La presse, 31 janvier 1992, Cahier A
[" r AUTOMOBILES depuis 1952! L5 5441, ST-HUBERT .274-5471^ L£ PRET A PORTER DE L'OPTIQUE VU 7050 JEAHTALONi EST PRÈS DES GALERIES D'ANJOU 35M010 Aujourd'hui: Nuageux, froid, neige légère Minimum \u2022 17° Maximum - 7° Demain: Nuageux, venteux, froid details cahier sports MONTRÉAL, VENDREDI 31 JANVIER 1992 108° ANNÉE N° 99 58 PAGES, 4 CAHIERS îles de La Madeleine: 1.00 so* Taxes en sus .».-.« \u2022 Nouveau cafouîllis autour des 350 ans de Montréal Des artistes veulent faire annuler le concours de chansons PIERRE GINGRAS n peu plus de 200 artistes ont participé au concours pour trouver une chanson-thème aux célébrations du 350e anniversaire de Montréal qui prenait fin hier soir, à minuit.Une «première» édition de ce concours avait attiré 269 artistes.Le jury avait toutefois considéré qu'aucune des chansons ne méritait les grands honneurs.Si bien que la Corporation des célébrations du 350e anniversaire de Montréal avait décidé de faire appel à nouveau aux auteurs et de demander aux premiers participants de peaufiner leur oeuvres.L'attitude du jury et de la Corporation avait cependant soulevé l'ire chez plusieurs artistes qui avaient amorcé un mouvement de boycott.Environ 150 d'entre eux ont signé une petition et signifié une mise en demeure à la Corporation l'enjoignant de mettre un terme au «deuxième» concours et de choisir un gagnant parmi les 11 finalistes qui avaient été choisis.Selon plusieurs sources fiables, la Corporation, par la voix de son procureur, a offert une somme de 10 000 $, soit l'équivalent du grand prix, à partager entre les finalistes afin de compenser leurs efforts et les amener à mettre un terme à leur demarche legale.L'offre fut refusée par une majorité d'entre eux et une nouvelle mise en demeure a été signifiée à la Corporation ces derniers jours.Pour sa part, le responsable de la programmation à la Corporation, Normand Latourelle, nie que l'on ait offert quelque somme que ce soit pour régler le litige.M.Latourelle déplore par ailleurs l'attitude de ce groupe d'artistes dans cette affaire et réaffirme son entière confiance au jury qui n'a d'ailleurs pas été modifié pour la deuxième sélection.«Le jury qui est composé d'artistes de grande réputation, a simplement indiqué aux participants, à l'unanimité, qu'ils devaient refaire leur devoir, fait-il valoir.N'oublions pas que cette chanson doit représenter la ville de Montreal durant des années.Le fait que 200 cassettes nous soient parvenues à nouveau est d'ailleurs significatif de l'engouement suscite par le concours.» Le jury de neuf membres comp- V0\"ÏRCHÂNS0N EN A2 ¦ Des activités populaires et.gratuites.Page A 5 Brian OXarroll obtient Aujourd'hui 32 ai 5 $ de la cum 10 PÉRÉQUATION Pour son prochain budget, Québec pourra compter sur 200 millions de dollars de plus en paiements de péréquation de la part d'Ottawa.10 ENTENTE Une entente constitutionnelle pourrait être conclue sans qu'il soit nécessaire de convoquer une conférence des premiers ministres.10 FRANCE L'hospitalisation à Paris du dirigeant palestinien Georges Habache entraine la démission de trois hauts f onctionnnaires français.7 SKI La station de ski Stoneham, prés de Québec, est retenue par Canada Alpin pour la présentation d'épreuves de slalom de Coupe du monde.00$ Me BRUNO BISSON L# exécutif de la Communauté urbaine de Montréal (CUM ) a entériné, hier, un règlement hors cour en vertu duquel elle versera 32 415$ en dommages et intérêts a M.Brian O'Car-roll, 60 ans, arrêté en janvier 1985 à la suite d'une dispute avec le policier Jacques Parent dans un dépanneur de Saint-Laurent, au nord de Montréal.Ce règlement hors cour de l'action civile de 97 000$ intentée contre la CUM et trois de ses policiers, intervient quelques jours seulement avant le début du procès, prévu pour lundi, devant la Cour supérieure.Le procureur de M.O'Carroll, Me Paul Unterberg, a toutefois précisé à La Presse, hier, que cette affaire n'est pas tout à fait terminée pour autant.En effet, M.O'Carroll maintient une poursuite de 9500 $ contre le procureur de la Couronne de la municipalité de Saint-Laurent, Me Pierre G.Bouchard, qui est maintenant juge à la Cour de cette municipalité.M.O'Carroll reproche à l'c.v VOIR O'CARROLL EN~Â2 FANTÔME GLACÉ! 'k ¦ .1 mm PHOTO ROBERT MAILL0UX La Pr&SC Jusqu'au 9 février, les visiteurs du Jardin chinois de Montreal peuvent admirer (à condition que la temperature coopère) une trentaine de sculptures de glace illustrant deux grands romans de la littérature classique de l'Empire du Milieu.L'effet fantomatique que donnent ces personnages transparents est parfois saisissant Le cabinet fédéral savait qu'il n'y avait pas d'insurrection en octobre 1970 GILLES PAOUIN du bureau de La Presse OITA WA Wk e cabinet fédéral savait parfaitement que Bn la police arrêterait îles centaines de personnes innocentes sans pour autant s'attendre à retrouver les deux otages du Front de libération du Québec, Pierre Lapone et James Cross, lorsqu'il a décrété la loi des mesures de guerre en octobre 1970.C'est ce que révèlent les procès-verbaux des réunions du cabinet Trudeau des 14 et 15 octobre 1970, documents gardés secrets pendant 21 ans, qui ont été rendu publics ces derniers jours en vertu de la loi d'accès à l'information.Même si Québec et Ottawa ont toujours soutenu qu'ils avaient eu recours a la loi des mesures de guerre pour contrer «une insurrection appréhendée», les procès-verbaux indiquent que peu de ministres fédéraux y croyaient.Au cours de la dernière rencontre du cabinet avant l'entrée en vigueur de la loi le 15 octobre au soir, au moins trois ministres, MM.Ron Basford, Mitchell Sharp et |oe Greene, soulignent que le «gouvernement n'a pas démontré qu'il existe un danger d'insurrection».Le ministre des Consommateurs et des Corporations, Ron Basford, souligne à ses collègues que même le comité de la sécurité et du renseignement du cabinet n'est pas arrivé à cette conclusion.Ce à quoi le premier ministre Trudeau réplique que les corps policier ne s'entendent pas sur le nombre de felquistcs et que les chiffres varient de 200 à 1000.La veille pourtant, le commissaire de la GRC, Lcn Higgitt, avait déclaré lors d'une réunion de ce comité que les forces policières du Québec et la GRC avaient dressé une liste de 188 suspects.M.Higgit avait également souligné que leur arrestation devait se dérouler en quatre phases: \u2014 dans une première rafle on veut arrêter 68 purs et durs membres du FLQ en quelques heures; ¦ - ¦M 1 Pierre Trudeau Jean Marchand * ***** .s ¦ : \u2022 ¦ Len Higgit Gerard Pelletier \u2014 dans la deuxième, peut-être simultanée, on veut arrêter 48 maoïstes; \u2014- dans les deux suivantes, on doit appréhender deux groupes de 35 personnes.(La GRC ne fournit aucune raison.) Le commissaire a ensuite précisé que la plupart de ces personnes vivaient à Montréal.Il a noté que le secrétaire exécutif du premier ministre Robert Bourassa, M.Julien Chouinard, lui a dit que la police du Québec songeait pour sa part à effectuer au moins 900 arrestations pour frapper «tous les révolutionnaires».«Nous croyons que ces chiffres sont gonflés», a ajouté M.Higgitt.Tout en étant d'accord avec l'adoption d'une loi spéciale ou le recours à la loi des mesures de guerre afin que la police puisse effectuer des «arrestations préventives» et surtout détenir les gens au-delà des 24 heures que permet le Code criminel sans porter d'accusation, le ministre de la Justice John Turner dit craindre l'engorgement du système.À son avis, les gouvernements ont déjà perdu la «guerre psychologique» contre le FLQ faute de trouver des coupables.Il vaut mieux concentrer les efforts des policiers sur les membres du FLQ que de s'embarrasser des sympathisants et simples suspects, dit M.Turner.Le ministre admet également ne posséder aucune preuve qu'il existe une liste de membres du FLQ, mais il se dit capable de démontrer l'existence d'un leadership.Cet avis n'est cependant pas partagé par le sous-ministre de la Justice, D.Christie, qui craint être incapable de convaincre les tribunaux et croit indispensable d'adopter une loi spéciale.Après de longues discussions au cours desquelles M.Trudeau évoquera à maintes reprises les demandes répétées du gouvernement du Québec en faveur de l'imposition de la loi des mesures de guerre, la majorité du cabinet donnera finalement le feu vert à M.Turner.À la Chambre des communes, le ministre du Développement régional lean Marchand laissera entendre qu'il y 3000 felquistcs au Québec.Il avait pourtant participé à la plupart des réunions du cabinet pour se voir contredit par ses collègues alors qu'il prédisait l'écroulement du gouvernement Bourassa.