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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
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B. Informations générales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1992-06-14, Collections de BAnQ.

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[" Fête de l'indépendance La «terre de félicité» ajoutée à la «terre des aïeux» LILY près la «terre de nos aïeux», les Philippins d'ici ajouteront la _ «terre de félicité», 11 Bayang magilin en HP II * pilipino, l'hymne / national qui qualifie ainsi leur a { pays d'origine.Sans doute aussi leur pays d'adoption, comme l'ont affirmé certains.C'est dimanche prochain, le 21 juin, dès 9 h du matin, au parc Kent du quartier Côte-des-Neiges que seront entonnés les deux hymnes, à l'ouverture de la fête de l'Indépendance, le 12 juin au calendrier officiel, de Perlas ng silanganan, la Perle des mers d'Orient.Suivront défilé avec chars et bannières pour ouvrir le chemin à «Miss Indépendance» et à «Miss Philippines».Après une messe oecuménique dans le parc, pique-nique, spectacles, concours et distribution de trophées.Aujourd'hui, à 17 h, à une messe chantée en pilipino, la statue grandeur nature de Notre-Dame-des-Philinpines, amenée comme chaque dimanche devant l'autel de l'église Notre-Dame-des-Neiges, brillera d'un éclat particulier pour les fidèles déjà en fête.Bien d'entre eux depuis ce matin, au parc Angrignon, et même depuis hier soir, au bal organisé au Château Champlain par l'Association des Philippins de Montréal et banlieue.Des désastres successifs, séisme, éruption du Pinatubo, typhon Thelma, aux récentes élections présidentielles, la patrie lointaine a souvent été évoquée ces derniers temps.Incitant les Philippins à faire leur part aussi, avec d'autres Montréalais, pour aider les sinistrés, leur rappelant par ailleurs tous les enjeux politiques à l'avant-scène de l'actualité, il y a deux ou trois semaines, et qu'ils semblent bien connaître pour être nés là-bas.Outre les trois à 4000 travailleuses domestiques aux prises avec des problèmes que vient accroître le nouveau programme du ministre de l'Emploi et de l'Immigration, rapporté dans notre édition du 29 avril, le Canada a accueilli bien d'autres immigrants philippins depuis 1956.Une première vague, très scolarisée, un grand nombre de femmes spécialisées dans le domaine de la santé, plusieurs d'entre elles des États-Unis, ainsi que des enseignants, ingénieurs, comptables et gens d'affaires.Une deuxième, durant les années 1970, comprenant une forte proportion de professionnels s'orientant vers les services médicaux.Une dernière enfin, de 1981 à 1986, caractérisée justement par une majorité de jeunes femmes recrutées comme domestiques et détenant souvent des diplômes dans d'autres domaines.Plus du quart des Philippins d'ici ont contracté des mariages exogames, d'après Natalie Pelausa.Elle rapporte avec humour que son fils, major dans l'Armée canadienne et ayant terminé sa médecine à l'Université de Montréal, souhaitait dès l'âge de 12 ans épouser une Canadienne «pour améliorer la race»! Ce qu'il a fait d'ailleurs.Mme Pelausa est présidente de la Fédération des associations canado-philippines du Québec, qui en regroupe dix-neuf.Vouées aux aînés comme aux jeunes, aux travailleurs comme aux travailleuses, un groupe qui assure des bourses d'études, deux ou trois cercles d'amitié, et pas moins de huit clubs de jeunesse et de sports divers.Du golf au tennis, du ping-pong au bowling, sans oublier les échecs.Le folklore non plus, que représente peut-être à son meilleur Filipiniana, une compagnie de danse fondée et dirigée depuis une douzaine d'années par Noel Santander.Un chorégraphe au fait de toutes les influences héritées de la terre ancestrale.Celle aussi de l'islam propagé par des missionnaires musulmans d'origine malaise à Mindanao au milieu du XVe siècle et en quelques points de Luçon lorsque les Espagnols y débarquèrent.On sait que ceux-ci imposèrent le catholicisme avec les moines augustins venus du Mexique auxquels se joignirent des franciscains, des jésuites et des dominicains.«J'aime les auditoires francophones parce qu'ils nous acceptent mieux et qu'ils sont orientés vers la culture», confie M.Santander dont la troupe s'exerce au Centre de la Pel trie de la Ville de Montréal.C'est là que la communauté tient aussi des classes dites «Héritage» de pilipino enseigné par des bénévoles à une cinquantaine d'enfants.-.-.v! De la Compagnie Filipiniana, Isabel Santander, à gauche, et sa soeur Victoria entourant Yolando Viloria dans une danse champêtre des Philippines.La troupe au répertoire de plus de 200 danses, qui se produit aussi ailleurs au Canada ainsi qu'en Europe, compte une cinquantaine d'exécutants.Beth Flores captée dans son large sourire au cours dune danse espagnole.PHOTOS BERNARD BRAULT.La Presse La population philippine Au Canada: 107 055* Au Québec: 6040 \u2022 À Montréal : 5880 * Au Québec, de 1986 à 1991 - 4193\" Aux Philippines: 62 millions\"0 ïm* \u2022chiffres du recensement du Canada de 1986 (comprenant les personnes d'origine philippine uniaue et d origine multiple).\u2022\u2022chiffre fourni par le ministère des Communautés culturelles et de l'Immigration de la population immigrée, selon le pays de naissance.\u2022\u2022\u2022selon l'ambassade des Philippines a Ottawa.