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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1992-06-21, Collections de BAnQ.

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[" F La météo Aujourd'hui: Nuageux avec quelques averses Minimum 9' Maximum 17' Demain: Nuageux, une ou deux averses DETAILS CAHIER SPORTS UN TEXTE INÉDIT DE Page Cl Les Malgaches\t\t D'I\tv .7 n r-\t1 PageBl .>i-,l.¦ ¦ HO 649 91132343548 42 3 1 2027 31 37 42 3 \u2014_____- su.10175, AV.PAP1NEAU, MONTRÉAL 381-3987 \tMONTRÉAL, DIMANCHE 21 JUIN 1992\t108e ANNÉE N° 238\tAbitibi-Temiscamingue : 55 cents îles de La Madeleine : 1.00 58 PAGES, 4 CAHIERS Exteneur de la ville de Quebec (Region est): 65 cents A domicile par porteurs : 60 cents Routes motorisées 70 cents\t50e Taxes en sus \t¦ *\t\t\t Bonjour ! La personnalité de la semaine -, Q PIERRE O BOUR0UE Sports -4 Sommaire Annonces classées immobilier.B4 à B8 marchandises.B8, B9 emplois.B9 automobiles.B9, B10 propositions d'affaires.A8 Bandes dessinées.B12 Bridge.B9 Décès.B11 Éditorial.B2 Étes-vous observateur?.B4 Feuilleton.B5 Horoscope.B8 La Jeune Presse.A12 Le monde.A11 Livres.Cahier C arts et spectacle.C9 à C14 clné-horalres.C12, C13 telé-horaires.CI 3 Loteries \u2014 résultats:.A4 \u2022Mot mystère».B10 TABLOÏD SPORTS RéJean Tremblay.S5 Lindros échangé à deux équipes ¦ PHILIPPE CANTIN Amorcée dans la controverse il y a un an, l'affaire Eric Lindros prendra fin de la même façon.Au cours des prochains jours, un arbitre décidera si le jeune surdoué portera l'uniforme des Rangers de New York ou des Flyers de Philadelphie la saison prochaine.Ce coup de théâtre a été le fait marquant de la journée d'hier au Congres annuel de la Ligue nationale de hockey.Le repêchage des joueurs amateurs a été relégué au second plan.Les Nordiques n'avaient donc pas menti en affirmant être à deux doigts d'échanger Lindros.Furent-ils emportés par leur enthousiasme?Difficile à dire.Chose sûre, les Rangers et les Flyers prétendent tous deux avoir conclu une entente avec eux.«Dans mon esprit, il n'existe pas de controverse, a déclaré Pierre Page, le directeur général des Nordiques, le sais très bien quelle équipe devrait obtenir ses services.» Page a refusé d'identifier cette formation.«Personne ne peut être heureux de la Eric Lindros tournure des événe- ments, a déclaré Brian O'Neill, le vice-président de la LNH, hier soir.La situation est déplaisante et porte ombrage au repêchage.Cette affaire aurait dû être réglée par des négociations.» Comment expliquer pareil rebondissement?Selon nos informations, les Nordiques auraient accepté en principe la proposition des Flyers de Philadelphie hier matin.Ils auraient ensuite communiqué avec les Rangers de New York et ceux-ci auraient revu leur offre a la hausse.Séduits par eette ultime proposition, les Nordiques l'auraient officiellement acceptée.En apprenant la nouvelle, les dirigeants des Flyers auraient été saisis de stupeur.Convaincus que leur entente avec les Nordiques était finale, ils auraient porte plainte à la direction de la LNH.En quittant le Forum après le repêchage, hier soir, Russ Farwell, le directeur général des Flyers, a affirmé que son équipe croyait avoir une entente avec les Nordiques.«Nous pensions l'affaire conclue.La situation est très malheureuse.» Les Flyers soigneront leur préparation en vue de l'audition devant l'arbitre.«On doit avoir un souvenir cohérent de tout ce qui s'est dit et produit durant les négociations», a précisé Farwell.De son côté, Neil Smith, le président et directeur général des Rangers, a été bref: «Les choses finiront par tomber en place.Pour l'instant, je dirai simplement que je suis très fatigué.|'ai passé les deux dernières nuits debout à négocier avec les Nordiques».À 19 h 30 hier, la direction du circuit a émis un communiqué précisant que la date et le lieu VOIR HOCKEY EN A2 LE PRESIDENT RUSSE DANS LE VIEUX-MONTRÉAL Le président russe Boris Eltsine a poursuivi hier son opération de charme en Amérique du Nord, amorcée aux États-Unis, en passant la journée à Montréal, y rencontrant notamment le premier ministre Robert Bourassa et le maire Jean Doré \u2014 il les a invités à visiter Moscou bientôt M.Bourassa, qui a reçu M.Eltsine au Ritz-Carlton en compagnie d'un parterre d'homme d'affaires et de diplomates, s'est dit «enchanté» de la rencontre et a dit voir un «grand potentiel» dans les relations économiques entre la Russie et le Québec.Nos informations en page A14 Québec en a ras le bol d'être une «demie capitale» MARTIN PELCHAT as de voir les chefs d'États en visite officielle parader dans la métropole sans même une escale dans la capitale de la province, le maire de Québec, jean-Paul L'Allier, et des gens d'affaires de la région reviennent à la charge avec le vieux projet d'une résidence officielle du premier ministre à Québec.M.L'Allier a même décliné l'invitation qui lui avait été faite par M.Bourassa de participer hier, à Montréal, au déjeuner en l'honneur du président russe, Boris Eltsine, dont M.L'Allier a appris la visite.dans les journaux.«Quand j'ai reçu l'invitation, je me suis dit: 'Qu'est-ce que je fais?|e m'en vais là cautionner tout ça?'», disait M.L'Allier hier, en entrevue à La Presse.M.L'Allier a plutôt fait part au premier ministre de sa «déception» et de sa «lassitude», dans une lettre qu'il a remise aux journalistes.Une lettre où il note que «même dans les provinces qui ne prétendent à rien d'autre qu'à ce statut, ce devrait être une question de fierté que d'inviter les chefs d'État à rencontrer le premier ministre dans la Capitale, le contraire étant une forme de négation du statut même de cette capitale».«Lorsque les camionneurs viennent contester, c'est à Québec qu'ils vous rencontrent, et c'est Québec, ville, qui doit en assumer la facture, comme ce fut le cas il y a deux ans alors que nous avons dû débourser près de 250 000$ de frais supplémentaires pour la police et la sécurité, écrit M.L'Allier.Aussi, lorsqu'un visiteur d'État amène avec lui des dizaines de journalistes, nous aimerions bien que vous les accueilliez dans votre Capitale.» Interrogé à ce sujet hier pendant la visite de M.Eltsine, M.Bourassa s'est défendu en invoquant les efforts déployés par Québec afin d'attirer dans la Vieille Capitale des événements ou des organismes de prestige \u2014 représentations à l'UNESCO pour ouvrir un bureau à Québec, Sommet de la francophonie, etc.VOIR MAIRE EN A2 Le pourrissement s'accentue en Europe de l'Est UN SONDAGE Peu d'appuis pour une entente à trois PAUL DURIVAGE j d'nprès AFP et Router ans le glacis de l'ex-Union Soviétique et au sein même de l'Empire russe, les événements s'accélèrent: la Fédération tchécoslovaque vit ses derniers mois, l'ex-Yougoslavic plongée dans la guerre civile est incapable de s'entendre ne serait-ce que sur le cessez-le-feu et la Russie se trouve confrontée à la Géorgie et à la Moldova.En Tchécoslovaquie, la décision commune des leaders des deux partis sortis vainqueurs des élections des 5 et 6 juin, l'HZDS ( Mouvement pour une Slovaquie démocratique), et l'ODS (Parti démocratique civique) va entraîner la dissolution de la Fédération tchécoslovaque, née il y a 74 ans sur les ruines de l'Empire austro-hongrois.L'État tchécoslovaque sera remplacé par deux États indépen- dants étroitement liés, la République tchèque et la République slovaque, avec leurs capitales, Prague et Bratislava.Les deux parlements régionaux, tchèque et slovaque, décideront de la manière de mener à bien.cette division du pays en deux États indépendants.Un gouvernement fédéral intérimaire a par ailleurs été mis en place pour créer les conditions de la transformation de.la Tchécoslovaquie en «deux États souverains avec des statuts internationaux», a déclaré M.Klaus.La partition risque d'être coûteuse pour les deux Républiques, mais sans doute plus pour la Slovaquie, la plus pauvre des deux, qui occupe le tiers oriental de l'actuel fédération.La Slovaquie a subi le dur contrecoup des réformes économiques ambitieuses entreprises par Vaclav Klaus, qui occupait jusqu'à présent le poste de ministre federal des Finances.La Slovaquie n'a en outre reçu, jusqu'alors, qu'une petite portion des investissements occidentaux qui se sont portés sur la Tchécoslovaquie depuis la chute du communisme en 1989.Crise économique, perte de la capacité de défense, interruption de l'aide du monde développé, tensions sociales pouvant mener au rétablissement d'un régime autoritaire, déstabilisation de toute une partie du continent européen : ce sont quelques unes des conséquences désastreuses d'une éventuelle dislocation de la Tchécoslovaquie qu'a décrites récemment le président (et d'abord écrivain) Vaclav Havel.Dans un livre intitulé Méditations d'été, rédigé l'été dernier et dont la traduction a paru récemment en France ( Editions de l'Aube), le présidcntjécrivain envisageait l'éventualité d'un démembrement de la fédération tchécoslovaque comme « un grand malheur pour tous les citoyens tchécoslovaques».«|e suis profondément persuadé, écrivait-il, que les générations futures ne nous pardonneraient pas la séparation et la considéreraient comme une erreur fatale.» «Source d'instabilité et même de menaces (admettons qu'une importante vague d'émigration hors de nos pays puisse suivre), ajoutait M.Havel, nous perdrions certainement le capital d'autorité et de prestige que nous avons acquis sur la scène internationale après la chute du communisme.Nos deux petits pays, secoués par la confusion, chercheraient longtemps et lentement ne serait-ce qu'un reflet de cette position qu'ils occupaient en tant que membre de notre fédération».VOIR EST EN A2 ta Trois soldats canadiens blessés près de la capitale bosniaque.Page A11 ugeant sévèrement l'impact du libre-échange avec les États-Unis, les Québécois s'opposent de plus en plus majoritairement à un pareil accord avec le Mexique, révèle un sondage CROP-La Presse mené auprès de 1045 répondants au début du mois.En fait, d'après l'enquête, on compte deux fois plus d'opposants que de sympathisants à l'accord nord-américain présentement en négociation.Plus précisément, 58 p.cent des répondants se disent opposés (27 p.cent sont notamment très opposés) au projet d'union économique avec le Mexique alors que 23 p.cent y sont favorables (dont seulement quatre pour cent de très favorables).L'entente en chantier laisse par ailleurs sans opinion près d'un Québécois sur cinq.«Le projet n'est pas encore rendu dans la population.Les gens ne sont pas encore bien informés des enjeux», commente M.Claude Gauthier, vice-président et directeur de la1 recherche chez CROP.VOIR SONDAGE EN A2 ¦ Des vacances qui se passeront au Québec.Page A 5 .111; 4 ® ¦\\\\\\ _ » - lit] 13 ans x « LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 21 JUIN 1992 Maastricht est menacé en France par les enjeux de politique intérieure LOUIS B.ROBITAILLE collaboration spéciale L Irlande est un petit pays tellement excentré en Europe (et tellement particulier, ne serait-ce que pour son interdiction de l'avortement et le poids du clergé), qu'un rejet «à la danoise» du traité de Maastricht commençait à être redouté lors du référendum de cette semaine.Apres le coup de tête a 50,7 p.cent des «riches» Danois pouvait succéder le coup de folie des «pauvres» Irlandais qui, avec un taux de chômage de plus de 20 p.cent ( maigre une emigration persistante), sont presque en dehors de la rationnalité économique.Notons que l'Irlande touche six fois plus de crédits de la CEE qu'elle ne lui en verse et qu'il s'est trouvé malgré cela un peu plus de 30 p.cent de votants pour dire «non», tandis que le «oui» ne mobilisait que 35 p.cent des inscrits.Devant une telle absence d'enthousiasme pour le «oui» et la mobilisation surréaliste des tra-ilitionnalistes, des féministes, des curés, des nationalistes pour le «non» \u2014, on se dit aujourd'hui qu'on n'est pas passé si loin d'un nouvel «accident».Désormais, c'est vers la France que tous les regards sont tournés.Non pas que l'électoral y soit fondamentalement hostile à l'Europe.La France est nettement moins européenne que l'Al- lemagne, et surtout que les Pays-Bas ou l'Italie, mais sans doute davantage que la Grande-Bretagne.Quelle que soit la technicité du dossier, on évalue à quelque 70 p.cent le courant « pro-Maastricht ».et à 25 à 30 le noyau dur (et très composite) des «anti».D'une certaine manière, dans un pays où Ton aime se diviser et s'engueuler, Maastricht est l'un des sujets qui fait le plus consensus.Si une consultation pouvait se faire indépendamment de toute autre consideration politicienne, une victoire du «oui», demain matin, serait écrasante.Le problème, c'est, d'une part que la France va vers un référendum (ce que prend bien garde de faire la Grande-Bretagne) et, par-dessus le marché, que la date de ce référendum est si lointaine que les «complications» ne peuvent que se multiplier en cours de route.Comme le dit le politologue Olivier Duhamel: «Sur une question pareille, un bon référendum est celui qui se tient dans les trois semaines.Passé ce délai, toutes les considérations de politique intérieure finissent par se coaguler et prendre le dessus.À la fin, la majorité des gens se prononcent, non plus sur la question, mais sur celui qui pose la question».Le risque non négligeable en France, où le président Mitterrand a finalement décidé de jouer la carte du référendum (il pouvait se contenter d'un vote du Parlement et du Sénat réunis), c'est qu'entre le 20 et le 30 septembre prochain, date prévue pour la consultation, les Français aient oublié la question posée, et répondent «non», uniquement parce que c'est Mitterrand qui pose la question.D'autant plus que l'automne prochain auront presque commencé les grandes manoeuvres pour les élections législatives de mars 93.Dans la classe politique elle-même, bon nombre de «pro-Européens» finiront par prôner le non ou l'abstention, dans le seul but de ne pas faire le jeu des socialistes.Déjà dans la nuit de jeudi à vendredi, à l'Assemblée nationale, on est passé tout près du blocage institutionnel.Le Sénat, dominé par la droite, avait profité de ses prérogatives pour amender le projet déjà adopté en première lecture par l'Assemblée \u2014 il s'agissait de restreindre fortement le droit de vote des résidants européens aux élections locales en France.Comme la loi organique prévoit que les deux Assemblées doivent préalablement adopter le même texte à la virgule près, le gouvernement se trouvait obligé de faire annuler l'amendement sénatorial, puis de renvoyer le texte au Sénat, qui, vraisemblablement, l'aurait de nouveau amendé, etc., etc.Craignant le pire, le premier ministre Bérégovoy opérait une retraite précipitée en pleine séance de nuit et pliait devant les séna- teurs.Le processus de mini-réforme constitutionnelle nécessité par Maastricht peut donc suivre son cours.Et dans les deux semaines on verra sans doute le «congrès» (Assemblée et Sénat) se réunir pour confirmer la réforme.Une majorité des deux tiers étant requise, on estime aujourd'hui que le «oui» dispose d'une quarantaine de voix de sécurité sur les quelque 900 parlementaires.C'est confortable, mais ce n'est pas à l'épreuve des balles.Supposons cet obstacle franchi, comme cela est probable.Restera toujours le référendum de la fin septembre.Or chaque jour qui passe voit des Européens notoires grossir le camp des «non» ou de l'abstention.11 n'y a pas à priori plus «européen» à Paris que l'Académicien Jean d'Ormes-son, éditorialiste au Figaro-Magazine.C'est même la base de son hostilité à Chirac et de son amitié pour Giscard d'Estains.Depuis quelques jours, d'Or-messon a pratiquement basculé chez les non, sous le prétexte de ne pas faire le jeu de Mitterrand.lacques Chirac lui-même est plutôt « maastrichtien ».Il l'est d'autant plus sur le fond qu'on ne peut pas être un présidentiable crédible en France et s'opposer à la ratification.M.Chirac souffre un véritable martyre ces jours-ci.Car en même temps, une proportion de plus en plus forte de son parti le RPR est déjà passée au «non».Dans la nuit de jeudi à vendredi, les chiraquiens se sont tous abstenus, sous le prétexte un peu tiré par les cheveux que «le traité de Maastricht n'existe plus suite au refus danois»! On voit mal comment le RPR, en septembre prochain, sortirait de son hostilité pour servir un référendum triomphal à Mitterrand sur un plateau d'argent.Pour couronner le tout, les centristes et les giscardiens, qui sont sur la même ligne européenne que le PS, ont le temps de se refroidir d'ici la fin septembre.L'ancien président Giscard d'Es-taing, éternel rival de Chirac, pensait avoir trouvé le cheval de bataille idéal pour gagner des points décisifs sur le maire de Paris.Le dernier sondage en date a plongé les giscardiens dans la consternation: les Français sont peut-être «européens», mais ils sont encore davantage hostiles à Mitterrand et au PS.L'opposition de Chirac à Maastricht \u2014 et donc à Mitterrand \u2014, loin de lui nuire, vient de lui faire faire un bond en avant dans les cotes de popularité.Pendant que Giscard recule sensiblement.Un illogisme apparemment total de 1 \"doctorat, mais qui se résume bêtement : les enjeux de politique intérieure ont d'ores et déjà refoulé à l'arrière-plan le fond de la question de Maastricht.Pour un leader de l'opposition qui rêve à la présidentielle, la position payante en septembre prochain sera de dire «non» à Mitterrand, et quelle que soit la question.Même si tout le monde sait qu'on pense «oui».En politique française, pas question de faire simple quand on peut faire complique.SUITE DE LA UNE fi SONDAGE Peu d'appuis pour une entente à trois Les opposants sont de toutes categories professionnelles, indifféremment de leur langue, région, sexe, ou de leur revenu.On constate par ailleurs un peu plus de sympathisants chez les hauts-salariés (jusqu'à 36 p.cent) tandis que les deux-tiers des travailleurs syndiqués s'y opposent.En novembre 1990, seulement 46 p.cent des Québécois s'opposaient au libre-échange à trois.Les Québécois auront été déçus par .les résultats apparents de la conclusion de l'accord de libre-cchange entre le Canada et les l tats-Unis, dont ils étaient majoritairement partisans \u2014à rencontre des autres Canadiens\u2014 en 1988 alors que le débat sur la question était à son plus vif.Aujourd'hui, 48 p.cent d'entre eux établissent un bilan négatif des trois ans de libre-échange avec les États-Unis, 21 p.cent jugent l'effet nul et 13 p.cent croient que l'économie canadienne en a tiré profit.En ce cas encore, près d'un adulte sur cinq est indécis.Les non-francophones sont plus diamétralement partagés sur la question.Jusqu'à 55 p.cent d'entre eux établissent un bilan négatif alors que 20 p.cent \u2014un sommet toute catégorie\u2014 croient en des gains.Reste neuf pour cent à croire en un résultat nul.D MAIRE_ Ouébec en a ras le bol d'être une -demie capitale\" «M.Eltsine a décidé de venir au Quebec, mais il voulait visiter l'école d'agriculture, a ajouté M.Bourassa.Donc, il a décidé de fai- re sa rencontre à Montréal.» Un argument qui est loin de convaincre M.L'Allier.Sachant le président russe intéressé à rencontrer des gens d'affaires canadiens, le premier ministre Brian Mulroney ne l'a pas reçu à Toronto pour autant, observe-t-il.Les gens d'affaires ont été invités à se rendre à Ottawa, où M.Eltsine les a vus, ajoute-t-il.«11 y a des députes libéraux de la région de Québec qui se disent satisfaits que Québec accueille 50 p.cent des visiteurs importants», lance pour sa part Daniel Lachan-ce, porte-parole d'un nouveau regroupement de gens d'affaires qui entendent faire la promotion de la capitale.«Mais à mon avis, poursuit-il, on ne peut pas être une moitié de capitale.On est un État doté de deux demi-capitales.» La visite du président russe a été la goutte qui a fait déborder le vase, dit M.Lachance.Récemment, le président gabonais a été reçu à Montréal, tandis que M.Bourassa accueillait son homologue de la Saskatchewan dans la métropole.Ex-président de l'Office du tourisme et des congrès de la Communauté urbaine de Québec, M.Lachance vient de fonder avec une vingtaine de gens d'affaires le Forum pour la promotion de la capitale du Québec.Ce regroupement dénonce le «montréalisme» d'une bonne partie du cabinet Bourassa, prêche «le respect de l'institution de la capitale» et milite en faveur d'une résidence officielle du premier ministre à Québec.L'idée ne date cependant pas d'hier.«Ça fait 30 ans que des gens invitent le premier ministre à se doter d'une résidence officielle à Québec», note Jean-Paul L'Allier, qui fut membre du cabinet Bourassa au début des années Précision ¦ C'est par erreur que La Presse a écrit vendredi qu'il en coûtera 1.80 S pour obtenir le guide-conseil qui vient d'être lancé à l'intention des petits commerçants pour prévenir le vol et la fraude dans leurs établissements.Cet ouvrage pourra être obtenu gratuitement dans tous les postes de police.La Quotidienne tirage d'hier à trois chiffres à quatre chiffres 137 6913 ABONNEMENT Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de7hà17h30 RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces classées 285-6911 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSEES Commandes ou corrections lundis vendredi de 8h50â 17h30 285-7111 GRANDES ANNONCES Détaillants National, Tefe+ Vacances, Voyages Carrières et professions, nominations \"i 285-7202 285-7306 285-7265 | LA PRESSE est DuWiee par LA PRESSE.LIEE.7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y1K9.Seule la ! Presse Canadienne est autonsée a diffuser les informations de LA PRESSE et celles des ¦ services do la Presse Associée et de Reuter Tous droits de reproduction des informations I particulières à LA PRESSE sont également réservés - Courrier de la deuxième classe \u2014 IEnregistrement: numéro 1400» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.RENSEIGNEMENTS 285-7272 |-\u2014 _\u2014\u2014-1 70, et qui se souvient d'avoir déjà proposé à son chef d'établir cette résidence au domaine Cataraqui.« Mais ça avait fait peur», indique M.L'Allier.C'est qu'on a toujours craint qu'aux yeux de la population, ce projet soit vu comme une dépense somptuaire.«On ne parle que d'une maison de 12 pièces où il pourrait à l'occasion offrir des cocktails aux chefs d'État de passage, dit le maire de Québec.Quand le premier ministre habite à l'hôtel, c'est difficile de recevoir les gens.» Le prédécesseur de M.L'Allier à l'hôtel de ville, lean Pelletier, pensait bien avoir convaincu M.Bourassa, en 1989.11 avait même obtenu son accord, ce printemps là, à condition que rien ne soit annoncé avant les élections provinciales.En secret, M.Pelletier avait donc préparé les papiers d'incorporation d'une fondation et désigné un architecte.L'annonce publique devait en être faite le 3 novembre de la même année.Mais à la dernière minute, M.Bourassa avait retiré son consentement.Les détails de cette saga sont dans une lettre signée par M.Pelletier.Québec ne jalouse pas Montréal, insiste M.L'Allier.Elle craint plutôt d'être «muséifiée».«Il faut arrêter de prendre pour acquis que le gouvernement vient du mardi soir au jeudi midi, laisse-1 - i 1 tomber.Pourquoi le Conseil du patronat serait-il à Québec?Le gouvernement est à Montréal pour lui.»D i i | 21 DIMANCHE 21 JUIN 1992 25-7-01 I I I VAGUE DE RABAIS AU NOUVEAU VIEUX-PORT.Découpez ces coupons et présentez-les au guichet de l'activité.Non monnayables.Le pourrissement de l'Europe de l'Est s'accentue En Yougoslavie par ailleurs, face à la poursuite des combats à Sarajevo, le chef de la Force de protection des Nations unies (FORPRONU) dans la capitale, le général canadien Lewis McKcn-zie, a mis en demeure hier les parties belligérantes de respecter un cessez-le-feu pendant au moins 48 heures d'affilée.En attendant, toutes les activités liées à la réouverture de l'aéroport sont suspendues.Dans une lettre adressée au président bosniaque Alija Izetbe-govic et au dirigeant serbe Radovan Karadzic, présentée hier à la presse, le général McKenzie constate : « Notre travail est de surveiller le cessez-le-feu mais jusqu'à ce jour, le cessez-le-feu n'existe pas».Or, sans trêve, l'application de l'accord conclu le 5 juin par la présidence bosniaque et lesrepré-sentants serbes pour rouvrir l'aéroport à l'acheminement de l'aide humanitaire et placer leurs armements lourds sous contrôle de l'ONU est «impossible».En conséquence, la FORPRONU «cessera toutes ses activités relatives à l'accord sur la réouverture de l'aéroport jusqu'à ce qu'un cessez-le-feu continu de 48 heures soit observé à Sarajevo et dans ses environs».Sur le terrain, la situation semblait s'être apaisée, hier, alors que les combats ont fait 55 morts et 258 blessés dans les dernières 24 heures dans toute la Bosnie, selon la radio croate.