La presse, 28 juin 1992, B. Informations générales
[" Informations générales fi fà LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 28 JUIN 1992 en une grande fête de famille LILY ne première chez les Zaïrois d'ici : depuis hier jusqu'aux petites heures ce matin, du parc leannc-Mance au collège Dawson, la communauté entière célébrait l'indépendance du pays natal proclamée le 30 juin, il y a 32 ans.Avec bien des compatriotes venus de Québec et d'Ottawa, de Toronto et d'ailleurs.Dans des éclats de joies et d'espoirs, comme le prévoyaient les organisateurs à la tête du Conseil de la communauté zaïroise, un organisme fondé en 1990 et regroupant des sections dans plusieurs villes du Canada.« Nous attendons beaucoup de la Conférence nationale qui se .tient actuellement au Zaïre en vue de sortir le pays de son I marasme politique et économique», explique son.président, Luongo Kombé.À l'ouverture de la grande fête, après le mot de bienvenue et la minute de silence à la mémoire des martyrs de l'indépendance, le recueillement n'aura pas été bref, le programme indiquant des chants religieux et des prières.« Pour plus de lumière aux dirigeants et des jours meilleurs pour tous», explique encore M.Kombé.C'est avec entrain que de jeunes Zaïroises et Zaïrois ont préparé les heures joyeuses et originales de cette fête.Dans l'après-midi, tournoi final et remise de trophées aux équipes de soccer, et dans la soirée, de quoi impressionner et émouvoir l'assistance: sketch sur l'indépendance, chansons, danses, exécutées aussi par une troupe haïtienne, défilés de mode avec trois collections dont une togolaise, autant d'orchestres pour la musique, plus un du Ghana, aboutissant aux «variétés musicales», aux environs de 2h après minuit.jeunesse et dynamisme distinguent les Zaïrois arrivés ici depuis une vingtaine d'années.Plusieurs intellectuels comme réfugiés politiques et qui ont obtenu la résidence permanente.Cadres, médecins, avocats, enseignants, ils ont pu faire leur chemin et même faire souche, certains en épousant des Québécoises.D'autres, une centaine, semblc-t-il, ont vu leur demande refusée, quelques-uns ayant reçu leur avis d'exclusion.«Nous invoquons pour eux des considérations humanitaires et réclamons tout au moins un moratoire jusqu'à ce que la situation se stabilise au Zaïre où leur vie est en danger», précise Me Grégoire Mputu Bijininc qui en défend plusieurs.Outre quelque trois cents étudiants fréquentant les universités et les collèges, d'autres Zaïrois suivent des programmes spéciaux afin de pouvoir percer sur le marché du travail.«Après les stages, ils se retrouvent en chômage», déplore M.Kombé.En attendant, pour ne pas rester inactifs, ils se consolent dans des travaux communautaires bénévoles.À côté de ceux et celles qui ont eu l'initiative de mettre sur pied et de diriger des organismes au service des Africains.Des Zaïrois aussi de la mère patrie.A la Fondation de la Mission des Servîtes de Marie pour Butembo, M.Jean Mongingi Pati, du bureau de la Communauté africaine de Montréal, s'est engagé récemment à oeuvrer avec Mgr André-M.Cimichella, évèquc auxiliaire à l'archidiocèse de Montréal, pour venir en aide à la population démunie d'une région rurale que le prélat avait visitée l'été dernier.Au-delà de l'envoi de fonds et de produits de première nécessité, l'organisme de charité cherche à créer un centre d'artisanat et de développement rural qui sera attaché à la paroisse de Bunyuka, à une quinzaine de kilomètres de Butembo.photos robert skinner, La Prttse Les membres du Comité d'action humanitaire Canada-Zaïre recueillent, eux, des médicaments, vaccins, fournitures et équipements hospitaliers, à côté de vivres, pour les acheminer dans des établissements de santé qui souffrent de très graves pénuries.Après demairfilèSfrjtfifti jc^ùi* même de l'indépendante du Zaïre, ils tiennent une soirée bénéfice à l'Auberge des Gouverneurs afin d'assurer une première tranche de secours dès le mois prochain.Du Congo belge au Zaïre : retour aux traditions africaines 9 En même temps qu'elle adoptait sa nouvelle dénomination, la République du Zaïre hissait son nouveau drapeau le 27 octobre 1971.Deux changements qu'avait amenés la politique d*«authenticité» mise de l'avant par le «mobutisme», la nouvelle idéologie du président Mobutu pour un retour aux traditions africaines et la disparition des traces du colonialisme.C'est toujours le célèbre fleuve Congo qu'avait descendu le journaliste-explorateur Stanley en 1877 et qui, appelé désormais Zaïre, donnait son nom à cet État immense de l'Afrique équatorialc dont la superficie de 2 345 000 km2 représente plus d'une fois et demie celle du Québec.Une vaste enclave entourée de neuf pays avec un étroit couloir lui permettant d'accéder à l'océan Atlantique.Rappelons que la période coloniale avait commencé.en 1885 par la création de l'État libre du Congo du roi des Belges, Leopold II, devenu le Congo belge en 1908 et, à son indépendance, le 30 juin 1960, la République démocratique du Congo.Appelée ensuite couramment Congo-Kinshasa pour la distinguer de son voisin, le Congo-Brazzaville.Kinshasa, un