La presse, 3 décembre 1992, C. Économie
[" Economie LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 3 DÉCEMBRE 1992 Desjardins a tiré de gros profits de la renégociation des hypothèques VALÉRIE BEAUREGARD La baisse des taux d'intérêt au cours de l'été a profité à Des-jardins qui a récolté 25 millions en frais de renégociation de contrats hypothécaires.Au cours de la période de trois mois qui s'est terminée le 30 septembre, le poste autres re-venus du réseau coopératif des caisses Desjardins (caisses, fédérations, Confédération et Caisse centrale) a atteint I4l millions contre 98 millions l'an dernier, à pareille date.Cette majoration est principalement attribuée à la renégociation des contrats hypothécaires.On se souviendra qu'au mois de septembre, plusieurs propriétaires ont tiré profit de la baisse des taux hypothécaires en renégociant leurs prêts à un taux moins élevé.Les taux pour une échéance de cinq ans ont atteint 8,50 p.cent en septembre.Certaines banques ont offert des rabais à leurs clients qui renouvelaient un prêt hypothécaire avant l'échéance.Ainsi, la Banque de Montréal réduisait la pénalité de 10 p.cent tandis qu'à la Banque Nationale on offrait un rabais de 15 p.cent jusqu'à concurrence de 1000 $ à chaque client intéressé à renouveler une hypothèque pour un terme de cinq ans.Cas par cas Chez Desjardins, on optait pour le «cas par cas».À la Banque de Montréal com-r.me à la Banque Nationale, on ne peut préciser les revenus tirés de ces renouvellements de prêts.Leurs résultats financiers du troisième trimestre, qui se termine dans leurs cas le 30 octobre, n'en font pas le détail.Mais la croissance de ces revenus est sans contredit plus forte chez Desjardins.Daniel Roussel, le porte-parole de la Confédération, a expliqué que les caisses populaires et d'économie Desjardins demandent généralement au client de régler comptant les frais de renégociation.«C'est une règle comptable chez nous», dit-il.Les banques amortissent plutôt ces frais.Certaines banques offraient aussi des rabais aux clients d'institutions rivales.La Banque Nationale aurait, à elle seule, attiré des centaines de nouveaux clients.«L'opération des banques n'a eu à peu près pas d'impact, affirme cependant Daniel Roussel.Notre portefeuille de prêts est d'ailleurs à la hausse».Au troisième trimestre, les prêts totaux ont crû de 10,2 p.cent à 40,2 milliards tandis que le passif-dépôts a, pour sa part, grimpé de 11 p.cent pour atteindre 42,8 milliards.Les résultats du troisième trimestre de Desjardins montrent aussi que les trop-perçus ont atteint 98,9 millions alors qu'ils s'élevaient à 60,9 millions il y a un an.À la fin du mois de septembre, l'actif total atteignait 47,3 milliards, en hausse de 10 p.:ent par rapport à l'année dernière.Le rendement sur l'actif moyen 3st passé de 57 cents à 84 cents en un an.Malgré les temps difficiles, où les faillites sont nombreuses et le taux de chômage élevé, le ratio des créances douteuses s'est maintenu à 33 cents par 100$ d'actif moyen.Par tranche de 100$ d'actif moyen, les «autres revenus», in-;luant les frais de renégociation, sont passés de 92 cents à 1,20$.Ces renouvellements avaient en 1991 entraîné des revenus de deux cents.Cette année, ils représentent 22 cents des revenus de 1,20 $.Recherche universitaire : une affaire nébuleuse HÉR1C CLÉMENT eux sociétés de Montréal et de Sorel, Corporation de recherche Technove et Corporation de recherche PVD, ayant financé des projets de recherche de plusieurs millions de dollars donnant d'importantes exemptions fiscales, se retrouvent au coeur d'une affaire pour le moins nébuleuse qui éclabousse les milieux universitaires.Ces sociétés ont financé des projets de recherche en génie des matériaux à l'Université du Québec à Trois-Ri vières ( UQTR ) et à l'université Laval.Faisant la recherche pour elles-mêmes, et espérant avoir des résultats pour une éventuelle commercialisation, ces deux sociétés peuvent obtenir des crédits d'impôts de 40 p.cent de la somme investie au provincial et de 35 p.cent du reste au fédéral, donc 61 p.cent au total.Selon certaines informations, non seulement l'UQTR et l'université Laval ont jusqu'à récemment travaillé sur deux projets de recherche identiques de trois millions de dollars chacun, et avec de l'équipement similaire, mais en plus cet équipement aurait été payé par les universités bien au-delà de sa valeur, soit 2,3 millions au lieu de moins de 600 000 dollars.L'UQTR confirme qu'elle a gelé le contrat la liant à la Corporation de recherche Technove, cet été, tandis que l'université Laval a arrêté le projet de la Corporation de recherches PVD, le 13 novembre dernier, les salaires des chercheurs n'étant plus versés.Dans les deux cas, un projet de recherche était financé en fournissant équipement et salaires pour plusieurs années de recherche.Selon les informations obtenues par La Presse, PVD a fourni près de 2,3 millions de dollars à l'université Laval pour qu'elle puisse acheter une machine à une filiale de la société française Co-géma, la Société industrielle de combustible nucléaire (SICN).Technove aurait fait de même avec l'UQTR.L'université Laval a ainsi expédié près de 2,3 millions de dollars en Europe pour une machine qui vaudrait moins de 600000$, selon un employé de SICN.Ainsi, PVD a fourni les 2,3 millions de dollars en trois versements: 1,1 million de dollars lors de la commande de la machine en 1991.582 234 $ lors d'un deuxième versement et 596 489 $ en janvier 1992.Chaque fois il était convenu que l'université devait virer intégralement l'argent dans un compte du Crédit Lyonnais, à Grenoble, en France, au bénéfice d'une compagnie appelée Basic loin Ltée.Si les 2 278 723 dollars ont effectivement été versés dans ce compte par l'université, jamais SICN n'a reçu un sou, ni de PVD ni de Basic loin, selon l'avocat de la société française.Par contre, dans le cas de l'UQTR, SICN a été payée pour la fourniture de l'équipement.La Presse a constaté que la société Basic loin qui a encaissé l'argent n'est pas enregistrée à Paris, ni à Grenoble, Londres, Bruxelles, Genève ou même Montréal.Selon l'une des sources de La Presse, Basic loin était présentée à SICN par les deux corporations de recherche comme étant un courtier, alors qu'elle ne serait qu'un intermédiaire qui a encaissé l'argent des universités et devait se charger de payer SICN.Le président de Technove, M.Marc H.Frechette, a dit à La Presse ne pas connaître Basic foin Ltée.