À Sarajevo, des affrontements opposaient toujours les forces musulmanes aux forces serbes dans le faubourg de Do-brinia, oui jouxte l'aéroport, ce qui faisait dire aux autorités bosniaques que les Serbes veulent prendre le contrôle de cette banlieue avant de remettre l'aéroport à l'ONU.Une journée difficile pour le directeur général des Nordiques Pierre Page et le président Marcel Aubut.D'autre part, concernant les événements en Moldova, le gouvernement russe a appelé hier les autorités molodoves à cesser «immédiatement» leurs opérations militaires sur la rive ouest du Dniestr, peuplée de russophones, dans une déclaration diffusée par l'agence ITAR-TASS, reçue à Londres par la BBC.Le gouvernement a en outre appelé les autorités moldovcs à chercher un règlement pacifique par la voie de négociations, que la Russie est prête à assister, indique la déclaration.La déclaration précise qu'un appel identique a été lancé aux autorités du Dniestr.Dans la journée, la 14e armée russe stationnée en Moldova avait menacé de faire cesser par la force l'offensive moldove à Bendery, ville russophone de la rive ouest du Dniestr.Les combats ont fait au moins 200 morts et blessés depuis le début de l'offensive moldove vendredi soir.De violents combats se poursuivaient hier soir autour des positions où sont retranchés les combattants russophones de Bendery.Enfin, le gouvernement russe a appelé à un cessez-le-feu immédiat en Ossétie du sud (Géorgie) et à des pourparlers pour trouver une solution politique au conflit, dans une déclaration diffusée hier par la télévision russe, captée à Londres par le service d'écoutes de la BBC.Si ces mesures ne sont pas prises, la Russie fera ce qui est nécessaire pour défendre les droits de l'homme et restaurer la loi et l'ordre dans la région, a rapporté la même source.La déclaration, publiée à l'issue d'une réunion consacrée à la situation en Ossétie du sud (Géorgie) et dans la région du Dniestr (Moldova), est signée par le premier ministre russe Egor Gaïdar.?HOCKEY Lindros échangé à deux équipes I de la séance d'arbitrage n'étaient pas déterminés, mais que l'affaire serait entendue rapidement.Ce curieux rebondissement place les Nordiques et leur président Marcel Aubut dans l'embarras.Bien sûr, le fond de l'affaire n'est pas connu.Mais la direction de la LNH aurait souhaité que cette transaction, si importante soit-elle, se fasse dans les règles et en douceur.Or, une fois de plus, une controverse vient ternir l'image de la ligue.En faisant appel à un arbitre indépendant pour trancher, le circuit démontre être incapable de solutionner lui-même ses problèmes.Selon Brian O'Neill, le verdict de l'arbitre, en accord avec la constitution de la LNH, sera sans appel.On peut cependant croire que si les Rangers ou les Flyers s'estiment lésés, ils pourront demander à un tribunal d'analyser l'affaire.Ceci, dans la mesure où l'arbitre aurait commis des erreurs de droit dans son interprétation des faits.O'Neill a précisé qu'il n'existait aucun précédent dans la LNH pour une affaire du genre.Selon certaines sources, les Flyers étaient si sûrs d'avoir acquis Lindros, qu'ils auraient communiqué avec Bonnie, la mère d'Eric, pour lui annoncer la nouvelle.La nature des offres des Rangers et des Flyers aux Nordiques n'est pas connue.Mais les deux formations auraient été disposées à offrir 20 millions aux Bleus, en plus de plusieurs joueurs.Les joueurs les plus souvent mentionnés sont, du côté des Rangers, Tony Amontc, Doug Weight, Anatoli Kavolcv et John Vanbiesbrouck.Les Flyers, eux, auraient offert Rod Brind'Amour, Mike Ricci, Steve Duchesne et Ron Hextall.Cette somme de 20 millions-rend nerveux plusieurs dirigeants de la LNH.«Si c'est vrai, l'avenir des concessions opérant dans de petits marchés est en péril », a dé* claré Brian Burke, le directeur général des Whalers de Hartford.1 pour 1 Tous les jours de la semaine de 10 h à 13 h et de 17 n à 22 h.Valide du 21 juin au 30 juin 1992.SOS LABIRYHTHE I I i 1 Du lundi au jeudi, avant 12 h 30.Réservation préférable.Valide jusqu'au 15 septembre 1992.BATEAU-MOUCHE PHOTO BERNARD BRAULT.Li Preste Vendredi dernier.Pierre Page avait affirmé que la transaction ne serait pas finalisée tant que tous les papiers n'auraient pas été signés.Dans la LNH, les échanges sont souvent conclus verbalement et les équipes impliquées font ensuite parvenir la documentation nécessaire au registrai-re du circuit.«Vous connaissez Marcel Aubut, avait dit Page.11 n'est pas le genre d'homme à régler un dossier aussi important que celui-là par une simple poignée de mains.» Il sera donc intéressant de savoir si les Flyers ou les Rangers ont un contrat écrit avec les Nordiques.Il ne serait pas étonnant que l'entente avec les Flyers soit verbale, et celle avec les Rangers, écrite.Un contrat verbal est légalement valide, mais il est toujours plus difficile de prouver son existence.Présent au repêchage.Bob Goodenow, le directeur exécutif de l'Association des joueurs, a estimé que les parties avaient raison de faire appel à un arbitre.«C'est la meilleure façon de dénouer l'impasse, a précisé ce spécialiste des relations de travail.Quand le verdict lie les parties, ce procédé permet d'éviter une foule de problèmes légaux.Ces séances d'arbitrage sont conduites de façon très professionnelle.» Même si la LNH assure que l'audition aura lieu rapidement, les trois parties impliquées réclameront du temps pour se préparer.Quant au choix de l'arbitre, il devra être entériné par les Nordiques, les Rangers et les Flyers.Eric Lindros devra donc attendre quelques jours de plus pour savoir ce que l'avenir lui réserve.Le jeune homme, qui n'avait déjà pas une haute opinion des Nordiques, n'a sûrement pas modifié son idée à leur sujet hier.Il sortira néanmoins gagnant de l'affaire, puisque New York et Philadelphie sont des villes où il rêve de jouer.?ri ££5 LE VIEUX-PORT DE MONTRÉAL i LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 21 JUIN 1992 A 3 La Presse Une partie amicale de balle se termine tragiquement MARIE-FRANCE LÉGER ¦ Une joute amicale de balle donnée s'est terminée par un terrible accident à Yamâchiche, en Mauricic, vendredi soir.Yvan Noël.19 ans, est mort pratiquement sur le coup, la carotide tranchée par un retour de balle en flèche.«Il a crié «François» et il est tombé par en arrière.Quand je suis arrivé à côté de lui, ses yeux étaient par en arrière.Des bulles de sang sortaient de sa Un accident de moto fait bouche», a raconté hier à La Presse son frère Francois, 21 ans, d'une voix tremblante.Il a tout tenté pour sauver Yvan, lui donnant la respiration artificielle pendant sept a huit minutes.Mais quand les ambulanciers sont arrivés, il était déjà trop tard.André Noél, le père, a couru jusqu'au terrain de balle près de la maison, chemin Rivièrc-du-Loup.« |e suis arrivé deux minutes après.Ça n'arrive jamais des choses comme ça.Même le mé- decin de l'hôpital Comtois de Louiscville m'a dit qu'il n'avait jamais vu ça», a dit M.Noel.Le drame est survenu vers 19 h 30.Comme a son habitude après le travail, Yvan est parti jouer.Il était lanceur.François, arrêt-court.Vendredi soir, on jouait une petite pratique entre amis.«Le frappeur a retourne la balle.Yvan l'a touchée avec son gant mais la balle lui a frappé le cou, juste sur la carotide», d'expliquer André Noél.Yvan adorait ce sport.Des qu'il avait fini son travail à l'entreprise d'asphaltage de son pere, il se dépéchait d'aller rejoindre ses amis sur le terrain situé à cinq minutes de chez lui.François aussi était un vrai mordu de balle.«François et Yvan faisaient partie de la Ligue de Yamâchiche.Four Yvan, c'était son seul plaisir», a précisé M.Noel.Les parents et les deux frères d'Yvan se soutenaient dans le deuil hier, au lende- deux morts Presse Canadienne COI.I: RAI NI: fl Deux motocyclistes ont péri, en milieu de soirée de vendredi, lorsque leur engin est entré en collision avec deux voitures sur la route 112 à Coleraine, dans la region de l'amiante.Les victimes sont lacques La-chance et Sylvie Leblanc, âges respectivement de 36 et 30 ans.Leur motocyclette a heurté de plein fouet un véhicule circulait en sens inverse avant d'être frappé ensuite par un autre véhicule.Info g& Crime 393-1133 ¦ La police de la CUM est à la recherche d'un homme qui, dans la nuit du mercredi 29 avril 1992, vers 3 h 10, a agressé sexuellement une jeune femme dans le centre-ville de Montréal.La jeune femme a quitté le restaurant Beaujolais, sis à l'angle de la rue de la Montagne et du boulevard Maisonneuvc Ouest.Revenant chez elle à pied, fait inhabituel, elle emprunte le chemin de la Côte-des-Neiges.Une fois rendue'à la hauteur de la ruelle circonscrite par les avenues des Pins et du Docteur-Penfield, un inconnu fonce sur elle depuis un abri.L'agresseur l'empoigne par un bras et, malgré sa résistance, réussit à l'entraîner derrière un mur pour l'y agresser sexuellement.La victime parvient à se libérer, ce qui entraîne la fuite de son agrès seur par la môme ruelle, en sens opposé.L'agresseur, un hispanophone, est dans la trentaine avancée.Il mesure approximativement 1 m 73 (5'8) et pèse environ 66 kilos (145 lb).De teint foncé, il a le visage rond, le nez épaté, de courts cheveux noirs, crépus, et les sourcils fournis.Il aurait souffert d'acné.Il s'exprimait en anglais avec un accent.Il arborait à l'oreille gauche une boucle cruciforme ainsi qu'un pendentif représentant une croix gammée.Il était vêtu de jeans retenus par une large ceinture ornée d'une boucle à l'inscription Harlcy-Davidson.Toute personne susceptible de détenir des informations sur le scénario 213 pouvant mener à l'arrestation du suspect peut téléphoner au numéro spécial d'Info-Crime, au 393-1133.Toute information restera confidentielle.main de cet accident horrible.«On ne le croit pas encore.On essaye de s'entrai-der avec ma femme».Francois est terriblement secoue.Il était très proche de son petit frère.«C'était le meilleur des frères qu'on pouvait avoir.Faut en avoir du courage, je vais parler plus tard a celui qui a frappé la balle.C'est un ami.Je crois qu'il fait une dépression.Je vais lui dire que ce n'est pas de sa faute.C'était un accident», a repris François.Une centaine de personnes interpellées dans un bar de Longueuil 21 699 personnes ont franchi hier les tourniquets du Biodôme, faisant la queue durant plusieurs heures avant de pouvoir pénétrer dans l'enceinte.'photo pierre lalumiere.i*presse Le départ de Bourque remettrait en question la survie du Biodôme RAYMOND CERVAIS ¦ Les six prochains mois risquent d'être déterminants pour l'avenir des écosystèmes qui forment le Biodôme, et une modification de l'équipe de direction actuelle ne ferait que multiplier les risques d'un échec toujours possible.C'est du moins l'avis émis hier par les membres du groupe d'experts qui forment le comité consultatif international.lequel suit le projet depuis ses débuts et qui a comme mandat la validation du contenu scientifique et culturel du Biodôme.Jugeant.les rumeurs du départ de M.Pierre Bourque, actuel responsable du Biodôme, suffisamment sérieuses, les membres du comité ont pris position hier pour le maintien sous un seul chapiteau du jardin botanique, de l'Institut de recherche en biologie végétale, du Jardin chinois, du Jardin japonais, de l'in-sectarium, du Planétarium et du Biodôme.Le comité estime que le Biodôme fait partie d'un tout qu'il ne faut pas dissocier.Unité d'ensemble «Le maintien de l'unité de cet ensemble nous est toujours apparu comme une condition de la réussite du Biodôme, tant sur le plan scientifique, à cause des liens manifestes entre tous les éléments de l'ensemble, que sur le plan économique, à cause de l'économie d'échelle.Le comité ne se porterait pas garant de l'avenir du Biodôme dans l'hypothèse où les éléments de l'ensemble seraient divisés.C'est pourquoi la création d'une société distincte pour la gestion du Biodôme ne parait pas être une initiative heureuse», ont précisé les membres du comité.«Nous n'avons pas seulement donné notre adhésion à un plan abstrait présenté selon les règles, mais aussi et surtout à une équipe qui nous a paru apte à réaliser ce plan, à la condition qu'on lui donne le temps d'achever ce qu'elle a commencé.Au moment où elle ouvre ses portes au public, une institution comme le Biodôme n'est encore qu'un enfant.Les six premiers mois après la naissance sont les plus cruciaux et les plus impor- tants dans le développement d'un tel enfant, qui n'atteindra la maturité qu'après de longues années de croissance», d'ajouter le comité.Toujours selon les spécialistes qui ont contribué à l'élaboration du projet, l'hypothèse que M.Bourque pourrait être démis de ses fonctions ne leur a jamais effleuré l'esprit.«Nous ne pouvons concevoir une pareille rupture, dans un projet en évolution, qui doit conserver son âme sans laquelle il risque de devenir une banale attraction touristique alors que sa vocation est toute autre.» Les collaborateurs Le comité consultatif international va même plus loin en affirmant qu'il n'aurait pas collaboré au projet s'il avait pu entre-voir ne serait-ce que la possibilité du départ de M.Bourque.Parlant au nom de leurs collègues du comité, MM.Edward Bronikowski, curateur du Florida Aquarium, et Edward Smith, curateur de 1Amazonian FoT'jsl au Jardin zoologique national de Washington, ont déclaré hier à La Presse qu'ils avaient accepté de participer de siéger sur le comité à cause de la réputation internationale que M.Bourque s'est taillée dans le domaine scientifique.«Le fait d'avoir accolé le nom de Pierre Bourque au Biodôme est synonyme de compétence», a ajouté M.Smith.Par ailleurs, c'est par milliers que les Montréalais se sont présentés hier aux tourniquets de l'ancien Vélodrome pour visiter le Biodôme, lors de la première journée portes-ouvertes qui se poursuit aujourd'hui.Les premiers commentaires des visiteurs qui ont dû attendre de trois à quatre heures avant de pouvoir entrer ont été très positifs.«Incroyable, merveilleux, fabuleux, extraordinaire, fantastique, étonnant», ne sont que quelques qualificatifs utilisés par les 21 699 personnes qui se sont présentées lors de cette journée portes-ouvertes.Le responsable du Biodôme.M.Pierre Bourque, a accueilli lui-même des centaines de visiteurs durant une bonne partie de la journée hier.¦ Une soixantaine de policiers de la Sûreté du Québec de l'escouade du crime organisé, conjointement avec la Sûreté municipale de Longueuil, ont effectue tôt samedi malin, vers 4 h 15, une descente au bar Couche Tard situé au 1 181 de la rue Saint-Edouard, à Longueuil.L'endroit a été identifié comme étant un débit clandestin, puisque l'on y vendait de l'alcool sans permis.De plus, des appareils de jeux ont été saisis et le propriétaire se verra accusé d'avoir tenu une maison de jeux.60 sachets de cocaïne ont également été saisis ainsi que 600 $ en espèces.Une centaine de personnes ont été interpellées et devront comparaître par voie de sommation pour répondre à une accusation de s'être trouvées dans un lieu où l'on servait des boissons alcoolisées sans permis.Sept individus seront accusés de possession simple de stupéfiants, deux de trafic de stupéfiants et deux autres d'entrave au travail des policiers.Ils devaient comparaître hier au Palais de justice de Longueuil.Au cours des vérifications, les policiers ont procédé à l'exécution de 20 mandats d'arrestation ou d'emprisonnement et ont arrêté Christian Lafond.28 ans.qui était en liberté illégale depuis le mois de mai 1991.Collisions mortelles ¦ Une collision frontale entre deux véhicules a fait deux morts vendredi soir, vers 22 h 50, à Saint-Bonaventure, près de Drummondville.Jean-Guy Richard, de Gran-tham, et Lydia Saint-Martin, de Drummondville sont morts lorsque leur véhicule a été heurté de plein fouet, devant le 8 Route 143, par l'automobile de Daniel Mathieu, de Sorel.Ce dernier a été blessé gravement.Les deux enfants de Mme Saint-Martin, Nadia et Jessica, ont été blessées.Par ailleurs, un autre accident de voiture a fait deux victimes près de Joliettc.Vers 9 h 40 hier matin, Fernande Allaire-Thibo-deau, 72 ans, de l'Epiphanie, et Frédéric Allaire, 9 ans, sont décédés lorsque le véhicule dans lequel ils circulaient est allé s'écraser contre un poteau d'Hydro-Québcc, face au 905 rue de- la Rivière Nord.L'enfant était assis à la place du milieu sur le siège arrière.ROBERT DUGUAV L' W opposition à l'hôtel de Ville.Réprimez tout de suite ce sourire malicieux.Ces gens-là ne sont pas là pour s'amuser, comme nous essaierons ( très fort ) de le démontrer grâce à ùn rappel chronologique des événements qui Font bâtie, détruite, relevée, et laissée dans l'état lamentable où elle se retrouve aujourd'hui.De toute façon, c'est vous qui les avez élus, les uns comme les autres, alors.bon.Revenons à la chronologie.Novembre 1986.Le Parti civique, dirigé par Claude Dupras, fait élire un seul conseiller, Germain Prégent, le king de Saint-Henri.«M.Drapeau ne m'a jamais traîné sur sa queue de coat », déclarera le fier élu, avant d'y aller d'une constatation un peu sèche, mais combien franche: «J'ai sauvé le parti».M.Prégent constitue un tiers de l'opposition, en compagnie d'un représentant de l'Alliance Démocratique, aujourd'hui disparue, et d'un indépendant, un vrai, Nick auf der Maur.Allons-y tout de suite d'un premier score: RCM 55, PC 1, AD 1,1 I.Les jeux de l'opposition.lanvier 1989: quatre conseillers rompent avec le RCM pour fonder la Coalition Démocratique: Pierre-Yves Mélan-çon, Marvin Rotrand, Pierre Goyer et Sam Boskey.Une mutinerie qui modifie déjà notre score à la veille des élections et avant la nouvelle répartition des districts, qui passeront de 58 à 50: 50 RCM, toujours 1 PC et 1 AD mais 2 I et 4 CD.Novembre 1990: Nicole Gagnon-La-rocque a pris la direction du Parti Civique, qui n'en essuie pas moins une autre volée avec un seul candidat élu: Pasqua-le Compierchio, le barbier de Saint-Michel.La Presse se demande si cette formation autrefois si prestigieuse a encore un avenir.Le Parti Municipal a fait élire son chef, Alain André, a perdu ses trois districts mais en a gagné deux autres.Nick Auf der Maur, (tiens, Nicky est devenu PM entre-temps!) se maintient.Mais à l'aube du 12 septembre 1991, alors que l'astre du jour avait à peine commencé à nous darder ses rayons bienfaisants, Nicky, qui ne s'était pas couché, annonce qu'il quitte le PM pour retourner au PC, et cela quelques heures avant que PC et PM annoncent une fusion et la scellent en présentant un candidat «commun» à l'élection partielle dans Notre-Dame-De-Grâce.Une décision qui ne surprend personne, vu que c'est Nicky, mais qui n'en laisse pas moins le PM avec seulement deux-hommes: le chef André et Pierre Ga-gnicr, et qui prive le PM de son titre d'opposition officielle au profit de la CD (qui a trois conseillers élus, l'aviez-vous oublié?).Sapré Nicky.Le score à l'opposition : 3 CD, 2 PM et toujours 2 I.L'équilibre est précaire, le moindre coup de vent (derrière cette autre analogie maritime, dont l'auteur n'est pas peu fier, il faut lire: la moindre promesse d'une job payante, la moindre contrariété, le moindre secret trahi ) que la moindre bise, disions-nous, peut détruire.Novembre 91 : Claudette Demers-God-ley, ancienne militante du RCM, remporte une victoire facile sous la bannière de la CD dans NDG.Le 31 décembre 91: Pierre Gagnier abandonne la chaloupe du PM pour se ranger du côté des indépendants.Il explique sa décision par la déconvenue du PM à l'élection complémentaire dans NDG et par l'échec de son projet de fusion avec le PC (à cause de Nicky.) Sans cette fusion, insiste-t-il, il devenait impossible de combattre «les forces d'extrême-gauche» de la CD et du RCM au pouvoir.Le 27 janvier 92: M.André, le seul \"Un désir si douloureux.\" \u2022-'V .¦¦\u2022 y \u2022 IJfJ ÏT.XTL DE Efia mercury Villager: le confort a priorité sur la capacité ¦m\\ mj Anne iiulsMI Dandurand ^t^jt I UN ARTICLE SIGNÉ conseiller élu de son parti, lance une bombe, lacrymogène: il abandonne la direction du PM.Le temps de reprendre votre souffle.Attention, à partir d'ici, les événements commencent à se précipiter.Dangers d'étourdissement.Février 92: pour protester contre des dépenses qu'il juge inopportunes (550e, rénovations de l'hôtel de Ville.Musée d archéologie).Marcel Sévigny quitte le RCM et porte le nombre d'indépendants à trois.Mars: Michel Benoit, un des membres les plus respectés du RCM, quitte pourtant sa formation et devient le quatrième 1.« II y a plus d'animateurs que d'administrateurs au sein de l'administration Doré», déclare-t-il.Le nouveau score: 1 PM, 2 PC, 4 CD.4 i.Mars toujours (quel mois.): Benoit et Gagnier se joignent au PC, ce dernier devient même chef intérimaire.«Maintenant, ncus serons organisés et sérieux», déclare Nick, qui sait de quoi il parle lorsqu'il parle de choses sérieuses.Le score: 4 PC, 4 CD, 2 I, 1 PM.Le PC ayant obtenu un pourcentage de votes supérieur à celui de la CD aux dernières élections (20,5 contre 4,9), devient op- I'-'^ jkJ UN ARTICLE\" SIGNÉ g RAYMOND 5^77^1 Viviane Ry.flftiuM Bernatchez ¦LLLlSJ Roy \u2022 w \u2022 position officielle, avec tous les avantages, financiers surtout, que procure cette épithète.Les deux «grands» partis d'opposition entreprennent de séduire les indépendants Sévigny et Prégent, ainsi que M.André qui se sent bien seul dans son coin.Vendredi le 19 juin 92, pas plus tard qu'avant-hier: Mme Demers-Godley et M.Goyer quittent «respectueusement* la CD et modifient encore notre score: 4 PC.2 CD, 4 I et toujours 1 PM.Comme ils disent souvent dans le sport, «it ain't over 'til it's over», d'autant plus que ça ne marche pas vraiment plus fort parmi les troupes au pouvoir.Michel Prescott a récemment exigé que son chef et maire mette ses culottes, ce dernier lui a répliqué, par la voix de sa présidente de caucus.Mme Barbeau, de se taire «et tu parleras quand tu assisteras aux séances du Conseil ».Et pas plus tard que la semaine dernière, une bonne douzaine de conseillers RCM (sur les 59 qui restent) ont menace de quitter le parti et le pouvoir si les «choses» ne changeaient pas.S'aligneront-ils sur un des partis de l'opposition, augmenteront-ils les forces des 1.ou fonderont-ils un nouveau parti, uni et fort?En démocratie, comme en sport et en navigation, tout peut arriver.- .\u2022 .\u2022 .\\ \u2022 ï v «.> 1 \u2022 La renaissance, jDU VERRE À MONTREAL.¦ ., Roy ATCHEZ \u2022,: » \u2022 * » ¦. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 21 JUIN 1992 Demande de médiation 0 «» ^ .