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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
G. Sports
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1992-02-29, Collections de BAnQ.

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[" enlève un point nu Canadien fi Gilbert Dionne enfile deux autres buts contre les Sharks dans un match nul 13-3) LA PRESSE, MONTRÉAL.SAMEDI 29 FÉVRIER 1992 ejean lreml Ça doit être la grippe! CW est la première fois que je reviens de voyage dans cet état.Je ne sais pas si c'est cette grippe épouvantable que j'ai attrapée le dernier jour des (eux d'Albertville, mais j'ai un mal du diable à retrouver mes repères.Et puis, c'est vrai que c'est déprimant.Tu quittes Méribel pour Mirabel et tu réalises qu'il y a un monde entre ces quelques syllabes qui font deux mots.La dernière image des Jeux, c'était les jeunes Russes qui se faisaient embrasser par Viktor Tikhonov et qui pour lui montrer leur respect et leur affection, lui donnaient une vibrante bascule.C'était à Méribel, c'était des scènes d'amitié entre Russes, Canadiens, Québécois et Tchécoslovaques.Je me retrouve à Mirabel et j'apprends que Denis Savard et Stephan Lebeau ne sont pas en uniforme pour affronter les faibles North Stars du Minnesota.Je n'ai même pas le goût de dire que Pat Burns doit avoir des bibittes que je n'ai pas encore découvertes, j'ai juste le goût de tousser et de trouver tout ça infiniment con.Et c'est quoi écrire la vérité dans pareilles circonstances?Est-ce ne rien écrire, est-ce écrire des clichés comme mes confrères ont eu à le faire parce que tant Lebeau que Denis Savard ont bien appris leur leçon dans l'organisation du Canadien?Vous voulez savoir ce que Denis Savard a pensé et a fait ?Il a eu mal, atrocement mal.Une blessure à l'égo, une blessure à son âme.Il a senti la décision de Pat Burns comme un coup de poignard, un coup qui détruisait sa confiance en lui, qui remettait en question tout ce qu'il avait essayé de bâtir depuis le début de saison.Et puis Denis a pris le téléphone et a appelé Mona, sa femme.La voix basse, essayant de cacher sa déception, sa peine et son angoisse.Avant de lâcher qu'il ne comprenait pas, qu'il ne comprenait pas mais qu'il ne «leur» donnerait pas de corde pour le pendre.Qu'il prendrait son trou en se fermant la trappe.C'est ce qu'il a fait.Mais il ne faut pas croire ce qu'il a dit publiquement, il ne le pense pas.Savard a eu le coeur brisé et toute cette poutine est tellement loin du sport, des Jeux, de la montagne, de la joie et de la fête que t'as jute le goût d'aller t'enterrer et de laisser passer le reste de l'hiver.Une maudite grippe.Comme je n'en ai jamais eu de ma vie.Ça doit être la grippe qui m'empêche de tripper davantage sur ce combat entre Alex Hilton et Shawn O'Sullivan, le 17 mars prochain au Forum.Même sans la grippe, faudrait bien que je vous rappelle que O'Sullivan, le plus charmant garçon au monde, a servi de punching bag à tous les bons boxeurs qu'il a rencontrés chez les pros.C'est vrai qu'il a été champion du monde chez les amateurs, c'est vrai qu'il a remporté une médaille d'argent aux Jeux de Los Angeles, mais c'est vrai aussi que si son style épouvantail à moineaux balayé par le vent le servait bien chez les amateurs, ce fut une histoire bien différente chez les hommes.O'Sullivan a donné beaucoup de coups, il en a reçus encore plus.Et c'est un boxeur diminué qu'on va offrir à Alex Hilton.Quant à Alex Hilton, il est encore rouillé par ses années passées au pen.Il a quand même montré une belle force de frappe dans son dernier combat.Mais est-il un vrai Hilton après le cauchemar qu'il a vécu?Autrement dit, quand on va lui présenter un vrai boxeur, un jeune, coriace, rapide et bon technicien, que va-t-il rester d'Alex Hilton?Une grippe épouvantable, je vous disais.Qui vous cogne dans la tête, qui vous remplit le nez et qui vous fait vous désâmer à tousser jour et nuit.Et pour vous remettre, vous réalisez que le camp d'entraînement des Expos est commencé, que les joueurs comptent leurs millions avant même de disputer