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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1992-10-02, Collections de BAnQ.

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[" Informations nationales LA PRESSE.MONTRÉAL, VENDREDI 2 OCTOBRE 1992 f f REFERENDUM 92 mm m 1 A- PHOTOPC Le premier ministre de I Ontario, Bob Rae, a salué des gens de l'Estrie, hier, alors qu'il effectuait une visite dans cette région.Rae ne se formalise pas des propos d'André Tremblay MARIO FONTAINE LENNOXV1LLE e premier ministre ontarien, ¦I Bob Rne, est venu prêter main-forte à Robert Bourassa hier, même si le propre conseiller constitutionnel de M.Bourassa, Andre Tremblay, qualifiait récemment certains membres de la délégation ontarienne à Charlot-tetown «d'hypocrites», de «visages à deux faces» et «d'enfants de chienne».Apparemment sans rancune, M.Rae s'est employé toute la journée à louer l'amitié entre le Québec et l'Ontario, à vanter les qualités de M.Bourassa comme négociateur et à mettre en exergue les gains réalisés par le Québec lors de la dernière ronde constitutionnelle.M.Rae qualifie la conversation Wilhelmy-Tremblay \u2014 dont la transcription a été rendue publique mercredi soir \u2014 de privée, et assure que les qualificatifs des proches de M.Bourassa à l'endroit de son personnel ne nuiront pas aux futures négociations entre les deux provinces.Cela n'aura aucun impact, prédit-il.Parlant à Mme Wilhelmy à son retour de Chariottetown.M.Tremblay dénigrait certains membres de la délégation ontarienne.des gens avec qui ces deux experts ont négocié durant des mois, voire des années.M.Rae prenait la chose hier avec le sourire.«Tout le monde connaît l'amitié entre le Québec et l'Ontario, le partenariat», a-t-il expliqué au cours d'une tournée en Estrie.Une conversation entre deux personnes fatiguées à la fin d'une longue journée de travail n'affectera pas les relations entre les négociateurs du Québec et l'Ontario, assure-t-il.La tournée éclair de M.Rae l'a mené à Magog, Sherbrooke et Lcnnoxvillc, à la demande du Comité du OUI.Il s'agissait de sa première incursion au Québec depuis le lancement de la campagne référendaire.Il ne faut pas y voir un appel à l'aide de M.Bourassa et de ses troupes en cette période difficile pour les tenants de l'entente de Charlottetown, déclare le leader néo-démocrate, mais un geste d'amitié, de bon voisinage.«On m'a demandé de venir, je viens», de dire Bob Rae.Et il se promet de revenir encore faire campagne au Québec si on l'invite.Le chef de Queen's Park ne craint pas que sa présence soit perçue comme une intrusion dans le déroulement du référendum québécois.Bill Davis, qui était aux commandes de l'Ontario en 1980, avait évité de trop s'impliquer lors du référendum sur la souveraineté-association justement pour cette raison.Parfaitement bilingue, M.Rae ne craint rien de ce genre: «|e veux un dialogue ouvert avec les Québécois.C'est avec un esprit très positif que j'entre dans les discussions».Le premier ministre ontarien a longuement expliqué les aspects positifs de l'accord de Charlottetown hier, tout d'abord à une émission de lignes ouvertes à Sherbrooke, puis devant quelque 400 étudiants de l'Université Bishop.Le Québec et le Canada gagnent tous deux à voter OU! le 26 octobre, soutient M.Rae.Se défendant de vouloir apeurer les électeurs, il a néanmoins souligné que le milieu des affaires déteste l'incertitude, que cette offre constitue un «compromis remarquable» et qu'un NON nous plongerait dans une grande période d'instabilité.«Ce serait une tragédie pour tout le monde de ne pas prendre avantage de cet accord historique», pense le premier ministre ontarien.Accueilli poliment partout, M.Rae a admis que les discussions constitutionnelles se poursuivront même advenant un OUI au référendum, mais dans une optique différente.Comme, dit-il, dans un couple: ce n'est pas parce que les conjoints négocient de temps à autre qu'ils remettent leur mariage en question à chaque fois.De fait, pense M.Rae, le «fédéralisme est le seul système sensé pour le Canada, il lui est naturel et indispensable comme l'air que nous respirons».Un fédéralisme bien compris reconnaît les particularités de ceux qui le composent, de sorte qu'il n'a quant à lui aucune difficulté à souscrire au caractère distinct du Québec.Marc-Yvan Côté s'en prend à la couverture « biaisée » des médias DENIS LESSARD La couverture que font les médias de la campagne référendaire est carrément inéquitable.Les incidents de la campagne du OUI sont systématiquement grossis, estime l'organisateur de la campagne référendaire dans l'Est du Québec, Marc-Yvan Côté.Habitué d'en découdre avec les médias, le ministre de la Santé juge biaisée l'information véhiculée dans le grand public par les reportages.«C'est carrément inéquitable, cela ne reflète pas ce qui se passe sur le terrain», estime le ministre.Le mécontentement de M.Côté a l'endroit du traitement de la campagne du OUI trouve depuis quelques jours de nombreux échos à tous les niveaux de l'organisation fédéraliste.Depuis dimanche, députés et organisateurs apostrophent fréquemment les journalistes pour critiquer ce qu'ils estiment être une campagne délibéré contre le OUI.Sitôt qu'un pépin survient dans la campagne du premier ministre Bourassa, «il n'y a plus de place pour autre chose», déplorc-t-on au comité du OUI à Montréal.Le ministre Côté dit avoir une multitude d'exemples.«Dans une salle de 320 personnes, qu'une se lève et critique M.Bourassa et c'est elle qui fait la nouvelle» de critiquer M.Côté.S'il est de bon ton de rapporter les bévues et les ratés d'une campagne, il faut aussi faire écho au contenu et aux arguments in-siste-t-il.Pour M.Côté l'utilisation des sondages soulève aussi des questions.Selon lui les indécis \u2014 la cible de l'organisation du OUI \u2014 sont beaucoup plus nombreux que les 14 p.cents constatés par CROP par exemple.«Il y a actuellement 55 p.cent d'indécis», d'affirmer M.Côté.Le « message » de Mulroney ne passe pas au Québec, malgré les coups d'éclat Une analyse de PHILIPPE DUBUISSON Du bureau de La Presse OTTAWA Il n'y a pas a dire, le «message» de Brian Mulroney au Québec ne passe pas.Le premier ministre a beau élever le ton ou même déchirer un texte à pleines mains pour secouer les électeurs, rien n'y fait.Au terme de chacun de ses discours, l'auditoire applaudit sans enthousiasme et demeure tout aussi confondu dans ses choix.Le premier ministre, sinon son entourage, se demande sans doute ce qui ne va pas.M.Mulroney, se disent-ils, a pourtant complètement changé son style par rapport à sa tournée dans l'Ouest, où il avait tout simplement chlorophormé ses auditoires et passé inaperçu pour la très grande majorité des électeurs.Au Ouebec, M.Mulroney a ete combatif et a multiplié les déclarations fracassantes, faisant la une des quotidiens et des bulletins de nouvelles.En affirmant qu'un vote pour le NON conduirait à la catastrophe sur le plan économique et au démembrement du Canada, le premier ministre a même contribué à secouer les marchés financiers.Mais son auditoire, lui, n'a ja- mais été secoué.Et le problème, ce n'est pas le véhicule, c'est le message.Brian Mulroney ne réussit pas à convaincre parce que son «message» ne colle pas à la réalite de ses auditoires et ne répond pas à leurs préoccupations.Comme le soulignait à La Presse le vice-président de la société d'ingénierie CIMA, Guy Laitier, «il veut nous faire peur plutôt que nous informer sur le contenu de l'entente de Charlottetown».Cette opinion exprimée à Sherbrooke a été maintes fois entendue par le représentant de La Presse après chacun des discours du premier ministre.En fait, le «message» est beaucoup trop caricatural pour être crédible.M.Mulroney affirme haut et fort que «le Canada est numéro un selon les Nations Unies, devant l'Allemagne, le lapon et la France.» Un vote pour le OUI, dit-il, fera du Canada un pays «merveilleux» où le revenu annuel moyen d'une famille atteindra 91 000$ â la fin de la décennie.Et un vote pour le NON conduira à la catastrophe, enchaine-t-il.Or, les électeurs viennent de traverser une récession des plus sévères et des plus longues de l'histoire canadienne.Être «numéro un» quand son entreprise est au bord de la faillite ou qu'on a perdu son emploi, cela ne signifie pas grand chose.Le «message» ne coi le pas non plus parce que les gens sont renseignés et savent très bien que l'économie canadienne est en perte de vitesse par rapport à ses concurrents.«On est aussi les plus endettés», a exprimé spontanément et à voix bassç un homme d'affaires de Mont-|oli lorsque le premier ministre clamait avec force que le Canada était «numéro un au monde».Pour M.Lallier, le premier ministre mine la crédibilité de son «message» en multipliant les hyperboles.En fait, il n'a pas besoin de promettre un monde merveilleux et prédire la catastrophe.Exprimer simplement que la situation serait pire qu'elle ne l'est déjà serait suffisant pour faire réfléchir, a-joute l'ingénieur.Et les scénarios de catastrophe ne font plus peur aux gens d'affaires.«Un Québec souverain est viable, pas de doute là-dessus», disait un autre convive à Sherbrooke, l'architecte |ac-ques Delorme, qui précisait qu'il aurait plutôt souhaité que le premier ministre réponde davantage à ses préocupations concernant l'entente constitutionnelle que de prévenir des conséquences d'un vote pour le NON.Et les préoccupations des gens qui assistent aux discours de M.Mulroney sont probablement un reflet fidèle de celles de la population en général.Les négociateurs du Québec se sont-ils écrasés, comme le laisse croire l'affaire Wilhelmy?Le nouveau partage des pouvoirs va-t-il réellement mettre fin aux dédoublements et chevauchements?Qu'en est-il des pouvoirs autochtones et des lois provinciales?Autant de questions que se pose l'auditoire qui ne trouve pas réponse dans les discours de M.Mulroney.Le premier ministre explique peu l'entente, si ce n'est pour dire que tout le monde y fait des gains.Mais il ne réussit pas à vendre l'entente comme un projet de société articulé qui ferait du Canada une fédération mieux administrée.Et il sent tellement le besoin de défendre les talents de négociateurs de M.Bourassa qu'il met un doute dans l'esprit des gens.Certes, il se trouve dans les salles plusieurs personnes convaincues que l'entente est bénéfique pour le Québec.Mais le premier ministre ne réussit pas à convaincre les indécis et ceux qui penchent pour le NON de voter pour le OUI, ce qui représente son véritable défi.Et la publication de la conversation entre Diane Wilhelmy et André Tremblay ne rendra que plus difficile à surmonter ce défi.Les libéraux pour le NON versent 2000 $ par semaine à Jean Allaire DENIS LESSARD Amême les budget du Comité du NON, l'avocat lean Allaire recevra un salaire d'environ 2000$ par semaine pour la durée du congé sans solde \u2014 trois semaines \u2014 qu'il a obtenu de la Ville de Laval.Me Allaire qui il y a quelques semaine prévoyait qu'il pourrait faire sa campagne du NON en u-tilisant seulement quelques jours, de vacances, s'est vite rendu compte qu'une campagne efficace exigerait beaucoup plus de temps, d'expliquer hier M.Michel Frechette de Pro-Media, une firme embauchée par le Réseau des libéraux pour le NON \u2014- un contrat d'au moins 12 000$ pour deux employés.En remboursant entre 5000$ et 6000$ au directeur du contentieux de Laval, pour les trois semaines de congé sans solde qu'il droit prendre, le regroupement libéral cherche seulement à être équitable pour lui, d'expliquer M.Frechette, le relationiste de l'avocat libéral.«Il est très clair que Me Allaire joue un rôle important pour le NON.Il est peut-être en croisade mais est-ce qu'il faut qu'il saigne pour cela?» de lancer M.Frechette à La Presse.Le comité du NON, présidé par Jacques Parizeau, verse 200 000$ au Réseau des libéraux pour le non, tel que convenu lors d'un entretien entre le chef péquiste et lean Allaire, a-t-on indiqué par ailleurs.De cette enveloppe, un fonds de 50 000$ a été mis de côté pour les imprévus, d'expliquer M.Frechette.La tournée québécoise de Me Allaire \u2014 essentiellement en automobile \u2014 entraînera 12 000$ de frais.On a prévu 8000$ pour celle de Mario Dumont, le président de la Commission jeunesse du PLQ et l'autre ténor du réseau libéral pour le NON.Comme il n'était pas rétribué pour ses fonctions au sein du PLQ, M.Dumont ne reçoit pas de dédommagement pour le salaire perdu, explique-t-on \u2014 M.Dumont étudie trois jours par semaine à l'université.La part du lion des 150 000$ va à la location de locaux et d'ordinateurs ainsi qu'à l'impression de documents, d'expliquer M.Frechette.Outre M.Allaire, huit autres «permanents» du réseau \u2014 qui disparaîtra le 27 octobre \u2014 se partagent une assiette salariale de 32 000$, soit l'équivalent du salaire payé à des postes similaires -relationnistes ou personnel de soutien \u2014 dans le secteur privé.i éi i il Jean Allaire, en congé «sans sol-de » pour la durée de la campagne référendaire.La campagne photo jean couPii.l* Presse Jacques Parizeau, examine un exemplaire de l'entente annotée en compagnie de M.Jacques Séguin, un employé de l'entreprise chargée par le camp du NON d'en imprimer deux millions d'exemplaires.imprimer deux millions exemplaires ANDRÉ PÉPIN Le chef du camp du NON, M.Jacques Parizeau.a annoncé hier la distribution de deux millions d'exemplaires du texte de l'entente constitutionnelle de Charlottetown, accusant les gouvernements de refuser d'informer la population.Le texte qui sera distribué dans tous les foyers québécois est cependant largement annoté dans le sens des thèses de ce camp.