Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (6)

Références

La presse, 1992-04-22, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" ASSURANCE-MALADIE INDIVIDUELLE 65+ Avez vous les moyens de vous\" en passer?¦j^i croix bleue 286-2538 \\ LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D AMÉRIQUE MO M T R É Al- 350' 7050 JEAN-TALON EST PRES DES \u2022i LA HAUTE TECHNOLOGIE Nikon POUR VOS LUNETTES Aujourd'hui: Nuageux avec averses Minimum 7* Maximum 16# Demain: Nuageux a partiellement ensoleillé Aujourd'hui A14oLYMPICUE Le Parc olympique, dont les installations ont coûté jusqu'ici trois milliards, pourrait se voir doté de cinémas, de musées, de salles d'exposition et même d'un hôtel.A12 IMPLANTS MAMMAIRES Le monde médical québécois qualifie de «politique» la décision du ministre de la Santé de prolonger de six mois le moratoire sur les implants mammaires au silicone.A13 PARKINSON Un pas de plus vient d'être franchi en vue du traitement éventuel de la maladie de Parkinson, une affection neurologique débilitante qui frappe plus de 70000 Canadiens.ci ÉCONOMIE Maxi, filiale de Provigo, vient de déclencher à Montréal, Québec et Trois-Rivières une guerre des prix qui, selon les spécialistes, ne peut que profiter aux consommateurs.Dl CONSOMMATION Que ce soit pour faire du ski ou du vélo, ou pour jouer au tennis, il existe plusieurs types de semelles spécialement conçues pour donner un meilleur support aux pieds.Sommaire Annonces classées m immobilier.D6 à D13 marchandises.D13-D14 emplois.D14-D15 automobiles.D16, E5-E6 propositions d'affaires.C9 Arts et spectacles Informations.E1 à E4 ciné-horaire.E4, E6 Télé-horaire.E2 Bandes dessinées.D11 Bridge.D16 Carrières et prof.C4-C5 Consommation.D1 à D5 Décès.E6 Économie.CI à C9 Editorial.B2 Étes-vous observateur?.D6 FeuilletonD9 Horoscope.D10 Le monde.B4-B5 Loteries \u2014 résultats:.A12 Mots croisés.D13 Mot mystère.D12 Sports Ré|ean Tremblay.page 5 DÉTAILS CAHIER SPORT MONTRÉAL, MERCREDI 22 AVRIL 1992 108e ANNÉE N°179 78 PAGES, 6 CAHIERS Iles de La Madeleine: 1.00 50* Taxes en sus DU GRAND SAVARD - \u2022;> 'V-.PHOTO ROBERT MAILIOUX.LJ PrciSÛ Après Gilbert Dionne, dimanche, c'était au tour de Brent Gilchrist d'y aller d'un doublé, hier soir, dans une autre victoire du Canadien contre les Whalers de Hartford.Mais ce gain de 5 à 2, qui porte l'avance des hommes de Pat Burns à 2-0 dans cette demi-finale de division, a surtout mis en évidence Denis Savard qui a non seulement fourni deux passes parfaites à Gilchrist, mais aussi contribué des aides à Guy Carbonneau et Kirk Muller.Eric Desjardins a complété la fusillade en s'exécutant dans un filet désert.Ci-dessus, Doug Houda montre les dents devant Dionne.Nos informations dans le cahier Sports, pages 2 à 5 « Bourassa a abandonné » Parizeau veut le forcer à respecter la Loi 150 YVES BOISVERT Jacques Parizeau brandit la menace de manifestations populaires pour forcer Robert Bourassa à faire tenir le référendum du mois d'octobre sur la souveraineté.«S'il le faut, on va manifester tous ensemble dans les rues pour l'avoir, notre référendum sur la souveraineté!» a lancé le chef péquiste aux quelque 200 militants de la Montérégie réunis hier soir à Châteauguay pour un souper-bénéfice à 50S le couvert.M.Parizeau réagissait à l'entrevue qu'accordait le chef du gouvernement québécois au quotidien français Le Monde, publiée dimanche, dans laquelle il annonçait que le référendum porterait plutôt sur les offres de réforme constitutionnelle que devrait faire le fédéral d'ici le mois prochain.«M.Bourassa a confirmé ce que bien des gens pensaient au Canada anglais, , c'est-à-dire qu'il bluffait avec Jacqqes Parizeau la Loi 150», conclut le chef de l'opposition.Pour M.Parizeau, le premier ministre, en disant ouvertement qu'il n'est pas intéressé à organiser un référendum sur la souveraineté, commet donc une erreur stratégique.Selon lui, le premier ministre n'avait aucun intérêt à faire cette déclaration à un mois de l'échéance que s'est fixée le gouvernement fédéral pour produire des offres constitutionnelles.«M.Bourassa vient de s'enlever le seul instrument de pression qu'il pouvait encore, jusqu'à un certain point, avoir.Ah ! des professions de foi canadiennes, il en avait fait tant et plus depuis quelques mois.Mais constamment, il gardait cette épée de Damoclés sur la tétc: attention ! Référendum sur la souveraineté d'ici le 26 octobre! VOIR BOURASSA EN A 2 Ottawa respire de soulagement.Page 8 1 ?Ri:i'i:i{i En Afghanistan, la lutte pour le pouvoir prend l'allure d'un «bozkashi» JOONEED KHAN outros-Ghali, le secrétaire général de l'ONU, a déclaré hier à New Delhi que l'organisation internationale «fait de son mieux» pour promouvoir un règlement pacifique en Afghanistan.Mais ce «mieux» risque de ne pas suffire à éviter le dérapage vers une «Seconde Guerre afghane», cthno-reli-gieuse celle-là.Le plan de paix de l'ONU, formulé en janvier, prévoyait la fin des hostilités, l'amnistie générale, le respect des droits civils et le retour des réfugiés pendant qu'un Conseil de transition de 15 membres préparerait des élections libres devant déboucher sur un gouvernement accepte de toutes les parties.Or, Ahmed Shah Massoud, commandant de la Résistance dans le nord de l'Afghanistan lors des 10 années de l'occupation soviétique, et affilié au «modéré» Jamiat-é-islamî.a-dressait un ultimatum hier aux chefs politiques de la guérilla basés au Pakistan, leur donnant « un jour ou deux » pour en arriver à une entente sur la composition d'un gouvernement des moudjahidine à Kaboul, faute de quoi les commandants de l'intérieur trancheront.Une telle éventualité aurait pour effet d'exclure Gulbuddin Hekmatyar, le chef du «radical» Hczb-é-islami, qui lançait lundi son propre ultimatum en menaçant de prendre d'assaut la capitale afghane si les autorités de Kaboul ne s'étaient pas rendues le 26 avril au plus tard.Lt l'exclusion d'Hekmatyar par Massoud ferait repartir la guer- re, cette fois entre un Nord tad-jik et un Sud pachtoun, alimentée par le jeu des rivalités régionales et les calculs d'une Amérique en quête de «Nouvel Ordre mondial».Hier déjà, une rencontre entre Benon Sevan, l'envoyé spécial de l'ONU, et le commandant Massoud, à Charikhar, a échoué «en raison de graves problèmes à l'aéroport de Kaboul».En fait, de violents combats opposaient au sud de Kaboul les forces gouvernementales aux moudjahidine d'Hekmatyar.