À leur demande, la liste de suspects a été révisée par les ministres Jean Marchand et Gérard Pelletier avant d'être transmise à Québec.On ne sait toujours pas combien de noms les hommes politiques ont retiré ou ajouté à la liste originale, mais plus tard dans la nuit les forces policières jetaient plus de 500 personnes en prison sans mandat.Pendant les jours suivants, plusieurs centaines d'autres personnes étaient arrêtées et détenues, la plupart de sept à 21 jours.Les di- VOIR CRISE EN A2 Des manif s pour «sauver» le référendum MARIO FONTAINE Le premier ministre Bourassa verra les Québécois descendre massivement dans la rue et manifester jusque sous les fenêtres du Parlement s'il s'avise de reporter la tenue du référendum sur la souveraineté, sous prétexte que les offres fédérales lui sont parvenues trop tard.Tel est l'avertissement unanime que lui ont lancé, hier, les souverainistes de divers horizons.Leur message est partout identique: les électeurs sont prêts à se prononcer sur le statut constitutionnel du Québec, comme le prévoit la Loi 150.Pas question que Robert Bourassa tergiverse une fois de plus.La réplique des milieux nationalistes est venue après la publication dans La Presse d'informations émanant de l'entourage du premier ministre selon lesquelles M.Bourassa ne serait pas mécontent de voir le gouvernement fédéral tarder à déposer ses propositions constitutionnelles, attendues pour avril, de façon à repousser la tenue du référendum, prévu pour octobre.VOIR RUE EN A2 HHIH >./ Sommaire Le Vatican somme un théologien canadien de se rétracter sur la question de la sexualité JULES BELIVEAU Le Vatican a rendu publique hier à Rome une mise en garde servie au père André Guiiulon, prêtre de la congrégation des Missionnaires oblats de Marie Immaculée et professeur de théologie à l'université Saint-Paul d'Ottawa, dénonçant comme non conformes à l'enseignement traditionnel de l'Église catholique certaines de ses positions au sujet de la sexualité, La «note» du Vatican, qui inclut une invitation non équivoque faite au professeur Guiiulon de se retracter publiquement sous peine de se voir même retirer l'autorisation d'enseigner comme théologien catholique, porte la signature de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le fameux département du Saint-Siège gardien de l'orthodoxie de la doctrine et de la morale dans l'Iiglise catholique.File a été publiée hier dans VOsscrvntorc Romuno, I organe officiel du Vatican.Cette mente note, un document de 13 pages, a été présentée au père Guindon mercredi dernier à Ottawa par le pro-nonce apostolique au Canada, Mgr Carlo Curis, en présence de l'archevêque d'Ottawa et président de la Conférence des évéques catholiques du Canada, Mgr Marcel Gervais, et du père Benoit Garcau, supérieur de la province oblate dont fait partie le théologien.loint par Ui Presse à son domicile hier, le père Guindon a limité sa réaction aux seuls propos suivants: «Je ne veux vraiment pas faire de commentaires maintenant parce que le processus n'est pas fini.Je prépare une réponse, je ne sais pas encore quand elle sera prête.>?Le Vatican condamne plus particulièrement les positions du professeur Guindon sur les rapports prématrimoniaux, les relations homosexuelles et la contraception.Il tire ses reproches d'un livre du théologien publié en 1986, THe Se ml il Creators \u2014 An ¦\"7 VOIR EGLISE EN A2 Annonces classées Immobilier.C9 a C11 marchandises.C11, C12 emplois.C12, C13 automobiles.C15, C14 propositions d affaires.B9 Arts et spectacles informations.C1 à C8 clne-horalres.C6, C7 telehoraires.C8 Bandes dessinées.C11 Bridge.C14 Deces.C15 Economie.B1, B4 à B9 Editorial.B2 Etes-vous observateur?.C9 Feuilleton.C12 Horoscope.C10 Informations nationales.810 Le monde.A10 Loteries \u2014 résultats:.A4 Mots croises.C13 \u2022 Mot mystère-.C15 1 SUITE DE LA UNE^ SAMEDI DANS LA PRESSE LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 31 JANVIER 1992 CRISE \u2022 I v LES MUSULMANS : Déserts, couscous, tchador, extrémisme, sexisme, Saddam Hussein.Tels sont les clichés qui viennent à I esprit des Québécois quand il s'agit de l'islam.Et pourtant, l'islam est une des grandes religions de l'humanité, une philosophie, une civilisation qui guide la vie d'un milliard de personnes.Au Quebec, la communauté musulmane, principalement concentrée dans la région de Montréal, compte environ 40 000 person* nés.La plupart d'entre elles sont arrivées ici dans les années 70.A l'instar des autres communautés musulmanes du monde, elle est traversée par un courant politico-religieux mieux connu sous le nom d integrisme.Mal à l'aise face à ce phénomène, les musulmans tardent non seulement à se mobiliser pour le combattre, mais souffrent aussi de l'ignorance de la population à l'égard de l'islam.Dans une série d'articles de notre journaliste Richard Hétu, La Presse entreprend aujourd'hui de vous présenter le portrait de cette communauté.Les racines des VIETNAMIENS On célébrera mardi la fête du Tèt, le nouvel an vietnamien.À cette occasion, La Presse publie, à compter de samedi, un grand reportage de Gérald Le-Blanc sur les quelque 30 000 Québécois d'origine vietnamienne.Victimes d'une guerre fratricide et réfugiés de la mer, les Vietnamiens de Montréal ont, depuis 15 ans, fait leur marque dans l'administration publique, les professions de la santé, ainsi que les restaurants et les dépanneurs.A ne manquez pas non plus, le portrait trace par Lily Tasso sur les Vietnamiens d'ici, dans La Presse de dimanche.INDICE DE L'ACIDITÉ DES PRÉCIPITATIONS du 29 janvier 1992 acide ECHELLE pH neutre alcalin 0 1 2 3 4 5 6 7 S 9 10 11 12 13 14 jus de citron pluie normale de magnésie 3.6,100 fois plus acide que des précipitations normales Le tableau ci-contre que La Presse publie au lendemain des domières précipitations tombées sur Montréal indique le degré d'acidité do la dernière averso de neige ou do pluie.Le degré cfacicfité do l'eau est mesuré par l'échelle pH, graduée de 0 à 14.Lo pH 7 est neutre.Fait à noter, \" lo sud du Québec reçoit des précipitations dont le pH moyen annuel est de 4,3 à 4,4.C'est diro que co niveau d'acidité est d'environ 20 fois supérieur à la normale.lnlcgnphm Lm Presse La Quotidienne tirage d'hier à trois chiffres à quatre chiffres 880 4563 ABONNEMENT le service d« abonnements t vt ouvert du lundi au vendredlde7hal7h30 RÉDACTION 285 PROMOTION 285 COMPTABILITE Grande* annonces 285 Annonces classée* 285 285-6911 7070 7100 6892 6900 ANNONCES CLASSEES Commande! ou corrections UjtkJI au vendredi de 8 h 50* 17 h 50 285-7111 GRANDES ANNONCES Détaillants National, Tété+ Vacances, Voyages Carrières et professions, nominations ~i 285-7202 I 285-7306 285-7265 LA PRESSE est publiée par LA PRESSE.LTEE.7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations de LA PRESSE et celles des ¦ çrvices de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particuDères à LA PRESSE sont également réservés «Coumer de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1d00 » Port 0> retour garanti.(USPS005692) ChampUJn N.Y.129191518.j RENSEIGNEMENTS 285-7272 i: i i > VENDREDI 31 JANVIER 1992 l_ 05-5-01 i i i _J Le cabinet fédéral savait qu'il n'y avait pas d'insurrection en octobre 1970 vers corps policiers effectuaient 4b(H) perquisitions et portaient finalement des accusations contre seulement 36 de ces detenus.Dix mois plus tard, le Procureur général abandonnait les poursuites faute de preuve.Il ressort de l'étude ces procès-verbaux que les hommes politiques savaient pertinemment que les forces policières n'allaient pas résoudre la crise plus rapidement en suspendant les droits de la personne de centaines de leurs concitoyens.Le commissaire Higgitt a d'ailleurs affirmé au cours d'une de ces rencontres du cabinet que les corps policiers ne manquaient pas de personnel et pouvaient très bien poursuivre leur travail dans le cadre de la loi.Il admettait cependant qu'aucune solution n'était en vue, mais disait détenir un bon filon depuis que ses hommes suivaient la trace de Paul Rose.Pour sa part, le premier ministre Trudeau se montre préoccupe face aux critiques qui ne manqueront pas de monter de la population et des médias si la police arrête 250 personnes comme le veut le gouvernement Bourassa.Afin d'éviter que ces personnes deviennent des martyrs et que la cause du FLQ gagne de nouveaux adeptes, M.Trudeau prévient ses ministres que le gouvernement devra songer à la censure des médias et à une campagne de contre-propagande vigoureuse.L'entrée des forces armées au Québec, la diffusion d'informations alarmistes et le survol de certains régions par des avions et des hélicoptères font partie de cette campagne psychologique dont discutent les membres du cabinet.Le lieutenant-général M.Dare expliquera d'ailleurs en détail, lors de ces rencontres, comment il entend mener les opérations.Les documents démontrent clairement que Québec souhaitait