La presse, 10 janvier 1993, Cahier A
[" 10175, AV.PAPINEAU, MONTRÉAL 381-3987 6 1418 21 34 35 7 8 19 90 99 39 Kl Aujourd'hui: Partiellement ensoleillé et froid Minimum -16° Maximum-12! \u2022MONTRÉAL.DIMANCHE 10 JANVIER 1993 Demain: Partiellement ensoleillé 109e ANNEE N° 79 Abitibi-Tèmiscamingue : 55 cents Iles de La Madeleine : 1.00 PAGES, 4 CAHIERS Extérieur de la ville de Québec (Région est): 65 cents À domicile par porteurs : 60 cents Routes motorisées : 70 cents 50' Taxes en sus - \u2022 .» \u2022».\u2022 ¦ ¦ ¦ - Ai; a m '.¦¦¦¦¦¦ Bonjour! Bourassa devra quitter La personnalité de la semaine 3 MICHEL CHRÉTIEN Sports Sommaire Annonces classées immobilier.C6.C7 marchandises.C8, C8 emplois.C8 automobiles.C9 propositions d'affaires.A4 Arts et spectacles irtformations.B7 à B11 livres.B1, B4 à B6 cine-horaire .B9 télé-horaire.Bandes dessinées.B12 Décès.C11 Étes-vous observateur?.C6 Feuilleton.C7 Horoscope.C8 Le monde.A9 Jeune presse.A10 Loteries.A4 Mot croisés.C9 Personnalité.Opinions.B2 ; Santé.C1 à C5 : TABLOÏD SPORTS Rejean Tremblay S5 Jean Perron.S6 Maurice Richard.S7 CILLES PAQUIN m e traitement expérimental à base sa d'interleukine 2 que suivra le premier ministre Robert Bourassa est si dur qu'il lui sera alors impossible de poursuivre ses activités politiques, a déclaré hier l'oncolo-gue Gerald Batist de l'hôpital Général juif de Montréal.«Les effets secondaires de cette immunothérapie sont dramatiques mais réversibles.Certaines personnes réagissent très mal à ces traitements et développent des infections rénales ou pulmonaires», a ajouté le docteur Batist au cours d'une interview accordée à La Presse.Selon lui, il est clair que le chef du gouvernement provincial sera trop affaibli par ce traitement pour continuer à travailler normalement.C'est également une période très difficile à traverser sur le plan psychologique, estime le médecin, car le patient doit faire porter tous ses efforts sur son traitement.Selon ce spécialiste, attaché au départe- ment d'oncologie de l'Hôpital général juif, il faudra attendre un mois ou deux avant de savoir si M.Bourassa réagit positivement au traitement et si le mal régresse.«Le problème c'est qu'on ne sait pas combien de métastases ont été détectées chez M.Bourassa et s'il existe de grands risques de découvrir de nouvelles tumeurs dans son organisme à brève échéance», dit le Dr Batist.Le bulletin de santé émis par le docteur Steven Rosenberg, qui traite le premier ministre au National Health Institute de Bethesda, au Maryland, laisse entendre que le cancer de M.Bourassa s'est propagé à plusieurs zones après la première opération.Ce n'est pas très précis, note le médecin, il faudra attendre de voir les prochains bulletins de santé pour en savoir plus long et connaître la situation réelle de M.Bou- il VOIR BOURASSA EN A 2 ¦ Bourassa va continuer de lutter contre la maladie.Page A 2 Jean Drapeau se porte bien // a subi trois pontages vendredi soir LA SOURCE DU MAL RAYMOND GERVAIS LW ancien maire de Montréal, M.Jean Drapeau repose présentement dans un état satisfaisant à l'Institut de cardiologie de Montréal après avoir subi avec succès vendredi soir, trois pontages coronariens.Souffrant de malaises aigus à la poitrine, M.Drapeau s'était rendu mercredi dernier à l'hôpital pour y subir des examens.Il devait par la suite être hospitalisé d'urgence pour des douleurs angi-neuses.C'est après avoir été soumis à différents examens en clinique externe que les médecins ont diagnostiqué que l'ancien premier magistrat de la métropole souffrait d'angine instable.Selon son cardiologue, le docteur Martin |uneau, M.Drapeau était mal en point et se trouvait dans un état sérieux lorsqu'il s'est présenté à l'hôpital mercredi.Toujours selon le praticien, il aurait pu être victime d'un infarctus du myocarde à n'importe quel moment.M.Drapeau a d'abord été hospitalisé à l'unité coronarienne de l'Institut de cardiologie durant 48 heures où il a été soumis à un traitement intensif, puis à d'autres examens.Comme le malade ne semblait pas répondre comme prévu à la médication, le docteur Juneau et le chirurgien Michel Carrier ont considéré que l'état de santé de leur patient était suffisamment grave pour nécessiter une intervention chirurgicale.L'ancien maire de Montréal est donc monté au bloc opératoire vendredi soir où les spécialistes ont procédé à trois pontages coronariens.L'opération a duré quatre heures.Hier après-midi, un communiqué émis par l'hôpital précisait que l'état de santé de M.Drapeau, âgé de 76 ans, était très satisfaisant.Selon le docteur Martial Bourassa, directeur médical de l'Institut, «Les premières 48 heures sont toujours critiques à la suite d'une telle intervention chirurgicale, mais jusqu'ici le patient se porte bien », a déclaré le médecin.L'ex-maire s'est même levé hier après-midi et a pu recevoir la visite de sa famille immédiate.Selon son médecin traitant, la bonne condition générale du malade l'aide grandement dans sa récupération et si son état de santé continu à s'améliorer ainsi, il est possible qu'il puisse quitter l'hôpital d'ici une dizaine de jours afin de poursuivre sa convalescence chez lui.Ce type d'opération est fréquent et il s'en pratique une trentaine par semaine à l'Institut de cardiologie.VOIR DRAPEAU EN A 2 Le «nouveau» Parthenais à Rivière-des-Prairies GILLES PAQUIN ne entente est intervenue entre la Ville de Montréal et le gouvernement du Québec pour installer le nouveau Centre de prévention de Montréal (Parthenais) à l'angle du boulevard Mau-rice-Duplessis et de l'avenue Ar-mand-Chaput à Rivière-des-Prairies, a déclaré hier le conseiller André Lavallée, responsable du dossier au Comité exécutif.La Ville et la Société immobilière du Québec se sont mis d'accord sur cet emplacement afin de préserver un boisé existant sur le premier site retenu à l'angle des boulevards Saint-|ean-Baptiste et Maurice-Duplessis, a précisé M.Lavallée.Selon lui, les travaux pourront maintenant aller de l'avant très prochainement puisqu'il ne reste plus qu'à obtenir le feu vert du conseil municipal, ce qui devrait se faire au cours de prochaines semaines.La Ville a déjà enclenché la construction d'un collecteur pour desservir cet emplacement et un appel d'offres sera lancé d'ici peu, a ajouté M.Lavallée.Ce projet maintes fois reporté par le gouvernement du Québec pourrait donc être entrepris dès l'été prochain, croit le conseiller.Il reste maintenant à déterminer ce que deviendra l'immeuble actuel de la rue Parthenais, de conclure M.Lavallée.?\u2014\u2022 La rupture d'une conduite d'aqueduc provenant de l'usine de filtration à Terrebonne a privé d'eau durant toute la journée hier quelque 35 000 foyers des villes de Terrebonne, Mascouche et Lachenaie.Des ouvriers de la voirie ont dû creuser plus de quatre mètres afin de rejoindre la conduite et colmater la fuite d'eau, non sans toutefois éprouver de nombreuses difficultés.Voir nos informations en page A 3 PHOTO MAURICE THIB0DEAU, collaboration spéciale Une greffe somalienne au coeur de la banlieue de Toronto CÉRALD LEBLANC envoyé spécial La Presse à TORONTO 2BÀ Toronto aussi on suit ¦ au petit écran l'incroyable aventure somalienne, mais avec un intérêt et dans un décor bien particulier dès qu'on s'approche d'Etobicoke, le tranquille dortoir envahi par plus de 15 000 réfugiés de Somalie.Ce soir-là, à la mi-décembre, ils étaient une bonne trentaine, tous des hommes, au teint africain et aux traits arabes, attablés au Puntland, l'un des cinq restaurants somaliens de Toronto.Certains mangeaient du riz et de la viande, mais la plupart sirotaient leur jus de mangue ou leur coke.Pas d'alcool pour ces enfants de l'islam.Le silence s'est fait dès que la chaîne CNN eut annoncé le début de son émission spéciale d'une demi-heure sur la Somalie \u2014 à l'autre bout du restaurant, le deuxième moniteur était branché sur la chaîne «AU News» de la CBC \u2014 et que le meneur de l'audition, un ancien employé de l'ONU en Somalie, eut augmenté le volume du son.C'était leur vie, surtout celles de leurs proches restés au pays, qui se jouait devant leurs yeux et les Somaliens d'Etobicoke ne voulaient rien manquer.On pouvait percevoir des yeux mouillés dans ces visages d'exilés et de réfugiés.La rage se sentait lorsqu'on voyait les chefs de guerre s'embrasser devant la caméra.En chiquant le kat Puis tout à coup, la salle s'est vidée.