La presse, 30 novembre 1991, G. Sports
[" -V r « Les trois buts de Millier n'ont pas suffi, à Boston m Le Canadien s'incline 5-4 page G2 Manon Rhéaume n 'avait pas d'affaire là La chronique de Pierre Usdouccur, page C4 ANTENNES Pat Burns est un des entraîneurs les moins populaires \u2022\u2022\"Hi' page C2 i Sports 1 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 30 NOVEMBRE 1991 Réjean Tremblay Les «joueurnalistes», où se situe la ligne ?ÏU ier matin, je me suis installé devant la télé pour suivre le wFm match de la Coupe Davis entre André Agassi et Guy Forget, en direct de Lyon en France.\u2022 J'ai reconnu la voix de Réjean Génois, l'analyste maison de ilout'ce qui se fait en tennis au Québec.Génois a joué en Coupe - Davis et qu'il soit l'analyste de ces matchs est dans le ton.expression que Çe qui veut dire que les téléspectateurs québécois sont main te- Sant privés d'un professionnel de l'information et une des gran-es compétences du tennis québécois, Gilles Blanchard.La direc-n 2 tiori de RDS jugeant sans doute qu'il serait plus rentable d'util!* 1 ser un comédien aussi connu que M.Ponton.\\i La veille, j'avais reçu copie d'une lettre adressée au confrère \\ jftjloland Maillot de CKAC Elle était signée par Daniel Adams, : journaliste à Radio Sept-IIes, CKCN.Un véritable cri de détresse.>/ «Faut-il être une vedette du sport professionnel pour espérer I ûajour avoir sa chance dans les 'grandes' radios?Malheureuse* .merit, j'ai bien peur que oui.^^«Présentement, je travaille comme journaliste sportif à Sept-îles depuis deux ans.l'en ai fait des sacrifices et j'ai beaucoup r travaillé pour en arriver là.Avec très souvent des moyens réduits, de l'équipement désuet et en plus, des petits salaires, la situation en région n'est pas très encourageante.« Malgré tout, je ne lâche pas espérant un jour avoir ma chance malgré l'invasion massive des 'joueurnalistes' dans notre domaine.Mais je vous dirai que cette situation donne parfois le goût de se diriger dans un, autre domaine.Mais j'aime trop mon métier pour poser un tel geste», d'écrire M.Adams.M.Adams aime tellement son métier qu'il est inscrit à un cer-.tiftcat en communications de l'Université du Québec à Chicouti-mi.« Pour parfaire mes connaissances et progresser dans ma procession», m'expliquait-il hier au téléphone.Le débat sur les «intrus» et les «joueurnalistes» dans l'infor-Eofoation sportive est en train de prendre une importance qu'on ne \"pouvait imaginer il y a trois ou quatre ans.:.r Tellement, que l'Association de la presse sportive du Québec, : APSQ, en a fait le point majeur de son assemblée annuelle d'aujourd'hui, au Mirada, rue Sherbrooke.De plus en plus de professionnels de l'information en ont ras Je bol des anciens pousseux de puck ou des anciens coachs qui s'arrogent du titre de journaliste dès la conférence de presse qui annonce avec grands fracas leur venue dans une station de radio ou de télé.En fait, des journalistes professionnels ont rédigé une résolu-» tion plutôt lourde qu'ils entendent faire adopter cet avant-midi C par tous leurs confrères de l'APSQ.Les attendus de la résolution -sont particulièrement révélateurs de la situation.Ainsi : «Attendu que le phénomène des 'joueurnalistes* affecte _ la profession aux chapitres de l'emploi et de l'éthique profession-nelle, tantôt en complémentant le travail des journalistes, tantôt en les reléguant au second plan ou en les remplaçant».On fait allusion à Mario Tremblay, Jacques Demers, lean Perron, Michel Bergeron, Ron Fournier, Rodger Brulotte, Claude Raymond, Pierre Bouchard, Joe Hardy, Yvan Ponton ou Buck Rodgers.