un premier match et que franchement, le baseball, cette saison, y aurait fallu que ce soit deux semaines à West Palm Beach à avoir chaud et à transpirer sur la plage.Mais il faut plutôt sortir sa calculatrice et commencer à additionner les salaires des joueurs et à diviser par le nombre de réguliers pour connaître le classement final des équipes à la fin de la saison.Je ne veux pas refaire un vieux trip des années 70 mais pour une Myriam Bédard qui est follement heureuse qu'on lui prête une Mazda 323 pour la récompenser d'une médaille de bronze en biathlon et pour un Frédéric Blackburn que les Saguenéens JUNIOR vont honorer à Chicoutimi, faut se taper trois ou quatre cents millionnaires qui chiquent du tabac, qui crachent à douze pieds sur la moindre touffe de gazon qui respire encore dans un stade et qui surtout sont chiants et arrogants pour la plupart et qui regardent de très haut les chrétiens qui payent les tickets.et leurs salaires.Mais ça doit être la grippe.À l'automne, quand Mimi va m'envoyer couvrir une série entre les Blue Jays et les A's d'Oakland, je vais me laisser convaincre que c'est le fun, que les joueurs, dans le fond, ont la malchance d'être trop riches trop jeunes et que ce ne sont pas de si mauvais bougres après tout.Faut-y être niaiseux.chantait Beau Dommage.La ligue Canadienne de football est morte à Montréal un 24 juin, il y a déjà trois éternités.À vrai dire, le peuple s'en fout royalement et c'est parfait ainsi.J'aime mieux la Machine, j'aime mieux le football à l'américaine.Mais la nomination de Larry Smith comme commissaire de la CFL est une très bonne décision que les gouverneurs ont prise cette semaine.Larry était un très bon joueur pour les Alouettes et les Concordes.Parfait bilingue, homme d'affaires prospère et amant du football, Larry Smith a toutes les qualifications qu'on pouvait désirer pour ce poste périlleux.Si jamais la ligue Canadienne veut remettre les pieds à Montréal, elle s'est donné l'ambassadeur dont elle avait besoin.Et Larry Smith, qui a grandi et travaillé à Montréal, sait déjà qu'il y a une belle et solide clientèle de football au Québec.Si jamais la Machine décevait ses clients du printemps prêts à lui donner une autre chance, il n'est pas dit qu'un commissaire comme Larry Smith ne tenterait pas le grand coup.Ramener la football canadien d'automne à Montréal.C'était hier l'anniversaire de naissance d'Eric Lindros.Mon cher Eric, c'est à ton tour.Et moi, c'est à mon tour de prendre des vacances.Au lit, avec une bouillotte, du Neo-Citran et du Vicks Vaporub.le bonheur! .'homme aux 11 Coupes Stanley fête ses 14 ans aujourd'hui PHILIPPE CANTIN enri Richard demandait trois choses à la vie.Jouer avec le Canadien en compagnie de son frère Maurice ; marier Lise, la femme de ses rêves; et avoir une taverne.Ses deux premiers objectifs se comprennent facilement.Mais une taverne! Pourquoi diable une taverne?«C'est la faute à Maurice Du-plessis.Il en avait promis une à mon frère Maurice quand j'étais tout jeune.» Le Rocket tavernier grâce à l'ancien premier ministre du Québec?«À l'époque, le gouvernement n'accordait pas de nouveaux permis d'alcool, raconte Henri.Pour avoir une taverne, il fallait en acheter une déjà existante.Un jour, Maurice a voulu ouvrir la sienne.Duplessis a refusé, mais il lui en a promis une au moment de sa retraite.Sauf qu'il est mort avant que Maurice n'accroche ses patins.«Moi, l'idée m'est restée en tète.Je me suit dis que si Maurice était pour avoir sa taverne, j'en aurais une aussi.Et je l'ai eue! «Et puis je n'ai presque pas été à l'école.Je savais que gérer une taverne n'était pas très compliqué: tu vends une douzaine de bières et tu reçois un certain montant d'argent.C'est un commerce qui s'administre facilement.» Pendant plus de 25 ans, Henri Richard a exploité son établissement de l'avenue du Parc.En 1986, il a vendu le commerce, qui a fermé ses portes quelques semaines plus tard.