La presse, 19 janvier 1992, Cahier A
[" i c la meteo I Aujourd hui: melange de nuages et de soleil.Minimum - 19' Maximum 17° Mi Demain: généralement nuageux et \u2014 froid DETAILS CAHIER SPORTS i- Quel genre de livres écoutez-vous?Page Cl 649 81725 2645465! 5 1213 22 33 41 -.- 10175, AV.P A PINE AU, MONTRÉAL 381-3987 J Bonjour ! C 3 La personnalité de la semaine 3LOUISE FRECHETTE h n C li ti a q d s « r r D Sports C?O EXPLOSION O O D'ÉTOILES Un autre festival offensif au match des étoiles de la Ligue nationale que la conférence Clarence-Campbell a remporté 10-6 face à la conference Prince-de-Calles.Josée défaite ¦ Comme le dit le proverbe: «Jamais deux sans trois.» Josée Chouinard a vécu l'expérience.Le 10 janvier, sa jeep a subi 6000$ de dommages lors d'un accident.Deux jours plus tard, on volait sa bourse et les 350$ qui s'y trouvaient.Et hier, elle s'est fait voler à Moncton par Karen Preston le titre de championne canadienne de patinage artistique.Page S 6 Sommaire Addition croisées.C12 Annonces classées Immobilier.C11 à C13 marchandises.C13 et C14 automobiles.C14 a C16 propositions d'affaires._____B7 Bandes dessinées.B12 Décès.C16 Économie.B6et B7 Êtes-vous observateur?.C11 Feuilleton.CI 3 Horoscope.C12 Le bridge.C15 Le monde.B5 Livres.Cahier C Arts et spectacles.C7 à C10 tete*horalres.C9 cine-hof aires.C10 Loteries.A4 \u2022 Mot mystère».C14 Sciences.B8 ' *** *.** ¦ Cahier sports Ronald King.$10 et S11 MONTREAL, DIMANCHE 19 JANVIER 1992 108e ANNEE N° 87 60 PAGES, 4 CAHIERS Abitibi-Temiscamingue 55 cents iles de La Madeleine 1 00 Extérieur de la ville de Quebec (Region est) 65 cents A domicile par porteurs : 60 cents Routes motorisées 70 cents 50e Taxes en sus Joe Clark prêt à offrir un statut spécial au Québec PHILIPPE DUBUISSON et MARIE-CLAUDE LORTIE en voytS s pëcia ux Lo Presse À HALIFAX./V.-É Le gouvernement federal pourrait reviser ses propositions de réforme constitutionnel-' le de manière à offrir des competences legislatives particulières au Québec.C est du moins ce qu'a indique le ministre responsable du dossier constitutionnel, |oe Clark, qui se dit réjoui du fait qu'une majorité de délégués à la conference de Halifax ait entérine le principe du «fédéralisme asymétrique».«Si cette con- - \u2014 duels, c'est-â- ference est le re- K If EL LE MENT dire les compé-flet de la volonté ; lenccs qui n'ont des Canadiens, je - pas ete specifi- d'un partage asymétrique des pouvoirs, hier, un grand nombre de participants anglophones ont soulevé des objections.Ainsi, ils tiennent à ce que le gouvernement fédéral garde la capacité d'imposer des normes nationales, que ce soit en matière de formation de la main-d'ocuvre, de culture ou de communication.On est aussi très réticent à limiter le pouvoir de dépenser du gouvernement fédéral dans les secteurs de juridiction provincia- I ec o m m e le propose Ottawa a la demande du Quebec.Pas J question non plus de céder aux provinces les pouvoirs rési- nai aucune objection, en principe, à considérer une approche asymétrique», a-t-il déclaré peu avant de quitter la conference de Halifax qui portait exclusivement sur le partage des pouvoirs.Dans son projet de réforme constitutionnel rendu public en septembre dernier, le gouvernement fédéral a pris soin d'offrir à l'ensemble des provinces les compétences qu'il se proposait de céder.En agissant ainsi, on a cherché à ne pas froisser les tenants du principe de l'égalité entre les provinces.Mais puisque le Ouebec trouve insuffisantes les offres fédérales et que les autres provinces s'opposent à une décentralisation marquée des pouvoirs fédéraux, une dévolution asymétrique des competences pourrait s'avérer un compromis acceptable.«Ce qui semble être proposé à cette conférence, c'est que les Canadiens seraient disposés à accepter que différents pouvoirs soient offerts à différentes provinces.C'est un développement très intéressant », a ajouté M.Clark.Après avoir accepte majoritairement le principe d'une répartition inégale des pouvoirs entre les provinces vendredi \u2014 les organisateurs parlaient d'un consensus \u2014 plusieurs délégués anglophones se sont toutefois empresses d'y rattacher des conditions, hier.En effet, lorsqu'il a été question de discuter des modalités quement attribuées au Parlement fédéral par la Constitution.Le co-président du comité federal sur le renouvellement du Canada, le sénateur Gerald Beau-doin, s'est dit néanmoins surpris de l'ouverture envers l'asymétrie.