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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1992-12-07, Collections de BAnQ.

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[" VOITURES EUROPÉENNES JAPONAISES OU AMÉRICAINES, m^nfli^mmu^DJiiiflB ON A LA SOLUTION Monsieur puffier LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQUE Aujourd'hui: nuageux et froid avec neige légère.Minimum -6° Maximum -2* ' Demain: partiellement ensoleillé, détails cahier sports_ H9RHBHHHBHHBHI BBBHBHmHBHHHHBH MONTRÉAL, LUNDI 7 DÉCEMBRE 1992 109e ANNÉE N° 49 50 PAGES, 4 CAHIERS 50« ¦¦¦¦¦¦¦ - iles de La Madeleine : 1.00 «P W Taxes en sus -:.-\u2014\u2014- ¦ -' ¦.-\" -\u2014*.\"\"- ¦ ¦¦i Denis Lortie demande à pouvoir réintégrer la société // bénéficie depuis 14 mois de sorties de jour, avec ou sans escorte S 3 HAWKS 2 CANADIEN 0 Blanchi pour la première fois cette saison, le Canadien concède une avance de 2 à 0 en première période mais ne parvient pas à rattraper les Black Hawks.\u2022 * ci FRAUDE L'affaire qui secoue le milieu universitaire de Québec et Trois-Riviè-res n'est qu'un aspect d'une fraude internationale impliquant un homme d'affaires de Trois-Rivieres.C3 AUTOMOBILE La Volkwagen Passat a deux nouveaux moteurs, un V6 et un diesel, mais une chose ne change pas: l'équilibre général de cette voiture son confort et sa tenue de route.E 4 SUISSE Les Suisses refusent d'adhérer au Traite sur l'Espace économique européen, qui les aurait fart entrer dans le marché de 380 millions de consommateurs de la CEE.H 4 SOMALIE Mogadiscio, capitale de la Somalie, attend avec sérénité l'arrivée du contingent déployé par l'ONU et un convoi d'aide a pu quitter le port sans être pillé.Sommaire Annonces classées Immobilier.______B5-B6 marchandises.B6*B7 en^plols .a.B7 wtomobWn.B8*B9 propositions d'affaires.C2 Arts et spectacles Informations.A 9 à A12 ciné*hor3lre.2 têlé-horalre A10 T^î^ vision \u2022\u2022\u2022«¦.\u2022.Bandes dessinées B7 Bridge.C6 Décès.C7 Economie.C1-C2 Etes-vous observateur?.B5 Feuilleton.B9 Hcrescope.Bo L'auto.C3 à C7 Le monde.B4 Loteries.A4 Mot mystère.B6 Mots croisés.B8 Quoi faire.C8 MARIE-FRANCE enis Lortie, fauteur de la fusillade survenue à l'Assemblée nationale le 8 mai 1984, sait qu'il n'a aucun pardon à attendre des victimes.Mais aujourd'hui, celui qui purge une sentence à vie pour les meurtres de trois personnes demande aux Québécois de le laisser réintégrer la société petit à petit grâce à des sorties temporaires avec et sans es- corte, comme le lui permet déjà la Commission nationale des libérations conditionnelles depuis le mois de septembre I99l.Dans une lettre manuscrite remise à La Presse par sa compagne, Denis Lortie, qui a maintenant 33 ans, affirme avoir pleine-ment réalisé il y a quelques années toute la gravité de ses actes.Il explique toutefois que ses séances poussées de thérapie l'ont remis graduellement sur la bonne voie.Par ce geste, il souhaite non seulement rassurer la population mais aussi son ex-épouse.Lise Lé-vesque.Celle-ci affirmait récemment dans une entrevue radio-phonique qu'elle craignait pour sa vie ci celle de ses enfants si l'cx-militaire venait à bénéficier d'une libération conditionnelle.«Mon unique but est maintenant de réintégrer la société en ayant aucun doute dans mon esprit que tout le bagage que j'ai accumulé pendant ces thérapies me permettra de ne pas être un danger pour la société en général, pour mes proches et toute autre personne que je pourrais côtoyer», écrit-il.Denis Lortie sera admissible à une libération conditionnelle totale à partir du 8 mai 1.994, après dix ans d'incarcération.En 1985, le jury le condamne à perpétuité pour trois meurtres au premier degré.Ses avocats vont en appel VOIR LORTIE EN A 2 ¦ Autres informations en page A 3 Un dessin de Denis Lortie au cours de son premier procès, en 1985 La vie, un jeu d'enfant «Je suis chose *, responsable de ma vie, je fais ce que je veux et la société ne me fera jamais faire autre dit Madeleine Arbour.pmo ™»T » »«\u2022 Les débardeurs, aux anges, l'appelaient «ma colombe»! L'apparition d'une blonde fée égarée dans la grisaille du port, portant chapeau et gants blancs et flanquée de deux jeunes enfants, avait de quoi les émouvoir! Madeleine Arbour raconte qu'elle n'a jamais eu peur, surtout pas des débardeurs ni des qu'en-dira-t-on, ni d'Oscar, sinon de l'enfermement psychologique et de la dépendance.Dans son atelier-maison de la rue Saint-Paul, ancien entrepôt de la Ville de Montréal où elle vit depuis 1965.Oscar-le-fantôme hante encore les lieux.Madeleine le laisse vivre libre comme elle-même a vécu et vit encore, sans boulets aux pieds, sans menottes et sans contraintes.Sa vie à elle plane au-dessus des fautes de goût et de l'insignifiance.Et si le vent, parfois, les soirs de tempête, fait craquer son toit, gémir ses poutres, elle s'accroche solidement à ses rêves.Elle lévite.Madeleine Arbour décoratrice en sanglier, telle que l'appelait un de ses enfants, a été tour à tour animatrice à la télévision \u2014 «on se souvient surtout de La boite à surprises \u2014, chroniqueur et professeur.De la tapisserie au film, en passant par lé décor de théâtre, elle est collectionneur d'art et d'anecdotes.Elle aime bien raconter à sa manière les multiples péripéties de sa vie, un peu comme si elle ouvrait un livre de contes.Il était une fois.Un jour.Et intimement, sans qu'on y prenne garde, nous voici pris au piège de l'enchantement.Ses rencontres avec ses amis, les |ean-Louis Roux ou lean-Paul Riopelle, ont des aspects merveilleux.Ses amours en ont de plus extraordinaires encore.Il y a peu de moments dans sa vie où rien n'arrive.«l'avais un mari.» Et si par hasard l'oreille ANNE RICHER rencontre.MADELEINE ARBOUR attentive devient complice, elle distribue alors quelques conseils sur la manière d'être heureux, sur l'art amoureux.«Allez, aimez !»~^ clame-t-ellc.Un besoin de beautés, de couleurs.Un besoin de contrôler sa vie, ses affections.Elle crée tout de suite le décor de ses amours, règle les détails de la mise en scène, jusqu'aux pas de l'être aimé dans l'escalier.Tout sera beau.Et si la réalité n'a pas de poésie, elle en crée.Elle se remarierait juste pour la fêle, pour la robe.Elle a choisi d'être muse.Mais pour être clue, il faut être libre.«C'est bien d'être seule mais seule avec son rêve, ce n'est pas être seule.» Et plus encore, avec gravi-lé: « le suis responsable de moi.de ma vie, je fais ce que je veux et la société ne me fera jamais faire autre chose.» Elle exprime là su vraie révolte, sa réalité et sa douleur de toujours.Une espèce de besoin contradictoire entre la féminité et ses privilèges, la liberté et ses responsabilités.Car on ne peut pus être femme, jolie, jeune,-dans les années 1940-50, régler soi-même sa destinée, balayer les., régies sociales, affirmer sa margin nalité, sans qu'il n'y ait des pincements au coeur.