliette à leurs seconds débuts.* Une histoire d'amour qui vous dilate le coeur autant que la rate.Ce$ acteurs de prestige, qui ont acquis :y, le privilège de choisir, ont tous affirmé avoir craqué à la lecture du scénario de Todd Graff, développé à partir de sa \u2022 pièce originale The Grandma Pïays ( Les ;jedx de grand-maman), elle-même tirée de ses souvenirs d'enfance.! J'ignore si on en traduira en français le titre par Personnes usagées, comme on le dit des voitures, quand on veut indiquer ^qu'elles peuvent encore servir.Il faut ^n.effet voir quel irrésistible duo forment à l'écran la presque sexagénaire MacLaine et le presque septuagénaire ; Mastroianni, qui fait son entrée au ciné* ma américain ! Used people nous ramène en 1969.De ; retour du cimetière, où elle vient d'en- 'terrer son mari Jack, après 37 ans d'une union cahoteuse, dont elle ne veut se rappeler que les hauts, Pearl Berman -(MacLaine) se remet mal de ses émo- .-*v tions, entourée de son envahissante famille juive, quand Joe Meledandri ( Mastroianni) sonne à sa porte, affirme avoir connu le pauvre Jack, témoigne à la veuve une compassion pour le moins extravagante, avant de l'inviter au restaurant italien dont il est le chef, pour «causer du défunt» devant un réconfortant capuccino.En voilà des manières! s'indigne la famille, qui veut renvoyer l'hurluberlu à ses chaudrons.Mais Pearl, qui en a soudain assez de ses proches, accepte l'invitation du sympathique inconnu.Coup de tête qui tournera au coup de coeur, bien entendu.Pearl apprend ainsi que Joe connaissait son Jack depuis ce lointain soir d'orage conjugal où ce dernier s'était réfugié dans son restaurant.Au rappel de ces heures noires des années 40, qui ont failli voir sombrer son union, la veuve s'émeut.C'est donc à Joe, et aux conseils très italiens qu'il avait alors prodigués à son client en peine, que Pearl doit sa réconciliation avec lack et le sauvetage de son mariage.Voilà une dette qui rapproche! D'autant que Joe est lui-même veuf, et qu'en vérité, il aime Pearl et rêve de ce jour, en silence depuis vingt ans.Mais n'essayez pas de trouver couple plus parfaitement désassorti ! La romance de Pearl et Joe se conjuguera dans le no m an's land psychologique qui sépare leurs deux clans: Le clan juif de Pearl, tout gueule et griffes: ses deux filles divorcées, Bibby-la-grosse-frustrée (Kathy Bâtes) et Nor-ma-la-belle-cinglée (Marcia Gay Har-den ) qui trompe ses blessures profondes en copiant les stars; ses petits-enfants, dont le fils de Norma, attachant gamin ( Matthew Branton ) surnommé Swee'Pea (petit pois), qui à l'insu de tous, souffre au moins autant que sa mère ; et sa mère Freida ( Iessica Tandy ), sémillante octogénaire et sa meilleure ennemie Beckey (Sylvia Sydney).Le clan italien de Joe, aussi tordant à voir que l'autre l'est à entendre: sa fille et son gendre, psychiatre aux thérapies pas toujours très au point; et sa très vieille tante Louisa (Ida Bernardini) dont les sourires font hurler les bébés.Used People est plus tendre, et plus drôle encore qu'£c/a/r de lune (Moons-truck), auquel il fait penser, sans doute à cause du clin d'oeil de cette énorme lune mythique dont David Watkin (directeur-photo des deux films) a inventé la technique de filmage.À mon avis, il est aussi plus léger, et au moins aussi savoureux que Fried Green Tomatoes (Le se-cret est dans la sauce).Un bijou d'intelligence du coeur.Tout le monde en sort en souriant.Depuis quand cela vous est-il arrivé au cinéma?USB) PEOPLE, de Beeban Kidron, aux cinémas FP-8 4, Laval 10.Faubourg 1 et Côte-des-Neiges 6.WÊ m Il faut voir quel irrésistible duo forment à l'écran la presque sexagénaire Shirley MacLaine et le presque septuagénaire Marcello Mastroianni I Un triangle fait pour durer HUCUETTE ROBERCE Pascale Busslères a reçu le prix de la meilleure interprétation féminine au FPM pour son rôle dans le film de Jacques Leduc.¦ Une homme, sa femme, sa maîtresse, 1o trînn rrlo.?m^ît !/-.nnni t-r> « 11 r» f/-»îc ovhIa.Iv fca iutt^i w ta uuiiiwiinvi) ILaè a .w iwi J vaj/iw ré et psychanalysé à l'écran.La vie fantô~ me, adaptation libre du roman intimiste de Danièle Sallenave, arrive pourtant comme une variation inédite sur ce vieux thème.Au moment de sa première au dernier Festival des films du monde de Montréal, on s'est plu à décrire ce dernier film de Jacques Leduc ( Tendresse ordinaire.Trois pommes à côté du sommeil) comme «le film le plus erotique jamais tourné au Québec».C'est à la fois en dire trop et trop peu.La vie fantôme, qui arrive à l'affiche, offre en effet une scène vraiment audacieuse, par rapport au déjà-vu en ce domaine sur grand écran \u2014 non, je ne vous raconte pas\u2014 mais de toute façon, là n'est pas son principal atout.Revenons à cette histoire fictive, banale à force d'être vécue dans la vraie vie.Dans une ville de province, Sherbrooke pour ne pas la nommer, Pierre (Ron Lea) enseigne la littérature au cégep, et vit apparemment en belle harmonie avec sa femme Annie ({ohanne-Marie Tremblay ), cadre dans une banque, et leurs deux enfants, Françoise et Bruno.Il partage sa vie entre son travail, son foyer, et l'appartement de sa maitresse, une jeune bibliothécaire prénommée Laure (Pas- LA VIE FANTOME csle Bussières).L'amour, et la passion en sus, un homme peut-il demander mieux sur terre?Bref, Pierre, qui ne manque manifestement ni de vigueur, ni de sens de l'organisation, est heureux dans ce slalom amoureux.11 se sent tout à fait sincère vis-à-vis l'une et l'autre des femmes de sa vie et tout à fait fidèle.