La presse, 10 février 1992, Cahier A
[" VOITURES EUROPÉENNES JAPONAISES OU AMÉRICAINES, ON A LA SOLUTRON ONSIEUR Muffler 1 LE PLUS G EN FRANÇAIS D'AMERIQUE MONTRÉAL 350 Aujourd'hui: Ensoleille, se couvrant par la suite Minimum -13° Maximum -10° Demain: Nuageux avec neige occasionnelle, details cahier sports MONTRÉAL, LUND110 FÉVRIER 1992 108e ANNÉE N°109 58 PAGES, 4 CAHIERS Iles de La Madeleine : 1.00 50e Taxes en sus Aujourd'hui ¦jî>'l>««-.\\-v-.1 n ça O JEUX J3 ^OLYMPIQUES L'Autrichien Patrick Ortlieb remporte la descente; chez les Canadiens, Lucie Laroche se blesse à une jambe et le couple Brasseur-Eisler conserve ses chances de médaille.A3 STCUM Les transports en commun de Montréal risquent d'être paralysés par une grève des employés d'entretien de la STCUM qui réclament le règlement de deux litiges.4 ALGÉRIE Le Haut comité d'Etat a proclame l'état d'urgence en Algérie pour une durée de douze mois et annonce qu'il entamait les procedures menant a la dissolution du FIS.C4 L'AUTOMOBILE La venue du moteur V6 sous le capot des Tempo/Topaz de Ford permet a ces voitures d'offrir un agrément de conduite plus relevé en raison de prestations plus vives.9 m «t* «jSH *\u2022.«.* .««^ \u2022 \u201e tio PRIX MOYKN DE 200 CIGARETTES CANADIENNES -fenàbllars'cânadïcfej JANVIER l«W2 III III I I I 1 n n§n I i dii i LL ililil ISIS g oil lllls SOURCE CCFPT L'impact des taxes canadiennes sur le tabac sur la contrebande et le magasinage outre-frontière.Tout à leurs efforts pour récolter des revenus, les gouvernements ont oublié que tout geste posé entraine une réaction.Les taxes sur le tabac, contrebande et magasinage outre-frontière.En ce moment, la contrebande et les achats outrefrontière préoccupent fortement le Canada, en particulier le gouvernement et les commerces de gros et de détail.Ces derniers perdent des millions de dollars de revenus à cause de ce que l'on qualifie souvent de révolte des consommateurs contre les taxes.D'après les estimations, la contrebande de cigarettes représente à elle seule un commerce illicite de 500 millions $ par année.Et bien qu'il soit difficile d'évaluer les pertes de ventes dues aux achats outre-frontière, l'augmentation du nombre de voitures ayant traversé la frontière en 1991 laisse présager d'importantes pertes de ventes de tabac et de taxes.C'est ainsi que les hausses de taxes ont non seulement contribué à une «fuite» de revenus tant fédéraux que provinciaux de l'ordre probable de 1 milliard $, mais qu'elles ont aussi favorisé le magasinage outre-frontière, entraînant de ce fait des pertes de ventes pour d'autres secteurs de l'économie canadienne.Les taxes sur le tabac : assez, c'est assez !_ Un examen sensé des politiques canadiennes de taxes sur le tabac démontrerait la nécessité de réduire ces taxes.Celles-ci n'accomplissent tout simplement pas leur rôle.Elles ont contribué à faire de certaines personnes des criminels involontaires, en les poussant a s'approvisionner sur le marché noir.Elles ont en outre causé du tort au commerce de détail canadien en encourageant le magasinage outrefrontière.Elles ont enfin entraîné des pertes de revenus de 1 milliard de dollars pour les gouvernements fédéral et provinciaux.Il est peut-être temps que le ministre des Finances adopte un tout nouveau point de vue quant aux taxes sur le tabac.LE COMITÉ POUR Uj JUSTICE EN TAXATION DU TABAC Société pour la liberie des fumeurs.Association nationale des distributeurs de tabac et delà confiserie.Syndicat international des travailleurs et travailleurs de la boulangerie, confiserie et du Office des producteurs de tabac jaune du Ou»'bec.Conseil canadien des fabricants des produits dm tabac.nature à taire augmenter les coûts de l'indemnisation.La première est l'utilisation abusive des mécanismes d'assignation temporaire de travailleurs accidentés à des tâches autres que leurs fonctions habituelles: ce qui peut, dans certains cas, entraîner des rechutes et prolonger la durée de l'absence du travail régulier.La seconde est le refus des employeurs de reprendre à leur emploi des travailleurs accidentés victimes de lésions permanentes.Enfin, la CSN fait remarquer que le fonctionnement même du système d'indemnisation des travailleurs accidentés par la CSST provoque de nombreux délais occasionnant des coûts improductifs.Pour la CSN, le déficit de la CSST ne peut se résumer aux accusations du Conseil du patronat du Québec, selon qui «les médecins traitant abusent du système en étant trop débonnaires avec les travailleurs accidentés ou soi-disant accidentés».