«Attendu que ces collaborateurs sont rarement des profession-pels de l'information sportive, leur approche ne tenant pas toujours compte de l'éthique, de l'objectivité et du recul propres au métier».«Attendu que certains collaborateurs font souvent rédiger leurs textes ou préparer des reportages par des rédacteurs et des reche rch i s tes- f a n tô mes ».«Attendu que certains collaborateurs ne sont pas entièrement libres de leurs opinions ou ont parfois des propos peu objectifs ^dufait de leurs liens avec une organisation, une équipe, un com-\u2022\u2022- manditaire ou le milieu sportif».«Attendu que le public est parfois trompé, parfois mal servi, tantôt par de fausses représentations (textes fantômes), tantôt .parce que le 'spectacle* prime sur l'information.» \"\\ ?;Ét après plusieurs autres de ces attendus, on propose entre autres: «De refuser que le crédit du travail accompli par un journaliste aille à quelqu un d'autre sans qu'il en soit fait mention dans ?' * fèrtexte ou le reportage.° «Et que les directeurs de l'information sportive des médias sortent de l'anonymat les rédacteurs et recherchistes-fantômes 'étHes identifiant clairement au début ou à la fin des textes des chroniqueurs et éditorialistes vedettes par la mention suivante apropos recueillis et rédigés par.' Mais dans le fond, le vrai débat va se poser sur les droits de .^gérance dans les salles de rédaction et sur le droit du public à ~*$voir une information complète, juste et objective.Préserjte-ment, il est certain que les «joueurnalistes» ne fournissent pas une information complète, juste et objective.Mais ils apportent une expertise qu'ils sont les seuls à possé- T.'ïler.Où donc se situe la ligne?«Boycottons le Forum.» 4 eux Québécois d'origine italienne ont fini par me joindre hier matin.MM Tony Bel Monte et Henri Minotti, deux .hommes d'affaires du nord de la ville, sont furieux.Us ont appris que le clan Lindros avait décidé de jouer au Forum et de boycot-X ttjrle Cotisée lors de la tournée de deux matchs de l'équipe olympique canadienne au Québec.«C'est écœurant, c'est du racisme Aajde la pire espèce et les gens devraient absolument boycotter le Forum ce soir-là.Ronald Corey et Serge Savard n'avaient pas d'affaires à se mettre à quatre pattes devant la mère Lindros! Les v^Québécois, j'espère, vont finir par se révolter! Faudrait pas que : - ce soit Bay Street qui viennent nous mener par le bout du nez», de dire M.Bel Monte.- \\ M.Minotti, lui, n'arrive pas à croire que les gens contribuables \u2022 , puissent payer avec leurs taxes et leurs impôts pour se faire insul-; ; ter par un Eric Lindros.En fait, Lindros porte les couleurs de l'équipe nationale du Canada dont un des peuples fondateurs est installé au Québec.Nous payons donc le salaire et les dépenses d'un gars qui crache .Aur une ville et ses habitants.Edifiant.Douze des 14 Québécois des Mounties de Mount Allison.Première rangée de gauche à droite: Bill Anderson, Sonny Lacroix et son frère Maddy, Stéphane Riggi et Ted Anka.Deuxième rangée: Sébastien Moreau, Eric Deegan, Daniel Caya, Patrick Cloutier, Guy Messervier, David Luna et Cameron Nelson.N'apparaissent pas sur cette photo: Stéphane Bourassa et Mario Robert.photopc Les Mounties ont des choses à prouver Les francophones et anglophones de Mount Allison unis vers le même but: la Coupe Vanier traite souvent d'anorexique», explique le demi de coin de 6' 5\", 184 lbs.Mount Allison est un endroit intellectuellement privilégié dans une province bilingue; pas comme aller travailler à Winnipeg.«Ça change les gars», explique le porteur de ballon Vincent Ris-bourg, un Français que Ton reconnaît au petit drapeau américain dont, il s'est fait un bandeau.