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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Le Monde
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1992-07-26, Collections de BAnQ.

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[" Le Monde LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 26 JUILLET 1992 Inspections: Bagdad retarde sa réponse «finale» Agence France-Presse NEW YORK (Nations Unies) Làf Irak et l'ONU «ne sont arrivés à aucune solution» après une journée entière de discussions mais les Nations unies attendent une «réponse fina-' le» de Bagdad ce matin, a annoncé hier soir M.Rolf Ekeus, chef de la commission spéciale de l'ONU chargée de superviser le désarmement de l'Irak.M.Ekeus avait rencontré toute la journée l'ambassadeur irakien Abdul Amir Al-Anbari pour examiner les modalités proposées;par l'ONU afin que l'Irak autorise enÇji;les experts de l'organisation à entrer v\\ \u2022 \u2022ri '&*f.J.¦ \u2022 i .| r MS M, Ut* PHOTOS AP Agence France-Presse WASHINGTON Lu candidat démocrate à la présidence américaine Bill Clinton obtient deux fois plus d'intentions de vote que le président George Bush, d'après le dernier sondage du magazine Time et dë la chaîne de télévision CNN rendu public hier.M.Clinton devance M.Bush avec 53 p.cent contre 26 p.cent parmi les personnes interrogées les 22 et 23 juillet.Le candidat démocrate ne menait que de 3 p.cent en juin.Le sondage Time-CNN révèle également que le taux d'approbation du président Bush est retombé à son creux historique de 30 p.cent, enregistré pour la première fois dans un sondage de juin dernier.De plus, 59 p.cent des personnes interrogées ont une opinion favorable de M.Clinton tandis que 52 p.cent d'entre elles ont une opinion négative du président Bush.Le candidat démocrate continue de bénéficier d'un solide soutien de la part des anciens partisans de M.Ross Perot, qui a abandonné la course à la présidence le 16 juillet.Près de 70 p.cent d'entre eux estiment que M.Clinton représente le mieux les objectifs de la campagne indépendante du milliardaire texan.Seulement 12 p.cent estiment que M.Bush correspond à cette description.au ^tv ***** ^ mm Des animateurs d'une émission de radio humoristique \u2014du genre Le Zoo de Sarajevo\u2014 se frayent un chemin à l'intérieur de l'immeuble de la radio-télévision.Pas loin de là, des gens courent pour traverser une Intersection très dangereuse, où un .panneau indique: «Attention! Tireur embusqué».SARAJEVO es combats ont fait cinq morts et 67 blessés à Sarajevo et l'ONU a annoncé qu'un convoi humanitaire qui avait renoncé à atteindre la ville de Gorazdé avait été pris dans une embuscade hier.Entretemps, malgré la mort de cinq personnes, tuées par des tireurs embusqués et des bombardements, Radio-Sarajevo a déclaré que hier avait été «une journée relativement calme pour Sarajevo».Quatorze personnes ont été tuées en Bosnie durant les 24 dernières heures.Les responsables de l'ONU à Sarajevo ont annoncé qu'un convoi humanitaire, qui avait renoncé vendredi à atteindre la ville de Gorazdé, et qui se trouvait pris dans un champ de mines, avait été attaqué.Les camions qui composent le convoi, escortés par des casques bleus et des miliciens serbes, ont essuyé des tirs d'armes légères après que l'explosion d'une mine ait envoyé un des camions de l'autre côté de la route «comme une balle», selon l'expression de Fabrizio Hochschild.le représentant du Commissariat aux réfugiés des Nations-Unies.On ignore pour l'instant quelle faction a attaqué le convoi.«C'est une guerre absurde et stupide», a déclaré Fabrizio Hochschild.«l'aimerais que nous puissions faire plus mais nous sommes pas à l'épreuve des balles.» Les forces serbes ont par ailleurs déclaré hier qu'un avion transportant de l'aide humanitaire et se dirigeant vers Sarajevo était sorti du couloir aérien qui lui était accordé.Les Serbes n'autoriseront de telles sorties que si la demande en est faite à l'avance, a déclaré un communiqué militaire.« Dans le cas contraire, nous serons dans l'obligation de nous défendre par les moyens appropriés.» Plusieurs obus de mortier se sont abattus hier sur le quartier de Dobrinja, situé entre l'aéroport de Sarajevo et la ville, mais les camions des Nations-Unies ont pu circuler pour poursuivre pendant six heures la distribution de l'aide à la population.A Londres, le Foreign Office a annoncé hier que la Grande-Bretagne avait convoqué une conférence internationale sur la Yougoslavie, qui devrait réunir à Londres au mois d'août «les principaux gouvernements et parties concernés, les Nations-Unies et autres organisations pour tenter de parvenir à un règlement pacifique en Yougoslavie».Cette nouvelle initiative de paix intervient à deux jours de la reprise à Londres des pourparlers entre les représentants des différentes factions belligérantes et Lord Carrington, le négociateur de la Communauté européenne.L'assassinat du président Boudiaf ne serait pas un acte isolé DEPECHES Agence France-Presse ALGER La thèse de l'acte isolé d'un fanatique religieux dans l'assassinat, le 29 juin dernier à Annaba (est algérien), du président Mohamed Boudiaf est «inacceptable», a estimé hier soir la Commission nationale d'enquête dans son rapport sur les circonstances de l'attentat.Dans ce rapport lu en direct à la télévision, M: Abderrezak Bara-Kamel, rapporteur de la Commission, a souligné que «'malgré ses références au Djihad (guerre sainte)», le meurtrier présumé, le sous-lieiitenant Lembarek Boumaarafi, 26 ans,- « n'avait pas le profil d'un kamikaze » de la cause islamiste.Il a en revanche longuement insiste sur 'es «négligences criminelles» des services de sécu-rité gui'ont, selon lui, «facilité objectivement» la tâche de l'assassin présumé.M.Bara-Kamel a indiqué que la Commission avait établi que le meurtrier présumé avait des «convictions religieuses» islamistes et avait «subi l'influence des mouvements islamistes à l'intérieur et i\\ l'extérieur de l'Algérie»'et qu'il était «convaincu» de la «nécessité de la violence pour liquider l'oppression et les oppresseurs».M.Boumaarafi, selon la Commission, avait déjà l'intention d'éliminer physiquement le chef de l'État en 1989 (alors le président Chadli Bendjedid), mais c'est à la suite de l'annulation des élections législatives du 26 décembre dernier remportées par le Front islamique du salut (FIS) que sa décision avait été prise.Concernant les «négligences» attribuées aux services de sécurité, M.Bara-Kamel a notamment relevé que le sous-lieutenant Boumaarafi appartenait aux brigades d'intervention de la police et non à la sécurité présidentielle et que ces brigades participaient pour la première fois ù la protection rapprochée du chef de l'État.La mission de ces unités de lutte anti-terroriste ne s'étend pas habituellement à.la protection rapprochée du chef de l'État, a-t-il souligné.Il a aussi indiqué que M.Boumaarafi avait été imposé à son chef pour faire partie de l'unité de protection présidentielle, bien que ce dernier se plaignait de son « ind; -eipline » et qu'il était «connu de tous S4& collègues pour ses penchants islamistes».Il a précisé que l'assassin présumé avait un «ordre de mission individuel» et ne figurait pas sur «l'ordre de mission collectif» de l'unité chargée de la protection rapprochée du président Boudiaf.Selon la Commission, les trois gardes du corps du président Boudiaf n'étaient pas à leur place au moment, de l'attentat et les arrières du chef de l'État n'étaient pas suffisamment protégés.Le rapport relève aussi la facilité avec laquelle l'assassin présumé a pu s'enfuir, le «manque de coordination» entre les différentes unités chargées de la sécurité présidentielle et «l'absence totale» de surveillance policière (police locale) autour du lieu de l'attentat, la Maison de la culture d'Annaba.Le rapport souligne enfin l'absence d'une «couverture sanitaire adéquate» et relève notamment que l'ambulance du cortege présidentiel n'était pas équipée du minimum de matériel médical nécessaire et que le chauffeur ne connaissait même pas l'itinéraire entre la Maison de la culture et l'hôpital d'Annaba.Le président Boudiaf a ainsi été la dernière victime admise à l'hôpital.COLOMBIE Complicité ¦ Pablo Escobar s'est enfui dans la nuit de mardi à mercredi de la prison d'Envigado vraisemblablement grâce à la complicité de certains soldats qui participaient à l'opération pour son transfert dans un autre lieu de détention, a annoncé hier le commandant en chef de l'armée de terre, le général Manuel Murillo.SOMALIE Présence ¦ Le Conseil de sécurité doit examiner la semaine prochaine la situation en Somalie, où le secrétaire général de l'ONU, M.Boutros Boutros-Ghali, souhaite élargir la présence des Nations unies, afin de favoriser une consolidation du cessez-le-feu et la distribution d'une aide humanitaire massive.Dans un rapport qui sera examiné par le Conseil à partir de lundi, M.Boutros-Ghali recommande l'envoi d'une mission technique «dès que possible» sur place pour préparer l'opération.Alors qu'il venait de s'opposer formellement mercredi à engager davantage l'ONU dans le conflit yougoslave, M.Boutros-Ghali entend diriger les efforts de l'Organisation pour régler un conflit qui mérite selon lui autant d'attention.LIBAN Accusation ¦ Le chef de l'ancienne milice des Forces libanaises (FL), M.Samir Gea-gea, a accusé le gouvernement de pratiques anti-démocratiques et déclaré que l'opposition chrétienne poursuivrait son combat contre les élections législatives qui mettent en danger, selon lui, le processus de réconciliation dans le pays.Peu après son évacuation de la Quarantaine, M.Geagea a indiqué avoir regagné sa résidence de Ghedras, dans la montagne au nord de Beyrouth.ALBANIE Elections ¦ Les Albanais s'apprêtent a élire aujourd'hui, pour la première fois depuis la chute du régime communiste, leurs maires et responsables régionaux dans une atmosphère d'extrême polarisation entre démocrates au pouvoir et socialistes (ex-communistes).Les responsables des municipalités et des régions étaient jusqu'à présent nommés par le pouvoir. B2 LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 26 JUILLET 1992 Editorial Paul Desmarais president du conseil d .