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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations générales - Le Monde
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1991-09-29, Collections de BAnQ.

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[" Informations générales Lé Mondîï LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 29 SEPTEMBRE 1991 - LILY TASSO I u train où vont depuis quelque temps les transformations sur la carte politique du monde, plusieurs nouvelles dates clignoteront bientôt au calendrier des fêtes nationales.Parmi ces dernières, celle de la République fédérale d'Allemagne semble «tre la plus récente cette année p ûsqu'elle célèbre le 3 octobre, cotte semaine, le premier anniversaire de l'Unité allemande.En remplacement du 23 mai qui corn îemorait jusqu'ici la Loi fondamentale ou constitution proclamée en 1949.Loi à laquelle ont adhéré, dans leur marche vers la liberté, les cinq Lander de l'Est portant à 16 dorénavant le nombre des États réunifiés au sein de la fédération.Des images émouvantes et inoubliables parsemées d'accents de la Neuvième de Beethoven et de son Hymne à la /o/e, défileront certainement dans l'esprit de ceux et celles qui auront été invités à la réception offerte jeudi prochain par le Consul général à Montréal.Un million de Berlinois devant le Reichstag où était hissé un immense drapeau de l'Allemagne unie, la cloche de la liberté carillonnant, le ciel s'em-brasant de mille feux d'artifice, et surtout cette magie indescriptible de la Porte de Brandebourg que traversait librement la foule, moins d'un an seulement après la chute du Mur, l'ouvrage le plus h ai de ce siècle sans doute.Il était tombé le 9 novembre 1989.Si les Allemands d'ici n'ont prévu aucune manifestation publique, c'est que, ont expliqué d'authentiques Germains et Germaines, ils viennent tout juste de sortir du Sommerfest ou festival d'été, pour entrer de plain-pied dans YOktoberfesU celui de l'automne.Des réjouissances marathon, celles-là, importées de Munich avec ses saucisses et ses bières! Qui durent 16 jours et qui se déroulent sans pétard ni tintamarre.Un peu à la manière de tout ce que font nos concitoyens Reichsdeutschen et Volksdeut-seften, qu'ils soient venus d'Allemagne proprement dite ou rfes pays avoisinants.Depuis un an ou depuis un siècle.En fait, leur immigration fait partie de l'histoire du Québec depuis les débuts de sa colonisation.Du premier recensement tenu en Nouvelle-France en 1666 à la Capitulation en 1763, plusieurs pionniers se sont établis au Québec.Hans Daigle a participé aux expéditions contre les Anglais à la Baie d'Hudson et le baron Von Dieskau s'est illustré dans la guerre contre l'envahisseur britannique.Plus tard, des centaines de soldats combattront les insurgés américains aux côtés des Britanniques cette fois, et des Loyalistes parmi les Allemands de Nouvelle-Angleterre se fixeront dans les Cantons de l'Est et sur la rive sud de Montréal.Au recensement de 1871, ils sont près de 8000.Mais déjà, en 1835, était fondée la Société de bienfaisance ~Memande, toujours .active à ce jour.Jusqu'à la veille de la Grande Guerre, cette immigration plus massive encore se dirigera surtout vers l'Ouest.Ce qui explique que sur près de deux millions et demi de Canadiens d'origine allemande que l'on dénombre aujourd'hui, quelque 70 000 seulement sont installés au Québec.En y incluant la troisième vague jusqu'en 1939 et celle d'après la Seconde Guerre mondiale.Au cours de la dernière décennie, la moyenne annuelle de cette immigration s'établissait autour de 2000 arrivants de ce qu'était l'Allemagne de l'Ouest, et à peine 30 de celle de l'Est.; «Si une majorité d'agriculteurs immigraient autrefois, ce sont des artisans, des ouvriers spécialisés, des hommes d'affaires et des professionnels de haut niveau qui les ont remplacés par la suite», rapporte Karl Heinz Scheede, correspondant au Québec du Kanada Kurier, un hebdomadaire centenaire de Winnipeg, distribué à travers le Canada.Connaissant bien l'histoire de sa communauté, il ne s'empêche pas de rappeler que La Presse, plus ancienne encore que son périodique, a été ' 1 ' 1 1 celle de unité et de la liberté fondée par un Allemand, William-Edmond Blgmhaft, en 1884.En matière de création et.d'ini-tiative, plusieurs promoteurs aile* mands ont laissé chez nous leur marque depuis le siècle dernier.Anthony von Iffland, fondateur de la première École d'an^tomie au Canada, à Québec ; Johann-Daniel Arnoldi, premier président du Collège des médecins et chirurgiens dû Bas-Canada ; son fils, Francis Thomas, médecin également, co-fondateur de l'École de médecine et de chirurgie de Montréal qui deviendra plus tard la Faculté de médecine de l'Université de Montréal; Wilhelm Munderloh, pionnier de la navigation maritime; Abraharn;Gess- * ner, inventeur dans la distillation du kérosène; Alfred-Friedrich Baumgarten, fondateur de la Raffinerie de sucre de Saint-Laurent.Dans bien d'autres domaines aussi, en musique surtout et en arts visuels, les noms germaniques foisonnent.Qui ne connaît, par exemple, Jean Lallemand et Cornelius Krieghoff, pour ne citer que deux piliers.En politique, on est surpris de découvrir que trois des Pères de la Confédération canadienne sont d'origine allemande: Charles Fisher, Sir Charles Tupper et William Henry Steeves.À Si ces patronymes a consonance anglaise et d'autres, francisés, comme Bernard pour Bernhart, Caux pour Koch, Payeur pour Bayer, font penser à l'assimilation, la communauté allemande d'aujourd'hui à Montréal que l'on pourrait qualifier, elle aussi, de «groupe ethnique invisible», sur le plan de l'intégration, reste attachée à sa langue et à sa culture.École du jour, école du soir, écoles du samedi et moult activités \u2014 chorale, théâtre, folklore, sport \u2014 auxquelles font écho les médias de la communauté, rassemblent dans un quartier ou un autre de la région métropolitaine, petits et grands, venus de la mère patrie ou nés ici.Sans oublier les germanisants et germanophiles de toute origine.Qui se retrouvent par ailleurs au Goethe-Institut, cet espace allemand ouvert depuis bientôt 30 ans au coeur de la ville.Et à la Chambré canadienne-allemande de l'industrie et du commerce, lui faisant pendant pour ainsi dire, dans une toute autre sphère mais avec non moins d'efficacité.¦ \u2022 ¦ - , i .\u2022.- t , OlllMfelflQ ¦ La troisième strophe du Dëuis* chland-Lied du poète el phîîoio-e August Heïnrich Hoffmann on Falbrsleben (1798-1874) est devenue en 1952 l'hymne national chanté sur une mtà$èz' .Joseph Haydn avait composé Reproduit ici sur un aigle stylisé, emblème de rAllemagne fédérale, l'hymne est encadré do ne adoptées pour îa première fois par l'Assemblée nationale i& de la Révolution de 1848-49 et réunie à Francfort.L'origine de ces couleurs nationales napoléonienne au début du siôcï 1 tSû&ta Pour le petne ifliuinidtt Aspirons toux à ctt W4*È Dans ta fraternrt* du cow et û* r«*vttl Uhtoii et oroit et notre* Sont Je &eoe du bonheur, Rayonne dans la splendeur de ce bonheur Rayonne, patrie aHemende ! photo jean-yves letourneau.U Presse Place Jacques-Cartier, une plaque rappelle la fondation en 1835 de la Société de bienfaisance allemande de Montréal, sur le site de l'ancien hôtel Nelson.Mme Helgà Schmitz, présidente des Dames auxiliaires de cet organisme et M.Karl Heinz Scheede, correspondant du Kanada Kurier au Québec, évoquent cet événement sous les yeux étonnés de la petite Carine Schmitz, déjà trilingue à trois ans.Association culturelle et sportive Der Ring, 5845, rue des Artisans, Saint-Léonard H1P1R5 Tél.M.Fritz Winkel-mann, prés.697-1493 Mme Elfriede Wagner, très.321-0895 Chambre canadienne-allemande de l'industrie et du commerce, 1010, Sherbrooke Ouest, Bureau 1604, Montréal H3A 2R7 Tél.-.844-3051 Fax : 844-1073 Directeur: M.Rainer Ulrichs Chorale allemande de Montréal, 1205, Saint-Germain, Saint-Laurent H4L 3S5 Tél.: Mme Ingeborg Randall-Cookc, prés.747-0257 Consulat général de la République fédérale d'Allemagne, Des adresses utiles 3455, de la Montagne, Montréal H3G 2A3 Tél.: 286-1820 Fax : 286-0175 Consul général : Dr Michael Schmidt ¦ Ecole allemande Alexander Von Humboldt, 216, Promenade Victoria, Baie d'Urfé H9X 2H9 Tél.: 457-2886 Fax : 457-2885 Directeur: M.Horst Studte ¦ École de langue allemande, C.P.1441, Suce.Saint-Martin, Laval H7V 3P7 Tél.: Mme Emily Liedtke, dir.681-5152 ¦ Goethe-Institut Montréal, 418, Sherbrooke Est, Montréal H2L 116 Tél.: 499-0159 Fax : 499-0905 Directrice: Dr Dieta Sixt Groupe folklorique Schuhplattlergruppe Alpenland, 596, rue Maisonneuve, Sainte-Dorothée, Laval H7X 1N7 Tél.Mme Ann Bauer, prés.689-5798 Société de bienfaisance allemande de Montréal, C.P.665, Suce.B, Montréal H3B 3K3 Tél.844-1265 Président : DrC.H.Cahn Dames auxiliaires.Tél.: Mme Helga Schmitz, prés.672-6382 Théâtre allemand de Montréal, Tél.: M.Erwin Potitt, dir.685-2166 Le docteur Joachim Brabander, un ancien président de la Société de bienfaisance allemande de Montréal, arborant un costume d'artilleur du régiment de Brunswick 1775, dont il a fait don au Musée David M.Stewart.La popftfitrtip À Montréal: 2?520:- V Au OuébtC: 70*90* £j Au Canada: 2 487 QSS»-En RFA: prés de 8GmBtf dtiSft ^^^^^^^ kUBU^U|\t \t\t\t\t\t\t1 Trois couples, formés BH»^ d'une soeur et de ses deux \t\tft\" « \"\u2022\u2022\t¦VBd \"^^^H f\\i-m\t\tHA S ¦\tfrères, qui se sont mariés la Wk méme année 1941, ont tenu à zJH célébrer ensemble leurs ; JflH noces d'or.Il s'agit, dans ^Sraâ^^H l'ordre habituel, de: Joseph ^BÊB^^^Ê Larouche et Armelle ^^Bkm Baillargeon, qui ont célèbre en compagnie de leurs 13 enfants et 17 petits-enfants; Rose-Alida Larouche et Eu elide Girard, qui furent \t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t \t\tV l\t\tm\t\t \t\t\t\t\t\tentourés de leurs 4 enfants et 5 petits-enfants; Wenceslas i Larouche et Jeannette \t\t\t\t\t\tHHHHh Villeneuve, qui étaient WBÊHSBBk accompagnés de leurs 11 \t\t\t¦\t\t\ti enfants et 17 petits-enfants.contribution L'Opéra de Montréal se porte bien grâce à la générosité de son public et de donateurs comme le président de Cantel, Paul Jean (à gauche), qui remet sa \u2022 généreuse contribution >a la directrice du développement et de la campagne de financement de l'Opéra de Montréal, Élise Côté, et au président du conseil d'administration de l'Opéra, Roger D.Landry.PHOTO PIERKE McCANN.U Presse puffffxfème offifffirersafre tes associés et les employés du cabinet de relations publiques National ont profité du 15e anniversaire de l'entreprise pour célébrer comme il se doit leurs succès.Pour l'occasion, les maires des deux plus grandes villes du Québec, Jean Doré et Cilles Vaillancourt, ont posé avec le P.