« Moi, je viens d'Amiens, dans le Nord.La fin de semaine, on attend les Anglais au quai des ferrys pour partir des bagarres», dit-il.«Mais ça m'a changé de venir ici et de me faire accepter.«Et ça change les Québécois aussi», reprend Risbourg, qui a alors expliqué le cas d'un de ses coéquipiers de Montréal: «Lorsqu'il est arrivé ici, il a écrit Vive le Québec libre! sur son casier.Il devait porter des bobettes fleur-de-lysées.» C'est alors qu'est entrée en scène la ravissante Andrea, une To-rontoise que notre nationaliste a décidé de conquérir.La conquête a été mutuelle et le nationaliste est plus discret aujourd'hui.« Peut-être, mais mes convictions n'ont pas changé», précise-t-il.denis arcAnd TORONTO es gars-la \" ^0 ont tous quelque chose à prouver», a déclaré hier Marc Lo-ranger, le (très) jeune entraîneur des Mounties de l'Université Mount Allison, «l'aime ça de même.» Loranger, à 28 ans, sera le premier instructeur-chef recrue à diriger une équipe lors du match de la Coupe Vanier, la grande finale du football universitaire canadien.Aujourd'hui à I4h30 au Sky Dome de Toronto, ses Mounties affronteront les Golden Hawks de l'Université Laurier, une équipe beaucoup plus lourde qui essaiera sûrement d'intimider.( Le match sera présenté à la télévision, aux réseaux RDS et TSN).Loranger dirige la plus grosse surprise depuis des lustres dans le football universitaire canadien, une collection disparate de joueurs francophones et anglophones ayant comme point commun d'avoir été négligés par les recruteurs de tous les autres programmes de football au pays.Mount Allison est une minuscule université de 1800 étudiants, à Sackville ( Nouveau-Brunswick ).«Ça me fait plaisir de voir des Québécois \u2014 qui n'ont jamais été visités par un recruteur à la fin de leur collégial \u2014 pouvoir jouer au niveau universitaire et même avoir une chance de gagner la Coupe Vanier, a déclaré hier Loranger.Il y a beaucoup de talent qui reste inexploité au Québec.» Bien de ses joueurs venus des provinces anglaises sont dans le même bateau: «Nous avons pas mal d'Ontariens (huit), aussi, explique le coach.Il y a 250 écoles secondaires ontariennes qui ont un programme de football.Alors les recruteurs des grosses universités n'ont même pas regardé nos gars.Eux aussi, ils ont quelque chose à prouver.» C'est l'actuel entraîneur de la Machine de Montréal, Jacques Dussault, qui dirigeait les Moun- ties à l'époque et qui a donné leur chance à ces joueurs rejetés.C'est sans doute une des raisons qui font des Mounties un groupe remarquablement uni.Symbole Si Eric Lindros Lindros est devenu le symbole du mal qui ronge le coeur du Canada, l'équipe de Mount Allison est un peu devenu l'équipe-culte des journalistes to-rontois; ceux qui croient que le Canada a encore de l'avenir.Ils voient dans les Mounties un Canada où la paix linguistique est possible.«le pense que les politiciens pourraient sûrement apprendre une ou de.ux choses dans cette équipe», admet Loranger.« Il n'y a pas de problème entre Français et Anglais, explique Patrick Cloutier, un des deux quarts-arrières.Même qu'on fait notre réchauffement moitié-moitié en français et en anglais.Et c'est les Anglais qui ont parti ça.» Selon Daniel Caya, une des vedettes de l'équipe, le football des Maritimes est exempt des insultes raciales qui sont monnaie courante au hockey.«Mais on me Loranger: «Je n'ai pas eu à demander à Dussault d'être là» L# ancien entraîneur en chef des Mounties de Mount Allison, Jacques Dussault, ne sera pas dur à trouver aujourd'hui durant le match.« (e vais être debout au bout du banc», a déclaré celui qui dirige maintenant la Machine de Montréal, de la Ligue mondiale.