«Nous sommes forcés de remplacer le gouvernement qui veut cacher cette entente», a expliqué hier le president du Parti québécois, malgré le fait que le gouvernement federal ait déjà annoncé qu'il posterait la semaine prochaine le texte integral de l'entente dans tous les foyers canadiens.Les Québécois recevront donc à la maison deux copies de l'entente de Charlottetown, une venant d'Ottawa, et l'autre venant du comité du NON.Manqueront toujours cependant les textes juridiques, c'est-à-dire la version légale et finale de l'entente.M.Parizeau a déclaré hier qu'il est bien normal que le texte que son camp distribuera soit commenté, car il lui en coûte 150 000$ pour en assurer l'impression.Le texte comprend donc plus d'une centaine de commentaires.«Ce document n'est pas une entente.Il n'est même pas signe et il est rédigé au conditionnel », affir-me-l-on d'entrée de jeu.«On demande de signer un chèque en blanc», ajoute-t-on.Tout au long il i texte, en marge, en bleu, le camp du NON in- siste sur la nécessité de «négocier» la plupart des ententes intervenues.«Sur 60 points de l'entente, plus de 28 sont à négocier», souligne-t-on.On dénonce aussi le fait que les textes ne sont pas définitifs.On note la différence entre les versions anglaise et française concernant «l'engagement» (en anglais) et «l'attachement» (en français) des Canadiens à l'épanouissement des minorités de langue officielle.Le chômage et la pauvreté sont d'autres thèmes exploités dans les notes explicatives ajoutées au «texte intégral» de l'entente.«Aucun nouveau pouvoir pour améliorer l'avenir des 800 000 Québécois sans emploi, surtout les jeunes», ecrit-on en marge à la fin du chapitre sur le partage des pouvoirs.A MONTREAL \u2022 L'ex-ambassadeur du Canada aux Nations unies, Yves Fortier, membre de la direction du Comité du Canada pour le OUI, présente une causerie à l'université McGill.\u2022 Le ministre Gil Rémillard est l'invité de Gilles Proulx au «tournai du midi» de Radiomutuel.le:\ts vede\tttes \t\t \u2022 Le vice-président du Comité du NON, Lucien Bouchard, est d'abord à Aima, où il rencontre des gens d'affaires et visite l'hôpital local.\u2022 lacques Parizeau, président du Comité du NON, est à Trois-Rivières.où il rencontre des personnes âgés et participe à une émission de radio.En soirée, il est rejoint par Lucien Bouchard et lean Campeau pour un événement-spectacle organisé par le Comité du NON trifluvien.\u2022 Le président du Comité du OUI, Robert Bourassa, est en tournée dans l'Ou-taouais, où il est interviewé à la station radiophonique C|RC de Hull avant de faire l'annonce d'un nouveau projet industriel et de participer à une rencontre avec la Chambre de commerce de la region.\u2022 Le premier ministre Brian Mulroney prononce une allocution à Cap-de-la-Madeleine dans le cadre d'un déjeuner-rencontre conjoint de Chambres de commerce. LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 2 OCTOBRE 1992 Éditorial Paul Desmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins éditeur .îdiomt directeur de l'Information Alain Oublie éditorialiste en chef man L'ouverture des commerces le dimanche: ça presse D ».Y.i eux débats de société occupent actuellement une des scenes de l'actualité québécoise.Mais ils gigotent dans l'ombre de la campagne référendaire.Le premier concerne l'ouverture des magasins le dimanche.Le second s'articule autour du projet de loi déposé l'an dernier par le ministre Claude Ryan, soit la vente de bière et de vin dans les dépanneurs la nuit.Si un concensus semble émerger pour l'ouverture des magasins le dimanche, la liste des opposants à la prolongation des heures de vente de bière et de vin dans les dépanneurs s'allonge.Ce dernier débat est toutefois bien secondaire en regard du premier qui concerne directement I économie québécoise et la création de nouveaux emplois.Analysons une fois de plus le dossier du dimanche.Durant le mois d'août, une rumeur persistante circulait: le ministre responsable, M.Gerald Tremblay, s'apprêtait à revoir la loi en faveur d'une plus grande libéralisation des heures d'ouverture des magasins et permettre ainsi leur ouverture le dimanche.Debut octobre, on attend toujours.Cette decision s'appuyait pourtant sur des raisons toutes plus valables les unes que les autres.La concurrence du commerce frontalier qui provoque presque des embouteillages depuis deux ans tous les dimanenes aux postes de douane; la concurrence de l'Ontario et du Nouveau-Brunswick qui ont obtenu récemment le feu vert pour le magasinage du dimanche; la popularité des magasins « factory* situés en périphérie des grands centres et la multiplication des marchés aux puces.Sans négliger l'impact de l'ouverture partielle accordée par la loi québécoise et dont certains magasins ont profité, voyant ainsi leur chiffre d'affaires réellement augmenter.Économiquement donc, une décision éminemment attendue.Parce qu'en 1991, selon une étude menée par la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante, 36 000 emplois ont été perdus à cause du commerce transfrontalier.Pendant ce temps, les achats des Québécois chez leurs voisins du Sud se seraient élevés a plus de deux milliards.Ces jours-ci un regroupement de gros et de petits commerçants mène rondement une campagne de sensibilisation et multiplie ses pressions auprès du gouvernement pour que la loi actuelle soit amendée.Cet amendement, assure-t-on, permettrait la création de milliers d'emplois à long terme et injecterait des millions de nouveaux dollars dans notre économie.Une operation rentable et sans l'aide de subventions.Il reste toujours un certain nombre de petits marchands de quartier et d'entreprises familiales qui demeurent opposes au projet.Par contre, les syndicats très réfractaires au projet jusqu'à tout récemment, adoptent maintenant une attitude très réceptive à ce changement social.Ils se disent prêts à s'asseoir pour discuter des modalités d'application.Avec un taux de chômage grandissant, ils n'ont guère le choix.Ils se doivent de tenir compte des angoisses de leurs membres.Par exemple, le syndicat des Travailleurs unis de l'alimentation compte dans ses rangs un fort pourcentage d'employés à temps partiel qui souhaitent pouvoir travailler davantage, alors que les employés à temps plein sont évidemment peu enclins à vouloir travailler le dimanche.Si l'un des objectif des TUAC est de protéger le climat social et la qualité de vie de ses membres, la stratégie syndicale semble faire consensus autour de la notion de volontariat.Une formule souple qui permettrait aux employés qui le désirent de travailler le dimanche et à ceux qui ne le désirent pas de s'en abstenir.S'additionne à cela le résultat d'un récent sondage qui révèle que quatre Québécois sur cinq sont favorables à l'ouverture des commerces le dimanche.Une question se pose.Qu'attendent donc le premier ministre Robert Bourassa, et le ministre responsable du dossier, Gerald Tremblay, pour prendre congé quelques heures de la campagne référendaire, se réunir et finaliser ce dossier une fois pour toutes en disant oui au lobby.Un lobby qui piétine d'impatience pour créer des emplois \u2014 comme c'est déjà le cas en Ontario \u2014, augmenter son chiffre d'affaires, donc payer plus de taxes a l'État?L'industrie de la vente au Québec représente actuellement 44 milliards annuellement.Qui a le droit de lui refuser quelques milliards de plus?Même le Parti québécois qui a mené campagne contre l'ouverture des commerces le dimanche pourrait difficilement dire non.Alors, on attend quoi?Un consensus général?Répondre ainsi, c'est pécher par naïveté ou être de mauvaise foi.Claudette TOUCAS Les fraudeurs venus d'ailleurs our la deuxième fois en six mois, la police vient de mettre au jour un réseau de fraude de l'aide sociale organisé par des personnes venues chercher asile au Canada.Dans le premier cas, une centaine de ressortissants du Nigeria avaient réussi à empocher illégalement, sous de fausses identités, quelque quatre millions de dollars avant de se faire prendre.Dans le second, rendu public hier, les fraudeurs, originaires de Somalie, ont réussi à déjouer l'aide sociale dune somme atteignant, selon les informations actuelles, au moins deux millions.Au total, c'est l'impôt annuel moyen de quelque 800 contribuables canadiens qui vient ainsi de filer par les mailles du système.C'est beaucoup.Mais au-delà de leur impact économique, de telles fraudes provoquent aussi des retombées sociales qui risquent, à long terme, de faire encore plus mal.Elles ne peuvent en effet que perpétuer les préjugés qui voient en chaque réfugié un parasite potentiel, alimenter les résistances contre l'immigration en général, et pénaliser en bout de ligne tous les immigrants et réfugiés voulant vivre honnêtement au Canada.La réaction la plus naturelle devant des histoires de ce genre, c'est d'en conclure que le système d'immigration canadien est beaucoup trop laxiste.C'est peut-être vrai.Sauf que, si l'on se fie aux informations fournies par le ministère québécois de la Sécurité du Revenu qui a soumis le dossier à la Sûreté du Québec, la «fraude somalienne» n'a tout simplement rien à voir avec la façon dont les autorités canadiennes traitent les demandes d'immigration et d'asile politique.Mais plutôt avec les imperfections du système d'aide sociale lui-même.D'après le ministère, la malhonnêteté, ici, consistait dans la majorité des cas à présenter une double demande de «BS»: une au Québec, une autre en Ontario, sans même se soucier de changer son identité.Pas besoin d'être un réfugié sans papiers et donc potentiellement mal identifié dans les ordinateurs de l'Immigration pour jouer ce petit tour de passe-passe.D'ailleurs, toujours selon le ministère, des citoyens «de souche» y ont déjà pensé.Sauf que dans leur cas, on ne parle pas de réseau.pas plus que l'on ne parle de réseau quand une femme de ménage ou un menuisier travaillant au noir continuent d'encaisser leurs chèques d'aide sociale.Ceci dit, on reste sidéré devant la facilité avec laquelle cette fraude a pu être commise.Ainsi donc, en cette ère informatique, les systèmes d'aide sociale de deux provinces voisines sont incapables de s'arrimer suffisamment pour déceler ceux qui sont déjà desservis par l'un d'eux et ne sont donc pas éligibles à une aide supplémentaire?Bien-sùr, l'affaire est encore sous enquête et il n'est pas exclu que l'on découvre que les suspects avaient utilisé d'autres moyens pour profiter des largesses de l'État.Il n'est pas exclu, non plus, que certains d'entre eux aient pu entrer au pays en déjouant aussi le système d'Immigration.On sait par ailleurs que les autorités canadiennes sont souvent incapables d'établir avec certitude l'identité d'un nouvel arrivant, et que cette incapacité ouvre la porte aux fraudes les plus diverses.Un projet de loi sur l'Immigration actuellement à l'étude propose d'ailleurs plusieurs moyens pour corriger cette lacune, notamment la prise d'empreintes digitales des demandeurs d'asile politique.Mais encore une fois, selon les connaissances que l'on en a aujourd'hui, il s'agit de deux affaires d'ordre différent.Et il faut faire bien attention avant de sauter aux conclusions.D'autant plus qu'aucune donnée disponible actuellement ne permet de croire que réfugiés et immigrants soient plus portés à frauder l'aide sociale que le citoyen canadien ordinaire.Leur fraude parait simplement plus odieuse, parce que la société qui les a accueillis a l'impression, avec raison, de s'être fait un peu avoir.En bout de ligne, la veritable question que sor.èvent ces deux affaires concerne tout autant les gens nés ici que ceux venus d'ailleurs.Notre société en est-elle arrivée au point où il est devenu plus facile, voire plus rentable, de tricher plutôt que de travailler pour vivre ?Agnès cruda vous vous dm sut ca Bo/we vo/e ,., DANS t& DROITS RESERVES La boîte aux lettres \u2022\u2022 \u2022 .'-.\".rv, La cigarette fait toujours parler d'elle ¦ l'ai été très déçu de l'éditorial du 29 septembre intitulé «Boucane» sur la décision d'Air Canada de rendre non-fumeurs tous ses vols.Même si nous ne sommes qu'un « grand pays peu peuplé », ne croyez-vous pas que les dirigeants d'Air Canada, pas bêtes, ont sûrement réfléchi (dans le sens de penser, examiner longuement)» avant de décider qu'il était plus avantageux de n'offrir que des vols sans fumée?Et que, même si «tous les pays n'évoluent pas au même rythme», les responsables des pays moins évolués (?) réfléchiront aussi avant d'accepter ou de refuser nos règles sur le tabagisme?Ne croyez-vous pas que l'économie de nettoyage de cendriers justifie à elle seule le risque de perdre une certaine clientèle incapable de se priver de sa dose de nicotine pour en gagner une qui aime voyager sans se faire enfumer toute la durée du vol?Vous invoquez les «droits des fumeurs».Quels sont-ils.au juste?Droit de fumer, bien sûr.Mais aussi droit d'imprégner les vêtements d'autrui d'odeurs désagréables?Droit d'incommoder la respiration de son prochain?Droit de répandre traces de brûlures, cendres, cendriers sales et mégots dans le plus d'endroits possible?Droit d'augmenter les risques de cancer à son entourage, de même que la chance d'avoir un bébé difforme?Et surtout, le droit de faire cela dans les endroits où la circulation d'air est faible, comme les avions?Si « Ne rien imposer à autrui, voilà la vraie liberté», comme vous le dites si bien, pourquoi les fumeurs pourraient-ils imposer leurs «droits»?Pourquoi ne pas parler de la «dépendance» du fumeur plutôt que de sa «liberté»?Pascal FORGET Montréal Hommage aux gens d'ici ¦ Certains événements nous touchent et nous réconfortent au-delà des mots.Cette courte anecdote vous est racontée à titre d'exemple.Mercredi, 17 h 20.Je sors d'un guichet automatique situé à l'angle des rues Stc-Cathcrine et Mackay en tenant l'enveloppe contenant le total de mon retrait, soit 360 $ en coupures neuves de 20 $.Arri /éc sur le trottoir, en essayant de prendre un billet, l'enveloppe me glisse des mains et voilà son contenu qui s'éparpille en tourbillonnant parmi les gens du « melting pot» de 5 heures.Figée sur place, j'assiste comme hypnotisée au spectacle hallucinant de tout cet argent (la manne) qui se disperse au gré de la brise.