îcImmistr.Hion Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins cd'tcur adiomt directeur de I information Alain Dubuc éditorialiste en chef Le virus du sida La huitième conférence internationale sur le sida a pris fin vendredi à Amsterdam.Le résultat?Beaucoup de questions sur la maladie mais hélas très peu de réponses.Et s'ajoute au dossier une découverte nouvelle et inquiétante.Soit l'apparition du «sida sans virus».Cette information, publiée cette semaine dans l'hebdomadaire américain Newsweek, sera d'ailleurs l'objet très bientôt d'une autre rencontre internationale extraordinaire.L'on se penchera sur la portée scientifique de ces nouveaux cas.L'on tentera de répondre à aux interrogations deminents chercheurs cali-Wififc fomiens, intrigues par la découverte de certains cas de sida où les patients sont cliniquement et biologi-quement atteints de la maladie, mais chez lesquels les examens sérologiques sont, soit totalement négatifs ou sans caractère particulier.Mais plus simplement et pour le commun des mortels, les travaux de la conférence se résument par un état de faits qui permettent difficilement d'entrevoir rapidement la fin du cauchemar pour les sidéens.Pas de vaccin guérisseur avant l'an 2000.Un vaccin préventif d'ici deux à trois ans, peut-être.L'espoir d'endiguer le sida réside donc toujours et avant tout dans la prévention.Plus spécifiquement auprès des jeunes.Par ailleurs, le portrait actuel, mondialisé a l'échelle de la planète, est plutôt dramatique.Sa lecture est synonyme du fosse grandissant qui existe entre les riches et les pauvres.Les derniers chiffres publiés par l'Organisation mondiale de la santé parlent d'eux-mêmes.Actuellement, si l'on dénombre officiellement de dix à douze millions d'adultes et un million d'enfants porteurs du virus du sida, la situation devient presque endémique dans le tiers monde.En Afrique, sept millions de personnes sont infectées, un million en Asie et deux millions en Amérique.Par contre si, dans les pays industrialisés, les groupes-cibles prédominants touchés par le virus demeurent toujours principalement les homosexuels et les drogués, cette maladie essentiellement masculine lors de sa découverte, il y a dix ans, atteint aussi de plus en plus les femmes.On prévoit qu'elles représenteront la moitié des séropositifs d'ici la fin du siècle.Mais au-delà de ces statistiques froides et inhumaines, la réalité nous renvoit une bien triste image: présentement, une personne atteinte du sida, c'est comme un détenu condamné à mort.C'est pourquoi la tenue de conférences internationales comme celle d'Amsterdam est essentielle.Ces rencontres permettent des échanges exploratoires, inédits et enrichissants entre les chercheurs de la communauté scientifique internationale, les humanistes, les patients et l'ensemble des personnes préoccupées par le virus du sida.Bien sur, le Québec et le Canada ont eux aussi leurs malades atteints du sida et leurs séropositifs.Il existe des cliniques pour eux.Des médecins dévoués à leur cause.Les recherches se multiplient.La moindre découverte est scrutée à la loupe et publier sée.Un fragile espoir renaît fréquemment.Les personnes atteintes du virus du sida vivent moins recluses.Les campagnes d'information, de prévention et de promotion du préservatif donnent de bons résultats.Mais que peut faire le citoyen ordinaire dans ce combat contre la mort que les sidéens mènent?Une chose toute simple.Avoir de la compassion ou tout simplement du respect pour ces malades.Au-delà de la maladie, il y a les droits de l'homme.Et le problème du sida et des droits de l'homme ne cesse de croître.Avec raison, l'attitude de plusieurs gouvernements a été décriée à Amsterdam.Ceux qui imposent actuellement un dépistage séro-logique aux étrangers souhaitant entrer sur leur territoire, portent atteinte aux droits fondamentaux de l'être humain.Le risque de transmission du virus est strictement une affaire de comportement sexuel, ne l'a-t-on pas assez répété.Concrètement, il est essentiel que les gouvernements consacrent des fonds supplémentaires à la recherche sur le sida comme ils le font pour la recherche sur le cancer et les maladies cardio-vasculaires.L'espoir d'un vaccin doit être réalisé.Claudette TOUGAS Bob Moynier, amusé par un trait desprit du père Ambroise Lafortune (debout), répond à An-dréanne Lafond, au cours d'une interview radiophonique.Bob Moynier: debout dans sa tête en dépit du fauteuil roulant «Le Québec sans le Canada» (suite): toujours un point de non-retour LILY TAS SO onfiné quelques jours sur un lit d'hôpital après avoir roulé dans un fauteuil durant presque la moitié de sa vie, Bob Moynier nous a quittés dernièrement à Tage de 61 ans.Reporter photographe autodidacte, l'adversité puis l'aventure l'ayant arraché à sa Provence natale, Bob s'était établi à Montréal à la fin des années cinquante.Réussissant à y implan ter guelque temps après, en juin 19oO, une section canadienne de l'Agence de presse internationale Keystone.En pleine «révolution tranquille», une initiative qui venait aussi élargir sans doute nos frontières, les images d'outre-Québec donnant à leur tour le pouls de notre globe.«Je pense qu'il y a des gens plus mal en point que moi», admettait-il au cours d'une interview qu'il m'avait accordée, il y a une quinzaine d'années.Comme pour se réconforter.À l'instar de bien des handicapés, il avait surmonté son «mal-être».Par 1* résignation, mais aussi par ia joie de vivre, de pouvoir penser et travailler encore, raconter une blague, aimer et être aimé.Un état d'âme qu'illuminait d'ailleurs son doux regard de méridional humant les parfums d'un nouveau printemps.Il venait de publier «4000 heures d'agonie» aux Editions Québec-Amérique.Quatre mille premières heures, devait-il me préciser, ne pouvant passer sous silence les «cent mille» qui les avaient suivies.En fait, il s'agissait, dans la première partie de son ouvrage, des malheurs de son enfance: 4000 km de marche à travers l'Europe de l'Est dévastée, jusqu'à Odessa, avec sa mère et sa soeur, après trois années de camps de concentration et de travail.Les autres heures «à attendre le pire» ne s'étaient pas fait at- â______ Bob Moynier tendre.À 26 ans, le beau et grand jeune homme, séduisant et séducteur, avait croisé sur son chemin une terrible inconnue: la sclérose en plaques, insidieuse et invincible, qui le mènera jusqu'au bout.Et entre eux, cette courageuse Lily Blon-del.Ravissante de plus pour être mannequin chez Balmain haute couture.Arrivée peu avant lui de Saint-Germain-en-Layc, elle était devenue sa femme et avait juré qu'elle serait là, elle aussi, jusqu'au bout.Us s'étaient donc connus à Montréal quelques mois à peine plus tôt.Juste le temps de faire les rêves que s'échangent tous les amoureux du monde.Rêves aussitôt évanouis dans les interminables et pénibles consultations médicales, d'un spécialiste à l'autre, d'un centre à l'autre, des hôpitaux de Montréal et de Paris à la clinique Mayo de Rochester.Avec mille et une supputations et conclusions, mille et une luttes pour contrer le mal ou tout au moins l'insérer désormais dans la vie de tous les jours.Que viendra éclairer néanmoins un rayon merveilleux: Eric, leur fils qui était né entre temps.|e l'ai vu nombre de fois, le petit Eric entrai.t dans notre salle de rédaction.Sa mère le tenait d'une main, et de l'autre,.sa serviette bourrée de photos qu'elle venait proposer régulièrement au journal.Keystone devait continuer pour assurer la subsistance de la petite famille, et c'est Lily qui s'était alors mise sur la route, Bob assumant la permanence au bureau installé dans le sous-sol de leur maison.Quand il devait sortir, c'est encore Lily qui se mettait au volant de la camionnette équipée pour le transporter dans son fauteuil.Son dernier reportage photographique aura été une expédition incroyable: à Fort Chimo et par moins de 70 degrés Fahrenheit.Une tragédie aérienne et l'exploit d'un homme encore plus incroyables que Paris Match publiera sur quatre pages.Par ce froid paralysant, le pilote avait pu parcourir à pied une distance de 40 km dans une plaine enneigée afin de rejoindre un village et faire porter secours aux vingt passagers qu'il avait à son bord.C'était en 1963.L'engourdissement progressif qu'amenait sa maladie empêchera dorénavant Bob de travailler sur le terrain.Il n'aura pas moins oeuvré chez lui cependant au cours de presque trois décennies, dirigeant son agence, accueillant des correspondants, triant et répertoriant les photos reçues des quatre coins du globe.Un million de documents en noir et blanc et quelque trois cent mille en couleur, me précisait Lily à travers ses larmes, il y a deux semaines.Une Lily qui avait passé chaque jour et chaque nuit de toutes ces années à aider celui qui avait crié une fois: «La vie, ça se passe debout!» et dont le corps refusait de le servir.Debout, Bob l'aura toujours été dans sa tète.Et jamais seul.Avec sa Lily, son Eric, aujourd'hui un grand gaillard, et son oeuvre de pionnier.« ¦ le réponds à vous Diane Haskett, de London, Ontario, et ce pour une deuxième fois.|e suis heureux de vous parler de nouveau, car vous aviez ravive mon coeur en me parlant de vous, le Canadien anglais «ordinaire» comme vous dites, même si je n'aime pas vraiment ce qualificatif.Je voudrais dire comme vous, «après un an de réflexion», mais je dois l'avouer, c'était une année d'attente, longue et décevante.Vous avez raison; la lassitude me gagnait.L'apathie, la paresse intellectuelle peut-être aussi.Mais ce que je note dans votre lettre, c'est que cette lassitude n'est pas l'apanage du Quebec: elle est éprouvée partout au Canada.J'en suis malheureux pour les autres Canadiens, mais elle démontre que nous avons encore des points communs.En dépit de ce point en commun, il est une réalité que je déplore et qui m'attriste beaucoup.Le fait que d'un côte comme de l'autre, nous ne connaissons pas la réalité canadienne.Nous ne savons pas ce que pensent les Canadiens anglais «ordinaires» comme vous mais nous connaissons ceux qui nous renient, ceux qui crient et qui s'affichent.Et vous ignorez trop ce que pensent les Québécois «ordinaires» comme moi, mais vous connaissez ceux qui vous renient, qui crient et vous lancent l'indépendance, non seulement comme une menace, mais comme l'apocalypse.Cette réalité canadienne que nous ignorons l'un l'autre représente le vrai danger.Longtemps nous, Québécois, avons cru être les seuls victimes de cynisme et de rejet.Aujourd'hui, nous pouvons comprendre que vous aussi Canadiens anglais, en avez souffert.Dans votre lettre, vous avez raison de dire que «.la question n'est plus d'envisager la façon la moins pénible de cloisonner ou de morceler le Canada, mais plutôt de tenter de comprendre ce que nous sommes devenus et ce que nous désirons être ».Le fédéralisme du Canada est le même qu'en 1867, mais son peuple a évolué.Et lorsque vous dites que nous devons faire preuve de bonne volonté, vous avez encore raison.Mais en nous demandant «d'oublier les vieilles rancunes, de laisser se cicatriser les blessures du passé», pour sauver le pays, comment se trouve-t-il que dans cette lettre de 593 mots, il ne s'en trouve pas un pour nommer le «Québec»! Car il faut le dire: sauver le pays, c'est reconnaître le Québec ! Un an de réflexion de votre côté.Du nôtre, rien n'a changé.L'idéal canadien se meurt peut-être.Mais encore trop chez une majorité de Québécois, il est encore là.C'est à vous d'en profiter.Un an a passé et nous attendons encore.Nous ne pouvons nous résoudre à un Canada sans le Québec.Mais nous savons «qu'un Québec sans le Canada, c'est peut-être un point de non-retour».Même si vos offres sont acceptables! (a la radio, on annonce qu'elles sont prêtes) même si Robert Bourassa trouve le moyen de rallier les Québécois, pour «sauver le Canada» sachez que vous entendrez encore parler de souveraineté.Un grand défi attend le gouvernement canadien.Celui de ne pas «s'asseoir» sur ces offres, de ne pas croire que lorsque nous les aurons acceptées, il n'y aura plus d'effort à faire pour garder le Québec avec lui sans le prendre pour acquis.Il aura la responsabilité de rapprocher les deux réalités, anglophone et francophone, de les faire se connaître pour tenter de les unir, de susciter la fraternité, l'amour et le respect.Mais nous aurons toujours un peu peur que l'histoire se répète.Nous avons trop parlé de souveraineté pour l'oublier.Aujourd'hui, sachez que les Québécois n'ont plus à se sentir coupables de parler «souveraineté».Ce sentiment de culpabilité de briser un pays, même avec le mal à l'âme, est maintenant trop faible pour combattre le désir d'en fonder un.Vous aurez quelques années pour comprendre que l'indépendance qu'on a criée comme une menace il y a 20 ou 30 ans, n'en est plus une.Mais pour l'instant, après un an de réflexion, l'idéal canadien nous habite encore un peu.Nous serons peut-être encore Canadiens pour 5-10 ou 15 ans, peu importe.Mais n'oubliez pas la souveraineté.Si tel est notre destin, le destin de tout un peuple, ne le reniez pas.11 pourrait être le symbole de la maturité et du courage.Affectueusement, Jacques PESANT Saint-Joseph-du-Lac Le Stade olympique: il faut que ça cesse! ¦ Constat: 11 manque une volonté de décision chez les élus québécois qui voient s'engouffrer des millionsS dans une entreprise dont la rentabilité n'a aucunement été démontrée.Surtout ne pas mettre au compte des installations olympiques toutes les retombées économiques indirectes des activités qu'on y tient.Toute installation sportive avec des activités semblables offrirait les mêmes retombées.Pire encore, je ne crois pas que le bilan des activités qu'on y retrouve soit positif relativement au développement sportif de notre jeunesse.