«Les gars me l'ont demandé.» Si vous pensez que son successeur, Marc Loranger, lui en veut de prendre trop de place, détrompiez-vous: «Je ne lui ai pas demandé d'être là.(e n'ai pas eu besoin! l'ai simplement tenu comme acquis \u2014 s'il était à Toronto \u2014 qu'il n'avait pas d'affaire dans les gradins.Qu'il devait être avec nous derrière les lignes de touche.Deux têtes de football valent mieux qu'une.» Les deux hommes se connaissent depuis 1986, lorsque Dussault, récemment limogé par les Alouettes, avait pris la direction des Spartiates du Cégep du Vieux-Montréal.Loranger était son adjoint.«Nous n'avions qu'une chose en tête, gagner, explique Loranger.On s'est trouvé un paquet d'affinités à partir de ça.» Dussault est parti prendre la barre des Mounties, en 1989, et il a engagé Loranger comme adjoint pour la défensive en 1990.Comment Dussault fera-t-il pour se retenir d'agir en coach?«La question n'est pas de me retenir ou non, répond-il.Nous sommes des amis de longue date même hors du football.Si je vois quelque chose sur le terrain qui peut être utile à Marc, il s'attend a ce que je lui dise.11 est fait exactement comme moi: il n'a pas un gros égo et il veut absolument gagner.» Ce ne sera pas la première fois que les deux hommes seront dans cette situation : «Quand Jacques est venu nous visiter, cet automne, nous avons joué contre Ste-Mary's.11 était là.Les Mounties sont encore très importants pour Jacques.» .\u2022 Il n'y a pas que le lien avec Loranger : 33 des 51 joueurs ac-tuellement membres des Mounties ont été recrutés par Dussault.« Émotivement, je me sens encore très lié à ce groupe de joueurs, dit-il.Autrement, je ne serais pas ici.» Mais avec deux entraîneurs en chef derrière les lignes de touche, qui dirigera l'équipe cet après-midi?«C'est moi qui serai le coach, mais je serai le coach de notre équipe.» Belle tournure de phrase.Belle amitié.D ^ Un autre dit que sa nouvelle école ne l'a pas changé: «Je crois, toujours que le Canada est un beau pays.» - - C'est une histoire de langue qui a soudé l'équipe: «Trois gars du CoR (le parti anti-français du Nouveau-Brunswick) se sont mis à écoeurer un de nos joueurs à la porte du bar Duckie's, a poursuivi Risbourg.Sauf qu'ils ne savaient pas qu'il y en avait 56 autres jà l'intérieur du bar.«On est sorti en masse, Anglais et Français.C'est là que l'equipp s'est vraiment soudée.» Le portrait des 14 Québécois de Loranger, page C5 UN CAHIER SPECIAL À NE PAS MANQUER ¦ i G2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 30 NOVEMBRE 1991 F Antennes US i i i i \u2022 i i \u2022i \u2022 I I il il «I il Burns: ange ou démon ?Une cinquantaine de journalistes de Montréal et d'ailleurs se prononcent \u2014Les entraîneurs les plus populaires: Arbour, Gainey, Kingston \u2014Les entraîneurs les moins populaires: Keenan et.Burns \u2014Les journalistes de Montréal sont les plus sévères envers l'entraîneur du Canadien \u2014Les journalistes des autres villes s'arrangent mieux avec lui.at Burns est sur la sellette depuis quelques semaines.Sa sortie contre un journaliste qui avait osé poser une question trop directe a rouvert un débat qui n'a jamais vraiment trouvé sa solution.Ange ou démon, Pat Burns?Victime impuissante \u2022des médias ou petit caporal en mal de pouvoir?