«La situation financière difficile que traverse la CSST est plutôt due à un ensemble de facteurs à la portée des employeurs.Ces derniers devraient mettre plus d'énergie à limiter les dangers à la source qu'à tout tenter pour réduire le nombre de réclamations des victimes», a conclu Mme Lamontagne.Le lobby des armes passe à l'action Rrcssc Canadienne OTTAWA ¦ Le lobby des armes à feu encourage les détenteurs d'armes de chasse ou de collection à accroître leur contrôle sur les instances politiques locales afin de relancer la lutte contre la nouvelle Loi canadienne sur le contrôle des armes à feu.Cette loi interdit l'importation des fusils d'assaut militaires et renforce les contrôles existants sur les autres armes.De plus, elle limite le contenu des chargeurs à cinq balles pour les fusils et à 10 balles pour les pistolets.La loi introduit également de nouvelles normes concernant l'entreposage des armes à feu.Les règlements accompagnant la nouvelle loi fout toujours l'objet de discussions au sein du comité d'experts formé par la ministre de la lustice Kim Campbell.Des membres de la National Firearms Association (NFA), qui est à l'origine de ce mot d'ordre, ont déjà pris une longueur d'avance dans le comté ontarien de Parry Sound-Muskoka, fief du conservateur Stan Darling.Us affirment qu'ils passeront bientôt à l'action dans le comté de Burlington, représenté par Bill Kempling.M.Darling, qui a voté en faveur de la Loi sur le contrôle des armes à feu adoptée par les Communes peu avant Noel, devrait prendre sa retraite avant les prochaines élections, estime-t-on.Le député, qui est en poste depuis 1972 dans son comté, est présentement à l'extérieur du pays et n'a pu être joint pour donner ses commentaires.Le président de la NFA, David Tomlinson, a déclaré à partir du siège de l'organisme, à Edmonton, que les actions entreprises dans le comté de Parry Sound-Muskoka avaient la valeur d'un projet-pilote destiné à démontrer aux gens qu'ils peuvent se joindre à ce mouvement politique.La NFA incite ses 50000 membres à s'impliquer dans les associations de comté de tous les partis, même du Reform Party.A Décès du Dr Albert Moll ¦ Le docteur Albert E.Moll, qui a ouvert le premier centre psychiatrique de traitement de nuit en Amérique du Nord à l'Hôpital général de Montréal, est décédé samedi à son domicile d'Ottawa après une longue maladie.Il était âgé de 85 ans.Le centre, dont l'ouverture a eu lieu en 1954, permettait à des malades de travailler durant le jour et de subir un traitement le soir.Né en Italie en 1906, le Dr Moll avait fait ses études en Italie et obtenu un diplôme en commerce de l'université de Milan.Il émigra au Canada, obtint une licence en droit en 1932 et un diplôme de docteur en médecine en 1937 à l'université McGill.La Seconde Guerre mondiale interrompit ses études supérieures à Londres et en 1945, le Dr Moll était lieutenant-colonel et conseiller principal en neuro-psychiatrie pour l'Armée canadienne outre-mer.Revenu à Montréal, il fonda le service de psychiatrie de l'hôpital général.11 organisa ensuite le centre de psychiatrie de nuit, qui obtint un tel succès qu'il fut copié par d'autres hôpitaux nord-américains.Le Dr Moll laisse dans le deuil sa femme Patricia, un frère, une soeur, deux filles et deux arrières-petits enfants. GATT Une Lettre ouverte aux Premiers ministres, de la part des producteurs et transformateurs d'oeufs et de volaille du Canada m L'avenir de plus de 21 000 emplois et d'une industrie de 2,4 milliards de dollars Vous devez réitérer le but principal du Canada: la clarification de l'article XL Messieurs les Premiers ministres, 0 Au cours des prochaines semaines, les pays membres du GATT présenteront leur position finale de négociation.Nos objectifs nationaux en rapport à l'agriculture et à l'alimentation doivent être atteints lorsque le Canada présentera sa position finale le 1er mars à Genève.Pour les Canadiens, l'enjeu est énorme.Nous devons réussir à tout prix! V A titre de producteurs et transformateurs d'oeufs, de poulet et de dindon du Canada, nous désirons vous faire part, messieurs les Premiers ministres, de