«Oh mon Dieu!», dis-jc, les yeux grands comme des loonies.Avant que je ne puisse réagir et à ma grande stupéfaction, les passants se mettent à ramasser ces billets et .à MILES RENDRE! Hé oui.Ces gens me tendent avec le sourire les billets qu'ils ont ramassés.Leurs yeux semblent briller de la satisfaction de ceux qui font une «bonne action».Us continueront leur chemin sans commentaire sauf un jeune homme qui me dit avec douceur en me remettant quelques billets: «Hold on to it tight now».Encore figée sur place, un faible «Merci tout le monde» s'échappe de mes lèvres aux gens déjà partis.J'ai la curieuse impression que tout ceci n'est pas réel.Plus tard, lors du décompte des billets, je réalise qu'il n'en manque pas un seul.Incroyable histoire: 18 billets de 20 $ m'ont été restitués par de parfaits inconnus, rue Ste-Catheri-ne, dans le « rush » de 5 heures, la veille d'une journée de paie pour plusieurs d'entre nous.Merci et hommage à tous ces gens qui ne se doutent pas avoir fait beaucoup plus que de me rendre mon bien.Vous confirmez qu'il y a de ces gens foncièrement bons et honnêtes.Joanne TOURICNY Montréal Des professeurs mécontents ¦ À entendre notre ministre de l'Education (8 septembre), les professeures et les professeurs de français seraient frap- pés du SICA (Syndrome d'Im-muno-Correction Acquis), maladie qui ferait d'eux des paresseux de la correction.L'agent de cette nouvelle maladie serait le retrovirus HIV, c'est-à-dire I'« hypocondrie intellectuelle virulente».Non, monsieur le ministre, en plus de 25 ans d'enseignement du français, des dictées, des compositions, des analyses littéraires, des examens.nous en avons vus à profusion.Et nous ne sommes pas les seules et les seuls dans cette situation à enseigner à plusieurs groupes de 32 élèves, voire plus.Croyez-vous, monsieur le ministre, qu'il suffise de placer les travaux de nos élèves sous un rayon laser pour obtenir en une seconde une évaluation objectivement parfaite, comme nos lecteurs de disques compacts le font pour la durée totale d'un album?À moins que vous préfériez croire que l'on puisse tout fourrer dans les nouveaux fours à pizza de McDonald.Non, monsieur le ministre, ce n'est pas une invitation à «nous remettre à corriger» qu'il fallait nous transmettre mais plutôt à continuer notre travail dans de meilleures conditions.Non seulement ces dernières se sont dégradées depuis quelques lustres, mais encore s'acharne-t-on à dévaloriser notre profession aux yeux du public.T.HARVEY.L COTE H.GIRARD, P.SIMARD C.DESSUREAULT, L.FORTIN H.LAFOREST, C.MARTEL Professeures et professeurs de français Aima LA PRESSE, MONTRÉAL.VENDREDI 2 OCTOBRE 1992 \u2022 B3 Opinions «Ce gâchis mérite de recevoir un gros NON» Voici de larges extraits du discours prononcé hier soir devant 400 amis de Cité Libre réunis à Montréal par l'ancien premier ministre du Canada Pierre Elliott Trudeau.(.) Malheureusement, des politiciens et des politiciens rouil-leux, et même des banquiers rouillcux essaient de nous faire croire que le oui est un oui au Canada et le non est un non au Canada.C'est un mensonge qu'il faut dénoncer.(.)|e commence et je m'attarde surtout sur la clause Canada, la première clause, la clause numéro un, qui nous dit que toute interprétation de la constitution du Canada, notamment la charte des droits et libertés doit concorder avec les caractéristiques fondamentales suivantes, ce qui veut dire que les juges, lorsqu'ils auront à juger le bien fondé ou le mal fondé d'un citoyen qui se plaint d'une loi d'une province ou d'une loi du gouvernement fédéral qui porte atteinte à ses libertés ou à ses droits constitutionnels, les juges devront se baser sur cette clause Canada.Alors je vous soumets que cette clause Canada nous présente avec une hiérarchie, une hiérarchie des classes de citoyens.Nous ne sommes pas égaux dans cette clause Canada.Ça dépend où on se tient.(.)|e commence par la classe numéro un, la plus importante.C'est la claussc qu'on appelle 2.I c): Le Québec forme au sein du Canada, une société distincte comprenant notamment une majorité d'expression française, une culture qui est unique et une tradition de droit civil.Ht très important, on ajoute ce qu'on ne dit d'aucune autre province, que la législature et le gouvernement du Québec ont le role de protéger et de promouvoir la société distincte.Donc les juges, en interprétant n'importe quelle cause qui vient devant eux, devront se rendre compte que dans la province de Quebec, le gouvernement a le droit d'appliquer des lois, le législature a le droit de passer des \u2022 - \u2022 : > p Pierre Trudeau lois qui voudront promouvoir la culture unique au Ouébec.Ce n'est pas étonnant que les communautés culturelles autres que les Québécois de vieille souche s'inquiètent.Ils ne font pas partie de cette culture unique.Ils sont pas mal plus bas dans les classes de la charte.(.) Les autochtones Deuxième classe: les peuples autochtones du Canada ont le droit de promouvoir leur langue, leur culture, leurs traditions, et forment un des trois ordres de gouvernement du pays.Ils ont des gouvernements, ils auront des gouvernements, des législatures.Ce n'est pas défini, on n'a pas vu des textes, mais c'est la charte de Charlottetown qui nous annonce ça.Notons d'abord que ces gouvernements, on les investit du droit d'invoquer la clause nonobstant qui a invalidé les articles de la charte qui autrement protégeraient les individus.(.) Alors on veut donner des gouvernements et des législatures aux peuples autochtones, on dit qu'il y a onze langues principales chez les autochtones au Ca- nada, qu'il y a plus de 40 tribus et 600 bandes.|e ne sais pas combien de ces unités-là vont se qualifier comme gouvernements et comme législatures, mais de toute façon, ça nous prévient qu'il y aura pas mal de gouvernements qui auront la clause nonobstant et que ce sera pratiquement impossible, jamais, de se débarrasser de cette clause qui était mise dans la constitution en 82 comme prix à payer pour avoir une charte.Alors bye bye la disparition de la clause nonobstant.(.) La troisième classe, l'attachement des Canadiens et de leurs gouvernements à l'épanouissement et au développement des communautés minoritaires.Beaucoup de gens l'ont remarqué, je n'insisterai pas longtemps, mais en anglais, le texte c'est commitment.En français, c'est attachement.Attachement, un mouvement émotif vers quelque chose, mais ce n'est pas un commitment.c'est un attachement.(.) Remarquez bien que quand il s'agit de la péréquation, le traducteur du mot commitment trouve tout a coup engagement pour le français.(.) On passe maintenant aux institutions fédérales.Le sénat élu, mais il peut être élu par les assemblées législatives.On a déjà dit que le Ouébec, c'est comme ça qu'ils allaient envoyer les sénateurs.Ce qui veut dire littéralement qu'un gouvernement provincial peut s'interposer entre les citoyens et le parlement du Canada pour légiférer sur les questions des juridictions fédérales.Alors non seulement on donne des pouvoirs aux provinces, mais en plus on dit aux provinces: vous allez pouvoir vous asseoir au sénat et faire des lois avec nous autres.(.) Alors c'est ça la réforme du sénat.Pour les lois touchant de façon importante à la langue ou à la culture, elles doivent être adoptées par une majorité de sénateurs francophones participant au vote.Mettez-vous dans le cadre d'un gouvernement séparatiste au Québec, qui n'a pas fait l'indépendance encore, mais qui nomme ses sénateurs.Ils vont en envoyer présumeraient six, puis il y aura peut-être quelques sénateurs francophones d'ailleurs, mais ils ont un droit de veto.Il faut que la majorité de ces sénateurs vote le projet de loi pour qu'il passe, ce qui veut dire que si le gouvernement du Canada veut améliorer par exemple la condition des minorités francophones de l'Ouest ou, par malheur, la minorité d'anglophones au Ouébec, les séparatistes peuvent porter le veto.Le partage des pouvoirs (.) Les rôles et les responsabilités, c'est le dernier point que je veux soulever.Il y en a long a dire, mais laissez-moi simplement vous dire que cet ensemble de clauses, sur les rôles et les responsabilités, c'est uniquement pour dire que le fédéral passe les compétences aux provinces.|e ne dis pas si les provinces étaient championnes partout dans l'application de leurs compétences.Prenez l'éducation, par exemple.Le Québec est maître de l'éducation.Eh bien, c'est au Québec qu'on a le plus haut taux de décrochage au secondaire du monde occidental.Ce n'est pas la faute des Anglais, ce n'est pas la faute du fédéral, c'est notre faute.Cinquante pour cent des élèves sortis du secondaire coulent leur examen d'entrée de français à Laval.Ce n'est pas la faute des Anglais.Quarante pour cent des examens d'entrée à Montréal coulés par les élèves du secondaire.Qui les a préparés?C'est tu les communistes ou c'est tu nous-autres?Regardez aussi pour l'environnement ou les bibliothèques.L'Ontario, quatre fois plus de bibliothèques que le Ouébec, toutes proportions gardées, lis dépensent quatre fois plus en Ontario qu'au Québec pour que les gens puissent lire dans la province.Regardez l'environnement.L'enrivonnement, le système, comme système fonctionnel d'épuration des eaux, des égouts, 95 p.cent des villes et cités de l'Ontario ont de tels systèmes, 33 p.cent seulement au Ouébec.(.) Alors toute cette section, commence par le pouvoir fédéral de dépenser.Eh bien si cet article là passe, c'en est fait des nouveaux programmes nationaux pour aider les provinces plus petites et plus pauvres, parce qu'il y a toujours le droit de retrait.S'il y a un programme national, on dit: bien moi, je me retire si j'ai un programme compatible, et tu vas me le payer.Forcément, toutes les provinces riches vont se le faire payer.(.) Et ça continue, l'immigration, la constitution devra obliger le gouvernement fédéral à négocier, à conclure une entente sans limite, nous ne parlons d'aucune limite.Au moins, dans le lac Meech, il y avait quelques limites.Ici, il n'y en a plus.(.) Même chose pour la main-d'oeuvre, même chose pour la culture.Qu'est-ce que c'est que la culture?Vous allez voir comment ils réforment ça.Parce que les médecins québécois, quand ils font l'opération de l'apendice, ils ne font pas ça de la même manière qu'en Ontario, ils ont une culture spéciale.Et pour couper les cheveux, c'est pareil.Avoir la paix (.) Vous pensez que vous allez en avoir fini de la constitution si vous votez OUI?Vous aurez 26 astérisques a régler, sans compter tous les autres ratons laveurs, sans compter les dissidences, puis sans compter les 600 bandes amérindiennes qui vont avoir à négocier.Vous pensez avoir la paix si vous votez OUI?Vous aurez la paix si vous votez NON, parce que NON, ça veut dire on en a assez de la constitution, on ne veut plus en entendre parler.|e vais vous dire une autre chose, si vous pensez d'en avoir fini, regardez ce que M.Bouras-sa a dit il y a deux ou trois jours.Il a dit: « Le OUI n'est pas réversible parce que les négociations vont continuer.»(.) Puis le rapport Allaire n'est pas disparu, c'est encore le programme du Parti libéral, qui a été mis de côté pour le moment.(.) Alors ça veut dire quoi ça?Que le chantage va continuer si vous votez oui.(.) Mais si le Québec vote NON, puis toutes les autres provinces votent OUI.qu'est-ce que ça veut dire?Ça veut dire que le Québec n'en a pas eu assez.Alors pensez-vous, le lendemain même du NON.M.Bourassa puis M.Parizeau vont dire: vous voyez, vous n'en avez pas donné assez, alors on continue, mes amis, on continue.Alors bonne chance si vous pensez que vous allez avoir la paix si vous votez oui.(.) En plus, et ça c'est triste, le fédéral aura jeté par dessus bord tous ses atouts, toute sa monnaie d'échange.(.) Alors ne me demandez pas comment je vais voter.(.) Pour le moment, ils ont fait un gâchis, ce gâchis mérite de recevoir un gros NON.Merci.