¦ Dans le cadre de la restructura-lion entreprise par les Épiciers Unis Métro-Richelieu a la suite de l'achat de 48 magasins Steinberg, le Syndicat des travailleurs, affilié à la Fédération du commerce de la CSN, presse Métro-Riche-lieu de se rendre a leur demande d'une médiation spéciale afin que sofent tranchées clairement les questions relatives au maintien de* emplois, au transfert des accréditai ions Nvudicales et à l'application de la convention collective.Telle est la proposition retenue hier par les quelque 200 travailleurs de cette entreprise réunis en assemblée générale afin de faire le point sur l'annonce que leur a fait Métro-Richelieu la semaine dernière.Le 17 juin.Métro-Richelieu a avise ses employes de son intention de prendre la section fruits et légumes de son entrepôt actuel situé boulevard Maurice-Duples-sts pour augmenter le volume de l'entrepôt de boites de conserve destinées aux épiceries.Ou même souffle.Metro-Richelieu entend transférer sa section fruits et légumes à l'entrepôt fruits et legumes de Steinberg situe sur la rue Pierre-de-Coubert i n.Hydro et les Cris transportent leur différend à Barcelone MARTIN PELCHAT ¦ Hydro-Québec et les Cris croisent a nouveau le fer sur la scène internationale, cette fois à Barcelone, en Espagne, où le chef exécutif du Grand conseil des Cris, Diom Romeo Saganash, doit prendre la parole, aujourd'hui, devant un groupe d'écologistes.Ayant appris le passage dans la capitale catalane d'une délégation de Cris, Hydro-Québec y a aussi dépéché des représentants, qui ont pour mission de parler aux journalistes espagnols et aux personnalités rencontrées par les Cris.La délégation crie a porté I Odeyak jusqu'à l'hôtel de ville de Barcelone, hier.PHOTO Revtrr «Devant la campagne de désinformation menée dans le passé par les représentants des Cris à l'étranger, Hydro-Québec estime nécessaire de se rendre partout où les Cris manifestent publiquement pour défendre son intégrité et celle du Québec et du Canada», explique le chef des relations avec les médius de la société d'État, Guy Versailles.«C'est organisé par et pour les Cris et les gens de Barcelone, je ne vois pas pourquoi Hydro vient», lance de son côté Brian Craik, porte-parole du Grand conseil des Cris.Une dizaine de Cris du nord québécois et deux de leurs collaborateurs se sont rendus en Espagne à l'invitation du maire de Barcelone, a expliqué M.Craik.C'est un collaborateur des Cris qui les a mis en contact avec le maire Pasqual Maragall.Ce dernier a rencontré une première fois des représentants des Cris lors d'un séjour aux États-Unis.Hier, les Cris ont porté du port de Barcelone à l'hôtel de ville leur canoé Odeyak, qu'ils décrivent comme un symbole de leur opposition au projet Grande-Baleine et qu'ils ont déjà emmené en Hollande et à New York.En soirée, ils devaient participera un souper en compagnie d'artistes et de politiciens, a indiqué M.Craik.«C'est un message aussi positif que possible qu'on veut livrer aux Îens d'Europe», assure M.Craik.In message évidemment axé sur l'environnement.«|e pense qu'en Espagne, dit-il, un projet comme Grande-Baleine ne pourrait pas être construit.» Selon le porte-parole d'Hydro-Québec, la presse espagnole a accordé jusqu'à maintenant une «couverture minimale» aux Cris.Mais dans certains reportages, dit Guy Versailles, on aurait tendance à confondre le gouvernement québécois et Hydro-Québec.Les représentants dépéchés par Hydro \u2014 des employés du bureau permanent à Bruxelles et un délégué de la vice-présidence aux Affaires amérindiennes \u2014 remettront notamment à leurs interlocuteurs à Barcelone un document d'une cinquantaine de pages en espagnol préparé pour le Sommet de Rio.Chaussures ae qualité en FAILLITE Christina Noble: des rues de Dublin à celles de Hô Chi Minh Ville (Saigon) POUR FEMME: Contoura Thomas Wallace Ted Lapidus 4o70 de rabais surtout POUR HOMME Hartt Florsheim WHITE CROSS \u2022 RÉG.100s à 135* : : \" v.POUR: \"29951 .3995$.49955.5995$: LgaM war., wtr.,12 h à 18 h \u2014 Jan., van., 12 h à 21 h \u2014 Sam., 10 h à 17 h 1 VENTE PAR: TOUCHE ROUSS, encanteur 6914, rue ST-HUBERT SEULEMENT 13042916 S i n 0 n, j om p 0 s e 2a Montr e a i, le 2 S l -8688 ou, sans frais, le li .800 563-8688.CWB/tfu/& JULES BE LIVE AU ¦ «Chaque enfant devrait non seulement vivre, mais avoir une vie heureuse.Les enfants de la rue ne sont pas qu'au Brésil.Il y en a partout dans le monde.Pourquoi tant d'enfants souffrent-ils?Pourquoi tant d'enfants sont-ils abandonnés, maltraités et exploités?Cela n'est pas acceptable!» Christina Noble parle sans arrêt.Elle gesticule, se lève d'un bond pour marteler énergique-ment le plancher, touche le bras Ancienne enfant de la rue dans la ville de Dublin, en Irlande, Christina Noble travaille aujourd'hui auprès des enfants abandonnés de Hô Chi Minh Ville, au Vietnam.rn nous avez*vols n OUBLIÉS?''-.-.\"V mOféa n» *-< àe«Mvèrr«m*£Hjl e ¦J«Zt R E S U LTAT S I o t o q u NUMÉROS 884174 84174 4174 174 74 Tirage du 92-06-19 LOTS 50 000 $ 5 000 S 250 S 25 $ 5$ 1 000 $ 100 $ 10$ ¦ IMTER35 RLUS: Tirage du ' 92-06-19 NUMÉROS 076661 76661 6661 661 61 .NUMÉROS MOBILES LOTS 250 000 S 2 500 S 250 S 25 S I0 S 52138 8546 908 I 000 $ 100 S 25 S Tirage du 92-06-19 12 14 18 21 22 27 32 34 35 48 51 56 64 51 66 23 24 38 41 £7_ Prochain tirage: 92*06-20 Tirages du 92-06-15 au 92-06-20 lundi mardi mercredi jeudi vendredi samedi 768 169 997 132 454 137 1954 9658 1997 8964 1219 6913 Tirage du 92-06-19 NUMÉRO DECOMPOSABLE NUMÉROS 2490852 490852 90852 0852 852 52 LOTS 1 000 000 $ 5 000 $ 500 $ 100 S ?5 $ 5 S T VA, le réseau des tirages L« modalités d'encaissement des billets (jiUjrvnts paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière .< priorité.0 tato-quebec \u2022 es» 04$ I?É S U L T A T S loto GAGNANTS q u e b e c LOTS Tirage du 92-06-20 9 11 32 34 35 48 6/6 5/6* 5/6 4/6 3/6 0* Numéro compftmcntafrv: 42 Ventes totales: Prochain gros lot (approx.j: Prochain tirage.Tirage du 92-06-20 numéros 225103 25103 5103 103 03 3 LOTS ioo00o $ i 000 $ 250$ 50$ 10$ 2 $ Tirage du 02-06-20 13 14 17 20 24 34 40 43 49 51 52 55 62 63 66 69 Prochain tirage: 92-06-22 S EtiC T Tirage du 92-06-20 GAGNANTS LOTS 1 20 27 31 37 42 Numéro complémentaire: 6/6 5/6* 5/6 4/6 3/6 -co**1' mise-tôt 2 10 24 29 GAGNANTS LOTS Ventes totales: Gros lot a chaque tirage: 1 000 000,00$ TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des biMets.En cas de disparité entre cette Hste et la liste orocieWe.cette dem*ere a priorité.TOUS LES PRIX SONT AFFICHÉS PLUS BAS QUE JAMAIS AU-DELÀ DE 300 VÉHICULES PRÊTS À LIVRER FINANCEMENT DISPONIBLE SUR PLACE ONDA NISSAN TOYOTA BR0SSARD HONDA BROSSARD NISSAN BROSSARDTOYOTA FARK AVENUE BMW RARK AVENUE VOLKSWAGEN du journaliste en lâchant une autre de ses phrases choc, se rasseoit.L'Irlandaise de 47 ans a elle-même connu la rue duns sa villfi de Dublin lorsqu'elle n'était encore qu'une enfant.Aujourd'hui, elle travaille auprès des enfants de la rue à Hô Chi Minh Ville, au Vietnam.«fc suis au Vietnam depuis 1989, dit-elle.En 1971, j'ai vu en songe des enfants vietnamiens.Pourquoi?Comment?|e ne le sais pas.Mais ce que je sais, c'est que j'ai vu dans mon rêve ces en* fants qui couraient et moi derrière qui essayais de les rattraper.Étrange, n'est-ce pas?» Christina Noble n'explique rien.Elle serait d'ailleurs incapable de se lancer dans quelque démonstration théorique.Mais sc$ discours, ses gestes, même ses silences sont remplis de messages.«À Dublin, racontc-t-elle, j'ai vécu dans les rues, les parcs, les toilettes publiques.|'ai dormi dehors comme un animal.Mais je conservais ma dignité, ce qui n'est pas facile.» Christina Noble n'avait que 10 ans lorsque sa mère est morte.Abandonnée par son père alcoolique, elle est restée seule, sans toit, avec trois de ses six frères et soeurs.«Ils étaient tous plus jeunes que moi, dit-elle.Je suis devenue leur maman.Ils m'appelaient «mammie», puis « mom ».Bientôt placée en institution, la jeune Christina s'est enfuie quelques fois pour regagner la rue: «Pourquoi devais-je être punie?souligne-t-elle tout simplement: le ne pouvais pas vivre comme un* oiseau en cage, ne trouvant là aucun aucun amour.» Pourtant oui, la petite Christina a rencontré un jour en institution une grande personne qui lui a témoigné de l'affection.Cette femme s'est assise par terre devant l'enfant, l'a regardée dans les yeux avec douceur et lui a dit : «Dis-moi ce que tu ressens.Dis-moi comment tu souffres.» Au Vietnam, aujourd'hui, Christina Noble s'entretient ainsi souvent avec des enfants.Elle écoute ce que leur coeur a à dire.Elle les presse dans ses bras, les écoute pleurer et pleure avec eux.les fait sourire en chantant sa chanson fétiche You are my sunshine, my only sunshine et les fait carrément s'esclaffer en imitant Charlie Chaplin.Christina Noble connaît une foule d'enfants de la rue à Hô Chi Minh Ville.Elle a mis sur pied un centre médical et un hôpital abritant de 100 à 120 enfants mais en recevant un millier par mois.Elle a ouvert également trois écoles, qu'elle a baptisées justement « Sunshine schools ».Et elle rêve d'ouvrir un refuge pour héberger les enfants de la rue et d'établir une coopérative grâce à laquelle des enfants pourraient apprendre un métier qui leur permette de vivre.L'ancienne enfant de la rue irlandaise ne maîtrise pas encore très bien la langue vietnamienne.Mais elle ne voit pas là un obstacle majeur a son action.«Quand il y a de l'amour, dit-elle, les langues ne sont pas un problème.Le langage de l'amour suffit.» Les enfants vietnamiens, eux.savent cela.Ils reconnaissent de loin leur grande amie blonde, qu'ils appellent «marna Tina», ou encore «Bui Doi», qui signifie «Enfant de la rue numéro 1 ».Christina Noble était récemment de passage à Montréal afin d'y rencontrer des personnes ayant entendu parler de son travail au Vietnam et désirant participer à la mise sur pied au Canada d'un organisme sans but lucratif dont le nom a déjà été trouvé: In «Fondation Christina Noble ».(On peut communiquer avec cet organisme en adressant ainsi ses envois: Madame Agnès Bries Fondation Christina Noble, C.IV 679, Succursale Côte-des-Neiirtr.Montréal H3S 2V4.) ME LA MANQUEZ PAS! - BOUL TASCHEREAU, À L'OUEST DU PONT CHAM PLAIN LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 21 JUIN 1992 A5 LE MAGASINAGE TRANSFRONTALIER Janv.92 Juin 92 Québécois ayant fait des achats personnels aux États-Unis au cours des six derniers mois 13% 14% Nombre de fois 3,7 4,7 Montant moyen dépensé par personne 547 $ 530 $ Les Québécois passeront leurs vacances au Québec Les consommateurs ont dépensé en moyenne 530$ aux États-Unis ¦ Les consommateurs québécois ont multiplié les visites aux États-Unis pour y faire leurs achats, au cours des derniers six mois, y consacrant en moyenne 530 $, révèle un sondage CROP-Ia Presse mené au début du mois auprès de 1045 répondants à travers le Québec.Quatorze p.cent des adultes sondés, soit sensiblement autant qu'en janvier, déclarent avoir fait des achats personnels outre-frontière au cours des dernier mois.Les francophones ont été nettement moins actif à ce chapitre que les non-francophones (soit dans des proportions de 10 et 35 p.cent, respectivement) et les Montréalais, un peu moins que les autres Québécois.En moyenne, les Québécois ont fait des achats aux Etats-Unis en 4,7 occasions au cours des derniers six mois alors qu'ils avouaient 3,7 visites du genre en janvier alors que La Presse mesurait pour la première fois l'ampleur du phénomème lié au haut niveau de taxation au Canada ag- gravé avec l'entrée en vigueur de la TPS.Les sommes consacrées à ces emplettes américaines ont légèrement diminuées depuis six mois, passant de 547 $ par personne à un néanmoins toujours substantiel 530$.Les travailleurs autonomes y ont consacré les plus importantes sommes, soit 935 $, les employés du secteur public y ayant dévolue les moindres, soit 305 $ en moyenne, selon leurs dires.Seize p.cent des consommateurs avouent avoir effectué ces achats aux États-Unis lors de voyages entrepris spécifiquement à cette fin.11 s'agit d'une baisse notable par rapport à la proportion de 25 p.cent mesurée en janvier, un an après l'introduction de la TPS.Mais 12 p.cent, et non plus six p.cent, avouent maintenant joindre l'utile à l'agréable.Pour plus des deux-tiers des consommateurs, cette fois encore, les achats transfrontaliers ont été effectués à l'occasion d'un voyage d'affaires ou de vacances.¦ Cet été, bien des Québécois ne prendront pas de vacances et ceux qui peuvent encore profiter des beaux jours, le feront généralement au moindre coût, la majorité demeurant au Québec, le tiers plantant le camp chez eux ou au chalet.Interrogés sur leurs projets d'été, dans le cadre d'un sondage CROP-La Presse, 37 p.cent des Québécois ont annoncé qu'ils ne comptaient pas prendre de vacances d'ici la fin du mois de septembre, tandis que trois p.cent hésitaient encore.Quant aux projets de voyage de plaisir de quatre jours et plus, 46 p.cent des répondants y renoncent alors que quatre p.cent ne savent pas.«Cela ne m'étonne pas, de commenter M.Gustav Bamatter, vice-président exécutif de l'Association des hôtels du grand Montréal qui a lui-même reporté ses vacances à l'hiver.Les Québécois \u2014comme l'ensemble des Canadiens \u2014 ont perdu confiance dans l'économie et marchent la ceinture serrée».Dans un contexte économique et fiscal normal, évalue-t-il, jusqu'à 80 p.cent de la population s'offriraient des vacances estivales.Les résultats varient selon les divers sous-groupes de la population, les plus fortunés étant nettement plus susceptibles de prendre des vacances pendant la période estivale que les moins bien nantis: les projets de vacances d'été passent de 35 p.cent chez les ménages ayant un revenu annuel inférieur à 20 000 $, à environ les deux-tiers chez ceux dont les rc- Bfii ES il\tS UN SONDAGE ?Ht '\u2022' t'A o \u2022'\u2022'¦Kl .*\u2022 J'y.\t[CROP 'v.\\\ti La Presse V venus se situent entre 20 000 et 50 000 $, et à 83 p.cent pour ceux profitant de revenus de plus de 50 $.La large majorité des estivants, soit 55 p.cent, prévoient passer leurs vacances dans la belle province.Sept p.cent optent pour l'Ontario, six p.cent se baladeront dans les Maritimes et deux p.cent visiteront l'Ouest canadien.Alors que le dollar canadien est à son plus bas niveau en quatre ans, à moins de 84 cents US, seulement 20 p.cent des vacanciers reluquent encore les plages du Maine ou d'autres destinations des États-Unis et cinq p.cent prévoient des vacances ailleurs dans le monde.Les francophones À cet égard, M.Claude Gauthier, vice-président et directeur de la recherche chez CROP, fait remarquer des différences importantes entre francophones et non-francophones.Ainsi, jusqu'à 62 p.cent des francophones visiteront le Québec alors que seulement 17 p.cent des non-francophones se promettent d'en faire autant.Ces derniers privilégient davantage les voyages ailleurs au Canada (le choix de 32 p.cent d'entre eux ) et dans le reste du monde (pour 16 p.cent).«La récession a ceci de bon que, comme en 82, les Québécois LA ROUTE DES VACANCES Les vacances préférées des Québécois: \u2014 A la maison ou au chalet \u2014 À la plage ou à la mer \u2014 Découverte (tourisme, voyage) : \u2014 Culturelles (musée, théâtre.) \u2014 Combinaison des précédentes \u2014 Autres Les destinations-voyage des Québécois: Le Québec L'Ontario Les Maritimes L'Ouest canadien Les États-Unis Ailleurs dans le monde découvriront leur province», commente M.Bamatter qui, à défaut de prendre des vacances estivales, prévoit néanmoins quelques excursions de pêche du côté de la Côte Nord, entre Tadoussac et le Saguenay, un «endroit féerique».Selon le sondage CROP-La Presse, près du quart des Québécois privilégient en général des excursions de découverte et un peu moins d'un cinquième préfèrent des vacances de plage.La plus forte proportion, soit 37 p.cent, s'en tiennent néanmoins aux vacances en terrain connu, à la maison ou au chalet.Cette année, les Québécois prévoient s'absenter de chez eux, en moyenne 10,6 jours, pour leurs vacances.Pour la majorité ( 54 p.cent ), le séjour ne durera pas plus d'une semaine.Juin 90 58% 7% 5% 2% 17% 8% M.Bamatter s'inquiète par ailleurs de l'impact qu'aura l'entrée en vigueur de la taxe de quatre p.cent sur les services hôteliers, le premier juillet prochain.Un précédent sondage, mené par Léger et Léger celui-ci, indiquait que près du tiers des Québécois prévoyaient modifier leur plan de vacances si les taxes hôtelières augmentaient.D'autant plus que les budgets de vacances sont limités.Selon notre sondage, 30 p.cent des estivants consacreront moins de 500 $ à leurs vacances (incluant le transport, l'hébergement et les repas) et 35 p.cent y allouent entre 500 et 1000 $.«C'est pas mal serré si l'on considère qu'une chambre d'hôtel au Québec coûte au minimum 55$ la nuité, plus les taxes», de dire le vice-président de l'Association des hôtels du grand Montreal.Agressée à deux reprises Presse Canadienne SAINT ROMUALD ¦ La police de Saint-Romuald recherche un individu qui a tenté d'agresser par deux fois une femme de cette localité située en face de Québec.L'homme d'une quarantaine d'années s'est manifesté pour la première fois jeudi, vers 8h, dans le stationnement d'une pharmacie.Visiblement animé d'intentions hostiles, il a eu le temps de tirer les cheveux de sa victime avant que celle-ci ne réussisse à lui fausser compagnie.Elle devait toutefois le revoir le lendemain matin, à une intersection de Saint-Romuald.Pendant qu'elle était immobilisée à un feu de signalisation, au volant de sa voiture, l'agresseur est descendu d'une autre automobile et s'est approché en brandissant un couteau à cran d'arrêt.Il a tenté d'ouvrir la portière du véhicule de la victime, mais celle-ci a prompte-raent quitté les lieux en pesant sur l'accélérateur.La victime s'est alors rendue directement au poste de police afin d'enregistrer une plainte.Bicentenaire des Institutions parlementaires du Québec Semaine du 21 juin 21 juin 1969 Jean-Jacques Bertrand est choisi comme chef de l'Union nationale.22juin I960 Élections générales.Le Parti libéral prend le pouvoir avec 51 députés contre 43 pour l'Union nationale.23juin 1810 En prison depuis mars et réélu en avril, François Blanchct est remis en liberté à cause de son état de santé.23 juin 1919 Elections générales.Le Parti libéral est reporté au pouvoir avec 74 députés, dont 43 élus «par acclamation», contre 5 pour le Parti conservateur.23 juin 1987 L'Assemblée nationale adopte le texte de l'accord du lac Meech et se prononce pour l'adhésion du Québec à la constitution.23 juin 1990 L'Accord du lac Meech devient caduc, faute d'appui unanime.24 juin 1856 Sanction du projet de loi pour rendre le Conseil législatif électif.25 juin 1912 Inauguration du monument Honoré-Mercier.26 juin 1937 Un groupe de dissidents de l'Union nationale, cinq députés et deux conseillers législatifs, annoncent la fondation du Parti national.27 juin 1792 Début d'émeute au bureau de vote de Charlesbourg.L'intervention du prince Edouard apaise la foule.27 juin 1936 Assermcntation du cabinet God-boul.Quatre des ministres ne sont pas membres du Parlement, ce qui égale le record de 1891.Nous avons négocié une bonne affaire et nous vous en faisons profiter! Vélos de randonnée 18 vitesses fabriqués au Canada! Ne manquez pas cette excellente occasion! 1.Vélo de randonnée «Frenzy» 18 vitesses.Avec: \u2022 freins a tirage latéral \u2022 Sybteme do dérailleur Shimano \u2022 Béquille et réflecteurs compris.Cadres 18, 20 ou 22 po pour hommes, cadre 18% po pour femmes; tubulure gros format.Fall Canada 1 m 2.Vélo de randonnée de luxe «Nighthawk» 18 vitesses.Avec: \u2022 Freins cantilever à tirage central avec leviers en alliage \u2022 Système de dérailleurs Shimano à changement de vitesses au guidon.Béquille et réflecteurs compris.Formats de cadre comme ci-dessus; tubulure gros format.19991 Renseignez-vous au sujet de la garantie du fabricant sur le cadre et les fourches.Assemblage mineur requis.Légers frais pour l'assemblage.Choix incomplet de tormats dans certains magasins.Vendus dans tous les magasins Eaton.Rayon des articles de sport, 261.Achats en personne seulement.avantages de carte Eaton Sur présentation do votro carte Eaton, obtenez, SANS FRAIS, la livraison à domicile ou au bureau avec achats totalisant 200.00 ou plus (à l'intérieur de notre circuit de livraison).L'offre prend fin le 1er août 1992.Achats en argent comptant aussi acceptés.EATON A gagner, l'un de deux 1er prix comprenant un voyage pour deux à bord du luxueux train - Royal Canadian** ou l'un de 15 voyages pour deux vers une destination Inscrivez-vous au concours CÉLÉBRATION CANADIENNE EATON! désignée au Canada.Fiches d'inscription et détails du concours au magasin le plus près de chez vous, jusqu'au 3 août 1992.Ttiomas Cook Service île voyjqi's Ai Delia ilh^kilun* MON Nous sommes.le grand magasin du Canada LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 21 JUIN 1992 Montréal en ville Moi, je loue.JOHANNE MERCIER collaboration spéciale ci!.a commence ces heures-ct Ici?, et la vraie fête du 350e ! Allez, profitez-en.Vous savez comme Expo 67 nous rend nostalgique, nous les 35 ans et plus, alors dites-vous que dans ans.on parlera aussi de l'été I992 comme du bon vieux temps.Aujourd'hui à l'affiche de Montréal en ville, variation sur un même thème, la location.À part les tables, chaises, verres, outils, tentes et costumes, c'est fou tout ce qu'on peut louer dans le Montréal du 35CK Et ça commence par.DES BICYCLETTES H Deux suggestions: une boutique à proximité de la piste cyclable du parc Lafontainc et deux promoteurs du Vieux-Port de Montréal.De un.Cycle Pop.ouvert récemment, peu avant le Tour de Hic.au 978 rue Rachel est.On peut y louer non seulement des vélos de ville, mais aussi des vélos de montagne, des tandems b vitesses, des remorques pour enfants, un support pour la voiture, des cadenas, des pompes, des casques, des sacs à vélo.Bref, vous entrez là en complet-cravate et vous en ressortez en sosie de Louis Garneau! Ces locations s'effectuent pour une journée, deux jours, à la fin de semaine ou à la semaine.Côté prix, quelques exemples: pédaler sur un tandem pour une journée coûte 35$; s'offrir une remorque pour enfants coûte 14$ la journée.48$ pour la semaine.On se déplace vers le Vieux-Port.On peut louer des bicyclettes à l'entrée Saint-Laurent du Vieux-Port, 8$ l'heure pour une 12 vitesses, 15$ pour un tandem.Le prix inclut le casque protecteur ou le siège pour bébé.Aussi des quadricycles: 4$ par adulte pour 30 minutes.3$ par enfant.DES PÉDALOS ¦ Pour la petite fille que j étais.pédalo rimait avec Ile Perrot.la campagne de mon enfance.Mais pour l'adulte que je suis, au moins quatre endroits a Montréal oû on peut en louer: le parc Lafontainc.le lac des Castors sur le sommet du Mont-Royal, le lac des Régates de l'île Notre-Dame et bassin Bonsecours du Vieux-Montréal.Tarif.6$ la demi-heure et 10$ de l'heure au parc Lafontainc et sur le lac des Castors.7$ l'heure sur le lac des Régates et 5 $ par adulte, 4$ par enfant ou 15$ par famille dans l'île du bassin Bonsecours.Voilà un passe-temps toujours agréable, dépaysant aussi.Et pas besoin d'être en vacances pour vous permettre cette fantaisie.Après une journée de travail, par une belle soirée d'été, ça fait une belle entaille à la routine.DES PATINS ¦ Ils ont l'aisance de Guy La-fleur, l'équilibre des soeurs Ste-ben et la témérité de Gilles Villeneuve (j'exagère un peu mais.).Reste à espérer qu'ils aient la prudence d'un Ben Johnson les jours précédant le grand test.Us déambulent dans la ville au rythme de leurs jambes musclées et quand nos voitures sont immobilisées dans la circulation dense et qu'ils nous doublent en nous laissant à notre pauvre sort, je crois que ce qu'on leur envie plus encore que leur forme physique, c'est leur liberté.Bien sûr ils respirent le monoxyde de carbone qui s'échappe de ma Honda, qu'ils ont chaud et parfois, malgré les apparences, qu'ils ont sûrement le muscle endolori, et qu'ils auraient peut-être envie d'être comme moi a l'air climatisé à écouter la cassette des Misérables.mais dans la vie, on ne peut pas tous friser naturel! Cette race de citadins-sportifs, on en voit de plus en plus en ville, chaussant la version moderne de nos patins à quatre roulettes, avec l'indipensable clé pour les ajuster, vous vous rappelé?.?Finie cette époque, voici l'avènement des patins à roues alignées.