des faubourgs de la capitale Léopoldvillc, ayant donné son nom à cette dernière à partir de 1966.Instabilité politique chronique, rébellions et massacres, envoi de Casques bleus de l'ONU, assassinat, le 17 janvier 1961, de Patrice Lumumba, premier chef du gouvernement congolais, sécessions et balka-nisation du pays aboutissent au coup d'État militaire du 24 novembre 1965.Le général Mobutu, aujourd'hui maréchal, commandant en chef de l'armée, s'empare du pouvoir et s'y maintient à ce jour après avoir supprimé tous les partis politiques.Une tête de léopard entre une lance et une flèche, entourées d'une branche de palmier et d'une défense d'éléphant, avec la devise «justice.Paix, Travail», constituent les armoiries du Zaïre.Potentiellement une grande puissance africaine, par son étendue, sa position géographique, ses ressources agricoles et minières.Par sa population aussi où l'on distingue quelque 250 groupes ethniques avec quatre langues nationales \u2014 kikongo, lingala, swahili, tshiluba\u2014 et le français comme langue officielle.À la Place d'Armes, trois jeunes dans le chic du chic de la mode zaïroise, celui de la SAPE ou société des personnes élégantes, le pendant africain du BCBC, bon chic bon genre.Entre Solange Badila Pati qui a créé sa toilette et celle de sa soeur Nathalie Kiadi.à droite, Nsingani Mansévani étrenne un modèle signé Papa Wemba, couturier et chanteur célèbre du Zaïre.La population zaïroise Au Canada:1025* Au Ouébec : 495 * À Montréal : 405 \u2022 Au Québec, de 1986 a 1991 : 584\" Au Zaïre: 35 millions\u2022\u2022\u2022 K ¦ .\u2022chiffresde 1986 fournis par le MCCI (ministère des Communautés culturelles et de I immigrationvrie (a population immigrée, selon le pays de naissance, \"chiffre fourni par le MCCI.selon toujours le pays de naissance, \u2014selon I Ambassade du Zaïre a Ottawa.'4' Des membres du Conseil de la communauté zaïroise tout heureux du succès de la grande fête de famille qu'ils avaient organisée hier soir au collège Dawson et qui réunissait bien du monde et bien des talents d'ici et d'ailleurs.Ce sont, de g.à d., MM.Chilond Tshiband, Luonga Komé, président, U.Gingala Mbanza, maître de cérémonie, Mukuna José et Missinga Mbulu Kama.utiles I.Action humanitaire v Canada-Zaïre ( AHCZ), 713000; rûfc de Montigny, Montréal H1A4L3 TcL : 498-7604 \u2022 Président: Drtikongo Yona ¦ Ambassade de la République du Zaïre, 18, Range Road.Ottawa K1N8T3 Tél.: 613-236-7103 Fax:613-567-1404 Ambassadeur: \u2022SX-Kawetà Milombe Sampassa Association étudiante zaïroise au Canada (AEZAC), CP.264, Suce.Côte-d es-Neiges, Montréal H3S2S6 Président : Dr Fariala Shabani Secrétaire général : M.André Mbombo Tél.: 368-4102 I Conseil de la communauté zaïroise du Canada, 728, rue Gilford.Montréal H2J 1N6 Tél.: 849-9207 Président: M.Luonga Kombé I Fondation de la Mission des Servîtes de Marie pour Butembo, 6823, rue Saint-Denis, Montréal H2S2S3 Coordonna leur: M.lean Mongingi Pati Tél.: 861-2178 GAGNEZ DES VJfttfHCES lu.PLUSIEURS _ FORF MTS-V AC ANCES ÀGAGNER ! « * .> Pour partic^^g^urs, les mercredis et les samedis.± Gouvernement du Québec Ministère du Tourisme , Le Québec, .c'est* ' les vacances.1 800 363-7777 B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 28 JUIN 1992 Éditorial Paul Desmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins éditeur adiomt directeur de I information Alain Dubuc éditorialiste en chef Sarajevo : le monde durcit le ton Péniblement et avec un retard monstrueux sur les événements, la communauté internationale a finalement brandi la menace dune intervention armée à Sarajevo.Ce saut qualitatif dans les pressions internationales visant à faire cesser la tragédie post-yougoslave est toutefois enveloppe dans tant de precautions que son efficacité demeure \u2014 encore très hypothétique.Et dans l'immédiat, il n'a pas empêché la capitale bosniaque de s enfoncer encore plus dans son cauchemar.Le jour même ou le Conseil européen adoptait une resolution évoquant le recours à des moyens militaires, et au lendemain de l'ultimatum de 48 heures servi au pouvoir serbe par l'ONU, les bombes tombaient encore sur Sarajevo qui, après trois mois de guerre, manque de tout y compris de pain.Où les morts et blessés se comptent par dizaines de milliers.Et dont les habitants sont réduits à se nourrir d'herbe et de feuilles.Il faut dire que le dernier sursaut de l'ONU n'a d'ultimatum que le nom.Le Conseil de sécurité n'a rien trouvé de mieux que d'évoquer le retrait de ses peacekeepers et l'éventualité d'envisager d'autres recours, si les forces serbes ne se résignent pas à désarmer.Plutôt faiblard.Y a-t-il vraiment quelqu'un pour croire que la perspective de retrait des casques bleus onusiens est suffisamment effrayante pour mettre un terme à la folie meurtrière qui embrase lex- Yougoslavie?La résolution, plus musclée, adoptée hier par le Conseil européen a-t-elle plus de chances de fonctionner?Ce qu'elle dit en gros, c'est que tout en privilégiant les solutions pacifiques, l'Europe n'exclut pas le recours à une intervention armée pour permettre à la population éprouvée de Sarajevo