à lui-même.Jusqu'au moment où Laure commence à souffrir de cette relation à temps partiel.En amour, il n'existe peut-être pas de triangle parfait, mais pourtant, certains triangles sont, de toute évidence, faits pour durer.L'intérêt de La vie fantôme tient, non pas tant à son sujet ou aux scènes «torri-des» qu'il justifie, qu'au regard d'entomologiste, sans l'ombre d'un jugement moral, que Jacques Leduc pose sur l'intimité des êtres, leurs doutes, leurs contradictions, leur innocence et leur cruauté foncières.Ses images sont dépouillées, et souvent lumineuses.On peut trouver Ron Lea plus ou moins séduisant, critiquer le choix de cet acteur au fort accent anglophone et même douter qu'il puisse inspirer pareille passion, mais on se tromperait de cible, il me semble, en reprochant à ce comédien les faiblesses de son personnage, alors qu'il joue avec beaucoup de crédibi- lité l'homme éternel, toujours enclin à additionner amour et passion.Plus sévère que le jury du FFM, qui lui a octroyé le prix de la meilleure interprétation féminine, Pascale Bussières estime qu'elle aurait pu «aller plus loin encore» dans l'expression de la folie amoureuse.Elle et Johanne-Marie Tremblay font preuve d'une belle sensibilité dans leurs rôles respectifs d'amante et d'épouse, toutes deux également capables de pardon.Les enfants, incarnés par Tobie Pelletier et Sarah Bélanger, ne laissent aucun souvenir impérissable, tandis qu'Élise Cuilbault sert surtout de faire-valoir dans le rôle de Ghislaine, l'amie de Laure (dans Cap Tourmente, bientôt à l'affiche, on pourra enfin, dit-on, découvrir la pleine mesure de son talent).Mais à l'occasion, deux personnages secondaires de La vie fantôme éclipsent les vedettes et justifient à eux seuls le déplacement: Claire, la patronne de Laure, et Lautier, un client de la bibliothèque.Pour ce couple aussi délicieux que tardif, né sous nos yeux amusés, la fidélité représente une valeur absolue.Il faut voir Rita Lafontaine et Gabriel Gascon le faire pétiller à l'écran et le rendre inoubliable.LA VIE FANTÔME, au cinéma Berri 4.En version originale, avec sous-titres anglais au Loews 4.Honni soit qui Malle y pense LUC PERREAULT FATALE fl La passion, Louis Malle connaît.30 ans de cinéma n'ont pas Otemi l'éclat dont brillent ses yjfÇHleurs films.Cette passion, 'elle imprègne tout cé qu'il a fait de plus personnel, d'Un souffle au coeur à Milou en mai en passant par Lacombe Lucien et, bien entendu, Au revoir, les enfants.On la sent aussi même dans ses films américains, Atlantic City ou : -Là*petite, ces films, avait-on ; Içrâint jadis, tournés par un déra-bu, pire encore, un simple ; exécutant.Celui qu'on qualifia IcTaBord de touche-à-tout pour \\ s'èlré attaqué à des genres aussi dîffèreqts que le polar (Ascen- - \".èeùrpour Véchafaud), la comédie ! tZazie dans le métro) ou le film erotique, ( Les amants), témoignait déjà, au contraire, dès ses ; - premiers films, d'une surprenan-'% te constance.On comprend avec .; le recul que, plus que les sujets, ce ; sont les émotions qui l'ont inté- - ;ressé d'abord et avant tout.Fatale vient boucler la boucle.; Oeuvre de maturité, ce film fait \u2022 .figure de clé de voûte.Il éclaire \\ l'ensemble de l'oeuvre, permet de mieux saisir un style fondé sur le dépouillement et la simplicité.Il oblige à constater que le talent de Louis Malle, même mis à la dispo-sition de sujets en apparence moins personnels, relève d'une vision du cinéma qui n'appartient qu'à lui.Ce qui frappe avec Fatale, c'est d'abord son allure classique, presque intemporelle.Le cadre, bien sûr, est important.Tout se passe dans le milieu chic et bien élevé du Londres parlementaire.Le moindre écart y dégage vite un parfum de scandale.Ce milieu, Hitchcock aurait pu y camper une de ses intrigues.Mais ici, l'intrigue est réduite à sa plus simple expression, celle du classique triangle amoureux.On est en face d'une étrangère, Anna (Juliette Binoche), qui s'amourache à la fois de deux hommes.Le malheur veut que le premier, Stephen Fleming (Jeremy Irons) soit aussi le père du second, Martyn (Rupert Graves).Dès les premiers regards échangés entre Stephen et Anna, on sent que cette histoire sera placée sous le signe de la tragédie.Tournant le dos à l'approche facile qui veut que tout soit dit, Malle se sert des dialogues presque seulement pour créer l'ambiance.Ce sont les regards ici qui comptent, ces brefs coups d'oeil chargés d'intensité à travers lesquels le courant passe.Le thème de l'inceste effleure à la surface du film.Non seulement par le biais des deux personnages masculins mais aussi à travers Anna dont le frère, va-t-on découvrir, s'est jadis donné la mort par amour pour elle.Dès lors, le film, telle une machine infernale, nous entraîne vers un dénouement sinon prévisible, du moins appréhendé.Fatale, le titre est bien choisi: une sorte de fatalité imprègne le film et les personnages.Dans les ébats erotiques de Stephen et d'Anna, on décèle plus de douleur que de plaisir.On sent que ces deux amants sont eux-mêmes des fétus emportés par une force qui les dépasse.Contrairement au cinéma américain qui ne peut se résoudre à traiter de la sexualité que comme prétexte à la violence ou comme une façon de dénoncer ce qui entrave les grands principes sacrés (au premier rang desquels figure la famille), Fatale dépeint une passion qui trouve sa seule justification dans sa nécessité même.Comparé à Basic Instinct où l'érotisme fait toc tant il est calibré, mesuré, mis en scène comme une chorégraphie.Fatale fait appel à une économie de gestes dans les scènes les plus intimistes.Rien ici ne paraît destiné à titiller les voyeurs qui sommeillent en chaque spectateur.Les regards directs de Binoche et d'irons à tra- vers la caméra sont bien plus éloquents et troublants que les bouts d'anatomie qu'ils dévoilent.On se demande d'ailleurs ce qui a bien pu faire tiquer les censeurs dans ces scènes, sinon le caractère immoral de ces rencontres illicites.Une telle passion ne devrait pas être permise, diront les moralistes ou ceux qui n'ont jamais vécu une expérience aussi extrême.Honni soit qui mal y pense, répond le metteur en scène.Il est vrai que )eremy Irons et Juliette Binoche se donnent à fond.La nudité d'irons dans la scène de l'escalier est loin d'aller de soi.On se dit qu'il a dû croire profondément à son personnage et au film qui le porte pour se jeter aussi intensément dans son rôle.Quant à Binoche, elle incarne sans tricher son personnage de femme blessée qui sait qu'elle peut en blesser d autres mais qui se refuse pour cette raison de s'empêcher de vivre.C'est cette exigence des personnages, leur fidélité à eux-mêmes, la pureté de leur passion qui forcent l'admiration.Quand cette qualité d'être se manifeste par le biais d'une rigueur et d'un style aussi dépouillés, on peut dire qu'elle est le fait non seulement d'un cinéaste de grand talent mais d'un artiste exceptionnel.FATALE, de Louis Malle, aux cinémas Desjardins 2, Brossard 2.carrefour Laval 3, Langelier 6 et Terrebonne 7.En v.o.