l'enjeu pour nos industries et pour le Canada : ¦ L'avenir de plus de 21000 emplois à la ferme, dans les usines de transformation et dans les industries de service et d*approvisionnement dans chacune des provinces du Canada, L'avenir d'une industrie de 2,4 milliards de dollars.La future viabilité de Vun des secteurs agricoles les plus durables et productifs au Canada et un élément essentiel de l'économie de plusieurs régions du pays, ¦ Notre aptitude à produire et à traiter un produit canadien à l'intention des consommateurs canadiens.Nous risquons de perdre gros.v Nos industries connaissent la prospérité dans chaque province du Canada.A titre de producteurs et de transformateurs, nous contribuons à la diversification et au développement économique du pays et à un mode de vie essentiel et sensé.Aujourd'hui, nous demandons aux Premiers ministres provinciaux et au Premier ministre national d'intervenir personnellement à ce stade critique des négociations du GATT.Le Canada a deux objectifs fondamentaux dans cette ronde des négociations : ¦ le contrôle, suivi d'une réduction des subsides à Vexportation qui ont sérieusement touché les producteurs de céréales et d'oléagitieux du Canada; et ««»* % ¦ la clarification du règlement du GATT (article XI:2(c)(i)) et dans le cadre desquels le Canada a exploité ses programmes de gestion des approvisionnements depuis les vingt dernières années.L'appui de nos industries à l'endroit de ces objectifs équilibrés est sans équivoque.Il importe que les objectifs du Canada soient fermement énoncés et atteints complètement.Les négociations du GATT ne sont pas encore terminées.Elles ont toutefois atteint l'étape importante des discussions et des ententes finales.D'autres pays comme le Japon, la Corée, la Norvège, l'Israël et la Suisse visent aussi la clarification de l'article XI.Le moment est maintenant venu pour le Canada de faire preuve de leadership, de détermination et d'engagement ! Au nom des producteurs et à titre de Premiers ministres, nous vous demandons de définir votre engagement envers l'agriculture canadienne, de façon offensive.Les producteurs, transformateurs et employés d'usines qui oeuvrent dans le domaine des oeufs, du poulet et du dindon au Canada vous incitent fortement à faire preuve de fermeté dès aujourd'hui.Lors de votre réunion, vous devez réitérer le but principal du Canada à l'endroit de la clarification de l'article XI.Voilà le message que doivent entendre nos partenaires commerciaux.Il s'agit également du message que doivent entendre nos porte-parole de l'agriculture, le président des États-Unis et les chefs de file de la Communauté européenne.Bref, il s'agit du message auquel s'attendent nos industries et les quelque 21 000 Canadiens qui en dépendent.Les producteurs et les transformateurs d9oeufs et de volaille vous exhortent vivement à transmettre un message clair et ferme. A8 LA PRESSE, MONTREAL.LUND110 FEVRIER 1992 Le plus grand chantier au monde GILBERT GRAND U Presse À UliRUN if éritablc symbole de la reunification après avoir été celui de la division du pays.Berlin est aussi, on le constate vite, la seule ville d'Allemagne à devoir en affronter les conséquences dans son tissu même.À la difficile cohabitation de deux populations au niveau de vie encore inégaux s'ajoutent, parallèlement à la réduction des subsides fédéraux, la titanesque modernisation des infrastructures, l'installation du siège du gouvernement et le développement économique du vieux centre, transformant la planification urbaine en véritable casse-tête.Ce qui ne semble nullement limiter les ambitions de Berlin qui, en plus d'être capitale allemande, se voit déjà centre de gravité de l'Europe, métropole mondiale entre l'Est et l'Ouest et hôtesse des Jeux olympiques en l'an 2( ALLEMAGNE Des lendemains pénibles AFP in/ogruphis \u2022 Plu&Q Landry-PHOTO P0N0PRESSE Comme beaucoup d'autres entreprises, les magasins français Les Galeries Lafayette se sont empressés d'acheter des terrains dans ce qui fut Berlin-Est.«Pour les dix prochaines années, Berlin sera le plus grand chantier au monde», affirme Dieter Senoner.chef de l'information à la chancellerie du Sériât du Land.Si peu de travaux ont réellement démarré, cela est dû pour une part aux lenteurs bureaucratiques et aux nouvelles législations à mettre en place.Mais le principal frein demeure les incertitudes sur le droit de propriété, puisque pas moins de 100 000 revendications d'anciens propiétai-res ont été déposées à Berlin-Est seuleument.