de recevoir les convois d'aide humanitaire.Dans un même souffle, et sous les pressions américaines, le Conseil a résolu d'exclure la Serbie, tenue pour principale responsable de cette guerre, des principales instances internationales.Il aura donc fallu l'intervention de Washington pour que l'Europe surmonte enfin ses divergences et reconnaisse, pour la première fois, qu'au-delà des excès auxquels se livrent chacune des parties en cause, l'enlisement du conflit est attri-buable à un grand responsable: le pouvoir de Belgrade.Et pour qu'elle accepte d'adopter une mesure peu coûteuse et qui aurait dû être prise il y a des mois: mettre la Serbie au ban des nations.Ce retard est en lui même révélateur de la paralysie européenne face aux guerres qui déchirent l'ancienne Yougoslavie.Et cette paralysie congénitale réduit d'autant le poids de la menace militaire: tant que celle-ci ne sera pas mise à exécution, Belgrade aura tout lieu de croire que les Douze ne font que bluffer.D'autre part, la résolution du Conseil européen vise essentiellement à frayer un chemin pour l'aide humani- taire.Pas à faire cesser les combats.Son but officiel est de soigner les plaies de Sarajevo, pas de guérir le mal qui sévit partout dans l'ex-Yougoslavie.Aussi, même si elle est menée à terme, son effet risque d'être limité.Parallèlement à la guerre bosniaque, qui a déjà fait 7500 morts «officiels» et plus de 35 000 disparus, à inscrire selon toute probabilité dans le colonne des défunts, des bombardements ont de nouveau frappé hier la ville de Dubrovnik.Et les tensions ethniques montent dans le Kosovo, dont la majorité albanaise s'est récemment vu fermer l'accès aux écoles.L'ex-Yougoslavie n'est pas le Koweït.Chasser les troupes irakiennes de Koweït City était une chose.Eteindre d'un coup tous les brasiers qui brûlent simultanément dans l'ancienne Yougoslavie en est une autre.Sur le plan stratégique, on peut comprendre les hésitations internationales devant la perspective d'une action militaire contre ce conflit à foyers multiples.Reste qu'une menace réelle d'intervention contre le régime de Belgrade, maintenant qu'il existe un consensus sur sa responsabilité dans cet insensé carnage, finirait peut-être, ulti-mement, par le faire tomber.Ce qui demeure la meilleure chance de changer fondamentalement la donne post-yougoslave.Elles ont eu beau hausser sensiblement le ton au cours des derniers jours, ni l'ONU, ni l'Europe n'en sont encore là.Agnès CRUDA Système de santé : au-delà du simple débat sur le financement Ce sont deux Québécois, premiers ministres du Canada et du Québec, qui font tout pour sauver le Canada.// faut faire confiance aux associés Mulroney-Bourassa ! MAURICE CHAMPAGNE Ancien président de la Ligue des droits et libertés, l'auteur a écrit de nombreuses analyses sur les droits linguistiques et politiques du Québec.ne lecture d'intelligence, non partisane, et quelque peu affective de la réalité politique et constitutionnelle cana-do-québécoise actuelle ne peut-elle pas nous conduire aux considérations suivantes?Si Ton examine d'abord la démarche proprement constitutionnelle, force est de reconnaître que le positif y domine.Et le positif, c'est au premier chef l'esprit de bonne volonté et de conciliation nationale qui anime le leadership de l'équipe Mulroney.Depuis le début de son premier mandat d'ailleurs.Sur le plan du contenu, il y a aussi beaucoup de positif et le bilan présenté aux Communes le 3 juin par Joe Clark en témoignait, sans fard.Mais il y a aussi beaucoup de négatif, et même dans ce qui a fait l'objet de consensus.Or, n'est-il pas évident, à ce stade, que Tune des principales causes en est l'impossible rencontre de l'ampleur des réformes visées et de la précipitation imposée par le calendrier d'urgence.Gîl Ré-millard a raison de dire qu'il y a plus sur la table constitutionnelle en ce moment qu'il n'y a eu pendant les cinquante dernières années.Mais Alain Dubuc a aussi raison d'écrire à propos de l'entente avec les autoch-tones que «la montagne accouche d'un monstre».Et la fantasmagorie autour du Sénat est équivalente, ajoutant à la précipitation les jeux de trop de premiers ministres sur la mécanique du pouvoir plutôt que la recherche de sens.Entre les positions extrêmes qui consistent, d'un côté, à vouloir la disparition du Sénat, et de l'autre, à en faire une institution de pouvoir pour contrer celui des députés, pourquoi ne pas faire évoluer le Sénat en une institution de sagesse-critique, avec un rôle suspensif?La sagesse-critique ne s'impose pas par un pouvoir décisionnel, mais par la qualité de ses jugements et la valeur de ses attitudes médiatrices.