(DAMAGE) aux cinémas Égyptien 2 et 3.Oeuvre de maturité, Fatale, qui met en vedette Jeremy Irons et Juliette Binoche, permet de mieux saisir le style du cinéaste Louis Malle, un style fondé sur le dépouillement et la simplicité.Manifeste d'un enfant de la télé Avec le voleur de caméra, un premier long métrage pour le moins dérangeant, Claude Fortin nous plonge, bonne conscience la pre-^inlere, dans l'univers bouché de sa génération sacrifiée, ceHe des HUCUETTE CE \u2014« ¦ «le n'ai même pas les moyens d'avoir des poux, calvaire ! » dit-il, et on éclate de rire, mais le rire se casse aussitôt.Car le gars sur l'écran a beau avoir son «bac», il n'a vraiment pas l'argent nécessaire pour acheter le flacon qui le débarrasserait des petits parasites.Et encore, là n'est pas son pire souci.Sous sa boutade, c'est un tragique constat d'impuissance qui est fait, comme on lance un cri dans le désert.Avec Le voleur de caméra, un premier long métrage pour le moins dérangeant, Claude Fortin nous plonge, bonne conscience la première, dans l'univers bouché de sa génération sacrifiée, celle des après-baby-boomers qui ont grandi devant le petit écran et prolongé leur adolescence dans les couloirs de l'université avant LE VOLEUR DE CAMERA de se retrouver sur le BS, en attendant.ils ne savent trop quel miracle.Le propos, double, est d'autant plus navrant que le ton se veut léger, imprégné d'un humour dont on n'arrive pas toujours à bien discerner la couleur: 1 ) un enfant de la télévision décide, devenu adulte et diplômé, de régler son compte à la télévision qui lui a tout promis et rien donné ; et 2 ) il a tôt fait de constater qu'il n'a pas les moyens de sa vengeance.L'histoire est si simple qu'on peut difficilement éviter d'en saisir le second degré, entre les plans ratés (délibérément, faut-il croire): Dès son premier jour de travail, un caméra-reporter de télévision se fait chiper sa Betacam par un jeune homme interviewé dans la rue.Celui-ci, personnage sans grande conviction, mais préoccupé par la représentation qui est faite de sa génération à la télévision, décide de se faire la voix des téléspectateurs excédés et de tourner un remake à sa façon du Déclin de l'empire américain.Question: comment tourner un film avec une caméra volée dont on connaît mal le fonctionnement, et qu'on a ni l'argent nécessaire, ni les autorisations d'usage, ni même les idées très claires et les mots pour exprimer.son droit à la parole?Réponse: grâce à ce pouvoir de dérision, souvent arrimé à l'instinct de survie, on accomplit le miracle auquel on ne croyait pas au départ.Disons-le tout net : Le voleur de caméra de Claude Fortin est un î film boiteux, comme le sont, du reste, la technique de son héros (!).anonyme (joué par l'auteur lui-même, confondant de réalisme! ).et la société, la nôtre, dans laquelle il tente maladroitement de survivre.Durant la première demi-heure, la pauvreté de moyens et l'indolence chronique du personnage central risquent d'impatienter le spectateur le mieux disposé.Mais si on résiste à la tentation de décrocher, on se rapproche peu à peu de ce décroché-type, qu'on avait juste envie de secouer comme un prunier au départ, et on en vient à pouvoir regarder avec ses yeux ce drôle de monde dans lequel nous vivons.On apprécie alors à sa valeur, qui est réelle, ce film cent fois plus éloquent par ses imperfections que par ses images et dialogues! LE VOUUt DE CAMERA, de Claude Fortin, au cinéma Parallèle, du 22 au 28 janvier. LA PRESSE, MONTRÉAL.SAMEDI 23 JANVIER 1993 D3 ADAPTÉ DU CÉLÈBRE ROMAN AGAGUK DE YVES THÉRIAULT! VN FILM DE JACQUES DORFMANN MSION INTERNAT ' a MARK DAMON**™ » uocur*» m TRANSFILM INC n EIFFEL PRODUCTION SA LOU DIAMOND PHILLIPS 'AGAGUK\" TOSHIRO MIFUNE JENNIFER TILLY BERNARD-PIERRE DONNADIEU BILLY WILLIAMS, *w, ^ZESSmiIKROEGER \u201eSSESOLGA DLMTTROV * MYCHÈLEBOUDRIAS \"*ZEVAN JONES RUDY WURLITZER \u201e DAVID MILRAUD ^_ \"ZiLTSYVES THÊRLAULT amJEiï MAURICE JARRE TS^f CHARLES L SMILEY \"^S CLAUDE LÉGER *S JACQUES DORFMANN fFF&TAR- soaété/ldkMk 1)1 S LE VENDREDI 2*) JANVIER EN VERSION ORIGINALE ANGLAISE ET EN VERSION FRANÇAISE 13 ANS 1 MAX FILMS PRÉSENTE EN ASSOCIATION AVEC L'OFFICE NATIONAL DU FILM DU CANADA un film de JACQUES LEDUC 1^4 mm i NANT 1 p festW aV 19460 boul Lacordaire * 6 ¦ 240 St-Jean Baplisic * C> Consultez le Guide Horaire.Un Jeu Dangereux.!?n[DÔLBYStÊ^1 LOEWS \"Wf» 12:15-2:354:45-7:05*25 COUCHE-TARD sam 11:35 xncfp version o.anglaise MIRAMAX CENTRE EATON ms-stm FAMOUS PLAYERS 8 697j\">r St£>.Ca'trt*'iné Oi*W * i ! \u2022 12:35-3:20-6:15-920 Tous les soirs 7:05*935 sem-dim 12.05-2:25-4:45-7:05*35 Lors de l'achat d'un grand mais soufflé et d'une grande boisson gazeuse chez FAMOUS PLAYERS.Jusqu'à -épuisement du stock.in BOUT fait rougir 'BASIC INSTINCT'.il .___Emmanuelle Béart [o*BO|îïi\\ DanielAuteui! André Dussollier - J.C.Corcoran, KMCV-TV, St-Louis M AdONNA willEM dAÏOE JOE MANTEqNA ANNE ARCrlER Cœur Hiver b o d y 18 ANS + PARISIEN «mis» 480 Ste-Catherine O.1:45-4:15-6:45-9.15 vorsionfrançaisede: BODY OF EVIDENCE diNO (Je Iaureinths pslwnc c* Mm de uli E(1eI MAdONNA WillEM dAfOE JOE MANTEqNA ANNE ARCIlER \"body\" juliANNE MOORE n jurçen pROCrHNOW psoducni*d*cxrMcies MEl CJeIIaR iMloudc QRAEME REVeII mowtu* tJk)M NOblE dt Wumi di psoduntoN VJCTORJA pAul douq MilsoME b.s.c.