* ' L'homme a ses défauts, ses qualités aussi, et il suscite des réac-! tions variées chez les journalistes qui le côtoient régulièrement.; C'est justement auprès de ces journalistes que nous avons effectué un bref sondage.Trois questions : 1 \u2014Quel est l'entraîneur le 1 plus coopératif dans la LNH; 2\u2014Quel est le pire; 3 \u2014Où se situe ' Pat Burns dans la hiérarchie?Une cinquantaine de journalistes ont été interrogés: 29 à I Montréal et 21 dans les autres villes représentées dans la LNH : (un par ville).Les réponses doivent être interprétées avec beau-; coup de réserve.Plusieurs facteurs influencent en effet la percep-; tion que les journalistes ont des entraîneurs avec lesquels ils doi-« vent travailler.Voici donc, dans un premier temps, lés résultats ] du sondage.Quel est l'tiitraînour le pHiacoopératif dons la LNH?votas 1\u2014Al Arbour.8 2\u2014George Kingston.7 3\u2014Bob Gainey.4.6 TomMcVie.6 Pierre Page.6 6\u2014Bob Johnson.4 7\u2014Brian Murray.3 Oval est l'tfttrcRMur ta moins coopératif dons la LNH ?votes 8\u2014Scotty Bowman.2 Rick Dudley.2 Mike Keenan.2 11\u2014Paul Holmgren.1 Terry Murray.1 Pat Bums.1 votes 1\u2014Mike Keenan.23 2\u2014Pat Burns.8 3\u2014Jim Roberts.5 Brian Sutter.5 5\u2014Ted Green.2 votes 6\u2014Bob Gainey.1 Roger Neilson.1 Tom Watt.1 (Cinq abstentions) Où so classe Pot Burns ëans la hiérarchie 7 Montréal LNH Tot ¦Parmi les plus coopératifs.2 13 \u2022Un peu en haut de la moyenne.6 13 19 -Un peu en bas de la moyenne.12 6 18 \u2022Parmi les moins coopératifs.9 1 10 George Kingston Quelques commentaires.; ¦ En ce qui concerne la popularité, il faut noter l'excellent clas-i sèment des «bons gars » : Al Arbour, Bob Gainey et le très regret-! té Bob Johnson.C'est sans doute la gentillesse qui leur a valu ; plusieurs votes.; La performance de George \u2022 Kingston est plus significative.\u2022 L'entraîneur des Sharks de San ; José aurait peut-être obtenu le «premier rang si son équipe lavait eu le temps de visiter ; Montréal et toutes les villes de 'la LNH; partout où il est allé, I Kingston a suscité l'estime des Journalistes.; Tom McVie est bien placé à «cause de son humour (pas toujours drôle.).Quant à Pierre Page, il est, comme Kingston, ¦une «étoile montante».Tous ceux qui l'ont connu à l'époque où il était entraîneur au Minnesota ont gardé le souvenir d'un bonhomme extrêmement coopératif.O \u2022 L'impopularité de Keenan ne surprendra personne et pourtant.L'entraîneur et directeur-général des Blackhawks aime .sans doute projeter devant les journalistes la même image que ; devant ses joueurs, mais il peut parfois se montrer très intéres-' sant.Ce n'est pas sans raison que deux scribes l'ont jugé le plus ', coopératif; loin des micros et des caméras, Keenan s'adoucit et ; ses analyses sont parmi les plus « songées ».; Un peu comme Pat Burns d'ailleurs, lui aussi plus populaire » chez les journalistes de l'écrit que chez ceux de l'électronique.\\ On y reviendra dans quelques instants.Pour leur part, Jim Roberts et Brian Sutter pèchent par «dra-; berie».Les entraîneurs des Whalers et des Blues sont en effet ¦ parmi les plus ennuyeux de toute la LNH.Ce n'est pas d'eux )qu'un journaliste va obtenir une «bonne» histoire.Le cas de Bob ; Gainey est à ranger dans la même catégorie.Bob est un bon gars, ion l'a dit, mais il n'est guère enthousiaste.Un publicité des ! North Stars mettait en évidence son faciès placide le printemps 1 dernier, c'est tout dire ! O ! Et Pat Burns?On voit dans les résultats que l'entraîneur du Canadien est plus populaire loin de Montréal.En effet, si 70 p.cent des journalistes montréalais interrogés estiment que Burns est mauvais ou piètre collaborateur, près de 70 p.cent des journalistes étrangers jugent qu'il est supérieur à la moyenne de ses collègues.Us penseraient peut-être autre chose s'ils devaient eux \u2022aussi côtoyer Burns tous les jours.Sérieusement, il faut tempérer, nuancer, la sévérité des journalistes montréalais.Notons d'abord que les plus jeunes\u2014 donc ceux qui connaissent le moins bien Burns-\u2014 sont ceux qui lui reprochent le plus ses manières peu civilisées.Les vétérans, eux, ont appris comment le mettre à l'aise.Notons aussi que les journalistes de l'écrit ont relativement peu de problèmes avec Bums, si ce n'est son humeur changeante.Nos collègues de Pat Burns l'électronique, liés à d'autres i » impératifs, sont plus souvent fen guerre» avec l'entra incur du Tricolore, qui est, comme on 'a dit, peu enthousiaste devant caméras et micros.