«Le kat est sans doute arrivé», m'informe mon guide Osman Ali, un Somalien établi à Toronto depuis 15 ans et pasteur d'occasion pour les réfugiés d'Etobicoke.Son copain, Hassan A.Isse, dit Binin, lui aussi un ancien Canadien, nous conseille d'aller vers les billards.On en trouve une dizaine dans le quartier et les So- VOIR TORONTO EN A 2 ¦ L'Ontario a changé de couleur: les Anglais «pure laine* sont desorm ai ^minoritaire s.Page A 5 Au restaurant Puntland, rue Dundas, les réfugiés somaliens sirotent leur Jus de mangue, regardent CNN et discutent politique : à l'avant, Naslr Aufre et Faisal Abdi.' photo pc p; 2106 A2 \u2022 LA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 10 JANVIER 1993 « ?» ?» Le plus beau marché de lecteurs : trois millions de chômeurs LOUIS B.pnniTAii collaboration Spéciale PARIS n matière de presse, on a pensé à tout en France.Les pêcheurs à la ligne ont deux ou trois magazines, les chasseurs, 25; les joueurs de tennis ont le choix entre plusieurs titres, et les amis de nos amies les betes ont un choix à donner le vertige.Personne n'a été oublié dans le pays: ni les innombrables bricoleurs, ni les plus secrets collectionneurs de chemins de fer.Le nombre de titres distribués par les NMPP (Nouvelles messageries de presse parisiennes) est hallucinant: il faut y ajouter les publications strictement professionnelles en direction des différentes catégories et sous-catégories professionnelles.Métiers du textile, du béton, du caoutchouc, du cuir, du bois, des ponts, des chaussées et j'en passe.a».- - Les seuls qu'on avait totalement oubliés, et qui forment probablement la première catégorie socio-professionnelle en France: les chômeurs.En restant très conservateur dans les chiffres, il y en a trois millions dans le pays, c'est à dire un poil en-dessous ou au-dessus des 10 p.cent de la population active.L'un des plus beaux bassins de lecteurs potentiels: cf captifs pardessus le marché | (Sauf exception, ce n'est pas vous qui choisissez le chômage, c'est lui qui vous choisit.) «Eh oui! fait remarquer Bertrand Lo-bry, depuis le 1er janvier, tout le monde nous dit: comment se fait-il qu'on n'y ait pas pensé plus tôt!.» Bertrand Lobry est le créateur et directeur du dernier-né des mensuels français Rebondir, qui se présente comme «le magazine anti-chômage», et dont le premier numéro a paru le 1er janvier dernier.Plutôt remarqué par les autres médias (radio-télé), Rebondir a, selon son directeur, vendu ses 300 000 exemplaires de lancement et est en train d'en remettre 100 000 sur le marché.Avec pour objectif un point d'équilibre à 100 000 copies par mois (pour un bureau de 12 salariés, et seulement 4 p.cent de pub).En France, dans le domaine de la presse comme dans le reste il n'y a pas de hasard: bonne ou mauvaise, la mise en page traduit l'intention des créateurs.Rebondir a donc une présentation pas sophistiquée du tout, mais efficace, musclée-colorée, de style grand public.Et pour 64 pages de rédactionnel pratiquement vierges de toute publicité, il se vend bon marché: 15 francs, soit environ deux fois le prix du quotidien Le Monde.«On parle beaucoup de chômage dans les newsmagazines parisiens, dit Bertrand Lobry, mais c'est soit pour en faire de grandes analyses économiques, soit pour parler de la clientèle chère aux annonceurs: les cadres! Or sur 3 millions de chômeurs dans le pays, il n'y a que 160 000 cadres.Ce n'est donc pas à eux que nous nous adressons en priorité, bien au contraire.Pas de grandes analyses sur le pourquoi et le futur du chômage ou les politiques à mener à ce sujet.Nous visons en fait toutes les' catégories touchées par le chômage, mais aussi tous les gens qui commencent à en avoir peur, parce qu'ils en entendent parler à la radio, parce que la boite à côté a fait des mises à pied.» Avec cette mise en page follement esthétique, mais pratique et sans prétention.Rebondir est un journal fort bien conçu bourré de conseils utiles et d'informations pratiques.On s'occupe du traitement personnel du chômage: comment tenir le choc du licenciement, quoi faire également pour rester en forme (physiquement et psychologiquement).Comment renégocier ses emprunts à la banque.Il y a un reportage sur la manière de se repérer dans la jungle administrative \u2014 entre autres l'Assedic, l'assurance-chôma-ge française.Il y a \u2014 inévitablement \u2014 les conseils sur la manière de présenter son CV, puis se présenter soi-même pour une offre d'emploi.Plus intéressant: Rebondir ouvre un peu les perspectives aux Français tombés au chômage, et dont la mobilité géo-professionnelle n'est pas le point fort.Le dossier principal de ce numéro: «Changer de métier».L'une des caractéristiques de l'emploi en France:«cer-.tains métiers (pas les mieux payés évidemment, quoique.) manquent sérieusement de main-d'oeuvre, certaines régions également.On apprend ici qu'il manque beaucoup d'infirmières dans le pays, mais également de «professeurs d'écoles», et que les mères de famille de trois enfants sont aptes à l'embauche, même sans diplôme.Sans oublier des petits trucs à court terme: Rebondir signale 5000 emplois ouverts en janvier dans diverses régions françaises, ou encore les possibilités ouvertes par le (laborieux) développement du câble, et qui a besoin de vendeurs.«Il n'y a pas de fatalité, dit Lobry: certes il y a 3 millions de chômeurs en France, mais il y a aussi chaque année deux millions de personnes qui trouvent un emploi.» Par le plus grand des hasards, l'un des dossiers qui font la une de Rebondir s'intitule Travailler au Canada.En sous-titre: 3000 Français se sont installés au Canada en 1992.La Belle Province recherche désespérément des franco- phones pour son industrie, ses secteurs de pointe, mais aussi son commerce, son hôtellerie.» Serait-ce l'effet bénéfique des échanges franco-québécois depuis 23 ans, mais Lobry et quelques journalistes de sa rédaction connaissent bien lé Québec.Leur dossier est l'un des meilleurs, et le plus dépourvu d'inexactitudes qu'on ait lus depuis longtemps dans la presse française.Sur le mode de vie, les prix à Montréal, .l'excellence des annonces classées de La Presse!!!, mais aussi les secteurs où il y a vraiment des emplois (encore les infirmières, l'hôtellerie, les ouvriers qualifiés).L'époque où le Français de base renonçait à ramasser le premier billet de 20 $ à l'aéroport est révolue.Le lecteur Rebondir est averti de l'existence de 12 p.cent de chômeurs au Québec.Et qu'il n'y a pas d'emploi automatique pour un immigrant.