autant, sinon plus, le recours à la loi des mesures de guerre qu'Ottawa.Le rôle joué par les émissaires des premiers ministres, MM.Marc Lalonde à Ottawa et Julien Chouinard à Québec, demeure par contre plus discret étant donné que les documents du cabinet qui viennent d'être dévoilés ont été amputés de plusieurs pages.Dorénavant, avec la divulgation de ces documents secrets, les ministres et fonctionnaires des deux capitales qui ont décidé de recourir à la loi des mesures de guerre ne pourront plus se contenter de blâmer les forces policières comme ils ont fait devant les commissions d'enquêtes.Les policiers donnaient l'heure juste aux gouvernements, mais ceux-ci n'en faisaient pas autant pour leurs concitoyens.?CHANSON Nouveau cafoulllis autour des S50 ans de Montreal te plusieurs personnalités reconnues comme Jim Corcoran, François Dompierre, Louise Forestier, Luc Plamondon et Michel Tremblay.Contrairement à la première édition du concours où il y avait eu présélection, tous les membres du jury seront appelés cette fois à entendre chaque chanson avant de choisir les finalistes.Le choix du premier prix doit être arrêté vers la fin de février.Une bourse de 10 000 $ sera remise à l'auteur de la chanson-thème du 350e anniversaire de Montréal.?O'CARROLL Brian O'Carroll obtient 32 415 S de la CUM procureur au dossier d'avoir maintenu des accusations criminelles contre lui alors que tout semblait indiquer qu'il était la victime et non Il'agresseur, dans cette histoire.Cette ultime cause ne sera toutefois pas entendue par la Cour supérieure en raison du montant inférieur à 10 000 $ de la poursuite, qui tombe désormais sous la compétence de la Cour du Québec.Quant au principal intéressé, M.O'Carroll, il a dit souhaiter, hier, que l'arrestation et la bousculade dont il fut victime, il y a un peu plus de sept ans, fassent désormais partie du passé.Lors du court entretien qu'il a accordé à La Presse aux bureaux de Me Untcrbcrg, M.O'Carrol a affirmé «être en paix» avec lui-même et assure qu'il n'entretient aucun grief personnel contre les policiers qui l'ont arrêté, il y a sept ans de cela.\u2022'le veux surtout en finir avec toute cette publicité, a-t-il ajouté, pour reprendre une vie normale».L'affaire O'Carroll avait défrayé la chronique judiciaire de façon spectaculaire ù partir de T m u y Mm à 2v\\éral.«Nous n'accepterons absolument pas le report du référendum.Ça fait des années que la population veut se prononcer, dit-il.Le gouvernement Bourassa compte sur la lassitude de la population, mais ça ne fonctionnera pas et de grandes manifestations sont à prévoir s'il s'avise de tergiverser à nouveau.» La SSJB-M a organisé des marches qui ont rassemblé des centai- ÉGLISE Le Vatican somme un théologien canadien de se retracter sur la question de la sexualité Ethical Proposal for Concerned Christians.Dans ce livre, le théologien propose un «programme pour la prochaine révolution des créateurs sexuels» et une nouvelle notion de la fécondité sexuelle, indépendante de la fertilité biologique.Auteur de plusieurs livres et professeur de théologie morale, le père Guindon a dirigé en 1987 une commission pastorale chargée par l'ancien évéque de Gati-neau-Hull, Mgr Adolphe Proulx, de se pencher sur l'éthique sexuelle des prêtres dans son diocèse.Selon une dépêche de l'Agence France-Presse originant de Rome, le Vatican accuse le père Guindon de considérer sous certains aspects une relation homosexuelle comme supérieure à la relation hétérosexuelle.Le religieux, y rapporte-t-on, estime que les comportements homosexuels sont justifiés comme «l'unique choix sain» pour qui est naturellement et d'une manière irréversible homosexuel.Le Vatican accuserait en outre le théologien canadien d'avoir décrit comme une «idéologie nataliste» renseignement de l'Église sur la procréation, et d'approuver non seulement les rapports sexuels prématrimoniaux mais aussi le «mariage par étapes».Le père Guindon soutiendrait en effet le peu d'importance de la célébration publique de l'engagement matrimonial et de la forme canonique du mariage entre catholiques, proposant en substance selon le Vatican «une redéfinition complète du sacrement du mariage».Dans une déclaration faite hier, l'archevêque d'Ottawa, qui est également chancelier de l'université Saint-Paul, a indiqué qu'un dialogue entre la Congrégation pour la doctrine de la foi et le pere Guindon a été amorce et s'est poursuivi depuis 1988.«Comme c'est la coutume en pareil cas, souligne Mgr Gcrvais, c'est par l'intermédiaire du supérieur majeur du père Guindon que ce dialogue s'est déroulé.Le père Guindon a confirmé son dé- sir d'etre fidèle a l'enseignement du Magistère.La conversation publique maintenant engagée, le pére Guindon aura un loisir suffisant pour réagir aux observations qui lui sont faites.» Le recteur de l'université Saint-Paul d'Ottawa, le père Pierre Hurtubise, a également émis une déclaration au sujet de la note présentée au professeur Guindon.«Cette note, signale le recteur, représente une étape dans un processus de dialogue engagé depuis 1988 entre l'auteur et la Congrégation pour la doctrine de la foi par l'intermédiaire du T.R.P.Marcello Zago, supérieur général des Missionnaires oblats de Marie Immaculée, communauté à laquelle appartient le père Guindon.La Congrégation pour la doctrine de la foi invite l'auteur à clarifier ses positions sur divers points soulevés dans la note et donc à poursuivre plus avant le dialogue en cours depuis 1988.» Le père Hurtubise ajoute que l'université Saint-Paul n'est pas jusqu'ici impliquée dans le processus engagé mais qu'elle le suit et continuera de la suivre de près «avec l'espoir qu'il connaisse un heureux aboutissement, respectueux tout à la fois de la vérité, de la justice et de la charité».Un communiqué de presse a enfin été émis depuis la maison généralice des Missionnaires oblats à Rome par le Service oblat d'information.On y révèle que le dialogue engagé entre la Congrégation pour la doctrine de la foi et le père Guindon avant la publication de la note dans VOsserva-torc Romano a aussi impliqué le supérieur général oblat en tant qu'intermédiaire.«Ce dossier, précise-t-on, comprend actuellement huit lettres de la CDF au supérieur général des Oblats, quatre rencontres formelles entre la CDF et le supérieur général, trois rencontres entre le supérieur général et l'auteur, et six lettres du supérieur général à l'auteur et les réponses de celui-ci à ces lettres.» Le Service oblat d'information indique que la Congrégation pour la doctrine de la foi a demandé au père Guindon de fournir des éclaircissements sur ses positions «d'ici un an».?Précision ¦ Les «contraventions» symboliques que les finissants de l'École polytechnique ont distribué, mercredi, avaient pour objet de sensibiliser les automobilistes à la question du covoiturage; elles n'avaient pas pour but de recueillir des fonds des «contrevenants», comme on a pu le laisser entendre.Ces étudiants, qui préparent un voyage d'études industrielles en Scandinavie, assurent le financement de leur entreprise par les moyens ordinaires.Où donner votre sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants : \u2022 Montréal : au Centre des donneurs de sang de la Croix-Rouge, 2991 est, rue Sherbrooke, de 9 h à 18 h; \u2022 Pointe-Claire : à la salle du conseil de l'Hôpital général Lakes h ore, 160, rue Still view, de 10 h à 16 h 30; \u2022 Saint-Charles-Borromée : au gymnase de l'école Lo-rcnzo-Gauthier, 100, rue Deschênes, de 14 h 30 à 20 h 30; \u2022 Mercier s à l'église Saintc-Philomène-de-Mercler, 893, rue Saint-lcan-Baptiste, de 15 h à 20 h 30.APRÈS LEUR TRIOMPHE AUX FRANCOFOLIES ! LE GROUPE VOCAL GNE1K Un CV»«* *\"»10 GO,9e Vendredi 7 et Samedi 8 Février 20H30 m Billets 18,50$ au Club Soda au Spectrum et chez Admission (522-1245 + frais) f \u2022Tit LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 31 JANVIER 1992 A3 Paul-Sauvé : Montréal attend une offre «raisonnable» sinon.CILLES GAUTHIER ¦ Après avoir reculé dans le dossier du jardin botanique, l'administration Doré fait maintenant un pas en arrière dans celui du centre Paul-Sauvé.Plutôt que de décréter immédiatement sa démolition, la Ville a décidé de procéder au cours des prochaines semaines a un appel de propositions pour permettre aux personnes intéressées de lui soumettre une offre «raisonnable» d'achat ou de location.Trois groupes ont manifesté leur intention, «dans des lettres signées par des avocats», d'examiner la possibilité de soumettre une offre, a déclaré hier la présidente du comité exécutif, Léa Cousincau.«Je pense qu'ils sont sérieux», a-t-elle ajouté.