À l'université Laval, M.André Beauchemin, du Bureau de valorisation des applications de la recherche, a déclaré hier à La Presse n'être au courant de rien.Pourtant, le bureau de M.Beau-chemin se trouve à la même adresse que Corporation de recherche PVD, dans le parc technologique de Québec.M.Beau-chemin a dit ne pas être choqué d'apprendre que deux universités travaillaient sur le même projet de recherche, avec le même équipement, sans même le savoir.À l'UQTR, ni le vice-recteur à l'enseignement et à la recherche, ni la directrice des services de support à la R & D, Mme Marie-France Gagnier, n'étaient au courant des faits.Cette dernière a précisé que le projet avait été annulé parce que l'université «avait des difficultés d'ordre administratif et financier avec Technove» mais, liée par une clause de confidentialité, la directrice n'a pas voulu s'étendre sur le sujet.«Nous sommes entrés en relation avec Technove à l'automne 1990, dit Mme Gagnier.Toutes les vérifications ont été faites par des fiscalistes.D'ailleurs, s'il s'agissait du même projet, le ministère du Revenu ne l'aurait pas laissé passer.» Si les deux projets sont présentés par deux corporations de recherche «différentes» et ont un titre également différent pour chaque université, ce serait pour ne pas éveiller les soupçons du ministère du Revenu.À l'UQTR, le projet se nomme Recherche sur le développement et le procédé de fabrication de nouveaux produits à partir d'une technique de metallisation sous vide, tandis qu'à Laval, le projet s'appelle Développement de revêtement par pulvérisation cathodique.Le président de Technove nie que sa compagnie ait des liens avec PVD mais La Presse a appris que le directeur des ventes de Technove, M.Charles Frechette, est allé plusieurs fois à l'université Laval pour discuter du projet de PVD.C'est également M.Michel Frechette, frère des deux précédents, qui s'est occupé des finances du projet avec l'université Laval, et qui a rencontré régulièrement le Bureau de valorisation des applications de la recherche de l'université Laval.MM Charles et Michel Frechette se sont même rendus à Grenoble alors que des étudiants des deux universités étaient allés séparément suivre un cours de formation chez SICN qui, par ailleurs, n'a jamais informé les étudiants du fait que des collègues québécois travaillaient avec le même équipement.Actuellement, deux autres projets de recherche sont en attente à l'université Laval dont un de 2,6 millions de dollars qui, par l'intermédiaire d'une troisième corporation de recherche appelée AC2, enregistrée auprès du MIF le même jour, le 22 décembre 1988, devait consister en l'achat d'une autre machine à SICN.Mais la société française attend d'être payée pour le premier projet avant de livrer l'équipement du second.Grands perdants dans cet imbroglio financier, les étudiants et assistants de recherche qui travaillaient aux projets et y avaient Quelle direction prendront les taux?MIVILLE TREMBLAY_ La crise de confiance des préteurs étrangers à l'égard du Canada est-elle une bouderie passagère ou le début de la fin, une fin qui ressemblerait à l'économie de l'Argentine?La direction des taux d'intérêt en dépend.Les avis sont partagés: Stephen (arislowsky, président de jarislowsky Fraser & Co, une importante firme de gestion de portefeuille, est pessimiste.Son concurrent André Dubuc, président de Gestion placements Desjardins, estime que la crise de change finira, comme toutes les autres crises de change.Le premier est un ardent défenseur des thèses néo-libérales, le second, un keynésien qui accorde de l'importance au rôle de l'État.Selon M.(arislowsky, «les étrangers nous disent: non, on ne vous donne plus autant d'argent qu'auparavant.Parce que l'argent qu'on vous a prêté dans le passé n'a pas servi à des investissements qui rapportent des devises» étrangères pouvant servir à nous rembourser.Cet argent a plutôt servi à consommer, à «nourrir un contrat social trop dispendieux», et à payer des intérêts.Le malheur, c'est que le Canada ne peut plus se passer de cet araont I *f>r\\nranf* nnr» l#*c fano- i?«j.s.i.\u2014 \u2014 r-\u2014* o-*\u2014 T-\u2014 - \u2014«- \u2014\u2014-.\u2014 diens mettent de côté chaque année est plus petite que le total des emprunts additionnels des seuls gouvernements fédéral et provinciaux, et de leurs sociétés hydro-électriques.Le compte courant de la balance des paiements était en équilibre il y a huit ans.Aujourd'hui, il affiche un déficit de 30 milliards.(Le solde du compte courant mesure les résultats nets du commerce, du paiement des dividendes et des intérêts, ainsi que du tourisme).Ce déficit doit être financé par l'entrée de capitaux étrangers.M.Dubuc, ancien vjee-prési-dent finances et trésorier d'Hy-dro-Québec, se dit déçu de l'augmentation des déficits budgétaires.Mais, note-t-il, «la hausse ne vient que du fait d'une reprise SUITE A LA PACE C 2 COURBES DE RENDEMENT LE THERMOMÈTRE DES TAUX 12,00% Prêt à la consommation Taux préférentiel 17%Carte de crédit 11,50% Prêt auto Taux d'escompte 6,25%J C.P.G.1 an I\"11 M Hypothèque 1an 5% Bons du trésor 3,25% Compte épargne 1 AN 3 ANS 5 ANS 10 ANS ^30 ANS 2 AN 4 ANS 6 ANS 20 ANS Les taux d'intérêt varient selon la durée du prêt, mais ils varient également en fonction du risque et des coût administratifs.L$s î3ux sont approximatifs.Source: Banque Nationale, 27 nov.1992.Infogrsphio Lb Presse Trop élevés à court ou à long terme ormalement, plus l'échéance d'un emprunt est éloignée dans le temps, plus le taux d'intérêt est élevé.