^o-psodeemat btRNd EJCrHJNQER n rHERMAN WEiqsl STEphEN dEUTSCh n MEUncJa JASON rxsJtpu bRAd M i RM an psodtrrp* diNO f*E lAURENTÏiS sOlrrfpuUli E 6fa« NINA BERBER0VA EiioiMACTBStD RICHARD BOHRI.N(;i.R \u2022 II.IN A SAIONOVA \u2022 ROMANI.HOHRINCilR PARISIEN 866.3856 4H0 Stf-Catherine O.1U304^06:30900 La partie la plus facile, c'est le ski.IVl version o.anglalse ^^^^T^ OJSszsà' ^m^t.Maintenant à l'affiche! Mont saint-sauvtur JAY MONT\"Y PGAK HlflLBk JC nnfbOLBY STEREO I SKI AIORIN HEIGRTS CENTRE EATON m»;m I I FAMOUS PLAYERS 8 ¦ CINÉMA OU PARC8M 7Q5 Sle Camenni» O 1:15*50*50*25 .1075 Ave du Parc Tous les soirs 7:05-935 Tous les soirs 6:30*00 «m-d-m 12:05-2.254:45-7:05*35 CREENFIELDPARK 11 CENTRE LAVAL6fJ-\".'61 I STE-ADËLE \u2022 Maboul Tivcherr.iu ¦ n.OO Lo Corbusifi \"T^T I plfif - :* ; (ne M ,t> > ~W Tous les soirs 6 45* 10 senxfcn 1 254 00*45*10 terrebonne *V#U\\ irex st-jerome «a-ot33 1071 Chemin du Caleau 61 | J27 S» Georges _ st-hyacinthe \"J ^'\u2022¦sTBASILE «v-\"52«CHATEAUGUAY69'-\"« ippjn% * I w k | 1240 Si Jean B»pisie w *v Consultez le guide horaire IMPERIAL thx 3 Bieury * FAMOUS PLAYERS 8 .CINÉMA OU PARC s- 1 10-3 155 207 25*» Tous ISS tors 7 00*20 12 002 20-4 40-7 00*20 Ave du Pa< Tous »es sors 7 00-915 OORVAL 53VI536 I VERSAILLES CENTRE LAVAL ' Tous tes sots 7 tO*30 12:45*503 00-7 10*30 Tous les sors r «Rdm 1 10*10-5107 20*35 COUCHE TAMOsam 11J0 J*m In sors 7 70*40 umam 12SO-3 0C-5 COUCHE TAHO sam 1 STE-AOELE Tous les sors 530 \u2014m 7 301000 Tous les soirs 6 35-910 ssnvoVn 1:00*404:35*10 COUCHE-TARD ssm 11 50 Tous les soirs 6:15 17:001000 wiAKii mm i mm mm s centre eaton VERSAILLES centre laval 12-302 304 30*30*30 Tous les sors 7 009 00 Tous les sors 7 05*05 ITIWHtTSTOCÔI COUCHE TARO sam 11 00 GREENFIELO PARK Tous les sors 7 15915 sam-ôm 1 153 15-5 15 7 15*15 '^::repehtigny joliette COUCHE TARO sam 11 50 TROIS RIVIERES Tous las sors 7 00 oam-om 1 00*20-7 00 sanxam 1 00*005 00 sairvom 1 00-3 00-5 00 CREMAZIE '\u2022'|T8RR\u20acB0NNE \u2022 \u2022 I « i i:i en ST-f- JnE \u2022 -IST-JEAN IGRANBY \".^IST-BASILE u'\\ à II èransaai èi i sr astre 327-50011 iqecarie S49-5IU1 -*4ao 6o*u» Lac\\>id.« i JeafbTsion *a* Consultez le guide horaire OMEGA ICHATEAUGOA' I Consultez le guide horaire VERSION ORIGINALE ANGLAISE loews OORVAL Icentre laval LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 23 JANVIER 1993 D9 LA PRESSE A VU.Les trois solitudes HUGUETTE ROBERCE ¦ Au pays des fuliets est un conte sur la prison que chacun porte en soi.Un conte à trois héroïnes, dont aucune ne s'appelle Juliette, et qui n'ont du reste rien en commun, sinon l'expérience immédiate de la prison et un billet de permission de 24 heures.S'il est ainsi intitulé, c'est en hommage posthume à la comédienne juliet Berto, morte récemment et dont le cinéaste Mehdi Charef admirait «le tempérament de révoltée».Ses trois héroïnes s'appellent Raïssa, Thérèse et Henriette.Raïssa ( Maria Scheider), qui a tout de la bourgeoise coincée dans son formalisme, a tué son mari violent: six ans d'emprisonnement.Thérèse la terroriste (Laure Duthilleul) a posé des bombes: dix ans.Et Henriette (Claire Nebout) a laissé mourir son enfant par étourderie: deux ans.Les trois femmes, qui ne se connaissent pas, se retrouvent AU PAYS DES JULIETS un beau matin sur le quai désert d'une gare de la banlieue de Lyon, attendant un train qui ne viendra pas.Pour cause: les cheminots font grève.Du coup, leurs projets de retrouvailles avec leurs familles respectives tombent à l'eau.Mais que faire?À quoi utiliser ce jour de liberté tant attendu?Henriette vole une camionnette et les voici toutes trois en route vers.nulle part.La road mo-vie de Medhi Charef nous entraine dans leur errance commune, l'espace d'un jour et d'une nuit, et s'avère beaucoup moins réaliste qu'elle ne semblait au départ.Aucun barreau, aucune image, aucun bruit n'évoquent la réalité de la prison ; le vol de la camionnette ne fera jamais l'objet d'une poursuite policière, et aucun personnage significatif ne viendra entraver l'itinérance des trois permissionnaires.Mais il se passe pourtant quelque chose.Trois femmes marquées se disent et se reconnaissent, sinon dans leurs douloureuses expériences personnelles, du moins dans leur soif de vraie liberté.Elles pourraient, a déjà suggéré Mehdi Charef, représenter trois visages ou trois aspects de la femme éternelle: la force pour Raïssa, le rêve pour Thérèse, et l'innocence pour Henriette.Elles parlent et on les écoute avec intérêt, parfois avec émotion.Jusqu'à ce qu'on décroche (vers la fin, heureusement) devant leurs numéros successifs de repentir qui virent au lourd mélodrame.N'empêche, quand l'écran s'éteint, on regrette un peu de les quitter, ces improbables éclopées pourtant capables de se forger en un jour pareille solidarité.AU PAYS DES JULIETS.de Mehdi Charef, au cinéma Nouvel Elysée.Nick Nolte et Susan Sarandon, en compagnie du Jeune Zack O'Malley Creenburg qui incarne Loren-zo, l'enfant atteint d'une maladie encore mal connue: l'adrénoleukodystrophie (l'ALD, pour les intimes).Un long calvaire LUC FERREAULT LORENZO'S OtL ¦ Depuis Freaks de Tod Browning, les histoires de handicapés fournissent au cinéma américain un filon en apparence inépuisable.Ces films sont d'autant plus efficaces qu'ils savent exploiter les cordes sinon les plus troubles, du moins les plus sensibles du spectateur car handicapé, par définition, rime avec mélo.Ces dernières années, le genre a pris un tour nouveau, plus scientifique, pourrait-on dire.On n'a qu'à penser à Children of a les-ser god ou à Awakenings.Un même principe les gouverne: la science \u2014que ce soit par le biais d'un savant ou d'une thérapie nouvelle\u2014 peut redonner à des désespérés l'espoir de vivre.Le dernier film de l'Australien George Miller, le réalisateur de la série des Mad Max, s'inscrit dans ce courant.Lorenzo's