«Depuis que je suis petite, je sais que pour gagner sa liberté il faut payer cher, il faut assumer sa différence.» À force de le vouloir, elle a créé l'harmonie.C'est l'art qui a été le VOIR JEU EN A 2 Le PQ s'opposera au « balayage » des lois linguistiques GILLES PAOUIN i le gouvernement Bourassa transforme son projet de réforme des lois linguistiques du Québec en un balayage des mesures de protection du français, il se heurtera à un mur, a déclaré hier le vice-président du Parti québécois, Bernard Landry.La réaction énergique du PQ face au ballon-sonde lancé samedi à Saint-Hyacinthe par le premier ministre Bourassa a aussitôt été appuyée par le Mouvement Québec Français et le chef du Bloc québécois, Lucien Bouchard.Pour M.Landry, le PQ réfléchit à ces questions en ce moment mais il le fait dans le contexte de la souveraineté, ce qui est tout à fait différent de ce que propose le gouvernement.«Il est vrai que l'affichage constitue un irritant, mais la loi ne devait pas éviter cela, elle devait envoyer un signal à l'immigration que le Québec vivait en français», a souligné M.Landry.« Lorsque le Québec accédera à la souveraineté, l'immigration sera toujours bienvenue mais il sera alors clair que le Québec est une terre francophone, a-t-il ajouté.La question qui se pose en attendant, c'est de savoir s'il vaut mieux avoir des problèmes de perception à l'étranger ou une immigration bien intégrée au Québec.«Si le gouvernement veut modifier la Loi 10I v nous ne serons pas complaisants.Qu'il ne soit pas question de balayage des lois linguistiques car il va nous trouver sur son chemin », a affirmé M.Landry.Selon lui, au moins une quarantaine d'États ont des lois linguistiques, dont plusieurs sont beaucoup plus contraignantes que la Loi 101.Le Québec ne fait donc pas cavalier seul en cette matière.«Tout indique que Robert Bourassa est en train de dresser un écran de fumée devant les yeux de la population pour cacher sa catastrophe constitutionnelle et son échec économique», a conclu M.Landry.Cette opinion est d'ailleurs partagée par le chef du Bloc québécois, Lucien Bouchard, qui juge la sortie de M.Bourassa particulièrement révélatrice du désarroi VOIR PQ EN A 2 Côté vient défendre à Montréal sa décision de déménager l'Hôtel-Dieu CILLES PAOUIN î F est armé de nouvelles études préparées par ses fonctionnaires que le ministre de la Santé et des Services sociaux, Marc-Yvan Côté, tentera aujourd'hui de convaincre les Montréalais que ri Intel-Dieu doit déménager à Rivière-des-Prairies.«Le gouvernement dévoilera plusieurs analyses objectives qui viennent appuyer sa décision d'implanter le nouvel Hôtel-Dieu a Rivière-des-Prairies tout en répondant aux inquiétudes des citoyens» a dit hier à La Presse Jean-Claude Gobé, le député libéral de Lafontaine.Contesté de toutes parts depuis qu'il a annoncé le projet de déménagement des services de cet hôpital dans l'est, M.Côté rencontrera aujourd'hui également les administrateurs et employés de cette institution pour faire le point.Selon M.Gobé, la dernière proposition que le maire Doré a «sortie de son chapeau » pour éviter le départ de l'hôpital du centre-ville n'a pas été retenue par Québec.«Construire un nouveau pavillon sur l'emplacement actuel de l'Hôtel-Dieu ne réglerait rien, il faudrait ensuite attendre huit ou neuf ans pour obtenir des locaux modernes en restaurant les vieux immeubles», affirme M.Gobé.D'après lui, la dernière intervention de M.Doré reconnaît au moins que l'hôpital existant n'est pas conforme aux besoins d'une institution universitaire du XXIe siècle.Tout le monde s'entend donc sur le besoin de construire et il s'agit mainte-, nant de déterminer si on le fait à quelques < mètres ou à 15 kilomètres de là, di M.Gobé.La planification d'un nouvel hôpital ne, vise pas seulement à répondre aux besoins \u2022 des cinq prochaines années, mais à ceux d'une très longue période de services.Elle doit donc tenir compte du déplacement de la population et de la croissance de la ville, ajoute M.Gobé.Or, les «études objectives» du ministère démontrent clairement que la majorité de la clientèle provient de l'extérieur du cen- VOIR HÔTEL-DIEU EN A 2 lotoquébec A 2* LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 7 DÉCEMBRE 1992 Demain dans La Presse \u2014 » « ^5\" l i CAHIER ÉCONOMIE L'industrie du ski a le vertige ¦ L'industrie du ski alpin croit pouvoir négocier autant le saut de la tvo que la descente en flèche du prix des destinations soleil, sans baisse des revenus ni du nombre de skieurs.Le ski comprime cette année encore ses marges de profits, comme à l'arrivée de la TPS, en janvier 90.alors que le nombre de skieurs-jours se limite toujours aux environs de 7,5 millions.Un dossier de Laurier Cloutier.Insolite La liste des clients des prostituées dans le journal Agence France Presse WEST PALM BEACH ¦ Les habitants de West Palm Beach, en Floride, ont découvert hier dans leur journal local une publicité inhabituelle: une liste d'une soixantaine de clients de prostituées de la ville, publiée par le maire de cette riche station balnéaire, Mme Nancy Graham, pour lutter contre la prostitution.Cette liste, qui occupe un quart de page du Palm Beach Post, précise le nom.Page et l'adresse des 57 clients de prostituées \u2014 surnommés « Johns » aux États-Unis \u2014 arrêtés le 20 novembre dernier en vertu d'une loi locale qui interdit de «solliciter» une prostituée.Le maire, dont la signature figure au bas de la liste, a payé environ I 000 dollars sur les fonds publics pour acheter cet espace publicitaire, car le journal avait refusé de publier cette liste dans ses colonnes, considérant qu'il ne s'agissait pas d'une information, a précisé le porte-parole du maire, Mme Susan Olson.D'autres villes ou comtés américains avaient déjà pris des mesures pour décourager les clients de prostituées, mais c'est la première fois qu'un élu consacre des deniers publics à cette mission.Dans la petite ville de New Haven, dans le New Jersey, le nom et l'adresse du «John de la semaine» est ainsi affiché en permanence à tous les coins de rue, tandis qu'à Toledo, en Ohio, un groupe distribue régulièrement des tracts portant les noms des femmes arrêtées pour prostitution et de leurs clients.Le conseil municipal de Newark, New Jersey, une des plus grosses banlieues de New York, avait édité en 1990 un recueil de 1 000 noms de «lohns», mais les élus locaux avaient du interrompre cette pratique, le conseiller juridique de la mairie ayant émis des réserves sur sa légalité.Enfin, dans les années 1970 à Portland, Oregon, le Conseil municipal avait été sommé de cesser d'énumérer en séance publique les noms des clients des dames de petite vertu.Un juge avait estimé que la municipalité violait les droits constitutionnels des personnes concernées, en présumant de leur culpabilité avant leur jugement.La prostitution est illégale dans tous les États-Unis, à l'exception du Nevada.Collectes de sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants: \u2022 à Montréal : Centre des donneurs de sang, 2991, Sherbrooke est.Centre commercial Maisonneuve (métro Préfon-tainc), de9h à 18h; \u2022 à Montréal : Centre de