« Pourquoi je voterai Non » (2) On passe à côté du véritable renouvellement du fédéralisme LEON DION epuis Duplessis, surtout depuis Lesage.le Québec cherche à étendre son champ de juridiction politique.Le consensus de Charlottetown le laisse sur sa faim.Les gains sont mineurs, jamais le Québec n'a obtenu autant, dit-on.Mais à chaque tentative dans le passé, excepté durant les quatre premières années du gouvernement Lesage, ces gains avaient été si insignifiants! On dénombre onze compétences que le Québec exercera en exclusivité ou à titre principal mais après ententes susceptibles ou non d'être incorporées à la constitution ou sous surveillance fédérale: l'immigration (ici un ajout apporté au consensus reproduit en substance les termes de l'Accord du lac Meech), la formation et le perfectionnement de la main-d'œuvre, la culture (comme il sied à la politique: au strict sens des arts, lettres et sciences), les forêts, les mines, le tourisme, le logement, les loisirs, les affaires municipales et urbaines, le développement régional, les télécommunications.Six de ces domaines sont déjà de compétence provinciale exclusive et le fédéral ne se déleste pas des activités qu'il exerce présentement dans cinq autres domaines, celui de la culture notamment.De nombreux chevauchements de compétence subsistent dans ces onze domaines qui comportent les mêmes risques de conflits et de coûts additionnels que l'on déplore aujourd'hui.Nous sommes loin des vingt-deux champs de « pleine souveraineté », des neuf pouvoirs à « partager entre le Québec et le Canada» et de l'élimination du pouvoir de dépenser du gouvernement fédéral dans les champs de compétence exclusive du Québec que le programme du PLQ (Rapport Allaire) revendique! En outre, le Québec, dans aucun cas, n'est spécifiquement désigné.La structure du document de base et le processus de négociation expliquent le piètre succès du Québec en ce domaine jugé par lui majeur.La règle de conduite étant l'égalité des provinces, chacune d'entre elles peut réclamer toutes les compétences que le Québec se voit octroyer.Dans ces conditions, il est requis que celles-ci soient peu nombreuses et, surtout, que le fédéral conserve la maîtrise des principaux leviers de commande.Même à supposer que le principe d'une asymétrie soit adopté en faveur du Québec seul, sa portée ne pourrait être quand même que limitée.Si la «souveraineté» du Québec s'étendait à de très nombreux champs, et surtout à des champs d'importance majeure, il deviendrait incongru de continuer de participer aux institutions fédérales, ses représentants élus ou désignés n'ayant plus de motifs de prendre part aux délibérations et aux votes dans ces domaines.Ou encore, à supposer que le principe de l'asymétrie soit étendu à toutes les provinces ou qu'il soit décrété que toutes les provinces exerceront ces mêmes pouvoirs, il s'ensuivrait l'impotence du fédéral et le Canada deviendrait non viable.C'est là, il me semble, la conséquence à laquelle aboutirait la mise en exercice du Rapport Allaire.Ce document propose de maintenir un «Parlement commun élu au suffrage universel, dont les pouvoirs législatifs seront restreints aux champs de competence décrits précédemment ».Ces champs de compétence (cinq exercés par le fédéral et neuf partages «selon les compétences respectives de chaque niveau de gouvernement») sont d'importance majeure mais ils ne justifient pas la présence permanente de représentants du Québec.Les propositions du Rapport Allaire ne sauraient être retenues et scrutées que s'il est admis que le Québec se retire de la fédération actuelle et se constitue en Etat confédéré au Canada.Les autres provinces et le gouvernement fédéral maintiendraient alors leur structure federative actuelle ou adopteraient à leur convenance une autre structure.Sous d'autres aspects, notamment en ce qui concerne les objectifs de l'union sociale et économique, ce sont les provinces, donc le Québec, qui peuvent écoper.L'un de ces objectifs engage le fédéral à «fournir une éducation primaire et secondaire de haute qualité à tous les habitants du Canada» et «à assurer un succès raisonnable à l'enseignement post-secondaire».11 est en outre proposé qu'«un mécanisme de surveillance de l'union sociale et économique devrait être arrêté par une conférence des premiers ministres».Pareil mécanisme pourrait scruter les attributs et le fonctionnements d'institutions telles la Caisse de dépôt et de placement, le mouvement Desjardins et les caisses populaires.Problèmes majeurs Les problèmes majeurs que le consensus de Charlottetown pose au Canada viennent d'ailleurs.Les relations du gouvernement fédéral avec les provinces en ce qui concerne les pouvoirs sous juridiction provinciale se feront sous l'égide d'une structure compliquée: des compétences provinciales exclusives ou partagées seront définies au moyen de \u2014 plus ou moins \u2014 douze ententes administratives ou politiques, pour une durée maximale de cinq ans, renouvelables, susceptibles ou non d'être incorporées à la constitution, devant être soumises aux tribunaux en cas de mésentente et sans obligation de résultat.La disposition concernant les nouveaux programmes co-financés dans un champ de compétence provinciale exclusif oblige les provinces à s'assurer que leur initiative est «compatible avec les objectifs nationaux» si elles veulent obtenir une juste compensation financière.Cette disposition existe depuis 1960 sous la forme de «retrait facultatif» d'une province d'un programme fédéral.Les conflits qu'elle a engendrés sont de mauvais augure.Leur multiplication et leur insertion dans lu constitution les aggraveraient, surtout au Québec, en raison de sa structure institutionnelle et de sa culture particulières (au sens sociologique).L'entente de Charlottetown prévoit que les conférences des premiers ministres recevront un statut constitutionnel.Ces conférences sont susceptibles de se transformer en une sorte de conseil de la fédération dont les prérogatives pourraient être étendues.Le Québec n'aura qu'une voix sur onze au sein de cette institution.Dans le cas où les représentants autochtones seraient présents et si deux nouvelles provinces sont créées, il n'aura qu'une voix sur dix-huit ou dix-neuf.L'importance accrue des conférences des premiers ministres affaiblirait également le gouvernement fédéral dans la mesure où son premier ministre, lui aussi, ne disposera que d'une seule voix dans les délibérations et les décisions.Le Québec se voit octroyer de cinq ou six vetos et garanties constitutionnels, mais à l'exception de la garantie de 25% de députés à la Chambre des communes et de lu double majorité au Sénat, toutes les provinces peuvent obtenir ces vetos et garanties.Ces gains sont de nature strictement défensive.Ils permettent de bloquer un projet jugé préjudiciable mais non d'agir.Pour le gouvernement fédéral, toutefois, ces vetos et garanties seront source d'un sérieux freinage.Le consensus de Charlottetown procure peu de gains au Québec \u2014 et aux provinces \u2014 sous l'aspect des compétences et le fédéral s'en tire sans trop de mal.Mais, déjà, le premier ministre Bou- rassa avertit le fédéral et les provinces que le Québec persistera à réclamer d'autres pouvoirs.La dynamique qui établit que le Québec est une province comme les autres continuera à restreindre le champ de manoeuvre du Québec.De conflit en conflit, de négociation en négociation, il s'ensuivra pourtant d'autres légers gains qui laisseront le Québec toujours insatisfait, gains que les autres provinces s'attribueront sans les avoir requis et qui contribueront à affaiblir toujours un peu plus le gouvernement fédéral.Un dilemme à trancher Las de se battre pour ses droits, las de rester toujours dans l'incertitude, résolu à en finir une fois pour toutes avec les sempiternels atermoiements, le Québec, cette fois a imposé un cran d'arrêt.Par la décision prise de tenir un référendum sur la souveraineté (qui s'est transformé en référendum sur les «offres fédérales») au plus tard le 26 octobre 1992, il a contraint le gouvernement fédéral et les autres provinces, qui espèrent se le concilier en formulant des «offres» qui rencontrent son échéancier, à négocier ensemble dans la précipitation.Mais l'initiative du Québec se retourne contre lui par suite du manque de fermeté de ses dirigeants et probablement aussi de la majorité de la population: «son» référendum portera sur un enjeu que «les autres» ont choisi pour lui.Et «son» référendum sera aussi celui du Canada qui lui retourne l'ascenseur.Il est pris à son propre piège.Le risque pour le Canada et le Québec est, cette fois, considérable.Le consensus de Charlottetown inflige au pays une entorse qui leur fera mal.Dans les circonstances, il n'y a pas lieu de se surprendre que le consensus de Charlottetown soit un gâchis.Dans sa forme comme dans son fond, je ne puis l'endosser.J'aimerais pouvoir demander aux négociateurs de retourner à leurs marques de départ, de recommencer le travail de refonte de la constitution dans son ensemble et de prendre tout le temps voulu pour doter enfin le pays d'une loi fondamentale qui n'entraîne plus de débats et de crises récurrentes et coûteuses sous tous les plans.Certains pensent que, enfin délivré de la sempiternelle et ennuyeuse question constitutionnelle, les Canadiens pourront désormais s'adresser aux «vrais» problèmes en toute quiétude.Us versent dans l'illusion.Le consensus de Charlottetown reste ouvert à de nombreuses négociations.11 n'apaisera pas les conflits.Bien au contraire, il les envenimera.Moins de six mois après le référendum, des effets pervers se manifesteront, les revendications du Québec recommenceront et les autres provinces disputeront au Québec les miettes qui tomberont de la table fédérale.Le simple fait que le premier ministre Bourassa, insatisfait, avoue: «je n'ai pu obtenir davantage», démontre l'impossibilité dans le cadre traditionnel de négociation de procéder beaucoup plus loin.Il a beau dire que le Québec va continuer à réclamer, cet état d'esprit confirme la critique Trudeau.D'autres gains, s'il y en a, seront arrachés de haute lutte et ne pourront qu'être bien insuffisants eu égard au prisme de la dynamique qui continuera à les dévier dans le sens d'une conception uniforme du Canada.L'approbation des provinces de l'Ouest au consensus est incertaine.Pour des raisons bien différentes, ce dernier déçoit bien des fédéralistes intransigeants ainsi que ceux qui souhaitent un renouvellement en profondeur du régime politique canadien.Plusieurs sans doute, parmi les premiers, voteront quand même Oui lors du référendum par crainte de voir le Canada se briser ou dans le faux espoir que la substance du consensus apaisera définitivement (ou du moins pour plusieurs années) la soif de réforme constitutionnelle des Québécois.Quand aux seconds, ils seront partagés entre deux craintes: celle de voir le consensus de Charlottetown figer le Québec dans un statut constitutionnel à leurs yeux inacceptable s'ils votent Oui et celle, s'ils votent Non, de contribuer à paver la voie à l'indépendance politique du Québec, une solution à laquelle ils ne veulent pas être partie prenante, du moins pas de cette façon, c'est-, à-dire par défaut.Le dilemme de ceux qui, parmi les premeirs et les seconds, voteront Non ne pourra être tranché qu'après le 26 octobre.Même divergeants dans les raisons de leur option, s'ils sont assez nombreux pour permettre la victoire du Non, ils seront en mesure d'influer sur les répercussions du référendum.Du point de vue de celui qui poursuit l'objectif d'un fédéralisme renouvelé en profondeur pour le Québec, la valeur du régime constitutionnel canadien se vérifie à la lumière des objectifs suivants: il doit apaiser le besoin de sécurité, c'est-à-dire procurer au Québec un rapport de force qui, s'il n'élimine pas sa condition de minorité démographique, ia réduit, au plan juridique, de façon sensible et durable; il doit tendre à diminuer les conflits entre les ordres de gouvernement ; il doit répondre aux besoins et aux aspirations des Québécois en route vers le XXle siècle; enfin, il ne doit pas entraver mais faciliter la recherche par les autres provinces et le gouvernement fédéral du régime constitutionnel qui leur permettra de se développer et de s'épanouir dans des conditions qui leur conviennent.Les prévisions sur l'incidence économique et financière du résultat du référendum va revêtir une importance d'autant plus grande qu'elle est largement impondérable et que l'économie touche de plus près la population que les conséquences d'ordre politique ou symbolique: ventre que l'on dira devoir être affamé n'aura pas d'oreilles.Le chevauchement des compétences entraine des coûts et engendre des conflits: d'où le bien-fondé, aux yeux de plusieurs, de l'abandon par le fédéral de nombre d'entre elles et leur attribution au Québec (dans le cas présent aux provinces).Se fondant sur l'expertise d'économistes, le Projet de Rapport de la commission d'étude des questions afférentes à l'asccnssion du Québec à la souveraineté, récemment rendu publique, établit que la rationalisation des services résultant de l'accession du Québec à la souveraineté permettrait des économies.Mais elles seront bien insuffisantes pour compenser les dépenses qu'entraîneraient la séparation d'avec le Canada et la construction d'un État.Il il serait sage d'ignorer ce Projet de Rapport durant la campagne référendaire: la souveraineté n'est pas l'enjeu de cette campagne et les données compilées sont, selon l'avertissement des auteurs du document, hautement hypothétiques et diffèrent considérablement selon les experts cités.Des arguments d'ordre économique seront, avec raison, invoqués dans le but d'influencer le choix.Il faudra quand même ne pas ignorer tous les autres problèmes que soulève le Consensus.le termine la rédaction de ce texte le samedi 26 septembre.D'ici le 26 octobre, des développements surviendront qui dénoueront peut-être l'impasse et permettront aux uns et aux autres de trancher leur dilemme en pleine quiétude.Quant à moi, je m'e .force avec d'autres, depuis trente ans.