-D.G.de National, Luc Beauregard.PHOTO D\u20acNIS COURVILIE.U Presse nationales à l'Université d'Ir-koutsk en Sibérie.Cette série de conférences, «L'Union soviétique vue par un Russe», débute le jeudi 26 septembre, à 19h30.Frais: 45$.Renseignements: 343-6090.Spécialiste en pédiatrie à l'hôpital Sainle-fus-tine de Montréal, le docteur Jacques Gui-mond a reçu le prix Gustave Gingras pour son dévouement à répondre aux besoins de milliers de familles ayant un enfant para- Jacques lytique céré; Cuimond bral.Il a ainsi suivi les traces du docteur Gustave Gingras, fondateur de l'Institut de réadaptation de Montréal, a signalé le président de l'Association de paralysie cérébrale du Québec, Camille Mont-pe(/r, en lui remettant son prix.C'est sous le thème «La révolution verte, 50 ans après: un héritage ou une dette?» que se déroulera, le vendredi 27 septembre, au Sheraton Laval, un colloque de l'Ordre des agronomes du Québec.Le président de l'Ordre, lean-Marc Paquet, devrait faire connaître l'orientation et l'implication des agronomes québécois dans le dossier du développement de l'agriculture, un thème qui sera par ailleurs abordé par le président de la Confédération des Caisses populaires et d'économie Desjardins, Claude Béland.On aura également droit à une allocution du président de l'Union des producteurs agricoles, Jacques Proulx.Renseignements: Or^re des agronomes du Québec, 1259, rue Berri, Bureau 710, Montréal (Québec), H2L 4C7.Tél.(514) 844-3833.Les membres de la section Montréal de l'Association internationale des professionnels de la communication, qui compte 12 000 membres dans 40 pays ( 250 à Montréal ), a élu un conseil d'administration qui sera ^arc *\u2022 présidé par Parson Marc K.Parson, de Parson Communications inc.Il sera assisté de: lean-Pierre Beaudry, vice-président, (Fédération des Caisses populaires Desjardins); Micheline Dumas, secrétaire, (Bazin, Dumas, Dupré et Sorma-ny); fohn C Olsthoorn, finances (Collège royal militaire de Saint-fean); Agathe Plamon-don, communications internes (Communicateurs Fauve); France Bonneau, relations avec les médias (Place Desjardins); Afar-ccl Auclair, étudiants (Alcan); Carole Gagné, déjeuners-causerie (Banque nationale du Canada); Marian Grant, ateliers (Kelly Lavoie); et Pascale Lan-glais, service aux membres (ville de Montréal ).La Guîlde de l'Opéra de Montréal a pu faire don de 200 000 $ à l'Opéra de Montréal et recruté 400 nouveaux membres au cours de sa deuxième année d'opération, a souligné la présidente de la Guilde, Jacqueline Desmarais, lors de la réunion générale annuelle de la Guilde.On a profité de l'occasion pour souligner la qualité de l'implication des bénévoles qui veillent à accuellir chaleureusement les artistes de l'Opéra de Montréal.La Presse était à l'honneur récemment, son cahier spécial « Les Nouveaux performants», du samedi 10 novembre 1990, ayant remporté un certificat de mérite dans le cadre du concours de la Newspaper Advertizing Executives Association.Fernand Lacourse et Alain Brunot, respectivement directeur de la publicité nationale et responsable des cahiers spéciaux à La Presse, se félicitent de cette prestigieuse récompense.PHOTO PIERRE McCANN U Presse Le Monde L L LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 29 SEPTEMBRE 1991 ,B;5 i Le chef de l'OLP, Yasser Arafat, (à dr.) s'entretient amicalement avec Abou Abbas à la séance de clôture du Conseil national palestinien.photo ap Les Palestiniens renvoient la balle dans le camp américain JOONEED KHAN envoyé spécial La Presse À ALGER Les discussions furent laborieuses, et même tendues par moments.Mais le Conseil national palestinien (CNP, parlement en exil), réuni durant toute la semaine à Alger, s'est montré à la hauteur du défi historique qui le confrontait, en adhérant massivement à l'initiative américano-soviétique qui doit en principe déboucher sur une conférence de paix le mois prochain.La balle est maintenant dans le camp des États-Unis, a lancé, hier après-midi, Yasser Arafat, réélu président du comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) par acclamations 12 heures plus tôt, dans une salle de congrès enfumée et bondée.«Notre adhésion au processus de paix est antérieure à l'initiative des présidents George Bush et Mikhaïl Gorbatchev, mais en nous ralliant au projet de conférence de paix promu activement par les États-Unis, nous pensons que c'est la crédibilité des États-Unis qui est maintenant à l'épreuve, à savoir, après le Koweït et les Pays Baltes, est-ce qu'il y a un seul étalon de légitimité internationale qui doit aussi s'appliquer dans le cas du peuple palestinien ou s'il existe une loi spéciale pour Israël», a-t-il dit.Vers trois heures du matin, hier, c'est par 312 voix contre 18, avec cinq abstentions, que les parlementaires palestiniens ont approuvé lors d'un vote à mains levées la proposition élaborée au terme d'épuisantes discussions.Cette proposition «accueille les efforts en cours» et affirme qu'il faut «les poursuivre en coordination avec les autres parties afin que l'éventuelle conférence de paix soit convoquée sur la base de la légalité internationale et de toutes les résolutions pertinentes de VONU.L'objectif est d'en ariver à l'autodétermination nationale du peuple palestinien, au retrait total d'Israël des territoires occupés, y compris lérusaiem-est et le Golan syrien, à la solution du problème des réfugiés et à la protection internationale du peuple palestinien pour le préparer à exercer ses droits politiques nationaux».«Il s'agit de fondements essentiels à l'exercice de nos droits inaliénables en tant que peuple.Nous ne demandons pas la lune.Nous avons autant le droit de définir nos intérêts légitimes en vue de la conférence que l'ont Israel, le Liban, la Syrie et ïa Jordanie», a expliqué hier Arafat lors d'une conférence de presse où il était notamment flanqué de Bassam Abou Sharii, l'un des plus «pro-araéricains» de ses conseillers, et de Yasser Abd Rab- bo, qui a fait scission du FDLP de Naycf Hawatmeh pour le soutenir dans son adhésion au processus de paix américano-soviétique.Abd Rabbo a conservé son siège au sein du comité exécutif, qui passe de 15 à 18 membres, mais il y siégerait comme indépendant, alors que le FDLP, qui a joué un rôle essentiel de médiateur à ce congrès, y sera représenté par Taysir Rhalcd.Huit nouveaux membres y font leur entrée, parmi lesquels Ali Ishaq, du Front de llibération de Palestine, qui remplace Aboul Abbas, démissionnaire.Dans un discours magistral livré devant le CNP juste avant la cloture des travaux vers quatre heures du matin, en présence du corps diplomatique et des dirigeants algériens, Arafat s'était attardé sur le nom d'Aboul Abbas pour rendre hommage à son engagement, précisant que celui-ci avait présenté sa démission après qu'une opération du FLP sur une plage israélienne eut entraîné la rupture du dialogue de l'OLP avec les États-Unis.«|e lui ai dit que seul le CNP était habilité à statuer sur sa démission, et ce soir le CNP s'est prononcé», a-t-il dit.«l'espère que les États-Unis réagiront positivement à ce développement et que le dialogue officiel reprendra entre nous», a-t-il affirmé hier en conférence de presse.George Habache, du FPLP, avait parrainé un amendement qui «refusait la conférence régionale prévue par Bush et Gorbatchev» et réclamait «une conférence internationale sous l'égide de l'ONU, tout en appuyant «les fondements et les objectifs» définis dans la résolution majoritaire.Après la cloture des travaux, il a déclaré aux médias qu'il ne démissionnerait pas du CNP « parce que le CNP, c'est notre maison », mais qu'il déciderait à la lumière des événements si le FPLP demeurera ou non membre du comité exécutif OLP.IL a ajouté que la résolution adoptée risquait d'avoir « un effet négatif » sur l'intifa-da, le soulèvement non armé des Palestiniens contre le régime israélien d'occupation qui approche de sa cinquième année, mais que le FPLP «s'efforcera d'empêcher que cela ne se produise».4 Arafat a par contre appelé le peuple palestinien des territoires à «danser avec nous vos souffrances et vos joies car nous sommes unis jusqu'à la victoire finale».