(.) On le sait, on pourrait ajouter bien d'autres exemples où le négatif a la saveur du conflictuel non résolu, du précipité, de l'inachevé, que cela touche des sujets aussi majeurs que la formule d'amendement, la péréquation, le droit de veto du Québec et voire même «la société distincte».S'il y a une notion qui fait toujours problème au Canada anglais et chez les autochtones, et qui est devenue dans l'après-Meech une source de confusion entre les revendications touchant la spécificité linguistique et culturelle du Québec et les revendications générales de la fédération canadienne, c'est bien celle-là.Alors, par quel miracle le gouvernement Mulroney peut-il réussir, dans le calendrier prévu, à présenter des propositions susceptibles de lui faire gagner un référendum avec une double majorité?Par ailleurs, est-ce que le souci de ne pas gâcher l'immense travail accompli jusqu'à maintenant dans la démarche constitutionnelle ne commande pas de reporter l'échéance à un prochain mandat et de faire de sa réussite \u2014 certainement possible dans plus de temps et peut-être avec une participation plus directe du Québec dans certaines conditions \u2014 l'enjeu d'un rendez-vous électoral devancé?Cela, oui; en dépit de la position du gouvernement Mulroney dans les sondages.(.) Les atouts politiques du gouvernement Mulroney sont multiples.Le premier, face à la question constitutionnelle et aux relations Québec-Canada, c'est l'association Mulroney-Bourassa.En regard de cela, je ne soulève qu'une question, relative à la lucidité du Canada anglais: peut-il se rendre compte que ce sont deux Québécois, premiers ministres du Canada et du Québec, qui font tout pour sauver le Canada ?Le bilan politique du gouvernement Mulroney devrait aussi être pour lui un atout majeur, que l'on considère son action internationale, sa performance économique, ses récents engagements face à l'environnement, son courage constitutionnel et le climat de conciliation qu'il a tenté de répandre après le règne de confrontation du prince Trudeau.Sa position dans les sondages a quelque chose d'invraisemblable, compte tenu de la qualité de son bilan et du piètre héritage du prince qui a laissé parti et pays en déconfiture.C'est à se demander si la population ne préfère pas la confrontation à la conciliation, les chefs arrogants qui la méprisent et les stratégies d'affrontement et de pourrissement entre le Québec et le Canada.Ou si notre civilisation du chacun pour soi et de l'enfant gâté ne nous fait pas vomir les taxes nécessaires à assurer notre confort et la protection sociale de nos carences affectives et de nos crises de valeurs.Sans parler de crise d'incohérence et de mémoire.(.) Les gouvernements traitent souvent injustement la population qui les a élus.Mais l'inverse arrive aussi.î|c sfc )Jc En prenant cette position, je tente seulement de faire mon devoir de démocratie.Et si j'ai d'abord parlé du gouvernement Mulroney c'est aussi parce que la balle constitutionnelle est dans son camp.Mais le regard non partisan sur le gouvernement Bourassa est également de mise.Là où les uns voient dans le comportement de monsieur Bourassa tergiversations et indécision, d'autres y voient au contraire un sens de l'adaptation à une conjoncture on ne peut plus difficile et une capacité de ne pas l'envenimer sans trahir les intérêts supérieurs du Québec.Et le fait que monsieur Mulroney et monsieur Bourassa soient des amis est peut-être un plus dans les circonstances.Que serait-il arrivé si René Lévcsque ne s'était pas heurté au prince de la nuit des longs couteaux et de la gendarmerie?Un «beau risque» partagé l'aurai t-il conduit à la souveraineté-association qui, pour lui, était aussi une finalité de nouvelle confédération, avant d'être un simple barreau de l'échelle devant conduire à l'indépendance pure et simple?Aujourd'hui, quand je vois les associés Mulroney-Bourassa, que j'écoute monsieur Bourassa parler de «souveraineté partagée», je me dis que nous progressons malgré tout et que ce sont les personnes qui font les structures, de pouvoir ou de partage, et non l'inverse.Et «Je me souviens» de l'Histoire.FRANÇOIS BÉLAND L'auteur est membre du Groupe^ de recherche interdisciplinaire en santé de la Faculté de médecine de l'Université de Montréal.m 1 y a aujourd'hui une tendan-¦ ce à discuter, de façon isolée, de trois aspects du système de soins médicaux et de services sociaux qui ont fait ou qui feront l'objet de réformes au Québec, à savoir: l'organisation, le financement et les objectifs.En conséquence, le débat actuel sur le financement aboutit à une fiscalisation de toute l'argumentation sur l'action de l'État et sur son rôle dans la société, dans l'économie et dans les services de santé.Mais, le débat sur t'assurance-maladie ne saurait se limiter à ces seuls aspects fiscaux.La concentration actuelle du débat au Québec sur ce thème montre comment nous sommes prompts à l'oubli, puisque depuis vingt ans, deux commissions nous avaient ouvert des horizons plus brillants et plus complexes à la fois.Une politique de santé publique L'assurance-maladic universelle a été proposée par la Com-mission Castonguay-Neveu comme une mesure de santé publique, s'adressant aux individus, en vue d'améliorer le bien-être collectif.Aujourd'hui, on a tendance à oublier que l'assurance-maladic était conçue comme une mesure, essentielle, d'un système général de sécurité sociale.Elle proposait un projet collectif qui permettait l'amélioration du bien-être de la population et l'administration rationnelle d'un système de services de santé, partie