À défaut d'en acheter, on en loue chez Précision aligné (947, rue Duluth) à l'heure (5$), aux deux heures (9$) à la demi journée ( 15$) ou à la journée (20$).Ouvert sept jours par semaine de 10 heures à 21 heures.Alors si ça vous tente cet après-midi, vous avez beau.à moins qu'il pleuve.UN HÉLICOPTÈRE ¦ Il a fallu des années et un certain relâchement dans la réglementation municipale, le 350e aidant, pour qu'Hélicoptères Vi-king obtienne des autorités montréalaises la permission de survoler Montréal pour le seul plaisir des passagers.Hélicoptères Viking qui est présentement, avec 60 hélicos, le plus importante entreprise du genre au Québec, se spécialise dans les voyages vers le Grand Nord, comme elle a jadis été très active à la Baie lames.Mais elle vise aussi un autre marché, celui du tourisme.On peut donc découvrir Montréal de haut ( I 000 pieds au-dessus des édifices, comme l'exige la loi) tous les jours de la semaine de 11 heures au coucher du soleil (les vols de minuit, c'est pour plus tard, peut-être.).L'itinéraire aérien comprend le survol du Vieux-Port, de la Ronde, de l'île Sainte-Hélène, du Parc Olympique, du fardin botanique, puis retour vers le Vieux Port et c'est là paraît-il le plus beau moment du 'voyage*, avec le centre-ville droit devant.À une vitesse de 140 milles à l'heure (on ne les 'sent' pas) l'envolée aura duré six minutes.Le prix: 20$ pour les enfants.30$ pour les adultes (tarif de groupe pour 15 personnes et plus).Quatre passagers à la fois sont admis dans la bulle volante.( Hélicoptères Viking.angle Berri et de la Commune).UNE PLANCHE À VOILE ¦ Si vous êtes un mordu, vous en avez déjà une.Si vous êtes un adepte en devenir et voulez tester votre amour de la planche, vous pouvez toujours en louer.Ça coûte 11 $ l'heure, ça se passe au lac des Régates de l'île Notre-Dame.Il y a aussi des forfaits à utiliser tout au long de l'été: 10 heures pour 90$.20 heures pour 170$.Les planches, c'est pour les 7 ans et plus.Possibilité de cours cours privés, semi-privés ou en groupes.On loue aussi des canots pour se promener dans les lagunes (7$ l'heure) ainsi que des dériveurs (Optimiste.Sunfish, Laser et Mistral) entre 11$ et 22$ l'heure.Aussi en location: habits iso-thermiques pour plongée, apnée et planche.Tout ça se déroule au Pavillon des activités nautiques du Parc des Iles, île Notre-Dame (Informations: 872-0198).La marche par temps chaud et humide devient vite épuisante.Pourquoi ne pas louer une bicyclette ou un pédalo si vous visitez le Vieux-Port, le parc Lafontaine, l'Ile Notre-Dame?Cela vous semblera plus rafraîchissant et agréable.PHOTOTHEQUE U Press* Les maires de Montréal eus Wilson-Smith s'inquiète du gonflement de la fonction publique MONTRÉAL eWëte LUC collaboration spéciale LW Irlandais Richard Wilson-Smith est élu par acclamation à la mairie montréalaise en 1896, comme candidat des anglophones, même s'il lui manque une qualité essentielle: parler couramment le français.Wilson-Smith remercie d'ailleurs profondément les gens de toutes classes, de toutes nationalités et de toutes confessions religieuses de respecter ainsi, en l'élisant malgré son handicap, la règle non écrite de l'alternance des nationalités à la mairie.Le propos est de circonstance, bien sûr; c'est même devenu une tradition d'en tenir de semblables lorsqu'on est porté à la première magistrature municipale.Cependant, la gratitude de Wilson-Smith peut être d'autant plus grande que depuis quelques années déjà le conseil est aux mains d'une majorité francophone bien installée sur les instances executives de la ville.Pour tout dire, son élection tient bien plus aux stratégies de certains élus canadiens-français qui aimeraient bien voir leur chef de file bénéficier du même honneur dans un proche avenir qu'à un t.raditionnaiisme de bon aloi.Évidemment.les deux années de mandat du 24e maire de Montréal seront empreinte de cette domination polie.Gonfler et dégonfler la fonction publique Le nouveau maire a pleine conscience de sa capacité limitée d'intervention dans les affaires de 'sa' municipalité.'The powers and privilèges of the Mayor are very extensive in the public mind, but when accurately defi-ned they are realy very limited', admet-il.Ceux des comités du conseil sont en effet autrement plus imposant.Il exprime néam-moins l'intention d'identifier les maux qui affectent les finances municipales, maux auxquels les membres francophones du conseil ne sont du reste pas étrangers, et de leur proposer remède.Wilson-Smith estime heureux que des amendements récents à la Charte de la ville permettent à la cité de n'entreprendre des travaux publics qu'au moment où ses ressources le lui permettent; depuis cinq ou six ans.l'endettement de la ville n'a que trop progressé, a son avis.Heureux également que la révocation de fonctionnaires ne puisse plus se faire que lorsque clairement et sérieusement motivée et, pratique inédite, quelle exige le vote «les deux tiers des membres du conseil pour prendre effet.Ceux qui se plaignent du gonflement de la fonction publique i.v, ¦ * ' ?:¦¦¦¦ i Richard Wilson-Smith, maire de 1896-1898 municipale trouve néammoins chez lui un précieux appui.Selon Smith, certains départements ont plus de personnel que nécessaire à cause du dédoublement de certains services et de la présence d'employés 'surannés* sur la liste de paie.'Qu'il y ait une large proportion d'employés inutiles et incompétents, spécialement quand les nominations à des postes se font plus dans le but de se débarasser d'un importun qu'en fonction des exigences de la tâche à remplir, c'est indéniable*.Y aurait-il du favoritisme dans l'air?Ou bien souligne-t-il ce laxisme pour mousser sa propre proposition de politique d'embauché, très embryonnaire il faut dire.Toujours est-il que, sans nommer personne, Smith souhaite qu'on mette un terme à cette façon de faire.Aucun subordonné ne devrait être affecté à un poste par un comité sans une étude des besoins de l'administration, sans examen des capacités du candidat et sans autorisation préalable et obligatoire de la direction du service concerné.Du môme souffle, et assez paradoxalement, Wilson-Smith condamne catégoriquement le recours généralisé (et incontrôlé) à la sous-traitance.Les travaux et services devraient être assumés en priorité sinon en exclusivité par le personnel de la ville.Ce serait plus avantageux à tout point de vue: l'opinion des employés et des résidents serait plus facilement connue; on préviendrait l'importation et l'emploi (temporaire) de travailleurs à rabais, surtout qu'en hiver cet; te main-d'œuvre n'ayant plus ni revenu, ni même de logement, se retrouve à la charge de la municipalité.Ce serait une source de misère de moins dans la ville, en plus de donner des emplois à ses propres contribuables.Le maire fournirait-il à des problèmes différents des solutions contradictoires?Croître, mais à quel prix?Le grand mal toutefois, la cause première de l'embauche excessive de personnel comme de l'équilibre fragile du budget municipal, c'est l'effervescente période d'expropriation des dernières années.Montréal est une jeune métropole en pleine croissance; Smith en convient, s'en réjouit et contribue même de son mieux au maintien de cet état de chose.On l'a vu, par exemple, promouvoir l'idée du conseiller Rainvillc à l'effet de tenir à Montréal une exposition universelle en 1897.histoire d'accroître la renommée de la cité à l'étranger.Sous son administration, le conseil vote même 100 (XX)$ pour ce projet, sous réserve d'une participation des gouvernements supérieurs.Et le maire de diriger une délégation à Ottawa, à laquelle des citoyens se joignent spontanément et à qui le Grand-Tronc et le Pacifique-Canadien fournissent gratuitement le transport par trains ( flairant le bonne affaire! ) Le port est plus actif que jamais; Montréal grandit et le maire reconnaît la nécessité d'une modernisation des infrastructu- res urbaines.À ses yeux, l'erreur ne réside pas tant dans le fait d'exproprier pour fin d'amélioration des voies routières, d'installation de canalisations d'égout.etc.mais dans la manière de le faire.Nouvelle référence à peine déguisée aux pratiques du conseiller Préfontaine et à ses associés?Encore une fois, en n'identifiant formellement personne, le maire joue de prudence et use de diplomatie, à moins que ce ne soit un aveu d'impuissance.Chose certaine, il accueille comme une bénédiction l'abolition de l'article de la charte permettant, depuis 1890.qu'on exproprie avec compensation non seulement la frange de terrain comprise entre l'ancienne et la nouvelle limite d'une rue mais aussi tout édifice se trouvant en tout ou en partie sur cette portion de terrain.Cette disposition tout à fait dans le style de Préfontaine avait eu pour conséquence, prévisible et déplorable on s'en doute, de susciter une course à l'expropriation d'autant plus vive que les évaluateurs municipaux avaient une fâcheuse tendance à conclure des ententes extrêmement avantageuses.pour les expropries! La surenchère lors des expropriations dépassa tellement souvent les bornes d'un arrange- ment juste et raisonnable, elle atteint des sommets tellement supérieurs à la plus libérale évaluation immobilière qu'elle réduisit pratiquement à néant toute chance pour la ville de procéder au meilleur coût possible.Le maire, en tout cas.répétait à qui voulait l'entendre parmi les membres du conseil à quel point il importait maintenant de remédier à ces pratiques coûteuses.Mais dans cette assemblée composée en grande partie de propriétaires fonciers et de promoteurs, il y avait fort à parier que ses appels resteraient sans écho.Sans pouvoir décisionnel, le maire en était réduit a la critique et à la suggestion, à peser le pour et le contre de ceci ou de cela, sans plus.On peut s'en faire une idée en considérant sa position sur la question des annexions.D'un point de vue géographique, financier et hygiénique, les municipalités limitrophes doivent être annexées à Montréal, défend Wilson-Smith.Elles sont endettées et mal administrées.Certaines ont non seulement asphalté leurs rues mais aussi leurs ruelles.Quel luxe! En plus, elles concurrencent sévèrement Montréal grâce a des exemptions de taxes et des privilèges particuliers aux entreprises.Sur ces deux points, force est de consta- ter qu'elles sont allées trop loin, renchérit le maire.Mais, d'un autre côté, serait-il juste de faire assumer ce fardeau à l'ensemble des citoyens montréalais?Ici encore, le maire évite de se prononcer, coincé semble-t-il entre ses préoccupations de bon gestionnaire et le lobby des spéculateurs annexionnistes.Doit-on des lors s'étonner de l'hommage d'un Raymond Préfontaine, vieux routier de la politique montréalaise, à un nouvel arrivé comme Wilson-Smith, actif sur la scène municipale seulement depuis 1892 et qui n'y restera que six ans?D'après le premier, 'jamais maire n'a montré plus de zèle, de tact et de distinction, et n'a laissé un meilleur souvenir de son administration*.Évidemment, un conseiller dont les pouvoirs officiels et l'influence occulte n'ont subi aucune atteinte sérieuse durant l'administration Wilson-Smith devait bien cette marque d'appréciation bien sentie à son supérieur.honoraire qu'il devait remplacer aux élections suivantes.SOURCES: AVM, B44d026.24; Robert RumII- 'y Histoire de Montréal, tome III.Fides.1972: 267-271; C.Lamothe.Histoire de la Corporation de la cité de Montréal.1903: 321-323; La Patrie.15 octobre 1950; J.0.Borthwick.Historv of Montréal.1897: 214-215.283.~-YS*1 .V U 000 pi cor (1000 pl cor.de Lo^Cf avoTooeux.teo'j MMcoval.Prix o discuter, mit» : lour 9M-06JJ, soif 629-1613.cafi cappuciw DMt rtxrfkes installée dons votre rev-on FoncHonront a» k Ui piece du dollar.Investissement minimum.Dépanneurs, Oui oui.soJles de montre, etc.Le coté c'eitror nottlSU ITMMf FAlTtS foc I >enient des c entame s de dollars pur mois, sans même vous orplocer, nous députons ou QueOex.opportunité d*affo*re In-uovotxe dons le domaine de »o canvomrncrnon Apres lin Yves 1-267-1975 710 OCCASIONS D'AFFAIRES DOMAINE avec 11 cMets ?une maison.Site merveilleux, bordure rrvlere.ideal club prive, scoutis me, etc.près de oorf.A St-Roch de L'AçnlQon, 196 000$.SiB-6141 fJirPI^X superbe âCnrrremont qui \u2022.¦autofinance.560,000 S.Bokxice de vente disponible.27A-6270.GOUVERNEMENT, oreH^ subventions, petites entreprises nouvelle* exrstontes, 721-0594 joçjjj 94.LAVAL, restaurant bar terrasse.vente echonoe.525-7107; 671-7016 NOUVEAU DANS LA REGION DE MONTRÉAL ET QUEBEC TERRITOIRE exclusif, revenu minimal ?O0OSsemoine.Investissement 5000$.Offrez-vous une carrière stable et une sécurité frnon-ciere en dirigeant votre propre entreprise.Claude PoWter: (511) 451-610T RESTAURANT ool.ôufremonTtreT repute, style bhtre, européen, gros potentiel, toeot pour couple ou associes.326-qftiour.\" S\u20ac* v*E b§H*È>*ÔNtRÉs ETABLI DEPOTS 11 ANS Pour ouverture succursales, ftut tèrteui MMNjmert.m mi.715 SERVICES FINANCIERS A PLUS, ortetom atouts postdates, dVect-rapide.525-2661 718 ARGENT DEMANDE A RENDEMENT superleur, 1ère, 2e h/p.notoire.662-2312,973-1676 Al SE SOIN aroent 1ère 2e hyp.sur propriétés notoire 729.4332.AVONS demandw pour hvpotne\" oues, M.vente.Notoire, 525-2661 BESOIN 105 0001 1ère, propriété comm.447-2442, 939-3983 Real.PERIMON INC, Les cens d'affaires avisés font confiance à la rubrique des PROPOSITIONS D'AFFAIRES de LA MISS! pour obtmùt h$ MBUBXS «É8ATATV 205-7111 mbwamsamrms i*»oo>Mi-soia ANNONCES ENCAMtB 3S3-70OO Le Castel St-Lamber Jsidence pom retraités Logements neufs de 2 1/2 et 3 1/2 pièces .2 repos par jour à la salle à manger (optionnel) .Entretien hebdomadaire du logement (optionnel) .Accès contrôlé .Service de sécurité 24 heures .Surveillance médicale .Piscine .Nombreuses activités et services divers .Dimensions minimum 625 pi car.Grand balcon 0 Stationnement intérieur (optionnel) .Laveuse et sécheuse sans frais d'utilisation .Emplacement exceptionnel à proximité des commodités AUSSI DISPONIBLE CHAMBRE ET PENSION POUR 1 SEMAINE ET PLUS Pow w/mltc: Angle rue Hors f ail et av.Victoria fcNCOl! MtOKATION AVEC MONTRÉAL fête Renseignements : (514) 872-7292 4* arts et spectacles Les voiliers de l'espace - Terre ! Terre ! Planetarium Dow - 13h15.15hA5.20h30 - (5W 872-4530 Jusqu'au 6 sept Les Cent ans du cinéma Pans, Texas, de Wonders - Cinéma on plein air Boni.St-Laurent (entro Prince Arthur et ave des Pins) - 21h30 (514)843 6001 Bonjour Montreal, Bom-Dia! Spectacle théâtral Association Portugaise du Canada - 20h30 (514)844-2269 Cirque magique des clowns Centre do loisirs communautaire Lajcunesse (514)272-3633- Sur réservation Jusqu'au 12 oct \u2022 Les domestiques soulèvent la poussière Complexe Guy Favreau-12h00 à 13h00 (514) 5254859 Les belles-soevrs, jouée par le « Yiddish Theatre n Centre Saidye Bronfman - 14h00 et 20h00 (514)7397944 Jusqu'au 21 juin Sault-nu-RecolIct.un trésor à découvrir ! Spectacle « son et lumière » Église de la Visitation 21h30 (514)389-5921 Jusqu'au 26 juin Place du 350 Metro Berri-UOAM Brunch musical Ensemblo du Carré St-Louis - 12hO0 Fête foraino Salamanca, danses argentines - 14b00 Aluko/Boni Musique tnbalo - Guyane française 2ûh30 - (514)872-7292 expositions Portos ouvertes au Biôdome Parc Olympique (métro Viau) - 9h00 à ! «.ru (514)872-3034 Marie-Joseph Angélique College Dawson - 9h00J21hÔ0 (514)481-3598 Premier Salon international de la sculpture extérieure de Montréal Vieux-Port, jetée King Edward (514)842-4300 Jusqu'au 7 sept Découverte du Sud-Ouest Exposition du XVII\" siècle à nos |Ours Edifice Le Nordelec - 9h00 a 19h00 i (514)937-7025 Jusqu'au 30 juin Dentelles anciennes et contemporaines L'art dentellier en Belgique Musée des Arts décoratifs de Montreal (514)2592575 Jusqu'au 30 août Expotec/lmax La musique, une question d'onde Vieux-Port, jetée King Edward (514)496-h\\1AX Jusqu'au 10 oct Fortin, le peintre de Montréal Musée Maîc-Aurele Fortin (514)8456108 Jusqu'au 12oct Images du futur 92 Montréal, ville du futur Vieux-Port - lOhOO (514)849-1612 Jusqu'au 20 sept.' i La vie des aînés dans le nord de Montréal à travers trois siècles d'histoire Centre Berthiaume-Du Tremblay 12h00à13h00 (514)382-0310 Jusqu'au 25 juin > Histoire du Jouet Les aventures de Ludo Joujouthèque et Vieux-Port (514)5232643 Jusqu'au 7 sept Le génie du sculpteur dans l'oeuvre de Michel-Ange Musée des Beaux-Arts (Pav.Sud) (514)285-1600 Jusqu'au 13 sept.» Les 200 ans de l'église protestante à Montréal Église St-Jean/Erskine and American United (514)849-3286 Jusqu'au 12oct \u2022 Les histoires de nos vies Centre communautaire gais & lesbiennes de Montréal (514)528-8424 Jusqu'au 30 |um Mission Montréal Musée David M.Stewart (île Ste-Hélène) (514)861-6701 Jusqu'au 12 oct » Montréal 1942-1992 L'anarchie resplendissante de la peinture Galerie de l'UQAM, pav.Judith Jasmin (JR-120) (514)987-8421 Jusqu'au 2 août Montréal en fête, Montréal en fleurs Jardin botanique (514)872-1400 Jusqu'au 8 août \u2022 Montréal en projet 10 années d'architecture urbaine Centre do Design do l'UQAM (514)987-3395 Jusqu'au 28 |u.n Montreal, carrefour d'échange et de commerce Pointe-à-Calliere, musée d'archéologie et d'histoire de Montréal Enfants moins de 12 ans : entrée gratuite (514)872-9150 Jusqu'au 12 oct Montréal,terre d'asile L'accueil des réfugiés à Montréal Centre Strameam - (514)528-1959 Montréal, ville de cinéma Cinémathèque québécoise Musée du cinéma - 18h00 à 22hfJ0 (bl4)842-9763 Jusqu'au 4 oct Musée des Hospitalières de I Hôtel Dieu de Montréal 201.avenue des Pins 0.(514)849-2919 Jusqu'au 12oct Place aux Montréalais ! Centre d'histoire de Montréal 1514)8723207 Jusqu'au V nov.1 Points de vues Parc du Mont-Royal (observatoire) (514)844-4928 Jusqu'aulOoct * Pointe-aux-Trembles en évolution Maison Wilson-Beaudry- lOhOO (514)8722643 Jusqu'au7sept Rome, 1000 ans de civilisation Palais de la civilisation (514)872-4560 Jusqu'au 27 sept > Rosemont une histoire de quartier Collège de Rosemont (carrefour étudiant) (514)597-2581 Jusqu'au 9 août Transit 92 Navire Fort St-Louis - Vieux-Port (514)5279221 Jusqu'au 12 oct.> Tur Malka : deux siècles d'histoire juive à Montréal Bibliothèque publique juive (514)931 7531 Jusqu'au 26 juin > Un fleuve, un quartier, une ville Maison de la Cufture Frontenac (514)872 7882 Jusqu'au23août Marché Bonsecours 350.rue St-Paul Est Montréal, une histoire è suivre: quatrième volot de l'exposition présentée aux Muséos du Château Ramezay, David M.Stewart et McCord d'histoire canadienne.Racines du futur, f aventure des communications è Montréal: une présentation de Bell Canada, Northern Telecom.Recherches Bell Northern et Bell Cellulaire.A mille lieux: des installations-vidéo.Kahswenhttui: introduction à la cufture amérindienne.Exposition temporaire : ' Clins d'oeil et collections.(514)872-7292 Tous les jours, de lOhOO à 18h00 Fermé le mardi ET BIEN D'AUTRES ENCORE ! RENSEIGNEMENTS : (514) 872-7292 à ne pas manquer Portes ouvertes au Parc Olympique Cette journée portos ouvertes fera la joie des potrts comme dos grands I Venez redécouvrir les attraits du Parc Olympique.Entrée gratuito: funiculaire, ballade, navette, piscine (bain libre), stationnement Visite : aire de jeu du stade et démonstration avec le Regroupement loisir Quebec ; chambre des jouours des Exoos.Animation sur los aires extérieures : mascottes ot personnages variés, échassiers, jongleurs.Parc olympique (métro Viau)-9h00 a 18hOO (514)252-4141 \u2022 Activité gratuite ?Activité vedette Pour de plus amples renseignements, consultez le calendrier officiel.Sujet à changements sans préavis.L L S CiKANDS l'AUT I N N IRIS___ MOLSON OKEEPE ésso: LN COLLABORATION AVI i Ville de Montréal Tourisme Québec Canada En route if era fe pare LaFontaBne Michel (à droite) et Jonathan (à gauche) ne sont pas plus hauts que trois pommes, .mais déjà ils T ont le sens 111 des respon-\\m& sabilités en-vers les deux plus v.-.v-' ;ï::: : :-:;x;:*:>-\" MONTRÉAL '«\"**.«*' AU QUOTIDIEN % voiturette) et Maxime, qu'ils amènent avec eux au parc La-Fontaine.Notre collègue Pierre Côté les a photographiés rue de Lanaudière.La magie d'une grande ville Montréal accueillera, du 27 juin au It juillet, le «Sommet des 10-12».qui réunira 17 jeunes âgés de ÎO à 12 ans venus des quatre coins du pays et choisis parmi quelque 2000 participants à un concours organisé par la Société Radio-Canada dans le cadre des festivités du 350c anniversaire de Montréal.La Presse publiera quotidiennement, pendant les deux prochaines semaines, un message rédigé par ces jeunes avant qu'ils ne quittent leur patelin en route pour Montréal.ontréal, ville dynamique et jeune! Difficile à croire qu'elle a eu 350 ans il y a à peine quelques jours! L'expérience que je vais vivre à Montréal sera pour moi inoubliable, je suis souvent venue à Montréal mais lors de ces visites, je n'ai jamais visite la ville comme il faut.C'était la plupart du temps pour rendre visite à des parents.Quand j'étais petite, j'adorais aller à Montréal, l'ai- mais bien cette grande ville vivante! Au cours des années qui ont passé, j'ai déménagé à Toronto, je ne pouvais donc pas aller à Montréal aussi souvent que d'habitude, car auparavant j'habitais à Hull.C'était donc plus facile d'y aller.Durant la relâche de mars, je me suis rendue à Montréal avec mes parents.Comme mon père avait des rendez-vous importants, j'ai passé mes journées avec ma mère.Nous avons visité le Musée des beaux-arts, l'exposition du Guggenheim et celle de «Snoopy».Nous avons aussi visité l'Inscctarium.C'était vraiment passionnant sauf que je ne peux pas dire que j'ai vraiment apprécié l'exposition des insectes vivants.Surtout les blattes! Pourtant, même s'il y a certains insectes répugnants, on y apprend des tas de choses instructives et intéressantes! 11 faut voir l'autre côté des choses! l'aimerais vraiment retourner voir l'insectarium et c'est une des nombreuses raisons pour lesquelles je ne peux pas attendre que mon séjour à Montréal débute! l'ai également revu ma meilleure amie Annabelle qui elle aussi aime beaucoup Montréal.Elle était en vacances à Montréal comme moi.Le fait que cette ville soit francophone est aussi très important pour moi.le crois qu'il est essentiel de conserver la culture francophone au Canada.À Montréal, je retrouve une ambiance semblable à celle de Toronto sauf qu'on y parle le français.Chaque jour, je pense sans arrêt au «Sommet des 10-12» et je me tourne les pouces en attendant le 27 juin, date de départ.Attention Montréal, me voici! Catherine Paris, 12 ans, de Scarborough, représentante de Toronto, en Ontario.v.v>.V.V LE MONTREAL DES 10*12 ANS LES MONTRÉALAIS SE RACONTENT Hommage à trois maires pour la fête des pères n ce jour de la féte des pères, permettez-moi de vous parler de trois de nos derniers maires.D'abord Camillien Houde.Ca-millien, tout l'monde l'aimait.11 avait le don de la parole.Quand Maurice Duplessis était en campagne électorale, il n'oubliait jamais d'inviter son ami Camillien à la tribune à chaque fois qu'il venait à Montréal.Et Camillien, avec sa verve et son humour, donnait un spectacle digne des grands humoristes d'aujourd'hui.Camillien était un homme simple, il adorait parler à tout l'monde.Quand il marchait dans la rue, il avait un bon mot à dire à tous ceux et celles qu'il rencontrait.11 fut maire pendant les années de la crise de sorte qu'il n'a pu réaliser de grands projets, mais il a su diriger la ville avec tact et compétence, et surtout permettre à ses concitoyens de garder espoir et de conserver leur moral.lean Drapeau est entré en lion à l'hôtel de ville.Sa vision de la ville était internationale, et c'est bien connu, il est le meilleur vendeur au monde.Avec Expo 67, il a mis Montréal sur la carte du monde.Moi-même, comme beaucoup de gens que je rencontre, je suis encore émerveillé par cet événement grandiose qui nous a permis de faire connaissance avec les langues et les habitudes de vie de presque tous les pays du monde.Et par ricochet, Expo 67 a permis au maire Drapeau d'arracher des argents au gouvernement fédéral et provincial pour la construction du métro, de l'autoroute Décarie, de l'autoroute Bon a venture, etc.C'est aussi lean Drapeau qui a stimulé le développement vers l'Est de Montréal avec la place Radio-Canada, le stade Olympique, le village Olympique, etc.Merci Jean Drapeau! Et je propose qu'on donne le nom de boulevard lean-Drapeau à la rue Sherbrooke, ou de place Jean-Drapeau à Terre des Hommes.Pour le maire Jean Doré, l'année 1992 sera décisive.C'est cette année qu'il doit démontrer ses talents.La force de monsieur le maire, c'est son attachement envers les gens simples.Les fêtes de Montréal, il les a conçues pour les gens de Montréal, et nous devons l'en remercier.La plage à Jean Doré, comme tout le monde se plaît à l'appeler, quelle belle réalisation, avec tous ces gens qui se baignent en plein coeur de la ville.Fallait l'faire, monsieur le maire! N'oublions pas non plus qu'il a redonné au Champ-de-Mars sa vocation naturelle d'espace vert.Et que dire du Vieux-Port et du marché Bonsccours où je vais souvent, que vous avez réaménagés, embellis, reconstitués.Bravo! En terminant, j'aimerais dire que j'ai un jour rencontré M.Doré dans une pharmacie avec son enfant dans ses bras.11 m'a paru être aussi bon père que maire9 Phil CHARBONNEAU, Montréal Énigme résolue LW énigme du quatrième personnage de la photo des Trépanier publiée le !.