- Â 16 ans, Mi mi Flores Katergaris porte la couronne de Binibining ou Bb.Pilipinas 92, autrement dit Miss Philippines Montréal.Sa robe au corsage de dentelle perlée d'or est typique de son pays d'origine.un pays de 7107 iles ou ilôts, trois langues officielles et 111 dialectes ¦ C'est le 12 juin 1898, à la proclamation de l'indépendance des Philippines par le général Emilio Aguinaldo que fut hissé le drapeau adopté l'année précédente par le général et ses cadres en exil à Hong Kong.Le triangle blanc symbolise le mouvement de libération au siècle dernier contre les Espagnols.Ils avaient conquis l'archipel depuis que le navigateur portugais Magellan en avait pris possession, en mars 1521, pour le compte de Char- les Quint, avant de périr un mois plus tard au cours d'un engagement dans l'îlot de M act an, près de Cebu.Baptisées en 1542 du nom du futur roi d'Espagne, Philippe 11, les Philippines resteront sous la domination des Espagnols durant près de trois siècles et demi en dépit des efforts réitérés d'autres colonisateurs pour les en chasser ainsi que de plusieurs tentatives d'insurrections locales.Les huit rayons du soleil représentent les huit premières provinces où l'éveil du nationalisme, à partir de 1872, marquera la lutte entreprise par le Movimiento de propaganda et menée ensuite par lose Rizal, Andres Bonifacio et Aguinaldo.Pendant ce temps, les Espagnols ayant perdu leur escadre à Cavité, devant Manille, à la guerre hispano-américaine de 1898,.cédèrent les Philippines aux États-Unis pour 20 millions de dollars.Les États-Unis mettront fin à la guérilla six ans plus tard, entreprendront de profondes réformes et, après l'occupation japonaise au cours de la Deuxième Guerre mondiale, reconnaîtront l'indépendance du pays le 4 juillet 1946.L'aigle, dans les armoiries, évoque cette période américaine tandis que le lion rappel- le le passé espagnol.Les trois étoiles désignent les trois grandes régions \u2014 l'île de Luçon où est située la capitale, Manille, l'île de Mindanao et, entre elles, l'archipel des Visayas \u2014 des 7107 îles ou îlots d'une superficie totale de 297 370 km2 qui jalonnent l'océan sur 1854 km, de Taïwan au nord à Bornéo au sud.Huit cent quatre-vingts de ces iles sont habitées par une population presque entièrement malaise parlant quelque 111 dialectes des langues malano-polynêsiennes.Le pilipino basé sur le tagalog, choisi comme langue nationale en 1937, est, avec l'anglais et l'espagnol, l'une des trois langues officielles.C'est en pilipino que figure sur le listel la devise «Isang bansa isang diwa», un pays, un esprit.utiles Ambassade des Philippines, 130, rue Albert, Bureau 606, Ottawa, Ontario KIP 5G4 Tél.: 613-233-1121/2/3 Fax:613-233-4165 Ambassadeur: S.E.Ramon A.Diaz Association des Philippins de Montréal et banlieue ( FAMAS ), CP.1341, Succursale H, Montréal H3G 2N3 Tél.: 369-1025 Président: M.Limneo Y.Collao Fédération des associations canado-philippines du Québec, 5139, boul.Décarie, Bureau 215, Montréal H3W 3C2 Tél.: 369-1025 Présidente: Mme Natalie Pelausa La compagnie de danse Filipiniana, 7999.rue Chouinard, LaSalle H8N 2E5 Tél.: 365-7568 Président : M.Noel Santander I Mission catholique Notre-Dame-des-Philippines, 5565, Côte-St-Antoine, Montréal H4A 1R4 Tél.-.485-9247 Responsable : Père Carmelo N.Gosioco ¦Si \"Une affaire de coeur.\" Rencontre avec michel tremdlay un texte de reginald * Martel EÎNDL mercedes benz 400e: muscles et sécurité gL^Jl I un article signé ÎTiïiWl Denis '.'IMllh'illla DUQUET MARDI pi la mode vue par trois stylistes montréalaises Un article signé .Viviane Roy «5 LE CONSOMMATEUR SERA Bl LE MAÎTRE ABSOLU ' DE SA TÉLÉVISION f\" * + Un article signé I^HÉÉ Danielle F* \"IE bonneau MÊÊÊÊlL mm\\\\\\ UR SERA BIENTÔT -U \u2022 .\u2022\u2022 l plouk au musée d'art contemporain Un article signé u Raymond Bernatchez A v I ! t \u2022 B2- LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 14 JUIN 1992 Éditorial Paul Desmarais president du conseil d administration Koger u Lanary president et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel oesjarains directeur de l'information Alain uuduc éditorialiste en chef L'Eglise canadienne passe de la souffrance à l'espérance L| Église catholique du Canada vient d'adopter une position lucide et courageuse face aux multiples révélations d'abus sexuels commis par des prêtres ou des religieux.Il pourrait, bien sûr, ne s'agir que d'une attitude imposée par les circonstances qui taxent sérieusement sa crédibilité.Mais le rapport rendu public jeudi par la Conféren-S;-.ce des évèques témoigne d'une réflexion et mm dune ouverture desprit qui vont bien au-delà t&jm^ j d'une simple operation de relations publiques.