«Prêter 100 $ à son voisin pour 24 heures n'est pas la même chose que de lui prêter 100 $ pour 20 ans», explique Mme Dominique Vachon, économiste à la Banque Nationale.Le temps joue de vilains tours à l'argent prêté: l'inflation en gruge la valeur, et l'emprunteur peut devenir insolvable.C'est pour contrer ces deux dangers que les taux d'intérêt à long terme sont normalement plus élevés qu'à court terme.Les préteurs veulent être compensés.Les courbes de rendement présentées ici montrent les taux d'intérêts canadiens et américains qu'exige le marché pour des prêts de durée variable.Ces taux s'appliquent à des emprunts réalisés par les gouvernements sous forme de bons du trésor, pour les échéances inférieures à un an, et sous forme d'obligations pour les échéances plus longues.La courbe de rendement des États-Unis, dans le bas du graphique, est dite normale: les taux à court terme sont plus bas que ceux à long terme.La courbe de rendement du Canada est creusée comme une baignoire.La partie du court terme est dite inversée.Une courbe est inversée lorsque la pente descend au lieu de monter.Analysant ces courbes de rendement, Mme Vachon note que les taux élevés à très court terme \u2014 ceux des bons du trésor de trois mois \u2014 reflètent les interventions de la Banque du Canada pour soutenir le huard.Avec un écart anormalement élevé de quatre pour cent entre le taux de trois mois des États-Unis et le taux de trois mois du Canada, il est plus rentable d'acheter des bons du trésor du Canada, plutôt que des bons américains.Pour acheter des bons canadiens, les étrangers doivent auparavant acheter des dollars canadiens, ce qui a pour effet d'en redresser le cours.Les taux à long terme sont anormalement élevés, tant sur la courbe canadienne que sur la courbe américaine.Ils sont particulièrement élevés lorsque l'on considère le faible taux d'inflation dans les deux pays.Pour des titres d'emprunt émis par le gouvernement, on dit généralement que plus la courbe est accentuée (et ascendante), plus les anticipations d'inflation sont fortes.Pourtant, ce n'est pas le cas présentement.Si les courbes de rendement sont si accentuées, explique Mme Vachon, c'est que pour financer leurs déficits budgétaires, les gouvernements empruntent massivement.Leur demande élevée pour des capitaux fait \u2014 par le jeu de l'offre et de la demande \u2014 augmenter le prix des capitaux.Et le prix du capital, c'est le taux d'intérêt.Ainsi, tant que les emprunts gouvernementaux seront élevés, il sera difficile d'abaisser les taux à long terme, et donc, de réduire le coût de financement des entreprises.investi une grande part de leur avenir professionnel, se retrouvent au chômage.La GRC enquête M.Michel Frechette, qui se trouverait actuellement à l'étranger, est président de la compagnie Danoc, Société industrielle de commercialisation inc, selon le ministère des institutions financières (MIF).La GRC mène actuellement une enquête sur cette compagnie à la suite de la faillite de l'usine Syquartz, située dans le parc industriel no2 de Trois-Ri-vières, une faillite intervenue avant même que l'usine de quartz synthétique entre en production.La compagnie Danoc n'a pas remis de rapport annuel au fédéral depuis 1985 et au provincial depuis 1986.Le cas de Syquartz rappelle ce que La Presse a appris au niveau des universités.Selon M.Michel David, de la société minière Sphynx qui participe au projet Syquartz de neuf millions de dollars, il y avait «un trou de plus d'un million de dollars dans la caisse» avant même de commencer les activités.Sphynx et la SD1 ont respectivement investi 700 000 et 400 000 dollars dans ce projet, tandis que la SICN devait fournir, comme pour les universités, l'équipement pour un million de dollars.En tout cas, les gestionnaires actuels de l'usine ne cachent pas que «personne ne souhaite le retour de Danoc dans le projet ».M.Marc H.Frechette, qui dit être président de Danoc, mais qui en serait le vice-président selon le MIF, a dit être éclaboussé par la faillite de Syquartz et ne pas savoir où se trouve son frère Michel.A LIRE Malenfant ¦ Le sort de l'homme d'affaires Raymond Malenfant va se jouer le 18 décembre à l'issue de la réunion du conseil d'administration de la Caisse de dépôt et de placement du Québec.Si la Caisse refuse sa demande de financement, ce sera la faillite.C3.Steinberg ¦ Les 3450 créanciers ordinaires à qui Steinberg doit 145 millions refusent le plan d'arrangement de Michel Gaucher.Leur comité a dressé une liste d'épicerie.En gros, les créanciers ordinaires veulent participer à l'équité résiduelle de Michel Gaucher, partager les restes de Steinberg, soit Valdi et Smit-ty's.C 3.INDICES MONTRÉAL 1726,06 (-2,70) (-0,15%) nil TORONTO (-8,41) (-0.25%) ?3265,25 NEW YORK_3286,25 (-8.11) (-0,25%) MEXIQUE ?1687.97 (-1.16) (-0.07%) DOLLAR ?78,08* (+0,05«) 335.90 $ (+0.80 $) DPM vous propose un choix sur : FIDELITY INVESTMENTS CANADA Fidelity est le plus important gestionnaire de fonds mutuels de placement en Amérique du Nord, une renommée bâtie sur sa recherche interne, son évaluation personnelle des sociétés ciblées et ses ressources techniques inégalées.Examinez ce choix de fonds d'actions canadiens: \u2022 Capital Builder Fund - croissance à long terme grâce à des actions ordinaires \u2022 Growth & Income Fund - titres produisant des dividendes Fidelity DPM est le plus Important groupe indépendant de spécialistes en planification ttiiuneiere au Québec des experts capables de vous pro|M>ser la solution sur mesure parmi la plus vaste gamme de placements sur le marché, dont les fonds haute-performance de Fidelity Investments Canada.POUR LE MEILLEUR CHOIX, CONSULTEZ LES EXPERTS DPM.DPM Groupe de planification financière NOUS BÂTISSONS UNE SÉCURITÉ FINANCIÈRE POUR ^OUS.COMPOSEZ LE 630-7500 fin - C2 LA PRESSE, MONTRÉAL.JEUDI 3 DÉCEMBRE 1992 Quelle direction prendront les taux ?SUITE DE LA PACE C1 beaucoup plus lente que prévue» et du gonflement correspondant de certaines dépenses sociales, qui ont pour effet heureux d'amoindrir le ralentissement économique.Il est convaincu que les investisseurs étrangers, qui détiennent plus de 30 p.cent de la dette fédérale, reviendront lorsque la crise de confiance dans le dollar