> juin dernier est maintenant résolue grâce à une dame Bengle, qui a reconnu son cousin, Armand L.Godin.Décédé il y a une dizaine d'années, M.Godin était probablement à l'emploi de la Société des Artisans lorsque la photo fut prise, au debut des années 1960.L'affaire du crucifix outragé ontréal, 28 juin 1742.Le cordonnier Charles Robidoux, chez qui on a volé trois cents livres cachées là par sa mère, a demandé secours au soldat François-Charles Havard de Beaufort.Celui-ci, grand parleur et pour cette raison surnommé «l'avocat» est, jusqu'à preuve du contraire, un grand faiseur.Pourtant, Il a promis de trouver le voleur.Mieux! 11 en fera apparaître le visage en pleine lumière, devant autant de témoins que Robidoux le voudra.N'a-t-il pas, grâce à ses tours de passe-passe, retrouvé la «bague de pris», perdue il y a cinq ans par Marie de La Porte de Louvigny?N'y est-il pas parvenu «par quelque subtilité et tours de cartes plus propre à intimider le menu peuple qu'infaillible pour découvrir les auteurs du vol » ?Une soirée improvisée De tels états de service méritent rétribution.Beaufort s'exécutera moyennant 20 livres.Robidoux lui en remet six en acompte, pour les «drogues» dont Beaufort «vouloit se servir pour donner plus de poids à son secret».Il bat plus tard la campagne, invitant tout un chacun, ses confrères cor-donniers et sabotiers en tète, à la belle soirée improvisée dont la vedette sera le redoutable Beaufort, maître ès gobelets, spécialistes des «tours de badiner y» et réputé animateur des cabarets locaux.À 20 h, ce jeudi fatidique, le tout Montréal prend le frais autour de la maison de Robidoux.Ils s'appellent Lehoux, Guérin, Lanoue, Bariteau dit Lamarche, Sérat dit Coquillard, Romain dit Sanscrainte, Dumouchcl, Lcgras dit lasmin.Le soir tombe lentement, don- LE MONTRÉAL DES LÉGENDES HÉLÈNE-ANDREE BIZIER JACQUES LACOURSIÉRE collaboration spéciale nant du relief au mystère qui se joue sur la table où, du seul fait qu'ils soient réunis pour servir la magie, les objets les plus communs semblent diaboliques.Les drogues d'abord: il s'agit de trois petits paquets de poudre d'arcan-son pilé et de poudre à fusil, des cartes à jouer, une bougie, deux chandeliers, des miroirs, une serviette, deux vieux ouvrages, de l'huile d'olive.Dans la maison et dehors, les curieux ont les yeux ronds.A ce que le Beaufort a promis, la face du voleur apparaîtra dans le miroir et il sera confondu! Rien n'est perdu des simagrées de Beaufort, qui a réclamé un crucifix sur lequel est couché un petit Christ couronné d'épines de cuivre.Beaufort se lance alors dans des invocations latines, mélange l'huile et la prétendue poudre magique, en répand quelques gouttes aux extrémités du crucifix, montre la croix au miroir et la passe enfin sous la flamme de la bougie.Les curieux ont comme un frisson.Le vague sentiment de participer, quoiqu'on retrait, à un véritable sacrilège.Tout ce trouble pour rien.Malgré toute la poudre lancée au dos du miroir, malgré les trois croix tracées sur la cheminée, Beaufort s'est démené sans résultat.Ni Dieu ni Diable n'ont collaboré et au bout d'une heure, on com- prend que le voleur n'est pas près d'être pris.Beaufort inculpé, Robidoux s'enfuit Mais la rumeur, bien alimentée par toutes ces langues qui pourront jurer avoir assisté à la séance, se répand.Trois jours après son crime, Beaufort est arrêté et emprisonné sous l'accusation «d'avoir fait le devin et des pronostications défendues par les ordres de nos roy et d'avoir prophané dans ses opérations un crucifix».Tout est en place pour une enquête qui va s'étirer jusqu'aux derniers jours du mois d'août.Le 30 juin, les hommes de justice assignent une douzaine de témoins à comparaître.Charles Robidoux a pris la poudre d'escampette, mais afin que personne n'ignore qu'il la prêté sa demeure à l'infâme sorcier, «un cry public au bruit de la caisse» est fait sur la place du Marché (actuelle place Royale).Personne à Montréal ne pourra prétendre ignorer que la présence de Robidoux est requise par le tribunal civil et criminel de la juridiction de Montréal.Prudent, enfin conscient de la gravité de son geste, Beaufort tente de faire passer la mystérieuse séance pour une activité sans gravité.Insignifiante.Mais, s'il s'agissait d'un jeu, pourquoi a-t-il accepté d'être payé?Beaufort ment.Commençant par dire qu'il n'a rien reçu avant d'admettre, devant l'évidence qu'il a été trahi par Robidoux, qu'en effet, il a reçu quel-qu'argent.Sorcier ou pas?Dès le début du procès, on a compris que l'enjeu consiste à découvrir si Beaufort est un sorcier et s'il a, pour exercer ses talents, vraiment profané le crucifix qu'à sa demande Charles Lanoue est allé décrocher du pied de son lit.Soupçonné de complicité, ce dernier ne se souvient que des détails incriminants pour Beaufort.C'est, affirme-t-il.l'accusé qui, voulant rassurer la femme de Robidoux, a demandé qu'on apporte le crucifix «mais il ne sait pas qui fut le chercheur ni qui le livra à la femme de Robidoux».Enfin pris, Robidoux sur qui pèse l'accusation «d'avoir souffert que dans sa maison le dit Havard ait commis des profanations» est forcé d'admettre les faits, y compris celui d'avoir emprunté les quelques livres versées à Beaufort le matin du 28 juin 1742.Cinq ans de galère 1 Le 30 août.Beaufort, reconnu coupable d'avoir pratiqué la magie avec un «livre intitulé Extraits des propres paroles de Jésus-Christ dans les quatre évan-gélistes des actes des apostres et de l'apocalipse avec une crucifix», est condamné à cinq ans de galère sur les vaisseaux du roi \u2014 on ne badinait pas avec ces choses-là!\u2014 ainsi qu'à parader dans la ville, «nud et en chemise la corde au col.Tenant en ses mains une torche de sire ardente du pois de deux livres au devant de la principal porte et entrée de lcglise paroissiale de cette ville et ce un jour de marché, au devant de laquelle porte de l'église H sera amené et conduit par (exécuteur de la haute justice, led-'havard ayant ecriteau devant et derrière portant ces mots profanateur de Choses.Saintes.» À l'humiliation d'être ainsi traité s'ajoute, pour 'Jeaufort.celle d'en faire l'aveua haute voix.Dans la même tenue vestimentaire, Lanoue et Robidoux l'accompagneront sur la place publique, mais plutôt que d'entreprendre, comme Beaufort, une interminable croisière, ils devront quitter la ville d'où ils sont l'un et l'autre bannis pour trois ans.Après avoir été entendue et jugée à Montréal, l'affaire est soumise au tribunal du Conseil Supérieur qui, le 17 septembre, modifie sensiblement la sentence précédente.La peine des galères imposée à Beaufort est réduite à DESSIN JEAN BRUNEAU u Pww trois ans.En compensation, le condamné sera, après avoir fait amende honorable, «battu et fustigé de verges par les carrefours et lieux accoutumés de la Haute et Basse-ville de Montréal».Pour les deux complices du profanateur, la peine du bannissement est levée et des amendes lui sont substituées.Pendant que les membres du tribunal supérieur étudiaient l'affaire, l'évéque de Quebec, monseigneur de Pontbriand, se faisait remettre le crucifix outragé et imposait à tous les fidèles de Montréal, une procession générale pour l'adoration de la croix.Elle eut lieu le dimanche suivant le 10 septembre 1742 et conduisit les Montréalais en une sorte de défilé expiatoire, de l'église Notre-Dame jusqu'à la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Sc-cours.Le crucifix ayant fini par symboliser la duplicité de l'âme humaine, fut remis aux hospitalières de Québec le 1er mars 1744.Pourquoi cet «honneur» leur fut-il réservé?Parce qu'à la nouvelle de la profanation du crucifix, elles avaient, les premières, fait amende honorable et une communion générale.C'était il y a 250 ans.un bien agréable été! - A 10 LA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 21 JUIN 1992 I % Denis Lavoie ».< \u2022\u2022 \u2022 \u2022 , \u2022 «\u2022\u2022'.¦t.* \"vu- -va c lieutenant-gouverneur du Quebec, Mar tial Assclin, rehaussera de sa présence le lancement de la cam pagne de souscription visant à recueillir 500000$ pour le prix du fondateur de la Fondation canadienne du rein.H sera entouré de plusieurs personnalités montréalaises lors de cette réception qui aura lieu demain, à 17 h 30, à l'hôtel Quatre Saisons de Montréal.Parmi les invités: l'ex-ambassadeur du Canada à l'ONU, Yves F or tier, aujourd'hui président d'Ogilvy Renault.Et, comme prestigieux bénévoles: Yves Julien, vice-président de Merrill Lynch Canada: Reginald Steers, vice-président chez Pratt & Whitney ; Ed Kala-kauskas, vice-président de Towers Perrin Foster & Crosby; Paul Morimanno.vice-président de Power Corporation.; Marvin Corber, de Rich ter Usher & Vinebewrg; Den nice Lea-hey, vice-présidente.Banque Royale du Canada ; Car/ f.Steiss, vice-président de Prixe Waterhouse.Pour clore cette campagne, un diner-gala aura lieu le 21 octobre en l'honneur de Cecil Vincberg.Johanne Blouin Sud Inc., 75, rue Dalpé, Verchères (Québec), |0L 2R0.Tél.583-6818.Prix, pour le spectacle: 17 $ aux guichets Admission et au Club Soda.Une heureuse initiative d'un comité de parents, appuyé par le personnel de l'école, a permis d'établir, comme projet pédagogique annuel, pour l'école Louis-Hippolyte-Lafontaine de Montréal, la réalisation d'un film.Pour leur quatrième production annuelle, les élèves de cette école élémentaire ont été invités à traiter du thème des droits de l'enfant à Montréal.Il en a résulté un film de près de 40 minutes composé de dessins animés dont certains en trois dimensions, réalisés grâce au concours du cinéaste Co Hoede-man de TON F.Les scénarios filmés ont été réalisés sous la conduite de Danyèle Patcnau-dc, co-scénaristc de la Guerre des tuques.C'est donc avec fierté que l'école procédera au lancement officiel de sa nouvelle production, demain, sous la présidence d'honneur de l'auteur Christianc Duchesne et de l'illustrateur Stéphane Poulin, deux prix du Gouverneur général en littérature jeunesse.Renseignements: 596-5737.Le président de l'Association des éditeurs de la presse hebdomadaire régionale francophone, Jean-Claude Langlois, remettait récemment l'Ordre des hebdos \"Jcette 1992 à Lucette Lafrenière- Lafrcniùre- St-Afïiant Saint-Amant, ex-présidente de Communications Marsy, agence de communication qu'elle a fondée.C'est surtout à titre de directrice du Progrès de Rouyn-Noranda, où elle a débuté comme journaliste, que Lucette Lafrcnière-Saint-Amant a cfabord fait sa marque.Sous sa direction, l'hebdomadaire abiti-bien a remporté de nombreux prix.De plus, elle devait contribuer activement au développement de l'Association des hebdomadaires de langue française du Canada.Originaire du Manitoba, elle a dirigé un certain temps l'hebdomadaire montréalais La Reforme et fut présidente du Cercle des femmes journalistes de Montréal.O Johanne Blouin donnera un spectacle au profit d'un organisme voué au ré ta b1i ssc-ment des alcooliques et toxicomanes, le Centre d'in terven-tion profes-sionellc de la Rive-Sud, le samedi 27 juin, au Club Soda, à Montréal.Animé par Jeannette Biondi, ce spectacle comprendra une partie humoristique avec la troupe Illusion, et la chanteuse Johanne Blouin sera accompagnée de la chorale Les Rossignols de Brossard.Le Centre d'intervention professionnelle de la Rive-Sud, fondé en 1990 par un ex-polytoxicomane bardé de diplômes, Roger Valiquettc, pratique une politi-' que de «porte ouverte» pour diffuser l'information sur les problèmes reliés aux surconsommations de drogues.Renseignements: Centre d'intervention professionnelle de la Rive- Nuit magique de la chanson, avec une cinquantaine d'artistes au programme de douze heures de spectacles, présentée le 30 juin, de 20h à 8h, au Lion d'or, 1676, rue Ontraio Est.à Montréal.C'est au profit de la Maison du Parc, qui héberge des personnes atteintes du sida, le tout étant organisé dans le cadre du Festival de la chanson de la Boîte à Lily, du 1229 rue Saint-Hubert.Parmi les artistes présents: France Castel, Dan Bigras, Diane Guérin, la Bande à Ma-goo, Danielle Odcrra, Jim Zcl-1er, Clotildc, Pierrot Fournier, Linda Lemay, etc.Billets: 15 $, 20$ et 25$.Renseignements: 842-2808 ou aux comptoirs Admission.Bell Canada vient de faire don, à la Société pour les enfants handicapés, d'un mini-bus destiné au transport des enfants d'âge pré-scolaire vers les hôpitaux pédiatriques et la garderie Papillon.C'est le vice-président et secrétaire de Bell, Guy Houle, qui a remis les clés du véhicule au président de la Société pour les enfants handicapés du Québec, Jacques Viau.O La Société historique de Montréal, qui était en fête hier alors qu'elle offrait une soirée gala à l'île Notre-Dame, vient d'élir un nouveau conseil d'administration.A été reportée à la présidence.Lise Cadottc, Mario Lalancctte, à la vice-présidence; Bruno DeCelles, trésorier réélu ; Stéphane Stapinsky, secrétaire réélu: Maria Béli-veau, bibliothécaire.Pour souligner le 125e anniversaire de la Confédération canadienne, on avait invité des jeunes à dessiner une affiche illustrant leur fierté nationale.10000 jeunes ont soumis des dessins et c'est celui de Johanne Bé- Johanne Bedard dard, 17 ans, de Gatineau, qui a été choisi.Elle remporte ainsi un voyage pour deux vers la destination de son choix au.Cana- spectacle inspiré des chansons de Jacques Brel; en musique, les gagnants dans l'ordre sont : Joél Thiffault, qui veut parfaire sa maîtrise du clavecin, particulièrement des symphonies de Haydn, et Marie-Claude Bilo-deau, qui consacrera sa bourse à la préparation de deux concours internationnaux; en théâtre, les bourses sont allées à: Marie-France Marcotte, pour la création d'un spectacle consacré au personnage de Dulcinée de Cervantes, et Sylvain-André Lacas, qui veut participer a des ateliers sur la langue des maîtres des XVlleet XVllIe siècles.f»rfx Octas Lors du gala de remise des prix Octas aux compagnies qui se sont distinguées dans le milieu de l'informatique au Québec en 1991, la firme montréalaise Cedrom Technologies se voyait attribuer une mention d'excellence pour son projet de bibliothèque électronique sur disque compact du contenu du journal La Presse.Pour souligner l'événement, Cedrom Technologies remettait cette semaine une plaque souvenir à l'éditeur adjoint de La Presse, M.Claude Masson.Entourant M.Masson, nour reconnaissons MM.Guy Granger, adjoint au directeur de l'information, François Aird, président de Cedrom Technologies, Yves Daoust et Philippe Gélinas, respectivement directeur des produits d'information et vice-président de la firme.PH0T0 R0BERT NA00N u v t 4 \" VIL* V Heureuse centaine L'hôpital de La Visitation a voulu marquer d'une réception spéciale les 100 ans d'une patiente, Mme Lorette Gagné, qui n'a pas hésité à célébrer l'événement comme il se doit.À cette occasion, deux de ses soeurs ont été convoquées à la fête, Mme Alice Gagné, ici à gauche, dont on ne connaît malheureusement pas l'âge, et Mme Yvonne Bernard, 90 ans.Mme Gagné a continué à habiter son domicile jusqu'à l'âge vénérable de 97 ans.Pour vivre vieux, souriez à la vie, affirme-t-elle.PHOTO RO0ERT SKINNER U Ptrsic da.C'est donc son dessein qu'on pourra admirer sur les affiche du I25e anniversaire de la Confédération.Au côté du jeune entrepreneur d'une nouvelle entreprise, consacré par le concours Arista-Sun Life de la Jeune Chambre de commerce de Montréal, Ka-roi Brassard, que nous avons déjà présenté, figuraient: Jacques Foissy, au titre de jeune cadre de grande entreprise; Sylvie Dagcnais, jeune entrepreneur d'une entreprise établie; Marie Bcauchamp, jeune cadre de petite et moyenne entreprise.André Halle, président de Télé-système Entreprises Ltéc, a pour sa part reçu le prix Hector Saint-Louis, ce prix visant à souligner la contribution du gouverneur au développement de la Jeune Chambre de commerce de Montréal.Renseignements: Jeune Chambre de commerce de Montréal, 625, avenue Président-Kennedy, bureau 509, Montréal (Québec), II3A 1K2.Tél.845-4951.Assurer votre protection et contribuer aux Jeux olympiques spéciaux pour handicapés, îel est l'offre qui est faite par une entreprise distributrice d'un système d'alarme personnel, Quorum.Pour tout achat d'un système d'alarme qui peut se glisser dans une poche, sacoche etc., on v s'engage à verser 1 $ aux Jeux olympiques spéciaux.Renseignements: 847-8598 ou 1-800-561-9497.Les Arts du Mauricr Ltée et la Société de la Place des Arts de Montréal viennent d'annoncer les gagnants des bourses de perfectionnement des arts de la scène destinées aux jeunes artistes oeuvrant en danse, musique ou théâtre.Us se partagent respectivement des bourses de 5 500 $ et 3000$.Il s'agit, en danse, de: Nathalie Morin, qui veut créer un spectacle de danse-performance, et René Davcluy, qui compte faire la promotion d'un Le président de la Fédération internationale des culturistc, Ben Weider, présentait récemment, au ministre de la Jeunesse et des sports de la Grèce, Vas-silis N.Papa-georgopoulos la Distinguished Service ~ Award.Le mi- Papa Geor njstre grec est un ancien champion olympique de course pied.a ¦ i - - f» of La première campagne de souscription organisée par des parents d'un cégep public, a permis de recueillir quelque 51 000 $ auprès des parents des étudiants du collège Ahunstic.£ ssïs Lucie Delorme- pagne, qui a Bertrand amené les étudiants à solliciter leurs parents, Lucie Dclormc-Bcrtrand, a donc pu remettre un chèque de 51 000 $ au président de la Fondation du collège Ahunstic, Gabriel Hénault.Cette fondation compte recueillir six millions de dollars pour l'implantation d'un Centre de ressources technologiques en communications graphiques.Renseignements: Fondation du collège Ahunstic, 8155, rue Saint-Hubert, Montréal (Québec), H2M 1Y8.Tél.389-5921.C'est dans le métro, que l'on procédait la semaine dernière au lancement d'un ouvrage his-torico-touristique, un guide de voyage de Montréal en métro, réalisé par les Éditions Ulysse, pour marquer le double anniversaire du métro, qui a 25 ans, et de la fondation de Montréal il y a 350 ans.L'ouvrage est de consultation facile, bien que les indications qui figurent sur les cartes soient en bonne partie illisibles tant le caractère en est petit (il s'agit en fait de réductions de cartes réalisés par la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal ).Les autres infomations sont précises et concises, et on souligne la qualité architecturale des stations de métro comme la qualité de l'environnement extérieur à découvrir par des coeurs et étoiles.Facile à consulter et précieux en renseignements.Prix: 19,95 S.Renseignements: Librairies Ulysse, 4716, rue Saint-Denis, Montréal (Québec), H2W 2M5.Tél.843-9448.Les m eiUeurem campagnes Centrai de Montréal remettait récemment des certificats reconnaissance aux meilleures campagnes organisées en 1991.Dans l'ordre habituel: Paul Nolseux, président du conseil d'administration de Centraile du Montréal métropolitain; Michael Laekas, directeur de la campagne chez Pratt & Whitney; Pierre-André Carignan, directeur de la campagne à Northern Telecom Canada; Jacky Grlfo, directrice de la campagne menée chez Sucre Lantic Inc.; et Michéle Thlbodeau-DeGuIre, présidente et directrice générale de Centraide.la Fondation nouveau centre ctfe jour Créée par Angelina Berthiaume (qui présida aux destinés de La Presse, après le décès de son mari qui avait lui-même succédé à son beau-père, Trefflé Berthlaume), la Fondation Berthiaume-Du Tremblay inaugurait récemment un centre de jour pour les personnes âgées en perte d'autonomie, le pavillon Jean-Paul-Ramsay, attenant à la résidence Berthiaume-Du Tremblay.Participaient à l'inauguration du pavillon, dans l'ordre habituel: Maurice Gravel, de la Fondation; Nicole Ouellet, directrice générale de la Fondation; Lise Morin, directrice de la résidence Berthiaume-Du Tremblay; Alain Dufour, président de la résidence; Nicole RoyArcelln, député d'Ahunstic; André Valle-rand, député de Crémazie et ministre du Tourisme; et Gilles Trahan, président de la Fondation Berthiaume-Du Tremblay. Le Monde LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 21 JUIN 1992 A11 Des tirs sporadiques ont été observés hier à Sarajevo.Ce civil se hâte pour rejoindre un abri dans le centre-ville.photo L'état de guerre proclamé en Bosnie-Herzégovine La force de l'ONU lance un ultimatum aux belligérants Trois soldats canadiens, dont un Montréalais, blessés d'après AFP BELGRADE La situation en Bosnie-Herzégovine s'est aggravée au point que la présidence, dirigée par M.Alija Izctbegovic, a décidé de proclamer «l'état de guerre» sur l'ensemble du territoire, tandis que la FORPRONU a lancé un ultimatum aux belligérants après l'échec du cessez-le-feu de lundi dernier.La présidence de Bosnie-Herzégovine a constaté que la république est victime d'une agression perpétrée par l'armée yougoslave, la Serbie, le Monténégro et les extrémistes du Parti démocratique serbe (de Radovan Karadzic), et a décidé de proclamer l'état de guerre, indique un communiqué officiel publié par l'agence BH reçue à Belgrade.Cette décision entraine la mobilisation générale et la réquisition civile, dans cette république, théâtre de violents affrontements entre forces musulmano-croates et serbes sécessionnistes, qui ont fait plus de 7000 morts en deux mois et demi.La proclamation de l'état de guerre intervient une semaine après la conclusion d'un accord de coopération militaire entre la Croatie et la Bosnie-Herzégovine, remis en question vendredi par des incidents armés entre forces croates et musulmanes à Novi Travnik (centre), où l'aile dure de la Communauté démocratique croate (de Bosnie-Herzégovine) s'est déclarée «seule autorité légale » et a exigé allégeance des autorités musulmanes politiques et militaires.La proclamation de l'état de guerre en Bosnie-Herzégovine «donne une base juridique à une éventuelle intervention militaire» dans cette république de l'exYougoslavie, membre à part entière des Nations-Unies, a estimé un professeur de droit international public de Sarajevo, M.Zoran Pajic.La présidence bosniaque n'a pas mentionné la Croatie parmi les agresseurs en dépit de la présence en Bosnie de troupes régulières venant de Croatie constatée par des observateurs de la CEE et de l'ONU.