|e ne pose aucun jugement sur la nature de ces activités.Elles sont tout à fait légitimes et le public y a droit.Toutefois, je questionne la tenue de ces activités dans un lieu inapproprié, coûteux et qui demande un effort financier collectif trop important par rapport aux autres besoins de la société.Le contexte des dépenses pour poursuivre le maintien de ce complexe sportif est malsain.À l'annonce d'un nouveau montant se chiffrant entre 20 et 50 millions (La Presse, 6 juin 1992) pour trouver une solution aux problèmes du toit, je n'ai pu m'empêcher de réagir.Je crois que c'est de la démesure et qu'on dépasse le bon sens.Trop c'est trop! Regardons à une autre échelle, soit dans le système d'éducation ou dans le système de santé.Les cégeps nous annoncent des déficits de fonctionnement dont je ne parviens pas à retrouver le chiffre exact, le déficit accumulé de toutes les universités du Québec rassemblées est de l'ordre de 160 millionsS et le déficit de l'ensemble des établissements de santé serait de l'ordre de 300 millionsS.Selon les autorités, il n'est pas question de débloquer les fonds pour aider ces milieux à mieux fonctionner.Au contraire, on annonce de nouvelles coupures.La gestion est effectuée en tentant de maintenir fixe la proportion du budget alloué à ces deux secteurs par rapport à l'enveloppe globale du budget gouvernemental.11 est difficile de dégager des règles de décision basées sur des critères mieux adaptés.Demandez à un directeur général d'hôpital ou à un recteur d'université comment seraient utilisés 1 ou 2 millionsS en lui donnant une marge de manoeuvre et au moins maintenir les acquis majeurs.Tous ceux qui travaillent dans ces milieux sont quotidiennement confrontés aux restictions budgétaires.Ces manques de ressources touchent directement^ les missions fondamentales de ces milieux.Ces situations sont intenables et entachent les développements prioritaires d'une société.Un jour, il faudra aussi examiner les montants dépensés inutilement en salaire dans ces milieux pour un ensemble de directeurs généraux, de directeurs des finances, de recteurs, de vice-recteurs, de doyens et de vice-doyens sans in- clure tous les assitants qui consacrent une partie importante de leurs activités à préparer (lire «jongler avec») des plans budgétaires conformes aux budgets alloués par Québec et à gérer la décroissance.Par ailleurs, une poutre du stade tombe et voilà 25 millionsS de disponible rapidement pour réparer les dégâts.Urgence oblige! La solution clef en main de Lavalin pour le mât du stade a coûté 23 millionsS de plus que prévu.La toile du stade se déchire.Un comité d'experts internationaux embauchés pour faire un constat : coût : 2 millionsS défrayés on ne sait comment.Il n'y a vraiment pas de problème de budget à la RIO.On n'entend personne remettre en question la suite des événements et des dépenses qui ont eu cours jusqu'ici.Ce genre de démarche fait craindre pour le futur car personne ne peut prédire quoi que ce soit, à moins d'avoir en sa possession une excellente boule de cristal.Toutefois, on ne pourra convaincre personne que les «investissements» (lire dépenses) pour tenir ce stade ouvert et sécuritaire ainsi que les montants nécessaires à son entretien pourront être contrôlés et contenus en bas d'un seuil acceptable.Seule une volonté politique de rendre disponibles les montants nécessaires à une entreprise de ce genre maintient ce stade encore ouvert.i Solution possible.Examiner sérieusement la construction d'un stade «ordinaire» à coût raisonnable qui pourrait être construit sans urgence et avec soin (100-150 millionsS).Fermer le stade Olympique aux exploitations sportives, commerciales ou autres et s'en servir comme attrait touristique.Par analogie, il a bien fallu fermpr le Cotisée de Rome en raison d'une désuétude et d'une incapacité d'en faire une rénovation adéquate.Il faut aussi ajouter qu'il ne répondait plus aux besoins de la société romaine.Nous en sommes rendus là avec le stade Olympique: il est désuet, il ne répond plus aux besoins de la société montréalaise et notre capacité financière pour le maintenir est dépassée.Il faut une décision énergique gui n'est que politique.Ceux qui sont actuellement impliqués dans le processus de décision n'ont aucune crédibilité en raison de leurs intérêts personnels («leurs emplois»); ils sont en conflit d'intérêts direct.Ils sont de trop grands promoteurs de leurs sacro-saintes fonctions au sein d'un appareil para-gouvernenental qui fonctionne à l'aveuglette.Conclusion: Cette lettre au lecteur est venue uniquement pour tenter d'éclairer l'ordre des priorités dans une société qui a des problèmes économiques sérieux qui imposent des définitions de priorités et un sens des valeurs.A.Robert LeBLANC, ing.7 1 Longueuil ' LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 26 JUILLET 1992 B SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ SEMAINE DU 26 JUILLET 1992 La personnalité de la semaine Il n'est pas de succès qui se mérite s'il n'est construit sur l'excellence jLe succès du colloque international sur I a violence doit beaucoup à Vopiniàtreté de ce philosophe \u2022ANNE RICHER Initier et favoriser de grands débats fondamentaux, créer des lieux d'échanges, provoquer en même temps que la réflexion des ébauches de solution voilà qui génère un espoir extraordinaire dans un dossier aussi déprimant que celui de la violence.Par son travail, son opiniâtreté, sa vision.Venant Cauchy, professeur de philosophie à l'Université de Montréal et président du comité organisateur du lie Congrès mondial sur la violence et la coexistence humaine qui s'est tenu à Montréal la semaine dernière, a participé activement à une prise de conscience profonde.La mise en commun des expériences et des réflexions des intervenants dans ce dossier permet déjà d'étaler \u2022àu grand jour les types de violence même les plus subtiles.De les débusquer.Afin de souligner ce travail essentiel, l'un des grands défis de notre temps.Lu Presse nomme Venant Cauchy Personnalité de la semaine.Un philosophe.Un raisonnement pénétrant qui permet d'aller au-delà des apparences.Venant Cauchy passe sa vie à tenter de découvrir l'âme profonde de l'homme.«Une recherche sur la violence humaine suppose au départ une prise de conscience des faits, mais aussi, par-delà les faits, comme l'aurait dit Aristo-te, une recherche des causes et des principes.Autrement on reste à la surface d'un présent qui cristallise dans ses structures des injustices, des agressions et des violences du passé, en ne décrivant que les situations d'équilibre présentes, les états de fait, sans discerner ce qu'elles peu- vent comporter de violent», croit Venant Cauchy.Retrouver un équilibre Sa thèse de doctorat obtenue en 1947 à l'Université de Montréal portait sur le scepticisme.Le jeune homme qui a 23 ans à l'époque n'hésite pas à affronter les Grecs, une certaine pensée.Sa maturité liée à une intelligence vive, lui donne naturellement le goût de la pédagogie et il enseigne dix ans aux Etats-Unis, au Missouri, au Texas, à New York.11 est de retour à Montréal en 1957 pour constater, après tant d'années d'absence, des changements majeurs.«On aurait peut-être pu éviter certains excès, des rejets trop dramatiques.» En réalité le professeur se demande si pour établir de nouvelles idées, mettre en place de nouveaux idéaux qu'il approuvait du reste, il fallait tout balayer.«Il y a des éléments perdus dont on avait besoin.» Il fait allusion notamment à l'éducation des enfants qui doit, bien sûr, se faire avec bienveillance, mais aussi encadrement.Venant Cauchy est le deuxième d'une famille de six enfants et il est né le 18 mai 1924, à Lé-vis.Il fait ses études primaires en Ontario, son père étant allé chercher un emploi dans les chemins de fer à North Bay.Cependant c'est au Collège Bourget, à Rigaud, qu'il complète son cours classique, et I sera pensionnaire de 13 à 20 ans.Il est déjà grand passionné de littérature, de latin, de grec, ne se plaint pas le moins du monde de cette vie disciplinée, rigoureuse.Il n'a jamais été victime de violence.«Mon père n'a pas donné l'impression d'être un dominateur.Ce fut un modèle très positif.» Le modèle familial lui inspire également l'amour des enfants.A VENANT CAUCHY «Mon père n a pas donné l'impression d'être un dominateur.Ce fut un modèle très positif.» Avec sa femme Denise, qu'il admire profondément, ils ont eu treize enfants! Sept garçons et six filles dont l'aîné a 42 ans et le cadet, 25.«C'est un grand réconfort.» Il pourrait certes ajouter une grande joie, puisqu'ils sont tous très unis, solidaires, remplissant chacun leur vocation.La pensée oui, mais aussi l'action La vie professionnelle de ce philosophique père de famille l'entraîne dans plusieurs pays du monde, car les idées voyagent très bien.Dans un prochain congrès par exemple, qui aura lieu à Poitiers, il sera question de: La vie et la mort.Il a organisé en 1983 un congrès international de philosophie qui a réuni plus de 2,500 philosophes venus de 75 pays.Les simples profanes peuvent imaginer un vaste amphithéâtre de grands sages, barbus et inspirés.Pour Venant Cauchy, qui éclate de rire à l'évocation de cette image, la vérité est autre: il y a eu à cette occasion «une sorte de révélateur», où on a pu distinguer entre ce qui est naturel et ce qui est acquis.L'idée donc que la violence est plutôt «une déviation, une transgression», germait et se frayait un chemin dans les esprits.Cette vie professionnelle est ponctuée de nombreux prix et récompenses, mais surtout de responsabilités.Depuis 1942, année où il a reçu le Prix Colin de l'Université de Montréal, depuis 1961 où il fonde et dirige la revue canadienne de philosophie: Dialogue, il a été tour à tour: directeur du département de philosophie de l'Université de Montréal, président fondateur de la Société de philosophie du Québec, président de la Fédération internationale des sociétés de philosophie, etc.Il est directeur des Éditions Montmorency.11 a reçu aussi un doctorat honoris causa de l'Université d'Athènes, ce dont il est très fier.Et prononce des conférences à travers le monde.Ce rapide et incomplet survol de son travail permet de constater que la philosophie est une des grandes activités humaines actuelles et qu'elle joue un rôle important.