«Nous leur disons aux enfants de l'Intifada, à ces généraux de la pierre sacrée, que ce serment ne sera jamais trahi», a-t-il dit, appelant par ailleurs les dirigeants du monde arabe à «rendre la santé à ce grand corps malade et à rendre son sens à ce concept de nation qui fait notre fierté».Il a conclu en demandant s'il y avait un racisme spécial qui s'exerçait dans le monde contre le peuple palestinien.Il a parlé de ces «enfants palestiniens qui tombent de souffrances en souffrances de la naissance jusqu'à la mort», citant même le cas du Dr Faiz Assayed, ancien représentant du Koweït à l'ONU, qui est mort sans que l'on sache où l'enterrer.«Après cinq ioure de recherches, j'ai finalement trouvé une tombe à la limite de Beyrouth-est et de Beyrouth-ouest», a-t-il dit, en conférence de presse hier après-midi.Il concluait en soulignant que l'Afrique du Sud a produit son De Klerk qui a libéré Nelson Mandela et entamé le démantèlement de l'apartheid.«Israël n'a-t-il que Shamir et Sharon ?», a-t-il demandé.Il n'a pus un De Klerk?Nous voulons la paix, mais la paix des braves, jamais la reddition.Israel n'a-t-il pas un De Gaulle?», a-t-il ajouté, dans un ultime salut au peuple algérien hôte du Congrès.-m Bush satisfait de la réaction de Gorbatchev à son plan de désarmement Agence France-Presse SEA ISLAND Le président américain George Bush a jugé hier « positive » la réaction soviétique à ses propositions radicales de désarmement nucléaire et la Maison blanche a souligné.que des consultations allaient se poursuivre avec l'URSS sur la suite à leur donner.Lors d'une interview télévisée hier matin, le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev a estimé que les propositions de M.Bush étaient «très positives» et démontraient l'engagement américain en faveur du processus de désarmement.Il a toutefois précisé qu'il était «trop tôt» pour se prononcer sur tous les points spécifiques de l'initiative de M.Bush et n'a pas annoncé de mesures soviétiques similaires comme le président américain l'avait appelé vendredi soir à le faire.«Le président (Bush) estime que c'est une réponse positive de la part du président Gorbatchev (.) Nous continuerons des con- sultations avec les Soviétiques», a déclaré le porte-parole de la Maison blanche, M.Marlin Fitzwa-ter, à Sea Island (Géorgie) où M.Bush passe jusqu'à lundi matin un week-end consacré au golf et à la pèche en mer.Selon la Maison blanche, il ne devait pas faire d'autres commentaires sur ses propositions de désarmement.Le président américain a ordonné vendredi soir 1 elimination unilatérale de toutes les armes nucléaires tactiques (de courte portée) américaines basées sur terre et en mer et a proposé à Moscou des négociations pour une élimination des missiles balistiques à têtes nucléaires multiples (MIRV) basés sur terre.M.Bush a également annoncé que les bombardiers stratégiques américains ne seraient plus placés en état d'alerte permanent et que leurs armes seraient stockées, et que les missiles balistiques Minu-teman concernés par le traité START sur le désarmement stratégique signé en juillet à Moscou seraient désactivés immédiatement.Le secrétaire américain à la Défense Dick Cheney a indiqué samedi matin que ces ordres avaient été mis à exécution.Bien que M.Gorbatchev n'ait pas annoncé hier de mesures soviétiques, un responsable américain a estimé que ce n'était pas surprenant et que les États-Unis n'en étaient pas déçus.«Il s'agit d'un plan massif et il faudra du temps (aux Soviétiques) pour s'y adapter», a-t-il déclaré, esti-mani qu'il faudrait pour cela plusieurs semaines.* Le président américain avait discuté de son plan par téléphone vendredi avec M.Gorbatchev et avec îe président de Russie Boris Eltsine.M.Gorbatchev a souligné qu'il entendait discuter avec M.Bush des propositions de ce dernier dans un forum qui reste à déterminer.La Maison blanche a indiqué ne pas savoir quel pourrait être ce forum, et que des consultations se poursuivraient à ce propos avec Moscou et les alliés des États-Unis.Le président français François Mitterrand a de nouveau évoqué hier une prochaine réunion des quatre puissances nucléaires en Europe, une idée à la- Fin des Jeunesses communistes Agence France-Presse MOSCOU Le Congrès extraordinaire des Komsomols a décidé hier de mettre un terme aux activités des Jeunesses communistes soviétiques, fondées en 1918.a annoncé l'agence TASS.Les congressistes ont pris la décision d'interrompre les activités des organes centraux des Komsomols, d'ici dix mois, et de mettre fin au rôle politique de l'organisation, a précisé l'agence soviétique.Le Congrès extraordinaire s'est d'autre part adressé au presidium du parlement russe en lui demandant d'assurer une «juste» répartition des biens fédéraux des Komsomols entre les différentes républiques.Il a d'autre pari été décidé de créer un Conseil de coordination provisoire, comprenant les dirigeants des Unions républicaines de jeunesse, et qui sera chargé de surveiller l'application des décisions du Congrès.Le Congrès a enfin adopté une «déclaration» soulignant «la nécessité de maintenir des relations humanitaires, culturelles et sociales entre les jeunesses de toutes les républiques et des États».Les Komsomols regroupaient les jeunes Soviétiques âgés de 14 à 28 ans et représentaient un passage obligé pour ceux qui souhaitaient entrer ensuite au Parti communiste ou tout simplement à l'Université.De plus en plus critiqués ces dernières années par la jeunesse qui ne se reconnaissait plus dans cette organisation, le nombre des Komsomols avait chuté, passant de 41 millions en 1985 à 19 millions actuellement.Les obsèques d'un étudiant de 20 ans tué au cours des manifestations anti-gouvernementales des derniers Jours en Roumanie ont eu lieu hier à Bucarest.photo ap Retour au calme à Bucarest Agence France-Presse BUCAREST La «longue marche» des quelque 5000 mineurs de charbon qui ont répandu violence et confusion pendant trois jours dans Bucarest a pris fin hier matin avec le départ d'un dernier train devant ramener chez eux un millier d'irréductibles.La politique a repris un cours plus normal et le chef de l'État, Ion Uiescu, a commencé à recevoir les représentants de tous les partis représentés au parlement, en vue de former un nouveau gouvernement dit «d'ouverture nationale».«À l'aube, la police est intervenue massivement pour faire évacuer la pid*~e de l'Université, au centre-ville.Par centaines, les policiers anti- émeute ont surpris les quelque 2000 personnes \u2014 plusieurs centaines de mineurs, auxquels s'étaient mêlés un nombre plus important d'autres manifestants\u2014 dont beaucoup étaient endormies à même le bitume.Sous un véritable déluge de grerçades offensives et lacrymogènes, les mineurs ont à peine eu le temps de ramasser leurs gourdins et de lancer quelques cocktails Molotov, avant de trouver un dernier refuge dans le grand hôtel Intercontinental situé sur cette place, haut-lieu traditionnel de la contestation en Roumanie.Epuisés, désabusés et visiblement amers, les derniers irréductibles sont montés dans des autobus qui les ont amenés à la gare, d'où ils devaient regagner leur vallée du Jiu, à quelque 300 km au nord-ouest de la capitale.quelle M.Bush s'est rallié vendredi en annonçant son initiative.; Réactions Le ministre néerlandais de ;la Défense Relus Ter Beek ar salué hier l'initiative de désarmement nucléaire du président américain George Bush qu'il a d'emblée qualifiée de «très importante» avant d'en préciser la portée exacte pour la défense néerlandaise.Selon Relus Ter Beek, les propositions américaines permettraient à son pays de se séparer «dans un délai de quelques années» de ses missiles Lance, de son artillerie nucléaire ainsi que de ses engins nucléaires anti-sous-marins.Seules les ogives nucléaires placées sur les chasseurs F-16 de l'armée de l'air seraient conservées, a ajouté le ministre, dans une interview télévisée.Le chancelier autrichien, M.Franz Vranitzky, a accueilli favorablement l'initiative du président américain George Bush! 0 «Le monde va devenir plus sûr grâce aux propositions historiques de désarmement du -président américain George Bush.Il s'agit d'une chance inouïe pour ta paix dans le monde qui doit être saisie dès aujourd'hui », a estimé le chancelier, dans une déclaration communiquée par la chancellerie.«La guerre froide tire à sa fini, a conclu le chancelier autrichien qui doit rencontrer le président Bush et son homologue soviétique, Mikhail Gorbatchev au cours des deux semaines à venir-* Cari Bildt, dirigeant du.Parti modéré, principale formation dp la coalition qui doit présenter la semaine prochaine son gouvernement au parlement suédois, a estimé lui aussi positive la décision du président Bush.; Sten Andersson, ministre :des Affaires étrangères du gouvernement démissionnaire de M.ing-var Carlsson (socialiste), a déclaré qu'« une Europe libérée des armes nucléaires était maintenant unç éventualité».\\ \u2022 Israël n'y sera pas si l'OLP y est Agence France-Presse JÉRUSALEM m * » ft » Le ministre israélien de la Justice, M.Dan Meridor, a déclaré hier à la radio qu'Israël se retirera de la conférence de paix sur le Proche-Orient, prévue pour octobre, si l'OLP y est associée.\u2022 «Si l'OLP participe à la conférence nous nous en retireront», a souligné M.Meridor, considéré comme un proche du Premier ministre Yitzhak Shamir.