À Islamabad, des agences de presse annonçaient la chute de Pule Alam, capitale de la province de Logar.Selon l'agence Ana, du Hezb, les forces d'Hekmatyar avaient avancé jusqu'à Soumc Duldul, à 10 km de Kaboul.Cette folle course sur Kaboul, que d'aucuns comparent volontiers au bozkashi, le jeu national afghan où des cavaliers se disputent une carcasse de chèvre (et où la chèvre ici serait le pouvoir), découle du fait que l'Afghanistan est resté une mosaïque féodale de tribus, de langues, de sectes, de clans et de fa-milles que le coup d'État marxiste du 27 avril 1978 d'abord, la guerre contre l'occupation soviétique ensuite, avaient tout simplement masquée.La guerre elle-même servit souvent à camoufler des règlements de comptes sanglants entre moudjahidine.L'importance d'Hekmatyar découle du fait qu'il est pachtoun et que les Pachtouns, sunnites iranisés vivant au sud, ont toujours dominé le pouvoir à Kaboul, en collaboration avec les Pathans.Et son opposition à Massoud s'explique par le fait que celui-ci est tadjik, et que les Tadjiks, sunnites iranisés peuplant le nord, ont profité de la guerre pour rassembler des minorités turcophoncs comme les VOIR POUVOIR EN A 2 Première exécution en Californie depuis 25 cens d'après UPI.Reuter.AI'et Cl'_ SAN QUENTIN obert Alton Marris est devenu hier la première personne à être exécutée en Californie depuis 25 ans.Il a été mis à mort moins de trois heures après avoir bénéficié d'un dernier sursis alors qu'il était avait déjà été introduit dans la chambre à gaz et attaché sur la chaise mortelle.Harris avait été condamné à mort pour le meurtre, commis en 1978, de deux adolescents de 16 ans, Michael Baker et John Mayeski, qu'il avait tués dans le simple but de s'emparer de leur voiture pour commettre un vol de banque.À 5 h 50 hier matin, la Cour suprême des États-Unis avait rejeté la dernière demande de sursis et émis une ordonnance interdisant aux tribunaux fédéraux inférieurs de lui en soumettre d'autres sans son autorisation.Quelques minutes plus tard, Harris fut une nouvelle fois attaché sur la chaise, et à 6 h 07, le bourreau abaissa un levier, fai- Robert Alton Harris sant tomber des oeufs de cyanure dans un bain d'acide placé au-dessous du condamné.Une minute ou deux plus tard, Harris se mit à haleter.Sa tête retomba sur sa poitrine, et il fut prononcé mort à 6 h 21.Dans la soirée de lundi, un juge de la 9ème Cour d'appel fédérale avait décrété un sursis d'exécution de sept jours, pour permettre aux 28 juges du tribunal de se prononcer par vote sur l'opportunité d'examiner l'affirmation de l'avocat de Harris selon laquelle le frère du condamné, Danny, avait commis l'un des deux meurtres dont Harris avait été reconnu coupable.Toutefois, ce sursis devait être rejeté par la Cour suprême, qui avait déjà écarté cinq appels en faveur du condamné au cours des années.Quelques heures plus tard, la Cour d'appel décrétait un nouveau sursis, fondé, celui-là, sur la demande de dix juges que le tribunal se prononce sur un appel de l'Union américaine des libertés civiles (ACLU) faisant valoir que l'exécution dans la chambre à gaz violait l'interdit placé par la VOIR PREMIERE EN A 2 ¦ La peine de mort risque maintenant de s'appliquer à un rythme accéléré.Page A 5 Expo92: le film Momentum sauve le pavillon du Canada GÉRALD LEBLANC envoyé spécial La Presse À SEVILLE Les files commencent à se former devant les pavillons de l'Exposition universelle de Seville et la tendance indique déjà que le cinéma, avec ses écrans géants et ses multi-images, volera la vedette laissant loin derrière les expositions conventionnelles.La France, le Venezuela, la firme japonaise Fujitsu, le pavillon des découvertes et, sans doute, plusieurs autres acteurs d*Expo92 rivaliseront avec le Canada, un pionnier des nouveautés en cinematographic.Le film Momentum, produit par l'Office National du Film selon la célèbre technique IMAX, permettra effectivement au Canada de s'en tirer, voire même de figurer au palmarès de la popularité, malgré un pavillon bien ordinaire qui ne figurait pas dans la liste des favoris publiée le week-end dernier par les grands journaux espagnols.Colin Low, le coréalisateur du film avec Tony lanzelo, un autre vétéran de l'ONF, a réussi l'impossible exploit de présenter un portrait du Canada que tous aimeront, Lucien Bouchard et Brian Mulroney, Géraldine Dou- cet et La Pounc, Joc Clark et Preston Manning.Une tapisserie poétique «Nous sommes dans une période de changement, un moment de grande mobilité.Le film ne prédit rien car je ne sais pas ce qui arrivera au Canada, mais nous n'avons pas le droit de prêcher le désespoir comme me l'a enseigné John Grierson, le fondateur de l'ONF», me dit Colin Low, un Albcrtain devenu Mont- VOIR CANADA EN A 2 ¦ Expo92 a ouvert ses portes au public Page A 4 VANCOUVER iSaîSèS VENTE BEYROUTH ,lotMrt,Jaoù.e,oUrlOs,p.de Montreal .i partir (U \u2022AS VEGAS $579* FORI les jeudis e' dimanches, l nuits ou 4 lotir*, apart*™ ïlHÎ^ ¦ i partir* frfmi\\ du Québvt ?Vol aller retour + taxes d'aéroport 40$, excepté la Floride 75*, Vancouver 54*, Las Vegas 186* et Turks et Caicos 115* Nombre de places limité.Consultez voire agent de voyages.TURKS EI CMCOS indu**' avion.hotd i ' iramlerh uest\u2014 i 9 Le feu ravage le toit du musée McCord JEAN DION ¦ Une partie du toit de l'édifice abritant le musée McCord.l'un des très beaux bâtiments patrimoniaux que compte Montreal, a etc la proie des flammes, en début de soirée hier.Selon les informations recueillies auprès du Service des incendies de Montréal, le feu, qui a pris naissance vers 18 h 30, serait at-iribuable a la surchauffe d'une génératrice située a l'intérieur d'un cabanon, sur le toit de l'édifice.Une intervention rapide de la trentaine de pompiers mandés sur place a permis de limiter les dégâts, qui n'ont affecté que l'extérieur du bâtiment.Après une heure et demie