à trouver une formule qui permette de renouveler le fédéralisme en profondeur, une formule qui conviendrait au Québec et maintiendrait des liens politiques et économiques avec le Canada.C'est pourquoi je dis Non au consensus de Charlottetown parce que j'estime qu'il se nourrit de la dynamique tranditionnelle qui rend impossible ce renouvellement. Économie B4 LA PRESSE, MONTREAL.VENDREDI 2 OCTOBRE 1992 Bond record du taux d'escompte de la Banque du Canada PAUL DURIVAGE Comme anticipé déjà mercredi par les grandes banques canadiennes, le taux d'escompte de la Banque du Canada a fait un bond record de 1,93 point pour atteindre 7.62 p.cent, hier, dans un ultime secours au dollar canadien.Le taux directeur de la banque centrale canadienne, qui connait ainsi sa plus forte augmentation depuis 1935, augmente pour la quatrième semaine consécutive et atteint ainsi son plus haut niveau depuis mars dernier.Les grandes banques canadiennes attendaient le geste de la Banque du Canada et avaient déjà annoncé pour hier une hausse de deux points de leur taux de base, qui passait à 8,25 p.cent, son plus haut niveau en quatre ans et la première hausse en neuf mois.Depuis, le dollar canadien tient bien la barre après être tombé sous le seuil psychologique des 80 cents US au pire de la tempête des changes européens.Après avoir remonté jusqu'à 80,30 cents hier matin, il glissa à 80,06 cents en clôture, en baisse de 18 centièmes de cent par rapport à la veille.Notre devise a perdu plus de quatre p.cent de sa valeur depuis le début du mois d'août et près de dix pour cent cent depuis le sommet de 89 cents atteint en novembre 1991.Dollar américain Le dollar américain remonte lui même la pente.Le billet vert a marque des gains sensibles face à l'ensemble des autres grandes monnaies atteignant notamment une equivalence de 1,4245 mark allemand, contre 1,4135 DM la veille.Seul le yen lui résiste toujours, un dollar américain s'echangeant maintenant pour moins de 120 yens.Ceci maigre que les taux d'intérêt poursuivent leur desescalade ininterrompue aux Étals-Unis.Une importante banque régionale du New jersey, la First Fidelity Bancorp, a baissé hier son taux de base d'un demi point à 5,5 p.cent, première décision de ce genre depuis trois mois aux États-Unis.Une série d'autres banques pourraient suivre le mouvement.Ceci placerait le taux de base des banques américaines à leur plus bas niveau depuis l'été 1972 et presque trois points en deçà de celui pratiqué aujourd'hui au Canada.Le chômage Ceci à la veille de la publication de mauvaises nouvelles sur le front du chômage.Les analystes prévoient une aggravation du chômage qui pourrait passer de 7,6 p.cent en août à jusqu'à 7,8 p.cent en septembre.L'effet serait de provoquer une nouvelle baisse des taux d'intérêt par la Réserve fédérale (le pendant américain de la Banque du Canada ) pour stimuler la reprise.L'Association des manufacturiers canadiens, qui qualifiait de «bénédiction» la chute du dollar jusq'à récemment, dé- chente devant le remède de cheval qu'a trouve à y appliquer la Banque du Canada.« La dernière chose dont nous avions besoin c'est d'un bond du coût de l'argent qu'il nous faut emprunter pour faire des investissements», commentait hier le président de l'organisme d'affaires, M.Stephen Van llouten.\u2022 \u2022 p Pour leur part, les économistes s'interrogent sur l'impact de ces bouleversements dans les systèmes financier et monétaire.Les plus positifs croient que les bienfaits de la baisse du dollar sur les exportations combleront amplement la hausse du coût du crédit pour les entreprises.D'autres estiment que la morosité des consommateurs s'en trouve doublement ren forci.Engouement pour les obligations?PAUL DURIVAGE Le bond des taux d'intérêt pourrait susciter un engouement inattendu pour la prochaine moisson des obligations d'épargne du Canada (OEC.Le taux des OEC-92 devrait en effet s'établir entre 6.0 et 7.25 p.cent, si l'on se fie aux taux courants sur le marché après le bond des derniers jours.Jusqu'alors, il était question de taux pouvant varier entre quatre et six pour cent, un rendement nettement moins séduisant à comparer aux 7,5 p.cent obtenus par les épargnants l'automne précédent.La Banque du Canada doit établir le taux que porteront les nouvelles obligations d'épargne, au milieu du mois.Le taux des OEC est généralement établi entre le taux des certificats de dépôts d'un an offerts par les banques, un produit directement concurrent, et le taux des bons du Trésor de 90 jours (les OEC sont gelées pendant cette même période au risque de perdre les intérêts courus).Le premier était porté de 5.5 à 7,37 p.cent hier, tandis que le second était porté de 4.25 à 6.00 p.cent à laCIBC.Les détenteurs d'obligations d'épargne canadiennes émises au cours des dernières années s'en trouveront également choyés.Le taux courant des obligations émises depuis 1986 varie d'une année à l'autre en fonction du taux établi pour la nouvelle cuvée.Pour leur part, les OEC d'avant 1986 (qui portaient des taux à long terme ) seront toutes échues cette année.M.Denis Cloutier, courtier en obligations chez RBC Dominion Securities et mandataire pour la Banque du Canada, prévient toutefois que les taux d'intérêt sont présentement extrêmement volatiles et pourraient être sensiblement différents à la mi-octobre.Même que la Banque du Canada pourrait établir d'autres références, plus stables, que les bons du trésor pour établir le nouveau taux.Ou même retarder l'émission, le temps que la situation se clarifie.«La Banque a tous les droits et toutes discrétions à ce propos», souligne-t-il.« En tous les cas, insiste le porte-parole de la banque centrale, il n'est pas question de cadeau politique.La structure des taux est essentiellement basée sur la conjoncture économique».Les nouvelles obligations viendront à terme dans 12 ans.À noter MICHEL GIRARD ¦ Avec la nouvelle hausse de taux d'intérêt qui vient de frapper, vaut-il encore la peine de renégocier son hypothèque avant échéance ou de la transférer chez un concurrent?Dans un second dossier choc sur les hypothèques, Michel Girard analyse également les contrats hypothécaires et certaines façons ratoureuses de calculer les pénalités.SUS 0,90 0,88 - 0,86 0,84 - 0.82 4 0.80 \u2022 0,78 DOLLAR CANADIEN TAUX D'INFLATION 1990 1991 1992 1990 1991 1992 TAUX PREFERENTIEL % VARIATION DES SALAIRES HORAIRES '.^>>>y.''¦*'\u2022\"\u2022 ¦.-X'*' 1990 Source : Banque Nationale 1991 1992 1990 1991 1992 intoçrjphie La Presse Pour en finir f MIVILLE TREMBLAY La tempête speculative des derniers jours n'annonce pas la fin du monde.Derrière les gros nuages, aussi sombres que passagers, l'alignement des astres est devenu favorable aux entreprises.N'est-il pas temps de mettre fin à la morosité?Le moment semble particulièrement incongru, si ce n'est téméraire, pour stopper la retraite et claironner la charge.Mais le revirement de situation, quoique difficile à percevoir, n'en est pas moins réel.Les taux d'intérêt demeurent bas.malgré leur spectaculaire mais certes brève remontée, le dollar est faible, l'inflation inexistante, les pressions salariales modestes, et les marchés d'exportation grands ouverts.Qui dit mieux?Bien sûr, rien n'est parfait.Pas besoin d'être un cultivateur chiâleux pour trouver à redire sur l'endettement des ménages et des gouvernements, ou comme c'est maintenant la mode dans les conseils d'administration, maudire l'incertitude politique.Mais lorsque retournera dans sa bouteille le mauvais génie de la spéculation, qu'ont libéré les incantations maléfiques de la Banque Royale, les facteurs plus fondamentaux vont s'imposer.Selon Jean-Marie Toulouse, professeur de stratégie et titulaire de la Chaire d'entrepreneurship Maclean Hunter aux HEC.l'environnement économique permet maintenant aux chefs d'entreprise de saisir des opportunités qu'ils jugeaient alléchantes, mais hors de portée.Belles occasions Aussi, les gens d'affaires qui assistent au débat constitutionnel en se rongeant les ongles et en faisant de l'eczéma pourraient-ils rater de belles occasions.À la bourse, ne dit-on pas que c'est justement lorsque le pessimisme atteint son paroxysme que naissent les grands bull markets?Selon M.Clément Gignac.économiste en chef et stratégiste chez Lcvcsquc Bcaubicn Geoffrion, avec la baisse des taux d'intérêt et du dollar, «les éléments sont en place pour une reprise vigoureuse».Le défi, pour ceux qui scrutent l'environnement, c'est de bien interpréter les signaux qui comptent et d'oublier les bruits de fond, aussi stridents soient-ils.Par exemple, dit M.Gignac.pour croire à la reprise, il ne faut pas attendre le retour de chiffres très élevés pour les mises en chantier ou les ventes de biens durables, car les Baby Boomers ont tout ce qu'il leur faut, et leurs cadets sont bien moins nombreux à former de nouveaux ménages.Les services C'est du côté des services que l'on verra une croissance plus robuste.Il faudra un oeil exercé pour le voir, car si Statistique Canada nous enterre de données sur le secteur manufacturier, l'agence livre bien peu sur les services.orosiîe ! Cela dit, les industries manufacturières les plus durement frappées par la récession, à savoir les papiers et les métaux, vont grandement profiter de la baisse du dollar, qui va faciliter leurs exportations et gonfler leurs profits.Pour Noranda.une baisse d'un cent du dollar se transpose mécaniquement en 11 cents de profits additionnels par action ; pour Produits Forestiers Canadien Pacifique la hausse est de 28 cents.«Les profits vont revenir, promet M.Gignac.Et ce ne sera pas de faux profits gonlés par l'inflation ou un jeu des stocks.» Plusieurs entreprises sont en bonne position pour profiter d'un revirement de fortune, renchérit Yves Rabeau, professeur en conjoncture et stratégie à l'École des sciences de la gestion du l'UQAM.Ces dernières années, elles ont réalisé de gros investissements dans des machines et des outillages.D'ailleurs, fait inhabituel, le taux d'investissement est.depuis quatre ans, plus élevé au Canada qu'aux États-Unis, avec respectivement 8 et 7 p.cent du PIB.L'emploi Mais a court terme, ces investissements ont souvent été faits aux dépens de l'emploi, «accentuant les pertes causées par les chocs du vaste mouvement de restructuration mondiale.Le chômage élevé mine la confiance des consommateurs.«On ne peut pas fabriquer ce que les consommateurs ne veulent pas acheter!», disent en choeur les patrons d'entreprise.Vrai.D'où l'importance d'offrir plus, d'offrir différent, et d'offrir moins cher que les concurrents.SUITE A LA PACE B6 \"~ La SCHL prévoit une reprise :™ a construction domiciliaire Bn dans l;i grande région de Montreal devrait reprendre un peu de vigueur l'année prochaine, après avoir connu une baisse durant cinq années consécutives.C'est ce que prédit la Société canadienne d'hypothèque et de logement (SOIL) dans un rapport surlcs perspectives dans le domaine de la construction résidentielle pour 1993, public hier.L'an prochain, les mises en chantier devraient passer de 15700 a 16700 unités, soit une légère augmentation de six p.cent, estime le rapport.Cette année, on prévoit enregistrer une baisse de 12 p.cent, portant ainsi l'activité dans la construction domicilière à son niveau le plus bas depuis 1982.«Les taux d'intérêt alléchants et les conditions de marché favorisant les acheteurs arriveront à peine à sortir la construction résidentielle de l'ornière de la récession en 1995», déclare, dans un communiqué.M.Jacques Pelletier, analyste principal de marche à la succursale de Montréal de la SCHL.«Car le problème majeur qui afflige cette industrie, à savoir le peu de confiance des acheteurs, ne se dissipera que très lentement en 1993.compte tenu de la faible création d'emplois prévue» , ajoute-t-il.L'analyste prévoit une augmentation de seulement 15000 emplois en 1995, à la suite de baisses de 55000 en 1991 et de 10000 en 1992.CES MONTREAL (-4.99) (-0.29%) TORONTO' » ?1694.57 ! T 3279.04 ( - 22.84) ( - 0.69 %) NEW YORK ?3254.37 (-17.29) (-0,53%) ?MEXIQUE 1350,12 (+32.05) (?2.42%) DOLLAR T 60.06* adhérer.La CRTO, organisme prive, groupe les partenaires touristiques de même que DMR, Tandem et Desjardins.Le projet est en marche depuis 1989 mais les agents de l'ACTA se sont particulièrement fait tirer l'oreille.Plus de 400 hôtels ont maintenant accepté de verser des commissions aux agents, qui pourront ainsi vendre les produits québécois.«Nous l'attendions avec beaucoup d'impatience, depuis des années», a déclare André P.lean Richard, vice-president exécutif de l'Association des hôteliers.Le développement de la CRTO a coûte 12.5 millions et il faut encore en investir deux autres.La Société de développement industriel ( SDI ) a consenti un prêt participatif de cinq millions étalé sur cinq ans.La CRTQ a des locaux luxueux, vides, depuis six mois.Elle a signe un bail de cinq ans avec six mois gratuits.Elle ne les occupera qu'a 75 p cent en mar* 95.avant de retomber a 25 p cent.Pété prochain.Le Chili frappe à la porte de l'ALENA MIVILLE TREMBLAY 9 Le Mexique n'a pas encore formellement joint les Etats-Unis et le Canada dans une zone de libre-échange que déjà le Chili frappe a la porte.