«Il faut être très clair sur ce point: l'OLP ne peut être associée aux négociations et il n'y a pas de divergences sur cette position avec les Etats-Unis», a-t-il ajouté.Cette déclaration intervient alors que le! Conseil national palestinien (CNP) a décidé de mandater le coniité exécutif de l'OLP pour négocier les termes d'une participation palestinienne à la conference de paix.Le ministre de la Justice a, par ailleurs, réaffirmé qu'Israël refusé que les Palestiniens de Jérusalem-est, notamment M.Fayçal Hussei-ni et Mme Hanane Ashraoui, les deux principaux interlocuteurs du secrétaire d'État américain lames Baker originaires de la ville Sainte, soient associés aux négociations.\u2022 - * Toutefois, le principal dirigeant palestinien des territoires occupés, M.Fayçal Husseini, a; annonce hier son intention de se rendre aux États-Unis dans les 48 heures avec une autre notable palestinienne, Mme Hanane Ashraoui.Les inspecteurs de l'ONU libérés Agence France-Presse BAGDAD LÈ Inventaire des documents saisis par la sixième mission d'experts nucléaire de l'ONU dans un site du centre de Bagdad, est presque achevé, a indiqué hier soir le chef du groupe d'experts, l'Américain David Kay.«C'est presque achevé», a précisé M.Kay dans une conférence de presse à l'hôtel Palestine (ex-Méridien) où l'opération a commencé dans la matinée avec la participation de spécialistes irakiens.M Kay et les 43 membres de son groupe avaient regagné l'hOtel à l'aube après avoir passé quatre jours et quatre nuits dans un site d'inspection proche, suite à un différend avec les autorités irakiennes sur les modalités de la saisie des documents.Le chef de la mission a indiqué que l'objet de l'inventaire est constitué de 3000 photographies environ, de bandes vidéo d'une durée d'environ 18 heures (tournées par l'équipe sur le site) et de 5000 pages de documentation.Une fois répertoriés, a-t-il ajouté, les documents seront acheminés à Vienne, au siège de l'Agence Intrnationale de l'Énergie ( A1EA), qui dispose, selon lui, de «la capacité technique» de les analyse.«C'est le chef de la mission David Kay qui déterminera quels documents seront compris dans l'inspection», a précisé l'un des membres du groupe, M.Bob Cal-lucci.Il a souligné que l'arrangement passé avec les autorités irakiennes concernant la saisie des documents, était «en conformité» avec les demandes du Conseil de sécurité qui souhaitait, selon lui, que cette tâche soit confiée au chef de la mission.Le Conseil de sécurité a donné son accord vendredi à ce que l'équipe procède à un inventaire des documents avec les autorités irakiennes, comme le demandait Bagdad.Tes autorités irakiennes.qui ont accusé M.Kay d'être un «officier de la CIA», s étaient opposées à ce que les experts emportent les documents sans procéder à un tel inventaire.Ces documents sont constitués, selon l'Irak, de dossiers administratifs du personnel du ministère de l'Industrie et des minéraux et de l'agence irakienne de l'énergie atomique.Ils n'ont pas de «rapport direct» avec le programme nucléaire du pays \u2014qui doit être inspecté conformément aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU \u2014 avait déclaré mardi dernier le vice-Premier miabtre irakien, M.Tarek Aziz. B6 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 29 SEPTEMBRE 1991 Sciences et techniques 31 ans et 250 millions de femmes plus tard : la pilule contraceptive à l'heure des bilans MICHÈLE BIÉTRV envoyée spéciale du Figaro SINGAPOUR ¦ Il y a 31 *.s, le 9 mai 1960, l'administration américaine, la Food and Drug Administration, approuvait l'utilisation de la pilule comme moyen contraceptif.Dans la décennie, la plupart des pays, dont la France en 1966, donnaient l'autorisation de mise en vente de la pilule.En 1991, il n'y a guère que le lapon, parmi les pays importants, à refuser son visa à la pilule.Le congrès mondial de la Fédération internationale de gynécologie-obstétrique (Figo), qui vient de prendre fin à Singapour, a réservé de nombreuses sessions à Tétude des bénéfices et des ris-que$ de la pilule.En 30 ans, probablement 250 millions de femmes ont utilisé des types variés de contraception orale, estime le professeur Egon Diczfalusy (hôpital Larolinska, Suède), et il est formel: «Les différentes approches de l'évaluation globale des bénéfices et des risques de la contraception orale penchent largement en faveur des bénéfices.» «Au fil des congrès mondiaux de la Figo, tous les trois ans, il s'est établi un consensus de plus ; en plus fort en faveur de la pilule», constate le professeur Bernard Hédon, du Centre hospitalier universitaire de Montpellier.« Les études épidémiologiques se ; sont multipliées, on a pu les comparer, les étudier par les méthodes mathématiques de méta-ana-lysè.» 11 ressort de ces travaux un certain nombre de certitudes, quelques doutes, encore quelques contradictions.Et pourtant la pilule continue à susciter bien des réticences.Mise au point aux États-Unis, elle n'est utilisée que par 18 p.cent des femmes américaines.C'est en Europe, en Australie et en Nouvelle-Zélande que la contraception ¦ orale est la plus répandue: 33 p.cent des femmes en âge de procéder l'utilisent.En 30 ans, la pilule contraceptive a considérablement évolué, mais le principe de base est resté le même: oestrogènes et progestatifs.Une fois par mois, en réponse, au message chimique envoyé par ^hypophyse, l'hormone de stimulation folliculaire (FSH), plusieurs oeufs mûrissent et un seul est relâché par l'ovaire.Deux autres hormones jouent un rôle important dans la préparation du corps et de l'utérus à une éventuelle grossesse: l'oestrogène et la progestérone.Or, si le taux de ces hormones dans la circulation sanguine reste élevé, le message de l'hypophyse est bloqué, et l'ovulation ne peut se produire.La première génération de pilules contenait des hormones de synthèse â doses élevées: 50 microgrammes d'oestrogène.11 fallait absolument recourir à des hormones de synthèse, car les hormones naturelles n'étaient pas suffisamment puissantes pour avoir une action contraceptive.D'où la méfiance sur les conséquences de cette administration massive d'hormones de synthèse sur la santé de la femme.Et dès 1961, un généraliste britannique publiait une lettre dans le Lancet notant un accident de la coagulation, une thrombose veineuse.Plusieurs risques ont été et sont évalués: d'une part, les troubles métaboliques et cardio-vasculai-res, concernant la coagulation et la teneur en graisses du sang, c'est-à-dire le risque de thrombose, d'infarctus du myocarde et d'accidents vasculaires cérébraux.D'autre part, les risques de cancers génitaux ou hormono-dépen-dants, comme le cancer du sein.; Le docteur Margaret Thoro-good (Grande-Bretagne) a passé en revue les différentes études sur la menace de maladies cardio-vas-culaires liées à la prise de la pilule.En 1980, Martin Vessey avait comparé l'ensemble des études épidémiologiques sur ce point, et estimait que les femmes utilisant un contraceptif oral avaient deux à six fois plus de risque d'avoir une thrombose veineuse.Accusés: les oestrogènes.Or toutes ces études portaient sur la première génération de pilules, contenant une forte dose d'oestrogènes, soit 30 microgrammes.\u2022 Les efforts de recherche ont donc porté sur la diminution de leur taux.Et la deuxième génération de pilules, la «mini-pilule», mise sur le marché au début des années 80, ne contient plus que 30 microgrammes et même 20 microgrammes d'oestrogènes.Cependant, si la plupart des médecins ont la conviction que le risque de thrombose est bien lié à la dose, le docteur Thorogood constate que les résultats des enquêtes récentes restent encore confus, et qu'il n'est pas impossible que le risque soit certes très réduit, mais toujours présent.Les troubles lipidiques, c'est-à-dire l'augmentation des graisses dans le sang, et donc d'accidents vasculaires et d'infarctus du myocarde, peuvent être liés aux oestrogènes, mais aussi au progestatif, le nordstérolde, qui a un effet androgénique.C'est à cause de ce progestatif que les femmes ont pu se plaindre de prise de poids, d'une recrudescence d'acné.Les médecins s'inquiétaient de l'augmentation des lipides, qui effaçaient apparemment la relative protection des femmes contre les accidents cardio-vasculaires, plus nombreux chez les hommes.Comme l'a souligné Margaret Thorogood, le risque cardio-vas-culaire a été moins nettement démontré.Les études étant contradictoires, et la différence entre groupes de femmes prenant la pilule et groupe de contrôle n'était guère significative.Il faudra attendre les résultats des enquêtes portant sur la troisième génération de pilules, utilisant un nouveau progestatif sans effet androgénique, pour y voir plus clair.Implants et timbres Quant aux cancers, la pilule peut avoir des influences contraires.11 est avéré que la mise au repos de la fonction ovarienne fait diminuer le nombre de cancers de l'endomètre et de l'ovaire, bien que ce dernier ne soit pas hormono-dépendant.Le débat sur le cancer du sein a été âpre.Susan Harlap, chef du service d'épidémiologie du Memorial Loan-Ketteing Cancer Center de New York, a décortiqué soigneusement toutes les études rassemblées à ce jour.Globalement, le taux de cancers du sein est réduit chez les utilisatrices de la pilule.Mais, en regardant dans les sous-groupes, c \\ s'aperçoit que la durée de la prise de la pilule et l'âge de la femme jouent un rôle important.Les femmes de plus de 50 ans, qui ont pris la pilule pendant 8 à 11 ans, sont apparemment mieux protégées, même après l'arrêt de la contraception.Or le cancer du sein devient fréquent essentiellement chez les femmes d'âge mûr.Cependant, il semble qu'il y ait une augmentation du nombre de cancers du sein chez les femmes plus jeunes, entre 30 et 34 ans.En nombre absolu, c'est peu.Est-ce parce que ces femmes sont mieux surveillées, et donc dépistées tôt?Est-ce parce que les oestrogènes accélèrent la formation des tumeurs?Les deux hypothèses sont plausibles.Au niveau individuel, cette constatation incite à la prudence dans la prescription de la pilule chez des femmes à risques (notamment ayant des antécédents familiaux).Pourquoi ne pas tenter de supprimer les oestrogènes, puisque les progestatifs semblent jouer un rôle contraceptif essentiel?On en arrive à la micro-pilule, à base de progestérone.Cependant son usage reste limité: il faut respecter strictement les horaires de prise, mais surtout cette pilule provoque des irrégularités du cycle, une absence de règles et en même temps des saignements.Surtout, l'absence d'oestrogène est à l'origine d'une atrophie de l'endomètre, la muqueuse utérine, et peut-être du myomètre.Ce dernier risque est théorique, certes, mais pourrait gêner la femme lorsqu'elle voudrait avoir un enfant.En outre, le progestatif utilisé est celui de la première génération, avec ses inconvénients androgé-niques.