«Je n'ai jamais eu de regrets.Moi, quand c'est fini, c'est fini.Même chose avec le hockey.Le jour où je me suis retiré, je n'ai plus rien voulu savoir.Je ne suis pas un nostalgique.» O Un coup d'oeil au livre des statistiques suffit pour comprendre quelle grande carrière le p'tit frère de l'autre a connue.En 20 saisons avec le Canadien, Henri a inscrit son nom sur la Coupe Stanley 11 fois, un record qui ne sera peut-être jamais effacé.Seul Jean Béliveau, avec 10 conquêtes du fameux trophée, approche cette marque.Solide patineur et le coeur à la bonne place, Henri était taillé dans le même moule que le Rocket.Malgré ses 5'7\" et ses 155 livres, il fonçait en territoire adverse avec abandon.«Je n'ai jamais eu peur d'un adversaire.Avec mon physique, si j'avais été craintif, je ne serais pas demeuré longtemps dans la ligue Nationale.» Né un 29 février \u2014«Je fête mon 14e anniversaire de naissance cette année »t-, dit-il en riant, Henri mène une vie agréable.À 56 ans, il participe à certaines promotions du Canadien, joue au tennis et au golf, et visite souvent la Floride.Il réside a Laval, où il occupe aussi un bureau.Plus tôt cette semaine, quand on l'y a rencontré, deux de ses six petits-enfants le visitaient.Malgré sa voix Geneviève et Mathieu Richard-Corbeil, âgés respectivement de 5 et 8 ans, ont visité leur grand-pere à son bureau de Laval plus tôt cette semaine.photo paul henri talbot.ii presse ton rageur: «Ecrivez-le, vous m'entendez.Je suis fatigué de cacher la vérité.Je me fous des conséquences.Si personne n'ose parler, je vais le faire.» L'histoire enflamme le tout Montréal.Dans nos pages, André Trudelle écrit une chronique-choc.Il commente ainsi la sortie de Richard: «Elle met à nu le véritable problème que la direction du Canadien n'a jamais su régler: celui du conflit de deux races, de deux mentalités, de deux langues.» Plus loin, Trudelle ajoute: «La saison prochaine, il faudra un homme derrière le banc du Canadien.Un homme qui commande le respect des joueurs, le respect des journalistes, le respect dti public.Cet homme, ce n'est pas \u2014 malheureusement pour lui,.\"fen conviens \u2014 Al MacNeil.IL FAUDRA QUE CET HOMME SOIT BILINGUE.» Suit cet avertissement qui rappelle avec éloquence que certains combats ne datent pas d'hier: «Que la direction du Canadien prenne garde.La presse sportive n'est plus formée d'une brigade de publicitaires.(.) L'équipe des reporters d'aujourd'hui est contestataire, franche à l'excès, voire révolutionnaire.Elle ne se taira pas!» Dans ce climat explosif, le Ca-nadien remporte le sixième match de la série au Forum.L'affrontement décisif aura lieu au Stadium.Henri Richard se souvient parfaitement de cette bouillante journée de printemps.« Le match était disputé en après-midi.Sur la glace, il faisait très chaud, plus de 80 degrés.La pression était épouvantable.» Au milieu du match, les Blac-khawks mènent 2-0 et sont en voie d'arracher la Coupe.Mais le Canadien n'a pas dit son dernier mot.Jacques Lemaire inscrit le premier but des siens à 14:18 de la deuxième période.À 18:20.Henri Richard égale la marque sur une belle passe de Lemairc, 1 qui a chipé le disque à Eric Neste-renko.autoritaire, grand-papa n'a pas convaincu Mathieu, 8 ans, et Geneviève, 5 ans, de retirer leur épais manteau d'hiver.sauf pour la photo! Dans quelques années, Mathieu et Geneviève seront peut-être surpris d'apprendre que leur sympathique grand-père s'est retrouvé au centre de trois controverses durant sa carrière.Des histoires qui démontrent que ce remarquable athlète était bâti d'un seul bloc.O Mai 1971.Le Canadien affronte les Blackhawks de Chicago en finale de la Coupe Stanley.Après quatre matchs, les adversaires sont à égalité.La cinquième rencontre a lieu dans le bruyant Stadium.Les Hawks blanchissent les Habitants 2-0 et prennent l'avance dans la série.Après la rencontre, dans le petit vestiaire des visiteurs, Henri Richard explose.Ses présences sur la glace ont été aussi rares que courtes et il a, pour reprendre son expression, «le feu au cul».Sa cible: l'entraîneur Al MacNeil, un unilingue anglophone qui ne fait pas l'unanimité chez ses joueurs.