À propos de violence voici ce qu'écrit la philosophe en conclusion à un article paru dans la Revue internationale des sciences sociales: «Si cependant l'être humain est essentiellement social, si les autres nous sont donnés en même temps que nous-mêmes dans notre perception initiale des choses, la violence humaine, pas plus que le mal moral, ne peut être conçue comme originelle.Elle fait partie de la démesure coupable dont nous sommes susceptibles dans notre progression personnelle et collective vers la maturité humaine.Par contre, nos sociétés contemporaines, les constitutions et les lois qui les régissent sont largement tributaires de conceptions de la nature humaine et de la société qui font une part très large à la violence, par l'affirmation initiale trop exclusive du seul moi, par l'occultation de l'altéri-té, donc de l'intégrité du social.» O NDLR.suite à l'accident dramatique qui a coûté la vie au jeune Andrew Kuhnreich, 5 ans, et dans lequel son grand-père et son frère aîné ont été grièvement blessés la semaine dernière, le comité de sélection de La Presse tient à souligner également l'esprit de générosité et de solidarité qui a animé tous ceux qui ont participé aux recherches et plus particulièrement MM.Stanley Love et Thomas Nicholson, qui ont eu à vivre l'éprouvante expérience de la découverte des victimes.Encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie, l'excellence naît de l'effort.a Hydro-Québec Le meilleur de nous-mêmes ¦ des gens de parole i ALCAN succès n'est pas un but moyen de viser plus haut » Pierre de Coubertin La Pressent doublement présente aux Jeux de Barcelone : Pierre Foglia et Philippe Cantin y sont Je pense donc je lis La Presse il, LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 26 JUILLET 1992 I Denis Iiivoie es 1300 agents de Re-Max ont été fort efficaces dans leur collecte de fonds pour le téléthon Opération Enfant Soleil, en amassant 350 000$ cette année au profit de ce téléthon, soit un total de 1,5 million en cinq ans, une réussite dont ont bien raison d'être fiers les bénévoles de cette agence.L'évéque du diocèse de Saint-(ean-Longueuil, monseigneur Bernard Hubert a tenu à féliciter le couple Fernand Daoust et Georgette letté, à l'occasion de la célébration de leur cinquantième anniversaire de mariage, qui s'est déroulée dans leur résidence de Saint-Basilc-le-Grand.L'évèque devait par la même occasion octroyer le titre de membre de l'Ordre du Mérite diocésain, pour les services rendus à la communauté chrétienne du diocèse, à Georgette Daoust-Jetté.La Presse compte une nouvelle centenaire parmi ses lecteurs.Les douze enfants, 29 petits-enfants, 39 arrière-petits-enfants et trois arriè-rc-a rriè rc-petits-enfants ont en effet célébré récem- t, .\u2022.ment à Lon- Mar,a gueuil le cen- Héroux lième anniversaire de naissance de Maria Héroux-Boisvert.On nous signale que cette résidente de l'hôtel d'or Cartier est toujours «une fidèle lectrice de La Presse».O Depuis 1957, année de leur création, 650 000 diplômés, dont 275 000 techniciens, sont sortis des cégeps, nous apprend Cége-propos en bref, un bulletin d'information publié par la Fédéra- tion des cégeps pour souligner le 25e anniversaire des cégeps.Renseignements: Federation des cégeps, 500, boulevard Crémazic tst, Montréal (Québec), H2P IE7.Tél.381-8631.Oxfam-Québec s'est engagé à verser 525 000 $ d'ici le 31 mars prochain, afin de soutenir 47 projets d'assistance humanitaire et de développement communautaire dans le tiers monde.Comme l'organisme que préside lean-Pierre Charbonneau ne peut compter que sur les 65 000 $ recueillis lors d'une vente aux enchères d'oeuvres d'art, Oxfam-Québec lance un urgent appel :iux dons du grand public.Renseignements: Oxfam-Québec, 169, rue Saint-Paul Est, Montréal (Québec), H2Y 1G8.Principal commanditaire du tournoi de golf de la Fondation Cité de la Santé de Laval, le bureau de comptables Caron, Bélanger, Ernst & Young était fier.en remettant sa contribution annuelle, de signaler que cette activité bénéfice avait permis de recueillir près de 250 000 $ en cinq ans.Ont participé a cette remise de chèque: Michel Viau, Yves I ussier de CBEY à Laval et membre du conseil d'administration de la Fondation de la Cité de la Santé de Laval ; André Auclair et Charles D'Amboisc, tous deux responsables du tournoi de golf de la Fondation.Élection d'un nouveau conseil d'administration au Centre de bénévolat de Laval, qui sera présidé par lean-Claude Gravel.Il sera épaulé de: Gilles Robcrge, vice-président ; Réjane Coyer, trésorière; Kathleen Gagnon, secrétaire; Solange Gendron, Louise Patenaude, Pierre Clou tier, administrateurs; et Manon Caron, directrice générale.Renseignements: Centre de bénévolat de Laval, 127, boulevard des Prairies, Laval-des-Rapides, H7N 2T6.Tél.669-1704.C'est le prési-dent-fondateur de la compagnie |.Lecavalîer transport inc.William Pat-terson, qui a commencé à travailler sur des camions de glace et d'huile à chauffage alors qu'il n'avait que 13 ans, qui a rem- William Patterson porté l'Alpha de la «personnalité d'affaires de l'année», lors d'un gala d'excellence de la Chambre de commerce de Saint-Laurent.Le trophée pour la «qualité totale» est allé à Contrôles Génmico Itée et son président, John DiShiavi; tandis que le trophée Alpha de «progression constante» est allé aux président et directeur d' Édiciblc Itée, Max Dahan et Ruben Da ban.Douze Historiens Les douze jeunes qui ont remporté le concours de la Société des professeurs d'histoire du Québec, organisé en collaboration avec la Fondation Lionel-Groulx, et auquel ont participé 5428 élèves, ont visité la France.Ils sont ici accueillis par un c brut ion» (élève du collège militaire de La Flèche, en France) sur le seuil de l'ancien collège des Jésuites où fut éduqué M.de La Dauversière.a millions pour Me* Jeunes Vingt-cinq organismes oeuvrant auprès des jeunes se partageront, grâce à Centraide Montréal, une somme de 3 765 613 $ pour l'année 1992-1993.Cet argent permettra d'aider les jeunes nécessiteux ou en difficulté.Des bénéficiaires de cet argent sont donc heureux de poser ici avec la présidente et directrice générale de Centraide, au centre, Michèle Thlbodeau-1 Déduire.s .r Graphologue agréée, spécialisée en relation d aide» Jocelyne Guévin-Canse de Montréal vient d'être élue à la présidence de l'Association des graphologues du Québec.Les autres membres du conseil d'administration de l'organisme sont : Clo-rilda Lavoie, de Chicoutimi, vice-présidente; Charles Cham-berland, de Saint-Laurent, trésorier ; Geneviève Morln, de Sain* te-Foy, secrétaire; Thérèse Ut-croix, de Saint-Eustache: Gazielïa Pelllnetl.de Sainte-Foy ; et Louis-Philippe large, de Pointe-aux-Trembles, conseillers.Renseignements: Association des graphologues du Québec, 7, 55e avenue.Pointe-aux-Trembles MONTREAL (Québec), H1A 2S3.Tél.642-3292.O C'est un professeur de l'Université du Québec à Chicoutimi, qui a présidé les conseils d'administration de nombreux organismes dont le Centre de services sociaux du Saguenay-Lac Saint- nanUi lean.Deals Jj™1» Plamondon, PlamondOO qui a été élu comme président de 1 Association des Centres de services sociaux du Québec, et ce pour un second mandat.Cette association regroupe 17 CSS qui comptent sur les services de 5000 intervenants et Intervenantes auprès tant des Jeunes que des personnes figées démunies.L'Association nous signale par ailleurs qu'à compter du 1er octobre 1592, les CSS vont se transformer en Centres de protection de l'enfance et de la jeunesse et consacreront donc toutes leurs énergies aux Jeunes en difficulté et à leurs famille».O Les représentants de la Ligue nationale de hockey, après avoir participé à une rencontre sportive amicale de hockey-balle après les assises annuelles de la LNH, et la compagnie Franklin Sports Industries, ont fait don à la succursale H ochelaga-Maison neuve du YMCA de Montréal, de l'équipement qui a servi à cette rencontre et qui a pu être remis à des Jeunes du quartier du YMCA.O Dans le cadre de ses recherches généalogiques et historiques sur les familles européennes représentées à Montréal et dans sa région, le chevalier René Le Clerc, secrétaire général du Centre québécois PEN International a reçu récemment chez lui à un déjeuner: la générale Msod Po-mts-Barrlère, la comtesss Emily Zayde Ceômôr.le baron Adam GubrynowiœcX son épouse, née baronne Friederike roa Sellé.Par la suite, ce sont leurs altesses le prince et la princesse Alain Muret, un descendant du cava-lier-maréchal-prince Joechlm Murât qui épousa Caroline Bonaparte, soeur de Napoléon, qui visitait le notable Montréalais en compagnie d'autres nobles personnalités.C'est Reginald IL Orootne, président de l'Association canadienne des hôteliers, et récipiendaire de nombreuses récompenses pour son implication humanitaire, particulièrement dans le mouvement scout, oui a été élu président du conseil des gouverneurs de l'Université Concordia.Il remplacera, à compter du 30 septembre, André Gervals, à ce poste depuis cinq ans.Furent élus vice-présidents, soeur Eileen McDwmlne, présidente du collège Mariana-polis, et Claude Taylor, président du conseil d'Air Canada.AJfUW ] L'art à i'aiae \u20acË'un camp de Jeune* Suite à l'expo-vente des oeuvres de Claude T héberge, l'artiste a remis une partie des profits de la vente de ses tableaux à l'oeuvre du père Marcel de la Sablonnière (au centre), soit le Centre Immaculée-Conception et le camp jeune-air.La remise du chèque a été faite en présence du principal commanditaire de cette activité bénéfice, Mario De mers, des Messageries Dynamique.Le directeur artistique de l'Orchestre symphonique de Montréal, Charles Dutoit, a été présenté à une admiratrice Célestlne Laverdlère, une centenaire résidente du Manoir de l'âge d'or, lors du premier concert Ultramar au parc An-grignon.L'OS M joue aujourd'hui à Bouc herviIle. Sciences et techniques LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 26 JUILLET 1992 B5 I LE MONDE FABULEUX DE LA GÉNÉTIQUE On fait maintenant des plantes dont les racines sont des patates et les fruits des tomates.On «fait» aussi des souris leucémiques de mère en fille.Des scientifiques dressent l'inventaire des gènes humains .et courent après les brevets.Gérer son patrimoine génétique ou bien le subi»\\ telle est maintenant l'alternative.Le 4e c^rre série de 5 articles sur la génétique, point de passage obligé de cette fin de siècle.conséquences sociales de la connaissance de nos gènes ar exemple: permettra-t-on à ceux qui sont affublés de gènes défectueux de procréer?AttOLE TMIBAUPEAU ne des préoccupations soulevées par l'intervention médicale sur nos gènes concerne l'impact possible sur le patrimoine génétique collectif de l'espèce humaine.En effet si on permet à une per-on ne atteinte d'une maladie génétique d'être bien portante au point qu'elle arrive à l'âge adulte et procrée, cela n'aura-t-il pas pour conséquence de multiplier les genes défectueux au sein de la population?H semble que cette augmentation sera négligeable, d'après les « Lignes directrices.sur la thérapie génique somatique chez les humains», du Conseil de recherches médicales du Canada.