Commerce mondial de Montréal, Ruelle des Fortifications, 383, Saint-lacques, de 10h30à 16h; \u2022 à Montréal: Banque Nationale du Canada, Édifice Champ-de-Mars, 300, rue Vi-ger Est,de9h30à 16h; \u2022 à Verdun: Centre hospitalier de Verdun, Local S.109 (sous-sol ), 4000, boul.LaSalle, de9h30à I6h; \u2022 à Acton Vale: organisée par les Chevaliers de Colomb, salle des Chevaliers de Colomb, 1007, boul.Acton, de 14h à 20h.; La quotidienne\tà trois chiffres\t543 ' Tirage de samedi \u2022 0\tà quatre chiffres\t8330 (\"abonnement Ile service dts abonnements est ouvert du hindi tu ! vendredi de 7h à 17H30 I rédaction I; promotion | comptabilité Grandes annonces Annonces disses s 285-6911 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 annonces classées Commandes ou corrections - lundi au vendredi de 8 h 30 a 17 h 30 285-7111 grandes annonces Dé tenant i National.Tété* Vacances, Vovaoes Carrières et professions, 285-7202 285-7306 285-7265 i i i nominations 285-7320 SUITE DE LA UNE LORTIE_ Denis Lortie demande à pouvoir réintégrer la société et, lors de son second procès en 1987, il s'en tire avec un verdict de meurtre sans préméditation, au deuxième degré.C'est ce qui lui permet de profiter d'une libération conditionelllc.Ainsi, il bénéficie depuis maintenant 14 mois de sorties de jour, avec ou sans ecorte.Il a effectué sa première sortie en septembre 1991.Il avait droit à huit heures de liberté sous surveillance.Il s'est rendu chez sa compagne Hélène (qui souhaite conserver l'anonymat), où l'attendait également sa mère.La première sortie de 12 heures sans escorte s'est déroulée au mois d'août dernier.Pour cette première sortie à deux, Denis Lortie et sa compagne sont allés à La Ronde.«On est allé se promener.On a rencontré beaucoup de monde.Personne ne l'a jamais reconnu.Il a jasé avec des gens», a dit Hélène au cours d'une longue entrevue avec La Presse.Entre septembre 1991 et juin dernier, Lortie s'est absenté quatre fois du pénitencier à sécurité minimum de Sainte-Anne-des-Plaines.11 s'est déplacé avec une escorte, pour une durée de huit heures à chaque fois.Au mois d'août dernier, Denis Lortie est repassé en audience devant la Commission des libérations conditionnelles.Cette fois, sur une année, les commissaires lui ont accordé huit sorties de huit heures avec escorte, six sorties de 12 heures sans escorte pour les premiers six mois, six sorties de 24 heures sans escorte pour les derniers six mois et 12 sorties de groupe.La Commission des libérations s'est basée notamment sur des rapports d'évaluation psychiatrique qui font état du succès des programmes de thérapie, la prise de conscience des problèmes psychologiques originant de l'enfan- LA PRESSE est poa.ee par LA PRESSE.LTEE.7.rue Saint-Jacques ^trtaJH2Y 1K9 Seule la I Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations te LA PRESSE rtcrtfeSdgS I services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduct^c^ rnfomiatrons ¦ particulières à LA PRESSE sont également réservés.« Courrier de la deuxième classe\u2014 Enregistrement: riMr^14fX-Portdtr^irgw^.i J renseignements 285-7272 I i i I LUNDI I 7 DÉCEMBRE 1992 La lettre de Denis Lortie ¦ Voici le texte intégral de la lettre écrite par Denis Lortie et qui a été remise à La Presse par sa compagne Hélène.Elle est datée du 1er décembre 1992.Quelques années après les actes horribles que j'ai posés à l'Assemblée Nationale le 8 mai 1984, lorsque je suis sorti du marasme psychologique dans lequel j'étais plongé, j'ai alors réalisé l'ampleur des dégâts que j'avais causés autour de moi.le veux donc profité de l'occasion qui m'est offerte ici pour dire aux victimes, quelle qu'elles soient, que je ne vivrai jamais assez longtemps pour espéré être pardonné.Par cette démarche je ne recherche nullement la pitié.Le geste que j'ai posé est inexcusable, j'ai plaidé coupable et il est impératif que je purge la sentence qui me fût imposée.Par contre il est essentiel que j'utilise ce temps afin de trouver, à l'intérieur de moi-même, le pourquoi et les raisons qui m'ont poussées à ce geste impardonnable.Quatre années de thérapies m'ont grandement aidées à ce niveau.Mon unique but est maintenant de réintégrer la société en n'ayant aucuns doutes dans mon esprit que tout le bagage que j'ai accumulé pendant ces thérapies me permettra de ne pas être un danger pour la société en générale, pour mes proches et tout autre personne que je pourrai côtoyer.le voudrais aussi dire à ma famille que je les remercies de m'avoir toujours soutenue, et ce malgré tout le mal que j'ai pu leur infliger par ce geste.Tout particulièrement à toi Maman qui fût toujours pour moi un modèle de patience et de compréhension.Il ne me reste qu'un dernier point à clarifier, je ne veux ici rassurer mon ex-épouse, le ne suis nullement rancunier et je ne lui veux aucun mal.Elle est aujourd'hui remarié et si elle est heureuse c'est tout ce que je veux pour elle.Par contre je dois lui dire que jamais je n 'oublierai les 2 enfants nés de cette union et que si un jour.Dieu dans sa grande bonté, veut bien accorder une faveur à un homme comme moi, je les reverrai.Denis Lortie ce (surtout du père) et le net progrès émotionnel et affectif accompli au cours des années.L'évaluation de mai 1992 indiquait: «Nous observons toutefois au fil de nos trois évaluations (1989-1991-1992) son cheminement personnel qui reflète une bonne évolution clinique ainsi qu'une résorption complète du processus psychotique de 1984.» Et, plus loin: «Bref, nous considérons le pronostic relativement bon dans son cas.Son fonctionnement psychologique actuel indique un équilibre restitué et une économie psychique positive, c'est celui d'une personnalité obsessive-compulsive bien compensée, en égosyntonie, sans indice d'une névrose active.» En août 1992.le rapport de la Commission des libérations relevait: «Votre participation aux programmes spécialisés depuis votre incarcération nous apparaît suffisante pour atténuer le risque de récidive dans le cadre d'un programme de PSSS (programme de sortie sans surveillance)».L'encadrement des sorties reste strict.Quand il bénéficie de sorties sans escorte, Hélène doit toujours l'accompagner.Il n'a pas le droit d'aller dans un débit de boisson, de conduire un véhicule automobile ou de s'éloigner à plus de 50 kilomètres du pénitencier.De plus, les corps policiers sont toujours avisés.Egalement, Denis Lortie n'a pas le droit de prendre contact de quelque façon que ce soit avec son ex-épouse ou ses enfants, sauf par le biais de son avocat.«Ça s'est toujours bien passé.Il va toujours y avoir des gens qui sont pas d'accord pour qu'il sorte.C'est normal que la population ait peur parce qu'elle ne le connaît pas», a enchaîne Hélène.Mais c'est lors de sa dernière sortie avec escorte, le mois dernier, que tout a failli se gâter.Des médias de Québec, a-t-elle affirmé, ont été avertis par un téléphone anonyme que Denis sortait et qu'il avait été vu seul ensuite à Québec.