^B^jh^S^ Ce document, De la souffrance a l'esperan- jWOL ce, contraste en effet singulièrement avec la WB^P'fc- conspiration du silence qui, dans le passe, vi- MHè^^V sait a taire l'existence même de ce problème.1 ^PÉÉnÉfc 11 est évident ^ue ,a Publicité entourant, de-1 xmfia pUjS quelques années, des procès retentissants impliquant des membres du clergé ne rendait évidemment plus possible la négation de cette triste réalité.Mais il n'y a pas si longtemps, une Église surtout soucieuse de son image aurait tenté de limiter les dégâts en alléguant que ces crimes remontent à une époque révolue et qu'ils ne sauraient se reproduire.Un argument qui aurait eu du poids.Car il est vrai que la plupart des abus dénoncés ont été commis il y a longtemps.Et que les critères d'admission à la vie religieuse ont beaucoup changé.De même que la motivation de certains candidats.Ainsi il est remarquable que plusieurs des accusés appartiennent à une génération où l'admission au noviciat ou au séminaire obéissait parfois à des motifs qui n'ont plus beaucoup de sens aujourd'hui.Comme la promotion sociale, l'instruction gratuite, la sécurité matérielle ou la fierté des parents.Quand ce n'était pas, plus prosaïquement, au début des années 40, le souci d'échapper à la conscription.Il faut donc savoir gré aux évèques de ne pas s'être cantonnés dans des excuses faciles sur le dos d'un passé dont ils ne sont pas responsables.Ils ont, au contraire, choisi d'assumer pleinement les conséquences actuelles d'un héritage lourdement hypothéqué en se préoccupant d'abord des victimes.Il est d'ailleurs significatif que les premières des cinquante recommandations de leur rapport invitent les catholiques à regarder la réalité en face.Et à s'attaquer aux séquelles de ces crimes en s engageant «avec générosité, détermination et espérance dans un vaste mouvement » de réparation et de compassion.C'est là une attitude d'humilité à laquelle ne nous avait guère habitués une institution jadis beaucoup plus préoccupée de son image que de la reconnaissance de ses erreurs.L'Église canadienne ne se limite cependant pas, comme elle aurait pu le faire, à regarder lucidement cet aspect pas très glorieux de son passé.Elle admet courageusement la possibilité de nouveaux écarts et reconnaît, non seulement la nécessité de mesures préventives, mais se dissocie à l'avance de toute manoeuvre visant à les camoufler.Elle va même jusqu'à inciter les catholiques à «appuyer ceux et celles qui luttent, parfois à contre-courant, pour faire éclater une vérité pénible».On ne peut évidemment que souscrire à toute la gamme de précautions recommandées pour l'avenir.Surtout que, compte tenu de la faiblesse du recrutement, la sélection, la formation, l'encadrement et la surveillance des nouveaux prêtres et religieux devraient être beaucoup plus faciles que dans le passé.Même si on ne saurait s'en étonner, on peut cependant déplorer le mutisme des auteurs du rapport sur l'épineuse question du célibat ecclésiastique.Non pas que le mariage des prêtres serait une panacée à tous les écarts de conduite des membres du clergé.Pas plus que la vie conjugale ni la paternité ne le sont pour un certain nombre de déviants.Mais il aurait été rassurant de constater que l'épiscopat canadien poursuit une réflexion sur ce sujet.Et qu'il est capable, à l'instar de nombreux fidèles, d'au moins s'interroger sur la présumée concordance absolue de la position traditionnelle de Rome dans ce dossier avec l'appel à l'engagement proposé dans le message évangélique.Là aussi, probablement sans l'avoir voulu, les évèques proposent aux catholiques mal à l'aise de dépasser la souffrance au profit de l'espérance.Malgré tout.Pierre GRAVEL r l ¦ \u20227v \u2022 Guy Cormier Opinions Haïti: les pays de l'OEA doivent changer de stratégie «SERVAIS DU MONT_ L'auteur est Supérieur des Missions St- Viateur.me Barbara McDougall, l'ai vécu le mois d'avrH dernier en Haïti.le reçois régulièrement des informations sur l'évolution de la conjoncture de ce pays.La présente lettre se situe dans la suite de mes interventions auprès de \u2022vous le 5 novembre 1991 et le 18 février 1992 et pour lesquelles je n'ai reçu aucun écho.; Huit mois après le coup d'État sanglant en Haïti (29-30 septembre 1991), les «voyous» (comme l'a dit Brian Mulroney) et les criminels sanguinaires sont, toujours au pouvoir, contre la.volonté clairement exprimée du peuple haïtien.Le président.Jean-Bertrand Aristide, démocratiquement élu, est .'toujours à l'extérieur du pays.L'OÉA se fait ridiculiser.Les \u2022putschistes et l'armée continuent à réprimer, à tuer, à torturer, a faire des arrestations arbitraires, à voler, à violer.La tragi-comédie se joue sur la scène internationale, à la face de .tous les peuples.P]u§ grave encore, les pays de l'OEA se laissent ridiculiser: l'embargo décrété n'est pas respecté, le pétrole entre à volonté, les armes \u2014 fournies par un des pays de l'OÉA \u2014 ne manquent pas aux criminels du gouvernement et de l'armée, les ententes négociées à Washington sont rejetées, le sang continue à couler.Des centaines de ressortissants canadiens en Haïti y demeurent librement, mais ils y subissent les contrecoups de ce stress continu.Les citoyens d'origine haïtienne au Canada se disent profondément humiliés.Haïti entre de plus en plus dans une des pires dictatures de son histoire.Le peuple d'Haïti s'engouffre progressivement dans la nuit de la misère.et les pays de l'OÉA ne donnent pas suite à leurs déclarations.U.est temps que les pays de l'OÉA reconnaisent l'échec des Il faut empêcher par tous les moyens la vente et l'entrée d'armes en Haïti.moyens utilisés jusqu'ici pour solutionner cette crise.Us doivent prendre les moyens pour: 1.Chasser les criminels du pouvoir en Haïti et rétablir le président Aristide dans ses fonctions; 2.Empêcher par tous les moyens la vente et l'entrée d'armes en Haïti ; 3.Confier à une force de paix, qui ne soit pas sous la tutelle des U.S.A., le soin de se rendre en Haïti pour protéger le président Aristide et le peuple contre le premier et le pire ennemi dc^ ce peuple, l'armée haïtienne; 4.Désarmer