canadien sera résorbée.Us seront attirés par nos taux d'intérêts, relativement élevés compte tenu de notre faible inflation.La crise de change est un phénomène mondial, explique M.Dubuc: «Les mouvements spéculatifs internationaux se sont faits vers les monnaies fortes, soit le yen.le deutsch mark et le dollar américain, délaissant ainsi les monnaies périphériques comme le dollar canadien.» Le financement des déficits publics sera par ailleurs facilité par la faiblesse des emprunts du secteur privé.Mais à cet égard, il constate avec inquiétude que les meilleurs entreprises canadiennes ont des difficultés grandissantes à se financer sur le marché obligataire.Les difficultés des empires Reichmann et Bronfman ont «inspiré une sainte peur aux investisseurs pour ce qui touche la solidité du Corporate Canada.» Mais MM.larilowsky et Dubuc diffèrent encore une fois dans leur appréciation de la politique de la Banque du Canada.Le premier la juge «singulièrement inepte» pour n'avoir pas sû maintenir le huard à un niveau stable et concurrentiel.Avec un oeil sur l'inflation plutôt que sur le taux de change, l'autre félicite la banque centrale \u2014 son premier em-ployeur^\u2014 quoiqu'il regrette qu'elle aie tardé à desserrer son étreinte sur les taux d'intérêt.Il juge qu'elle a «navigué avec habilité en eaux troubles» au cours des derniers mois.Ces perspectives contrastées mènent à des conclusions divergentes en ce qui a trait à l'évolution prochaine des taux d'intérêt.Si les investisseurs étrangers reprennent confiance et que le dollar se stabilise, les taux vont rebaisser, particulièrement ceux de court terme.Mais si les créanciers du Canada lui rationnent les vivres, alors la chute du dollar sera prononcée, la hausse des taux d'intérêt encore plus marquée, et la baisse du niveau de vie inéluctable.La FCEI contre l'ouverture des commerces le dimanche Presse Canadienne ¦ La Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) a demandé au gouvernement québécois, hier, de retirer son projet de loi visant à permettre l'ouverture des commerces le dimanche.L'organisme, qui affirme repré- senter quelque 17 000 entreprises-membres au Québec, dont le tiers dans le secteur du commerce de détail, a soutenu dans un communiqué qu'il y avait absence de consensus dans ce dossier, sauf «dans la tète du parrain» du projet de loi, le ministre de l'Industrie et du Commerce, M.Gérald Tremblay.Contrat de 105 millions entre la filiale de Bombardier et les Chemins de fer français Agence France-Presse ¦ Le groupe Bombardier Inc.a annoncé hier à Montréal que sa filiale française ANF-industrie avait obtenu une commande de 105 millions (440 millions de francs) pour la fourniture de 26 voitures et 576 bogies à la Société nationale des chemins de fer français (SNCF).Cette commande s'inscrit dans le cadre d'un contrat de fournitu- re de 72 rames automotrices accordé par la SNCF à un consortium formé par GEC Alsthom, chef de file, et ANF-industrie, a indiqué Bombardier dans un communiqué.Le matériel sera construit à l'usine de ANF-industrie, à Cres-pin (nord de la France).Les livraisons devraient débuter vers la fin de 1994, précise le communiqué.Le groupe a par ai Heurs annonce que son conseil d'administration avait décidé de procéder à une offre publique pour le rachat de l'ensemble des actions ordinaires de la filiale Bombardier Euro-rail S.A.encore en circulation dans le public.Bombardier proposera aux détenteurs le paiement de 1 100 francs belges (environ 43$) par action de Bombardier Eurorail ou l'échange de quatre actions subalternes à droit de vote classe B de la société contre une action de Bombardier Eurorail.L'offre, qui pourrait débuter ce m - \u2014 - - - \u2014 T \u2014g -\u2014 g\u2014 ¦w \u2014\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 ~\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014' \u2014 Un patron le jure : «Plus jamais de dettes ! » mois-ci, après approbation des autorités compétentes de Belgique, a pour objectif de retirer les actions de Bombardier Eurorail de la Bourse de Bruxelles en vue de la radiation de la cotation dgs titres.Bombardier Eurorail regroupe les activités européennes de Bombardier dans le domaine du matériel de transport, soit ANF-industrie, BN (Belgique), Bombardier-Wien (Autriche) et Bombardier Prorail (Angleterre).Presse Canadienne TORONTO ¦ Après être passé près de la faillite, il y a deux ans, le fabricant de pièces d'automobiles Magna International jure de ne plus s'endetter, a déclaré hier le président du conseil de cette compagnie, M.Frank Stronach, en présence des actionnaires.Avant la fin de l'année, a-t-il affirmé devant les participants à l'assemblée annuelle.Magna adoptera un règlement interdisant le recours à l'endettement pour financer son expansion.«Au cours des deux dernières années, ce fut comme si on nageait avec des blocs de ciment attachés aux pieds» , a dit M.Stronach, en parlant des difficultés connues par la compagnie pour se tirer de sa mauvaise situation financière.Mais un endettement aussi désastreux ne se produira plus, a-t-il promis aux actionnaires dans un discours au ton pour le moins re- tenu pour cet énergique homme d'affaires.« |e puis vous le garantir, nous avons eu notre leçon, nous nous contenterons d'une croissance ordonnée.» Magna avait progressé rapidement dans les années 1980.Aussi, en 1990, elle avait accumulé une dette impressionnnante de 1,1 milliard et avait été incapable de faire certains paiements.La compagnie avait alors procédé à une réorganisation et a réalisé l'an dernier un programme de réduction de sa dette.Au cours de l'exercice financier terminé le 31 juillet dernier.Magna a effacé 423 millions de sa dette, tombée à 273 millions.Exception faite de 165 millions en obligations et debentures convertibles.Magna sera libre de toute dette d'ici la fin de l'actuel exercice financier, a déclaré le vice-président principal, M.Graham Orr.Cette dette devrait être convertie en actions ordinaires d'ici la fin de l'exercice financier 1994.Le changement de cap de Magna paraît également dans son bénéfice.Après avoir enregistré une perte de 224 millions durant l'exercice 1990, elle a rapporté un bénéfice de 16,5 millions en 1991.Pour 1992, son bénéfice a atteint le niveau record de 98 millions $ à la suite de ventes record de 2,4 milliards, malgré l'état décevant de l'industrie automobile.Et pour le premier trimestre de 1993, a indiqué la compagnie mercredi, son revenu net a progressé à 50 millions, au regard de 43 millions durant la période équivalente, il y a un an.M.Stronach a aussi présenté une nouvelle équipe à la tète de la compagnie avec, en particulier, M.