«Le pire instructeur à m'avoir dirigé, lance Richard, aux journalistes qui l'entourent.On remporte deux matchs à Montréal et, pour je ne sais quelle raison, il chambarde toutes les lignes.Je suis déçu d'être dirigé par un tel incompétent.Comment voulez-vous remporter la victoire avec un instructeur semblable! Il mélange tout, emploie souvent des joueurs, qui, fatigués, ne demanderaient qu'à se reposer.Michel Blanchard, qui couvre la scène pour La Presse, écrit dans l'édition du 14 mai: «Les deux mains appuyées sur le lavabo, Richard a été long à se calmer.A ses côtés, Jean Béliveau a la tête baissée.» Richard, pourtant reconnu comme un homme de peu de mots, achève sa tirade du même En mai 1971, le Canadien affronte les Blackhawks de Chicago en finale de la Coupe Stanley.Les deux équipes sont à égalité 3-3 dans la série et les Blackhakws mènent 2-0 dans le match décisif.En troisième période, Henri Richard assure la victoire et la Coupe Stanley au Canadien en déjouant Keith Magnuson et Tony Esposito sur ce jeu.I photo ap SUITE A LA PACE G 2 4 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 29 FEVRIER 1992 Antennes MBCHEL MAROIS Les Grands Prix en direct ?.mais en anglais et sur le câble! es fanatiques pourront sans doute suivre les Grands Prix de Bn Formule l en direct cette saison.à lu condition d'etre abonné au réseau TSN ! Le réseau torontois, disponible sur le câble, négocie présentement avec CBC.détenteur des droits de diffusion en anglais, pour présenter les Grands Prix en direct.Le dimanche matin (dans la plupart des cas), TSN emprunterait le signal du réseau ainéricain ESPN, lequel diffuse tous les Grands Prix depuis quelques années déjà.L'accord n'était toutefois pas encore signé au moment d'écrire ces lignes et tout indique qu'il faudra patienter jusqu'au deuxième ou même troisième Grand Prix de la saison pour profiter du direct.En attendant, et en espérant que le contrat de partage des droits soit conclu, il faudra se contenter du différé, Radio-Canada diffusant toujours les Grands Prix.En français, SRC sera encore le diffuseur des Grands Prix.Deux (peut-être trois) courses en direct, les autres en différé le jour même de l'épreuve; une heure habituelle de diffusion ( 15h) plus raisonnable que les horaires loufoques auxquels on a eu droit les saisons passées; une équipe d'annonceurs (Jean Page, Gordon Sawyer, Jacques Duval et Pierre Lachance) qui va bien arriver un jour à comprendre ce qui se passe à l'écran ; les reportages s'annoncent relativement bien.En anglais, CBC présentera les courses en fin de soirée le dimanche (23 h 30 à 01 h 30), à l'exception du Grand Prix du Canada qui sera présenté en direct.Comme l'an passé, les commentaires seront ceux des annonceurs de la BBC, Murray Walker et James Hunt.Pour peu, on aurait pu avoir les Grands Prix en direct et en français.Mais SRC s'est montré moins conciliant que semble vouloir l'être CBC.RDS était en effet disposé à présenter toutes les courses en direct mats la société d'Etat n'a pas voulu céder ses privilèges.«C'était leur droit, a expliqué hier Jacques Boucher, vice-président de RDS.SRC nous offrait une deuxième diffusion (en différé) mais cela ne nous convenait absolument pas.» \u2022 'En refusant de partager les droits de diffusion avec RDS, les dirigeants de SRC ont mis beaucoup de pression sur les épaules de leurs employés qui assurent les reportages des Grands Prix.On s'attendra de leur part à rien de moins qu'une excellente couverture.O .Petite consolation : RDS a prévu une série de capsules d'information, d'une durée de deux minutes, qui seront diffusées chaque semaine de Grand Prix du mercredi au lundi dans le cadre des bulletins Sports 30 à 18 h 30 et 23 h.Christian Tortora animera ces mini-reportages qui porteront sur différents aspects de la compétition: Technique et pilotes (mercredi), historique et présentation du circuit (jeudi), essais qualificatifs (vendredi et samedi), course (dimanche), bilan et analyse (lundi).«Une grande majorité de nos téléspectateurs sont des fervents de course automobile», a estimé Yvon Vadnais, producteur délégué-information à RDS.