«Ces propositions, poursuit-elle, ne devront impliquer aucune injection de fonds publics de la part de la Ville et devront obligatoirement conserver la vocation récréative actuelle du centre».Lorsque les termes et conditions de l'appel auront été rendus publics, les intéressés auront un mois pour soumettre leurs propositions.Mme Cousincau a fait connaître hier une des contraintes auxquelles devront faire face les investisseurs: le grand parking situé dans la partie sud et qui occupe le tiers des terrains de Paul-Sauvé demeurera propriété de la Ville, qui y construira des logements quoi qu'il advienne.Ce qui permettra à l'administration de dire, si le centre n'est pas démoli, qu'elle a donné suite au moins en partie à sa promesse de consacrer à l'habitation la vaste propriété.Advenant qu'ancune proposition ne soit jugée satisfaisante, le centre sera détruit au printemps et une consultation publique se tiendra par la suite, en juin, sur le projet de la Ville de construction Léa Cousineau de logements, commerces et locaux communautaires.«Nous croyons fermement que le site du centre Paul-Sauvé est tout désigne pour accueillir un projet d'habitation qui aura reçu l'adhésion de la population», a déclaré Mme Cousincau.Un des investisseurs qui avait fait part de son intérêt, Aimé Bru-nelle, a déclaré hier qu'il analysera les conditions de l'appel de propositions et fera inspecter les installations avant de décider s'il présentera une offre.Il a précisé qu'il a acheté, seul, par le biais de la compagnie de gestion LEC, l'aréna de la Cité des jeunes de Vaudreuil.«II est maintenant rentable et n'est pas à vendre», ajoute-t-il.Il est aussi président de la firme « Les entrepreneurs Cho-medey», qui fait du déneigement, la construction de rues et trottoirs, etc.Mme Cousineau a par ailleurs donné l'assurance qu'aun-cun problème de contamination majeur n'affectait les terrains du Centre Paul-Sauvé.« Des quinze s forages qui ont été effectués sur le site, seulement deux indiquent un faible degré de contamination relié à une activité humaine normale».«Sur l'ensemble du terrain de 35 400 mètres carrés, seulement 860 mètres cubes de terre devront être traités, ce qui est minime», ajoute-elle.«Une somme de 150000 $ sera affectée à la décontamination et la majeure partie de cette somme servira (si on procède à la démolition) à remettre en état un endroit où est enterré le réservoir d'huile à chauffage du centre».Le Parti civique a par ailleurs fait valoir hier que 6,4 p.cent des logements du quartier Rosemont sont vacants, «ce qui constitue un sommet historique», et il demande s'il serait sensé d'en construire d'autres.Il exige également une consultation, notamment sur l'impact social du centre, avant de le démolir.photo UPrcssc PHOTO GILLES RCNAUD.COlUboration spécule Pour ao $> et un paquet si Deux jeunes qui venaient de voler 40 $ et un paquet de.cigarettes dans un dépanneur de Montréal-Nord ont été capturés, hier, à l'issue d'une « fracassante» chasse à l'homme qui s'est terminée à /'autres extrémité de la ville.L'auto des fugitifs s'est écrasée contre un mur de ciment en tentant de contourner un barrage de policiers érigé sur l'autoroute Métropolitaine, à la hauteur du boulevard l'Acadie.Deux autos-patrouilles de la Sûreté du Québec et de la police de la CUM ont aussi été endommagées.PHOTO PAUL-HENRI TALBOT.Li *rev«y Michel Petit, directeur général de la Corporation des célébrations du 350e anniversaire de Montréal, explique comment sera aménagé la Place d'Armes lors de la présentation du spectacle historique de sons et lumières.Pour le 350e, des activités populaires et.gratuites! PIERRE GINCRAS ¦ La presque totalité des manifestations prévues dans le cadre du 350e anniversaire de Montréal seront gratuites, a indiqué hier le président de la Corporation des célébrations du 350e,M.Patrick Kenniff.Il faudra payer pour le spectacle historique de sons et lumières qui aura lieu les week-ends à la Place d'Armes, et le quatuor d'expositions qui se tiendra au marché Bonsecours et aux musées McCord, Château de Ramesay et David MacDonald Stewart, sur l'île Sainte-Hélène.La fresque historique de 90 minutes signée Lise Payette coûtera de 10 $ à 30 $ et le passeport pour les quatre expositions sur l'histoire de Montréal, 12$.Toutefois, il n'en coûtera rien durant le week-end de l'ouverture des festivités, les 15, 16, 17 et 18 mai.Les 300 autres manifestations prévues à Montréal, dont les trois grands spectacles de musique et de chansons sur l'immense amphithéâtre en plein air récemment aménagé à l'ouest de l'île Sainte-Hélène, seront donc gratuites.Même chose pour asssister au gigantesque feu d'artifice sur la Montagne qui coûte à lui seul 300000$.Gratuites aussi toutes les activités présentées de 12 h à 24 h, tous les jours au square Berri.«11 est essentiel que les Montréalais puissent participer en grand nombre à leur fête.Et nous avons fait en sorte que là où il y aura des frais d'entrée, les prix seront très accessibles», a mentionné M.Kenniff.Pour sa part, le directeur général de la Corporation, Michel Petit, a expliqué hier en entrevue que les fins de semaine, les activités normalement payantes seront offertes gratui-tementselon le principes «portes ouvertes».Même le Festival des films du monde offrira sans frais certaines projections de films en plein air.Deux autres millions attendus Conférencier invité par le Conference Board du Canada dans le cadre de la Conférence annuelle sur les perspectives touristiques du Québec, M.Kenniff a présenté hier à Montréal un bilan des réalisations de la Corporation.Côté financier, il a répété que les festivités ne se termineront pas par un déficit et que le budget de 45 millions sur cinq ans sera rigoureusement respecté.Il a tenue à mettre en perspective que l'organisation d'un événement comme le Festival de jazz d'une durée de 10 jours pouvait coûter à lui seul 10 millions.11 a mentionné que les frais d'administration n'avaient été que de huit millions de dollars, toujours pour cinq ans.La Coporation, qui dispose de quatre millions comme fonds de réserve, est encore à la recherche de deux millions pour boucler son budget.«En dépit de la période économique actuelle, les entreprises se montrent intéressées», soutient M.Kenniff.Le directeur gédéral de la Corporation, Michel Petit, a soutenu pour sa part que cette collecte de fonds avait été prévu à ce moment-ci de l'échéancier et tout va bon train.S'il reconnaît par ailleurs que la Corporation a vécu des heures plutôt difficiles à ses débuts, les choses ont changé depuis un bon moment et tout indique que l'événement de 150 jours sera un succès complet.«Les fêtes semblent soulever l'enthousiasme, raconte M.Petit.Pas moins de 1000 projets nous ont été soumis, dans une foule de domaines aussi diversifiés que les sciences, les groupes communautaires, la culture et le sport.Nous en avons retenu 300 et 12 millions ont été investis pour aider à leur réalisation.» Par ailleurs, M.Kenniff a quant à lui fait savoir, dans son discours au Conference Board, qu'une campagne de publicité de deux millions de dollars servira à convraincre la clientèle potentielle située dans un rayon de 1000 kilomètres de Montréal, notamment dans les villes de New York, Boston et Toronto.«Lors d'Expo 67, 75 p.cent des visiteurs provenaient du nord du continent.Nous allons donc concentrer nos efforts sur ce territoire.» Pas de publicité sur le marché asiatique ou sur le marché européen (sauf en France), assure t-il.Par exemple, deux millions de guides-vacances énumérant les activités du 350e seront insérés dans les principaux quotidiens new yorkais, bostonnais et to-rontois.On prévoit aussi dépenser deux millions en matériel publicitaire au Québec.On s'attend aussi à une excellent collaboration de certains commanditaires comme Coca-Cola et Esso pour contribuer à même leurs campagnes américaines à la promotion des fêtes de Montréal.M.Kenniff estime d'ailleurs que le 350e attirera 800000 visiteurs de plus que les 5,6 millions de touristes qui visitent Montréal annuellement.11 affirme que le nombre de congressistes sera plus élevé cette année qu'en 1991.18 millions par année pour la sécurité aux abords des réserves ANDRÉ PÉPIN du bureau de La Presse QUEBEC ¦ L'échec manifeste des négociations entre le gouvernement du Québec et la nation mohawk pour instaurer de véritables corps policiers dans les réserves force le ministère de la Sécurité publique à instaurer des mesures de protection permanentes.Celles-ci vont coûter 18 millions par année au trésor public, sans que la Sûreté du Québec puisse davantage intervenir à l'intérieur des réserves autochtones.La situation est à ce point préoccupante et le dialogue difficile que la SQ va même procéder prochainement à l'embauche d'un anthropologue pour conseiller les policiers dans leur travail.La publication, hier dans La Pressey d'informations traitant de la réorganisation policière aux abords des réserves a incité la direction de la Sûreté du Québec à dévoiler l'ampleur des mesures qui devront être mise en place d'ici le mois de juin prochain.