intégrante du système de sécurité sociale.D'ailleurs, l'éducation et la santé étaient mises en parallèle comme deux domaines s'identifiant «aux préoccupations «vitales» des sociétés développées» et l'État ne pouvait abandonner ses responsabilités à l'égard de la santé et de l'éducation.Il n'est donc pas surprenant que certains des postulats de cette analyse apparaissent démodés aujourd'hui, en regard des analyses conservatrices que certains milieux québécois ont empruntées de l'Amérique de Reagan pour les plaquer inconsidérément sur notre système de sécurité sociale et de santé publique.La Commission Castonguay-Neveu développait une idée que tous ne partageront plus maintenant: «Tout le monde reconnaît que le bien-être d'une collectivité repose en majeure partie sur son système de sécurité sociale, dont l'assu-rance-maladie est l'une des composantes essentielles».Aujourd'hui, nous avons tendance à oublier aue le système de sécurité sociale est plus qu'un filet de sécurité; il est un des relais des richesses collectives vers les individus qui leur permet d'actualiser leurs choix collectifs pour une plus grande justice sociale.À ce titre, le système d'éducation opère un transfert des ressources de ceux qui savent vers ceux qui ne savent pas encore, alors que le système de santé opère un transfert de ressources des non-malades aux malades.Les systèmes publics de santé et d'éducation sont les grands éga- lisateurs des chances dans nos sociétés.Les Commissions Castonguay-Neveu et Rochon ont toutes deux très bien compris l'importance de l'intervention publique dans le domaine des services médicaux et des soins de santé.En particulier, la Commission Rochon a réaffirmé que c'est par choix collectif qu'est «confié à l'État une responsabilité fondamentale, celle d'identifier les besoins prioritaires de la population et de s'assurer que ces besoins sont satisfaits sans égard à la capacité individuelle de payer».Or, dans aucun pays occidental, cette responsabilité est-elle laissée entièrement aux individus.Dans la mesure où l'accès aux services de santé est reconnu comme un droit, il y a toujours un certain transfert de l'individu à la collectivité des droits d'identifier les besoins sanitaires et de les satisfaire.(.) Cette façon de comprendre la dynamique de l'utilisation des services médicaux a des conséquences considérables qui dépassent la mise en marche d'une administration qui rembourse les honoraires médicaux.Les deux commissions l'ont très bien compris lorsqu'elles ont vu, dans le système québécois d'assurance-maladie qu'elles proposaient ou évaluaient, une occasion de rationaliser les activités de production des services de santé, un moyen qui favorise l'implantation de choix collectifs et l'accès financier à des services médicaux appropriés.Le rôle de l'État Le document récent sur le financement du système de santé du ministère de la Santé et des Services sociaux réintroduit l'individu dans la dynamique des prestations de services de santé.Il est appelé à se sensibiliser au coût des services, mais, surtout, le MSSS vise à rétablir un lien entre consommation et responsabilité financière.L'État, qui avait pris ce lien entièrement à charge, le restitue, pour ainsi dire, à l'individu qui en avait été déchargé à l'instauration du régime public d'assurance-maladie et lors de ses modifications périodiques.Ce faisant, l'État réduit son rôle dans le domaine de la santé et se désengage, en partie.Il affirme surtout un nouveau principe d'action.La participation des bénéficiaires aux services de santé prend déjà de multiples formes, mais le document sur le financement remarque que depuis l'instauration du régime public d'assurance-maladie au Québec, le lien entre consommation et financement a été relâché.Ce relâchement est précisément dans la logique de la responsabilité de l'État dans le secteur de la santé.L'État a été appelé à jouer un double rôle vis-à-vis l'accès aux soins de santé et aux services médicaux au Québec.D'une part, il a assumé la responsabilité de fixer le panier de services disponibles à l'ensemble des citoyens et, d'autre part, il a réaffirmé sa volonté de déléguer à des organismes de praticiens les droits de réglementer la pratique professionnelle, en vue de légitimer les demandes de soins des citoyens, prises individuellement.(.) L'extension du rôle d'intermédiaire de l'État était tout aus- si bien décrit dans le rapport de la Commission Castonguay-Neveu.L'État devait assumer^ l'intégration du régime universel d'assurance-maladie: 1)?dans un système de sécurité so\u2014 ciale qui permet à la population* de participer aux activités pro-; ductives de la société et de par-* , tager la richesse; 2) dans un système de santé qui a pour but d'assurer à tous une meilleure santé; 3) et dans un système de services de santé planifié pour atteindre des objectifs déterminés par un processus de décisions collectives.11 y a, dans ces trois points,; l'affirmation de la responsabilité de l'État face au bon fonctionnement du système de soins * de santé, mais il y a, aussi, une définition de la façon dont l'État doit assumer