«Pour l'instant, les indications de cette pilule sont limitées aux femmes qui ne peuvent pas prendre d'oestrogènes», estime le professeur Hédon, «c'est-à-dire celles qui ont des antécédents de thrombose ou souffrent de maladies au to-i m m unes.» Par ailleurs, on cherche de nouvelles formes d'administration pour éviter la circulation d'hormones et le passage par le foie.Les implants sous-cutanés ne laissent passer que la progestérone, les timbres transdermiques sont difficiles à doser selon les types de peau.Actuellement à l'essai, les anneaux vaginaux, posés par la femme une fois par mois semblent avoir plus d'avenir dans les pays développés.Dans un futur encore indéterminé, la contraception hormonale jouera peut-être non plus sur ces hormones généralistes qui inondent l'organisme, y compris le cerveau, mais sur quelques-uns des multiples facteurs ovariens.Mais pour l'instant, la plupart des gynécologues sont d'accord avec le professeur Diczfalusy: la pilule a fait ses preuves, «le bon sens et une bonne pratique médicale doivent dicter l'attitude en fonction de chaque patiente, en comparant les bénéfices et les risques avec ceux d'autres méthodes contraceptives ou pas du tout de contraception ».La Presse Médecine fi Succès de la Le mal au dos : des études auprès des populations à risques, photo jean goupil, t* Presse Mal au dos : les risques du métier Plusieurs études, dans divers pays, convergent.Les douleurs lombaires n'ont, très souvent, aucune cause décelable.Au classement des professionnels exposés : certains ouvriers du bâtiment par exemple, les voyageurs de commerce et les infirmières auxiliaires.Dr MARTINE Le Figaro PARIS Le mal de dos est un problème majeur de santé publique, par son extrême fréquence, par la souffrance humaine qu'il entraîne et par son retentissement économique en termes de dépenses de soins et d'absentéisme.Si plusieurs centaines d'études lui ont été consacrées, le phéncftnène, dans toute sa complexité, reste à élucider.D'autant que la douleur lombp.ire est difficilement à mettre en lumière par des mesures scientifiques.«On commence à peine à mener des travaux plus précis pour comprendre les causes exactes des lombalgies professionnelles et envisager une prévention», explique France Lert, épidémiologiste, de Paris, lors du Symposium International d'épidémiologie en santé au travail qui vient de se tenir à Paris sous la responsabilité du docteur Denis Hemon et où on s'est penché sur ce douloureux problème.La grande majorité des recherches actuelles se proposent de mesurer l'incidence du mal de dos dans des populations à risque et d'en déterminer les facteurs.L'une des grandes difficultés de toutes ces études tient au fait que certaines personnes se plaignent très haut et très fort, sans raison objective probante.En fait, une étude suédoise montre que plus des deux tiers des personnes frappées par un mal de dos chronique n'ont aucun signe clinique.De plus, les examens radiologiques sont rarement évocateurs.Certains individus sans douleur lombaire présentent des anomalies radiologiques tandis que d'autres rapportant des symptômes pathologiques ne présentent aucune anomalie lors des explorations les plus sophistiquées.Un travail américain récent a montré que des hernies discales sont retrouvées assez fréquemment chez des sujets ne présentant pas la moindre douleur.Position fixe Le mal de dos touche environ 20 p.cent de la population.Mais son importance varie selon l'activité professionnelle.Une équipe de chercheurs hollandais a comparé la fréquence de ce mal entre 61 professions différentes.«Le but était d'avoir le maximum d'informations pour envisager des mesures préventives», expli- que le docteur Boshuisen (Amsterdam).Au total, 8727 travailleurs d'âge compris entre 25 et 54 ans ont répondu aux questions suivantes: «Avez-vous régulièrement mal au dos?Avez-vous souffert de la colonne vertébrale ces cinq dernières années?Chacune des 61 activités professionnelles a été décortiquée de manière à assortir d'un coefficient, le temps passé debout, assis, en position fixe, eh position courbée, en portant des charges importantes, les conditions climatiques de travail, le stress, et l'agrément du travail.Après les précautions méthodologiques usuelles tenant compte de l'âge, du poids, du fait de fumer, des conclusions intéressantes ont pu être tirées.Une chose apparaît clairement : le travail en position fixe est le principal facteur de risque du mal de dos.Viennent ensuite, l'absence de satisfaction au labeur, le travail prolongé en position assise, le fait de porter des lourdes charges.Les professions les plus exposées ici sont les plâtriers, les carreleurs, les couvreurs, et les conducteurs d'autobus.Une étude épidémiologique française portant sur les douleurs lombaires des représentants de commerce a été menée en France par rinserm U88 et le Centre d'information des services médicaux d'entreprises et interentreprises.Une profession particulièrement exposée.Le rôle de l'environnement professionnel a donc été analysé sur un groupe de 1719 voyageurs de commerce \u2014 1376 hommes et 343 femmes.Conclusion : il existe une relation significative entre le mal de dos et le temps passé à conduire la voiture, le confort du siège auto, le fait de porter des lourdes charges pendant une longue période, la station debout prolongée, le fait de fumer et l'état psychologique.Le personnel paramédical est tout particulièrement concerné par les douleurs lombaires.Un groupe professionnel qui est exposé â des tâches aussi différentes que déplacer des meubles, transporter du linge ou soulever des malades.Une étude menée en 1990 dans sept hôpitaux français sur 747 femmes et 131 hommes, travaillant comme infirmiers auxiliaires a permis de mesurer l'importance du problème.Résultats: 57 p.cent de ces auxiliaires ont souffert de mal de dos au cours des 12 mois précédant l'étude.Les deux tiers des travailleurs concernés ont des crises douloureuses récurrentes, un tiers a souffert moins d'un mois, 44 p.cent ont bénéficié d'un traitement spécifique et 17 p.cent ont eu besoin d'un arrêt de travail d'une durée de 15 jours en moyenne.«Notre analyse ne permet pas de relier le mal de dos à une tâche précise chez les aides-soignantes, explique France Lert.C'est donc en termes de stratégie globale qu'il faut penser la prévention, c'est-à-dire adapter les locaux, le mobilier, l'organisation du travail.» Éducation physique Une enquête menée il y a quelque temps à Grenoble et publiée dans la revue d'épidémiologie et de santé publique a comparé le risque lombalgique chez 1812 personnes divisées en cinq groupes professionnels ( infirmier auxiliaire, salarié de l'industrie, du bâtiment, chauffeurs d'autobus, et employé de bureau ).Les auxiliaires, suivies par les salariés de l'industrie, les chauffeurs routiers et les travailleurs de bâtiment, paient par ordre décroissant le plus lourd tribut à ce mal.Quant aux facteurs favorisants, on retrouve ici le travail physique lourd, les positions professionnelles peu naturelles: penchée en avant, accroupie, à genoux, la position assise prolongée, l'exposition aux vibrations.Comme mesure préventive, les auteurs proposent d'une part l'orientation dès la fin de la formation professionnelle, des jeunes travailleurs souffrant de problèmes de dos, l'éducation physique par le développement dès l'école d'une musculature abdominale et parayer-tébrale efficace, enfin, des actions en milieu de travail avec adaptation de l'environnement.Le mal de dos, pathologie bien banale, est en réalité fort complexe.Reste en particulier à élucider clairement les substrats biologiques, anatomiques et aussi psychologiques qui en sont à l'origine.Cette affection n'est pas considérée comme une maladie professionnelle.Mais un épisode lombaire aigu sur le lieu de travail peut donner lieu à un accident du travail.Le grand problème, en dehors de la prévention, est celui du reclassement professionnel indispensable lorsqu'une douleur chronique rend impossible l'activité habituelle.Dans certains secteurs particulièrement exposés, le reclassement est \u2014 comme le mal au dos\u2014 un véritable casse-tête.Routiers et journalistes, candidats à l'infarctus Le Figaro PARIS ¦ L'infarctus peut-il être lié à l'activité professionnelle?Une étude suédoise s'est consacrée ù évaluer la fréquence dé cette