«Ce qui est absolument impossible parce qu'à l'endroit où il était, on avait une fête de famille, il n'y avait que la famille, c'était à l'extérieur de Québec et c'était très reculé dans le bois.» Ce jour-là, en plus, il s'était déplacé avec son escorte.A partir de là, a poursuivi Hélène, les gens ont commencé à paniquer.«Denis a commencé à avoir des problèmes de sortie à cause des pressions de la société, j'ose espérer que ça n'affectera pas ses sorties futures.Surtout avec tous les gains qu'il a faits au fil des années, avec sa bonne conduite, ses thérapies psychologiques, j'espère que tout ça ne sera pas détruit», a-t-elle repris.?JEU 50-1 -01 -I I I I La vie, un jeu d'enfant catalyseur, le rassembleur de ses divers besoins.Sous la douceur extrême, sous le masque plastique de la beauté dormait déjà, tôt dans la vie, une pierre dure et lisse comme l'agathe.La voix n'a pas grincé mais, adolescente, elle signe le Refus global.Et sa mère lui dit: «Toi, Madeleine, une fille si douce, qui n'élèves jamais la voix.» Et voici Madeleine devenue honte pour un geste de liberté.«Alors qu'aujourd'hui c'est une gloire».Une enfance à rêver Sur le boulevard Saint-Joseph dans les années 1930, tout le monde disait que madame Arbour mère, en dépit d'une réputation irréprochable, avait un mari «parti au loin».Toujours en voyage.Elle arrivait de Granby où la famille y avait vécu pendant plusieurs années.Madeleine a 8 ans quand elle découvre Montréal.À Granby il y avait le père, qui, bien avant qu'il prenne la clé des champs «avec une femme aux cheveux roux qui devait être très belle puisqu'il l'aimait», avait pour sa fille Madeleine une préférence évidente, «l'avais un petit air japonais avec mes cheveux noirs de l'enfance.Pour mon père j'étais la plus belle.» Et sans doute celle qui lui ressemblait le plus.Il avait une façon à lui de lui faire découvrir le monde, il lui apprenait à regarder différemment, à entretenir son imaginaire, «je voyais la neige tomber, j'imaginais une biche, le Père Noël, et j'y croyais».Et puis un jour il a disparu, ce beau chevalier.Évanoui.Elle ne l'a jamais revu.La petite fille n'est pas désarçonnée puisqu'il lui reste le rêve: «l'ai toujours pensé qu'il viendrait me chercher sur son cheval blanc!» Aujourd'hui, bien en place dans son atelier, un cheval de manège en bois, plus prosaïque, symbolise celui qui n'est jamais venu.Elle n'a pas jugé.Ni blâmé.La peine a sans doute été vive mais le rêve, comme un baume, a donné à ses jours une certaine légèreté.Et au reste de sa vie, toute sa couleur.Ses soeurs ont été des allumeu-ses de culture.Piano, violon, dessin étaient au menu quotidien d'une maisonnée animée, chaleureuse.Madeleine achète à des prix dérisoires des livres qu'elle dévore, dont Dostoïevski en an-* glais et des albums sur les impressionnistes.Elle visite les musées le dimanche et, à 14 ans parfaite bilingue, déjà prête à vivre sa vie, elle est étalagiste chez Birks.Elle rencontre Pellan qui l'invite à son atelier.«Ce fut ::nc des belles choses de ma vie, cette rencontre avec la couleur.» Prestidigitatrice de talent.Transformer la matière, les apparences, la vie pour Madeleine Arbour c'est un jeu d'enfant.Un univers qui lui est familier.Elle lève les yeux sur quelqu'un, le courant passe.Son regard embel- PO PHOTO PAUL-HENRI.TALBOT.La Pn$S9 «Depuis que je suis petite, je sais que pour gagner sa liberté il faut payer cher, il faut assumer sa différence», dit Madeleine Arbour.Madeleine Arbour \u2022 Madeleine Arbour est née à Granby le 3 mars 1923 \u2022 Depuis 1965, présidente de Madeleine Arbour et Associés \u2022 Membre et ex-directeur de la Société des décorateurs-ensembliers de la province de Québec \u2022 Membre de l'Ordre du Canada \u2022 Film: auteur, scénariste et animatrice de Ri ope Ile au présent m Décors de théâtre: Les Bozos, etc.\u2022 Télévision: depuis 1951, sur différents réseaux, on connaît son visage, comme décoratrice, animatrice et auteurc \u2022 Membre du comité d'acquisition en art contemporain et actuel ainsi que du comité d'acquisition en art ancien et moderne du Musée du Québec lit l'autre.C'est sa manière à elle de refaire le monde.Elle aime tout, tous: «Les pierres, les enfants.Parfois, je me dis que je suis bien privilégiée d'être en présence de tel enfant, d'avoir tel ami.» Cette exaltation se traduit par des rimes à deux sous qu'elle ne craint pas de chanter, par l'émotion ressentie face au talent, l'espèce d'éblouissement qui jaillit du fond de son être devant la folie douce, la tendresse, la complicité.Elle ne supporte pas un objet qu'elle n'aime pas.C'est ainsi qu'elle avait jeté tous les faux verres taillés de sa mère.Elle est sensible à l'image furtive qui échappe à l'oeil blasé.Il lui faut des «objets inanimés venus de gens de même amour.» Pourtant elle n'a plus 20 ans, ni 30, ni 40.Mais l'âge n'a pas prise sur elle.Elle ne pense même pas, à ce stade-ci de sa vie, à assurer ses arrières, garantir un certain ciel, ou tout au moins une éternité confortable.«Le réflexe de bonté, de pardon, c'est suffisant.|c n'aime pas plus les règles de la religion que les autres.Je crois aux gestes que l'on pose et à l'obligation d'aller jusqu'au bout.» Enfant, elle se souvient d'un certain vertige devant l'image de la jeune femme sur la boite d'Old Dutch, qui tient la boite sur laquelle il y a une femme qui tient la boite, etc.«C'est ça l'éternité?Alors, j'ai décidé que je n'y croyais pas.» Seule compte pour elle sa réalité d'artiste.«Et je ne veux pas mourir en n'ayant pas fait tout ce que je veux faire.» ?Le PQ s'opposera au «balayage» des lois linguistiques qui s'est emparé du gouvernement au lendemain de sa défaite référendaire.«Le jour où nous apprenons que le taux de chômage atteint 14 p.cent au Québec, on entend tout à coup parler de rouvrir le débat linguistique», souligne avec ironie M.Bouchard.«Si Robert Bou-rassa a le moindrement le sens des responsabilités, il ne va pas lancer ce débat maintenant», dît-il.Il sera temps de revoir l'équilibre de la loi linguistique du Québec lorsqu'on aura fait la souveraineté, ajoute M.Bouchard.On pourra alors discuter de l'ensemble de la question, notamment du français au travail, dit-il.Plus mordant encore, le Mouvement Québec Français somme pour sa part le premier ministre Bourassa d'être honnête envers ses concitoyens et d'avouer qu'il songe plutôt à l'abandon de la Loi 101.