«On embauche facilement, mais on congédie facilement.» Peu de hiérarchie dans l'entreprise: «Le tutoiement est de rigueur.Il y a beaucoup moins de discrimination sexiste qu'en France et.les féministes québécoises sont redoutables!» Conclusion de Bertrand Lobry: «Le Québec n'est pas présenté comme la solution universelle pour tous.Nous disons seulement: il y a là un marché, des ouvertures pour les débrouillards.et la mentalité des gens y est moins bureaucratique qu'en France.» - T Demain dans La Presse CAHIER AUTO 0 » r ê * » » M I t \u2022 t ?Comme un poêle de camping ! ¦ La Stanley 1924 (notre photo) de M.Alain Cuerinot, de Saint-Denis-sur-Richelieu, n'est pas une voiture ordinaire: elle est propulsée par un moteur à vapeur.Une chaudière alimente en effet un double cylindre branché directement au différentiel de l'essieu arrière.Il n'y a pas de boîte de vitesses et l'ensemble ne compte que 30 pièces mobiles.«C'est un peu le principe du poêle de camping Coleman».expliqua le propriétaire dans la chronique AUTO-rétro.Un peu plus in cette fols, la famille Lexus de Toyota s'agrandit.Il s'agit dune berline, la CS 300.lancée lors du dernier Salon de l'auto de Tokyo sous le nom d'Aristo.Notre collaborateur Denis Duquet se demande si cette nouvelle voiture va permettre à Lexus de faire des gains significatifs dans la catégorie des berlines de 50 000$ à 55 000$ ou si elle ne va tout simplement pas couper l'herbe sous le pied de la LS 400.Enfin, Claude Beaudoin, en plus de ses réponses-flash, faire paraître de nouveau le questionnaire sur l'achat d'une automobile neuve.Nos lecteurs sont invités à le remplir.Les suggestions de notre collaborateur seront publiées au cours des prochaines semaines.A lire demain dans le cahier Automobile de La Presse.Insolite Âgé de 8 ans, ii étudie à l'université Associated Press MOBILE, Alabama ¦ L'un des étudiants de troisième année à l'Université de l'Ala-bama du Sud se fait accompagner par sa mère tous les matins pour se rendre en cours.Après tout, Michael Kearney n'a que huit ans.Le jeune garçon poursuivait jusqu'à présent ses études en Californie, au Santa Rosa Junior Collège.Il a commencé à se rendre à l'Université cette semaine après le déménagement de sa famille.Certains de ses camarades de classe ont été surpris de le voir assister à un cours d'anthropologie.«S'il a des meilleures notes que moi, j'arrête tout», a dit (enney Glossinger, 21 ans, étudiante en quatrième année.«C'est confondant de voir qu'il n'a que huit ans ».SUITE DE LA UNE BOURASSA Bourassa devra quitter la politique rassa.Les communiqués publiés par la présidence américaine étaient beaucoup plus explicites lorsque M.Bush a été hospitalisé, dit-il.Ayant lui-même travaillé au NHI de 1980 à 1985, le docteur Batist suit de près les travaux de cette institution et maintient des liens étroits avec elle.Il croit d'ailleurs que son propre hôpital sera en mesure d'offrir des traitements du même type dès l'an prochain.D'après lui, de 20 à 30 p.cent des patients répondent positivement à ces traitements, c'est-à-dire que la maladie est stoppée ou régresse, mais seulement 10 p.cent ne développent aucun nouveau mélanome au cours de l'année suivante.Plus optimiste que son collègue, le directeur du département de microbiologie de l'hôpital Sainte-Justine, Serge Montplaisir, croit que le taux de réussite de cette nouvelle thérapie s'améliore sans cesse.11 reconnaît cependant que les effets secondaires sont importants mais évite de «dramatiser».Il compare cela aux malaises ressentis par une personne atteinte d'une forte grippe tels que fièvre et douleurs musculaires.«Le mélanome est un des cancers les plus malins, mais c'est également celui qui est le plus imprévisible au sujet duquel on rapporte un nombre considérable de gué ri son s spontanées», souligne le docteur Montplaisir.Par guéri-son on entend une période de rémission de cinq ans, s'empresse-t-il d'ajouter.Pour le docteur Henri Shibata, de l'hôpital Royal Victoria, peu de malades survivent plus de cinq ans à ce genre de cancer, mais le traitement à l'interleukine est ce qui se fait de mieux en ce moment.Cet avis est d'ailleurs partagé par plusieurs de ses collègues qui évitent de parler de guérison, estimant plutôt qu'il s'agit encore de périodes de rémission plus ou moins longues selon la gravité du cas.Bourassa va continuer de lutter contre la maladie DENIS du bureau de La Presse \u2014 TORONTO La quotidienne\tà trois chiffres\t211 Tirage d'hier\tà quatre chiffres\t5883 [\"\"ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnements I est ouvert du lundi au i i vendredi de 7 h à 17 h 30 REDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces classées 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSÉES Commandes ou corrections lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 285-7111 GRANDES ANNONCES Détaillants National, Tété* Vacances, Voyages Carriéres et professions, nominations n 285-7202 285-7306 285-7265 i i i i i Lî' LA PRESSE est publiée par LA PRESSE, LTÉE, 7, rue Saint-Jacoues.Montréal H2Y1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.« Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement : numéro 1400 » Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.RENSEIGNEMENTS 285-7272 I T T.T 7\\\" I i i DIMANCHE I 10 JANVIER 1993 | Une greffe somalienne au coeur de la banlieue de Toronto maliens y lancent les boules avec la main et sans queue, à la manière de leurs colonisateurs italiens dont ils parlent encore la langue.C'est pourquoi on entend souvent, au restaurant ou dans d'autres commerces, des Noirs et des Blancs d'Etobicoke se parler en italien.Un peu plus tard à la salle de billard, deux hommes arrivent avec un immense sac de voyage, plein de la divine plante que les clients achètent en grosse poignée enrobée dans du papier journal, pour une trentaine de dollars.Puis commence la cérémonie de la chique collective du bout des petites tiges et de leurs écor-ces.On en tire une certaine euphorie qui aide à traverser les malheurs de la vie.(Le kat n'est pas encore interdit au Canada mais son importation, via Londres, se fait sans égard aux lois sur le trafic des produits agricoles.) «Le kat est une légère amphétamine et il possède des vertus aphrodisiaques», m'explique un membre, médecin de son état, de notre club de chiqueurs.l'y ai aussi rencontré deux avocats, plusieurs fonctionnaires, un ingénieur et plusieurs autres professionnels.Ce ne sont pas les plus démunis, ceux qu'on voit mourir de faim à la télé, qui réussissent à gagner le Canada, la plupart du temps via les États-Unis.On parle, parle, parle, en chiquant le kat.x)n me raconte les circonstances de la fuite, on évoque les parents laissés derrière et on souhaite voir les soldats américains désarmer les petits potentats qui détruisent leur pays.La femme du chef Aldld On me parle de Lady Khadija Aidid, la femme de Mohamed Fa-rah Aidid, un des deux grands chefs de clan qu'on a vu embras- ser son grand rival pour l'édification de l'auditoire mondial de CNN.Cette brave Khadija habite aussi Etobicoke depuis quatre ans \u2014 elle y serait venue via San Diego où se trouverait une autre des femmes et une partie de la fortune d Aidid \u2014 bénéficiaire de l'aide sociale, avec ses trois enfants.Bien que jouissant du statut de réfugié et donc en danger dans son pays d'origine, Khadija a décidé le printemps dernier d'aller visiter le père de ses enfants.Elle en est revenue enceinte d'un quatrième petit Aidid et porteuse d'un merveilleux vidéo sur le par-ty d'adieu offert avant son