ojl s'inspire d'une histoire vraie toute récente et dont les derniers chapitres ne sont d'ailleurs pas encore écrits.La victime de cette histoire a pour nom Lorenzo Odone, le fils unique d'une famille d'Italo-Américains.Dans le rôle du vilain, on retrouve une maladie encore mal connue: l'adrénoleukodystrophie ( l'ALD, pour les intimes).Quant au héros, mis à part les Odone, on pourrait dire qu'il s'agit de cette fameuse «huile de Loren- zo» qui donne son titre au film.L'histoire débute en 1984 à Washington où le petit Lorenzo, 6 ans, vient d'arriver des îles Comores pour suivre son père, un économiste à l'emploi de la Banque mondiale.Cet enfant jusque-là tout ce qu'il y a de plus normal commence à donner des signes d'un comportement inquiétant.On le fait examiner: il est atteint d'une maladie rare, l'ALD.Le médecin lui donne deux ans à vivre.Commence alors une lutte acharnée contre la mort menée par les parents de Lorenzo.Mi-chaela, la mère (dont le rôle est tenu par Susan Sarandon ), ne va rien négliger pour donner à son fils les meilleurs soins possibles.Le couple va mettre sur pied un colloque réunissant des experts en la matière venus du monde entier.Ils vont également créer une association de parents d'enfants atteints de l'ALD.Quant au père, Augusto (Nick Nolte), il va délaisser son emploi pour trouver un moyen de stopper la maladie.C'est cette découverte obtenue grâce à des méthodes peu compatibles avec la prudence du monde médical qui va constituer le clou du film.Celui-ci pourtant souffre de gros défauts.D'abord, on s'iden- tifie mal à ces personnages, notamment les parents, malgré tous les efforts des comédiens pour leur donner une certaine épaisseur.Susan Sarandon en mère-infirmière à plein temps a des allures de mère Teresa qu'on ne lui connaissait pas.À certains moments, on souhaiterait aussi que Nick Nolte en fasse moins.Son faux accent italien m'a paru imbuvable.Par .ailleurs, sur le plan de la vulgarisation scientifique, le film rate tout simplement son coup.Toutes ces longues digressions avec le professeur Ni-kolais (Peter Ustinov) sur l'effet de l'ALD sur les cellules de gras dans l'organisme des petits patients à qui il manque une certaine enzyme paraissent plutôt.indigestes.Quant à la sympathie à l'égard du jeune Lorenzo, elle lui est évidemment spontanément acquise.Mais cela ne suffit pas à susciter l'intérêt pour sa maladie oui ressemble à un long calvaire.Pour tout dire, George Miller et son co-scénariste Nick Enright ne sont pas parvenus à se libérer de la gangue documentaire qui a fini par les paralyser.S'il y a un handicap à la base de Lorenzo's o//, c'est bien celui-là.lorenzo s oïl, de George Miller, aux cinémas Faubourg 2.Pointe-Claire S et Côtedes-Neiges 5.?i/ C'est à l'acteur américain Lou Diamond Phillips qu'on a confié le rôle-titre d'Agaguk, dans le film de ' \u2022 Jacques Dorfmann inspiré du classique québécois.Vedette de l'écran, Lou Diamond Phillips! n'a jamais renoncé à sa première vocation si SUITE DE LA PAGE D1 toujours les petits et les pauvres qui paient les pots cassés: si on leur arrache leurs croyances et leurs coutumes, il ne leur reste plus rien.Alors, forcément, ils ont peur.C'est comme en Inde, en Irlande, en Somalie avec les guerres tribales, à Los Angeles avec les Noirs.\u2014 Que vous a apporté le contact des Inuits, avec qui vous avez tout de même vécu pendant plus de cinq mois?\u2014 J'ai été frappé de voir dans quelle harmonie ils vivent avec la nature, sans la violer comme le font nos technologies modernes.Mais je m'attendais un peu à ça.Plus profondément, mon contact avec eux m'a redonné confiance en l'être humain, dans sa capacité de s'adapter et de survivre.Et j'ai surtout compris que nous sommes tous pareils, quelle que soit notre couleur, peu importe où nous vivons.Nos différences sont superficielles, nous avons les mêmes aspirations fondamentales: assurer notre survie, avoir une fierté, des choses auxquelles on croit, une raison d'être.» Acteur, Lou Diamond Phillips est aussi scénariste, producteur, et bientôt metteur en scène.Il écrit des chansons pour le groupe Pipefitters, qui vient de terminer une tournée canadienne et qu'on a vu à Montréal fin septembre.Sans être ce qu'on appelle un enfant de la balle, il a commencé très tôt dans le métier.«À treize ans, j'ai annoncé à ma mère que je serais écrivain.Elle a eu peur que je ne puisse pas gagner ma vie, alors je lui ai dit : bon, je serai acteur.» L'écriture.Il n'a jamais renoncé à sa première vocation.Dès le high school, il écrit des pièces qu'il met en scène.U continue à l'université.Il joue avec des copains, le vendredi et le samedi à minuit, dans les théâtres et les bars.«On faisait tout nous-mêmes, les textes, la mise en scène.» Une habitude qu'il ne veut pas perdre.«Écrire, j'aime ça autant que jouer.J'adore la langue, les mots.J'ai assez de facilité.Ecrire donne un certain pouvoir, ça impressionne les gens qui s'en croient incapables.Il suffit pourtant d'un crayon, d'un bout de papier, je* n'ai besoin de personne, je n'ai pas de permission à demander; pour jouer, il faut que quelqu'un me donne du travail ou que je me crée une job moi-même.\u2014 Qu'est-ce que vous écrivez, des histoires réalistes, fantastiques?\u2014 Des choses très différentes.Je travaille sur un roman depuis dix ans.J'ai plusieurs scénarios dans mes tiroirs.J'écris des choses amusantes, des choses plus sérieuses sur des sujets qui me préoccupent et qui m'amènent à choisir certains rôles, comme Extrême Justice, une histoire de flics plusieurs fois poursuivis pour des questions de droits de la personne.» «Mon contact avec les Inuit m'a redonné confiance en l'être humain, dans sa capacité de s'adapter et de survivre » La petite maison de production qu'il a fondée récemment n'a pas de capital.