«La Loi 101 est une bonne loi! C'est une loi juste, c'est une loi équilibrée.Ce n'est pas du tout une loi dure.Si elle apparaît ainsi, c'est uniquement parce que ses adversaires, pour des raisons qu'ils n'osent avouer mais qui sont claires, s'emploient à la dénaturer», soutient le porte-parole du MQF, Guy Bouthillier.Ceux qui réclament l'assouplissement de la Loi 101 en ont déjà eu pas mal de morceaux et ils en veulent encore plus comme en témoignent les propos de Claude Ryan et du journal The Gazette, croit M.Bouthillier.Ils veulent non seulement changer l'affichage mais également les dispositions sur la langue de travail, dit-il.?Pomme-courge et tomate du désert d'après AP NEW YORK ¦ La science, malgré ses progrès, n'a pas encore trouvé de remède efficace contre la grippe, mais les chercheurs ont créé une courge ronde que l'on peut manger comme une pomme.La maison d'édition qui publie le catalogue des semences Burpee est convaincue que les gens finiront par s'y habituer et à en manger avec plaisir.La Roly Poly Zucchini est une des nouveautés présentées dans son édition de 1993.Ainsi, chaque année, la direction du catalogue Burpee propose à ses clients de nouvelles variations sur des légumes parfaitement acceptables.La récolte de cette année sera lancée à New York aujourd'hui.Par exemple, il y a la Heatwave Tomato, faite pour pousser dans les climats très chauds et qui conviendra aux gens habitant dans des régions désertiques.LES ANNONCES CLASSÉES 285-7111 HÔTEL-PIEU Côté vient défendre a Montréal ta décision de déménager l'Hotcl-Dieu tre-ville tout comme une grande partie des employés, dit le député libéral.C'est en s'appuyant sur ces documents que le ministre espère répondre une fois pour toutes aux nombreuse questions que se pose la population à ce sujet.Il traitera des retombées économiques, de la recherche et des services à la population, poursuit M.Gobé.À son avis, déplacer l'hôpital ne dévalorise pas le centre-ville si on trouve rapidement une autre vocation scientifique et médicale aux bâtiments existants.Certains des cinq pavillons historiques pourraient servir à d'autres institutions publiques ou à des organismes de service.Pour calmer les esp/its, le mi- nistère semble prêt à se rallier à la formule des «deux campus» mise de l'avant par certains adversaires du projet de M.Côté.Il reste à voir si le ministre pourra de cette manière se rallier l'appui de l'ensemble du corps médical et des autorités de la Ville.?/ LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 7 DÉCEMBRE 1992 \u2022 A3 «Il veut s'en sortir et vivre honnêtement», affirme la nouvelle compagne de Denis Lortie MARIB-FRANCE LÉGER_ ¦ Hélène, 33 ans, mère d'une Fillette d'une dizaine d'années, est la compagne de Denis Lortie depuis quatre ans.En.1988, elle travaillait au service à la clientèle d'un mensuel lorsqu'elle a reçu un appel de Lortie pour un changement d'adresse.Il avait changé de péninten-cier, passant d'Archambault au Centre régional de réception.«|e fais le changement d'adresse.Puis, à un moment donné, il me demande si je sais à qui je parle.Moi, je vois le nom de Denis Lortie mais ça me dit surtout FLQ.|e pense au FLQ.Donc, je vais pas dire au gars: Es-tu du FLQ?Ça à l'air un peu fou.Là il me dit: |e suis le Denis Lortie du Parlement, l'ai su qui il était.» Ils ont discuté un moment.Le contact s'est établi.Elle lui a proposé de la rappeler s'il avait envie de parler.Quelques mois et plusieurs appels plus tard, ils décident de se rencontrer.Ils se voient pour la première fois à l'automne 1988, chacun d'un côté de la vitre.«Je suis arrivée là, pas besoin de vous dire que je tremblais, l'avais les mains toutes moites puis je fumais! Quand je l'ai vu, j'ai dit: Ça ne se peut pas.C'est pas ce gars-là qui a fait ça a l'Assemblée nationale.» La conversation est restée très générale.Denis Lortie pensait qu'elle était mariée.Elle lui avouera plus tard qu'elle est en instance de divorce.Ils décident un peu plus tard de se voir en visite-contact.«|e l'avais jamais vu habillé comme ça, en civil, et ça m'a bien impressionnée.La première chose qu'il a faite, il m'a embrassée sur les deux joues.Il m'a pris les mains et puis là ça m'a fait quelque chose.» Fin 1988, le couple est formé.Petit à petit, Lortie avise sa famille.De son côté, Hélène veut être vraiment sûre de ses sentiments.Elle rencontre l'agentc de gestion de cas de Denis.Ensuite, son psychologue et enfin sa famille.«Il n'y a pas de mots pour décrire la mère de Denis.Elle sait par quoi je passe.C'est une sainte.Elle en a jamais voulu à Denis.Elle a prié pour son fils et pour les victimes.» Ces rencontres successives ont mis Hélène en confiance.« Parce que j'avais vai- ment peur de m'engager dans une relation avec un détenu premièrement, deuxièmement avec Denis Lortie.» Au fur et à mesure des semaines, des mois, Denis Lortie a commencé à lui raconter la tragédie, comment il a pu en arriver là.C'est, a-t-elle indiqué, après le premier procès en 1985 qu'il a commencé à réaliser ce qu'il avait fait.«Il a fait une psychose temporaire, ça a été reconnu publiquement», a-t-elle repris.En 1987, il fait les démarches pour changer de pénitencier afin d'avoir un meilleur suivi thérapeutique.Il arrive donc au Centre régional de réception, a Sainte-Anne-des-Plaines.Il commence alors à travailler sur lui-même.Il réussit à comprendre pourquoi il a agi ainsi: tout est relié à son enfance auprès d'un père incestueux et violent, et à sa job à la base militaire de Carp, en Ontario.«Le plus gros point dans tout ça, c'est que Denis était incapable de communiquer.Il refoulait tout.Denis avait peur de ressembler à son père.» Hélène a ajouté que c'est à la suite du drame de Polytechnique qu'il a ressenti encore plus profondément l'ampleur de ses actes.«Cette journée-là, il en a braillé un coup.» Depuis septembre 1991, Lortie est détenu à l'établissement à sécurité minimum Sainte-Anne-des-Plaines.Il se bat maintenant pour lui-même mais aussi pour ses deux enfants.Il tente actuellement d'obtenir un droit de visite.Cette cause est entendue dans le plus strict huis clos.Selon Hélène, il a aussi pensé à ses enfants quand il a demandé une pension du ministère des Anciens combattants (il avait le grade de caporal).Sa demande, faite il y a trois ans, a été rejetée.Il a fait appel.«Ce gars-là m'a aidée sans le savoir à passer à travers certains problèmes que j'avais.On est un support mutuel l'un pour l'autre.Les gens ont peur de lui, je crois, à tort.Il veut s'en sortir, vivre honnêtement.Il a manifesté le désir de rencontrer des victimes.Des démarches ont été entreprises.Il y a certaines personnes qui disent qu'il n'a aucun remords.Mais celles qui disent ça ne le connaissent pas.» Pour ne pas perdre les pédales cet hiver RAYMOND GERVAIS ¦ Êtes-vous de ceux qui croient que la meilleure façon d'immobiliser une voiture consiste à pomper la pédale des freins?Ou encore qui enfoncent les freins dès qu'une des roues de votre auto se retrouve sur l'accotement?Si vous avez répondu oui à ces oeux questions, il serait peut-être souhaitable que vous vous inscriviez à un cours de conduite en situation d'urgence, tant pour votre sécurité que pour celle des autres.Le signataire de cet article l'a fait hier et croyez-moi, même après 25 ans derrière le volant, bien des mythes sont tombés.Sur la vingtaine de participants inscrits hier matin au cours de Maîtrise Labatt, tous avaient une mauvaise posture au volant, aucun ne savait régler correctement les miroirs pour éviter les angles morts et tous tenaient le volant de la mauvaise façon.Même des patrouilleurs de la Sûreté du Québec qui participaient à l'exercice ont dû reconnaître qu'ils en avaient encore beaucoup à apprendre.Selon Pierre Savoy, un des meilleurs instructeurs de conduite avancée au pays, la meilleure façon de heurter un obstacle qu'on veut éviter, c'est de le fixer.M.Savoy n'a pas hésité à rappeler à l'ordre policier, secrétaire, camionneur ou journaliste hier matin sur le terrain de stationnement de la brasserie Labatt, à LaSalle, où se déroulait le cours.Depuis 1988, la Brasserie Labatt a décidé d'offrir des programmes de prévention en matière de sobriété en conduite automobile, tout en mettant en évidence la complexité de la conduite, notamment au chapitre des techniques de freinage, d'évitement d'obstacles et de maîtrise des dérapages.