d'efforts, les flammes étaient maîtrisées.I ait important, aucun des pré- cieux exhibits qu'abrite l'édifice, sis rue Sherbrooke Ouest, n'a été endommagé par l'eau ou la fumée, a assuré un responsable du Service des incendies.Le musée McCord, le plus important musée québécois consacre à l'histoire canadienne et l'un des plus prestigieux au Canada, avait récemment fait l'objet de renovations au coût de plus de 30 millions.On doit notamment y présenter l'une des quatre exposi-tions thématiques intitulées «Montréal, une histoire à suivre.» dans le cadre des festivités entourant le 550e anniversaire de la ville.Des représentants du musée et d'Hydro-Québec se sont rencontrés hier soir afin d'évaluer la situation.Selon toute probabilité, si le musée fait l'objet d'une fermeture, celle-ci sera très brève.Le fondateur des maisons Bosco coupable de voies de fait sur des pensionnaires Presse Canadienne RUGI S A M Le fondateur des maisons de redressement Bosco, le père Lucien Larre, 59 ans, a été trouvé coupable hier de voies de fait simples et d'administration d'une substance nocive (des comprimés) à un pensionnaire.11 a par ailleurs été acquitté d'accusations de voies de fait graves et d'agressions sexuelles.Le jury, composé de sept femmes et de cinq nommes, a délibé-répendant 16 heures avant de rendre son verdict.Dans ses remarques aux jurés, le juge Ross Wimmer les avait prévenus que leur tâche serait difficile, après des témoignages souvent contradictoires et des mémoires défaillantes, pour des faits remontant à 1973.Le débat sur la sentence a été fixé à jeudi.Les pleines maximales pour voies de fait simples et administration d'une substance nocive sont de six mois et de deux ans de prison respectivement.Les inculpations avaient ete portées en mai dernier à la suite d'une enquête de deux ans faite par la police de Regina et le ministère de la lusticc de la Saskatchewan.Appel?Témoignant dans sa propre cause, la semaine dernière, le père Larre a reconnu avoir rudoyé certains pensionnaires pour les discipliner, mais il a nié les avoir agressés.Il a également repoussé les accusations d'agressions sexuelles portées par deux jeunes filles.L'avocat de la couronne.Me Al lohnston, s'est dit déçu, «au nom des témoins», du rejet de plusieurs graves accusations par les jurés.Ces personnes, a-t-il expliqué, étaient réticentes à témoigner, parce qu'elles craignaient de ne pas être crues.« Le verdict a montré qu'elles avaient raison», a-t-il constaté.L'avocat de la défense.Me Fred Kovach, s'est évidemment réjoui du rejet de certaines accusations, mais il a laissé entendre qu'un appel pourrait être interjeté dans le cas des accusations retenues par le jury.Saisies de cocaïne à Mirabel JEAN DION B Deux opérations distinctes, effectuées tôt vendredi dernier à l'aéroport de Mira.be!, ont permis à la police de mettre la main sur une quinzaine de kilos de cocaïne, évalués à plus de six millions sur le marché noir, et de procéder à l'arrestation de trois individus.Les coups de filet, oeuvres de l'Escouade des stupéfiants de la police de la Communauté urbaine de Montréal en étroite collaboration avec les policiers de Douanes et Accise Canada, faisaient suite à l'arrivée à Mirabel d'un vol en provenance de Carta-gène, en Colombie, vers 3 h 30 dans la nuit de jeudi à vendredi.Les individus arrêtes ont depuis comparu aux Palais de justice de Montréal ou de Saint-Jérôme sous des accusations d'importation et de possession de stupéfiants dans le but d'en faire le trafic.Deux sont des ressortissants colombiens; l'autre est un Canadien.II s'agit respectivement de Juan Franco, 26 ans, et Antonio Ra-non, 45 ans, accusés d'avoir importé cinq kilos de cocaïne, ainsi que de Glen Barns, 40 ans, qui a été pris en possession de 10 kilos de poudre à sa descente à Mirabel.Dans un premier temps, les po- liciers, qui surveillaient la filière concernée depuis un certain temps, ont surpris un échange de valises entre deux individus à l'aéroport.Ayant pris en filature le nouveau détenteur de la valise, ils devaient, quelques heures plus tard, effectuer une perquisition dans l'appartement situé au 5239 est, rue Bélanger, à Montréal, où ils firent la découverte d'environ cinq kilos de cocaine d'une valeur au noir approximative de deux millions.La drogue était été dissimulée dans les parois de la valise suspecte, qui avait été démontée.Franco et Kanon, deux individus bien connus de la section des stupéfiants de la police de la CUM, furent aussitôt appréhendés.Par ailleurs, cette même nuit, d'autres policiers cueillaient Glen Barns, qui avait voyagé sur le même vol.Le suspect, à l'endroit duquel un avis de guet avait été placé depuis plusieurs jours, a été appréhendé à l'aéroport même, où une fouille de sa valise a révélé qu'elle contenait plus de 10 kilos de cocaïne, évalués à quatre millions sur le marché noir.Le lieutenant-détective Guy Bernard, de l'escouade des stupéfiants de la police du CUM, a révélé que ces affaires impliquaient deux gangs distincts et, en conséquence, ne semblaient pas liées.SUITE DE LA UNE BOURASSA \u2022 Bourassa a abandonne* «Il vient d'abandonner.11 vient de se rendre.» La Loi 150, adoptée au lendemain de la Commission Bélanger-Campeau, oblige le gouvernement à tenir un référendum sur la souveraineté au plus tard le 26 octobre 1992.Dans son entrevue au Monde, M.Bourassa déclare qu'il la fera amender pour faire tenir le référendum sur les offres fédérales.l.n faisant allusion à sa propre gaffe lors d'une entrevue à CBC où il semblait souhaiter le report du référendum, M.Parizeau s'est demandé si M.Bourassa ne s'était pas fait «embarquer* par les journalistes.«Ça arrive, de se faire embarquer dans une entrevue!» a-t-il laissé tombé en riant.«Le patineur s'est accroché dans ses patins et est tombé sur la glace», a ironisé M.Parizeau.Le leader souverainiste prévoit que le Canada anglais poussera un grand «ouf» et se dira: «On peut préparer à peu près n'importe quoi en terme d'offres, sur des principes très généraux, on reportera les décisions précises dans trois ou quatre ans, ça n'a pas d'importance, M.Bourassa va accepter de faire un référendum sur à peu près n'importe quoi à condition que ça ait l'air d'offres.» M.Parizeau, qui s'est dit «écoeuré de parler de questions de constitution», a ensuite déclaré que le premier ministre n'avait «pas le droit de laisser les Québécois dans l'indécision en reportant vers plus tard toute décision.