|ohn Doddridge au poste de chef de la direction.Ce dernier travaillait auparavant avec un autre fabricant américain de pièces d'automobiles et concurrent, la compagnie américaine Dana Corp.PHOTO PC Le président du conseil de Magna, M.Frank Stronach.ours en tête 7h05 9 h 39 mini'\" 12 h 28 16 h 04 19 h 30 wxs Chicago.En semaine, seule American vous offre 5 American Airlines met à votre disposition le plus grand nombre de vols sans escale vers Chicago.En semaine, American vous donne un choix de 5 départs quotidiens pratiques pour vos affaires, et la fin de semaine, le plus grand nombre de vols vers Chicago.Une fois à Chicago, American et American Eagle vous réservent une multitude de correspondances dans la même aérogare.Elles vous proposent ainsi plus de 200 destinations américaines dont Los Angeles, San Francisco, San Diego, Seattle/Tacoma, Dallas/Fort Worth et Denver.American vous offre un accès incomparable aux États-Unis.L'avantage de voyager par American Notre programme advantage pour grands voyageurs est vols quotidiens sans escale vers Chicago.le premier au monde.Il vous permet d'accumuler des primes-voyages échangeables contre des billets à un tarif plus élevé, ou des voyages gratuits à travers le monde.Ce sont là deux bonnes raisons qui font que, de plus en plus, Montréal choisit de voyager par American Airlines.Pour renseignements ou pour réservations, communiquer avec votre agent de voyages ou avec American Airlines au 1-800-433-7300.AmericanAirlines du spécial dans l'air9 Amer*, in Lifk ai une marque deptnec d Amman Airline*.Inc.et nkmtf* U Ugnr aérienne rfgkxuk Affiliée à Amman LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 3 DÉCEMBRE 1992 C3 Raymond Malenfant: c'est le 18 décembre que tout se joue LISA BINSSE - ¦ C'est le 18 décembre, lorsque pe réunira le conseil d'administration de la Caisse de dépôt et de .placement du Québec, que se | IVACO | DIVIDENDES ACTIONS PRIVILÉGIÉES DE SÉRIESC.D ETE AVIS est par les présentes donné que des dividendes trimestriels réguliers ont été déclarés, de la façon suivante, sur les actions privilégiées en circulation d'Ivaco Inc.: Actions privilégiées Série C Série D Série l; Dividende par action 1.10625$ 0.625 $ 0,60$ «A* Tous ces dividendes sont payables le 1er janvier 1993 ou le premier jour ouvrable suivant aux porteurs inscrits a la fermeture des bureaux le 11 décembre 1992.Les porteurs d'actions privilégiées peuvent choisir de réinvestir 50% ou 100% de leurs dividendes en actions de catégorie A devant être émises à 90% de la valeur du marché conformément au Régime de réinvestissement de dividendes.Lité à Montréal (Québec), ce i0 novembre 1992.PAR ORDRE DU CONSEIL LE CHEF DU CONTENTIEUX ET SECRÉTAIRE GUY-PAUL MASSICOTTE jouera le sort de l'homme d'affaires Raymond Malenfant.Si la Caisse refuse sa demande de financement de 39 millions, ce sera la faillite.C'est ce qui se dégage des différentes informations obtenues hier par La Presse de sources sûres.Tout devait se décider lundi.C'est a ce moment-là que la Cais- se devait donner son accord au prêt pour refinancer le complexe Raycom.Mais aucune décision ne fut prise, une des conditions exigées par la Caisse n'ayant pas été rencontrée.M.Malenfant, comme on le sait, a décidé de profiter de la nouvelle loi sur la faillite et a déposé un avis d'intention.Cette démarche lui accorde un nouveau RlAfoTo Souliers d'Italie.Tout de cuir.7-11,12 D.INFORMATIQUE SPÉCIALISTE DU LOGICIEL TOUT GENRE DE LOGICIEL POUR: \u2022 DOS \u2022 WINDOWS \u2022 OS/2 \u2022 MAC \u2022 CD-ROM \u2022 MISE À JOUR AUX NOUVELLES VERSIONS \u2022 IMPORTATION DE LOGICIELS DES É.-U.\u2022 LIVRAISON GRATUITE CORRECTEUR 101 209v95 * TÉLÉPHONE: (514) 388-3636 (800) 561-5735 § TÉLÉCOPIE: (514)385-1527 sursis de S0 jours ouvrables, soit jusqu'au 21 janvier, pour préparer et déposer une nouvelle proposition concordataire et fixer une date pour une nouvelle assemblée des créanciers.La Banque d'Amérique du Canada a consenti un prêt hypothécaire de 37 millions à M.Malenfant pour le complexe Raycom.L'institution bancaire, qui devait reprendre possession de l'édifice lundi, prévoyait que la Caisse refinancerait le complexe.Elle devait fournir une lettre d'intention pour une somme additionnelle de 3 millions (provenant de la Caisse centrale Desjardins).Elle a fourni ce document mais avec quelques heures de retard.Faute d'avoir ce document en main, la Caisse n'a pas pu prendre sa décision.U «-ta.fis Ouvert le midi (du 7 au 23déc.) 2040, rue St-Danit 844-5083.Suzanne Brochu, porte-parole de la Caisse, a précisé qu'il n'y avait aucune discussion en cours entre les parties.Selon les informations glanées de part et d'autres, si le plan d'affaires proposé par M.Malenfant se concrétise le 18 décembre, l'homme d'affaires pourra alors préparer sa nouvelle proposition concordataire.Son plan prévoit le refinancement de 46,5 millions du complexe Raycom, y compris un prêt de 2,5 millions provenant de la Société de développement industriel (prêt qui n'a pas encore été consenti).II y au moins un créancier qui est mécontent de la démarche prise par M.Malenfant pour obtenir un nouveau délai.Revenu-Québec, qui craint de ne pouvoir récupérer les sommes que lui doit le Groupe Malenfant, entend s'opposer à l'avis d'intention déposé cette semaine.Gabriel Cail- INFORMATION- AL A-LEX US Jamais un plan de rigueur n'aura fait autant d'heureux Le Service entretien réparation de Kodah Canada est fier d'annoncer sa certification par l'Organisation