« Mais je peux apporter des scénarios, des acteurs, des réa-lisateurs, un package deal en somme.» Il cherchait depuis longtemps un scénario qui lui permettrait de faire ses premières armes comme! * ! metteur en scène.Il l'a enfin trouvé.Le tournage commencera^*» dans quelques semaines.J l \\ «le me suis donné le premier;** rôle masculin, mais c'est vrai-ment un film d'actrice.c'est Body Heat à l'envers.\u2014 Pourquoi le scénario d'un»?* autre?Par manque de confiance?\u2014 Peut-être un peu.C'est surtout le manque de confiance des gens qui me donnent de l'argent.\u2014 La réalisation, c'est pour avoir une plus grande liberté?\u2014 C'est surtout pour faite des choses qu'aucun studio ne me proposerait.Et c'est .'aboutisse- I ment de la démarche que j'ai commencée dès l'université.» Dans le rôle de la femme d'Agaguk.Igiyoo, on retrouve l'actrice I américaine Jcnnif er Tilly.4 % % t * v * t x IFAMOUS PLAYERS 3 UN ÉVÉNEMENT EXCEPTIONNEL DANS UNE SALLE TOUTE NEUVE PLACE À LA MAGIE DU CINÉMA D'ANIMATION DE L'ONF DU 28 AU 31 JANVIER La Basic Cour/A Fcather Taie PROGRAMME 1 les 28, 29, 30 Janvier Il 18 h et le 31, à 13 h 30 \u2022 Les Iris/The Irises \u2022 L'Empire des lumières \u2022 La Basse Cour/ A Feather Talé \u2022 L'Ours renmeur/ The Srttffing Bear \u2022 Terrltolre/Borderllnes \u2022 Droits au cœur/ Rlghts from the Heart PROGRAMME 2 les 28, 29, 30 Janvier à 20 h et le 31, à 15 h 30 \u2022 Lord of the Sky \u2022 Alchemlsts/ Des alchimistes \u2022 Second Début \u2022 No Problem \u2022 La Bastringue Madame Bolduc \u2022 Mlnoru: Memory of Exile \u2022 The Lump US Fllf.VS DU CREPUSCULE prêtent» AL AFFICHE DES LE 29 JANVIER! Whoopi Goldberg 11111 un film de JEAN-LUC GODARD avec ALAIN DELON.DOMIZIANA GI0R0AN0 (Un film a vivre (a voir) absolument) V.0.française / S'j.anaW I 1 I \\ l \\( .1 si Leleti Khumalo Ils sont l'espoir de celle qui leur a tout appris.O \u2022 M É M * IM4.NI SAi«r Of MIS (A L'AMLI Ml tWU««RO Om MAIMRNIUtl \u2014 nèrwo IfMi-UOAM) Minora: Memory of Latte SARAfINA! Le cri de la liberté s s a i | I \u2022 \u2022 t \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 A L'AFFICHE DES LE* ET C'EST GRATUIT ! LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 23 JANVIER 1993 0 11 ENCANS AVIS LÉGAUX - APPELS D'OFFRES - SOUMISSIONS _ VENTE DE LIQUIDATION LÀ PLUS GROSSE LIQUIDATION ET DÉMOLITION AU QUÉBEC UNE GRANDE USINE D'ÉLECTRODES (VALEUR DE 80 000 000 $) SITUÉE À BERTHIERVILLE (QUÉBEC) \u2022 Une valeur de 20 millions de $ en équipement électrique incluant: 20 transformateurs de 75 à 16 000 kVA de cap.«10 sous-stations secondaires et primaires \u2022 1 entrée principale d'une capacité de 16 000 kVA \u2022 Disjoncteurs aériens, disjoncteurs à l'huile \u2022 230 condensateurs cap.106 a 5700 kVA \u2022 Emetteur de haut voltage \u2022 Lot de centres de contrôle de moteurs (MCC) \u2022 L'équivalent de 16 charges de Van do file «TECK» \u2022 600 lampes élect.diff.modèles au mercure, sodium et incandescent \u2022 25 dépoussiéreurs, cyclone et ventilateurs «11 silos d'entreposage \u2022 5 silos (pour grain) construits en blocs de ciment et ceintures d'acier (faciles à défaire et reconstruire) en aluminium, stainless et acier «10 ponts roulants avec cabine d'opérateur ou contrôle manuel \u2022 50 convoyeurs à vis.courroie, chaîne et à alimentation 18\" et 24\" large \u2022 2 séparateurs magnétiques \u2022 1 station de déchargement extérieur complète \u2022 5 broyeurs a mar-toaux.ring et démotonneur \u2022 6 tamis vibrants, horizontaux et verticaux \u2022 1 Autoclave acier 5* x 14' - 6\" x 1\" mur \u2022 1 séchoir rotatif 6' x 35' long complet avec brûleur \u2022 25 ventilateurs axiaux de toit \u2022 3 bouilloires vapeur, brûleur au gaz naturel: cap.6 millions B.T.U.opér.pression 120 psi \u2022 2 bouilloires à vapeur 300 et 600 HP.cap.\u2022 Lot pompes de toutes sortos: eau.feu.prod.chimique, avec moteur à gaz ou électrique \u2022 Lot moteurs élect 1 à 150 H.P.\u2022 Lot réservoirs acier, stainless \u2022 3 incinérateurs de gaz nocifs et souffleuses avec cheminée de dispersion \u2022 Brûleur au gaz naturel \u2022 1 générateur de vapeur électrique \u2022 1 machine à nettoyer de type bros-sos \u2022 1 unité de traitement d'eau \u2022 1 station do remplissage de gaz propane avec réservoir d'entreposage et pompe \u2022 1 thermopompe 30 000 B.T.U.complète \u2022 6 réservoirs d'entreposage d'huile \u2022 1 unité hydraulique de levage de camion «GLOBE» (2 cyl.) \u2022 1 chargeur de batterie \u2022 Balances à plancher et à fournée © 16 brûleurs au gaz naturel \u2022 (5000 pi) clôture industrielle 6 pi haut.\u2022 Plusieurs bâtisses en structures d'acier (démontables, transportables) \u2022 Atelie} d'usinage complot et département d'outillage \u2022 20 portes industrielles avec opérateur élect.\u2022 3 compresseurs à air 20.30.60 H.P.\u2022 Equipement de bureau.B.F.GOODRICH Co.\u2022 25 réservoirs s/s diff.cap.#10 silos verticaux 10 pi x 14 pi x 40 pi h stainless.aluminium, acier \u2022 1 lit fluydisi s/s filtre \u2022 20 échangeurs de chaleur, acier s/s tube et plaque «LAVAL» \u2022 5 cyclones s/s \u2022 Dépoussiéreurs diff.cap.avec souffleurs \u2022 50 pompes s/s nickel, acier \u2022 Centre page et sanitaire \u2022 3000 valves s /s, toutes grosseurs automatiques manuelles \u2022 10 ventila-tours type mural #16 aspirateurs pompes et compresseurs «NASH» 200 C.F.M.\u2022 1 môlanoeur «V» \u2022 1 cheminée en fibre de verre 30\" x 80 pi haut \u2022 Lot équipement de rechange et d'outillage \u2022 100 tonnes tuyaux et poutres d'acier, etc.\u2022 PLUSIEURS AUTRES ÉQUIPEMENTS NON MENTIONNÉS APPELEZ-NOUS ET FAITES VOTRE PRIX.NOUS SOMMES VENDEURS.Robert Lafleur Ent.inc.Chantier: Berthiervilfe (Québec) Tél.: (514) 836-1928 ?(514) 836-1859 § Téléco.