\u2022 En définitive, il faut reconnaître que Burns est soumis à une pression que n'ont pas à soutenir la plupart des ses collègues.George Kingston, tout populaire qu'il soit, n'a sans doute pas donné le dixième des entrevues que Burns a accordées depuis le début de la saison.! Ça n'excuse rien, c'est vrai, mais ça permet d'éclairer un peu tes états d'âme de l'ami Pat.CANADIEN-BRUINS SOMMAIKI Patrick Roy a été déjoué par un lancer de la pointe de Glen Wesley en première période.Bob Carpenter, qui a participé au but du défenseur, a départagé les Bruins et le Canadien en prolongation.PHOTO REUTER \u2022il '\u2022A .> VENDREDI canadien 4 boston 5 Première Période 1.BOSTON, Wesley 5 (Bourque.Carpenter).5:57 (an) 2.CANADIEN, Lebeau 10 (Keane.Schneider).14:21 (ani \\ Pénalttét \u2014 Odelein Can.(retenir).7\" Markwart Bos (cingler) 4:42.Svobo- - 1 da Can.(retenir) 5:31, Bourque B6s-^ (obstruction) 6:35.Brunet Can.(as- ids saut) 7:53.Ruzicka Bos (double échec) 12:35.Muller Can.(obstruction) 12:40.D.Sweeney Bos (retenir) '3 13:20.Ewen Can.(obstruction) 1W1; ieA Deuxième Période 3.BOSTON.Ashton 6 (Janney.Loach).6:49 (an) 4.BOSTON, Nilan 4 (Ruzicka, Leach).17:09 Pénalités \u2014 Markwart Boa (trébucher, mauvaise conduite) 0:11, Ewen Can.(bâton élevé, double rudesse), Nilan Bos (cingler) 4:04, Nilan B03 h (assaut) 8:02.Troisième Période 5.BOSTON.Carpenter 9 (Markwart).6.CANADIEN, Muller 15 (Schneider.Savard).3£7(ftn)\"7j 7.CANADIEN, Muller 16 * (Lebeau, Corson).15.08 (aril 8.CANADIEN.Muller 17 .\u2022 \\w (Desjardins, Lebeau)._____.16:56 Pénalrtéa \u2014 Ashton Bot (retenir) 1 2:52, .Keane Can.(trébucher) 8#7.¦ : Carbonneau Can.(baton élevé) \u2022» 10:29.Wesley Bos (accrocher) 14:$2t%> \" Ruzicka Bos (accrocher) 18:03.' Prolongation > *ôr 9.BOSTON.Carpenter 10 (Pederson).434 .\"I Pénalités \u2014 Aucune.Tira au but - * * \"»« CANADIEN.10 13 14 1\u201438 Y BOSTON .6 10 7 6-^29- - Qardlena CANADIEN: Roy.13-7-2' BOSTON: Moog.9-7-3^ > Buta et avantages numériques \u2022 \"\u2022 ¦> CANADIEN.\u2022\u2022».3*8 BOSTON:.2-7.Arbitre \u2014 Bill McCreary.Juges de lignes \u2014 Kevin Collins.Brian Murphy.Assistance \u201414.448.Un cadeau de Lef ebvre à Carpenter La remontée du Canadien est gâchée à six secondes de la fin de la prolongation ¦ Pauvre Sylvain Lefebvre.Le défenseur du Canadien a vécu, hier après-midi, le cauchemar de tout hockeyeur: à six secondes de la fin de la période de prolongation, il a perdu la rondelle devant son gardien et présenté sur un plateau le but victorieux à Bob Carpenter.Lefebvre gâchait ainsi un retour spectaculaire du Canadien en troisième période et le premier truc du chapeau de Kirk Muller dans l'uniforme bleu-blanc-rouge.Résultat: une défaite crève-coeur de 5-4 contre les plus grands rivaux des dernières années.Bowness a pardonné à ses équipiers BOSTON ¦ Pour l'entraîneur Rick Bowness, la victoire d'hier était un rare bon moment dans une saison difficile.11 a même pardonné la défaillance de ses hommes en troisième période.«Le Canadien nous a battus au Forum avec des buts chanceux et nous lui avons remis le coup aujourd'hui.11 n'y a pas de honte là-dedans.«Cette victoire prouve que nous pouvons rivaliser avec les meilleures équipes.Nous avons parcouru beaucoup de chemin depuis le camp d'entraînement.» Bowness a également parlé de la rivalité qui existe toujours entre les deux clubs.