«Notre couverture du sport motorisé sera très complète, a assuré pour sa part Jacques Boucher.Nous présenterons notamment beaucoup d'épreuves de la série Cart-lndy.» \"f 1*.jv 1 Miguel Duhamel PH0T0 router L'arrivée d'un Québécois, Miguel Duhamel, au sommet de l'autre hiérarchie du sport motorisé, celle des deux roues, ramènera cette année la passion des débuts de Gilles Villeneuve en Formule 1.L'exploit est en effet comparable: c'est au pinacle du sport motorisé que Miguel vient d'arriver et plusieurs estiment que les Grands Prix motocyclistes sont encore plus spectaculaires que leurs homonynes automobiles.Mais les dirigeants des réseaux de télévision l'ont-ils compris?Jusqu'à cette année, seul RDS diffusait en «extrême» différé les épreuves du championnats du monde de moto.«Nous avons pris des arrangements pour mieux suivre les Grands Prix moto, a toutefois assuré lacques Boucher.Nous comptons bien assurer aux performances de Duhamel la couverture qu'elles méritent.» RDS semble donc s'orienter vers une «grosse saison» de sports motorisés.Prometteur pour les lifosi, mais il faudra voir.Après les Jeux, les Expos.Q La fièvre des Jeux olympiques est bien descendue.À moins d'avoir, à la façon d'Elvis Gratton, enregistré les reportages pour les revoir à satiété, l'amateur en est réduit depuis dimanche à son lot habituel.Mais voilà que pointe à l'horizon la saison de baseball.Rien pour faire monter la température, mais assez pour briser le monopole du hockey ; c'est déjà ça de pris.Le début officiel de la saison est encore loin mais les rencontres hors-concours de la bien nommée «Ligue des pamplemousses» vont commencer dans quelques jours.RDS et TSN vont diffuser quelques-unes d'entre-elles.; En français, RDS présentera huit rencontres: trois des Expos, quatre des Blue Jays, une entre les deux équipes, à la fin du camp d'entraînement au Stade olympique.Ça commence le 7 mars, samedi prochain, avec une rencontre Expos/Braves d'Atlanta en provenance de V/est Palm Beach.Denis- Casavant et Rodger Brulotte assureront les commentaires.Pbùr les matches des Blue Jays, Yvon Pedneault et Marc Gélinas Seront en poste.; «Pour nous aussi, il s'agit un peu d'un camp d'entraînement, d'expliquer Jacques Boucher, v.-p.de RDS.On peut profiter de ces matches préparatoires pour préparer la saison, présenter les nouveaux visages, sortir un peu de notre formule habituelle.«Et puis, alors qu'on a encore les deux pieds dans la neige, ça \u2022fait du bien de voir des matches de baseball !» Si on veut.LES ONDES REBELLES 9 Les Jeux olympiques ont tant monopolisé l'attention au cours des dernières semaines qu'on a négligé tout le reste.Si, entre nous, ça valait le coup, on doit quand même reprendre les ondes perdues.Le golfeur Daniel Talbot a décroché sur une base intérimaire le poste d'annonceur sportif à CKMF.Une qualité: Talbot n'a jamais eu la langue dans la poche; un défaut: Talbot n'a jamais eu la langue dans la poche.Robert Sauvé, qui en a étonné plusieurs pendant les Jeux d'Albertville, pourrait remplacer Talbot dans quelques semaines.Bon analyste.Sauvé peut aussi être divertissant sans tomber dans certains excès que n'évitent pas toujours ses collègues.Certains noteront des lacunes en ce qui concerne le vocabulaire, mais Gillcs'Trcmblay n'était pas meilleur à ses débuts.C'est demain que sera diffusé l'épisode de Surpris*, surprise mettant en vedette lean Perron u le photographe-complice Bernard tir au It.Apparition, il y a quelques jours, sur les ondes de RDS: lean Rata, l'inventeur de la pétanque (enfin, presque.) était l'analyste d'un reportage sur une importante compétition de ce sport enlevant.Rafa, ça va; mais la pétanque?.Presse Canadienne ovr.mc M Eric Lîndros annoncera la semaine prochaine s'il accepte ou non la proposition des Gulls de San Diego rapportait hier un quotidien de Toronto.