À l'heure actuelle, peut-on y lire, la plupart des maladies causées par des gènes mutants sont rares parce qu'au cours des millé-* nairés, les sujets atteints n'ont pas 'pu se reproduire souvent.H s'agit ici de maladies récessives, \"c'est-à-dire qui demandent que l'individu possède deux exemplaires du gène défectueux 'pour, être affecté.Ceux qui ne I possèdent qu'un seul gène défectueux se développent bien et se reproduisent.Dans le cas d'une maladie récessive dont la fréquence est de 1 sur 10 000 nais-] sances, on estime que si les personnes atteintes pouvaient se reproduire, la fréquence après 100 générations serait de 1 sur 2500 naissances.Médecine prédictive Une autre conséquence à prévoir, bien qu'elle n'adviendra pas avant quelques décennies, c'est l'avènement de la médecine prédictive: chacun aura sa carte génétique personnelle, qui indiquera la plus ou moins grande disposition d'un individu à contracter telle ou telle maladie.Dès maintenant, le docteur Emil Skamene, fondateur du Centre d'étude de résistance de l'hôte, à l'Hôpital général de Montréal, affirme qu'il est en mesure de prédire qui sera vulnérable à la tuberculose et qui ne le sera pas.(C'est réparti moitié-moitié, au sein de la population.) Outre la tuberculose, le gène ou la région de chromosome responsable d'une tendance à la maladie a maintenant été identifié pour plus d'une affection, traditionnellement non considérée comme génétique: le cancer, le diabète, l'athérosclérose, l'alcoolisme, l'obésité, et même la maladie d'Alzheimer.«Une maladie comme l'athérosclérose est dite multi-factoriel-le, c'est-à-dire que son expression dépend de plusieurs gènes et non d'un seul, explique le docteur lean Davignon, spécialiste des lipides à l'Institut de recherches cliniques de Montréal.Dans ce genre de maladie, le rapport avec l'environnement peut être déterminant.«En connaissant mieux les gènes et la façon dont ils se conjuguent les uns avec les autres, on peut établir des profils de risque très tôt dans la vie d'une personne, ce qui peut l'aider à orienter son mode de vie.Par exemple, une personne apte à développer l'athérosclérose et le cancer du poumon pourra décider de ne pas fumer.» Cependant, voulons-nous vraiment savoir?«Certaines personnes, apprenant qu'elles sont à risque de contracter un cancer, y trouveraient davantage matière à se gâcher la vie qu'à prévenir cette maladie», affirme Emil Skamene.Déjà, pour les maladies génétiques proprement dites, il y a une ¦ \u2022->.*>, \u2022jf::;.*****'x'.7 Le docteur Davignon: «On pourra établir des profils de risque très tôt dans la vie d'une personne.» Le docteur Emil Skamene, de l'Hôpital Général de Montréal: «Mais voulons-nous vraiment connaître nos prédispositions génétiques?» Allan Légère: accusé de viol, ses empreintes génétiques l'ont conduit en prison.grande variabilité de la gravité des symptômes.Les sujets atteints de la chorée de Huntington peuvent ne présenter aucun symptôme avant l'âge de 40, 50 ou 60 ans.Pour les maladies multifacto-rielles, la prédiction ne pourra s'exprimer que sous forme de risque statistique.Et que dire des tests génétiques qui viseraient à sélectionner un employé, ou un client d'assurances, en s'appuyant sur des qualités biologiques diverses?Un des premiers cas de ce genre à être débattu est celui des tests préalables aux compétitions olympiques.L'été dernier ( 1991 ), les autorités olympiques annonçaient la mise en pratique, lors des jeux d'hiver d'Albertville et des jeux d'été de Barcelone, d'un test génétique visant à révéler la présence d'un gène de masculinité, normalement absent chez les femmes! Décrié par les uns et encouragé par certains athlètes, le geste du Comité international olympique peut être considéré comme un premier cas de test génétique préalable à l'embauche; de plus cela a été effectué en toute légalité.A partir de là, d'autres employeurs se risqueront-ils à les imiter?C'est pour empêcher une telle éventualité qu'un groupe de scientifiques français signait, il y a quelques semaines, un article proposant d'ajouter l'item «prédisposition génétique» aux articles de protection légale concernant la discrimination face aux handicapés.Le groupe recommande aussi de définir clairement le droit de chacun de refuser à se soumettre à de tels tests et rappelle plus que jamais la nécessité du secret médical sur les questions génétiques.La vie privée, les preuves judiciaires Un autre domaine dans lequel il faudra combler un vide légal est celui de la recherche de filiation.Il arrive en effet qu'une mère ou un enfant souhaite connaître ou prouver l'identité du père biologique.La loi canadienne, telle qu'elle est actuellement, ne peut pas forcer les présumés pères à se soumettre à un test génétique.Elle peut cependant agir lorsqu'il s'agit d'identifier un criminel.C'est l'ADN de son sperme, trouvé sur le corps de trois de ses victimes, qui a permis de faire la preuve sans aucun doute possible de la culpabilité du criminel Allan Légère, du Nouveau-Bruns-wick, qui tuait ses victimes après les avoir aggressées sexuellement.Ce jugement sur le criminel acadien a été rendu en novembre dernier, et la preuve par l'ADN a fort impressionné la communauté juridique à cette époque.L'ADN était le même dans le sperme trouvé sur les victimes que dans les cheveux et le sang d'Allan Légère.L'anthropologie Enfin, les nouvelles connaissances génétiques sont en train de révolutionner d'autres disciplines scientifiques, notamment l'anthropologie.Non seulement les scientifiques analysent l'ADN des momies, mais ils tentent de restaurer celui des vieux hominidés.histoire de voir les liens de parentés exacts entre nos ancêtres.Qui sait, peut-être ne descendons-nous pas du singe, après tout?LA SEMAINE PROCHAINE Les maladies génétiques et l'effet fondateur.Deux québécois subissent une thérapie génique aux États-Unis.Cinquante p.cent des maternités dans le monde demeurent non planifiées LAURENT MOSSU Le Figaro GENEVE ¦ La.dernière publication de l'Organisation mondiale de la santé concernant la reproduction humaine fait fi des pudeurs individuelles.Elle fait état de «plus de cent-millions d'actes sexuels effectués chaque jour dans le monde.11 en résulte 910 000 conceptions mais aussi 356 000 infections bactériennes et virales.Cinquante p.cent des maternités ne sont pas planifiées.et près du quart non souhaitées».Rédigée à l'occasion du 20^ anniversaire du programme d'acti-î vitésl lancées par l'OMS dans ce 1 domaine, elle fait état d'une très nette diminution des taux de fécondité.L'utilisation des contraceptifs qui a été multipliée par dix dans les pays en voie de développement au cours des 25 dernières années y a ramené la nata- lité de 6,1 à 3,9 enfants par femme en 1990.«Le fait nouveau le plus important en matière de santé génési-que a sans aucun doute été ce progrès spectaculaire de la contraception», souligne le Dr Hiroshi Nkajima, directeur général de l'OMS.Les travaux effectués par ses services soulignent que le recours à un moyen quelconque de contraception est actuellement pratiqué par 50 p.cent des femmes des pays du tiers monde contre 9 p.cent seulement en 1965.Les cas de la Chine et de l'Inde L'OMS considère ce résultat comme étant un premier succès.Il reste cependant encore beaucoup à faire puisque plus de 300 millions de couples qui ne veulent plus d'enfants n'ont toujours pas accès à un service de planning familial.Mais la campagne menée depuis 20 ans a porté ses fruits.Selon les projections effectuées, la population mondiale aurait augmenté de plus de 400 mil- lions de personnes supplémentaires si rien n'avait été fait pour instruire hommes et femmes et leur fournir les moyens nécessaires au contrôle des naissances.La population additionnelle aurait été en l'an 2100 de 4,6 milliards de personnes.Les spécialistes de l'OMS prévoient bien évidemment que l'emploi des contraceptifs va se généraliser toujours davantage.En l'an 2000, les utilisateurs seront 9 p.cent de plus permettant ainsi de ramener le taux de fécondité dans le monde en développement à 3,3 enfants par femme.La tendance est donc bonne mais selon les recherches effectuées on estime que 75 p.cent des couples en âge de procréer devraient pratiquer la contraception sous une forme ou sous une autre pour stabiliser la population mondiale à 10 milliards d'habitants au XXIe siècle.Le chemin est encore long quand bien même les progrès sont réels et importants.Pour prendre la mesure de l'évolution en cours, l'OMS a établi une comparaison intéressante entre le temps qui a été nécessaire pour faire baisser la fertilité de 6,5 à 3,5: 58 ans aux États-Unis, 27 en Indonésie, 15 en Colombie, 8 en Thaïlande et moins de 7 en Chine.Les dernières statistiques concernant l'Europe et l'Amérique du Nord remontent à la période 1980-1985.À l'époque, les taux étaient respectivement de 1,81 et 1,80 enfant par femme.Les projections faites pour les années 2020 et 2025 font état de 1,94 pour l'Amérique du Nord et 1,86 pour l'Europe.Les méthodes de régulation des naissances en vigueur varient très sensiblement d'une région à l'autre.La stérilisation féminine est de loin la plus répandue.Elle concerne le tiers de tous les cas de contraception, suivie du stérilet, de la pilule, du préservatif et de la stérilisation masculine.Plus de la moitié de tous les recours à la stérilisation est pratiquée en Inde et en Chine.Ces deux pays, les plus peuplés du monde, courbent la statistique générale dans la mesure où les pratiques en cours, tout en leur restant spécifiques, s'imposent globalement en raison de l'impressionnante population concernée.U en va ainsi des dispositifs intra-utérins qui touchent mondialement 30 p.cent des couples ayant recours à la contraception.Mais si l'on exclut la Chine du calcul, la proportion retombe alors à 9 p.cent.Le phénomène se répète s'agis-sant de la pilule.L'usage en est très répandu dans une majorité de pays mais n'est, en revanche, pratiquement pas connu à Pékin et à New-Delhi.C'est en fait la méthode la plus suivie dans le monde exception \u2014 très notable\u2014 faite de l'Inde et de la Chine.Les scientifiques de l'OMS notent pourtant que sa prévalence sur les autres moyens à disposition est en déclin.Avortement clandestin par millions Un terme est chaque jour mis à 150 000 grossesses non désirées à travers le monde.Le tiers de ces avortements est pratiqué dans de mauvaises conditions et dans un climat social et juridique adverse.Cinq cents femmes y laissent quotidiennement la vie.Globalement 36 à 53 millions d'avortements sont provoqués chaque année, soit un taux annuel de 32 à 46 pour 1000 femmes en âge de procréer.Au moins 15 millions de ces interventions sont clandestines, l'OMS estimant que leur nombre peut