À Belgrade, la grève des étudiants visant à obtenir la démission du président de Serbie Slobodan Milosevic, a reçu l'approbation officielle du Conseil enseignant de l'Université de Belgrade, qui a ajourné sine die la session des examens de juin, passant outre aux avertissements lancés vendredi par le premier ministre serbe Radoman Bozovic.Le mouvement étudiant, qui est entré hier dans sa sixième journée, jouit d'un soutien croissant et s'est étendu en province, notamment à Nis, Novi Sad (nord), Subotica et Kragujevac.MARTIN PELCHAT Trois soldats canadiens de la Force de protection des Nations Unies à Sarajevo ont été blessés, hier après-midi, lorsque leur convoi a été la cible de tirs de mortier à environ deux kilomètres de l'aéroport de la capitale bosniaque.Le lieutenant Pat Dray, 26 ans, originaire de Montréal, de même que le major Peter Devlin, de Scarborough, et le caporal Jim Gordon, de Toronto, étaient à bord d'une jeep, vers 13h, quand le convoi a été attaqué.Seul le caporal Gordon, cependant, a été blessé gravement.Il a été atteint à une jambe par des éclats.«C'est la première fois dans cette mission que nous avons des blessures causées par des tirs directs», a indiqué de Sarajevo le major Steve Gagnon.officier d'état-major pour le major-général Lewis MacKcnzie.Ce dernier commande les opérations de la force multinationale dans le secteur.Le général MacKenzie a d'ailleurs annoncé hier que toutes les activités de la force de paix liées à l'accord sur l'aéroport étaient suspendues jusqu'à ce qu'un cessez-le-feu d'au moins 48 heures ait été respecté.«Le général a débuté le décompte à 18 h, heure locale, a expliqué le major Gagnon.À cha- que violation du cessez-le-feu, il remettra le compteur à zéro.» Quelque 80 soldats canadiens se trouvaient depuis deux jours à l'aéroport, contrôlé par les Serbes depuis la deuxième semaine d'avril.Le général MacKenzie a décidé d'en retirer ses troupes parce que le cessez-le-feu n'était pas respecté par les belligérants.C'est au moment où les Canadiens rentraient à leur quartier-général de Sarajevo que l'attaque au mortier est survenue.À l'aéroport, la Force de protection des Nations Unies préparait le terrain à la venue d'observateurs.Ces observateurs, d'expliquer le major Gagnon, auront pour mission de s'assurer que l'artillerie des deux camps, serbe et musulman, teste muette.Sitôt que les Serbes auront abandonné leurs positions, les Canadiens devraient prendre le contrôle de l'aéroport et rétablir le trafic aérien sur Sarajevo.Ce sera l'affaire d'un bataillon de 800 soldats, actuellement cantonné à Daruvar, en Croatie, soit à 300 km de Sarajevo.Us ne pourront cependant se déployer qu'avec l'approbation du Conseil de sécurité des Nations Unies, de préciser le major.Environ 1 200 Canadiens, parmi lesquels le Groupe de bataille du Royal 22c régiment, font partie de la Force de protection des Nations Unies en Yougoslavie.De Klerk n'exclut pas un | Portrait de la Tchécoslovaquie retour à l'état d'urgence Agence France-Presse d'après AFP JOHANNESBURG Le président Frederik de Klerk n'a pas exclu hier un éventuel retour à l'état d'urgence en Afrique du Sud, ajoutant cependant qu'il serait «regrettable» d'en arriver là.A l'issue de sa visite manquée à Boipatong, le bidonville au sud de Johannesburg où 39 personnes avaient été tuées mercredi soir, M.de Klerk a averti qu'il ne permettrait pas que «l'anarchie» s'installe en Afrique du Sud.L'état d'urgence avait été instauré dans certaines régions en mars 1985, alors que les émeutes anti-gouvernementales faisaient rage dans les ghettos noirs, puis sur l'ensemble du pays le 12 juin 1986.Il avait été levé par M.de Klerk en deux temps: en juin 1990 dans trois des quatre provinces du pays, et enfin dans celle du Natal en octobre de la même année.«Nous pourrions avoir à examiner les mesures actuelles pour maintenir l'ordre et la sécurité de tous les Sud-Africains», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, ajoutant: «il serait regrettable d'en être obligés de revenir à l'état d'urgence.Il y a plusieurs possibilités et nous devrons toutes les examiner».M.de Klerk a réaffirmé que les autorités feraient «tout leur pos- sible pour arrêter et emprisonner les auteurs» du massacre de Boipatong.Selon les témoins, le carnage serait l'oeuvre de partisans du parti zoulou Inkatha qui auraient agi avec la complicité de policiers.M.de Klerk a dû battre en retraite hier à Boipatong devant une foule menaçante de quelque 3000 habitants, selon les journalistes sur place.Dès l'arrivée de sa voiture, il a été entouré par une foule hostile, armée de branches d'arbres, qui criait: «Tuez-le, tuez-le».Il n'est pas descendu de son véhicule, que les policiers protégeaient, se contentant d'observer la scène par la vitre.Au moins trois noirs ont été tués et six blessés hier par la police à Boipatong peu après le départ du président sud-africain.La visite manquée du chef de l'État s'est en fait terminée dans le chaos, la foule, qui avait déjà contraint M.de Klerk à battre en retraite, s'en prenant ensuite à la police.Après la mort d'un premier manifestant \u2014 abattu, selon la police, alors qu'il tentait de frapper quelqu'un à coups de hache \u2014, deux autres personnes ont été tuées lors d'une fusillade déclenchée par le tir d'un policier en direction du sol.Ce coup de feu a déclenché une rafale de tirs d'autres policiers et un homme accroupi a été atteint en pleine tête.L# accord sur la partition de la Tchécoslovaquie, signé dans la nuit de vendredi à samedi et qui prévoit la mise en route de ce processus avant le 30 septembre, consacre l'éclatement d'un pays dont la création, dans la forme actuelle, avait été proclamée le 28 octobre 1918.SITUATION: La République federative tchèque et slovaque (CSFR) s'étend sur 127000 km2, dont 49036 pour la Slovaquie, entre Allemagne à l'ouest et au nord, Pologne au nord-est, Ukraine à l'est, Hongrie et Autriche au sud.La République tchèque est formée de la Bohème (ouest, capitale Prague), et de la Moravie (centre, capitale Brno).À l'est se trouve la République slovaque (capitale Bratislava).POPULATION: 15,6 millions ( 10,4 millions en République tchèque et plus de 5 millions en République slovaque).RELIGIONS: 46 p.cent de catholiques, dont 60 p.cent en Slovaquie, 30 p.cent d'athées déclarés, 2,1 p.cent de luthériens slovaques, 1,2 p.cent de protestants hussites tchèques, 1,2 p.cent d'orthodoxes (en Slovaquie), 17 p.cent sans religion, 450000 autres églises et sectes.MONNAIE: couronne.HISTOIRE: Après des siècles de royaume de Bohème, le pays fut longtemps fondu dans l'histoire de l'empire austro-hongrois ( la couronne de Bohême passa en 1526 aux Habsbourg).La Tchécoslovaquie en tant que telle, proclama son indépendance le 28 octobre 1918.Son amputation du territoire des Sudètes peuplé d'Allemands en 1938, après la conférence de Munich, met fin à cette courte période.En 1939, la Diète slovaque proclame l'indépendance de l'Etat slovaque, la veille de l'invasion allemande de la Bohème-Moravie, et l'évêque populiste (ozef Tiso demande la protection du Reich.Libérée en 1945 par les Soviétiques, la Tchécoslovaquie se reconstitue mais cède la Ruthénie à l'est à l'URSS et tombe dans le giron de Moscou à la faveur du «coup de Prague» (25 février 1948) qui amenait les communistes au pouvoir.Le 28 octobre 1968, la Tchécoslovaquie devient un État fédéral affirmant l'égalité en droit entre une Slovaquie plus pauvre et irritée contre le centralisme pragois, et la Bohême-Moravie.Le réveil réformiste communiste du «printemps de Prague» étouffé par les chars de cinq pays du Pacte de Varsovie en août 1968, précédera de 21 ans la «révolution de velours» de novembre 1989 qui devait mettre fin à 41 ans de communisme.L'Ossétie appelle Moscou à l'aide d'après Reutcr MOSCOU LàJ Ossétic du sud, région sécessionniste de la Géorgie, a demandé hier l'aide de la Russie voisine après la prise par les forces géorgiennes d'une partie de Tskhinvali, sa capitale, rapporte l'agence Itar-Tass.Les unités géorgiennes qui pilonnaient Tskhinvali ont réussi à prendre le contrôle d'une partie de la ville et menacent de prendre le reste, indique Tass.« Des unités de la garde ossète et les forces de défense sont engagées dans une bataille inégale», ajoute-t-clle.«L'Ossétie du sud demande une aide urgente au gouvernement russe», écrit l'agence depuis Vladikavkaz, la capitale de l'Ossétie du nord, qui fait partie de la Russie.De source autorisée en Ossétie du nord, on a confirmé l'offensive géorgienne et déclaré que les civils fuyaient la capitale sous des bombardements intensifs.LANGUES: tchèque et slovaque.CAPITALE FÉDÉRALE: Prague ( 1,2 million d'habitants) CAPITALE SLOVAQUE: Bratislava (430000 habitants) PRÉSIDENT: L'ex-dissident Vaclav Havel, élu le 29 décembre 1989, après la «révolution de velours» et réélu le 5 juillet 1990 pour deux ans.GOUVERNEMENT FÉDÉRAL: coalition regroupant depuis l'accord de Bratislava du 20 juin 1992 le Mouvement pour une Slovaquie démocratique ( HZDS, gauche) dirigé par Vladimir Me-ciar et le Parti démocratique civique (ODS, droite) présidé par Vaclav Klaus.MINORITES: 590000 Hongrois, 115000 Roms, 61000 Polonais, 53000 Allemands.20000 Ukrainiens et 18000 Ruthènes.ÉCONOMIE: INFLATION: prévision pour 1992 10 p.cent, (53 p.cent en 1991).CHÔMAGE: 6 p.cent de la population active sur l'ensemble du pays (environ 4 p.cent en république tchèque et plus de 12 p.cent en Slovaquie).Plus de 8 millions d'habitants ont investi dans les privatisations.DETTE EXTERIEURE: 9,3 milliards de dollars.RESSOURCES ÉCONOMIQUES: Charbon, lignite, fer, uranium, graphite, argent en république tchèque.Cuivre, plomb, sel en Slovaquie.Pas tout à fait comme les autres, les séfarades RICHARD MÉTU envoyé spécial BEIT SI It AN ien calé dans son fauteuil de maire suppléant de Beit Shéan, Yitzhak Weitzman est catégorique jamais au cours de ses 34 années en Israel n'a-t-il été victime de discrimination à cause de ses origines ethniques.« |e suis arrivé ici du Maroc a l'âge de 8 ans, soit en 1958», raconte M.Weitzman, dont la municipalité de 15000 habitants est située dans le sud de la Galilée, à quelques kilomètres seulement de la frontière qui sépare Israel de la Jordanie.« Je sais de-_ puis le début ce que je veux faire de ma vie et personne ne m'a mis des bâtons dans les roues.Le problème, aujourd'hui, c'est que les jeunes séfarades quittent l'école beaucoup plus tôt que leurs compatriotes ashkénazes.» LA PRESSE ISRAËL «Séfarades.Ashkénazes.En Israel, la distinction est encore importante.Le premier terme se rapporte aux juifs originaires d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient.Le deuxième, aux juifs originaires d'Europe, mais aussi d'Amérique et d'Australie.Les ashkénazes sont derrière la création de l'État d'Israël en 1948.Ils ont façonné le pays selon des valeurs modernes, socialistes et laïques.La plupart des séfarades sont arrivés un peu plus tard.Dans le cas des Marocains, qui ont dû s'installer dans des coins isojés comme Beit Séan, ils étaient généralement pauvres, sans instruction et pratiquants.En 1992, les séfarades ne forment plus un «second Israël», comme dans les années 60.Mais les frictions demeurent.Surtout dans le domaine politique.Cela, même le maire suppléant de Beit Shéan le re-connait.Le fief de David Lévy «Au sein du Likoud (le parti du premier ministre Yitzhak Shamir), nous avons maintenant un problème», dit-il en agitant ses grosses mains d'ancien manoeuvre.«Ils (les leaders) ne veulent pas de séfarades au sommet.Ils sont seulement intéressés à nos votes.» La question de la discrimination des séfarades au niveau politique, réelle ou imaginée, touche une corde particulièrement sensible à Beit Shéan.Non seulement parce que 90 p.cent de la population de la municipalité est originaire du Maroc, mais aussi parce qu'un de ses fils, David Lévy, ministre des Affaires étrangères, ne semble pas recevoir tout le respect qui lui est dû au sein du Likoud.Lévy, un ancien maçon qui est arrivé du Maroc à Beit Shéan en 1956, a terminé au deuxième rang derrière Shamir lors de la course à la chef-ferie du Likoud, en mars dernier.Néanmoins, le parti a décidé de mettre son nom au quatrième rang sur sa liste de candidats aux élections législatives du 23 juin, derrière les deux autres gros canons du Likoud, Ariel Sharon et Moshe Arens, deux juifs ashkénazes.Plusieurs autres supporters de Lévy ont subi des rebuffades du genre.Quand Lévy a crié à la discrimination \u2014 ce dont il ne se gene jamais \u2014 les gens de Beit Shéan ne l'ont pas contredit.«On a été vexé», dit un retraité de Beit Shéan qui s'exprime en français mais qui ne veut pas être identifié.«C'est comme si on était des citoyens de deuxième classe.» Pour punir le Likoud, ce Marocain d'origine se dit prêt à voter pour le Parti travailliste de Yitzhak Rahin lors du scrutin du 23 juin.Mais il est difficile de prédire si un nombre significatif de ses concitoyens l'imiteront.Une méfiance tenace Car les séfarades de Beit Shéan \u2014 et d'ailleurs en Israel \u2014 se sont longtemps méfiés des Travaillistes, qui étaient au pouvoir lorsqu'ils sont arrivés au pays.Ils se souviennent de l'attitude paternaliste des ashkénazes du parti à leur égard, de leurs efforts pour les arracher aux traditions et à la culture «primitives» de leurs parents, du mépris dans lequel ils tenaient leur dévotion religieuse.Lors des élections de 1977, alors qu'ils étaient devenus majoritaires en Israel, les séfarades ont été en mesure de punir les Travaillistes, votant massivement pour le Likoud et mettant fin à la domination qu'exerçait le parti de David Ben Gourion sur la vie polit-que du pays depuis 1948.Le Likoud est encore perçu par une forte majorité de séfarades comme «leur» parti.Et ce.malgré les revers de fortune de David Lévy.«Ce n'est pas seulement une question de personnalité, explique M.Weitzman, le maire suppléant de Beit Shéan.L'idéologie de Likoud compte aussi.Les séfarades apprennent dans la Bible que Jericho.Hebron et Jérusalem font partie d'Israël.Us votent donc pour le parti qui leur assurera que ces villes ne retourneront pas entre les mains des Arabes.«C'est pour ces villes que nous sommes venus en Israël, ajoute M.Weitzman.Sinon, nous serions allés au Canada ou en Ouganda!» M.Weitzman est un homme énergique, qui cogne sur son bureau pour ajouter du poids à ses propos.Il parle avec enthousiasme du développement touristique de Beit Shéan, où se trouve l'amphithéâtre romain le mieux conservé d'Israël.Mais dans les rues languissantes de la ville, où les rayons du soleil sont brûlants sur l'heure du midi, l'avenir semble plus menaçant que prometteur.Et comme dans les autres coins pauvres du monde, la menace vient surtout des derniers arrivés, des derniers immigrants, en l'occurance les 400000 luifs de l'ex-URSS, qui viennent grossir les rangs des ashkénazes.« Le gouvernement donne tout aux immigrants russes», se plaint Yossi Peretz, un commerçant de la ville qui votera travailliste.«Mais quand nos jeunes terminent leur service militaire, ils se retrouvent au chômage.Alors ils pensent à quitter le pays.» Yaacov Nahon, un professeur israélien d'origine algérienne, pensent pour sa part que les jeunes séfarades seraient mieux avisés de continuer leurs études.Selon une étude qu'il a réalisée, ceux-ci sont cinq fois moins enclins à compléter leurs études universitaires que leurs compatriotes ashkénazes.Et quand ils décrochent un emploi dans une grosse ville, leur salaire est inférieur d'un tiers à celui des ashkénazes.Séfarades.Ashkénazes.La distinction est encore importante en Israël.Shamir placé devant un choix difficile d'après AFP JERUSALEM l'approche des législatives en Israël du 23 juin, les responsables palestiniens engagés dans les négociations de paix ont mis le gouvernement Shamir devant un choix difficile, en rencontrant pour la première fois publiquement le chef de l'OLP Yasser Arafat, a Amman.Si le Premier ministre et dirigeant du Likoud ne réagit pas, il fournit des arguments à l'extré-mc-droitc qui l'accusait déjà do négocier avec les «terroristes» de l'OLP.Faire emprisonner les membres de la délégation à leur retour d'Amman, prévu après le 23 juin, risque de stopper les négociations de paix.Pour le moment, M.Shamir a choisi la fermeté.Il a annoncé que des poursuites judiciaires seraient engagées contre les deux dirigeants palestiniens des territoires occupés, Fayçal Husseini et Hanane Ashraoui, qui ont rencontré M.Arafat.«Une telle rencontre contredit formellement les engagements pris par les Palestiniens et les co-parrains (Etats-Unis.Russie) des négociations de paix avant la conference de Madrid en octobre» a déclaré M.Shamir.- .1 t A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 21 JUIN 1992 r À Le cri de «Coyote» est sans écho MATHIEU CHANTE LOI S College IJois-dc-boulognc nfin! De jeunes adultes mettent un film au monde.Leurs intentions me semblait fort louables: faire un vrai film comme du monde et pour du monde, pour la suite du monde et \u2014 ça restait à voir \u2014 pour contrer oublier et eloigner la q^asi.inévitable fin du monde.Un film pour et par des jeunes.Mercredi dernier, salle l du cinéma Berri.La grande première de Coyote.La salle était pleine à craquer.Pleine de jeunes, pleine de vie.Pleine d'espoir aussi face à ce film.Les quelques minutes de retard semblaient des heures pour les jeunes adultes qui remplissaient la salle et qui, comme moi, ne semblaient pas encore avoir apprivoisé la patience.Un moment, je me suis rappelé la première de la Guerre des Tuques.Mes vagues souvenirs de cet événement ressemblaient étrangement aux instants présents.Comme quoi les années se suivent et se ressemblent.Mais comme quoi aussi l'enfant que j'étais a pleuré, a aimé, a vécu.L'enfant s'appelle maintenant un jeune adulte.Mais c'était avec l'impatience de l'enfant que j'attendais le début de la projection.l'ai été profondément déçu.Je m'attendais peut-être à trop.En quelques instants, tout mes espoirs se sont effondrés.Plus rien.Fini.Niet.Kaput.Jacques Godbout disait dernièrement dans une revue de cinéma que s'il avait entre 20 et 30 ans aujourd'hui, il serait inquiet pour son avenir.Pas moi, avais-je envie de lui répondre.Mais à la sortie de la première de Coyote je me demande presque s'il avait raison.Non pas que Coyote soit en lui-même un film qui suscite le questionnement.C'est que je ne pouvais tout simplement pas concevoir que je faisais partie d'une génération qui n'a rien à dire de plus intelligent que ce que l'on nous à présenté.Bêtise humaine Chaque réplique semblait presque conçue de façon à encourager la bêtise humaine: «La vie c'est une sorte de bonbon que l'on suce.Le seul problème c'est de savoir si on peut tenir sans croquer.» \u2014 N'aie pas peur, je ne vais pas te manger.\u2014 Dommage, j'aimerais ça.«Veux-tu qu'on déraille ensemble?» (Lorsque nos deux protagonistes en sont aux préliminaires près d'un chemin de fer).Et je pourrais continuer de la sorte, pendant près de 99 minutes.Aucun intérêt.Aucune passion.Aucun désir.L'amour plat.Le coyote, pourtant rusé et malicieux de nature, tourna autour d'un pot sans jamais s'y approcher à plus d'un mètre.Mitsou est Coyote Mitsou! Au rythme ou elle fait la «Une» des journaux on ne peut plus douter de l'attrait qu'elle exerce sur le grand public.Mitsou.Ses cow-boys, ses Chinois, ses impers fendus par sa poitrine, son rouge à lèvre, ses castagnettes.Le mythe, quoi! Mais pour sa première performance au cinéma, la «diva québécoise» ne crève pas l'écran, loin de là.Le personnage qu'incarnait Mitsou avait certes quelques années de moins que la chanteuse, mais je ne crois pas qu'elle avait à lui donner les manières, la voix et l'attitude d'un enfant de 12 ans.Par moment, son jeu d'actrice détonnait à un point tel que l'on se serait cru au beau milieu du Village de Mitsou (lire Nathalie).On ne peut que refaire référence à la télévision et à Chambre en Ville lorsque l'esprit moralisateur d'un message pour Tutlisation des condoms (encore et toujours l'illustre pellicule) fait surface.Je veux bien croire que ce film se devait de plaire à tous, mais Papa et Maman n'auraient certes pas vu d'inconvénient à un scénario un peu plus subtil.«Une atmosphère rock qui déchai ne les passions», promettait le synopsis.Le rock fut absent, sauf dans les quelques bars ou on entend à coup sûr la musique des French B.Mais les French B au bar Le Swann ça détonne un peu.Quant à la trame sonore que nous propose Reinhardt Wagner, elle est assez maigre, voir même quelque peu facile (on sort les violons lors des déclarations d'amour).Seule la musique de l'enterrement surprend par la force et l'harmonie de ses voix.Les «passions» Quand aux «passions» promises, elles sont davantage présen- PHOTO PIERRE McCann.Lt Prase Pour sa première performance au cinéma, la «diva québécoise» ne crève pas l'écran, loin de là.tes dans les annonces de Molson et Petro-Canada, style dans lequel le réalisateur Richard Ci-cupka réussit fort mieux.Il demeure toutefois excellent à la photo et nous présente de suber-bes images de Montréal.«Défiant la censure et qui se moque de toute moralité», promettait également le synopsis: que les âmes de voyeurs se le tiennent pour dit: Mitsou est plus habillée dans ce film que dans ces derniers vidéo-clips.C'est ailleurs que vous devrez, vous rincez l'oeil.|e n'ai rien d'un intellectuel.Je crois sincèrement que ce film est mauvais pour tous.Loin de moi l'idée que de me faire le porte-parole d'une élite dont je ne fais pas partie.|e sais fort bien que pour plusieurs, quoi que je dise, la curio- sité aura raison de vous et vous finirez par allez voir ce film.Mais je pourrai dormir en paix vous sachant prévenu.Un dernier conseil, les ados (et autres) qui désirent aller voir ce film devraient se munir d'un partenaire du sexe opposé qui leur plait.C'est le film parfait à aller voir pour de longs baisers tout en comprenant parfaitement l'histoire par la suite, quoi! Quelle devrait être la vitesse permise sur les autoroutes?MARIE-FÉE PROULX Ecole secondaire Royal George GREENFIELD PARK Au cours des dernières années, plusieurs facteurs ont contribué à modifier la signalisation.Le nombre grandissant de véhicules, \u2014 8000 voitures en 1900 par rapport à 250 millions au début des années 1990 \u2014, les vitesses de plus en plus élevées, et les gens de toutes nationalités qui voyagent ont influencé ces changements.Quelle devrait être la vitesse maximale permise sur les autoroutes?Après les campagnes pour le port de la ceinture et contre l'alcool au volant, qui ont donné des résultats encourageants \u2014 c'est la vitesse excessive qui sera cette année le prochain cheval de bataille de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ).Ce sont les renseignements que nous a rapportés La Presse, le 25 mars dernier, en page B 8, dont l'article avait pour titre: «Prévenir les jeunes contre les excès de vitesse».60 p.cent de tous les excès de vitesse sont com- lis par des jeunes âgés de 16 à 24 is.Selon M.Jean-Luke Leclair, formateur en conduite automobile à l'école Tecnic de Brossard: «Présentement, la vitesse maximale permise au Québec est de 100 km/h, et déjà il y a des inconscients qui roulent à 140 km/h.Vous vous imaginez la situation si la vitesse permise augmentait?» M.Leclair expliquait comment il laisse parfois ses étudiants circuler à 110 km/h afin d'avancer au même rythme et ne pas nuire aux autres automobilistes.Un coussin Par ailleurs, savez-vous ce qu'est un coussin de sécurité?Il s'agit d'une distance d'arrêt, sans obstacle ou danger, mesurée par rapport à la vitesse du véhicule.Une voiture circulant à 100 km/h a besoin d'une distance variant entre 40 et 80 mètres pour s'immobiliser.Déjà, ce critère n'est pas respecté: d'ailleurs, les Québécois sont de véritables «colleurs de derrière» (pour ne pas dire autre chose).Ne reste-t-il à peine un ou deux mètres entre deux automobiles circulant à 100 km/h que le pre- Portait récent des rues de Santo Domingo mier freine et, inévitablement, le second lui rentre dedans ainsi que les quatre autres à l'arrière causant un carambolage.Plus la vitesse augmente, plus la distance de freinage est longue, donc le temps de réaction diminue.Vous vous imaginez la forte augmentation d'accidents qui surviendraient sur les routes si la vitesse maximale permise était de 120 km/h?Les excès de vitesse, qui constituent la deuxième cause d'accidents après l'alcool et qui sont responsables de 15 p.cent des accidents de la route, ont fait 175 morts et 8000 blessés en 1991.Les accidents sont moins nombreux à la campagne, mais s'avèrent plus graves étant donné la vitesse élevée.En outre, la vitesse diminue l'adhérence des pneus sur la chaussée entre autres à cause de Maintenant, je vois la vie d'une autre façon MIGUEL LEG AU LT Ctgep Lioncl-Groulx SAINTE-THERESE W était un avant-midi ensoleillé.Le cours venait tout juste de se terminer.Donald Ha-mel décide d'aller, avec son cousin, à Terrebonne, pour cueillir la paye de ce dernier.Ils enfourchent la moto, et empruntent la 640.Ils ne se sont pas rendus à Terrebonne.Le 11 septembre 1986, à midi, la Honda qu'ils chevauchaient heurte de plein fouet une camionnette brune qui n'avait pas effectue son arrêt obligatoire.Donald ne se réveillera que 10 jours plus tard.Son cousin sera plus chanceux.