Ça nous fait du tort.» «S'il y a une chose sur laquelle les Québécois s'entendent à l'heure à actuelle, c'est qu'ils veulent se prononcer sur la souveraineté de leur pays.Et c'est aussi vrai de ceux qui sont pour, que de ceux qui sont contre», affirme-t-il.«Tout le monde comprend au Québec que ça ne peut plus durer.11 faut que les Québécois, après avoir tellement discuté de ces questions, se prononcent et se branchent! On nous le demande de partout.Les gens qui nous sont sympathiques à l'étranger nous disent: mais branchez-vous, pour l'amour du Ciel!» .«Ce qui va arriver avec un référendum sur des offres fédérales, comme on les voit venir à l'heure actuelle?Mais il va être battu ce référendum-là au Québec, c'est évident! Mais alors quoi?On reviendrait au statu quo en disant: on a raté notre coup, on va attendre un peu et on reviendra avec quelque chose d'autre.» «Nous, on est prêt à voter sur la souveraineté du Québec», a-t-il ajouté.M.Parizeau affirme que, même si les souverainistes ne sont pas au pouvoir, ils peuvent forcer le gouvernement à respecter la Loi 150.«On est en face d'un gouvernement et d'un premier m in isire ex-traordinairement sensibles aux pressions publiques.Des déclarations contradictoires sur les questions constitutionnelles, on en a au rythme d'à peu près tous les 15 jours.Il faut lui faire changer d'idée après son article dans Le Monde, à M.Bourassa.«Ça prendra ce que ça prendra comme moyen démocratique», a-t-il dit, évoquant la pétition qui circule actuellement et qui vise un million de signatures, puis des manifestations.PREMIÈRE Premiere execution en Californie depuis 25 ans constitution sur les châtiments cruels et injustes.Selon Robert Philibosian, exprocureur du district de Los Angeles, l'affaire Harris était considérée par l'ACLU et les autres adversaires de la peine capitale comme la dernière occasion de faire éliminer le châtiment ultime en Californie, où quelque 300 détenus sont frappés d'une condamnation à mort./SI .S Un soldat de l'armée régulière afghane donne l'accolade à un guérillero moudjahidine hors les murs de Kaboul.Les forces gouvernementales encore au pouvoir dans la capitale permettent aux rebelles d'entrer dans la ville, mais sans armes.photo reuter i ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 h a 17 h 30, samedi et dimanche de 7 h a 11 h PROMOTION 285-7100 COMPTABILITE Crandes annonces 285-6892 Annonces classées 285-6900 RÉDACTION ANNONCES CLASSEES Commandes ou corrections lundi au vendredi de 8 h 50 a 17 h 30 GRANDES ANNONCES Détaillants National.Tele* Vacances, Voyages Carrières et professions, nominations 285-7070 285-7111 285-7202 285-7306 285-7265 Lis Preoi « Le peuple de Californie a déjà voté à deux reprises en faveur de la peine de mort, a-t-il souligné, et l'exécution de Harris prouve que le système judiciaire de l'État commence enfin à prendre en considération les revendications des familles des victimes.De plus, elle nous permet d'entretenir l'espoir que la peur de ce châtiment incitera à l'avenir les criminels à 285-7320 I épargner les vies de personnes innocentes.» i i LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTEE.7.rue Saint-Jacques.Montreal H2Y1K9 Seule la Presse Canadienne est autorisée a aiffuser les informations de LA PRESSE et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières a LA PRESSE sont également reserves ¦ Courrier de la deuxième classe \u2014.Enregistrement: numéro 1400» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.i i I- I I 1 MERCREDI J_22 AVRIL 1992 i i -i 17-3-01 _J De son côte, dans une interview télévisée qu'il accordait hier.Danny Harris a souligné qu'il avait déjà déclaré sous serment que c'était son frère qui avait tué les deux adolescents, et qu'il ne se proposait pas de modifier sa déposition maintenant.Danny Harris, qui avait témoigné contre son frère en échange d'une peine réduite de trois ans de prison, avait affirmé, lors du procès, que son frère avait abattu les deux jeunes gens après leur avoir ordonné de descendre de leur voiture, dans une banlieue isolée de San Diego.Alors que Michael Baker implorait Harris de ne pas le tuer, ce dernier lui aurait répondu: «Personne ne peut plus t'aider maintenant; tu vas mourir».Après que les deux adolescents eurent été abattus, les deux frères auraient fini les hamburgers que ceux-ci avaient achetés avant d'être enlevés à leur sortie d'un restaurant.L'un des agents qui arrêtèrent les deux frères après le vol de banque était le père de Baker, qui ignorait alors que son fils venait d'être tué.Baker et sa femme ont assisté à l'exécution du meurtrier de leur fils, et le policier a déclaré par la suite qu'avant de mourir, Harris l'avait regardé et avait formé des lèvres les mots: «Pardonnez-moi».«Il regrettait peut-être son acte, a commenté Baker, mais ce regret est survenu 14 ans trop tard.» Selon le directeur de la prison de San Quentin, les dernières paroles que prononça Harris avant d'être attaché sur la chaise furent: «You can be a king or a street sweeper, but everybody dances with the Grim Reaper » (Vous pouvez être roi ou simple balayeur, tout le monde danse un jour avec le Fossoyeur).?POUVOIR En Afghanistan, la lutte pour le pouvoir prend l'allure d'un «bozkashi» Ouzbèkes et les Turkmènes, et exiger le pouvoir.Adossé au Tadjikistan ex-soviétique, Massoud, surnommé Sher-é-Panchir ou «Lion de la vallée du Panchir», a d'ailleurs fait la guerre «de l'intérieur»; Hekmatyar, lui, l'a menée à partir du Pakistan.Exacerbant cette polarisation, les généraux Moneim et Dostam, de la province ouzbèke de Balkh, limogés par le président Najibul-lah (un Pachtoun) peu avant sa démission, se sont alliés à Massoud; Hekmatyar, lui,, compte sur un éventuel coup d'État des officiers pachtouns de l'armée au moment opportun pour barrer la route à un régime non pachtoun à Kaboul.Les États-Unis, et le