« Il y a deux ou trois ans, on grimpait dans les rideaux quand on prononçait le mot.» Lui-même favorable au rapatriement de certains pouvoirs par le Québec, il ajoute: «Deux ou trois pouvoirs de plus (pour le Québec ), ce n'est pas ce qui va jeter le Canada à terre».Parmi les hauts fonctionnaires fédéraux qui étaient nombreux à arpenter les salles du Centre des congrès de Halifax au cours du week-end, on demeure toutefois prudent.«|e reconnais que l'idée d'un fédéralisme asymétrique a reçu un appui inattendu.Mais avant de voir si les prémisses de la réforme constitutionnelle devront être changées, il faudra laisser les choses décanter», a argué locelyne Bourgon qui dirige le Bureau des relations fédérale-provinciale.Pour Paul Tel lier, greffier du Conseil privé, plusieurs des propositions fédérales présentement a l'étude ouvrent déjà la porte au fédéralisme asymétrique.«Dans les faits, dit-il, la porte est ouverte VOIR OFFRES EN A2 ¦ L ouverture des délègues au fédéralisme asymétrique continue détonner.Page A 5 UN VOLEUR ABAT UN BON SAMARITAIN Les employes du dépanneur, ses amis, étaient totalement anéantis par la nouvelle de la mort de Sylvain Lauzon.photo luc simon perral-lt.upresse Le jeune homme a tenté de discuter avec le bandit MARIE-FRANCE LÉGER n client du dépanneur Provi-Soir situé au 5395 Henri-Bourassa, à Montréal-Nord, a été abattu après-midi par un voleur armé d*un revolver qui tentait de commettre un hold-up.Sylvain Lauzon, 25 ans, a voulu venir en aide aux employés du dépanneur qu'il connaissait bien.Il a voulu décourager le voleur, mais le suspect a fait feu dans sa direction puis s'est enfui à pied sans avoir mis la main sur le contenu du tiroir-caisse.Le jeune homme, atteint d'une balle de calibre .38 au thorax, s'est effondré devant la porte.Il est mort à son arrivée à l'hôpital Maisonneuve-Rosemont.«Sylvain venait souvent au dépanneur.Il aidait aussi.C'était comme un bénévole.Il était bien sympathique», racontait hier, bouleversée, Mme Ldith Pelletier, la propriétaire du dépanneur.Son mari, Jacques Pelletier, se trouvait à l'intérieur du commerce au moment du drame avec deux de ses employes.Sylvain, comme à son habitude, faisait la causette avec ses amis.À 15 h 30, le suspect est entré dans le dépanneur.Le voleur a ordonné au propriétaire et a la caissière, qui se trouvaient derrière le comptoir, de se diriger à l'arrière du commerce, vers les réfrigérateurs à bière.«Le jeune était devant la porte.11 a essaye de discuter avec le suspect.Le voleur s'est probablement senti coincé et il a tiré sans emporter d'argent», a expliqué le lieutenant Dumoulin, du poste 45.Le voleur a pris la fuite a pied, selon la police.Un témoin a indiqué qu'une complice l'attendait un peu plus loin.D'autres témoins ont dit avoir aperçu une voiture Cherokee rouge.Devant le magasin, moins d'une heure après le drame, d'autres employés et des clients venaient aux nouvelles.«C'est épouvantable, le le connaissais.C'était un bien bon gars.Il rendait toujours service.|e ne comprends pas qu'une chose pareille puisse arriver», a indiqué un jeune qui a préféré taire son nom.VOIR MEURTRE EN A2 Une baisse de salaire plutôt que de devenir chômeur MAURICE JANNARD lus de la moitié des Québécois adultes qui travaillent sont prêts à subir une baisse de salaire pour conserver leur emploi et près du tiers des travailleurs n'escomptent aucune augmentation de salaire en 1992.Telles sont les conclusions d'un sondage effectué par la maison CROP pour le compte de La Presse et du réseau de télévision TVA auprès de 1016 personnes entre les 9 et 12 janvier.Ces résultats sont conformes au portrait de l'enquête qui indique de façon générale que les Québécois sont plus inquiets devant la situation économique que l'an passé.En janvier 1992, 55 p.cent des personnes interrogées ayant un travail (602 personnes) se disent d'accord pour négocier une diminution de salaire dans le but de garder leur emploi, ce qui représente une hausse significative