« Nous devons analyser en quoi cela modifierait te statut d'Eric Vil signait un contrat avec une équipe professionnelle», a affirmé le père du jeune phénomène.Cari.Lindros, dont c'était le 19e anniversaire de naissance hier, est de retour chez lui après Les Gulls auront la réponse de Lindros la semaine avoir skié pendant quelques jours en France.Le futur propriétaire des Gulls, Fred Com rie, aurait offert un contrat évalué à 2,5 millions.Il verserait 500 OOO S à Lindros pour qu'il complète !a présente saison, plOs deux mil: lions pour la saison prochaine» à la condition que les Nordiques ne Téchangent pas.Un porte-parole de la LNH a fait savoir que si Lindros passe une saison et quelques mois avec les Gulls, les Nordiques ne le considéreront probable- ment pas comme un déserteur et ils garderont les droits sur lui pendant plus d'un an au maximum après le repêchage de 1993.« La direction de l'équipe n'aura qu'à lui présenter une offre contractuelle entre le 1er juin 1992 et le 1er juin 1993»» a-t-il expliqué.Si les Nordiques considèrent Lindros comme un déserteur, ils devront lui présenter une proposition au plus tard 15 jours après la conclusion de l'entente avec les Gulls afin d'obtenir une compensation avant qu'il devienne joueur autonome du groupe A, en 1993.« Il reste encore beaucoup de points disponibles » Presse Canadienne QUEBEC S La défaite des Nordiques jeudi, jumelée à la victoire des Whalers, confirme pratiquement qu'il n'y aura pas de hockey des séries éliminatoires à Québec pour une cinquième année de suite.Le chiffre magique pour l'équipe de la région de la Nouvelle-Angleterre, qui jouit d'une priorité de 12 points, est de 23.Le maximum de points que les Nordiques peuvent amasser est 69 s'ils remportaient leurs 17 derniers matchs.Dans l'entourage de l'équipe, on estime qu'il faudrait une douzaine de victoires pour espérer devancer les Whalers qui totalisent 47 points.11 s'agit d'une mission quasi impossible pour une équipe qui a gagné 13 fois en 63 matchs.Pierre Page reste optimiste mais il est un peu tanné Le directeur général et entraîneur Pierre Page demeure un éternel optimiste et il s'est rendu au Minnesota, hier, afin d'embaucher le vétéran défenseur Curt Giles.«Il reste encore beaucoup de points disponibles», a-t-il soupiré, jeudi, après l'échec de 4-2 des siens.«Je suis écoeuré de répéter la même chose et j'espère que les joueurs sont écoeurés de commettre les mômes erreurs.«C'est toujours la même histoire», a affirmé l'entraîneur au su- jet du 25c revers des Fleurdelisés sur la route.«Nous avons obtenu tellement d'excellentes chances de marquer en première période: Greg Pas-lawski et Claude Lapointc, entre autres.«On voit que les gars sont un peu trop tendus», a-t-il souligné.Page rageait contre l'indiscipline dont a fait preuve l'équipe au deuxième vingt et qui a ouvert la porte aux Kings.«Nous répétons constamment aux joueurs qu'ils doivent éviter de prendre des pénalités inutiles.«le m'explique mal qu'un gars comptant cinq ans d'expérience dans le circuit puisse poser un tel geste», a-t-il admis, blâmant Curtis Leschyshyn qui a été puni au moment où les Nordiques étaient privés d'un patineur.«Les Kings n'ont pas gaspillé Vachon : « Les morceaux du casse-tête semblent tomber en place au bon moment » Presse Canadienne LOS ANGELES ¦ Rogation Vachon aurait répondu non sans hésitation si on lui avait demandé au début de 1992 si les Kings possédaient des chances de remporter la coupe Stanley.«|e n'étais pas très encouragé il y a quelques semaines», a commenté le directeur général, jeudi, après le septième triomphe des Kings dans leurs 11 derniers matchs.«Le retour en forme de Wayne Gretzky et l'acquisition de Paul Coffey me rendent optimiste.Nous jouons très bien depuis quelque temps et nous figurons sûrement parmi les aspirants.» Vachon prétend qu'il a transigé pour Coffey afin de combler un besoin urgent dans l'équipe et non dans l'optique de rapatrier les anciens joueurs qui ont marqué les années glorieuses des Oilers d'Edmonton.«Nous n'avions pas remplacé Steve Duchesne depuis que nous l'avons échangé.Ça nous prenait un quart arrière capable de transporter la rondelle et de faire fonctionner le jeu de puissance», a-t-il expliqué.«l'ai simplement été chanceux d'obtenir Coffey puisqu'il était disponible.