Pakistan, qui avaient misé sur le fanatisme intégriste d'Hekmatyar pour chasser l'Armée rouge d'Afghanistan, favorisent désormais la «modération» de Massoud; l'Arabie Saoudite, qui a beaucoup misé sur l'Ittchad de Rasul Sayaf, et l'Iran, qui appuie le Hezb-é-wahdat (alliance de huit partis basés à Téhéran), veulent avoir leur mot à dire.Quant à Najibullah, réfugié dans un bureau de l'ONU à Kaboul, il a lancé des «ballons d'essai» sur la possibilité de trouver asile en Inde, indiquait hier un ministre indien devant le Parlement de New Delhi.L'Inde «concrétiserait» toute «demande spécifique» de Najibullah par l'intermédiaire de l'ONU, ajoutait-il.Mais quoi qu'il en advienne, l'Afghanistan de l'après-Najib hérite aussi de forts courants socialisants, regroupés au sein du parti Watan (ex-PDPA communiste), qui ont surtout contribué à l'émancipation de la femme afghane et qui n'accepteront ni l'imposition par la force de l'intégrisme islamique ni le retour au féodalismc.Les efforts de Benon Sevan visent à regrouper ces partis et la coalition constituée dans le nord entre Massoud et les soldats et miliciens ralliés à la Résistance, dans le but de sauver Kaboul en lui évitant un bain de sang.Il est soutenu par le Pakistan qui mettait en garde hier Hekmatyar et le llezb en dénonçant «la minorité» qui s'oppose au projet de l'ONU, et par la France, qui estimait que Massoud et le (amiat font preuve d'un «grand sens des responsabilités» pour constituer une coalition équilibrée.Mais Sevan, originaire de Chypre, avait décelé il y a plusieurs mois le dérapage afghan en constatant que «l'Armée rouge partie, la guerre a changé de nature: elle est devenu tribale».Là comme ailleurs, c'est encore une fois la crédibilité de l'ONU, et du «Nouvel Ordre mondial », qui est en jeu.?CANADA Expo92: le film Momentum sauve le pavillon du Canada réalais depuis le déménagement de l'ONF d'Ottawa à Montréal, en 1956.«En reliant la nature, la géographie autant que les animaux, aux humains qui habitent notre partie d'Amérique du Nord en une sorte de tapisserie poétique, on a voulu transmettre un message de vitalité, de confiance et de civilisation, l'inverse du désespoir», raconte ce vert sexagénaire sur le toit du pavillon abritant le théâtre, où sera projeté des milliers de fois son merveilleux film.Être simple et modeste, Colin Low inspire le respect et l'admiration aussi bien quand il parle de sa famille, des Mormons de l'Utah immigrés dans le sud-ouest de l'Alberta, que du métier de cinéaste qu'il pratique religieusement depuis qu'il s'est joint, à l'âge de 18 ans, à l'atelier d'animation de Norman McLaren.48 images seconde Le film Momentum intègre une autre innovation d'IMAX \u2014 48 images à la seconde au lieu de 24 \u2014 ce qui donne encore plus de relief aux images et au son, au point de donner le vertige et le mal de l'air, particulièrement dans le survol de canyons en hélicoptère avec un audacieux pilote qui devait perdre la vie le 25 décembre 1991, lors d'une tranquille mission touristique.Tout est beau dans ce film, autant les chevaux sauvages de l'Alberta que les fous de Bonavenure, autant la danse du dragon de Vancouver que le flamenco de Montréal.Pas de police montée et de ceintures fléchées, car Colin Low et son équipe ont tout fait pour éviter les stéréotypes cculés.Plus que jamais, l'écran géant et la trame sonore intégrale rapprochent de l'action et invitent à la fusion.On est de plus en plus proche de la vie réelle ou de la représentation vivante sur scène ou dans la nature.On y est souvent saisi de surprise et d'émerveillement, parfois d'épouvante, devant les audacieuses prises de vue.Colin Low, qui prépare un film sur la rétine et le cerveau, est obsédé par le fait que le film ordinaire ne fait appel qu'au huitième de notre champ de vision.«Le drame de la télé, dit-il, c'est de nous maintenir dans le stade visuel précédant le sommeil».Pour lui, le « momentum du nouveau cinéma» remonte à 1967 alors qu'il signait, avec ses collègues de l'ONF, le film Labyrinthe produit dans les hangars de Canadair, qui allait devenir un chouchou d'Expo 67 et lancer la création d'IMAX, dont les succès se sont poursuivis de Montréal à Osaka, à San Diego, à Brisbane, à Vancouver et à Seville.Les inventeurs canadiens sont en effet aussi à l'origine d'OMNI-MAX, technique mise à profit dans le pavillon national de la France et le pavillon thématique des découvertes.Confus comme le Canada, drabe comme le Québec N'eût été de Momentum, le pa- villon du Canada serait sans doute passé inaperçu, pour le plus grand bien de cet amalgame indigeste.Il s'agit effectivement de faux murs recouverts de zinc permettant une zone de transition avant la rampe cylindrique qui mène au cinéma.Le grand hall d'entrée, sous forme d'atrium, devant une lagune et avec un mur d'eau en fond de scène (il fera 40 degrés cet été à Seville et l'on aura besoin de toute l'eau possible), pourrait aussi connaître une certaine gloire avec ses artistes \u2014 hier un jongleur à monocyte et un couple western de Terre-Neuve \u2014 qui amusent gentiment les visiteurs durant les moments d'attente.Autre particularité du pavillon, un restaurant tenu par les Territoires du Nord-Ouest où les jeunes indiens Dénés servent du steak de boeuf musqué, «uming-mak» en déné, ou du filet d'omble de l'Arctique pour la rondelette somme de 35$.Tous les restaurants des pavillons sont hors de prix et les casse-croûte sont débordés à cause du retard de plusieurs à ouvrir leurs portes et de la difficulté d'approvisionnement.Quant au reste du pavillon, c'est-à-dire les expositions thématiques, il est à l'image actuelle du Canada, flou et fastidicusement vertueux.On s'est partagé la maison, un gentil ménage à quatre (Canada, Colombie-Britanniue, Ontario et Québec), cinq si l'on ajoute le restautant et magasin de souvenirs du Nord-Ouest.Le coin du Québec, en particulier, est drabe à souhait.Comme le dirait notre grand chef, le but n'est pas d'attirer l'attention mais, au contraire, de prier pour la paix au pays du Québec, français avec un fort accent anglais, des pointes indigènes et multiethniques, voisin des Américains et