par rapport au nombre de gens qui se disaient prêts à des concessions dans les sondages antérieurs puis-qu'en janvier 1991 on en comptait 48 p.cent et en juin dernier 46 p.cent.UN SONDAGE Ln revanche, quatre Québécois sur dix rejettent l'idée de subir une baisse de salaire en contrepartie du maintien de leur emploi.Ce taux représente une diminution dans le militantisme des travailleurs par rapport au pour- centage affiché l'an dernier, soit 46 p.cent.Trente p.cent des travailleurs interrogés par CROP n'entrevoient aucune augmentation de rémunération en 1992, tandis que 55 p.cent en prévoient une.La hausse moyenne de salaire prévue est de 3,1 p.cent.Trente-huit p.cent des gens disent être membre d'un syndicat par rapport à 62 p.cent qui ne le sont pas, ce qui correspond au taux de syndicalisation global des travailleurs du Québec.Parmi les gens qui ont un emploi, trois personnes sur dix inter- rogées dans le cadre du sondage fait pour le compte de La Presse et de TVA sont des gestionnaires, des cadres ou des professionnels.Près de la moitié d'entre eux se situent dans la catégorie des cols blancs, employés de bureau et de services et 22 p.cent parmi les cols bleus et les agriculteurs.L'enquête montre que sur le plan personnel les Québécois ne sont pas trop inquiets en ce qui concerne leur emploi maigre ce qui se passe autour d'eux.Ainsi.88 p.cent des gens affirment qu'il VOIR SONDAGE EN A2 Le Reform Party expulse l'homme qui a piétiné le drapeau du Québec Presse Canadienne CALGARY Le Reform Party ne tolérera pas qu'un groupe de Canadiens en insulte un autre et a conséquemment réclamé la démission de celui de ses membres qui a piétine le drapeau québécois, il y a deux ans, a Brockville, O declare, hier, le chef de cette formation politique.Preston Manning.«Le Reform Party fail la promotion du respect mutuel entre Canadiens, particu lièremenfl lorsqu'il est question d'enjeux controversés», a déclaré M.Manning pour expliquer l'éviction de Gordon LcGrand, membre de l'exécutif de la circonscription ontarienne de Lccds-Grenvillc, à Brock ville.«Réformer implique aussi apporter des changements constructifs.Nous ne tolérerons pas qu'un groupe de Canadiens en insulte délibérément un autre», a dit M.Manning.M.LcGrand» interviewé a son domicile de Brockville, ne s'est pas excuse au sujet île l'incident, dont des images ont été dif fusées à la télévision nationale et qui a provoqué une levée de boucliers chez les indépendantistes québécois.«l'ai piétine le drapeau québécois pour protester contre les lots québécoises contre l'anglais», a déclaré M.LcGrand, âgé de 51 ans, qui est bilingue et marié à une francophone.M.LcGrand a explique qu'il voulait ainsi protester contre cette absence de respect de la Charte canadienne des droits et libertés et de la Cour suprême du Canada.M.LcGrand, qui est né a Pâspébiac- Ouest, en Gaspésie, a déclaré qu'il voulait lire les raisons officielles invoquées par le parti pour justifier son éviction avant de décider s'il remettrait ou non sa démission.L'incident en question est survenu à Brockville.en septembre 1989, lors d'une manifestation contre la loi québécoise interdisant l'affichage en anglais.M.LcGrand est devenu membre du Reform Party en décembre 1990, Il a été élu VOIR PARTI EU A?M i A2* LA PRESSE, MONTREAL.DIMANCHE 19 JANVIER 1992 Paris devrait instituer une véritable loi sur les finances politiques LOUIS B.RODITAILLE Collaboration spéciale L PARIS c feuilleton des «affaires» (politico-financières) en France a connu cette semaine une sorte d'apothéose.Du jamais vu depuis, disons, 1945: mardi après-midi, le siège national d'un grand parti politique a etc soumis à une perquisition en règle, qui a duré six heures cl s'est terminée par la saisie de dix caisses de documents.Il s'agissait en l'occurrence, du Parti socialiste, autrement dit le parti gouvernemental, celui de Mitterrand et d'Edith Cresson.Pour couronner le tout, la «descente» a eu lieu trois heures à peine après la passation des pouvoirs entre Pierre Mauroy et le nouveau patron du parti, Laurent Fabius.Deux anciens premiers ministres.Dans le butin saisi par le juge d'instruction Van Ruymbeke, on trouve la trace de paiements de telle plaquette électorale