«Tout est à refaire», estime M.Senoner, en rappelant que Berlin-Ouest a été une île pendant près de trente ans \u2014tout contact, ou presque, étant suspendu avec la partie orientale et les environs demeurés notoirement sous-déve-loppés.Le réseau de communications a bien été rétabli dans son entier, mais il doit être repensé et rénové, aussi bien les métros souterrain (U Bahn) et de surface (S Bahn) \u2014qui datent essentiellement de l'avant-guerre\u2014 que les chemins de fer et les gares.Quelque 120 rues coupées par le Mur ont été réouvertes mais les embouteillages monstres illustrent la nécessité de nouveaux axes et tunnels routiers.À moins de privilégier le transport public, comme le préconise le sénateur Hcr-wig Haase \u2014ce qui, face au tout-puissant lobby allemand de l'automobile, parait bien utopi-que.Le réseau téléphonique archaïque de l'Est doit également être changé au complet.Enfin, l'augmentation prévue du trafic aérien (20-50 millions de passagers en l'an 2000) qui excédera largement les capacités de l'aéroport de Te-gel (actuellement 5 à 6 millions de passagers), exige la construction d'un super-aéroport à une trentaine de kilomètres au sud de la capitale.Le principal défi Mais, pour les urbanistes, le no man's land libéré par la démolition du Mur représente le principal défi.Que faire de cette bande qui court, blessure non cicatrisée, entre les deux parties de la ville?Une zone verte, ou résidentielle ou commerciale avec tours dépassant la hauteur standard permise de 22 mètres?Ou un peu de tout cela?La question se pose particulièrement pour l'immense terrain vague (plus de 48 acres) qui recouvre ce qui fut le coeur du Berlin des années vingt: la Potsda-mer Platz et la Lcipzigcr Platz.La ville et le gouvernement fédéral, propriétaires de ce site tant convoité, en ont déjà vendu, en 1990, quatre parcelles aux géants Daimler-Benz, Sony, Asea Brown Bove-ri et HerticWertheim et les deux premiers n'auraient payé leur lot que 100 millions DM.Au terme de mois de controverses entre promoteurs et écolos urbains, d'audiences publiques et d'un concours, un jury a finalement choisi un projet d'aménage- ment assez terne \u2014 mais conforme au cahier de charges de la ville\u2014 conçu par les architectes de Munich Hilmer et Sattler.Mécontents, Daimler et Sony ont répliqué en présentant une maquette audacieuse signée par Richard Rogers, l'architecte du Centre Pompidou.Finalement, les diverses parties sont parvenues à un compromis: le plan Hilmer/Satt-ler modifié permettra des tours commerciales de plus de 35 mètres, ainsi que 3000 logements.Les travaux devraient commencer début 1993.L'autre grand projet La décision du Sénat a valeur de test car elle servira d'étalon pour l'autre grand projet, à savoir l'installation du gouvernement fédéral dans la nouvelle capitale allemande.Puisque, en fin de compte, Bonn conservera huit ministères et les deux tiers des fonctionnaires, le transfert à Berlin n'aura pas toute l'ampleur prévue; il nécessite néanmoins des aménagements majeurs aussi bien au Reichstag qu'aux anciens locaux des autorités de la RDA (450 000 mètres carrés de bureaux).En outre, le Palais de la République, tout de verre et béton, rendu insalubre par l'amiante, sera sans doute détruit.Les nouveaux quartiers du gouvernement seront construits dans trois zones du centre ville: 100 000 mètres carrés au nord du Reichstag et le long de la Spree, 100 000 mètres carrés à l'est de la Potsdamer Platz, ainsi que derrière l'Hôtel de Ville Rouge.