«Nous voulons mettre un frein au temps surnuméré qui coûte actuellement 23 millions par année pour assurer la sécurité des gens aux abords de la réserve.La SQ a obtenu l'autorisation de Québec pour la création de 113 nouveaux postes, dont 80 nouveaux policiers et 33 civils», a précisé hier le caporal Robert Poéti, porte-parole du corps policier.La SQ avait d'abord indiqué que la réorganisation se ferait sans embauche, mais le directeur Robert Lavigne a récemment convaincu le ministère d'ajouter des effectifs importants.11 importe de souligner que 51 nouveaux policiers seront affectés à l'escouade spéciale d'intervention, installée à Saint-Hubert.Le dossier autochtone coûte très cher au gouvernement puisque ces policiers, cantonnés sur la Rive-Sud, n'ont pas d'affectation précise en dehors des moments de crise.«11 font du remplacement, viennent en renfort et sont disponibles en tout temps pour les situations de crise», plaide le caporal Poéti.Ce sont ces policiers, également, qui assurent la sur- veillance du territoire d'Akwasas- ne.En plus de ces policiers «spéciaux» de Saint-Hubert, la SQ va ajouter 45 personnes à Candiac, près de la réserve, avec 23 autor mobiles pour patrouiller le secteur.La SQ se défend donc de vouloir se retirer du territoire.«C'est une intégration des services», dit M.Poéti.Cinq nouveaux agents seront par ailleurs ajoutés au détachement de Saint-Eustache, en plus d'un agent de liaison autochtone.Un centre de service sera ouvert aujourd'hui même à Oka pour recevoir les plaintes des citoyens de ce secteur.Le ministre responsable, M.Claude Ryan, qui tente depuis plus d'un an de rétablir le dialogue avec les autochtones en proposant notamment la formation de policiers autochtones, doit maintenant accepter de mettre en place des mesures permanentes pour assurer, notamment, la sécurité aux abords du pont Mercier.M.Ryan ne commente pas la situation.La Pressse a cependant pu apprendre, hier, que des fonctionnaires spécialisés dans les négociations avec les autochtones tentent toujours d'établir une nouvelle base de discussion.Dans l'éventualité où la situation se rétablirait avec les autochtones, les policiers et civils embauchés par la SQ serait affectés à d'autres régions, a indiqué le porte-parole Poéti.Bien accepté Par ailleurs, selon M.Georges Gagné, préfet de la municipalité régionale de comté dont font partie les villes entourant Kahnawa-ke, dont Châteauguay, ces dernières ont été informées du programme de la SQ et en sont satisfaites.«Ça nous convient dans la mesure où la SQ maintient sa présence sur les routes provinciales; ce que nous n'aurions pas voulu, par contre, c'aurait été que la patrouille en soit confiée aux seuls peacekeepers mohawks», a noté au cours d'un entretien téléphonique le maire de Delson et préfet de la MRC de Roussillon.De son côté, le Conseil de bande de Kahnawake n'a pas répondu à nos appels.Ronald Lasagne Cross se la coulait douce dans une maison de crack! JEAN-PAUL CHARBONNEAU ¦ C'est dans une maison de crack que Lasagne ( Ronald Cross) a été appréhendé le 8 janvier dernier après avoir fait défaut de se présenter à son procès au palais de justice de Saint-Jérôme.C'est ce qu'on a appris hier au cours des représentations sur sentence au procès de Ronald « Lasagne » Cross et de Gordon « Noriega » Lazo-re.Le sergent-détective André Brunelle.du poste 21 de la police de la Communauté urbaine de Montréal, a relaté que tôt le 8 janvier.Lasagne avait été appréhendé dans une maison de crack où demeurait « Jimmy le mécanique», un spécialiste de mélange de drogue.Rappelons que le 7 janvier, Ronald Cross ne s'était pas présenté au palais de justice de Saint-Jérôme pour l'audition de son procès.Le juge Greenberg avait alors émis un mandat qui avait conduit à l'arrestation du plus célèbre de warriors d'Oka quelques heures plus tard.au 1317 A, rue Daigneault, à La Salle.Présent dans la salle RC-40 sur le coup de midi et trente mercre- di de la semaine dernière, l'agent Auberto Tucci, de le l'Unité des crimes contre la personne de la Sûreté du Québec, a pour sa part déclaré au juge qu'avant de quitter le box des accusés, Lasagne avait lancé, les bras en l'air, «on a fait ça pour la nation, on va recommencer».Par ailleurs, le major Alain Tremblay a précisé au juge Benja- Ronald Cross, min Greenberg, hier, que si les militaires avaient mis un certain temps à prendre position dans la pinède d'Oka, c'était simplement à cause du potentiel de danger qui existait devant la puissance des armes en possession des warriors.Ce militaire témoignait pour le compte de la poursuite dans les représentations sur sentence.Selon cet expert, certains projectiles provenant des ar-mes des guer-photouPresse Tiers pouvaient dit Lasagne.itteindrc une distance se situant entre trois et huit kilomètres.La Couronne a également fait témoigner l'agent Jean-Pierre Hébert, de la Sûreté du Québec.Ce policier est, avec le caporal René Fortin, responsable de l'enquête qui a conduit à ce long procès.Deux civils devaient suivre le policier à la barre.i G o T7J C J ?K7 G (KM.\u2022 Verra DU 17 JANVIER AU 2 FÉVRIER 1992 L'interurbain Bell Le œmtnjndfciife prindpil : Of Confort au foyer Montréal »«**rfc A4 \u2022 LA PRESSE.MONTREAL, VENDREDI 51 JANVIER 1992 ¦ 4 < f I t La Chambre de commerce d'Oka critique les familles « oubliées » JEAN-PAUL CHARBONNEAU ¦ La Chambre de commerce d'Oka deplore que de*< résidants blancs fassent passer leurs intérêts personnels avant tout, ce qui a pour conséquence de créer une nouvelle psychose dans la région durement touchée â l'été 1990.Le président de cet organisme.M.Michel Beaulne.et quelques proches collaborateurs soutiennent que MM.lacques Imbault et Marc-André Legault et deux de leurs voisins n'auraient pas du ameuter la population comme ils l'ont fait'lorsqu'ils ont révélé que le gouvernement d'Ottawa refusait d'acheter leur maison sur la route 344.juste en face de la pinède.«Ces familles ne demeurent plus ici.Par contre, M.Guy Dubé.leur voisin, a reintégré sa maison et il semble bien heureux, tout comme ses enfants et son épouse.Il est absent des débats que mènent MM.Imbault et Legault)** a souligne M.Beaulne.«Ce ne sont pas les seuls à avoir été menacés par des mitraillettes, d'autres aussi ont subi le même sort.Ce ne sont pas des martyrs.11 y a exagération», a repris M.Serge Pharand.Cet organisme déplore aussi le fait que des commerçants et des agriculteurs qui étaient en difficultés financières avant le début de la crise profitent de la situation pour mettre tous leurs problèmes sur le dos des événements de Viiè 1990.Si la Chambre de commerce d'Oka ne semble pas tout à fait sur la même longueur d'onde que d'autres, on trouve cependant l'unanimité partout dans la région, tant du cote des Mohwaks que des Ulaucs.relativement au gouvernement federal: les problèmes seraient rapidement disparus dans ce secteur si le gouvernement Mulroney avaient pris ses reponsabilités.Ottawa pointé «Tous les problèmes qui se produisent sont attribuables a Ottawa», nffirme-t-on dans le village habité en partie par des Blancs, et dans le quartier Kanesatake où demeure la majorité de la communauté amérindienne.Pour sa part.Mme Dominique Marcoux.demeurant dans les lar-dins d'Oka et dont la maison a ete achetée par le fédéral, a déclaré que la vie était belle actuellement dans ce secteur et qu'elle venait de se porter acquereure d'un terrain à l'entrée du village afin de faire construire la nouvelle demeure de sa famille.«En 1991, le grand Oka.village et paroisse, a émis 24 permis de construction, dont deux dans le secteur Kanesatake.tout près de l'immeuble du conseil de bande.Ce qui est très bon dans le contexte économique actuel», a repris M.Pharand.M.Beaulne soutient que le ma-nistre Monique Landry a allumé le feu en se présentant, vendredi, seule devant quelques familles.« Elle n'a pas daigné aviser le maire lean Ouellette de cette rencontre, ajoute-t-il.Normalement, un maire doit être mis au courant quand un membre du gouverne- ment rencontre des citoyens de sa municipalité.» Lettre au premier ministre Dans une lettre expédiée au premier ministre Brian Mulroney, le président de la Chambre de commerce écrit: «Devons-nous cesser de croire à votre bon jugement et bonne volonté pour la solution de nos problèmes et chercher ailleurs l'aide nécessaire?» 11 lui souligne que la ministre reponsablc de cette région (Monique Landry) a dit publiquement récemment «qu'elle n'avait pas à s'occuper des Blancs».La Chambre de commerce veut être présente à la table de négociations entre les dirigeants amérindiens et les représentants fédéraux pour la rétrocession des terrées achetées Ottawa.