du candidat Mitterrand en 1988, ou de règlement de 48 000 tracts pour un meeting de Michel Rocard.Entre autres, des sommes réglées par la Sages (Société auxiliaire générale d'études et de sources), une société écran liée au PS et chargée d'obtenir des «contribution» de divers promoteurs en échange de l'attribution de contrats.Ce qu'on appelle une «pomme à fric», à peu près semblable à celles utilisées par les grands partis politiques français.Les partis en question, ayant au fond toujours refuse d'instituer une VRAIE loi sur le financement des partis et des elections, toutes les formations politiques françaises et tous les candidats ont.depuis des temps lointains, eu recours a des financements parfaitement illégaux.Le modèle le plus courant de ces financements est le suivant et se situe au niveau des municipalités (ou maintenant des régions, depuis la décentralisation) un promoteur cherche à obtenir le contrat de réalisation d'un édifice public, ou d'un pont dans la commune X; une chaîne de super marchés veut s'établir en banlieue de la ville Y.Dans la plupart des cas, l'heureux gagnant aura versé une commission à un «bureau d'études», lequel est simplement une société écran liée au parti gouvernant la municipalité.Le bureau d'études émet une ou des factures faisant mention de «recherches» ou de «missions», et l'argent versé se retrouve dans les caisses du parti politique en question.Ainsi à Angouième dont le député-maire PS est officiellement inculpé \u2014 la SAGES a prélevé 2,5 p.cent du contrat de construction d'un nouveau collège.Pratiques courantes Notons ici que rigoureusement tous les grands partis nationaux disposant de mairies ont eu recours systématiquement à ces pratiques.Le Parti socialiste, pour sa part, ayant eu peut-être la naivete ou l'imprudence de centraliser la plupart des ces «contributions» et de mettre sur pied une «pomp à fric» nationale, Urba-Gracco.Du coup, dès qu'on retrouve des fausses factures, que ce soit à Marseille, a Rennes, au Mans ou à Narbonne, on retrouve la trace d'Lîrba Gracco, et la piste remonte à la direction nationale du PS.Mais, au sein de la droite, les scandales ont déjà fait de gros dégâts: le député maire de Nice Jacques Médecin, menacé de prison, a trouvé refuge en Uruguay.Le maire de Perpignan lean Ferran a été condamné à la prison, etc.Cependant, une perquisition au siège national d'un parti, c'est un coup de théâtre spectaculaire: le Parti communiste de 1950 et le PS en 1979, avaient reçu la visite de la police, mais dans des contextes totalement différents.Et il s'agissait déjà d'accrocs majeurs a une sorte d'immunité reconnue aux sièges des partis.Cette fois, c'est un peu l'annexe du gouvernement qui est soumis à une fouille, comme celles qu'on réserve aux escrocs.Une péripétie dont n'avait pas besoin la classe politique française, déjà très atteinte par le discrédit.Il y avait ces scandales à répétition, frappant les divers partis.Il y a eu la fameuse loi d'amnistie votée en 1991 et blanchissant, dans les affaires où il n'y avait pas eu d'enrichissement personnel, tous les élus mêlés aux scandales.Mais seulement les élus.C'est pourquoi d'ailleurs, si les poursuites dans Urba-Gracco tombent sous le coup de l'amnistie, elles restent valables pour les non élus, financiers, parons de sociétés-écrans, responsables de fausses factures.Cette distinction majeure dans la loi d'amnistie, non seulement alimente le di credit dans l'opinion, mais encore permet aux juges d'instruction de poursuivre ou de relancer indéfiniment leurs investigations.C'est ainsi que «petit juge» Renaud Van Ruymbeke s'est retrouvé mardi rue de Solférino, au cours d'une opération de commando ayant l'air de sortir d'un Rambo.Il faut dire qu'un juge d'instruction français a un rôle qui chevauche celui de la police: il mène des investigations et les interrogatoires.Le «petit juge» Le «petit juge» de Rennes (les juges d'instruction sont plutôt en début de carrière et jeunes), accompagné d'un greffier et de trois policiers à qui il n avait pas signalé le but précis de l'opération, s'est tout simplement présente à 14h 30 au siège du PS, muni d'un mandat de perquisition.Sans jamais avoir prévenu la hiérarchie de ses projets \u2014 ce qui est parfaitement légal.Empêchant de ce fait même les responsables gouvernementaux du PS d'intervenir, comme ils l'avaient fait lors d'épisodes précédents, en faisant dessaisir ou muter le juge « cow-boy » trop curieux.Le moins qu'on puisse dire, c'est que cette initiative a provoqué mardi une petite panique au sein des responsables socialistes qui ne parvenaient plus a stopper la perquisition ou à l'étouffer.Déjà à Marseille un inspecteur de police trop zélé avait été révoqué, à Rennes déjà, le juge Jean Pierre avait ele «sorti » du dossier Gracco.Celte lois, le juge Van Ruymbeke a entouré son coup d'une telle publicité qu'il est pratiquement à l'abri des représailles politiques.Ce dernier rebondissement dans les affaires est tellement énorme.que les partis de droite se sont empressés de ne pas l'exploiter, pour éviter qu'elle ne rejaillisse sur eux.A l'exception de |ean-Maric Le Pen, qui a dénoncé «la République des voleurs».En réalite, cette perquisition pose d'abord la question des motivations réelles du «petite juge»: besoin de publicité personnelle ?manipulation par d'autres forces politiques?le fait est que les grandes lignes de l'affaire Urba sont déjà connues et que cette perquisition n'avance pas vraiment le dossier.Mais le bon fonctionnement de la justice française est mis en cause.Autre chose: les scandales à répétition, même s'ils concernent plus le financement des partis que l'enrichissement personnel, mettent en lumière un «argent noir» qui n'inspire pas confiance.La classe politique entière, qui s'est accommodée de cette illégalité (où il y avait aussi des petits profits), devrait cette fois songer a instituer une véritable loi sur les finances politiques.Pour éviter un lent mais inexorable suicide collectif face à une opinion exaspérée.Le caucus conservateur veut dégraisser d'avantage Presse Canadienne OUtBEC ¦ Le gouvernement fédéral peut encore réduire ses dépenses de milliards de dollars, conclut un rapport confidentiel préparé par le caucus conservateur du Québec, présidé par le sénateur Roch Bolduc et le député de Joliette, Gaby Larivée.Le document est destiné à faciliter la tâche du ministre des Finances, Don Mazankowski, qui doit déposer son budget au début de février.Le rapport suggère notamment de mettre fin à la nette duplication dans les services assurés par le gouvernement fédéral et celui du Québec en matière de main-d'oeuvre.L'accès universel aux soins de santé est également remis en question : on propose que les factures de 2000$ soient payées par les contribuables en mesure de le faire.Enfin, sénateurs et députés conservateurs se scandalisent du fait que de nombreux fonctionnaires voyagent toujours en classe «affaires» pour des vols de moins d'une heure.Les frais de voyage coûtent un milliard de dollars par année au Trésor fédéral.Une chicane banale à l'origine de la féroce bagarre du métro ¦ Une banale discorde entre étudiants est à l'origine de la bataille de gangs survenue vendredi après-midi dans un wagon du métro de Montréal et au cours de laquelle quatre adolescents ont été blessés, dont un qui a reçu une balle dans une jambe.C'est la conclusion à laquelle en sont arrivés les enquêteurs de la police de la Communauté urbaine de Montréal chargés d'élucider cette histoire pour le moins abasourdissante.Hier matin, deux des six jeunes gens arrêtés vendredi en rapport avec cette affaire ont comparus devant le Directeur de la protection de la jeunesse.Les quatre autres adolescents (les blessés) sont considérés par la police comme des victimes et aucune accusation n'a été retenue contre eux.Rappelons que l'incident est survenu vers les 15 h 30 dans un wagon de la ligne no 5 du métro de Montréal entre les stations Fa-bre et lean-Talon.Un coup de feu a été tiré par les belligérants qui ont aussi utilisé une machette et des couteaux de cuisine pour attaquer leurs adversaires.Double suicide à Laval ?¦ Un couple dans la trentaine a été retrouvé sans vie hier soir au domicile familial du 97 rue du Crochet à Laval-des-Rapides, où un enfant de deux ans dormait.La section des crimes contre la personne de la police de Laval enquête sur cette mort suspecte afin de déterminer s'il s'agit d'un double suicide, d'un accident ou d'un meurtre suivi d'un suicide.