bientôt des Mexicains.Pauvres guides qui devront expliquer aux Espagnols pourquoi les journaux parlent d'un malaise québécois dans la confédération canadienne, et pourquoi l'on préparc un ou deux référendums sur l'avenir du pays.?Où donner de son sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants : \u2022 à Montréal : Centre des donneurs de sang, 2991 est, Sherbrooke, Centre commercial Maisonneuve (métro Préfontainc), de 9 h à 18 h; \u2022 à Montréal : Hippodrome Blue Bonnets, estrade populaire, lcr étage, 7440, boul.Décarie, de 16 h à 20 h ; \u2022 à Boucherville : Boulevard-Produits de bureau, siège social, 1616, rue Eiffel, de 10 h 30 à 18 h 30; \u2022 à Valcourt : parrainée par les Chevaliers de Colomb et les Filles d'Isabelle, Salle municipale, rue Desranlcau, de 14h30à20h 30; \u2022 à Sainte-)u1ie : organisée par le Club des Lions et le Club Optimiste, avec la collaboration des pompiers volontaires.Des Champs Pon-tiac Buick, 333, boul.N.-P.Lapierrc de 14 h 30 à 20 h 30.eafmï Le secret pour obtenir un emploi intéressant et rémunérateur, aujourd'hui et encore plus demain, c'est la formation.Dans ce cahier-guide, on aborde des sujets comme l'adaptation aux besoins du marché, les nouveaux profils de carrière, les pénuries et surplus de main-d'oeuvre à Montréal et Laval, les cours spécialisés que donnent certaines institutions et les perspectives d'emploi pour les dix prochaines années.UN CAHIER SPÉCIAL À NE PAS MANQUER SAMEDI DANS PUBLIREPORTAGE LA PRESSE.MONTREAL.MERCREDI 22 AVRIL 1992 \u2022A3 La Sûreté du Québec accorde priorité d'embauché aux candidats policiers diplômés d'un cégep 2000 postulants « conventionnels » écartés sans même pouvoir terminer les tests requis BRUNO DISSON ¦ Près de 2000 candidats à un poste de policier ont été écartés du processus de sélection de la Sûreté du Québec, sans même pouvoir terminer les tests requis, en raison d'un changement de directive favorisant l'embauche de candidats issus des cégeps.Ce changement de directive, intervenu en janvier dernier, vise à faire passer à 70 p.cent, à partir de cette année, le nombre des nouveaux policiers ayant fait un cours de formation de trois ans dans un cégep, au programme de techniques policières.Dans le passé, a estimé hier M.Réjean Hardy, responsable de la division du recrutement à la SQ, cette proportion était plutôt de 55 p.cent environ, près de la moitié des nouveaux postes étant attribués à des candidats qui possédaient une formation autre que celle des techniques policières, et que l'on désigne sous le nom de «conventionnels».Plusieurs candidats répondant aux critères conventionnels, et qui avaient déjà passé quelques-unes des étapes du processus de sélection avant d'être avisés que leur candidature n'était plus retenue, ont mal digéré le changement de politique survenu entre le moment où ils ont répondu à un concours public, lancé par la SQ en janvier I99l, et celui où seulement 350 personnes, déjà formées, ont été sélectionnées.Une quinzaine de plaintes Selon un de ces candidats déçus, une quinzaine de plaintes ont été déposées, dont la sienne, au Bureau du Protecteur du citoyen du Québec.À la SQ, le responsable du recrutement admet que les candidats «floués» ont pu trouver le procédé un peu étrange, d'autant plus que le concours, dit-il, «était ouvert aussi bien aux finissants des techniques policières qu'aux conventionnels».«Mais nous avons demandé un avis à la Commission des droits de la personne, a-t-il précisé.Je ne crois pas que des droits aient été violés par cette décision.» L'adoption de la nouvelle directive d'embauché de la Sûreté du Québec, en janvier, visait à ajuster les objectifs de la SQ avec ceux de l'ensemble des corps policiers municipaux du Québec.Elle découle directement de la signature d'un protocole entre les ministères de la Sécurité publique et celui de l'Enseignement supérieur qui définit le nombre de places réservées aux étudiants de techniques policières et aux conventionnels à l'Institut de police du Québec, à Nicolet.En vertu de ce protocole, l'Institut de police doit recevoir 75 p.cent d'étudiants provenant des cours dispensés dans neuf cégeps de la province, et 25 p.cent de candidats conventionnels possédant une expérience de travail autre que celle de policier (ex-soldats ou gardiens do sécurité, par exemple) ou un niveau académique moindre ( le secondaire V étant le minimum ).Ce protocole était lui-même résultat de pressions faites par les étudiants et professeurs des cégeps où sont dispensés les cours de techniques policières.Ces derniers considéraient comme injuste la tendance marquée de certains corps policiers à embaucher plus de candidats conventionnels au détriment des étudiants de techniques policières.Selon des chiffres rendus publics en décembre, l'Association des étudiants de techniques policières du Québec affirmait que plus de 400 finissants du cégep ne pouvaient obtenir un stage à l'Institut en raison de la présence toujours plus grande des conventionnels.Cette année-lâ, seulement 43 p.cent des diplômés de l'institut avaient terminé un cours de techniques policières auparavant.Tous ces facteurs ont donc influencé l'adoption de la nouvelle directive interne de la SQ, selon le responsable du recrutement.Mais le changement de cap, affirme M.Hardy, «n'a pas été une décision facile à prendre».