sa responsabilité vis-à-vis les droits à la santé et aux soins médicaux qui lui ont été délégués par les citoyens.Il ne.s'agit pas uniquement pour l'État de s'assurer du bon fonctionnement de l'administration d'un régime d'assurance, mais d'assumer sa responsabilité vis-à-vis la sécurité sociale en général, vis-à-vis la gestion du système de santé et de services et vis-à-vis le processus collectif de décisions relatives à la sécurité sociale et à la santé.Les questions à poser au système de santé dérivent de ces trois dimensions de la responsabilité de l'État vis-à-vis la santé et les soins médicaux.Un ensemble de questions complexes doivent donc faire l'objet de nos interrogations.Premièrement, dans quelle mesure les régimes de santé et d'assurance-maladie sont-ils suffisamment intégrés dans un système de sécurité sociale qui réussit à augmenter la productivité des individus et le partage des richesses?Le régime public, tel qu'articulé, permet-il à la population de manifester ses choix collectifs?Deuxièmement, le régime de santé contribuc-t-il, par son effet sur l'accès aux services de santé et par la bonification de la société, à améliorer l'état de la santé de la population?Troisièmement, les régimes de planification et de gestion des services de santé et l'assurance-maladic, tels qu'ils sont conçus et opérés, permettent-ils une meilleure planification des activités de production des services de santé?Le régime produit-il des altérations de fonctionnement contre-productives au point d'annuler ses effets sur l'accès financier aux services de santé?Quatrièmement, l'assurance-maladic universelle augmente-t-cllc l'accès aux services de santé?La barrière financière réduite, d'autres obstacles, hors du système de soins médicaux, ne s'y substituent-ils pas pour en annuler l'effet?Et cinquièmement, l'accès aux services de santé des individus qui les requièrent est-il amélioré, ou bien l'accès est-il facilité, indépendamment de la distribution des besoins dans la population?En résumé, les Commissions Castonguay-Neveu et Rochon avaient compris que l'assurance-maladic était un mécanisme de redistribution des ressources des non-malades aux malades, qu'elle était le résultat d'un choix collectif qui visait à combler des besoins auxquels tout individu était un jour confronté.c t LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 28 JUIN 1992 83 SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ SEMAINE DU 28 JUIN 1992 La personnalité de la semaine Il n'est pas de succès qui se mérite s'il n'est construit sur l'excellence ANNE RICHER Depuis cinq ans Michèle Rouleau dirige les destinées de l'Association des femmes autochtones du Québec.Le ministre de la Justice et procureur général du Québec, monsieur Gil Rémillard lui a remis au début du mois le prestigieux Prix de la lustice du Québec.Ce prix, qui a deux ans à peine, a pour but de souligner les réalisations ou la carrière d'une personne qui a contribué à promouvoir les valeurs immanentes de justice que sont l'universalité, l'accessibilité et la qualité.Afin de souligner l'engagement indéfectible de Michèle Rouleau à l'amélioration de vie des femmes autochtones, La Presse la nomme Personnalité de la semaine.L'Association des femmes autochtones du Québec regroupe plus de 3000 membres volontaires.Le groupe de pression visait à l'origine, en 1974, essentiellement a faire amender la Loi sur les Indiens, discriminatoire pour les femmes au sein des réserves.Il a fallu bien des années de travail et d'acharnement.La loi fut amendée en 1985.L'Association a eu du pain sur la planche par la suite, en dépit de cette victoire.Et de chauds dossiers ont tôt fait de devenir prioritaires: l'éducation, la santé, l'autonomie politique mais JHéritîère de deux cultures, cette Abitibienne a contribué à promouvoir les valeurs immanentes de justice surtout la violence familiale.Michèle Rouleau en fait un cheval de bataille.Une militante timide Michèle Rouleau est née à Senneterre en Abitibi, le 20 août 1956.Elle est métis; son père est Québécois, sa mère appartient à la tribu Ojibway.Elle n'est pas ostracisée par cet héritage des deux cultures.«On n'était pas comme les autres certes, dit-elle, mais la marginalité venait d'ailleurs; d'un bouillon de choses différentes; du caractère excentrique de mon père, personnage mythique et contesté à cause de ses opinions politiques, par le fait qu'on ne fréquentait pas 1 église.» Elle vit son «doux» mélange harmonieusement.«Si pour d'autres ce fut difficile, pour moi qui ne fus pas forcée de faire un choix, je l'ai bien vécu.» La langue française qu'elle manie avec aisance est un héritage du père, technicien en électronique, autodidacte, mais insistant quant à la qualité de la langue parlée à la maison.Sa mère a eu un père trappeur; elle n'a cependant pas transmis à ses deux filles, de façon formelle, la tradition indienne.C'est quelque part dans l'inconscient, à travers les menus incidents de la vie quotidienne, par son exemple, que l'âme des ancêtres s'est insinuée.Mais la nécessité et la passion de transmettre son message, de bien faire comprendre l'objet de À MICHÈLE ROULEAU « Dans le dossier de la violence conjugale, le premier pas était le plus important Je suis impressionnée de voir à quel point ça va vite!» sa lutte amènent Michèle Rouleau à raffiner l'arme du langage.D'où lui vient son leadership?Elle répond par un grand éclat de rire, car son enfance et son adolescence sont marqués par un état de grande timidité.