tous les militaires de ce pays et faire disparaître à tout jamais les moyens de tuer et de torturer ce peuple ; 5.Juger et condamner les responsables militaires et civils de ce coup d'État, qu'ils soient de l'intérieur ou de l'extrérieur d'Haïti.Afin de ne pas perdre sa crédibilité, le Canada doit utiliser son influence et son leadership dans la solution de cet important problème.C'est mon espoir et mon souhait.Avec cet espoir, je souhaite, Madame la ministre, que vous preniez le leadership de ces importantes démarches en faveur du peuple haïtien qui a déjà trop souffert.PIERRE ROCHETTE L'auteur est médecin et président de l'Association des médecins résidents de Montréal.algré le fait que la décision a déjà été prise par le Conseil des ministres sous les conseils du ministre de la Santé, M.Marc-Y van Côté, la question demeure entière: doit-on déménager ce centre tertiaire qu'est l'Hôtel-Dieu de Montréal vers la périphérie?Le ministre part des prémisses suivantes: Montréal a assez de lits; les hôpitaux y sont mal situés.En fait la véritable question est la suivante: est-ce que le Québec, le gouvernement, le ministre et ses fonctionnaires peuvent ou veulent doter Montréal des infrastructures médicales dont elle a besoin?La population de Test de l'île réclame un hôpital régional depuis plus d'une décennie; on parle ici d'un hôpital de première ligne.Montréal, Québec et Sherbrooke sont des centres universitaires médicaux où, malheureusement pour les autres régions, doivent se concentrer l'enseignement, la recherche et les soins ultra spécialisés aux patients.U existe actuellement une synergie autour de la montagne.En effet, on y retrouve deux des meilleures facultés de médecine du Canada, une dizaine de centres hospitaliers universitaires, des centres de recherche et une proximité qui permet une certaine complémentarité, un dynamisme propice aux échanges nécessaires à l'avancement de la science.On vient de partout dans la province pour être traité autour de la montagne, y compris à l'Hôtel-Dieu.Déménager ce centre dans une quelconque banlieue nous apparaît aberrant.On brise un des maillons de la chaîne et on oblige la construction d'une infrastructure inutile permettant l'étalement urbain et affaiblissant encore une fois le centre-ville, erreur faite ailleurs dans le monde et qu'on cherche à réparer aujourd'hui.Mais, quelle est la solution?Est-ce qu'on pense à l'avenir ou si on se limite à des considérations purement économiques ou politiques?Rivière-des-Prairies a besoin d'un hôpital de première ligne avec tous les services de base que cela comprend.Qu'on leur en donne un! L'Hôtel-Dieu doit poursuivre sa vocation de centre universitaire tertiaire intégré au réseau universitaire.L'édifice étant classé de toute façon, il devra être rénové peu importe ce à quoi il servira.Qu'on le rénove! Le président Bush entre Perot et Rio Il faut rénover l'Hôtel-Dieu ommet de la Terre à Rio.Sommet de l'urgence.Quelle urgence?Urgence de guérir et de prévenir les blessures infligées à la planète par l'étourderie et l'appât du gain.La conférence se termine aujourd'hui.Elle a attiré 175 pays, 145 chefs d'État et de gouvernement, une nuée d'experts et de fonctionnaires.(Un Canadien, Maurice Strong, a joué un rôle capital dans l'organisation de la rencontre.) Quels résultats faut-il attendre de cette manifestation?Au milieu de la semaine, avant l'arrivée du «haut clergé» (Bush, Mitterrand, Major, Mulroney et autres) le vent n'était pas à l'optimisme.Sauver la planète, oui! Mais à quel prix?Maurice strong Et qui paiera?Repon- 3 se: les pollueurs.Mais il n'est pas certain que les pollueurs voudront se charger d'une addition pouvant atteindre 600 milliards de dollars?Les États-Unis sont les mal-aimés de la conférence.On leur reproche une tiédeur coupable.Us ne veulent pas signer de traité.Ou, s'ils s'engagent in extremis, ils ne le feront que dans les termes les plus vagues.Washington a obtenu que soit effacée de la convention sur les climats toute référence à un seuil maximal d'émissions de gaz à effet de serre.Mêmes réticences en ce qui concerne la biodiversité, c'est-à-dire la protection des espèces animales et végétales.U est encore reproché aux Américains de ne pas souhaiter sérieusement le dialogue avec les pays pauvres.Les doux appels à M.Bush lancés par le premier ministre anglais John Major lors de son passage à Washington, pas plus que les sévères reproches des Français accusant l'administration américaine de « néo-colonialisme », n'ont pas assoupli la position d'un président qui craint que des accords trop contraignants ne provoquent la perte d'emplois.George Bush u célèbre comman.dant Cousteau, lui-même présent à Rio, a raison quand il affirme qu'il ne fallait pas tenir ce Sommet pendant une année d'élections.Enfoncé dans les sondages par Ross Perot, qui réclame une réduction du déficit, George Bush n'a pas envie d'aggraver son cas par des engagements qui seront dénoncés chez lui comme contraires à l'intérêt de l'Oncle Sam.Ta francophonie fout le camp un feuilleton littéraire du samedi ces lignes d'Odile Tremblay: «Chez nous, les femmes nées avant 1897 enfantaient en moyenne 8,5 fois.Nées en 1915, elles ne mettaient plus que 4,3 enfants au monde.Au cours des années 70, le taux de fécondité tombait à 1,45, alors que les femmes envahissaient le marché du travail.La révolution tranquille fut peut-être avant