La presse, 11 octobre 1992, B. Livres - Éditorial - Personnalité de la semaine - Arts et spectacles
[" Arts et Spectacles / Editorial Personnalité de la semaine _\u2022__»__ # LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 11 OCTOBRE 1992 PHOTO MICHEL GRAVEL, La Presse Le dernier-né de Patrick Besson ¦ Le dernier Patrick Besson \u2014 qui pourrait décrocher le prochain Concourt, chuchote-t-on à Paris \u2014 raconte la Californie, Hollywood, le cinéma, le socialisme et PAmérique de l'époque McCarthystc qui nous semble déjà, après si peu d'années, aussi mythique que celle de l'Inquisition.Tout un programme pour Julius et Isaac, un roman très bien fait, du cousu main, nous assure Jacques Folch-Ribas.En page B6 PHOTO PAUL-HENRI TALBOT.La Presse La passion selon Marie Laberge Le deuxième roman de Marie Laberge, Quelques adieux, dont l'action se situe à Québec, sa ville natale, à l'époque où elle même y faisait ses études, traite de thèmes fondamentaux et intimement liés qui lui sont chers \u2014 l'amour, la mort.En page B7 Doris Lussier raconte .Le Père Gédéon ¦ Dans Le Père Gédéon, le plus récent des cinq livres qu'il a publiés ces dernières années, Doris Lussier entreprend, en quelque sorte, son autobiographie, avant de consacrer une centaine de pages aux meilleurs monologues du «vieux», ce personnage populaire né en 1954.et toujours en pleine forme.En page B6 Louis Lefebvre: son deuxième roman, Cuanahani, est venu confirmer son grand talent d'écrivain.PHOTO MICHEL GRAVEL.La Presse Cet écrivain qui invente des contes à faire rêver.¦ On ne s'en est pas aperçu, ou si peu, mais son premier roman révélait un bel écrivain.Un art narratif, de l'imagination, un style, intérêt pour les sujets ethnologiques, des préoccupations éthiques.Il y avait tout cela dans le Collier d'Hurracan (Quinze), il y a cela encore dans Cuanahani ( Boréal ), autre roman dont les îles de la Caraïbe ne sont pas le moindre personnage.Interviewé chez lui à Outremont, M.Louis Lefebvre nous parle de son métier et de ses livres.1A PRESSE: Vos premières paroles publiques ne furent ni scientifiques ni littéraires.Elles furent politiciennes.LOUIS LEFEBVRE: À deux ans, à T rois-Rivières, je faisais déjà campagne.On m'avait mis ces mots dans la bouche: «Mongrain va battre Duplcssis cent milles à l'heure!» \u2014 Vous êtes revenu plus tard à Montréal, votre ville natale, et vous avez fait des études en éthologie.Sauf erreur, c'est la psychologie des animaux ?\u2014 C'est ça, le comportement des animaux, à mi-chemin entre la biologie et la psychologie.\u2014 Au lancement de votre premier roman, on avait annoncé un psychologue.\u2014 L'éthoïogie.on m'avait dit que les gens ne sauraient pas ce que c'est et qu'il y aurait confusion avec l'ethnologie.Surtout que dans ce roman il était question de descendants d'esclaves.\u2014 Et dans le deuxième.d'Indiens Arawak.Les Antilles encore.\u2014 l'ai eu la chance de travailler là-bas, dans le cadre de mon métier.Avant d'y aller, j'avais tenté d'écrire et ça n'avait jamais marché.Qu'est-ce qui s'est produit là-bas?le ne sais pas si c'est bêtement une question d'hormones, de neurotransmetteurs ou de vitamines.En tout cas, le contact avec de tels pays, où peut-être la mythologie est plus présente, a pu dechencher quelque chose.\u2014 Mais plusieurs peuples ont été exterminés, dont les Arawaks.justement.\u2014 Pas tout à fait.Il en reste, en Guyane par exemple.Mais c'est vrai qu'il n'y a plus d'Arawaks aux Antilles.Quand les Européens sont arrivés, ils étaient déjà en voie d'extinction, par les Caraïbes qui au sud les ont exterminés ou assimilés.Au nord, ils étaient moins menacés.\u2014 Comment, dans un tel chapelet d'iles minuscules, exterminer un peuple?Il faut s'y rendre, dans ces iles! \u2014 Mais vous êtes dans le sens du courant la plupart du temps.Et dans les Bahamas, il y a tellement d'iles qu'il en reste toujours pour se cacher.\u2014 C'est une région que je connais un peu.Il ne me viendrait pas à l'idée d'y travailler.\u2014 Pour moi, ce fut un hasard et une chance.Selon la petite histoire, un député conservateur, qui n'avait jamais pardonné aux Anglais d'avoir battu Churchill à la fin de la guerre, pour élire les travaillistes, a décidé de quitter son pays et de ne jamais y remettre les pieds.Quand il est devenu gâteux, il a donné sa villa de la Barbadeà l'université McGill.le ne sais pas si ces histoires-là sont vraies.On raconte même qu'il avait une espèce d'écriture un peu REGINALD 1ARTÊL entretien avec.LOUBS LEFEBVRE toute croche, à cause de l'âge, et qu'il avait écrit cette donation sur un bout de papier.Plusieurs de ceux à qui il offrait cette villa sur le bord de la mer Caraïbe ne l'ont pas pris au sérieux.McGill.par hasard, avait un vice-recteur en vacances dans ce coin-là.On lui a dit: va Voir si c'est vrai.C'est une jolie histoire.\u2014 Et un joli pays.En commençant la lecture de Guanahani, je croyais entrer dans le thème de l'opposition nature et culture.Très vite, c'est devenu plutôt l'opposition d'une culture savante, celle de l'Espagne d'alors, et d'une culture plus pratique, plus matérielle aussi.\u2014 Ces choses, que moi j'ai faites en tant que fiction, j'ai de la difficulté à en parler en tant que thèmes.Ce qu'ont en commun l'Évangélosdu Collier d'Hurracan et l'Atobeian de Guanahani.c'est qu'ils décident tous deux une rupture entre la vie ancienne et la nouvelle vie.Atobeian décide délibérément qu'il embarque sur le bateau de Christophe Colomb.H n'est pas kidnappé, il se porte volontaire.Il dit: on me dit que ces gens-là sont des dieux barbus et j'y vais, au pays de ces dieux, parce que depuis ique je suis tout petit on me raconte des légendes sur les gens qui vont au pays des dieux et qui en ramènent des secrets.Voilà ma chance.De même pour Thomas Évangélos qui s'ennuyait à Londres et decide d'aller aux Antilles pour une mission un peu abracadabrante.Les deux décident cette rupture avec leur terre d'origine.Forcément, ils trouvent quelque chose de different de ce qu'ils espéraient trouver, comme dans toute quête de ce type-là.Il s'agit donc d'un type de mythe du héros, celui qui s'éloigne de son peuple, qui prend des risques et en ramène quelque chose.En realité, il ne ramène pas toujours quelque chose, mais l'important, c'est la quête.\u2014 // revient au moins avec un savoir et des experiences qui le placent d'emblée au-dessus des siens.\u2014 Pour Évangélos.c'est une expérience strictement personnelle, qu'il ne va raconter qu'à lui-même.Il est parfaitement satisfait de dire: voici ce que j'espérais devenir, voici ce que je suis devenu et je n'attends rien de plus.Ëtobeian avait un but plus classique, qui était de revenir parmi son peuple et de devenir le héros des contes que les grands-mères raconteraient plus tard.Sa tragédie, c'est qu'il n'y a plus personne dans son île.\u2014 Et de toute manière, il n 'y aurait personne pour l'y ramener.\u2014 Il est en fuite.D'abord il sert de guide à Colomb dans les iles.Ensuite, en Espagne, il sert de preuve de la découverte de l'Orient.Puis il sert d'objet de musée, de SUITE A LA PACE B 7 illiiill'itllliliil.iliiilillliIIlHI AMATEURS El o 'n ' » il ilflIifiilifH.t sillifillitllïltilîf iliiïtlfiliiî llillllliiilili ET Eqdicorobert vous présentent llllIlilllllllllillillIIlM LA 51^903 de uutom Aujourd'hui, dans le tabloïd sport A GAGNER: 1er PRIX: LE DICTIONNAIRE UNIVERSEL DES NOUS PROPRES en cinq volumes (une valeur de 695 $) De plus nous offrirons à 99 autres cruciverbistes un dictionnaire CITATIONS FRANÇAISES.Nos 100 chanceux mériteront également un t-shirt La Presse 99999?9 B2 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 11 OCTOBRE 1992 > % A I \u2022 \u2022 Opinions Qui veut détruire une cathédrale?HÉLÈNE TRUDEAU ms I iiii aut-il être primitif pour sonner le glas de l'Hôtel-Dieu de Montréal comme établissement hospitalier de haut niveau?Faut-il n'avoir aucun sens de l'histoire pour modifier sans vergogne la vocation de ces pierres qui en sont si chargées: elles témoignent à la fois d'une tradition de compassion et d'une émulation dans la médecine de pointe qui nous font honneur au-delà des frontières du Québec.L'Hôtel-Dieu est une de nos cathédrales.Qui voudrait se placer au rang des vandales en détruisant cette oeuvre?Détruit-on une cathédrale?Notre «beu de Matane» n'a sans doute pas encore saisi la ridicule étroitesse de sa position.Sous prétexte de rationalisation, il ne peut faire table rase de tout un passé et hypothéquer du même coup l'avenir de Montréal.Où est l'objectivité du ministre dans ce dossier?Aurait-il cédé à des pressions partisanes qui s'emploient à dilapider le patrimoine historique de Montréal pour, ce faisant, mettre en valeur celui de la ville de Québec?le n'ose croire à une telle machination qui.si elle triomphait, amputerait tout le Québec d'un témoin fondateur de son histoire.Et je ne parle pas des grenouillages visant à favoriser des mandarins de son propre parti, dont certains à Laval, le comté de madame Bacon.Qu'attend-il pour les sortir, ces études, si elles existent?N'entend-il pas les clameurs qui, de toutes parts, démontrent combien son projet est mal fondé à bien des égards?Évidemment, en investissant dans la réfection de l'Hôtel-Dieu et dans la construction d'un hôpital de desserte locale dans le mB ¦il [r ï 8W HT* ¦A I r Qui voudrait se placer au rang des vandales en détruisant cette oeuvre?nord-est de Montréal \u2014 À UN COÛT GLOBAL MOINDRE \u2014 il n'aurait pas autant de bonbons à distribuer à ses amis.Cette question a une dimension qui transcende les seules attributions du ministre de la Santé.Les instances supérieures du gouvernement doivent intervenir.Des raisons sociales, professionnelles, économiques et historiques commandent de faire en sorte que l'Hôtel-Dieu puisse poursuivre son oeuvre au centre-ville de Montréal.Quant à notre «beu», je le vois très bien en gargouille sur la corniche de l'hôpital, à l'angle avenue des Pins et Saint-Urbain.Veuillez agréer.Mesdames, Messieurs, l'expression de ma profonde indignation.Je suis native de Montréal.La boîte aux lettres Campagne de dénigrement contre les communautés religieuses ¦ Quelle tristesse que cette campagne de dénigrement dirigée contre nos communautés religieuses.Bien sûr, depuis des années, circulent à leur sujet des bobards invraisemblables, des légendes ignobles dépeignant leurs membres comme des êtres capables des pires méfaits.À tel point que des gens se disant sérieux vous racontent, imperturbables, ces navrantes fables, comme s'ils en avaient été les témoins.Orphelin de père et de mère à l'âge de douze ans, j'ai été accueilli avec quatre de mes frères dans un orphelinat dirigé par les Soeurs de la Providence et les Pères Oblats.Les temps étaient durs, nous logions dans un bâtiment rudi-mentaire, la nourriture était exécrable et nous devions nous adonner à divers travaux domestiques.Mais, je dois le dire, les Soeurs nous ont traité avec grande bienveillance.Non seulement nous ont-elles logé et nourri, mais elles ont été pour nous des protectrices dévouées.Soit dit en passant, j'ai moi aussi goûté à la « strap », une correction qui m'a été salutaire et qui a contribué à me garder dans le droit chemin.Par la suite, je suis devenu pensionnaire dans une institution tenue par les Clercs de St-Viateur et je n'oublierai jamais le dévouement de ces religieux qui, parfois, n'hésitaient pas â nous garder après les heures de classe, pour éclairer notre lanterne sur les cours qu'ils venaient de dispenser.Quant à ces histoires d'agressions sexuelles, elles me font rigoler pauvrement.Ni mes confrères ni moi n'avons eu connaissance de tels libertinages.Interrogez les milliers d'anciens élèves d'institutions analogues.Les constatations seront les mêmes que les nôtres.Je vous assure, les communautés religieuses ont été pour le Québec, une source intarissable de bienfaisance, d'altruisme et surtout de charité, si ce mot ne vous choque pas trop.Du temps des bonnes soeurs, c'était bien commode.Celles-ci s'acquittaient des tâches les plus ingrates et elles ne coûtaient pas un sou.De plus, elles étaient partout dans l'enseignement.Le moindre village avait son couvent des Soeurs de Ste-Anne.Quant aux frères enseignants, leurs écoles étaient de véritables foyers de savoir et de saine formation et non, comme d'aucuns veulent l'insinuer, des maisons de débauche.René BUISSON Rouyn-Noranda J'attendais juste un prêt Madame la ministre Robillard, ¦ C'est avec beaucoup d'enthousiasme que je commençais cette année un baccalauréat en enseignement préscolaire et primaire.Mes ardeurs se sont toutefois refroidies quand votre ministère a catégoriquement refusé ma demande d'aide financière.Est-ce que je pourrai poursuivre mes études?Demeurant dans une région éloignée d'un grand centre urbain, sans université, je dois résider en logement.Le transport en commun.O weor5 me direz-vous?Pas de service disponible.Une automobile?Pas les moyens.Des parents riches?Mon pere est enseignant et ma mère secrétaire quelques jours par mois.Mon bas de laine?2 000 $ cet été sur les terrains de jeux comme monitrice.Un travail à Montréal?«On vous rappellera mademoiselle si on a besoin de vous».Me marier, peut-être?C'est à y penser sérieusement car la bourse est au maximum ! Selon le calcul réalisé par votre fonctionnaire, mes parents devraient me fournir dans le courant de la présente année un montant de 12 159 $.Un chausson avec ça?Isabelle STE MARIE étudiante à l'UQAM mm m Grande satisfaction ¦ juste quelques mots pour vous exprimer ma grande satisfaction à l'égard de La Presse du dimanche.C'est un vrai rayon de soleil! l'y puise de merveilleuses suggestions de lecture.|e lis avec un grand intérêt le cahier santé: ses articles sont présentés de façon originale et captivante.)e me sers même des «Routines» dans ma classe avec mes élèves.|'ai toujours hâte de «lire» Nathalie Petrowski.Dans son premier article, elle décrivait bien l'état d'esprit qu'on peut vivre devant une nouvelle situation! Denyse DUNCAN Sherbrooke Que fera le Canada à Dakar ?Madame la ministre Landry.¦ Que fera le Canada à Dakar en novembre prochain, lors de la Conférence internationale de l'OUA sur l'aide à l'enfance africaine?Se contentera-t-il de ces paroles lénifiantes et de ces engagements de principe qui ne coûtent rien et qui créent momentanément une impression de souci vertueux?Annoncera-t-il plutôt la mise en oeuvre de cette résolution unanime du Parlement, prise en décembre 1991, selon laquelle le gouvernement canadien s'est engagé à augmenter de 350 millions de dollars par année son financement des programmes reliés au mieux-être des enfants à travers le monde?Tentera-t-il de prouver que les quelque 40000 enfants qui meurent inutilement chaque jour sur la terre valent plus et mieux que des paroles en posant enfin des actes dont les Canadiens ordinaires seront particulièrement fiers?Roch-André LEBLANC Ottawa Piètre qualité du service des Autobus Auger Monsieur le ministre Sam Elkas, ¦ |e porte respectueusement à votre attention la piètre qualité du service fourni par les Autobus Auger entre Magog et Québec.Voici les faits: récemment, j'ai acheté un billet pour le trajet Magog-Québec ; à l'agence de Magog des Autobus Auger, jamais on ne m'a informé qu'une autre compagnie de transport de passagers faisait le trajet entre Sherbrooke et Québec.De plus, le départ était prévu à 12 h 20.Lorque l'autobus est arrivé à 13 h 15; personne ne s'est excusé pour le retard.Lorsque j'ai demandé au chauffeur la raison du retard il en a été offusqué.Il a consenti à me dire que des travaux de voirie entre Montréal et Sherbrooke en étaient la raison.|c lui ai dit que ce n'était pas mon problème et que j'avais droit a un service de qualité.Mieux encore, rendu à Sherbrooke, le préposé au bagage des Autobus Auger m'a ignoré et à refusé de m'aider.