«Mais il a fallu en venir à l'évidence, dit-il.Dans les cinq prochaines années, nous prévoyons embaucher 250 policiers par an, en moyenne.Nous ne pouvons donc inscrire plus de 70 candidats par année à l'Institut de police.Nous avions déjà 350 candidats qui avaient passé toutes les étapes de la sélection, alors nous avons préféré aviser les autres.» Les autres, ils sont environ l 900, selon M.Hardy.Dans une lettre qui leur était adressée, le 13 mars, la SQ leur précise que «les candidats conventionnels qui n'ont pas déjà terminé le processus de sélection ne pourront donc entrer au cégep avant trois ou quatre ans.C'est pourquoi nous nous voyons dans l'obligation de retirer votre candidature de notre processus de sélection».Huit semaines, c'est long! SUZANNE COLPRON ¦ Voilà bientôt huit semaines qu'on essaie de réunir 12 jurés pour entendre le procès des 39 Mohawks accusés de saccage et d'autres délits.Huit semaines qu'on assigne, qu'on questionne.Plus de 490 personnes ont déjà défilé devant le juge Louis Taun-nenbaum, de la Cour supérieure, au Palais de justice de Montréal.Et de ce nombre, seulement quatre ont été retenues comme jurés éventuels.Jamais, par le passé, n'avait-on connu une étape aussi longue dans les annales judiciaires du Québec.On se rappellera que le choix des jurés dans le procès des Hell's Angels, en 1986, avait nécessité quelques semaines.Mais ce n'était rien à côté de ce qui se passe actuellement.Et le pire, c'est que ce n'est pas fini.11 reste encore quelque 140 candidats à entendre d'ici le 29 avril.On saura alors si des 634 personnes appelées à comparaître, on en trouvera 12 pour juger cette affaire.L'avocat de la défense.Me Richard Corrivcau, n'exclut d'ailleurs pas la possibilité de présenter une requête pour faire avorter le procès de ses clients, advenant le cas où il ne parvienne pas à réunir 12 jurés.Une demande en ce sens a déjà été formulée pour le 5 mai.Rappelons que cette histoire de jury a débuté par l'envoi postal de 2700 missives.Environ 1 700 personnes ont répondu aux lettres du ministère public leur ordonnant de se présenter comme candidats-jurés dans le procès des 39 Mohawks.Près de 500 personnes se sont désistées pour différentes raisons.Résultat: 1200 hommes et femmes ont été convoqués en cour.Et de ce nombre, il en est resté 634.Après une première comparution, le juge a assigné les candidats à des dates ultérieures.Les gens comparaissent présentement à raison de 25 par jour.La défense en a écarté 147 pour des motifs qui lui sont personnels.La Couronne, représentée par Me |can-Pierre Boyer, a fait de même dans 35 cas.Mais ces derniers devront revenir en cour la semaine prochaine.Leur candidature pourrait alors être retenue par la défense qui s'était montrée favorable une première fois.Vingt-deux autres personnes ayant comparu ont été exemptées pour des raisons de santé ou de travail.Et dans 290 cas, les gens ont été déclarés inaptes à juger cette affaire en toute impartialité.Hockey, bascbalË, tooeteey, basebaii.* Au printemps, à Montréal, les amateurs doivent choisir entre le hockey du Canadien et le baseball des Expos.Le club de hockey est alors en séries éliminatoires et le club de baseball aux premiers balbutiements d'une longue saison qui se terminera en octobre.Hier soir, au Forum, le jeune Yohann Oiknime (5 ans) affichait son ambivalence: une casquette des Yankees de New York, son gant de baseball et un chandail du Canadien.À ses côtés, son père Albert.photo dénis courviœ.l> p*** Méningite : Valleyf ield sous haute surveillance Vaccination limitée des adolescents ?Décision aujourd'hui BRUNO BISSON ¦ Le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec doit décider aujourd'hui s'il procédera ou non à une vaccination limitée des adolescents dans la région desservie par le département de santé communautaire de Valleyfield, où un cas de méningite a été signalé, la semaine dernière.Une adolescente de 15 ans, de Dorion, est toujours traitée à l'hôpital Sainte-Iustinc, où elle a été admise, la semaine dernière, après que la maladie eut déjà progressé à une vitesse foudroyante.Son état est considéré comme critique mais stable.Alerté, le DSC Valleyfield a immédiatement mis en branle une chaîne de communications visant à joindre une cinquantaine de jeunes qui avaient côtoyé l'adolescente lors d'une soirée, le 10 avril.Il semble que tous ont pu être joints, et vaccinés.La semaine dernière, un garçon de neuf ans a aussi été admis à Sainte-Justine, où son état de santé s'est rapidement détérioré avant que les médecins ne réussissent à le sauver.Il a depuis quitté l'hôpital et on ne craint plus pour sa santé.Selon l'attachée de presse du ministre Marc-Yvan Côté.Mme Marie-Claire Ouellet, la région de Valleyfield est tenue sous observation par les responsables de la Direction générale de la santé publique.Une décision pourrait être prise dès aujourd'hui quant à l'opportunité de procéder à^une intervention limitée» comme celle qui a été réalisée, il y a quelques semaines, à Roberval, au Sague-nay, où deux cas de méningite avaient été reliés.Selon Mme Ouellet, il n'est toutefois pas question de procéder à une campagne étendue comme ce fut le cas au cours de l'hiver, mais simplement de procéder à une vaccination volontaire dans des polyvalentes de la région.«Le mois d'avril, a-t-elle souligné, est tou- jours une période de pointe pour la méningite.Or, le nombre des cas recensés n'a pas atteint de sommets critiques au Québec depuis l'hiver.» Au Bureau régional des maladies infectieuses de Montréal, M.Robert Remis a précisé pour sa part que pour la région de Laval et Montréal, huit cas de méningite ont été recensés depuis le début de l'année, dont quatre de type C.Les quatre cas de méningite de type B inquiètent moins les médecins en raison du potentiel épidémique faible de ce type de méningite.11 est par ailleurs à souligner que la vaccination n'a qu'un effet douteux contre la méningite de type B.«Les huit cas signalés ne sont pas concentrés, a poursuivi M.Remis, sauf dans la première semaine de mars où on a enregistré trois cas, dont deux étaient de type B.» Ces huit cas ne représentent donc, a-t-il expliqué, qu'un taux de récurrence «moyen » de 1,3 cas par 100000 personnes/année.«Un taux habituel», a précisé M.Remis.Les pompiers de Montréal «le corvée de lavage de voitures SUZANNE COLPRON ¦ Les pompiers de Montréal devront laver les voitures du Service de prévention des incendies de Montréal (SPlM)et poser des vignettes dans les maisons des personnes handicapées.Tel en a décidé hier un juge de la Cour supérieure en prolongeant jusqu'au 1er mai l'injonction interlocutoire provisoire émise vendredi contre les 1600 pompiers.Le Service de prévention des incendies de Montréal avait présenté cette requête, vendredi, pour faire cesser les moyens de pression adopta par le syndicat des pompiers.Selon André Bourdeau, assistant-directeur au module de soutien à l'intervention, les pompiers refusent non seulement, depuis trois mois, de laver les voitures des cadres et de poser des vignettes dans les maisons des personnes handicapés, mais aussi d'établir la liste les bâtiments vacants, de faire des visites de prévention, et de suivre des cours de formation à l'extérieur des casernes.