tout celle des femmes.» L'apport de l'immigration ne peut-il pas arrêter le déclin de la population francophone?Voici la réponse de Charles Castonguay, démographe: «De nombreux démographes ont démontré pourquoi il est déraisonnable, dans le but d'éviter le déclin de la population francophone, d'espérer compenser les berceaux vides par la francisation d'un nombre suffisant d'immigrants allophones.Il paraît encore moins raisonnable d'attendre des futurs immigrants qu'ils remplacent à la fois les berceaux vides et les francophones anglicisés» (La Presse, 2.6.1992).séparatisme avec la situation qui prévaut chez nous.Le vote de dimanche dernier en Slovaquie, territoire comparable au Québec par le nombre d'habitants, a été un vote nationaliste.Un vote qui est peut-être annonciateur d'un divorce.Décidément, la saison n'est pas bonne pour les fédérations.Le mouvement d'émancipation en Slovaquie va-t-il suivre un «chemin de velours», comme le souhaite Vaclav Klaus, premier ministre de la fédération?Ou la Tchécoslovaquie va-t-elle suivre la Yougoslavie dans la tourmente?Les présages ne sont pas nécessairement bons.La Slovaquie comprend une importante minorité hongroise.Comment s'accommoderait-elle de grands changements constitutionnels?Le président Vaclav Havel, populaire dans son pays et respecté à l'étranger, laisse entendre qu'ils ne restera pas à la tête d'une fédération en lambeaux.Autre mauvais présage?Vaclav Havel L'Indépendance pépére a tentation est grande de comparer la Tchécoslovaquie en proie aux démons du L Une partition de la Tchécoslovaquie qui se ferait dans le «velours», sans un cri, conforterait ceux des nôtres qui rêvent d'une indépendance pépère, sur l'air de «Y a rien là».Décentralisation cor et à cri les municipalités poussent à la décentralisation des pouvoirs et de l'administration publique.Cette idée a été débattue dans un forum à Québec.Si on élargit les pouvoirs à la base, c'est-à-dire dans les régions, il faudra les simplifier au sommet.C'est ce que, en d'autres termes, a exprimé un participant quand il a dit: «Pour être acceptable, la décentralisation devra éviter tout dédoublement de fonctions entre les paliers gouvernementaux.Tout accroissement de l'autonomie fiscale d'éventuelles structures décentralisées devra être relié à une réduction des sommes perçues par le gouvernement central.» La véritable décentralisation ne consisterait-elle pas à transporter le gouvernement de Québec à Montréal, là ou se trouve le véritable poids démographique?Le déménagement n'aura pas lieu demain.Doré sur tranche e fondant sur une analyse de la Gazette, la télévision et la radio rapportent que M.lean Doré est le maire le mieux payé au Canada.Et que son salaire (116 438$ annuellement) dépasse celui de la plupart des premiers ministres des provinces.Le maire de Laval, de son côté, n'est pas spécialement mal traité.M.Doré répond que l'importance de Montréal, le poids de sa population et la complexité de son adminis-Jean Dore tration justifient un salaire élevé.C'est un point de vue.À ce compte, le maire de Mexico (17 millions h.) et le maire de Sao Paulo (22 millions h.en l'an 2000) sont certainement millionnaires! Les salaires des édiles municipaux devraient être établis en fonction de la qualité de l'administration, étant donné qu'en toutes choses la qualité se paie.Les Montréalais en ont-ils en ce moment pour leur argent?Autre critère: la capacité de payer des collectivités.Le revenu moyen des Montréalais n'est pas le plus élevé du Canada.Les élus municipaux, on devrait les payer à la pièce.Tant le bon coup.Mais pas de salaire fixe.9 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 14 JUIN 1992 B3 SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ SEMAINE DU 14 JUIN 1992 La personnalité de la semaine II n'est pas de succès qui se mérite s'il n'est construit sur l'excellence Modeste, la jeune astronaute se dit dépassée par Vattention médiatique dont elle est l'objet ANNE RICHER L.attrait des médias y pour moi est hors de proportion », déclare modestement celle qui s'envolera probablement dans l'espace dans cinq ans.Elle est l'une des quatre nouvelles recrues \u2014 les trois autres sont des hommes \u2014 de l'Agence spatiale canadienne.Première Québécoise astronaute, Julie Payette incarne le rêve secret de l'humanité: voler dans l'espace, découvrir les planètes.C'est en partie ce qui explique l'attrait des médias! Pour ce premier exploit d'avoir été choisie parmi 5330 candidats.La Presse la nomme Personnalité de la semaine.Propulsée à l'avant-scène, devenue vedette subitement ne la rend pas moins lucide.«C'est une immersion totale et dramatique, je me rends compte que les attentes sont très grandes, les responsabilités aussi.Toute cette attention me dépasse.» L'interview a lieu à Bell-Nor-thern Telecom où elle travaille.Elle arrive, ponctuelle mais essoufflée, d'une séance de bicyclette.Le casque cache son opulente chevelure brune, la silhouette de cette jeune femme de 28 ans est celle d'une sportive accomplie.La démarche assurée.Le regard direct.Elle avoue, tout de go, souhaiter que la poussière retombe, qu'elle ait le temps de réfléchir: «|e dois établir mes priorités, à l'aube d'un métier fascinant.» Elle a besoin de retrouver son quotidien normal et l'entraîne- ment sportif auquel elle s'astreint par discipline, par habitude, par besoin.