À bord de l'autobus entre Magog et Sherbrooke, une employée du ministère des Transports faisait une enquête sur la qualité du service dispensé par les compagnies d'autobus au Québec.J'ai refusé de remplir le questionnaire du fait qu'elle était elle-même témoin que la compagnie Autobus Auger n'avait aucun respect pour sa clientèle.Un retard d'une heure sans explication aux passagers est inadmissible.Le ministère des Transports du Québec en acceptant cette situation est loin de la Qualité Totale.Les Autobus Auger sont en situation de monopole.L'actuel gouvernement du Québec parle de Qualité Totale depuis des années.Il en a fait son cheval de bataille dans le cadre de la globalisation.On est donc loin de cette situation.Gilles COUTURE À votre tour r.Quelle école et quelle société distincte! FABIENNE COUTURIER epuis des mois, sinon des années, nous pouvons lire à pleines pages dans tous les journaux du Québec des articles affligeants sur la dérive de l'enseignement du français dans nos écoles, sur le décrochage, sur l'inquiétante ignorance des nouveaux enseignants qui sortent de nos universités, etc.Qu'à cela ne tienne! Nous pouvons toujours nous consoler en lisant les nombreux, les innombrables discours sur la société distincte que nous formons.Ah! Le fait français, la culture française, la langue française, nous sommes si différents, hourra, bravo, et de se flatter l'identité culturelle et de se congratuler le statut particulier.Sans doute.Nous sommes sûrement distincts.Quelle autre société au monde laisserait à l'abandon avec une aussi joyeuse sérénité, sciemment, sans lever le petit doigt, ce qui fait sa particularité même?Quelle société accepterait sans crier que ses propres institutions produisent des générations complètes de quasi-analphabètes et de mésadap-tés?)'ai un fils de sept ans.Ni plus, ni moins intelligent que la plupart des enfants de sept ans: curieux, vif, plein d'énergie.Que nous avons choisi d'envoyer à l'école publique et «traditionnelle» \u2014 un choix presque politique, parce que nous refusions d'admettre que les enfants des mieux nantis ou des intellectuels puissent, avec l'aide des impôts que paient aussi les moins bien nantis, recevoir une éducation parallèle de haut de gamme, l'école publique de quartier étant le lot des immigrants, des pauvres et des médiocres (nous avons entendu de tels propos de nos propres oreilles lors d'une réunion d'information tenue par d'autres parents sur les écoles dites «alternatives» qui s'offraient à notre enfant pour lui épargner l'odieux (!) d'une telle cohabitation).Mon fils est donc en deuxième année, dans une école du réseau public qui jouit d'une excellente réputation et d'un personnel dévoué, dynamique et engagé.Où est donc le problème?me direz-vous.Le problème, c'est que j'ai l'impression qu'il n'apprend rien.Le problème, c'est que, par exemple, il passe une semaine complète sur les huit mêmes mots de vocabulaire (les mots à «écrire», lesquels, attention, ne doivent pas être confondus avec les mots à «lire», qu'il n'a pas besoin de savoir orthographier.).Huit mots au nombre desquels figuraient la semaine dernière «allez» et «mangez» ou quelque autre verbe conjugué à la deuxième personne du pluriel, en compagnie de «nez» et «chez».On aura compris que le «son de la semaine» était le «ez» et que le but de l'exercice était de montrer que cela fait «é» en français, urgente nécessité qui semblait dépasser de loin celle d'expliquer aux enfants que «allez» ne s'écrit ainsi que dans certaines circonstances bien particulières.Ce que j'ai dû faire moi-même quand mon fils, fier de ses nouvelles connaissances, m'a écrit: «Il faut allez.» (.) Mon fils a la chance d'avoir une maman pour qui la langue française est non seulement une préoccupation, mais aussi une passion et un gagne-pain.Maman sait de quoi elle parle quand il s'agit du français.Pas des maths, (l'aime autant ne pas penser à ce qu'il fera quand il aura fini de colorier des autobus scolaires \u2014 son devoir de maths de la semaine dernière \u2014 je risque de trouver que la vie est difficile, comme le dit si bien Scott Peck !) En d'autres termes, mon fils a la chance d'avoir des parents qui peuvent parfois se substituer à l'école.Mais qu'en est-il de ses 24 petits camarades?Qu'en est-il des enfants des immigrants, des enfants dont les parents ont peu de scolarité et ne peuvent bien évidemment, malgré toute la bonne volonté du monde, pallier les déficiences du programme scolaire?Et pourquoi, dites-moi, ne laisse-t-on plus ces parents répondre eux-mêmes aux questions «ordinaires» auxquelles tout parent normalement constitué sait, peut et doit répondre (d'où vient le miel, qu'est-ce qu'un ami, qui est Jésus \u2014 ou Bouddha, ou Mahomet \u2014, comment s'habillc-t-on lorsqu'il fait froid)?Non.Ça, étrangement, c'est l'école qui s'en mêle.Sciences humaines, sciences de la nature, formation personnelle et sociale, arts dramatiques, religion ou formation morale.La liste n'a plus de fin.Évidemment, je suis consciente du rôle social que doit jouer l'école.|e sais qu'elle constitue souvent le seul contrepoids à un milieu familial déficient ou perturbé.le sais que trop d'enfants sont négligés, laissés à eux-mêmes, abreuvés de principes racistes et de Tang à l'orange.Seule l'école peut enrichir un peu l'héritage de ces enfants.|e sais aussi que, hormis cela, beaucoup de parents par ailleurs bien intentionnés ont renoncé à leur rôle de guides et d'éducateurs et que l'école se sent obligée de prendre la relève (épargnez-moi le couplet sur les indignes mères qui travaillent et sur les vilains parents divorcés; cela n'explique pas tout).Mais jusqu'à quel point doit-elle le faire?Savez-vous que sur 180 jours de classe (dont 18 journées pédagogiques, les maîtres ayant un très très grand besoin de se recycler, de planifier et de se former pour enseigner l'«inenscignable» et s'adapter à des méthodes qui changent presque chaque année) sur 180 jours de classe, donc, à raison de 4,7 heures par jour Fabienne Couturier \u2014 ce qui est déjà ridiculement peu \u2014, près de deux heures (soit environ 40% du temps d'enseignement) sont consacrées quotidiennement aux matières « parallèles»?Oui, je suis amère, indignée, découragée, inquiète de voir que c'est la loi du moindre effort qui prévaut en classe.Que l'on nivelle systématiquement par le bas, supposément pour ne pas pénaliser ceux qui ont des difficultés marquées, au lieu de donner à ceux-ci \u2014 ainsi qu'aux plus doués \u2014 le soutien dont ils ont besoin et de permettre aux autres de progresser à un rythme normal.Le résultat, c'est que les enfants un tant soit peu doués réussissent sans la moindre difficulté, et pour cause, puisqu'on leur évite à tout prix le plus petit revers, la dernière des contrariétés.Apprendre est un jeu, une partie de plaisir, c'est facile et amusant! Je regrette.Ça doit l'être chaque fois que c'est possible, mais ériger cela en système est une erreur.La vie n'est pas comme cela.Dans la vie, on essaie, on rate, on recommence, on sue et on souffre, au terme de quoi, quels que soient les résultats, on a toutes les raisons d'être fier.Que l'on me comprenne bien : je ne suis pas en train de dire qu'il faudrait une bonne guerre.|e sais que mon fils n'a que sept ans et qu'il a tout le temps de souffrir, ainsi que d'apprendre les subtilités de l'accord du participe passé conjugué (encore un mot en voie de disparition) avec avoir.Mais il est faux de croire que si pour lui l'école est un jeu il ne l'en aimera que davantage.Autrement, expliquez-moi ce taux record de décrocheurs parmi les enfants précisément issus de ce système.Un problème auquel le ministre Page, dans son infinie sagesse, a résolu de s'attaquer tel le médecin qui soigne un cancer avec de l'aspirine.Ou même de la morphine, pour être plus juste, puisque les réformes envisagées, si elles peuvent effectivement soulager le malade à court terme, ne feront pas disparaître le mal qui le ronge.Si les enfants décrochent au secondaire, ne serait-ce pas parce qu'ils se sentent découragés devant les efforts que l'on exige d'eux soudain?Ils pourront toujours s'en ouvrir au titulaire qui leur sera assigné, mais ils n'en seront pas moins ignorants et éberlués de l'être autant après 10 ou 11 ans d'études, lorsqu'un professeur leur reprochera de ne rien connaître de la proposition relative explicative.11 est vrai que les professeurs qui sauront encore de quoi il s'agit se compteront sur les doigts de la main quand mon fils entrera au secondaire.Ils auront pris leur retraite, pour raison d'âge.ou de découragement! Combien de générations encore seront gaspillées avant que, de commission d'enquête en comité consultatif, on décide de faire vraiment quelque chose?Combien de petits cerveaux avides de savoir ramolliront lentement en apprenant, puis en désapprenant pour mieux les réapprendre (?), des règles de grammaire approximatives, au lieu de faire de l'analyse, des dictées et de la rédaction?|c ne suis pas une spécialiste de la langue, il s'en faut, ni de l'enseignement \u2014 Dieu m'en garde! Loin de moi l'idée, en outre, de faire le procès des enseignants (ou des «agents d'éducation», comme on se plaît à les appeler dans les milieux branchés de la technocratie).Ils sont aussi, à certains égards, des victimes de l'extraordinaire stupidité de quelques hauts fonctionnaires.Et quelquefois du corporatisme de leur syndicat.Ce que je vois, et ce que je veux dire, c'est que l'enseignement que j'ai reçu (et je ne suis pas un dinosaure, j'ai 34 ans!) était peut-être moins amusant mais qu'il était, il me semble, diablement plus efficace.Il est manifeste que tout ce que nous avons tenté depuis ne réussit pas.Nous aurions peut-être intérêt, pour une fois, à tirer quelques leçons de nos expériences et à prendre un peu de maturité, faute de quoi notre réputation de porteurs d'eau et de scieurs de bois pourrait bien nous rattraper au tournant.Hélas! il semble que cette amnésie collective («|e me souviens» de quoi, grand Dieu?) fasse partie de nos particularités.Si c'est ce genre de société «distincte» que nous voulons laisser à nos enfants, cela ne me dit rien qui vaille. LA PRESSE.MONTREAL, DIMANCHE 11 OCTOBRE 1992 B3 SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ SEMAINE DU 11 OCTOBRE 1992 La personnalité de la semaine Il n'est pas de succès qui se mérite s'il n'est construit sur l'excellence ANNE RICHER Content.C'est le premier mot qui lui vient à l'esprit, celui qui résume le mieux ce qu'il ressent.Content des efforts, content des résultats.Content d'avoir permis aux Mont-.réalais de fêter.Michel Petit, ; vice-président exécutif et directeur général de la Corporation ; des célébrations du 350e anniversaire de Montréal,dit «ouf!».\" Mission accomplie.Le bilan en profondeur reste à \\ venir, mais le bilan immédiat est positif.Michel Petit qui rend : hommage à ses équipes, à son - Conseil, est nommé Personnalité de la semaine.Mais ce titre, ; dont il se dit fier, doit rejaillir, - insistc-t-il, sur tous ceux qui ont \u2022 travaillé à ces historiques célé-: brations, dans un même esprit \u2022 d'ouverture et de convivialité.«On a fêté durant 150 jours, les beautés de Montréal, la créativité des gens.On voulait que ça \" rayonne de partout, auprès de ; tous».En s'appuyant sur les for- \u2022 ces vives de Montréal dans tous ; les secteurs d'activités: universi-; taire, artistique, scientifique, - communautaire, etc, le directeur 1 général a favorisé une synergie.Les célébrations ont trouvé un écho chez les autres: le nombre des touristes a augmenté de près de 10 p.cent en moyenne pour ! l'ensemble de l'été, alors que toutes les grandes villes canadiennes ont connu des pertes de Vice-président exécutif et directeur général de la Corporation des célébrations du 350e anniversaire de Montréal^ il a accompli sa mission clientèle touristique significatives.Cette seule victoire pour Montréal est un baume.Les sceptiques ont été confondus, les prophètes de malheur décontenancés.« Il faut se rappeler que la première équipe a eu beaucoup de difficultés.On ne l'avait pas facile au départ, le temps de mettre en place d'autres projets, il a fallu faire nos preuves».Travail de défrichage au début, d'affirmation de sa foi en ce projet, de sensibilisation, de conviction.Il a fallu à Michel Petit toutes les ressources de son savoir-faire pour entraîner et mobiliser.Sa passion a eu raison des dernières hésitations.Spectacles, animations, événements de tous genres ont rejoint des publics variés, enthousiastes, réceptifs.Pour Michel Petit, il apparaît évident que les gens ont été heureux ensemble, retrouvant leur goût de la féte, en dépit de la morosité ambiante.Comme tous les Québécois Michel Petit n'est pas différent des autres Québécois: chaleur et sens de l'accueil font partie intégrante de sa personnalité.La seule différence c'est qu'il en fait son activité principale.Son métier l'entraîne à organiser d'immenses fêtes pour beaucoup de monde, alors que lui, par goût personnel, n'aimait que les petits groupes quand il était enfant.Il est né à Ville Émard le 25 octobre 1947.l'ainé d'une famil- MICHEL PETIT «On a fêté durant 150 jours, les beautés de Montréal, la créativité des gens.On voulait que ça rayonne de partout auprès de tous».r le de trois enfants.« Une enfance ordinaire», précise-t-il.Un temps de famille et un temps d'amis.Des activités sereines, il aime le travail bien fait, c'est déjà «un gros travailleur» tel qu'il se qualifie lui-même.La famille Petit vit quelques années sur la Rive-Sud.Au moment de ses études supérieures, Michel revient à Montréal et ne la quitte plus, séduit par la vie de quartier du Plateau notamment et par l'esprit montréalais qui «même sans féte est extraordinaire».Après avoir étudié l'histoire à l'Université de Montréal, il est tout de suite impliqué dans un premier travail au sein de l'Office franco-québécois pour la jeunesse où il est responsable des projets spéciaux.Il devient tour à tour coordonnateur général du Conseil québécois des médias communautaires, responsable des activités d'accueil à la Super Francoféte, et responsable de la coordination des opérations à la Féte nationale du Québec.Il fut.et cette expérience a été marquante, responsable du Secrétariat à la Coopération internationale de l'Université du Québec, de I978â 1979; conseiller politique auprès du ministre du Développement social; directeur de la consultation et des communications au Secrétariat du Projet Archipel de Montréal et puis enfin conseiller politique auprès du Premier ministre de 1982 à 1983.La visite du pape lean-Paul 11 à laquelle il a participé activement a également été un événement qui lui a permis d'illustrer ses qualités de rassembleur et de découvrir pour de bon l'âme des Montréalais.Perfectionniste, très «militant», il ne calcule ni le temps ni l'énergie quand il s'agit de réussir, entraînant dans son sillage tous ceux qui partagent les mêmes objectifs.Au cours de ces mois intenses, il a vécu bien des événements qui ont touche sa sensibilité, mais l'un d'eux l'a ému plus particulièrement.C'est cette aventure de 350 jeunes de huit à 12 ans, choisis parmi 10000, qui ont eu à illustrer à leur manière ce qu'il y a d'important â Montréal.Leurs travaux: dessins, textes, sculptures, obiets divers ont été insérés dans une i/rande capsule, enterrée au pied de la croix du Mont-Royal et reverront le jour dans 15Ô ans.quand Montréal aura 500 ans.«l'ai découvert une jeunesse remplie de forces et de réalisme.|e n'ai plus peur pour la relève».«Rallier tout le monde, célébrer notre ville, rendre hommage à son histoire».Le beau défi.La réussite.Les fêtes du 350e anniversaire sont terminées, mais rien ne s'arrête.Pour Michel Petit il en restera longtemps quelque chose dans la tête et dans le coeur.