même aller jusqu'à 22 millions.Le rapport de l'institution précise que la plupart des femmes qui demandent un avortement sont mariées ou vivent en couple et ont déjà plusieurs enfants.Dans toutes les parties du monde, les adolescentes célibataires candidates à l'interruption de grossesse représentent une petite proportion mais sans cesse en augmentation.Plus de 60 millions de couples sont stériles.Ce phénomène est toutefois en diminution en raison d'une amélioration du niveau général des soins.Le rapport diffusé à Genève met en évidence le fait que les principales causes de stérilité acquises sont les infections pelviennes résultant de maladies sexuellement transmissibles.Médecine Les sources multiples du fameux mal de tête I-F.collaboration spéciale ¦ La plupart des gens comparent le mal de téte à l'effet d'un bandeau qui leur comprimerait le crâne.D'autres se plaignent d'une douleur lancinante, persistante, qui les empêche de penser claire* ment.Pour combattre la douleur, certains s'appliquent un linge trempé dans l'eau froide autour du front ou de la nuque; d'autres, au contraire, utilisent un linge chaud aux mêmes endroits.Se masser la région douloureuse avec les mains est parfois aussi salutaire.Les experts en acuponcture affirment par ailleurs que le mal de tête peut s'amenuiser si l'on presse, jusqu'à éprouver de la douleur, la membrane située entre le pouce et l'index, ou si l'on applique une pression sur la région osseuse située à l'arrière de la nuque.L'usage d'un bandeau décroit l'afflux de sang au crâne, ce qui diminue les élancements et les battements de la migraine.U est également bon de se protéger les yeux de la lumière, qu'elle provienne du soleil, de la télévision, d'un écran vidéo ou de lampes fluorescentes.Si le .mal de tète survient alors que l'on travaille sur un ordinateur, le port de verres fumés aidera.L'exercice est lui aussi à conseiller, à condition qu'il s'agisse d'un mal de te*ie léger.Si le mal est aigu, l'exercice risquera au contaire de l'intensifier.Respirez profondément, et représentez-vous les fibres musculaires tendues de votre nuque et de votre tête, puis détendez-les par la pensée.Peut-on dormir lorsqu'on a mal à la tête?Beaucoup y parviennent semble-t-il.Par ailleurs, trop dormir peut déclencher un mal de tête.La prévention est toujours préférable à la cure : un repas manqué peut provoquer une tension musculaire, et une migraine.De plus, lorsque le taux de sucre dans le sang baisse par manque de nourriture, les vaisseaux sanguins du cerveau se contractent.Certaines personnes souffrant de maux de tête chroniques réussissent à les soulager en mangeant légèrement plusieurs fois par jour.Méfiez-vous des aliments «dangereux ».Les hot dogs et autres viandes fumées contiennent des nitrates qui dilatent les vaisseaux sanguins.Le chocolat, les noix et le fromage vieilli contiennent de la tyramine, un substance soupçonnée de provoquer des maux de tête.De la même façon, le glutamate de sodium, très utilisé dans la cuisine asiatique, cause chez certaines persones de violents maux de tète.Enfin, ne fumez pas, surtout en voiture lorsque les vitres sont fermées.Dans une circulation intense, vous recevriez alors une double dose de monoxvde de carbone, prescription infaillible pour le mal de tète.Mais si le mal frappe malgré tout, essayez de conserver votre sens de l'humour, pensez le moins possible à votre douleur, et elle disparaîtra soudain comme par enchantement.Oh I ma pauvre tète I B6 LA PRESSE, MONTREAL.DIMANCHE 26 JUILLET 1992 La Palestre nationale 322 RENDEZ-VOUS 92 1992.350' ANNIVf RSAIRE DE LA Fom\\no\\ in; uoxiRf; \\i CUV PINARD Ouand on parlait à une certaine époque de la Palestre nationale, un nom venait immédiatement à l'esprit, celui de Roger Latourel-le, qui en fut le directeur pendant nombre d'années.Si Roger Latourelle avait vécu au moment où la Palestre nationale a été recyclée en «Agora de la danse» de l'Université du Québec à Montréal, c'est la mort dans l'âme qu'il aurait accepte cette mutation, et pourtant c'est à juste titre que l'édifice porte aujourd'hui le nom de «pavillon Latourelle».Il faut savoir que l'édifice a été recycle en respectant le vocabulaire architectural originel de Joseph Ovide Tur-geon, au point que les architectes «re-cyclcurs», Mario Saia et Dino Barbarese ont reçu de l'Ordre des architectes du Québec le premier prix en architecture de 1991.catégorie «bâtiment institutionnel ».Histoire de la Palestre nationale Le National, ancêtre de l'Association athlétique d'amateurs nationale, propriétaire de la Palestre nationale au moment de sa construction, puis de l'Association athlétique nationale de la Jeunesse, a été fondé à Lachine en mai 1894 par des hommes d'affaires de Lachine et de Sainte-Cunégonde.Le 30 mars 1900, l'A.A.A.N.acheta un terrain (vendu en 1914) à Maison-neuve, avec l'intention d'y construire un gymnase, mais une faillite survenue au début de 1902 vint contrecarrer ces plans.Heureusement, l'Association rejaillit de ses cendres le 23 décembre 1902, mais dans une atmosphère un peu plus modeste, le gymnase moderne cédant sa place à des gradins extérieurs et à une salle de réunion inaugurée en 1906.Les succès sportifs de 1910 et la saine gestion des biens de l'Association fi rent ressurgir le projet de construction d'un gymnase.On se mit en quête d'un terrain où ériger l'édifice, et les administrateurs arrêtèrent leur choix sur des terrains voisins situés à l'angle sud-ouest des rues Cherrier et Saint-André.La décision d'acheter ces lots fut prise le 13 septembre 1913, et l'acquisition fut concrétisée le 10 novembre suivant au prix de 75000 $ versés aux deux propriétaires, Leopoldine Lesage, épouse d'Armand Grenier, et Mendoza Lan-glois.Ces lots portaient les numéros de cadastre 1207-7 à 1207-10 inclusivement de la division d'enregistrement de Montréal-Est, et mesuraient 110 pieds de largeur sur 120 de profondeur.La construction de l'édifice s'éternisa de septembre 1914 à janvier 1919, surtout à cause des difficultés de financement imputables à la Première Guerre mondiale qui causèrent bien des tiraillements entre les administrateurs et les divers entrepreneurs.Mais les travaux ne furent vraiment stoppés que pendant l'hiver de 1916-1917.L'A.A.A.N.gagna son pari, et comme le soulignait La Presse du 20 janvier 1919, au lendemain de l'inauguration officielle, «le» Palestre (le mot était tellement nouveau \u2014 même s'il venait du grec «palais-tra»\u2014 qu'on le masculinisa) était un «superbe temple de l'athlétisme».La crise de 1929 Le krach de 1929 conduisit l'A.A.A.N.au bord d'une deuxième faillite, le 4 août 1931, et l'A.C.J.C.(Association catholique de la jeunesse canadienne-française) se porta acquéreur de l'édifice au coût de 50000 $.Mais cette dernière connut aussi sa part de difficultés, et seule une subvention de la Ville, au printemps de 1937, lui permit de survivre.Et le 10 septembre 1943, l'Association athlétique nationale de la jeunesse, ou A.A.N.J.(réunissant un groupe de «gens de la finance» dirigé par l'homme d'affaires et politicien Wilfrid Caron, et incorporée le 22 juillet 1943), se porta acquéreur de la Palestre pour 10000 $ plus les dettes évidemment.L'A.A.N.J.en sera le propriétaire jusqu'en avril 1974, alors que l'Université du Québec à Montréal achète l'immeuble au prix de 670000 $.Quant à l'A.A.N.J., elle survit grâce à la Fondation Palestre nationale inc., qui distribue des bourses à des athlètes méritants depuis 1974 grâce au fonds créé avec le produit de la vente de la Palestre nationale â l'UQAM.La construction La décision de démolir la vieille maison qui occupait le quadrilatère et l'engagement des architectes Joseph-Ovide Turgeon et J.A.Ouellette (Turgeon restera seul au dossier à partir de février 1915) découlèrent de la réunion du 3 février 1914.Turgeon et Ouellette présentèrent leurs plans le 14 avril 1914 et le contrat fut signé le 15 mai suivant.L'appel d'offres public du 7 juillet 1914 ébranla les administrateurs, eux qui, en septembre 1913.pensaient bien construire le gymnase pour 40000$.C'était rêver en couleurs! En effet, les 12 soumissions ouvertes le 28 juillet 1914 variaient de 229000 S â 299000 $! L'architecte fut avisé de chercher des moyens de réduire les coûts.Le 18 août, on demanda de nouvelles soumissions, ouvertes le 15 septembre 1914, lesquelles variaient de 203000$ â 231055$.C'est alors qu'on décida d'accorder les contrats à la pièce, pensant s'en tirer pour 190000$, et on confia la gérance des travaux à un des directeurs, T.Girard.Finalement, les premiers contrats furent accordés le 6 octobre 1914 aux entreprises suivantes: A.Filion et frère (creusage, pierre et maçonnerie, 55000$); et The Phoenix Bridge & Iron Works Limited (27000$ pour la charpente en acier).Les travaux pouvaient enfin commencer.La Palestre nationale dans les années 20.On notera la présence d'un parapet rehaussé d'un fronton au centre, en façade.photothèque u presse L'édifice tel qu'il apparaît aujourd'hui.PHOTO PAUL HENRI TALBOT.Lè Presse * i t UtX' ?*¦»« tût .'.PHOTOS PAUL-HENRI TALBOT.U Presse Le portail d'inspiration Beaux-Arts Le vestibule à plafond légèrement Le grand escalier a conservé toute sa splendeur, voûté Quand les travaux furent complétés en janvier 1919, on évalua à 300000$ le coût de l'édifice, sans compter l'acquisition des terrains.De nombreux problèmes Au début, les travaux se déroulèrent assez rondement.En effet, le 20 avril 1915, on peut lire au procès-verbal que «la dernière pierre du cordon de la rue Cherrier est posée».Mais la suite des travaux souleva une multitude de problèmes.Il y eut tout d'abord le problème causé par l'emplacement de l'édifice, trop proche de la rue selon la Ville de Montréal.Ce problème fut résolu avec les autorités municipales.Il y eut ensuite le fait que le mur arrière n'avait pas la profondeur prévue parce qu'on avait craint de provoquer un affaissement de terrain en creusant plus profondément à l'arrière.On régla ce problème en ajoutant de l'acier d'armature.Puis survint l'erreur de calcul de la Phoenix Bridge & Iron Works Limited, qui se trompa de 20 pouces (et non 18 comme on voit dans de nombreux documents) au dernier étage, ce qui força l'architecte à modifier ses plans: il supprima le plafond suspendu qui devait cacher les poutres et décida d'apposer l'enduit ornemental directement sur le béton.Le coût de ces changements fut assumé en bonne partie par la Phoenix.Puis vint enfin la rocambolesque aventure impliquant le gérant des travaux, T.Girard et les entreprises A.Filion et frère et O.Archambault.Accusées par Girard en mars 1916 d'avoir mal fait leur travail, les deux entreprises engagèrent l'architecte j.A.Karch comme expert-conseil, et ce dernier rejeta toutes les accusations.C'était aussi l'avis de l'architecte Turgeon.Ce qui n'empêcha pas les administrateurs d'engager leurs propres experts-conseils, Gaspard Archambault et Arthur Surveyer.Le 28 novembre 1916, Archambault affirma qu'on n'aurait rien à gagner à pousser l'enquête plus loin.Entre-temps, Filion avait accusé Girard d'avoir porté ces accusations parce qu'on avait refusé de lui verser des pots de vin.Jugeant cette accusation grave, le conseil d'administration décida de l'étudier.Girard