internationale de normalisation pour la norme de qualité 150 9001.Grâce à cette certification, Kodak détient un atout concurrentiel qui profite autant à l'entreprise qu'à la clientèle.Un atout concurrentiel à l'échelle internationale Pour les entreprises d'avant-garde au Canada et partout dans le monde, les normes de qualité de la série 150 9000 sont en voie de devenir un critère de distinction face à la concurrence.Elles sont devenues pour ainsi dire une nécessité sur les marchés de la Communauté européenne.Grâce à la certification 150 9001 du Service entretien réparation, Kodak Canada est parmi les premières entreprises canadiennes à se conformer aux normes.Kodak entend conserver cette certification par un programme d'amélioration continue résolument axé sur la satisfaction totale du client.L'avantage pour les clients de Kodak La certification 150 9001 assure la qualité des politiques et procédures qui gèrent tous les aspects du service.La certification 150 9001 est un gage de confiance: le client a l'assurance que le fournisseur qui affiche ce sceau répond à des normes de qualité rigoureuses.Hère d'être parmi les premières entreprises certifiées, Kodak Canada Inc.atteint avec 150 9001 un nouveau sommet.Représentant le groupe de plus de 300 personnes qui se sont engagées à répondre aux besoins des clients de Kodak Canada en matière d'entretien réparation: Rosanne Bavaro, Marc Couture, Allan Edge, Ian Ferguson, Judy _ Qoodhead, Dwlght Hlgglns, Jon Lane, Mike Lowe, Jim Malazdrewlcz, 5llvana Marcella, Brenda Phillips et Dora Tasker.Certificat if FS 21257 KODAK CANADA INC.UN SYSTÈME DE QUALITÉ lé, directeur général de la perception, a indiqué que Revenu-Québec entend contester cette démarche.\" 7 M.Malenfant doit environ six millions de dollars au fisc québécois.En vertu d'une entente avec le ministère, il devait rembourser intégralement la partie non contestée de cette créance, soit 1,5 million de dollars.Le solde de 4,4 millions devait faire l'objet de garanties hypothécaires sur divers établissements, dont l'édifice Raycom.Le tout devait être conclu le 30 novembre.Le recours à la nouvelle loi de la faillite inquiète Revenu-Québec qui, tout comme Revenu-Canada, se retrouve maintenant au rang de créancier ordinaire (au lieu de privilégié).Le ministère ne croit pas que la nouvelle loi soit rétroactive et pourrait se servir notamment de cet argument-là pour appuyer sa contestation.Les créanciers de Steinberg présentent leur liste d'épicerie à Michel Gaucher VALÉRIE BEAUREGARD ¦ Les créanciers ordinaires de Steinberg refusent le plan d'arrangement de Michel Gaucher.Ils lui présentent ce matin une liste d'épicerie qu'ils ont dressée à la suite d'une rencontre de leur comité mardi.En gros, les créanciers ordinaires veulent participer à l'équité résiduelle de Michel Gaucher.Quand les banques, la Société de développement industriel du Québec (SD1) et la Caisse de dépôt et développement auront été payées, les créanciers veulent partager avec Michel Gaucher ce qu'il restera de Steinberg, soit Valdi et Smitty's.Ces deux chaînes d'alimentation, la première ontarienne, la deuxième américaine, seraient évaluées entre 135 millions et 170 millions.Smitty's, dont les activités sont concentrées dans la région de Phoenix, est en pleine croissance.Si Michel Gaucher et les banquiers sont prêts à parier que cette entreprise prendra de la valeur au cours des cinq prochaines années, les créanciers se disent prêts à en faire autant.Le réseau de Smitty's compte 25 magasins dont 18 géants supermarchés.Cette chaine réalise un chiffre d'affaires annuel d'au-delà de 700 millions.Valdi, en soi une moins belle pomme, est active dans le marché de l'escompte.Le réseau exploite 109 magasins, 85 en Ontario et 24 au Québec.Tous les produits vendus par Valdi sont non périssables.«Les créances litigieuses qui nous sont offertes prendront de deux à cinq ans à régler.On est donc prêts à donner le même temps à Smitty's et Valdi», a expliqué un créancier qui a requis l'anonymat.Steinberg doit 145 millions à ses créanciers ordinaires.Il offre dans son plan d'arrangement 2,5 millions comptant aux plus petjts et une vingtaine de millions en créances litigieuses aux autres.Une partie des sommes que Steinberg gagnera éventuellement à la cour reviendra donc aux créanciers ordinaires.Le Comité permanent des créanciers représente les 3450 créanciers ordinaires de Steinberg.Les personnes suivantes siègent au comité : Danielle Bertrand (Unilever), Lome Goldman (Blue Anchor), Bert C.Lafford (National Apparel Bureau), Michel Pilon (Imperial Tobacco), Alain Garneau (Coopérative Fédérée), Robert Schareck (Aliments Carrière) et Edouard Richard (syndic).Ils ne sont pas seuls à avoir réfusé le plan d'arrangement.La SDI et la Caisse sont aussi insatisfaites de l'offre qui leur a été présentée.La SDî a elle-même fait une contre-proposition mercredi, a indiqué jocelyn Girard, vice-président, administration et finance.I Les créanciers seront appelés à voter sur le plan d'arrangement lors d'une assemblée le 18 décembre.Si le plan n'était pas accepté, Steinberg n'aurait plus d'autre choix que de déclarer faillite et les banques, à qui Steinberg doit 80 millions, auraient alors priorité sur Valdi et Smitty's.Via Rail veut s'assurer de la poursuite du système Gemini ® Marque déposé» do Kodak Canada hc O KODAK CANADA NC.1992 MAURICE JANNARD ¦ La société VIA Rail a exigé officiellement du tribunal fédéral de la concurrence de pouvoir intervenir dans la requête de PWA Corporation, société-mère des lignes aériennes Canadien International, qui demande la dissolution du réseau de réservations Gemini, un système informatisé que le transporteur de Calgary opère conjointement avec la société Air Canada.Avec ses millions de réservations annuelles.Via est un client majeur de Gemini.