«Le prix à payer n'a pas été considérable (Brian Benning, Jeff Chychrun et un premier choix) compte tenu de la situation dans laquelle nous nous trouvons.«Notre philosophie est différente de celle que suit une équipe en reconstruction comme les Nordiques.«Nous estimons que nous sommes tellement proches de notre objectif ultime: la conquête de la coupe Stanley.» Luc Robitaille, qui est sur une lancée depuis le match des étoiles avec une récolte de 33 points (18 buts) en 19 matchs, ne demande pas mieux qu'on amène les anciens Oilers à Los Angeles.«Ce sont des athlètes qui augmentent leur niveau d'intensité quand les séries éliminatoires commencent et c'est ce dont nous avons le plus besoin.« Le propriétaire.Bruce McNalI, a souvent mentionné qu'il ne négligerait rien pour que les Kings gagnent la coupe.«Il a démontré sa bonne foi en obtenant Coffey.Nous avions besoin d'un défenseur de sa trempe, extrêmement rapide et talentueux à l'attaque.Il est le meilleur dans sa catégorie.« Rob Blake est un excellent défenseur mais on ne peut pas le comparer à Coffey et à Duchesne », a repris Robitaille qui aura le sentiment de se retrouver dans une scène du film «Retour vers le futur» lorsqu'il se retrouvera sur la glace avec les Gretzky, Kurri, Coffey et Huddy.leurs chances et, en avant 3-2, ils ont pris le contrôle de la partie.«Ils ont bien joué défensive-ment et ils ont été disciplinés.» Page a également imputé une partie du blâme au chronométreur qui aurait négligé de signaler la conclusion de la pénalité de lamie Baker, au moment où les Kings ont marqué leur deuxième filet.«Il a commis une grave erreur.La punition de Baker était terminée et Leschyshyn aurait dû quitter le banc des pénalités.«Son erreur nous a peut-être coûté la victoire, le n'ai cessé de regarder le tableau indicateur par la suite», a maugréé Page.SOMMAIRK JEUDI QUÉBEC 2 LOS ANGELES « Première Période 1.QUÉBEC.Baker 5 (Leschyshyn.Cavallini).10:12 tan) Pénalités \u2014 Rymsha Que (obstruction) 5:06.Leschyshyn Que (double échec) 6:00.McSorfey LA (accrocher) 18:16.Deuxième Période 2.LOS ANGELES.Granato 31 (Blake).7:09 3.QUÉBEC, Paslawski 20 (Sakic.Leschyshyn).8:57 (an) 4.LOS ANGELES.Granato 32 (Coffey.Robitaille).\u2022.14:26 (an) 5.LOS ANGELES.Robitaille 37 (Millen.Kurri).15:06 (an) Pénalités \u2014 Sakic Que (accrocher) 1:48.Raglan Que (rudesse) 4:50, Mclntvre LA (obstruction).McSorloy LA (dduble échec, rudesse).Raglan Que (rudesse) 7:43.Ahola LA (double échec) 8:48.Baker Que (trébucher) 12:27, Leschyshyn Que (rudesse) 14:14, Twist Que (assaut, rudesse).Mclntyre LA (retenir, rudesse) 15:25.Wolanin Que (trébucher) 18:57.Troisième Période 6.LOS ANGELES.Granato 33 (Karjalainen).19:44 (fd) Pénalités \u2014 Van Dorp Quo., McSorley LA (bâton olevo.battu) 7:32.Coffey LA (obstruction) 10:11.Sundin Que (accro- cnenng).10:42.Tirs au but QUÉBEC.13 10 8\u201431 LOS ANGELES .7 16 7\u201430 Gardions QUÉBEC: Fiset.1-4-1 LOS ANGELES: Hrudey.18-12-12 Buts et avantages numérique» QUÉBEC:.2-4 LOS ANGELES:.2-8 Arbitre \u2014 Rob Shick.Juges de lignes \u2014 Ryan Bozak, Randy Mitton.Assistance \u2014 16.005.SUITE DE LA PACE G 1 Richard : «je dois tout au hockey » La tablé est mise pour la troisième.Laissons les envoyés spéciaux de La Presse décrire la suite: «À 2:34, c'est encore Richard.Une passe parfaite de Houle, une feinte devant Magnuson et un geste qui force Esposito à bouger à sa gauche.Et oups!.le lancer dans le haut du filet.» Le Canadien remporte 3-2 grâce au doublé de Richard et vole la Coupe Stanley aux Blackhawks.Le gardien Ken Dryden est élu le joueur le plus utile à son club, mais c'est le « Pocket Rocket» qui a réveillé le Canadien alors qu'il en était encore temps.«J'ai été chanceux que cette affaire tourne sur mon bord, lance Richard, 21 ans plus tard.le me souviens qu'avant de ramasser MacNeil, j'étais debout dans le vestiaire et je me répétais 'Ne dis rien, ne dis rien.* Mais j'ai toujours dit la vérité.S'il avait fallu que je fasse une erreur coûteuse plutôt que de marquer deux buts importants, les gens auraient dit 'Toi et ta grande gueule.'» Et MacNeil?Quelques jours après la conquête de la Coupe Stanley, il était remplacé par Scotty Bowman.