(514) 836-1927 g AVIS LEGAUX - APPELS D'OFFRES -SOUMISSIONS \u2022 ri cssr Commission de la sanléet de la sécurité du travail du Québec APPEL DE PROPOSITIONS RECHERCHE DE LOCAUX DE BUREAUX À MONTRÉAL Description et emplacement La Commission de la santé et de la sécurité du travail du Québec désire louer des locaux de bureaux selon un bail de 20 ans, soit du 1or septembre 1993 au 31 août 2013.Ces locaux sont destinés à l'usage de la Commission de la santé et de la sécurité du travail du Québec et de l'Institut de recherche en santé et en sécurité, du travail du Québec.Ils doivent avoir une superficie locative approximative de 37160 mètres carrés répartis ainsi: 34 860 mètres carrés pour des bureaux, 2 300 mètres carrés pour des laboratoires et 1 000 mètres carrés pour un entrepôt.La séquence de livraison des espaces est la suivante: Première étape :\tpour\tle\t16 juillet 1993\t\t3 500\tm.c.Deuxième étape\tpour\tle\t1«r octobre 1993\t±\t3 665\tm.c.Troisième étape :\tpour\tle\t1©r avril 1995\t±\t16 700\tm.c.Quatrième étape :\tpour\tle\t1©r février 1996\t\t10 000\tm.c.Expansion\t\t\t\t±\t3 295\tm.c.Les propositions peuvent aussi être formulées pour une période de location de 25 ans, assorties ou non d'une option d'achat au terme.L'immeuble recherché doit être existant à la date du présent appel de propositions.Il doit être entièrement accessible aux handicapés et garantir une capacité portante de 7,2 kN/m.c.sur une superficie de 2 300 m.c.Procédure Les docu m ents relatifs à cet appel de propositions sont disponibles à compter du 21 janvier 1993 contre remise d'une somme non remboursable de 50$ incluant laT.V.Q.et laT.P.S., sous forme de chèque visé ou de mandat-poste émis à l'ordre de la Commission de la santé et de la sécurité du travail du Québec.La vente des documents ainsi que la réception des propositions sont faites à l'adresse suivante: Commission de la santé et de la sécurité du travail du Québec Service de l'approvisionnement 524, rue Bourdages - bureau R-65 C.P.1200, Terminus postal Québec (Québec) G1K7E2 Tél.: (418) 643-5155 Les heures d'ouverture de ce bureau sont de 8h30 à 12h00 et de 13h00 à16h30.Les propositions doivent être accompagnées d'une garantie au montant de 1 000 000$.Fermeture de l'appel de propositions: vendredi, 12 février 1993 à 15h00.La Commission ne s'engage à accepter aucune des propositions reçues.Le directeur Direction des ressources matérielles Dominique Landry VENTE D'UNE USINE DE FABRICATION DE PRODUITS D'EMBALLAGES LES EMBALLAGES EXCEL LTÉE 9999, boul.St-Michel, MONTRÉAL (Québec) H1H 5G7 LE GROUPE FULLER LANDAU INC.en sa qualité de syndic à la proposition de Les Emballages Excel Ltée (la \"société\") a reçu instructions de la société de demander des offres d'achat pour l'actif et l'entreprise de la société en bloc ou par lots ou sous-lots.La société est un fabricant de produits d'emballages.L'actif offert en vente comprend l'inventaire des stocks, de la machinerie, de l'équipement de production et du mobilier de bureau.Les offres seront reçues au bureau de LE GROUPE FULLER LANDAU INC., 1010, de la Gauchetière Ouest, bureau 200, MONTRÉAL (Québec) H3B 2N2, jusqu'au mardi 2 février 1993 à 15 h 30.7â J-'&ctif pourra être examiné aux locaux de la société, sur rendez-vous seulement, le mercredi 27 janvier 1993 et le jeudi 28 janvier 1993 entre 10 h et 16 h.I; ;'.Tour prendre un rendez-vous ou pour de plus amples renseignements concernant le \u2014-détail de l'actif, sa répartition par lots et sous-lots et les conditions de vente qui refont partie intégrante du présent appel d'offres et de chaque offre, veuillez communiquer avec M.Vincent Santillo, au bureau du syndic, au (514) 875-2865 ou M.Is-v \" >èl Ditkofsky, au bureau de la société au (514) 321-1170.r _-\" - s '- Le Groupe II I Gestionnaires et syndics de faillite FULLEKi XKIDÀU Bureau 200.Place du Canada > L^TT AV-M Bureau 200, Place du Canada 1010, nie de la Gauchetière Ouest Montréal (Québec) H3B2N2 Tél.: (514) 875-2865 Membre de/Member of @HLB Inc.INTERNATIONAL Vacances Air Canada vous signale que quelques erreurs se sont glissées dans les prix de Pans M Londres apparaissant à ta page 2.de la section Voyages de ce samedi 23 janvier 1993.Pour en connaître las détails, consulte' votre agent de voyages.Vacances Air Canada 05 CORRECTION Dans notre annonce publiée dans La Presse du 20 janvier dernier, la désignation artl-cles de couture aurait dù se lire avec la mention suivante: Jusqu'à 50% de rabais.Nos excuses à notre clientèle.FABRICVILLE i ¦ RAYMOND, CHABOT, FAFARD, GAGNON INC.VENTE PAR \\OIE I>K SOI MISSIONS DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE : ATELIERS LACHANCE ST-JÉRÔME INC.Débitrice Des soumissions sont demandées pour les éléments d'actif ci-après décrits, lesquels peuvent être vendus en bloc ou par lots séparés.DESCRIPTION DES ÉLÉMENTS D'ACTIF Lot No.1) Cloueuse automatique Viking Duomalic 60x60 Évaluée à 170 000 $ Machinerie telle que système de débitage.botteuse à scies multiples, compresseur, banc de scie, dépoussièreur, etc.Évaluées 114 700$ Lot No.2) Lot No.3) Équipement et outillage, tels que machine à souder, perceuses, etc.Évalués à 20 325 $ Lot No.4) Lot No.5) Mobilier et équipement de bureau tel que système téléphonique, système informatique, bureaux, chaises, etc.Évalués à 16 820$ Équipement roulant, tel que 2 remorques 46 pieds, 2 chariots élévateurs, tracteur international F-8300 Évalué à 81 4C9 $ Lot No.6) Honda Accord 1990 EX Lot No.7) Chargeur sur roues CASE 580-2 Lot No.8) Plate-forme Roussy Évaluée à 12 000$ Évalué à 7 500$ Évaluée à 14 000$ Les soumissions doivent être envoyées au bureau du syndic, Raymond, Chabot, Fafard, Gagnon Inc., lequel tes recevra jusqu'à 16h00, le 3iômo jour de février 1993.Les soumissions doivent être scellées et doivent porter au recto de l'enveloppe et lisiblement inscrit «SOUMISSION - LACHANCE».Les soumissions doivent être accompagnées d'un chèque visé fait à Tordre du syndic Raymond, Chabot, Fafard, Gagnon Inc.et dont le montant représente au moins 15 POUR CENT du montant de la soumission.Les soumissionnaires sont invités à assister à l'ouverture des soumissions qui sera tenue au bureau du syndic à 16h00, le 3lème Jour de février 1993.CONDITIONS ET RÉSERVES Avis est par les présentes donné que les conditions énoncées au paragraphe (8) de l'article 114 des Règles régissant la Faillite s'appliquent à la présente vente sous réserve des additions, modifications ou omissions en totalité ou en partie des conditions de vente apportées par le syndic.Le détail de toutes les conditions et réserves se rapportant à la vente des biens poura être obtenu au bureau du syndic ou sur les lieux lors de l'inspection des biens et lesdites conditions et réserves seront affichées dans les lieux où les biens sont offerts en vente.Il est de la responsabilité du soumissionnaire d'obtenir le détail de ces conditions et réserves.INSPECTION DES ÉLÉMENTS D'ACTIF Les biens mentionnés aux lots 1 à 8 pourront être inspectés en se rendant au 55, J.