«Les Bruins ont éliminé le Canadien au cours des deux dernières années et ce n'est pas oublié.« En troisième période, ils sont sortis en force.Le Canadien de; meure une excellente équipe qui n'abandonne pas.C'est l'une de ses caractéristiques.» Enfin, du côté du Canadien, Pat Burns a souligné le travail de Kirk Muller devant le but des Bruins.« Muller ne craint pas de se placer devant le but.C'est ce qu'il faut.Ceux qui tentent de compter de loin ou des coins de la patinoire n'auront pas beaucoup de succès-» R.K.«le voulais simplement dégager mon territoire», a expliqué un Lefebvre dépité et encore ébranlé quelques minutes après le match.«Mais la rondelle a sauté pardessus mon bâton.» L'entraîneur Pat Burns a pris sa défense, comme il se doit.«Il ne faut pas le condamner à mort.La glace était mauvaise.Jusque-là, Sylvain avait bien joué.» Les hommes de Pat Burns ont été affreux pendant les deux premières périodes de jeu hier alors qu'ils ont accordé une avance de 4-1 aux Bruins.Leur fiche est maintenant de 4-5-1 au cours des dix derniers matchs.Jusque-là, le Canadien disputait son pire hockey de da saison, désorganisé par l'échec-avant des Bruins et surtout déconcentré par la robustesse de ses adversaires.Même Patrick Roy, le soldat le plus fiable de Burns, se semblait pas dans son assiette.«Quand on donne trois cadeaux, a analysé Burns, on ne doit pas s'attendre à gagner le match.Heureusement, nous avons montré plus de caractère en troisième période.Avec 37 lancers au but, ce n'est pas une si mauvaise partie.» Chapeau de Muller Mais comme c'est souvent le cas, les Habitants n'ont pas abandonné et ils ont explosé en troisième.En fait, Kirk Muller a explosé, avec trois buts de suite, dont deux en avantages numériques.À chaque fois, il était posté devant le but adverse et il a saisi des rondelles libres.Stephan Lebeau, l'un des meilleurs du Canadien et l'un des rares à menacer en attaque, récoltait deux passes pour compléter une soirée de trois points.«Ce sont des choses qui arrivent», a commenté Muller, qui a maintenant 17 buts à sa fiche.« Notre retour en troisième période était beau, nous aurions volé un point au classement avec grand plaisir mais il faut tout ou- blier et reprendre le travail demain.» * Quand Carpenter a reçu sofa cadeau en fin de match, il a lancé la rondelle comme à ses meilleurs jours.Roy n'a eu aucune chance contre un lancer frappé d'aussi près.\u2022 EN REPRISE T ROY MOOC 1 \u2014 Wesley: tir frappé 2 \u2014Ashton: tir balayé 3 \u2014Nilan: tir du revers 4 \u2014 Carpenter: tir frappé 5 \u2014 Carpenter: tir frappé 1 \u2014 Lebeau: tir dévié 2 \u2014 Muller: tir des poignets 3 \u2014 Muller: tir des poignets 4 \u2014 Muller: tir des poignets «lia fallu un but chanceux» Nilan règle ses comptes avec Bowness Nos 3 étoiles\t *\tKirk MULLER ?*\tChris NILAN ?\tVladimir RUZICKA BOSTON ¦ Chris Nilan a bien failli régler le cas du Canadien en deuxième période alors qu'il a été directement responsable de deux buts qui donnaient une avance de 4-1 aux Bruins.Nilan a d'abord étourdi Todd Ewen qui a mordu à l'hameçon et accordé un avantage numérique de quatre minutes à l'équipe locale.Brent Ashton en a profité.Nilan a ensuite compté lui-même en déjouant Patnck Roy avec un lancer du revers dans le haut du filet d'un angle difficile.«l'ai beaucoup aimé ce but», a dit l'ex-policier du Canadien après le match.Il en a ensuite profité pour régler ses comptes avec l'entraîneur Rick Bowness qui l'a souvent laissé sur le banc en début de saison.