«Il n'est jamais revenu dans la ligue Nationale, je devais avoir raison!», note Richard en éclatant de rire.Il ajoute: «Mais au fond, MacNeil était un bon gars et je l'aimais bien.Sauf que je n'ai pas digéré de ne pas jouer dans le cinquième match.l'ai toujours été comme ça, je devais jouer.C'est pour ça que j'ai pris ma retraite, j'aurais pu rester deux autres saisons en acceptant d'être utilisé à l'occasion.Mais ça, j'étais incapable de le prendre.» O Incapable de le prendre?Ça, c'est sûr.Car les deux autres crises de la carrière de Richard ont été causées par des séjours prolongés sur le banc: la retraite fermée dans les Laurentides et la claque au visage de Serge Savard.Richard n'aime pas parler de cot incident avec le Sénateur.Beaucoup d'eau a coulé sous les pou t;.depuis ce match à Vancouver et les les deux hommes entretiennent depuis longtemps des relations cordiales.Mais à l'époque, l'affaire a fait tant de bruit qu'on ne peut l'ignorer.«Les Canucks nous avaient battus et je n'avais pas joué souvent, rappelle Richard, l'étais furieux dans le vestiaire.Quand le soigneur a demandé au coach si les journalistes pouvaient entrer, un gars de l'équipe a dit: 'Qu'ils restent dehors, ces maudits-là! On ne veut pas les voir ici.*» Richard n'a pas laissé passer le commentaire: «Ces gars-là ont une job à faire.» La réplique de Savard fut cinglante, mais courte: «Toi, si tu veux coucher avec les journalistes.» Il n'avait pas fini sa phrase que Richard sautait sur lui! «le n'aurais pas dû agir ainsi, avoue Richard.En revanche, j'ai eu raison de dire que les journalistes avaient une job à faire.» Mets-en ! lacques Lcmaire fut, bien malgré lui, la cause de la retraite fermée dans les Laurentides.Pendant que le numéro 16 soignait une blessure au genou, Lcmaire l'a remplace.Avec tant de succès que Richard a réchauffé te banc à son retour au jeu.Colérique, craignant pour son poste, il s'enfuit à La Sapinière.11 fallut toute la force de persuasion de Sam Pollock, alors directeur général des Glorieux, pour ramener l'enfant terrible au bercail.Les relations entre Henri et Maurice ont souvent suscité la curiosité.Comment se sent-on quand on est le petit frère d'un héros du peuple et qu'on souhaite percer dans le même sport?«le n'ai pas du tout l'impression d'avoir vécu ma carrière dans l'ombre de la sienne, dit-il.Encore aujourd'hui, il arrive fréquemment qu'un homme de 40 ans, ayant à peine connu Maurice, me serre la main et me présente à son fils en disant : 'C'est le frère de Maurice!' Mais ça ne m'a jamais dérangé, c'a toujours existé.» Henri poursuit: «On est des bons amis.le pense avoir rallongé sa carrière.J'avais toujours rêvé de jouer avec lui mais je croyais cela impossible.Ouand il a commencé dans la ligue Nationale, j'avais six ans.Mais il est resté avec le Canadien jusqu'à mon arrivée.Heureusement, j'ai eu hi chance de product' ovec le Canadien i I J .ills.\" Les deux frères ont joue cinq saisons ensemble dans la LNH.«Jeune, je rencontrais surtout Maurice au Forum.Il était marié et avait quitte la maison familiale.Entre b et 12 ans, j'ai assiste à tous les matchs locaux du Cana- PHOTO PC dien, assis entre les jambes de mon père sur les vieux bancs de bois de l'édifice.» Henri est 15 ans plus jeune que Maurice.Comme tous les p'tits frères de sportifs, il a tiré le sac de golf de son aîné et reçu son vieil équipement de hockey en cadeau.«En riant, je l'appelle mon père, dit Henri.Mais il est un peu comme mon oncle!» Henri Richard se considère un homme chanceux.Il a une belle famille, a connu une formidable carrière et fait de bons investissements qui lui permettent une retraite heureuse.«le dois tout au hockey, dit-il.l'ai joué avec Maurice et remporté 11 Coupes Stanley, deux choses que je croyais impossibles.Et je suis arrivé dans le bon temps.L'expansion et la création de l'Association mondiale «le hockey m'ont aidé à rester .>;4 m* Inn* In LNII.Suis ça.
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