cessa de siéger au conseil à partir du 5 septembre 1916, mais les procès-verbaux ne précisent nulle part ce qu'il est advenu du Girard en question.Depuis sa construction, l'édifice n'a subi que deux modifications majeures jusqu'à la récente restauration.En 1946, l'architecte Élie Vincelli signa les plans de la transformation de la salle de quilles du sous-sol en salle de sports et de l'agrandissement des vestiaires et de la salle de badminton.Puis en 1965, les locaux situés du côté est, au rez-de-chaussée, furent aménagés en studio de télévision pour Radio-Canada.L'édifice L'édifice de la Palestre nationale occupe un plan presque carré.Il mesure 107,5 pieds le long de la rue Cherrier, 111,1 pieds du côté de la rue Saint-André, 108,75 pieds le long de la ruelle arrière et 112,5 pieds du côté ouest.L'édifice comprend un sous-sol, un rez-de-chaussée et trois étages sous un toit plat en multicouches.Le sommet de son parapet culmine à 81 pieds du niveau de la rue Cherrier, et la semelle de la dalle du sous-sol se trouve à 14 pieds sous le niveau de la rue.Il existe une pente légère de 29 pouces vers l'arrière, rue Saint-André.L'édifice est doté d'une fondation flottante en béton armé, construite sur un sol en glaise molle de 40 à 60 pieds de profondeur.La base des murs atteint de 36 à 42 pouces d'épaisseur.La charpente est en acier et les divisions intérieures en brique dure.Pour le revêtement, les architectes ont choisi la pierre grise de Montréal pour les fondations, la brique rouge pour les murs, la terre cuite, grise ou blanche vitrifiée, pour l'ornementa- Le gyrrinase en 1932 photothèque lj Presse tion, et le granit de Stanstead pour les marches de l'escalier.Analyse architecturale L'architecte I.O.Turgeon a conçu, avec l'aide de son collègue |.A.Ouellette, un édifice classique avec des horizontalités et des verticalités très bien définies, limitant son exubérance architecturale à l'ornementation d'inspiration Beaux-Arts des entrées des rues Cherrier et Saint-André.L'extérieur du bâtiment est demeuré presque intact; les seules modifications ont impliqué l'enlèvement (postérieur à 1947) de la corniche proéminente qui reposait sur d'intéressantes consoles à volutes en cuivre, jumelées deux par deux dans l'axe des pleins, et du parapet en brique et en cuivre, avec un modeste fronton en son centre, qui couronnait l'édifice; le remplacement des fenêtres à petit bois par des fenêtres plus modernes et le percement de deux portes en façade, dans la travée qui flanque de chaque côté l'entrée principale.Les deux appliques murales à deux lampes prévues par Turgeon au-dessus de l'entrée principale n'ont jamais été posées.L'élévation de la rue Cherrier compte trois registres clairement défini.Le premier, formé du sous-sol et du rez-de-chaussée, est le plus élaboré au chapitre des ornements architectoniques et se termine par un entablement surplombant une frise à besants et surmontée, dans l'axe des trumeaux, de minuscules ornements à guirlandes.Les assises en pierre de taille grise montent jusqu'à la mi-hauteur du rez-de-chaussée, forment un ressaut et se terminent par un imposant cordon arrondi.Le deuxième englobe les premier et deuxième étages et est délimité par une moulure en terre; son ornementation se limite aux briques rayonnantes formant le linteau et à un petit carré en terre cuite aux angles supérieurs des fenêtres.Le troisième comprend l'étage supérieur; on y remarque les encadrements de fenêtres en terre cuite et un motif réalisé avec cinq carreaux de terre cuite dans chaque trumeau.L'ordonnance de la façade est parfaitement symétrique et rythmique.Elle comprend sept travées: au rez-de-chaussée, les croisées de 8 pieds sont séparées des pleins de 6 pieds, tandis qu'aux étages, croisées et trumeaux mesurent 7 pieds chacun.La travée centrale comprend l'entrée principale à laquelle on accède par un escalier de sept marches qui se projette de 5 pieds vers l'avant, lequel escalier est encadré d'une torchère en bronze à quatre globes de chaque côté.L'encadrement de la porte à deux vantaux en chêne est rectangulaire et orné de besants et d'une clé de voûte ornementale qui vient interrompre un bandeau d'oves et de lancettes à la partie supérieure.Aux pilastres rainures viennent s'accrocher des consoles à volute.L'entablement surplombe la porte et il est surmonté du symbole de l'A.A.A.N., propriétaire de la Palestre nationale au moment de sa construction, comprenant la devise Robur et Fides.Ce symbole ailé est surmonté de deux cornes d'abondance dont les fruits débordent de part et d'autre du symbole sur l'entablement.Au-dessus de la porte se trouvent une imposte ceinturée d'un arc en plein cintre orné de motifs végétaux et une imposante clé de voûte ornée d'une guirlande.Aux étages, les fenêtres à seuil en pierre de taille sont rectangulaires, et elles sont moins hautes de 30 pouces au dernier étage.Chaque travée latérale est similaire.sauf pour le sous-sol et le rez-de-chaus-sëe.La fenêtre qui remplace la porte est dotée d'un arc en plein cintre comme la porte, mais là s'arrête l'ornementation.Une allège en pierre sépare cette fenêtre cintrée de la fenêtre de 6 pieds sur 5 qui éclaire le sous-sol.Dans les troisième et cinquième travées, on a remplacé cette dernière fenêtre et l'allège par une porte moderne conduisant au sous-sol.Celle de droite est postérieure à juillet 1990, ce qu'on peut affirmer en examinant les photos prises lors de l'incendie du 15 juillet.L'UQAM a autorisé l'installation en façade d'une oeuvre d'art de Geneviève Desgagnés qui nuit à l'esthétique architecturale de cet immeuble plutôt que de l'enrichir, parce qu'il s'harmonise fort mal avec le principal clément ornemental de la façade qu'il flanque de trop pres.Le vocabulaire architectural est exactement le même rue Saint-André, sauf que la porte se trouve dans la travée la plus au sud plutôt qu'au centre.Cette entree est une réplique de l'entrée principale, mais de dimensions plus modeste.L'élévation de l'arrière de l'édifice propose une architecture simplifiée,, sauf pour la travée la plus rapprochée de la rue Saint-André oû elle est simi-laire à celle des deux faces principales.\" Dans les six autres travées en ressaut de 15 pouces par rapport à la première, l'ornementation se limite à l'appareil de la brique.Du côté ouest, les quatre travées les plus rapprochées de la rue Cherrier proposent une architecture aussi élaborée qu'en façade, mais non les trois dernières, qui sont en ressaut de 15 pouces.La rythmique est aussi légèrement différente dans ces faces.SOURCES: Université du Quebec a Montreal, fonds d'archives de la Palestre nationale: Historique de la Palestre Nationale, par Cilles Janson (mars 1988); procès-verbaux de i a a an , Liste des matériaux devant être employés à la construction du >c/ub house*.lettre du 14 août 1916 de l'architecte J.A Karch a ïAAA.N.: contrats de vente de l'A A.A.N.a l'A.C.J.C 112 août 1931).puis de IA.C.J.C a IA.A.N.J.(lê 10 septembre 1943) ; Description du projet de I Agora de la danse, plans des architectes Turgeon et Ouellette; et documents divers \u2014 La Presse (20 janvier 1919) : Cinq cents personnes assistent â l'ouverture du Palestre du National \u2014 Communauté urbaine de Montreal.Service de la planification du territoire: Repertoire darchitecture traditionnelle \u2022 les édifices publics: et documents divers \u2014 The Gazette (19 octobre 1991) : Sports Club was well fitted to become dance centre.par Susan Bronson.REPÈRES rue Saint-Hubert O 3 rue Saint-André \u2022:.xï: ï .Y \u2022\u2022.Nom : Palestre nationale.Adresse : 840, rue Cherrier.Métro : station Sherbrooke, vers le nord rue Berri, vers Teat rue Cherrier.Le texte original de ces articles est offert sous forme de livres (4 tomes) par les Éditions La Presse et par les Éditions du Méridien, sous le titre Montréal, son histoire, son architecture.Renseignements: Guy Pinard, au 285-7070. LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 26 JUILLET 1992 BT Génios en herbe F- En collaboration avec Génies en herbe Pantofogie inc .3555.boui Rosemont.Montreal H1X 1K7 A 2e GUERRE MONDIALE \u2022 1.À quelle date eut lieu la capitulation de l'Allemagne?2.Qui fut ministre de la Défense intérieure et signa la capitulation allemande à Reims?3.Ou eut lieu l'attaque japonaise qui provoqua l'entrée des États-Unis dans la guerre?4.Dans quelle ville allemande furent jugés les criminels de guerre?5.Qu'était le jour J?B SCIENCES 1.Quel est le cri du chameau?2.Comment se nomme le tube qui relie le pharynx à l'estomac?3.Qui a inventé le paratonnerre?'4.Quelle est l'unité de charge électrique?5.Quel est le satellite de Pluton?C LITTÉRATURE 1.Qui était la compagne de Sartre?2.Qui a écrit Oraisons funèbres?3.Sous quel nom est mieux connu Henri Beyle?4.De quel groupe de poètes faisaient partie Ronsard et Du Bellay?5.Quel inspecteur fut crée par Simenon?D BEATLES 1.Comment s'appelait la fiancée de Stu Sutcliffe, bassiste des Beatles, qui influença les débuts du groupe?2.Dans quelle chanson peut-on entendre «J'ai Guru Deva»?3.Paul McCartney a été inspire de quel auteur anglais du XVIe siècle pour écrire « Golden Slumbers*?4.Quel fut le premier titre ; de With a Little Help from My Friends?5.Combien de jours séparent le mariage de John Lennon et Yoko Ono de celui de Paul McCartney et Linda Eastman?VILLES EUROPÉENNES 1.Dans quelle ville fut créée la C.E.E.?2.Quelle ville avait Raguse pour ancien nom?3.Quelle ville a dans son port une statue de la petite sirène?4.Quelle est la capitale de la Biélorussie?5.Dans quelle ville espagnole célèbre-t-on la San Fermin?F CINEMA Cyrano de Bergerac La Dernière Tentation du Christ 1.Qui a réalisé le film L Ami de mon amie?2.Donnez le titre anglais du film Un thé au Sahara?3.Qui interprétait Jésus dans La Dernière Tenta- tion du Christ?4.De qui est le film Cyrano de Bergerac?5.Quelle grosse actrice allemande est très souvent présente dans les films de Percy Adlon?G GÉOLOGIE 1.Quelles roches résultent de la désagrégation d'autres roches dans l'eau?2.Comment s'appelle la sorte de granit dans lequel le mica, le quartz et le feldspath sont disposés en couches parallè- les?3.Quel autre nom donne-t-on au silicate d'alumine hydraté?4.Comment s'appellent les débris laissés par les glaciers?5.Où se trouve la Montagne Pelée?H OUISUIS-JE?Tous les mots commencent par M 1.Artisan dont le métier est de ferrer les chevaux 2.Quel est le plus important dialecte chinois?3.Qui est l'architecte du Westmount Square?4.Il a écrit Thérèse Des- queyroux 5.Quelle région du Québec est désignée par le numéro 04?SOLUTION A LA DERNIERE PAGE DES ANNONCES CLASSÉES Mots croisés LA GRILLE THÉMATIQUE DE MICHEL HANNEQUART (VOYAGE EN ESPAGNE) 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 HORIZONTALEMENT 1.Ville d'Espagne \u2014 Ville d'Espagne.2.Insulaire \u2014 Capitale de la communauté autonome de Navarre.3.Ville espagnole \u2014 Réfuta \u2014 Ne pas hésiter.4.Il a succédé à Franco \u2014 Note.5.Maintenue avec des cordages \u2014 Chics.6.Indique le lieu \u2014 Titre abrège \u2022 Roulement bref \u2014 Se de-place lentement.7.Passe tout près \u2014 Port d'Espagne, sur l'Atlantique \u2014 Risques.8.Terme de tonnis \u2014 il fut chef du gouvernement espagnol de 1976-1981 \u2014 Saint.428 9.Une façon d'appeler le roi \u2014 Dans la rose des vents \u2014 Qui manifeste de la fierté.10.Coloris du visage \u2014 Levée, aux cartes \u2014 Pronom personnel.11.Fera l'objet dune sanction \u2022\u2014 Aluminium.12.Relatifs à certains viscères \u2014 Peintre espagnol.13.Conjugaison \u2014 Partie d'une partie \u2014 Facilement corruptible \u2014 Pronom indéfini.14.Point de départ d'une chronologie particulière \u2014 Peintre espagnol \u2014 Tour \u2014 Mesure agraire.15.Raisonnables \u2014 Port d'Espagne.VERTICALEMENT 1.Principale ville du Pays basque \u2014 Communauté autonome du nord de l'Espagne.2.Cerveza.