«On régresse si on arrête.» Depuis sa nomination, elle a l'impression de se livrer en pâture au monde.«Il ne va rien me rester de ma vie privée.Mon équilibre en dépend.» Et cet équilibre tient fondamentalement à l'amour des siens, sa famille, son ami.« Ils sont ma priorité.» Elle est née le 20 octobre 1963.Elle a vécu son enfance à Ahunt-sic, ses parents y vivent encore.Un frère aîné, une soeur cadette.Son père est ingénieur à la Communauté urbaine de Montréal, sa mère administre une troupe de théâtre pour enfants.Une enfance, assure-t-elle, normale, heureuse, sans histoire.Beaucoup d'amour, de complicité.Mais aussi des encouragements, un support.«L'effort a été une valeur importante transmise par mes parents.Ne pas abandonner.Se dépasser.On n'a rien sans rien.» Elle fait de la musique dès l'école primaire Louis-Collin : chant, flûte à bec.«Ça fait 20 ans que je chante.» Comme ça fait 20 ans qu'elle pratique des sports d'équipe.Un équilibre esprit-corps très tôt dans sa vie.Elle est studieuse et disciplinée.Mais tranquille.À son affaire.Si on lui dit que tout le monde essaie de comprendre comment elle peut être si parfaite, elle se rebiffe, proteste.«La perfection ne s'applique pas dans mon cas.» Et «il y a toujours place â l'amélioration» est une phrase que sa mère répète souvent et que Julie a inscrite en exergue â sa thèse de maîtrise.«C'est une chance, un honneur, une joie de faire quelque PHOTO MICHEL GRAVEL.La Presse JULIE PAYETTE W ht «Aucun succès n 'a de sens s'il ne peut être partagé avec ceux que j'aime.» chose dont j'ai toujours rêvé.» Elle en a rêvé certes, mais sans en être folle à outrance, précise-t-elle.«Comme bien d'autres jeunes je suppose, je découpais des photos de navettes dans les magazines.» À 16 ans, elle fréquente deux ans, en Grande-Bretagne, le Collège international.Elle a donc visité l'Europe et s'est appliquée â étudier d'autres langues.Cette période de sa vie est déterminante.Pour sa culture, ses choix, son ambition.Elle étudie en génie électrique à l'université McGill et complète sa formation par une maîtrise en génie informatique à l'Université de Toronto.Sans peurs?Rien n'est fait sur un coup de tète.Julie Payette est rationnelle, réfléchie.Elle va au bout d'elle-même, mais se considère avant tout chanceuse.Elle a appris au sein de la famille â reculer les limites de ses capacités.Cela l'a sans doute rendue brave, mais non pas téméraire.Elle reste consciente des batailles qu'elle doit engager sur elle-même, des monstres qu'elle doit repousser, «je suis du genre à avoir peur d'avoir peur, peur de l'inconnu.|e pense à la survie en Arctique par exemple.Mais pour ce qui est de la technique, je fais entièrement confiance aux responsables des programmes spatiaux.» «Rêver aux étoiles, c'est une chose.Mais il y a des raisons pratiques aux recherches, là-haut.Et, en premier lieu, bien surveiller ce qu'on fait en bas!» Mais au fait, rêve-t-elle?Elle ne se souvient jamais de ses rêves nocturnes: elle dort peu, mais profondément.«)e suis une idéaliste sans être utopiste.» Alors il ne faut pas lui parler d'astrologie.Elle admet que la tendance des scientifiques est de rejeter parfois ce qui échappe aux explications rationnelles «et c'est un tort admet-elle, les grandes découvertes tiennent à l'harmonie intuition-analyse systématique».Elle est prudente, pour ne pas froisser les adeptes d'astrologie, «je ne dénigre pas», avant pourtant de répondre un «non, je n'y crois simplement pas» catégorique.Elle se décrit optimiste, plutôt que sans peur.Un optimisme inné qui l'aide à reprendre ses esprits quand elle traverse un moment difficile, quand elle se sent déprimée.Car même si elle doit s'envoler dans l'espace, elle n'est pas à l'abri des préoccupations terre-à-terre.Et souvent, comme tout le monde, elle se remet en question.Le grand consolateur de ses petits chagrins, celui qui remplit son âme de douceur, le héros immortel : Mozart.Julie Payette privilégie l'affection: le support de son ami «qui prend la chose admirablement bien».Elle n'a pas l'intention de mettre sa vie amoureuse en sour* : dine.La vie ne s'arrête pas et elle voudrait bien un jour avoir des -enfants.a Être astronaute est un rêve ultime.« Mais il n'y a pas de limite \u2022 à améliorer, à raffiner sa vie.» * \u2022 \" Elle veut bien réaliser ses rêves, mais surtout ne faire de mal à personne.«Tout le monde est ' euphorique pour l'instant, mais je sais qu'il y aura des moments difficiles, des absences prolon- ' gées, des inquiétudes.» «Aucun succès n'a de sens s'il ne peut être partagé avec ceux que j'aime», conclut-elle.* Encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie, l'excellence naît de Veffort. LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 1fl JUIN 1992 3 5 ft IMMOBILIER 127 TERRAINS TERRAIN o Loplolne.avec services de la ville.12 500 $.676-7179 entre 9h et l/h VUE SUPERBE FLEUVE, prés ville Québec, 20 min.pont Loporte, coin de rue sur falaise, 30.000 pl car., 40,000$, (418) 828-9981 131 A LOUER CENTRE-VILLE 131 A LOUER CENTRE-VILLE - METRO ATWATER PROMOTION SPECIALE Coopérative en formation, VA 440S, 3Vi à partir de 530$, chauffes, eou chaude, poêle et frigo, piscine intv sauna, ferrasse, stationnement kit/ext.dtspontole, teres.933-1185.\u2022 \u2022 METRO GUY/CONCORDfA * \u2022 PKOMOTrO* SPECIALE VA 350 S.3V» 465 $.chauffés, eou chaude, électricité, poêle et frigo Inclus.931-8907, 933-1185.