«Il n'y a aucune raison pour que le Chili ne joigne pas des maintenant l'Accord de libre-échange nord-americain » (ALENA).soutient M.Elias Arze, directeur général d'Arze, Recine Y Asociados, une firme de génie conseil de Santiago.« |e crois que ce sera chose faite dans deux ans», affirme pour sa part M.|uan Mackenna.vice-president du développement chez Sigdo Koppers.utie autre firme de génie conseil du Chili.Tous deux membres d'une mission commerciale de passage a Montréal, ils participaient hier a un séminaire sur les possibilités d'affaires avec ce pays d'Amérique latine.Il y a quelques mois, le président George Bush avait déclare que le Chili serait le prochain pays a devenir membre de l'ALENA, après sa ratification par le Congres.D'ailleurs, des négociations ont cours, mais elles pourraient provisoirement déboucher dans un accord strictement bilateral.Un accord semblable a ete signe l'an dernier entre le Chili et le Mexique, mais il se limite à l'élimination des tarifs douaniers entre les deux pays sur une période de deux ou trois ans.Pourquoi le Chili?Depuis l'arrivée des Chicago Boys en 1976.le Chili a pris un virage radical vers le libéralisme économique quoique, ces dernières années, ce libéralisme ait pris une tournure plus pragmatique.Aujourd'hui, avec une croissance de 7.5 p.cent, son économie s'apparente plus a celle des dragons asiatiques qu'a celle des autres pays latino-américains.Dette extérieure Par exemple, la dette extérieure n'est plus un problème au Chili.A force de rembourse^ ments.on l'a réduite de 22 a 13 milliards en huit ans.Elle représentait 121 p.cent du PIB en 1986; cette proportion a baisse a 60 p.cent.Selon M.Mackenna.le déve- loppement des entreprises chiliennes est axe sur les exportations et la consommation de masse, qui a pris son envol ces dernières années.«Nous avons une usine qui fabrique des frigos et des cuisinières.Elle ne parvient pas a répondre a la demande», donne-t-il en exemple.Selon M.Daniel Fleury.un Québécois qui dirige Interica.une firme spécialisée dans le montage d'entreprises conjointes et les transferts de technologie en Amérique latine, le Chili est un excellent pays pour faire des affaires.- Il n'y a pas de corruption et un ne risque pas de se faire voler des que l'on .le ministre des Affaires internationales lohn Ciaccia va diriger une telle mission au Chili.Mise au point d'un nouvel ordinateur AfP NW YORK ¦ American Telephone and Telegraph ( ATT) et deux firmes japonaises ont annonce hier leur collaboration a la mise au point d'un nouveau type d'ordinateur de communication, a mi-chemin entre l'ordinateur personnel ( PC ) et le telephone portatif.Cette collaboration entre ATT.Matsushita Electric Industrial et Marubeni Corp.\u2014 dont la rumeur avait deja filtré dans les milieux specialises \u2014 se traduira par un investissement dans la compagnie EQ Inc.basée a Mountain View (Californie), qui travaille sur ce produit destine a se substituer à la fois au PC et au telephone.Ce type de produit concurrencerait directement celui qui est actuellement mis au point par Apple, le Newton, dont un prototype a deja ete présente en mai.ATT compte fournir les microprocesseurs nécessaires a ces équipements qui seront assembles par Matsushita et commercialises par Marubeni, ont precise les firmes.Les partenaires n'ont pas révélé le montant de l'investissement qu'ils réaliseront dans EQ Inc.pour la mise au point du «corn-municateur personnel», nom retenu pour ce nouveau produit.-\ti ¦\t1- 1 \tVI L'interurbain Bell Présenté par a Hydro-Québec et L'interurbain Bell Voici le Sommet pme, un itinéraire rempli d'activités» de démonstrations et d'occasions d'affaires, préparé à votre intention par les exposants du salon LE MONDE DES AFFAIRES'.8* salon LE MONDE DES AFFAIRES 1 2 D'abord le Salon des Achats où 50 acheteurs vous attendent : tin pouvoir d'achat de 35 milliards! Vous passez ensuite au Salon Innovation et Productivité : pour acquérir de nouvelles technologies former vota» personnel, devenir plus performant, plus concurrentiel î 3 4 5 Arrêtez-vous à l'Échangeur pour y déposer vos cartes de visite et faire votre promotion auprès de 25 000 visiteurs ! ( 'est efficace et c'est gratuit! Venez mesurer votre potentiel à l'exportation, découvrez des.partenaires pour l'étranger : vous saurez tout sur les PME et l'exportation ! Place aux Algiers de créativité : apprenez comment créer de nouveaux produits, déjouer la concurrence, évaluer votre publicité! 6 7 Faites des contacts et des alliances au Pavillon des Partenaires : un vrai bureau d'affaires ! Assouv-vutis et jKirtagez votre documentation.\\os opinions.\\pprenez les recettes du succès au Mini'Théâtre The Gazette : cas vécus et conseils d'experts pour tirer votre épingle du jeu dans les années 90! ® CARREFOUR INTERNATIONAL fous un Jtgie tot 11 SALON INFORMATIQUE ET TÉLÉCOMMUNICATIONS \u2022 SALON INNOVATION ET PRODUCTIVITÉ \u2022 SALON DES ACHATS EO Inc.a precise qu'elle était en core à la recherche d'un partenai re européen pour ce projet.Socanav vend Scobus ¦ Apres avoir ete force de vendre Steinberg, le groupe Socanav.de l'homme d'affaires Michel Car cher, cede maintenant sa filiale Scobus.le premier transporteur -colaire au Quebec avec une flot te de quelque 450 véhicules.Le prix de la vente conclu avec la société Gestion R.G.de loliet te.est estime a environ 19.6 millions.Ce montant, précise Steinberg, servira a réduire sa dette à long terme à environ 21 millions.la cloture de la transaction est prévue pour le 31 octobre prochain.Apres quoi, les éléments d'actif de Socanav comprendront encore la flotte initiale de quatorze pétroliers de même que 31 p cent de Autobus Thomas, le distributeur exclusif des autobus Thomas au Quebec.\u2022 SALON FINANCE ET COMPTABILITÉ \u2022 SALON DE L'IMMOBILIER D'ENTREPRISE \u2022 SALON PUBLICITÉ ET MARKETING \u2022 SALON VOYAGE ET CONGRÈS \u2022 SALON AUTOS ET TRANSPORT pMfe Place Bona venture, Montréal Du 1er au 4 octobre Jeudi: 12 h à 20 h / Ven.sam.dim.: 12 h à 18 h 522-6237 E ftew de Me- *root 1.800-361*4212 fonda ton québécoise du cancer I ¦?I Bureau fédéral de développement régional (Québec) /-\\ BANQUE NATIONALE byers Casgrain L« Croup- JB980BSS9S9B7 Radio Québec fî[LÂi\\\\i Ni; sur VUE ART \u2022SAM.ET DIM.3-4 OCTOBRE 1?S0.B0UL RENE LÉVESQUE 0 .46e ETAGE Il 00 À 17 00 B6 LA PRESSE, MONTREAL.VENDREDI 2 OCTOBRE 1992 Écono-flashes 0\\J \u2022 Le prix des grains ¦ A la demande de nombreux lecteurs, d'agriculteurs, et même de syndicats de producteurs de cultures commerciales, La Presse reprend aujourd'hui la publication du tableau des coles boursières céréaHères aux marches de Montréal et Chicago.La GREAT-WEST émet des actions privilégiées ¦ La Compagnie Great-West Life Assurance Compagny, filiale de Great West compagnie d'assurance-vie et une des sociétés membres du groupe de la financière Power, a complete le 30 septembre une émission de 100 millions de dollars en actions privilégiées sans échéance a dividende non cumulatif série H et une emission de 50 millions de dollars en actions privilégiées à dividende non cumulatif, série I.Les actions des deux séries donneront droit à un dividende de 7.50 p.cent par année payable sur décision du conseil d'administration de la Great-West.Au gré de la Great-West, les actions de la série H pourront être rachetables à compter du premier avril 1999 tandis que les actions de la série I seront rachetables en tout temps.Le produit de ces deux émissions servira a Great-West à augmenter le capital de sa filiale exclusive américaine Great-West Life & Annuity Insurance et lui permettre d'étendre ses activités.GROUPE SNC vend WARNOCK HERSEY ¦ Le Groupe SNC vient de vendre Les Services professionnels War-nock-Hersey ainsi que les activités américaines connexes à Inchcapc Testing Services, membre de la firme britannique Inchcapc pic, dont le siege social est a Londres.La transaction au comptant qui représente un gain sur disposition a été conclue pour un montant non divulgue.LEVESQUE BEAUBIEN CEOFFRION: 20 fautes B Un communique d'une vingtaine de lignes de Lévesque Beau-bien Geoffrion trouvé dans la pochette de presse du Salon Le Monde des Affaires comporte une vingtaine de fautes d'orthographe, d'erreurs de syntaxe et d'anglicismes.Exemples: «la conference OPTION $ RETRAITE, vous indiqueras comment captures des taux d'intérêts très élevés actuellement offert sur le marche européen », «deux nouveaux régimes de retraites créer par la loi l Ib», «La loi 116.à complètement transformé.», «un grands nombre de PML», «soutirer des argents», «les conférences seront présentes», etc.Sans commentaires.BEACON SECURITIES membre de la Bourse de Montréal ¦ Beacon Securities Limited, un courtier de plein exercice desservant une clientèle institutionnelle, est devenu, hier, membre de la Bourse de Montréal.Mme lane Boudrcau.vice-présidente, tresoriere et administratrice, est la représentante attitrée de Beacon Securities Limited auprès de la Bourse de Montréal.Beacon Securities Limited, une société néo-écossaise constituée en 1988.a acquis son titre de membre de |ohn Graham & Company Limited pour la somme de 10 000 $.TRANSCANADA PIPELINES émet pour 200 millions d'obligations ¦ TransCanada Pipelines Limited a annonce hier l'émission de 200 millions (SUS) d'obligations à 8 1/2 p.cent par an, arrivant à échéance le 20 mars 2023.L'émission d'obligations est fixée à 99 776 pour un lancement effectif le 7 octobre prochain.Les bénéfices de l'émission permettront de financer des projets de construction utilitaire pour la compagnie.Le groupe de preneurs fermes comprend Morgan Stanley & Co.and Incorporated.The First Boston Corporation.Goldman, Sachs & Co.et Salomon Brothers Inc.CN et APL et l'ALENA B En prévision d'une hausse rapide des expéditions transfrontalières, le premier service de transport de marchandises conteneurisées véritablement nord-américain sera proposé à compter du 5 octobre entre le Canada, les tltats-Unis et le Mexique.Ce service, qui prendra la forme d'un corridor reliant la Californie a l'Est canadien et d'une liaison vers le Canada a partir du Texas et du Mexique, sera proposé par les services de transport terrestre APL en association avec CN Amérique du Nord.Le trafic aérien demeure faible ¦ Le trafic de passagers comme de marchandises a augmenté de huit p.cent en août dernier, résultat néanmoins juge «pauvre» par le directeur général de l'International Air Transport Association ( IATA ), M.Gunter Eser.«La performance de janvier à août semble, à prime a-bord, meilleure, explique-t-il.Toutefois, compare au volume enregistré en 1990, la hausse du trafic de passagers au cours des huit premiers mois n'est que de sept p.cent et celle du fret, de quatre p.cent».Selon lui, ceci exerce de la pression sur les rendements des transporteurs aériens, et contribuent au manque de rentabilité persistant.BP vend sa part des mines Selbaie ¦ Ressources BP Canada a signé une convention officielle en vue de la vente de ses intérêts dans Les Mines Selbaie à Billiton Metals Canada, de Toronto.La transaction, sous réserve de certaines conditions et approbations gouvernementales, pourrait être conclue le 21 octobre prochain.Le prix n'a pas été divulgué.Avec l'acquisition de la part de BP, Billiton possédera 100 pour cent du complexe-usine Selbaie.Exode: la ROYALE accuse Alliance-Québec ¦ La direction de la Banque Royale tient à prendre ses distances face à un rapport rendu public mardi par Alliance Québec voulant que 73 p.cent des jeunes anglophones vivant au Québec songent à quitter la province d'ici dix ans.L'institution financière précise que le rapport a pour origine le groupe Alliance Québec, et non pas la Banque Royale, contrairement à ce que stipulait un journal montréalais dans son édition d'hier.La confusion provient du fait que le president du comité d'Alliance Québec qui s'est penché sur le cas des jeunes Anglo-Québécois, Don S.Wells, est à la fois vice-président à la Banque Royale.L'institution financière défraie la manchette des journaux depuis plusieurs jours après avoir publié, la semaine dernière, une étude contestée sur les conséquences désastreuses pour l'économie canadienne de la separation du Québec.Mises à pied chez Culinar ¦ Le groupe Pâtisserie de Culinar a annoncé hier l'abolition de 80 postes parmi son personnel de 1714 employés au Canada.La majorité de ces abolitions (53) auront lieu à l'usine de Culinar située a Sainte-Marie de Beauce.Étant donné que des postes sont vacants, que certains employés seront réaffectés et que d'autres auront doit à la retraite anticipée, le nombre de mises à pied sera de 5b.En élaguant ses effectifs, Culinar veut «assurer la croissance à long terme de l'entreprise », a indiqué hier la compagnie par voie de communiqué.Générateurs à la Thaïlande ¦ Grâce a l'appui financier de la Société pour l'expansion des exportations a la Commission de production d'électricité de Thaïlande, cette dernière achètera deux générateurs de vapeur d'ABB Combustion Systems, division d'Asca Brown Boveri Inc.(Canada).La Slit prévoit qu'elle allouera jusqu'à 73 millions au financement de ce contrat.Ces générateurs de vapeur seront intégrés a la centrale de Mae Moh, située à 600 km au nord de Bangkok.Le contrat obtenu par ABB combustion Systems devrait entraîner la création de 2700 années-personnes d'emploi au Canada pendant quatre ans, a souligne la SEE,.AIR FRANCE: nouvelle suppression d'emplois ¦ Air I rance a annoncé hier la suppression de 1500 emplois supplémentaires en 1993.La compagnie aérienne a également annonce une perte de 1,5 milliard de FF au premier semestre 1992 iipres une perte de 1,16 milliard pour la même période de 1991.