\u2014 Ville d'Espagne \u2014 Va à l'aventure.3.Région d'Espagne où l'on produit beaucoup de vin \u2014 Relatif aux avions \u2014 Préposition.4.Ténias parasites du chien \u2014 Repas léger qui peut dépanner.5.De là \u2014 Carabines \u2014 Le Creco y est mort.6.Il a une grosse tète \u2014 Seul \u2014 Éclatas.7.Opus \u2014 Écrivain espagnol.8.Jeune fille \u2014 Nid \u2014 En passant par.9.Princes \u2014 Germanium \u2014 Tache d'encre sur du papier.10.Blême \u2014 Homme politique turc \u2014 Contre.11.Démonstratif \u2014 Interjection espagnole \u2014 Mesure chinoise \u2014 Grand jardin public.12.Poisson voisin de la sardine \u2014 Ancienne armée \u2014 A un goût piquant.13.Impayés \u2014 Région du centre de la péninsule ibérique \u2014 Division.14.Manque d'initiative \u2014 Trompé \u2014 Va dehors.15.Vin blanc sec produit dans la province de Cadix \u2014 Ville d'Espagne \u2014 De naissance.¦ SOLUTION DIMANCHE PROCHAIN l 2 9 « 9 \u2022 7 \u2022 % 10 11 12 13 14 li ?a ?O ?a ?a nana ?H ?[!?[!?SOLUTION DE DIMANCHE OERHHR Crutigrammes Nicole Hannequart EXPLICATION DU JEU Tout d'abord, vous devez trouver les mots correspondant aux définitions, en commençant par le mot code (dont les lettres sont écrites entre parentheses).Ce dernier vous est d'une grande aide puisque, une fois trouvé, vous reportez, en suivant le code, chacune de ses lettres dans la grille {Par ex.1-2 signifie la case d'intersection des mots 1 et 2, 2-5, celle des mots 2 et 3.etc.).Enfin, il s agit de compléter la grille en formant une anagramme pour chacun des mots trouves MOT CODÉ 4-5 6-7 2-3 1-2 3-4 5-6 8-9 7-8 DÉFINITION Dessins griffonnés sur un mur.(AFFCIIRT) MOTS DÉFINITIONS 1.E______ Construire.(7 lettres) 2.F_____ Caractère de ce qui manque de saveur.(6 lettres) 3.F__._-.__\u2014 Solidifierait un corps gras par le froid.(8 lettres) 4.C_______ Fera enfler.(8 lettres) 5.C_______ (S')imposerait une contrainte par timidité.: (8 lettres) 6.M______ Participer dune manière active a la vie d'un parti politique.(7 lettres) 7.M_______Façonnai au moyen du marteau.(8 lettres) 8.E_______ Entassant.(8 lettres) 9.R______ (Se) précipiteront en masse sur quelqu'un.(7 lettres) u SOLUTION DU No 227:\t\t 1.\tSALUBRE\t\u2014 SABLEUR 2.\tLAURÉATS\t\u2014 AUSTRALE 3.\tHARCELLE\t\u2014 ALLÉCHER 4.\tCLAPIER\t\u2014 PLACIER 5.\tRACISTE\t\u2014 CARISTE 6.\tPOUSSÉE\t\u2014 SOUPESÉ 7.\tPRÉPOSÉS\t\u2014 OPPRESSÉ 8.\tREPRISES\t\u2014 PRESSIER 9.\tPOTION\t\u2014 OPTION I \u2022 » 0 N 8 228 N Anacroisés j Philippe Guénn fà Les anacroisês sont des mots croisés dont tes définitions sont remplacées par les lettres de mots a découvrir.Les nombres qui suivent certains tirages correspondent au nombre de solutions possibles dont une seule peut se placer sur la grille.Comme au scrabble, on peut conjuguer.Tous les mots a trouver figurent dans l'Officiel du Scrabble (Ed.Larousse).Il n'est donné que les tirages de mots de six lettres et plus.HORIZONTALEMENT 1: AELNRS 5: AE IN PS (6) 9 : E E F L M M 12: AEEMNTTU 13: DEINOOR 15: A D E E 0 R S (2) 16: AEIIKNR 17: EE LNOOTU 18: ACCITT 19: EE EN OP RU 21: ACDEOT 24: E I O PSTU (2) 26: ADEEIORU 28: A D E R R U (2) 30: E E I R S S T U (3) 32: EELSSU(2) 35: AABMNR 37:ACE1LNOR(4) 40:EEINPUX 42: A 100 OR RT 43: A A N ST U (2) 44: C E E I L M N Y S:A 45:EEMRSSTY 6:E 46:EN0TTU(3) 7:D 47: A E EL R S (4) 8:D 48:CEERUZ 10: E 49:EEELSSU 11:E 50:ACESSUX 14: A VERTICALEMENT 20: A 1: AEELSTT Y 22:A 2: A AE I LMOR (2) 23: A 3:ACENNOR(3) 25: E 4:DEEI0RTU E R S S T T U INOPT(3) E I I I HP S E E I R T U (4) EEILLMS L M N O S (2) E N O R T (3) ALPSX D EI O R T (3) EIORRU M O R S U (5) 27:EIINRSU 29: DE EE S S 31: AAEHLRTT 33:EILSSSTY 34: AC EC L NT 35: BE IMT U 36: A A EL NS Y 37 : C E I M O T 58: A E L R S Y (2) 39: El LOOT 41 : A A E I M R SOLUTION À LA DERNIÈRE PAGE DES ANNONCES CLASSÉES Scrabble Philippe Guérin Woila notre dernière petite leçon avant IÉVÉNEMENT! Nous allons voir les rallonges! Une rallonge consiste à allonger un mot déjà posé sur la grille pour en former un nouveau.On distinguera deux cas: une rallonge d'une lettre (comme transformer TIRER en ETIRER) et une rallonge de Çlusieurs lettres (comme changer IRER en SOUTIRER).Rallonge de plusieurs lettres: On joue le plus souvent ce coup s'il est possible, en rallongeant un mot de quelques lettres, d'atteindre une case «mot compte double» ou «tri* pie».Le premier mot de la partie permet souvent de réaliser ce coup.La plupart du temps, la première lettre du premier mot se place sur la case H4 (lettre compte double à gauche de la case étoilée).Si l'on rajoute trois lettres à l'avant de ce mot, on peut atteindre la case «mot compte triple» situé au milieu du côté gauche.Ainsi PILER peut se transformer en COMPILER qui rapporte 39 points, un coup intéressant! Ce type de coup est appelé un benjamin.faire au passage PILERA avec le A de QUART.La rallonge est un coup très courant, surtout la rallonge d'une lettre.Aussi faut-il être attentif.Des qu'un nouveau mot est placé sur la grille, demandez-vous s'il peut-être rallongé par l'avant ou par l'arrière.Recherchez d'abord les rallonges d'une lettre (n'hésitez pas à passer mentalement tout l'alphabet en revue!), puis éventuellement les autres de plusieurs lettres s'il est possible de recouvrir une case « mot multiplié».Certaines rallonges sont évidentes comme la plupart des rallonges par l'arrière.Il faut alors penser au S (marque du pluriel, ou quelquefois au X), au E, marque du féminin.Il faut aussi absolument penser à la conjugaison des verbes qui est une véritable mine d'or puisque on peut ajouter, selon le radical présent sur la grille, un A, un I, un R, un S, un T et même un Z! Les rallonges par l'avant, fort nombreuses, n'obéissent è aucune règle précise.C'est là où la vigilance s'impose! Certaines rallonges sont faciles: TE.Trouvez toutes les rallonges possibles d'une lettre par l'arrière: PECHERIE, PLACENT.CONTINUE.MELEZ.AVEN.AVIS, DESSERT.PORT.Trouvez tous les benjamins (rallonges de trois lettres par lavant) possibles: POSER.RAYER, METTRE, SONNER, MINER.ELITE, ESTIMES.SOLUTION du problème sur la F G H On pouvait jouer: en B6.DEALER pour 24 pts; en Dl.RAI pour 17 pts; en D4.NI pour 19 pts; en D5.INTER pour 27 pts; en D7.TENDRAI ou TEINDRA pour 25 pts; en 8A.ANNEE ou INNEE pour 29 pts.Comment louer la partie de duplicate ci-dessous La formule duplicate vous permet de rejouer chez vous une partie disputée dans un club.Pour obtenir les règles détaillées, écrivez à Philippe Guérin, rubrique du scrabble, La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.Partit disputée le 20 JuMtt 1992 au club des -TrouWt-Ttt».d» l*s*H« V R si longe d'une lettre: Lorsqu'on rallonge un mot d'une lettre, c'est généralement un moyen de placer un mot perpendiculaire à ce mot ce qui permet de récolter un petit boni puisqu'on compte le nouveau mot formé.Ainsi, on peut jouer CREPE verticalement (21 pts) de façon à former EPILER avec le premier (ou le deuxième) E de CREPE.On pourra aussi rallonger par l'arrière en jouant par exemple QUART verticalement (22 pts) qui permettra de ORNE p«ut donner BORNE, CORNE ou MORNE, d'autres plus difficiles comme PRETE qui peut faire APRETE (il faut alors penser à modifier la prononciation !).Ce type de coup est important car il peut permettre de placer un mot.voire un scrabble, injouable ailleurs.Trouvez toutes les rallonges possibles d'une lettre par l'avant: AMASSER.ECRETER.ESTER.ACERER.ARGUER, URINER.OU1LLER.AMINE.ENTIER.CRE- ____ MOTRET1W RgF PTS 1 AHEILGS 2 G.AEOST HELAIS (1) H4 26 3.AA8EEMT TOILAGES 121 6E 65 4 AT.AiNOl) BEAMES 11 24 5 FHiLNNU OUATINAI SA 77 6 HiS.OUUA FLENUl3) 2J 32 7 iKLj.E'OP 0AHU(4| TA 28 S EEER1TV PEON 15) 01 30 9.EPNSUWV ETRIVEE r9 M 10.EPUV.AO?NEWS 1SM 39 11.CJ000S1 VAP0*EUW HE 98 12.COOCSi.D JE KS 36 13.00+A8CR?OCOS 12A 25 14.EBNNR2 OERO6A4I) 10 87 15 FNA.EIMX ZEINE(6) B10 68 16, NRUflftSI MME 56 32 17.AEENRRY SIX 03 24 18 OLOTUU ENRAYER N4 72 19.TU.TfRKl CLIQUE 140 1f 20.TUTFRL.Q KA F10 3t FLUE J8 16 ______e__ Oowwaewtalte s * 1 - GEISHA en H8 pour 28 pts 2-AGIOTES en 11 pour 72 pts 3 \u2022 FLENU, flambant pour un charbon 4 - OAHU, animal imaginaire.S-PEON, paysan d Amérique du Sud 6-ZEINE.protéine du mais Résultats: Pts 1 er Renée Tricoire.770 2e PtiiUpve Guenn.741 10e Patrck Haas .5Q3 3 10 LA PRESSE, MONTREAL.DIMANCHE 26 JUILLET 1992 LE CERCLE DES CARAQUINS SCENARISTE PIERRE DUBOIS DESSINATEUR ROBERT RIVARD (c) editions glenaï.1991 - DE PiEU !'.QO EST-CE QUE?! Y A QUE'QUE CHOSE LÂ-P'DANS ?ff It* rTHi\u20143 ! f,, «i IS >mÊÈ.ATTENTION.'/ os IL.\u2022M.¦ .te?.à suivre y r ieux Charlie par Schuiz V \u20224.\\ \\) Uniitd restée s.rwtev*?OHHHH! MES DOIGTS! JE ME SUIS CASSÉ TOUS LES DOIGTS! 7-5 AH! MES ORTEILS! JE ME SUIS CASSÉ TOUS LES ORTEILS! QUI L'A INVITÉE À JOUER: TEN SOUVIENS-TU9 NON.CHAQUE FOIS QUE J'Y PENSE.J'AI UN BLANC.Jerry MIROIR, MIROIR SUR LA PORTE.SUIS-JE AUSSI BÇLLE QUE LA £8S^ PREMIERE FOIS?MIROIR.MIROIR DANS LES AIRS.ME DONNERAIS-TU UN PEU D'ESPOIR?\" WO?Unilnrf' TABLETTE?POURQUOI DOIS-JE TOUJOURS AVOIR U MÊME BINETTE?« 1 .\u2022/'il- , .PNfLOMÉNJD ji vais Ml BALANC1 h aussi haut que Jt pi UXHM FLASCfcM dans les air:.X M SI QUI lOU UN Vf UT M i N I MPÉCMI R IL ESI ENCORE TEMPS1 JE PARS DONC POUR LE CAMP D ETE AVEC COMME MATERIEL LE STRICT NECESSAIRE VIS VETEMENTS 01 PLU'! UNE LUMIERE OE POCHE UNE THOUSSE* DE PREMIERS SOWS UNCCMF A ET MON AVOCAT AlORS GARf if 10 TU VAS AVOIR OUAlO«/E ANS CE TTI >IMAIN| »KJM', ÛUAIOR/I ANS HOUtOÛA! OUAIOR/l OUATORZi OUATORZ///I ANS PIELWE PAS.LE DEVEINE! TUNAS PAS FRAPPE UN SEUL COUP.MAIS TU ES QUAND MEME IE HÉROS DE LA PARTIEI TROIS ET DEUX.LES BUTS REMPLIS ET TU AS TAIT GAGNER TON MONDEl MAIS.LA DEVEINE.m' * * ' FRANK et ERNEST mr EST PAT CETTE HISTOIRE DE VOUIOIR TOUJOURS DECELER UN MENSONGE DANS US PROPOS D'UN CANDIDAT DEVIENT RIDICUIE.QUI A BE SOIN DE t MENSONGES » PAR LES TEMPS QUI COURENT7 V|\u2014 QUAND CN PEUT PARIER DE t MAliNïERPRETATlON », DE « EAUSSE INTERPRETATION» DE «PHRASES SORTES OU CONTEXTE ¦ EïMUlE AUTRE S EXPRESSIONS MA RM A DUKE ^ MA RM A D UKE \u20acCEST NOTRE EXPERT EN «OFFRES DU SIEGE » » «JE NE IUI PERMETS CA QUE DEVANT SA PETITE AMIE.Il VEUT FAIRE BONNE IMPRESSION.» \u2022DU CALME.MAR M A DUKE CE N'EST QU'UN DE Fuf CE DRAGON CHINOIS NE VIENT PAS T'ATTAQUERl» -QUANP JE TE DIS ASSIS.ASSIEDS-TOl TU NAS PAS A EN FAIRE UN NUMERO DE CIROUEU C tWM 10» 'M «FAUT-ll QUE TU PORTES CE SOUVENIR DE FAMILLE PARTOUT OÙ TU VAS?» -VÉRIFIE-LES.ÇA VA ÊTRE LA GUERRE S'il PENSE QUE QUELQU'UN D'AUTRE A EU LE PLUS GROS.» U 1 "]
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