À Berlin-Est, 74 ambassades attendent leurs nouvelles attributions; dans la partie occidentale, plusieurs pays possèdent encore des immeubles ou terrains acquis alors que Berlin était la capitale du Reich.Et en se retirant, les forces alliées et soviétiques libéreront également de nombreux bâtiments.Avec tous ces développements, la population du Grand-Berlin risque de passer de 3,5 millions à près de 5 millions de personnes qu'il faudra bien loger.Actuellement, il manque déjà quelque 150 000 logements, et cela sans tenir compte des dizaines de milliers d'habitations à l'Est insalubres et mal chauffées, dont l'assainissement est l'une des priorités de l'administration.Plutôt que de permettre des immeubles en hauteur qui détruiraient le cachet de nombreux quartiers, le Sénat va favoriser plutôt la construction résidentielle dans les banlieues, une option prise parallèlement par les nouvelles industries qui profitent de l'espace et des terrains moins chers.Même décrépite par 40 ans d'incurie communiste, Potsdam redevient ainsi à la mode et les prix de l'immobilier y ont parfois centuplé depuis 1989.Les nouvelles charges consécutives à la réunification grèvent lourdement le budget (40 milliards DM) de la capitale, au moment même où la fédération commence à réduire sa contribution (encore quelque 17 milliards DM en 1991).Ce qui veut dire à court terme augmentations des emprunts, des impôts directs et indirects.Pour contrer les effets de l'exode des contribuables vers la banlieue et éviter les problèmes frappant par exemple Hambourg, Berlin souhaite fusionner avec le Brandebourg qui l'entoure complètement, et avec lequel il ne formerait ainsi qu'un seul Land.Une seule administration, des politiques communes pour des problèmes communs: selon Dieter Senoner, les avantages de cette fusion, suggérée d'ailleurs dans le Traité d'Union, sont évidents.La décision, suivie d'un référendum, serait pour l'an prochain.Bien qu'attirant les nostalgiques de la vieille Prusse (qui ont retourné le corps de Frédéric 11 en grande pompe à Potsdam l'an dernier), le Brandebourg est cependant un des Lànder les plus pauvres avec son chômage élevé (près de 12 p.cent), son agriculture en crise et son secteur énergétique (principalement les mines de lignite) ultra-polluant en voie de fermeture.Tout comme en Saxe au sud (à Dresde et Leipzig), les bandes de skinheads et néo-nazis y multiplient les violences contre les demandeurs d'asile, surtout le long de la frontière polonaise (ex: Cottbus).Des incidents xénophobes Avec ses 340 000 étrangers (soit 10 p.cent de sa population) représentant 150 nationalités.Berlin est loin d'être à l'abri des inci- dents xénophobes.La forte colonie turque (136 000 membres), concentrée surtout à Kreuzberg, peut en témoigner, au point que de jeunes Turcs se sont organisés en bandes pour répliquer aux attaques des néo-nazis.Pourtant c'est à Berlin-Est, qui n'abrite que 25 000 étrangers, que la violence xénéphobe s'est le plus manifestée au cours des derniers mois.Pour faciliter l'intégration des étrangers ou à tout le moins leur séjour, le Sénat de Berlin a créé en 1981 un bureau dirigé par Barbara John et doté d'un budget de 11 millions DM.Cela semble modeste mais la tâche en est essentiellement une d'information (revues, affiches, vidéos en allemand ou clans les diverses langues étrangères) en coordination avec les autorités communales, les É-glises, associations ethniques, etc.Dans son énoncé de politique de février 1991, le gouvernement berlinois affirmait bien vouloir créer une ville «ouverte au monde, tolérante et libérale».Défi redoutable.Sur le plan culturel, peu de cités peuvent bien sûr se vanter comme Berlin de disposer de 166 musées et collections, dix châteaux et jardins, 53 théâtres, trois opéras, dix-sept orchestres, 150 ensembles de musiques de chambres, 200 chorales, 1300 groupes de jazz et de rock, 256 bibliothèques, une centaine de salles de cinéma, 6000 cafés et bistrots, etc.De quoi favoriser le brassage des populations et la confrontation des idées.Pourtant.Berlin demeure toujours coupée en deux sociétés fort différentes, parfois même antagonistes.Les Berlinois de l'Ouest gagnent deux fois plus que ses voisins de la partie Est où le chômage est trois fois plus élevé.À ces criantes inégalités économiques et sociales s'ajoutent d'autres facteurs.Les Ossis, par exemple, votent différemment: au srutin de décembre 1990, ils ont accordé 32 p.cent des suffrages au SPD et 24 au PDS (parti communiste rénové) et seulement 25 à la CDU du chancelier Kohi qui obtenait 48,9 p.cent à l'Ouest.Dans les attitudes, les comportements, un Mur invisible persiste.Les pessimistes estiment qu'il faudra encore une génération pour le faire tomber.À la porte de Brandebourg, de petits trafiquants offrent aux touristes des surplus de l'Armée rouge et de l'armée est-allemande.La Marx-Engels Platz disparue, que poussent les guichets automatiques de la Dresdner Bank! \t . automohili>u n Marque officielle C A-vocution olympique canacienne \\cxT MO LA PRESSE, MONTRÉAL, LUND110 FÉVRIER 1992 1 * »«-» rv* if», i \u2022 1 \\ 4 »\u2022%» .