\u2022 \u2022 PRIX IMBATTABLES\"\"1\"5\"\" 1150 Sherbrooke est, foce parc Lofontalne, super, rénovés, VA, 2*A, 3 V», ÎA fout lncl.tbuandene, piscine Int., souna, 522-9615.A COTE METRO métro St-Henrl, 10000 Opl Marché Atwater, grand IV» neuf, meublé, chouffé.buanderie, personne sérieuse, 591-4318 A METRO Sherbrooke, 2 55 meu-blés ou seml-meubles.chauffés, frais peint, ascenseur.Au mois ou plus, a partir de 380$.524-4523 A METRO Sherbrooke, condo 3Vi neuf, demi s \"soi, deluxe, moderne, 350$ avec références, 629-5847.A PROXIMITÉ RADIO-CANADA Superbe victorien S'/j (2 chambres ?i/rnonoer) Cuisine rénovée, boiseries, vttroux, \u2022 chaut, élect.locataire 1310 A.de Sève 287-9200 A QUI LA CHANCE ?Un on de lover gratuit.1 V», 2 '/>, 3 Vi, 4 V», centre-ville prés de toutes commodités, métro, autobus, universités.Signez un boll de 12 mois débutant ou phis tord le 1er sept, avant le 31 Juillet 92 et vous serez alors eligible à la promotion.Pour Inf- 846-1531,9h à 20h lundi ou vendredi, 11 à 17h samedi et dimanche.846 1531 A VOIR, Dor Ion, beaux 4'/i ne un.entrées i av.'sec., stationne ment.517$, 493-9665 A VOtR, Plessis, beaux V/, neufs, entrées krv/séc, stationne ment, 416 S, 493-9665_ A VOR, Unlverslty, S'A de triplex, rénové, foyer, 5 appareils, 975 $.1er luin, options cTochot, 286-0331 A VOiR, 7 mln.UQAM, superbe 7 sur 2 étages, rénové, brique, foyer, très fcjgjg cour, 835$.S26-0SS0.A WorkmarvOuy, maison 3 chom\" ores, garage, cour, métro, 363-7165 A 2 pas du métro Beoudrv.rénové 515 $, VA r.-de-ch.gronde cour 400$.Non chauffés.522-4129 ACCES couloir métro Sherbrooke, 17», 9e étoge,.ler (util.410$ Inclus élec, climatise, poêle frigo, lavoir, sauna, piscine.281-5659._ ADAM, 4y» \u2022 375 $.Hogon: Vh -355 $, moderne, elect., 626-1941 AMBIANCE ogreaote, 7V, rénove, bien situé, panoramique.5 appareils ménogers, puits de lumières, 2 balcons, rénové, prés métro Berrl, 8501 1er lull.M7-7S29 APP.spocleux, rénovés.2V» à S'/:, 3777 CD.N., (Dr PenfleW) 933-8530, 1-2 mois gratuits.111 A LOUER 191 CENTRE-VILLE\t131 CENTRE*VILLE 1 ATWATER (METRO) Il\tAV.DES PINS 0.37».îoyer, ( équipé, chouffé, 725 $, 489.9360.2 rue Lambert uoSse, 37», poe*e, frigo, eou chaude fournis, calme.937-6710\tBEAU 37» rénove, entree lav/sec.1 * rue de la Visitation, 460 $, 521-4610 ATWATER Marché, 67», exceptionnel.2 étoges, alarme, 750$.Aussi 47».bas, clair, 4 appareils, alarme, 550 $, 931-4631, 442-8526\tBERRI UQAM.47» neuf, entrées 1 lav^éc.540 $.527-724^.\tBERRHIÛAM, condo, 1987.propre, 2 chambres, 545 $, 287-9635.1 atwater.métro.17» clair, tran-qui He, 325 $ non chouffé,443-9313\tBERRVUQUAM, 67».bas, poêle et frigo, terrasse.750 $, libre 1er 1 lulllet, 870-0919, 1-792-3267 ATWATER, maison 3 étoges, 57».goroge, cour, métro, 890$, 363-716$\t \tBERRI, prés métro, 77», 47», 37», 27», frigo, poêle, chouffé, bon prix, tranquille, appelez Yoko 923-1155.ATWATER, marché, métro, maison neuve, cour, 6% 383-5562.\t ÂUTlôRALIE de la montogne, grand 57», foyer, terrasse, pvkjng.alarme, près métro, 725 $, 762-9793\tberri-uqam/ grand 17», 310 $, 335$ tout Inclus, 526-4483 messoge.\tCANAL ET MARCHE LUXUEUX CONDOS 47», 57», climatisés, foyer, goroge.LOFT 1700* cor.sur 2 étoges, 1-terrosse, foyer, 353-5562.AUX Floralies, grand 2 chambres, foyer, goroge, 795$.363-2402\t AV.DES PRIS 0.1400, 37», 47», équipés, piscine, souna, vue, près Me GUI.PROMOTION.842-8041.\t \tCARRE Sf-Louis 27» tout payé, 410$ très très très colme.843-8617 Al LOCATION RESIDENTIELLE \"Promotion\" j APPARTEMENTS ENTIE- \\ | REMENT MEUBLES, SEMI | MEUBLES ET NON MEUBLES.1 i LONG TERME ET J £ COURT TERME 1 POUR TOUS LES BUDGETS \u2022 MONTREAL ET REGION 847-1421 r 1)1\tCARRE St-Louls/St-Denls, 27», 37», rénovés, chouffé.eou chaude, près | métro Sherbrooke, 276-7587 \tCARRE ST-LOUtS, grond 47» neuf, 381-6923, 284-6102.1 \tCARRE ST-LOUIS.grand 77», foyer, terrasse, 1 100 $, 288-5586.\tCARRE ST-LOUIS.rue Drolet, grand 57», rénové; 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le toit.C'est ce qu'attendaient les Iroquois pour les abattre.Dol-lier de Casson pleure la perte de tels habitants aux mains de maraudeurs qui, «après avoir mangé leur pain, les surprennent désarmés, les font tomber comme des moineaux».Les Onneiouts scalpèrent Godé et Noel et coupèrent la tête de Saint-Père afin de lever plus tard sa belle chevelure sans l'abîmer.On raconte 3ue cette tête, tant qu'ils l'eurent en leur posses-on, leur reprocha leur barbarie d'une voix vengeresse.Lambert Closse souhaitait se fixer à demeure.En 1652, il avait acquis une terre de 30 arpents.Six ans plus tard, Maisonneuve lui concède 100 arpents «tenant d'une part à Jacques Archam-bault, d'aultre part au Sieur bouchart chirurgien, commençant à dix perches proche de La grande riuière».À la suite du combat du Long-Sault, que nous allons rapporter plus loin, les Iroquois se montrèrent plus circonspects à l'égard de Ville-Marie.L'établissement, d'ailleurs, se consolidait et se peuplait.Mais ils continuaient de rôder aux environs.Le 6 février 1662, Closse sort du fort pour aller assister des colons qui sont aux prises avec des maraudeurs.À la tête de 26 hommes, il combat quelque 200 Iroquois.L'engagement a débuté tôt le matin.Au milieu de l'après-midi, alors que l'ennemi le menace de toute part, son domestique, un Flamand, l'abandonne.Trois colons ont déjà perdu la vie.Le major se défend avec l'énergie du désespoir, mais ses pistolets s'enrayent, et il tombe à son tour.Le lendemain, on enterre les victimes: Simon Leroy, habitant, originaire de la région de La Flèche, Jean Lccomte, d'Orléans, serviteur de Closse, et Louis Grisson, un ouvrier de La Rochelle, accompagnent le major au tombeau.On a unanimement reconnu la bravoure proverbiale de Closse.