«Montréal méritait cette fête-là, mais les Montréalais surtout la méritaient».Pour sa part, s'il pense à des vacances bien méritées il ne sait pas encore quel sera son avenir.Excepté qu'il veut continuer.Aimer Montréal et la faire aimer.Encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie, l'excellence naît de l'effort.s t ft a Hydro-Québec Le meilleur de nous-mêmes des gens de parole ALCAN 1 Pour le pl de découvrir LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE à CBF 690, l'émission EN DIRECT Christiane Charette Demain matin dès 9h30 Réalisation: Louise Carrière B4 LIVRES LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 11 OCTOBRE 1992 J Qui a dit l'archéologie, devait égyptien Best-sellers Editions québécoise Fiction (romans) 1 Mario suivait l'été Lise Bissonnetto\tÎS Boréal\t(4) 2 Les confessions de Antonine Maillot Jeanne Valois\tLeméac\t(4) 3 Douze coups de théâtre Michel Tremblay\tLemôac\t(11) Essais 1 Ma petite histoire de Gilles Proulx la Nouvelle-France\tProteau\t(4) 2 Lumière des oiseaux Pierre Morency\tBoréal\t(17) 3 Le figuier enchanté Marco Micone\tBoreal\t(2) Editions étrangères Fiction (romans) 1 Le manuscrit Chancellor Robert Ludlum Laffont\t\t(5) 2 Le petit sauvage Alexandre Jardin\tGallimard\t(3) 3 Nous n'irons plus au bois Mary Higgins Clark\tAlbin Michel\t(8) Essais 1 Vendues Zana Muhsen\tRxot\t(26) 2 Comme un roman Daniel Pennac\tGallimard\t(27) 3 La bibliothèque idéale B.Pivot\tLa Pochotèque\t0) Livres pratiques 1 Petite Larousse illustré En collaboration\tÊdit.Françaises\t(11) 2 L'art de conjuguer En collaboration 3 Horoscope '93 Anne-Marie Chalifoux\tBescherelle 7 Jours\t(24) (3) Les listes nous sont fournies par les librairies suivantes: Bertrand, Champigny, De marc, Ducharme.Le Fureteur (St-Lambert).Gallimard, Gameau (Québec), Guérin, Hermès, René Martin (Joliette).Monet.Le Parchemin.Les Bouquinistes (Chicoutimi), Payette (Sherbrooke).Guy Poirier (Trois-Rivières).Raffin, Renaud-Bray, Sons et Lettres, Village-Cartier (Hull).W.H.Smith & Classic.\t\t \t\t Bourgault : trois semaines de sa vie pour quelques bons mots ! MARIO ROY Venez percer non pas les mystères du Nil, mais les secrets bien gardés delà petite rivière qui se jetait jadis dans le fleuve, à la pointe à Callière, berceau de Montréal ! B Pojnte-à-Callîère Le musée à voyager dans le temps ! 350.place Royale, Vieux-Montréal Renseignements : (514) 872-9150 NOUS AVEZ-VOUS OUBLIÉS?Veuillez renouveler votre carte de membre aujourd'hui.SPCA, 5215 Jean-Talon ouest, Montréal (Québec) H4P 1X4 s\tp :c\tA [j ix onav/um ut pum cmamo ct u p\\jm cowu au camaoa i PHILIPS /CONCERT I CD 6\" | 6\"l CD.CD.CD.CD CD.CD.6\" MOZART Cto pour flûte David Zinman BEETHOVEN Sonate pour piano Misha Dichter LAGOYA/PRESTI Musique pour deux guitares CHOPIN Cto pour piano 1 & 2 Adam Harasiewks MOZART Exultate Jubilate Elly Ameling BEETHOVEN Bagatellen Stephen Bishop Kovacevich BEETHOVEN Diabelli «Variations» Stephen Bishop Kovacevich CHOPIN Nocturnes Nos.1-11 Nikita Magaloff CHOPIN Preludes & impromptus Nikita Magaloff CD.CHOPIN 19 valses iCQQ Nikita Magaloff CD.O ! QUANTITE LIMITEE , 399, rue SAINTE-CATHERINE OUEST Métro P.D.A.Heures d'ouverture: Lundi et mardi | de 9 h a 19 h Mercredi â vendredi jg^j ¦ Bourgault.le roi de l'envolée haletante, interminable et pourtant si brève.Bourgault, le prince de lu tirade crachée, le visage rouge, à bout de souffle, les yeux exorbités.ce Bourgault-là, bref, vient de prendre trois semaines \u2014c'est ce qu'on raconte \u2014 de sa vie pour jeter sur papier quelques dizaines de maximes que l'on dévorera parce que ce genre de recueil est irrésistible et parce que Bourgault, c'est Bourgault, bon, faut toujours voir ce qu'il a à raconter.Même si on le déteste.Surtout si on le déteste.Ce livret est pour lui une sorte d'à-côté, en quelque sorte, un hors-d'oeuvre vite cuisiné avant de faire lever la sauce, cet automne ou au début de l'an prochain, de son premier roman (qui ne sera pas.contrairement à ce qui était prévu.Le Retour de lèrôme).Bourgault s'est amusé, voila.Chez Stanké, on raconte qu'il a attrapé le goût de cet exercice en voyant traîner sur un bureau les épreuves de l'opuscule L'Homme-objet, de Louise Leblanc, que l'on réédite \u2014 revu et corrigé \u2014 dix ans plus tard.Bourgault s'est attelé et a pondu.Et il est intéressant de constater que l'homme des envolées interminables et des tirades éternelles est infiniment pas pire, aussi, lorsqu'il fait court, très court.En fait, sauf exceptions, ses meilleures sont justement ses plus courtes.l'aime bien: «La mort n'est pas psychosomatique » ou: «Les astrologues ont oublié la vitesse de la lumière» ou, mieux encore, trois mots qui tuent (la bonne conscience): CD.i i 6\"| 6\"l 6\"! 6\"| 6\"| I I I I 3 000 Si vous êtes membre dû CLUB, entrez le code suivant: 70263945 Sinon, composez, à Montréal, le 251-8688 ou, sans frais, le 1 800 563-8688 6\" \u2022i¦./ i de 9 h a 17 h c 96.9 prêtant* C A L E N D R 8 specTRum ANNIVERSAIRE 318, RUE STE-CATHERINE OUEST MÉTRO PLACE-OES-ARTS (Tel: 881-5851) Billets en vente au Spectrum et aux comptoirs Admission (+ frais de service) 1 GUERIN littérature ¦ \u2022 ¦ \u2022¦\u2022\u2022¦V_\".:: ;.- \" ¦ PIGNON SUR RUE JOHNNIE JOHNSON et MARK TAYLOR vendredi 16 octobre Antonio Canales 20 octobre 11 Découvrir le patrimoine montréalais-, pour une suite harmonieuse du développement urbain Lévesque Turcotte Lyle Lovett Richard Séguin Youssou N'Dour Jean-Pierre Ferland 23 et 24 octobre 25 octobre 30 et 31 octobre 11 novembre 13 et 14 novembre lOe anniversaire PIGNON SUR RUI- ICK nu^r, M M, OE MONTRÉAL ¦ Bud I h î t m j [ » v cette annonce et écoutez CKOI I M Unis les vjirs obtenu un billet gratuit- MARJO un l»1 r P°r -»onn« i y P^rTBfS^^ UPI\" samedi ____m,.17 octobre, 23h00 __ 18 ANS ft Le désir du ministère des Affaires culturelles et de la Ville de Montréal de mettre en valeur le patrimoine montréalais a donné naissance à une collection portant sur le développement de Montréal et de ses quartiers.Treize fascicules comportant 700 illustrations anciennes et contemporaines, des textes, des tableaux et des plans offrent un portrait vivant et détaillé de la vile d'antan.Si Pignon sur me veut faire découvrir Montréal et les étapes de son développement c'est pour mieux inspirer aux citadins d'aujourd'hui la poursuite d'un épanouissement harmonieux de leur quartier et de leur vile.PIGNON SUR RUE décrit 13 quartiers: 1 \u2014 Voies de fer et voies d'eau 2 (28 p.) \u2014 Le quartier latin (28 p.) 3 \u2014 Le pouvoir de ta montagne (28 p.) 4\u2014Au Pied-du-Courant (28 p.) 5 \u2014 Le rêve industriel (28 p.) 6 \u2014 Les villages du Plateau 7 \u2014 Côte-des-Nelges (24 p.) 8 \u2014 Notre-Dame-de-Grâce (24 p.) 9 \u2014 La cité du Nord (24 p.) 10 \u2014 Le chemin du Bord-de -L'Eau (28 p.) 11 \u2014 Fours à chaux et hauts fourneaux (24 p.) 12 \u2014 Vers le bout de l'Ile (28 p.) 13 \u2014 La Côte-Saint-Paul 20 p.) 2,25 S l'unité Également disponible en MANUEL CARTONNÉ (408 p.) 22,95 $ Disiribuicur exclusif: ADP (514) 523-1182 « « > i «Le crime paie».Plutôt moins méchant qu'à l'ordinaire, Vaphoriste s'en prend à la religion, aux non-fumeurs (beaucoup aux non-fumeurs), aux modes intellectuelles, à la mort, aux empêcheurs de prendre son pied en rond, à la bête humaine toute bête.«Le goéland a l'air, la terre et l'eau.Et pourtant, il adore les frites,» écrit-il.En somme, Bourgault doux-amer, c'est vite acquis (moins de dix dollars: troublant), vite lu, vite digéré, probablement vite oublié.|e sais, vous savez, Bourgault sait pertinemment où les gens vont s'installer pour lire l'oeuvre légère.Et l'éleveur de vers de Léolo leur fait bien des saluts.BOURGAULT DOUX-AMER.Pierre Bourgault.Stanke, Montréal.1992.9.95$.TTTÏÏAT Ê \u2022 ¦ ¦ I I I I - 1 il ;-'^v ¦ m A / 1 1 m il 1/ j1 II'Il I1 Il v v II H v LI ill 1 IvllJJ ¦ ¦ \u2022 ¦¦t/ il ii -1 llMl i p il I- |UUJli| _j 1 :- \u2022 \u2022 ¦ s i ¦ t VOYAGE MILLENAIRE OU LE DIT DES BORDS DU MONDE (LE) 1 I I I \u2022 Ai IX.V \u2022 i rm Création.De Patrick Chamoiseau.Adaptation et mise en scène de Claude Moïse.Production du THÉÂTRE DE L'HARMATTAN.Décor de François Giddey et de François Gauvin.Costumes de Blondine Boyer.Éclairage de Michel Chartrand et d'Anne Venne.Musique de Francine Martel et de Robert Lépine.Chorégraphie d'Oumar N'Diaye.Distribution : Robert Lépine.Francine Martel.Mireille Métellus.Claude Moïse.Oumar N'Diaye.Delphine Pan Déoué.Denis Tran-Van-Mang et Nadia Tucci.Sans faire chavirer sa langue à gauche, Patrick Chamoiseau nous révèle que.quelques lunes après le célèbre Christophe Colomb, Carabosse débarque sur les terres de Man man Dlo et découvre.qu'elles ne sont pas désertes.Une sorcière fabuleuse face à une diablesse matador ; la bataille était inévitable.Du mercredi 30 septembre au samedi 17 octobre La Licorne, Montréal Réservations : (514) 523-2246 AMERIKA Création.D'après le roman Amerika de Franz Kafka.Adaptation de Gregory Hlady.assisté de Linda Roy.Production du GROUPE DE LA VEILLÉE.Mise en scène de Gregory Hlady.Décor et éclairage de Volodymyr Kovalchuk.Costumes de Maryse Bienvenue.Musique de Gustav Mahler.Distribution : Elizabeth Albahaca.Kim Aleksander, Gregory Hlady, James Hyndman, Claude Lemieux.Linda Roy et Jean Turcotte.Adaptée du premier roman de Kafka, cette oeuvre relate les aventures du jeune emigrant Karl Rossmann en Amérique.«.honnête, candide, épris de justice, il connaît bien des déboires et trouve enfin un engagement dans le grand théâtre d'Oklahoma qui emploie tout le monde et met chacun à sa place.» Jusqu'au dimanche 1\" novembre Espace La Veillée, Montréal Réservations : (514) 526-6582 SOIRÉE BÉNÉFICE POUR CEUX QUI NE SERONT PAS LÀ EN L'AN 2000 Création québécoise (en reprise).De Michel Marc Bouchard.Production du THÉÂTRE BLANC.Mise en scène de Gill Champagne.Décor et éclairage de Jean Hazel.Costumes de Lucie Larose.Musique d'André Fecteau.Distribution : Louis Allaire.John Applin, Marie-Thérèse Fortin, Denise Gagnon.Benoit Gouin et Rychard Thôriautt.Nous sommes le 31 décembre 1999 au soir.La lune s'est arrêtée.La voiture de la richissime famille Tanguay est fortement abîmée car on vient de frapper un orignal en plein Parc des Laurentides.Mathilde et sa meute d'enfants-loups seront donc en retard au défilé annuel des Fourrures Tanguay organisé au profit d'une bonne oeuvre.Du mardi 13 octobre au samedi 7 novembre Théâtre Périscope, Québec Réservations: (418) 529-2183 Pour plus d'Information, veuillez consulter le dépliant THÉÂTRE À L'AFFICHE.O SunLife Le Conttll 3ué bécot» ut béât r» i t I _________LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 11 OCTOBRE 1992_ B 5 LIVRES En quelques lignes Len Deightoit PRELUDE POUR UN ESPION Bernard Samson, fonctionnaire st-ce une question de climat?D'institutions?De mentalité?Il n'y a pas d'explication au phénomène, mais l'Angleterre semble bien être la patrie de tous les espions du siècle.Depuis lames Bond et ses collègues Burgess, McLean, Philby, une pléiade de gentlemen aux lignes de vie tortueuses peuplent les bibliothèques, rayons biographies ou romans, et alimentent le scénaristes.Le dernier arrivé dans cet aéropage est un garçon sympathique.Bernard Samson est un honorable fonctionnaire chevronné des Services secrets britanniques.Il est le héros de Prelude pour un espion, le dernier roman de Len Deigh-Mon, un maître du genre, dont les oeuvres antérieures ont fracassé des records au «box- \u2022 office» des best-sellers.Son \u2022 premier roman d'espionnage, J Ipcress, danger immédiat, pu-' blié en 1952, a été porté à l l'écran avec Michel Caine dans ¦ le rôle principal.Une carrière semblable î pourrait bien guetter Bernard I Samson, d'autant plus que ce I roman, d'ailleurs parfaitement ; autonome, est présenté comme \u2022 le premier volet d'une trilogie.Bernard Samson, l'espion, l est un homme bien ordinaire.; Le fonctionnaire britannique type, avec ses menus ennuis fa-: miliaux, ses enfants, ses mo- \u2022 ments de tendresse, ses pa-l trons caricaturaux, ses fins de , mois pénibles et ses retours \u2022 difficiles dans sa maison de 1 banlieue lointaine.Londres a aussi ses Brossard l et ses Laval.Bernard Samson se distingue l du lot des fonctionnaires des 1 Services secrets de sa Gracieu- \u2022 se Majesté généralement im-! mobilisés le soir dans des bou- \u2022 chons interminables autour de \u2022 Londres parce que sa première ; femme Fiona l'a quitté pour passer dans le camp soviétique.I Cocufiage idéologique?Vaste ; entourloupc entre réseaux de \u2022 renseignements rivaux?Ber-; nard se lance dans une quête de la vérité qui le promènera de la Californie â la Côte ; d'Azur, d'Allemagne de l'Ouest en Allemagne de l'Est.Périple dangereux.Jean-Paul Soulié PRÉLUDE POUR UN ESPION, Len Deighton, Québec-Amérique, 1992.presque sait, toutefois, c'est que M.Mordccai Richler ne nous aime pas beaucoup, qu'il voit en nous une sorte de société tribale qu'il ne se gêne pas pour dénoncer au diable vert.Mais si les résumés journalis-tiques de ses derniers pamphlets se comptent par douzaines, à peu près personne au Québec francophone n'avait lu son Oh Canada! Oh Quebec!, dans sa version anglophone originale.Dorénavant, on peut le faire, grâce à la version française que viennent d'en tirer les Éditions Balzac, avec en sous-titre Requiem pour un pays divise.A lire ne serait-ce que pour savoir vraiment ce que l'écrivain qui s'était pointé a La Presse il y a quelques jours pour intervener Alain Dubuc a réellement dans le corps.Pierre Vennat O K i) E C A R I C H L E H OH CANADA! OH QUÉBEC KEQU1Ë! POUR UN P.DIYISK fi le «n &» *»frc CfJ 1iu»*i Sam Les bavures de Mordecai Richler 0H CANADA I OH OUÉBECI REQUIEM POUR UN PAYS DIVISÉ.Mordecai Richler.Les Éditions Balzac, 1992.f il faut en croire Jacques Godbout, et la plupart ; de ceux oui ont lu ses romans en anglais, Mordecai Richler \u2022 est sans doute le meilleur écri-; vain contemporain né à Mont- \u2022 réal.Un écrivain, toutefois, qui ne se reconnaît pas dans les «Québécois» actuels et qu'on ' hésiterait à inviter au même party que Michel Tremblay ou Yves Beauchcmin.Un écrivain, donc, que la majorité des francophones n'ont jamais lu, même si ses oeuvres sont souvent sélectionnées par le Book-of-the-Month \u2022 Club américain et qu'il est le chouchou à la fois du Newyor- ! ker ou de la B.B.C.