< \u2022 4» ».H \u2022- « \u2022*\u2022 \u2022W j M - ut »?-ft L- qu'une ferme laitière meurt, Le gouvernement fédéral affirme qu'il appuie notre industrie laitière.Pourtant, il se prépare actuellement à signer un accord commercial international qui détruira le riche patrimoine de nos fermes laitières.La ténacité de notre gouvernement semble s'arrêter aux questions intérieures : la TPS, les coupures dans le transport ferroviaire et autres types de privations.Cette ténacité devrait plutôt se faire valoir dans les questions d'ordre international.En vertu de cet accord commercial, les Etats-Unis et l'Europe refusent de reconnaître la valeur de nos programmes laitiers qui, pourtant, ne sont pas responsables du chaos dans le commerce agricole mondial.Si notre gouvernement ne défend pas nos programmes laitiers contre l'assaut de camions à remorque et de bateaux nous apportant des produits américains et européens subventionnés, un grand nombre de nos fermes laitières mourront.La politique actuelle répond parfaitement aux besoins de notre population.Quant à celle des États-Unis, elle incite les agriculteurs à la surproduction, puisque le gouvernement américain achète les surplus pour les revendre ensuite à d'autres pays à des prix de liquidation.Il s'agit là de subventions accordées par un gouvernement qui laisse croire qu'à n'est pas en faveur des subventions! Il faut faire quelque chose sinon notre paysage sera complètement bouleversé.Nos fermes laitières mourront.Pourtant, les fermes laitières du Canada sont efficaces.Alors qu'elles sont deux fois moins nombreuses, elles produisent approximativement la même quantité de lait qu'il y a quinze ans.Grâce à une gestion de qualité supérieure, les vaches produisent 44 % plus de lait, affichant ainsi la plus grande augmentation de rendement parmi tous les pays qui font le commerce du lait.Néanmoins, en quinze ans, le prix du lait a augmenté trois fois moins que le coût de la vie.De tous les pays du monde, le Canada se classe au deuxième rang lorsqu'il s'agit d'offrir des produits alimentaires aux prix les plus bas.Notre efficacité n'est donc plus à démontrer.Mais être efficace et être concurrentiel sont deux choses bien distinctes.Sommes-nous prêts à sacrifier notre pays pour réaliser des économies minimes sur quelques denrées alimentaires offertes par des pays plus interventionnistes que le Canada?Devrons-nous renoncer à des milliers d'emplois et à des milliards de dollars en retombées économiques pour aller chercher notre nourriture ailleurs?Nous croyons que non.Et nous croyons que vous vous préoccuperez suffisamment de la situation critique de nos agriculteurs, qui influence directement votre qualité de vie, pour faire appel à votre député-e et demander qu'il ou elle prenne position et s'assure que notre gouvernement défende nos intérêts.A quoi nous sert un pays s'il ne peut suffire à nous nourrir?peu du pays meurt Un message des producteurs laitiers de votre province LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 10 FEVRIER 1992 A11 Autobus Auger perd son permis Montréal-Abitibi CAMILLE BEAULIEU co lin bit ni t ii > n spcciu le HOU YN-NORA NI) A HJ Le Groupe Autobus Auger, de Châteauguay, vient de se voir révoquer son permis passagers-colis sur la liaison Montréal-Rouyn-Noranda en passant par Val d'Or, pour avoir transgressé une décision de la Commission des transports du Québec en transférant illégalement à une autre compagnie.Les Autobus Norouest Inc., ses responsabilités de seul transporteur du réseau intra régional d'Abitibi-Témiscamingue.La compagnie 2636-5205 Québec Ltée, filiale en propriété unique de Lovec Ltée des frères Robert, Gilbert et Richard Auger de Châteauguay, devra en effet cesser toutes opérations entre Montréal et Rouyn-Noranda le 28 février.La décision constitue un précédent au Québec, déclarait Michel Dupuis, directeur des relations publiques chez Auger, tandis que l'adjoint au président de la Commission des transports (CTQ), Ro- land Leblanc, refusait de commenter la décision des commissaires Louis Gravel et Guy Ravenelle.L'arrêt vient clore une succession de volte-face et de transactions qui ont considérablement perturbé le transport