«le demandais seulement une j chance de jouer et de montrer ce ; que je pouvais faire.Je l'ai finalement obtenue.le sais qu'il y a des ; gens dans la direction et dans les [ médias qui doutent de mes capacités.» >i ; Et Nilan a battu le Canadieafcce ! qui lui fait toujours plaisir.v*j «Il faut les respecter.Ils nMâ- \u2022 chent jamais.Si nous avions an-nulé ce match, nous l'aurions per- ; çu comme une défaite.Nous ! avons laissé filer quelques victoi- J res dernièrement et nous ayoi>s^t commis la même erreur aujofiip-1^ d'hui.Il a fallu un but chanceux i pour l'emporter.» ' J£ ! \u2022 - « - i i Neely a fait quelques tours de patinoire ¦|«5* ¦ Le tout Boston a retenu son souffle hier matin : Cam Neely, dont la blessure à une jambe est responsable des cauchemars des Bruins, a mis les patins pour la première fois depuis 201 ( ! ) jours.Seul sur la patinoire du Garden, Neely a trotté pendant une dizaine de minutes.S'il n'a pas trop de mal, le gros ailier du Boston évitera une opération.11 a été blessé le 11 mai dernier lorsque mis en échec par Vif Snmuclsson, des Penguins de Pittsburgh, le même méchant Suédois qui a blessé Brian Skudland à un genou il y a environ un mois.Neely, qui a une grosse bosse sur la cuisse gauche, s'est dit tout excité après quelques tours de patinoire.«On m'a dit de ne pas m'inquiéter mais c'était plus fort aue moi.S'il n'y a pas de complications, si la guéri-son se poursuit, je pourrais reprendre l'entraînement avec l'équipe dans environ deux semaines.» * Pour la direction des Bruins, H s'agit de la meilleure nouvelle depuis un bon bout de temps.De loin le meilleur attaquant de l'équipe, à 26 ans, Neely représente, avec Raymond Bourque, le noyau de l'équipe.Il 1 a compté 55 et 51 buts à ses deux dernières saisons.q On a fait grand état à Boston d'une soirée où le même Neely a accompagné la comédienne Glenn Close.Une photo des deux célébrités est apparue dans le prestigieux magazine Newsweek.«Nous sommes de bons amis», a dit le gros coquin.O Les Bruins tentent d'embaucher l'attaquant tchécoslovaque Josef Stumpel, repêché par Harry Sinden en juin dernier mais qui évolue à Cologne.L'équipe allemande exigerait un joueur en échange de Stumpel et la direction du Boston cherche un volontaire.Ce Stumpel possède beaucoup de talent.En février, trois des blessés des Bruins devraient être en mesure de revenir au jeu, soit Andy Brickley, Clen Featherstone et Dave Poulin.Les Bruins se concentrent carrément sur les séries éliminatoires.O Réjean Lemelin, qui agissait comme entraîneur des gardiens chez les Bruins, a repris l'entraincment.Il agissait comme sub- stitut d'Andy Moog hier.Lemelin, à 37 ans, a dû remettre les jambières lorsque Matt, DelGuidice a été prêté à l'équipe olympique américaine cette semaine.Lemelin s'est dit prêt à jouer immédiatement.» \u2022 DelGuidice devrait affronter les Rangers£& ; à New York mercredi dans un match hors** ' concours.' & Chez le Canadien, on saura dans une se maine si Russ Courtnall aura besoin d'être! opéré à l'épaule.Selon Serge Savard, qui a rejoint son équipe hier, les médecins du Car nadien sont optimistes et le rapide ailier pourrait revenir au jeu en deuxième moitié de saison.i \\ : 4 % John Leclair, qui n'a pas compté pendant- ; : 18 matchs, a été laissé dans les estrades pour un deuxième match de suite.Todd Ewen \\o remplaçait aux côtés de Sylvain Turgeon et Paul DiPietro dans le quatrième trio.La ville de Boston et le Garden ont maintenant une équipe professionellc de crosse, les Blazers.v v LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 30 NOVEMBRE 1991 \u2022 G3 «J'ai toujours cru que Lindros ne jouerait jamais à Québec » Chambers ne blâme personne dans son port-mortem » ¦___\u2022 m \u2022 \u2022 ___^
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