«Je roulais entre 80 et 100 knvh.('allais dépasser un camion quand l'homme, passant une voiture par la droite, n'a pas fait son stop.|c n'ai pas eu conscience de ce qui s'est passé après.» Plus tard, des témoins de la scène lui racontent qu'il a été projeté 20 pieds dans les airs avant de s'écrouler sur l'asphalte.Son casque, brisé, empêchait le sang de s'écouler de sa bouche.Faute de l'intervention d'une bonne samaritaine venu lui enlever ce corsage, il aurait succombé par suffocation.Le propriétaire de la camionnette n'était pas à son premier accident; «c'était son cinquième, dont le deuxième impliquant une moto.» En sortant du véhicule, il s'est mis à vilipender le motocycliste qui, de toute façon, n'entendait rien.«Les ambulanciers croyaient que j'allais mourir.Ils m'ont mené à Saint-Eustache.» Toutefois, les équipes n'étaient pas prêtes pour ce genre de cas.«Ils m'ont transféré à Saint-Luc».En un mois d'hospitalisation \u2014 dont 10 jours dans le coma \u2014 il a subi six opérations et a été examiné par une dizaine de spécialistes.La convalescence ne se fait pas sans problèmes; Donald est amnésique.Un retour au collège est tenté en janvier 1987; c'est peine perdue: «Rien à faire, je ne retenais rien».Août 1987: pas plus.En tout, il perdra deux ans de scolarité.«Ça a pris trois ans avant un retour complet de ma mémoire».De cet accident, Donald n'est marqué que par une incapacité partielle d'un poignet et de quelques cicatrices.«Ça peut sembler drôle à dire, mais je suis content d'avoir eu mon accident; je vois la vie d'une autre façon : la vie est belle!» Et la vitesse?«C'est une bonne sensation, j'aime toujours la vitesse, mais sur quatre roues.» l'air qui entre sous la voiture.Dans certains cas, l'adhérence diminue de plus de la moitié lorsque la vitesse passe de 10 km/h à 65 km/h.Une vitesse plus grande à 100 km/h représente donc davantage un danger côté adhérence.Finalement, il ne reste que deux questions à se poser et à éclaircir.D'abord, pourquoi tes producteurs d'automobiles confectionnent-ils des véhicules de promenade pouvant atteindre les 200 km/h lorsqu'ils savent très bien que c'est inutile et peut même représenter un danger?En dernier lieu, est-il vraiment nécessaire d'augmenter la limite de vitesse permise sur les routes?Une chose est certaine, il faut trouver des moyens plus sévères, plus de policiers par exemple, afin de faire respecter les limites déjà imposées, car c'est le seul véritable incitatif à une plus grande prudence sur les routes! CARMEN L AMOUREUX et STÉPHANIE FERLAND-TURCOTTE Collùgc Chain pin in LENNOX VILLE Le jour se lève sur Santo-Do-mingo! Les palmiers agitent leurs bras avec élégance.La cité s'éveille lentement, et tout à coup, s'anime à un rythme étonnant.Participants d'un stage en coopération internationale parrainé par l'ACDl et le Carrefour de solidarité internationale de Sherbrooke, nous sillonnons cette ville qui ouvre les yeux et nous regarde tout autant que nous.Le quartier visité est défavorisé.Ici on appelle ça un « barrio ».L'activité économique se met en branle bien différemment de Bay Street.Nombre de citoyens, soucieux de subvenir aux besoins essentiels de leur maisonnée, exploitent toutes les possibilités de cueillir quelques «chiles».La diversité des négoces a de quoi impressionner les deux «reporters» que nous sommes; on y vend des bidons de plastique, des oreillers, des balais typiques, de la nourriture, des « palos de coco», enfin de tout et de rien.Il s'agit ici de vendeurs itinérants qui sont juchés sur la selle.Denrée rare Notre promenade se prolonge dans le tintamarre de la musique «meringue» crachée par de puissants appareils-radios.On entend tout ce qui se passe et se dit dans les résidences.L'intimité semble ici une denrée rare que seule la classe privilégiée peut se permettre.Que voit-on?Ce n'est pas vrai! Oui, c'est bien vrai, des gens qui déversent leurs déchets dans la rue.Notre conception de l'hygiè-ne en prend un coup! Les chiens , explorent de leur museau immunisé ces détritus nouveaux! St-Dominguc ne se réveille pas, ne s'éveille pas même.Il semble que des puissances supérieures y voient leurs intérêts mieux protégés en la laissant dormir.L'individualisme télécommandé dont on ne sait où et le sens communautaire comme mécanisme de défense, ce sont là deux forces qui s'opposent sans cesse dans ce «pucblo» que nous avons regardé attentivement.Et demain, et après-demain, s'animeront les 7 à 77 ans de ce quartier pour trouver leur pitance! Des dépanneurs Telle une fourmillière d'un tricycle surchargé.Les commerces de quartier, eux, sont installés souvent dans une pièce exiguë de la résidence familiale; il s'agit des «colmados» (dépanneurs).En outre, des affiches bigarrées faisant fi de toutes les règles du graphisme attirent le client qui a besoin de la couturière, du cordonnier, du soudeur, de la blanchisseuse.alouette! C'est là un portrait bien fragmentaire de l'économie informelle de la capitale dominicaine.Inutile de souligner que ces braves gens ne jouissent d'aucune sécurité d'emploi, d'aucun bénéfice marginal, ni même du plaisir de travailler.On semble «organiser» la «désorganisation».La fragilité de ces commerces fort colorés n'est pas à démontrer.Le commerçant chef de famille se fait-il heurter par un chauffard qu'il perd son gagne-pain.Ces enfants seront pris en charge par les voisins quant à l'alimentation et il leur faudra oublier l'école et les droits de l'enfance au jeu.La vie les condamnera à parcourir les rues en criant leur désespoir par la réclame de leurs produits, habituellement des fruits et légumes! La «Jeune» Presse est une initiative du service de l'information de La Presse.Cette page paraît chaque dimanche.Son objectif est d'initier les adolescents à l'écriture journalistique en leur permettant de s'exprimer sur les divers sujets qui les intéressent.Le choix des thèmes et des chroniques est du ressort du comité de rédaction «ad hoc» encadré par Daniel Marsolais, adjoint du directeur de l'information.Les pédagogues et les élèves du secondaire et du collégial qui veulent collaborer à la confection de cette page peuvent nous le faire savoir en écrivant à La « Jeune» Presse, 7 rue Saint-Jacques, Montréal, H2Y 1K9. LA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 21 JUIN 1992 A 13 ___________.- ¦.\u2022\u2022>/'-^>^->; : !.L'édifice Costigan de la rue Notre-Dame, à l'avant plan, avec, à l'arriére, les appartements The Court.GUY PINARD L ii rue Richmond n'est pas la plus con* nue de Montréal.Située à l'ouest de la rue Guy, dans « La Petite Bourgogne», la rue Richmond est surtout connue des gens du quartier qui la fréquentent pour se rendre à leur logement.Les appartements The Court jouissent probablement d'un semblable anonymat.Situés au 425-433 et aménagés dans un édifice en « U » bâti en 1886, ils n'ont guère d'attrait et pourtant, ces 18 appartements sont les plus anciens du genre encore en existence à Montréal, ayant même résisté en 1982 à un incendie qui aurait pu être désastreux.Le remembrement de terrains Les appartements The Court ont été construits sur les lots 1202, 1205-7 et 1203-5-3 provenant de l'immense propriété des Costigan.Pendant que les marchands de bois et de charbon |ohn et Richard s'installaient rue Notre-Dame, à l'est de la rue Richmond, dans ce qu'on appelait alors le faubourg Saint-|oseph, leur frère William Thomas faisait construire les appartements The Court dans un contexte qui sera expliqué plus loin.Le terrain mesure 84,5 pieds de largeur sur 123.5 de profondeur, sans compter le droit de passage situé du côte nord.À cette superficie, il faut enlever au nord-est une petite surface de 12,5 pieds de largeur sur 7,5 pieds de profondeur qui correspond à l'angle formé par les deux murs d'une usine de la rue Guy.Ce terrain n'est qu'un des nombreux lots remembrés par John Costigan père, qui était marchand de bois et de charbon.Costigan et sa femme Agnes Wheelan eurent six enfants, William Thomas, Robert, John fils, Richard, Alexander Henry et Mary Jane.Tous vivaient à Montréal, sauf Robert qui était médecin à Los Limas, au Nouveau-Mexique.À la mort de Mme veuve Costigan, unique héritière de son mari John, et conformément à son testament daté du 19 octobre 1881, les exécuteurs testamentaires James Shearer et William W.Robertson assistèrent le 23 juin 1886.dans les bureaux du notaire William de M.Marier, au transfert de l'ensemble du parc immobilier des défunts époux Costigan à une société connue sous le nom de The Artizans Dwelling House Company (le notaire a bien écrit «Artizans» et non «Artisans»), présidée par William Thomas Costigan.La seule obligation de la société consistait à rembourser la balance d'hypothèques de 28000 $ due à la Royal Institution for the Advancement of Learning, société qui, comme on le sait sans doute, administrait l'Université McGill.Parmi les lots cédés et achetés par John père se trouvaient d'une part le lot 1202 acheté le 6 avril 1871 de William T.(probablement un frère de John père) et mesurant 40 pieds de façade Un des deux oriels en bois qui ornent la façade.rue Richmond, sur 109 de profondeur; et d'autre part le lot 1203, situé en bordure de la rue Saint-Joseph (actuelle rue Notre-Dame) et acheté en partie de loi m Crawford Gibb le 3 niai 1854, et en partie de Thomas Forsyth Gibb le 21 juin suivant.Ce lot 1203 sera par la suite subdivisé.The Artizans Dwellers Le but visé par les Costigan en créant The Artizans Dwelling House Company (qu'on pourrait traduire par «Compagnie de construction de maisons d'artisans») était de permettre aux artisans et aux gagne-petits de se loger mieux et à moindre coût.Mais la générosité des Costigan leur coûta cher, car le 1er avril 1902, incapables de rembourser une dette qui avait gonflé à 52000 $, ils durent, dans les bureaux du notaire Henry Fry, faire cession de leur petit empire à The Royal Institution for Advancement of Learning.Le 1er octobre 1906, Philias Vanier versa 53000 $ pour faire l'acquisition des lots 1202 et 1203, avec tous les bâtiments qui s'y trouvaient.L'empire Vanier Philias Vanier était un important propriétaire immobilier du quartier Saint-Anne quand il fit l'acquisition de ces deux lots.Le 21 avril 1926, il vendit au constructeur 1.Albert Lamarre, les deux lots précités, les édifices dessus construits rue Richmond et rue Notre-Dame, ainsi que les lots 227 et 228 de la rue Saint-Jacques, pour la somme de 85000 $.Mais quatre ans plus tard, le 18 novembre 1930, Philias Vanier reprit possession de ces propriétés pour le prix de 1 $, mais avec obligation d'assumer une hypothèque de 36000 S négociée par le vendeur auprès de la Caisse nationale d'économie, et d'oublier la somme de 72000 $ qui lui étuit encore due.Autrement dit, la transaction coûta 109000 $ à Vanier, et Lamarre réalisa un profit de 24000 $ en quatre ans, ce qui était énorme pour l'époque.Ces propriétés faisaient partie de l'imposant parc immobilier que Vanier La cour arrière remembra au cours des ans.Le 16 mai 1933, dans l'étude du notaire Hector Beaudin, Vanier transféra tous ses biens dans une société du nom de Compagnie Vanier limitée pour la somme ridicule de 22000 S, plus des versements mensuels de 1000 $ jusqu'au décès du vendeur.Il décéda le 22 septembre 1938, soit à peine 15 jours après le décès de son épouse, Margaret E.Malo-ney-Vanier.L'acte de partage de 144 pages préparé dans l'étude du notaire Beaudin le 7 mai 1952 donne une bonne idée de l'ampleur du parc immobilier de la compagnie, qui valait alors 591 146 $ (l'équivalent de 35 millions en dollars de 1992), et qui comprenait 224 logements.34 magasins, 37 garages et une étable derrière l'édifice du 703-705, rue des Seigneurs.Cet acte de partage révèle qu'à titre d'exécuteurs testamentaires de leur mère, Mme Maloney-Vanier, conformément à son testament du 3 février 1938, le major-général Georges P.Vanier, époux de Pauline Archer, alors ambassadeur du Canada à Paris (futur général d'armée et futur gouverneur-général du Canada, premier Canadien à occuper cette haute fonction), et Marie Éva Vanier, épouse de Joseph G.Trudeau, formèrent cinq lots de valeur à peu près égale, pour les faire tirer au hasard par les quatre enfants du couple, soit Georges, Marie Éva, Françoise (ou Frances), épouse de William Shepherd, et Jean-Baptiste-Honoré-Edgar, surnommé «John» et marié à Marie-Jcarî-ne-Eugénie Beausset.ainsi que par leur belle-soeurMarie-Anne-Éliane-Jeanne Tétreault, veuve d'Antoine P.Vanier.L'édifice de la rue Richmond se trouvait dans le lot n° 5 dévolu à Françoise Vanier-Shcpherd.Quant à l'édifice voisin, connu sous le nom d'édifice Costigan et comprenant les magasins situés entre le 1636 et le 1654, rue Notre-Dame Ouest, on en trouva une partie dans chacun des quatre autres lots.Le 28 juillet 1955, Frances Shepherd fit don de ses propriétés, y compris celle de la rue Richmond, à son fils Gydc V.RENDEZ VOUS 92 1992.350- ANNIVERSAIRE DE LA mm vno\\ />/; imxmfi m Les appartements The Court Tout a été fait pour assurer le confort des résidants lors de la rénovation de 1982.Un foyer de marbre rouge occupait jadis le pan de mur tronqué où se trouve le miroir.Le hall d'entrée de l'aile nord.Dans l'aile sud, le premier poteau et la première section de la rampe de l'escalier ont été voles.Shepherd, conservateur a Ottawa.Le 18 décembre 1974, ce dernier et Georges Brault.à litre d'exécuteurs testamentaires de Frances, vendirent la pro- Rriété de la rue Richmond à la Ville de lontréal au coût de 52 500 S.Enfin, en vertu d'une décision du Conseil municipal daté du 22 février 1982, la Ville céda cette propriété à la Société municipale d'habitation de Montréal (elle en est le seul actionnaire) au prix de 322500 S, six fois le prix qu'elle avait payé huit ans plus tôt.Cet organisme paramunicipal est aujourd'hui connu sous le nom de Société d'habitation et de développement de Montréal.L'édifice Il a été impossible de retrouver le marché de construction de sorte qu'on ne connaît pas le nom de l'architecte de l'édifice.Le Service de la planification du territoire de la Communauté urbaine de Montréal, croit qu'il puisse s'agir de William McLea Walbank qui, en 1895, dessina les plans de l'édifice Costigan, voisin des appartements The Court, et riche en éléments architecto-niques taillés dans la pierre grise (tourelle avec oeil-de-boeuf, parapet à mâchicoulis, oriels, fenêtres à arc surbaissé dans un enfoncement cintré, pilastres avec chapiteau roman orné d'entrelacs et supportant un linteau à frise, etc.), ainsi que la résidence de John Costigan (elle existe encore au 1825, boulevard René-Lévesque Ouest).C'est une hypothèse intéressante, mais qui résiste mal à l'examen du vocabulaire architectural des appartements The Court.En revanche, grâce aux Lovell de l'époque, on sait que l'édifice fut commencé en 1886 et terminé l'année suivante.Cet édifice en forme de «U» tourné vers la rue Richmond mesure 84.5 pieds de façade sur 74,6 de profondeur et 49,5 de hauteur.Il comprend un sous-sol exhaussé, un rez-de-chaussée et trois étages.La cour intérieure entre les deux pattes du «< U » mesure 24 pieds de largeur sur 37 de profondeur et assure un éclairage suffisant pour chaque pièce des appartements.Situe au fond de cette cour, l'escalier subdivisé en deux branches à partir du premier palier donne accès à 16 appartements.Cette cour permet de juger de la piètre qualité de l'installation d'Hydro-Qué-bec.Les deux appartements en sous-sol ont chacun leur entrée privée.L'architecte a utilisé des matériaux modestes et un vocabulaire architectural simple, qui s'apparente à celui des édifices industriels qui abondaient dans le secteur.Comme matériaux, il a choisi la pierre grise bouchardée gros et bossée pour les assises de la façade (celles des côtés et de l'arrière sont en moellons de pierre), et la brique rouge pour le reste des élévations.Une modeste corniche en bois couronne le bâtiment, mais l'aile sud a perdu son corbeau.Les seuils sont en pierre grise bouchardée fin.L'ordonnance est parfaitement symétrique et rythmique, les travées de fenêtres géminées étant séparées par des pilastres en brique de 36 pouces de largeur.Le linteau à arc surbaissé de ces fenêtres est formé de briques rayonnantes.L'ornementation se limite a peu de choses.D'abord un remarquable oriel en bois dont le cul-de-lampe repose sur une colonnette à chapiteau corinthien qui vient s'appuyer sur une console, dans l'axe du meneau qui sépare les fe- PH0T0S PlERRt CÔTÉ.U Preac nètres géminées du premier étage.Des consoles aux motifs rayonnants sculptés dans le bois sont disposées à angle droit au-dessus des fenêtres placées dans l'angle tronqué.Le même motif ornemental surmonte la fenêtre centrale de l'oriel.Un balcon coiffe l'oriel, au troisième étage, mais il est permis de douter que les balustres et les poteaux de la balustrade soient d'époque.On ne peut en effet s'imaginer qu'après avoir conçu un oriel aussi raffiné, un architecte aurait pu dessiner une balustrade aussi peu imaginative.Enfin, on peut mentionner le bandeau ornemental en terre cuite rouge vif qui démarque le premier du deuxième étage.Ce bandeau propose une frise grecque surmontée d'un chapelet d'oves et de dards dans l'axe des pilastres, et de roses aux angles des fenêtres.Le même motif ornementai est repris au sommet des pilastres.La démolition des trois bâtiments qui s'accrochaient au mur de l'usine, à l'arrière de l'édifice ont été démolis avant 1971.À leur place, on remarque une belle pelouse verdoyante qui sera embellie au cours de l'été pour la rendre encore plus attrayante, exauçant ainsi un voeu des résidants du bâtiment locatif.Les renovations Menace par un incendie qui a détruit l'intérieur de l'aile sud en 1982, l'édifice a été complètement rénové de manière à assurer le maximum de confort aux résidants.Mais on a conservé tout ce qui pouvait l'être, comme les escaliers intérieurs, les cadres de porte, les lambris en planches verticales des cloisons de l'intérieur, les plinthes, et les portes à panneaux quand le bois n'était pas trop pourri.On a dû réduire de 12 à 10 pieds la hauteur des plafonds pour la pose d'un système de chauffage moderne.Il ne s'agit pas d'habitations à loyer modique (HLM), mais bien de logements à prix raisonnable.La nuance est importante.Roland Sirois.un antiquaire qui occupe la fonction de concierge, nous a fait découvrir les horreurs du pillage pendant la restauration.Le poteau sculpte dans le chêne de la rampe d'escalier de l'aile sud a tout simplement disparu.Mais il y a eu pire selon M.Si-rois.«Comme je demeurais à côté, je venais vérifier l'avancement des travaux à peu près chaque jour, et j'étais impatient d'utiliser le remarquable foyer en marbre rouge qu'on trouvait dans le salon de chaque appartement, l'y suis passé un jour, et le lendemain, mon foyer était disparu, on avait mis une feuille de placoplâtre à angle pour cacher le tout».M.Sirois assure que le même vol a été perpétré dans chaque appartement.U serait intéressant de savoir pourquoi la Société municipale d'habitation de Montréal de l'époque n'a pas commandé une enquête policière pour trouver les responsables de ce pillage du patrimoine québécois.SOURCES: Communauté urbaine de Montreal Service de la planification du territoire: Repertoire d'architecture traditionnelle \u2022 Les appartements.Repertoire darchitecture traditionnelle - Les magasins et les cinemas', et documents divers \u2014 informations verbales fournies par Roland Savoie - Société d'habitation et de développement de Montreal: Trait dunion (avril 1992) \u2014 Bureau d enregistrement de Montreal, documents pertinents a I établissement de la chaine de titres \u2014 Extrait du proces-verbal de la seance du Conseil municipal du 22 février 1982 \u2014 Extrait du mémoire présente a la Commission du travail par William Thomas Costigan le 27 février 1898 REPÈRES Nom : appartements The Court.Adresse : 425-433, rue Richmond.Metro : station Square-Victoria, autobus 35.Le texte original de ces articles est offert sous forme de livres (4 tomes) par les Editions La Presse et par les Editions du Méridien, sous le titre Montreal, son histoire, son architecture Renseignements Guy Pinard au 285 7070 t Informations nationales A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 21 JUIN 1992 Pour le Bloc québécois des thèmes mais pas de programme politique YVES BOISVERT ¦I n'y a probablement qu'au Bloc québécois qu'un chef qui promet à son parti de ne jamais former le gouvernement puisse recueillir autant d'applaudissements.Ce paradoxe du Bloc québécois, un parti qui lutte de toutes ses forces pour disparaître, a été au coeur du «Conseil général élargi» qu'il a tenu hier dans un hôtel de Laval, à l'occasion de son premier anniversaire.Comme le Bloc disparaîtra si jamais la souveraineté se réalise à Québec, et qu'il ne vise qu'à jouer un rôle de «chien de garde» et de tête de pont à Ottawa, il s'agit d'un parti sans programme et qui n'en veut surtout pas.Ses 400 délégués, venus hier des 75 comtés québécois représentés à Ottawa se sont donc contentés de «dégager des consensus» sur quatre grands thèmes, discutés en ateliers hier matin.Et quand un militant voulait que le parti s'engage sur tel ou tel sujet, un autre se faisait un devoir de rappeler que le parti «n'est pas là pour prendre le pouvoir, mais pour empêcher Ottawa d'avoir du pouvoir».Frédéric Lapointe, un militant étudiant de 19 ans venu de Rouyn, a constaté cette tendance au «dérapage».«On tient un colloque thématique dans lequel il faut justement éviter d'adopter une thématique précise!» souli-gne-t-il.« Il faut distinguer entre le pouvoir et la politique», explique quant à lui le chef, Lucien Bouchard.«On essaie de mettre un peu de chair autour du squelette de la souveraineté», a-t-il dit.M.Bouchard admet que la réunion d'hier avait un aspect «pep talk», et qu'il n'est jamais mauvais de galvaniser les militants.« Mais nous voulons entreprendre une réflexion politique, absente au Québec depuis une quinzaine d'années», a-t-il dit.C'était risqué, croit-il, car le Bloc est un parti très hétérogène.Mais ce risque était compensé par le fait qu'aucune politique précise ne devait être décidée hier.Par optimisme ou pour répondre à l'écoeurement généralisé en ce qui concerne le dossier constitutionnel, le parti s'est concentré sur «l'après-souveraineté»: justi- ce social, économie, immigration, relations internationales.Mais aux journalistes, M.Bouchard a dit qu'il prévoyait un référendum canadien suivi d'élections fédérales.Lui comme ses députés mettent la barre très haut pour la prochaine élection: ils prévoient 60 députés du Bloc «au moins» (sur 75 comtés, dont 73 ont une organisation du BQ en ce moment).L'élection de « 50 ou 60 députés» signifierait l'écroulement instantanné de l'édifice constitutionnel fédéral, affirme Lucien Bouchard, qui prévoit une âpre lutte.M.Bouchard a accusé le premier ministre Bourassa de «galvauder l'autorité de l'Assemblée nationale», car il a selon lui fait «adopter la Loi 150 (qui prévoit un référendum sur la souveraineté) avec l'intention cachée de ne pa la respecter».Au sujet de la souveraineté, le chef du BQ a dit qu'il y a « un certain risque à prendre quand on entre dans l'inconnu», mais il affirme que la meilleure façon pour les Québécois de s'appauvrir est de demeurer dans le régime fédéral: «On descend l'escalier depuis 10 ans!» Il estime que la souveraineté suscitera un déploiement d'énergie et de courage dans la population.M.Bouchard a par ailleurs déclaré que tout député conservateur qui voudrait maintenant joindre ses rangs devrait faire l'objet d'une évaluation sérieuse.Il opine toutefois que son parti fait preuve de cohésion, malgré de nombreux incidents de parcours, et ses députés votent «presque toujours ensemble» à Ottawa.lean Lapierre, un ancien libéral fédéral toujours membre du PLQ, a quant à lui justifié les excès de langage du BQ par le fait que ses neuf députés doivent se battre pour avoir droit de cité.