«Notre demande, explique M.Beaulne.d'assister aux négociations est largement inspirée par la profonde inquietude des citoyens blancs qui sont, depuis la crise, victimes d'injustifiables rumeurs et de mauvaise propagande.Nous devons donc compter sur une aide financière de votre part afin de rétablir la bonne réputation de nos villages.Nous voulons être des pourparlers, non pas pour mêler les cartes, mais dans le but de pouvoir rassurer les gens qu'il y a bonne foi de part et d'autre et que les discussions s'avèrent jus* tes et équitables.» Personne ne comprend pourquoi le fédéral n'a pas invité le maire Ouellette à assister à ces négociations tandis que le maire de la paroisse, M.Yvan Patry, est de la partie.\u2022 * i i « < ê t i I t * « » l i I » 4 t \u2022 » r » ¦ « i i \u2022 4 I I % t t » t *) ( I t t t ( 1 \u2022 « I I .Autochtones: l'autonomie sans la liberté économique serait néfaste Presse Canadienne TORONTO ¦ Le dirigeant d'un organisme chargé de promouvoir les entreprises autochtones juge prématuré l'octroi de l'autonomie gouvernementale aux communautés autochtones parce qu'elles ne disposent pas encore d'assises économiques suffisamment solides.«Sans liberté économique.le gouvernement autonome et l'autodétermination ne seront qu'un autre faux pas historique» pour le Canada et ses peuples autochtones, a déclaré M.Patrick Lavelle, président et directeur général du Conseil canadien pour les affaires autochtones.Il presse par ailleurs les entrepreneurs canadiens de s'impli- quer davantage dans le- communautés autochtones pour les aider à prendre en mains leur propre avenir économique.Prononçant un discours devant le Empire Club, à Toronto, jeudi, M.Lavelle a rappelé que la plupart des gouvernements au Canada sont favorables à l'idée de l'autonomie gouvernementale des autochtones.Mais l'homme d'affaires non autochtone craint que les autochtones du Canada ne rencontrent d'énormes difficultés si «nous nous contentons de leur remettre les clés et de quitter les territoires qui leur ont été rendus».Les gouvernements, de même que le secteur prive, devraient trouver des moyens de promouvoir la stabilité financière et s'assurer « non seulement que le gouvernement autonome fonctionne mais qu'il devienne un important stimulant pour l'éco- nomie tout entière du pays, pour les générations à venir».M.Lavelle a été nommé à son poste en août dernier par le conseil, une organisation sans but lucratif qui regroupe des gens d'affaires et des entreprises autochtones et non autochtones.1 Les autochtones ont fait des progrès considérables au cours des dix dernières années en éducation, dans la mise sur pied de nouvelles entreprises et dans la lutte contre les problèmes d'alcoolisme et de suicide dans les réserves.Mais le développement économique n'en est qu'à son premier stade et a encore besoin d'aide, a poursuivi M.Lavelle, qui a proposé la création d'une société de capital de risque reunissant des capitaux privés des deux communautés et la fondation d'une banque autochtone de développement économique.W99 ÉCONOMISEZ 50 $ Bottes d'hiver b a m a .de renommée mondiale La meilleure qualité à un prix exceptionnel SE VENDAIENT 175$ Seulement t.:' \u2022 Pointure* Tu 13*: \u2022 Gris charbon* Brun espresso Lmpeigne de cuir \u2022 Glissière lateral* « » LES 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I44.4>i.Pointure Invo (./-moiiJ I piircdebollcid'hiuTllamacnbruna 144.4)$ l'ointun Ajoutez 3.75$ de trais de hvraivon pour I paire ou plus incluant IPS.Tot jI de la commande $ | Hone* a mon compte: U American I Apm* ù Vivi UMitfcrt aid UDincn LA.OoW A Soin | N >«ft carte Je credit Dale d'expiration- < ï-joint, U mandat Uchequefriasde PSL) Nom_ TcU- Adresse m-p.L Ville, Province ( ode poslaL Le nouveau maire d'Outremont démantèle le comité interculturel Une décision «hâtive* et «imprudente* qui inquiète IICNMD MÉTO ¦ Même si un Outremontois sur trois fait partie des communautés ethniques, la nouvelle administration de cette municipalité a décide d'abolir un comité mis sur pied pour favoriser l'harmonie interculturelle.Le Comité consultatif des relations intercommurtautuircb avait été créé en décembre 1988 par l'administration du maire Jérôme Choquette à la suite des tensions entre la communauté hassidique et le reste de la population d'Outremont.11 regroupait une douzaine de personnes d'origines ethno-cultu-relles diverses.Selon l'ancien président du comité, Maurice da Silva.la nouvelle administration d'Outremont, élue en novembre dernier, aurait justifié l'abolition de l'organisme consultatif en arguant que son existence n'était plus justifiable à la suite de l'élection au poste de conseiller de Sydney Pfeiffer.un juif orthodoxe francophone.«C'est une explication cousue de fil blanc», a déclaré M.da Silva.«|e pense que la suppression du comité est plutôt une espèce de coup de (arnac destiné à l'équipe qui a perdu.» En nombre dernier, Jean Po-minville avait battu par seulement 17 voix M.Choquette.Un message inquiétant Dans une lettre adressée à M.Pominville, datée du 27 janvier, la présidente du Centre de recherche-action sur les relations raciales, un organisme voué à la defense des communautés culturelles au Québec, demande au maire d'Outremont de rétablir le comité consultatif, qui a été aboli sans préavis ni consultation peu avant les Fetes.Pour Hélène Wavroch, la décision de la ville d'Outremont est non seulement «hâtive» et «imprudente» mais elle représente aussi «un recul regrettable en matière de relations interculturelles ».«Ce recul est un message inquiétant pour l'ensemble des relations interculturelles sur le territoire de la CUM particulièrement à cause du fait que votre municipalité a vécu des tensions inter-ethniques sérieuses au cours des deux dernières années et qu'il n'existe actuellement aucune garantie que les sources de tension soient résolues de manière adéquate et permanente», précise Mme Wavroch dans sa missive.Selon une étude réalisée pour le compte du comité consultatif l'an dernier, les communautés ctlmoculturellcs forment 35 p.cent de la population d'Outremont.Les groupes les plus importants sont les luifs, les Asiatiques, les Noirs et les Grecs.Pour une resolution M.da Silva note que la nouvelle administration d'Outremont ne peut abolir «en catimini» un comité consultatif qui a ete créé par voie de résolution.«La suppression du comité devrait se faire lors d'une réunion du conseil, comme sa formation», a-t-il dit, ajoutant que les membres de ce comité étaient également en droit de s'attendre de la part de l'administration municipale a au moins des remerciements pour leur travail bénévole depuis 1989.M.da Silva soutient aussi que le comité consultatif, bien qu'étant une «création» de l'ancien maire Choquette, n'était aucunement lié au parti de ce dernier.«M.Pominville ne témoigne pas de l'ouverture promise lors de son élection», a conclu M.da Silva.En dépit de nombreuses tentatives, La Presse n'a pu obtenir la version du maire d'Outremont.STCUM: réparation d'autobus à contrat SUZANNE COtPROM ¦ N'ayant pas obtenu de réponse satisfaisante de la part du syndicat de ses employes d'entretien, la STCUM a confié des réparations à l'entreprise privée.\"» 4 \u2022 .\u2022 ' \u2022\"! ' \u2022 \u2022 * \"'t m* - *\"x ris hier soir auprès du ministère les Affaires étrangères.À l'Hôtel Matignon, siège du gouverne-nent, une réunion de crise sur affaire s'est poursuivie tpute la mit.Parmi les têtes à être tombées igurent deux des plus proches ollaborateurs du ministre des affaires étrangères Roland Du-nas : le secrétaire général du Quai d'Orsay, François Scheer, spécialiste des missions secrètes et délicates, qui s'est récemment illustré en négociant le règlement du contentieux franco-iranien, et Bernard Kessedjian, le directeur de cabinet du ministre.Le troisième fonctionnaire limogé, Christian Vigouroux, était directeur du cabinet du ministre de l'Intérieur, Philippe Marchand.Proche du président de la République, Madame Georgina Dufoix est également présidente de la Croix-Rouge française.