par autobus depuis deux ans, dans cette région.Maintenant, la population d'Abitibi-Témiscamingue s'interroge sur les services de transport par autobus qui lui seront offerts après le 28 février.La CTQ soupèse trois requêtes provenant d'Autobus Maheux de La Sarre, des Autobus Norouest.Inc de Rouyn-Noranda et d'une coopérative formée par les anciens employés de Auger, pour assurer la desserte des sept circuits intra régionaux d'Abitibi-Témiscamingue, plus la liaison Montréal - Rouyn-Noranda.Ces troois requêtes surprennent puisque depuis deux ans.Auger alléguait des pertes mensuelles de 100000$ sur l'ensemble de ce réseau pour réduire les services, comprimer les dépenses, abandonner certaines dessertes et transférer ses permis à d'autres compagnies.Seule la liaison Montréal-Rouyn-Noranda s'avérait rentable, d'après Auger, dégageant des profits de 80000$ par mois.Ces chiffres ont toujours été contestés par divers organismes régionaux (le conseil de développement, la conférence des MRC, l'UPA, etc.), qui soupçonnaient Auger de tenter de conserver uniquement la crème du réseau.Auger a multiplié les subterfuges pour contourner ses obligations, constatent les commissaires, transférant illégalement, le 14 septembre 1991, ses charges à Autobus Norouest mais conservant les sources de revenus liés à ces activités.«Le système mis sur pied élimine les dépenses des circuits régionaux par la mise à pied des chauffeurs (30 emplois éliminés), le remplacement des véhicules récents par de vieux véhicules et la suppression de l'entretien local.D'un autre côté, l'intimée se gar- de des revenus par la location des (huit) autobus par le biais de Lovec Ltée, ainsi qu'au niveau de la correspondance des personnes et des colis.» Des mal-aimés Le Groupe Auger n'en est pas à ses premiers démêlés avec la CTQ, qui rejetait récemment une requête d'abandon de service sur le route Granby-MontréaI.«On a l'impression d'être les mal-aimés de la CTQ ! » a commenté le directeur des relations publiques du groupe.L'odyssée d'Auger en Abitibi-Témiscamingue aura au moins éclairci les liens contractuels entre sections rentables et non rentables d'une réseau régional d'autobus.Un constat que les commissaires ont résumé ainsi: «Les services régionaux d'Abitibi-Témiscamingue alimentent la liaison avec Montréal, et vice versa.On ne peut soutenir que chaque service est indépendant, la rentabilité de l'un provient en partie de la rentabilité de l'autre.» Concorde - Lauzon Plomberie Chauffage Gaz naturel Nous Achetons Nous évaluons et achetons les bijoux de famille ou de personnes depuis plus de 20 ans.Nous sommes réputés pour offrir le meilleur prix et payer sur-le-champ.Que vous ayez un seul bijou ou toute une collection à offrir, venez en discuter avec nous.Thompson & Whetstone Ltée 289-9761 1117, rue Ste-Catherine O., bureau 900, Montréal à Un système informatique complet avec écran et imprimante pour aussi peu que Ordinateur Tandy 1000 RL avec écran monochrome et imprimante ¦ Unité de disque 31/2\", 24 logiciels domestiques ¦ Comprend écran monochrome TTL 5, imprimante DMP 107 à matrice et mode triple avec câble Le Tandy 1000 RL est un ordinateur que toute la famille peut utiliser.Ces programmes d'application domestique intégrés permettent aux enfants de faire leurs devoirs, à maman de faire les comptes et à papa de faire la liste d'épicerie.Ce système facile à utiliser comprend un écran ambre TTL 5, une imprimante à matrice DMP 107 (vitesse de 100 caractères/minute) avec câble.25-1450/8055/26-2821/227 D'autres prix incroyables sur trois systèmes Tandy 1000 RL pour toute la famille \u2022 Ordinateur Tandy 1000 RL-HD ¦ Disque dur de 20 méga-octets ¦ Écran monochrome TTL 5 ¦ Imprimante DMP 107 à matrice ¦ Câble d'imprimante 25-1451/8055/26-2821/227 ¦ Ordinateur Tandy 1000 RL ¦ Unité de disque de 31/2\" ¦ Écran couleur CM 5 ¦ Imprimante DMP 135 à matrice ¦ Câble d'imprimante 25-1450/1043/26-2866/288 ¦ Ordinateur Tandy 1000 RL-HD ¦ Disque dur de 20 méga-octets ¦ Écran couleur CM 5 ¦ Imprimante DMP 135 à matrice ¦ Câble d'imprimante 25-1451/1043/26-2866/288 Radio Shack rejette toute responsabilité relative aux erreurs photographiques ou typographiques.Nous indiquons les prix de détail réels sans la TPS ni la TVP applicable.DEMANDEZ LA VOTRE! Magasinez plus facilement chez Radio Shack avec une