à Ce que tout : le monde ou Ça fait cinq ans que «Safarir» -_£PB inq ans et encore tou-tes ses broches»: c'est ainsi que Safarir, le magazine de l'humour illustré annonce son 5e anniversaire.Avec, en exclusivité, la garde-robe et les questionnaires de «l'infernale» Julie Snyder, de même qu'un supplément entièrement consacré aux «Nouvelles aventures de Michel Courtcman-chc» \u2014un supplément quasi publicitaire dont le but est de promouvoir la tournée de l'humoriste québécois.L'équipe du magazine a d'ailleurs profité de.l'heureux événement pour annoncer, à partir de novembre, la publication de sa propre série de cartes de hockey, de même que la réalisation des scénarios d'un album mettant en vedette Michel Courtemanche.Le bungee, la chasse et Christophe Colomb font également partie des victimes du 53e numéro de Safarir.Sonia Sarfati Un contrat à renégocier e titre de la version originale de l'ouvrage (publiée il y a deux ans), 7Vie Animal Contract, est plus révélateur de ce qu'est en réalité ce nouvel essai de Desmond Morris.Car il s'agit en partie d'un historique du «contrat» ayant lié, pour le meilleur et pour le pire, l'homme â l'animal depuis le début des temps; et en partie d'un plaidoyer en faveur d'une sorte de charte en dix points des droits des animaux, se situant à mi-chemin \u2014 Morris est un homme réaliste \u2014 entre un laisser-fairc inadmissible et les positions névrotiques de certains mouvements pour la défense des bêtes.Si le livre est intéressant et d'une lecture agréable, il s'agit néanmoins d'une oeuvre mineure d'un auteur qui, dans Le Singe nu.Le Zoo humain, et Le Couple nu notamment, avait fait oeuvre de pionnier en soumettant le comportement humain à une grille d'analyse zoologique.Rappelons que Morris avait également agi comme conseiller a la production du film La Guerre du feu, il y a quelques années.Mario Roy DES ANIMAUX ET DES NOMMES/PARTAGER LA PLANÈTE.Desmond Morris.Cal-mann-Levy, ',992.Walcott, Césaire, Naipaul et les autres.CHRISTINE POUCET d'après l'Agence France Presse PARIS ¦ Avec l'attribution du prix Nobel de Littérature au poète Derek Walcott, 62 ans, le jury récompense la poésie des Caraïbes et un écrivain qui puise aux racines antillaises, tout en visant l'universalité.le ne suis qu'un nègre rouge qui aime la mer l'ai une solide éducation coloniale l'ai du Hollandais, du Négro et de l'Anglais en moi Et soit je ne suis personne soit je suis tout un peuple.Ces vers résument la personnalité et la raison d'être de Derek Walcott.Possédant â la fois du sang africain et européen dans ses veines, Derek Walcott, originaire de Sainte-Lucie, aux Antilles, de père britannique et de mère de couleur, se définit comme un «mulâtre de style».Le Nobel l'a distingué pour ses trois attachements fondamentaux: «la patrie caraïbe, la langue anglaise et l'origine africaine».Moins connu que l'antillais Aimé Césaire ou le cubain Alejo Carpentier, Derek Walcott \u2014jusqu'à présent inédit en français \u2014 chante «notre vaste région, la mer Caraïbe», dans son oeuvre forte d'une quinzaine de pièces de théâtre, de pièces populaires et de nombreux recueils de poèmes.Il est cependant reconnu dans les pays anglo-saxons et par ses amis et prédécesseurs au Prix Nobel, Joseph Brodsky, qui lui a consacré un essai, et Octavio Paz.Né en 1930 à Castries, capitale de Sainte-Lucie, une des îles-auvent des Petites Antilles, Derek Walcott qui s'est raconté en vers dans son autobiographie.Sea Grapes, passe son enfance dans cette ancienne colonie britannique devenue indépendante en 1979.Ses deux grands mères étaient des descendantes d'esclaves.Son père, aquarelliste bohème, meurt alors que Derek et son frère jumeau n'ont qu'un an.Sa mère qui dirige l'école méthodiste de la ville, écrit des pièces de théâtre.Après l'Université des Antilles de lamaïque, il s'installe en 1953 à Trinidad, où il travaille comme critique d'art et de théâtre.Dès 18 ans, Walcott débute avec 25 poems, mais ne devient célèbre qu'avec son recueil In a green night ( 1962), puis The Arkansas Testament (1987).Son m ¦ H 4 Derek Walcott, 62 ans, prix Nobel de littérature.dernier recueil, Omcros, ( 1990), le plus ambitieux, est une épopée caraïbe en 64 chapitres, allant d'Homère â Edgar Poe et aux Beatles.Une unité mosaïque Le prix Nobel attribué, jeudi, à Derek Walcott récompense cette littérature des Antilles, sorte d'« unité mosaïque à travers la diversité culturelle des Caraïbes», selon Patrick Chamoiseau, auteur de Texaco.En cette année de commémoration de la découverte par Christophe Colomb de l'Amérique, le Nobel distingue cette littérature reconnue par des grands comme André Breton ou plus récemment Milan Kundera.Ce dernier rend hommage aux lettres caraïbes dans la revue L'Infini ( 1991 ) par un article intitulé «Beau comme une littérature multiple».Ce bouillonnement, le martiniquais Edouard Glissant considéré comme l'équivalent francophone de Derek Walcott, l'évoque: «|e crois que quelque chose bouillonne dans la Caraïbe et que ce bouillonnement est non seulement exemplaire mais fécond».Longtemps synonyme de combat, cette littérature a abandonné les chemins historiques de la Négritude comme les attaques contre le pouvoir colonial ou néo-co- lonial.Elle produit actuellement une oeuvre plus personnelle et plus ouverte sur l'universel, toujours marquée par la recherche d'une identité culturelle.Dans les Antilles francophones, cette identité se dessine avec l'écrivain martiniquais Aimé Césaire qui crée en 1934 le néologisme Négritude dans la revue L'Étudiant noir.Son arme, la poésie qui s'adresse au coeur: «Nous vous haïssons, vous et votre raison».Son manifeste.Cahier d'un retour au pays natal ( 1947), suivi de l'essai de Frantz Fanon Peau noire, masques blancs ( 1952) feront date.En revanche, l'oeuvre de Saint |ohn Perse, né à Pointe-à-Pitre en 1887, a été toujours sujette à polémique.Est-il un poète colonial ou non?Prix Nobel en 1960, l'auteur de Vents utilise parfois dans son oeuvre expressions créoles et contes populaires.La Guadeloupe connaît un certain épanouisssment depuis 1970 avec pour chef de file Maryse Condé (Ségou, 1984).Simone Schwarz-Bart atteint une notoriété internationale avec 77 lean l'horizon et Pluie et Vent sur Té-lumee Miracle ( 1972).Récemment, un auteur martiniquais comme Patrick Chamoiseau, avec son roman, Texaco (Gallimard), raconte au travers de l'histoire d'un bidonville, le livre de l'espérance et de l'amertume du peuple antillais, depuis l'esclavage jusqu'au mensonge du développement moderne.Son ouvrage est en lice pour les grands prix littéraires d'automne.Il a publié récemment avec Raphael Confiant et Jean Barnabe Éloge de la créolité.Du coté anglophone, vocation littéraire a souvent été de pair avec prise de conscience d'une certaine aliénation.Parmi les grands de la West indian Iheratu-reb, le barbadien George Lamming, né en 1927.Plusieurs se sont expatriés, notamment V.S.Naipaul, né en 1932 à Trinidad, d'ancêtres indiens.Vivant en Angleterre, plusieurs fois «no-belisable», il évoque son île natale dans Un Drapeau sur l'ile.À Cuba, Porto-Rico et Saint-Domingue qui forment un ensemble culturel original, s'illustrent des figures emblématiques comme Alejo Carpentier, Nicolas Guillen.Préoccupations politiques et sociales dominent la littérature contemporaine.Créées en 1978, les Éditions ca-ribeennes à Paris, se veulent le lien entre les différents domaines des Caraïbes, d'expression française, anglaise, espagnole et créole.vlb éditeur Marcel Godin LE CHEMIN DE LA LUNE Voici le récit d'un jeune garçon né de parents soi-disant inconnus, recueilli par une grande famille aristocratique dans le Québec de l'après-guerre, alors dominé par les élites traditionnelles et le clergé.Peu à peu.celui-ci découvrira qu'il est lié malgré lui à une société secrète.À la fois chronique d'une époque et saga familiale, ce roman d'une grande richesse pose la question de l'identité.288 pages \u2014 19,95$ l'HEXAGONE - \u2022 \u2022 i Michel Butler L'HOMME DE MON LIT | Une histoire tragique, celle d'un amour excessif I entre deux hommes, qui se terminera dans un bain H de sang: voilà le coeur de ce récit fulgurant, qui est ¦ aussi un grand cri d'amour et un appel désespère à la m tendresse.I 64 pages \u2014 12,95 S Denise La Frenière PUIS-JE DANS LE RÉEL M'ÉVADER?Sur un mode poétique et fantasmagorique, une tatoucusc relate le quotidien dans sa petite boutique au coin des rues Saint-Laurent et Sainte-Catherine.Ce récit, dans une écriture à la fois forte et sobre, est porté par le thème de la solitude.104 pages \u2014 14,95$ Rober Racine LE MAL DE VIENNE l n premier roman incomparable d imagination.Rober Racine nous entraine à travers le labyrinthe des cultures et des littératures, dans des lieux qui sont, a Montreal, comme â Vienne, ceux de la musique, du theatre, de la radio et des livres.Coll.Fictions 194 pages \u2014 19.95 S Micheline La France VOL DE VIE Par un écrivain dont la reputation n'est plus à faire, douze nouvelles décapantes sur le ton de la colère, de l'humour et de l'ironie.L'n face-à-face littéraire sur le thème de l'imposture.Les jeux de la fiction bousculent l'ordre des choses et poussent les véritables identités a se révéler.Des histoires étonnantes, inoubliables.Coll.Fictions 104 pages \u2014 14.95 $ NOUVELLES DE MONTRÉAL Collectif dirigé par Micheline La France Trente textes inédits de Noel \\udet.Louise Blouin.Andre Brochu.Hugues Cornveau.Francine D'Amour, Claire Dé, Danielle Fournier.Lise ( îauvtn, Claude Jasmin.Monique LaRue.André Major.Madeleine Ouellette-Michaslska.Hélène Rioux.Lori Saint-Martin.Louise Warren et aln.«ne résultat est captivant: une visite guidée de la Métropole, mais hors du commun.» Marie-Claude Fortin.Voir Coll.TYPO 252 pages \u2014 14.95 $ En librairie dès mardi DEUX OUVRAGES ESSENTIELS POUR COMPRENDRE LE DÉDAT RÉFÉRENDAIRE BILAN QUÉBÉCOIS DU FÉDÉRALISME CANADIEN sous la direction de François Rocher Cet ouvrage propose un bilan critique du fédéralisme canadien dans une perspective québécoise et identifie, de manière claire et nuancée -ce qui n'est certes pas le propre de Mordecai Richler \u2014 les coûts et les bénéfices de l'appartenance du Québec au regime federal.Par quatorze spécialistes, dans tous les domaines.413 pages \u2014 24,95 $ LES GRANDS TEXTES INDÉPENDANTISTES écrits, discours et manifestes québécois, 1774-1992, une anthologie préparée par Andrée Ferretti et Gaston M iron Ce choix de textes se \\ eut représentatif de l'ensemble du discours indépendantiste tel qu'il s'est développé au cours de l'histoire du Québec, de 1774 â nos jours.Un panorama de la pensée indépendantiste, laquelle est fondée sur le refus de la perte d'identité et se définit comme condition sine qua non d'un projet de société.503 pages 24,95 S * » ¦ \u2022 i \u2022 s t I I » 1 * « LA PETITE MAISON DE LA GRANDE LITTÉRATURE I Lieu distinctif de l'édition littéraire québécoise B6 LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 11 OCTOBRE 1992 LIVRES Tout en lisant «a Simmons: bien plus doué que Stephen King JACQUES F01.CN-RIBAS collaboration spéciale La chasse aux sorcières .et aux fées H Isaac est scénariste à Hollywood, à la belle époque du cinéma américain, entre les deux guerres.C'est ce genre d'homme capable d'écrire des dialogues vingt fois, afin que les mots soient bien «en bouche» de Shirley Temple \u2014 que toutes les actrices de Californie envient parce qu'elle est la plus riche\u2014 ou de Veronica Lake, mélange de pute de luxe et d'archange aux longs cheveux cachant la moitié du visage.Quelqu'un se souvient-il de Shirley Temple et de Veronika Lake?Tout va bien pour Isaac ( Il s'appelle Wilkowski, origine polonaise) il est juif et.communiste.Ce ne sera pas le seul paradoxe du roman de Patrick Besson intitulé Julius et Isaac.Un roman que j'ai beaucoup aimé, j'aime autant vous le dire tout de suite.Fasciné que je suis par les idéologies, les religions politiques, et particulièrement le communisme, cet opium des intellectuels milieu du siècle.Ils y crurent tous, on le saura, on nous le répète tant.Mais l'on ne s'attend pas à trouver la pensée communiste aux États-Unis \u2014où elle se trouvait pourtant, et bien vivante.Surprise du lecteur, que Patrick Besson ait choisi de lui raconter la naissance du PCUS (Le Parti communiste américain), et l'histoire romanesque de deux de ses fondateurs supposés, Isaac et Julius, tous deux adeptes du très réel et très célèbre John Reed.Ce sera donc l'occasion de plonger dans le socialisme américain, surtout sur la côte Ouest, et dans les milieux du cinéma de Californie.Pas drôle tous les jours, ce milieu.La course au dollar, la bataille des producteurs, scénaristes, décorateurs, acteurs, starlettes et vedettes.Humphrey Bogart, jeune et pauvre, traverse une page.Esther Williams se jette dans une piscine.C'est pour la couleur locale, c'est pour la couleur du demi-siècle le plus stupide que le monde a connu depuis, probable, le paléolithique.On sent que Besson le pense, mais il ne le dit jamais \u2014 ce qui est reposant.Il fait raconter la Californie, Hollywood, le cinéma, l'Amérique et le socialisme par son principal acteur, sa vedette du livre: Isaac Wilkowski.C'est un roman très bien fait.C'est du cousu main.Car l'esprit \u2014l'idéal socialiste, la gauche américaine et le triomphe final du capitalisme et de la chasse aux sorcières \u2014 est tapi à l'intérieur du romanesque, du récit, de l'histoire de cet Isaac, qui est passionnante.Raison suffisante pour que je ne vous la raconte pas.Mais vous aimerez, j'en suis sûr, le roman de ce scénariste un peu génial, désabusé et stalinien que sa femme (noire) va quitter, lui laissant une merveille, leur fille Narcissa.Et vous verrez que Narcissa se trouvera entre deux hommes, deux amis pourtant ennemis, ces deux communistes dont je parlais: Isaac, le père, et Julius, le mari.On ne peut pas quitter ce roman.L'histoire vous colle au cerveau, et au coeur.L'histoire racontée \u2014amour, délices, cinéma, jalousies\u2014 et l'histoire d'une Amérique de l'époque McCarthyste qui nous semble déjà, après si peu d'années, aussi mythique que celle de l'Inquisition.O Patrick Modiano, c'est l'étrangeté, c'est le mystère, c'est une poésie de l'impalpable \u2014et de l'improbable.Vous ne serez pas étonné si je vous dis quelque bien de son dernier roman: Un cirque passe.Et tout d'abord que son titre ne signifie rien et ne se rapporte à rien, ce qui est épatant car ainsi, nous voilà fixés dans le flou artistique.Modiano est le spécialiste du flou artistique que Léonard de Vinci appelait le sfumato parce qu'il était italien ce qui ne signifie pas, ni enfumé, ni fumeux.Bon.Excusez le mouvement d'humeur.Aussi bien ai-je intitulé cette chronique «Tout en lisant» ce qui me permet de tourner autour du pot en grande sécurité.Mon embêtement, c'est de ne savoir comment parler des romans de Modiano.Il y a des amateurs, dont je suis.Us adorent se plonger dans des aventures qui ressemblent au langage de l'auteur (avez-vous déjà entendu parler Modiano?) je vais, je viens, heu, assez agréable, mais, bon, après tout, quel jour sommes-nous aujourd'hui.Ces amateurs (je répète, j'en suis) sont absolument incapables de dire comment le charme opère.Sinon, ce ne serait pas un charme, c'est évident.Les procédés des fées gagnent à être secrets.Ces amateurs ( do is-je répéter?) peuvent, tout au plus, à la rigueur, presque, essayer, tenter, bof, vaut-ce la peine?tenter de raconter les personnages du roman et ce qu'ils font dans le roman.Ici, ils sont deux, un homme, une femme.Ils se sont rencontrés par hasard (hi, hi, que je suis bête, tout le monde se rencontre par hasard!) et ils vont se promener dans un Paris dont le propriétaire exclusif s'appelle Patrick Modiano.Un Paris sans date précise, un Paris bourré d'énigmes que personne ne va résoudre, un Paris où l'on enlève quelqu'un, soudain, sans raison.Un Paris dans lequel la jeune personne va disparaître mystérieusement (ah, ah, on disparaît toujours mystérieusement ! ) Zut.Est-ce qu'on peut expliquer la poésie?Et la nostalgie?Et le charme \u2014qui veut dire envoûtement?JULIUS ET ISAAC, par Patrick Besson.roman.241 pages, éditions Albin Michel, Paris.1992.UN CIRQUE PASSE, par Patrick Modiano, roman.153 pages, editions Gallimard, Paris.1992.Patrick Modiano GILBERT GRAND ¦ Dan Simmons.Retenez bien ce nom, vous allez en entendre parler pendant longtemps encore.Né en 1948 en Illinois, cet auteur qui fait sensation aux États-Unis a raflé au cours de la dernière décennie tous les prix de littérature fantastique et de science-fiction.Beaux joueurs, les maîtres reconnus et champions du box-office, les Harlan Ellison, Dean R.Koontz et autre Stephen King, s'inclinent devant plus doué qu'eux.Et voici disponibles enfin en traduction française les deux oeuvres majeures de Dan Simmons: L'Échiquier du mal (Carrion Comfort, 1989, prix Bram Stoker 1990), et le diptyque Hyperion (1989, prix Hugo et Locus 1990) et La chute d'Hyper ion ( 1990, finaliste des prix Hugo et Nebula).Deux récits fleuves devenus du jour au lendemain livres cultes.LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE le vous vois pourtant hésiter devant ces pavés de quelque deux mille pages: horreur, SFf ce n'est habituellement pas votre genre.Vous avez tort, croyez-moi.Dan Simmons est un «véritable écrivain», curieux de tout et lettré qui cite Dante, Keats, Pound, Yeats et Gerard Manley Hopkins.Doté d'une puissance créatrice rare, il se sent à l'étroit dans le mainstream et revendique le plaisir d'explorer les voies annexes, innovant à chacun de ses livres (huit romans et un recueil de nouvelles à ce jour).Faisant fi des frontières, son imaginaire se nourrit de tous les genres littéraires, y puisant à volonté images, thèmes et styles.L'Échiquier du mal, c'est ainsi à la fois le rythme et les conspirations d'un Ludlum, l'horreur et le Dan Simmons monstrueux d'un Stephen King, l'inhumaine confrontation avec le Mal du Choix de Sophie de William Styron.Ce sont des dizaines de