À ce titre, elle a joué un rôle de premier plan dans l'admission à Paris de Georges Habache, victime d'une attaque cérébrale à Tunis.La quadruple sanction a été annoncée peu après le retour à Paris, en provenance du sultanat d'Oman, du président François Mitterrand, qui n'avait pas caché son irritation à propos de l'affaire dans une conférence de presse à Mascate.Le chef de l'État avait laissé entendre qu'il n'avait été informé que tardivement de la présence de Georges Habache.Il avait aussi indiqué que le séjour en France de cet « homme qui s'est souvent réclamé de l'action terroriste » serait « extrêmement bref » si le caractère de gravité de son état de santé «< n'était pas démontré ».De source officielle, on faisait valoir à cet égard, au cours de la V m \u2022m Georgina Dufoix photo reuter Georges Habache nuit, que la condition de l'extrémiste était moins grave que précédemment indiqué pour motiver son admission en France.Les premières informations le donnaient pour très gravement atteint et nécessitant une opération d'urgen- Boris Eltsine, sa femme Naïna et le premier ministre John Major photographiés devant le 10 Downing Street, avant leur départ pour New York.photo reuter Londres, Paris et Pékin opposent une fin de non-recevoir aux propositions Eltsine sur le désarmement nucléaire d'après AFP, PA PARIS La Grande-Bretagne, la France et la Chine ont adressé hier une fin de non-recevoir polie au président russe Boris Eltsine qui leur a proposé \u2014 prématurément à leurs yeux \u2014 de « suivre l'exemple russe et américain en matière de désarmement nucléaire ».La réponse unanime des trois capitales s'appuie sur les calculs des experts qui font valoir qu'en cas d'application intégrale des dernières propositions des présidents George Bush et Boris Eltsine dans la course au désarmement, les deux super-puissances conserveraient environ 4500 missiles stratégiques chacune.C'est-à-dire à peu près quatre fois l'arsenal nucléaire combiné des Britanniques, Français et Chinois.Au vu des précédentes prises de position des dirigeants de ces trois pays sur ce dossier, M.Eltsine ne pouvait guère nourrir d'illusions lorsqu'il a appelé dans une interview à la BBC-TV la France, la Grande-Bretagne et la Chine « à examiner les initiatives des États-Unis et de la Russie, et à modifier leurs propres programmes » nucléaires.Quoi qu'il en soit, le président François Mitterrand, en visite à Oman, le premier ministre bri- tannique lohn Major, qui recevait Eltsine hier au 10 Downing Street, et le ministère chinois des Affaires étrangères, ont rapidement réaffirmé qu'ils attendaient de la CEI et des États-Unis des coupes autrement substantielles pour inclure leurs armes nucléaires respectives dans la négociation.En dépit des critiques de l'opposition travailliste et libérale qui l'accusent de perpétuer « la logique de la guerre froide », M.Major a fait savoir que la Grande-Bretagne entendait maintenir « sa dissuasion nucléaire minimale », et procéder au lancement de quatre sous-marins à missiles balistiques équipés d'ogives nucléaires Trident.Il a aussi rappelé les «c coupes » déjà opérées dans l'armement nucléaire et conventionnel britannique.M.Mitterrand a tenu un langage similaire, en attendant de répéter de vive voix son message à M.Eltsine, attendu le 5 février à Paris.Il a réaffirmé que la France s'engagerait à son tour sur la voie du désarmement dès lors que « les États-Unis et les héritiers de l'Union soviétique auront fait un effort beaucoup plus important pour se défaire de leur armement stratégique nucléaire *.En septembre, le chef de l'État avait lancé à M.Bush et au numéro un soviétique Mikhaïl Gorbatchev un encouragement ramassé en une formule lapidaire : « Encore un effort messieurs ».Tout comme Londres, Paris souligne n'être toutefois pas resté les bras croisés en matière de désarmement.La France a notamment rendu public, en mai dernier, « un plan global de désarme-ment » et renoncé unilatéralement, en septembre, à déployer 30 missiles nucléaires à courte portée « Hadès ».La réaction initiale de Pékin n'a pas été différente.Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a indiqué que «c la Chine participera naturellement au processus de désarmement nucléaire et joindra ses efforts pour la destruction complète des armes nucléaires » lorsque les États-Unis et la Russie « arrêteront les essais, la production et le déploiement de leurs armes nucléaires, et réduiront leurs arsenaux ».Déterminés à attendre le jour propice pour désarmer, la France et la Grande-Bretagne ont en revanche proposé de s'associer au processus amorcé par Washington et Moscou sous une forme que Boris Eltsine a d'ores et déjà rejetée.Us ont offert \u2014 sans succès \u2014 leur coopération technologique pour désarmer les ogives nucléaires éparpillées en Russie, au Kazakhstan, en Belarus et en Ukraine.ce.Aucune indication n'a filtré quant à la durée de son séjour en France.Dans un communiqué laconique annonçant la triple sanction à l'égard des hauts fonctionnaires, l'Hôtel Matignon a indiqué Washington ouvre des services en Haïti pour les demandeurs d'asile d'après AFP WASHINGTON Les États-Unis ont annoncé, hier, qu'ils ouvraient des services d'accueil pour les demandeurs d'asile politique en Haïti, tout en réaffirmant leur volonté de rapatrier vers leur pays d'origine la plupart des réfugiés actuellement hébergés sur la base navale de Guantanamo (Cuba).Cette décision intervient au moment où le flot de réfugiés en provenance d'Haïti a repris.Plusieurs milliers de personnes ont été récupérées en mer depuis une semaine par les garde-côtes.Un responsable américain vient en outre d'indiquer que quelque 20 000 Haïtiens s'apprêtaient à fuir leur pays.« Le département d'État a ordonné à son ambassade de Port-au-Prince de mettre en place immédiatement des services d'information et de sélection en Haïti pour ceux qui veulent solliciter le statut de réfugié politique », a indiqué un porte-parole du département, M.Joe Snyder.M.Snyder a ajouté que les camps installés sur la base navale américaine de Guantanamo (Cuba) avaient « atteint leur capacité » maximale.Le porte-parole du département de la Défense, Pete Williams, a de son côté estimé que l'armée pouvait « continuer à s'occuper » des réfugiés.M.Snyder a rappelé que «la grande majorité » des Haïtiens actuellement à Guantanamo « n'avait pas été jugée eligible aux termes de la loi américaine ».« Ceux qui ne remplissent pas les conditions seront renvoyés en Haïti », a-t-il ajouté.Leur retour est suspendu à une décision de la justice américaine.Un juge de Miami (Floride) a bloqué le rapatriement des réfugiés à plusieurs reprises.À chaque fois, la cour d'appel d'Atlanta (Géorgie) a infirmé la décision de première instance.Elle doit se prononcer de nouveau dans les prochains jours.Au total, 14 276 personnes ont été récupérées en mer depuis le coup d'Etat qui a renversé le président lean-Bertrand Aristide, le 30 septembre, a précisé hier le département d'État; 3379 candidatures au droit d'asile ont été retenues et 1402 personnes ont déjà été transférées aux États-Unis.Hier, quelque 9250 Haïtiens se trouvaient sur la base de Guantanamo et 2300 autres étaient à bord des vedettes des garde-côtes.photo rêuter que « le Premier ministre avait demandé au ministre d'État, ministre des Affaires étrangères, et au ministre de l'Intérieur de tirer les conséquences de l'entrée en France de Georges Habache le mardi 29 janvier ».Aussitôt après, le Quai d'Orsay , a précisé que M.Dumas avait demandé à MM.Scheer et Kessed- t jian de lui remettre leur démis- , sion.Le ministre a par ailleurs demandé l'ouverture d'une enquête.L'Elysée n'a en revanche pas motivé, dans son communiqué, le départ de Madame Georgina Dufoix.Cette dernière avait toutefois justifié, hier soir à la télévision, la décision de la Croix-Rouge d'accueillir Georges Habache, à la demande de la famille de ce dernier.Elle a précisé que la requête a transité par l'intermédiaire du Croissant Rouge palestinien, avant de faire valoir : « Lorsqu'on nous demande de soigner un homme qui souffre, nous ne regardons ni sa nationalité, ni sa race, ni sa religion, ni son appartenance politique.» Le dirigeant du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) admis à l'hôpital de la Croix-Rouge Henri-Dunant, dans le seizième arrondissement de Paris, est considéré par de nombreux États comme l'un des responsables du terrorisme international depuis une vingtaine d'années.Sa venue a suscité une très vive réaction des partis de l'opposition en France, et a été dénoncée par les dirigeants israéliens.Charles Haughey annonçant sa démission.photo reuter Fin de 1ère Haughey en Irlande d'après AFP DUBLIN Assiégé de toutes parts, le premier ministre irlandais Charles Haughey a finalement capitulé, hier, annonçant sa démission devant les parlementaires du parti Fianna Fail, après 31 ans d'une carrière politique qui a profondément marqué la République d'Irlande.La démission de M.Haughey, attendue depuis plusieurs jours, ouvre la voie à une course à la succession au sein du Fianna Fail (droite), principale formation de la majorité gouvernementale.Elle surviendra officiellement jeudi prochain.Le nom du successeur de M.Haughey sera connu le même jour, après un vote des parlementaires du parti, à Dublin.Ce choix sera ensuite ratifié par le Dail (Parlement), probablement le mardi suivant, 11 février.Dans un bref communiqué, le Taoiseach (Premier ministre) a affirmé qu'il voulait «< partir dignement » pour mettre