( es suppressions d'emplois renforcent le plan de rigueur lancé il y a un an par Air France dans le but de rétablir les équilibres économiques du groupe dès 1993.Ce plan, baptisé Cap 93, prévoyait dans un premier temps 3000 suppressions d'emplois.Son objectif était une reduction des dépenses de 1,5 milliard de francs par an.i De Havilland licencie I ^ bourse en bref 400 autres employés MONTRÉAL TORONTO AFP TORONTO ¦ Le constructeur aéronautique canadien De Havilland va procéder à 400 licenciements d'ici le mois d'avril prochain sur un effectif total de 3300 personnes, a-ton appris hier auprès de la compagnie à Toronto.Ces nouvelles suppressions d'emplois ont ele décidées à la suite d'une diminution de la cadence de production, qui passera de trois appareils à deux appareils par mois d'ici six mois en raison de la récession qui touche les compagnies aériennes dans le monde, a expliqué la société dans un communique.De Havilland, rachetée a Boeing au début de l'année par le groupe canadien Bombardier et le gouvernement social-démocrate de l'Ontario, est spécialisé dans les avions de transports régionaux Dash 8 (de 36 à 70 places).Avec ces 400 nouvelles suppressions d'emplois, les effectifs de De Havilland, qui étaient de 4200 salariés il y a un an, seront réduits à 2900.Le consortium franco-italien Aerospatialc-Alénia s'était également porté acquéreur de De Havilland lors de sa mise en vente par Boeing en juillet 1990.Cette offre de rachat avait été rejetee une première fois par le gouvern-ment canadien avant d'être bloquée par la Commission européenne à Bruxelles.Les manufacturiers veulent qu'Ottawa annule la hausse des taux d ' intérêt Presse Canadienne OTTAWA ¦ Consternes devant la hausse record des taux d'intérêt, les propriétaires des compagnies de fabrication ont demandé hier au ministre des Finances, M.Don Mazankowski.de cesser de soutenir le dollar canadien et d'annuler la hausse des taux d'intérêt.Dans une lettre ouverte à M.Mazankowski, M.Stephen Van Houtcn, président de l'Association canadienne des manufacturiers, a déclaré que la survie des entreprises canadiennes était en jeu.« Nos membres ne cessent de nous téléphoner les uns après les autres pour nous exposer leur profonde inquietude et leur colère face à une décision qui peut uniquement contrecarrer les efforts qu'ils font pour survivre tout en demeurant concurrentiels», a dit M.Van Houten.La lettre ouverte a été rendue publique hier quelques heures seulement après que la Banque du Canada eut élevé son influent taux d'escompte de presque deux points de pourcentage, soit a 7.b2 p.cent.Il s'agissait pour le taux d'escompte de son plus important bond d'un seul coup depuis la creation de la banque centrale en 1935.Déjà, les taux d'intérêt accompagnant les prêts commerciaux avaient grimpe de deux points de pourcentage dans les grandes banques du pays.«Nous vous exhortons, vous et la Banque du Canada, à renverser cette décision avant que les choses aillent plus loin», a dit la lettre.Un secteur important Un rapport de Statistique Canada a indiqué hier que le secteur manufacturier \u2014 qui représente en gros un tiers de toute l'activité économique \u2014 avaient encore connu de sérieuses difficultés en juillet.M.Greg MacDonald, directeur des affaires publiques avec l'Association des manufacturiers, à Toronto, a rappelé que plusieurs entreprises manufacturières étaient aussi exportatrices et seraient heureuses de voir un dollar sous les 80 cents US.USAir: objection de quatre firmes des É.-U.AFP WASHINGTON ¦ Les responsables de quatre des principales compagnies aériennes américaines ont déclaré hier que l'offre de rachat d'une partie de USAir par British Airways menaçait des emplois américains et mettais le secteur des transports aériens en danger aux États-Unis.Les responsables des compagnies American, United, Delta et de la compagnie de transport rapide de fret.Federal Express, ont appelé le département des Transports à ouvrir au public le dossier déposé par la compagnie britannique, estimant que l'investissement de British Airways déboucherait à terme sur une prise de contrôle de USAir.Lors d'une conférence de presse, ces responsables ont esti- mA y.ii'i 11.f ->1 r.l.'llut » 1 l I » \u2022 f I r-» l i t ir% Il IL V.JII Ull IVI I ill.11.11 UUV1IIUII marché américain à la compagnie basée à Londres, alors que les compagnies américaines n'ont pas d'accès libre au marché britannique.Pour mettre fin à la morosité SUITE DE LA PACE B4 La nouvelle conjoncture présente des opportunités, mais elles ne sont pas servies sur plateau d'argent.Ceux qui attendent que les clients frappent à leur porte attendent doucement la mort.Plus que jamais, le comment-s'y-prendre fait toute la difference, soutiennent les experts en gestion.Et cela est tout aussi vrai pour la grande entreprise que pour la PME.Le moment est propice pour choisir et implanter des stratégies variées: profiter des taux d'intérêt plus bas pour refinancer la dette, de la relâche dans l'industrie de la construction pour agrandir ou moderniser à faible prix, utiliser le marché à terme pour verrouiller le taux de change, établir des alliances avec des entreprises mexicaines, raccourcir le délai entre une commande et le moment de la livraison, réduire le temps nécessaire pour modifier les modèles, renforcer ou diversifier les liens avec les fournisseurs, etc.Et c'est surtout le temps de se rapprocher de ses clients, de leur redemander ce qu'ils veulent vraiment, et de le leur livrer avec une qualité irréprochable.Gérer le risque N'empêche qu'à moins de pratiquer la pensée magique, il est impossible, voire dangereux de faire abstraction de l'incertitude politique.Mais cette incertitude, comme toutes les autres que confrontent quotidiennement les en- treprises, doit être gérée, soutient Yvan Allaire, professeur de stratégie à l'UQAM et président du conseil du Groupe Secor.Trois stratégies son possibles, explique-t-il.La première, c'est de prédire les événements et de se préparer en conséquence.C'est une approche risquée, car il est particulièrement difficile de prévoir la nature et le moment des changements brusques.La deuxième stratégie est d'essayer de modifier l'environnement de l'entreprise.C'est exactement ce que tentent de faire plusieurs gens d'affaires en militant pour le OUI au sein du Regroupement économie et constitution.Cette stratégie peut donner de bons résultats à un faible coût, mais rien n'est assure.À terme, affirme M.Allaire, la meilleure solution est de «s'imperméabiliser» à l'égard des changements politiques.C'est ce que font les grandes entreprises sophistiquées.«L'objectif est de créer une entreprise tout-terrain.» Cette approche plus globale et extrêmement pro-active, va porter sur la réduction des délais de réaction, et sur des protections naturelles tel le fait d'emprunter dans la même devise que les revenus d'exportation, ce qui a pour effet de vacciner l'entreprise contre les fluctuations de change.Le grand avantage de cette stratégie, c'est qu'elle améliore la gestion, point à la ligne.L'entreprise tire des bénéfices même si aucun risque politique ne se matérialise.En bout de ligne, l'environnement économique, même plus souriant, ne fera pas le succès des entreprises.Ce défi appartient aux personnes qui y travaillent.Volume: Jeudi Mercredi Faits saillants: 8 792 000 8 049 000 Volume: Jeudi Mercredi Faits saillants: 30 406 000 39 354 000 Actions trans Gains Pertes Inchangées Hauts 92 Bas 92 Jeudi 350 86 140 124 3 17 Mercredi 3S3 79 175 99 8 19 Actions trans.Gains Pertes Inchangées Hauts 92 Bas 92 Jeudi 800 201 310 289 11 24 Mercredi 831 224 352 255 20 35 Valeurs les plus actives Volume\tValeurs\tFerm.\tVar.564 693\tNoviCorp.\t8'*\t-'i 467743\tBq Royale du Cda 23\t\tft 250 000\tSouthîffilnc.\t171!\tstib.232475\tSeagram Co.\t\t-1 210 200\tBqNcuv-Ecosse\tWi\tiVi Juniors / Mines et pétroles\t\t\t Volume\ten cents\tFerm.\tVar.881917\tMuarmExpl\t,77\t-.02 164500\tRa&son\t,15\t?,05 90 270\tLyon Lake M.\t,07\t-.005 63000\tlaw Inc.\t.50\t?* 40500\tCoteraineRes.\t,35\t?,02 NEW YORK\t\t\t Valeurs les plus actives\t\t\u2022 \u2022 Volume\tValeurs Ferm.\tV«f.994300\tTriton Find-À- M\t 961795\tBqNouv-Eeoue 214\t 519771\tNova Corp.V\\\t 497709\tSC Eire 42Vi\t 46811)\tBq Royale du C4a 23\t(H Mines et pétroles\t\t\u2022 Volume\ten cents Ferm.\tVar.1909 000\tPure Gold ,14\t 1017600\tRKïWgomRcpts ft\t 811500\tLKfttoerats ll.\t-Vi 709100\tUvnoOudi\t 573432\tPlacer Dome 141*\t NASDAQ\t\t Volume: Jeudi Mercredi Faits saillants: 203 670 000 184 220 000 Volume: Jeudi Mercredi Faits saillants: 185 127 000 187 133 400 \tJeudi\tMercredi Actions trans.\t2 310\t2 332 Gains\t722\t1031 Pertes\t1003\t690 Inchangées\t585\t611 Hauts 92\t51\t57 Bas 92\t43\t34 Actions trans.Gains Pertes Inchangées Hauts 92 Bas 92 Jeudi 4192 963 1357 1872 82 66 Valeurs les plus actives Indices NASDAQ Mercredi 4188 1498 979 1711 85 54 Volume 4687 200 3 187 500 2 637 100 2 631 SCO 2:73600 Valeurs Med Care Am Time Warner Cxacola Peps: Co Merck Ferm.20h 23 m 33V.44'i Var.-4 m Indices Dow Jones: Cvr 5a C* vc XiH 3279,23 3291,39 3237,35 3264.37 -17,29 m 1277.77 1282,41 1252i9 1260.45 -16.12 15SwP 220.71 221,33 218,45 219.33 -1,25 45(819 1155.35 1159.45 1133.76 1144.65 - 8,51 Haut Bas Fera Composée.580.39 578,33 57833 Industries.616.72 613,20 613.20 Banques.461.66 460,17 461.66 Assurances.710.29 70185 710.29 Finances.688.71 686,14 688.71 Transports.56150 56031 561,15 Semces.pub.631,74 629,64 631,24 Indices Standard & Poor's: 400 Industries 20 Transports 40Serv.pub.40 Finances 500 composé Haut 4S1i5 325,50 156,95 3&29 418,67 Bis 487.00 319,77 156.16 39,54 415,46 Ferm.487.99 320.78 156,55 3529 416^9 Vr.-4.94 -7,65 -0.84 *4.69 ?1.40 -6.32 -4,16 Va.-150 -4,10.-024 s I ALBERTA veiee* Haul So ftrx 01 VMM Kojt Sa Fem.Acurna msc \" Anvil res Aquarius Argus res Asiate Aim aveca Aviva pe»e Bakery 1 Betoremrn Biw&av Boreatisei Bre-x min B'imac j Canin 'fis Canoac i Captive a»r Carifn 9o'd Cartawav cc emedi Cfro Dear Choke soti Co-mam Coexco&et Concdnfor Cons cotton Crad* mm Cvcomm DanoerW Deiriav D'âsvntec D'd-ores i Dfa»epe*e Durga res Eastmston Er-vcont Envirocro Eoicore net Eu'O tech Exte'encx Faifmite Fairmonl Fymengv Fiore-Riad Fagres Fra*.z cao G c vesse: GkM wcf< Gttonda GoMhunter G*enres HI.Ml Norwood Horseshoe Hi/Tics'* i-cor-eaia Irnova'ive Inritech i week Jer 'an res Justice etec Ka'e'nv Kece' Kerr-a-o Kev s;-:*\", K:«og?d KJ0 tares .vac-me* Maesaoetc Va g-a Marouis Marshal Mcngc-4 Monte ca,« Mro*ds*e Na?sprog Naxosres Htm w4 Nîteoea* No'raco'o NffscoM'l Nrtnfieid Ntnj Nuei Ontei PCV*-' .'£\u2022 Peat t Petroofejs Pococeo Po*vair tire Pro*-dent Quanta res Ra*mor Real oar i Reai res Rr-o^da Richland ROCMord Rcvai tfdc Rv3*»r.ds \"?ec \u2022r, ?SO0O IS 72 80 «ÂXwO 17 17 17 12000 O 47 O 74SM 17 IS 15 \u2022:>: IS IS IS 30000 7S 67 75 J0C0 60 60 60 23000 ?! 2S 28 94500 80 75 80 :21 17000 16 16 16 506000 17 17 17 4000 4 4 4 2000 70 70 70 1000280 271 271 1000 10 10 10 61400 20 16 20 5000 6 6 6 11000 21 : 21 21 5000 38 3i 38 20000 16'2 16 16 2000 13 13 13 15OW101 ICI 10t 10000325 290 315 2*00230 220 730 26500 58 58 58 1500 80 80 80 1000 20 20 20 3902! 130 123 123 74000 14 14 14 600360 360 360 2000 60 60 60 59000 65 59 60 506000 33 30 39 33500 21 20 21 157500 80 50 50 4700 22 32 32 34000 85 85 8 5 2000 20 20 20 20000 20 20 20 1400260 260 260 23400200 19S l'S 36SD0 20 19 19 ISM0 S3 60 63 4000 5 5 S 8400335 325 335 263833 12 10 12 15150 64 64 64 2Ô000 ÎS i5 Î5 10500 15 IS IS 109300370 360 370 77000 40 34 40 20000 20 15 20 15000 23 20 20 2000 IB 18 18 1000 24 24 24 27000 64 60 60 10000 48 48 48 1000 22 5 225 225 17600 483 455 475 174100160 141 160 6000 1?12 12 52500 25 24 24 39500 10 S i 10 200CO 50 50 50 5000 35 31 35 59M0 27 23 23 10000 4 4 4 3500 25 25 25 m 15 15 15 24SO0 31 26 31 3000 235 234 235 8000 12 1?12 6000 11 11 11 34030165 160 160 5750 4 5 43 43 15000 8 8 8 156000 35 30 30 aOOO 95 95 95 3300 85 13 IS 12C500 26 21 26 13000 43 35 35 530CO 17 15 17 5000 20 20 20 60000 SO 48 48 45200 S6> 5\\< 6 1WC0 3 3 3 ÎJO0 71 71 71 -fl 1000 31 31 31 11130 50 46 50 -1 3000 20 20 20 10000 34 30 30 4S 800 «7 85 87 25-30 45 45 45 74000 2 5 24 7S 4S 5 x0 40 37 37 -3 21000 40 38 31 +3 5Î500 23 II 23 45 2140 1910 SéMi 5% é^-f^ i SCW: SO 240 240 41000 40 32 32 -10 74I00S99H 9fi* 99^-^4 4000 39 39 39 -1 +1 -fS + 1 45 +5 -15 -19 +3 -1 +35 -20 +5 -5 -6 -5 -1 + 1 +25 + 10 + 10 -5 -1 +3 +5 +3 + Ï + 1 +S +3 -5 -2 -lVj +10 -2 + 15 +30 +17 -3 + 1 +S + 1 -1 + 1 -1 -5 +2 -7 -5 +3 +3 +5 +7 +7 +3 Savanna\t18000 46\t43\t45\t Snareco\t21000 45\t41\t41\trl Siamtrad\t1000200\t200\t2»\t Sooca-a\t71300 63\t63\t63\t Sc.'ce\t7/359 3\t2 :\t\u2022 \u2022 i \u2022\t Stamoeio\t2650) 70\t66\t66\t?1 Siocxme-\t20000 6\t4 :\t6\t+ 2 S»ra*cona\t3S5O0 19\t16\t19\t* 3 Suntree\t80000 6\tS\t5\t+ *î Tan'ançe\t27000 65\t60\t63\t+3 Tarder arc\t?C0O 9\t9\t9\t+3 Ta'iass\t7000 35\t35\t35\t-4 Tres'Sirds\t6000 87\t80\t80\t-S Tel JS rCD»S\t6/D0 S6\t6\t6\t T^erx-alex\t2tC0 45\t45\t45\t-10 Tran uti m\t4500100\t100\tICO\t+4 Trans util\t1000513*\t13^\t13 H\t\u2014' * Tra^Su'lk\t4500 100\t100\t100\t+ 4 Trans utn\t6000 100\t100\ttoo\t+S-.Trans vj»t n\t3900100\t100\tICO\t Travel ven\t130» 34\t37\t¦»¦> w ft\t-1 Trev corp\t2»3 31\t31\t31\t-3 Trio oo»d\t9100 85\t80\t85\t Troohvrcs\tmoo