affection selon le métier, à partir de 47 241 malades.Les résultats montrent que le risque est plus important,* n'est vraiment pas possible, tra-semble-t-il, chez les ouvriers, les vailler dans l'administration.Les conducteurs (autobus, métro, différences de risque entre ces chauffeurs routiers) et chez ceux groupes d'activités seraient expli-qui travaillent dans la communi- cables par le niveau de tabagisme.cation (publicité, presse.).En revanche, les métiers demandant un haut: niveau d'éducation, avocats, professeurs d'universités et dentistes offrent, eux, le maximum de protections.Mais pour avoir le risque le plus minime, il faut, précisément, être femme et enseignante ou bien, si ce de tension artérielle et de cholestérol.Un autre travail suédois s'est interrogé sur le rôle de l'exercice physique et du port de lourdes charges dans la genèse de l'infarctus en comparant les efforts faits dans la vie professionnelle par' 269 malades et 282 témoins sur une dizaine d'années.Résultats: l'activité, physique importante et régulière ne protège par contre l'infarctus, et serait peut-être même un facteur plutôt négatif.KENNE7H-F.collaboration spéciale ¦ Une enquête menée pendant huit ans sous les auspices de la revue américaine Prevention Magazine montre que nous avons fait des progrès considérables dans le domaine de la médecine préventive.Mais un aspect du rapport me tracasse.La plupart des personnes interrogées s'inquiètent à mauvais escient.L'enquête révèle ainsi que l'adulte moyen est bien conscient, dans une proportion de 66 p.cent, des 21 problèmes touchant la santé.Les femmes âgées dans les groupes socio-économiques élevés sont plus portées ù se préoccuper de prévention.Le plus grand changement est dans le nombre des conducteurs qui bouclent leur ceinture de sécurité.En 1983, 16 p.cent seulement s'y résignaient, aujourd'hui cette proportion atteint 65 p.cent.Et depuis 1983 le pourcentage des personnes qui disent conduire après avoir bu est tombé de 28 p.cent à 19 p.cent.Des lois rigoureuses, l'installation de dispositifs dans les automobiles et les programmes d'éducation y ont tous contribué.L'usage illégal des drogues chez les adultes a baissé considérablement.En 1985,91 p.cent disaient ne jamais faire usage de marijuana, de stimulants ou de dépres-seurs.Aujourd'hui 95 p.cent des personnes entre 18 et 29 ans s'en abstiennent.Les personnes qui ne boivent pas d'alcool se retrouvent plutôt dans le sud.Il n'est pas surprenant non plus que le nombre des personnes qui fument continue de baisser; 26 p.cent seulement des personnes interrogées fument.Au total 33 p.cent font usage de produits du tabac.Plus de gens se font faire des examens réguliers des dents et de la tension artérielle.Huit femmes adultes sur dix passent le test de Pap au moins tous les deux ans et font examiner leurs seins régulièrement pour y déceler des mamelons cancéreux.U est toutefois dérangeant qu'un nombre croissant de personnes disent ressentir une grande tension : 64 p.cent disent éprouver du stress une fois par jour ou plusieurs fois par semaine.Ceux qui ont un diplôme collégial sont plus susceptibles de connaître ce problème.Les habitudes alimentaires laissaient beaucoup à désirer.Seulement 25 p.cent disent s'efforcer de manger suffisamment de fibres en absorbant des céréales, du blé entier, des fruits et des légumes, du calcium, des vitamines, ainsi que du poisson deux fois par semaine.En outre, ils évitent les excèsde sucre, de sel, d'aliments sucrés, de viandes grasses, de caféine et d'aliments à teneur élevée en cholestérol.La tendance la plus préoccupante est que la majorité des gens font moins d'effort pour diminuer leur consommation de sucre et d'aliments sucrés, et moins de personnes s'efforcent d'absorber des doses suffisantes de calcium.Le rapport confirme l'étendue d'une nouvelle affection, la «cho-lestérolophobie».Il affirme que 88 millions d'Américains essaient d'éliminer le cholestérol de leur régime alimentaire.le ne dis pas qu'un taux élevé de cholestérol soit bon.Mais il est temps que nous cessions de faire porter la conséquence de cette attitude aux producteurs laitiers.C'est le fait d'absorber trop de calories et non les poulets et les vaches qui causent la prolifération des affections coronariennes.U est ridicule que 55 p.cent des adultes aux États-Unis (99 millions) fassent vérifier leur taux de cholestérol au moins une fois par an.Par contre, 51 p.cent des Américains ne se conforment pas strictement aux principes nutri-tionnels et ne font pas d'exercices rigoureux.Cela a pour résultat que 98 millions d'Américains souffrent d'embonpoint.Mon opinion sur le cholestérol n'est pas partagée par la majorité des chercheurs ou des cliniciens.Toutefois, je suis convaincu que les Nord-Américains sont trompés par les multinationales qui gagnent des milliards en semant la peur dans le public.Récemment, j'ai eu l'honneur d'être invité à assister à une rencontre médicale internationale sur le cholestérol.Vingt-cinq sommités mondiales se sont réunies pendant trois jours en Caroline du Sud pour discuter de l'importance médicale du cholestérol.Cette réunion a confirmé certains de mes soupçons.Je vous en dirai plus dans un prochc^venir. 2 mi .ia?fl>* to v L LA PRESSE, MONTREAL.DIMANCHE 20 SEPTEMBRE 1991 279 La maison Chaiies-Greenshields GUV PINARD une époque où les promoteurs immobiliers cherchent à maximiser l'utilisation du terrain afin de rentabiliser leur mise de fonds» il est plus important que ia-mais que le ministère des Affaires culturelles fasse respecter systématiquement Taire de protection de tous les édifices qu'il classe ou reconnaît s'il entend vraiment assurer leur pérennité.La situation dans laquelle se trouve la maison Charles-Greenshields illustre bien cet énonce de principe.A l'origine, la maison Greenshields jouxtait une autre résidence de même gabarit.Aujourd'hui, la maison Greenshields est toujours adjacente à un autre édifice, mais il s'agit cetie fois d'un édifice d'une dizaine d'étages, auquel elle est d'ailleurs fusionnée pour former une entité légale connue sous le nom de « Condominium Le Pen field ».Pourtant, la résidence jouit d'une protection juridique contre la démolition puisqu'elle est classée monument historique depuis le 30 septembre 1974, et même dotée d'une aire de protection de 500 pieds depuis le 7 juillet 1975.L'extérieur de la résidence a été bien préservé, mais on peut s'étonner qu'un promoteur immobilier ait pu contourner l'aire de protection avec la bénédiction de tout le monde.\u2022 L'emplacement L'immeuble a fait l'objet d'une foule incalculable de transactions depuis qu'il existe.En effet, l'édifice occupe les lots 2018-1 et 2018-2 de la division cadastrale Saint-Antoine du district de Montréal.Ces deux lots ont remplacé les lots 1726-g-7, 1726-g-8, 1726-g-9, 1726-h-6, ainsi qu'une partie des lots 1726-g, 1726-h et 1726 le 8 octobre 1981.Us appartenaient alors à la compagnie ù numéros 102852 Canada Inc.Le 7 juillet 1982, cette compagnie obtint la permission de l'administration municipale de subdiviser cette propriété en copropriété divise, avec un total de 127 propriétaires.La maison était abandonnée depuis dix ans lorsqu'elle fut restaurée, après avoir changé de mains à maintes reprises depuis que Walter Molson, de la célèbre famille des brasseurs, l'avait vendue en 1950.Parmi les propriétaires plus récents, on remarque les noms d'Elizabeth Gottfried et.de H.B.Pachany, ce qui permet de comprendre qu'on lui donne parfois le nom de «maison Pachiny».11 s'agit cependant d'une erreur toponymique puisque tous les documents officiels consultés au Bureau d'enregistrement de Montréal font référence à un certain « Pachany » et non « Pachiny ».À l'origine, le terrain faisait partie de l'immense domaine de John McGregor, lotisse par l'arpenteur Joseph Riel (le plan de lotissement porte la date du 6 mai 1867).jusqu'au 4 octobre 1978, l'avenue Docteur-Penfield était d'ailleurs connue sous le nom de McGregor en l'honneur de cette famille.En effectuant le changement de noms, la Ville de Montréal a jugé bon de donner le nom de McGregor au tronçon de la rue Simpson situé entre les avenues des Pins et Docteur-Penfield.Les Greenshields La maison Greenshields doit son nom à une célèbre famille de juristes québécois provenant de la région des Cantons de l'Est.John Greenshields, un Écossais qui avait fait fortune à titre d'entrepreneur en chemin de fer avant de prendre sa retraite à Danville, dans le comté de Richmond, et Margaret Naismith eurent huit enfants.Parmi ces derniers se trouvaient deux avocats, Robert Alfred Ernest et surtout (âmes Naismith, un avocat qui se rendit célèbre en défendant le chef métis Louis Riel en 1885, avant de devenir procureur de la Couronne à Montréal et d'accéder au poste Le complexe immobilier \u2022Condominium Le Pen-field » avec la mai* son Greenshields à l'extrémité est.La maison Greenshields après la démolition de la résidence qui la jouxtait, du côté ouest.PHOTO MINISTÈRE DES AFf AIRES CULTURELLES de conseiller de la reine.Charles G., qui fit construire la maison entre 1909 et 1911, était le fils (et non le frère comme on l'indique dans certains ouvrages) de lames Naismith Greenshields et de Elizabeth Mary Thompson Glass.Charles G.avait acquis le terrain («sans bâtiment dessus construit» pour reprendre le jargon légal ) du marchand fames Sutherland le 4 août 1909, qui le tenait lui-même de la succession w.W.Ogilvie.Quand il vendit la propriété à sa mere, le 