«Nous voulons nous assurer que le système de réservations va continuer même si PWA se retire*, a déclaré hier à La Presse Liane Korfage, porte-parole de la société ferroviaire.VIA veut exprimer au tribunal que son réseau de réservations est branché sur Gemini et que si la demande de dissolution est accordée cela n'ira pas sans conséquence pour elle.Mme Korfage a souligné que la requête de VIA fut transmise la semaine dernière à Ottawa.IBM La société IBM du Canada a présenté également une demande d'intervention bien que son intérêt soit moindre dans le dossier.«Nous voulons faire valoir que s'il y a dissolution, IBM est un créancier important de Gemini», a affirmé à La Presse M.Yves Va-liquette, porte-parole de la société.Le géant de l'informatique fournit six ordinateurs de type 3090.« De la grosse machine», dit M.Valiquette en précisant que chaque ordinateur peut valoir jusqu'à 5 millions de dollars.Le réseau Gemini compte 38 000 terminaux installés dans tout le Canada.Il relie notamment les agents de voyage, les compagnies de location d'automobiles et les hotels.À la suite d'une requête soumise par PWA, le directeur du bureau de la politique de la concurrence, M.Howard I.Wetston, a demandé au Tribunal de la concurrence (un organisme fédéral différent 4y premier) de mettre f fin plus tôt que prévu au contrat reliant Air Canada et PWA.¦ 1987 C'est en I987 que les deux transporteurs nationaux décidèrent d'unir leur sytème de réservations (Réservée pour Air Canada et Pegasus pour Canadien) et de former Gemini.Ceux-ci estimaient que le marché canadien était trop petit pour deux réseaux différents, alors que la compétition internationale est concentrée entre les mains de quelques joueurs.¦ Gemini s'associa à Covia, une entreprise de la société américaine United Airlines opérant le système de réservations Apollo, le deuxième réseau en importance aux États-Unis, le premier étant le système Sabre, qui appartient au transporteur American Airlines.Lundi, Covia a intenté une poursuite de 1.2 milliard contre PWA et AMR Corp., société-mère de American Airlines.Covia détient le tiers des intérêts de Gemini.En Europe, Gemini s'est unie au système informatisé Galilée.PWA veut maintenant sortir de Gemini et s'associer au réseau Sabre, condition posée par American Airlines à son investissement de 250 millions dans Canadien.Le tribunal fédéral de la concurrence tiendra une rencontre préliminaire le 21 décembre à Ottawa avec tous les groupes et entreprises qui veulent intervenir dans le dossier de Gemini et de la requête de M.Wetston.Le tribunal doit décider également des procédures qui guideront les audiences.S* une deuxième réunion est nécessaire, elle aura lieu le 4 janvier, a précisé hier à La Presse M.George N.Addy, le sous-directeur principal des enquêtes et recherches au Bureau de la politique de concurrence.Puis, le tribunal fixera une date pour le début des audiences.Le jugement du tribunal de la concurrence peut faire l'objet d'un appel devant la cour fédérale.Howard Wetston souhaite que la cause soit entendue le plus vite poosible, a indiqué M.Addy.Les groupes intéressés ont jusqu'au 9 décembre pour présenter un mémoire écrit expliquant les motifs de leur requgte d'intervention. C4 LA PRESSE.MONTRÉAL, JEUDI S DÉCEMBRE 1992 Intercan double sa perte nette ¦ Lcf revenus de Location Intercan, pour les neuf premiers mois de l'année, atteignent 42,7 millions contre 55 millions, en 1991.La perte nette, imputable exclusivement à la vente d'éléments d'actif, s'établit à 11,4 millions (4,14 $ l'action) comparativement à une perte de 5,5 millions ( 1,70 $ l'action) l'an passé.La vente de la totalité des remorques de l'entreprise, telle qu'entérinée a l'assemblée des actionnaires, le 28 octobre, a résulte en la vente de 1789 remorques, trois jours plus tard, ce qui rapportait une somme de 16,73 millions qu'on a utilisée pour le remboursement de 6,85 millions de dettes à long terme et le rachat de 9,87 millions $ d'actions privilégiées de catégorie A.Les 182 au- tres remorques devraient être vendues avant la fin de l'année.Les pertes prévues à la vente de la totalité des remorques ont été provisionnées et entièrement reflétées dans les résultats du troisième trimestre, qui présente des revenus de 12,2 millions, contre 17,7 millions, en 1991, et une perte nette de 7,5 millions, par rapport â 1,2 million, l'an dernier.Éœno-flashes (Cî COGECO Monsieur Louis Aude», président et chef de l'exploitation de COGECO inc., a le plaisir d'annoncer la nomination du Dr Mark Pezarro au poste de vice-président, recherche et développement et développement des affaires.À ce titre, le Dr Pezarro a la responsabilité de mettre en application de nouvelles méthodes et technologies en vue de développer de nouveaux services, d'accroître le niveau de service aux clientèles de COGECO tout en diminuant les coûts d'exploitation de ces filiales.Depuis qu'il a obtenu son B.Sc en sciences de l'informatique de l'Université de Calgary en 1974, et complété son doctorat à l'Université Cambridge en 1979, il a occupé plusieurs postes de gestion de marketing et d'ingénierie au sein d'entreprises du domaine de l'informatique et de la messagerie vocale, te Dr Pezarro est membre du Conseil d'administration de Systèmes de radiodiffusion de pointe du Canada inc.(SYRPOC) et du comité de droit d'auteur de l'Association canadienne de télévision par câble (ACTC).COGECO est une entreprise active dans le secteur des communications.Par l'entremise de ses filiales, COGECO dessert environ 410 000 abonnés de la télédistribution dans cinq provinces canadiennes, exploite cinq stations de radio et quatre stations de télévision au Québec, et publie 34 journaux hebdomadaires tirant environ un million d'exemplaires au Québec et en Ontario.Les titres de COGECO sont inscrits aux bourses de Montréal et de Toronto.Campagne de financement 1992 de la Fondation québécoise en environnement Merci à nos membres honoraires ! Dons de 1 000 $ FONDATION QUEBECOISE EN ENVIRONNEMENT Banque Laurentienne du Canada Banque Nationale du Canada Banque Toronto-Dominion Caron Bélanger Ernst & Young Cogeco inc.Compagnie de papier Québec et Ontario Courtier Provincial Dutailier inc.Fédération des caisses populaires de Montréal et de l'Ouest-du-Québec Gazoduc TQM Groupe HBA experts-conseils inc.Groupe