«Curieusement, a fait savoir M.Bourdeau, ces mesures de pression ont débuté quelques jours après la présentation des demandes du syndicat, en janvier, en vue du renouvellement de la convention collective.» L'injonction interlocutoire émise contre les pompiers sera débattue sur le fond le premier mai.De provisoire, elle pourrait alors devenir permanente.Mais le syndicat compte présenter des arguments dans le but de la faire casser.«Le vrai problème, a dit Gaston Fauvel, président de l'Association des pompiers de Montréal, ce n'est pas le renouvellement de la convention collective.Le vrai problème, c'est la diminution constante du nombre de pompiers.Nous sommes passés de 1 765, en février 1991, à 1 570 pompiers.» Le Service de prévention des incendies, qui a coupé 73 postes en décembre, prévoit embaucher 50 personnes en juin.Mais de l'avis du syndicat, ces 50 ne seront pas suffisants pour combler les postes laissés vacants par les départs à la retraite.Le budget de l'année en cours prévoit 1 700 pom- piers.» «On s'attend à 100 departs à la retraite dans les prochains mois, a précise M.Fauvel.Il faudrait se demander, dans les circonstances, qui met vraiment la sécurité des gens en danger.Syndiqués ou patrons?» Rappelons qu'en février, le Service des pompiers a obtenu une première injonction en Cour supérieure pour ordonner aux officiers de prendre le commandement sur les lieux d'un sinistre, en l'absence d'un chef non syndiqué.Au cours des deux derniers mois, près de 200 mesures disciplinaires ont été prises contre des pompiers et des capitaines de caserne qui refusaient de se soumettre à une directive du SIMM.m Le frère Gabriel photo pc Le frère Gabriel avoue ses «faiblesses» Presse Canadienne OTTAWA ¦ Coup de théâtre, hier, au Palais de justice d'Ottawa, où s'est poursuivi le procès d'Aimé Bergeron, également connu comme le frère Gabriel: le religieux âgé de 77 ans a admis, pour la première fois depuis le début de son procès, s'être livré à des actes de fellation sur un pensionnaire de l'ancienne école de réforme Saint-|oseph d'Alfred.Le frère Gabriel, qui fait face à deux accusations d'attentat a la pudeur et à une de sodomie, a en effet admis s'être livré à des actes de fellation, à cinq ou six reprises, sur la personne de Paul Ga-gnon.Ces actes remonteraient, selon le religieux, au début des années 60.«C'était une faiblesse.Cela peut arriver à bien du monde», a déclaré le frère Gabriel devant une salle d'audiences médusée.Interrogé par le procureur de la Couronne, Me Ronald Laliberté.l'accusé a admis qu'il était attiré par les derrières des petits garçons et qu'il était pédophile lorsqu'il travaillait à l'école de réforme d'Alfred.Le vieil homme a cependant nié s'être livré à de tels attouchements sexuels deux à trois fois par semaine, pendant une période de deux ans et demi, comme lavait soutenu Paul Gagnon lors de son témoignage troublant, mercredi dernier.Aucune accusation n'a été portée contre le frère Gabriel relativement au témoignage de M.Gagnon, puisque la police provinciale a omis d'inclure les plaintes de ce dernier lors du dépôt des accusations contre le religieux.Au moment de sa comparution, hier, l'accusé a aussi nié à maintes reprises avoir sodomisé un autre garçon de l'école de réforme d'Alfred, avoir pratiqué la fellation sur Antonio Saint-Louis et avoir touché les organes génitaux de Gerry Bélecque, comme ces présumées victimes l'avaient soutenu lors de leur comparution la semaine dernière.«Je n'ai jamais fait de caresse déplacée à ces trois garçons», a répété le religieux.Le frère Gabriel, qui a plaidé non coupable aux trois accusations qui pèsent contre lui, n'a toutefois pu expliquer pourquoi trois anciens pensionnaires de Il'école d'Alfred viendraient aujourd'hui lancer des accusations de nature sexuelle contre lui.« 11 doit y avoir un groupe qui a organisé tout cela.C'est un vrai roman», s'est-il borné à dire, ajoutant qu'il priait depuis le début du procès «pour moi.mes compagnons accusés et tous ceux qui m'accusent faussement».Miséricorde de Dieu Enfin, le religieux a affirmé que «s'il y a des chutes et qu'on les confesse à Dieu, Il va nous les pardonner», avant d'ajouter que « Dieu va nous pardonner aussi si on ne dit pas la vérité même si on a juré sur la Bible».L'avocat du frère Gabriel, Me Robert Doyle.s'est dit surpris de l'aveu de son client, hier, mais a tenu à préciser que la juge Louise Charron ne pouvait en tenir compte puisque le témoignage de Paul Gagnon a été entendu strictement afin de corroborer les dires des autres témoins.«Nous avons encore une chance de gagner notre cause», a ajoute Me Doyle.La juge Louise Charron entendra ce matin la plaidoirie du procureur de la Couronne et celle de l'avocat de la défense avant de rendre son verdict.Le frère Gabriel est l'un des 20 religieux des écoles chrétiennes accusés d'avoir commis des agressions sexuelles et physiques entre 1952 et 1973 contre quelque 180 garçons envoyés à l'école de réforme d'Alfred.Pour le savoir, écoutez \"YÉ TROP D'BONNE HEURE!\" À chaque jour, à 7 h 25, courez la chance de gagner UN VOYAGE POUR DEUX À VARADERO.CUBA cKoi 196.9 FMi Viic.incos PROU «v-» .4 A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 22 AVRIL 1992 L'Exposition universelle de Seville a ouvert ses portes au public Les visiteurs doivent s armer de patience pour accéder à quelques-uns des 95 pavillons \\gence France-Presse SEVILLE M Des dizaines de milliers de personnes ont visité hier l'Exposi- tion universelle de Seville, qui ouvrait ses porles au public au lendemain de son inauguration par le roi |uan Carlos.Quelque 187 000 personnes, dont 25000 invités, avaient pu ar- Quelle chance |09 mm : toujours plus avantageux! Comparaisons de prix effectuées aux Club Price Anjou et/ou Laval de la région de Montréal le 26 m
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.