«Comme les statistiques démontrent que 85 p.cent des accidents sont reliés à des erreurs des conducteurs, on s'est dit: on va montrer aux gens comment réagir dans une situation d'urgence puisque cela n'est pas enseigné dans les cours de conduite conventionnelle.De plus, on s'est donné comme objectif de démontrer aux automobilistes la complexité de la conduite automobile en augmentant leurs habilités au volant et en leur faisant prendre conscience qu'ils ont besoin de toutes leurs facultés pour conduire une automobile», a déclaré pour sa part Mme Isabelle Lavoie, directrice des communications chez Labatt.«On nous a enseigné qu'il fallait pomper les freins alors que la pratique démontre que le freinage au seuil du blocage des roues est de beaucoup supérieur», a ajouté Mme Lavoie.Depuis deux ans, la Sûreté du Québec, Ford Canada et Bridgestone se sont joints à Labatt pour offrir gratuitement à quelque 200 personnes par année, un cours de conduite en situation d'urgence.Les cours étaient jadis destinés aux étudiants des universités, étant donné que les statistiques démontrent que les personnes âgées de 18 à 25 ans sont impliquées plus fréquemment dans des accidents.Mais Labatt a décidé depuis l'an dernier de permettre à la population en général de suivre ces cours.Au cours des deux dernières semaines, la brasserie a reçu plus de 1 200 inscriptions, a expliqué hier Mme Isabelle Lavoie.«Comme il n'y avait que 200 places disponibles à Montréal et à Québec, nous avons décidé de procéder par tirage au sort parmi les demandes reçues.Néanmoins, vu la grande demande, nous n'écartons pas la possibilité de dispenser une autre session au moins de février ou en mars prochain», a-t-elle précisé.Carolyne Tremblay, une secrétaire-réceptionniste de 26 ans, était au nombre des participants hier.Mme Tremblay a eu une mauvaise expérience l'hiver dernier au volant de sa Jeep sur la glace.Elle a dérapé, puis a fait un 360 degrés et un autre 180 degrés avant de s'immobiliser contre un poteau.La jeune femme n'a pas été blessée et la |eep n'a pas été endommagée, mais elle a eu peur.«Lorsque j'ai senti la perte de contrôle, je ne savais plus quoi faire, l'ai tout lâché, volant et pédales.Le coeur m'a fait trois tours et j'ai eu bien peur», a déclaré Mme Tremblay.Depuis cette désagréable expérience, l'automobiliste cherchait un endroit où elle pourrait apprendre à mieux maîtriser son véhicule lors d'une situation d'urgence.Selon l'agent André Blan-chette de la SQ, la Sûreté ne pouvait se permettre de ne pas appuyer un tel programme de prévention.«le crois que si tout le monde suivait un cours comme celui-là le nombre d'accidents baisserait considérablement.Il serait de plus souhaitable que ces cours soient dispensés de façon régulière au public», a déclaré M.Blanchette.Souvent l'automobiliste n'a qu'une seconde pour réagir en situation d'urgence, notamment lorsque surgit une plaque de glace noire.Les élèves en font vite l'expérience.PHOTOS BERNARD BRAULT.U Prnse mm '¦iftiiu, \u2022 X X.\u2022 Le prix Nobel de littérature s'inquiète Agence Frmnce-Pressc STOCKHOLM Le lauréat du prix Nobel de littérature 1992, le poète et dramaturge Derek Walcott, originaire de Sainte-Lucie (petites Antilles), a condamné «la nouvelle montée du racisme» en Europe.«Le retour d'actes de néo-nazis et de l'antisémitisme en Europe est effrayant», a déclaré le lauréat, peu après son arrivée à l'aéroport de Stockholm-Arlanda en provenance des États-Unis.«l'ai 62 ans et, depuis la fin de la guerre, je pensais que cela était bel et bien fini, pour le bien de l'humanité.Voir de telles choses réappa-raîtrent m'horrifie», a-t-il ajouté.Derek Walcott croit que la distinction qu'il a reçue honore en premier lieu sa terre natale, les Caraïbes.«Grâce à ce prix Nobel, les lecteurs vont peut-être découvrir les Antilles autrement qu'à travers les clichés folkloriques habituels», a-t-il souligné.Le lauréat du Prix Nobel, qui séjournera douze jours en Suède, doit assister à une représentation d'une de ses pièces.Le dernier carnaval, jouée par la troupe du Théâtre dramatique royal de la capitale suédoise.Derek Walcott, poète, dramaturge et professeur à l'université de Boston a été couronné le 8 octobre dernier par l'Académie suédoise.Il recevra les insignes du prix, accompagné d'un chèque de 6,5 millions de couronnes suédoises (environ un million de dollars) lors de la cérémonie officielle du 10 décembre, jour anniversaire du décès d'Alfred Nobel en 1896.Télévision Grossi cent fois DANIEL LEMAY blanc.arce que toujours confrontée à des contraintes de temps \u2014 «on ne peut pas tout montrer»\u2014f la télévision réduit.A l'image frappante ou à la déclaration-choc, au dilemme noir ou Le curieux dans tout ça, c'est qu'en même temps la télévision grossit tout pour être sûre d'être comprise par le plus grand nombre.On ne parle plus de grosses ficelles ni de grosses cordes, on parle de câbles.L'effet grossissant \u2014et réducteur\u2014 est multiplié quand la télé rencontre la caricature qui vit de la même contradiction réductrice-grossissante depuis bien plus longtemps.Au XVIIIe siècle, l'Angleterre riait déjà de ses lords par les caricatures de William Hogarth (1697-1764).La télévision britannique a intégré cette tradition satirique dans, plusieurs émissions d'humour dont la fameuse série Spitting Image, où les grands du monde sont personnifiés par des marionnettes.Dans le genre de notre Gérard D.La-flaque (une création du caricaturiste Chapleau), mais en plus cruel, en plus vicieux.Gérard D.fait figure de beau bonhomme à côté de ses cousins britanniques qui ne peuvent compter sur la moindre magnanimité de leurs concepteurs, comme on l'a vu hier dans un excellent documentaire présenté dans le cadre de la première de Sunday Arts Entertainment de la CBC.Margaret Thatcher a le nez aussi long que la tête et pas de menton.Sa Majesté la reine Elizabeth II a hérité de traits hautement simiesques.Sa Sainteté le pape lean-Paul II \u2014le JayPee Two de Ding et Dong\u2014- vit dans la peau plastifiée d'un globe-trotter hyper cool, avec verres fumés et casquette de baseball: «Call me |ohn Pope».Ronald Reagan, une des premières vedettes de Spitting Image en 1984, était complètement gaga.