«Si j'avais pu entrer dans le plancher.» Mais elle se soigne.Le remède est simple et naturel: elle fonce, elle plonge.Après son secondaire V, elle occupe de menus emplois, notamment dans la boutique d'appareils électroniques et de disques de ses parents ; elle est commis de quincaillerie ailleurs.Bref elle gagne sa vie comme elle peut.En 1978 à 22 ans, elle est recrutée par la Commission d'emploi et d'immigration fédérale pour effectuer, avec une vingtaine d'autres enquêteurs, une recherche sur la situation socio-économique des autochtones du Québec.Eveillée à la réalité des siens, mais surtout engagée dans un processus de solidarité elle crée des liens, se découvre.Revenue à Senneterre, durant deux ans, elle s'occupe du Centre d'amitié autochtone: références, services, hébergement.De 1982 à 1986 elle est coordonnât rice régionale de l'emploi des femmes autochtones à la Commission d'emploi et immigration du Canada.Elle est la secrétaire provinciale de son association avant d'en devenir la présidente en 1987.C'est son retour à Senneterre qui la met sur la piste des con- flits, des relations tendues, qu'elle a envie d'intervenir, de changer des choses.Elle vit à Montréal depuis dix ans, parfaitement intégrée et même «fascinée par Montréal.Mais ça a changé.Le climat n'est plus le même, la pauvreté plus présente».L'été 1990 lui a échappé en ce sens qu'engagée dans l'approvisionnement en nourriture des communautés Mohawks durant la crise, elle n'a pas vu le temps passer.Elle voudrait mener une vie tranquille.Ni jardinière, ni sportive, à part le golf, si elle le pouvait elle aurait une vie calme, de plein air.Pour ne pas rater l'essentiel elle reçoit ses amis, reprend le temps perdu.Vivre dans la bataille tous les jours ne l'a pas minée, elle est ni désabusée, ni cynique, au contraire.Elle n'a rien de la combattante agressive: son combat est mené avec des armes légitimes, avec foi.Optimiste, enthousiaste elle constate le chemin parcouru.«Les femmes membres de notre association par leur travail, leurs rencontres, leurs discussions sont devenues politisées.Elle ont envie de s'engager.Même si c'est dur parce qu'elles doivent mener plusieurs combats de front, avec des conditions socio-économiques difficiles.Mais dans le dossier important de la violence familiale, le premier pas était le plus important, le suis impressionnée maintenant de voir à quel point ça va vite!» Encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie, l'excellence naît de Veffort.a Hydro-Québec Le meilleur de nous-mêmes des gens de parole ALCAN Je pense donc je lis B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 28 JUIN 1992 m ' A I Denis Lavoie \u2022 \u2022 \u2022.A x 4.Camille Dagenais c consul gênerai de France à Montré» l.Ican-Picrrc Bcmichataud, décernera la distinction française de Chevalier de l'Ordre des arts et des lettres à André Bureau, président et chef de la direction du Groupe de radiodiffusion Astral, lors d'une cérémonie qui aura lieu demain à 17 h, au Musée d'art contemporain.Cette récompense vise à souligner les efforts de coopération du récipiendaire dans les secteurs de la culture et des com-m unications.L'ex-gouverneur general du Canada, /canne Sauvé, vient d être nommée chancelier, pour un mandat de cinq ans.de l'université Concordia, succédant ainsi au juge en chef de la Cour supérieure du Québec.Alan B.Gold.Le Prix carrière 1992 du Conseil du Patronat du Québec, qui vise à souligner l'excellence de la carrière d'une personnalité québécoise, a été remis au président-fondateur de la firme SNC, Camille Dagenais.Ce sont les président du Conseil du Patronat et président du conseil d'administration de l'organisme.Chislain Du-four cl Guy La flam me (président des Industries de la Rive-Sud Itée).qui ont remis le prix à Camille Dagenais.O La danseuse étoile Andrea Boardman, qui fait carrière avec les Grands Ballets canadiens depuis 1980, est le premier membre de cette troupe à profiter du programme de parrainage qui permet à une entreprise de soutenir durant une année la carrière d'un danseur ou d'une danseuse étoile de la compagnie.La société Pratt & Whitney Canada a été la première entreprise à adhérer ù ce programme dont elle reconnaît si bien les mérites qu'elle a décidé d'épauler la carrière d'Andréa Board man pour une autre année.O Le directeur du jardin botanique et instigateur du Biodôme, Pierre Bourquc.s'est vu remettre le prestigieux prix du mérite professionnel de ('American Association of Botanical Gardens and Arboreta, «pour ses réalisations d'envergure à titre de directeur du Jardin botanique de Montréal et pour sa contribution exceptionnelle à l'horticulture dans la ville de Montréal».Le grand jardin de Chine, le jardin