-F.Kennedy, St-Jérôme.Les lieux précités seront ouverts pour l'inspection des éléments d'actif en question, le 29 janvier 1993 entre 10hOO et 16h00.Pour plus de renseignements veuillez communiquer avec Jean Gagnon, c.a., du bureau du syndic.RAYMOND, CHABOT, FAFARD, GAGNON INC., Syndic JEAN ROBILLARD, ca.Responsable de l'actif 1200, boul.St-Martin Ouest, suite 200 LAVAL (Québec) H7S 2E4 Tél.: (514) 382-9234 la commission scolaire des mille-îles APPEL D'OFFRES CORRECTION Suite à l'appel d'offres déjà publié, prière de noter que les dates prévues pour l'obtention des documents ainsi que l'ouverture des soumissions ont été changées, tel que publié aujourd'hui.PROJET: Construction d'une école primaire à Auteuil, Laval (Québec).PROPRIÉTAIRE: LA COMMISSION SCOLAIRE DES MILLE-ILES 2275.rue Honoré-Mercier Laval (Québec) H7L2T1 Tél.: (514) 625-6951 ARCHITECTES: BERGERON.BOURGEOIS.CHOQUETTE/ARCHITECTES 200, rue Fleury ouest Montréal (Québec) H3L 1T7 Tél.: (514) 388-6924 INGÉNIEURS EN STRUCTURE, MÉCANIQUE, ÉLECTRICITÉ ET AMÉNAGEMENT EXTÉRIEUR: CIMA+, SOCIÉTÉ D'INGÉNIERIE 3400, boul.du Souvenir, bur.600 Uval (Québec) H7V 3Z2 Tél.: (514) 688-4970 OBTENTION DES DOCUMENT: Au bureau de l'Architecte à partir du mardi 2 février 1993 à 14 h.DÉPÔT: Deux cents dollars (200$), non remboursable, sous forme d'argent ou de chèque visé à l'ordre du propriétaire.CAUTIONNEMENT: Chèque visé ou cautionnement au montant équivalant à dix pour cent (10%) du montant total de la soumission, valide pour quarante-cinq (45) jours.RÉCEPTION ET OUVERTURE DES SOUMISSIONS: Mercredi 3 mars 1993.à 15 h au 2275, Honoré-Mercier, salle no 111-2, (Ste-Rose), Lavai, Québec.SOUMISSIONNAIRES: Seules seront considérées aux fins d'octroi du contrat, les soumissions des entrepreneurs ayant leur principale place d'afTaires au Québec et détenant la licence requise en vertu de la Loi sur la qualification professionnelle des entrepreneurs de \u2022 construction (L.R.Q., chap.Q-I).Le propriétaire ne s'engage à accepter aucune des soumissions reçues.Cet appel d'offres est un abrégé du texte d'appel d'offres officiel inclus aux documents remis aux soumissionnaires.Donné à Laval le 21 e jour de janvier 1993 Richard Leroux Secrétaire général AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE DES CRÉANCIERS DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE : ANDRÉ MATTE MEUBLES (1991) INC., corps politique légalement constitué selon la Loi, ayant son siège social et si principale place d'afTaires au 4412, rue Mentant, dans li ville et le district de Montréal, en la province de Québec (H2J3B3).ASSEMBLÉE: 2e jour de février 1993 i 10 heures, au bureau du Séquestre Officiel, Complexe Guy Favreau, 200, boul.René-Lévesque Ouest, Basilaire 00, Tour Ouest, Chambre 07, Salle 1 ou 2, Montréal (Qufl)ec).DATÉ à Laval, ce 23e jour de janvier 1993.ro&antttcbault^tm^ Syndic François A.Gouin, CA Administrateur désigné JSGS Pofcserrt Thtotu3-P«i Mtr^ck Thome 2500, boul.Daniel-Johnson Bureau 400 Laval (Québec) H7T2P6 Téléphone: (514) 956-2000 Télécopieun(514) 956-2001 CANADA PROVINCE DE QUtBEC DISTRICT DE LONGUfUIL Net 505-11 -000004-932 SURINTENDANT Nos 124044 BUREAU No: 5031877 COUR SUPÉRIEURE \u2022n moH+r» do faillit* DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE Dit 159612 Canada Inc.3560, chemin Chombty Longueufl (Québec) J4L 1N8 ayant fait affaires sous la raison sociale teecheHe Colgnon à la même adresse AVIS DE PREMIERE ASSEMBLEE AVIS est par les présente* donne que la personne débitrice ci-haut mentionnée a fait cession de ses biens le 12 janvier 1993 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 29Janvier 1993 à 14 h au bureau du séquestre officiel: 200.boul.René-Levcsque O.Tour O.Niv.00, ch.07.Montréal.Québec MAURICE G ALLANT A ASSOCIES INC.Syndic SÔ0.av.Brwtwty.berna 41, CP.245 SU A \\vi NIG AN (Qeltac) C9N6T9 TA: (819) 537-4*55 Fax: (819) 537-4143 Place Royale 1.150.rue Ro) aie.4c étage , IKOt.VRIVlERLS (Québec) ; G9A 4J4 TéL: (819) 379-2242 Le 14 janvier 1993.¦ D«na l annonça TOURBEC qui parai! autour-d'hui dam la section Vacances/Voyeae en pagel 15.une erreur s'est pissée.L-fcéftei Sierra Red.a»on m n'est pas ia«e formule \"Tout inclus-.Suite des Avis légaux, Appels d'offres et Soumissions en pages H 10, RAYMOND, CHABOT, FAFARD, GAGNON INC.APPKL D'OFFRES DANS L'AFFAIRE DE LA LIQUIDATION DE : LES COOPÉRANTS, SOCIÉTÉ MUTUELLE D'ASSURANCE-VIE Maison des Coopérants 600, boul.Maisonneuve Ouest, 16* étage +2 Montréal (Québec) H3A3J9 I; e RAYMOND.CHABOT, FAFARD, GAGNON INC.ès qualités de liquidateur provisoire de LES COOPÉRANTS, SOCIÉTÉ MUTUELLE D'ASSURANCE-VIE, fait appel à des offres pour la vente \"en bloc\" ou \"en lot(s)\" des biens ci-après décrits.DESCRIPTION DES BIENS Loti.MpbiiiprtfQfrurçwconygntiçnnei Comprenant : bureaux, classeurs, chaises, fauteuils, photocopieurs, machines à écrire, calculatrices, tables de travail, etc.A.Mobilier situé au 15' étage $ 97,855 B.Mobilier situé au 16* étage 125,580 C.Photocopieur Xerox Modèle 9900 (sujet à lien) 100.000 Valeur marchande $323,435 Lot2.Militer te frMrew 99ctipnp
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