«On subit la tyrannie de la majorité, alors pour se faire remarquer, il faut qu'on soit un peu pamphlétaires», a dit M.Lapierre.qui a traité le premier ministre Mulro-ney de traitre à la nation québécoise, en chambre.Malgré que Bernard Landry et d'autres ténors péquistes ont été invités, aucun membre du caucus du PQ n'était présent hier.Soulignons aussi qu'il y avait deux fois plus de monde l'an dernier, lors du congrès de fondation, à Tracy.La SSJB-M en arrache avec sa loterie YVES BOISVERT La ventes des billets de loterie pour la Fétc nationale va tellement mal que le président de la Société Saint-Jean-Baptiste a dû profiter du passage des 400 délégués du Bloc québécois à Laval pour demander aux militants de mettre la main à la pâte.M.lean Dorion, qui a pris la parole brièvement hier midi devant les militants du Bloc, leur a demandé d'exiger de leur dépanneur qu'il mette les billets de loterie bien en évidence sur le comptoir.La loterie, qui doit financer l'organisation de la Fête nationale partout au Québec, ne réussit pas très bien jusqu'ici.Sur les 500 000 billets en circulation, seulement 125 000 ont été vendus.Il faut en vendre au moins 200 000 pour financer les festivités.M.Dorion a expliqué qu'à cha- 4 que année, c'est la SSJB qui doit éponger le déficit systématique de la Fête nationale, subventionnée à hauteur de 350 000$ par le gouvernement du Québec.«Ottawa va dépenser une dizaine de millions pour une fête (1er juillet) qui n'intéresse à peu près personne!» a-t-il dit en guise de comparaison.«Appelez aux tribunes téléphoniques!» a-t-il dit, expliquant que lui-même avait profité d'une interview sur les ondes de CKVL qui n'avait aucun rapport avec le financement des fêtes de la Saint-Jean (elle portait sur le thème des relations raciales) pour faire la promotion de la loterie de la Fête nationale, «l'ai dit que des gens de toutes les races achetaient des billets de la loterie», a-t-il confié.«Je sais que c'est toujours la même petite gang qui fait tout pour la cause du Québec», a-t-il dit, mais la récompense viendra un jour, a-t-il prédit.PHOTO LUC SIMON PERRAULT.La Presse Une foule enjouée a accueilli hier, Place Jacques-Cartier, le président russe en criant «Boris! Boris!» Bourassa exprime son admiration au président Boris Eltsine BORIS TOUPIN Le président de la Russie Boris Eltsine a poursuivi hier son opération de charme en Amérique du Nord, commencée quelques jours plus tôt aux États-Unis, en passant la journée d'hier à Montréal sous les thèmes de «l'apprentissage» et des «affaires».Il a surtout prié les hommes d'affaires d'ici d'investir dans son pays afin d'aider ce dernier à sortir de son marasme.Le premier ministre du Québec Robert Bourassa, qui recevait M.Eltsine à déjeûner au Ritz-Carl ton en compagnie d'un parterre d'hommes d'affaires et de diplomates, s'est dit «enchanté» de sa rencontre avec le président russe.M.Bourassa.qui a accepté du coup une invitation de M.Eltsine pour se rendre à Moscou prochainement, a déclaré qu'il avait été impressionné de l'intérêt du dirigeant russe pour le Québec.«|e lui ai exprimé mon admiration, a dit le premier ministre, pour la bataille qu'il a menée chez lui pour libérer son pays du communisme.» M.Bourassa, qui voit dans les relations économiques entre la Russie et le Québec «un grand potentiel», n'a pas voulu par ailleurs dramatiser les difficultés internes qu'éprouve la Russie contemporaine.M.Eltsine est venu au Québec pour rassurer les investisseurs en leur expliquant qu'il était en train de poser les jalons légaux et financiers qui leur assureraient un climat économique dynamique et sain.Il a mentionné, entre autres exemples, les nouvelles lois qui protègent les investisseurs étrangers contre l'expropriation et permettent le rapatriement des profits réalisés en Russie.«Le peuple russe a démontré qu'il était capable de courage, a dit M.Bourassa.On ne passe pas sans sacrifices d'un système tota- litaire à une économie de marché et à un système démocratique.» «le crois qu'il faut l'aider, a conclu M.Bourassa.En l'aidant, nous nous aidons!» M.Eltsine, pour sa part, a brossé son tableau habituel des 70 années noires du régime totalitaire soviétique.Il a déploré que pendant toutes ces années son pays ait été dépourvu d'hommes d'affaires qui l'auraient fait prospérer.«Actuellement, a-t-il dit, 50 p.cent de la population vit au-dessous du seuil de la pauvreté.Pendant 70 ans, les citoyens russes ne connaissaient pas la propriété privée.Actuellement, elle est désirée par la majorité.» En invitant les Québécois à investir chez lui dans des projets conjoints, le président russe a soutenu, sur un ton qui n'avait rien de celui des hockeyeurs soviétiques des années 70, que cela permettrait à ses concitoyens «d'apprendre la science difficile de l'économie de marché».M.Eltsine a par la suite proposé à M.Bourassa de mettre au point un nouveau traité de collaboration russo-québécois.Le premier ministre du Québec a répondu par l'affirmative à cette offre.Aux hommes d'affaires du Québec, il a dit que l'économie russe était complètement défigurée par le complexe militaro-in-dustriel.11 les a invités à coopérer à la «reconversion» des entreprises russes.C'est à la faculté des sciences de l'agriculture et de l'environnement de l'université McCill que le jovial et souriant président russe a commencé tôt hier matin sa visite montréalaise.Il a d'abord répondu chaleureusement aux applaudissements de la petite foule assemblée sur le campus de Sainte-Anne-de-Bellevuc, donnant des poignées de mains à gauche et à droite, embrassant et soulevant des bébés a bout de bras, brandissant le pouce, au grand plaisir des curieux.M.Eltsine, qui a bien fait comprendre lors de son petit mot, au doyen de la faculté, qu'il était là pour travailler, a aussitôt commencé sa visite du programme d'analyse des troupeaux laitiers du Québec.Dans l'étable du Complexe de production bovine, entre les vaches et le tournoiement des mouches, le président russe ne tarissait pas de questions techniques sur la production, la reproduction et la nutrition de ces bestiaux au regard pathétique.À l'exemple du Brésil qui a expérimenté ce concept canadien, M.Eltsine, impressionné par ce qu'il a vu, a dit qu'il importerait en Russie les méthodes canadiennes.«J'ai voulu voir le Québec, j'ai voulu voir comment vous vivez, comment vous travaillez, a dit le chef de l'État russe.Votre expérience dans votre collège ( parlant du collège MacDonald) est extrêmement importante pour les réformes agraires commencées dans notre pays.Il y a 130 000 fermes privées chez nous.C'est insuffisant pour un pays comme la Russie.Il nous en faut 5 millions.» Après sa rencontre avec le premier ministre Bourassa et les hommes d'affaires canadiens, M.Eltsine a été reçu à l'Hôtel de Ville de Montréal par le maire Jean Doré.Ce dernier a d'ailleurs profité de l'occasion pour annoncer qu'il se rendra à Moscou à la fin septembre, accompagné d'une importante délégation de gens d'affaires et de représentants du milieu universitaire montréalais.Le président russe, qui s'est contenté de saluer tout ce beau monde, s'est ensuite engagé sur la place Jacques-Cartier au milieu d'une petite foule enjouée qui criait «Boris!, Boris!» et qui le laissait à peine avancer, au grand désarroi des services de sécurité.Valcourt plaide pour l'ouverture de l'école anglaise aux francophones MAURICE GIRARD de la Presse Canadienne OTTA WA Le ministre fédéral Bernard Valcourt dénonce les nationalistes québécois et leur législation linguistique, qui empêche les parents francophones d'envoyer leurs enfants a l'école anglaise.Dans un discours prononcé hier à l'assemblée annuelle de la Fédération des communautés francophones et acadiennes, le seul membre acadien du cabinet fédéral a repris la virulente attaque contre le nationalisme québécois déclenché par son patron, le premier ministre Brian Mulro-ney, lors de sa dernière visite dans sa circonscription de Charlevoix, il y a quelques semaines.«On considère souvent la loi 101 comme une loi qui s'adresse aux anglophones ou aux immigrants.Quand on y pense bien, ce n'est pas tout à fait vrai.Elle interdit aussi aux francophones d'envoyer leurs enfants à l'école anglaise.Elle interdit aux entrepreneurs québécois de fonctionner en anglais.D'une certaine façon, en somme, on protège les gens contre eux-mêmes», a soutenu le ministre fédéral de l'Immigration.Son allocution, qui a parfois pris le ton d'un réquisitoire antiQuébec, se voulait en fait sa contribution personnelle au débat sur l'unité nationale et une invitation à la «diaspora» francophone canadienne à se lancer dans la bataille «pour sauver le pays».«Vous ciblez les nationalistes comme les ennemis des francophones hors Québec.Mais là où on a du travail à faire, c'est auprès de la majorité anglophone qu'il faut le faire», a dit en plé-nière Mme Rollandc Soucie, du Manitoba.Les libéraux néo-écossais élisent enfin un chef Presse Canadienne HALIFAX \u2022 Les libéraux de Nouvelle-Ecosse se sont donnés un nouveau chef, hier, au terme d'un scrutin téléphonique d'un type nouveau.11 s'agit de |ohn Savage, le maire de Dartmouth.M.Savage a défait l'éleveur de volaille Don Downc au second tour, avec 53 pour cent des voix (6999 votes).La méthode de vote \u2014 employée pour la première fois en Amérique du Nord, selon les libéraux \u2014 avait été essayée lors d'un congrès du parti il y a deux semaines, mais sans succès à cause de problèmes techniques.Le vote avait dû être remis et des experts de la compagnie de téléphone locale s'étaient empressés de trouver des solutions.Cette fois, tout a bien fonctionné et environ 94 pour cent des électeurs éligibles ont pu enregistrer leur vote par téléphone, a déclaré le président du parti, John Young.La compagnie Maritime Telegraph and Telephone avait promis au parti de lui verser 350000$ si des problèmes techniques devaient à nouveau empêcher la tenue du scrutin.Arthur Tremblay quitte le Sénat non sans une certaine inquiétude MANON CORNEUIER Presse Canadienne OTTAWA En 1979, Arthur Tremblay, une des figures de proue de la Révolution tranquille, accepte l'invitation du premier ministre Joe Clark de siéger comme sénateur.Il prend le chemin d'Ottawa convaincu «qu'une volonté de changement existe réellement dans l'ensemble du pays».En 1992, alors qu'il fête son 75ième anniversaire et doit quitter son poste de sénateur, il s'avoue inquiet.L'Accord du lac Mcech est mort.Les négociations constitutionnelles piétinent.« Il ne faudrait pas oublier de rapatrier le Québec ni d'inclure le contenu de Mcech dans tout cela.Est-ce que cela va finir de façon positive?Mon optimisme est mitigé» , a-t-il confié lors d'une entrevue à la Presse Canadienne.«Mais pourquoi se décourager?de-mandc-t-il finalement.Un peuple, ça ne meurt pas.Les individus disparaissent mais pas les peuples.Comme Québécois, j'ai la conviction que le peuple québécois n'est pas tuablc.» Le dossier constitutionnel est ce qui a attiré ce fédéraliste nationaliste à Ottawa.M.Clark l'avait choisi pour être son conseiller et son c^fitact avec le Québec.Des sa nomination comme sénateur, il forme une équipe pour élaborer un livre vert sur la réforme constitutionnelle.«Ça comptait pour Joe Clark, ce n'était pas des paroles en l'air que son idée de renouvellement», insiste le sénateur.Son travail a permis de poser les jalons qui mèneront à l'Accord du lac Meech.Vétéran des négociations fédérales-provinciales, Arthur Tremblay a toujours défendu une refonte en profondeur de la constitution basée sur le concept des deux nations et respectant la souveraineté des provinces dans leurs sphères de juridiction.Il prêche la décentralisation et la concertation et s'oppose farouchement à lu vision unitaire de Trudeau.Sa vision est marquée par son travail au sein du gouvernement québécois sous les premiers ministres Lesage, Johnson, Bertrand et Bourassa.Docteur en pédagogie, Arthur Tremblay joint la fonction publique québécoise en 1960 pour piloter la réforme de l'éducation.Premier sous-ministre du nouveau ministère de l'Éducation de 1964 à 1967, il devient ensuite le premier directeur de l'Office de la planification et du développement du Québec.Il succède ensuite à Claude Morin au poste de sous-ministre aux Affaires intergouver-nementalesen 1971.En 1977, à 60 ans, il prend sa retraite comme prévu et retourne à son «hobby», l'enseignement, jusqu'à ce que l'offre de M.Clark «arrive de nulle part» .En février 1980, le gouvernement Clark est défait et l'équipe de Pierre Trudeau est réélue.«Je n'ai jamais compris que les Québécois votent comme ils l'ont fait.Ils savaient bien que le référendum s'en venait mais ils ont choisi le chef le plus coriace alors que M.Clark était beaucoup plus ouvert», dit-il en hochant la tête.En fait, il avoue que c'est la première fois où il a eu l'impression de ne pas comprendre ses concitoyens.«J'étais étonné, renversé, déçu», se rappel le- t-il.Émule du père Lévcsque de l'Ecole des sciences sociales de l'Université Laval, le sénateur Tremblay est un tenace.Il reste donc a son poste.Au moment de la campagne référendaire, il choisit le camp du Non mais veut que les fédéralistes disent clairement ce qu'ils feront le lendemain du vote.Lorsque Pierre Trudeau déclare au Centre Paul-Sauvé qu'un Non au référendum équivaut à un oui au fédéralisme renouvelé et ce, sans autre détail, Arthur Tremblay a un frisson.Le soir, en arrivant chez lui, il lance à sa femme: «On est floué».Le sénateur Tremblay a l'oeil clair, une mémoire d'éléphant et une intelligence vive.Perspicace, il souligne en 1981 la désaffection graduelle des Québécois à l'endroit des libéraux fédéraux.Après le rapatriement de la constitu- tion et l'isolement du Québec, il a averti ceux qui croyaient le dossier clos qu'ils se berçaient d'illusions.Après l'élection de 1984, le premier ministre Mulroney le nomme à son tour conseiller constitutionnel spécial.Même si le sénateur a appuyé Joe Clark de façon indéfectible lors de la campagne à la direction du Parti conservateur, son expertise est incontournable.Ce grand commis de l'État n'a jamais eu la fibre politicienne.«J'ai une âme de professeur», dit-il avec son humour habituel.L'oeil coquin, le sourire facile, il n'a rien perdu de son agilité intellectuelle, de sa rigueur et de sa curiosité.Son départ de la Chambre haute va lui permettre, dit-il, de terminer pour cet automne un ouvrage sur les péripéties de l'Accord du lac Meech.Ensuite, il veut écrire un livre sur la réforme de l'éducation au Québec.Il avait déjà publié en 1989 une histoire de l'éducation québécoise de 1867 à 1964.Il reconnaît qu'il s'ennuiera un peu d'Ottawa, surtout de ses longues conversations erudites avec ses collègues ou la presse autour d'une bière.Assis face à son déjeuner, il pointe son jaune d'oeuf demeuré au fond du plat.«Il faut que je surveille mon cholestérol.Mais je m'ennuie du jaune, c'est le meilleur.C'est bétc mais la vie c'est comme ça », dit-il en riant une fois encore.PHOTO CP Ayant maintenant atteint l'âge respectable de 75 ans, le sénateur Arthur Tremblay doit prendre sa retraite.; LA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 21 JUIN 1992 A 15 \u2022I En collaboration avec Génies en herbe Pantologie inc.3535, boul Rosemont.Montreal H1X 1K7 A ARCHITECTURE C QUI SUIS-JE?QUE SUIS-JE?Toutes les réponses commencent par la lettre «d ».Le fondateur du mouvement Bauhaus.1.Quel architecte nous a laissé le Westmount square?2.À qui associe-t-on généralement le mouvement Bauhaus?3.Quel architecte du XIXe siècle a créé l'opéra de Paris?4.De quel style architectural est la cathédrale de Pise?5.Dans l'architecture gothique, comment appel-le-t-on cet amortissement élancé qui se termine en forme de cône ou de pyramide?6.Les plans de quelle capitale furent dressés par Lucio Costa?7.Dans quelle ville se situe l'école polytechnique d'Otaniemi, oeuvre d'AI-var Aalto?8.Dans quelle ville retrou-ve-t-on l'église Sainte-Sophie?ARCHÉOLOGIE 1.Quel Américain a révèle au monde l'existence de Machu Picchu?2.Dans la tombe de quel empereur de Chine re-trouva-t-on en 1974 une armée de guerriers en terre cuite?3.Quel groupe de marbre sculpté au Ile siècle av.J.-C.découvrit-on à ' Rome en 1506?4.En 1820, un paysan découvrit une statue qui excita de nombreuses convoitises.Pouvez-vous la nommer?5.Quel type d'écriture Henry Rawlison déchif-fra-t-il grâce à l'inscription trilingue de Behis-toun en Iran?6.La ville de Troie a longtemps été considérée comme une pure légende.Quel est le nom de celui qui démontra qu'elle existait réellement?7.Dans quelles grottes d'Espagne découvrit-on des peintures préhistoriques en 1979?8.Quel Allemand, archéologue et historien de l'art, publia «Histoire de l'art dans l'antiquité et «Monuments inédits anciens»?1.Comment appelle-t-on un film dont l'histoire, bien que fictive, est inspirée de faits réels, et intègre parfois des films d'archivé?2.Quelle ville située sur un affluent du Mississippi est la capitale de l'iowa?3.Comment appelle-t-on dans le monde musulman des esprits démoniaques ou bienveillants?4.Cet ancêtre de la bicyclette était propulsé par les pieds du conducteur et non à l'aide de pédales.Quel est le nom de ce véhicule?5.Quel est le nombre permettant de connaître le nombre de racines réelles de l'équation du second degré?6.Quel industriel britannique réalisa le premier avion commercial a réaction?7.Ce comédien français né à Mouscron s'est fait connaître par ses monologues sans fin.Qui est-ce?8.Comment s'appelle le jouet fait de deux cônes que Ion projette en l'air pour le rattraper avec une ficelle par la suite?IDENTIFICATION Premier Indice : Fondée vers 1250, cette ville européenne de 650 000 habitants s'étend sur une série d'îles et de presqu'îles.Deuxième indice: Important centre administratif, commercial et culturel, on y retrouve l'église des chevaliers et des musées consacrés aux antiquités nationales, au folklore, à l'art moderne, etc.Troisième indice : Cette ville affirma son rôle politique à partir de 1523 avec l'affranchissement du royaume par Gustave 1er Vasa.Quatrième indice : Située sur la Baltique, cette ville est la capitale d'un pays prospère, longtemps décrit comme un modèle de société.E INDE 1.En quelle année fut officiellement adopte le drapeau indien?2.Que signifie le mot Mahatma provenant du Sanskrit?3.Qui a été le premier Premier ministre de l'Inde de 1947 à 1964?4.Combien d'États et de territoires fédéraux forment l'Inde?5.Quel est le premier roi indien connu?6.Quelle est la deuxième ville la plus peuplée d'Inde?7.Quelles sont les langues officielles de l'Inde?8.Dans quelle ville sainte de l'hindouisme les pèlerins viennent-ils se purifier dans le Gange?La deuxième ville la plus peupler d'Inde.SOLUTION À LA DERNIÈRE PAGE DES ANNONCES CLASSÉES Mots croisés fi LA GRILLE THÉMATIQUE DE MICHEL HANNEQUART (CHIENS) 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 HORIZONTALEMENT 1.Chien \u2014Chien.2.Inflammation du pied des chiens qui ont trop marché sur un sol caillouteux \u2014 À poil \u2014 Sainte.3.Poil \u2014 Se tenir immobile, en parlant d'un chien qui a senti le gibier \u2014 Champion.4.Argile \u2014 Montrer du courage \u2014 Arbre.5.Exaspéré \u2014 Rivière d'Alsace \u2014 Femelle d'un chien de chasse.6.Equerre \u2014 Il est beaucoup plus lent qu'un lévrier \u2014 Monnaies \u2014 Maigre.7.Volcan \u2014 Un chien peut lavoir \u2014 Exprime le rire.8.Jeu d'argent \u2014 Clousse \u2014 Dadais \u2014 Jamais.423 9.Un ami de Karl Marx \u2014 Croupe de vers.10.À cours en Norvège \u2014 Diminuer la surface d'une voile \u2014 Titre abrégé.11.Grande société américaine \u2014 Sert au transport de certains animaux \u2014 Rongeur.12.Négation \u2014 Motifs de plaintes \u2014 Chienne qui a un ou plusieurs petits.13.Entre un chien et son maitre \u2014 Apparaître (S).14.idem \u2014 General américain \u2014 Femme d'un raja \u2014 Réfute.15.Formidable \u2014 Chien de berger belge a poil court fauve.VERTICALEMENT 1.Chien \u2014Petit chien.2.Elle a des dents pointues \u2014 Division \u2014 Pronom personnel \u2014 Impayé.3.Souple \u2014 Pointe de corne derrière la patte du chien.4.Gratitude \u2014 Chien \u2014 Maladie cutanée et contagieuse des animaux.5.Article \u2014 Qui concerne les moutons \u2014 Chien.6.Large \u2014 Partie du corps du cheval \u2014 Riche.7.Époque \u2014 Ils ont une grosse tète.8.Chien du groupe des dogues \u2014 Se dit d'un coeur généreux \u2014 Poisson des lacs alpins.9.Attaches \u2014 Après vous \u2014 Aluminium.10.Sert à désigner anonymement un individu \u2014 Enfant \u2014 Ancienne ville d'Arménie.11.Achever \u2014 Chien \u2014 Bourgogne.12.Proteste \u2014 Odeur.13.Coutumes \u2014 Petit chien à poil long \u2014 Rendu moins pur.14.Poudre \u2014 C'était un Empire \u2014 Titre.15.Désavantagées \u2014 Chien monstrueux à trois tètes, gardien des Enfers.SOLUTION DIMANCHE PROCHAIN Cruagrammes F: : vil\u2022»'.\u2022 'îffiW Nicole Hannoquart EXPLICATION DU JEU Tout d'abord, vous devez trouver les mots correspondant aux definitions, en commençant par le mot code (dont les lettres sont écrites entre parentheses).Ce dernier vous est dune grande aide puisque, une fois trouve, vous reportez, en suivant le code, chacune de ses lettres dans ti grille.(Par ex.12 signifie la case d intersection des mots 1 et 2, 2 3.celle des mets 2 et S, etc ) Enfin, il s'agit de completer la grille en formant une anagramme pour chacun des mots trouves.MOT CODÉ MOTS 1.E____ 2.S____ 6-7 4-5 3-4 5-6 1-2 2-3 8-9 7-8 DÉFINITION Édifice remarquable par sa beauté.(EMMNNOTU) 3.T.4.M DÉFINITIONS Enveloppé de brouillard.( 7 lettres ) Effectues une descente a skis sur un parcours sinueux.(8 lettres) Poursuivie de pres.(8 lettres) Pieces de métal pour servir aux échanges.(8 lettres) MOTS 5.R.6.E- 7.T.8.R.9.1- DÉFINITIONS Assembles bout a bout des pieces de bois.(8 lettres) Fait monter a bord d un navire.(3 lettres) Ce qu'on croit doue d'un pouvoir magique.(8 lettres) Oui annonce la bonne humeur.(6 lettres) Enfermas dans un camp.(8 lettres) 8 M SOLUTION DU No 222:\t\t\t 1.\tTOURNAGE\t\u2014\tGOURANTE 2.\tÉTONNAIS\t\u2014\tSONATINE 3.\tRÔDERAIS\t\u2014\tDÉSARROI 4.\tSUÇOTE\t\u2014\tSCOUTE 5.\tÉCROÛTER\t\u2014\tÉCOURTER 6.\tETOILÉE\t\u2014\tETIOLEE 7.\tPELOTEUR\t\u2014\tPLEUROTE 8.\tLOGERONT\t\u2014\tTORGNOLE 9.\tSORTENT\t\u2014\u2014\tSTENTOR u A N R N 223 Anacroisés Philippe Guénn fi L'utilisation du terme \u2022anacroisés» est possible grace a l'amabilité de Micnei Charlemagne Les anacroisés sont des mots croisés dont les définitions sont remplacées par les lettres de mots a découvrir.Les nombres qui suivent certains tirages correspondent au nombre de solutions possibles dont une seule peut se placer sur la grille.Comme au scrabble, on peut conjuguer.Tous les mots a trouver figurent dans I Officiel du Scrabble (Ed.Larousse).Il n'est donné que les tirages de mots de six lettres et plus.HORIZONTALEMENT 23 : A 1:AACCHR 26:E 4:AEIRST
de

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