départ de Mogadiscio.Scandalisé de ce sans-gêne, Bi-nin a remis une copie du vidéo à la CBC qui a éventé l'affaire, tout comme elle avait plus tôt révélé l'existence d'un réseau de fraudeurs de l'aide sociale et comme elle nous apprendra bientôt la présence à Etobicoke d'anciens généraux somaliens.Le professeur Calar À part cette brave Khadija, dont on me parlait beaucoup, je n'avais pas encore rencontré de femmes, après cette première soirée, prolongée grâce au kat, dans la Somalie d'Etobicoke.Osman s'en occupait.Le lendemain soir i'étais invité à souper au Casa Blanca, un chic restaurant italien d'Etobicoke, avec le professeur Ali Galar et sa femme Marian, une pure beauté, qui avait amené deux grandes amies, sa tante Zahar Baihi et son ancienne copine Zahar Mur.On se retrouvait dans un autre univers, celui de la couche dirigeante et occidentalisée de la Somalie.Professeur en gestion d'organismes publics a l'université de Syracuse dans l'État de New York, Ali Galar s'apprêtait à retourner en Somalie pour six mois, avec d'autres compatriotes exilés en divers pays d'Europe.On veut essayer de préparer la reconstruction du pays.Qui sait, j'ai peut-être soupe avec le futur président de la Somalief QUÉBEC ¦ Robert Bourassa est déterminé à «se battre» contre la maladie qui vient de le frapper à nouveau et n'a donné aucun signe qu'il songeait à abandonner son poste.Selon les informations obtenues par La Presse, le premier ministre a déjà opté pratiquement pour le traitement expérimental mis au point au National Institute of Health de Bethesda, l'interleukine 2.Ce traitement, qui pourrait être administré fin février, nécessitera un suivi mensuel.Les effets secondaires passablement éprouvants nécessiteront l'hospitalisation pendant une semaine.Devant ces nouveaux faits, son attachée de presse; Sylvie Godin, s'est bornée à dire que c'est «très probablement» le traitement à l'interleukine 2 qui sera choisi, c'est d'ailleurs pour cette raison que lé premier ministre Bourassa a choisi de se faire enlever la nouvelle tumeur à l'institut de Washington.Car l'interleukine 2 nécessite le prélèvement de cellules du patient pour démarrer une culture en laboratoire.On implante un nouveau gène aux cellules par la suite et on les réimplante au patient ce qui stimule son système immunitaire, et le rend plus apte à combattre la maladie.Même si on qualifie le traitement «d'expérimental», il ne faut pas croire que ce vaccin est «à l'essai».À La Presse qui lui demandait des précisions, le Dr Franco Marincola, du National Institute of Health, qui avait opéré M.Bourassa il y a deux ans, a souligné que les résultats de ce traitement approuvé depuis un an étaient très encourageants.Les effets secondaires, qui durent une semaine environ, sont toutefois éprouvants.«Il y a beaucoup d'effets secondaires, sur le foie, les reins et la tension artérielle.Dans certains cas cela peut susciter de la confusion mais tout cela est réversible et redevient normal au bout de quelques jours», d'expliquer hier le Dr Marincola.Habituellement au NIH, dans le cas d'un mélanome \u2014 le type de cancer dont est atteint M.Bourassa \u2014 on administre tou- jours la dose maximale \u2014 ce qui nécessite l'hospitalisation.Le traitement donne des résultats dans 40 p.cent des cas, mais pour les malades qui répondent positivement, il est plus bénéfique que la chimiothérapie traditionnelle dont les effets sont moins durables.Ceux qui ont parlé au premier ministre au cours des derniers jours ou qui l'ont vu cette semaine en Floride soutiennent qu'en dépit du coup dur de cette réapparition de la maladie, il est loin de paraître abattu.\u2022Je veux fighter» «Il répète souvent qu'il veut se battre, qu'il veut «fighter», dira un proche.Robert Bourassa n'aurait pas fait tout ce qu'il a fait dans sa vie si, en dépit des apparences, il n'avait pas été un bagarreur», souligne-t-on.Bien que cette nouvelle soit sans l'ombre d'un doute «un coup dur», le premier ministre parait en très bonne condition physique et morale.Et surtout, «il ne donne pas l'impression d'un homme oui songe à se retirer de la vie politique», dira l'un de ses proches collaborateurs.Aucune décision n'est prise quant au voyage en Europe que devait entreprendre M.Bourassa fin janvier.Le premier ministre ne ressent aucun malaise, souligne-t-on dans son entourage.«Vous le verrez probablement mercredi, au conseil des ministres.N'eut été de la publication du bulletin de santé, personne n'aurait noté quoi que ce soit», souligne-t-on.M.Bourassa, qui se trouve avec sa famille en Floride doit rentrer au Québec, le 12 janvier, et présidera le conseil des ministres le lendemain, à Québec.C'est dans le plus grand secret que M.Bourassa s'est à nouveau fait traiter au NIH.Vers la fin de la session au Parlement, la semaine avant Noël, il avait constaté l'apparition d'une petite bosse sur la poitrine.L'examen qu'il a subi à l'hôpital Notre-Dame le 23 décembre devait confirmer l'origine cancéreuse de la protubérance.Il semble que seule son épouse, Andrée, ait été informée de la réapparition de la maladie, jusqu'à l'intervention chirurgicale de cette semaine.liens ont envahi les six tours d'habitation d'un complexe de condos le long de la rue Dixon, qu'on nomme maintenant «Somalie-town ».Sur les tableaux d'identification des locataires, on retrouve un nom somalien sur trois.On s'y regroupe pour payer le lover et plusieurs femmes, plus de 40 p.cent selon Osman, y vivent seules avec leurs enfants.Toute une révolution pour les premiers habitants de ces tours, construites il y a 20 ans, dont les appartements furent d'abord vendus à des particuliers mais ensuite souvent rachetés par des locateurs.La cohabitation des anciens pantouflards et des nouveaux nomades de Dixon ne va pas sans choc culturel et sans friction, surtout quand les gardes de sécurité LeBonheurc'esî.CODE DU JOUI.01-7 LES ANNONCES CLASSÉES 285-7111 DRAPEAU Jean Drapeau se porte bien Il y a trois ans, M.Drapeau avait été hospitalisé à la suite d'un accident cardio-vasculaire.Rejoint vendredi par téléphone par un journaliste, M.Drapeau avait précisé qu'il se sentait 3uand même bien et qu'il attendit de se faire opérer.?se promènent avec leurs chiens On retrouve finalement de tout de garde, animaux honnis dans le chez les Somaliens de l'Ontario, code musulman des Somaliens.surtout installés à Etobicoke et Ottawa, qui forment une impor- Cette soudaine greffe somalien- tante communauté de 50 000 per- nc au coeur de la banlieue toron- sonnes arrivées en bloc depuis toise illustre assez bien la profon- cinq ou six ans.Un reflet de leur de mutation qui s'opère dans le société disloquée et déchirée par !lssu humain de la métropole ca- Reccvoir les guerres de clans.Une révolution pour Etobicoke À Etobicoke, en banlieue immédiate de Toronto, Jes Soma- nadienne depuis d'année, n une vingtaine DEMAIN : Peterborough, l'autre Ontario que convoite le Reform Party.la tête sur l'oreiller LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 10 JANVIER 1993 La rupture d'une conduite prive d'eau 35000 foyers à Ter rebonne.Mascouche et Lachenaie RAYMOND CERVAIS ¦ La rupture d'une conduite d'aqueduc de l'usine de filtrat ion de Saint-Louis-de-Terrebonne a privé d'eau potable hier, durant toute la journée, quelque 35 000 foyers des villes de Terrebonne, Mascouche et Lachenaie.La rupture qui s'est produite en fin de journée vendredi, a eu pour conséquence de priver la population d'eau à compter de 4h dans