«La notion de respect est disparue de la société britannique», dira le champion de snooker Steve Davis, personnalité tellement «plattc» dans Spitting Image qu'il s'endort lui-même.La série requiert la convergence de nombreux talents.Du tandem classique scripteur-comédien.Spitting Image est passée au quatuor concepteur-scripteur-marionettiste-comédien.La base de tout le processus, expliquait hier le producteur Peter Fluck, est la marionnette elle-même.Les concepteurs des marionnettes définissent l'image physique du sujet et les scripteurs s'inspirent de ces personnalités déjà exagérées pour monter leur discours.Un discours qui n'a rien pour réhausser l'image, il va sans dire, livré par des comédiens (voice actors) qui peuvent, ou non, agir comme marionnettistes.La difficulté, bien sûr, est accrue quand les deux fonctions sont remplies par deux personnes différentes.Mais avec le même terrible résultat pour les egos des politiciens ou des stars.Certains s'en offusquent, d'autres pas.Spitting Image représente David Steel, le chef des Libéraux, comme la véritable marionnette de David Owen, le chef des Socio-démocrates avec oui il a formé une coalition; dans la série, ils couchent littéralement dans le même lit.« Spitting Image sert à démystifier les empires et Les vedettes de l'émission Spitting Image: le prince Chartes, le prince le prince Andrew et la reine Elizabeth.c'est très bon pour la démocratie», soutient M.Steel.Pour l'ancien premier ministre conservateur Edward Heath, Spitting Image n'est qu'un nid de frustrés «sans responsabilités» qui trouvent dans la dérision «une quelconque source de satisfaction».Ils ne sont pas les seuls: dix millions de foyers britanniques se branchent chaque semaine sur Center TV pour regarder Spitting Image.L'impact se calcule-t-il en termes politiques?Peut-on parler d'un effet Spitting Image?Le scripteur |ohn Lloyd y voit un effet multiplicateur: «Les forts en sortent plus forts et les faibles, plus faibles».Il reste que dans la classe politique, l'unanimité semble faite: vous n'êtes pas quelqu'un tant que vous n'y êtes pas passé.On pourrait dire la même chose ici des entrevues de Rrrraymond Beaudoin.Le cri du jeune théâtre JEAN BEAUNOVi i F est l'auteur Jean-François Caron qui faisait dire à l'un de ses personnages : « Les années 60 représentent la plus belle décennie de l'histoire, les années 90, la pire décennie».l'ai pensé souvent à ces propos en assistant à une représentation de Cabaret Neiges noires.J'ai pensé à toute une génération car ce spectacle devrait faire époque, marquer le début d'un nouveau théâtre.Ne vous inquiétez pas inutilement, il n'en sera rien.Et Benoît Brière, comédien tout à fait remarquable dans Nez à nez ne sera pas consacré vedette dans les mois ou les années qui viennent.Nuits blanches et Cité interdite, deux pièces qui prendront l'affiche à la NCT ne soulèveront pas un intérêt particulier de la part des médias.Pourquoi?Toutes ces pièces ont été écrites par des jeunes auteurs, la plupart d'entre eux ayant moins de trente ans.Cabaret neiges noires pourrait être L'Osstid-cho de la nouvelle génération du théâtre.Cité Libre, un prolongement de l'oeuvre de Dune.Mais il n'en est rien parce que la génération des baby boomers qui est actuellement au pouvoir, a cimenté toutes les portes d'entrée.Le processus est très subtil, jamais admis, jamais décrié mais à mon sens, tout à fait évident.Cette génération dont je fais partie, est certainement l'une des plus fermées et des plus hermétiques, et elle laisse sombrer des jeunes chômeurs.C'est tout à fait honteux et il ne faut pas se surprendre de ,voir^ une pièce aussi agressive, aussi désespérée que Cabaret neiges noires.On a tout autant fermé les portes au théâtre que dans les journaux et dans plusieurs secteurs où la jeunesse est condamnée au silence, au travail à la pièce dans le rôle de pigiste à perpétuité.Bien sûr qu'on encourage les jeunes en leur laissant parfois un théâtre, mais dans quelles conditions?C'est souvent dans le cadre d'une production autogérée.Les jeunes n'en récoltent que l'honneur, quelques bonnes critiques et peut-être quelques piastres à la fin des représentations, le n'ai pas particulièrement aimé Spectres, actuellement à l'affiche de la salle Fred-Barry.Cependant, il faut bien reconnaître que ces jeunes n'avaient pas les moyens financiers pour mener à bien une entreprise qui aurait pû être intéressante.|e me souviens de la première production de Nuits blanches avec une pléiade de comédiens qui devaient travailler pour presque rien et en plus sans visibilité dans les médias.Les jeunes auteurs sont rares, et seuls ceux qui ont du génie parviennent à survivre.C'est la condition.Il me semble qu'ils n'étaient pas tous géniaux dans les années 60 et pourtant, on leur laissait une chance.Aujourd'hui on regarde de bien haut tout ce que produit la jeunesse et on se défile sous le couvert de l'inflation.Pire encore, tout le monde avale la couleuvre.Cabaret neiges noires fait mal, parce que les jeunes auteurs de la pièce ont écrit la vérité d'une autre génération.Celle du sida, de la pollution, du chômage et de l'oubli.Parce qu'on les a oubliés ou qu'on les utilise à rabais.Ce sont eux qui permettent au théâtre de survivre.Ce sont eux qui vivent le théâtre à risque.La génération qui a précédé les baby boomers, celle de Eisenhower, mettons, semblait rétrograde et conservatrice.Malgré tout, elle a finalement accepté le rock, lohn Kennedy, la nudité et elle a misé sur la jeunesse dans une révolution pas toujours tranquille.Notre génération n'a pas la même générosité.Elle se bourre de vitamines pour ne pas vieillir et permet à Mick lugger et à plusieurs autres d'éterniser leur rock sur scène.Même là, il n'y a plus de place pour les gros shows jeunesse.Qu'est-ce qu'on propose à la-nouvelle génération?Le silence, la récession, le chômage et surtout de devenir les specateurs passifs de nos souvenirs.Il était temps de crier, de hurler avec de gros mots et c'est ce qu'a fait Cabaret neiges noires.Mais ne vous en faites pas, on ne vous cassera pas les oreilles avec ça.Les baby boomers de l'information savent très bien de quoi ne pas trop parler.\u2022 i DU A AU 10 DECEMBRE 1992 ASTRE 327-5001 i 9480.bout.Lacordairc 1 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 7 DÉCEMBRE 1992 rtificats- cinémas 'adeaux l c JJl^J: .E.x ODEON *nte maintenant TION.APPELEZ 840-.FI.LtVl do 11 hOO à 22h00 MOME ALONE i 2.LOST IN NEW YORK (G) Dolby Stereo Sam.et Dim : 1:00 - 3:40 - 6:45 - 9:10 Sem.: 6:45 -9:10 Couche tard : Ven et Sam.: 11:30_ DISTINGUISHED GENTLEMAN (13 ans) Dolby Stereo Sam.et Dim.: 1:00 \u2022 3:05 - 5:10 - 7:15 \u2022 9:25 Sam.: 7:00 \u2022 9:25 Couche lard : Ven.et Sam.: 11:30_ THE BODYGUARD (13 ans) Dolby Stereo Sam.at Dim.: 1:00- 3:30 - 6:30 - 9:00 Sam.: 6:30-9:00 Couche tard : Ven.et Sam.: 11:20_ OR AC U LA (16 ans) (v.anglaisa) iiam.et Dim.: 1:15 \u2022 4:00 - 7.05 - 9:30 oam.: 7:05 - 9:30 Coucha tard : Ven.et Sam.: 11:50 COTE-DES-NEIGES 6700.Côte-des-Nciqes 849-FILM HOME ALONE #2.LOST IN NEW YORK (G) Dolby Stereo A l'affiche sur 2 écrans : Sam.et Dim.: 1:30 - 2:00 \u2022 4:10 \u2022 4:» \u2022 7:00 -7:20 - 9:25 - 9:40 Sem.: 7:00 - 7:20 - 9:23 \u2022 9:40_ A RIVER RUNS THROUGH IT (G) Dolby Stéréo Sam.al Dim.: 1:45 - 4:20 - 7:00 \u2022 9:35 Scm.: 7.