12 avril 1911, l'acte de vente précisait que l'immeuble comprenait une «grosse et solide résidence en pierre et en brique», d'où la certitude quant à la date de construction.Analyse architecturale La maison Greenshields comprend un sous-sol, un rez-de-chaussée et deux étages.La maison mesure 40 pieds de largeur sur 97 de profondeur dans sa partie la plus profonde, en incluant la rallonge de 25 pieds sur 18 bâtie en 1915, de sorte que la résidence occupe la majeure partie de la surface du terrain de 50 pieds de largeur sur 132,5 de profondeur.Le toit se trouve à 41 pieds du niveau de la rue, et le rez-de-chaussée est exhaussé de 5 pieds.Une distance de 46 pieds sépare le toit plat de la dalle du sous-sol.Cette résidence somptueuse fut dessinée par l'architecte Huntley Ward Davis, du bureau d'architectes Hogle & Davis.Construite dans le style néo-classique, elle est d'inspiration italienne selon les uns et anglaise selon les autres.L'ornementation est dépouillée, sauf pour l'entrée principale et l'oriel curviligne montant de fond qu'on trouve dans le mur oriental, incidemment caché par de grands arbres.La façade et un peu moins que la moitié du mur est sont en calcaire bouchar-dé de couleur chamois.L'autre moitié du mur est et le mur arrière sont en brique rouge.Quant au mur ouest, il est mitoyen, donc en brique.Les fondations sont en maçonnerie et la charpen- te en bois, sauf pour les dalles du sous-sol et du rez-dechaussée.Le jointoie-ment de la pierre est biseauté au sous-sol et arasé aux ét8ges.La façade se divise en quatre travées équidistantes, et l'ordonnance est symétrique et rythmique, à l'exception de la travée de droite qui comprend l'entrée principale au rez-de-chaussée.Toutes les croisées sont rectangulaires.Les trois travées de gauche sont absolument identiques, et le fenétrage va en diminuant avec les étages.Au sous-sol, on aperçoit une fenêtre avec seuil en pierre, protégée par une grille ornementale en fer forgé.La fenêtre du premier étage est dotée d'un œdre en pierre sculptée, avec un entablement protubérant.Une grille ornementale en fer forgé couv.e le quart inférieur de la fenêtre.La fenêtre du premier étage présente une ordonnance similaire, sauf qu'elle est moins haute, plus étroite et privée de la grille ornementale.Au deuxième étage, la petite fenêtre est complètement dépouillée d'ornements.Les trumeaux de cet étage son,t incidemment légèrement en retrait.La travée de droite se démarque des autres travées, exception faite du deuxième étage.L'entrée principale se trouve au sommet d'un escalier de 10 marches doté de rampes massives en fer forgé.L'entrée est formée d'un cadre à ressauts avec, de chaque côté, des pilastres doriques fascicules qui supportent un balcon en pierre à balustres tournés.Une guirlande surmonte l'entrée.La porte à deux battants est située au fond de l'embrasure et surmontée d'une imposte rectangulaire.Quant à la fenêtre du premier étage, elle est dotée d'un cadre de dimensions assez grandes pour contenir une porte.On remarque le bandeau d'oves et de1 lancettes à trois endroits: à l'intérieur du cadre de la partie vitrée de chaque vantail de la porte; à la partie supérieure du chapiteau des pilastres qui encadrent l'entrée principale; ainsi que L'entrée du 1513 (ex-1517), avenue Docteur-Penfield.coincé entre la corniche protubérante et le bandeau de denticules.La corniche est surmontée d'un parapet massif orné de panneaux délicats dans l'axe des fenêtres.Enfin, un bandeau mouluré s'insère entre le premier et le deuxième étage, tout juste sous le linteau de la fenêtre du deuxième.Dans le mur est, on remarquera surtout l'oriel curviligne.Là aussi le fenétrage est rectangulaire.L'intérieur .A titre de partie d'un ensemble à copropriété divise, la maison Charles-Greenshields en est à sa troisième vocation.Construite pour loger Charles-G.Greenshields et ses trois frères, la vaste résidence fut recyclée en logements en 1951, après le départ de Walter Molson.Les architectes Harry Mayerovitch et Alan L.Bernstein dessinèrent les plans de réaménagement des quatre niveaux en 26 unités de logement.La Presse n'a pas été autorisée à faire des photos à l'intérieur.Une inspection en 1976 par le bureau d'architectse Oberman et Paskulin pour le compte du ministère des Affaires culturelles et signé par David Oberman permet d'apprécier la richesse de la décoration intérieure à jette époque-là.Voyons ce qu'on en disait succinctement.# Les murs de plusieurs pièces sont lambrissés de chêne, d'acajou et de merisier.Le miroir à cadre en chêne est richement orné d'arabesques et de volutes.Le grand escalier en chêne est doté RENDEZ* VOUS 9.1992.350e ANNIVERSAIRE DE LÀ Fowxrim m: \\io\\trk\\i.d'une rampe en «s» sculptée dam chêne également, avec balustres ouvi Le poteau de la rampe, au pied de* res-calier, et sur lequel vient s'appuyer unt imposante volute, est orné d'une éuir-lande.La plupart des encadrements~dê portes et de fenêtres sont en chêne.Lcj> trois fenêtres curvilignes à mi-étage sont ornées de vitraux multicolores insérés dans un cadre en chêne sculpté.Les fenêtres de la salle à manger sortt surmontées d'une imposte richement ornée sous un arc en anse de panier Des persiennes en chêne se replient dans l'embrasure des fenêtres dans plusieurs fenêtres.On compte six foyerg dans la maison mais certains ne sont plus fonctionnels même s'ils ont con-, serve toute leur splendeur d'antan.Aim si, le foyer de l'ancienne salle de billard est encadré de marbre orange.Le manteau richement sculpté est orné de trois arcs en plein cintre.La grille du foyer est en fer, et on remarque de chaque côté deux boîtes dans lesquelles on mettait le charbon quand on utilisait ce dernier.De chaque côté du foyer, on aperçoit des étages à portes vitrées.Le foyer de l'ancien salon est en marbré et en chêne sculpté, et il est remarquable \u2022 pour ses colonnes cannelées à chapiteau corinthien.Une tapisserie riche décore les murs.Les mutules, les ovès et les lancettes des moulures du plafond sont ornés de feuilles d'or.Des racjxa-teurs en bronze chauffent les pièces.Des lampes en albâtre éclairent la pièce.Certains lampadaires muraux ! sont en cuivre jaune.Les chambres dè bain d'origine sont habillées de marbre.' Lorsque la maison Greenshields a été intégrée au projet d'appartements en.propriété divise, les promoteurs ont \u2022 malheureusement démoli l'intérieur, ce qui permet de mieux comprendre pourquoi La Presse s'est vu refuser l'accès des lieux par le représentant de l'administrateur sur place, sous prétexte qu'il s'agissait d'un édifice privé.SOURCES: Ministère des Affaires culturelles: Maison Pachiny.inventaire architectural; Inspection Report, re-.1517, McGregor Avenue Property.Montreal.Quebec, par Oberman & Paskulin architects; Inventaire ' ties bâtiments du Vieux-Montréal; et documents* di- .vers \u2014 Communauté urbaine de Montréal.Service de la planification du territoire: Répertoire d'architecture traditionnelle - les residences; et documents 0*î- ' vers \u2014 Editions du Méridien : les demeures bourgeoises, par ^François Remillard et Bruce Merrett \u2014 Bureau d enregistrement de Montréal: documents pertinents à l'établissement de la chaîne de titres \u2014 Libre Expression: Guide Montréal \u2014 Bradley.Garret-son & Co.: The Canadian Album - Men of Canada\u2014.Les Éditions de la famille canadienne limitée : References biographiques Canada-Quebec.REPÈRE avenu* dts Pins \u2022V-' V .\" «venu* Docteu r-PénfiekJ i.2-1 > v '.'f.\u2022 Nom: maison Charles-Grcen- jr\"t.shields.** Adresse: 1513, avenue Docteur-Penfield.Métro: station Guy-Concordia, rue Guy vers le nord, rue Sher-v v brooke vers Test, rue Simpson vers le nord, et avenue Docteur^ Penfield vers l'ouest.Le texte original de ces articles est offert sous forme de livres (4 tomes) par les Éditions La Presse et par les Éditions du Méridien, sous le titre Montréal, son histoire, son architecture.Renseignements: Guy Pinard, au 285-7070.Architecture fi Quand les Caisses populaires partent vers la périphérie JEAN-PIERRE BONHOMME Le petit village de Knowlton, dans l'Estrie, une charmante enclave mi-anglaise, mi-française, croît rapidement.Comme cela se produit de plus en plus maintenant, les promoteurs immobiliers attirent les citadins des grandes villes.Ils les installent dans la nature, en périphérie des plus belles agglomérations.ils logent ainsi, en plus ou moins grande densité, dans des immeubles souvent gérés en copropriété, hors de la grille générale des rues, les jeunes couples à l'aise et les pré-retraités.Ce sont souvent des constructions mieux adaptées aux villes qu'aux villages.On veut en quelque sorte transporter la ville à la campagne.Nous sommes loin, en ce cas, des anciens chalets d'été qui disparaissent plus ou moins dans la nature et se greffent ù la vie villageoise.En construisant loin du centre, les promoteurs évitent ainsi, parfois, de contribuer directement à l'aménagement urbain; ils vivent A part de la commu- nauté.Il en résulte une sorte d'éclatement des structures villageoises, dont le charme est en quelque sorte exproprié par les richards.C'est la fameuse gentri-fication.Le phénomène est particulièrement frappant à Knowlton.En ce lieu où les condominiums se sont multipliés en périphérie, le village se transforme tranquillement en centre commercial pour yuppies.Cela n'est pas un mal absolu; vivre c'est se mouvoir, changer.Mais déjà, la belle campagne, les beaux bois environnants de Knowlton se voilent, au