personnages, haïssables ou bouleversants, mobilisés par un formidable conteur pour une allégorie sur la violence de ce siècle.Derrière l'assassinat de lack Ruby, celui de John Lennon, les émeutes raciales, les accès subits de démence, l'horreur nazie, etc, Simmons imagine l'action de «vampires psychiques».Des gens en apparence comme vous et moi mais capables de prendre le contrôle de l'esprit d'autres hommes, de les plier comme des marionnettes à leurs caprices les plus pervers et extrêmes, dont la mort ressentie comme «festin», comme «sacrement» qui les renforce.Ivres de ce pouvoir absolu qui, on le sait, corrompt absolument, ces happy few \u2014d'abord un officier SiS et ses deux maîtresses, puis un club sélect de politiciens, financiers et producteurs d'Hollywood\u2014 se livrent également entre eux, sous les yeux du lecteur horrifié et fasciné, à une lutte sans merci que vient compliquer bientôt un acteur imprévu: Saul Laski, seul survivant d'une partie d'échecs jouée dans le camp de Chelmno en 1942, où des juifs servaient de pions vivants.Depuis, il n'a de cesse que de retrouver l'officier SS «vampire» qui l'a alors manipulé.Et le voilà qui mène la révolte des victimes.Le diptyque é'Hypêrion est tout aussi sidérant: jamais depuis le cycle de Dune de Frank Herbert, le qualificatif de «livre uni- vers» n'a été plus justifié, louant avec maestria de tous les grands thèmes de la SF, de tous les styles aussi, Simmons brosse en cinémascope un opéra spatial vertigineux, dont on découvre en dernier ressort la clé dans le grand poème de John Keats, Hypérionl Panoramique donc: déjà miné de l'intérieur par les complots des Intelligences artificielles, l'empire galactique, appelé fort justement Hégémonie, vacille sous les assauts des essaims de fusées venues de l'extérieur.Zoom avant sur la planète stratégique d'Hypérion où sévit le Gritche, une divinité meurtrière et où doivent s'ouvrir les Tombeaux du temps, d'énigmatiques structures venues du futur et porteuses d'un terrible secret.Gros plan prolongé sur sept pèlerins en route vers les Tombeaux et dont semble dépendre le sort de l'univers tout entier.Sept personnages inoubliables, jetés là par un destin qui les dépasse et dont ils narrent les péripéties douloureuses dans une suite virtuose de récits emboîtés à la Chaucer-.Quel souffle épique, quelle émotion! Le reste de l'oeuvre de Simmons, bien que passionnante et originale, me semble d'un abord moins exigeant, plus «grand public» quoi! Dans Le chant de Kali (primé en 1985), un journaliste US cherche un poète qu'on croyait mort dans une Calcutta hostile gagnée au culte sanguinaire de la déesse Kali.Simmons laisse derrière lui une oeuvre déjà considérable, on le voit, et que définit à merveille cette citation de John Keats: «L'imagination est comparable au rêve d'Adam.En se réveillant, il s'aperçut que tout était réel».lechiouier DU mal.par Dan Simmons.Tome 1.596 pages; Tome 2, 487 pages, coll.Presences.Denoêl 1992.HYPERION, même auteur.491 pages, co\\\\.Ailleurs et demain.Laffont 1991.LA CHUTE D'HYPERION.même auteur, 563 pages.Laffont 1992 LE CHANT DE KALI, même auteur.318 pages.J'ai lu no 2555.1989.Un Risco déroutant SONIA SARFATI collaboration spéciale ¦ Un hippogriffe est un animal fabuleux, mi cheval, mi-griffon, qui, habituellement, sévit dans les romans de chevalerie médiévaux.Habituellement.mais pas toujours: bien qu'intitulé Hippo* griffe, le livre d'Anton Risco, est en effet fort loin du récit des aventures d'un preux chevalier aux prises avec un monstre à quatre pattes.****** LITTÉRATURE QUEBECOISE En fait, l'hippogriffe de l'auteur n'est pas un être surnaturel, mais une sorte de formule magique.Prononcez-là et.pfiout! Vous disparaissez Dieu seul sait où.Roman de science-fiction, qu'Hippogriffe?H y a de ça.Il y a aussi une forme de fantastique dans ce roman.Et une fantaisie certaine.Tant par le fond que par la forme.La première des trois parties du livre se déroule dans le futur si lointain qu'à peu peu rien de ce que l'on connaît n'y trouve prise.Même une porte ne s'appelle plus une porte.Quant aux êtres humains, on les appellera «êtres» seulement.Car, d'humain, ils n'ont plus grand-chose.Même pas le sexe.Ni hommes, ni femmes.Au grand dam de Zor, qui se sent «lui», et de Tara, qui se veut «elle».Et qui aimeraient bien faire les choses comme.au bon vieux temps.Physiquement, c'est difficile.Technologiquement, par contre, rien de plus facile.11 suffit, pour eux, de se munir de quelques accessoires en chairil sensible (ma- tière synthétique reproduisant la chair humaine, que l'on peut greffer sur le corps au moyen de ventouses spéciales; elle devient ainsi sensible, comme si elle faisait partie de l'individu).Madonna apprécierait sûrement.Bref, cette quête de l'amour absolu dérogeant aux règles de la normalité, le couple est choisi comme cobaye par Zeo Kan, un savant fou grâce \u2014 ou à cause \u2014 duquel, devenus énergie pure, ils disparaissent.Après avoir hurlé «Hippogriffe violent!» Parsemée de néqlogismes, cette première partie du roman trouve écho dans la troisième, qui consiste en fait en un glossaire.Entre les deux, un récit contemporain mettant en vedette un mécène, (uan ; un sculpteur, Gustavo; et Carlos.un peut-être futur écrivain de science-fiction, qui a en tête une histoire contenant certains éléments propres au monde de Zor et de Tara.Ainsi, Zeo Kan existe à l'époque de l'écrivain \u2014mais il marche à quatre pattes et il aboie.Quant à «Hippogriffe violent!».eh bien, une formule magique est une formule magique.Eternelle.Professeur de littérature espagnole à l'université Laval, récipiendaire de plusieurs prix littéraires, Anton Risco livre là une oeuvre déroutante.On n'y fonce pas tête baissée sans risquer quelques bosses.Il faut prendre le temps d'apprivoiser cette structure qui, au départ, semble ne pas exister; ce monde qui nous échappe à la moindre inattention; ces personnages auxquels rien ne nous rattache \u2014 même leurs dialogues, longs et nombreux dans la première partie, laissent perplexes: un « + » bien senti répond à un «?.!!!» virulent.Et vous, qu'en pensez-vous?HIPPOGRIFFE.Anton Risco (traduit de l'espagnol par Brigitte Amatï, vlb éditeur.1992.320 p.Ira-t-il en Croatie?CLAUDE MARCIL collaboration spéciale ¦ Le pape Jean-Paul II a visité pratiquement tous les pays du monde.Pourtant, il n'a pas encore mis les pieds dans un pays tout près de l'Italie et qui est probablement le plus catholique d'Europe, la Croatie.Ce n'est pas à cause de la guerre civile mais de la Deuxième Guerre mondiale.ESSAIS Entre 1941 et 1945, la Croatie a été un État catholique et fasciste, allié de l'Allemagne nazie et dirigée par un monstre, Ante Pa-velic.Un journaliste italien a raconté que, pendant une entrevue avec Pavelic, il avait remarqué un grand plat qui semblait rempli d'huîtres.Il avait demandé d'où elles provenaient.Horrifié, il avait alors entendu le dictateur lui répondre que c'était là une vingtaine de kilos d'yeux serbes offerts par les nazis croates.Les historiens estiment qu'il a fait assassiner 350000 personnes en majorité serbes orthodoxes.Pavelic est aussi, avec Adolf Eich-mann et Franz Stangl, le bourreau de Tréblinka, parmi les dizaines de milliers de collaborateurs nazis qui ont pu échapper à leur châtiment grâce au Vatican.John Loftus et Mark Aarons ne sont pas des amateurs; Mark Aarons a déjà publié Sanctuary! Nazi Fugitives in Australia alors que John Loftus, ancien responsable du département américain chargé de la chasse aux anciens nazis a publié The Belarus secret et Valhalla's Wake.Le titre anglais de leur livre Ratlines résume mieux le sujet que Des Nazis au Vatican.Dans les milieux du renseignement.Ratlines est un terme générique décrivant les réseaux d'évacuation.Pourquoi le Vatican était-il prêt à aider de tels criminels?Dans la période d'après-guerre, le Vatican faisait face à un nouvel ennemi, l'Union soviétique et le communisme international.Dans cette lutte, les anti-communistes, de Pavelic à Eichmann et Klaus Barbie pouvaient être utiles.C'est ainsi que peu avant la fin de la guerre, les nazis autrichiens et allemands puis croates, hongrois, etc., purent bénéficier d'un réseau d'évacuation mis sur pied par des ecclésiastiques.La lecture du livre n'est pas aisée, les auteurs décortiquent des relations aussi secrètes que compliquées entre le Vatican, la CIA, l'intelligence Service et le deuxième Bureau.Us révèlent que, non contents de leur offrir un abri au moment de la débâcle d'Hitler, de Mussolini ou d'Ante Pavelic, les Occidentaux et Rome ont utilisé ces criminels de guerre dans leur croisade anticommuniste, des attentats ont été organisés en Yougoslavie et des complots en Ukraine.Mais Mark Aarons et John Loftus ont fait une découverte encore plus étonnante en consultant les archives américaines et en interrogeant les survivants des groupes anti-communistes.Pratiquement tous ces groupes étaient contrôlés, à leur insu, par Moscou.Les gouvernements ont des intérêts, pas des valeurs.Couvrir des criminels de guerre semblait réaliste aux pays occidentaux.Quant au Vatican, la triste conclusion à la lecture de ce livre est qu'il a agi pour défendre les intérêts du catholicisme et non ceux du Christ.Un demi-siècle plus tard, le Vatican n'est pas encore prêt à demander pardon pour son silence.Et c'est pourquoi le pape n'est pas encore allé en Croatie.DES NAZIS AU VATICAN, Mark Aarons et John Loftus.Olivier Orban.1992.4360$.L'Évangile selon Gédéon : amour et humour PIERRE VENNAT ¦ « |e crois que les deux plus grandes valeurs de la vie sont l'amour et l'humour.L'amour qui nous justifie d'exister et l'humour qui nous en console.» Ainsi s'exprime Doris Lussicr dans Le Père Gédéon, le plus récent des cinq livres qu'il a publiés ces dernières années.Il s'agit en quelque sorte de ses mémoires, puisque les 72 premières pages sont autobiographiques.La centaine d'autres où il publie les meilleurs monologues du «vieux» sont abondamment illustrées de photos-souvenirs des 75 premières années de sa vie.Curieux cheminement que celui defect orphelin de l'Estrie élevé en Beaucc, pensionnaire au Petit Séminaire de Québec et qui, pour payer ses études à l'École des Sciences sociales du père Georges-Henri Lévesque, pensionna chez les curés du Vieux Séminaire, où il servait aux tables, servait la messe et officiait comme assistant-bibliothécaire de l'École.Au début des années 50, devenu professeur d'université, Doris Lussier n'aurait jamais pensé finir ses jours comédien.d'autant moins qu'il était, en plus, secrétaire du père Georges-Henri Lévesque! En 1954, alors que la télévision était encore naissante, Doris Lussier participa donc aux agapes du Club des vendredistes au restaurant Chez Marino de Québec.11 aimait faire le cabotin et raconter des anecdoctes de Beauceron.Et Jean Sarrazin, qui était alors réa- lisateur du tout nouveau poste de télévision de Québec, l'invita à dialoguer 15 minutes, en ironisant sur l'information, avec le journaliste Cyrille Fcltcau, celui-là même qui devint, par la suite, éditorialiste puis historien de La Presse.L'émission dura tout l'été de 1954, enregistrée d'un banc de la Terrasse Dufferin.Le père Gédéon, qui au début s'appelait Père Claphas, était né.Le personnage eut tellement de succès qu'après seulement quatre semaines, Roger Lemclin proposa à Doris Lussier d'intégrer son personnage aux Plouffe, alors l'émission de télévision la plus regardée au Québec: tous les mercredis soir, pratiquement 90 p.cent de la population adulte de langue française du Québec se.rctrouvait devant le téléviseur et ne faisait rien d'autre.L'expérience eut lieu le 2 décembre 1954 et ne devait durer qu'un soir, mais Roger Le-melin le rappela pour une deuxième émission à Pâques, une autre à la Trinité, une quatrième avant la fin de l'année académique.A la fin, le romancier d'alors proposa au prof d'université d'abandonner l'enseignement et de plonger dans son personnage de Père Gédéon.On sait la suite.Le Père Gédéon était né, il ne devait jamais mourir.Aujourd'hui, Doris Lussier a à peine ralenti.Dans son « sanctum » de Lon-gucuil où il classe toutes les idées qui lui passent par la tète dans des tiroirs de classeurs et où il a, dans sa bibliothèque, pas moins de 123 dictionnaires différents sur tous les sujets, il a écrit cinq volumes en dix ans, prépare encore des galas comme Père Gédéon, prononce des conférences et participe toujours à des émissions télévisées.Il s'est même permis, en tant que Doris Lussier bien sûr \u2014car il n'a jamais voulu que son célèbre personnage serve à quelque cause politique que ce soit\u2014, de flirter avec le Parti québécois où il a été candidat défait aux élections, membre du comité exécutif du parti et grand ami de René Lévesque.Malheureusement, si son volume publie plusieurs photos de Lussicr aux côtés de René Lévesque, la partie autobiographique s'arrête avec la transposition de l'universitaire Lussier en père Gédéon.LE PERE GEDEON.Doris Lussier.Stanke.Montreal.1992 LM KKC93C, MUHIKtML, UlMANCnb II OClObKfc I J J/ a / LIVRES L'histoire inévitable d'un amour irrémédiable LUCIE collaboration spéciale PHOTO MICHEL GRAVEL.La Presse Trois ans après Juillet Marie Laberge vient de publier son deuxième roman, Quelques adieux.¦ Le deuxième roman de Marie Laberge, Quelques adieux, qui parait trois ans après lui!let, sera en librairie dans quelques jours.L'écrivain s'apprête donc à quitter ses personnages et une histoire de folle passion qui appartiendra désormais à ses lecteurs, en en parlant pour la premiere fois publiquement.«|e ne suis pas une femme d'aveux, je n'aime pas avouer des choses.Mais c'est comme si, par les personnages, j'arrivais enfin à.admettre, peut-être, que des choses existent», note Marie Laberge.«Très souvent quand ça ne marche pas dans ma vie, tant que mon roman n'est pas encore publié, je le reprends, comme un ami.Tout le temps que je travaille sur un roman, j'échappe à ma vie et ça, ça me fait du bien, c'est effrayant.«le vais avec les personnages, ce sont des amis, des êtres vibrants, des gens qui habitent en moi tant que le livre n'est pas écrit.Quelquefois, ça fait trop de monde, ils pèsent trop lourd et il faut alors que j'écrive.» Mais ces personnages qui lui tiennent compagnie, Marie Laberge les quitte sans déchirement, en ayant eu soin, toutefois, de s'en trouver d'autres auparavant, lamais un roman ne sera publié avant que le premier jet du roman suivant ne soit terminé.«Quand le livre est publié, quand la pièce est jouée, c'est fini, mes personnages ne sont plus à moi.|'ai besoin de les donner et j'ai hâte de voir si les lecteurs vont les aimer.Mais si je m'aperçois qu'on déguise un des mes personnages, qu'on en donne une idée fausse, ça va me faire mal, ça va détruire mon être, même si c'est un risque à prendre.» Marie Laberge, qui a signe, outre ses romans, une vingtaine de pièces de théâtre, voit l'écriture comme une libération.Mais elle refuse avec véhémence de parler de thérapie.«Non, ce n'est certainement pas une thérapie, s'exclame-t-elle.C'est ce que je déleste le plus dans l'idée de l'écriture.L'écriture ne m'aide pas à vivre, elle fait partie de ma vie.Je n'écris pas pour me comprendre, je détesterais ça.LITTÉRATURE QUEBECOISE «Par l'écriture, par le biais des personnages, bien sûr qu'on arrive à comprendre des choses, nuance l'écrivain.Mais ce n'est pas du tout le but de l'écriture.Écrire, c'est s'échapper, prendre le large, s'en aller dans la fiction qui protège.«À travers l'écriture, une émotion, qui m'appartient, que je ne sais pas dire, est libérée, que je ne libérerais jamais autrement.Quelque chose sort enfin.Pas quelque chose qui m'est arrivé.Mon écriture n'est pas autobiographique, je ne m'intéresse pas assez pour ça.mais il n'en demeure pas moins que plusieurs émotions de Quelques adieux sont les miennes.» Marie Laberge a situé une grande partie de l'action de son nouveau roman à Québec, dans sa ville natale, à l'époque, le début des années soixante-dix, où elle-même faisait ses etudes, en information et journalisme d'abord, puis au Conservatoire d'art dramatique.