la nuit de vendredi à samedi.Comme l'a expliqué hier l'agent lacques Bragdon, de la police municipale de Terrebonne, la fuite s'est produite sur une conduite d'eau de 20 pouces de diamètre, enfouie à une quinzaine de pieds de profondeur.La fuite a été localisée non loin de la sortie 17 Est, de l'autoroute 25 à Terrebonne.Cette sortie menant à la ville a d'ailleurs été fermée à la circulation durant toute la journée afin de permettre aux équipes de la voirie municipale de travailler en toute sécurité.Hier soir, les employés de la voirie ignoraient encore ce qui a bien pu causer le bris de la conduite maîtresse.Le froid de canard qui sévissait hier et le fort débit d'eau s'échap-pant de la conduite ont passablement compliqué le travail des cols bleus de la ville.Un service d'urgence a été mis sur pied par les autorités afin d'approvisionner en eau potable les résidents des villes concernées et d'assurer que les pommiers puissent combattre efficacement un incendie dans les secteurs touchés par la panne d'eau.Deux points d'eau ont été installés afin de ravitailler les citoyens, une premier au Centre Angora situé au 4125 rue Dargenson et un second, au 905 rue Vaillant.De nombreux citoyens se sont rendus également puiser de l'eau qui Le capitaine Escobar voulait quitter Cuba depuis un bon moment déjà LUCIE CÔTE ¦ Arturo Escobar, le capitaine cubain qui a abandonné son navire le 50 De Noviembre et ses 33 marins dans le port de Montréal, et fait défection vendredi, voulait quitter son île communiste depuis longtemps.«l'attendais le moment propice, les bonnes circonstances, l'ai choisi le Canada surtout parce que c'est en Amérique et aussi parce que je savais que les conditions pour les réfugiés y sont bonnes.Je ne sais pas ce qui va m'arriver, mais je n'ai pas peur, ce ne peut être que bon.Mon avenir sera meilleur ici.l'ai de bonnes offres d'emploi, j'ai des plans, je suis ambitieux», expliquait-il hier soir, dans un café tenu par des Cubains, dans l'Ouest de la métropole.S'exprimant en anglais, d'abord assez méfiant, Arturo Escobar se contentait au début de l'entrevue de donner de brèves réponses.11 n'a même pas voulu préciser s'il avait, depuis vendredi, parlé à sa jeune femme, restée à La Havane, et il hésitait à croire que son navire, qu'au-.cun membre de l'équipage ne pouvait diriger, avait vraiment quitté le port hier midi.Mais l'officier de la marine marchande insiste beaucoup en revanche sur l'aide apportée par les membres du groupe anti-castriste Cuba Indépendant et Démocratique, notamment Enrique Estrada, chargé de la sécurité, qui l'a accompagné lorsqu'il est retourné au navire.«|e suis parti pour pouvoir être moi-même, pour pouvoir enfin m'exprimer librement, pouvoir montrer mes sentiments, être bien avec ma famille.Ce n'est pas facile de vivre à Cuba lorsqu'on a ses pro- .près convictions et que l'on fait connaître ses opinions», assure Arturo Escobar, qui a été déçu par le com- .munisme, qui ne s'est pas montré à la hauteur de ses idéaux.«Au début, la Révolution (qui s'est produite en 1959) a été une très bonne chose, et puis plus rien, note-t-il.l'ai donné ma jeunesse, les meil- Des citoyens faisaient la queue hier à la source du chemin du Coteau afin de s'approvisionner en eau potable à la suite de la rupture de la conduite principale de l'aqueduc, qui a privé d'eau 35000 foyers de Terrebonne, Mascouche et Lachenaie.photo mauwœ thiboocau.couibontion sp&ci*e n'avait toujours pas été rétabli et les autorités estimaient ne pas pouvoir redonner le service avant la toute fin de la soirée dans le meilleur scénario.«Si toutefois les équipes éprouvent des difficultés, les citoyens pourraient être privés d'eau jusqu'à aujourd'hui», a précisé l'agent Bragdon.D'autre part, la ville de Terrebonne recommande fortement aux citoyens de faire bouillir leur eau pendant au moins vingt minutes avant de la consommer jusqu'à nouvel ordre.coule constamment d'une source naturelle située sur le chemin du Coteau à Terrebonne.M.Michel Hamelin de Terrebonne a fait la queue hier comme des centaines d'autres de ses concitoyens au Centre Angora, rue Dargenson, afin de se procurer de l'eau.Armé de deux bidons de cinq gallons, M.Hamelin a dû attendre une trentaine de minutes hier pour «faire le plein».«Le pire, c'est que nous recevons ce soir.C'est notre dernier party des Fêtes et c'est à notre tour de recevoir la famille.La dinde est au four de- puis 8 heures, ma femme est dans la popote par-dessus la tète et il n'y a pas une goutte d'eau au robinet.J'ai même dû aller acheter des bidons chez Canadian Tire, je n'avais aucun récipient pouvant servir pour transporter l'eau», a déclaré M.Hamelin, qui malgré tout gardait sa bonne humeur.Son fils, Eric, 9 ans, trouvait pour sa part la situation bien amusante.Pour la première fois de sa vie, sa mère ne pourra pas l'obliger à prendre son bain un samedi soir.Au moment de mettre sous presse, le service d'alimentation d'eau Le palais de justice de manque de NNEAU PHOTO PIERRE McCANN.la Presse Arturo Escobar leures années de ma vie à la Révolution.|'ai fait la guerre en Angola, j'ai été en Somalie, en Ethiopie.Et je me suis senti trahi.» Pour le capitaine Escobar, les contraintes imposées par le Parti se sont fait sentir jusque dans les détails de sa vie privée.«Ma femme Katja, originaire d'Helsinki, est venue étudier le journalisme à La Havane.Puisque j'étais membre du Parti, j'ai dû obtenir l'autorisation de l'épouser, il y a deux ou trois ans, parce qu'elle est étrangère», souligne-t-il.Le couple a une petite fille qui se trouve dans la famille de sa femme, au Mexique.Avant d'entamer, le 19 décembre dernier, ce voyage qui devait se terminer dans le port de Montréal, le 3 janvier, le capitaine Escobar, âgé de 41 ans, marin depuis 20 ans, qui parle de la mer en des terme très sensuels, est resté sept mois à terre, sans pouvoir connaître la véritable raison de l'interdiction de naviguer qui le frappait.«On m'a dit que la compagnie qui m'employait ne voulait plus travailler avec moi, mais le gérant me disait pourtant que j'étais le meilleur capitaine qu'il ait jamais eu.» Arturo Escobar s'occupera dans les prochains jours de remplir les formulaires que lui ont remis les responsables d'Immigration Canada.Et il attendra ensuite pour voir si le statut de réfugié lui est accordé.¦ Quatre mois après son ouverture, le palais de justice de Laval est souvent engorgé, non pas à cause d'un manque de salles ou de procureurs de la Couronne, mais parce qu'il y a qu'un seul juge de la Cour du Québec, chambre criminelle, qui y siège, même si deux ont été nommés.