Transcontinental G.T.C.ltée Groupe Val Royal J.R.Ouimet inc.La Brasserie Labatt ltée La Confédération, cie d'assurance-vie La Garantie Laliberté Lanctôt Coopers & Lybrand Laurentienne Générale Le Groupe Vidéotron ltée Les Marques FBI ltée Marsh & McLennan McCarthy Tétrault Métro-Richelieu inc.Multi-Marques inc.Northern Telecom Canada ltée Pratt & Whitney Canada inc.Propriétés Trizec ltée Standard Life Stelco McMaster ltée Sucre Lantic ltée Sucres Redpath Suncor inc.Technitrol-Éco inc.M.Peter S.Janson, président-directeur général d'Asea Brown Boveri inc.et président de la campagne de financement 1992, remercie tous les membres honoraires pour leur contribution de 1 000 $.Cela démontre l'engagement de ces entreprises pour l'avancement de la cause environnementale.Lancée le 18 septembre dernier sous le thème «Partenaires pour l'avenir du monde», la campagne de financement de la Fondation québécoise en environnement se poursuivra jusqu'au 31 décembre 1992, pour soutenir ses programmes d'information et d'éducation au grand public.\u2022 On peut rejoindre la Fondation québécoise en environnement en composant le (514) 849-3323 ou le 1-800-361-2503.Les idées-cadeaux à bons prix chez SAUVÉ! S; -v** / w Nos foulards.Soie / laine, 100% laine ou acrylique.Teintes et motifs variées 19,99 à 45$ Nos casquettes.En lainage ou en corduroy.Grandeurs P.à TG.25$ à 078 Nos gants.100% cuir.Noir ou brun, Courant jusqu'à 4bS 02,99 Robe chambre en rorine 100 % coron] Une seule raille.Lor ossorti.Couronr 100$ 59,99 Polojamas Polyesrer-coron.P.à TG.07,50 Nos chemises habillées.Unies ou ton sur ton en polyester/coton.Courant jusqu'à 34$ 10,99 Lot de cravates.Tissus variés.8,99 et plus Pantoufles ÏSOTONER\" .) \u2022.12 4 f r r r 5*i 10 m r r r Total Cal Vol 82.024 Cal Ooen inl 374.275 Total Put Vo« 74.151 Put Open int 310.161 NSX5O0 4Î9&?42119 42919 42919 42919 42919 42919 42919 429J9 429Jf 345 375 390 315 400 405 410 415 420 42$ 430 64'« r r r Wk 24' i 20 14 V, 11 6% 3* i 6 l 6 s % % % % l % r 1-16 316 Ui '4 7-14 I 4 3'» s s t s s s s s s s s OpM«n si phi Hov.Dec Ntv.Dec.42919 435 19-14 J 6V.S 42919 440 'j S ION S 42919 445 3-14 S f S Total Cal Vol 3.109 Cal Ooen int 265.199 To'ai Put Voi 4.096 Put Ooen ml 456.194 Actions trans.Gains Pertes Inchangées Hauts 92 Bas 92 2381 858 937 586 94 17 2411 916 917 578 107 11 SPX500 42919 42919 42989 42949 42919 42189 429J9 42919 429 19 42919 42919 429J9 42919 42919 375 3!5 390 315 400 405 410 415 420 475 430 435 440 445 450 54'ï r r 33't m r 20 14 v.4H 3S s s r s 30* 26% 22 r 13'.10 6> 4'1 1-14 Mi 3-14 5-16 5-16 9-16 11-16 \\% 2 3* 6J« ION r r s s r s 1l* 1H 2 2-4 iï1 6 .r r r Val eurs tes plut «c ti ve s 1211-16 316 l'i .l Total Cal Vol 6.448 Cal Ooen M 284169 Total Put Vol 8,132 Put Open int 334.902 NSPSO0 400 46-4 i 13 s 415.79 425 r \\ :i : \\ Total Cal Vol 0 Cal Open int 0 Total Put Vol 0 Put ODtn int 0 r-Hci Trix3e à Srapoors Le pni Cur>oaA44» CL a 4 pone» mcnt'e entossuo est de 11 210$ Oiertievac noiMf * essence de 1.6 ktre sauiamom Opoons.fm% o> prepersBon M 09 transport et toutes taxes en sus GOLF 1993 f N ROUTE VOLKSWAGEN 13255, rue Sherbrooke est 642-6242 3 I ANDRE T.MECS Fasken Martineau Un cabinet juridique canadien à Budapest, Hongrie » \u2022 * ~* .m Fasken Martineau est heureux d'annoncer l'ouverture de son bureau à Budapest, en Hongrie.Le bureau représente des clients canadiens et internationaux qui font des affaires en Hongrie et dans d'autres pays de l'Europe de l'Est et conseille les importantes institutions hongroises sur leurs transactions commerciales.André T.Mécs est l'associé résident qui travaille en collaboration avec une équipe d'avocates et d'avocats hongrois.U possède plus de 20 ans d'expérience dans les domaines des opérations commerciales, des restructurations d'entreprise, du droit des banques, du financement et du litige.Trilingue (hongrois, anglais et français), M.Mécs est diplômé de l'Université McGill et est membre du Barreau du Québec, de l'Association du Barreau Canadien et de l'International Bar Association.Fiisken Martineau est l'un des cabinets juridiques nationaux et internationaux les olus importants au Canada et offre une gamme complète de services juridiques à ses clients canadiens et internationaux.Fasken Martineau 1056 Budapest Bdstyau.8-10 fsz.4 Hongrie Télécopieur et téléphone : 36-1 -117-1773 Deuxième téléphone : 36-1 -266-7201 Toronto Montréal Québec Vancouver (itfilré) Londrea BruxaUea Budapest o o ff PROPOSITIONS PAFRURES.705 HYPOTHÈQUES A Al 1ERE .2t.boionct vent.» notoire Labcrot lour, soir 710 OCCASIONS D AFFAIRES ASSOCIE(E) pour ouvrir Mftt Ot Mtkrdolfrjrrtrtol Nord 3T7«MIX AUBAINE! LocoJ commwcW à louer.De 1 000 à 14 000 pi car.PoMttoOltéi oç proouenon ommtmome, om e- pjôt ou bureau, ombrai wapn.Equipement de potHierte et o> retour ont OHoorUbtes o fr#m bon prix.Situe ou $477 Chabot à mm.POUR INF: BERNARD DUCHE$4>*E JOUft: S14-f7f.Mil SON et rn oc Itt S14.fê44aM AUJOURD'HUI A VOTRC COMPTE ALLO 731 Tftf PAS DE VENTE PAS DE SOLLICITATION 710 OCCASIONS D'AFFAIRES commerce comnetie, de 9h a lib (S lourtL édifice à bureaux.Centre ville.URGENT! Pierre Sonnin 6?5-7QQ1.Re moi ?O01 Oir EPtCERflE depuh 50 om.A louer 500 s mois, idéal pour bouionoerie pilier to.Mti.surest.W2X>7.gouvernement, prêts et subventions, petites entreprises nou-veileytîfotontes.72*49)* tocoi 94.liste de propriétés en Instance œ i rpossesilon.M.Abeie, 41644501 nouveau: Rive-îrod.territoire eiciusif.Revenu minerai 2 000 s semaine.Investissement S 000 V Ottrei-vous une carrière, stabilrte et une sécurité financière en dbioeont votre propre entreprt^e publicitaire.Info: 976-9290.718 ARGENT DEMANDÉ AiaESOW propriétés 1ère 2t hyp.sur 72f-4332.725 TENUE DE LIVRES.I.MPOT Aï! Comptabilité, tenue de livres de Qualité.669-9556 TENUE de livre pour pettte entres prise, TPS, TVQ, 424 3510 Les gens d'affaires avisés font confiance à la rubrique des PROPOSITIONS D'AFFAIRES de LA PRESSE pour ohttnk ht miBMS «SUT ATS 285-7111 , MIBOVAMSANSHUfi 1-S00-461-50U AWNONŒ5 ENCADt&S 285-7000 T A "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.