«l'avais besoin d'inscrire les personnages, tout à fait fictifs, dans une réalité que je connaissais et reconnaissais, l'avais be- soin d'une assise, indique-t-cllc.|e sais exactement comment était la ville a cette époque et, même si beaucoup d'endroits dont je parle ont disparu, même si les choses ont changé, elles sont très précises dans ma tête.» Quelques adieux, qui traite de thèmes fondamentaux et intimement liés chers à Marie Laberge \u2014 l'amour, la mort \u2014 raconte la vie de François, professeur de littérature à l'université Laval, marié depuis dix ans et d'Anne, une étudiante avec laquelle il vit une folle passion, sans pour autant cesser d'aimer sa femme, Elisabeth.«|e pense que cette capacité d'aimer deux êtres humains a la fois, sans que ce soit sordide ou mensonger, est la chose principale dont je voulais parler.|e voulais que l'on sente ce que c'est qu'être pris dans cet enfer», explique Marie Laberge.«François et Anne refusent d'abord tous les deux cette passion, souligne-t-cllc.On assiste à une sorte de fascination mutuelle et on est devant cette lutte terrible pour ne pas laisser la passion briser l'être.Ce n'est pas une histoire heureuse ou malheureuse, mais essentielle.C'est une histoire inévitable, un amour irrémédiable.«|e n'ai jamais su comment traiter cette chose, terrible pour moi, qui est la passion, le fais une immense différence entre l'amour et la passion et je ne suis pas sûre de souhaiter la passion, peut-être parce que je suis quelqu'un de passionné.Mais j'ai toujours trouvé que c'était quelque chose qui contenait à la fois son ciel et son enfer.«La passion a à voir avec l'essence de l'être qu'elle a le malheur, souvent, de reveiller.Elle donne un nouvel éclairage, souvent très brutal, sur l'être qu'on est ou qu'on pensait être.» La vie des livres PIERRE VENN AT Le monstre de la science-fiction Ouoi de neuf, de néo et de post en science-fiction, docteur?C'est ainsi que Marc Lemaire et Paul Croteau commencent l'éditorial d'Imagine 6/, une revue qui veut projeter des « regards sur la science-fiction et les littératures de l'imaginaire».«La science-fiction moderne est un monstre.Un être hybride, avec un appétit énorme, et qui mange de tout.Un être qu'on peut difficilement ranger dans une catégorie rigoureusement délimitée, puisqu'il emprunte constamment a diverses catégories», affirme un des rédacteurs du numéro, |ean-Pierre April.Malheureusement, explique April, depuis quelque temps, le monstre est malade.Victime d'indigestion.Sa nourriture très riche et très variée l'a alourdi, voire affaibli, et le pauvre monstre est en train de se manger lui-même.Par ailleurs.Marc Lemaire et Paul-G.Croteau, respectivement rédacteur en chef et secrétaire à la rédaction d'Imagine, égratignent le directeur de LureLu, Daniel Sernine.«Nous ne voudrions pas clore cette présentation, écrivent-ils, sans adresser nos félicitations cordiales au président du conseil d'administration du Grand Prix de la science-fiction et du fantastique québécois, M.Daniel Sernine, qui a remporté celte année le.Grand Prix de la science-fiction et du fantastique québécois.» La saison des Salons du livre se continue.C'est maintenant au tour de l'Rstrie de connaitre le sien.Ce salon ouvrira ses portes mercredi et se poursuivra jusqu'à dimanche.Lettre à mon écrivain Vous voulez figurer dans un ouvrage qui sera lancé en avril prochain lors du Salon du livre de Quebec?Rien de plus simple, il s'agit d'écrire une lettre à l'écrivain qui a le plus marqué votre vie.Vous avez même 80 chances d'être choisi car un jury présidé par Dominique Demers.ecrivaine et journaliste, choisira en effet les 80 meilleures lettres qui feront l'objet d'un livre intitulé fort justement Lettre à mon écrivain.Les gagnants seront proclamés à l'émission de Claire Lamarchc du 9 avril prochain.Le concours s'adresse aux jeunes de moins de 25 ans.On adresse sa lettre avant le 1er décembre à: Lettre a mon écrivain.Émission Claire Lamarchc, Télé-Métropole.CP.1950, Montréal (Québec).H2L 4Kb.Rober Racine innove en exposant dans une galerie d'art le manuscit de son premier roman.Le Mal de Vienne, à la Galerie René Blouin, 372 est, rue Sainte-Catherine, jusqu'à samedi.L'exposition, qui raconte l'histoire de son manuscrit, permet de suivre le cheminement de l'écrivain.À portée réduite.REGINALD MARTEL ¦ La nouvelle donne à ceux qui la pratiquent beaucoup de liberté.Ainsi un recueil peut présenter tout à la fois des nouvelles d'inspiration, de style ou de longueur très variés.Il existe pourtant une contrainte, elle est de taille.Il faut que chaque nouvelle soit assez forte pour exister par elle-même.Sans quoi, elle devient le maillon faible qui réduit l'impact de l'ensemble.De telles nouvelles, et ce sont souvent les plus courtes, il s'en trouve malheureusement dans le recueil de Mme Micheline La France, Vol de vie.Ce titre est aussi celui de la première nouvelle, excellente, qu'il me semble avoir lue déjà quelque part.Un homme est dépossédé de son identité, car un autre a pris sa place et même son job.Lui n'existe presque plus, il est condamné à regarder vivre cet autre qui lui ressemble si peu.Le détruire?Pas si facile.Autre histoire de substitution d'identités dans « Nom de plume».Un faux ami s'empare du nom et de la vie d'un brave garçon pour écrire des romans dévastateurs.Le succès, même emprunté, et l'argent, même donné, rien de cela ne peut rendre au héros la tranquillité qu'il aimait tant.Tel est le prix de la médiocrité, apprendra-t-il.Il arrive ainsi que des personnages, satisfaits de leur petite vie banale, soient victimes d'un être ou d'un événement qui va tout bouleverser.Dans le registre de l'humour.«Le pou» raconte une telle histoire.Une vieille connaissance, mais totalement oubliée, vient s'incruster chez vous.La mettre à la porte?Encore une fois, pas si facile.Même registre, qui convient bien à l'auteur, dans la nouvelle intitulée «L'esprit de famille».Marc aime les enfants, il en aura.Avec Lucie d'abord, qui le quitte quand il fait un enfant à sa soeur Carole, qui le quitte quand il fait un enfant à Louise, la troisième soeur, qui le quitte.Le trio réuni à Montréal s'inquiète moins des neufs enfants de Marc que de Simon, le petit frère.L'esprit de famille! La dernière nouvelle, qui est menée fort habilement, raconte l'histoire d'un homme tellement distrait que sa femme près de lui n'a pas l'impression d'exister tout à fait.Elle le quitte pour quelque temps, sans l'avertir; elle l'observe et se rend compte que sa vie ne parait pas changée.Amoureuse quand même, ne serait-ce que par habitude, elle retourne chez son mari, mais.Plusieurs bonnes nouvelles, en somme, mais sur la douzaine, il y en a bien trois ou quatre qui ne font pas le poids.Manque de densité dramatique, manque de chute, manque de sujet parfois.Pour un auteur expérimenté, trois ou quatre, c'est trop.VOL DE VIE.nouvelles de Micheline La France.112 pages.L'Hexagone, Montréal.1992.Entre politique et fiction, un roman qui se dévore ! REGINALD MARTEL ¦ Une note de l'auteur nous avertit que ses « person images ne peuvent être pris pour des personnes réelles, vivantes ou décédées.Ils sont tous fictifs /./.On voudrait bien croire Mme Loraine Lagacé, mais ce sera d'autant plus difficile que des histoires de ministes péquistes qui collaborent avec la Gendarmerie royale du Canada, il n'y en a pas beaucoup.En tout cas, qui soient connues.Et on ne peut s'empêcher de trouver que les noms des personnages ont ce petit quelque chose de familier qui, plutôt que de nous livrer â la gratuité de la fiction, nous ramène tout droit â la réalité.Thibault, ça ressemble assez à Trudeau, comme René Le-clerc à René Lévesque.Charles Martin à Claude Morin, comme lean Parenteau â lacques Pari-zeau ou Laurence Larrivée \u2014 c'est l'héroïne et victime de cette histoire\u2014 à Loraine Lagacé.Un ministre du gouvernement, à vrai dire son principal stratège politique, est soupçonné de fournir à Ottawa, contre rétribution, des renseignements sur la stratégie référendaire.La directrice du Bureau du Québec à Ottawa, qui est sa subalterne directe, a vent de l'affaire.Elle n'y croit pas d'abord, mais les indices se multiplient.Elle cherche la preuve, qu'elle finira par obtenir.Va-t-elle la transmettre au Premier ministre René Lcclerc, qui a une confiance absolue en son ministre et qui se méfie des intentions réelles que cachent les intri- Loraine Lagacé STRATÈGE ¦ >.Stanké gues politiciennes?Et puis, pour-ra-t-elle transmettre cette preuve avant d'être elle-même liquidée?Telle est, en quelques mots, le sujet de cette histoire politico-policière.Une histoire qui se dévore littéralement.Régler des comptes C'est qu'elle est croustillante, et il est bien légitime de chercher où qu'ils puissent se trouver les détails que nous ignorerons longtemps sur les méthodes utilisées par Ottawa pour contrer les volontés et velléités souverainistes du Parti québécois et du gouvernement qu'il a dirigé.Le problème, c'est que les lecteurs de Stratège ne sauront pas toujours où se terminent les faits et ou commence la fabulation.Tout se passe comme si.autour d'un canevas qui semble bien fondé dans la réalité, on avait voulu régler des comptes en noircissant les méchants et, tant qu'à y être, en rendant les bons encore meilleurs.Le procédé a ses limites, que tous ne verront pas.Mais tous sauront, du moins je le suppose, qu'il est assez improbable qu'on offre dix mille dollars à un homosexuel séropositif pour sodomiser Laurence Larrivée, dans l'espoir qu'elle meure du sida.Ces excès mis à part.Stratège n'est pas un roman sans qualités.On y trouve beaucoup de traits assez vifs sur les choses et les gens des milieux politiques.Par exemple: «La politique est un club de vieux garçons qui cherchent des aubaines sexuelles.» Laurence Larrivée en sait quelque chose, car elle est belle et jeune et désirable.Elle est intelligente aussi, mais elle se rend compte que cela ne lui donne pas beaucoup de pouvoir.Pas même celui de servir la cause à laquelle elle croit absolument, l'indépendance du Québec.Quand elle annonce à ses patrons de Québec les petits coups fourrés que les gens d'Ottawa leur préparent, ceux-là l'accusent d'être trop proche de l'ennemi et de vouloir les démoraliser.La psychologie politicienne de Mme Lagacé mérite certainement qu'on lise son livre, même si on hésite à croire (car on sait trop peu de choses en ces matières) aux grands complots de Washington ou d'Ottawa contre le Québec.Autre qualité, celle de l'écriture.Elle n'est pas littéraire, avec ce que cela représente de travail formel.Il s'agit plutôt d'une écriture qui se rapproche de ce qui se fait de bien dans le journalisme.Les chapitres sont bien construits, le propos est simple et clair, les dialogues ont tout le naturel qu'il faut.Surtout, l'efficacité de Stratège est servie par un rythme épous-toufiant.En plus de trois cents pages, ce qui n'est pas rien.l'auteur raconte une histoire qui commence le mercredi 28 mars et se termine le mardi 24 avril ( 1980).Il pourrait y avoir des longueurs, des digressions, des platitudes.Rien de cela: chaque chapitre de chacune des trois parties occupe dans l'ensemble du livre son espace nécessaire et suffisant.Cela est vrai dans la mesure où les lecteurs voudront jouer totalement le jeu de la fiction.Pour les raisons qu'on a vues, c'est presque impossible.Stratège appartient au genre romanesque, mais on ne sait pas dans quelle proportion.Pour le reste, c'est à la fois un traité sur les moeurs politic ques.un pamphlet pro-souverai-niste et une tranche de la biographie d'une femme que passionnent les idées et l'amour.Ses idées, on n'en veut pas.Et l'amour qu'elle a envie d'offrir, comme petite-fille, comme mère ou comme maîtresse, n'est jamais celui qu'on lui demande.Là se trouve peut-être la dimension vraiment tragique de cette histoire qui, nous dit-on, aura une suite.STRATÈGE, roman de Loraine Lagace.320 pages.Stanke.Montreal.1992.Un espace de liberté qui permet au lecteur de s'amuser, de rêver SUITE DE LA PACE B1 curiosité.Finalement il n'en peut plus d'être prisonnier, il s'évade.LA PRUSSE \u2014 Chez le frère religieux.Bartholomé, à qui il dicte son récit, il n'est pas prisonnier vraiment.LOUIS LEFEBVRE \u2014 Il pourrait se sauver, mais il devrait se cacher.On soupçonne que dans le fond il pourrait rejoindre les Gitans, car il y a entre lui et eux un lien qui reste peut-être un peu mystérieux à travers tout le roman, mais dans la note du traducteur, à la fin, on apprend que le manuscrit de Bartholomé a été retrouve chez les Gitans.Peut-être en quittant a-t-il été protégé par ces derniers.\u2014 Mais sa culture est peut-être plus proche de celle des Espagnols.\u2014 C'est quelqu'un qui a une culture dite primitive et qui se retrouve dans un milieu très Renaissance.Étobcian a fréquenté Don Herman, un esprit curieux, et il se dit qu'il est devenu une moitié d'humaniste.Il y a quelque chose qui fait de lui, malgré ses origines, un peu un homme de la Renaissance, var lui aussi est curieux de tout.\u2014 Curieux de tout, mais sentant très bien que ce monde-là ne sera jamais le sien.Dans les textes qu'on lui lit, il rejette tout ce qui est abstrait, parce que ça l'ennuie.-w g« Louis Lefevre parle d'Étobeian, personnage principal de son roman Guanahani \u2014 Par exemple, il compare Dante et Boccacc.À propos de Dante, il se dit que brailler pendant trente ans, ça n'a pas de sens.Mais Boccace et ses histoires de maris qui trompent leur femme, il comprend ça.\u2014 // aime mieux rire que pleurer.Et il aime mieux rire que réfléchir.\u2014 Oui, mais il est complètement libre, lui! Il n'a aucun préjugé.Il demande qu'on lui raconte les plus beaux contes de l'Occident européen.Tout comme il était libre chez lui de dire que tel conte l'intéressait et tel autre pas.et que les chamancs étaient des menteurs, de même il fait un libre choix parmi les contes et les mythes du continent dans lequel il se trouve.\u2014 D'où vient son agressivité, vers la fin ?Il menace de tuer son scribe.\u2014 |e l'ai voulue par souci de progression dramatique.L'histoire que raconte Atobeian.ce n'est qu'un arrière-plan.Ce qui m'intéressait, c'était de modifier progressivement le rapport d'Ato-beian avec son scribe, parce que ce scribe est du même peuple que celui qui a causé la tragédie antillaise.Pourquoi, se demande Atobcian, Fray Bartholomé est-il intéresse à ce que je dis?Il est intéressé parce qu'en comprenant comment je fonctionne, il pourra mieux me voler ma mémoire.Et le peu de gens de mon peuple qui restent, sur les autres iles.s'ils n'ont |ias été massacres physiquement, vont être changés.Ils vont perdre leur âme parce que moi j'aurai raconte ça à cet homme-là.Témoigner parce qu'il nous est arrivé quelque chose d'horrible, parce que le peuple d'où l'on vient a disparu, c'est à la fois une tentation et un piège.Et c'est cette tension-là sur laquelle j'ai voulu jouer tout au long du roman.\u2014 Atobeian n'a pas appris à lire.Il ne peut donc pas verifier le travail de Bartholomé.\u2014 Mais malgré ses préjugés évidents de prêtre du XVIe siècle, il est peut-être de bonne foi.La preuve qu'il transcrit honnêtement, c'est que nous avons ce texte-là! \u2014 Bien sur! C'est quand même troublant, ce recours à la violence.Days le premier roman, violence u'Evangelos contre la jeune esclave noire qu'il désire, violence encore d'Atobeian contre son scribe.Il y a entre les deux livres de nombreux rapports.\u2014 Vous me faites voir des parallèles que je n'avais pas vus.\u2014 Êvangèlos racontait lui aussi sa propre histoire.Il se confie aux mots, qui ont été la cause de son malheur, en le rendant inapte à comprendre les humains.Il guérit le mal par le mal.Atobeian.par contre, ne peut pas écrire.