so\t50\t50\t Trovmtn\t4O5O0 14\tt2\t14\t+ 4 Truai res\t12000 71\t70\t71\t Uc'nwn\t272» 390\t380\t380\t¦ \u20143 Universal\t9000 50\t50\t50\t Upton res\t1035OO2O0\t200\t200\t Usavrdeo\t5400 75\t73\t73\t-1 Vexaodeo\t195123\t123\t123\t* 4 Vencaoeo\t900325\t370\t370\t-s Verores\t2000 38\t38\t38\t Vexcoiao\t3000 5S\t55\t55\t+3 vnaa\t109 500110\t110\t110\t vn venture\t1000 11\t11\t11\t WrWnfl i\t14000 IS\t15\t15\t+1 Westgrouo\t73500 33\t30\t32\t Westn troy\t7S001C5\t95\tICS\t\u20145 Zeacan\t40000 14\t13\t13\t TOTAL VOLUME\t\t5 471.916\t\t ALBERTA\tMOST ACTIVE\t\tSTOCK\t \t\t\t\tNet Stock\tVolume Hi* L:*G;scCW\t\t\t Acuma toti\t8OM00 17\t17\t17\t-1 Diasvn t?c\t503X 33\t30\t30\t-1 Ba'terv 1\t506000 17\t17\t17\t*S Fibre-Mad\t76-5533 12\t10\t12\t*3 inn tech i\t174100160\t141\t160\t+ 17 Drake oe*e\t157500 SO\t50\t50\t+25 Mrp waste\t156000 35\t30\t30\t-7 New world\t1205-20 26\t71\t26\t+3 VMda\t109 500 i 10\tno\t110\t Gidn pacta\t109300 370\t360\t370\t DOLLAR MONTREAL (PC) \u2014 Le dollar amcr»ca»n était a la hausse de 0.28 a 1 2400$ en fonds canadiens, jeudi.II cotait a 1.2462$ a la fermeture, mercred».La livre sterling a perdue 4.87 cents et cotait a 2.1739$.Le dollar canadien était à la baisse de 0.18 a 0.8006$ en fonds amencams.La livre stertmg a gagnée 0.30 cent et cotait à 1.7405$.Ces cotes ont été fournies par la Banque de Montréal.L'OR (PC) \u2014 Prix de lor pour les marches principaux, jeudi Les prix sont en dollars US I once troy: Londres: 348.45 (348.75) Pans: 348.80 (351.17) Francfort: 348.08 (349 29) Zunch: 348.30 (348.70) Hong Kong: 348.65 (349.25) (PC) \u2022 l'or cotait 432$ can (347$ US) à l offre et 433$ (348$ US) a la demande, jeudi, à la clôture chez Thomas Cook, courtier en métaux prèoeux.o o Parce que la vie ça n'attend pas! La FONDAHON canadienne du win SVP.Donnez généreusement SJgiior sa «\u2022a rie ie de son isolement sur la scene internationale.Comparant l'attitude adoptée par le president serbe a «l'idée de l'honneur que se faisaient les chevaliers du Moyen-Age», M.Rakic a estime que ce type de comportement ne pouvait être «un motif de fierté nationale alors que le pays n'a plus de quoi se nourrir et se chauffer et manque de médicaments».M.Rakic a vivement attaqué la television de Belgrade, fidèle a M.Milosevic, pour n'avoir pas selon lui couvert correctement la tournée ces derniers jours aux 1 tais-Unis du premier ministre Milan Panic, tout en trouvant le temps de recevoir a plusieurs reprises «des personnes incompétentes qui ont attaque le gouvernement.» 45 minutes d'antenne Avant de partir aux Etats-Unis.M.Panic avait demande 45 minutes d'antenne a la television de Belgrade pour lui et ses collaborateurs, ce qui lui avait ete refuse, a indique M.Rakic.M.Panic, qui a fait souvent part de son mécontentement concernant les médias en Yougoslavie, a annoncé son intention de faire passer Tune des trois chaînes de la télévision de Belgrade sous le contrôle du gouvernement yougoslave.Entretemps, les conditions de vie a Sarajevo, soumise a un siège de près de six mois, ont encore empire depuis quelques jours et les organisations humanitaires et religieuses prévoient que 50 000 personnes pourraient mourir uniquement de faim, de froid et de maladies durant l'hiver.L'envoyé spécial pour toute l'ex-Yougoslavie du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugies (HCR), losé Maria Mendiluce.et le prési- dent de la communauté juive de la capitale bosniaque, Ivan Ce resnjes, s'accordent, comme d'autres responsables, sur ce chiffre terrifiant, surtout si on le compare à la population de la ville, évaluée désormais entre 380 000 et 400 000 habitants alors qu'elle en comptait quelque 450 000 avant le début du siege, le b avril.Vous insistent sur le fait qu'ils n'englobent pas dans leur prediction les personnes qui seront fatalement tuées par les obus ou les balles.Or il en meurt ainsi 18 en moyenne chaque jour.Demilitarisation Par ailleurs, le president du Montenegro, M.Momir Bulato-vic.a appuyé hier l'accord concernant la demilitarisation de la presqu'ile stratégique de Prevlaka intervenu mercredi à Geneve entre le président de la Republique fédérale de Yougoslavie (RFY, Serbie et Monténégro), Dobrica Cosic, et le président de la Croatie Franjo Tudj-man.M.Bulatovîc a indiqué qu'un tel accord «de caractère global fera taire les armes et parler la diplomatie».La petite presqu'ile de Prevlaka.qui appartient à la Croatie et est revendiquée par la RFY.verrouille l'entrée dans le golfe des Bouches de Kotor, apparte-nant au Monténégro, dans l'Adriatique du sud.qui abrite la principale base navale de la RFY.L'accord yougoslavo-eroa-te de Genève prévoit que l'armée yougoslave évacue Prevlaka d'ici au 20 octobre «conformément au plan de paix de Cyrus Vance ».Le parlement tchécoslovaque recommande la création d'une Union tchéco-slovaque d'après AFP PRAGVt Le parlement tchécoslovaque a fait un coup de théâtre politique en adoptant hier soir une resolution demandant la creation d'une «Union tcheco-slovaque» en remplacement de la Fédération actuelle.L'Assemblée avait auparavant rejeté avec les voix de l'opposition un projet de loi gouvernemental sur de nouvelles procedures, autres que le referendum, permettant la dissolution de la Tchécoslovaquie.La résolution, projet de confédération camoufle, a été adopte avec les voix du Mouvement pour une Slovaquie démocratique du premier ministre slovaque Vladimir Meçiar.en rupture des accords polii «que ^ de coalition conclu'- cet clé ave- le Parti démocratique civique (ODS) du premier ministre tchèque Vaclav Klaus.Le parlement a demande au presidium de l'Assemblée fédérale de «constituer incessamment une commission chargée de la preparation d'une loi constitutionnelle sur la transformation de la Federation tchécoslovaque en l'Union tchéco-slovaque».Référendum Cette Union, dotée d'un budget propre, comprendrait un président, un parlement et un conseil charge de la coordination économique, sociale, écologique, et de la politique étrangère et de défense entre les deux républiques tchèque et slovaque.Elle devrait être constituée «conformément au traité de Maastricht» et prendre fin lors de l'entrée dans la CEE des deux republiques.Un tel projet d'union devrait être approuve par un référendum avant d'entrer en vigueur, selon la résolution.Nouvelle situation La resolution a ete présentée de manière inattendue par le depute social-démocrate Milos Zcman, un ancien expert économique communiste, et adoptée à la majorité Mi.iple par 143 voix contre 45 et 59 abstentions au total des deux chambres du parlement.Toute (opposition de gauche, les chrétiens-démocrates slovaques et les républicains tchèques (opposition) ainsi que 41 des 5b dé- putés de l'HZDS ont voté en sa faveur.L'adoption de cette résolution qui crée une nouvelle situation politique, a semé la surprise dans les rangs des députés de l'ODS.«C'est un signal important de l'HZDS indiquant un retournement», a déclaré le porte-parole de l'ODS.M.liri Schneider.Plusieurs dirigeants du parti de M.Mcciar ont cependant minimisé la portée de cette résolution qui constitue, selon eux, une voie de sortie possible après le rejet du projet de loi consitutionnelle sur la dissolution de la fédération.Selon plusieurs parlementaires, l'adoption de cette résolution inattendue a été provoquée par l'intransigeance de l'ODS de M.Klaus qui avait refusé tout compromis sur le projet de loi sur la dissolution de la fédération.La plupart des partis d'opposition qui tenaient à mettre un frein à la marche forcée vers la séparation de la Tchécoslovaquie étaient prêts a accepter de nouvelles procedures légales pour dissoudre l'Ftat commun et créer deux États indépendants dans la mesure où elles seraient soumises à 'un « référendum de ratification».HAÏTI Mgr Rome lus menacé ¦ Une quarantaine de prêtres du.sud de Haiti ont dénonce, hier.» des actes d'intimidation de la\" part de militaires subalternes contre l'evéque de léremie.Mgr Willy Romélus, la personnalité la plus politiquement engagée de la Conference episcopate d'Haïti (CEH).Ces actes d'intimidation se sont produits, les 20.22.23 et 24 septembre a jérémie ou réside l'evéque.Des militaires ont pénètre le 24 septembre à Ih du matin au presbytère de la bourgade co-tière des Irois, et menace le prélat.Un militaire, en service a Port-au-Prince, qui se trouvait dans la localité est alors intervenu, «neutralisant l'action» et évitant tout incident.Mgr Romélus a publiquement reclamé le retour d'Aristide au pouvoir et tenu récemment des propos sévères contre l'armée dont il a dénonce l'attitude répressive.ALLEMAGNE 10 ans pour Kohi ¦ Les chrétiens-démocrates allemands (CDU) ont fastueusemenl célébré hier les dix ans de pouvoir à la chancellerie de leur president Helmut Kohi, refusant de céder au pessimisme qui s'est saisi de l'Allemagne deux après l'unification.Devant 3000 invités venus de tout le pays, les dirigeants de la CDU ont chanté les louanges du chancelier et l'ont unanimement remercié d'avoir réunifié les deux États allemands, sé- Helmut Kohi parés depuis quatre décennies.«Helmut Kohi a saisi la chance unique de l'histoire», a affirme le ministre des finances Théo Wai-gel, president de l'Union chrétienne-sociale (CSU), la branche bavaroise de la CDU, en n'hésitant pas à évoquer Otto von Bismarck, le chancelier qui unifia une premiere fois l'Allemagne en 1871.RUSSIE Postes de douanes ¦ La Russie a inaugure hier 64 postes de douane* aux frontières avec l'Ukraine, les trois Ftats baltes \u2014 Estonie.Lettonie et Lituanie \u2014.la Géorgie et ('Azerbaïdjan, a annonce le chef de la direction des douanes.M.Alexandre Vassiliev.Ces nouveaux postes de douanes contrôleront les échanges de marchandises avec ces anciennes republiques soviétiques, selon les règles douanières régissant les relations avec les autres pays tiers, a explique M.Vassiliev.Ces postes de contrôle ont été imposés aux États de l'ex-URSS qui ont refuse de signer l'accord douanier de la Communauté des flats indépendants.Un porte-avions US tire sur un destroyer turc : 7 morts, 15 blessés Associated Press WASHINGTON Au moins sept membres de l'équipage du destroyer turc touche accidentellement par deux missiles américains lors de manoeuvres de l'OTAN ont été tues, a annonce hier le Pentagon ne.Un premier bilan de l'accident qui s'est produit hier vers minuit heure locale, en Mer Egée, faisait état de 15 blessés parmi l'équipage du destroyer de la marine turque.La chaîne américaine CNN avait auparavant fait état d'au mois deux ou trois morts et une quinzaine de blesses, tout en précisant que le bilan pourrait s'alourdir.Le destroyer turc «Le Mauve-net» et le cuirasse «USS Saratoga » effectuaient des manoeuvres de l'OTAN entre la Grèce et la Turquie lorsque deux missiles «Sea Sparrow » tirés accidentellement par le bâtiment américain ont touché le destroyer turc, alors distant d'environ 4,5 km.«C'était un tir accidentel», a déclaré Katherine Ingram, porte-parole du département de la Defense, précisant qu'un des missiles a touché le pont du destroyer, déclenchant un incendie qui a pu être éteint au bout d'un quart d'heure.Des membres du Saratoga sont intervenus par hélicoptère pour aider l'équipage du navire turc, a précisé le porte-parole.Un contingent de bateaux internationaux qui se trouvaient dans la region se sont également portés au secours du destroyer.Les deux bâtiments participaient à un exercice de l'OTAN appelé «démonstration de détermination» auquel participent régulièrement les États-Unis, .la Turquie, la Grèce et l'Italie. LA PRESSE, MONTRÉAL.VENDREDI 2 OCTOBRE 1992 B 15 Quand militaires et politiques occidentaux revoient leur stratégie d'ailleurs etc ratifie par le Kazakhstan Les troi^ pays vt.sont en fait engages a éliminer leurs arsenaux nucléaires d'ici la fin de la période de sept ans prévue par le traite pour la reduction.Conclu pour 1 5 ans.le traite START peut être prolonge par accord mutuel pour des périodes de cinq ans.\u2022¦\u2022\"».\\S 'm Î \u2022 DE RABAIS ¦V.\u2022 \u2022 \u2022 .\u2022 \u2022\u2022\u2022 \u2022v.' A.\u2022¦ :.Tw»*1 .L'hiver vous semble peut-être encore bien loin mais il ne faudrait pas qu'il surprenne vos jeunes sans ces chauds blousons et ensembles d'hiver hypermode! Choix de couleurs cool.Fille, tailles 8 à 14; garçon, tailles 8 à 16.Après lancement 139,99 $ et 159,99 $.Le choix varie selon le magasin.Solde 6999$ et 7999.$ Vêtements pour jeune, rayon 400.En vjgueur jusqu'au 10 octobre. B \"16 LA PRESSE.MONTREAL.VENDREDI 2 OCTOBRE 1992 , ¦;\u2022 Z&itfEÊÊÊÊÊÊÊËÊÈÊÊiM ¦ \u2022 NOUS AVONS QUELQUE CHOSE D'EXTRA POUR VOUS! I \u2022 ¦i * % \u2022 V \u2022 \"\u2022\u2022 \" ¦ LE SAMEDI 3 OCTOBRE SEULEMENT C'EST LA VALSE DES DÉMARQUES DANS TOUS NOS MAGASINS I! JUSQU'À aie gag \u2022 tu.v.m Des centaines de milliers de dollars de démarques ont été accordés aux directeurs de nos magasins.Comme toute liberté a été laissée à nos directeurs, eux seuls décident de ce qu'il y aura en solde ce jour-là.Il va donc de soi que le choix des articles soldés variera selon le magasin.Venez à la Baie, le samedi 3 octobre, pour profiter de rabais incroyables à l'achat d'articles printemps-été.Visitez un, deux, trois, quatre magasins la Baie.tant que vous voudrez afin de découvrir des aubaines fantastiques! Rappelez-vous, ce solde est différent dans chaque magasin.Quoi demander de mieux qu'un Solde de directeur à la Baie! 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