« Nous devions cet éloge à sa mémoire, écrivent les Relations des jésuites, puisque Montréal lui doit la vie.» Premier clergé paroissial Depuis la fondation de Ville-Marie, les jésuites desservaient le poste, mais leur missions exigeaient de plus en plus de bras.Maisonneuve se rembarqua pour la France à l'automne de 1655 afin d'y revoir Jean-Jacques Olier et de lui demander l'envoi de prêtres qui constitueraient le premier clergé paroissial.M.Olier avait fondé un séminaire à Vaugi-rard, dans la paroisse Saint-Sulpice, afin de préparer de jeunes clercs à des missions.L'un de ses premiers adjoints avait été Gabriel de Thubières de Queylus.Devenu prêtre en 1645, celui-ci devait, en l'espace de 10 ans, établir 4 séminaires sulpiciens: à Rodez, à Nantes, à Viviers et à Clermont.À Viviers-sur-Rhône, d'ailleurs, existe toujours l'ancienne maîtrise, où il ouvrit son établissement.C'est sur lui que M.Olier jeta les yeux.U faisait d'ailleurs partie de la Société de Notre-Dame de Montréal depuis 1646.Les membres de la Société souhaitaient la nomination d'un évéque au Canada, et M.de Queylus leur semblait un candidat tout à fait digne.Celui-ci accepta d'être proposé à l'assemblée générale du clergé de France.Les jésuites s'y opposèrent.Comme ils tenaient seuls les destinées de la petite Église depuis plus de 20 ans, ils avaient choisi un de leurs anciens élèves: François de Laval.Le 17 mai 1657, M.de Queylus, qui détenait de l'archevêque de Rouen des lettres patentes de grand vicaire pour toute la Nouvelle-France, s'embarquait en rade de Saint-Nazairc avec trois compagnons: MM.Dominique Galinicr et Gabriel Souart, prêtres, et Antoine d'Allct, diacre.Malheureusement, M.Olier s'éteignit six semaines avant le départ des premiers sulpiciens destinés à Ville-Marie.Vincent de Paul, le futur saint, reçut son dernier soupir.Maisonneuve rentra en même temps que les quatre sulpiciens.Le 29 juillet, le voilier nantais mouillait devant Québec.Le supérieur des jésui- tes, le père Jean de Quen, se porta au-devant des nouveaux arrivants.«On complimenta M.l'abbé Kelus sur les lettres de grand Vicaire», écrit Dollier de Casson, mais on peut douter que la satisfaction ait été générale, car le 30 avril 1649, l'archevêque de Rouen en avait émis de semblables à l'égard du supérieur des jésuites.Il devait en résulter un conflit de juridiction dont même un résumé dépasserait le cadre du present ouvrage.Les sulpiciens, en attendant la construction de leur séminaire, élirent domicile dans la maison de Mlle Mance et M.de Queylus passa l'hiver à Québec pour y remplir les fonctions curiale Mais l'infirmière était fort rial en point.À la fin de janvier 1657, elle fit un»; chute sur la glace, se fracturant les deux os de l'avant-bras droit et se disloquant le poignet.Lo chirurgien Bouchard procéda à la réduction do la double fracture, mais ne constata pas la luxation.Ayant perdu l'usage de son bras, Jeanne Mence pouvait difficilement s'occuper de l'hôpital.Elle jugea que le moment était venu de franchir à nouveau l'Atlantique et d'aller à La Flèche solliciter les services de religieuses hospitalières M.de Queylus fit venir deux religieuses de l'Hôtel-Dieu de Québec pour prendre en charge l'hôpital.Il en résulta un froid bien compréhensible.Le vicaire général, se demanda Mlle Mance non sans raison, voulait-il placer l'hôpital de Ville-Marie sou* l'autorité de l'Uôtel-Dieu de Québec ?C'était probablement le cas.Les annales de ce dernier établissement reconnaissent d'ailleurs que M.de Queylus jugeait «que ce serait un avantage pour nous et pour tout le pays s'il n'y avait à Québec et à Ville-Marie qu'un même Institut».On ne saurait être plus clair.La même source ajoute: «On crut devoir garder là-dessus un grand secret jusqu'à ce qu'on eut gagné ceux de qui cette fondation dépendait.» N'oublions pas que le grand vicaire était membre de la Société de Notre-Dame de Montreal.À la fin de septembre 1658, Jeanne Maine s'embarque pour la France, en compagnie de Marguerite Bourgeoys qui, elle, veut recruter des compagnes car, en avril, Maisonneuve avait mis une étable à sa disposition pour y ouvrir une école.La traversée s'effectua au milieu de huguenots «qui chantaient leurs prières soir et matin contre les ordonnances du roi ».Depuis La Rochelle, c'est sur un brancard que Mlle Mance se rendit à La Flèche, où M.de La Dau/ersière l'accueillit paternellement.En 1643, celui-ci avait oh enu de Claude de Rucil, évéque d'Angers, l'ereetion canonique de la congrégation des filles hospitalières de Saint-Joseph, Son plus cher désir a> ail v>« s lors ( té que des religieuses de l'I lôtel-Dieu de sa ille établissent éventuellement celui de Ville-Marie, Henri Arnauld, le nouvel évéque, opposa tout d'aboul un refus catégorique à la demande qu'il lui formula d'envoyer des hospital la lointaine colonie.Jeanne Mance partit pour Paris et alla rendre visite au nouveau supérieur J.s sulpiciens, Alexandre Le Ragois, sieur de.Breton vil liers.11 gardait dans un reliquaire le coeur c'e M.plie ( Y a -*TV -/i r*»»4
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