\u2014 Supposons que vous venez d'un peuple qui avait la parole, mais pas l'écriture.Votre peuple disparu, la parole ne sert plus strictement à rien, puisqu'il faut à la parole une oreille.Mais si les mots sont écrits, ils peuvent être récupères un jour par un lecteur.Il y a autre chose.Des tas de gens font des journaux intimes, qui ne sont donc pas faits pour être lus.Cette activité de se confier à des mots écrits, plutôt qu'à des paroles, a en soi la valeur d'aller chercher des choses qu'on ignorait au départ, par le geste même d'écrire.La parole est trop rapide, tandis que l'écriture empêche la pensée de fonctionner à ce rythme qui permet de cacher plein de choses.\u2014 Une oeuvre comme la vôtre pose le problème de la vérité ethnographique.\u2014 l'aurais pu baser mes textes de façon plu* serrée sur la réalite ethnologiq te.Mais j'ai voulu écrire une histoire, il y a un an e{ demi, et j'ai fait tellement de re» cherches qu'elle est morte sous le poids de toute cette réalité qui d'ailleurs m'ennuyait à mourir.Si je fais de la fiction, je me donne tous les droits, avec quand mémo un minimum de respect pour les gens.|e ne crois pas qu'un Ara: wak serait forcément insulté de ce que j'ai écrit.Et j'aime inventer des contes.Le mythe de l'origine des Arawaks.je ne sais pas quel il est.\u2014 // s'agit d'avoir une sensibilité aiguisée, plutôt qu'une connaissance rigoureusement scientifique.\u2014 On ne peut pas reconstituer une époque comme celle-là.Même quand on essaie, en lisant 4000 livres avant, sauf qu'on s'est tape ces 4000 livres et qu'on s'est peut-être emmêlé dans ses fiches, comme certains auteurs l'ont fait.\u2014 Bâtir un univers coherent.Que ce soit à partir de faits ou d'intuitions vous importe peu.\u2022\u2014C'est ça.Quitte à les vérifier, ces intuitions, par des lectures, mais postérieures.\u2014 Dan* cet espace de liberté, le lecteur peut s'amuser, rêver.\u2014 Exactement.|e peux mettre mot pour mot tous les détails ethnologiques dans une scène, et ce que vous recréerez dans votre tête, comme lecteur, pourra être extrêmement différent. B8 LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 11 OCTOBRE 1992 ¦ La Presse a le plaisir d'offrir en exclusivité à ses lecteurs des extraits de la biographie de Louis Laberge intitulée Le syndicalistic, c'est ma vie.Publié aux Editions Québec-Amérique, ce livre écrit par le journaliste Louis Fournier raconte la vie mouvementée et passionnante du leader ouvrier le plus connu et le plus populaire au Québec.Les extraits choisis nous présentent l'homme, le père et un conseiller municipal turbulent.rrrendre un p'til coup, c'est \"m* agréable.» Il est de notoriété publique que Ti-Louis a pris un coup solide dans sa vie.«Un gars qui en a pris autant que moi sait de quoi il parle.», dit-il mi-figue mi-raisin.rouge, comme la couleur de son vin préféré.Il a dû.à l'occasion, mettre de l'eau dans son Mouton Cadet.Il a toujours eu un petit bar dans son bureau à la FTQ.Pendant longtemps il fut un adepte du chaser, comme disent les Anglais, du verre qu'on prend pour en faire descendre un autre.Il s'est spécialise dans la technique «un cognac, une bière»: le cognac Rémi Martin VSOP, qu'il a remplace par du Gaston De Lagrange, et la bière O'Keefe portant l'étiquette de fabrication syndicale, bien sur.Il ne détestait pas non plus le gin ni le Bloody Mary.Quand il a cesse de boire du cognac, il est passé au vin rouge et a finalement opté pour le Mouton Cadet.Ses grands amis qui ont pris un coup assez fort avec lui, lacques Brûlé et lean l.avallêe.n'hésitent pas à dire que «Louis pouvait accoter et même coucher tout le monde».Mais le stress et la fatigue accumulée aidant, «il en a aussi paye le prix en allant parfois trop loin », constate Brûlé.Fcrnand Daoust dit avec circonspection: «Louis s'est parfois laisse aller: l'enthousiasme du moment, les amis, la pression.» lusqu'à ce qu'il soit obligé de se mettre temporairement au regime sec durant sa dernière année à la présidence de la FTQ.«Ça ne me fera sans doute pas vivre plus longtemps, mais le temps va me paraître plus long», avait-il trouvé le moyen de plaisanter.Lavallée, qui fut un bon buveur de cognac, dit que Laberge a dû à l'occasion mettre la pédale douce: «À quelques reprises, à partir du début des années 70, ses chums du bureau de direc-tion de la FTQ lui ont dit, très franchement, de modérer ses transports.Et même que ça ne pouvait plus continuer comme ça.Et il a réellement fait des efforts.Mais je reste persuadé qui si Louis n'avait pas pris un coup, il ne se serait pas rendu aussi haut dans le mouvement syndical.Mais oui! Comme pour beaucoup de leaders syndicaux, prendre un verre avec ton monde, ça t'aide à faire ton travail et à régler des problèmes.Les gens te parlent davantage.C'est sans doute de valeur, mais c'est souvent comme ça.Prends Marcel Pépin à la CSN: il ne donnait passa place lui non plus.» Qu'en pense Laberge?«Mon comité préféré à la FTQ est le comité sur l'alcoolisme et les autres toxicomanies.En janvier 1992, j'ai réduit radicalement ma consommation afin de perdre du poids, a la suite d'un pari avec certains de mes amis qui ont décidé de relever le même défi.C'est une gageure pour six mois.Après on verra.» Un gambler comme Laberge ne pouvait pas résister à un tel pari.Car Ti-Louis est un joueur et un parieur.Non seulement possèdc-t-il dans son sous-sol une table de billard et une belle machine à boules, mais c'est un joueur de cartes passionné et un amateur de blackjack dans les casinos.Fort heureusement, ce n'est pas un joueur invétéré et complusif : il joue pour se détendre et s'amuser avec ses amis.Parmi ses partenaires de cartes, outre sa femme Lucille et son fils Michel, il y a notamment deux «Italiens», l'ingé-nieur-patron Antonio Accurso et le syndicaliste Alphonse De Césaré, ainsi qu'un Libanais, un Tchèque et un Polonais.« Une petite Société des Nations et tous de bons Québécois», dit-il.De Césaré raconte: «On passe moins souvent qu'autrefois des nuits blanches.Dans le temps, on se donnait rendez-vous chez Louis une fois par mois, le vendredi soir à huit heures, et on se quittait le lendemain matin vers huit heures.On a du plaisir et on relaxe, avec la vie trépidante qu'on mène.On joue en prenant une bouchée, on boit un verre, puis du café aux petites heures du matin.On joue au poker, au bluff, au blackjack \u2014aussi appelé le vingt-et-un.Louis est un bon gambler mais il n'abuse pas des gageures.N'empêche qu'une fois, au blackjack, il y avait une sacrée mise sur la table.Pour les dettes de jeu.on s'écrit de petits billets puis on se règle ça ensuite par chèque.» Selon Accurso, «Louis sait comment jouer au jeu de la vie, qui inclut les cartes.Il a du caractère: si tu lui passes un bluff, il va t'en passer un.C'est un bon comédien: ses airs, ses mimiques.L'ambiance est décontractée, on discute en jouant et Louis est plein d'esprit.On a beaucoup de plaisir.Ça finit normalement quand il commence à faire clair.» D'après De Césaré et Accurso, Laberge a un tempérament de gagnant, mais ce n'est pas un mauvais perdant.C'est ce qu'affirme aussi sa femme Lucille, qui se qualifie de mauvaise perdante.Selon son compère Jacques Brûlé, «une fois on a dû jouer pendant des heures au '500' jusqu'à ce qu'il gagne! Mais il n'est pas rancunier.» Laberge tranche: «l'aime jouer même si je perds.et c'est pareil au casino où je ne joue qu'au blackjack : j'y vais avec un certain montant, je sais que je vais généralement perdre, mais j'ai du plaisir à jouer pendant trois jours d'affilée.» Il a joué notamment a Las Vegas \u2014où se tiennent souvent des congrès syndicaux américains\u2014, a Atlantic City, à Monte-Carlo en France et a Aruba, une ile des Antilles néerlandaises.Il conclut: «l'aime vraiment jouer aux cartes, je ne connais rien de plus relaxant au monde.René Lévesque m'a deja dit la même chose.Je regretterai toujours de n'avoir pas eu la chance de jouer une bonne partie de poker avec Ren CUIRASSE EN PERIL (16 ans) Dolby Stereo 1:30 - 3:30 - 5:30 - 7:30 - 9:30_ CONFESSIONS D UN DARJO (G) 1:40«3:25-S.15-7:15-9:15_ LE DERNIER DES MOHICANS (13 ans) Dolby Stereo 1:45 ¦ 4:15 \u2022 7:10 ¦ 9:25_ GLENGARRY GLEN ROSS (13 ans) Dolby Stereo (v.française) 1 30 - 3:30 \u2022 5 30 \u2022 7 30 \u2022 9 30 LE CÔTÉ OBSCUR DU COEUR (13 ans) Dolby Stereo (sous-titres français) 1:30 - 4.00 - 7:00 - 9:30 BROSSARD 849-film Mail Champlain \u2022 6600.boul.Taschereau GLENGARRY GLEN ROSS (13 ans) Dolby Stereo (v.française) Sam.et Dim : 1:45 \u2022 4:15 \u2022 7:10 - 9:30 Sem : 7:10-9:30_ MR BASEBALL (G) Sam.et Dim.: 1:35 \u2022 4:00 - 7:00 - 9:25 Se m.\u2022 700-9:25_ LE DERNIER DES MOHICANS (13 ans) Dolby Stereo Sam.et Dim.: 2:00 \u2022 4:30 \u2022 7:05 \u2022 9:30 Sem: 7:05-9:30 CARREFOUR LAVAL ,L 2330.bour.Le Carrefour 849-FILM APRES L AMOUR (13 ana) Dolby Stereo 2:00 - 5:10 - 7:20 - 9:30_ LA BELLE HISTOIRE (G) Dolby Stéréo 1:30-5 00-8:30_ KRAPATCHOUK(G) 1 30-3:30-5:30-7:30-9:30_ SIMPLE MORTEL (13 ans) 1:45 - 3 45 - 5:45 \u2022 7:45-9:45 COMMODORE 334-8560 5780.boul.Gouin ouest OBSESSION FATALE (16 ans) 2eme film: CONTRE ATTAQUE 7:00 COTE-DES-NEIGES 6700.Côte des-Nciqcs 849-FILM GLENGARRY GLEN ROSS (13 ans) Dolby Stereo (v.anglaise) Sam.et Dim.: 200 - 4:15 \u2022 7:10 \u2022 9:25 Sem.: 7:10-9:25_ HUSBANDS AND WIVES (G) Dolby Stereo Sam.et Dim.: 2:00 \u2022 4:30 \u2022 7:05 \u2022 9.30 Se m.: 7:05 - 9 30_ THE LAST OF THE MOHICANS (G) Dolby Stereo Sam.et Dim.: 1:35 \u2022 4:10 \u2022 7:10 \u2022 9:25 Som.: 7:10 \u2022 9:25____ MR BASEBALL (G) Dolby Stereo Sam et Dim.: 1.50 \u2022 4:10 \u2022 7:00 \u2022 9:20 Som 7 00 \u2022 9 20_ HERO (G) Dolby Stereo Sam ct Dim.: 1:40 \u2022 4:20 \u2022 7:05 \u2022 940 Som : 7-05 \u2022 9 40_ MR SATURDAY NIGHT (G) Dolby Stereo Sam.et Dim.: 1:50 \u2022 4:25 \u2022 7:00 \u2022 9:35 Som 7:00-9 35_ SNEAKERS (G> Dolby Stereo Sam.el Dim : 110- 4:20 \u2022 7:00 \u2022 9:30 Sem : 7.00-9.30 CREMAZIE 849-film 8610.rue St-Denis REQUIEM POUR UN BEAU SANS COEUR (16 ans) Dolby Stereo Sam.et Sem.: 7:05 \u2022 9:10 Dim.: 2:00 \u2022 4:30 \u2022 7:05-9:10 DECARIE 849-FILM Décarie, sud de Jean-Talon HERO (g) Dolby Stéréo Dim.: 1:45-4:15 -7 05-9:30 Sam.et Sem.: 7:05 \u2022 9:30 SNEAKERS(g) Sam.et Dim.: 1.45 \u2022 4:15 \u2022 7:00 Sem : 7 00 - 9:35 9:35 SNEAKERS(g) Sam et Sem \u2022 7 00 Dim : 1:30 \u2022 7 00 HERO (g) Dolby Stereo Sam.et Dim.: 1:35 \u2022 4:15 Sem : 7 00 - 9.30 7 00- 9 30 CONFESSIONS D UN BARJO (G) Dolby Stereo Sam.el Dim : 1 40 - 3:35 \u2022 5:20 \u2022 7:15 - 9:15 Sem : 7 IS -915_ THE LAST OF THE MOHICANS (13 ans) Sam et Dim.: 140 \u2022 7 IS Sem: 7:15_ MR SATURDAY NIGHT (G) Sam et Dim : A 05 - 9 30 Sem \u2022 9:30_ APRES L AMOUR (13 ans) Dolby Stereo Sam.et Dim.: 1:45 \u2022 4.00 \u2022 7:00 - 9:20 Sem.: 7 00 - 9 20_ LA BELLE HISTOIRE (G) Dolby Stereo Sam.el Dim.: 1:30 - 5 00 - 8:30 Sem.: 8:30 THE LAST OF THE MOHICANS (13 ans) Sam.et Sem.: 9:35 Dim 4 00-9:35 EGYPTIEN 849-film .flP (T\\ I 1455.rue Peel */ W SNEAKERS (G) Dolby Stereo Sam.et Sem.: 4:45 \u2022 7:15 \u2022 9:40 Dim : 1:30 -4:15 -7:00 -9:30 Exc les 5 el 8 octobre : 4:45 \u2022 9:40 THE LAST OF THE MOHICANS (13 ans) Dolby Stereo S*m ct Sem.4:45 - 7:00 \u2022 9:35 Dim.2 00 -4:30 -7:00- 9:35_ MR SATURDAY NIGHT (G) Dolby Stereo Sam.et Sem.: 4:45 \u2022 7:05 \u2022 9:30 Dim: 1:45.4:25-7:00-9:30 CENTRE-VILLEft 849-film (J\\ ,L ( ( ! c FAUBOURG 849-filmYT^ V 2001.UnlversHéOTrb-'McGil.W 0| | ^VoucsL rue StScathe.*nc W & WIND(G) 3:00-9:00 LUNE DE MIEL A VEGAS (G) Sam et Dim.: 1:00- 7 00 Sem 7 00 LEOLO(13nns) Sam, el Dim.: 1.00 - 7 00 Sem : 7:00 BASIC INSTINCT (18 ans) (v.anglaise) 3:30-9:20_ LE SANG DES INNOCENTS (16 ans) Sam.et Dim.: 1 05 - 3 25 \u2022 7.05 \u2022 9:25 Sem.: 3:25 - 7 05 - 9 25_ A BRIEF HISTORY OF TIME (G) Sam.et Oim.: 1:05 \u2022 3:05 - 5:05 - 7:05 - 9:05 Sem.3:05 -5:05 - 7 0S -9:05_ EL LADO OSCURE DEL CORAZON THE DARK SIDE OF THE HEART (13 ans) (sous-titres anglais) Sam.et Dim.: 1:05 - 3:40 - 7 00 - 9.30 Sem: 3:40 - 7 00 - 9:30_ SNEAKERS(G) Sam.ot Dim.: 1.05 - 3:35 \u2022 7:00 - 9:30 Sem.: 3:35 - 7:00 - 9:30_ MR BASEBALL (G) Samel Dim.: 1:00 \u2022 3:20 \u2022 7:10 \u2022 9:25 Sem: 3:20-7:10-9:25_ CELIBATAIRES (G) Dolby Stereo Sam.et Dim.: 1:00 - 3:05 \u2022 5:10 \u2022 7:15 \u2022 9.25 Sem: 3 OS-5:10- 7:15-9 25_ JEUNE FEMME CHERCHE COLOCATAIRE (16 ans) Sam.et Dim.: 1:10 \u2022 3:25 \u2022 7:05 \u2022 9:20 Sem: 3:25-7:05-9:20 LE DAUPHIN 849-FILM (TV 2396 est.rue Beaubien \\3y BETTY (13 ans) Sam.et Sem.: 7:00 \u2022 9:30 Dim 2 00 - 4 30 - 7 00 - 9:30 LE VOYAGE (G) Dolby Stereo Sam.et Sem.: 8:00 Dim.: 2:15-5:00 -8:00 HUSBANDS AND WIVES (G) Dolby Stereo THX 2:00-4 30-7:00-9:15 Exc le 14 octobre: 2:00 - 4:30 - 9:30_ GLENGARRY GLEN ROSS (v anglaise) (13 ans) Dolby Stereo THX 1:30-3 30- S 30 \u2022 7 30 - 9.35_ HERO (G) Dolby Stereo 1 45-4:15-7:00-9:30__ MR BASEBALL (G) Dolby Stereo 2 15-4 45-7:10-9:20 LANGELIER ,t Carrefour Lanqelier '255-5551 V> JEUNE FEMME CHERCHE COLOCATAIRE (16 ans) Oolby Stereo Sam.Dim.et Lun : 3 20 \u2022 9:15 Ven .Mar.Mer.ct Jeu.: 9:15 Couche tard : Ven.et Sam : 11 25_ LE SANG DES INNOCENTS ( 16 ans) Dolby Stereo Sam.Dim.et Lun.: 1:05 \u2022 7:00 Ven.Mar.Mer.ot Jeu.: 7:00 MR SATURDAY NIGHT (G) Dolby Stéréo Sam.Dim.et Lun.: 1:15 \u2022 3:35 - 7:05 \u2022 9:25 Ven.Mar.Mer.et Jeu.: 7:05 \u2022 9:25 Couche tard : Von, ct Sam.: 11.40_ CELIBATAIRES (G) Dolby Stereo Sam.Dim.et Lun.: 1:10 - 3:10 \u2022 5:10 \u2022 7:10 - 9:10 Ven.Mar.Mer.et Jeu.: 7:10 \u2022 9:10 Couche lard : Ven.ct Sam.: 11:10_ HERO (G) Dolby Stereo Sam.Dim.ot Lun.: 1:15-3:40 \u2022 7:00 \u2022 9:20 Ven.Mar.Mer.et Jeu.: 7:00 \u2022 9:20 Couche tard : Ven ct Sam.: 11:40 LE DERNIER DES MOHICANS (13 ans) Dolby Stereo Sam .Dim.et Lun.: 1:00-3.05 - 5:10 \u2022 7:15 - 9:30 Ven.Mar.Mer.et Jeu.: 7:15 \u2022 9:30 Couche tard : Ven ct Sam.: 11 35_ CUIRASSE EN PERIL (16 ans) Dolby Stéréo Sam.Dim.et Mar.: 1:00 - 3.00 \u2022 5.00 - 7.00 \u2022 9O0 Ven.Mar.Mer.et Jeu.: 7:00 - 9:00 Couche tard : Ven.ct Sam.: 11:00 CUIRASSE EN PERIL (16 ans) Dolby Stéréo Sem.: 7:20 \u2022 9:25 Sam.: 2:00 \u2022 7:20 \u2022 9:25 Dim.: 2:00-4:10-7:20-9.25_ LE DERNIER DES MOHICANS (13 ans) Sem.: 7:00 - 9:10 Sam.: 1:40-7:00-9:10 Dim.: 1:40-3:50-7:00-9:10 LONGUEUIL 849-film m ,L Pince Lonqueuil \u2022 825 o .rue Sl-Charlcs VIV CUIRASSE EN PERIL (16 ans) Sem 7:00-9:20 Sam.: 2:00- 7:00-9:20 Dim 2 00-4:30-700-9:20 LE SANG DES INNOCENTS (16 ans) Sam.et Sem.: 9:15 Dim : 4:20 \u2022 9:15_ CELIBATAIRES (G) Sem.: 7.05 Sam.: 2:05 \u2022 7 05 Dim.: 2 05-705 NOUVEL ELYSEE 288-1857 35.rue Milton (aoqle Clark, une rue au nord o> Sherbroofct ill: LA VIE SUR UN FIL Ven.Sam.et 01m.: 12:00 \u2022 9:30 Lun.au Mercredi : 2:15 \u2022 9:00_ BASIC INSTINCT (18 ans) (v.française) Ven.Sam.et Dim.: 2.15 \u2022 700 Lundi au Mercredi : 4:30_ LA FEMME DE L EPICIER Ven.Sam.el Dim.: 7:15 Lundi ct Mardi: 1:45 - 7 40 Mer : 12 30 \u2022 7 00 MAUVAIS SANG Ven.Sam, et Dim.: 12:30 \u2022 930 __ LA BELLE NOISEUSE (G) Ven.Sam, et Dim : 3:00_ LA MORT VOUS VA SI BIEN (G) Ven .Sam ct Oim.: 4:45 Lundi.Mardi, et Mercredi 12:15 \u2022 7 00_ BEING AT HOME WITH CLAUDE (13 ans) Lun.cl Mar.: 12:00 \u2022 3:45 - 9 45 Mer 7 00 MYSTERY TRAIN (v.o.sous-titres Irançais) Lundi et Mardi.5:30 Mercredi 2:45 \u2022 9:15 PLACE ALEXIS NIHON (T\\ ,t Metro Atwater 849-FILM \\& ^ THE LAST OF THE MOHICANS (13 ans) Dolby Stéréo 1:30 - 4:00 - 7:00 - 9:15_ MR SATURDAY NIGHT (G) Dolby Stereo 1:45-4:15-7:00-9:30_ SNEAKERS (G) Dolby Stereo 1:30-4:15- 7:00-9:30 POINTE-CLAIRE 849-film A 6361.Trans-Canadienne 0/ \\J* MR BASEBALL (G) Dolby Stéréo Sam.et Dim.: 2:15 \u2022 4:40 - 7:00 \u2022 9:40 Sem 7 00 - 9 40_ HUSBANDS AND WIVES (G) Dolby Stereo Sam.et Dim.: 2:00 \u2022 4:25 \u2022 7:00 \u2022 9:15 Sem : 7:00-9 15_ THE LAST OF THE MOHICANS (13 ans) Dolby Stereo Sam et Dim.: 1:50 \u2022 4:15 \u2022 7:00 \u2022 9:20 Sem.: 7:00 - 9 20_ SNEAKERS (G) Dolby Stereo Sam.et Dim.: 1:40 \u2022 4:15 \u2022 7:00 \u2022 9:35 Sem.7 00-9.35_ HERO (G) Dolby Stereo Sam.et Dim.: 2:00 \u2022 4:30 - 7:00 \u2022 9:30 Sem.: 7:00 - 9:30_ MR SATURDAY NIGHT (G) Dolby Stéréo Sam.et Dim.: 1:35 \u2022 4:10 - 7:00 \u2022 9:30 Sem.: 7:00 \u2022 9:30 GLENGARRY GLEN ROSS.UN FILM DE JAMES FOLEY ta mm riri imi AlllANt.t simple morteE avec PHIl.IPPl VOLTEK 41 i IANI » V IV 41 II Ml HERO , version originale lOLlMBU PICTURES Y anglaise c \u2022 .