«Il faudra attendre l'autopsie.En tout cas, il n'y avait pas de trace de violence.S'agit-il d'un suicide, d'un empoisonnement?Toutes les hypothèses sont ouvertes pour le moment», a indiqué le sergent Dubois, de la police de Laval.Apparemment, le couple n'avait aucun déboire financier et semblait heureux.Selon les policiers, ni l'homme ni la femme n'était de tendance dépressive.Un voisin, M.Amr Elzeki, a affirmé hier soir qu'il connaissait assez bien les disparus et que son fils jouait régulièrement avec leur garçon.«Il a aussi une soeur un peu plus âgée.Les parents étaient d'origine libanaise.Us avaient emménagé ici il y a quatre ans.Ils avaient un restaurant à Montréal.Le couple avait l'air heureux», a dit ce voisin.La Quotidienne tirage d'hier à trois chiffres à quatre chiffres 290 5926 [T.ABONNEMENT Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de7ha17hS0 REDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces classées 285-6911 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSÉES Commandes ou corrections lundi au vendredi de 8 h 30 a 17 h 50 GRANDES ANNONCES Détaillants National.Tête* Vacances.Voyages Carrières et professions, nominations \u2014i 285-7111 | 285-7202 I 285-7306 285-7265 | SUITE DE LA UNE SONDAGE Une baisse de salaire plutôt que de devenir chômeur est peu probable qu'ils perdent leur travail au cours des six prochains mois, un niveau comparable aux deux précédents sondages.Seulement huit p.cent des gens disent qu'il est probable qu'ils perdent leur emploi.Par contre, les gens prévoient davantage de réduction de personnel dans les entreprises prochainement.Ainsi, 37 p.cent des personnes interviewées affirment qu'il est assez probable qu'il y ait des licenciements dans leur milieu de travail au cours des six prochains mois, ce qui représente une hausse par rapport au taux de 37 p.cent enregistré il y un an.De même, deux Québécois sur cinq déclarent qu'il y a eu des mises à pied temporaires ou permanentes au cours des six derniers mois dans leur milieu de travail, ce qui représente une augmentation par rapport au niveau de 35 p.cent en janvier 1991.Inversement, trois personnes sur cinq disent qu'il est peu probable d'assister à des mises à pied dans leur milieu de travail.Six personnes sur dix affirment travailler dans une entreprise privée, trois sur dix sont à l'emploi du secteur public et une personne sur dix est à son compte.De plus, 46 p.cent des gens interrogés disent que leur employeur offre des cours de formation ou de perfectionnement alors que 48 p.cent répondent par la négative.Des gens ayant répondu oui à la question précédente, 56 p.cent déclarent ne pas avoir bénéficié de tels programmes tandis que 44 p.cent des gens disent avoir participé soient a des stages de perfectionnement, de formation ou à des cours à l'extérieur.Parmi les 10I6 personnes interrogées par CROP, la moitié se disent travailleur(se) à plein temps, neuf p.cent travailleur(se) à temps partiel, neuf p.cent sont en chômage, 12 p.cent restent à la maison, 14 p.cent sont retraitées et six p.cent étudiant(c)s.Seules les personnes ayant un travail ont répondu aux différentes questions sur l'emploi.Onze p.cent des gens interrogés possèdent une résidence secondaire.Une autre question a permis de constater que 18 p.cent des personnes jointes par la maison de sondage ont un revenu familial variant de 20 000 à 29 999 $, 17 p.cent de 30 000 a 39 999 $ et 11 p.cent de 40 000 à 49 999 $.Un Québécois sur cinq possède un revenu familial supérieur à 50 000 $ LA PRESSE est publiée par LA PRESSE.LTEE.7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y1K9 Seule la Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations de LA PRESSE et celles des services de la Presse Associée et de Reuter Tous droits de reproduction des informations particulières a LA PRESSE sont également réservés \u2022 Courner de la deuxième classe \u2014 Enregistrement: numéro 1400\u2022 Port de retour garanti. MONTREAL ?.« T.ir la mui* lu plus ouiluriahU- puisque ( anadii-n i;si le H.inspnrUur oflïijil ;iu ( anud.i du urand suives d'Andrew |.lu\\d \\N i;b\\kr.7/i
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.