À la demande de Me Louis-Renc Maranda, le ministère public a été obligé de tenir l'enquête préliminaire de Florian Robidoux, l'un des quatre accusés pour le meurtre de Ghyslain Renzo, commis le 14 octobre dernier, à Laval.Ribidoux, comme ses présumés complices, a été arrêté dans les jours qui ont suivi l'assasssinat.Le 14 décembre.Me Maranda a exigé, comme le lui permet la loi, que son client subisse son enquête préliminaire dans les huit jours suivants.Elle a débuté le 22 décembre devant le juge Michel Duceppe, dans la salle 1,05.La journée entière avait été prévue pour l'enquête.Elle a cependant été interrompue à plusieurs reprises afin de permettre au juge Duceppe de présider des comparutions ou des enquètss sous cautionnement.Le 29 décembre le même phénomène s'est produit.La situation la plus grave est arrivée le 5 janvier.L'enquête de Robidoux, qui devait recommencer à 9 h 30, n'a repris qu'à 15h.Le procureur de la Couronne, Me lean-Pierre Boyer, en plus d'agir dans ce dossier qui requiert une concentration particulière, autant pour le juge que pour les avocats, a dû s'occuper, devant le juge Duceppe, de 30 comparutions ou enquêtes sous cautionnement.Le 6 janvier, même si Me Maranda, la Couronne et le juge étaient prêts à procéder dès 9 h 30, l'audition n'a repris qu'à 14h30.Encore une fois, le retard est attribuable au volume des comparutions et des requêtes en cautionnement.Pendant que l'on fait la queue à l'extérieur de la salle 1,05, les deux autres cours aménagées pour la Cour du Québec, chambre criminelle, sont vides; leurs portes sont ver- rouiilées.A chaque fois qu'elles ont été ouvertes, c'est pour faire place à un juge de Saint-|erôme qui est venu y entendre des causes relevant du district judiciaire de Terrebonne avec son personnel juridique.Pourtant deux juges ont été nommés (Michel Duceppe et Micheline Dufour) par le ministre de la Justice pour le district judiciaire de Laval.Mais le juge en chef adjoint de la Cour du Québec, Jean-Pierre Bonin, aime mieux avoir seulement un magistrat à Laval et garder l'autre au palais de justice de Montréal.Depuis le 31 août, le palais de justice de Montréal a perdu 852 causes au détriment de celui de l'île Jésus.En d'autres mots, le bureau du substitut du procureur général de Laval a ouvert 852 dossiers qui, avant la création du nouveau district judiciaire pour desservir la population lavalloise, étaient toutes entendues à Montréal.Durant les premières semaines de son ouverture, les causes de violence conjugale étaient monnaie courante au y .lais de Laval ; elles atteignaient plus de 40 p.cent du pourcentage des dossiers ouverts.Mais après quatre mois, les cas de violence conjugale ne retiennent plus que 12 p.cent du volume, soit le même pourcentage que les causes relatives à la Loi sur les stupéfiants.Avant l'ouverture du palais de justice de Laval, les dirigeants des affaires juridiques prévoyaient qu'entre 1800 et 2000 causes y seraient débattues au cours de la première année.Au train où vont les choses, il va y en avoir 2550, ce qui représente une augmentation assez importante pour le bureau de la poursuite.Prochainement, un nouveau procureur.Me Alain Pilotte, se greffera au bureau du substitut du procureur général de Laval.Les avocats interrogés soutiennent qu'il y a assez d'ouvrage pour maintenir régulièrement une salle et demie en activité à chaque jour.«Il ne faut oublier que les autres accusés dans le meurtre Rinzo (Marcel Poliquin, Emile Frenette et Jean-Claude Gauthier) ont tous demandé-de subir leur enquête préliminaire après celle de Robidoux, ce qui va occuper pour longtemps la salle 1,05», a souligné un procureur.En passant par RDP oulevard Gouin Est, par Sherbrooke après le pont du Bout-de-L'île, en suivant la rivière des Prairies qui flamboie sous le grand soleil qui nous a fait l'honneur, vendredi matin.La maison Bleau.«D'esprit français, se caractérise par ses cheminées en chicane placées de part et d'autre du faîte du toit0».Un érable avec une branche immense à laquelle des générations de Bleau ont dû installer une balançoire.Sur l'autoroute, suspendue derrière le jardin, on entend passer les chars et les trucks à 120 k/h.La rivière s'en éloigne.Suivons-la.j'insiste.À gauche, des taillis, des terrains en friche, des bois, des parcs, des jardins, des boqueteaux et d'immenses pylônes de l'Hydro décoiffent l'ancienne prairie.Un bungalow à vendre près de la 89e avenue; un arrêt pour laisser passer le trafic de la rue St-Jean-Baptiste, nous approchons de la civilisation.Rivière-des-Prairies, rappelons-le, est le quartier le moins densément peuplé de Montréal, 900 habitants au kilomètre carré contre 5740 sur l'ensemble de l'ile.Tiens, la voici: le bar des Copains et sa brasserie adjacente.«En 1897, le petit bourg de Rivière-dès-Prairies n'est toujours pas relié au reste de l'ile.C'est de la rivière que vient au printemps la nouveauté quand les cageux descendent sur leur radeau de bois.On aime bien raconter que los Montferrand, le plus célèbre d'entre eux, s'arrêtait à l'hôtel du village après avoir franchi les impétueux rapides de la rivière.0» D'autres bungalows à vendre, quelques modestes commerces, un parking rempli d'hydravions.Le vacarme qu'ils causaient au décollage avait été un des grands sujets de débats lors des élections municipales de 1990; après le transport en commun et la pauvreté du réseau routier, mais avant l'absence de pissotières au parc Leonardo da Vinci.Voici le coeur du village, l'église de la paroisse Saint-Joseph et son presbytère, oeuvres de Victor Bourgeau, 1875.Deux statues de l'aimable saint regardent flamboyer la rivière.Un piéton passe lentement.\u2014 Pardon monsieur, l'hôpital, ils vont le construire où?* * * M.Marcel Parent, M.A.N., député de Sauvé, écrivait dans L'Informateur de Rivière-des-Prairies du 6 janvier: «Les opposants.manifestent un souverain mépris pour les gens qui habitent Montréal-Nord et Rivière-îdes-Prairies.A leur avis, en déménageant l'Hôtel-Dieu, on l'envoie au diable vauvert, au milieu des terrains vagues.loin de tout bon système de transport approprié.Chaussées de leurs gros sabots, certaines autorités montréalaises ne veulent pas savoir qu'il y a déjà un hôpital universitaire dans le même secteur.» * * * «Montez par en haut.prenez à droite au deuxième stop, à gauche à la première lumière, c'est dans ce bout-là.» Montons, les chemins sont beaux.Boulevard Perras, Maurice-Duplessis, à droite?Oui.Non.J'aurais du prendre des notes.Au coin, un Monsieur Donut, un Mike Submarine, deux banques, ça doit être à droite.Trois taxis qui somnolent.\u2014 Excusez-moi de vous réveiller.le futur hôpital s'il-vous-plait?Le citoyen-chauffeur a un peu bougonné.C'était bien à droite sur Maurice-Duplessis.«Vous allez voir un grand terrain.c'est là».Un centre commercial aux vitrines défoncées; à gauche, des condos.ça ne peut pas être ça.Continuons.Le collège Marie-Victorin à gauche, le vieil hôpital.Montréal-Nord.Shhhîtttt.Sur le chemin du retour, un pimpant petit centre commercial d'où je jure ne point partir sans savoir.Au Boni-Choix, la préposée à la tirelire n'est pas certaine de l'emplacement mais elle est bien pour ça, un hôpital dans le coin.«Ça va faire de l'action, mais pas avant deux ans.» À l'Univers des cartes et comics, les jeunes hommes que j'interroge diffèrent d'opinion quant à l'emplacement mais sont bien pour ça, eux aussi, un hôpital.«C'est à côté de l'hôpital mental », affirme le vendeur.«Non, c'est juste en arrière d'ici», prétend le client.«L'hôpital, c'est un must, affirme l'entrepreneur.L'autre jour, ma cousine a accouché d'urgence; ça a pris 20 minutes pour l'amener à Maison-neuve-Rosemont.» Il jure avoir failli ne pas connaître le bonheur d'être mononcle (et voilà un bel argument pour les pro-déménagement de l'Hôtel-Dieu).Personne ne sait.J'abdique.Une bonne dame nettoie son entrée de garage sur la quatrième avenue.Je sens qu'elle sait.\u2014 Pardon, madame, le futur hôpital s'il-vous-plait?«C'est là-bas, à gauche».\u2014 En arrière des condos Junon?Drette là.C'est grand.Sous la neige, comme ça, on ne peut pas dire, vraiment, sur la qualité des sols.Mais c'est grand.