-Q0 - 9:35_ SODYQUARD (13 ana) Dolby Stéréo l otlicho sur 2 écrans : Sam.at Dim.: 1:35- 4:20 - 7.-00 - 9:40 Scm.: 7.00 - 9:40_ DRACULA (16 ans) Dolby Stéréo (v.anglaisa) Sam.at Dim.: 1:45 - 4:25- 7.-05 - 9:40 Sem.: 70S - 9:40_ CONSENTING ADULTS (13 ans) Dolby Stéréo Sam.at Dim.: 1:45 - 3:40 - 5:35 \u2022 7:20 \u2022 9:30 Sam.: 7:20-9:30 BERRI 849-FILM 1280.rue St-Denis MAMAN J'AI ENCORE RATE L'AVION (G) Dolby Stereo 1:30 - 4:00 - 7:00 - 9:25 X.Couche tard : Sam.: 12:00_L7\" TOUTES PEINES CONFONDUES (G) Dolby Sléreo 1:45 - 4:00 - 7:20 - 9:35 I Couche tard: Sam.: 12:00_f>^ DRACULA (v.française) (16 ans) Dolby Stéréo 1:30-4:15-7:00-9:30 Couche tard : Sam.: 12:00_ LE GARDE DU CORPS (13 ans) Dolby Stéréo 1:40-4:10-7:10-9:40 Couche tard : Sam.: 12:00_ APRÈS L'AMOUR (13 ans) 1:30 - 3:30 - 5:30 - 7:30 - 9:30 Couche tard : Sam.: 12:00 BROSSARD 849-FILM t Mail Champlain - 6600.boul.Taschereau v^\" BAISERS MORTELS A PALM BEACH (13 ans) Dolby Stereo Sam.: 2:00 - 7:00 - 9:20 Dim.: 2:00 - 4:15 - 7:00 - 9:20 Sem.: 7:00 - 9:20_ CANDYMAN.SPECTRE MALEFIQUE (13 ans) Sam.: 2:00-7:10-9:25 Dim.: 2:00 - 4:30 - 7:10 - 9:25 Sam.: 7:10-9:25_ LE GARDE DU CORPS (13 ans) Dolby Stéréo Sam.: 2:15 -7:00 -9:35 Dim.: 1:35 - 4:15 - 7.-00 - 9:35 Sam.: 7:00 - 9:35 CARREFOUR LAVAL t 2330.boul.Le Carrefour 849-FILM HEROS (G) (v.française) Sam.et Dim.: 1:35 - 4:10 - 7.-00 - 9:30 Sem.: 7:00 \u2022 9:30 BAISERS MORTELS A PALM BEACH (13 ans) Dolby Stéréo Sam.at Dim.: 1:30 - 4:10 \u2022 7:05 \u2022 9:25 Sem.: 7:05-9:25_ HOME ALONE #2, LOST IN NEW YORK (G) Dolby Stéréo Sam.et Dim.: 1:30- 4:10 - 7:00 - 9:25 Sem.: 7:00 - 9:25_ LA RIVIERE DU 6IEME JOUR (G) Sam.at Dim.: 1:35- 4:05 - 7:05 - 9:30 Sam.: 7:05 - 9:30__ DRACULA (16 ans) Dolby Stéréo (v.anglaisa) Sam.et Dim.: 1:40 - 4:15 - 7:00 \u2022 9:35 Sem.: 7:00 \u2022 9:35_ LE GARDE DU CORPS (13 ans) Dolby Stéréo Sam.et Dim.: 1:30 - 4:15 - 7:00 - 9:25 Sam.: 7:00 - 9:25 CENTRE-VILLE 849-film m t 2001.Université.Metro McGill \\Sy O SORE (G) (v.o.avec sous-titres anglais) Sam.et Dim.: 1:05 - 4:30 - 8:00 Sam.: 4:30 \u2022 8:00_ A RIVER RUNS THROUGH IT (G) Sam, et Dim.: 1:05 - 7:05 Sem.: 7:05_ GLENGARRY GLEN ROSS (13 ans) (v.anglaisa) Sam.et Dim.: 3:35 - 9:35 Sam.: 3:35 \u2022 9:35_ LE CÔTE OBSCUR DU COEUR (13 ans) (sous-titres français) Sam.at Dim.: 1:00 - 3:30 - 7:00 - 9:30 Sam.: 3:30 - 7:00 - 9:30_ LE VOLEUR D'ENFANT (G) Sam.et Dim.: 1:00- 3:25 - 7:00 - 9:20 Sem.: 3:25 - 7:00 - 9:20_ TRACES OF RED (13 ans) Sam.at Dim.: 1:05 - 3:10 - 5:15 - 7:25 - 9:35 Sam.: 7:25 \u2022 9:35_ THE BEST INTENTIONS (G) (y.originale avec sous-titres anglais) Sam.at Dim.: 1 05 - 4:30 - 8:00 Sem.: 4:30-8:00_ L'HOMME DE MA VIE (G) Sam.et Dim.: 1.-00 - 3:05 \u2022 5:10 \u2022 7:20 - 9:30 Sam.: 3:05 - 5:10 - 7:20 \u2022 9:30_ BAISERS MORTELS A PALM BEACH (13 ans) Dolby Stéréo Sam.et Dim.: 1:00-3:05 - 5:15 - 7:25 \u2022 9:35 Sem.: 3:05-5:15-7:25-9:35_ HUSBANDS AND WIVES (G) Sam.et Dim.: 1:10 - 3:25 - 7:05 -9:20 Sam.: 7:05 -9:20 CREMAZIE 849-FILM 8610.rue St-Denis DRACULA (v.française) (16 ans) Dolby Stéréo Sam.et Dim.: 2.00-5:00-8:00 Sam.: 8:00 DECARIE 849-FILM Decarie.sud de Jean-Talon- DISTINGUISHED GENTLEMAN (13 ans) Dolby Stéréo Sam.et Sem.: 7:15 - 9:30 Dim.: 2.-00 - 4:25 - 7:15 - 9:30_ JENNIFER EIGHT (13 ans) Sam.at Sam.: 7:00 - 9:20 Dim.: 1:30-4:15 - 7:00 - 9.20 ÉGYPTIEN 849-FILM ^(hL 1455.rue Peel WV/ DRACULA (16 ans) Dolby Stéréo (v.anglaisa) A l'affiche sur 2 écrans : Sam.at Sam.: 4:30 - 4:45 - 7.00 - 7:15 - 9:30 \u20229:45 Dim.: 1:30 - 1:45 - 4:15 - 4:30 - 7:00 - 7:15 -9:30 - 9:45_ JOHNNY STECCHINO (Q) Dolby Stéréo (v.o.avec sous-titres anglais) Sam.et Sam.: 5:30 - 7:30 - 9:35 Dim.: 1:30-3:30 - 5:30 - 7:30 - 9:35 LE FAUBOURG 849-film £T\\ ,L 1616 ouest, rue Ste-Catherine VtV Lr HOME ALONE #2, LOST IN NEW YORK (G) Dolby Stéréo THX A l'affiche sur 2 écrans: 1:30 - 2:00 - 4:10 - 4:30 - 7:00 - 7:20 - 9:25 - 9:40 Eue, le 10 Dec, pas de representation A 7:20 A RIVER RUNS THROUGH IT (G) Dolby Stéréo 1:30-4:00-7:00-9:20_ TRACES OF RED (13 ans) Dolby Stéréo 2:15-4:30-7:10-9:15 Excepte le 7 dec.: 2:15 - 4:30 - 9:45 LANGELIER Carrefour Lanqelier 255-5551 CUIRASSÉ EN PÉRIL (16 ans) Dolby Stéréo Sam.at Dim.: 1:15-5:00 - 7:00 Sem.: 7:00___ PASSAGER 57 (16 ans) Dolby Stéréo Sam.et Dim.: 3.15 - 8:00 Sam.:9:00 Couche tard : Ven.et Sam.: 11:00_ BAISERS MORTELS A PALM BEACH (13 ans) Dolby Stéréo Sam.at Dim.: 1:00 \u2022 3:05 \u2022 5:05 - 7:10 \u2022 9:15 Sem.: 7:10-9:15 Couche tard : Ven.et Sam.: 11:15 LA RIVIÈRE DU 6IÉME JOUR (G) Dolby Stéréo Sam.et Dim.: 1:10-3:30 \u2022 6:55 \u2022 9:20 Sem.: 6:55 \u2022 9:20_ DRACULA (16 ans) Dolby Stéréo (v.française) Sam.at Dim.: 1:15 - 4:00 - 7:10 \u2022 9:40 Sem.: 7:10-9:40 Couche tard : Ven.et Sam.: 11:55 NOUVEL ELYSEE 288 1857 35.rue Milton (angle Clark, une rue au nord de Sherbrooke) MARIS ET FEMMES (G) 12:30 - 2:45 - 5:00 - 7:15 - 9:30_ MORTEL DÉSIR Lun.et Mardi : 12:00 \u2022 4.30 Marc, at Jeudi : 9:30_ LE CÔTÉ OBSCUR OU COEUR (v.o.avec sous-titres français) Ven.Sam.et Dim.: 1:15-6:45 Lun.at Mardi : 2:00 \u2022 9:45 Marc, et Jeudi : 3.45 LE VOYAGE (v.o.avec sous-titres français) Van., Sam, et Dim.: 3:45_ LES MEILLEURES INTENTIONS (G) Van., Sam.at Dim.: 9:10 Lun.et Mardi : 6:30 Marc, et Jeudi : 12:30-6:15 PLACE ALEXIS NIHON % j» » « i'i » mh ii'i < » > » li m.n\\ IFAMOUS PLAYERS CES HORAIRES COUVRENT LA PÉRIODE DU 6 AU 10 DÉCEMBRE \u2014- -* .ItsnaaSTW* * 4 \u2022 \u2022.li PRRISI6N.480Ste-Calherine o.866-385661 INFO-FILM 5f 866-0111 11hà22h C'EST ARRIVE PRES OC CHEZ VOUS (18) OOLBV 1:103-15-5:20-7 25-9-30 INDOCHINE (Q) CXXBY 1 0O4 304 00 UN COEUR EN HIVER (Q) 12 302 404 50-7:10920 LE ZEBRE (Q) OOLBV 12:45-2:45-5 00-7 05-9.10 MA VIE EST UN ENFER (134) 12 40-2 50-5:05-7:159 M L'AMANT (16 + ) OOlBY 12 15-225-440-7 109 25 1492 (V.F.) (13 + ) OOLBY 2 005 308 30_ IMPéRIMTHX 1430Bleury 288-7102(S- MALCOLM X (13 + ) 70MM OOLBV 12 304 15-8:15 ggjPflinCÉ 698Sle-Calhetineo.866-6991 BODYGUARD (13+-) oolby 1 00-3 35-6 20900 PASSENGER 57 (1S + ) oolby 12:45-2:45-5:10-7:35-930 MIGHTY DUCKS (O) oolby 12:102:25-4:40 CONSENTING.ADULTS (13+) oolby Tous les soif» 7 05 9 X DISTINGUISHED GENTLEMEN (Q) oolby 12 202:45-5:15-7 45 DISTINGUISHED GENTLEMEN (O) oolby 1:103 35-6 05-8 35 DISTINGUISHED GENTLEMEN (Q) oolby 2 00-4 25-7 00-9 25 15)15 DU LUNDI AU VENDREDI SAUF LES JOURS FÉRIÉS FAMOUS P.lflV6AS 8 Boni h»nin'an;i! $! Jew Pon'f C'î re 697-8095 è.L0EUJS 9S4Ste-Calheri'ne o.861-7437 mmm ALADDIN (O) OOLBY 12 302 40-5 OO7-15-920 JENNIFER EIGHT (13 + ) OOLBY 12 45-3 306 15-900 THE LOVER (16 + ) OOLBY 12 102 204 35-7 0O9 15 OF MICE AND MEN (Q) OOLBY 12.05-2:35-5 05-7:209 40 ZEBRA HEAD (13+-) 12 402 505 0O7 1O920 CENTRE EATON ;issii-c,ii.rii.-.98S-5730 & DISTINGUISHED GENTLEMEN (Q) oolby 1 304 006 45-9:25 JEU DE PUI8SANCE (Q) oolby .cfon 12 202:30-4 40kind.apudi 1220 'Iunder SIEGE (16 + ) oolby
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