carte de JiSm crédit acceptée dans tous les,__ magasins et détaillants partici- \\ jB$|B| pants Radio Shack au Canada.Le magas|n ou détaillant participant Radio Shack le plus proche est dans les pages blanches Expiration : le 29 fév.1992 A 12 LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 10 FEVRIER 1992' Conférence sur l'économie: les provinces vont exiger de l'action Malgré l'absence de marge de manoeuvre, Ottawa pourrait annoncer certaines mesures lors du prochain budget MANON CORN EL LIER de la Presse Canadienne OTTAWA ¦ Le chômage est en hausse, les usines ferment en série, l'économie chancelle, les citoyens ont la déprime et, de tout côté, les appels à l'aide se multiplient.Face à de telles pressions, la salle où aura lieu aujourd'hui la conférence des premiers ministres sur l'économie risque de ressembler à une véritable cocotte-minute.; Les premiers ministres provinciaux en ont assez des mauvaises nouvelles.Ils veulent de l'action.Quant aux solutions, ils en ont plusieurs en tête, sans compter celles que leur ont soumises les syndicats, les gens d'affaires et les différents partis politiques.Ottawa, de son côté, n'exclura rien, promettent les hauts fonctionnaires.Mais si le gouvernement fédéral a des suggestions de son cru, c'est aujourd'hui, en l'absence de Robert Bourassa, que nous l'apprendrons car jamais le fédéral n'en a fait état.En fait, depuis la dernière conférence des premiers ministres sur l'économie en décembre, Ottawa s'est montré excessivement prudent, hanté par la taille de sa dette et de son déficit et soucieux de ne pas relancer l'inflation.Résultat: le gouvernement fédéral ne cesse depuis de jouer l'éteignoir avec un grand nombre de propositions.Ainsi, lorsque l'Ontario, l'Al-berta, les constructeurs d'habitation et le Parti libéral du Canada ont demandé qu'on permette l'utilisation des fonds investis dans des régimes d'épargne-retraite pour l'achat d'une première maison, ils ont heurté un mur de scepticisme.Le premier ministre Mulroney et les fonctionnaires des Finances n'ont pu s'empêcher de faire la liste des risques que pose une mesure semblable.On s'est demandé ce qui arriverait si d'autres secteurs économiques voulaient bénéficier du même avantage.On s'est interrogé sur l'impact de cette mesure sur les revenus de pension des personnes qui prendraient avantage du programme.La Nouvelle-Ecosse et quelques fonctionnaires ont suggéré de réduire la TPS d'un ou plusieurs points pour une durée limitée?La réponse fut subite.D'où viendront les revenus manquants pour payer les dépenses gouvernementales si ce n'est de nouveaux emprunts?Il n'en est donc pas question, a rétorqué le ministre des Finances Don Ma-zankowski.L'Ontario, le chef libéral lean Chrétien et la Fédération canadienne des municipalités ont pro- posé au fédéral d'investir des millions pour devancer la réalisation de projets d'infrastructures municipales et routières.Ottawa a encore répliqué qu'il ne pouvait s'engager à y investir car il refuse de s'endetter.Les taux d'intérêt et le niveau du dollar .font des mécontents?Tant pis.Ottawa refuse de tripoter la politique monétaire.De l'avis des hauts fonctionnaires, ce serait mettre en péril les gains faits sur le plan de l'inflation, des taux d'intérêt et de la baisse lente mais graduelle du dollar.À leur avis, la solidité de la reprise économique, attendue au milieu de l'année, serait minée au profit de quelques gains économiques à court terme.Depuis décembre, le message fédéral est clair.Ottawa n'a aucune marge de manoeuvre à cause de l'importance de la dette nationale.11 y a plus d'une semaine, le premier ministre Mulroney insis- ition numérotée lympiq et limitée g 369 voitures olympique: \u2022PDSF 1535 S.Voyez tous les Radiocassette AM-FM stéréo à 4 haut-parleurs \u2022 volant inclinable \u2022 glaces teintées \u2022 enjoliveurs complets \u2022 régulateur de vitesse \u2022 essuie-glace à intermittence réglable \u2022 pare-chocs de couleur assortie \u2022 tapis protecteurs \u2022 pare-boue avant et arrière \u2022 bande décorative olympique \u2022 certificat d'attestation.L'offre comprend aussi la Protection Extra Attentive sans frais, une garantie record de 6 ans, kilométrage illimité.Soyez parmi les rares privilégiés 'extrâ^ENWË qui en profiteront! 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