Ça devrait être beau.Entouré de condos et de maisons d'appartements, de petites entreprises.Oui, ça devrait nous faire un bel hôpital.'Extrait du fascicule no 12 de la collection «Pignon sur rue» pour la mise en valeur du patrimoine montréalais.De l'intéressante lecture.HEURTEE PAR UNE VOITURE \u2022 ¦ Une femme est morte vers 3 h 20 hier '.matin, après avoir été heurtée par une voiture sur la route 153, à Saint-Geor-ges-de-Champlain, près de Grand-Mère.Bernadette Lepage, âgée de 49 ans, résidante de la municipalité, marchait sur la voie réservée aux automobilistes.Selon la Sûreté du Québec de Trois-Riviè-res, le conducteur ne pouvait voir la victime de l'accident sur cette petite route secondaire qui n'est pas éclairée la nuit.Il est allé téléphoner aux policiers, puis est retourné sur les lieux de l'accident pour attendre leur arrivée.AUTOMOBILISTE TUÉ ¦ Un homme qui a perdu la maîtrise de son véhicule, sur la route 359 qui mène au Lac-à-la-Tortue de Saint-Georges-de-Champlain, est mort, vendredi soir.Lionel Brouillette, âgé de 66 ans, résidant de l'endroit, a perdu le contrôle T sur la chaussée glacée et sa voiture, qui avait dérapé et était placée en travers de la route, a été heurtée par une autre voiture qui venait en sens opposé.Plus tard, une troisième auto est venue aussi percuter les deux autres.UNE VOITURE DANS LA MAISON ¦ Luc Blanchard, un résidant de Saint-Nicéphore, tout près de Drummondvil-le, s'est éveillé en sursaut, hier matin, à 2 h.Après avoir raté son arrêt au coin de la rue Grande-Allée, une voiture qui roulait à vive allure venait de défoncer avec fracas le mur de sa maison neuve, orné d'une immense baie vitrée.Ni les trois occupants de la voiture, ni le propriétaire la maison et sa femme enceinte n'ont été blessés.Les dommmages ont été évalués à 10000 $.UN VOLEUR MALCHANCEUX ¦ Occupé à faire ses courses hier après-midi, un homme de Val-Bélair, près de 1-r- L'EXPRESS ¦111 IVI Québec, a accepté de donner l'un de ses sacs à provisions vide à un homme qui en avait besoin pour transporter le magnétoscope qu'il tenait sous son bras.De retour chez lui quelques minutes plus tard, le monsieur serviable a constaté qu'il s'était fait voler.son magnétoscope.La police a rapidement retrouvé le voleur que sa victime venait tout juste de rencontrer, grâce à la compagnie de taxi à laquelle il avait fait appel.FRAPPÉ PAR DEUX VOITURES ¦ Un adolescent de Laval est mort vers minuit trente vendredi soir, après avoir été heurté par deux voitures.Jonathan Harvey, 15 ans, reconduisait deux de ses amis à l'arrêt d'autobus du boulevard des Laurentides, tout près de sa résidence située rue Paquette.En rebroussant chemin, il a tout juste évité une voiture en passant devant l'autobus.Affolé, Jonathan Harvey a traversé le boulevard en courant et une auto l'a heurté.Sous l'impact, il a été projeté devant un autre véhicule.Le jeune homme a subi de multiples fractures et son décès a été constaté à l'arrivée des secours sur les lieux.DES VOLEURS PERCHÉS ¦ Alertée par un témoin, la police de Laval a cueilli deux voleurs sur le toit d'un édifice, dans la nuit de vendredi.-^- qui ont prétendu revenir de jouer aux quilles.Us venaient de dévaliser un magasin d'appareils vidéo du boulevard Saint-Martin.Leur complice les attendait dans une remorque, chargée de matériel vidéo valant environ 50 000 $, prête à partir.Les trois jeunes hommes, de 27 et 29 ans, comparaîtront en Cour demain.COMMERÇANTS SÉQUESTRÉS ¦ Armés d'un pistolet 9 mm, deux hommes ont fait main basse sur des manteaux de fourrure et des manteaux et des pantalons de cuir dans un commerce du boulevard Saint-Martin, à Laval, hier après-midi.Ils ont menotte les deux vendeurs et un commerçant voisin venu les visiter au mauvais moment.Sans être maltraités, les trois hommes ont été enfermés dans les toilettes.Ils ont pu en sortir des que les voleurs, dont le butin est évalue à 50000 S, furent partis. a4 LA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 10 JANVIER 1995 Rapport écologique en 27 langues contre le développement de la baie James t I \\ 1 1 MAKIE TISON .de ta Presse Canadienne WASHINGTON r \"1 \u2022 - J ¦ Une organisation environnementale américaine s'en prend au développement hydroélectrique de ta Eiaie lames dans un important rapport distribué sur tous les continents en 27 langues différentes.Dans un chapitre de «L*État du monde - 1993» sur te commerce et l'environnement, le World-watch Institute, une organisation basée à Washington, affirme que le développement de ta Baie famés constitue un exemple de la dégradation environnementale que peut entraîner le commerce international.L'auteur du chapitre, Mme Hî-lary French, explique que le complexe de La Grande, la première phase de la Baie lames, a été construit en partie pour générer de Télectricité destinée aux marchés de la Nouvelle-Angleterre.Elle affirme que ce complexe a entraîné l'inondation d un territcire correspondant à la moitié de la iSelgique, le déplacement de populations cries et Fempoisonne-ment au mercure de leurs aires de pêches.Dans un chapitre du même vo-lume sur les autochtones, le Worldwatch Institute revient sur la question de la Baie lames pour déplorer pluf particulièrement la perte de territoire pour les Cris.L*auteur de ce chapitre, Alan Thein Durning, affirme que ta phase II de ce projet modifiera un territoire de la taille de la France afin de générer 27000 mégawatts d'énergie exportable.Il rapporte !es propos du Grand chef des Cris Matthew Coon-Come, à l'effet que seuls les castors ont le droit de bâtir des barrages sur les territoires des Cris.M.Thein Durning affirme que les autochtones sont souvent de grands perdants au niveau économique.Il prend à témoin les communautés autochtones canadiennes, qui connaissent un taux de chômage de 50 p.cent.Pays exceptionnel Par contre, il soutient que le BILLETS GRATUITS! ?V Canada est un pays exceptionnel lorsque vient îc temps de parler des droits territoriaux.Il explique que le Canada a reconnu tes droits des autochtones sur plus de 2,2 millions de kilomètres carrés de territoire.11 souligne notamment l'entente intervenue entre le gouvernement du Canada et les Inuit pour la création du Nuna-vut, une région qui couvre le cinquième du territoire canadien.M.Thein Durning affirme également que c'est dans des pays comme le Canada, la Nouvelle-Zélande, la Suède et les États-Unis, qui sont dotés de systèmes politiques démocratiques et d'avenues pour la défense des droits de la personne, que les mouvements autochtones sont tes plus nombreux et les plus puissants.11 indique que les nations autochtones nord-américaines disposent notamment d'une génération d'avocats talentueux qui tournent la «Loi des Blancs» à leur avantage, regagnant des territoires ancestraux et des droits sur les cours d'eau.«Sans droits démocratiques pour s'organiser et plaider leurs causes, les populations autochtones n'ont pas grand chance de se protéger», écrit M.Thein Durning.Il soutient qu'il est primordial de préserver les cultures autochtones, parce qu'elles jouent un rôle essentiel dans la conservation de l'environnement.\u2014.-¦i\"'X-:-.':-:::;>.feilQiesii s'in- .Cii^cllipa .________.iiiiPiiiiipiiiiiiiii llillllilli^ Echanges commerciaux Le Worldwatch Institute quiète des effets de la libéralisation des échanges commerciaux internationaux sur l'environnement.- Mme French soutient que des traités comme l'Accord de libre-échange nord-américain (Alena) peuvent augmenter le niveau de pollution en accroissant l'activité économique et en multipliant le transport routier entre les pays signataires.Mme French cite une étude des économistes de l'université de Princeton, Cene Crossman et TIO/V *i 50 000 $ EN PRIX! ^ Une magnifique Camaro Z28 ou Firebitd Formula 93! ¦ .et 1 OOOS en certilicats-cadeaux Esso, 1 000$ supplémentaires si le gagnant de la voiture est abonné à La Presse.tJn voyage d'une semaine pour 4 personnes en Floride au Bayshore Club, de Nouvelles Frontières, Quinze week-erids de ski.