sud et au nord, d'un rideau commercial.Le village a maintenant son «boulevard», sa mini-strip à l'américaine, comme Drum-mondville et Mont-Laurier.On sait que le maintien du charme d'un village ou d'une petite ville passe par la conservation de la grille de rues de sa zone centrale et par la protection de sa périphérie sylvestre.On aurait pu croire que le Mouvement Desjardins et sa Caisse populaire locale, en voulant créer une nouvelle succursale, auraient été les premiers à se porter à la défense du clocher central, des immeubles centraux et des services communautaires qui s'y relient.La nouvelle Caisse populaire, La nouvelle Caisse populaire de Knowlton, un immeuble sans personnalité, est située à plus d'un kilomètre du coeur du village et personne, maintenant, ne peut s'y rendre à pied.quelle on a placé, pour faire «banque», un fronton soutenu par deux minces colonnes blanches.qui vient d'ouvrir ses portes, a été plantée au contraire sur un terrain périphérique à plus d'un kilomètre du centre de Knowlton, en rase campagne.L'immeuble et son environnement produisent toutes les contraintes négatives d'un milieu banlieusatd.Pas un villageois, riche ou pauvre, jeune ou vieux, * ne peut maintenant aller transiger à la Caisse à pied.Cela n'est plus pratique, ni économique pour lui.Mais encore, et voilà le plus difficile, l'architecture de cette Caisse est indéfinissable.C'est une sorte de cabane devant la- Le concepteur a manifestement voulu donner à l'immeuble une certaine image coloniale à la Nouvelle-Angleterre, mais il 1 n'y est pas vraiment parvenu.H n'a réussi qu'à signaler la dégénérescence de nos styles.La brique pâle et le toit à pignon ne se situent nulle part dans la panoplie des genres.L'immeuble n'est pas plus québécois que loyaliste, pas plus moderniste que rétro.Ce pourrait être tout autant un entrepôt qu'une salle des Témoins de jéhovah.Enfin, le stationnement as-paalté qui enveloppe le tout, complète le désolant tableau.Sans oublier l'inévitable poteau-affiche, cette gangrène de Tes-thétique qui se propage sans contrôle jusque dans les grands rues résidentielles de Montréal.11 est évident que si le Mouvement Desjardins avait fait pression \u2014 en autant qu'il en ait les moyens \u2014 sur la Caisse locale, il aurait insisté.11 aurait exigé que le nouvel immeuble soit situé juste au carrefour central du village.Les Caisses populaires, on s'en souviendra peut-être, ont été fondées dans les sous-sôl d'églises pour desservir des gens ordinaires.Il est vrai que l'exemple vient de haut.Le siège social du Mouvement, à Levis, est lui-même situé au beau milieu d'un chump de banlieue, loin de ce qui existait encore au Québec il n'y a pas si longtemps: une belle petite ville. 88 \u2022 U PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 29 SEPTEMBRE 1991 :onomie Un fédéraliste convaincu à la tête de la Chambre de commerce du Québec Presse Canadienne ¦ À compter d'aujourd'hui, le plus important lobby du monde des affaires du Québec aura un fédéraliste convaincu à sa tête.«l'ai toujours cru que le Quebec, pouvait trouver sa voie à l'intérieur du Canada et, qu'ainsi, nous formerions un meilleur pays», affirme Denis Mercier, président élu de la Chambre de commerce du Québec.v ¦ Âgé de 57 ans, le vice-président du géant des télécommunications, Northern Telecom, succède à ce poste au financier Jean Lambert, de Québec, pour un mandat d'un an.Sa nomination doit être confirmée aujourd'hui, à Drum-mondville, à la réunion annuelle de l'organisme.«Beaucoup de questions me passent par la tête: si nous nous séparons, quelles en seront les conséquences sur le monde des affaires», se demande M.Mercier.«Si nous prenons une décision en ce sens, assurons-nous d'avoir toutes les données en mains.» B\\ Parlant au nom des 64 000 membres de la Chambre de commerce du Québec, M.Mercier, prévoit-on, sera très probablement plus posé que son prédécesseur, qui a eu la délicate tâche de so prononcer au nom de l'orga- ne.Denis Mercier nisme tout au long du difficile débat constitutionnel du lac Meech et durant les audiences de la commission Bélanger-Campeau.M.Lambert, 51 ans, avait mis r \u2022 win 3 000 POINTS OFFERTS, CETTE SEMAINE, DANS (4 PRESSE.Si vous etfjs membic du Cl UB.entre/ le code suivant 54787535 Sinon, composez u Montreal le 751 868j5_ou.sans frais, le 1 800 563 8688 ~ CLUB MuIÙ, ÙOiHÛ it 9 » ¦ : I LIRE LA PRESSE N'A JAMAIS ETE AUSSI EXCITANT ! l*8cceiK, durant son mandat, sur la formation de la main-d'oeuvre.Controverse H y a deux ans, peu après avoir assumé la présidence de l'organisme, M, Lambert avait provoque une controverse en affirmant, en interview, «> 1 \u2022 * \u2022\t23\t8 ; 21590\tS\t5\t10\t\t28\tS 1000\t12\t10\t11\t\t30\t10 2861\t20\t20\t70\t\u2022¦j av \u2022\t50\t70 49000\t1*\t1\t1\t\u2022 i 0\t4\t0* 38000\t35\t30\t30\t\u2014 '3\t60\t21 16269\t5\t2\t2\t- 3\t17\t2 27328\t11\t11\t11\t\"V\t45\t10 13000\t2\t2\t2\t>tf\t15\t0* 10000\t8\tS\t1\t¦f 4\t9\t0* 5504\tS\t5\tS\t\t7\t2 4451\t5\t5\tS\t\t17\t4 2i:o0\t23\t21\t21\t\u2022\t35\t?j u:o\t10\t10\t10\t- 3\t75\t5 303tt\t9\t9\t9\t+ 3\tr»\tS 77430\t17\t15\t15\t\t34\t12 27200\t10\t7\t10\t+ 3\t30\t3 28200\t43\t40\t40\t\t47 3\tS 6775-3\t12\t11\t17\t\u2022\t64\t11 43479\t10\t4\t10\t\t35\t6 919C4\t12\t11\t12\t- 3\t65\t11 4414\tS\t5\tS\t\t12\t5 7000\t10\t10\t10\t+ 2\t25\t5 5500\t45\t77\t27\t- 28\t175\t25 22000\t17\t15\t15\t\t65\t5 2997\t$\t0*\t1\t\t9\t1 410500\t34*\t35\t35\t\t119\t20 57315\t41\t44\t45\t+ 2\t177\t43 215409\t10\t4\t10\t\t33\t4 4362\t74\t25\t24\t+ 1\t25\t10 24000\t12\t80\t80\t\t140\t75 118550\t35\t24\t34\t+ 1\t73\t25 1000\t45\t45\t45\t\t80\t35 721594\t70\t20\t20\t\t20\t5 212178\t10\t9\t9\t\t\u2022 w 20\ts 2500\t10\t10\t10\t\t35\t6 A** ft 23^)73.443 LA DIVISION TERNATIONALE MONTRÉAL fi OBxi Dam.JJ éiai*n\\ (EN DOLLARS CANADIENS) Traded Sticks trading m CDNS Cased n 21150 $8 7* 8 sil ï.I I I directorial.Richard et moi nous n'avions jamais 00 Qu'on est convenu d'appeler un autoritaire, mes petites manies.Or, je viens de recevoir ta:l&A « tant ri ».c'est-à-dire qu'il avait un fort mauvais caractère.ponse de MM.Debienne et Poligny à ma demande* Les premiers jours que les deux associés passé- d'explications, réponse qui me prouve que vous êtei I rent à l'Opéra furent tout à la joie de se sentir les ^ courant de mon cahier des charges et par cotisait [V maîtres d'une aussi vaste et belle entreprise et ils Quent que vous vous moquez outrageusement de.l LLavaient certainement oublié cette curieuse et bi- moi.Si vous voulez que nous vivions en paix, ni ._ ^ ¦ _, e zarre histoire du fantôme quand se produisit un ne faut pas commencer par m enlever ma lo»H LA LOGE No 5 incident qui leur prouva que \u2014 s'il y avait farce Sous le bénéfice de ces petites observations, veuille* I \u2014 la farce n'était point terminée.me considérer, mon cher directeur comme votre très I \u2022 V, .M.Firmin Richard arriva ce matin-là à onze ******et très obéissant ^rviteur - I Armand Moncharrain a écrit de si volumi- heures à son bureau.Son secrétaire, M.Rémy, Slgne' F' de 1 0péra' I neux mémoires ou en ce qui concerne particuhè- |uî montra une demi-douzaine de lettres qu'il *¦ t rement la Dénoue assez longue de sa co-direc- :«*a\u20actàit a^^u^a^.«ë«*.uM ~\u2014 « .1 t Son nu est en droit de demander s'il trouva Y \"w°!\\ FV,,il .rVV\u20acaw\"ww*° ?Y ^ur\" (~ette lettre était accompagnée d'un extrait 06^ tion, on est en aroit ae se aemanaer su trouva laienl ja mention «personnelle».L une de ces ia œtite corresDondance de la Revue tlwàtraleA jamais le temps de s occuper de 1 Opera autre- lettres attira tout de suite l'attention de Richard ï.r ǰrre?Pon_a^n%ue 'a \"evue *ne.exécutée aux concerts du Con- Hon) - Enfin, vous êtes libres d administre.- votre bienne et p^Ugny^ elle n'était pas louée.-1 uu.,\u2022 jeP, *,, \u2022 L,eDienne« nous prcicron» servatoire, respire un souffle épique qui fait son- petite affaire comnu: bon vous semble, n est-ce pas ?na.?t* cii\u201e., .,- nous en aHer! Allons-nous-en!» ger a Gluck des maîtres vénérés de M.Fir- Tout de même, je désirerais profiter de ce que vous .fHe' ne I était pas.Elle leur fut expédiée sur-le^i Et il sé leva., min Richard.Toutefois, s'il adore Gluck, il n'en n'avez pas encore jeté Christine Daaé à la porte gftrW Debienne et Poljgny habitaient «fe Richartf^lit : aime pas moins Piccini ; M.Richard prend son pour l'entendre ce soir dans le rôle de Siebel, puis- 5™r'eI;,aIc°in,Jc ,a \"2&nbeAetiîLU b.ou,e¥ar* *Mais enfin, il me semble que vous êtes bien PWslr.où il le trouve.Plein d'admiration pour que celui de Marguerite depuis son triomphe de KmWffitdmTF dé Topera avaieniIfë bons avec ce fantôme.Si j'avais un fantôme aussi PiccinMl s'incline devant Meyerbeer.il se délec: Vautrejour, lui vst interdit, et je vous prierai de ne ^^^l^^J^^SiJS^^S.tenant oueca ie n'hésiterais Das à le faire arrè- te de Cimarosa et nul n apprécie mteux que lui pom/ disposer de ma loge aujourd'ltm m les jours 'ï!^ rw m«« k \u2022 \u2022 p gênant que ça.je n hésiterais pas a le laire arre- ,.inimîtable génie de Web^r.Enfinf en Mce qui ^uivantsJ w je w terminerai pas cette lettre' sans \".min^ i^n^ft^ï?q remarf5Sl XOa V t.on ci-|oint en répondant correctement ie courrier reçu, on attribuera le grand Succursale V,l,e-\"-~~-~ ' ^X ^ V ^?ZiïX^iïSXr0 g.valeur tota.e des pnx oHerts es, Duvemay Code posta.-Te.- - iMllIMMgMllMIkkBJ l'Z.\u2022keèeirceFnclsLson,(,'sponiblesàLa hq7e!b9 Canadien ctclios.?
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