japonais, l'Insectarium, etc.sont autant de realisations qui sont portées au crédit de Pierre Bourquc qui, en 25 ans de carrière, a aussi amené à Montréal les premières Floralies internationales à se tenir en Amérique du Nord.Le président et éditeur du quotidien La Tribune de Sherbrooke, et ancien éditorialiste à La Presse, lean-Guy Dubuc, vient d'être nommé président du conseil d'administration d'Éduc'alcool.Jean-Guy Ccl organjsrnc Dubuc regroupe les partenaires de l'industrie des boissons alcooliques du Québec, qui met sur pied des programmes d'information, de prévention et d'éducation pour aider jeunes et adultes à prendre des décisions responsables et éclairées face à la consommation de l'alcool.Les autres membres du conseil d'administration sonl: Roland Bergeron, de l'Associa-lion des négociants en vins du Québec, vice-président; Claude /.Marier, vice-président, de la Société des alcools du Québec, secrétaire-trésorier et Louise Nadeau, de l'Université de Montreal ; Pierre Desmarais, de l'Association des distillateurs du Québec ; Ghislain K.Lu flamme, président de la Régie des permis d'alcools du Québec: Francis Sylvestre, de l'Association du Québec des agences de vins et spiritueux.O que cette enseignante s'est vu accorder ce titre tant convoite.Pour présenter des candidatures d'enseignants de niveau post-secondaire: Council for the Advancement and Support of Education, 11, Dupont Circle, suite 400, Washington, DC.USA, 20036-1251.Tél.(202) 328-5900.Une professeure de chimie de l'Université Brock, à Saint-Catherines, en Ontario.Mary francos Richardson a été préférée à 35 autres candidats pour recevoir le titre de «professeur de l'année», décerné par le Council for the Advancement and Support of Education.C'est pour sa participation à la conception d'un fauteuil roulant à hauteur réglable qui permet aux étudiants d'atteindre aisément les rayons de bibliothèque, et s'être efforcée d'intéresser les étudiants et tout particulièrement les femmes à la chimie.La présidente du Conseil interprofessionnel du Québec.Sylvie de Grandmont, remettait récemment le « « Mérite du C1Q»» à Mariç Séné-cal'Emond, travailleuse sociale, en témoignage de M ¦ sa contribu- Mane tion au déve- Sénécal-Emond loppement de la Corporation professionnelle des travailleurs sociaux du Québec Ont été élus à la direction de la Corporation professionnelle des traducteurs et interprètes agréés du Québec, qui regroupe plus de 1900 traducteurs, terminologues et interprètes de conférence : Diane Diane Blais-lalenti, Blais-lalenti présidente ; Christinne C.Després, vice-pré-sidente; André Desrochers, vice-président; Claire Stcin, secrétaire; Marie Bouchard, tré-sorière ; Michéle Bélivcau, présidente de la section de Québec; Emy Bos, Pierre Carrier.Laval Clouticr, André Desrochers, Lucie Donati-Daviault, Don G il more, Monique Grisé, Monique Martel, Nathalie Pérusse, Pauline Prince, (présidente de la section des terminologues), Claude Robichaud, (président de la section des interprètes de conférence), et Lise Gauthier, assumant la direction administrative.Renseignements: Corporation professionnelle des traducteurs et interprètes agréés du Québec, 1140, boulevard de Maison neuve Ouest, Bureau 1060, Montréal (Québec) H3A 1M8.Tel: 845-4411.O L'Office de la famille de l'archi-diocèse d'Ottawa, sans doute pour sensibiliser la population à la tenue de l'Année internationale de la famille en 1994, tiendra un premier Salon de la famille, les samedi et dimanche 3 et 4 octobre, à l'école secondaire André-Laurendeau, 235, avenue McArthur, à Vanier, en Ontario.Ce salon se déroulera dans le cadre de la semaine nationale de la famille.C'est Micheline Bcaul-nc qui assume la direction du comité organisateur, entouré de personnalités de la Capitale nationale, dont l'ancien maire de Vanter, Gisèle Lalonde.O Le tournoi de golf du club des Initiés de Longucuil a permis Sain t-Moëi- ChabaneË céBèbre son S se anniversaire L école Saint-Noël-Chabanel \u2014 de Saint-Michel, quartier du président de la CECM\u2014 une des écoles de la CECM qui dessert un milieu défavorisé, célèbre son 25e anniversaire.Etaient de la fête (dans l'ordre habituel) Marcel Vaillancourt, directeur pédagogique du regroupement centre; Thérèse Landry-Bastien, directrice de l'école; Jacques Lusignant; François Ouimet, commissaire et président de la CECM; Ghislaine Vincent, directrice-fondatrice et Jean Trottier, vice-président de la CECM.GT ans cfe fidélité Ce 30 juin, Reina Brunet et Ernest Pilon, célébreront, en compagnie de leurs cinq enfants (Marcel, Jeannette, Huguette, Pierre et Diane), leur soixante-septième anniversaire de mariage, une fidélité dont la longévité est peu commune.SO ans ae vie commune C'est entouré de leurs enfants et petits-enfants que le couple Cécile Dion et Lucien Cenest, de Laval, célébrait ses cinquante ans de vie commune.C'est en l'église Notre-Dame de Jacques-Cartier à Québec qu'ils se sont mariés, la messe marquant leur cinquantenaire de mariage ayant été célébrée 50 ans plus tard, jour pour jour, en l'église Saint-Sylvain de Laval.V1 '
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