¦ -.^ \u2022 \u2022 Dix certificats-cadeaux de 100$ de Esso.\u2022 Cent cinquante certificats-cadeaux de 50S de Lebeau Vitres d'Autos., LE SALON INTERNATIONAL DÉ/L'AUTO DE^MÔ[nITREAL AU STADE OLYMPIQUE DU 14 AU 24 JANVIER T993 Lé tirage aura lieu le 24 janvier '93 a 20h au Salon International de l'Auto au kiosque Esso.Heures d'ouverture: de 10 h a 23 h à rexcoption du dimanche 24 janvier, 10 h à 20 h ' Les guichets forment^ heures avant llieuie de fermeture du Salent;\u2014:-¦¦-~ Billets d'entrée: Adultes 8.50 S - Étudiants, aqe d'br et groupes de 20 et plus: 6,50 S Enfants de 6 a 12 ans accompagnés d'un adulte: 1 S (taxes incluses) i i ' NOM i RmpliM«z c« coupon de participation et déposaz-le au kioaqua Eaao, au Salon da I Auto oupoMc-laà La Prasaa, Concours Salon da TAuto La Prmoe Lt«e., O.P.5015, Suce Place tfArmes.Montrée H2Y 3M1 ÂGE: ADRESSE: i i CODE POSTAL VILLE: i i i i i TEL JE SUIS ABONNÉ(E) A LA PRESSE Q | \\ i Pour médtsr leur prii.IM gagnants dtvront répondra corractomanl * la question mathématique suivante: 2 X 50 - 75 s i i *m w Laa «fagaa auront lau la 24 janvier à m aH Uoaqua EaM> lors du Salon Marnattonal tfa TAu^ .Las fégtamam» du concours aont dtaponlMas sur demanda au Salon dm r Auto.Y i i i i i i À Alan Krueger, qui estime que l'entente nord-américaine augmentera de huit millions de livres les émissions toxiques annuelles dans Pair, dans l'eau et sur la terre au Canada.Mme French dit craindre également que la libéralisation des échanges mondiaux n'accroisse le commerce licite et illicite de produits à base d'espèces menacées, de déchets et de produits dangereux.Elle donne comme exemple l'industrie canadienne de l'amiante qui, face à un marché domestique déclinant en raison de craintes pour la santé, s'est joint au gouvernement pour faire la promotion de ventes à l'étranger.«Pas moins de 95 p.cent de l'amiante produit au Canada est exporté, dont plus de la moitié dans les pays en voie de développement», déplore-t-elle.Mme French écrit cependant que la îîbéraiisaîicn des échanges pourrait être bénéfique à l'environnement, notamment si elle facilite la dissémination de technologies non-polluantes.Le développefnent de la Baie James constitue, s< un exemple de la dégradation environnementale.L'écologie aura un gros impact économique Reuter WASHINCTOS ¦ Les considérations écologiques engendreront une deuxième révolution industrielle et ouvriront la voie à de nouveaux secteurs d'activité dans un marché de plusieurs trillions de dollars, si l'on en croit un ouvrage annuel publié aux États-Unis.Dans son analyse en 1993, le Worldwatch Institute explique que les efforts entrepris pour protéger la couche d'ozone, préserver la diversité des espèces et stabiliser le climat de la planète auront des conséquences sur la quasi-totalité des secteurs économiques.Les secteurs «sales», tels que la chimie, la métallurgie, la sidérurgie ou les mines seront les plus touchés, selon Christopher Flavin et |ohn Young, deux des auteurs du rapport.Les investissements potentiels en technologies de protection et d'assainissement de l'environnement représentent déjà 200 milliards et auront augmenté de 100 milliards supplémentaires à la fin de la décennie.Les priorités seront données aux remplacement des énergies fossiles et à la substitution de matériaux légers à l'acier.«Le passage à une économie écologiquement saine est un défi sans précédent pour les entreprises.Les coûts en seront élevés (.) mais pour la plupart d'entre elles, les risques seront grands si elles occultent de nécessaires transformations», écrit le Worldwatch Institute.Dans un autre chapitre, le président de l'institut.Lester Brown, signale que les charges engendrées par la dégradation de l'environnement rendent ces changements inéluctables.diminution de productivité des forêts due à la pollution aérienne coûte annuellement à l'Europe 30 milliards, soit un chiffre à peu près égal à la valeur de la production annuelle de l'industrie sidérurgique allemande.L'effet de serre risque de représenter pour les États-Unis un manque à gagner annuel de 60 milliards, dû aux récoltes perdues, aux dommages infligés aux forêts et à la montée du niveau de la mer.Au niveau gouvernemental, il faut substituer à des réglementations trop contraignantes une approche plus libérale axée autour de la fiscalité.«Des transformations plus nettes se produiront à la condition que les gouvernements réforment leurs politiques budgétaires en éliminant les subventions ou en taxant les industries nuisibles à l'environnement», poursuit l'institut.lit*- \u2022 * Les auteurs de l'étude considèrent ainsi comme quasiment acquis que les États-Unis instaureront une sorte de taxe sur l'énergie dans un proche avenir.\u2022 MAIGRIR SANS OBSESSION RftTMOIDE F0R6ET, I.Se.l.T.eousuLumn nniE, uimTnMniKuiiuTHs (514)273-0767 tokxiuÊbec Tirage du 9S-01-09 6 14 18 21 34 35 RÉSULTATS loto-québec 0*^ Numéro compïémentaîre: 22 Prochain tirage: 93-01-1S EBtra.Tirage du r\", ^NUMÉROS 635518 35518 5518 518 18 8 LOTS 100 000$ 1000$ 250$ 50$ 10$ 2$ Tirage du I 93-Ô1-09' ^ ^ 2\t3\t7\t20\t25 2Sl\t21\t2&\t-29\t30 31\t32\t34\t35\t42 46\t57\t60\t66\t70 Prochain tirage: 93-01-11 s[i[i;i ¦M Tirage du 95-01-09 GAGNANTS 2 8 12 20 29 32 Numéro complémentaire:.41 6/6 5/64- 5/6 4/6 3/6 1 0 53 2 203 30 961 lOTS 1 000 000,00$ 28 234,00$ 887,80$ 39,80$ 5$ MISE-TÔT 8 11 20 27 lOTS 367.60$ CACNANTS 136 Ventes totales: 1 080 242,00$ Gros lot à chaque tirage: 1 000 000,00$ T v A, le réseau des tirages de Lp.to-Quëbec Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.R É s U LTATS t o u \u2022 'tit 1^.Tirage du 93-01-08 NUMÉROS 635095 35095 5095 095 95 63509 6350 635 LOTS 50 000$ 5 000$ 250$ 25$ 5$ 1000$ 100$ 10$ PR'OATTîN.CIAl.Tirage du 95-01-08 NUMÉRO DÊCOMPOSABLE NUMÉROS 3122355 122355 22355 355 55 LOTS ^000 000$ 5000$ 500$ 100$ 25$ 5$ Tirage du 93-01-03 3\t6\t11\t12\t14\t15 22\t28\t32\t40\t48\t50 63\t64\t65\t68\t69\t70 21 58 Prochain tirage: 93-01-09 é b e c Tirages du 93-01-04 93-01-09 3 4 LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI VENDREDI SAMEDI 298 49a 212 855 430 211 3608 5907 4451 4816 7388 5883 Tirage du 93-01-08 NUMÉROS 643228 43228 3228 228 28 LOTS 250 000$ 2 500$ 250$ 25$ 10$ T VA, le rêstaudcfs tirages * Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette Itete et U liste offictelle.cette dernière a priorité.O O ff PROPOSITIONS DAFEURES^ 705 HYPOTifÉOUCS A Al IBM , 3».botonc* ven»^ 710 OCCASIONS DAFfAUtS GOUVCRMEMCMT.fvCn \u2022* 710 OCCASIONS D'AFFAIRES AUJOUROWI A VOTRE COMPTE ALLO n\\-4m 718 ARCENT DEMANDÉ FAIT SUR MHUM O0MAa« DES DISTinWJTWCa PAS D\u20ac VEfrrE PAS DE SOLLICITATION 712 ASSOCIÉS OaiANDCS COOdPftOWg avant un produt \u2022xcknlf brevttè, m pouvani uf< flrc o lo dtmontfi rtchorcHt inMtiWii\u2014r «Il OtWtiQnuH m%.i( I 000 000 1 ee Al bnotn arotfrt l«re 2e hWw sur proortcfe^ notoire MYPOTHEQUC de 3e rang (31 500 %) sur AXitt* o MonrtrM.lioro, à vendre ions oorcx:t*e.La mdCetve offre ivo occepttte te U tonv.m3.Pour tnfof nwWon»: Mme Louh* Oiottl, I7M100.72S MLIVRB, MPÛT A-n Comp«abMlè« tefM dt Uvn lmpâli,prta jtUvrtv Lm gens d*affalrei
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