- » « , LOUEZ UN CINÉMA POUR VOS ASSEMBLÉES.TÉLÉPHONEZ AU (514) 374-7440 T7 a \u2022 * j ÏVi ' \u2022 \u2022* Votre soiree de television JEUX DE GUERRE Paradis 15 h 15.19 h.LICUE (UNE) EN JUPONS Paradis 16 h 30.21 h 15 MADAME LA BOLDUC Cinema Parallèle 19 h.MORT (LA) VOUS VA SI BIEN Paradis 17 h 45.92 THE LEGENDARY LA ROSE NOIREpci- nema ONF 19 h.NIGHT ON EARTH Rlalto: 17 h.PINOCCHIO Cinéma de Paris 12 h 50 0UE LA FETE COMMENCE Oulmetoscope 21 h 15.REINE (LA) DU TROTTOIR Cinema ONF: 17 h.RETOUR (LE) DE BATMAN Paradis 13 h 05.19 h 45 SEPTIEME (LE) SCEAU Oulmetoscope 19 h 30 SIBÉRIADE Oulmetoscope: 16 h 30 SONGE (LE) DU DIABLE Cinema Parallèle 21 h SWORDSMAN 11 Cinema ONF 15 h.21 h .THE TENANT Cinema dt Paris 21 h 30 TIRELIRE Paradis 13 h 10.15 h.17 h.WHERE ANGELS FEAR TO TREAD Cinema de Paris 19 h CONFESSIONS EBKiSF D'UN -B^^ BROCHET jL^lf^fV^J bohCr!nger BERRI ICARREFOUR UVAL\"*™* ! G ¦ OUVERT LE DIMANCHE DÈS 17 H 1 TABLE D'HÔTE 15,95 $ ET ?yjl^ MAISONNEUVE OUEST 849-633J Deux \"Prajevitiiens\" égarés dans Paris, sans argent ni passeport.Ils prétendent venir de Prajevitza, un pays qui ne figure sur aucune carte.?'Une savoureuse satire de l'Europe des nouvelles frontières qui vient de remporter trois récompenses à Karlovy Vary dont le Grand Prix et le Prix de la Critique.\" « 1 G .â s'il GUY MON - Luc Perreault, LA PRESSE ANGELA MOUNA - PI0TR ZAITCHENK0 écrit et réaCsè pan brique Gabriel LIPSCHUTZ DESJARDINS ^film BASIL AIRE 1 * 9 prima film IFAMOUS PLAYERS 3 \"i CES HORAIRES COUVRENT LA PÉRIODE DU 11 AU 15 OCTOBRE .16 PARISIEN 48DSte-Calherineo.866-3856 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 .' 1492.S3 FRAN Je __ JEU DE Un VIA: .anglais© i m ¦H ; VERSAILLES RIVE QAUCHE (13.) 1:10-2 50-4 2S6 C6-7 40-9 25 INDOCHINE (Q) OOLBv 1 0O4 304 00 LE PETIT PRINCE A DIT (O) 12 302 45-5 0O7 15-9 M I.P.S.(Q) OOLBY 1 30-4 OG-6 309 00 UN COEUR EN HIVER (Q) ^2 302 *0-* 55-7 10-9 X 1492 (13 + ) (V.F.) OOLBv 12 15-3 15-6 15-9 15 DOCTEUR PETIOT (13-f) 12 45-2 55-5 1 07 25-935 INFO-FILM mil EN VENTE DANS TOUS NOS CINÉMAS IMPéRIRL THX 1430 «neury mm 11 Wmm&AFÇœœ 697-8095^ 1492 (13 + ) 70MM CXXBv 12 15 3 15-6 '5-9 15 PRIRŒ 698Sle-Calherineo.866-6991 & UNDER SIEGE (16 + ) OOtB* 12202 4^5 007 15-9 35 MIGHTY DUCK8 (G) DOcBv 12 102 25-4 45 7 0O9 15 RAMPAGE (16 + ) OOLBv 12 20-3 0O5 15-7 2O9 30m*er«M2 203 009 30 INNOCENT BLOOD (16 4 ) OOiBr 1 0O-3 454 45 9 20 UNFORGIVEN (13 + ) OOlBy '2 303 15-6 1O9 00 CAPTAIN RON (G) DOlBv 12 15-2 20-4 40-7 00-9 15 Loeujs 954 Sle-Catherine o.861*7437 ittlt mm SCHOOL TIES (G) OOlB* 12 15-2 304 45-7 05-9 X WHISPERS IN THE DARK (18 4 ) OOLfiv 12 302 50-5 10-7 20-9 35 r*J* 12 30-2 50-5 109 35 BOB ROBERTS (G) OOLBv 12 '0 2 20-4 35-7 0O9 20 ENCHANTED APRIL (Q) OOLBv 1 15-3 15-5 15-7 15-915 m«*o«Oi 1 15-3 15-5 15-9 45 STRANGER AMONG US (G) OCtB* 12 25-2 40-5 00-7 25-9 4o| CENTRE 6AT0N 705 Ste-Catherine o.985-5730 év SINGLES (G) OOLBv 12 202 30-4 45-7 00-9 15 JEUX OE PUISSANCE (Q) OOlBv i2 30-2 40-4 50-7 05-9 20 CIMETIERE VIVANT 2(16 + ) OOLBv Tout son 9 15 SISTER ACT (Q) OOLBV 12 15-2 30-4 40-6 55 mart* 2 30-4 40-6 55 i+j .¦ \u2022 ¦ ¦ ¦ \\: \\ .EN VERSION FRAN ÇA I S E v ¦¦ I D'EfcMFAfcMTS UN FILIV1 DE GIANNI AMELIO Pour participer: Remplissez le coupon publié dans La Presse du 10 au 16 octobre 1992 inclusivement et retournez-ie a i adresse .nd-quee avant le 19 octobre 1992.Les fac-similés de coupons de participation faits à la mam seront acceptes La valeur des pnx est d'environ 2 400.00$ Le tirage aura lieu a midi le mardi 20 octobre 1992 et 200 gagnants recevront par la poste un laissez-passer double Le texto des règlements relatifs a ce concours est disponible cnez MaKaMm Distribution Concours LE VOLEUR D ENFANTS as Maloftm Ostn&uton.i?07 rue St-Anore.4e étage.Montréal (Quebec) H2L 358 Nom_ Adresse_App.Ville_ Code postal ._ Tél.CHÉRIE J'AI GONFLÉ LE BÉBÉ Chateauguay Sam.dim.lun , mar : 15 h 15.15 h 15.17 h 15.Laval (Gi Sam .dim., lun : 13 h.15 h.17 h.CIEN NINOS ESPERANDO UN TREN Musée des Heaux-Arts de Montréal (Auditorium Maxwell-Cummlngs, 1379, Sherbrooke o.) 16 h.CIMETIERE VIVANT Centre Eaton (3): 21 h 15 Cinéma Terrebonne (11.Du ven au mar : 13 h 15.15 h 15.17 h 15.19 h 15.21 h 15; mere., jeu .19 h 15.21 h 15 DEr-nier spectacle ven.sam : 23 h 15 Imperial (3.Jollettel 19 h 20.21 h 20; sam.dim., lun.: 13 h 20.15 h 20.17 h 20.19 h 20.21 h 20 Laval (12): 19 h 30.21 h 40; sam.dim .lun : 15 h.17 h 10.19 h 30.21 h 40 Dernier spectacle ven.sam : ?3 h 50 Omega (3.Longueull) 21 h 30 Plaza Repentlgny (5): 19 h 05.sam.dim .lun : 13 h 05.17 h 05.19 h 05 Rex (St-Jérôme) Pour horaire.438-0133.Versailles (4! 19 h 25.21 h 30; sam.dim .lun : 15 h 10.17 h 20.19 h 25.21 h 30.Dernier spectacle ven .sam: 23 h 40.COEUR (UN) EN HIVER Laval (6).19 h 10.21 h 20 Oemier spectacle ven .sam minuit Parisien (5): 12 h 30.14 h 40.16 h 55.19 h 10.21 h 30 Dernier spectacle ven.sam.: 23 h 45 Plaza Repentlgny (6): 21 h 05; sam.dim.lun.: 15 h 05.21 h 05.CONFESSIONS D'UN BARJO Berrl (2) 13 h 40.15 h 25.17 h 15.19 h 15.21 h 15.Carrefour lavai (3): 19 h1 5.21 h 15.sam.dim 13 h 40.15 h3 5.17 h 20.19 h 15.21 h 15.CONTRE ATTA0UE Commodore (Cartlervllle): des 19 h.CÔTÉ (LE) OBSCUR DU COEUR Berrl (S): 13 h 30.16 h.19 h.21 h 30 CUIRASSE EN PÉRIL Berrl (1): 13 h 30.15 h 30.17 h 30.19 h 30.21 h 30.Capitol (St-Jean).Sam.et tous les soirs 19 h 15.21 h 15; dim 13 h 15.15 h 15.19 h 15.21 h 15.Carrefour du Nord (St-Jerbme) Pour horaire.436-5944 Cinema Jollette (1).Sam.et tous les soirs 19 h.21 h 30; dim.: 13 h 30.16 h.19 h.21 h 30.Cinema Langeller (6).Sam., dim., mar.: 13 h.15 h.17 h.19 h.21 h; ven.mar, mere., jeu : 19 h.21 h.Dernier spectacle ven.sam : 23 h Cinema Terrebonne (6) Du ven.au mar.: 13 h 05.15 h 10.17 h 10.19 h 15.21 h 20; mere., jeu.19 h1 5.21 h 20.Dernier spectacle ven.sam.23 h 20.Laval 2000 (1): 19 h 20.21 h 25: sam : 14 h.19 h 20.21 h 25.dim : 14 h.16 h 10.19 h 20.21 h 25.Longueull (1) 19 h.21 h 20; sam : 14 h.19 h.21 h 20; dim : 14 h.16 h 30.19 h.21 h 20 Plaza Repentlgny (2): 19 h 10.21 h 10; sam.dim .lun .13 h 10.15 h 10.17 h 10.19 h 10.21 h 10.St-Baslle (3): 19 h 10.21 h 10: sam.dim., lun.: 13 h 10.15 h 10.17 h 10,19 h 10.21 h 10.CUTTING EDGE Famous 8 (3).Sam., dim., lun.: 13 h.DERNIER (LE) DES MOHICANS Berrl (3): 13 h 45.16 h 15.19 h 10.21 h 25.Boite a films (2.St-Jean) Sam et tous les soirs: 19 h.21 h 15: dim.: 13 h.15 h 15.19 h.21 h 15 Brassard (3): 19 h 05.21 h 30; sam.dim.: 14 h.16 h 30.19 h 05.21 h 30 Carrefour du Nord (St-Jerome) Pour horaire.436-5944 Cinema Jollette (3).Sam.et tous les soirs: 19 h.21 h 30; dim : 13 h 30.16 h.19 h.21 h 30; lundi, aucune representation.Cinéma Langeller (5) Sam., dim., lun.: 13 h.15 h 05.17 h 10.19 h 15.21 h 30.ven.mar., mere., jeu.: 19 h1 5.21 h 30.Dernier spectacle ven .sam.: 23 h 35 Cinema Terrebonne (7) Du ven.au mar : 13 h.15 h 05.17 h 10.19 h 20.21 h 30: mere., jeu.: 19 h.21 h 15.Dernier spectacle ven.sam.: 23 h 35.Dorval (4): 18 h 45.21 h 15; sam.dim., lun.: 13 h 45.16 h 15.18 h 45.21 h 15.DOCTEUR PETIOT Parisien (7).12 h 45.14 h 55.17 h 10.19 h 25.21 h 35.Dernier spectacle ven.sam.: 23 h 40.EL LADO OSCURO DEL CORAZON (THE DARK SIDE OF THE HEART) Clneplex Centre-Vllle (5): 15 h 40.19 h.21 h 30; sam .dim.: 13 h 05.15 h 40.19 h.21 h 30.ENCHANTED APRIL Loews (4): 13 h 15.15 h 15.17 h 15.19 h 15.21 h 15; mere.: 13 h 15.15 h 15.17 h 15.21 h 45.ESTACION (LA) DEL REGRESO Musée des Beaux-Arts de Montreal (Auditorium Maxqell-Cumrmngs.1379, Sherbrooke o.) 20 h 45.FEMME (LA) DE L'EPICIER Nouvel Elysée (1).Ven.sam.dim.19 h 15; lun.mar.: 13 h4 5.19 h 40; mere.: 12 h 30.19 h.FLAMME SUR GLACE Greenfield (2).Sam., dim., run : 13 h.Uval (12).Sam., dim., lun.: 13 h.Versailles (4).Sam., dim., lun.: 13 h.GLENGARY GLEN ROSS Faubourg SteCatherlne (2) 13 h 30.15 h 30.17 h 30.19 h 50.21 h 35 Plaza Côte-des-Neiges (1): 19 h 10.21 h 25; sam .dim 14 h.16 h 15.19 h 10.21 h 25 GLENGARRY GLEN ROSS V.F.Berrl 94) 13 h 30 15 h 30.17 h 30.19 h 30.21 h 30 Brossard (1) 19 h 10.21 h 30; sam .dim.: 13 h 45.16 h 15.19 h 10.21 h 30.HERO Carrefour Laval (2) 19 h.21 h 30; sam.dim.13 h 35.16 h 15.19 h.21 h 30 Cinema Langeller (41.Sam .dim .lun 13 h 15.15 h 40.19 h.21 h 20; ven.mar.mere .jeu 19 h.21 h 20.Dernier spectacle ven.sam 23 h 40 Decarle (1) Sam et tous les soirs: 19 h 05.21 h 30; dim : 13 h4 5.16 h1 5.19 h 05.21 h 30.Faubourg SteCatherlne (3) 13 h 45.16 h 15.19 h.21 h 30 Plaza Cote-des-Nelges (5) 19 h 05.21 h 40; sam .dim.13 h 40.16 h 20.19 h 05.21 h 40 Pointe-Claire (5) 19 h.21 h 30; sam.dim.: 14 h.16 h 30.19 h.21 h 30.HISTORIAS DE LAGARTOS Musée des Beaux-Arts de Montréal (Auditorium Maxqell-Cummlngs.1379.Sherbrooke o.): 19 h.HOT LUNCH CLUB L Amour: 12 h 35.15 h 35.18 h 35.21 h 35.HUSBANDS AND WIVES Faubourg Ste-Catherlne (1): 14 h.16 h 30.19 h.21 h 15; mere.: 14 h.16 h 30, 21 h 30.Plaza Côte-des-Neiges (2): 19 h 05.21 h 30.sam.dim.: 14 h.16 h 30.19 h 05.21 h 30 Pointe-Claire (2): 19 h.21 h 15; sam.dim 14 h.16 h 25.19 h.21 h 15.IMAX - EN DIRECT DE L'ESPACE ET LE GRAND CANYON Vieux-Port de Montreal Du mar au dim.: 10 h (sauf samedi).13 h 30.15 h1 5.17 h.19 (version française); 11 h 45.20 h 45 (version anglaise).IMAX - LES ROLLING STONES Vieux-Port de Montreal.Ven.sam.: 22 h 30 INDOCHINE Parisien (2) 13 h.16 h 30.20 h Dernier spectacle ven .sam 23 h.INNOCENT BLOOD Famous 8 (3): 18 h 40.21 h 15; sam.dim.lun.: 16 h 05.18 h 40.21 h 15 Palace (4): 13 h.15 h 45.18 h 45.21 h 20.Dernier spectacle sam.: 23 h 45.I.P.5 Parisien (4): 13 h 30.16 h.18 h 30.21 h.Dernier spectacle ven.sam.: 23 h 25.JEUNE FEMME CHERCHE COLOCATAIRE Chateauguay: 21 h 30.Dernier spectacle ven.sam 23 h 30 Cinema Langeller (1).Sam., dim., lun : 15 h 20.21 h 15; ven.mar.mere, jeu : 21 h 15 Dernier spectacle ven.sam.: 23 h 25.Cinéma Langeller (1) Sam., dim .lun : 15 h 20.21 h 15; ven .mar.mere .ieu .21 h 15.Dernier spectacle ven .sam.: 23 h 25.Cinema Terrebonne (5) Du ven au mar 15 h 30.21 h 20.mere, jeu.: 21 h 20.Dernier spectacle ven.sam : 23 h 30.Clneplex Centre-Ville (9): 15 h 25.19 h 05.21 h 20; sam.dim.: 13 h 10.15 h 25.19 h 05.21 h 20.Oméga (Longueull): 21 h 15.Plaza Repentlgny (4): 19 h 25.21 h 25; sam.dim .lun 13 h 25.15 h 25.17 h 25.19 h 25.21 h 25.JEUX DE PUISSANCE Boite a films (1.St-Jean).Sam et tous les soirs: 19 h.21 h: dim 13 h.15 h.19 h.21 h.Centre Eaton (2) 12 h 30.14 h 40.16 h 50.19 h 05.21 h 20.Chateauguay: 19 h 15.21 h 30: sam.dim., lun .mar.: 13 h.15 h 05.17 h 10.19 h 15.21 h 30.Dernier spectacle ven., sam.: 23 h 30.Cinéma Terrebonne (3) Du ven au mar : 13 h.15 h.17 h.19 h.21 h; mere .jeu.19 h.21 h Dernier spectacle ven .sam.: 23 h.Du Plateau (2) 13 h 15.15 h 15.17 h 15.19 h 15.21 h 15.Greenfield (3): 18 h 50.21 h 05; sam.dim., lun.: 12 h 45.14 h 45.16 h 45.18 h 50.21 h 05.Imperial (1.Jollette): 19 h 15.21 h 15; sam.dim., lun .13 h 15.15 h1 5.17 h 15.19 h 15.21 h 15.Laval (1): 19 h 20.21 h 30.sam .dim .lun.: 12 h 30.14 h 50.17 h 10.19 h 20.21 h 30 Dernier spectacle ven.sam : 23 h 45.Omega (1.Longueull): 19 h 15.21 h 30; sam.dim .lun : 13 h.15 h 05.17 h 10.19 h 15.21 h 30.Plaza Repentlgny (3): 19 h 15.21 h 15; sam.d-m lun 13 h 15 15 h1 5.17 h 15.19 h 15.21 h 15.Rex (St-Jerôme) Pour horaire.4380133.St-Baslle (2) 19 h 15.21 h 15; sam.dim.lun.: 13 h 15.15 h 15.17 h 15.19 h 15.21 h 15 Versailles (5): 19 h1 5.21 h 10; sam.dim .lun.: 12 h 45.15 h.17 h.19 h 15.21 h 30.Dernier spectacle ven.sam.: 23 h 40.JUST THE TWO OF US LAmour.11 h.14 h.17 h.20 h.KRAPATCHOUK Complexe Desjardins (3): 13 h 30.15 h 30.17 h 30.19 h 30.21 h 30 _ 1992: UN VAISSEAU DE GUERRE VIENT D'ÊTRE SABOTE PAR DES PIRATES DANS LE BUT D'EN VOLER LES MISSILES NUCLÉAIRES.ENTOURÉ PAR LES TERRORISTES, UN HOMME DEVRA METTRE EN ACTION SON PLAN D'ATTAQUE.Steven Seagal CUIRASSÉ EN PÉRIL VERSION FRANÇAISE DE \"under siege\" -À L'AFFICHEj VERSION FRANÇAISE BERRI ^TiLMiLANGELIER 2SS6JV >?S0rueSlOenlt * ©61 Carrefour L»no«l«f * f> LAVAL 2000 NWIJ0UETTE rcwan \t 1 ST-JEAN\t.347-2037 * A (Cap.toi\t?PLAZA REPEfiïlGNY^2|S0REL LONGUEUIL^LilTERREB0NNE 47,S4 *?5 Sl-Chjfle» O © C» ¦ 1071 Cf*m.r> du Côlf»u * 6 CAPITOL w56Wit.i|CARfiEF0URDUN0RD««w 59 Kmq E.Sh»rbroo4a I Sl-Jtrotn* ST-HYACINTHE 773-9492 ¦ TROIS-RIVIER ES ^2T1 743-32341ST-BASILE 441-7952 *lMTBool Uu»f * à> \u2022VERSION ORIGINALE ANGLAISE ASTRE 327-sooi |CHATEAUGUAY6Si-2463 1j«0 NjuI Lacofdiir» W & ¦ 740 Se-Jean Baptiste * C» CINEMA DU PARC «WICENTRE LAVAL mm 1575 Avenu* du Parc * 6 ¦ 1600 La Corbmltf *6 -.EENRELOPARK wi-6i» 519 boul Taschcmau * 6 PALACE www ICENTRE EATON ^™ RM Sta-CatfwrtMO.* à> ¦ 705 Slt-C«tn*rin* O.*6 FAMOUS PLAYERS 8 B«f| VERSAILLES m+mémétUHMm OwW 61 Plaça VftaW\u2014 * 7> 6 LAST (THE) OF THE MOHICANS Astre 14).Sam.dim., lun.: 13 h 10.19 h; vwi.mar.mere .jeu.: 19 h.Carrefour Laval 14): 19 h 15; sam.dim.: 13 h 40, 19 h 15.Cinema Egyptien (2).Sam.et tous les jours 16 h 45.19 h.21 h 35: dim : 14 h.16 h 30.19 h.21 h 35.Decarle (2).Sam.et tous les soirs: 21 h 35; dim 16 h.21 h 35.Place Alexis Ninon (1) 13 h 30.16 h.19 h.21 h 15.Plaza Côte-des-Neiges (3): 19 h 10.21 h 25; sam .dim.13 h 35.16 h 10.19 h 10.21 h 25 Pointe-Claire 13): 19 h.21 h 20.sam .dim.13 h 50.16 h 15.19 h.21 h 20.LÉOLO Clneplex Centre-Ville (2) 19 h; sam .dim.: 13 h.19 h.LIGUE (UNE) EN JUPONS Cinema crumbly Sam., dim., lun.15 h 25.21 h 25; mar., ven.: 21 h 25 Omega (Longueull): 19 h; sam .dim., lun.: 13 h.15 h 30.19 h.LUNE DE MIEL A VEGAS Cinema Chambty.Mar., ven.: 19 h 30; sam.dim., lun : 13 h 30.19 h 30.Clneplex Centre-Ville (1): 19 h; sam.dim.: 13 h.19 h.MAUVAIS SANG Nouvel Élysee (2).Ven.sam.dim.: 12 h 30.21 h 30.MIGHTY DUCKS Astre (2).Sam., dim., lun.: 13 h.15 h.17 h.19 h.21 h; ven.mar., mere., jeu.: 19 h.21 h.Dernier spectacle ven.sam.23 h.Dorval (2): 18 h 45.21 h; sam.dim., lun.12 h.14 h1 5.16 h 30.18 h 45.21 h.Famous 8 (5): 19 h 15.21 h 30.sam.dim., lun.: 12 h 30.14 h3 5.17 h.19 h 15.21 h 30.Uval RiEN-PU-TOUr-ÔAW& ÉNÊRGiE ET IB MONPÉ ÉÔTÔANÔ PfrïÊ POUR PES ^BNS COfAME- MOi.SURTOUT LE MONPE OH SU«S RéAUSTH.VOilA VBB ANNÉES QU'ON KAONP& : tOi P£VAKT~, AAOi PANS» L/OMBRg.PU MA.PRÉ&BHCB.N 'A PAS VA MOiNPRE: £ON£>£au£N££ PO£>\\TiV^ i ^^^^^^^^ LA Vie- PANS LA VAU££ PE\u20ac> BAN Ni 5 QUl p£ NOO\u20ac> PE=UX ëC&ST U=& RElWrrA&ES, PDMT LA VEkTE DONNES leô CONFÉRENCES ^1 QUi, avaktt tout l£ monp^# A DÉBUSQUÉ LE-TKAFiC PBS V*RU£» ARnFICiCUb Q\\N£» l£ FORT 6T-NA2AÎKE-?1 tV^Sf MOi.MAiS.TORTÎONNAiR£ P£.CON COôé D£ CONQCWÎUE EN PALOMBE-^ QUl, A NEW^ORK.A ÔOUTiRÉ A CB REBOUTEUX 0-{iNOi£> L££> KeNSEi^NEMENnS POUR .g;\u2014; .ET QUl VA À SON TOUR SORT.R QVNS LATEMFërEl FiKliR PE REPUiRE IA VOiUJRE?\u2022 ¦ > C'EST TOt ! / ft et ce «bônvieux ChariVe^ par Schulz JE V0IS\\ QUE TU 1 ÉCRIS ENCORE!/ et aoin shrdlu TU SAIS CE \\ QUE TU DEVRAIS I FAIRE TU DEVRAIS ÉCRIRE DES LETTRES PERSONNELLES DANS QUELQUES ANNEES.ON LES PUBLIERA DANS UNE COLLECTION DE CORRESPONDANCE PERSONNELLE ET INTIME Chère Lucie, comment ça va?\"COMMENT ÇA VA?» QUELLE SORTE DE LETTRE EST-CE?[ / PERSONNE NE / VOUDRAIT LIRE l UNE LETTRE \\ AUSSI INSIGNIFIANTE!' N.B.Laisse tomber.mm ¦ ¦ par Jerry Scott fSPLOUCHE' BANG1.SOUfME' sounii\" .ET POUR AUJOURD'HUI.ATTENDEZ-VOUS A DFS ORAGE S DISPERSES METEOROLOGUE! J t PMILOMENfi ¦ a Il N Y A RU N COMME IA PERMISSION Df IE MANGER POU» E NIE VER il GOUI D'UN RISC UI1 AU GRUAU >- o ENL HONNEUR DE CETTE JOURNEE.J Al PRIS MON DOIGT POUR DESTINER UNE DINDE DANS TA PATEE C'EST CENSÉ ME RÉCONFORTER?NOUVEAUX COMPTES AIMERIEZ-VOUS POUVOIR REMPLIR CE COMPTE À PARTIR D'UN AUTRE COMPTE! NON.J'AIMERAIS TOUT SIMPLEMENT AVOIR ACCÈS À D'AUTRES COMPTES À PARTIR DE CE NOUVEAU COMPTE.\\>*Aye< ÏÏ9BTET - MARMADUKE MA RM A OUK E JE LE LAISSE RÉPONDRE EN PREMIER.ÇA ÉLIMINE LES SOLLICITEURS! \u2022 BON.JE SUPPOSE QU'ON PEUT OUBLIER CE PRODUIMÀ.» «Tu leur montres à liro?» «SON DÎNER EST ARRIVÉ EN RETARD.» JE T'AVERTIS.LE CHIEN! N'ENVOIE PLUS D'AVIONS DE PAPIER! \u2022MAMAN SAM.DU DELICATESSEN ESI ICI POUR If VOIR.» "]
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