fin « au climat d'incertitude »«JI a reconnu que le temps était venu de quitter le pouvoir, après avoir rempli le calendrier qu'il s'était fixé à la fin de Tan dernier : le sommet européen de Maastricht et la présentation du budget.Son départ était inévitable.Mis en cause dans une affaire d'écoutes téléphoniques remontant à 10 ans, M.Haughey, 66 ans,#avait été mis en demeure de démissionner par les Progressistes-Démocrates, partenaires de la coalition gouvernementale.Alger prend le contrôle de la principale mosquée intégriste d'après AFP ALGER y \u2022 Le nouveau pouvoir algérien a poursuivi, hier, ses opérations visant à paralyser le Front islamique du Salut (FIS) en prenant le contrôle de la principale mosquée intégriste d'Alger, à la veille de la grande prière hebdomadaire, et au lendemain d'une reprise de l'agitation islamiste dans la capitale.M.Rabah Kébir, dernier d'une longue liste de responsables du FIS arrêtés, a par ailleurs été présenté au parquet et incarcéré à Alger.L'une des deux tribunes politiques du I IS, la mosquée Es Sunna de Bab el-Oued (quartiers ouest d'Alger), a été placée sous le contrôle de l'État, a annoncé le quotidien El Watan, citant des sources autorises Le FIS n'a pas encore réagi à cette situation et aucune annonce officielle n'a été publiée.I Selon les sources autorisées citées par le journal, l'État a désigné un nouvel imam dans ce lieu de culte, présenté souvent comme « La Mecque » des islamistes algériens, et dans lequel un imam du FIS devait s'exprimer aujourd'hui, selon une tradition qui fait, chaque semaine, alterner les prêches du FIS de la mosquée de Bab-el-Oued à celle de Kouba (sud-est d'Alger).L'identité du nouvel imam «c agréé » par l'État n'a pas été communiquée.Le dernier imam connu d'Es Sunna est Abdclkader Moghni, élu député du FIS à Bab-el-Oued au premier tour des législatives avortées du 26 décembre.Depuis vendredi dernier, il serait recherché par la police, comme Rlusieurs autres dirigeants islamistes, dont I.Mohammed Said, membre de l'instance suprême du mouvement, le Majliss Ech-Choura.C'est en tentant d'arrêter M.Said, mercredi après-midi, à la mosquée de la Gla- cière, dans la banlieue de Bach Djarrah, que la police a affronté de jeunes manifestants, selon des sources indépendantes.Les incidents ont fait un mort et 11 blessés, selon les sources officielles, deux morts, selon le FIS.Il s'agit des premiers incidents graves entre islamistes et forces de l'ordre depuis la formation de la nouvelle direction collégiale algérienne, dirigée par M.Mohamed Boudiaf, le 16 janvier.Vingt-cinq personnes ont également été arrêtées.Le responsable des relations extérieures du FIS, M.Rabah Kébir, a quant à lui été présenté mercredi au parquet et écroué à la prison Serkadji d'Alger, selon son avocat.Il est inculpé d'incitation à la rébellion contre l'autorité, accusation retenue contre M.Abdelkader Hachani, qui était responsable du bureau exécutif provisoire du FIS jusqu'à son arrestation, la semaine dernière.M.Hachani a été remplacé par M.Othmane Alssani.Après l'annulation du deuxième tour des législatives, qui a privé le FIS d'une victoire certaine, les autorités ont prisde jour en jour de nouvelles mesures clairement destinées à paralyser totalement les islamistes, sans toutefois annoncer la dissolution du FIS.Elles ont multiplié contrôles et perquisitions dans les bastions intégristes et sur les grands axes d'Alger, et interdit tout rassemblement autour des mosquées.Le ministère des Affaires religieuses a annoncé un « plan de redressement » des quelque 10000 mosquées du pays, prévoyant la désignation d'imams rétribués par l'État, en remplacement des bénévoles, souvent sous l'autorité du FIS.Enfin, le pouvoir a interdit aux associations du FIS de collecter des dons en faveur des milliers de victimes des inondations, cette semaine, à travers le pays, privant le mouvement d'une de ses méthodes les plus,payantes d'agitation sociale et politique.« Les Progressistes-Démocrates, qui détiennent les clés de la majorité parlementaire avec six députés, menaçaient de retirer leur soutien et de provoquer des élections générales anticipées.La chute de M.Haughey sanctionne la transformation radicale du paysage politique irlandais, qui a commencé en novembre 1990 avec l'élection surprise de Mary Robinson \u2014 une avocate féminisme de gauche \u2014 à la présidence.Mme Robinson symbolise la « Nouvelle Irlande », citadine et cultivée, lasse du clientélisme et de la corruption du système politique traditionnel.Les deux favoris pour succéder à M.Haughey sont l'ancien ministre des Finances, Albert Reynolds (56 ans), et l'actuel détenteur du poste, Bertie Ahern (40 ans).Un sommet sous haute surveillance à New York d'après AFP _ NEW YORK Agents des services secrets, tireurs d'élite et policiers mobilisés dans Manhattan, vedettes des gardes-côtes patrouillant sur l'Hast River, surveillance aérienne des autoroutes menant aux aéroports : New York est placé sous haute surveillance avec la rencontre des principaux chefs d'État du monde entier qui doivent se rencontrer aujourd'hui aux Nations unies.Pour assurer la sécurité de George Bush (États-Unis), François Mitterrand (France), lohn Major (Grande-Bretagne), Li Peng (Chine), Boris Eltsine (Russie), Hassan H (Maroc), P.V.Na-rasimha Rao (Inde), Wilfred Martens (Belgique), Andres Perez (Venezuela),Kiichi Miyazawa (lapon) et d'autres dirigeants, la ville de New York a mobilisé plus de 1000 policiers.Entre temps, l'ultime version de la déclaration finale, qui sera lue à l'issue de la réunion au sommet du Conseil de sécurité de l'ONU, a été envoyée dans les capitales des pays participants pour approbation.Après une dernière séance de travail, hier matin, les représentants des quinze pays membres du Conseil de sécurité se sont entendus sur un texte qui pourrait néanmoins subir quelques modifications, d'ores et déjà qualifiées de «c cosmétiques », précisc-t-on de même source.\\ LA PRESSE.MONTREAL, VENDREDI 31 JANVIER 1992 A 11 1991 a été une grande année pour BMW.Malgré la vive concurrence et la récession, nos ventes ont augmenté de près de 8 % par rapport à 1990.Merci à vous tous et surtout.ayant insisté sur la qualité du service.C'est pour eux que nous avons conçu le Pro- 9 gramme Tranquillité d'esprit et un système téléphonique épous-touflant, offerts en exclusivité sur les voitures .Merci à ceux qui se soucient de de Séries 7 et 8.environnement.Ils nous ont incités à Les gens attentifs au rapport munir nos voitures de climatiseurs qualité-prix méritent aussi nos re- sans fréon\u2014trois ans avant que ne merciements.Ils nous ont inspiré la impose la législation canadienne; et 318i, qui rend la technologie BMW à réduire la consommation d'essence plus abordable que jamais.pour la troisième année consécutive.Et, bien sûr, nous remercions Merci à ceux qui se préoccupent ceux qui apprécient le plaisir de de la sécurité de leur famille.Nous conduire à sa juste valeur.Pour eux, leur devons une fière chandelle.Par nous avons créé la toute nouvelle exemple, les voitures de Série 5 sont 325i, dont le lancement a été l'un considérées comme les meilleures des plus éclatants de l'histoire de voitures sur le plan de la sécurité BMW.Merci enfin à tous les gens passive, par Auto Motor und Sport ; qui n'achètent jamais une voiture et comme les berlines pos-sédant les meilleures capacités de freinage, par Road and Track.Merci aux gens affairés à la légère.Ce sont eux qui nous stimulent à innover.Et c'est pour eux que nous * redoublerons d'énergie en 1992.«a LE PLAISIR DE CONDUIRE.I A 12 LA PRESSE.MONTREAL, VENDREDI 51 JANVIER 1992 i AU MMCUI: DU k'i B S I 1 ! d F i U P k à P d c d c d d n n a si à se U P t! n h u F C d n IT Fi O d i S* P q g n d d a q F (c I.d S4 tl éi Un superbe bateau à moteur et une remorque de # Un voyage pour 2 personnes sur un voilier dans les Caraïbes gracieuseté de VOILIERS BIT SUD et TOURBEG LA VAL 0 Un voyage dans le Sud pour 4 personnes de GKAB # Un pédalo de FÉUGAHIHÎERHA TIOHAL Un bateau gonflable de McGARR MRIHEet ACHILLES, incluant un moteur de HISS AH C AH ABA # S weekends de ski à JAY PEAK de GJFM Heures d'ouverture En semaine: de 12 h à 22 h; Samedi: de 10 h à 22 h; Dimanche: de 10 h à 19 h Prix d'admission (taxes incluses): Adultes : 8 $; Âge d'or, étudiants : 6 $; Enfants 12 ans et moins : gratuit Les guichets ferment une heure avant la fermeture de l'Exposition Le tirage aura lieu le dimanche 9 février à 16 h à l'estrade principale i S l I I I uninptmnr co coup en m panicipiuv* «x otpoiez-tf mw icri actio ot urtft a i cipMiBfHpt U Nm ittc, C.P.5015, S«cc.Place d'Armts, Montra» H2Y 3M1 Co^ijx^oI.l.ïdcniifiex 5 commanditaire*: CKAC73AM u tin*» «étw Ito f» t Hvrkr 1M) * 1 é h «m f !«
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